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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<pubDate>Sat, 16 Sep 2023 21:25:06 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[SMSgate : &quot;La Commission européenne s&#039;enfonce dans son déni et son mensonge.&quot; Entretien avec le lobbyiste Frédéric Baldan et Me Diane Protat]]></title>
	<description><![CDATA[<p>ENTRETIEN ESSENTIEL - Nouveaux rebondissements et surprenants enseignements dans l'affaire des SMS échangés entre Ursula Von der Leyen et Albert Bourla. Pour rappel, la présidente de la Commission européenne est soupçonnée d’avoir négocié en catimini avec le PDG de Pfizer, sans mandat à cet effet, un "méga contrat" d'achat de vaccins anti-Covid-19. Afin de mettre à jour cet état de fait présumé, la justice a été saisie par le lobbyiste belge Frédéric Baldan et l’avocate française Me Diane Protat. Plusieurs plaintes ont été déposées en Belgique et au Luxembourg. Et pour saisir toutes les subtilités de ces procédures, comme l'ampleur du SMSgate au sein de l'administration supranationale de Bruxelles, le statut de "lobbyiste" de M. Baldan est tout sauf anodin. En effet, enregistré au registre de transparence de l'Union européenne (UE) comme l'exige son activité (1), il a été récemment suspendu dans de troublantes circonstances. Or, l'on observe que l'industriel pharmaceutique Pfizer, accrédité comme lobbyiste auprès du Parlement européen, ne remplit manifestement pas les critères exigés. Des critères à propos desquels il est en revanche demandé à Frédéric Baldan de s'expliquer. (Lire la suite de l’article en dessous de la vidéo)</p><p><br />Quelques jours avant d'être suspendu de son activité de lobbyiste à Bruxelles, Frédéric Baldan est invité par la parlementaire européenne Michèle Rivasi (Europe Écologie-Les Verts) lors d'une conférence. Celle-ci vise à informer la population des différentes procédures judiciaires entamées dans le cadre du SMSgate. Il expose alors sa première plainte déposée avec Me Diane Protat à l'encontre d'Ursula von der Leyen, enregistrée en avril 2023 auprès du tribunal de Liège, pour prise de corruption et prise illégale d'intérêts. Mais il décrit aussi une deuxième procédure, déposée à Luxembourg et qui se compose de deux volets.</p><p>Le premier volet porte sur une violation présumée de la Commission européenne des droits fondamentaux en matière de transparence. Le second volet concerne le non respect d'"un code de conduite qui s’applique aux commissaires européens notamment pour des problèmes de conflits d’intérêt et de corruption". Selon lui, une démission de la présidente de la Commission européenne est nécessaire afin de prévenir toute interférence avec les affaires judiciaires en cours.</p>
<p>Mesure de rétorsion immédiate ?</p>
<p>Trois heures après avoir soutenu publiquement cette idée, il reçoit un email du <a href="https://commission.europa.eu/about-european-commission/service-standards-and-principles/transparency/transparency-register_fr">Secrétariat du registre de transparence de l'UE</a>. Un courrier électronique qui est envoyé "sans le nom d'un haut fonctionnaire, sans coordonnées de contact". Son contenu l'informe d'un "contrôle de qualité" de sa déclaration d'activité de lobbyiste.</p><p>Ses données de déclarations seraient "soudainement" devenues "incohérentes". Elles n'ont pourtant posé aucun problème en six ans d'activité.</p><p>Le lobbyiste belge vérifie alors les textes. L'accusation n'est "pas clairement définie". Et de toute façon, elle ne montrerait que la faillite des processus préalables d'encadrement et de contrôle de la pratique du lobbyisme. M. Baldan va donc plus loin. Il essaye de comprendre "qui est en face de lui". Le secrétariat du registre à la transparence n'a "aucun organigramme" et "pas d'adresse postale". </p><p>Finalement, il identifie - avec l'aide de journalistes - quelques fonctionnaires qui collaborent à cette entité. Le lobbyiste découvre qu'une "n-1" de Mme von der Leyen en est à la tête. Cette subalterne directe de la présidente impliquée dans le SMSgate dirige par ailleurs l'unité de transparence de la Commission européenne. De facto, lorsque quelqu'un demande l'accès aux SMS de Mme von der Leyen envoyés à M. Albert Bourla (le cœur de l'affaire), il s'adresse directement à la personne qui a suspendu M. Baldan. Lui qui est contraint de recourir à la justice pour obtenir l'accès aux SMS...</p><p>"Personne ne remet en cause ma pratique professionnelle", poursuit le lobbyiste belge. Cette suspension a été actée dans l'urgence et sans attendre les propositions d'éclaircissements faites par M. Baldan. Pour autant, un élément particulier est exigé par le Secrétariat du registre à la transparence : suite à sa suspension, M. Baldan doit supprimer de sa déclaration d'activité, qui est publique, la mention à sa plainte portée contre Mme von der Leyen.</p><p>Et il doit faire de même à propos de ses rendez-vous avec les députés européens : un contresens complet pour ce bureau chargé en théorie de donner les informations aux citoyens afin de surveiller la pratique des lobbyistes !</p>
<p>Quid de la conformité de l'activité de Pfizer comme lobbyiste ?</p>
<p>M. Baldan a alors une idée simple mais redoutable : aller vérifier les déclarations pour d'autres groupes de lobbys, dont l'industriel Pfizer. Quelle entité juridique inscrite dans le registre de transparente représente le lobbysime ? Pfizer Inc., soit l'entreprise outre-Atlantique, dont est responsable directement son PDG impliqué dans le SMSgate, M. Albert Bourla.</p><p>Le géant américain Pfizer remplit-il les conditions pour pratiquer le lobbyisme à Bruxelles ? La question <a href="https://www.euractiv.fr/section/sante/news/pfizer-garde-ses-entrees-au-parlement-europeen/">a fait débat</a> il y a quelques mois. M. Baldan se souvient surtout <a href="https://violationtracker.goodjobsfirst.org/?company=pfizer">de toutes les condamnations avérées de Pfizer</a> pour corruption.</p><p>Mais alors comment la déclaration pour accéder à ce droit d'exercer comme lobbyiste à Bruxelles a-t-elle pu être faite ? "Ils ont fait une fausse déclaration en connaissance de cause", affirme Frédéric Baldan. D'après lui, l'industriel pharmaceutique "ayant été déjà condamné pour corruption à l'étranger", les fonctionnaires du Secrétariat au registre de la transparence "n'auraient jamais dû accepter la déclaration de Pfizer et les accréditer comme lobby". </p><p>"On a visé juste", dit Me Protat car "tout est fait pour mettre des bâtons de les roues" à celui qui est devenu "un lanceur d'alerte". "On ne peut pas laisser les institutions européennes dérailler à ce point", lance Frédéric Baldan afin d'expliquer son engagement. Il s'agit pour lui de faire toute la lumière sur des agissements de hauts fonctionnaires européens dont la nature fait soupçonner à Me Diane Protat "une collusion" au détriment des citoyens et de la démocratie. "La Commission européenne s'enfonce dans son déni et son mensonge", ajoute M. Baldan.</p><p>Une affaire qui n'a pas fini de faire parler d'elle et, pourtant, ni les médias français, ni l'Agence France-Presse ne l'évoquent. Un comportement qui choque M. Baldan : "J'ai contacté de grands journalistes. Ils sont pleinement informés de la situation. Ils refusent de relayer l'information." Il s'agit bel et bien pourtant d'un "fait journalistique" à propos de contrats menés dans la plus grande opacité et qui ont coûté des dizaines de milliards d'euros aux contribuables européens.</p>
<p>Note :</p>
<p>(1) Le registre de transparence est une base de données qui répertorie l'ensemble des organisations dont le souhait est d'influencer le processus législatif et de mise en œuvre des politiques des institutions européennes. Son but est de mettre en évidence les origines, intentions et budgets des divers lobbyings afin de permettre théoriquement au public de surveiller ces derniers et leurs activités.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/929/la-lucidite-de-francis-gutmann-sur-la-france-et-le-monde</guid>
	<pubDate>Fri, 15 Sep 2023 14:11:27 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/929/la-lucidite-de-francis-gutmann-sur-la-france-et-le-monde</link>
	<title><![CDATA[La lucidité de Francis Gutmann sur la France et le monde]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Pour avoir participé aux fondements de la Communauté européenne, travaillé avec François Mitterrand, Claude Cheysson ou Jacques Chirac, Francis Gutmann concilie modération du propos et ambition pour son pays et pour le monde. Rédigé avant l’accession de François Hollande à la présidence, son livre n’a pas beaucoup vieilli en deux ans tant la continuité prévaut sur le changement: «La France est arrogante tout en ayant perdu la fierté d’elle-même […]. Elle n’ose plus même parler d’indépendance. Elle aimerait qu’on l’admire encore, alors qu’elle a perdu confiance en elle. […] Nul n’est crédible pour autrui si son identité se brouille, il n’y a que des sots à vouloir récuser un patriotisme qui en est la vivante expression; et dans les troubles de la terre, il importera d’autant plus d’avoir des convictions qu’il n’y aura plus de certitudes.»</p><p>Abordant le sujet de l’OTAN, il note: «Trois ans après notre retour dans l’organisation militaire intégrée, il faut bien constater déjà combien, chez nombre de nos militaires, toute singularité de pensée disparaît sous la pression de la «machinerie» atlantique. […] L’OTAN aujourd’hui, pour quoi faire? Elle tend à devenir moins l’institution d’une défense commune qu’une organisation politique réunissant les Américains et leurs alliés.»</p><p>A la lumière de la crise en Ukraine, les remarques sur la Russie valent quelques développements: «M. Poutine avait trouvé une effro­yable situation politique et économique. Toute son action a visé à la restauration de la Russie dans ses limites resserrées, à la constitution d’un Etat, ainsi qu’à l’assainissement et au redressement d’une économie proche de la faillite […]. Washington, soutenu par les Européens, ne cesse de prendre ou de favoriser des mesures susceptibles d’être interprétées par Moscou comme autant de provocations. Ce sont le soutien à grand bruit et à grands frais de pays de l’ex-Union soviétique aux frontières de la Russie, la proposition d’accueillir certains d’entre eux au sein de l’OTAN (mais une OTAN pour quoi faire?), la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo, l’affaire – à ses débuts – du bouclier antimissile, etc. Madame Condoleezza Rice était même allée naguère déclarer que les Etats-Unis ne laisseraient pas les Russes faire obstacle à l’élargissement de l’OTAN. Cette déclaration est assez surprenante car elle revient à dire à un assiégé – ou qui craint de l’être – qu’il ne doit pas s’opposer au renforcement de son siège. […] Quand M. Mendeleïev parla à M. Solana, non plus de «maison commune» chère à Gorbatchev, mais d’une sorte d’accord de sécurité de «Vancouver à Vladivostok», cela aurait mérité d’être creusé. […] L’intérêt de l’Europe est de s’entendre avec la Russie plutôt que de participer à son encerclement. […] L’Europe a besoin d’une Russie nouvelle forte et stable.» Et de rappeler que ce sont les Européens qui ont dénoncé le système de livraison de gaz, stable, favorable aux parties, pour lui préférer un régime plus «libéral».</p><p>Quels sont les outils d’une nouvelle politique? L’Etat se voit réhabilité: «Il n’y a pas à être pour ou contre l’Etat, le fait est qu’il a seul la vocation et la capacité d’exercer l’autorité au service de l’intérêt général et de représenter une nation vis-à-vis de l’extérieur.» Or l’Etat, la nation, la démocratie, sont inséparables. «La démocratie est un état de vie, un état d’esprit avant d’être une forme de gouvernement.» Le chantier est immense.</p><p>Les institutions économiques internationales telles le FMI, la Banque mondiale et l’OMC ne sont pas épargnées. «Le libéralisme le plus exigeant y régnait.» «Le FMI […] n’est pas responsable de la crise actuelle, il est coupable de ne s’être jamais préoccupé des désordres d’une libéralisation financière conduisant par ses excès à une fragilisation générale au risque de désordres en chaîne.» Pour sa part, l’OMC est l’objet d’un commentaire judicieux: «Plutôt que de viser, de cycle en cycle, la libération des échanges, à faire du monde à marche forcée un espace ouvert à tous vents, l’Organisation pourrait d’abord chercher à être le lieu d’un authentique dialogue entre pays plus anciennement avancés et pays émergents.»</p><p>Les Européens sont invités à penser leur défense: «Il faut se départir de l’idée que les Américains seront toujours là pour défendre l’Europe.» Au-delà de l’Europe, il convient de se montrer plus équitable en matière de lutte contre la prolifération nucléaire: «Il y a déjà deux poids deux mesures. On admet dans la péninsule indienne que l’Inde et le Pakistan détiennent chacun la bombe, on n’accepte pas qu’un autre pays qu’Israël la possède au Moyen-Orient!» La prétention américaine à la «Space Domination» et à l’arsenalisation corollaire n’ira pas sans contestation, dont la Chine montre le chemin.</p><p>Au-delà du cas français, l’ambassadeur Francis Gutmann dispense une leçon de lucidité, de courage, de liberté, à celles et à ceux qui s’interrogent sur l’ordre du monde et les changements à y apporter.</p><p>Gabriel Galice est président de l’Institut international de recherches pour la paix à Genève (Gipri)</p><p>* Changer de politique. Une autre politique étrangère pour un monde différent?, Francis Gutmann, Ed. Riveneuve, 2011.</p><p>«L’intérêt de l’Europe est de s’entendre avec la Russie plutôt que de participer à son encerclement»</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Wed, 13 Sep 2023 21:52:59 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/928/en-afghanistan-les-femmes-se-suicident-de-desespoir</link>
	<title><![CDATA[En Afghanistan, les femmes se suicident de désespoir]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Temps de lecture: 4 min — Repéré sur <a href="https://www.bbc.com/news/world-asia-66636750" target="_blank">BBC</a>, <a href="https://www.theguardian.com/world/2023/aug/28/despair-is-settling-in-female-suicides-on-rise-in-talibans-afghanistan?CMP=share_btn_tw" target="_blank">The Guardian</a></p><p>En Afghanistan, il n'y a plus de statistiques officielles. Ce que l'on sait de ce pays dont se sont emparés les <a href="https://www.slate.fr/dossier/677/talibans" rel="noreferrer" target="_blank">talibans</a> le 15 août 2021 est transmis par les quelques associations humanitaires qui y sont encore et par les Afghans qui parviennent à communiquer avec l'extérieur; le monde libre.</p><p>C'est le cas de Latifa, 18 ans, qui a raconté par téléphone lors d'une interview qu'elle avait fait une tentative de suicide. Latifa voulait devenir médecin, mais depuis deux ans, elle n'a plus le droit de faire <a href="https://www.slate.fr/dossier/6721/etudes" rel="noreferrer" target="_blank">d'études</a> puisqu'elle est une fille. Ses parents ont donc organisé un mariage pour elle, avec son cousin héroïnomane. «J'avais deux options: soit épouser un drogué et avoir une vie épouvantable, soit me tuer. J'ai choisi la deuxième option.»</p><p>Abonnez-vous gratuitement à la newsletter quotidienne de Slate.fr et ne ratez plus aucun article!</p><p><a href="https://www.slate.fr/newsletters" rel="noreferrer" target="_blank">Je m'abonne</a></p><p>Latifa est un poids mort pour sa famille, comme des millions de <a href="https://www.slate.fr/dossier/1815/filles" rel="noreferrer" target="_blank">filles</a> afghanes qui ne gagneront jamais leur vie, n'ont le droit de rien faire dans l'espace public et n'ont que le rôle de femelles reproductrices depuis que les fous de Dieu ont pris les commandes de leur pays. Selon les chiffres de l'ONU, neuf femmes sur dix y sont victimes de violences familiales sous une forme ou une autre.</p><p>Les filles sont devenues une monnaie d'échange contre de la nourriture; l'Unicef rapporte des occurrences de bébés filles de 3 semaines vendus pour éviter la famine à leur <a href="https://www.slate.fr/dossier/142/famille" rel="noreferrer" target="_blank">famille</a>. Les exemples de fillettes afghanes livrées à des hommes deux, trois, quatre fois plus âgés qu'elles ou davantage abondent. «Je ne veux pas de lui. S'ils m'obligent à y aller, je me tuerai. Je ne veux pas quitter mes parents»: tels sont les mots d'une fillette de 10 ans vendue à un homme de 70 ans pour acquitter les dettes de sa famille, <a href="https://www.independent.co.uk/asia/south-asia/afghanistan-child-marriages-food-crisis-b1963454.html" rel="noreferrer" target="_blank">relayés par</a> <a href="https://www.independent.co.uk/asia/south-asia/afghanistan-child-marriages-food-crisis-b1963454.html" rel="noreferrer" target="_blank">The Independent</a>. On ne sait ce qu'il est advenu d'elle.</p>
<p>Rêves brisés</p>
<p>La liste des interdits qui frappent les femmes depuis l'accession au pouvoir des talibans est interminable et vertigineuse: <a href="https://www.slate.fr/dossier/10963/interdiction" rel="noreferrer" target="_blank">interdiction</a> d'étudier après la primaire, interdiction de sortir sans être accompagnée d'un mahram (gardien), interdiction de montrer la moindre partie de son corps en public, interdiction de fréquenter les salons de beauté, les parcs d'attraction et les jardins publics, interdiction de passer le permis de conduire, interdiction d'être hôtesses de l'air, interdiction de fréquenter les bains publics et les salles de gym, interdiction de travailler pour des ONG...</p><p>Rien d'étonnant que le geste de Latifa ne soit pas isolé. Depuis l'arrivée des talibans, le nombre de <a href="https://www.slate.fr/dossier/5467/suicide" rel="noreferrer" target="_blank">suicides</a> et de tentatives de suicides de femmes a explosé dans le pays, selon les données fournies par des hôpitaux publics et des cliniques de santé mentale dans un tiers des provinces du pays. Les talibans ayant interdit la communication de ce type de statistiques dans de nombreuses provinces, elles sont envoyées en privé par des travailleurs du monde médical et correspondent à la période entre août 2021 et août 2022. Ces données laissent entendre que l'Afghanistan est l'un des très rares pays au monde où les femmes se suicident plus que les hommes.</p><p>Pour les filles qui veulent étudier quand même, il ne reste qu'une bien maigre solution: obtenir une <a href="https://www.slate.fr/dossier/369/bourse" rel="noreferrer" target="_blank">bourse</a> et un visa dans un pays étranger et partir. C'est le cas de Natkai, qui a continué à étudier même lorsque ce droit lui a été retiré. Elle a bénéficié d'une bourse lui permettant d'étudier à l'Université de Dubaï, aux Émirats arabes unis, financée par l'homme d'affaires milliardaire Khalaf Ahmad Al Habtoor.</p><p>Ce programme a été mis en place en décembre 2022, après que les talibans ont interdit aux femmes d'étudier à <a href="https://www.slate.fr/dossier/163/universite" rel="noreferrer" target="_blank">l'université</a>. Selon la BBC, cent Afghanes ont réussi à décrocher cette bourse. Certaines, qui vivaient déjà à l'étranger, se sont rendues à Dubaï.</p><p>Alors le 23 août dernier, Natkai a dit au revoir à sa famille et elle est partie à l'aéroport, direction Dubaï. Et ses rêves se sont effondrés.</p><p>«Quand les talibans ont vu nos billets et nos visas d'étudiantes, ils ont dit que les filles n'avaient pas le droit de quitter l'Afghanistan avec des visas d'études», a-t-elle confié au journaliste, la voix brisée. Natkai est l'une des soixante jeunes filles, au moins, à avoir été refoulées à <a href="https://www.slate.fr/dossier/18125/aeroport" rel="noreferrer" target="_blank">l'aéroport</a>. «Trois filles qui avaient un mahram étaient déjà dans l'avion», raconte Natkai. «Mais des fonctionnaires du ministère pour la Promotion de la vertu et la Répression du vice les ont fait descendre de l'avion.»</p><p>Shams Ahmad, qui avait accompagné sa sœur à l'aéroport dans le cadre de ce programme, témoigne: «La bourse avait donné un nouvel espoir à ma sœur après la fermeture des universités ici. Elle a quitté la maison pleine d'espoir, elle est revenue en larmes. Tous ses droits lui ont été retirés.»</p><p>Un porte-parole du ministère pour la Promotion de la vertu et la Répression du vice interrogé a déclaré qu'il n'était pas au courant de cet incident.</p>
<p>«S'il vous plaît, aidez-nous»</p>
<p>Certaines de ces filles avaient financé le <a href="https://www.slate.fr/dossier/17147/visa" rel="noreferrer" target="_blank">visa</a> d'un homme pour qu'il les accompagne, mais elles ont quand même été empêchées de partir. «Certaines sont si pauvres et impuissantes. Elles n'ont même pas les 400 afghanis [environ 5 euros] nécessaires pour la vérification des documents exigés par le ministère des Affaires étrangères», explique le frère de Natkai.</p><p>Khalaf Ahmad Al Habtoor a exprimé son indignation et sa tristesse dans un message filmé et <a href="https://twitter.com/KhalafAlHabtoor/status/1694244569800433820" rel="noreferrer" target="_blank">publié sur Twitter</a>, où il écrit: «C'est une immense tragédie, un coup porté aux principes d'humanité, d'éducation, d'égalité et de justice.» Dans cette vidéo, on entend une jeune femme relatant qu'elle a été empêchée de partir à l'aéroport, alors qu'elle était accompagnée d'un mahram. À la fin de son message, on l'entend supplier: «S'il vous plaît, aidez-nous.»</p><p>*Les noms des personnes interrogées ont été changés.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 22:04:11 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/927/les-cahiers-au-feu-l%E2%80%99abaya-au-milieu</link>
	<title><![CDATA[Les cahiers au feu, l’abaya au milieu]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Revoilà les abayas. En fait, elles n’avaient jamais vraiment disparu, mais la question des signes religieux à l’école est un bâton tellement merdeux que tout le monde préférait ne pas en parler. Pourtant, les signalements d’entorses à la laïcité ne cessent de se multiplier depuis des mois, en particulier à travers le port de cet accoutrement. Le nouveau ministre de l’Éducation, Gabriel Attal, vient d’annoncer l’interdiction des abayas dans les établissements scolaires publics, mettant un terme à un flou qui entourait ce vêtement et qui laissait les chefs d’établissement se débrouiller seuls avec ce problème. Désormais, les choses sont claires.</p>

<p>Et aussitôt, on nous ressert le débat sur les signes religieux et on entend exactement les mêmes arguments qu’à l’époque où le voile avait été interdit : « non à la police vestimentaire », « les abayas n’ont rien de religieux », etc. Toujours la même rengaine pour nous dire que c’est un faux débat, que ce ne sont que des histoires d’adolescentes rebelles et qu’il ne faut pas y prêter attention. On nous dit que l’abaya n’a rien de religieux, mais dans le même temps la députée LFI Mathilde Panot nous explique que cette mesure est dirigée « contre les musulmans ». Curieux raisonnement : si ce vêtement n’a rien de religieux, alors pourquoi dire que les musulmans sont victimes de cette mesure d’interdiction ? Et puis, quand on parle de musulmans, de qui parle-t-on ? De tous les musulmans ou des plus traditionalistes, dont on sait qu’ils détestent la laïcité et qu’ils ont pour objectif de la combattre ? Il faut arrêter de nous prendre pour des cons en accusant les opposants à l’abaya d’être antimusulmans : on sait aujourd’hui très bien, et cela est parfaitement documenté, qu’il existe une stratégie pensée par des religieux traditionalistes, comme les Frères musulmans, qui utilisent les réseaux sociaux pour inciter à porter de telles tenues afin de faire plier les règles de la laïcité.</p>

<p>LA LAÏCITÉ N'EST PAS UNE OBSESSION DE VIEUX CONS<br />Évidemment, on nous dira que ce genre de discours fait le jeu de la droite radicale, renvoyant la laïcité définitivement dans le camp de l’extrême droite. Il est quand même extraordinaire que la gauche, qui a toujours défendu la laïcité dans le but de restreindre l’emprise des religieux sur la vie publique, privée et politique, soit aujourd’hui incapable de le faire face à des revendications religieuses nouvelles. La laïcité n’est pas une obsession de vieux cons ringards laïcards. C’est un pilier de toute société moderne, qui ne devrait pas être une source de clivage entre la droite et la gauche, mais au contraire un point de ralliement, une sorte de plus petit dénominateur commun à toutes les formations politiques, à la manière du Conseil national de la Résistance (CNR), dont le programme jetait des bases qui faisaient consensus entre toutes les sensibilités politiques.</p>

<p>Au lieu de cela, le combat pour la laïcité est souvent ridiculisé par ses adversaires, qui l’opposent aux problèmes sociaux comme le pouvoir d’achat ou les questions écologiques telles que le réchauffement climatique. La laïcité serait un combat minable d’arrière-garde qui nous détournerait des vraies priorités. Le combat pour la liberté n’est pourtant pas un combat désuet, car la laïcité, moyennant le respect de ses règles et de ses restrictions, apporte bien plus que la satisfaction de porter ce vêtement aussi laid que pathétique. Elle nous débarrasse des dogmes archaïques, des interdits spirituels primitifs afin de nous permettre de réfléchir, en totale liberté. Mais on se demande, quand on voit ces ados sur les réseaux sociaux qui réclament de porter ces signes religieux ridicules, si, au fond, la liberté de conscience n’est pas trop grande pour eux. Dès l’adolescence, ils se vautrent dans des religions d’un autre âge qui leur imposent des règles débiles, et pensent avoir atteint les sommets de la sagesse en s’y pliant. Alors que la liberté, la vraie, celle qui ose dire merde à Dieu, fait peur car elle nous met à l’épreuve de ce que nous sommes vraiment.</p>

<p>L’engouement pour le rigorisme religieux chez un certain nombre d’ados aujourd’hui n’est pas un signe de bonne santé politique ou philosophique. C’est plutôt le symptôme d’une médiocrité ambiante, d’une nullité intellectuelle de plus en plus revendiquée avec fierté, le tout décuplé par les réseaux sociaux dont le fonctionnement flatte immédiatement les comportements les plus abrutis.</p>

<p><a href="https://charliehebdo.fr/auteurs/riss/">Riss</a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/925/comprendre-l%E2%80%99extreme-extensibilite-du-gluten</guid>
	<pubDate>Sun, 03 Sep 2023 15:45:26 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/925/comprendre-l%E2%80%99extreme-extensibilite-du-gluten</link>
	<title><![CDATA[Comprendre l’extrême extensibilité du gluten]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Pains, pâtes, biscuits, plats préparés... le gluten est partout dans notre alimentation. Les scientifiques du projet Elastobio en étudient les propriétés mécaniques.</p><p>Le gluten a quelque chose de magique. Sans lui, le pain, les brioches, les gâteaux ou les biscuits n’ont pas la même texture. Pourtant, le gluten n’existe pas en tant que tel dans les farines. Il se constitue lors du pétrissage à travers l’interaction de protéines végétales que l’on retrouve dans le blé et l’épeautre mais aussi l’orge, l’avoine ou encore le seigle. Au contact de l’eau et sous l’action mécanique du pétrissage, ces protéines forment alors un réseau tridimensionnel. Élastique et résistant, ce réseau de gluten est essentiel à la panification : il se déforme considérablement lors de la fermentation à la suite de la formation de bulles de gaz carbonique mais sans se rompre et permet ainsi d’obtenir des pains aérés et des gâteaux moelleux. Consommé par les humains depuis des millénaires via l’utilisation de farines, le gluten n’en garde pas moins sa part de mystère.</p><p>Le gluten, une matière molle</p><p>Mais comment étudier cette matière qui n’est ni liquide ni vraiment solide ? « Cela relève du domaine de la matière molle », explique Amélie Banc, maître de conférences à l’Université de Montpellier et physicienne spécialisée dans l’étude de la matière molle. Parmi ces matériaux, on trouve par exemple les crèmes, les mousses ou encore les gels utilisés dans des domaines aussi variés que l’alimentaire, les cosmétiques ou encore le bâtiment. Une de leurs caractéristiques principales est leur viscoélasticité. En effet, « lorsqu’elle est déformée, la matière molle ne réagit pas tout à fait comme les liquides qui s’écoulent. Ni d’ailleurs comme les solides qui eux retrouvent leur forme première lorsque la contrainte mécanique est relâchée, si cette dernière n’est pas trop forte », explique la physicienne. Ce qui est le cas du gluten, qui est ni liquide – il ne s’écoule pas – ni solide car il peut notamment s’étirer tel un chewing-gum.</p><p><br />Ces propriétés si particulières du gluten de blé sont depuis plusieurs années au cœur des travaux de recherche qu’effectuent Amélie Banc et ses collègues, Laurence Ramos, directrice de recherche du CNRS au laboratoire Charles Coulomb de Montpellier, et Marie-Hélène Morel, biochimiste et directrice de recherche de l’INRAE de Montpellier.</p><p>L’étude du gluten : un problème insoluble</p><p>Caractériser les propriétés mécaniques de cette pâte élastique et collante n’est toutefois pas chose aisée. Tel quel, le gluten est en effet insoluble dans l’eau, ce qui exclue l’étude de ses propriétés physico-chimiques et structurales dans son solvant naturel. En conséquence, de nombreux laboratoires de recherche utilisent des détergents, aussi appelés des tensioactifs, pour solubiliser dans l’eau gliadines et gluténines, les deux principales protéines végétales composant le gluten de blé. « Mais cette manipulation a un impact sur certaines interactions physiques et chimiques essentielles aux propriétés mécaniques du gluten », estime Amélie Banc. Afin d’éviter cet écueil, les chercheurs ont identifié un protocole d’extraction des protéines du gluten basé sur un solvant composé pour moitié d’eau et d’éthanol qui permet d’obtenir des échantillons représentatifs de ces protéines en partie hydrophobes. De plus, « ce solvant nous permet, notamment en jouant sur la température, de faire varier la composition des échantillons en gliadines et en gluténines afin de mieux comprendre l’influence de ces protéines sur la structure et les propriétés du gluten », poursuit la chercheuse. À partir de ces échantillons extraits en eau/éthanol, les scientifiques ont même réussi à reconstituer des gels de gluten de composition et de rigidité variables dans l’eau.</p><p>Mieux comprendre le gluten et ses propriétés mécaniques</p><p>Les échantillons de gluten obtenus par ces procédés vont alors être triturés et torturés par les scientifiques. Étudier leur résistance aux contraintes et aux déformations, autrement dit leur rhéologie, permet en effet de caractériser les matériaux mous. Pour cela, « nous utilisons notamment un rhéomètre rotatif, explique Amélie Banc. Cet appareil applique des contraintes mécaniques de cisaillement grâce à deux plaques parallèles tournant sur elles-mêmes entre lesquelles l’échantillon est confiné. » Cela permet aux chercheurs d’observer entre autres la relaxation de contrainte. « Ce test rhéologique consiste à imposer une déformation au matériau tout en mesurant la force nécessaire pour maintenir cette déformation. Si le matériau est élastique, la contrainte pour conserver cette déformation est constante dans le temps. Mais dans le cas du gluten, la force nécessaire pour maintenir l’échantillon déformé diminue petit à petit, une caractéristique des matériaux viscoélastiques. » À travers différents tests de cet acabit sur une variété d’échantillons de gluten de compositions variées, complétés d’études structurales par diffusion de la lumière et de rayons X, et en comparant les résultats obtenus à des modèles théoriques, Amélie Banc et ses collègues ont prouvé que le gluten se comporte comme un gel.</p><p>Le gluten, un gel proche de l’état critique</p><p>Mais qu’est ce qu’un gel du point de vue d’une physicienne ? « C'est un matériau hydraté par un solvant qui présente des propriétés élastiques. Il ressemble à un solide mou », précise Amélie Banc. Ce type de matière molle s’organise spontanément dans certaines conditions via la formation de liaisons intermoléculaires pour constituer un réseau tridimensionnel au cœur duquel se trouve piégé le solvant. Dans le cas du gluten, ce sont les gliadines et les gluténines qui composent le réseau de ce gel dit polymérique. Cependant, au contraire de la plupart des gels qui sont formés d’un réseau dense, le gluten demeure dans un état proche de l’état dit critique avec des propriétés rhéologiques particulières, notamment une extensibilité extrême. Mieux comprendre cette caractéristique du gluten est d’ailleurs la principale thématique du projet Elastobio coordonné par Amélie Banc et financé par l’Agence nationale de recherche (ANR). Car, à l’heure actuelle, la plupart des recherches sur le gluten se focalisent sur de petites déformations. « Dans le cadre d’Elastobio, nous avons poussé les déformations de cisaillement jusqu’à 200 000 % et étrangement, nous retrouvons les mêmes temps caractéristiques que pour de petites déformations, raconte Amélie Banc. Ce qui implique que, soit le réseau reste intact malgré les déformations, soit cette structure tridimensionnelle se reforme très rapidement. » La deuxième hypothèse est probablement la bonne. Le gluten, à l’image d’autres gels, présente ainsi des propriétés d’autocicatrisation. « Cette caractéristique est liée aux liaisons entre gliadines et gluténines – des ponts disulfures entre deux atomes de soufre et des liaisons hydrogène – qui permettent de former un maillage dynamique capable de se réorganiser sous la contrainte. » Ces types de liaisons chimiques sont en effet relativement faibles et peuvent facilement se briser avant de se reconstituer un peu plus loin sur la même chaîne de protéine ou sur une autre à proximité.</p><p>Un bénéfice pour l’agroalimentaire</p><p>Toutes ces connaissances accumulées ont permis de rationaliser et de mieux maitriser les propriétés du gluten en jouant entre autres sur la composition en protéines, sa concentration, la qualité du solvant ou encore à travers l’ajout d’additifs pour contrôler la formation de liaisons entre les différentes chaines du réseau. Ces travaux intéressent d’ores et déjà des entreprises agroalimentaires. Par ailleurs, ces recherches pourraient aussi aider au développement d’alternatives au gluten pour l’alimentation. Environ 1% de la population est en effet intolérante au gluten. « Nous cherchons actuellement à créer des échantillons avec des propriétés viscoélastiques similaires au gluten à partir d’un mélange de protéines végétales et de polysaccharides, des chaines de glucides complexes », ajoute Amélie Banc. Un espoir pour les intolérants au gluten qui pourraient de nouveau déguster des pains moelleux et aérés, mais sans gluten.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 08:50:56 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[URNES ÉLECTORALES : URNES DES CENDRES DE LA FRANCE - - BLOG OFFICIEL DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE PIED-NOIR EN EXIL]]></title>
	<description><![CDATA[<p style="text-align: center;">Un jour viendra où les urnes électorales seront les urnes des cendres de la France</p><p><a name="IMG_116406260" href="https://p6.storage.canalblog.com/63/42/1549693/116406260_o.jpg" target="_blank" id="IMG_116406260"></a></p><p style="text-align: center;">Salem Ben Ammar</p><p>Docteur en sciences politiques, français d’origine Tunisienne,</p><p>et engagé dans le combat contre l'Islam</p><p style="text-align: center;">Mardi 7 mars 2017</p><p>            Viendra le jour où nous allons rigoler jaune avec les revendications des musulmans de France : « Nous constituons près du tiers de la population française. En toute logique nous devons prétendre au tiers des sièges dans les différentes institutions nationales et locales représentatives du peuple ».</p><p>            Or, nous sommes mis sur la touche alors que vous êtes élus grâce à nos voix. Soit vous nous faites de la place sur vos listes soit nous créons nos propres partis politiques, ce qu’ils ont déjà commencé à faire, et nous présenterons nos candidats partout en France.</p><p>            Un autre péril qui menace la France où ils pourraient un jour ou l’autre mettre la main sur l’Assemblée Nationale et adopter les lois favorables à l’islam. Ils sont des électeurs, aucune loi en France ne saurait étouffer leurs velléités politiques.</p><p>            Le vrai péril pour la France est quand les musulmans seront 10 millions à voter.</p><p>Quand ils seront 10 millions à voter ce qui ne saurait tarder quand on sait qu’un jeune sur 5 au moins est de parents nord-africains, les urnes de la démocratie pourraient se transformer en urnes de ses cendres. Une conquête tranquille de pouvoir sans heurts ni effusion de sang.</p><p>            En naturalisant les musulmans à tour de bras, la France n’a peut- être pas imaginé le scénario qu’un jour ils seront des électeurs et des éligibles et qu’ils pourraient ainsi l’achever.</p><p>            Un musulman est, par définition, un soldat au service de la cause de sa religion; il n’a que faire de l’intérêt général d’un pays censé être de surcroît un dar al harb, une ère à conquérir, qui naïvement lui offre lui-même les armes de ses lois trop généreuses pour faire triompher la cause de l’islam.</p><p>            La France peut toujours fermer ses frontières et durcir les conditions d’accès à sa nationalité mais elle ne peut plus faire grand-chose contre la forte poussée démographique et le poids électoral grandissant de ses musulmans.</p><p>            Quelle que soit la force politique qui sera amenée à diriger les affaires du pays aux lendemains des prochaines échéances électorales présidentielles et législatives elle n’aura pas toute la marge politique nécessaire pour les traiter en simple vivier électoral où l’on vient puiser ses voix tous les 5 ans.</p><p>            C’est fini le temps où ils font figure de simples figurants sur la scène politique française. Ils savent parfaitement que le temps joue pour eux et que statistiquement ils constituent le premier politique en France avec au moins 10 millions de militants déterminés et mus par le même idéal islamiser la France.</p><p>            Pour l’heure ils sont capables de se fondre dans le creuset républicain pour ne pas continuer à nourrir les sentiments de rejet et de défiance dont ils font l’objet au sein de la majorité des Français. Ils préfèrent temporiser et poursuivre subrepticement leur stratégie d’araignée qui tisse inlassablement sa toile à l’ombre des tours en béton et s’étendre dans les coeurs des villes comme à Marseille, Paris, Lille et Toulouse où des quartiers entiers sont totalement islamisés.</p><p>            Pourquoi vont-ils relever le défi d’une guerre civile qui pourrait leur être fatale alors qu’ils ont tout intérêt à avancer à visage couvert et renforcer leur assise démographique et électorale sans que personne n’y prenne garde ?</p><p>            La France islamisée est pour bientôt et les musulmans s’en frottent les mains comme si leur victoire est acquise à 100%. Et ce n’est pas des gesticulations verbales enfiévrées et hystériques que les Français soumis aux flux migratoires incessants à forte dominante musulmane vont pouvoir éviter à la France de finir sous les griffes de l’hydre musulmane.</p><p>            Tant que le peuple continue à banaliser le danger de l’islam la France n’échappera pas à son destin musulman.</p><p>Salem Ben Ammar</p><p>Télécharger au format PDF  <a href="https://p1.storage.canalblog.com/14/19/1549693/116406791.pdf">ACp__SALEM_BEN_AMMAR11</a></p><p><a href="http://gourvernementpn.canalblog.com/archives/2017/06/22/35408534.html" title="LIBRES ÉCRITS CITOYENS- ARTICLES DÉDIÉS" rel="bookmark">RETOUR LIBRES ÉCRITS CITOYENS- ARTICLES DÉDIÉS</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 20 Aug 2023 20:20:52 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La disparition de la gauche laisse place à des humeurs tristes]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L'écrivain Nicolas Mathieu prétend que le monde le passionne trop pour qu'il puisse imaginer le transformer. Mais son regard aide à saisir les humeurs qui traversent la société française. Interview.</p><p>Nicolas Mathieu a reçu le prix Goncourt 2018 pour Leurs enfants après eux, qui explorait la vie d’adolescents dans l’est de la France des années 1990. La force de ses romans chorals naît de sa capacité à croquer des strates très différentes de la société française, aux regards, aux aspirations et aux intérêts divergents, illustrant le principe énoncé par Jean Renoir : « Le problème, dans la vie, c’est que chacun a ses raisons. » Il avait publié en 2014 Aux animaux la guerre, un polar (adapté en série télé avec Olivia Bonamy et Roschdy Zem) dans lequel une inspectrice du travail faisait office de détective privée dessalée à l’américaine, et un délégué du personnel, de bad boy.</p><p>Son troisième roman, Connemara, caracole en tête des ventes. Une histoire d’amour, toujours dans l’est de la France… Entre une consultante, qui est partie faire une école de commerce, a vécu à Paris, avant de revenir s’établir à Nancy, et son béguin de jeunesse, star de l’équipe de hockey sur glace d’Épinal, qui lui, est resté – tous deux subissant le déclassement d’une région en crise. Le titre du roman évoque « Les Lacs du Connemara » de Michel Sardou, cette rengaine que « tout le monde connaît mais qui ne dit pas la même chose quand elle est diffusée dans un bal populaire que quand on la passe dans une soirée HEC ».</p>
<p>Le personnage féminin de Connemara, Hélène, est ce qu’on appelle un transfuge de classe. Et on a aujourd’hui l’impression que moins il y a de transfuges de classe dans cette société… </p>
<p>Nicolas Mathieu :... Plus on en parle… Je m’interroge également là-dessus, c’est assez mystérieux. Autrefois, un transfuge de classe, c’était quelqu’un qui, grâce à l’école républicaine, changeait de milieu. Aristide Briand, fils de bistrotier qui devient le maître de la diplomatie française pendant vingt ans en est le meilleur exemple. Ils entraient dans les livres d’histoire. Aujourd’hui, ça existe toujours, mais s’il y avait dix places dans l’ascenseur social, il n’y en a plus que deux. Est donc née une espèce de passion pour les histoires de transfuges sociaux, auxquels pas mal de lecteurs s’identifient. Mais une société se raconte toujours beaucoup de mensonges sur elle-même pour se rendre supportable à ses propres yeux. Ce goût pour les parcours de transfuges est le dernier mensonge en date avec lequel notre société profondément reproductrice des inégalités s’automystifie. Ça lui permet de continuer à parler de liberté et de méritocratie. J’ai d’ailleurs parfois eu l’impression que mes romans intéressaient moins que le récit de ma vie. L’impression de subir des interviews douanières, où l’on me demandait mes papiers d’identité, où l’on me ramenait à ce que je peux représenter, à ce que mon parcours signifie. J’essaie d’esquiver, de ne pas devenir le transfuge de classe de service.</p>
<p>On vous présente souvent comme le romancier des classes populaires, alors que dans vos romans vous évoquez des milieux sociaux très différents. Pourquoi, à votre avis ?</p>
<p>N. M. : On me dit tout le temps que je parle de la France d’en bas, des couches les plus modestes de la société, d’une sorte de lumpenprolétariat. Plusieurs journalistes m’ont parlé des chômeurs que je mets en scène dans Leurs enfants après eux… alors que tous les personnages travaillent ! Ils n’ont peut-être pas des vies très éclatantes, mais ce sont celles de gens qui ne s’en sortent pas si mal. Les mondes que j’essaie de constituer marchent par strates, les écarts de classe sont subtils, il y a des frontières, certes, mais également des circulations, des passages souterrains. </p>
<p>Comment faites-vous pour construire ces mondes ?</p>
<p>N. M. : Je pars du réel que j’observe, pas des livres de sociologie que je lis ou d’une idée de la société que je me ferais. Il y a de moi un peu partout, des souvenirs de potes, des gens que j’observe. Et je me lance de plus en plus dans des dispositifs d’enquête. Je ne suis pas Florence Aubenas, je ne fais pas des immersions de six mois… Pourtant, pour Connemara, j’ai rencontré des consultants, lu des bouquins sur le sujet, passé du temps avec l’équipe de hockey à Épinal, dans les vestiaires, à faire des entretiens. C’est documenté pour produire un effet de justesse. Pas avec l’ambition d’épuiser un sujet, comme certaines biographies américaines, mais pour planter les bons pitons dans le mur avant de tendre ma toile.</p>
<p>Annie Ernaux, l’autrice de l’Événement et de Passion Simple, adaptés au cinéma en 2021, présentée elle aussi comme un transfuge de classe emblématique, fait exactement l’inverse : elle parle d’elle en se mettant à distance, en se regardant comme une sorte d’objet sociologique.</p>
<p>N. M. : Cela correspond à un moment de la littérature française. Dans les années 1970-80, la fiction, c’était trahir, fasciner les foules à peu de frais. On n’avait plus le droit d’écrire comme Balzac. Pour ma part, à chaque fois que je recommence à écrire en disant « je », ça retombe à plat. Donc, je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, mais que ce n’est pas mon truc ; je creuse mon sillon.</p>
<p>Dans Connemara, comme dans Leurs enfants après eux, la rencontre, le brassage social, naît du désir, du sexe. Comme dans Feu de Maria Pourchet, succès de la rentrée littéraire 2021, ou dans beaucoup de romans de Houellebecq…</p>
<p>N. M. : On peut très bien avoir envie de quelqu’un qui n’est pas de notre monde, et s’il est d’accord, ça produit des effets. Le désir a une puissance révolutionnaire ! C’est une transgression des frontières sociales qui échappe au politique, à toutes les règles. Mes personnages sont des corps avant tout. Nous ne sommes que des corps, jusqu’au bout. Et, quand on n’a plus rien, on a encore un corps. Donc je pars de là, j’essaie de rendre ce que leurs corps éprouvent. Les affects par lesquels ils sont traversés, leurs perceptions : le sexe, la sueur, l’odeur du pain grillé, etc. Je ne suis pas très intellectuel, en fait (rire). Mais, même si je ne suis pas Céline, la question de l’écriture, du style, ne m’est pas indifférente du tout. Produire des affects avec la langue, c’est peut-être même ce qui m’intéresse le plus.</p>
<p>Invité à l’émission de France 5 « C’est politique », vous opposiez une « gauche hypokhâgne » à une « gauche bac pro ». Que vouliez-vous dire par là ?</p>
<p>N. M. : Faire de la politique, ce n’est pas seulement trouver des solutions, gérer. C’est aussi représenter dans l’arène les différentes manières d’être qui existent dans le pays. Et il y a une manière d’être populaire. La gauche doit renouer avec une de ses missions historiques qui est de représenter les intérêts de ces classes populaires. Jusqu’aux années 1980, le Parti communiste les structurait culturellement et intellectuellement. Il n’a jamais vraiment eu de chance d’accéder au pouvoir, mais ses 30 % aux élections et la puissance de la CGT donnaient un cadre. Depuis, le PC est mort, et le PS a emprunté une autre trajectoire… En conséquence, les classes populaires sont à l’extrême droite ou abstentionnistes.</p>
<p>C’est donc le Rassemblement national qui représente aujourd’hui cette manière d’être ?</p>
<p>N. M. : La disparition du PC et d’une certaine gauche a laissé la place à des passions dangereuses, à un profond sentiment d’abandon et à des humeurs tristes. La gauche avait un souci profond d’égalité qu’il n’y a pas chez Marine Le Pen, qui au contraire ne cesse d’établir des hiérarchies. </p>
<p>Existe-t-il encore un tissu associatif qui pallierait la disparition des structurations politiques ?</p>
<p>N. M. : Dans les petites villes, des gens comme le maire de Connemara, il y en a encore plein. Dans les municipalités, les associations, on voit se développer des solidarités interpersonnelles, intergénérationnelles. J’ai des parents âgés, par exemple, et autour d’eux il y a tout un dispositif départemental, amical, familial, formant une nébuleuse qui fait que ça tient. La défiance que l’on constate actuellement va du bas vers le haut. Elle ne s’exprime pas entre les gens, qui eux se tiennent les coudes en permanence. Les Gilets jaunes, c’était un peu ça, des catégories sociales dominées qui ont joui à un moment d’éprouver leur force. D’être ensemble.</p>
<p>Les gens comme Hélène, branchés sur la capitale, la mondialisation, ne peuvent-ils pas eux aussi apporter quelque chose à la province ?</p>
<p>N. M. : Hélène a tenté de s’arracher à sa région d’origine, avec laquelle elle a un rapport ambivalent… Et puis elle a fait un burn out, elle est revenue, et finalement elle ne trouve pas ça si mal, même si elle a des difficultés à renouer avec ce monde. Quand j’effectuais des travaux alimentaires, j’ai écrit des procès-verbaux de comités d’entreprise, puis des comptes rendus liés à la fusion des régions. J’ai vu les gens du conseil débarquer avec leurs enquêtes, leurs slides, leurs organigrammes… D’une certaine manière, ce sont eux – ces gens qui ressemblent à Hélène, burn out en moins – qui sont devenus les députés macronistes de 2017. Ils sont emblématiques d’un phénomène plus ancien. La chose publique est contaminée par les logiques de l’entreprise. Et Macron, c’est simplement le Comex suprême… Ses outils de pensée sont les outils de management et de gestion des ressources humaines. Le cours d’éco a remplacé le cours d’histoire ou de droit comme école du pouvoir. C’est une idéologie transparente à elle-même, c’est-à-dire que les gens qui la pratiquent considèrent que ce n’est pas une idéologie mais une forme de pragmatisme. Pour eux, l’économie est un fait de nature. Il y a l’économie comme il y a de la pluie. Alors que ce sont des constructions humaines qui pourraient être changées politiquement. Mais ils préfèrent accompagner le monde, parce que dans le fond ce monde leur convient. </p>
<p>Tout cela vous donne-t-il envie de vous engager ?</p>
<p>N. M. : Non, et ce n’est pas qu’une question intellectuelle, c’est une question de métabolisme : je ne suis pas fait pour ça. Convaincre, ça ne m’intéresse pas, la chicane, encore moins. Fondamentalement, je suis très peu acteur. Je suis un voyeur depuis toujours. Et puis je n’ai pas d’idée très précise de ce que serait un monde meilleur. Le critique de cinéma Serge Daney disait en substance : « Je suis de gauche, mais je manque un peu d’imagination pour être révolutionnaire. » Disons que le monde me passionne trop pour que je pense à ce qu’il devrait être. Je me roule dedans. J’appartiens en fait à une gauche mélancolique qui ne se fait pas tellement d’illusions sur la nature humaine et les possibilités de progrès, qui sont toujours assez ténues. Même si cette lutte doit être menée, constamment. </p>
<p>La littérature est-elle capable de donner les clés pour dépasser les différences sociales ?</p>
<p>N. M. : Elle ne soigne pas, et ce n’est pas le but. Mais elle permet de comprendre ce qui nous meut et nous traverse. Pourquoi là, on est mal à l’aise ? Pourquoi, quand on se retrouve à une table avec des gens qui ne sont pas de notre monde, on a peur de commettre des impaires ? La littérature permet de démystifier les choses. De voir que ce n’est pas notre médiocrité qui s’exprime, que c’est le résultat d’un rapport de force, d’un système. Donc elle ne soigne pas, mais elle nous rend moins bêtes, moins aliénés, moins esclaves de certaines illusions.</p><p>Dans Connemara, Hélène adolescente admirait Christophe parce qu’il était beau mec, que c’était un champion de hockey. Et puis la vie a rééquilibré les choses. Quand on accomplit un parcours de transfuge, on se dit : « Si j’avais su ce que je sais aujourd’hui… » On aimerait rejouer sa jeunesse avec les armes de l’âge adulte. Un fantasme qui s’exprime de manière très éclairante dans la saga Retour vers le futur. </p><p>Retrouvez l'interview complète de Nicolas Mathieu dans <a href="https://boutique.ladn.eu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le numéro 30 de la revue L'ADN – que vous pouvez vous procurer ici</a>.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 20 Aug 2023 06:38:24 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Les Romains avaient plus chaud que nous en été]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La densité du bois au sein des anneaux de croissance des pins scandinaves fournit de nouvelles informations sur notre climat passé. Les Romains pourraient, par exemple, avoir eu plus chaud que nous durant les mois d'été. La Terre se serait également refroidie durant 2.000 ans, jusqu’à ce que l’Homme commence à libérer massivement des gaz à effet de serre. </p><p>Cela vous intéressera aussi</p><p>Les anneaux de croissance observables dans des coupes de <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/botanique/d/le-bois-formation-et-structure_475/c3/221/p3/" title="Dossier bois : structure d'un tronc d'arbre" target="_blank">troncs d’arbre</a> (ou de grosses branches) fournissent de précieuses informations sur les différents <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/lire-le-passe-dans-du-charbon_2876/" title="Lire le passé dans du charbon" target="_blank">climats du passé</a>. En effet, leurs tailles dépendent fortement des variations saisonnières de températures, les étés chauds sont par exemple marqués par des <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/question-reponse/t/nature-1/d/quel-est-le-plus-vieil-arbre-du-monde_1120/" title="Q/R Quel est le plus vieil arbre du monde ?" target="_blank">cernes</a> plus larges. Grâce à des <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/etude-du-climat-les-anneaux-de-croissance-des-arbres-sont-peu-fiables_36558/" title="Étude du climat : les anneaux de croissance des arbres sont peu fiables" target="_blank">analyses dendrochronologiques</a> réalisées il y a quelques années, des chercheurs avaient démontré que notre <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-climat-13771/">climat</a>climat avait peu changé au cours des deux derniers millénaires, avant la révolution industrielle.</p><p>Une nouvelle étude, toujours basée sur l'analyse des cernes de <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/botanique-bois-4042/">bois</a>bois, remet maintenant ce résultat en cause. Selon <a href="http://www.geo.uni-mainz.de/1246.php" title="Présentation du laboratoire de Jan Esper (en anglais)" target="_blank">Jan Esper</a> de la <a href="http://www.uni-mainz.de/eng/" title="Johannes Gutenberg University" target="_blank">Johannes Gutenberg University</a> (Allemagne), l'<a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/geographie-hemisphere-nord-12782/">hémisphère nord</a>hémisphère nord aurait subi un long refroidissement durant près de 2.000 ans, approximativement à partir de l'époque romaine. Ses travaux, présentés dans la revue <a href="http://www.nature.com/nclimate/journal/vaop/ncurrent/full/nclimate1589.html" title="Nature Climate Change : Orbital forcing of tree-ring data" target="_blank">Nature Climate Change</a>, ont tenu compte de la densité du bois à l'intérieur des anneaux de croissance. Par rapport aux précédentes estimations, l'Angleterre aurait pu profiter d'un <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/marques-du-rechauffement-climatique-dans-les-lacs-de-larctique_1948/" title="Marques du réchauffement climatique dans les lacs de l'Arctique" target="_blank">climat plus chaud</a> que prévu en été au début de notre ère, ce qui justifierait le succès de la culture des <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/geologie/d/vins-vignes-vignoble-francais_1342/c3/221/p9/" title="Dossier Les secrets du vin : géologie du vignoble français" target="_blank">vignes</a> au nord de ce territoire par les Romains.</p>
<p>Le climat passé révélé par des carottages de pins</p>
<p>Des <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-carottage-6165/">carottages</a>carottages ont été réalisés par l'équipe de Jan Esper sur 537 pins sylvestres <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/botanique/d/coniferes_774/c3/221/p1/" title="Dossier : Tout savoir sur les conifères" target="_blank">Pinus sylvestris</a> vivants, ou sur des troncs immergés (parfois depuis plus de 1.500 ans), en Finlande et en Suède. La <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/homme/d/le-miracle-des-stradivarius-devrait-beaucoup-au-climat_16152/" title="Le miracle des Stradivarius devrait beaucoup... au climat" target="_blank">densité du bois</a> au sein des cernes a ensuite été mesurée grâce à des techniques radiographiques utilisant les <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-rayon-x-1002/">rayons X</a>rayons X.</p><p>La reconstitution des températures d'été (entre juin et août) a mis en évidence une succession de périodes chaudes (époques romaine et médiévale) et froides (aux VIe et XIVe siècle). Le <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/climatologie/d/les-secrets-de-notre-climat-actuel_837/c3/221/p1/" title="Dossier : Les secrets de notre climat actuel" target="_blank">climat</a> aurait donc davantage varié dans le passé par rapport aux prédictions, établies notamment par Michael Mann de la <a href="http://www.psu.edu/" title="Pennsylvania State University" target="_blank">Pennsylvania State University</a> qui a produit le célèbre graphique de la <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/hockey-stick-reconstruction-des-temperatures-et-controverse-scientifique_9238/" title="Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique" target="_blank">crosse de hockey</a>. Entre les années 21 et 50 après J.-C., la température d'été moyenne de la Scandinavie devait être supérieure de 1,05 °C par rapport à celle mesurée entre 1951 et 1980. Cette différence s'élèverait même à 2 °C si l'on compare l'<a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/homme/d/une-superbe-statue-romaine-en-bronze-decouverte-en-allemagne_20313/" title="Une superbe statue romaine en bronze découverte en Allemagne" target="_blank">époque romaine</a>, la plus chaude au cours de ces deux derniers millénaires, avec les années 1451 à 1480.</p>
<p>L’Homme aurait bien retardé la prochaine glaciation</p>
<p>Une tendance au refroidissement de la planète depuis le début de notre ère avait déjà été soulignée par des chercheurs, essentiellement par Darrell Kaufman, en 2009, qui a analysé l'<a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-air-4452/">air</a>air emprisonné au cours du temps dans les <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/climatologie/d/au-coeur-de-la-glace-le-secret-du-climat_497/c3/221/p1/" title="Dossier : Au coeur de la glace, le secret du climat" target="_blank">glaces de l’Arctique</a>. Selon lui, la température de la <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/structure-terre-terre-4725/">Terre</a>Terre diminuait de 0,21 °C par millénaire depuis 2.000 ans avant que la révolution industrielle ne survienne. Jan Esper a confirmé cette tendance, mais le chiffre qu'il avance est beaucoup plus important : 0,31 °C par millénaire. Ce refroidissement général serait attribué à des modifications du taux d'ensoleillement de l'hémisphère nord (environ -6 W/m² depuis le début de notre ère) et donc à des modifications connues de différents paramètres astronomiques, dits de <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/quand-la-terre-zigzague-la-vie-trinque_9795/" title="Quand la Terre zigzague, la vie trinque" target="_blank">Milankovitch</a>, de notre planète (son <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-obliquite-949/">obliquité</a>obliquité, son <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-excentricite-930/">excentricité</a>excentricité et sa <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-precession-875/">précession</a>précession). Selon l'auteur, les autres facteurs de forçage ne peuvent en effet pas expliquer l'amplitude des variations observées.</p><p>Cette étude conforte également une autre hypothèse. Les <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-emission-389/">émissions</a>émissions de <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-gaz-effet-serre-5381/">gaz à effet de serre</a>gaz à effet de serre d'origine anthropique, massives depuis le début de l'ère industrielle, pourraient avoir interrompu l'arrivée de la prochaine ère glaciaire en mettant fin au refroidissement de la moitié nord de la planète. L'Homme aurait donc bien retardé la <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/rechauffement-lhomme-retarde-la-prochaine-glaciation_35905/" title="Réchauffement : l’Homme retarde la prochaine glaciation" target="_blank">prochaine glaciation</a>. Cette interprétation serait cependant remise en cause par plusieurs scientifiques qui rappellent que les mesures ont été prises à de hautes <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/geographie-latitude-720/">latitudes</a>latitudes et qu'elles ne concernent que les températures estivales. Certaines interprétations auraient pu, selon eux, être exagérées. </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Tue, 01 Aug 2023 08:03:02 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[LE RACISME DES Français]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>La grande majorité des français n'ont pas "peur" des musulmans qui aiment la France, et respectent ses moeurs et ses traditions (sans d'ailleurs oublier ni renier leur culture d'origine). Ils n'ont pas peur des musulmans qui, quand ils sont croyants, pratiquent leur religion tranquillement, en oubliant ce qui évoque  dans le texte coranique et les hadiths le  refus de l'altérité, la  haine des juifs, des chrétiens et des incroyants et  la prédominance de la charia sur les lois de la République.   Ils ont peur des délinquants de la vie quotidienne et des terroristes qui se trouvent être aujourd'hui très majoritairement musulmans. Ils ont peur des musulmans qui veulent les provoquer en leur imposant des façons de vivre en commun qui les choquent et leur donnent le sentiment qu'ils ne sont plus chez eux dans leur pays. Faire croire que les français sont racistes et qu'ils ont la fameuse "peur de l'Autre", c'est commettre une mauvaise action qui a des conséquences graves, car c'est renforcer la victimisation des musulmans  qui est toujours la justification de la violence.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sun, 02 Jul 2023 21:52:35 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La rébellion de Prigojine ne serait-elle pas une psyop russe ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Wayan – Le 26 juin 2023 – Le Saker Francophone</p><p>La grande histoire médiatique de la semaine dernière fut la « rébellion armée conduite par Prigojine » et sa « marche pour la justice sur Moscou ». Une histoire rocambolesque comme les aiment les médias du monde entier. Un rebondissement de plus dans l’histoire médiatique déjà pleine de rebondissements qu’est « l’invasion de l’Ukraine par la Russie ».</p><p>Pendant quelques jours, les spéculations allèrent grand train sur le pourquoi et pour qui de cette rébellion totalement suicidaire pour Prigojine. Un coup de folie mégalomane, sa corruption par l’Occident, une colère noire et incontrôlable contre Shoigu, autant de spéculations auxquelles nous n’aurons pas de réponse.</p><p>Mais dans ce déluge d’hypothèse, une n’a pas été étudiée et pourtant, selon ma logique, elle correspond le mieux aux faits observés, à la dinguerie du scénario et aux intentions des scénaristes : Et si cette soudaine et intempestive « rébellion armée » n’était qu’une psyop menée par le gouvernement russe avec en tête d’affiche le couple d’acteurs Poutine/Prigojine.</p><p>Expliquons maintenant cette hypothèse en commençant par remonter le temps de quelques mois, à la prise de Bhakmut par Wagner, l’armée de mercenaires dirigée par Prigojine. Rappelons-nous qu’à cette époque un mélodrame du même genre, à plus petite échelle, s’était déroulé quand Prigojine avait, par réseaux sociaux interposés, maudit l’armée russe de ne pas lui fournir assez d’armes et de soutien logistique, menaçant de tout laisser tomber. Cette histoire s’était paradoxalement passée au moment même où Wagner était en train de prendre les derniers quartiers résistants de Bhakmut. [Beaucoup <a href="https://www.rt.com/russia/575918-wagner-promised-needed-ammo-prigozhin/">d’articles</a> de <a href="https://www.rt.com/russia/576629-key-donbass-city-captured-wagner/">RT</a> sur cette <a href="https://www.rt.com/russia/578555-ukraine-attempts-retake-artyomovsk-mod/">histoire</a> ont été effacés depuis, mais suivant RT de près a cette époque je m’en souviens bien].</p><p>Pour comprendre ma logique, il faut bien se rappeler de deux choses :</p>
<p>Le but actuel de l’armée russe n’est pas de prendre du terrain en Ukraine mais de « démilitariser le pays », c’est-à-dire d’infliger le maximum de pertes en vie humaines et en matériel. Une fois la « démilitarisation » effectuée, prendre du terrain sera un jeu d’enfant. Cette démilitarisation permettant surtout que ce terrain ne soit plus pris et repris par d’incessantes et douloureuses attaques et contre-attaques. A Bhakmut, Prigojine a lancé ces attaques verbales contre l’armée russe au moment ou les ukrainiens commençait à perdre espoir de tenir la ville et battre en retraite. Voir Wagner en difficulté leur a redonné de l’élan et ils ont donc envoyé quelques centaines d’hommes en plus dans le « hachoir à viande » qu’était Bhakmut. Toujours cela de pris pour les russes.<br />Dès le début de son « Opération Militaire Spéciale », le gouvernement russe a pondu un décret condamnant à la prison quiconque critiquait ou cherchait à déstabiliser l’armée russe. Pourtant, Prigojine a pu le faire publiquement sans subir la moindre répercussion, même pas une frappe sur les doigts. On sait pourtant que Poutine peut être très dur quand il le faut. Cette « faiblesse » de la part du gouvernement russe alors même que Shoigu était publiquement touché est donc extrêmement surprenante. Dans un scénario « vraie vie » Prigojine aurait déjà dû, dès l’épisode Bhakmut, être mis sur la touche, d’une manière ou d’une autre, d’autant plus qu’il n’a rien d’indispensable dans cette « Opération Militaire Spéciale ». Kadirov, le grand chef de l’armée Tchétchène est prêt à le remplacer, comme il l’a déjà proposé moultes fois.</p>
<p>Maintenant revenons à cette « <a href="https://www.dedefensa.org/article/glossairedde-la-tragedie-bouffe">tragédie bouffe</a> » russe du week-end et notons qu’elle se déroule dans un timing identique à celui de Bhakmut. La contre-offensive ukrainienne bat de l’aile et des rumeurs de repli stratégique commencent à poindre malgré l’impérieuse nécessité d’une victoire ukrainienne. C’est-à-dire, pour les russes, un « taux de démilitarisation » passant de 800-1000/jours à quelques dizaines/jours. Voilà qui ne fait pas leur affaire. Il faut donc redonner des ardeurs guerrières à l’armée ukrainienne. Tout combattant sait combien percevoir l’adversaire faiblir va relancer son ardeur à la bagarre. Alors Prigojine qui, à Bhakmut, s’était déjà révélé un aussi bon acteur que Zelensky rentre en scène et déclare que l’armée russe ment, que ses pertes sont totalement sous-évaluées, que la dissension interne va entraîner la défaite de la Russie, que le chef des armées est soit un incapable soit un traitre. Il y va très fort et balance tout à la fois puis, histoire que le scénario soit plus convaincant et marque les esprits, passe à l’action. « <a href="https://twitter.com/nexta_tv/status/1672562335573999617">Envahissement de Rostov sur le Don</a> », « <a href="https://twitter.com/PeelTheFern/status/1672465191261306890">prise du quartier général militaire</a> », « <a href="https://twitter.com/OliLondonTV/status/1672381443895336963">Marche sur Moscou</a> », sans une goutte de sang versée et minutieusement reporté sur Twitter où sa tronche de folle-dingue apparaît sans arrêt, tel un joker fou. En voyant ces scènes, on se dit que le metteur en scène avait visiblement peu de moyens mais le sens du mélodrame. Alors pour donner encore plus de consistance au scénario, Poutine lui-même entre en jeu et fait un discours martial mais sans accuser directement Prigojine ni prononcer son nom une seule fois. Pour un caractère moral comme Poutine, le mensonge a ses limites</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

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