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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 11:58:31 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[&quot;L&#039;accord entre le président syrien et les Kurdes leur permet de gagner du temps face à Trump&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L'accord, conclu ce 10 mars entre le président syrien par intérim, Ahmed al-Charaa, et le leader des Forces démocratiques syriennes (FDS) – dominées par les Kurdes –, Mazloum Abdi, prévoit notamment « l'intégration » dans le cadre de l'État syrien toutes les institutions civiles et militaires relevant de l'administration autonome kurde. Alors que cette ethnie est marginalisée et réprimée dans ce pays depuis des décennies, cet accord lui est-il bénéfique ? Entretien avec Thomas Pierret, chargé de recherche au CNRS et à l'Institut de recherches et d'études sur les mondes arabes et musulmans (IREMAM).</p><p class="article-text article-body__item">Alors que la Syrie est secouée, ces derniers jours, par des affrontements d’une violence inédite depuis <a href="https://www.marianne.net/monde/proche-orient/personne-ne-veut-plus-mourir-pour-ce-regime-en-syrie-la-fin-du-regime-al-assad-vu-depuis-homs-et-hama">la chute de l'ancien président Bachar al-Assad</a>, le président par intérim du pays a voulu lancer un signal fort d’unité. Ainsi, ce lundi 10 mars, Ahmed al-Charaa a annoncé un accord historique, conclu sous la médiation des États-Unis, avec Mazloum Abdi, le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes.</p><p class="article-text article-body__item">L'objectif : « intégrer » dans le cadre de l'État syrien toutes les institutions civiles et militaires relevant de l'administration autonome kurde – à savoir les postes-frontières, l'aéroport et les champs pétroliers et gaziers. « La communauté kurde est une composante essentielle de l’État syrien », qui « garantit son droit à la citoyenneté et l'ensemble de ses droits constitutionnels », est-il également précisé dans cet accord, qui prévoit en outre un cessez-le-feu et l’intégration des FDS dans l’armée syrienne.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1078/rapport-de-force</guid>
	<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 09:48:21 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1078/rapport-de-force</link>
	<title><![CDATA[Rapport de force]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Bernard Pons − Mars 2025</p><p id="caption-attachment-128893" class="wp-caption-text">Bernard Pons, 2025, Homme dimension maximum, huile sur papier, 81/81cm</p><p>J’observe que l’élément de langage « rapport de force » apparaît chez tous les éditorialistes bien dressés.</p><p>Mis à part que ça ressemble plutôt à une blague, juste un exemple, le personnel cumulé des trois armes de l’armée britannique ne remplit même pas les tribunes du stade de Wembley. Ils ont déjà refilé leurs chars Challenger (qui se sont fait démolir) aux Ukrainiens. Pour les avions, ils ont les vieux Eurofighter Typhoon qu’ils sont en train de retirer progressivement du service parce qu’ils sont complètement obsolètes. Ils ont également 33 F35, le célèbre fer à repasser américain complètement dysfonctionnel qu’ils ont été obligés d’acheter.</p><p>Ceci n’inquiète pas le côté Russe ; Parce que lui il a : des SU 57, SU 35, SU 34, SU 30, MIG 35, MIG 31, MIG 29, etc. Au total, les forces aérospatiales russes disposent d’environ 1500 avions de combat, ce qui en fait une des plus grandes forces aériennes du monde. Sans oublier bien sûr les missiles Oreshnik qui peuvent frapper Londres en 15 minutes. Sans oublier non plus que les sous-marins français ne peuvent fonctionner sans l’aval des USA depuis la vente d’Alstom.</p><p>Voulez-vous vraiment que la France attaque la Russie + la Chine + les USA ?</p><p>Ceci posé ; Que nous devions être forts, cela relève de l’évidence, une colonne vertébrale soutient un cœur pulsant du sang frais. Pour continuer la métaphore, sans cœur, une colonne vertébrale n’est qu’un tas d’os. Et le cœur, c’est quoi ? Eh bien l’économie Monsieur, et tout économiste sérieux vous dira que la rupture des liens économiques et commerciaux avec la Russie a accéléré le processus de désindustrialisation de l’Europe. Les plus grandes économies du continent perdent leur compétitivité dans le contexte de l’Amérique et de la Chine dynamiques. Sans économie solide, – et elle ne peut l’être sans les BRICS – le réalisme du rapport de force ressemble à un crapaud voulant devenir bœuf.</p><p>Il me semble évident que les rapports de forces compris comme cela n’ont pas de sens, mais peut-être faut-il mieux définir les acteurs.</p><p>Les Kennedy nous disent :</p><p>« Notre véritable ennemi n’est ni la Russie ni l’Ukraine. Ce n’est même pas la Chine. Ce sont ceux qui ont provoqué et tenté de perpétuer les guerres – afin de pouvoir blanchir des milliards de notre argent dans leurs propres poches. Ce sont eux qui ont financé les révoltes et l’instabilité partout dans le monde via l’USAID. Ce sont ceux qui ont commis des crimes innommables sur des enfants sur une île et qui se sont considérés au-dessus de la loi. Ce sont ceux qui manipulent les gens avec une propagande sans fin en achetant tous les médias – en utilisant nos impôts. Ce sont eux qui ont semé tant de divisions parmi notre propre peuple. Ce sont ceux qui ont tiré une balle dans la tête de mon père, de mon oncle et @realDonaldTrump, l’ami de John John Kennedy junior, décédé dans un accident d’avion lors de sa campagne présidentielle financée par …Trump. Ce sont eux qui ont empoisonné notre propre peuple pendant des années juste pour pouvoir en tirer davantage de profit. C’est le même groupe de personnes. Et nous ne nous arrêterons pas tant que nous n’aurons pas brisé l’État profond en mille morceaux et récupéré notre pays. Si cela n’a pas été clair, il s’agit de Soros, Bill Gates, Schwab, BlackRock, Big Military, Big Pharma, les politiciens corrompus comme les Clinton, Biden, Chuck Schumer, Pelosi, Mitch McConnell et Fauci, et plus important encore, les bureaucrates non élus qui contrôlent et dirigent efficacement le FBI, la CIA et le DOJ contre la volonté du peuple. Pendant des années, notre gouvernement a<br />été une marionnette et un complice. » Robert Kennedy.</p><p>Si cela n’a pas été clair, il s’agit de Soros, Bill Gates, Schwab, BlackRock, Big Military, Big Pharma, et de leurs fils incestueux, j’ai nommé notre président français. Vu comme cela, ce n’est pas les trois avions anglais qu’ils veulent envoyer au combat dans le « rapport de force » mais toute la pyramide ; Vanguard, BlackRock et consorts et leur shadow banking. Chacun se lovant dedans comme dans un enclos. Il s’agit du contrat Fordien, pour ne pas dire le contrat Faustien, « toit, nourriture et sécurité contre temps de travail à l’usine ». La pyramide, c’est tout cela, chacun cherchant à se placer, le combat des classes remplacé par le combat des places. Voici donc le paradigme cerné, et qui dit paradigme dit enclos. Celui qui dit enclos dit : positionnement dans cet enclos ; la posture. Tout est là ; chacun cherchant à être bien positionné par rapport à cette clôture, chacun se place du côté du bien, puis le bien du bien pour les meilleurs, les plus serviles, jusqu’à s’emmurer vivant dans le mur du bien pour les plus crétins. Voici la posture totalitaire ; emmuré dans le bien. Voilà le secret de la recette du totalitarisme.</p><p>C’est cela le rapport de force, sortir de la grotte. Et croyez-moi, il y a du monde dans la grotte. Quelques hommes essaient de nous l’expliquer avec le mouvement des non-alignés :</p>
<p>Conférence de Bandung (1955) : C’est l’événement fondateur de l’esprit non-aligné,<br />Conférence de Brioni (1956) : Une réunion cruciale entre Tito (Yougoslavie), Nehru (Inde) et Nasser (Égypte) à Brioni, en Yougoslavie, pour préparer Belgrade.<br />Conférence de Belgrade (1961) : Première conférence officielle du mouvement des non-alignés, à Belgrade (Yougoslavie). Le Brésil a envoyé un observateur.</p>
<p>Ensuite le Mouvement des non-alignés (NAM) continue d’organiser des sommets réguliers pour promouvoir l’indépendance des pays du Sud et un nouvel ordre mondial. (le monde se divise en trois catégories géopolitiques ; l’occident, l’orient Indonésie et Chine, et les pays du Sud, la Russie faisant partie de cette catégorie).</p>
<p>Le Caire, Égypte (1964) : Consolidation du NAM après Belgrade, avec un accent sur la décolonisation.<br />Lusaka, Zambie (1970) : Ajout des objectifs de paix et de non-alignement face aux blocs Est-Ouest.<br />Alger, Algérie (1973) : Appel à un nouvel ordre économique international (NIEO), influençant les émergents.<br />Colombo, Sri Lanka (1976) : Officialisation du terme « Mouvement des non-alignés » dans les documents.<br />La Havane, Cuba (1979) : Premiers signes de tensions internes sur l’alignement avec l’URSS.<br />New Delhi, Inde (1983) : Positionnement comme « le plus grand mouvement pour la paix ».<br />Harare, Zimbabwe (1986) : Focus sur l’apartheid et la désindustrialisation.<br />Belgrade, Yougoslavie (1989) : Dernier sommet avant la fin de la Guerre froide.<br />Jakarta, Indonésie (1992) : Révision des objectifs post-Guerre froide.<br />Carthagène, Colombie (1995) : Adaptation à la globalisation.<br />Durban, Afrique du Sud (1998) : Renforcement des liens Sud-Sud.<br />Kuala Lumpur, Malaisie (2003) : Réponse aux tensions post-11 septembre.<br />La Havane, Cuba (2006) : Critique de l’unilatéralisme américain.<br />Charm el-Cheikh, Égypte (2009) : Soutien à l’autodétermination (ex. : Sahara occidental).<br />Téhéran, Iran (2012) : Focus sur la souveraineté face aux sanctions.<br />Île Margarita, Venezuela (2016) : Développement durable et critiques du néocolonialisme.<br />Bakou, Azerbaïdjan : Renforcement du multilatéralisme.<br />Kampala, Ouganda (2024) : accent sur la coopération Sud-Sud.</p>
<p>Que disent-ils ? ; « nous n’allons pas sacrifier ce que nous sommes ». « Les mêmes droits pour tous, pas de racisme, vive le développement ». Ces deux idées fortes conjointes ont mis le sud en orbite. – les pays qui ne souhaitaient pas s’inscrire dans la logique d’affrontement Est-Ouest mais au contraire favoriser l’indépendance effective des pays du Sud.</p><p>Cette liste n’est pas exhaustive, des nombreuses conférences apparaissent en Amérique latine : Forum de São Paulo (FSP) 1990 São Paulo, Brésil.<br />sous l’impulsion de Lula da Silva, soutenu par Fidel Castro.</p>
<p>« Nous manifestons notre volonté commune de réaffirmer un caractère émancipateur, de corriger ses conceptions erronées, et de dépasser toute forme de bureaucratisme et toute absence de véritable démocratie sociale de masse. »<br />« Promouvoir des propositions d’unité d’action consensuelles dans la lutte anti-impérialiste et populaire, en opposition à l’intégration sous la domination impérialiste, et définir les bases d’un nouveau concept d’unité et d’intégration continentale. » Ces mouvements appellent un nouvel ordre économique, « vous n’allez pas continuer à nous dominer ; on a les ressources. Il faut repenser l’économie mondiale. »</p>
<p>Le premier qui a eu la puissance, la résilience de lever la tête est le président Poutine, il y a bien longtemps. Cet homme nous l’explique depuis la chute du mur en initialisant les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui partagent des racines idéologiques du NAM – indépendance et de non-alignement face aux puissances occidentales – Le premier sommet formel a lieu en 2009 à Iekaterinbourg, Russie (BRIC), suivi de l’ajout de l’Afrique du Sud en 2010 (BRICS, 3e sommet, Sanya, Chine, 2011). Les BRICS reprennent des revendications du NAM avec un focus économique et pragmatique plutôt que politique ou idéologique.</p><p>Les sommets s’enchaînent</p>
<p>Sanya, Chine (14 avril 2011) : Entrée de l’Afrique du Sud (BRICS).<br />Oufa, Russie (8-9 juillet 2015) : Lancement de la Nouvelle Banque de Développement (NBD).<br />Chine (23-24 juin 2022) : Expansion envisagée.<br />Johannesbourg, Afrique du Sud (2023) : Invitation de nouveaux membres.<br />Kazan, Russie (2024) : Première avec les 10 membres, thème « Renforcer le<br />multilatéralisme ».<br />(et bientôt) – Rio de Janeiro, Brésil (6-7 juillet 2025) : Prochain sommet, présidence brésilienne.</p>
<p>Souvenez-vous du vieux Lula qui a fondé le mouvement en 1990 São Paulo, Brésil. Le président Lula qui a été en prison en 1980 ; Accusé de violation de la Loi de sécurité nationale pour avoir organisé des grèves illégales. Il a été condamné à 3 ans et demi de prison par un tribunal militaire, mais la Cour suprême militaire l’a libéré en 1981 après un appel. Et encore l’opération Lava Jato (2018-2019) pour bloquer un second mandat.</p><p>Toujours par les mêmes qui ont tiré sur Kennedy.</p><p>Ils sont toujours là. Le camp de la pyramide est solide. Le projet caché de Macron, c’est la réhabilitation de cette dynastie à Moscou avec l’Europe comme levier.</p><p>Pas sûr que ce rapport de force soit la volonté populaire. C’est une guerre servile (merci Goscinny !) l’exact contraire de ce qu’est une civilisation, à savoir : l’entente naturelle entre individus dans un village. C’est une guerre mondiale où il ne s’agit pas de trois avions anglais contre 1500 avions SU57 Russes. Mais bien plus profond, le combat est très ancien. (1880), Dostoïevski écrit dans Les Frères Karamazov</p><p>L’amour de l’humanité, l’humilité devant les hommes, voilà une force terrible, la plus forte de toutes, et il n’y en a point de semblable.</p><p>Maintenant souvenons-nous de Soljenitsyne</p><p>Et c’est là justement que se trouve, négligée par nous, mais si simple, si accessible, la clé de notre libération : Le refus de participer personnellement au mensonge ! Qu’importe si le mensonge recouvre tout, s’il devient maître de tout, mais soyons intraitables au moins sur ce point : qu’il ne le devienne pas par moi !</p><p>Bernard Pons</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 09:42:52 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Les ventes de Tesla ont chuté en 2024, mais ce n&#039;est qu&#039;une partie de l’histoire]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://rouleur-electrique.fr/actu/" class="category-button | text-uppercase">Actu voiture électrique</a></p>
<p>Le marché automobile européen traverse actuellement une période charnière, marquée par des changements significatifs dans les habitudes d’achat. Les chiffres récents révèlent une transformation majeure du paysage des véhicules électriques, particulièrement visible à travers les performances de <a href="https://rouleur-electrique.fr/voiture-electrique-tesla/">Tesla</a>.</p>
<p>Un recul historique des immatriculations électriques</p>
<p>L’année 2024 marque un tournant avec une baisse de 5,9% des immatriculations de voitures électriques dans l’Union Européenne. Les statistiques de l’ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles) montrent que seulement 1 447 934 véhicules électriques ont été immatriculés, contre 1 538 106 en 2023. En incluant le Royaume-Uni et les pays de l’AELE, ce chiffre atteint 1 993 102 unités, soit une baisse de 1,3%.</p><p></p>
<p>L’impact majeur des politiques de subventions</p>
<p>La réduction drastique des aides gouvernementales explique en grande partie cette situation. Voici les principaux changements :</p>
<p>L’Allemagne a supprimé son programme de subventions en décembre 2023<br />Le Danemark, la Suède et la France ont réduit leurs bonus écologiques<br />Les <a href="https://rouleur-electrique.fr/guide/achat/aide/">aides à l’achat</a> ont diminué dans la majorité des pays européens</p>

<p>Tesla face à une concurrence croissante</p>
<p>Le constructeur américain subit une chute de 10,8% de ses immatriculations en Europe, avec 327 034 véhicules enregistrés en 2024. Sa part de marché dans le segment électrique est passée de 18% à 16%. Ce recul s’explique notamment par :</p>
<p>Facteurs de déclin<br />Impact sur le marché</p>

<p>Concurrence accrue<br />Nouveaux modèles plus abordables</p>

<p>Évolution des préférences<br />Diversification des choix des consommateurs</p>

<p>Positionnement tarifaire<br />Modèles concurrents moins chers</p>

<p>Le marché automobile global en transition</p>
<p>Les véhicules thermiques connaissent également des difficultés majeures. Les voitures essence accusent une baisse de 4,8% dans l’UE, tandis que le diesel s’effondre avec un recul de 11,4%. Seuls les véhicules hybrides classiques montrent une croissance significative, avec une progression de 20,9%.</p>
<p>Perspectives et évolution du marché</p>
<p>L’arrivée de nouveaux modèles électriques plus abordables pourrait redistribuer les cartes en 2024. Les constructeurs traditionnels intensifient leurs efforts pour proposer des alternatives crédibles aux Tesla, avec des véhicules électriques sous la barre des 30 000 euros. Cette démocratisation pourrait stimuler les ventes et attirer de nouveaux acheteurs vers la mobilité électrique.</p><p>Le marché européen des voitures électriques traverse une phase de maturité, où la diversification de l’offre et l’ajustement des prix deviennent des facteurs déterminants. Les constructeurs devront s’adapter à cette nouvelle réalité pour maintenir leur position dans un marché de plus en plus compétitif.</p><p></p><p class="wp-block-post-author__name">Rédigé par Albert Lecoq</p><p class="wp-block-post-author__bio">Spécialiste des guides d'achat de voitures électriques, je suis passionné par les nouvelles technologies et je suis un fervent partisan de l'adoption de la technologie électrique et de la mobilité durable.</p>
<p>Réagissez à l'article</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1073/l%E2%80%99ingeniosite-de-trump-vis-a-vis-de-la-russie-et-de%C2%A0l%E2%80%99iran</guid>
	<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 12:20:22 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L’ingéniosité de Trump vis-à-vis de la Russie et de l’Iran]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="wp-caption-text" id="caption-attachment-136277">Le pr&eacute;sident am&eacute;ricain Donald Trump a r&eacute;v&eacute;l&eacute; qu&rsquo;il avait adress&eacute; une lettre au guide , l&rsquo;ayatollah Ali Khamenei supr&ecirc;me iranien, sugg&eacute;rant des pourparlers sur la question , Washington, le 5 mars 2025.</p><p>Au cours des trois derni&egrave;res ann&eacute;es, Moscou a affirm&eacute; qu&rsquo;elle &eacute;tait confront&eacute;e &agrave; une menace existentielle du fait de la guerre par procuration men&eacute;e par les &Eacute;tats-Unis en Ukraine. Mais au cours des six derni&egrave;res semaines, cette perception de la menace s&rsquo;est dissip&eacute;e largement. Le pr&eacute;sident am&eacute;ricain Donald Trump a fait une tentative h&eacute;ro&iuml;que pour changer l&rsquo;image de son pays en un porte-manteau d&rsquo; &laquo;&nbsp;ami&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;ennemi&nbsp;&raquo; avec lequel Moscou peut &ecirc;tre amical malgr&eacute; l&rsquo;arri&eacute;r&eacute; d&rsquo;une aversion ou d&rsquo;une suspicion fondamentale.</p><p>La semaine derni&egrave;re, Trump s&rsquo;est tourn&eacute; vers la question de l&rsquo;Iran pour ce qui pourrait &ecirc;tre un acte de foi similaire. Les deux situations pr&eacute;sentent des similitudes. Le pr&eacute;sident russe Vladimir Poutine et le pr&eacute;sident iranien Masoud Pezeshkian sont tous deux des nationalistes et des modernisateurs par excellence, ouverts &agrave; l&rsquo;occidentalisme. La Russie et l&rsquo;Iran sont tous deux confront&eacute;s &agrave; des sanctions am&eacute;ricaines. Tous deux cherchent &agrave; obtenir une lev&eacute;e des sanctions qui pourrait ouvrir des possibilit&eacute;s d&rsquo;int&eacute;gration de leurs &eacute;conomies dans le march&eacute; mondial.</p><p>Les &eacute;lites russes et iraniennes peuvent &ecirc;tre qualifi&eacute;es d&rsquo;&nbsp;&laquo;&nbsp;occidentalistes&nbsp;&raquo;. Tout au long de leur histoire, la Russie et l&rsquo;Iran ont v&eacute;cu l&rsquo;Occident comme une source de modernit&eacute; pour &laquo;&nbsp;am&eacute;liorer&nbsp;&raquo; leurs &eacute;tats de civilisation. Dans un tel paradigme, Trump tient un b&acirc;ton dans une main et une carotte dans l&rsquo;autre, offrant la r&eacute;conciliation ou le ch&acirc;timent selon leur choix. Est-ce une approche judicieuse ? Une r&eacute;initialisation sans coercition n&rsquo;est-elle pas possible ?</p><p>Dans la perception russe, la menace des &Eacute;tats-Unis s&rsquo;est att&eacute;nu&eacute;e consid&eacute;rablement ces derniers temps, l&rsquo;administration Trump ayant signal&eacute; sans ambigu&iuml;t&eacute; une strat&eacute;gie visant &agrave; s&rsquo;engager avec la Russie et &agrave; normaliser les relations &ndash; en laissant entrevoir les perspectives d&rsquo;une m&ecirc;me coop&eacute;ration &eacute;conomique mutuellement b&eacute;n&eacute;fique.</p><p>Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, la Russie a connu des montagnes russes avec Trump (qui a m&ecirc;me menac&eacute; la Russie de nouvelles sanctions) dont les prescriptions d&rsquo;un cessez-le-feu pour mettre fin au conflit en Ukraine cr&eacute;ent un malaise dans l&rsquo;esprit des Russes. Cependant, Trump a &eacute;galement claqu&eacute; la porte de l&rsquo;adh&eacute;sion de l&rsquo;Ukraine &agrave; l&rsquo;OTAN ; il a rejet&eacute; en bloc tout d&eacute;ploiement militaire am&eacute;ricain en Ukraine ; il a exon&eacute;r&eacute; la Russie de toute responsabilit&eacute; dans le d&eacute;clenchement du conflit ukrainien et a rejet&eacute; la faute sur l&rsquo;administration Biden ; il a ouvertement reconnu le d&eacute;sir de la Russie de mettre fin au conflit et a pris note de la volont&eacute; de Moscou d&rsquo;entamer des n&eacute;gociations &ndash; il a m&ecirc;me conc&eacute;d&eacute; que le conflit lui-m&ecirc;me &eacute;tait en fait une guerre par procuration.</p><p>Sur le&nbsp;plan pratique, M. Trump s&rsquo;est dit pr&ecirc;t &agrave; r&eacute;tablir le fonctionnement normal de l&rsquo;ambassade russe.&nbsp; Si l&rsquo;on en croit les rapports, les deux pays ont gel&eacute; leurs activit&eacute;s de renseignement offensives dans le cyberespace.</p><p>Une fois encore, lors du r&eacute;cent vote du Conseil de s&eacute;curit&eacute; des Nations unies sur r&eacute;solution du l&rsquo;Ukraine, les &Eacute;tats-Unis et la Russie se sont retrouv&eacute;s face aux alli&eacute;s europ&eacute;ens de Washington qui se sont ralli&eacute;s &agrave; Kiev. On peut supposer que les diplomates russes et am&eacute;ricains &agrave; New York ont coordonn&eacute; leurs actions.</p><p>Il n&rsquo;est pas surprenant que les capitales europ&eacute;ennes et Kiev paniquent &agrave; l&rsquo;id&eacute;e que Washington et Moscou soient en contact direct et qu&rsquo;elles ne soient pas dans le coup. M&ecirc;me si le niveau de confort &agrave; Moscou a augment&eacute; avec perspicacit&eacute;, la morosit&eacute; dans l&rsquo;esprit des Europ&eacute;ens ne fait que s&rsquo;&eacute;paissir, incarnant la confusion et le pressentiment qui ont impr&eacute;gn&eacute; des moments importants de leur lutte.</p><p>En somme, Trump a conc&eacute;d&eacute; la l&eacute;gitimit&eacute; de la position russe avant m&ecirc;me le d&eacute;but des n&eacute;gociations. Est-il possible d&rsquo;envisager un raisonnement hors des sentiers battus en ce qui concerne l&rsquo;Iran &eacute;galement ?</p><p>Sur le fond, du point de vue russe, les points restants &agrave; r&eacute;gler sont les suivants : premi&egrave;rement, un changement de r&eacute;gime &agrave; Kiev qui garantisse l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un voisin neutre et amical ; deuxi&egrave;mement, la lev&eacute;e des sanctions am&eacute;ricaines ; et, troisi&egrave;mement, des pourparlers sur le contr&ocirc;le des armes et le d&eacute;sarmement adapt&eacute;s aux conditions actuelles pour garantir l&rsquo;&eacute;quilibre et la stabilit&eacute; de l&rsquo;Europe et du reste du monde.</p><p>En ce qui concerne l&rsquo;Iran, nous n&rsquo;en sommes qu&rsquo;au d&eacute;but, mais la situation est beaucoup moins exigeante. Il est vrai que les deux pays entretiennent une relation conflictuelle depuis des d&eacute;cennies. Mais cela peut &ecirc;tre enti&egrave;rement attribu&eacute; &agrave; l&rsquo;ing&eacute;rence am&eacute;ricaine dans la politique, l&rsquo;&eacute;conomie, la soci&eacute;t&eacute; et la culture ; une hostilit&eacute; mutuelle ininterrompue n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; la r&egrave;gle de base, historiquement.</p><p>Il existe en Iran un groupe d&rsquo; &laquo;&nbsp;occidentalistes&nbsp;&raquo; qui pr&ocirc;ne la normalisation avec les &Eacute;tats-Unis comme moyen de relancer l&rsquo;&eacute;conomie du pays. Bien entendu, comme en Russie, les super faucons et les dogmatiques iraniens ont &eacute;galement des int&eacute;r&ecirc;ts directs dans le statu quo. Le complexe militaro-industriel des deux pays est une voix influente.</p><p>La grande diff&eacute;rence aujourd&rsquo;hui est que l&rsquo;environnement ext&eacute;rieur en Eurasie se nourrit des tensions entre les &Eacute;tats-Unis et la Russie, alors que les alignements intrar&eacute;gionaux dans la r&eacute;gion du Golfe sont propices &agrave; la d&eacute;tente entre les &Eacute;tats-Unis et l&rsquo;Iran. Le rapprochement entre l&rsquo;Arabie saoudite et l&rsquo;Iran, la politique de r&eacute;sistance de l&rsquo;Iran qui s&rsquo;adoucit r&eacute;guli&egrave;rement et largement, l&rsquo;abandon par l&rsquo;Arabie saoudite des groupes djihadistes comme outil g&eacute;opolitique et son recentrage sur le d&eacute;veloppement et la r&eacute;forme comme strat&eacute;gies nationales &ndash; tout cela fa&ccedil;onne l&rsquo;esprit du temps, qui a horreur de la confrontation entre les &Eacute;tats-Unis et l&rsquo;Iran.</p><p>Cette transformation historique rend l&rsquo;ancienne strat&eacute;gie am&eacute;ricaine visant &agrave; isoler et &agrave; &laquo; contenir &raquo; l&rsquo;Iran plut&ocirc;t obsol&egrave;te. Entre-temps, les &Eacute;tats-Unis eux-m&ecirc;mes se rendent de plus en plus compte que leurs int&eacute;r&ecirc;ts en Asie occidentale ne recoupent plus ceux d&rsquo;Isra&euml;l. Trump ne peut qu&rsquo;en &ecirc;tre conscient.</p><p>De m&ecirc;me, la capacit&eacute; de dissuasion de l&rsquo;Iran est aujourd&rsquo;hui une r&eacute;alit&eacute; incontournable. En attaquant l&rsquo;Iran, les &Eacute;tats-Unis peuvent au mieux remporter une victoire &agrave; la Pyrrhus au prix de la destruction d&rsquo;Isra&euml;l. Trump sera dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de sortir les &Eacute;tats-Unis du bourbier qui s&rsquo;ensuivra au cours de sa pr&eacute;sidence, ce qui, en fait, pourrait d&eacute;finir son h&eacute;ritage.</p><p>Les n&eacute;gociations entre les &Eacute;tats-Unis et la Russie risquent de durer longtemps. Apr&egrave;s en &ecirc;tre arriv&eacute;e l&agrave;, la Russie n&rsquo;est pas dispos&eacute;e &agrave; geler le conflit jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;elle prenne le contr&ocirc;le total de la r&eacute;gion du Donbass et, &eacute;ventuellement, de la rive orientale du Dniepr (y compris Odessa, Kharkhov, etc.) Mais dans le cas de l&rsquo;Iran, le temps presse. Quelque chose doit c&eacute;der dans six mois, lorsque le sablier se videra et que la date limite d&rsquo;octobre arrivera pour que le m&eacute;canisme de rappel du JCPOA de 2015 r&eacute;impose les r&eacute;solutions de l&rsquo;ONU visant &agrave; &laquo; suspendre toutes les activit&eacute;s de retraitement, li&eacute;es &agrave; l&rsquo;eau lourde et li&eacute;es &agrave; l&rsquo;enrichissement &raquo; men&eacute;es par T&eacute;h&eacute;ran.</p><p>Trump sera appel&eacute; &agrave; prendre une d&eacute;cision capitale sur l&rsquo;Iran. Ne vous y trompez pas : si les choses se g&acirc;tent, T&eacute;h&eacute;ran pourrait quitter purement et simplement le TNP. M. Trump a d&eacute;clar&eacute; mercredi qu&rsquo;il avait envoy&eacute; une lettre &agrave; Ali Khamenei, le guide supr&ecirc;me de l&rsquo;Iran, appelant &agrave; la conclusion d&rsquo;un accord pour remplacer le JCPOA. Il a laiss&eacute; entendre, sans donner de pr&eacute;cisions, que la question pourrait rapidement d&eacute;boucher sur un conflit avec l&rsquo;Iran, mais il a &eacute;galement indiqu&eacute; qu&rsquo;un accord nucl&eacute;aire avec l&rsquo;Iran pourrait voir le jour dans un avenir proche.</p><p>Plus tard dans la journ&eacute;e de vendredi, M. Trump a d&eacute;clar&eacute; &agrave; la presse, dans le bureau ovale, que les &Eacute;tats-Unis n&eacute;gociaient avec l&rsquo;Iran &laquo; jusqu&rsquo;aux derniers instants &raquo; et qu&rsquo;il esp&eacute;rait qu&rsquo;une intervention militaire s&rsquo;av&eacute;rerait inutile. Il a d&eacute;clar&eacute; : &laquo; C&rsquo;est une p&eacute;riode int&eacute;ressante dans l&rsquo;histoire du monde. Mais nous avons une situation avec l&rsquo;Iran dans laquelle quelque chose va se produire tr&egrave;s bient&ocirc;t, tr&egrave;s, tr&egrave;s bient&ocirc;t.</p><p>&laquo; Vous en parlerez tr&egrave;s bient&ocirc;t, je suppose. J&rsquo;esp&egrave;re que nous pourrons conclure un accord de paix. Je ne parle pas de force ou de faiblesse, je dis simplement que je pr&eacute;f&egrave;re un accord de paix &agrave; l&rsquo;autre. Mais l&rsquo;autre solution r&eacute;soudra le probl&egrave;me. Nous sommes dans les derniers instants. Nous ne pouvons pas les laisser disposer d&rsquo;une arme nucl&eacute;aire&raquo;.</p><p>Trump vise &agrave; g&eacute;n&eacute;rer des dividendes de paix &agrave; partir de toute normalisation avec la Russie et l&rsquo;Iran, deux superpuissances &eacute;nerg&eacute;tiques, qui pourraient donner de l&rsquo;&eacute;lan &agrave; son projet MAGA. Mais il faut d&rsquo;abord balayer les toiles d&rsquo;araign&eacute;e. Les mythes et les id&eacute;es fausses ont fa&ccedil;onn&eacute; la pens&eacute;e occidentale contemporaine sur la Russie et l&rsquo;Iran. Trump ne doit pas tomber dans la phobie des ambitions &laquo; imp&eacute;rialistes &raquo; de la Russie ou du programme nucl&eacute;aire &laquo; clandestin &raquo; de l&rsquo;Iran.</p><p>Si le premier est le r&eacute;cit du camp n&eacute;ocon lib&eacute;ral-mondialiste, le second est une fabrication du lobby isra&eacute;lien. Il s&rsquo;agit dans les deux cas de r&eacute;cits int&eacute;ress&eacute;s. Au cours de ce processus, la diff&eacute;rence entre l&rsquo;occidentalisation et la modernisation s&rsquo;est perdue. L&rsquo;occidentalisation est l&rsquo;adoption de la culture et de la soci&eacute;t&eacute; occidentales, tandis que la modernisation est le d&eacute;veloppement de sa propre culture et de sa propre soci&eacute;t&eacute;. L&rsquo;occidentalisation ne peut &ecirc;tre, au mieux, qu&rsquo;un sous-processus de la modernisation dans des pays comme la Russie et l&rsquo;Iran.</p><p>L&rsquo;ing&eacute;niosit&eacute; de Trump consiste donc &agrave; mettre fin aux guerres par procuration des &Eacute;tats-Unis avec la Russie et l&rsquo;Iran en cr&eacute;ant une synergie &agrave; partir du partenariat strat&eacute;gique russo-iranien. Si les guerres par procuration des &Eacute;tats-Unis n&rsquo;ont fait que rapprocher la Russie et l&rsquo;Iran plus que jamais dans leur histoire mouvement&eacute;e de quasi-alli&eacute;s ces derniers temps, leur int&eacute;r&ecirc;t commun r&eacute;side &eacute;galement aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;ing&eacute;niosit&eacute; de Trump &agrave; obtenir l&rsquo;aide de Poutine pour normaliser les liens entre les &Eacute;tats-Unis et l&rsquo;Iran. Si quelqu&rsquo;un peut r&eacute;ussir un tour de corde magique aussi audacieux, c&rsquo;est bien Trump.</p><p><a href="https://arretsurinfo.ch/authors/m-k-bhadrakumar/">M.K. Bhadrakumar</a>, ancien ambassadeur indien&nbsp;</p><p>Source:<a href="https://www.indianpunchline.com/trumps-ingenuity-vis-a-vis-russia-iran/">Indianpunchline.com,</a> <a href="https://www.indianpunchline.com/trumps-ingenuity-vis-a-vis-russia-iran/" rel="bookmark">10 mars 2025</a></p><p>Share Post Print</p><p>Les assertions et opinions&nbsp;exprim&eacute;es ici sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas &ecirc;tre imput&eacute;es &agrave; Arr&ecirc;t sur Info.</p><p>Vous pouvez reproduire les articles d&rsquo;Arr&ecirc;t sur Info &agrave; condition de citer la source et de ne pas les modifier ni les utiliser &agrave; des fins commerciales.</p><p>Vous voulez r&eacute;agir,&nbsp;signaler une erreur, communiquer un renseignement&nbsp;?&nbsp;<a href="https://arretsurinfo.ch/contact/">Contact</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1071/plus-de-la-moitie-des-emissions-mondiales-dues-a-une-poignee-de-geants-de-l%E2%80%99energie</guid>
	<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 05:11:11 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[plus de la moitié des émissions mondiales dues à une poignée de géants de l’énergie]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les plus gros producteurs de gaz, de pétrole, de charbon et de ciment émettent toujours plus de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. C’est le constat d’une nouvelle étude publiée ce mercredi 5 février par le think tank britannique InfluenceMap. Non seulement ces émissions continuent d’augmenter, mais plus de la moitié d’entre elles sont attribuées à seulement 36 entreprises.</p><p class="m-pub-dates">Publié le : 05/03/2025 - 11:16</p><p>1 min</p><p>Publicité</p>
<p>Lire la suite</p>
<p>Parmi les plus gros pollueurs, les <a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/entreprises/" target="_self">entreprises</a> publiques dominent largement. En tête, on retrouve la compagnie <a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/p%C3%A9trole/" target="_self">pétrolière</a> nationale d’<a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/arabie-saoudite/" target="_self">Arabie saoudite</a>, Saudi Aramco, suivie par National Iranian Oil Company, en Iran. Le secteur du charbon n’est pas en reste avec Coal India, autre géant du charbon. Viennent ensuite deux entreprises chinoises, China Energy et Jinneng, qui comptent également parmi les plus gros émetteurs. À elles seules, ces cinq entreprises ont généré plus de 17% des émissions mondiales de CO₂ en 2023.</p><p>Du côté privé, les entreprises ne sont pas en reste. Parmi elles, les géants pétroliers ExxonMobil, Chevron, Shell, TotalEnergies et BP ont représenté près de 5% des émissions mondiales. </p><p>Dans le reste du classement, les entreprises <a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/chine/" target="_self">chinoises</a> sont les plus nombreuses. Ce sont elles qui ont le plus contribué au réchauffement global cette année-là.</p><p class="a-read-more">À lire aussi<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250225-projet-eacop-de-totalenergies-les-organisations-esp%C3%A8rent-un-dernier-sursaut-judiciaire-%C3%A0-kigali" target="_self" class="a-read-more__link">Projet EACOP de TotalEnergies: les opposants espèrent un dernier sursaut judiciaire à Kigali</a></p>
<p>Inaction des géants de l’énergie</p>
<p>L’<a href="https://influencemap.org/briefing/The-Carbon-Majors-Database-2023-Update-31397" target="_blank">étude</a> souligne l’impact disproportionné d’une poignée d’entreprises sur une <a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/changement-climatique/" target="_self">crise</a> qui ne fait que débuter. Alors que les scientifiques alertent sur la nécessité de réduire de façon drastique la production d’énergies fossiles, les décisions prises par les grands groupes industriels vont dans le sens inverse.</p><p>BP, par exemple, vient d’abandonner ses objectifs de neutralité carbone et annonce un réinvestissement massif dans les énergies fossiles. Pendant ce temps, les pays pétroliers de l’<a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chronique-des-mati%C3%A8res-premi%C3%A8res/20231123-p%C3%A9trole-tensions-au-sein-de-l-opep" target="_self">Opep+</a> prévoient de relancer la production.</p><p class="a-read-more">À écouter aussi<a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/d%C3%A9bat-du-jour/20240528-climat-faut-il-condamner-les-entreprises" target="_self" class="a-read-more__link">Climat : faut-il condamner les entreprises ?</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1070/jimmy-carter-took-call-about-china-from-concerned-donald-trump-china-has-not-wasted-a-single-penny-on-war</guid>
	<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 05:09:05 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1070/jimmy-carter-took-call-about-china-from-concerned-donald-trump-china-has-not-wasted-a-single-penny-on-war</link>
	<title><![CDATA[Jimmy Carter Took Call About China From Concerned Donald Trump: &#039;China Has Not Wasted a Single Penny on War&#039;]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Former President Jimmy Carter told a church congregation this weekend that he had spoken with President Donald Trump about China on Saturday, and said the commander in chief was worried that Beijing had outpaced its global rivals.</p><p>According to Emma Hurt, a reporter for NPR affiliate WABE, Carter spoke of the call during his regular Sunday School lesson at Maranatha Baptist Church in his hometown of Plains, Georgia.</p><p>Carter, 94, said Trump was worried that "China is getting ahead of us," and suggested the president was right to be concerned.</p><p>He told the congregation that Trump feared China's growing economic strength. Economic modeling indicated that China would overtake the U.S. as the world's strongest economy by 2030, and many experts have said that we were already living in what has been dubbed the "Chinese Century."</p><p>Carter said he did not "really fear that time, but it bothers President Trump and I don't know why. I'm not criticizing him this morning," he added, to laughs from fellow churchgoers.</p><p>Carter—who normalized diplomatic relations between Washington and Beijing in 1979—suggested that China's breakneck growth had been facilitated by sensible investment and buoyed by peace.</p><p>"Since 1979, do you know how many times China has been at war with anybody?" Carter asked. "None. And we have stayed at war." The U.S., he noted, has only enjoyed 16 years of peace in its 242-year history, making the country "the most warlike nation in the history of the world," Carter said. This is, he said, because of America's tendency to force other nations to "adopt our American principles."</p><p>In China, meanwhile, the economic benefits of peace were clear to the eye. "How many miles of high-speed railroad do we have in this country?" he asked. While China has some 18,000 miles of high-speed rail, the U.S. has "wasted, I think, $3 trillion" on military spending. "It's more than you can imagine. China has not wasted a single penny on war, and that's why they're ahead of us. In almost every way."</p><p>"And I think the difference is if you take $3 trillion and put it in American infrastructure you'd probably have $2 trillion leftover. We'd have high-speed railroad. We'd have bridges that aren't collapsing, we'd have roads that are maintained properly. Our education system would be as good as that of say South Korea or Hong Kong," Carter told the congregation.</p><p>Before he left the pulpit, Carter noted, "I wasn't comparing my country adversely to China. I was just pointing that out because I happened to get a phone call last night."</p><p>The Trump administration remains locked in a costly trade war with China, though Treasury Secretary Steve Mnuchin said Saturday the end could be in sight. "I think we're hopeful that we're getting close to the final round of concluding issues," Mnuchin told reporters, according to The Wall Street Journal.</p><p>Meanwhile, military tensions remain over Chinese territorial claims in the <a href="https://www.newsweek.com/china-and-us-show-nuclear-bombers-south-china-sea-standoff-960809" class="multivariate">South China Sea</a> and its continued insistence that the independent island nation of <a href="https://www.newsweek.com/china-taiwan-us-taiwan-straits-one-china-south-china-sea-1384593" class="multivariate">Taiwan</a> will eventually fall back under Beijing's control.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1068/deal-sur-l%E2%80%99ukraine-le-gaz-russe-sinvite-dans-le-bras-de-fer</guid>
	<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 22:18:09 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1068/deal-sur-l%E2%80%99ukraine-le-gaz-russe-sinvite-dans-le-bras-de-fer</link>
	<title><![CDATA[Deal sur l’Ukraine: le gaz russe s&#039;invite dans le bras de fer]]></title>
	<description><![CDATA[<p>AboL&rsquo;Europe prise &agrave; revers &ndash; Le gaz russe s&rsquo;invite dans le bras de fer sur l&rsquo;Ukraine</p><p class="ContentHead_lead____SsS link_regular__O0hk0 link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs">Les cargos de m&eacute;thane liqu&eacute;fi&eacute; seront au c&oelig;ur de tout accord entre Trump et Poutine, pr&eacute;vient l&rsquo;une des meilleures expertes du secteur.</p><p>Vladimir Poutine, aux c&ocirc;t&eacute;s de Leonid Mikhelson, patron du g&eacute;ant russe du GNL Novatek, lors de la visite d&rsquo;un chantier de construction de plateformes flottantes de liqu&eacute;faction du gaz naturel, pr&egrave;s de Mourmansk, en juillet 2023.</p><p>Abonnez-vous d&egrave;s maintenant et profitez de la fonction de lecture audio. <a class="Bottalk_bottalklink__cxEbJ" href="https://bottalk.io/" rel="noreferrer" target="_blank">BotTalk</a> En bref: En 2024, les seuls achats de gaz russe &eacute;taient pratiquement &eacute;quivalents aux 18,7&nbsp;milliards d&rsquo;euros d&rsquo;aide europ&eacute;enne pour l&rsquo;Ukraine. Le gaz sera au c&oelig;ur des n&eacute;gociations entre Moscou et Washington sur l&rsquo;Ukraine, pr&eacute;vient Anne-Sophie Corbeau, du CGEP &agrave; Columbia. Les &Eacute;tats-Unis peinent toujours &agrave; compenser le gaz russe exp&eacute;di&eacute; en Europe par leur propre gaz de schiste liqu&eacute;fi&eacute;.</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Rel&eacute;gu&eacute;e &agrave; une autre &eacute;poque, apr&egrave;s trois ans de guerre, la question de notre approvisionnement en gaz russe? Bien au contraire. La r&eacute;ouverture des routes du m&eacute;thane sib&eacute;rien &ndash; cette fois arrivant sur d&rsquo;&eacute;normes navires &ndash; sera au c&oelig;ur de tout <a class="HtmlText_root__A1OSq" href="https://www.tdg.ch/trump-et-poutine-negocieront-lavenir-de-lukraine-287044144643">&laquo;deal&raquo; sur l&rsquo;Ukraine</a>, &agrave; en croire l&rsquo;une des meilleures sp&eacute;cialistes du secteur.</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">&laquo;Si Trump veut n&eacute;gocier avec Poutine, la lev&eacute;e des sanctions sur ses hydrocarbures &ndash; en particulier son gaz liqu&eacute;fi&eacute; (GNL) &ndash; sera la premi&egrave;re exigence &eacute;conomique russe &agrave; aborder&raquo;, alerte Anne-Sophie Corbeau, du Center on Global Energy Policy de l&rsquo;Universit&eacute; new-yorkaise de Columbia.</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Le Vieux-Continent, en d&eacute;pit de trois ans de guerre &eacute;conomique contre la Russie, n&rsquo;a jamais r&eacute;ussi &agrave; se passer de son gaz. M&ecirc;me si elle promet de le faire, d&rsquo;ici &agrave; 2027. Mardi soir, <a class="HtmlText_root__A1OSq" href="https://apnews.com/article/trump-speech-congress-transcript-751b5891a3265ff1e5c1409c391fef7c" rel="noopener noreferrer" target="_blank">dans son discours face au Congr&egrave;s</a>, Donald Trump a d&eacute;nonc&eacute; une Union europ&eacute;enne &laquo;qui a d&eacute;pens&eacute; davantage &agrave; acheter du p&eacute;trole et du gaz russe qu&rsquo;&agrave; d&eacute;fendre l&rsquo;Ukraine&hellip; et de loin&raquo;.</p><p>Autant de gaz russe que d&rsquo;aide &agrave; l&rsquo;Ukraine</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Une assertion valid&eacute;e par un <a class="HtmlText_root__A1OSq" href="https://energyandcleanair.org/wp/wp-content/uploads/2025/02/CREA_Analysis_Third-year-of-invasion_24.02.2025.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">r&eacute;cent rapport</a> du Centre for Research on Energy and Clean Air. L&rsquo;an dernier encore, les 27 pays de l&rsquo;UE ont achet&eacute; pour 22&nbsp;milliards d&rsquo;euros de produits p&eacute;troliers et de gaz &agrave; la Russie.</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Le seul approvisionnement en gaz naturel &ndash; dont une partie circule sur le r&eacute;seau de Suisse romande &ndash; a co&ucirc;t&eacute; &agrave; lui seul 17&nbsp;milliards. La facture de gaz pr&eacute;sent&eacute;e par la Russie a donc pratiquement atteint le total de 18,7&nbsp;milliards d&rsquo;euros d&rsquo;aide europ&eacute;enne &agrave; l&rsquo;Ukraine, <a class="HtmlText_root__A1OSq" href="https://www.ifw-kiel.de/topics/war-against-ukraine/ukraine-support-tracker/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">comptabilis&eacute; par le Kiel Institute</a> allemand sur 2024.</p><p>Cartographie des achats de p&eacute;trole et de gaz russe par l&rsquo;Union europ&eacute;enne en 2024.</p><p>Rapport CREA, f&eacute;vrier 2024</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Cette ann&eacute;e, l&rsquo;Europe ne pourra pas davantage renvoyer les m&eacute;thaniers russes au large, si elle veut &eacute;viter un nouveau choc sur les tarifs, fa&ccedil;on 2022. Surtout apr&egrave;s la fermeture, le 1er&nbsp;janvier, de l&rsquo;un des derniers gazoducs arrivant de Sib&eacute;rie &ndash; que l&rsquo;Ukraine continuait de laisser ouvert sur son territoire.</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">En cause, le retard de la cavalerie am&eacute;ricaine. En raison du temps que prend la mont&eacute;e en puissance des nouveaux ports de liqu&eacute;faction du gaz de schiste, en Louisiane ou au Texas. Et parce qu&rsquo;il est longtemps rest&eacute; plus rentable de l&rsquo;exp&eacute;dier en Asie. &laquo;Ce GNL am&eacute;ricain n&rsquo;&eacute;tait pas l&agrave; en quantit&eacute; suffisante en 2024 et m&ecirc;me s&rsquo;il restera cette ann&eacute;e la plus grande source dont b&eacute;n&eacute;ficiera l&rsquo;Europe, les gros volumes n&rsquo;arriveront pas avant 2027&hellip; au mieux&raquo;, pronostique Anne-Sophie Corbeau.</p><p>L&rsquo;industrie en mode panique</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Oubli&eacute;es, les c&eacute;l&eacute;brations de la fin de la <a class="HtmlText_root__A1OSq" href="https://www.tdg.ch/a-lusine-des-bureaux-a-19-c-ne-reglent-pas-la-crise-553262274873">crise &eacute;nerg&eacute;tique</a>, il y a un an, alors que les prix de gros du gaz sur le continent revenaient &agrave; leurs niveaux d&rsquo;avant la guerre &ndash; autour de 25&nbsp;euros le MWh. D&eacute;sormais, il se n&eacute;gocie &agrave; plus de 45&nbsp;euros.</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Chimie, acier, sans oublier les centrales &eacute;lectriques prenant le relais des &eacute;oliennes de mer du Nord&hellip; Toute l&rsquo;industrie, en particulier allemande, &laquo;panique aujourd&rsquo;hui &agrave; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un embargo total sur le gaz russe&raquo; et demande, au contraire, &laquo;un red&eacute;marrage des flux&raquo;, t&eacute;moigne l&rsquo;experte du CGEP de Columbia.</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Pour l&rsquo;instant, seules la Finlande et la Su&egrave;de refusent d&rsquo;y toucher. Les compagnies gazi&egrave;res fran&ccedil;aises, belges et espagnoles &ndash; &laquo;et m&ecirc;me une filiale, sur le port de Dunkerque, de la Sefe allemande (ndlr: l&rsquo;ancien Gazprom Germania)&raquo;, pointe la sp&eacute;cialiste &ndash; ont continu&eacute; d&rsquo;en acheter environ 20&nbsp;milliards de m&sup3; en 2024. Soit pas loin de la moiti&eacute; des 50&nbsp;milliards de m3 arriv&eacute;s d&rsquo;Am&eacute;rique.</p><p>Contacts russes &agrave; Bruxelles</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Pour l&rsquo;instant, l&rsquo;Europe laisse faire. Les <a class="HtmlText_root__A1OSq" href="https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/m/ip_24_3423" rel="noopener noreferrer" target="_blank">derni&egrave;res sanctions act&eacute;es</a> interdisent uniquement de transborder le gaz russe, notamment sur des m&eacute;thaniers repartant vers l&rsquo;Asie. Pas de l&rsquo;utiliser. &laquo;&Eacute;norm&eacute;ment de rumeurs entourent cette question &agrave; Bruxelles, o&ugrave; l&rsquo;on a vu les repr&eacute;sentants de Novatek (ndlr: le Gazprom du NLG)&raquo;, souffle cette figure du secteur du gaz naturel depuis vingt-cinq ans, au sein de l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;&eacute;nergie puis chez BP.</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Pour la Russie, le bras de fer sur le gaz concerne avant tout celui exp&eacute;di&eacute; par bateau, devenu la principale cible de Washington, sous l&rsquo;administration Biden. Apr&egrave;s avoir <a class="HtmlText_root__A1OSq" href="https://www.thebarentsobserver.com/arctic-lng/doomed-arctic-lng-platform-arrives-in-gydan/113016" rel="noopener noreferrer" target="_blank">bloqu&eacute;</a> le gigantesque projet de liqu&eacute;faction lanc&eacute; par Novatek dans l&rsquo;Arctique sib&eacute;rien &ndash; &laquo;un projet central aux yeux de Moscou&raquo;, souffle la sp&eacute;cialiste &ndash;, de nouvelles sanctions <a class="HtmlText_root__A1OSq" href="https://www.bairdmaritime.com/shipping/gas/small-scale-russian-suppliers-halt-lng-exports-as-sanctions-kick-in" rel="noopener noreferrer" target="_blank">sur les terminaux de la Baltique</a>, pr&egrave;s de Saint-P&eacute;tersbourg, &eacute;taient encore act&eacute;es en janvier.</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Probl&egrave;me, Vladimir Poutine se retrouve en opposition frontale avec Donald Trump sur le gaz. &laquo;Les grandes compagnies am&eacute;ricaines d&rsquo;extraction veulent faire de l&rsquo;Europe leur chasse gard&eacute;e, un continent vers lequel partent d&eacute;j&agrave; plus de 40% de leurs exportations de gaz&raquo;, rappelle Anne-Sophie Corbeau. Une d&eacute;pendance jusque-l&agrave; consentie &ndash; Ursula von&nbsp;der&nbsp;Leyen la mettait m&ecirc;me un temps en avant, afin d&rsquo;amadouer Donald Trump. Mais qui prend une tournure tr&egrave;s diff&eacute;rente, apr&egrave;s le revirement in&eacute;dit de l&rsquo;attitude de Washington face &agrave; l&rsquo;Europe.</p><p>Au robinet, encore 15% de gaz russe</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Trois ans apr&egrave;s le d&eacute;but de la guerre en Ukraine, le gaz russe continue d&rsquo;&ecirc;tre m&ecirc;l&eacute; &agrave; celui circulant dans les r&eacute;seaux du continent. Ceux sur lesquels est branch&eacute; Gaznat n&rsquo;&eacute;chappent pas &agrave; la r&egrave;gle. La soci&eacute;t&eacute; assurant l&rsquo;approvisionnement de la Suisse occidentale se fournit en effet sur les march&eacute;s fran&ccedil;ais, allemand et italien. &laquo;Pour une part via des contrats pluriannuels &ndash; comme ceux avec le norv&eacute;gien Equinor &ndash; et compl&eacute;t&eacute;s par des achats ponctuels sur le march&eacute;&raquo;, pr&eacute;cise son directeur g&eacute;n&eacute;ral, Gilles Verdan. Le reste, environ 20%, provient des stocks souterrains constitu&eacute;s en France.</p><p>Anne-Sophie Corbeau, en marge d&rsquo;une conf&eacute;rence, &agrave; Gen&egrave;ve, en 2024. &laquo;Si Trump veut n&eacute;gocier avec Poutine, la lev&eacute;e des sanctions sur son gaz liqu&eacute;fi&eacute; sera la premi&egrave;re exigence &eacute;conomique russe &agrave; aborder&raquo;, avertit-elle.</p><p>Irina Popa</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Le cocktail qui circule autour du L&eacute;man refl&egrave;te donc le m&eacute;lange observ&eacute; au niveau europ&eacute;en. En 2024, environ le tiers de ce dernier &eacute;tait constitu&eacute; de gaz norv&eacute;gien. Un autre tiers provenait de gaz liqu&eacute;fi&eacute; arrivant par m&eacute;thaniers &ndash; dont la moiti&eacute; en provenance des &Eacute;tats-Unis et un cinqui&egrave;me de Russie. De son c&ocirc;t&eacute; le m&eacute;thane russe re&ccedil;u par gazoduc, celui qui a longtemps inond&eacute; l&rsquo;Allemagne, repr&eacute;sentait encore 9% du &laquo;mix&raquo; europ&eacute;en.</p><p class="ArticleParagraph_root__lhFZo ArticleContainer_content-width__FRl7F link_focus__0ZMwx link_externalicon-big__ZdPgo link_externalicon__qcwXs ArticleElement_article-element__q93eL">Soit, au total, environ 15% de gaz russe. Le d&eacute;bit des quelques pipelines reliant encore la Sib&eacute;rie &agrave; l&rsquo;Europe est cependant drastiquement r&eacute;duit depuis le 1er&nbsp;janvier, avec la fermeture de ceux qui passaient encore par le nord-est de l&rsquo;Ukraine. Les m&eacute;thaniers russes cinglant vers les ports de l&rsquo;Atlantique prendront-ils le relais?</p><p>&nbsp;</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 20:11:55 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La Russie, médiateur d’un futur accord sur le nucléaire entre l’Iran et les États-Unis ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et le secrétaire d’État Marco Rubio auraient évoqué un nouvel accord avec l’Iran lors de leur rencontre en Arabie saoudite le 18 février <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/03/05/la-russie-mediateur-dun-futur-accord-sur-le-nucleaire-entre-liran-et-les-etats-unis/#easy-footnote-bottom-1-266638" title="«&amp;#160;&lt;a href=&quot;https://www.bloomberg.com/news/articles/2025-03-04/iran-putin-to-help-trump-broker-nuclear-talks-with-tehran?embedded-checkout=true&quot;&gt;Putin Agrees to Help Trump Broker Nuclear Talks With Iran&lt;/a&gt;&amp;#160;», &lt;em&gt;Bloomberg&lt;/em&gt;, 4 mars 2025.">1</a>. Ni la Maison-Blanche ni le Kremlin n’ont confirmé ou démenti ces informations à ce jour. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré que « la Russie estime que les États-Unis et l’Iran devraient résoudre leurs problèmes par la voie des négociations ». D’après Peskov, le gouvernement russe serait prêt à « faire tout ce qui est en son pouvoir pour y parvenir ».</p><p>Une telle démarche irait à l’encontre de la dynamique générale des négociations nucléaires iraniennes et marquerait un alignement inédit avec les puissances opposées au camp occidental.</p>
<p>Si la Russie a été un acteur clef des négociations nucléaires qui ont conduit au Joint Comprehensive Plan of Action, (JCPOA, Accord de Vienne), signé en juillet 2015, l’invasion de l’Ukraine de février 2022 a mis un cout d’arrêt à toute coopération sur ce sujet avec la Russie.<br />En effet, le JCPOA consistait à compartimenter la question du programme nucléaire iranien, sans aborder la question de la politique étrangère iranienne et de son programme balistique. <br />Or, le soutien iranien à la Russie (notamment via la vente et la production conjointe de drones Shahed) dans le cadre de la guerre en Ukraine a rendu impossible la poursuite de cette séparation entre les différents sujets.</p>
<p>Ce sont la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne qui ont initié les négociations en octobre 2003 lors de la visite à Téhéran de leurs trois ministres des Affaires étrangères. Le haut représentant de l’Union européenne assure quant à lui la coordination des négociations et veille à la préservation du JCPOA.</p>
<p>Négocier un accord en-dehors de ces canaux, notamment par l’intermédiaire de la Russie, reviendrait à s’écarter d’un cadre diplomatique établi depuis plus de vingt ans par les pays européens qui sont également très actifs — en coordination avec l’Agence internationale de l’énergie atomique — sur la question.<br />Une <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2024/11/22/que-se-passe-t-il-avec-le-nucleaire-iranien/">résolution</a> du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a été votée en novembre 2024 demandant un rapport complet au directeur général de l’Agence sur le nucléaire iranien. Celui-ci pourrait conduire à une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies et à un retour des sanctions internationales à l’encontre de l’Iran. <br />Les Européens ont <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/13/les-europeens-negocient-avec-liran-sur-le-nucleaire-une-semaine-avant-linvestiture-de-trump/">rencontré</a> les négociateurs iraniens le 13 janvier à Genève, dans le cadre d’un processus qui visait à fournir un cadre dans lequel l’administration Trump pourrait s’insérer en vue de nouvelles négociations.<br />Mais selon l’AIEA, il pourrait déjà être trop tard pour les efforts diplomatiques. L’organisation basée à Vienne a déclaré que « l’augmentation significative de la production et de l’accumulation d’uranium hautement enrichi par l’Iran, seul État non doté d’armes nucléaires à produire de telles matières nucléaires, est très préoccupante » <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/03/05/la-russie-mediateur-dun-futur-accord-sur-le-nucleaire-entre-liran-et-les-etats-unis/#easy-footnote-bottom-2-266638" title="Francois Murphy, «&amp;#160;&lt;a href=&quot;https://www.reuters.com/world/middle-east/irans-stock-near-bomb-grade-uranium-grows-sharply-iaea-report-shows-2025-02-26/&quot;&gt;Iran&amp;rsquo;s near-bomb-grade uranium stock jumps, IAEA reports say&lt;/a&gt;&amp;#160;», &lt;em&gt;Reuters&lt;/em&gt;, 26 février 2025.">2</a>.</p>
<p>Depuis 2022, Téhéran et Moscou ont considérablement accru leur coopération.</p>
<p>Les présidents iranien et russe ont signé <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/18/la-russie-et-liran-signent-un-accord-strategique-a-quelques-jours-avant-linvestiture-de-trump/">un accord stratégique ce 17 janvier</a> renforçant la coopération militaire, économique et culturelle entre les deux pays.<br />Les gouvernements des deux pays ont également une hostilité convergente à l’encontre des politiques <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2024/04/03/iran-face-aux-sanctions-les-consequences-geopolitiques-de-la-resilience-industrielle/">de sanctions internationales qui les visent</a>. <br />Le retour de la Russie dans un rôle central à la table des négociations sur le nucléaire iranien permettrait à Poutine de sortir de son isolement et de retrouver une influence dans la région, qui a été considérablement affaiblie par la chute du régime de Bachar el-Assad.</p>
<p>Depuis son inauguration, Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises que les États-Unis pourraient reprendre leur stratégie de « pression maximale » sur l’Iran suivie lors de son premier mandat, et également que Washington serait prêt à trouver un « accord de paix nucléaire vérifié » avec Téhéran <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/03/05/la-russie-mediateur-dun-futur-accord-sur-le-nucleaire-entre-liran-et-les-etats-unis/#easy-footnote-bottom-3-266638" title="Alex Isenstadt, «&amp;#160;&lt;a href=&quot;https://www.axios.com/2025/02/09/inside-trump-fear-iran-book&quot;&gt;Exclusive&amp;#160;: Inside Trump&amp;rsquo;s Iran fear&lt;/a&gt;&amp;#160;», &lt;em&gt;Axios&lt;/em&gt;, 9 février 2025.">3</a>.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 12:57:02 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Trump, la Russie et la réalité des intérêts atlantistes – Telegraph]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Cyrille de LATTRE</p>
<p>Depuis le retour de Donald Trump sur le devant de la scène politique américaine, un discours omniprésent prétend à une scission des élites globalistes. Cette narration, répandue en Occident comme en Russie, voudrait faire croire à une guerre intestine entre les partisans du monde globaliste et ceux d’un renouveau nationaliste incarné par l’ancien président américain. Pourtant, si cette confrontation était réelle, pourquoi n’assistons-nous pas à des manifestations d’ampleur, à des soulèvements populaires orchestrés comme par le passé ? Où sont les mouvements subversifs tels que Black Lives Matter ou les vagues féministes qui avaient autrefois été instrumentalisés pour déstabiliser le pouvoir en place ? Le silence qui règne aujourd’hui est éloquent : il n’y a pas de fracture, mais une mise en scène soigneusement orchestrée.</p><p>Loin d’un affrontement idéologique, l’Occident semble réadapter sa stratégie pour répondre aux nouveaux <a href="https://www.letemps.ch/monde/l-ukraine-est-prete-a-ceder-ses-minerais-pour-ne-pas-definitivement-perdre-donald-trump?srsltid=AfmBOorgE-qtimjmHYe4RqCI85cLenQpj1XhktG4zmhbOuZeVKjCZlZT" target="_blank">enjeux géopolitiques</a>. Si les élites européennes sont aujourd’hui vivement critiquées par leurs homologues américaines, ce n’est pas en raison d’une opposition structurelle, mais plutôt par leur incapacité à mener efficacement la politique souhaitée par Washington. Ainsi, le discours de J.D. Vance à Munich a sonné comme un rappel à l’ordre : l’Europe doit accroître ses dépenses militaires, non par conviction propre, mais pour soulager le budget américain. Cette exigence s’accompagne d’une mise en veille des thèmes sociétaux jusqu’alors portés à bout de bras par les globalistes : l’USAID, le wokisme et les délires LGBT, ayant atteint leurs limites, sont mis en pause pour permettre le recentrage du discours.</p><p>Dans cette dynamique, Trump se présente comme une figure alternative, en opposition apparente avec l’Europe. Or, dans les faits, la réalité est tout autre. Les élites européennes, loin de s’opposer à Trump, suivent en réalité ses directives. Elles financent la guerre en Ukraine, font allégeance à Washington et organisent leur diplomatie en fonction des attentes américaines. La supposée rupture entre les élites américaines et européennes est donc une illusion : il s’agit plutôt d’une redistribution des rôles dans le même objectif stratégique.</p><p>L’une des illusions les plus persistantes réside dans la prétendue neutralité de Trump vis-à-vis du conflit ukrainien. Son double discours ne laisse pourtant aucun doute sur la continuité de la politique atlantiste. D’un côté, il critique Zelensky, suggérant une prise de distance avec Kiev ; de l’autre, il maintient les sanctions contre la Russie et prolonge l’aide militaire à l’Ukraine sinon directement, alors au travers des pays de l’UE à qui les USA vendent de l’armement. Dans ce jeu de dupes, il devient évident que Trump n’agit que dans l’intérêt de son pays. Contrairement à la France, dont les dirigeants semblent défendre des intérêts extérieurs au détriment de leur propre peuple, Trump préserve avant tout la suprématie économique et militaire des États-Unis.</p><p>Cette approche se traduit par une stratégie de désinformation et de manipulation de l’opinion publique. Il suffit d’une déclaration de CNN annonçant une rencontre imminente entre Trump et Poutine pour que les médias russes s’emballent, alors que la nouvelle n’a jamais été confirmée officiellement. Ce soft power américain exploite les attentes et les espoirs pour affaiblir la position stratégique de la Russie, cherchant à l’amener à des concessions unilatérales.</p><p>La véritable bataille qui se joue n’est pas celle d’une prétendue opposition entre Trump et les élites globalistes, mais bien celle de la restructuration du pouvoir mondial. L’objectif atlantiste est clair : empêcher la Russie de poursuivre son avancée en Ukraine et préserver un avant-poste stratégique pour une future relance du conflit. Loin d’apporter une véritable paix, le narratif du « parti de la paix » sert avant tout à détourner l’attention et à pousser la Russie à la négociation sous de faux prétextes.</p><p>Dans ce contexte, il devient primordial de ne pas se laisser aveugler par les mirages médiatiques. Les États-Unis ne sont pas les amis de la Russie, et Trump ne fait que servir les intérêts de son propre pays. Derrière l’apparence d’un chef d’orchestre imprévisible se cache un stratège, dont les gesticulations politiques ont un but précis : renforcer la position américaine sur l’échiquier mondial, en écartant les obstacles qui pourraient freiner son hégémonie.</p><p>Il ne faut donc pas se laisser tromper par les slogans. La victoire d’un camp sur l’autre ne dépend pas uniquement de la puissance militaire, mais surtout de la vision stratégique et de la fermeté politique. Face aux manœuvres américaines, il est essentiel de ne pas céder aux illusions d’une paix factice et de préserver une vision claire des enjeux véritables. L’histoire montre que ceux qui se laissent berner par les apparences finissent toujours par payer le prix de leur naïveté.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 11:02:39 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1065/trump-la-vraie-fausse-interruption-de-l%E2%80%99aide-militaire-au-front-ukrainien</link>
	<title><![CDATA[Trump : La vraie / fausse interruption de l’aide militaire au front ukrainien]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les déclarations s’enchaînent et se contredisent à un rythme effrayant. La question de l’aide militaire américaine au front ukrainien est un élément fondamental de la posture pacifique de Trump, devant conduire la Russie à accepter une rencontre bilatérale, devant elle-même aboutir à un accord, dont personne n’a la moindre idée des contours réels. Mais les Etats-Unis ne sont pas les seuls à fournir ce front et Biden, avant de partir, avait prévu un coussin amortisseur. Remettons donc le discours à sa place, celui de discours, dans le cadre d’un conflit militaire.</p><p>La question de l’interruption temporaire et conditionnée de l’aide militaire américaine est récurrente depuis l’accession de Trump à la présidence. Elle participe à la stratégie générale devant appâter la Russie et la mettre en confiance, tout en constituant l’image d’un Trump faiseur de paix, face à un Biden guerrier, dont du coup et par magie, il n’a pas à assumer le rôle joué par les Etats-Unis.</p><p>Rien que dans les derniers jours, les déclarations se contredisent à ce sujet. Au moment du départ de Zelensky de Washington, Trump déclarait aux journalistes à la <a href="https://t.me/russiepolitic/9819">Maison-Blanche</a> :</p><p>«Trump espère que Washington n’aura pas besoin d’envoyer beaucoup d’armes en Ukraine, mais il y aura des livraisons»</p><p>Désormais, Trump aurait donné l’ordre de suspendre l’approvisionnement du front, ce qui est pudiquement appelé aide militaire à l’Ukraine, en attendant que Zelensky accepte les conditions des Etats-Unis, ce que Trump appelle la paix. Dixit le <a href="https://www.nytimes.com/live/2025/03/03/us/trump-news-congress?campaign_id=51&amp;emc=edit_mbe_20250304&amp;instance_id=149003&amp;nl=morning-briefing:-europe-edition&amp;regi_id=99510443&amp;segment_id=192470&amp;user_id=22ae95ebb4966163fae7a4a207869531">NYT </a>:</p><p>Les États-Unis suspendent temporairement toute aide militaire à l’Ukraine, selon un haut responsable de l’administration, qui a déclaré que l’aide ne reprendrait pas tant que le président Trump n’aurait pas déterminé que l’Ukraine avait démontré son engagement envers les négociations de paix avec la Russie. L’ordre prend effet immédiatement et concerne plus d’un milliard de dollars d’armes et de munitions en cours de préparation et en commande. La directive de M. Trump suspend également des centaines de millions de dollars d’aide que Kiev ne peut utiliser que pour acheter du nouveau matériel militaire directement auprès des entreprises de défense américaines. </p><p>Et de préciser que cette décision, qui elle n’a pas été formellement annoncée par Trump lui-même, aurait été prise lundi :</p><p>Elle est le résultat d’une série de réunions à la Maison Blanche lundi entre M. Trump et ses principaux conseillers à la sécurité nationale, ont indiqué les responsables, s’exprimant sous couvert d’anonymat pour discuter de délibérations internes.</p><p>Rien de grave, si besoin, comme au sujet du «dictateur Zélensky», Trump pourra dire qu’il n’a pas été compris, qu’il ne se souvient pas avoir donné un tel ordre.</p><p>Le porte-parole du <a href="https://t.me/russiepolitic/9831">Kremlin</a>, de son côté, salue cette décision, si elle est vraie, mais regrette que les sanctions aient été reconduites contre la Russie — ce qui, en revanche, est certain.</p><p>Si les États-Unis suspendent leur aide militaire à l’Ukraine, cela pourrait encourager le régime de Kiev à s’orienter vers un processus de paix, a déclaré Peskov.</p><p>Le Kremlin considère que les sanctions imposées par les États-Unis contre la Russie sont illégales. Si nous parlons de normalisation des relations bilatérales, celles-ci doivent être libérées du fardeau négatif des sanctions.</p><p>Les <a href="https://tass.ru/mezhdunarodnaya-panorama/23296807">députés ukrainiens</a> ont déjà lancé un signal positif : les USA sont notre voie, Trump est notre maître, nous devons «coopérer», c’est-à-dire accepter et soutenir Trump. </p><p>« Le peuple ukrainien &lt;…&gt; croit que le rôle du président Donald Trump et ses efforts de maintien de la paix peuvent être décisifs pour la résolution rapide du conflit et l’instauration de la paix ». La Verkhovna Rada a également souligné la nécessité de développer davantage le partenariat avec les États-Unis, notamment dans le domaine des ressources minérales.</p><p>Déclaration, qui a été publiée la semaine dernière après la rencontre Trump / Zelensky. Donc, quel est le sens de ces énièmes gesticulations trumpiennes ? </p><p>Après le spectacle du Bureau Oval, Zélensky attendait gentiment d’être rappelé, il était prêt à tout signer, à tout accepter. Le Parlement ukrainien est prêt non pas même à tout vendre, mais à tout offrir. Donc, quel est le sens de cela ?</p><p>Si l’on considère que Zélensky ne veut pas signer, puisque l’autonomie de décision est un mythe, cela voudrait dire que les élites globalistes européennes seraient à ce point fortes et indépendantes, qu’elles tiendraient tête à Trump. Dans ce cas, à quoi bon discuter aves quelqu’un — Trump — qui n’a pas le pouvoir réel, qu’il prétend avoir ?</p><p>Si l’on considère que Zélensky est prêt à signer, car il est là pour faire ce qui lui est demandé, le comportement de Trump est adressé à la Russie et il n’est pas plus intéressé que cela, par ces ressources de toute manière surévaluées. C’est alors un jeu de dupes adressé à la Russie, pour la forcer à passer le pas, qu’elle rechigne toujours à faire.</p><p>Par Karine Bechet-Golovko</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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