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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 20:25:19 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[They know they’ve lost.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1236/von-der-leyen-davos-2026" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" alt="Von der Leyen Davos 2026" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1236/medium"></a> <br />Ursula Von der Leyen at Davos :</p>

<p>"1971 was the year of the so-called Nixon shock, and the decision to de-link the U.S. dollar from gold. In an instant, (…) the entire global economic order collapsed. But it also created the conditions for what would become a truly global order.</p>

<p>The seismic change we are going through today is an opportunity, in fact a necessity, to build a new form of Europe."</p>

<p>This sounded less like strategy and more like a confession.</p>

<p>The de-linking of the U.S. dollar from gold, was the very moment they seized financial control of the world. It was the mechanism through which money was severed from value and the world was quietly locked into a debt-based system with no natural limits. Once money no longer needed to be backed by anything real, it could be printed endlessly. And it was.</p>

<p>The result is the system we now inhabit:<br />• fiat currencies steadily losing purchasing power<br />• inflation hollowing out the middle class<br />• governments drowning in debt<br />• citizens trapped in permanent obligation to the same financial architecture</p>

<p>Thirty-eight trillion dollars of U.S. debt later, the picture is undeniable. Everyone owes the system but the system owes nothing to anyone.</p>

<p>I find it very revealing that Ursula would bring this moment up now. The Davos crowd are not outsiders analysing history, these are the custodians of that very system, the political representatives of the banking and financial order that engineered it. To reference the gold standard removal as a model during a time of global instability is almost an admission of method.</p>

<p>Crisis, shock, volatility; these are are the tools through which power has always been consolidated. Notice she does not speak of repair, restraint, or accountability. She speaks of opportunity. Opportunity to reshape, redesign and bring forth their “Great Reset.”</p>

<p>It seems like she still believes that enough fear, disruption, and urgency will allow a new system to be imposed from the top down, but that old playbook worked when the world was asleep. That world is gone.</p>

<p>The system she represents is unraveling, because people can now see it. Fiat is exposed, debt is unsustainable and institutions lack legitimacy. </p>

<p>The Great Reset has already failed. The architecture it depended on has been dismantled piece by piece. And whatever they may still want to do, the balance of power has shifted.</p>

<p>If anything, her remarks reveal not a coming victory, but an inability to let go. And when the architects of an old system start openly referencing the moment they captured control last time, it’s usually because they know they won’t get another chance.</p>

<p>They know they’ve lost.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1233/la-revolution-iranienne-de-1979-ou-le-discours-de-leffacement-du-feminisme-au-nom-dune-vision-grandiose</guid>
	<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 21:42:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1233/la-revolution-iranienne-de-1979-ou-le-discours-de-leffacement-du-feminisme-au-nom-dune-vision-grandiose</link>
	<title><![CDATA[La révolution iranienne de 1979 ou le discours de l&#039;effacement du féminisme au nom d&#039;une vision grandiose.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>À l’automne 1978, alors que le régime du Shah s’effondrait sous le poids du coup d’État, Michel Foucault se rendit en Iran comme correspondant spécial du Corriere della Sera. Ce qu’il y découvrit le bouleversa. Il était convaincu d’assister à un phénomène négligé par la théorie politique moderne : une révolution non pas mue par la lutte des classes, la technocratie ou le rationalisme occidental, mais par ce qu’il nommait « spiritualité politique ».</p>

<p>Foucault n’était pas le seul à être fasciné. Une grande partie de la Nouvelle Gauche européenne, désabusée par le communisme soviétique et lasse du néolibéralisme, observait l’Iran avec une sorte de nostalgie. Là, semblait-il, se levait une révolution non pas au nom du socialisme bureaucratique, mais en opposition à celui-ci ; non pas pour l’abondance matérielle, mais pour le sens. </p>

<p>Foucault décrivait les foules en des termes quasi mystiques, s’émerveillant de leur volonté d’affronter la mort et de leur refus d’exprimer leurs revendications dans le langage familier de la politique moderne. Il croyait assister à une rupture dans l'histoire, une forme de révolte qui échappait à la dialectique éculée de la gauche et de la droite.</p>

<p>Mais alors même que Foucault se laissait séduire par cette vision, des Iraniennes – féministes, écrivaines et militantes – avertissaient déjà qu'une menace plus sombre se profilait. Elles n'étaient pas dupes de la rhétorique de la transcendance. Bien avant que l'ayatollah Khomeini ne consolide son pouvoir, les féministes iraniennes avaient identifié et dénoncé le mythe central de la révolution : l'idée que la libération pouvait être atteinte par un retour à l'authenticité religieuse et que la subordination des femmes était une condition nécessaire à la résistance anti-impériale. Lorsque Foucault loua le soulèvement comme une révolte contre la modernité occidentale, ces femmes y entendirent autre chose : le discours familier d'un intellectuel idéalisant leur effacement au nom d'une vision grandiose.</p>

<p>En mars 1979, quelques semaines seulement après la victoire de la révolution, des milliers de femmes iraniennes ont envahi les rues de Téhéran pour protester contre l'imposition du voile obligatoire. Elles ont été accueillies par des coups, des menaces et des slogans tels que « le voile ou un coup de poing ». La promesse de la révolution s'est concrétisée avec une brutalité fulgurante. Ce que Foucault avait décrit comme un soulèvement spirituel s'était transformé en une législation sur le corps des femmes, une répression de la dissidence et une fusion entre théologie et violence d'État.</p>

<p>La réaction de Foucault fut frappante, non par sa cruauté, mais par son absence. Confronté aux critiques, y compris celles des Iraniennes en exil, il s'est retranché. Il n'a publié aucune analyse approfondie du régime qu'il avait jadis encensé. Au contraire, il a insisté sur le fait que les observateurs occidentaux devaient s'abstenir de juger les révolutions non occidentales selon des critères occidentaux. L'implication était claire : critiquer le traitement des femmes par la République islamique revenait à imposer des valeurs étrangères, à méconnaître une logique civilisationnelle différente. Des écrivaines comme Simin Behbahani, Azar Nafisi et d'autres, certaines encore en Iran, d'autres déjà contraintes à l'exil, comprenaient que le discours sur la différence culturelle était instrumentalisé contre elles par des figures comme Foucault et les réseaux militants européens. Elles constataient avec quelle rapidité « authenticité » devenait un euphémisme pour la coercition, et avec quelle facilité les intellectuels occidentaux excusaient la misogynie lorsqu'elle se dissimulait sous un vernis de rhétorique anti-impérialiste.</p>

<p>Ce qui les indignait le plus, ce n'était pas tant que Foucault se soit trompé, mais plutôt qu'il se soit trompé d'une manière familière. Elles reconnaissaient un schéma où la souffrance des femmes était traitée comme une contradiction secondaire, à résoudre après la révolution – ou jamais. Le monde avait déjà vu cela en Algérie, à Cuba, en Chine : des révolutions qui promettaient l'émancipation universelle tout en exigeant des femmes qu'elles attendent, endurent ou disparaissent. La fascination de Foucault pour la mort, le sacrifice et la transcendance leur semblait être une philosophie exaltée, confortablement installée à distance.</p>

<p>La critique des féministes iraniennes dépassait le simple désaccord politique. Elle révélait une faille au sein même de la pensée occidentale post-1968. Foucault avait consacré sa carrière à l'analyse du pouvoir, de la discipline et des mécanismes de régulation des corps par les institutions. Pourtant, en Iran, il ne reconnut pas un régime dont le projet central était précisément celui-ci : la régulation des corps (et des esprits) par la loi religieuse, appliquée par l'État. Celui qui avait mis en garde contre la violence insidieuse des systèmes totalisants se retrouvait désormais à en défendre un, tant qu'il paraissait extérieur à l'Occident.</p>

<p>Foucault, comme nombre de ses contemporains, en était venu à considérer l'universalisme libéral comme un masque dissimulant la domination. Les féministes iraniennes comprenaient, par l'expérience vécue, ce qu'une grande partie de la théorie occidentale avait oublié : le pouvoir ne devient pas bienveillant simplement parce qu'il rejette le langage libéral. La mainmise demeure sur la nuque, même lorsqu'elle parle au nom de Dieu.</p>

<p>L'histoire a rendu son verdict avec une patience implacable.</p>

<p>L'histoire de Foucault et de l'Iran ne se résume pas à l'échec d'un seul penseur. Aujourd'hui, alors que les Iraniennes descendent en masse dans la rue pour défier un régime qui, depuis des décennies, impose une ségrégation sexuelle, l'absence de soutien de la part des mouvements féministes occidentaux est frappante. On ne constate aucun élan durable de solidarité envers les Iraniennes qui s'opposent aux religieux totalitaires. La conclusion est difficile à éviter : les principes que ces mouvements prétendent défendre ne sont pas des engagements universels, mais des postures conditionnelles, activées de manière sélective et mises de côté lorsqu'elles entrent en conflit avec un discours politique privilégié. Ce qui subsiste, ce n'est pas un féminisme comme engagement pour les droits des femmes, mais un féminisme comme affiliation. Et c'est précisément cette substitution du principe à l'affiliation contre laquelle les féministes iraniennes de la fin des années 1970 mettaient en garde.</p>

<p>Samuel J Hyde</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1232/</guid>
	<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 17:28:32 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1232/</link>
	<title><![CDATA[[unable to retrieve full-text...]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>[unable to retrieve full-text content]</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1231/le-betisier-de-maastricht</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 17:56:04 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1231/le-betisier-de-maastricht</link>
	<title><![CDATA[Le Bêtisier de Maastricht]]></title>
	<description><![CDATA[<p>En 1997, cinq ans après le référendum sur le traité de Maastricht, Jean-Pierre Chevènement publiait "Le Bêtisier de Maastricht" (Editions Arléa). Voici quelques extraits des citations mises en exergue dans le livre. La crise de la zone euro jette une lumière crue sur le surréalisme de ces dernières.</p>
<p>« [Les partisans du "non"] sont des apprentis sorciers. […] Moi je leur ferai un seul conseil : Messieurs, ou vous changez d'attitude, ou vous abandonnez la politique. Il n'y a pas de place pour un tel discours, de tels comportements, dans une vraie démocratie qui respecte l'intelligence et le bon sens des citoyens. » (Jacques Delors à Quimper, 29.8.92)</p>
<p>« Ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements. » (Michel Rocard, International Herald Tribune, 28.7.92)</p><p>« Le traité de Maastricht fait la quasi-unanimité de l’ensemble de la classe politique. Les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels.» (Élisabeth Badinter, Vu de Gauche, septembre 1992)</p><p>« Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Monde, 6.5.92)</p><p>« Interrogez les peuples de Bosnie, de l’ex-Yougoslavie, de Pologne et des autres pays. Ils nous disent : “ chers amis français, entendez-nous. Apportez-nous votre soutien et votre oui. Ce sera un oui à la française, à l’amitié, à la paix, à l’union. Votre oui à l’union fera tâche d’huile dans nos pays où nous souffrons tant ”. Les gens qui sont aujourd’hui sous les bombes seraient désespérés si les Français tournaient le dos à l’unité européenne. » ( Jack Lang, France Inter, 18.9.92)</p>
<p>« Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe.» ( Julien Dray, Assemblée nationale, 6.5.92)</p>
<p>« Mon raisonnement est profondément socialdémocrate. À vrai dire, je n’ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là» (Michel Rocard, Libération, 3.8.92)</p><p>« Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure. » (Alain Madelin à Chalon-sur-Saône, 4.9.92)</p><p>« Si le “non” l’emporte, on ne reparlera plus de l’Europe mais des batailles qui se sont déroulées au cours des siècles passés.» (Simone Veil, 14.9.92)</p><p>« Un “non” au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir. » (Jacques Lesourne, Le Monde, 19.9.92) « Je suis persuadé que les jeunes nazillons qui se sont rendus odieux à Rostock votent “non” à Maastricht. » (Michel Rocard, Le Figaro, 17.9.92)</p><p>« En votant “non”, nous donnerions un magnifique cadeau, sinon à Hitler, à Bismarck. » (Alain-Gérard Slama, Le Figaro, 18.9.92)</p><p>« Moi aussi, j’ai peur de l’Allemagne. [...] Il ne faut pas prendre l’Allemagne pour un gros chien dressé parce qu’elle a été irréprochablement démocratique depuis quarante-cinq ans. » (Françoise Giroud, Le Nouvel Observateur, 3.9.92)</p><p>« M. De Villiers, donc s’installa à l’Elysée. [...] Le “non” français à Maastricht fut interprété, de fait, comme un encouragement aux nationalismes. Il relança la guerre dans les Balkans. [...] Si bien que, sans aller, comme certains, jus- qu’à imputer à ce maudit “non” le soulèvement transylvain, la nouvelle guerre de Trente ans, entre Grèce et Macédoine, les affrontements entre Ossètes du Nord et du Sud, puis entre Russes et Biélorusses, bref, sans aller jusqu’à lui attribuer toutes les guerres tribales, ou paratribales, qui enflammèrent l’Eu- rope de l’Est, on ne peut pas ne pas songer que c’est lui, et lui seul, qui offrit à Berlin l’occasion de son nouveau “Reich”.» (BHL, Le Figaro, 18.9.92)</p><p>«Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir: la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)</p><p>« Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, RTL, 30.7.92)</p><p>« Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, 20.8.92)</p><p>«L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry à Béthune, 12.9.92)</p><p>« Avec Maastricht, on rira beaucoup plus. » (Bernard Kouchner, Tours, 8.9.92)</p><p>« Si vous voulez que la Bourse se reprenne, votez “oui” à Maastricht ! » (Michel Sapin, université d’été du PS à Avignon, 31.8.92)</p><p>« Pour pouvoir dîner à la table de l’Europe [monétaire], encore faut-il savoir se tenir à cette table et ne pas manger avec ses doigts. [...] Si la monnaie unique a un mérite, et un seul, c’est d’obliger les pays à se conduire correctement.» (Jean-Marc Sylvestre, France Inter, 18.9.92)</p><p>« La France est une locomotive. Elle n’a pas le droit d’être dans le wagon de queue. [...] Le train de l’espoir ne passe pas deux fois. » ( Jack Lang, RTL, 23.8.92)</p><p>----<br />Quelques exemplaires d'occasion sont encore disponibles <a class="liens" href="http://www.amazon.fr/gp/offer-listing/2869593481?tag=chevenement20-21&amp;linkCode=sb1&amp;camp=2386&amp;creative=8474">à la vente sur Amazon</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1230/%C2%ABla-guerre-des-12-jours-une-autre-victoire-pour-les-mollahs-%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 12:22:24 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1230/%C2%ABla-guerre-des-12-jours-une-autre-victoire-pour-les-mollahs-%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[«La guerre des 12 jours, une autre victoire pour les mollahs ?»]]></title>
	<description><![CDATA[<p>FIGAROVOX/TRIBUNE - Si l’Iran est sorti de la guerre de 12 jours contre l’État hébreu avec des pertes considérables, le régime chiite iranien n’a jamais été autant glorifié, aimé et soutenu par les populations musulmanes, analyse Razika Adnani, philosophe et islamologue.</p><p class="fig-paragraph">Razika Adnani est philosophe et islamologue. Son dernier ouvrage Sortir de l’islamisme (éditions Erick bonnier, 2024). </p><p class="fig-paragraph">Beaucoup d’analystes géopolitiques ont affirmé que <a href="http://www.lefigaro.fr/international/make-iran-great-again-donald-trump-brandi-la-menace-d-un-changement-de-regime-20250623" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">le régime chiite iranien</a> était sorti affaibli de la dernière guerre, dite la guerre des 12 jours, qui l’avait opposé à Israël et aux États-Unis. En effet, l’Iran en est sorti avec des pertes considérables. Sur le plan de la politique internationale, cette guerre a révélé un Iran isolé, étant donné que ni la Russie, ni la Chine, ni les pays musulmans sunnites ne lui ont manifesté leur soutien. Sur le plan militaire, elle a montré un Iran incapable de protéger sa population en situation de guerre et qui a encaissé beaucoup de pertes. Cependant, si on analyse la situation selon l’idéologie du chiisme, l’histoire de l’islam politique, la doctrine politico-religieuse de Khomeiny et du point de vue du monde musulman, on arrive plutôt à une autre conclusion.</p><p class="fig-paragraph">L’Iran est le pays qui compte aujourd’hui <a href="https://www.lefigaro.fr/international/comment-l-iran-s-appuie-sur-les-chiites-pour-asseoir-son-influence-regionale-20200109" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">le plus de chiites</a> dans le monde et dont le pouvoir est aux mains d’un clergé chiite. Le chiisme est une version de l’islam qui est née à Médine, aujourd’hui en Arabie saoudite, en 632, le jour même de la mort du prophète d’un différend politique entre Ali, son gendre et son cousin, et les autres compagnons du prophète. Ali a revendiqué son droit légitime de succéder au prophète comme guide politique et spirituel des musulmans, que les autres compagnons du prophète ne lui ont pas reconnu. Ils ont alors désigné Abou Baker comme calife, ensuite Omar, ensuite Othman et enfin Ali. Non seulement Ali est arrivé en quatrième position, mais son pouvoir lui a été également contesté par le gouverneur de Damas Muawiya et une guerre civile qui a duré cinq ans les a opposés. Elle a fini par la victoire du dernier qui fonda la dynastie des Umayyades. Ali a été assassiné en 661 par ses anciens partisans et, en 680, son fils al-Hossein a été massacré par les Umayyades lors de la bataille de Karbala. Des événements politiques que les chiites n’ont jamais oubliés. Le chiisme, qui était une doctrine politique, est alors devenu une théologie et une idéologie constituant un islam à part entière et surtout en opposition à l’islam sunnite qui était celui de l’État.</p><p class="fig-body-link">À lire aussi <a class="fig-body-link__link" href="http://www.lefigaro.fr/vox/monde/israel-a-agi-dans-la-legalite-contre-l-iran-20250703" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">«Israël a agi dans la légalité contre l’Iran»</a></p><p class="fig-paragraph">Dans toute leur histoire, les chiites ont été animés par le désir de venger Ali et son fils al-Hossein, de reprendre le commandement politico-religieux du monde musulmans usurpé par les sunnites et de récupérer les deux villes saintes de l’islam : <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/arabie-saoudite-les-pelerins-affluent-a-la-mecque-pour-accomplir-le-rite-du-tawaf-20250602" target="_blank" data-fig-type="NewsFlash" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">La Mecque</a> et Médine. Ils ont réalisé des avancées importantes dans certaines étapes de l’histoire musulmane dont le Califat fatimide qu’ils ont créé au Xe siècle (909 -1171). Le problème, c’est qu’ils ont toujours été minoritaires dans le monde musulman et les villes saintes ont continué d’être dans les mains des sunnites, leurs ennemis ancestraux, faisant que leur désir de vengeance n’a jamais été réellement assouvi.</p><p class="fig-paragraph">Le chiisme s’est implanté en Iran et est devenu la religion officielle du pays en 1501 où la population majoritairement sunnite a été forcée de se convertir au chiisme. Les dignitaires religieux chiites se veulent toujours des descendants du prophète, ce qui leur donne un statut social et politique spécifique, mais aussi une légitimité pour porter l’idéologie et le combat du chiisme, le vrai islam selon eux, contre le sunnisme, le mauvais islam. En 1979, la branche la plus conservatrice et fanatique, guidée par Khomeiny (1902-1989), arrive à prendre le pouvoir en Iran. L’événement était grandiose pour tous les musulmans conservateurs et notamment les militants islamistes, c’est-à-dire ceux qui refusent toute séparation entre le politique et le religieux en islam. Pour les Mollahs iraniens, c’était une étape historique vers la réalisation de leur objectif final : unifier les musulmans pour constituer un seul peuple musulman indivisible sous l’autorité de l’Imam et donc du chiisme, comme l’affirme Khomeiny dans Le petit livre vert de l’Ayatollah Khomeiny.</p>
<p>Même les populations du Moyen-Orient qui ont craint l’embrasement de la région et ont voulu que la guerre s’arrête ont exprimé de l’admiration pour le régime iranien et les Mollahs</p>
<p class="fig-paragraph">Ainsi, si <a href="http://www.lefigaro.fr/international/apres-l-elimination-de-hauts-grades-iraniens-l-ayatollah-ali-khamenei-sait-qu-il-n-est-plus-intouchable-20250615" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">Khomeiny </a>évoque la guerre sainte contre l’Occident, dont fait partie Israël selon lui, qu’il présente comme le monde du mal, de l’impérialisme et de l’injustice, en finir avec l’Occident et Israël n’est pas la finalité de son idéologie qui est d’unifier tous les musulmans sous l’autorité de l’Imam, mais un des moyens vers sa réalisation. Pour les Mollahs, le conflit israélo-palestinien est ce que l’histoire leur a offert pour réaliser cette finalité. Afficher une hostilité à Israël et ses alliés les États-Unis, ce que la majorité des pays musulmans sunnites ne font plus, est le moyen le plus efficace pour influencer les populations musulmanes sunnites et les avoir dans leur camp ou même les voir se convertir au chiisme.</p><p class="fig-paragraph">Ils n’ont pas eu tout à fait tort. Le régime chiite iranien n’a jamais été autant glorifié, aimé et soutenu par les populations musulmanes - sunnites et chiites confondus - que cette fois-ci. Pour la plus grande partie, les Mollahs sont des héros. Ils sont les seuls à avoir tenu tête à Israël depuis la guerre du Kippour de 1973, à lui infliger des dégâts sur son propre territoire et à ne pas se faire petit devant l’arrogance des États-Unis. Même les populations du Moyen-Orient qui ont craint l’embrasement de la région et ont voulu que la guerre s’arrête ont exprimé de l’admiration pour le régime iranien et les Mollahs. Très rares sont les populations qui en Syrie, au Liban et en Irak ont rejeté les Mollahs en rappelant leur entrisme et les malheurs qu’ils ont causés à leur pays.</p><p>

</p><p class="fig-paragraph">Le régime iranien et par conséquent les Mollahs ne sortent pas affaiblis de <a href="http://www.lefigaro.fr/international/iran-des-funerailles-nationales-pour-les-morts-de-la-guerre-des-douze-jours-20250628" target="_blank" data-fig-type="NewsFlash" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">cette dernière guerre</a> qui les a opposés à Israël et aux États-Unis même si elle leur a démontré que l’idée du gouvernement islamique universel dont parle Khomeyni semblait plus compliquée à réaliser. Cependant, elle leur a permis d’avoir une image positive auprès d’une grande partie des populations musulmanes chiite et sunnite compris, ce qui est pour eux une victoire de plus dans leur marche vers la réalisation de la finalité de leur doctrine : gouverner spirituellement et politiquement le monde musulman.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1229/presidence-trump-la-fin-de-l%E2%80%99illusion-d%E2%80%99immunite</guid>
	<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 22:30:03 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1229/presidence-trump-la-fin-de-l%E2%80%99illusion-d%E2%80%99immunite</link>
	<title><![CDATA[Présidence TRUMP, la fin de l’illusion d’immunité.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>J’aimerais rappeler une chose essentielle.<br />Bien sûr, je me joins au concert d’articles des camarades pour condamner Trump, son administration et ce que les États-Unis sont en train de déployer....Mais je veux mettre en avant un point important...</p>

<p>Ce qui est en train de se passer avec Trump choque profondément nos sociétés occidentales blanches.<br />On parle de rupture, de folie, de dérive autoritaire, de fin de la civilisation. Mais il faut le dire clairement: ce choc est avant tout un choc de position, pas un choc de réalité.</p>

<p>Pour une grande partie du monde, ce que Trump incarne n’a rien de nouveau.</p>

<p>L’Amérique latine vit depuis des décennies sous la menace permanente de coups d’État, de sanctions, d’asphyxie économique, d’ingérences directes ou indirectes. Le Chili, le Guatemala, le Brésil, le Honduras, le Venezuela… la liste est longue. Des gouvernements élus renversés, des peuples punis collectivement, avec la bénédiction ou l’organisation directe de Washington et de ses alliés.</p>

<p>En Afrique, la colonisation n’a jamais été une “parenthèse”. C’est une violence structurante qui se prolonge par l’extraction des ressources, les frontières imposées, les guerres par procuration, les dictatures soutenues tant qu’elles servent les intérêts du Nord. Pour beaucoup de peuples africains, la brutalité impériale n’a jamais porté de masque.</p>

<p>En Asie aussi, entre guerres, occupations, sanctions, bombardements, famines organisées, expérimentations militaires et économiques, la violence occidentale est une donnée permanente, pas une exception.</p>

<p>Alors quand Trump parle d’annexer, de punir, de voler, de sanctionner, de bombarder, quand il traite le droit international comme un obstacle gênant, le Sud global ne voit pas un monstre inédit.... Il voit l’Empire qui parle enfin sans langage diplomatique.</p>

<p>Ce qui change aujourd’hui, c’est que cette violence devient visible au centre, qu’elle s’adresse aussi à des populations blanches occidentales, à leurs institutions, à leur confort moral.</p>

<p>Il faut aussi rappeler une chose essentielle: depuis plus de deux ans, un G est en cours à Gaza, sous les yeux du monde, avec le soutien explicite ou tacite de grandes puissances occidentales. Des États membres de l’OTAN, des gouvernements qui se disent démocratiques, dont le Canada et la France, ont continué à soutenir politiquement, militairement ou diplomatiquement cette destruction massive d’un peuple enfermé, bombardé, affamé.</p>

<p>Pour un Gazaoui, pour un Palestinien, pour un Yéménite, pour un Congolais, pour un Haïtien, Trump n’est pas une rupture morale.<br />Les menaces contre le Venezuela, les projets d’annexion du Groenland, le ICE qui tue, les discours impériaux décomplexés ne sont pas plus choquants que ce que ces peuples subissent depuis des décennies.</p>

<p>Trump n’est pas l’origine du problème.<br />Il est le symptôme, brutal, grotesque, accentué, d’un système impérial qui a toujours fonctionné ainsi, mais qui ne prend plus la peine de se justifier.</p>

<p>Ce que nous vivons dans les sociétés blanches occidentales, ce n’est pas l’arrivée de la barbarie.<br />C’est la fin de l’illusion d’immunité.</p>

<p>Et si cela nous choque aujourd’hui, c’est peut-être parce que, pour une fois, la violence du monde ne reste pas cantonnée à la périphérie. Elle commence à frapper le centre....</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1228/citations-de-l%E2%80%99ayatollah-khomeini-publiees-apres-la-revolution-de-1979</guid>
	<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 21:58:29 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1228/citations-de-l%E2%80%99ayatollah-khomeini-publiees-apres-la-revolution-de-1979</link>
	<title><![CDATA[Citations de l’ayatollah Khomeini, publiées après la révolution de 1979]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Cette série de citations de l’ayatollah Khomeini, publiées après la révolution de 1979, explique contre quoi le peuple iranien se bat : </p>

<p>« Nous exporterons notre révolution dans le monde entier. Jusqu’à ce que le cri “Il n’y a de dieu que Allah” résonne sur toute la Terre »… </p>

<p>« Le Coran ordonne : “Guerre ! Guerre jusqu’à la victoire !” Une religion sans guerre est une religion boiteuse. » « Tuer les infidèles est l’une des missions les plus nobles qu’Allah ait réservées à l’humanité. » </p>

<p>« L’établissement de l’État islamique dans le monde entier fait partie des grands objectifs de la révolution. » </p>

<p>« Nous nous sommes fixé comme but la diffusion mondiale de l’influence de l’islam et la suppression de la domination des conquérants du monde. » </p>

<p>« Nous souhaitons faire dépérir les racines corrompues du sionisme, du capitalisme et du communisme dans le monde entier. Nous souhaitons, comme le veut Dieu Tout-Puissant, détruire les systèmes fondés sur ces trois piliers, et promouvoir l’ordre islamique du Prophète… dans le monde de l’arrogance. » </p>

<p>« L’islam impose à tous les hommes adultes, à condition qu’ils ne soient ni handicapés ni incapables, de se préparer à la conquête des pays afin que la loi de l’islam soit obéie dans chaque pays du monde. » </p>

<p>« Ceux qui étudient la Guerre Sainte islamique comprendront pourquoi l’islam veut conquérir le monde entier. » </p>

<p>« On ne peut rendre les gens obéissants qu’avec l’épée ! L’épée est la clé du Paradis, qui ne s’ouvre que pour les Guerriers Saints ! »</p>

<p>Aucun de ces propos n’est un langage codé.</p>

<p>Il n'y a aucune métaphore dans ces discours qui sont clairs comme du cristal. C'est l'islam.</p>

<p>D'un mur ami</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1227/l%E2%80%99ukraine-entierement-russe-d%E2%80%99ici-2-ans%C2%A0-qui-est-alexandre-douguine-l%E2%80%99ideologue-qui-murmure-a-l%E2%80%99oreille-de-vladimir-poutine%C2%A0</guid>
	<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 12:06:58 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1227/l%E2%80%99ukraine-entierement-russe-d%E2%80%99ici-2-ans%C2%A0-qui-est-alexandre-douguine-l%E2%80%99ideologue-qui-murmure-a-l%E2%80%99oreille-de-vladimir-poutine%C2%A0</link>
	<title><![CDATA[&quot;L’Ukraine entièrement russe d’ici 2 ans&quot; : qui est Alexandre Douguine, l’idéologue qui murmure à l’oreille de Vladimir Poutine ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>l'essentiel Front haut, barbe fournie, mi-Raspoutine mi-Soljenitsyne, Alexandre Douguine, sulfureux idéologue russe de 63 ans, proche de Vladimir Poutine, revient dans l’actualité en déclarant dernièrement que l’Ukraine serait "totalement russe d’ici deux ans".</p><p>Alexandre Douguine vient de jeter un véritable pavé dans la mare. Alors qu’un plan de paix pour mettre fin à près de quatre ans de guerre, entre l’Ukraine et la Russie, pourrait toucher au but, l’idéologue russe ultranationaliste vient de faire des déclarations chocs dans un média en ligne pro-ukrainien. L’Ukraine serait russe "entièrement d’ici deux ans au plus tard", a affirmé, sur le site en ligne <a href="https://ukrainetoday.org/" target="_blank">Ukraine today</a>, daté du 25 novembre 2025, le philosophe ultraconservateur, proche de Vladimir Poutine.</p><p>Torpillant le plan de paix, le sulfureux universitaire moscovite refuse de croire à une "souveraineté" ukrainienne, émettant de sérieux doutes sur les <a href="https://www.ladepeche.fr/2025/11/25/guerre-en-ukraine-ils-ont-accepte-kiev-donne-son-feu-vert-au-plan-de-paix-americain-et-consent-a-limiter-son-armee-a-800-000-soldats-13073505.php" target="_self">propositions d’une fin de conflit par le président américain</a>, Donald Trump. Des propos inflammables d’abord tenus sur la propre chaîne Telegram d’<a href="https://www.ladepeche.fr/2022/08/21/attentat-mysterieux-contre-la-fille-de-leminence-grise-de-poutine-tuee-dans-lexplosion-de-sa-voiture-a-moscou-10498941.php" target="_self">Alexandre Douguine</a>, et qui ont été reproduits sur le site en ligne ukrainien.</p><p class="std-elt__inline">À lire aussi : <a href="https://www.ladepeche.fr/2025/11/26/guerre-en-ukraine-il-est-incontournable-qui-est-kirill-dmitriev-larme-secrete-de-vladimir-poutine-13072825.php">Guerre en Ukraine : "Il est incontournable…" qui est Kirill Dmitriev, l’arme secrète de Vladimir Poutine ?</a></p>
<p>Daria, sa fille, tuée dans un attentat</p>
<p>En Russie, Alexandre Douguine, 63 ans, est une véritable figure du patriotisme dont le visage rayonne sur toutes les télés. En août 2022, <a href="https://www.ladepeche.fr/2022/08/22/russie-qui-etait-daria-douguine-fille-du-cerveau-de-poutine-tuee-dans-un-attentat-a-la-voiture-piegee-10500067.php" target="_self">Daria, sa fille meurt dans un attentat à la voiture piégée</a>, dans le sud-ouest de Moscou, alors que c’est lui qui était visé. Les autorités russes, dont le FSB (ex-KGB), avaient alors attribué cette attaque aux services ukrainiens.</p><p>Depuis de longues années, on prête à Alexandre Douguine, polyglotte érudit (il parle dix langues, dont le français), un rôle de "conseiller occulte" de Poutine. Ce qu’il n’a jamais véritablement confirmé. Dans certains cercles russes, proches du pouvoir, il est cependant considéré comme "l’inspirateur intellectuel" des milieux nationalistes. Ce qui peut expliquer le durcissement et la radicalisation de la politique extérieure de Poutine, depuis ces dix dernières années et sa détestation de l’Occident. Avec une obsession majeure qui lie les deux hommes : reconstituer l’empire d’antan.</p>
<p>En relation avec le controversé Alain Soral</p>
<p class="std-elt__inline">À lire aussi : <a href="https://www.ladepeche.fr/2025/11/26/guerre-en-ukraine-voila-ce-que-je-dirais-comment-steve-witkoff-a-conseille-a-la-russie-de-presenter-son-plan-de-paix-a-donald-trump-13074934.php">Guerre en Ukraine : "Voilà ce que je dirais…" Comment Steve Witkoff a conseillé à la Russie de présenter son "plan de paix" à Donald Trump</a></p><p>En France, Douguine a été en relation avec le nationaliste radical controversé, Alain Soral, essayiste d’extrême droite, condamné pour ses propos antisémites.</p><p>Les prises de parole d’Alexandre Douguine, vu comme le "Raspoutine de Poutine" interviennent à un moment clé du conflit russo-ukrainien. Elles viennent surtout réaffirmer ses positions anti-occidentales et légitimer l’intervention russe en Ukraine, selon une vision clairement "civilisationnelle", plaçant la Russie au cœur de l’Eurasie.</p><p class="std-elt__inline">À lire aussi : <a href="https://www.ladepeche.fr/2025/11/26/guerre-en-ukraine-un-deferlement-de-478-drones-russes-dragonfire-le-canon-laser-qui-pourrait-tout-changer-13075160.php">Guerre en Ukraine : un déferlement de 478 drones russes, "DragonFire", le canon laser qui pourrait tout changer</a></p>
<p>"Radicalement anti-modernes et anti-occidentaux"</p>
<p>En France, les théories ultranationalistes de Douguine, omniprésentes en Russie, restent peu relayées. Elles sont même vivement critiquées par des intellectuels comme Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées. "Les nouveaux traditionalistes russes sont avant tout des nationalistes radicalement anti-modernes et anti-occidentaux qui, tel Douguine, dénoncent le 'mondialisme' à visage américain, souvent jumelé avec le 'sionisme' (toujours 'mondial') comme l’ennemi absolu", écrit-il en 2023, dans, La Revue des deux mondes.</p><p>L’influence de Douguine sur le plan de paix proposé par les États-Unis reste minime. Les différents observateurs du conflit notent que l’idéologue "poutinien" n’agit pas dans le cercle diplomatique et ne participe pas directement aux négociations de paix. Douguine reste un doctrinaire mais toujours dans l’ombre du maître du Kremlin.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1226/le-coup-detat-dursula-von-der-leyen-a-propos-de-laccord-avec-le-mercosur</guid>
	<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 09:18:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1226/le-coup-detat-dursula-von-der-leyen-a-propos-de-laccord-avec-le-mercosur</link>
	<title><![CDATA[Le coup d&#039;État d&#039;Ursula VON DER LEYEN à propos de l&#039;accord avec le MERCOSUR.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>DERNIÈRE MINUTE : <br />Catastrophe pour les agriculteurs de l'UE et la sécurité alimentaire européenne après la signature de l'accord de libre-échange Mercosur entre l'UE et 4 pays d'Amérique du Sud.</p>

<p>Von der Leyen a gagné, avec le soutien de ses véritables électeurs, des lobbyistes et des géants de la chimie et de l'agroalimentaire.</p>

<p>Le facteur décisif a été la décision de Meloni de soutenir l'accord.</p>

<p>La Commission européenne contourne totalement le Parlement européen démocratiquement élu. Elle entend «exclure le Parlement européen de la suite de la procédure», ce qui confère à sa présidente, Ursula von der Leyen, le pouvoir de signer directement l'accord</p>

<p>Bien qu'une coalition importante de nations se soit opposée à cette mesure — notamment la Pologne, la France, l'Irlande, la Hongrie et l'Autriche, la Belgique s'abstenant —, elle n'est pas parvenue à atteindre la «minorité de blocage» requise. La Première ministre italienne, Meloni, avait auparavant laissé entendre qu'elle ne soutiendrait pas l'accord, mais s'est finalement ralliée à von der Leyen malgré les manifestations massives des agriculteurs.</p>

<p>Les risques sont énormes. Le Brésil autorise à lui seul l'utilisation de pas moins de 3 669 pesticides. L'accent mis par l'Europe sur la consommation locale pour réduire les émissions de carbone liées au transport deviendra une farce, car les aliments importés de l'autre bout du monde seront souvent moins chers que les produits locaux. En revanche, les entreprises chimiques européennes engrangeront des profits colossaux.</p>

<p>Une grande partie des aliments que les Européens consommeront à l'avenir proviendra de l'État brésilien du Mato Grosso, qui présente le taux d'«agrotoxicité» le plus élevé au monde.</p>

<p>« Cet État brésilien est le royaume de l'industrie agricole. Coton, riz, canne à sucre, maïs, production massive de soja transgénique et utilisation record de pesticides. Le Mato Grosso remporte tous les concours mondiaux d'agrotoxicité. C'est le terme employé par ceux qui dénoncent l'empire chimique. Le Brésil autorise l'utilisation de 3 669 pesticides. C'est un véritable eldorado pour les multinationales, principalement européennes. Des produits interdits sur le Vieux Continent sont vendus ici», affirmait le documentaire franco-allemand «Pesticides : l'hypocrisie de l'Europe».</p>

<p>L'eurodéputée polonaise Anna Bryłka ( @annabrylka ) a également souligné comment l'utilisation de pesticides en Amérique du Sud représente non seulement un risque pour la santé, mais aussi un risque concurrentiel pour les agriculteurs polonais et européens.</p>

<p>Bryłka affirme que «les agriculteurs des pays du Mercosur produisent des aliments selon des normes interdites dans l'UE : utilisation d'autres produits phytosanitaires, d'hormones de croissance et absence de véritables normes environnementales ». Cette situation contraint les agriculteurs européens à concurrencer une production moins chère, pourtant interdite par la loi sur leur propre territoire. Elle qualifie par ailleurs l'importation d'aliments aux normes inconnues de «risque pour la santé de millions d'Européens».</p>

<p>Encore une « grande victoire» pour les partisans de l'UE, le tout dans une opacité totale et sans même un vote du seul organe démocratiquement élu, le Parlement européen.</p>

<p>Les députés du Parlement européen devaient discuter et voter, et leur vote n’était pas consultatif.  La Hyène a décidé de le contourner en signant avant même leur réunion. C’est une illégalité, une sorte de coup d’état qu’ils devraient dénoncer et attaquer en justice s’ils n’étaient pas veules!</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1225/mahyar-monshipour-sur-le-voile-a-trop-vouloir-inclure-on-risque-de-rendre-invisibles-celles-qu%E2%80%99on-pretend-defendre</guid>
	<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 22:18:49 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1225/mahyar-monshipour-sur-le-voile-a-trop-vouloir-inclure-on-risque-de-rendre-invisibles-celles-qu%E2%80%99on-pretend-defendre</link>
	<title><![CDATA[Mahyar Monshipour sur le voile : &quot;À trop vouloir inclure, on risque de rendre invisibles celles qu’on prétend défendre&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Alors que Teddy Riner appelle à la tolérance sur le port du voile dans le sport, Mahyar Monshipour, ancien champion du monde de boxe, prend une tout autre voie. Né à Téhéran et fort de son expérience, il alerte auprès de « Marianne » sur la dimension idéologique d’un symbole qu’il refuse de banaliser.</p>

<p>Alors que Teddy Riner s’est récemment exprimé sur le port du voile dans le sport en appelant à la tolérance et à la relativisation, d’autres voix, beaucoup plus rares, mais ô combien plus courageuses, choisissent de regarder la réalité en face. Mahyar Monshipour en fait partie.</p>

<p>Champion du monde de boxe, français né en Téhéran, il parle en connaissance de cause. À rebours des discours consensuels, il boxe avec les mots comme il le faisait avec les poings : le voile n’est pas un simple bout de tissu, mais l’instrument visible d’un système profondément patriarcal, liberticide, codifié dans des textes religieux que bien peu osent encore critiquer frontalement.</p>

<p>Là où le monde du sport reste largement silencieux – par prudence, ignorance ou par souci d’inclusion mal comprise – Mahyar, lui, prend position, tel qu’il l’explique à Marianne. Il parle du voile, de l’islam, du Coran, et de ce que signifie vraiment l’acceptation de certains symboles dans l’espace public, en particulier dans les arènes sportives. Car derrière le voile, dit-il, il n’y a pas que de l’identité ou de la foi : il y a un projet. Et ce projet, si on n’y prend garde, pourrait bien fissurer ce que la République a mis des décennies à construire. Il le fait sans haine, mais avec clarté. Et avec une franchise rare. Et un amour pour la France et son modèle de laïcité. Tout était au fond, dans le titre de son livre, publié en 2007 : La rage d'être Français (Grasset).</p>

<p>Marianne : Vous êtes l’un des rares, dans le monde du sport, à tenir ce genre de propos sur le voile, tel que vous l’avez fait en réponse à Teddy Riner. Est-ce que vous ne vous sentez pas un peu seul, malheureusement ?</p>

<p>Mahyar Monshipour : Oui, je le suis. Pour deux raisons. D’abord parce que nos compatriotes ne savent pas ce qu’est le voile. Notamment ceux qui sont eux-mêmes de culture musulmane. C’est un sujet que je connais bien. J’ai quitté l’Iran à cause de cela. Il m’habite. C’est devenu l’un de mes centres d’intérêt, j’ai beaucoup lu, beaucoup réfléchi sur la question.</p>

<p>À LIRE AUSSI : Port du voile avec la robe : saisi par un syndicat d'avocats, le Conseil d'État confirme l'interdiction</p>

<p>J’en parle souvent avec des amis, parfois eux-mêmes issus de milieu musulman. Et je vois bien à quel point c’est compliqué pour eux d'en parler. Parce que, quand ta mère est voilée, quand ta sœur l’est aussi, même si tu n’adhères pas entièrement à l’idéologie du voile, cet objet abject, il y a quelque chose de profondément intime qui est touché. Et donc, forcément, en parler, le critiquer, ça devient délicat. Il y a une réaction émotionnelle.</p>

<p>Il y a ceux qui sont ignorants – et j’utilise ce mot sans mépris – parce qu’ils ne connaissent pas, parce qu’ils viennent d’un contexte judéo-chrétien où le voile n’a pas le même sens, la même charge symbolique. Et puis il y a ceux qui, sans vraiment pratiquer ou adhérer à la religion, se laissent porter par le « move », par une forme d’air du temps, sans recul critique. Donc oui, je suis un des seuls à m’exprimer ainsi. Mais je me le permets parce que je connais très bien ce dont je parle.</p>

<p>Et justement, est-ce que vous pouvez nous parler des conditions dans lesquelles vous avez quitté l’Iran ?</p>

<p>Bien sûr. Et je vais vous dire : je suis arrivé dans de très bonnes conditions grâce à la France. Je suis arrivé ici en 1986, j’avais dix ans. Je suis arrivé à Poitiers, et à l’époque, j’étais ce qu’on appelait un allophone – le seul de mon établissement. À ce moment-là, ce n’était pas courant. Les élèves issus de l’immigration étaient pour la plupart originaires d’anciennes colonies francophones. Mais un enfant qui arrive à dix ans, qui ne parle pas un mot de français, c’était rare. Aujourd’hui, on a vu arriver des vagues venues de Tchétchénie, de Géorgie, du Soudan, d’Afghanistan ou de Syrie. Mais il y a quarante ans, c’était très différent.</p>

<p>À LIRE AUSSI : 2 ans de la mort de Mahsa Amini : en Iran, les femmes desserrent l'étau... et surtout leur voile</p>

<p>Moi, je suis arrivé dans des conditions extrêmement favorables. Mon père voulait me protéger. J’ai quitté l’Iran avec un visa d’études. À dix ans. Je ne suis pas arrivé sur un bateau, ni caché sous un camion. Non, je suis arrivé comme si je venais faire des études universitaires. J’ai eu cette chance. Et je n’oublie pas que c’est une exception.</p>

<p>Est-ce que vous pouvez nous expliquer en quoi, selon vous, le voile sert à invisibiliser le corps des femmes et à les extraire du monde du sport ?</p>

<p>Regardez, au-delà des débats d’opinion sur l’islam ou des hadiths – du type « on ne sait pas si c’est vrai » – il y a un fait incontournable : dans le livre sacré de l’islam – je n’ai même pas envie de le nommer – celui que les croyants considèrent comme la parole divine, ces règles sont écrites noir sur blanc. C’est dans ce texte, considéré comme intouchable, sacré. Évidemment, pour moi, c’est une parole d’homme, pas une parole divine.</p>

<p>Mais ce texte, il ne contient pas seulement des prescriptions sur le voile. Il contient aussi des passages sur l’esclavage, ce que Daesh a reproduit dans les territoires conquis : vendre des femmes sur les marchés aux esclaves, ça ne sortait pas de nulle part. C’était codifié, il y a 1400 ans. Codifié. Et dans ce même texte, à plusieurs reprises, il est dit que les femmes doivent cacher leur corps à la vue des hommes pubères – sauf à certains membres masculins de leur famille.</p>

<p>À LIRE AUSSI : Le prix de la créativité : la guerre de l’Iran contre les chanteuses, rappeurs et poètes</p>

<p>Ça veut dire qu’il y a une hiérarchie religieuse définissant qui a le droit de voir une femme « normalement » et devant qui elle doit se cacher. On a là un système qui construit une forme d’invisibilisation des femmes dans l’espace public.</p>

<p>Et ça va plus loin. Le même livre stipule qu’une fille hérite de la moitié de ce qu’hérite son frère. Il affirme que le témoignage d’une femme vaut la moitié de celui d’un homme. J’aime bien rappeler ça aux Français, souvent peu au fait de ces réalités. Quand on les touche personnellement, ils réalisent. Je le dis à vous cher ami journaliste : imaginez que votre sœur témoigne dans une affaire d’agression, qu’elle soit en face de son agresseur, et que lui aussi témoigne. Son témoignage à lui vaudra le double du sien. Donc oui, c’est un système profondément misogyne.</p>

<p>Donc, l’islam est, selon vous, intrinsèquement misogyne ?</p>

<p>Misogyne, esclavagiste, oui. Et là vous me direz « oui mais ce n’est pas cela qu’on autorise ». C’est là que ça devient dangereux : si, sur une base d’ « inclusion » mal comprise, on permet le port du voile dans le sport, alors dans quelques années, ce sera la même chose à l’école. Et tout ce qu’on aura construit pourra s’effondrer.</p>

<p>Parce que ce qu’on fait, c’est tenter de faire cohabiter notre modèle républicain avec des prescriptions moyenâgeuses, misogynes et oppressives. Ce sont des textes écrits il y a plus de mille ans. Et ce qui me sidère, c’est de voir des gens – des personnalités publiques, des athlètes – parler du voile sans en comprendre la signification. Je l’ai écrit en réponse à Teddy : « Cher Teddy, tu ne sais même pas de quoi tu parles. Tu crois que le voile, c’est juste un bout de tissu ? Mais non. Le voile, c’est tout ça. C’est un système. »</p>

<p>Et la religion, ce n’est pas un menu à la carte. Ce n’est pas comme à la cantine, où on peut dire « je prends l’entrée, mais pas le plat, juste le dessert aujourd’hui ». Quand tu entres dans une religion avec ses préceptes, tu es censé les suivre de A à Z. C’est d’ailleurs l’objectif des Frères musulmans et d’autres mouvances fondamentalistes : que tout soit appliqué. Et si on laisse une brèche – si on accepte une petite concession – c’est là que le ver entre dans la pomme. Et la pomme finit par pourrir de l’intérieur.</p>

<p>Donc pour vous, ce modèle français de laïcité, c’est une vraie richesse ? Et il faut se battre pour le préserver, y compris dans le sport ?</p>

<p>Mais bien sûr ! Qu’est-ce qu’elle est belle, la France. On a un modèle unique, précieux.</p>

<p>Je le dis souvent : il y a trois piliers de l’éducation. La famille, l’école et ensuite la culture et le sport. Regardez l’école : c’est formidable. Jusqu’au bac, tant qu’un élève n’a pas 18 ans, même s’il redouble, on considère qu’il doit être protégé des influences religieuses. Et puis, à la majorité, il entre à l’université, et là, il peut s’habiller religieusement comme il veut. C’est ça, la liberté à la française. Une loi belle, équilibrée. Elle n’interdit pas une religion, elle ne discrimine pas. Elle dit simplement : « Chaque chose à sa place. » Et c’est ainsi qu’on protège la liberté de conscience.</p>

<p>Est-ce que vous ne pensez pas qu’il faudrait, pour le sport, une loi un peu équivalente à celle de 2004 sur l’école ? Quelque chose de clair, qui fixe les règles ?</p>

<p>C’est justement ce que vise le fameux amendement en cours de discussion. Il a été adopté au Sénat et concerne l’interdiction des signes religieux ostensibles dans la pratique sportive – mais uniquement en compétition, pas dans le cadre des clubs ou du loisir. L’amendement est passé au Sénat, et j’espère qu’il passera aussi à l’Assemblée nationale.</p>

<p>Et qu’est-ce que vous voudriez dire aux sportifs, au-delà de Teddy Riner, qui tiennent un discours assez relativiste sur le voile ? Ceux qui disent : « Après tout, dans certains pays, ça se passe bien. » ?</p>

<p>Je pense qu’ils se trompent. Avec le concept d’inclusion – que tout doit être accepté, accueilli, intégré – on est en train, sans le vouloir, de préparer la future exclusion des femmes. À trop vouloir inclure sans discernement, on risque de rendre invisibles celles qu’on prétend défendre.</p>

<p>Etienne Campion, journaliste à Marianne<br />Par Etienne Campion</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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