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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 00:51:09 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Quelques avis contrastés de Russes et d’opposants ukrainiens sur le nouveau chef de cabinet de Zelensky.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p><ul>
	<li><strong>Dmitry Vasilets</strong>&nbsp;:</li>
</ul><p>&laquo;M. Budanov, reconnu comme terroriste et extr&eacute;miste par la F&eacute;d&eacute;ration de Russie, a accept&eacute; le poste de chef de cabinet de Zelensky.</p><p>Quiconque conna&icirc;t l&#39;ascension fulgurante de ce personnage abject qu&#39;est Budanov sur la sc&egrave;ne politique ukrainienne sait pertinemment qu&#39;il s&#39;agit d&#39;une figure purement am&eacute;ricaine.</p><p>Il a &eacute;t&eacute; rep&eacute;r&eacute; par la CIA lors de l&#39;attaque provocatrice contre la Crim&eacute;e en 2015, qui a entra&icirc;n&eacute; la rupture des communications directes entre Porochenko et le pr&eacute;sident russe, le poussant ainsi &agrave; se rallier au camp anglo-saxon.</p><p>Ensuite, en 2015, un agent de la CIA, alors &agrave; la t&ecirc;te de la Direction principale du renseignement ukrainien (GUR), a recrut&eacute;, &agrave; l&#39;insu de Porochenko, des militants charg&eacute;s de mener des op&eacute;rations de sabotage en Crim&eacute;e.</p><p>L&#39;op&eacute;ration &eacute;tait vou&eacute;e &agrave; l&#39;&eacute;chec, ce qui s&#39;est effectivement produit, plusieurs saboteurs du FSB &eacute;tant &eacute;limin&eacute;s.</p><p>Pour sa diligence et son d&eacute;vouement aux int&eacute;r&ecirc;ts de l&#39;OTAN, M. Budanov a &eacute;t&eacute; emmen&eacute; aux &Eacute;tats-Unis en 2016 pour une formation de recyclage (recrutement &agrave; un niveau diff&eacute;rent), et c&#39;est ensuite dans la colonie p&eacute;nitentiaire ukrainienne que cette personnalit&eacute;&nbsp; a connu une ascension fulgurante&raquo;.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><ul>
	<li><strong>Oleg Tsarov&nbsp;:</strong></li>
</ul><p>&laquo;Zelensky a nomm&eacute; le nouveau chef de son cabinet. Il s&#39;agit du criminel de guerre et terroriste Budanov. Dans les intrigues qui agitent le cercle rapproch&eacute; de Zelensky, ce dernier est consid&eacute;r&eacute; comme le principal rival de Yermak, qui a tent&eacute; &agrave; plusieurs reprises de le destituer de son poste de directeur des renseignements. Il semble que le cabinet soit sur le point de subir une purge majeure &raquo;.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><ul>
	<li><strong>Alexandre Khartchenko :</strong></li>
</ul><p>&laquo;Budanov va diriger le Bureau du Pr&eacute;sident ukrainien. Il ne reste plus qu&#39;&agrave; propulser Zaloujny au poste de pr&eacute;sident et la soci&eacute;t&eacute; militaire priv&eacute;e appel&eacute;e &quot;Ukraine&quot; sera d&eacute;finitivement form&eacute;e.</p><p>Je compatis sinc&egrave;rement aux habitants de l&#39;Ukraine.</p><p>Vous pouvez oublier les routes en bon &eacute;tat et les pensions europ&eacute;ennes. Personne n&#39;est pr&ecirc;t &agrave; payer cher pour de la chair &agrave; canon. Le peuple ukrainien sera en col&egrave;re, affam&eacute; et sa seule raison de vivre sera la guerre contre la Russie pour de l&#39;argent europ&eacute;en. Eh oui, l&#39;UE n&#39;acceptera certainement pas une OPG en col&egrave;re et arm&eacute;e. La r&eacute;alit&eacute; est-elle vraiment si diff&eacute;rente du slogan &quot;Je veux des culottes en dentelle et l&#39;UE&quot; ?&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><ul>
	<li><strong>Dmytruk Artem :</strong></li>
</ul><p>&laquo;Que signifie la nomination de Kirill Budanov &agrave; la t&ecirc;te du Bureau pr&eacute;sidentiel ? L&rsquo;avenir nous le dira, et c&rsquo;est l&agrave; tout l&rsquo;enjeu !</p><p>Voici une analyse politique objective et mesur&eacute;e, d&eacute;nu&eacute;e d&rsquo;&eacute;motion et d&rsquo;illusions, pour la situation actuelle.</p><p>La nomination de Budanov n&rsquo;est pas un simple remaniement de personnel ni une rotation bureaucratique. C&rsquo;est un tournant politique. Un tournant qui r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;&eacute;tat du pouvoir, ses perspectives, ses craintes et ses calculs. Et, simultan&eacute;ment, un tournant qui ouvre la voie &agrave; des sc&eacute;narios possibles de guerre, de paix et d&rsquo;avenir pour la politique ukrainienne.</p><p>Dans la tradition politique ukrainienne, le poste de chef du Bureau pr&eacute;sidentiel est l&rsquo;un des plus controvers&eacute;s. Historiquement, il n&rsquo;a pas servi de tremplin, mais de paratonnerre : une position qui attirait toute la n&eacute;gativit&eacute;, toutes les responsabilit&eacute;s et tous les &eacute;checs.</p><p>Dans la perspective d&rsquo;une carri&egrave;re politique classique, c&rsquo;est davantage une impasse qu&rsquo;une perspective prometteuse, surtout aujourd&rsquo;hui et compte tenu de la position initiale de Budanov.</p><p>Cependant, la politique ne se r&eacute;sume pas aux institutions, elle concerne aussi les individus. Et c&#39;est l&agrave; qu&#39;un point fondamental se pose. En l&#39;occurrence, ce n&#39;est pas la fonction qui fa&ccedil;onne la personnalit&eacute;, mais la personnalit&eacute; qui peut donner corps et importance &agrave; la fonction.</p><p>Le poste de chef du GUR n&#39;a jamais &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute; comme politiquement prometteur. M&ecirc;me en temps de guerre, il ne conf&eacute;rait ni influence politique ni position stable sur la sc&egrave;ne politique future. Pourtant, Budanov est parvenu &agrave; transformer ce poste en l&#39;un des centres de pouvoir les plus influents du pays, gr&acirc;ce &agrave; une combinaison de comp&eacute;tences institutionnelles, de qualit&eacute;s personnelles, de comp&eacute;tences manag&eacute;riales et de relations internationales. Cette exp&eacute;rience d&eacute;montre qu&#39;il a le potentiel de donner de la substance &agrave; la pr&eacute;sidence.</p><p>Budanov a tiss&eacute; des relations relativement claires et pragmatiques au sein du pays. Il est tr&egrave;s respect&eacute; dans la soci&eacute;t&eacute; ukrainienne et parmi l&#39;&eacute;lite. Il est, sans exag&eacute;ration, le militaire le plus respect&eacute; d&#39;Ukraine. Dans un pays militaris&eacute;, cela le place naturellement au c&oelig;ur des processus de compromis, de communication et de progr&egrave;s vers la paix. Il est de plus en plus per&ccedil;u comme une figure de compr&eacute;hension et de n&eacute;gociation &eacute;quilibr&eacute;e, essentielle &agrave; la constitution d&#39;une &eacute;quipe performante.</p><p>Parall&egrave;lement, il a su nouer des relations de travail avec la soci&eacute;t&eacute; civile &agrave; diff&eacute;rents niveaux &ndash; une caract&eacute;ristique extr&ecirc;mement rare chez les repr&eacute;sentants du bloc s&eacute;curitaire. Il poss&egrave;de une qualit&eacute; rare dans le paysage politique actuel : il &eacute;value les personnes non pas en fonction du buzz sur internet ou des &eacute;tiquettes m&eacute;diatiques, mais en fonction de leur travail et de leurs r&eacute;sultats concrets. C&#39;est une qualit&eacute; quasi unique de nos jours.</p><p>Un autre argument important r&eacute;side dans la logique anti-crise de Zelensky. En r&eacute;sum&eacute;, la situation est la suivante : Zelensky a besoin de protection. Et il n&#39;y a pratiquement personne dans le pays qui puisse la lui assurer mieux que Budanov &ndash; politiquement, physiquement et symboliquement. Dans ce processus, Zelensky en tire profit et, au sens figur&eacute;, s&#39;assure une plus grande long&eacute;vit&eacute;.</p><p>L&#39;id&eacute;e que l&#39;accession de Budanov &agrave; la pr&eacute;sidence compromettrait ses chances &eacute;lectorales repose sur l&#39;hypoth&egrave;se d&#39;&eacute;lections imminentes. Or, il n&#39;y aura pas d&#39;&eacute;lections dans un avenir proche. Par cons&eacute;quent, la logique du suicide pr&eacute;&eacute;lectoral ne s&#39;applique pas ici.</p><p>Dans la situation actuelle, tout ne repose pas sur les calculs &eacute;lectoraux, mais sur la capacit&eacute; de chacun &agrave; transformer son influence en pouvoir. Autrement dit, en l&#39;absence d&#39;&eacute;lections, il est plus efficace de cr&eacute;er et de renforcer son influence de l&#39;int&eacute;rieur. Cela permet non seulement de maintenir son statut, mais aussi de l&#39;accro&icirc;tre significativement, &agrave; condition d&#39;agir avec audace, comp&eacute;tence et discernement.</p><p>Tout se r&eacute;sume ici &agrave; trois facteurs cl&eacute;s : le premier, et le plus important, qui doit &ecirc;tre mis en &oelig;uvre sans d&eacute;lai et sans compromis, est la constitution de sa propre &eacute;quipe. Tout le reste en d&eacute;pend :le contr&ocirc;le et l&#39;influence sur les processus internes cl&eacute;s, des relations stables et efficaces &agrave; l&#39;ext&eacute;rieur, tant &agrave; l&#39;Ouest qu&#39;&agrave; l&#39;Est. C&#39;est pr&eacute;cis&eacute;ment gr&acirc;ce &agrave; ces param&egrave;tres que le facteur Budanov reste comp&eacute;titif. Pour l&#39;instant !</p><p>Les 30 prochains jours seront d&eacute;cisifs.</p><p>L&#39;Ukraine est en proie &agrave; une profonde instabilit&eacute; int&eacute;rieure. Dans un tel contexte, les personnalit&eacute;s capables de d&eacute;samorcer les conflits et, si n&eacute;cessaire, d&#39;agir comme m&eacute;diateurs, avec sang-froid et sans hyst&eacute;rie, sont particuli&egrave;rement importantes.</p><p>Dans ce cas pr&eacute;cis, Budanov pourrait devenir non pas une figure d&#39;escalade, mais une figure de conciliation.<br />
Ces th&egrave;ses peuvent para&icirc;tre surprenantes, mais elles reposent sur des arguments concrets et des circonstances r&eacute;elles.</p><p>Il est per&ccedil;u dans le pays comme le chef militaire le plus respect&eacute;. Dans une soci&eacute;t&eacute; profond&eacute;ment militaris&eacute;e, cela le place naturellement au c&oelig;ur des processus cl&eacute;s, non seulement militaires, mais aussi de communication.<br />
Un autre facteur important est que, contrairement &agrave; Yermak, Budanov est per&ccedil;u par la classe politique comme un interlocuteur accessible, une figure de dialogue et de compromis. Il se distingue fondamentalement de l&#39;entourage de Yermak par son style, sa logique et son approche de la prise de d&eacute;cision.</p><p>Actuellement, il incarne le compromis, une qualit&eacute; rare dans la politique ukrainienne de ces derni&egrave;res ann&eacute;es.<br />
Budanov est le seul repr&eacute;sentant de la direction politico-militaire ukrainienne &agrave; poss&eacute;der une v&eacute;ritable exp&eacute;rience des n&eacute;gociations efficaces avec la partie russe pendant la guerre. Il a supervis&eacute; les &eacute;changes de prisonniers et maintenu des contacts juridiques avec les repr&eacute;sentants des parties russe et bi&eacute;lorusse.</p><p>Dans le m&ecirc;me temps, il maintient des liens de travail avec les &Eacute;tats-Unis, qui ont jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans le maintien de sa position. Bien que ces liens soient davantage de nature professionnelle que politique, ils sont essentiels dans le contexte actuel.</p><p>Contrairement &agrave; Yermak, Budanov est per&ccedil;u comme pr&ocirc;nant une approche plus souple des initiatives de paix potentielles, y compris face aux propositions possibles de Trump.</p><p>Cela ne garantit pas la paix, mais accro&icirc;t la probabilit&eacute; d&#39;un compromis.</p><p>Un autre effet &agrave; court terme pourrait &ecirc;tre un affaiblissement de l&#39;influence de Yermak, ce qui pourrait avoir un impact positif sur le climat politique du pays.</p><p>Ses relations avec le SBU et le commandement militaire actuel sont complexes, mais cela ne constitue pas un obstacle insurmontable &agrave; la construction de sa propre structure de pouvoir verticale.</p><p>Sa position pourrait &eacute;galement &ecirc;tre renforc&eacute;e par une interaction avec le Parlement, ce qui est fondamental. Il s&#39;agit d&eacute;j&agrave; d&#39;une dimension importante de la paix future en Ukraine, dans laquelle Budanov pourrait devenir non seulement un acteur cl&eacute;, mais aussi un acteur majeur.</p><p>Je n&#39;analyserai pas directement ses ambitions politiques ; les perspectives int&eacute;rieures possibles ont &eacute;t&eacute; suffisamment esquiss&eacute;es ci-dessus.</p><p>La nomination de Budanov n&#39;est ni une garantie de paix, ni une garantie de r&eacute;forme, ni une garantie de transition du pouvoir. Mais elle constitue un facteur qui, sous certaines conditions, pourrait offrir une opportunit&eacute; de n&eacute;gociations, de compromis et de processus g&eacute;rables.</p><p>&Agrave; l&#39;heure actuelle, tout repose v&eacute;ritablement sur lui. Il peut initier des changements profonds. Ou il peut demeurer partie prenante d&#39;un syst&egrave;me en train de sombrer.</p><p>Cette analyse s&#39;appuie sur une exp&eacute;rience personnelle et une compr&eacute;hension des processus actuels. Les r&eacute;sultats, &agrave; la fois rapides et concrets, nous diront ce qui se passera ensuite. Le processus est d&eacute;j&agrave; enclench&eacute;, et le mois prochain apportera de nombreux &eacute;claircissements&raquo;.</p><p>&nbsp;</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 22:14:55 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Sanctions personnelles de l&#039;UE, sous régime extralégal]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>L'inscription par l’UE sur la liste des sanctions contre la Russie de Jacques Baud (analyste, commentateur politique et ancien colonel de l'armée suisse), a été un choc dans le milieu des médias alternatifs. Il figure parmi les nouvelles personnes sanctionnées, aux côtés notamment du franco-russe Xavier Moreau.C’est le deuxième Suisse à être sanctionné, après Nathalie Yamb, militante suisse-camerounaise contre le néocolonialisme.</p>

<p>«Être inscrit sur la liste des sanctions de l'UE est un coup dur pour les personnes concernées, surtout si elles résident dans un pays de l'UE ou un État étroitement associé comme la Suisse, la Norvège ou le Royaume-Uni. Cela signifie que leurs comptes bancaires seront gelés, leurs cartes de crédit annulées, qu'elles ne pourront plus conclure de contrats avec des entreprises ou des particuliers liés à l'UE, et qu'aucune entreprise de l'UE ne sera autorisée à faire affaire avec elles, ce qui, en théorie, les empêchera même d'acheter du pain et d'autres produits de première nécessité. De plus, de nombreuses entreprises internationales suspendent tous leurs services, y compris les services postaux, les plateformes de réseaux sociaux, etc. Même les banques suisses gèlent ou clôturent les comptes, craignant des sanctions en cas de non-respect de la réglementation européenne».</p>

<p>Les sanctions contre les citoyens et résidents de l'UE sont-elles illégales ?</p>

<p>Début janvier 2025, 59 personnes figuraient sur la liste des sanctions de l'UE contre la Russie. Initialement, cet outil ne visait que les hommes d'affaires russes et les personnes résidant en Russie (ce qui était déjà problématique), mais depuis 2024, l'UE utilise les sanctions comme un instrument de pression politique pour réprimer diverses formes de dissidence. Yamb a été sanctionnée pour son activisme contre le néocolonialisme français en Afrique, et Dogru pour son engagement en tant que journaliste allemande en faveur de la cause palestinienne.</p>

<p>Dans une société libre et libérale, fondée sur l'État de droit, les sanctions contre les citoyens et résidents sont illégales. Le député européen Michael von der Schulenburg a commandé un rapport dont la conclusion est claire: les sanctions violent le droit européen en vigueur relatif aux libertés individuelles.</p>

<p>Cependant, si les sanctions violent certains droits de l'UE, le Conseil Européen utilise d'autres droits de l'UE pour prendre ces mesures. D'un point de vue procédural, l'UE ne viole pas ses compétences parce que les sanctions ne sont pas une question de police nationale mais *une décision de politique étrangère*.</p>

<p>Politique Étrangère, À Des Fins Intérieures</p>

<p>Aucune loi, ni dans l'UE ni dans ses États membres, n'interdit les activités menées par les personnes figurant sur la liste des sanctions contre la Russie. Au contraire. Nombre de ces activités, comme l'activisme citoyen (Nathalie Yamb), le journalisme (Hüsseyin Dogru) ou la publication d'analyses géopolitiques (Jacques Baud), relèvent explicitement des libertés fondamentales.</p>

<p>C'est là le point crucial. Puisque les actes commis ne constituent pas des crimes, les sanctions prononcées à leur encontre ne sont pas non plus des mesures judiciaires. L'UE l'affirme clairement sur sa page d'information relative aux sanctions : Les mesures restrictives, ou « sanctions », qui sont prises à l'unanimité par le Conseil de l'Union, sont un outil essentiel de la politique étrangère et de sécurité commune de l'UE pour répondre aux défis et aux évolutions mondiales qui vont à l'encontre de ses objectifs et de ses valeurs. </p>

<p>Les sanctions ne sont pas punitives et visent plutôt à modifier la politique ou le comportement des personnes visées, afin de promouvoir les objectifs de la politique étrangère et de sécurité commune de l'UE.</p>

<p>«L'UE est parvenue à créer un système permettant au pouvoir exécutif, dans le cadre légal de sa politique étrangère, de qualifier le comportement de ses citoyens d'«indésirable» et d'imposer ensuite les mesures les plus draconiennes qui soient, le tout sans procès ni condamnation. Tout ce que Baud, Yamb, Dogru et d'autres ont fait (et font encore) est parfaitement légal au sein de l'UE. Mais le Conseil de l'Union européenne a le pouvoir de leur imposer des mesures coercitives pour «encourager» un changement de comportement. Et comme les États membres sont tenus par traité d'appliquer les sanctions de l'UE, les victimes ne disposent d'aucun recours devant les tribunaux nationaux ».</p>

<p>Non illégales. Extralégales.</p>

<p>Les sanctions ne sont pas illégales au sens d’une violation du protocole. Elles relèvent des pouvoirs conférés au Conseil de l’UE par le traité de Lisbonne et s’appuient sur une procédure établie et bien définie. Elles créent un régime permettant de contourner les garanties contre la persécution politique. En ce sens, elles doivent être considérées comme des mesures extralégales. Elles ouvrent la voie à une persécution de personnes en dehors du  système juridique que nous connaissons.</p>

<p>C’est pourquoi tous les principes habituels de la justice, tous les fondements du système juridique  sont inopérants  : le respect des droits de la défense, la présomption d’innocence, le droit d’être entendu avant toute condamnation, etc., ne s’appliquent pas car les sanctions elles-mêmes ne constituent pas des mesures judiciaires.</p>

<p>Le seul recours des victimes de ce système est de saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). Mais la CJUE se contente de vérifier la cohérence formelle de la décision de sanction. Elle ne vérifie pas la proportionnalité des accusations et du régime de sanctions imposé, ni leur conformité aux droits fondamentaux des personnes sanctionnées. La CJUE s'assure uniquement de la validité de la justification fournie. Autrement dit, la CJUE ne pourra ordonner au Conseil de l'UE de les radier de la liste que si les victimes peuvent démontrer l'inexactitude factuelle des informations figurant dans la base de données des sanctions. En revanche, si les accusations sont fondées, la CJUE confirmera les sanctions. Par conséquent, tant que le Conseil ne ment pas dans sa justification des sanctions, presque tout est possible. La CJUE s'en remet au Conseil de l'UE quant à l'importance politique de la sanction.</p>

<p>Mais même si la CJUE constate que le Conseil a utilisé un raisonnement erroné (autrement dit, que les accusations sont mensongères), ce dernier peut, à tout moment, réinscrire les personnes sur la liste des sanctions en se basant sur un raisonnement modifié. Dès lors, le cirque juridique recommence pour les victimes, qui doivent saisir à nouveau la CJUE. C'est ce qui est arrivé, par exemple, à Petr Aven et Mikhail Fridman, deux hommes d'affaires russes qui ont obtenu gain de cause contre le Conseil de l'UE en 2024, mais qui figurent toujours sur la liste des sanctions, malgré un raisonnement modifié. Le Conseil de l'UE dispose ainsi d'un pouvoir quasi absolu et illimité sur les personnes sanctionnées.</p>

<p>Le droit des personnes sanctionnées de faire appel devant la CJUE n'est, au mieux, qu'un prétexte fallacieux permettant à l'UE de faire croire à l'existence d'un véritable recours juridique. En réalité, accorder aux victimes ce faux accès à la CJUE rend (probablement) encore plus difficile pour elles d'obtenir gain de cause devant d'autres juridictions. Par exemple, étant donné que les sanctions constituent une grave atteinte à leurs droits humains, il ne fait aucun doute que les tribunaux des droits de l'homme (il en existe plusieurs) pourraient être saisis pour contester le régime. Cependant, pour que ces tribunaux puissent agir, l'un des principaux obstacles est de prouver que tous les recours internes ont été épuisés. Par conséquent, avant que la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) ne soit saisie, les chances pour les victimes de voir leur affaire examinée par un tribunal des droits de l'homme semblent relativement minces (il s'agit néanmoins d'une voie que les victimes devraient probablement explorer avec leurs avocats).</p>

<p>Retourner les armes vers l'intérieur</p>

<p>Ce n’est pas la première fois que les pays de l'UE et les États-Unis utilisent les sanctions depuis pour exercer des pressions extralégales sur les militants et les journalistes en Afrique et ailleurs. En réalité, il s'agit d'un comportement néocolonial classique.</p>

<p>Les États-Unis, eux aussi, utilisent les sanctions comme un outil pour réprimer des comportements légaux, comme en témoignent leurs attaques contre le personnel de la Cour pénale internationale (CPI) ou, plus récemment, les sanctions imposées à la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese.</p>

<p>A l’instar du Patriot Act, adopté après le 11 septembre, qui a donné au gouvernement américain le pouvoir d'utiliser à l'intérieur du pays des services de sécurité initialement destinés à protéger la nation uniquement contre les ennemis extérieurs, «l'extension des sanctions de l'UE contre des personnes au sein de l'UE (ou de l'espace Schengen) transforme un instrument de politique étrangère douteux en un instrument de politique intérieure encore plus abject».</p>

<p>Les armes utilisées pour lutter contre les injustices extérieures sont désormais retournées contre nous. C'est un exemple flagrant qui illustre pourquoi le silence face aux crimes commis par nos États à l'étranger finira par nous rattraper sur le plan intérieur.</p>

<p>«À l'heure actuelle, divers commentateurs, aussi bien dans la blogosphère que dans les médias traditionnels, tiennent des propos qui s'apparentent à : «Bien fait pour eux, ces traîtres !» Ces mêmes personnes comprendront un jour ce que signifie ce système si on le laisse se développer et s'étendre dans toute sa splendeur draconienne. Il sera alors trop tard. Soit cela cesse immédiatement, soit l'avenir de la liberté et de la démocratie au sein de l'UE est sombre ». </p>

<p>La mort eurocratique de la démocratie</p>

<p>«Mon seul espoir réside dans la révolte populaire contre ce régime de sanctions funeste. La répression politique exige des réponses politiques. Cependant, il faudra beaucoup d'efforts pour revenir en arrière. Même au niveau national, les États membres semblent se satisfaire de ce nouvel outil.</p>

<p>Florian Warweg, un courageux journaliste allemand,  a interrogé les porte-parole de son gouvernement lors de la Conférence fédérale de la presse (Bundespressekonferenz) le 17 décembre, au sujet de l'affaire Jacques Baud et de sa légalité. La réponse suffisante qu'il a reçue de Martin Giese, du ministère allemand des Affaires étrangères, en dit long sur la façon dont ces bureaucrates opaques perçoivent leurs actions et sur ce qu'ils nous réservent :</p>

<p>(…) les personnes qui commettent de tels actes peuvent être sanctionnées si le fondement juridique le permet et si le Conseil de l'Union européenne prend une décision en ce sens. C'est ce qui s'est passé lundi dernier, cela continuera de se produire, cela s'est déjà produit, et quiconque œuvre dans ce domaine doit s'attendre à ce que cela puisse également lui arriver. (…)<br />Tous ceux qui contestent ces sanctions disposent de tous les recours légaux possibles. Ils peuvent faire appel auprès du Conseil et saisir la Cour de justice de l'Union européenne.</p>

<p>« Voilà. C'est ainsi que la démocratie meurt (une fois de plus). Par décret et avec la suffisance bureaucratique. Bravo, Union européenne».</p>

<p><a href="https://x.com/PLottaz">Pascal Lottaz</a> est un professeur suisse associé à l'Université de Kyoto, où il étudie <a href="https://neutralitystudies.com/">la neutralité dans les relations internationales</a>. Il analyse ici le régime de sanctions de l’UE contre ses propres citoyens et résidents.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 00:00:13 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L’euro va s’effondrer. Ce n’est plus une opinion, c’est une certitude historique.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>On nous répète que l’euro est « irréversible ». Qu’il n’y a « pas d’alternative ». Qu’en sortir serait le chaos.</p><p>C’est exactement ce que l’on dit toujours avant l’effondrement d’un système monétaire.</p><p>Car l’histoire est implacable : aucune monnaie imposée par une technocratie, sans peuple souverain derrière elle, n’a jamais survécu durablement. L’euro ne fait pas exception. Il ne s’agit plus d’opinion, mais de mathématiques, de dette… et de temps qui s’épuise.</p><p class="article-editor-paragraph article-editor-content__has-focus">Par Ludovic Malot, entrepreneur &amp; économiste, Auteur <a class="article-editor-link article-editor-link" href="https://www.editions-maia.com/livre/le-suicide-monetaire-malot-ludovic-9782384416400/" rel="noopener noreferrer">« Le Suicide Monétaire »</a> aux éditions Maïa</p><p class="article-editor-paragraph">Il faut avoir le courage de le dire clairement : l’euro est une construction condamnée.</p><p class="article-editor-paragraph">Non pas par idéologie, mais par arithmétique, histoire et logique politique.</p><p class="article-editor-paragraph">Toutes les grandes monnaies artificielles imposées par le haut, sans peuple souverain derrière elles, ont fini de la même manière. L’euro n’échappera pas à cette loi.</p>
<p>Une monnaie sans nation : une anomalie historique</p>
<p class="article-editor-paragraph">Aucune monnaie durable n’a jamais survécu sans :</p><p class="article-editor-paragraph">un État souverain,</p><p class="article-editor-paragraph">un budget commun,</p><p class="article-editor-paragraph">un peuple politiquement unifié,</p><p class="article-editor-paragraph">une responsabilité démocratique claire.</p><p class="article-editor-paragraph">L’euro n’a aucun de ces fondements.</p><p class="article-editor-paragraph">Vingt pays, des structures économiques opposées, des cultures fiscales incompatibles, des cycles économiques divergents… liés par une seule monnaie rigide. C’est une aberration macroéconomique.</p><p class="article-editor-paragraph">Déjà dans les années 1960, Jacques Rueff avertissait :</p><p class="article-editor-paragraph">« L’inflation est l’impôt le plus injuste, car il frappe d’abord les plus faibles. »</p><p class="article-editor-paragraph">C’est exactement ce que produit l’euro aujourd’hui.</p>
<p>Une machine à dettes et à déséquilibres</p>
<p class="article-editor-paragraph">Les chiffres parlent d’eux-mêmes :</p><p class="article-editor-paragraph">Dette publique moyenne de la zone euro : ≈ 90 % du PIB</p><p class="article-editor-paragraph">Italie : ≈ 140 %</p><p class="article-editor-paragraph">France : ≈ 112 %</p><p class="article-editor-paragraph">BCE : bilan passé de 1 200 milliards € en 2007 à plus de 7 500 milliards €</p><p class="article-editor-paragraph">Déséquilibres TARGET2 : plus de 1 100 milliards € pour l’Allemagne seule</p><p class="article-editor-paragraph">Ces chiffres ne décrivent pas une zone monétaire saine, mais une fuite en avant permanente, rendue possible uniquement par la planche à billets et la répression financière.</p><p class="article-editor-paragraph">Rueff parlait déjà de cette dérive :</p><p class="article-editor-paragraph">« Le déficit budgétaire est la forme moderne de la banqueroute. »</p><p class="article-editor-paragraph">L’euro n’a pas supprimé les crises : il les a mutualisées, masquées, puis aggravées.</p>
<p>La BCE : cœur technocratique du problème</p>
<p class="article-editor-paragraph">La Banque centrale européenne n’est pas une banque centrale classique.</p><p class="article-editor-paragraph">C’est un organe politique non élu, qui :</p><p class="article-editor-paragraph">fixe les taux pour 450 millions d’Européens,</p><p class="article-editor-paragraph">redistribue silencieusement la richesse par l’inflation,</p><p class="article-editor-paragraph">choisit quels États survivent… et à quel prix.</p><p class="article-editor-paragraph">Quand une monnaie ne peut survivre que par des taux artificiellement bas, des rachats de dettes massifs et des règles constamment violées, ce n’est plus une monnaie : c’est un dispositif de contrôle.</p>
<p>L’euro comme instrument de domination</p>
<p class="article-editor-paragraph">L’euro n’est plus un projet de prospérité.</p><p class="article-editor-paragraph">C’est devenu un outil disciplinaire :</p><p class="article-editor-paragraph">austérité imposée aux peuples,</p><p class="article-editor-paragraph">chantage budgétaire,</p><p class="article-editor-paragraph">mise sous tutelle des États,</p><p class="article-editor-paragraph">destruction progressive des souverainetés nationales.</p><p class="article-editor-paragraph">Aucune tyrannie technocratique n’est éternelle. L’histoire est formelle : quand la monnaie devient un instrument de domination plutôt que d’échange, elle finit toujours par être rejetée.</p>
<p>Comment l’euro disparaîtra</p>
<p class="article-editor-paragraph">Pas par un vote.</p><p class="article-editor-paragraph">Pas par une conférence solennelle.</p><p class="article-editor-paragraph">Mais par :</p><p class="article-editor-paragraph">une crise obligataire majeure,</p><p class="article-editor-paragraph">une fracture Nord-Sud irréversible,</p><p class="article-editor-paragraph">une perte de confiance brutale,</p><p class="article-editor-paragraph">ou une sortie unilatérale déclenchée par nécessité.</p><p class="article-editor-paragraph">Toutes les grandes monnaies artificielles meurent de la même façon : par la réalité.</p>
<p>Conclusion</p>
<p class="article-editor-paragraph">L’euro ne sera pas sauvé.</p><p class="article-editor-paragraph">Il sera abandonné.</p><p class="article-editor-paragraph">Non parce que les peuples le voudront soudain, mais parce que les lois économiques sont plus fortes que les dogmes idéologiques.</p><p class="article-editor-paragraph">Jacques Rueff l’avait compris avant beaucoup d’autres : on ne triche pas durablement avec la monnaie sans en payer le prix.</p><p class="article-editor-paragraph">L’euro n’est pas une fatalité.</p>
<p>Sa disparition est une certitude historique.</p>
<p class="article-editor-paragraph">La seule question est désormais :</p><p class="article-editor-paragraph">qui aura le courage de s’y préparer — et qui paiera l’addition finale ?</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1201/the-return-of-the-decentralized-web</guid>
	<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 22:08:16 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1201/the-return-of-the-decentralized-web</link>
	<title><![CDATA[The return of the decentralized web]]></title>
	<description><![CDATA[<p>I’ve been having a lot of really inspiring conversations about decentralization lately. Decentralization doesn’t require the blockchain - and pre-dates it - but the rise of blockchain technologies have allowed more people to become comfortable with the idea and why it’s valuable.</p><p>Decentralized platforms have been part of virtually my entire career. I left my first job out of university to start <a href="https://www.theguardian.com/education/2006/mar/07/elearning.technology13?ref=werd.io">Elgg</a>, a platform that allowed anyone to make an online space for their communities on their own terms. It started in education and developed an ecosystem there, before <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Elgg_(software)?ref=werd.io">expanding to far wider use cases</a>. Across it all, the guiding principle was that one size didn’t fit all: every community should be able to dictate not just its own features, but its own community dynamics. We were heavily involved in interoperability and federation conversations, and my biggest regret is that we didn’t push our nascent Open Data Definition forward into an <a href="https://activitystrea.ms/?ref=werd.io">ActivityStreams</a>-like data format. To this day, though, people are using Elgg to support disparate communities across the web. Although they use Elgg’s software, the Elgg Foundation doesn’t strip-mine those communities: all value (financial and otherwise) stays with them.</p><p><a href="https://withknown.com/?ref=werd.io">Known</a> was built on a similar principle, albeit for a world of ubiquitous connectivity where web-capable devices sit in everyone’s pocket. I use it every day (for example, to power this article), as many others do.</p><p>Much later, I was the first employee at <a href="https://www.ouvre-boite.com/?ref=werd.io">Julien Genestoux’s</a> <a href="https://unlock-protocol.com/?ref=werd.io">Unlock</a>, which is a decentralized protocol for access control built on top of the Ethereum blockchain. Here, a piece of content is “locked” with an NFT, and you can sell or share access via keys. If a user connects to content (which could be anything from a written piece to a real-life physical event) with a key for the lock, they gain access. Because it’s an open protocol, one size once again doesn’t fit all: anyone can use the underlying lock/key mechanism to build something new. Because it’s decentralized, the owner of the content keeps all the value.</p><p>Contrast that principle with Facebook, which has been the flag-bearer for the strip-mining of communities across the web for well over a decade now. Its business model means that it’s super-easy to create a community space, which it then monetizes for all it’s worth: you even have to pay to effectively reach the people you connected with to begin with. We’ve all become familiar with <a href="https://www.nytimes.com/2020/09/18/opinion/facebook-democracy.html?ref=werd.io">the societal harms of its targeted model</a>, but even beyond that, centralization has inherent harms. When every online interaction and discussion is templated to the same team’s design decisions (and both the incentives and assumptions behind those decisions), those interactions are inevitably shaped by those templates. It leads to what Amber Case calls <a href="http://cyborganthropology.com/Templated_Self?ref=werd.io">the templated self</a>. Each of those conversations consequently occurs in a form that serves Facebook (or Twitter, etc) rather than the community itself.</p><p>It’s easy to discount blockchain; I did, for many years. (It was actually <a href="https://dada.art/home?ref=werd.io">DADA</a>, <a href="https://medium.com/matter-driven-narrative/the-drunken-walk-matter-seven-demo-day-special-dada-7781f663b0e4?ref=werd.io">one of our investments at Matter</a>, who <a href="https://powerdada.medium.com/the-complacency-of-crypto-art-b7d026546e8a?ref=werd.io">showed me the way</a>.) And there’s certainly a lot that can be said about the environmental impact and more. We should talk about them now: it’s important to apply pressure to change to proof of stake and other models beyond. The climate crisis can’t be brushed aside. But we shouldn’t throw out the baby with the bathwater: blockchain platforms have created value in decentralization, and provided a meaningful alternative to invasive, centralized silos for the first time in a generation. Those things are impermanent; we won’t be talking about <a href="https://coil.com/p/Doctor_Change/The-Environmental-Impact-of-Proof-of-Work/xKp5E1Ju0?ref=werd.io">harmful, slow proof of work algorithms</a> in a few years, in the same way we don’t talk about HTML 1 today.</p><p>What does it look like to build an ethical, decentralized platform for community and discourse that is also self-sustaining, using these ideas? How can we distribute equity among participants of the community rather than sucking it up into a centralized megacorporation or institutional investors? That question has been giving me energy. And there are more and more people thinking along similar lines.</p><p>Animated GIF NFTs and crypto speculation aren’t very interesting at best (at least to me), and at worst are a reflection of a kind of reductive greed that has seriously negative societal effects. But looking beyond the gold rush, the conversations I’m having remind me of the conversations I used to have about the original web. The idea of decentralization is empowering. The idea of a community supporting itself organically is empowering. The idea of communities led by peer-to-peer self-governance is empowering. The idea of movement leaders being organically supported in their work is empowering. And we’re now in a position where if we pull those threads a little more, it’s not obvious that these ideas will fail. That’s an exciting place to be.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1200/iran-laide-exterieure-arrivera-t-elle</guid>
	<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 21:05:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1200/iran-laide-exterieure-arrivera-t-elle</link>
	<title><![CDATA[IRAN L&#039;AIDE EXTÉRIEURE ARRIVERA-T-ELLE ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>C'est clairement le meilleur timing, les planètes sont alignées, sans l'aide d'une force militaire les iraniens ne pourront pas renverser ce régime.</p>

<p><a href="https://x.com/MOSSADil/status/2006063407984959599?s=20"><br />https://x.com/MOSSADil/status/2006063407984959599?s=20</a></p>

<p>Depuis des années, les Iraniens se posent la même question : Qui va nous aider ?</p>

<p>Ils sont désarmés. Ils manifestent. Et, à eux seuls, renverser le régime est quasiment impossible.</p>

<p>Ce qui a changé, c'est le timing.</p>

<p>La dernière vague de protestations en Iran n'a pas été déclenchée par l'idéologie, mais par l'effondrement économique.</p>

<p>La chute de la monnaie a poussé les commerçants à bout. Rester ouvert coûtait plus cher que de fermer. Ils ont baissé le rideau et sont descendus dans la rue. Désormais, les manifestations s'étendent aux étudiants et au-delà.</p>

<p>Ce déclencheur économique n'était pas coordonné — les économies ne fonctionnent pas sur commande.</p>

<p>Mais cela se produit à un moment où le régime subit une pression intense.</p>

<p>Quelques jours seulement après la rencontre entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump, des informations indiquent qu'Israël a reçu le feu vert pour réévaluer son action contre le renforcement militaire de l'Iran, notamment son programme de missiles balistiques et le Corps des gardiens de la révolution islamique.</p>

<p>Le Corps des gardiens de la révolution islamique est surchargé.</p>

<p>Lors du dernier conflit, elle a été submergée en moins de deux semaines.</p>

<p>L'histoire montre que les régimes s'effondrent lorsque les pressions extérieures et les troubles intérieurs se conjuguent.<br />L'Iran pourrait bien s'approcher de ce moment.</p>

<p>La question essentielle n'est plus de savoir si la pression va augmenter, mais si le peuple iranien pourra tenir suffisamment longtemps pour que l'emprise du régime finisse par s'affaiblir.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1199/iran-laide-exterieure-arrivera-t-elle</guid>
	<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 21:05:47 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1199/iran-laide-exterieure-arrivera-t-elle</link>
	<title><![CDATA[IRAN L&#039;AIDE EXTÉRIEURE ARRIVERA-T-ELLE ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>C'est clairement le meilleur timing, les planètes sont alignées, sans l'aide d'une force militaire les iraniens ne pourront pas renverser ce régime.</p>

<p><a href="https://x.com/MOSSADil/status/2006063407984959599?s=20"><br />https://x.com/MOSSADil/status/2006063407984959599?s=20</a></p>

<p>Depuis des années, les Iraniens se posent la même question : Qui va nous aider ?</p>

<p>Ils sont désarmés. Ils manifestent. Et, à eux seuls, renverser le régime est quasiment impossible.</p>

<p>Ce qui a changé, c'est le timing.</p>

<p>La dernière vague de protestations en Iran n'a pas été déclenchée par l'idéologie, mais par l'effondrement économique.</p>

<p>La chute de la monnaie a poussé les commerçants à bout. Rester ouvert coûtait plus cher que de fermer. Ils ont baissé le rideau et sont descendus dans la rue. Désormais, les manifestations s'étendent aux étudiants et au-delà.</p>

<p>Ce déclencheur économique n'était pas coordonné — les économies ne fonctionnent pas sur commande.</p>

<p>Mais cela se produit à un moment où le régime subit une pression intense.</p>

<p>Quelques jours seulement après la rencontre entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump, des informations indiquent qu'Israël a reçu le feu vert pour réévaluer son action contre le renforcement militaire de l'Iran, notamment son programme de missiles balistiques et le Corps des gardiens de la révolution islamique.</p>

<p>Le Corps des gardiens de la révolution islamique est surchargé.</p>

<p>Lors du dernier conflit, elle a été submergée en moins de deux semaines.</p>

<p>L'histoire montre que les régimes s'effondrent lorsque les pressions extérieures et les troubles intérieurs se conjuguent.<br />L'Iran pourrait bien s'approcher de ce moment.</p>

<p>La question essentielle n'est plus de savoir si la pression va augmenter, mais si le peuple iranien pourra tenir suffisamment longtemps pour que l'emprise du régime finisse par s'affaiblir.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1198/plus-le-langage-est-pauvre-moins-la-pensee-existe</guid>
	<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 20:48:38 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1198/plus-le-langage-est-pauvre-moins-la-pensee-existe</link>
	<title><![CDATA[Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.</p>

<p>La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression. </p>

<p>Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.</p>

<p>Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.</p>

<p>Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.</p>

<p>Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible. </p>

<p>Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.</p>

<p>L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans 1984 à Ray Bradbury dans Fahrenheit 451 qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.</p>

<p>Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.</p>

<p>Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ?</p>

<p>Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ? </p>

<p>Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu?</p>

<p>Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants: faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.</p>

<p>Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté.</p>

<p>Christophe Clavé.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1196/dernier-discours-du-general-de-gaulle-au-palais-bourbon</guid>
	<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 16:34:28 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1196/dernier-discours-du-general-de-gaulle-au-palais-bourbon</link>
	<title><![CDATA[Dernier discours du Général de GAULLE au Palais BOURBON.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1197/charles-de-gaulle-son-dernier-discours-au-palais-bourbon-31121945" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" alt="Charles de GAULLE, son dernier discours au Palais BOURBON 31/12/1945" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1197/medium"></a> Il y a 80 ans aujourd’hui, le 31 décembre 1945, le général de Gaulle prononçait son dernier discours dans l’enceinte du palais Bourbon. Alors chef du gouvernement provisoire depuis l’été 1944, De Gaulle était écœuré par le retour des querelles de partis et l’enlisement des débats relatifs à l’élaboration d’une constitution mettant en place un nouveau régime pour le pays : devant l’Assemblée nationale dite « constituante » (puisque chargée de voter une constitution), en place depuis un mois suites aux premières élections législatives depuis la fin de la guerre, il annonçait son intention de démissionner et avertissait les députés que s’ils faisaient le choix d’instaurer un régime semblable à la IIIe République, où le pouvoir exécutif (gouvernement) était dépendant du pouvoir législatif (députés et sénateurs), le pays rencontrerait les mêmes problèmes qu’avant la guerre et qu’ils regretteraient leur décision. Le Général expliquait ensuite sa vision de ce que devrait être, selon lui, le prochain régime : un chef d'État possédant le pouvoir exécutif (en lieu et place du chef du gouvernement), assurant la conduite du pouvoir exécutif et se posant comme arbitre au-dessus des partis, un gouvernement choisi par le chef de l'État et une Assemblée réduite à voter les lois mais pouvant censurer le gouvernement. Les crédits militaires proposés par le gouvernement Charles de Gaulle étaient finalement votés de justesse par les députés, mais le Général, actant la volonté d’une majorité de ceux-ci de limiter l’action du pouvoir exécutif, démissionnait de ses fonctions de chef du gouvernement provisoire le 20 janvier 1946. Il ne reviendra que plus de douze ans plus tard, en mai 1958, à la faveur de la crise algérienne, et parviendra cette fois-ci à faire prévaloir sa vision politique, ce qui conduira à la mise en place de la Ve République.</p>

<p>———————-</p>

<p>« Mesdames et messieurs, j'ai expliqué aussi simplement, aussi nettement que j'ai pu, la façon dont se présente la question qui vous est actuellement posée.</p>

<p>Je conclus en disant que le Gouvernement a pris ses responsabilités pour ce qu'il vous a demandé. II ne pourrait en prendre pour ce qui lui serait imposé, et qui, à ses yeux, rendrait sa tâche impossible.</p>

<p>[...]</p>

<p>L'Assemblée nationale constituante a tout le pouvoir législatif. Personne ne le conteste et surtout pas moi. Elle a tout pouvoir de suivre le gouvernement qui lui plaît et, s'il ne lui plaît pas, de le laisser partir ou de le faire partir.</p>

<p>Ces attributions de l'Assemblée nationale constituante ne sont en rien contestées et dans mon esprit, elles ne sont nullement contestables.</p>

<p>Mais le fait est qu'il y a un gouvernement. Il a été constitué, je le crois bien, comme vous l'avez souhaité. Vous avez marqué par votre unanimité que vous en approuviez la composition et, j'ajoute, le programme. Cela a été développé de la façon la plus explicite devant vous.</p>

<p>Et cependant, aujourd'hui, vous venez dire que ce gouvernement, tel qu'il est composé, avec son programme, vous heurte […].</p>

<p>Il faut éclaircir cette situation. Le gouvernement qui est ici a-t-il votre confiance ou ne l'a-t-il pas ? Vous avez l'occasion de le dire, car le gouvernement, lui, vous l'offre, en déclarant que les crédits qu'il vous a proposés, il les considère en conscience comme nécessaires.</p>

<p>Ou bien vous les voterez et alors vous lui aurez marqué votre confiance, ou bien vous ne les voterez pas, et le gouvernement sera obligé d'en tirer aussitôt toutes les conséquences. Il n'y a pas de voie plus démocratique. Si l'on veut lever tout ce qui peut sembler un voile tendu sur la réalité politique d'aujourd'hui, en voici l'occasion.</p>

<p>Levez le voile ! Dites si oui ou non le gouvernement a votre confiance. S'il l'a, continuons le chemin ensemble aussi longtemps que nous le pourrons. S'il ne l'a pas, vous allez le marquer par votre vote.</p>

<p>Je le répète, à aucun moment le gouvernement ne considérerait qu'il a le droit de rester dans ses fonctions et de porter sur ses épaules la charge qu'il assume s'il n'était pas assuré d'avoir la confiance de l'Assemblée nationale constituante.</p>

<p>[...]</p>

<p>Je répète que je parle pour l'avenir. Nous avons commencé de reconstruire la République. Vous continuerez de le faire. De quelque façon que vous le fassiez, je crois pouvoir vous dire en conscience, et sans doute est-ce la dernière fois que je parle dans cet hémicycle, je crois pouvoir vous dire en conscience que si vous le faites en ne tenant pas compte des leçons de notre histoire politique des cinquante dernières années et en particulier de ce qui s'est passé en 1940, si vous ne tenez pas compte des nécessités absolues d'autorité, de dignité et de responsabilité du gouvernement, vous irez à une situation où, un jour ou l'autre, je vous le prédis, vous regretterez amèrement d'avoir pris la voie que vous aurez prise.</p>

<p>[...]</p>

<p>En tout cas, je ne vous ai pas caché dans quel esprit j'acceptais la responsabilité de former et de désigner le gouvernement, je vous en prends à témoin.</p>

<p>Oui, il y a les deux conceptions. Elles ne sont aucunement semblables, c'est très exact.<br />C'est d'ailleurs là le débat qui va s'engager bientôt à l'Assemblée dont je vais me trouver absent, et demain, dans le pays, à propos de nos institutions, car c'est là qu'est la question qu'il faut résoudre.</p>

<p>Veut-on un gouvernement qui gouverne ou bien veut-on une assemblée omnipotente, déléguant un gouvernement pour accomplir ses volontés ? Cette deuxième conception se conçoit très bien. C'est un régime dont nous avons nous-mêmes fait parfois l'expérience, et d'autres aussi l'ont faite.</p>

<p>Personnellement, je suis convaincu que cela ne répond en rien aux nécessités du pays dans lequel nous vivons ni aux nécessités de la période dans laquelle nous vivons, où les problèmes sont si nombreux, si complexes, si précipités, si brutaux, qu'il est impossible de les résoudre de cette manière.</p>

<p>Alors, à quelle formule semble-t-il que l'on devrait s'arrêter ? Je ne parle pas pour moi, bien entendu, je parle pour vous. Mais j'ai hâte de le faire pendant que cela m'est encore possible ici.</p>

<p>La formule qui me semble devoir résulter des expériences que nous avons faites, c'est un gouvernement constitué de telle sorte qu'il ait la responsabilité entière du pouvoir exécutif aussi longtemps que l'Assemblée lui fait confiance, et qu'il porte seul - je dis : seul - la responsabilité du pouvoir exécutif.</p>

<p>Et si l'Assemblée, ou les assemblées, à un moment donné, lui refusent tout ou partie des moyens qu'il juge nécessaires pour porter la responsabilité du pouvoir exécutif, eh bien ce gouvernement se retire, un autre gouvernement apparaît, et c'est, me semble-t-il, ce qui va arriver ce soir. »</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1195/accord-de-siege-suisse%E2%80%93gavi-la-zone-de-non-droit-que-la-suisse-a-creee%E2%80%A6-volontairement</guid>
	<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 14:15:52 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1195/accord-de-siege-suisse%E2%80%93gavi-la-zone-de-non-droit-que-la-suisse-a-creee%E2%80%A6-volontairement</link>
	<title><![CDATA[Accord de siège Suisse–GAVI : la zone de non-droit que la Suisse a créée… volontairement]]></title>
	<description><![CDATA[<p id="ember736" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La Suisse a accordé à une organisation privée un régime d’immunités si extrême qu’il équivaut, en droit, à la création d’une enclave extraterritoriale au cœur de Genève.</p><p id="ember737" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ce régime n’a rien d’un outil administratif : c’est une rupture majeure dans la chaîne constitutionnelle du contrôle démocratique.</p><p id="ember738" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ce régime n’a pas été imposé à la Suisse.</p><p id="ember739" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Il a été signé, approuvé et inscrit dans le droit suisse.</p><p id="ember740" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Source officielle de l’accord :</p><p id="ember741" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Accord de siège entre la Confédération suisse et GAVI Alliance, 23 juin 2009</p><p id="ember742" class="ember-view reader-text-block__paragraph"><a class="qnYTlArzYtboRwdjbntMpxxVLYbykXIogw" tabindex="0" href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2009/541/fr" target="_self" data-test-app-aware-link="">https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2009/541/fr</a></p><p id="ember743" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Cet accord est l’un des plus permissifs de toute l’histoire du droit suisse contemporain.</p><p id="ember744" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Il institue – noir sur blanc – des locaux inviolables, des archives inviolables “à tout moment et en tout lieu”, une immunité totale de juridiction, une immunité d’exécution, et des exonérations fiscales totales.</p><p id="ember745" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Le tout accordé à une entité privée, à gouvernance hybride, sans aucune obligation de transparence publique substantielle.</p><p id="ember746" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ce n’est pas un simple “accord administratif”.</p><p id="ember747" class="ember-view reader-text-block__paragraph">C’est un précédent d’une gravité institutionnelle exceptionnelle.</p>
<p>I. Une enclave extraterritoriale privée créée par la Suisse elle-même</p>
<p id="ember749" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Un État de droit peut tolérer des immunités proportionnées.</p><p id="ember750" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Il ne peut tolérer la création d’un territoire juridiquement impénétrable.</p><p id="ember751" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Dans l’accord Suisse–GAVI :</p>
<p>Aucune autorité suisse ne peut entrer dans les locaux sans consentement.<br />Aucune autorité suisse ne peut saisir de documents, de serveurs, d’échantillons, de matériels.<br />Aucune perquisition n’est possible, même en cas de soupçon grave.<br />Aucune action civile ou pénale ne peut aboutir devant un tribunal suisse.<br />La levée d’immunité dépend… de GAVI elle-même.</p>
<p id="ember753" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Cet ensemble constitue une suspension effective de l’État de droit dans le périmètre de l’organisation.</p><p id="ember754" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Pour un pays qui fonde sa légitimité sur l’article 5 de la Constitution (principe de légalité et proportionnalité), l’article 8 (égalité devant la loi) et l’article 29a (accès au juge), cet accord relève de l’abdication pure et simple.</p>
<p>II. L’inviolabilité absolue des données : un gouffre juridique</p>
<p id="ember756" class="ember-view reader-text-block__paragraph">L’accord protège les archives et supports de données de GAVI “à tout moment et en tout lieu”.</p><p id="ember757" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Cette formulation est rarissime, et pour cause : elle rend impossible :</p>
<p>tout audit informatique ou scientifique,<br />toute saisie judiciaire,<br />toute reconstitution de faits,<br />toute enquête en cas de litige ou d’allégation grave.</p>
<p id="ember759" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Dans le domaine des données de santé, des données d’activité corporelle, des technologies biométriques et des flux de données sensibles, cette immunité totale est une anomalie structurelle.</p><p id="ember760" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Or, depuis plusieurs années, des technologies radicales émergent dans l’écosystème biométrique. Parmi elles :</p><p id="ember761" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Brevet Microsoft WO/2020/060606</p><p id="ember762" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Titre : Cryptocurrency system using body activity data</p><p id="ember763" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ce brevet décrit l’usage de signaux corporels captés par capteurs pour valider des opérations informatiques, illustrant le glissement vers une économie où la donnée biologique devient un actif stratégique.</p><p id="ember764" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Il n’est pas question ici d’accuser GAVI de quoi que ce soit.</p><p id="ember765" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Le point juridique est ailleurs :</p><p id="ember766" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Une immunité absolue sur les données offre, par définition, le terrain idéal pour que des opérations sensibles deviennent impossible à auditer ou à contester.</p>
<p>III. Quand la preuve devient impossible, la vérité devient inaccessible</p>
<p id="ember768" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La puissance d’un système juridique se mesure à sa capacité d’établir la vérité.</p><p id="ember769" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Or l’accord Suisse–GAVI annihile cette capacité.</p><p id="ember770" class="ember-view reader-text-block__paragraph">En créant une enclave :</p>
<p>impossible à perquisitionner,<br />impossible à auditer,<br />impossible à contraindre,<br />impossible à juger,</p>
<p id="ember772" class="ember-view reader-text-block__paragraph">la Suisse a instauré un espace où toute activité – licite ou illicite – deviendrait par nature indémontrable.</p><p id="ember773" class="ember-view reader-text-block__paragraph">C’est précisément ce que dénonçait Edward Snowden lorsqu’il affirmait que « la transparence doit être exigée des puissants, pas des peuples ».</p><p id="ember774" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Et c’est ce que rappelait l’expert américain David Brin : « Une société où les puissants échappent à la lumière finit toujours dans l’abus ».</p><p id="ember775" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ce n’est pas une spéculation.</p><p id="ember776" class="ember-view reader-text-block__paragraph">C’est la logique juridique directe d’un régime d’immunité totale.</p>
<p>IV. Le financement public sans contrôle : l’absurdité démocratique</p>
<p id="ember778" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La Suisse a versé – et continue de verser – des dizaines de millions de francs à GAVI :</p><p id="ember779" class="ember-view reader-text-block__paragraph">– 30 millions annoncés en 2020 ;</p><p id="ember780" class="ember-view reader-text-block__paragraph">– 10 millions pour les programmes de base 2021–2025 ;</p><p id="ember781" class="ember-view reader-text-block__paragraph">– plusieurs centaines de millions indirects via COVAX/ACT-A au niveau global.</p><p id="ember782" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Or dans le même temps :</p>
<p>elle renonce à tout droit d’inspection,<br />elle renonce à tout droit d’accès aux preuves,<br />elle renonce à toute possibilité de contrôle démocratique,<br />elle renonce à toute supervision indépendante.</p>
<p id="ember784" class="ember-view reader-text-block__paragraph">La Suisse finance.</p><p id="ember785" class="ember-view reader-text-block__paragraph">GAVI opère.</p><p id="ember786" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Personne ne voit rien.</p><p id="ember787" class="ember-view reader-text-block__paragraph">C’est l’exact inverse de notre modèle démocratique.</p>
<p>V. Ce que le Parlement doit exiger immédiatement</p>

<p>Audit juridique exhaustif de l’accord et de l’usage réel des immunités.<br />Publication annuelle obligatoire d’un rapport détaillé : demandes de levée d’immunité, coopérations judiciaires, cas litigieux, conformité.<br />Révision stricte de l’inviolabilité des locaux et des données.<br />Introduction d’un arbitrage indépendant pour garantir l’accès au juge aux tiers.<br />Activation du préavis de dénonciation si GAVI refuse une réforme substantielle.</p>

<p>Conclusion : la Suisse doit refermer la brèche qu’elle a elle-même ouverte</p>
<p id="ember791" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Le texte officiel de Fedlex le montre : la Suisse a créé une zone de non-droit sur son propre territoire pour une organisation privée.</p><p id="ember792" class="ember-view reader-text-block__paragraph">C’est une faute politique, un trou noir juridique, et un précédent dangereux.</p><p id="ember793" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Un État de droit n’existe que si la loi s’applique partout.</p><p id="ember794" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Un État souverain n’existe que s’il contrôle son territoire.</p><p id="ember795" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Une démocratie n’existe que si les puissants ne sont pas placés hors de portée de la justice.</p><p id="ember796" class="ember-view reader-text-block__paragraph">L’accord de siège Suisse–GAVI doit être rouvert, révisé ou dénoncé.</p><p id="ember797" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Le Parlement doit agir.</p><p id="ember798" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Le peuple a le droit de savoir.</p><p id="ember799" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Et la Suisse doit retrouver le contrôle qu’elle n’aurait jamais dû céder.</p><p id="ember801" class="ember-view reader-text-block__paragraph">Ce que les médias taisent, nous l’analysons. Ce que Berne négocie, nous le décortiquons. Rejoignez maintenant notre QG sur Telegram: <a class="qnYTlArzYtboRwdjbntMpxxVLYbykXIogw" tabindex="0" href="https://t.me/souverainetesuisse" target="_self" data-test-app-aware-link="">https://t.me/souverainetesuisse</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 20:30:20 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Il est bon que la beauté et la grâce soient en même temps la bonté.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>#InMemoriam<br />'Il est bon que la beauté et la grâce soient en même temps la bonté". - Marguerite Yourcenar .</p>

<p>1968. Brigitte Bardot est au faîte de sa gloire, une star internationale. Elle reçoit une lettre de Marguerite Yourcenar. Depuis la parution de son roman, Mémoires d'Hadrien, l'écrivaine française qui vit aux Etats-Unis est elle aussi reconnue dans le monde entier. Cette dernière prend la plume pour écrire à la jeune actrice et lui demander son aide.</p>

<p>Madame, admirant comme je le fais l’intérêt que vous avez montré pour tout ce qui concerne la protection des animaux, j’ai prié la direction de l’Œuvre d’Assistance aux Animaux d’Abattoir de me donner votre adresse, et prends sur moi de vous envoyer toute une documentation sur un état de choses que vous connaissez d’ailleurs peut-être déjà : l’horrible massacre annuel des phoques dans les eaux canadiennes, et surtout la mise à mort atrocement cruelle des jeunes phoques. J’ose donc vous demander un geste, que ce soit simplement une lettre de plus au premier ministre du Canada, soit surtout une protestation à la télévision contre l’emploi de ces tragiques peaux de phoques. J’appartiens au groupe qui croît, comme la Fédération Mondiale pour la protection des animaux, que le résultat désiré ne sera vraiment obtenu que par le boycott de la fourrure de phoque. C’est là que l’opinion des femmes joue un rôle immense. Je termine en m’excusant de cette longue lettre, et en vous remerciant encore de ce que vous avez fait pour la cause humanitaire : il est merveilleux que la beauté et la grâce soient en même temps la bonté.<br /> Marguerite Yourcenar</p>

<p>Personne alors ne sait que cette chasse aux blanchons existent, alors que chaque année des milliers de bébés phoques sont massacrés à coup de matraques et leur fourrure aussitôt arrachée. Tout cela pour satisfaire un commerce gigantesque de manteaux en fourrure et d'objets de luxe.<br />A quel point Brigitte Bardot sera-t-elle touchée par cette lettre ? Toujours est-il qu'en 1973, Bardot mettra fin à sa carrière cinématographique et s'engagera en faveur de la cause animale. Elle met sa célébrité au service de la défense des animaux et dénonce sur les plateaux de télévision cette chasse ignoble aux bébés phoques.<br />Elle ne s'arrêtera pas là, puisqu'en 1977, elle se rendra sur la banquise canadienne pour se faire photographier avec un bébé phoque dans les bras. Les images font le tour du monde. La Communauté européenne, comme on l'appelle à l'époque, décidera un moratoire sur le commerce des peaux de phoques, puis une interdiction.<br />Alors que des associations de défense animale tentent depuis des années d'attirer l'attention de l'opinion publique sur cette chasse barbare, Bardot y aura contribué d'une manière décisive grâce à sa renommée mondiale.<br />Il est impossible de ne pas croire que Marguerite Yourcenar ne l'ait pas inspirée dans ce combat. Et lorsqu'en 1980, alors que l‘écrivaine est reçue à l'Académie française, on lui demande quelle est la personnalité qu‘elle aimerait rencontrer, elle répond : Brigitte Bardot.<br />Quelques jours plus tard, Yourcenar rend visite à la star désormais recluse à la Madrague. Les deux femmes discuteront à bâtons rompus trois heures durant.<br />En 1997, Bardot se souviendra de cette rencontre exceptionnelle :<br />Nous avions en commun toute une philosophie de la vie, un amour fou des animaux, une façon de comprendre l'humanité ou plutôt de ne pas la comprendre, et nous étions toutes les deux végétariennes, ce qui nous posait des problèmes dans les restaurants. <br />Lorsqu'elle m'a quittée - elle ne pouvait pas faire autrement, ayant le soir même un dîner officiel à Marseille avec Defferre, le maire de l'époque - c'est comme si mon feu de bois s'était éteint et que la lumière avait disparu. Elle est repartie sous la pluie avec son châle noir sur le visage, souriante, chaleureuse, intelligente, exceptionnelle, rare. <br />Lorsque parfois le courage me manque, je relis des passages de ses livres, ou les dédicaces qu'elle m'a offertes. <br />Elle m'aide à vivre.</p>

<p>Paanteon sur X</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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