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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<pubDate>Sat, 09 Oct 2021 22:23:36 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[CE QUE CACHE LE NARRATIF TISSÉ AUTOUR DU COVID]]></title>
	<description><![CDATA[<p id="viewer-89hqn" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">(août 2021) Ernst Wolff — Journaliste, expert en finance internationale et en fonds d’investissement</p><p id="viewer-b5guh" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr"><a href="https://odysee.com/@LongXXvids:c/Ernst-Wolf-speech---summary:3?fbclid=IwAR1WFAkVCZFFAZXACCnVef6Lr5ht0Z-H9F4HkLfHbZ6oycByPUQe2Msbn54" target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="_3Bkfb _1lsz7">https://odysee.com/@LongXXvids:c/Ernst-Wolf-speech---summary:3?fbclid=IwAR1WFAkVCZFFAZXACCnVef6Lr5ht0Z-H9F4HkLfHbZ6oycByPUQe2Msbn54</a></p><p id="viewer-eo4sk" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Selon, le président américain Franklin Delano Roosevelt : « Rien ne se produit accidentellement en politique, et lorsque quelque chose se produit, vous pouvez être presque certains que cela avait été planifié pour que cela se déroule tel que cela s’est déroulé ». Si nous considérons ce qui se passe depuis janvier 2020, ces mots résonnent de manière particulièrement inquiétante. Est-il possible que tout ce dont nous avons fait l’expérience ait été planifié ? Disons-le tout de suite, je ne peux pas produire la preuve d’un tel plan, en tout cas pas sous la forme de document authentique, mais après avoir étudié cette question attentivement pendant ces 18 mois, j’affirme que nous avons un nombre impressionnant d’indices, Ils pointent tous dans cette direction et pas dans une autre.</p><p id="viewer-8013f" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Qu’ont-ils planifié et quelles sont les conséquences de ce plan ? La situation dans laquelle nous nous trouvons en ce moment est unique dans l’histoire de l’humanité. Jamais par le passé, le monde n’a été placé dans son intégralité sous la férule d’un régime coercitif de ce genre. Et, à notre époque, on n’avait jamais eu à subir autant de mesures en apparence si inintelligibles, si aberrantes — en partie du moins — et dans bien des cas si contradictoires.</p><p id="viewer-45pna" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">D’après le récit officiel, il s’agirait de la crise sanitaire la plus sérieuse de mémoire d’homme, mais les mesures qui ont été prises, loin d’améliorer la situation, n’ont fait que l’empirer. Tous les médecins peuvent confirmer qu’aujourd’hui la santé de la majorité des gens est bien pire qu’avant la crise. Et même si l’on adopte le point de vue officiel de ceux qui ont ordonné ces mesures, celles-ci sont un vrai désastre. La prétendue menace d’une quatrième vague d’infection, et l’annonce de la nécessité d’une prochaine troisième vague de vaccinations, puis d’une quatrième et même d’une cinquième, démontre que le but revendiqué des mesures sanitaires — enrayer l’épidémie — a complètement échoué.</p><p id="viewer-1ipcj" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Mais là n’est pas le cœur du problème, bien au contraire. À cause des confinements, nous sommes obligés d’à affronter une sévère crise économique. Partout dans le monde la production s’est effondrée. La logistique globale est à genoux, les chaines d’approvisionnement sont coupées, des récoltes sont perdues, l’approvisionnement en nourriture est étranglé, et par-dessus le marché s’installe une pénurie d’une grande partie des semi-conducteurs. Parallèlement, nous constatons que personne ne semble désireux de s’attaquer à ces problèmes ni de les résoudre, mais qu’au contraire ceux-ci se retrouvent multipliés et amplifiés à cause de nouvelles mesures sanitaires et de la menace permanente que font peser d’éventuelles restrictions encore inédites.</p><p id="viewer-226u5" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Un exemple récent : en Chine, le terminal fret du troisième plus gros port du monde a été fermé à cause d’un seul ouvrier testé positif. De même en Nouvelle-Zélande, où au mois d’août 5 millions de personnes ont été placées en confinement pendant 3 jours, car une seule et unique personne de 58 ans avait été testée positive.</p><p id="viewer-1s2qb" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Une grave crise du secteur des TPE et des PME se profile. Il s’agit pourtant du secteur qui fournit le plus d’emplois de par le monde, et qui génère en outre la plus grande partie des recettes fiscales. Le secteur industriel des TPE et des PME, en particulier les entreprises familiales, qui navigue dans un flot constant d’incertitudes et sous une pluie de règlements nouveaux, est poussé chaque semaine davantage vers l’abîme. Il ne s’est jamais retrouvé dans une crise aussi profonde qu’il ne l’est aujourd’hui.</p><p id="viewer-e0222" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Là encore, ce n’est pas tout. Nous faisons face en ce moment à une inflation brutale qui grimpe partout dans le monde. Elle concerne en particulier les matières premières, les prix des objets manufacturés et les produits alimentaires. De même, rien n’est fait pour pallier à cette situation, tout au contraire. On imprime sans interruption un immense flot d’argent, et le volume de ce flot continue même encore de s’accroître. Les états et les banques centrales ont, depuis le début de la crise, injecté presque 20 billions (vingt mille milliards !) de dollars dans le système monétaire mondial. Et l’on n’en voit pas la fin ! Le FMI, l’organisation financière la plus puissante du monde, s’apprête lundi à larguer, avec des droits de retrait spéciaux, 650 milliards de dollars, la plus grande somme tirées de ses propres liquidités jamais avancée.</p><p id="viewer-8t85e" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">La situation au sein de la société n’est guère meilleure. Un exemple suffira : aux USA, le pays dont l’économie est la plus forte du monde, presque 4 millions de personnes sont menacées d’être chassées de chez elles car elles ne peuvent plus payer leur loyer ou rembourser leur emprunt. Et presque dix fois plus encore d’américains sont incapables de se nourrir grâce à leur propre revenu. Voilà ce que les politiciens, en détruisant de manière intentionnelle l’économie, ont réussi à accomplir, tandis que l’inflation grandissante, quant à elle, n’y était pas parvenue. La population s’est fracturée sur l’ensemble du territoire comme jamais auparavant, et, brochant sur le tout, des mesures perfides viennent couronner ce désastre.</p><p id="viewer-7lvka" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Enfin, on assiste à un transfert prémédité du pouvoir en Afghanistan, sous la houlette des USA. Les talibans se sont vus confier 20 milliards dollars de matériel militaire, une force aérienne complète, avec 11 bases aériennes pour la soutenir prêtes à l’usage. Soyons certains que la prochaine vague de réfugiés viendra de là. Pourquoi tout cela ? Pourquoi prennent-ils ces mesures d’envergure internationale qui ont provoqué un désastre après l’autre, et pourquoi poussent-ils une majorité de l’humanité plus loin au fond de l’abîme, au lieu d’essayer de l’arracher à sa misère ?</p><p id="viewer-2rf0b" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Pour répondre à cette question, il faut en poser deux autres : qui s’intéresse activement à cet agenda global et qui en bénéficie ? La réponse est évidente. Celui qui profite le plus de la crise actuelle, et celui qui en tire les ficelles, caché derrière la scène, c’est le complexe numérico-financier. Donc un ensemble doté de dessins bien spécifiques, au sein duquel on trouve les plus grosses sociétés du Big Information Tech (IT), ainsi que les plus gros managers d’actifs de notre temps. En font partie : Apple, la société Alphabet (Google et ses métastases), Amazon, Microsoft et Facebook. La capitalisation boursière de ces cinq sociétés représente à elles seules la valeur incroyable de 9,1 billions de dollars. À titre de comparaison, le PIB de l’Allemagne, de la France et de l’Italie additionnés s’élève à 8,6 billions de dollars.</p><p id="viewer-2t49e" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">À côté de ces intérêts numériques, nous avons aussi les plus grands managers d’actifs boursiers : BlackRock, Vanguard et State Street (ainsi que Fidelity). Ils sont tous impliqués de manière significative dans ces sociétés de Big Info Tech. En outre, ces quatre sociétés, à elles seules, gèrent à l’heure actuelle un total de 22,6 billions de dollars d’actifs. Encore une fois à titre de comparaison, le PIB des 28 nations de l’UE en 2020 s’élevait à 15,7 billions de dollars.</p><p id="viewer-7q0he" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Cependant, ce n’est pas seulement la force financière titanesque sur laquelle le complexe numérico-financier s’appuie qui le rend si puissant dans ce qu’il entreprend. Prenons par exemple Big Info Tech. Ce secteur n’est pas seulement puissant en lui-même, mais il l’est aussi parce qu’il contrôle des milliers d’autres sociétés, qu’il organise les systèmes numériques de ces entreprises, et que de ce fait il exerce une surveillance constante sur leur flux de data. Big Info Tech n’est rien d’autre qu’une gigantesque tumeur cancéreuse, qui, depuis quelques années, a répandu ses métastases dans toutes les autres branches de l’économie, pour les rendre dépendantes de ses programmes et donc les dominer.</p><p id="viewer-4a745" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Nos managers d’actifs boursiers n’agissent pas différemment : ils s’impliquent dans la gestion de toutes les grandes sociétés, et sont capables d’influencer chacune des marques populaires de par le monde. Le plus colossal de ces fonds de placement, BlackRock, est aussi le fournisseur de « Aladdin Data Cloud » : un système d’analyse de données en service depuis plus de 40 ans, qui représente le service d’information le plus important sur les placements et sur la finance que le monde ait jamais connu. Par derrière, BlackRock se sert ensuite de ces données pour conseiller les plus grandes banques centrales mondiales : la Federal Reserve des USA et la BCE. À cause de cet énorme avantage dans le domaine de l’information dont BlackRock bénéficie, il est facile de deviner qui est dépendant de qui.</p><p id="viewer-bctf2" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Nous avons donc affaire à un agrégat unique dans l’histoire qui combine la puissance financière brute au pouvoir discrétionnaire que donne cette somme de données d’une taille inimaginable. Depuis le début de cette crise, cette combinaison a permis à ces sociétés de connaître une croissance commerciale et financière encore jamais vue. Pire, l’avantage qu’elles ont pris s’accélère depuis sans s’interrompre. Au cours du dernier trimestre de cette année, en avril, mai, juin, ces sociétés ont obtenu les plus gros profits de toute leur histoire, ce qui défie l’imagination. Il faut en conclure que ce complexe numérico-financier constitue un des pouvoirs globaux qui mène la course du monde. Il se tient bien au-dessus de tous les gouvernements. Il a la capacité de mettre à genoux n’importe quel pouvoir exécutif dans le monde, et de s’assurer de sa docilité.</p><p id="viewer-1q75n" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">On ne peut que s’étonner encore plus, cependant, des méthodes adoptées par ce complexe numérico-financier depuis le début de la crise. Celui-ci sape les racines mêmes du système dont il est le premier bénéficiaire : si le complexe numérico-financier détruit les TPE et les PME, alors il détruit en fait ses propres moyens de subsistance, car, rappelons-le, c’est ce secteur qui crée la plus grande partie des recettes fiscales et qui crée le plus d’emplois. De plus, lorsque l’inflation s’installe, le complexe numérico-financier souffre aussi. Enfin, lorsque ce dernier s’attaque à la paix sociale en accroissant les inégalités, alors il anéantit ceux dont il tire profit. Ce sont des objections valides, mais elles mettent à côté de la cible.</p><p id="viewer-2dm2j" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">En réalité, le complexe numérico-financier n’a pas d’autre choix que de faire ce qu’il fait en ce moment. Ce dont nous sommes témoins aujourd’hui ne correspond pas à un agenda précis à partir duquel ce même complexe numérico-financier pourrait continuer d’accumuler encore plus d’argent et de puissance, avant de s’assoir sur ses lauriers pour jouir des fruits de son labeur. Ce dont nous faisons l’expérience constitue un immense acte de désespoir, sans aucun doute le plus gigantesque qui s’est jamais produit de toute l’histoire humaine.</p><p id="viewer-2ckpe" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Ce qui a provoqué cet acte de désespoir est que le système économique auquel le complexe numérico-financier doit son existence ne peut plus être maintenu en vie dans le cadre structurel dont il hérite. Ce modèle a déjà frôlé la destruction pendant la crise financière mondiale de 2007-2008. Si les gouvernements n’avaient pas alors mobilisé d’énormes quantités d’argent tirées des recettes fiscales, et si les banques centrales n’avaient pas créé de nulle part des masses énormes d’argent, notre système se serait alors déjà effondré.</p><p id="viewer-2igar" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Mais cette planche de salut n’était que temporaire. Il fallait continuer d’accroitre les sommes d’argent injectées, ce que l’on fit pendant les 12 années qui suivirent. En outre, il fut nécessaire de baisser les taux d’intérêts plusieurs fois au cours de cette période. De ce fait, le système devint encore plus instable. À long terme, les choses ne pouvaient pas s’arranger. Et l’an dernier, on voyait poindre un prochain effondrement boursier. Ce crash a été repoussé grâce à un ultime tour de force : pour une dernière fois, les taux d’intérêts ont été réduits à zéro, et des milliers de milliards de dollars ont été injectés sur les marchés.</p><p id="viewer-u5g7" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Ces mesures ont cependant engendré un saut qualitatif à l’origine d’une situation économique toute nouvelle. Renouveler ce report aurait nécessité de fixer des taux d’intérêt négatif vraiment bas, ce qui aurait détruit les fondations du système bancaire tel qu’il existe aujourd’hui. Les banques ne peuvent fonctionner sur le long terme avec de tels taux d’intérêt négatif. On ne pourra pas repousser le crash encore une fois avec cette même approche. Face à la situation dans laquelle nous nous trouvons, il est possible d’injecter des milliers de milliards de dollars dans le système une nouvelle fois encore au grand maximum. Mais le taux d’inflation, déjà en forte croissance, deviendrait alors de plus en plus excessif jusqu’à atteindre l’hyperinflation.</p><p id="viewer-5530u" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Le complexe numérico-financier s’est donc retrouvé face à cette alternative : d’un côté l’effondrement final et, de l’autre, l’hyperinflation — c’est-à-dire une monnaie qui n’a plus aucune valeur. Cela signifie que nous sommes parvenus à un carrefour historique où le complexe numérico-financier, dans le cadre du système économique tel qu’il existe, n’a seulement de choix qu’entre deux formes d’effondrement.</p><p id="viewer-7etq2" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Que pouvaient faire ses dirigeants ? Ils ont très clairement choisi d’installer un nouveau système, et ce, d’après une double stratégie. D’un côté, loin des yeux du public, ils préparent bel et bien ce nouveau système. De l’autre, ils profitent de la phase finale du système actuel qui est à l’agonie pour le piller de fond en comble en recourant à tous les stratagèmes dont ils disposent. C’est exactement ce à quoi nous assistons depuis mars 2020. La destruction clairement préméditée et délibérée de l’économie mondiale, au bénéfice exclusif de l’expansion du complexe numérico-financier, avec en parallèle la préparation simultanée, par le truchement des banques centrales, d’un nouveau système élaboré sous l’égide des sociétés de Big Info Tech. Nous savons déjà à quoi ce système va ressembler : la suppression complète du cash et des banques commerciales sous leurs formes antérieures, et, à la place, l’introduction d’une monnaie numérique émise par les banques centrales (CBDC : Central Bank Digital Currency). Le but ultime, visiblement, sera que chacun d’entre nous n’aura plus qu’un seul compte avec lequel toutes nos transactions s’effectueront, et qui sera installé non dans une banque commerciale mais dans une banque centrale.</p><p id="viewer-9rilp" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Voici ce qui se dessine à l’arrière-plan : parce que la monnaie numérique d’une banque centrale (CBDC) sera programmable, et parce que les banques centrales peuvent créer à partir de rien des quantités illimitées d’argent, ce système économique pourra en effet opérer de cette manière avec des taux d’intérêts négatifs bas sans détruire le système. Il ne s’agit pas toutefois de la seule caractéristique des futures monnaies numériques émises par les banques centrales, car ces CBDC vont permettre aux gouvernements de surveiller toutes nos transactions. Ils pourront nous soumettre à des taux d’impositions divers et variables, tout en nous infligeant à volonté des amendes individuelles. Les gouvernements auront aussi le pouvoir de soumettre une partie de notre argent à une date d’expiration et donc d’exiger que nous en ayons dépensé une certaine quantité au cours d’un laps de temps donné. Ils pourront nous contraindre à utiliser cet argent dans des buts spécifiques et imposer que nous ne puissions acheter seulement que certains produits avec une somme donnée, ou encore que ces produits ne proviennent que d’une seule région. Surtout, les gouvernements disposeront d’un moyen d’annuler notre capacité d’effectuer des transactions d’un simple click, et donc de nous bloquer financièrement. La monnaie numérique des banques centrales serait pour un état la méthode de collecte des impôts la plus efficaces de toute l’histoire humaine ; et, à travers le contrôle des liquidités privées, rien de moins que la concrétisation d’une dictature englobant absolument tout.</p><p id="viewer-5mdgl" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Toutefois, cet édifice comporte une faille qui n’est pas négligeable : la résistance attendue du public. Il est certain qu’une large proportion des populations n’acceptera pas une telle privation de ses droits fondamentaux. On peut s’attendre à ce que l’introduction par la force étatique des monnaies numériques des banques centrales, des CBDC donc, rencontre un farouche rejet de la part de la société. Et c’est exactement ce problème, susceptible d’empêcher l’introduction de la monnaie numérique, qui mobilise de toute évidence la réflexion du complexe numérico-financier. Ils ne vont donc pas essayer d’introduire la CBDC progressivement, ce qui risquerait de soulever une forte résistance. Au contraire, ils vont plonger la société dans le chaos, de telle sorte qu’ils puissent ensuite présenter l’introduction de cette monnaie numérique comme la solution à tous les problèmes ; et ce, sous la forme du revenu universel de base (Universal Basic Income : UBI).</p><p id="viewer-fc1po" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Quiconque serait tenté de croire qu’il ne s’agit que d’une « théorie du complot » bâtie sur du vent devrait réexaminer attentivement tout ce dont nous fait l’expérience au cours de ces 18 derniers mois. Sous prétexte de combattre une maladie, des dégâts dévastateurs et irréparables ont été infligés à l’économie et aux finances. L’ampleur de cet impact ne commence à peine à se faire sentir par endroit. Dans le même temps, ils s’emploient tous les jours à ce que ces dégâts s’accentuent, tandis que parallèlement, ils s’appliquent à rendre les divisions sociales de plus en plus béantes, en poussant continuellement de nouveaux coins entre chacun de nous. Tout cela est délibérément orienté dans une seule et même direction : accentuer les tensions sociales jusqu’au bord de la guerre civile, et ce, dans le monde entier. C’est exactement cela que les puissants désirent, s’il faut en croire les informations disponibles.</p><p id="viewer-fi9ig" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">En somme, ce dont nous faisons l’expérience aujourd’hui, c’est une tentative de créer un maximum de chaos social, pour permettre ensuite, à l’acmé de ce chaos, l’arrivée d’une panacée sous la forme du revenu universel de base, l’UBI, de sorte à parvenir à un changement radical, du chaos maximum au contrôle maximum.</p><p id="viewer-eu600" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Par ailleurs, dans la perspective des puissants, il existe une seconde raison pour laquelle l’UBI doit advenir. Nous nous tenons au bord de la Quatrième Révolution Industrielle (4RI), et nous allons assister dans la période qui va suivre à la perte de millions et de millions d’emplois, à cause du déploiement de l’Intelligence Artificielle (AI). Ce qui signifie la disparition de millions de consommateurs. La demande de biens de consommation va donc s’effondrer. Or étant donné que notre système économique actuel fonctionne grâce à la consommation, il est nécessaire, pour le maintenir en vie, de s’arracher de cette spirale descendante, ce qui ne peut se produire que si tous ces consommateurs désormais sans possibilité de trouver un emploi, se voient attribuer un revenu.</p><p id="viewer-dgtfh" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Les événements qui se sont déroulés ces derniers 18 mois, tout comme ce qui se passe encore maintenant, suit de toute évidence un plan préparé. Le nom de ce plan est : « La déconstruction du système économique actuel au bénéfice des élites » — engendrer un chaos économique et social maximum et établir un nouveau système, sous couvert de fournir une aide humanitaire aux populations du monde. Il est d’ailleurs possible de consulter ce plan, puisqu’il est expliqué dans The Fourth Industrial Revolution et The Great Reset, les deux livres de Klaus Schwab.</p><p id="viewer-dk7a4" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">D’ailleurs le Forum Économique Mondial (le Forum de Davos, ou WEF : World Economic Forum) qu’il préside joue un rôle clef dans l’ensemble de cet agenda. Le WEF a réussi au cours de ces 50 dernières années à devenir un des centres opérationnels les plus importants du complexe numérico-financier. Tout d’abords, ce sont des grands patrons qui s’y sont rassemblés, ensuite tous les dirigeants politiques, puis, plus tard encore, des personnalités du monde des media — autant de personnages éminents « réseautant » les uns avec les autres. En outre, au cours des années 90, certains d’entre eux furent ciblés pour participer à des programmes de formation. Nous savons aujourd’hui que le WEF a fourni à ses « Global Leaders of Tomorrow » depuis 1992, de même qu’à ses « Young Global Leaders » depuis 2005, un cadre de formation strucuré. Et ce sont précisément ceux-là qui occupent aujourd’hui des positions de puissance ou d’influence dans les domaines politiques et économiques. Que ce soient Bill Gates, Jeff Bezos ou Jack Marr de Big Info Tech ; que ce soient le CEO de BlackRock, Larry Fink, Kristalina Georgieva présidente du FMI, ou encore l’ancien directeur de la Bank of England, Mark Carney, pour le secteur financier ; que ce soient Emanuel Macron, Sebastian Kurz ou Angela Merkel pour le monde politique : tous ont reçu une formation du WEF, ou siègent au sein de son conseil de direction.</p><p id="viewer-97qgc" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Mais ce ne sont pas seulement les 1300 membres de ce réseau liant étroitement des leaders issus de l’élite mondial qui tirent les ficelles de par le monde. Depuis 2012, se sont joints à eux une dizaine de millier de « Global Shapers » supplémentaires, âgés de moins de 30 ans, et qui ont aussi été sélectionnés par le WEF. À cet égard, ils exercent également une influence sur le cours des événements qui se déroulent sur la scène mondiale. Or nous savons à quoi doivent ressembler ces événements. Il suffit pour le vérifier de consulter les ouvrages de Klaus Schwab, le fondateur du WEF. Et ceux qui n’arrivent toujours pas à croire que tout ce dont nous avons été les témoins suit un plan devraient jeter un coup d’œil à la date de publication du Great Resetde Klaus Schwab : le 20 juin 2020, donc à peine 4 mois après que le monde entier subisse un confinement général. Pourtant, Schwab donne des instructions exactes sur la manière dont on devrait tirer parti du Covid-19 : faire subir au monde entier une destruction créatrice pour en bâtir un nouveau à l’image de l’humain tel qu’il l’envisage — un monde évocateur des ténèbres du national-socialisme.</p><p id="viewer-oq2n" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Je sais que tout cela paraît choquant, comme une apocalypse soigneusement planifiée. Et en effet, cet agenda est de toute évidence planifié. Il est également difficile de le surpasser en termes de cruauté et de mensonge. Qui aurait pu soupçonner que, sous prétexte de de protéger l’humanité des effets d’une maladie, l’économie mondiale serait poussée dans le gouffre ? Que l’on nous ôterait la liberté de se déplacer, notre droit de s’associer et de s’exprimer, notre liberté d’opinion, sans oublier que l’on condamnerait plus de 100 millions de personnes à la famine, et tout cela soi-disant pour « notre propre protection » !</p><p id="viewer-7tg95" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Qui aurait pu croire que non seulement un eugéniste sans vergogne comme Klaus Schwab oserait prêcher partout dans le monde sa sombre vision de la fusion de l’être humain et de l’intelligence artificielle (AI), mais que des milliers de disciples la relayeraient ensuite jusque dans tous ces développements profondément destructeurs que nous devons subir ? Pourtant les détails de cette vision suffiraient à glacer le sang de quiconque pense et ressent les choses normalement.</p><p id="viewer-67o1u" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Cependant, j’en arrive à mon message le plus important. Tout cet ensemble possède un autre aspect : un aspect très différent. Nous pouvons y puiser un soutien considérable et une grande force face à ce qui nous attend. Le plan de ces élites, les visions de Klaus Schwab, sont condamnés à l’échec, et ce, pour bien des raisons, dont la principale est que le narratif d’un virus mortel constituant une menace existentielle pour l’humanité n’est pas viable à long terme. Nous pouvons déjà constater comment ce tissu de mensonges s’effondre sur lui-même de partout. Nous voyons chaque jour comment, dans leurs efforts pour le légitimer, ils recourent à des arguments chaque jour plus absurdes, ainsi qu’à des diffamations d’une violence inouïe. C’est important de prendre conscience que la véhémence dont font preuve les media ces jours-ci, témoignent non pas de leur force mais de leur faiblesse. Tous ceux qui vomissent des mensonges de plus en plus grotesques, comme celui de la « pandémie des non vaccinés », qui déclarent que les gens en bonne santé sont les ennemis publics numéro un, ou qui mettent en confinement tout un pays sur la base d’un unique malade ou même d’un seul « cas » de test positif, ne le font que parce qu’ils ont épuisé tous leurs arguments. Ces déchainements sont autant de tactiques du désespoir.</p><p id="viewer-44prf" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Abraham Lincoln a dit une fois que : « vous pouvez tout le temps tromper une partie des gens, et une fois ou l’autre réussir à tromper tout le monde, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps ». C’est exactement cela. Nous verrons de nos yeux la vérité se révéler, et cela veut dire bien sûr beaucoup de chose pour nous, car — ô ironie —, cela ouvre pour nous ce que Klaus Schwab intitule « une fenêtre unique d’opportunité », mais, dans l’exacte dynamique inverse de ce qu’il entend.</p><p id="viewer-b8a5n" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">En somme, à cause de ce narratif de collapse, la crédibilité de ceux qui nous ont emmené dans cette situation s’écroule aussi chaque jour davantage : c’est donc plutôt pour nous que s’est ouverte une fenêtre unique d’opportunité. Celle-ci permet une campagne de réinformation vaste et complète. Les conditions permettant d’éclairer nos concitoyens sur le contexte véritable de cette prétendue « pandémie », sur le véritable équilibre des pouvoirs dans le monde, et sur la véritable menace à laquelle nous devons faire face, n’ont jamais été meilleures que maintenant. Elles s’améliorent même chaque jour car en face on s’empêtre dans des mensonges de plus en plus difficiles à faire avaler. Et même si le complexe digitalo-financier réussissait à mettre en service sa nouvelle monnaie, ce ne serait pas non plus la fin du monde. La monnaie numérique des banques centrales (la CBDC) ne peut fonctionner que sur la base d’un système coercitif total. Ils introduiront continuellement de nouveau contrôles sur les prix, ils accroitront continuellement le revenu minimum universel (l’UBI) et finalement généreront une inflation permanente qui exercera une pression énorme sur la population. En retour, cela conduira à une paupérisation continue et à des conflits constants avec l’état et les autorités.</p><p id="viewer-1ldu5" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Ce qu’il faut bien saisir c’est que si sans aucun doute nous entrons dans une époque dangereuse et pleine de turbulences, nous avons également un atout majeur en main : en face, les puissants ne sont pas guidés dans leurs actes par la raison mais par la cupidité et la soif du pouvoir. Ils ne peuvent rien faire d’autre au final que de s’engluer dans des problèmes toujours plus grands. Il nous faut utiliser précisément cette faiblesse et toujours garder à l’esprit que s’ils désirent posséder toujours plus d’argent, de propriétés et même mettre la main sur toutes les armes du monde, leur pouvoir n’est ni basé sur l’argent qu’il possède, ni sur leurs possessions, ni sur leurs armes, mais ne repose que sur une chose : l’ignorance dans laquelle est tenue la majorité des gens. Cette majorité ne comprend pas le jeu diabolique dans lequel la petite minorité aux commandes l’a entrainée. Si effroyables soit ce que le complexe numérico-financier et ses sbires nous ont infligé ces derniers 18 mois — et qu’ils continuent de nous infliger —, ce complexe s’est mis ainsi dans une situation dont il ne peut plus s’extirper. Prisonnier de cette situation qu’il a créé, et placé ainsi dans une situation de plus en plus désespérée, il n’a d’autre choix que de franchir davantage de « lignes rouges ».</p><p id="viewer-5jlf2" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Cela signifie pour chacun d’entre nous que, face à cette situation exceptionnelle, il est nécessaire de conserver tout simplement notre paix, d’exposer tous leurs mensonges et de montrer aux autres, peu à peu, pourquoi et par qui ils sont dupés. Lorsque nous faisons cela, et que nous réfléchissons du même coup à la force de nos arguments, alors nous pouvons non seulement résoudre le problème actuel, mais même peut-être accomplir quelque chose de bien plus grand : se servir d’une des crises les plus graves qu’a connues l’humanité pour changer la direction de son histoire, et ce faisant, franchir le seuil d’une ère nouvelle et meilleure.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 03 Oct 2021 11:22:30 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Boualem Sansal. “La France vient de découvrir que l’islamisme ronge la maison”]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Auteur d’une lettre adressée “aux peuples et aux nations de la terre”, l’écrivain détaille, pour L’Express, sa vision des religions, et revient sur ses échanges avec Eric Zemmour.</p><p>Pour l’écrivain francophone algérien Boualem Sansal, “l’islamisme va encore plus loin qu’une dictature, en s’en prenant à tout ce qui fait notre humanité, comme si celle-ci dérangeait Dieu”.</p><p>C’est un manifeste athée, baroque et rageur, qui célèbre le “miracle de la vie”.</p>
<p>Lettre d’amitié, de respect et de mise en garde aux peuples et aux nations de la terre</p>
<p>Dans sa Lettre d’amitié, de respect et de mise en garde aux peuples et aux nations de la terre, à paraître le 7 octobre, Boualem Sansal s’adresse à ses “frères humains” afin de les avertir sur les grandes causes de nos malheurs.</p><p>Le romancier algérien distingue quatre “Destructeurs”, source selon lui des principales calamités qui nous touchent : “l’Argent, la Religion, le Fast-food et les Jeux d’arène”.</p><p>L’islamisme représente à ses yeux une double peine, puisqu’il cumule la religion et la politique.</p><p>Face à ces maux, Boualem Sansal imagine une “Constitution universelle”, base d’une fédération mondiale des peuples enfin libres. Mais lui-même reconnaît ne guère croire en son utopie. Dans un entretien accordé à L’Express, l’écrivain livre sa vision très critique des religions, et se montre particulièrement pessimiste sur l’islamisme, une idéologie totalitaire s’en “prenant à tout ce qui fait notre humanité”.</p><p>Il revient aussi sur sa rencontre avec Eric Zemmour, qui se réclame de lui dans son livre et en interviews. Un homme selon lui “trop intelligent” pour croire au discours “enfermé dans 300 mots” qu’il porte…</p><p>L’Express : Pourquoi avoir voulu adresser une lettre “aux peuples et aux nations de la terre” ?</p><p>Boualem Sansal : J’avais déjà, il y a quelques années, écrit une lettre à mes compatriotes algériens (1) pour leur dire que notre pays était dans une situation terrible, mais que nous en étions nous-mêmes responsables. Un ami m’a alors dit que ce serait bien si j’étendais ce procédé au monde entier. C’est un peu pédant de s’adresser aux peuples et nations de la terre, mais l’idée m’a plu (rires).</p><p>Vous distinguez dans ce texte quatre “Destructeurs”, qui sont selon vous à l’origine de nos plus grands malheurs : “l’Argent, la Religion, le Fast-food et les Jeux d’arène”…</p><p>Quand les choses ne vont pas, on cherche toujours des responsables. C’est une réaction humaine, très naturelle. On a tendance à d’abord chercher autour de soi. Si on a des problèmes à la maison, on regarde du côté de ses voisins ou de la mairie. Si on ne trouve pas, on regarde du côté des représentants de l’État. Mais on se rend très vite compte que les individus ne sont pas si responsables que cela. Il y a des conditions qui les amènent à faire ce qu’ils font. Nous sommes prédéterminés, de façon inconsciente, à agir de telle ou telle façon. Si on remonte l’échelle, on arrive à des entités très mystérieuses, que nous ne savons pas toujours définir. J’ai distingué quatre “Destructeurs” responsables d’une part importante de nos malheurs. L’argent, c’est cette convention par laquelle les hommes font des échanges. La religion, c’est la logique du “je crois donc je sais, la vérité est mienne”. La malbouffe est un dérèglement général, non pas qu’alimentaire et sanitaire, mais aussi culturel et politique. Et les jeux d’arène, ce sont les guerres ou la délinquance.</p><p>“Qui a jamais vu une religion s’isoler dans un coin pour méditer sans ennuyer son monde ? À peine nait-elle et apprend-elle le nom de son créateur et de son prophète qu’elle monte sur la butte pour voir l’espace qu’elle doit conquérir” écrivez-vous…</p><p>Je crois au mystère. Tous les êtres humains se posent la question du pourquoi de l’univers et de la vie. On cherche des réponses, et il y a toujours des personnes qui veulent nous proposer des explications. C’est le sorcier de la tribu, ou des illuminés qui pensent avoir entendu des choses. A partir de là se construit un récit du commencement. C’est la phase romantique des religions. Je trouve cela très intéressant. Pendant des siècles, la légende d’Abraham a ainsi circulé au Moyen-Orient. Dans les camps nomades, on racontait des histoires. Mais petit à petit, la religion se structure, et on entre dans la prise de pouvoir. Des gens vont profiter de la situation pour exploiter la naïveté des autres. Officiellement, la religion fait l’éloge du bien, de la fraternité, du bonheur dans la bonne et douce soumission à Dieu. Mais il y a aussi les mauvais élèves, comme les terroristes…</p><p>A vous lire, l’islamisme serait d’autant plus néfaste qu’il associe une religion, l’islam, à la politique…</p><p>L’islamisme est une peine très lourde. C’est une dictature extrême, qui joue sur le corps. Elle contrôle physiquement les personnes. Mais elle rentre aussi dans la tête des gens. Cette idéologie installe un virus qui modifie la façon de voir le monde. Cependant, l’islamisme va encore plus loin qu’une dictature, en s’en prenant à tout ce qui fait notre humanité, comme si celle-ci dérangeait Dieu. C’est la vision d’une humanité pécheresse poussée à l’extrême. Aux yeux des islamistes, pour que leur Dieu puisse dormir sur ses deux oreilles, il faudrait tuer l’humanité. Alors que n’importe quel dictateur a besoin de son peuple, et finit même souvent pas l’exalter (“le génie aryen”, “le génie arabe”…), l’islamisme entend tout éradiquer.</p><p>Vous écrivez que l’islamisme est “la chose la plus dangereuse du monde pour au moins les deux siècles à venir”…</p><p>L’islamisme s’appuie sur l’islam, une doctrine qui a une puissance fabuleuse. On peut voir des individus apostats qui sont sortis de l’islam, mais on n’a jamais vu un peuple apostat. Là où s’installe l’islam, il est définitif. L’islam s’empare de l’individu dans tous ses recoins : la façon de s’habiller, de s’alimenter mais aussi de penser. Dans les pays musulmans, juifs, chrétiens et tous ceux qui ne sont pas considérés comme étant musulmans, à l’image des homosexuels, sont effacés. Cela fonctionne comme une épuration. L’islamisme a ainsi entre ses mains un instrument fabuleux. Les islamistes ne sont d’ailleurs pas les seuls à avoir compris la force de l’islam. Les dictateurs dans nos pays musulmans l’ont eux aussi réalisé et s’en sont servi, mais en se limitant au niveau d’un Etat. L’islamisme lui n’a pas de frein. Il se fiche des frontières, il réfléchit au niveau planétaire. Pour l’instant, on n’a jamais trouvé les moyens de juguler ce phénomène. Comme je vous le disais, l’islamisme s’appuie sur l’islam, que personne n’a le droit de critiquer. Mais dans vos pays, il joue aussi de la démocratie et de l’État de droits. L’islamisme instrumentalise ces valeurs pour justifier son existence. Puisque la démocratie reconnaît toutes les opinions, de l’extrême droite à l’extrême gauche, elle est aussi obligée de reconnaître l’islamisme. Tous ceux qui ne commettent pas d’attentats ou d’actes violents sont, par principe, protégés dans un État de droits. L’islamisme se retrouve ainsi immédiatement en terrain conquis. Nulle part dans le monde on ne combat vraiment les islamistes. On lutte contre les terroristes djihadistes, mais ceux-ci ne sont que des scories de l’islamisme.</p><p>Vous plaidez pour la “sortie de l’âge des religions et des dieux”, et que nous rentrions dans “l’âge de l’homme et des étoiles”…</p><p>Il n’y a pas de solution. Dans le livre, j’ai imaginé une constitution mondiale pour célébrer et défendre ce miracle qu’est la vie. Mais je sais bien que c’est un fantasme. Je pense qu’il faut apprendre à se satisfaire de petites choses, de manière locale. Les Etats ne sont plus ceux d’antan. Du temps de Ramsès, les souverains possédaient des empires et étaient comme Dieu dans leur territoire. Ils ont su construire des pyramides. Peu à peu, nos dirigeants ont rapetissé. A l’époque des Lumières, des souverains pouvaient encore s’entourer de grands esprits comme Voltaire. En Suède, le médecin Johann Friedrich Struensee, devenu l’amant de la reine, a su faire des réformes éclairées, avant d’être décapité. Napoléon aussi s’était s’entouré d’esprits brillants. Mais avec la démocratie ou l’égalité des chances, les moyens d’action sont de plus en plus limités. Regardez l’Europe ! A son époque, un Charles V avait une puissance colossale. Aujourd’hui, c’est quoi l’Union européenne ? Ce n’est même pas l’Algérie, c’est tout petit, rien du tout.</p><p>“Eric Zemmour a une tête beaucoup plus riche que le petit discours qu’il tient”. Eric Zemmour vous a cité lors de son débat face à Jean-Luc Mélenchon. Il évoque aussi votre rencontre dans son livre : “Nous utilisons les mêmes mots pour décrire une France menacée de mort par l’islam” peut-on y lire…</p><p>Nous nous sommes rencontrés, c’est vrai. Nous avons passé un moment ensemble dans un café du côté des Invalides, à Paris. Je lui ai parlé de mon expérience de l’islam. Tout comme le catholicisme, cette religion ne fait de mal à personne tant qu’on n’y touche pas. Mais dès que des régimes illégitimes s’en sont emparés, cela s’est compliqué. En Algérie, on a d’abord utilisé le socialisme pour endormir le peuple. Mais cela ne fait pas tourner un État. Le régime s’est ainsi tourné vers une doctrine indiscutable qu’il avait sous la main : l’islam. Cela a permis de transformer les citoyens en croyants, avec l’idée qu’ils obéissent tous de manière uniforme. Quand l’islam a commencé à faiblir, on est passé à l’islamisme. J’ai expliqué à Monsieur Zemmour qu’il faut combattre l’islamisme au tout début. Car c’est comme l’humidité dans une maison. Initialement, la menace est invisible, elle pénètre les murs qui, petit à petit, se désagrègent. Quand vous vous rendez compte, c’est trop tard, il faut tout détruire pour assainir. Cela devient une mission impossible. J’ai donc déclaré à Eric Zemmour que vu de l’extérieur, la France en était au stade où elle venait de découvrir que l’islamisme rongeait la maison. Mais pour combattre ce phénomène, il n’y a pas de solution. L’islamisme, c’est comme une pieuvre, vous pouvez détacher un tentacule, et les autres s’agrippent. En Syrie, quand Hafez el-Assad a réalisé à quel point l’islamisme avait gagné du terrain, il a dissous les Frères musulmans et fait massacrer la ville d’Hama, où les Frères ont tenté de soulever la population contre les “infidèles”. En démocratie, ce genre de répression est bien sûr impossible. En Algérie, nous sommes berbères et francophones. Mais on a décidé d’arabiser la population, sous la pression de la Ligue arabe, parce que l’arabe, c’est le Coran. Le problème, c’est qu’il a fallu recruter des enseignants dans le monde arabe. Tous les régimes en ont profité pour se débarrasser de leurs opposants. C’est comme ça que nous avons confié nos enfants dans les écoles primaires à des personnes venues d’Égypte ou du Yémen. Une fois qu’on a réalisé cela, c’était déjà trop tard. Nous avons tenté de retarder l’arabisation à l’université, mais c’était devenu mission impossible. La question fondamentale est de savoir à quel moment on passe au combat face aux islamistes. Dans nos sociétés, on n’a plus envie de se battre, on cherche des conciliations. Au début, on réagit, puis on se laisse gagner par la fatigue, on se dit qu’on va essayer de comprendre le phénomène, de le canaliser, de former les imams, de négocier avec les pays émetteurs comme l’Arabie saoudite. On rentre dans les arrangements. Mais en face, les islamistes agissent, et ne font que cela, 24h sur 24, alors que nous avons d’autres choses à faire, comme par exemple élever des enfants. Eux sont constamment en train de lire l’histoire de l’islam, de trouver des stratégies dans les batailles menées par le prophète ou par les califes. Ils baignent dans cette culture conquérante. J’ai expliqué tout cela à Eric Zemmour…</p><p>Lui défend une “re christianisation” de la France… Qu’en pensez-vous ?</p><p>Je me demande s’il le pense réellement. Eric Zemmour utilise toujours les mêmes mots, qui reviennent en boucle. Son cerveau fonctionne avec 300 termes. A force de se répéter, il n’y a plus de contradiction chez lui. C’est un homme intelligent et cultivé, qui n’a pas lu que Maurras. Il connaît Victor Hugo ou Chateaubriand. C’est un grand lecteur. Il a une tête beaucoup plus riche que le petit discours qu’il tient. Je pense ainsi qu’il est trop intelligent pour y croire. Mais il en est devenu prisonnier, parce que le théâtre national l’a aussi mis dans cette position. Aujourd’hui, il ne peut plus tenir un autre discours. S’il adopte un ton plus modéré, ses partisans vont dire qu’il fait comme Marine Le Pen, et qu’il se renie. La campagne va l’obliger à aller au bout de cela. Aucun mea culpa n’est plus possible chez lui. Mais Jean-Luc Mélenchon et tous les autres sont eux aussi prisonniers de leur rôle. Quand ces politiques essayent d’échapper à la détermination du discours, au rôle qu’ils se sont attribués, c’est très difficile. Emmanuel Macron, avec son “en même temps”, a essayé de s’échapper de la logique droite et de gauche, mais il n’a pas réussi. Aujourd’hui, dans une même phrase, il dit tout et son contraire. Mais l’idée de départ était intéressante. Il voulait se positionner comme l’intellectuel qui doute, celui qui essaie de comprendre. Mais lui-même s’est assigné un rôle, et il ne peut plus sortir du “en même temps”. Quitte à tomber régulièrement au milieu, dans les trous. S’il se retrouve lors de la prochaine élection face à Marine Le Pen ou Eric Zemmour, face à un discours raciste qui divise la société, il va devoir sortir de ça, et tenir un discours clair. On ne peut pas être chat et chien en même temps, ça n’existe pas. Ou alors on est ridicule quand on tente de le faire.</p><p>Propos recueillis par Thomas Mahler et Anne Rosencher pour L’Express</p><p>“Lettre d’amitié, de respect et de mise en garde aux peuples et aux nations de la terre“, de Boualem Sansal (Gallimard, 101 p.). Parution le 7 octobre. Gallimard</p><p><a href="https://www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/boualem-sansal-la-france-vient-de-decouvrir-que-l-islamisme-ronge-la-maison_2159345.amp.html">https://www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/boualem-sansal-la-france-vient-de-decouvrir-que-l-islamisme-ronge-la-maison_2159345.amp.html</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 26 Sep 2021 14:56:36 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Inside the CIA&#039;s secret war plans against WikiLeaks]]></title>
	<description><![CDATA[<p>In 2017, as Julian Assange began his fifth year holed up in Ecuador’s embassy in London, the CIA plotted to kidnap the WikiLeaks founder, spurring heated debate among Trump administration officials over the legality and practicality of such an operation.</p><p>Some senior officials inside the CIA and the Trump administration even discussed killing Assange, going so far as to request “sketches” or “options” for how to assassinate him. Discussions over kidnapping or killing Assange occurred “at the highest levels” of the Trump administration, said a former senior counterintelligence official. “There seemed to be no boundaries.”</p><p>The conversations were part of an unprecedented CIA campaign directed against WikiLeaks and its founder. The agency’s multipronged plans also included extensive spying on WikiLeaks associates, sowing discord among the group’s members, and stealing their electronic devices.</p><p>While Assange had been on the radar of U.S. intelligence agencies for years, these plans for an all-out war against him were sparked by WikiLeaks’ ongoing <a href="https://wikileaks.org/vault7/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:publication" class="link rapid-noclick-resp">publication</a> of extraordinarily sensitive CIA hacking tools, known collectively as “Vault 7,” which the agency <a href="https://www.wyden.senate.gov/imo/media/doc/wyden-cybersecurity-lapses-letter-to-dni.pdf" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:ultimately concluded" class="link rapid-noclick-resp">ultimately concluded</a> represented “the largest data loss in CIA history.”</p><p>President Trump’s newly installed CIA director, Mike Pompeo, was seeking revenge on WikiLeaks and Assange, who had sought refuge in the Ecuadorian Embassy since 2012 to avoid extradition to Sweden on rape allegations he denied. Pompeo and other top agency leaders “were completely detached from reality because they were so embarrassed about Vault 7,” said a former Trump national security official. “They were seeing blood.”</p><p></p><p>
Former CIA Director Mike Pompeo in 2017. (Andrew Harrer/Bloomberg via Getty Images)</p><p>The CIA’s fury at WikiLeaks led Pompeo to publicly describe the group in 2017 as a “non-state hostile intelligence service.” More than just a provocative talking point, the designation opened the door for agency operatives to take far more aggressive actions, treating the organization as it does adversary spy services, former intelligence officials told Yahoo News. Within months, U.S. spies were monitoring the communications and movements of numerous WikiLeaks personnel, including audio and visual surveillance of Assange himself, according to former officials.</p><p>Story continues</p><p>This Yahoo News investigation, based on conversations with more than 30 former U.S. officials — eight of whom described details of the CIA’s proposals to abduct Assange — reveals for the first time one of the most contentious intelligence debates of the Trump presidency and exposes new details about the U.S. government’s war on WikiLeaks. It was a campaign spearheaded by Pompeo that bent important legal strictures, potentially jeopardized the Justice Department’s work toward prosecuting Assange, and risked a damaging episode in the United Kingdom, the United States’ closest ally.</p><p>The CIA declined to comment. Pompeo did not respond to requests for comment.</p><p>“As an American citizen, I find it absolutely outrageous that our government would be contemplating kidnapping or assassinating somebody without any judicial process simply because he had published truthful information,” Barry Pollack, Assange’s U.S. lawyer, told Yahoo News.</p><p>Assange is now housed in a London prison as the courts there decide on a U.S. request to extradite the WikiLeaks founder on charges of attempting to help former U.S. Army analyst Chelsea Manning break into a classified computer network and conspiring to obtain and publish classified documents in violation of the Espionage Act.</p><p></p><p>“My hope and expectation is that the U.K. courts will consider this information and it will further bolster its decision not to extradite to the U.S.,” Pollack added.</p><p>There is no indication that the most extreme measures targeting Assange were ever approved, in part because of objections from White House lawyers, but the agency’s WikiLeaks proposals so worried some administration officials that they quietly reached out to staffers and members of Congress on the House and Senate intelligence committees to alert them to what Pompeo was suggesting. “There were serious intel oversight concerns that were being raised through this escapade,” said a Trump national security official.</p><p>Some National Security Council officials worried that the CIA’s proposals to kidnap Assange would not only be illegal but also might jeopardize the prosecution of the WikiLeaks founder. Concerned the CIA’s plans would derail a potential criminal case, the Justice Department expedited the drafting of charges against Assange to ensure that they were in place if he were brought to the United States.</p><p>In late 2017, in the midst of the debate over kidnapping and other extreme measures, the agency’s plans were upended when U.S. officials picked up what they viewed as alarming reports that Russian intelligence operatives were preparing to sneak Assange out of the United Kingdom and spirit him away to Moscow.</p><p>The intelligence reporting about a possible breakout was viewed as credible at the highest levels of the U.S. government. At the time, Ecuadorian officials had <a href="https://www.reuters.com/article/us-ecuador-assange-exclusive/exclusive-ecuador-attempted-to-give-assange-diplomat-post-in-russia-document-idUSKCN1M12R5" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:begun efforts" class="link rapid-noclick-resp">begun efforts</a> to grant Assange diplomatic status as part of a scheme to give him cover to leave the embassy and fly to Moscow to serve in the country’s Russian mission.</p><p></p><p>
WikiLeaks founder Julian Assange appears at the window of the Ecuadorean Embassy in London on Feb. 5, 2016. (Kirsty Wigglesworth/AP)</p><p>In response, the CIA and the White House began preparing for a number of scenarios to foil Assange’s Russian departure plans, according to three former officials. Those included potential gun battles with Kremlin operatives on the streets of London, crashing a car into a Russian diplomatic vehicle transporting Assange and then grabbing him, and shooting out the tires of a Russian plane carrying Assange before it could take off for Moscow. (U.S. officials asked their British counterparts to do the shooting if gunfire was required, and the British agreed, according to a former senior administration official.)</p><p>“We had all sorts of reasons to believe he was contemplating getting the hell out of there,” said the former senior administration official, adding that one report said Assange might try to escape the embassy hidden in a laundry cart. “It was going to be like a prison break movie.”</p><p>The intrigue over a potential Assange escape set off a wild scramble among rival spy services in London. American, British and Russian agencies, among others, stationed undercover operatives around the Ecuadorian Embassy. In the Russians’ case, it was to facilitate a breakout. For the U.S. and allied services, it was to block such an escape. “It was beyond comical,” said the former senior official. “It got to the point where every human being in a three-block radius was working for one of the intelligence services — whether they were street sweepers or police officers or security guards.”</p><p></p><p>White House officials briefed Trump and warned him that the matter could provoke an international incident — or worse. “We told him, this is going to get ugly,” said the former official.</p><p>As the debate over WikiLeaks intensified, some in the White House worried that the campaign against the organization would end up “weakening America,” as one Trump national security official put it, by lowering barriers that prevent the government from targeting mainstream journalists and news organizations, said former officials.</p><p>The fear at the National Security Council, the former official said, could be summed up as, “Where does this stop?”</p><p></p><p>When WikiLeaks launched its website in December 2006, it was a nearly unprecedented model: Anyone anywhere could submit materials anonymously for publication. And they did, on topics ranging from secret fraternity rites to details of the U.S. government’s Guantánamo Bay detainee operations.</p><p>Yet Assange, the lanky Australian activist who led the organization, didn’t get much attention until 2010, when WikiLeaks released gun camera footage of a 2007 airstrike by U.S. Army helicopters in Baghdad that killed at least <a href="https://www.nytimes.com/2010/04/06/world/middleeast/06baghdad.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:a dozen" class="link rapid-noclick-resp">a dozen</a> people, including two <a href="https://www.theguardian.com/us-news/2020/jun/15/all-lies-how-the-us-military-covered-up-gunning-down-two-journalists-in-iraq" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:Reuters" class="link rapid-noclick-resp">Reuters</a> journalists, and wounded <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/newsnight/9136984.stm" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:two young children" class="link rapid-noclick-resp">two young children</a>. The Pentagon had <a href="https://www.reuters.com/investigates/special-report/witness-yates-injury/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:refused" class="link rapid-noclick-resp">refused</a> to release the dramatic video, but someone had provided it to WikiLeaks.</p><p></p><p>
WikiLeaks releases leaked 2007 footage of a U.S. Apache helicopter fatally shooting a group of men at a public square in eastern Baghdad. (U.S. Military via Wikileaks.org)</p><p>Later that year, WikiLeaks also published several caches of classified and sensitive U.S. government documents related to the wars in Afghanistan and Iraq, as well as more than 250,000 U.S. diplomatic cables. Assange was hailed in <a href="https://assangedefense.org/events/nyc-free-assange-rally-press-conference/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:some" class="link rapid-noclick-resp">some</a> <a href="https://www.baltimoresun.com/opinion/op-ed/bs-ed-op-0417-assange-defense-20190415-story.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:circles" class="link rapid-noclick-resp">circles</a> as a <a href="https://www.helsinkitimes.fi/columns/columns/viewpoint/16341-assange-is-a-hero-not-a-criminal.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:hero" class="link rapid-noclick-resp">hero</a> and in others as a villain. For U.S. intelligence and law enforcement agencies, the question was how to deal with the group, which operated differently than typical news outlets. “The problem posed by WikiLeaks was, there wasn’t anything like it,” said a former intelligence official.</p><p>How to define WikiLeaks has long confounded everyone from government officials to press advocates. Some view it as an independent journalistic institution, while others have asserted it is a handmaiden to foreign spy services.</p><p>“They’re not a journalistic organization, they’re nowhere near it,” William Evanina, who retired as the U.S.’s top counterintelligence official in early 2021, told Yahoo News in an interview. Evanina declined to discuss specific U.S. proposals regarding Assange or WikiLeaks.</p><p></p><p>But the Obama administration, fearful of the consequences for press freedom — and chastened by the blowback from its own aggressive leak hunts — restricted investigations into Assange and WikiLeaks. “We were stagnated for years,” said Evanina. “There was a reticence in the Obama administration at a high level to allow agencies to engage in” certain kinds of intelligence collection against WikiLeaks, including signals and cyber operations, he said.</p><p>That began to change in 2013, when Edward Snowden, a National Security Agency contractor, fled to Hong Kong with a massive trove of classified materials, some of which revealed that the U.S. government was <a href="https://www.reuters.com/article/us-usa-nsa-spying/u-s-court-mass-surveillance-program-exposed-by-snowden-was-illegal-idUSKBN25T3CK" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:illegally" class="link rapid-noclick-resp">illegally</a> spying on Americans. WikiLeaks helped arrange Snowden’s escape to Russia from Hong Kong. A WikiLeaks editor also accompanied Snowden to Russia, staying with him during his 39-day enforced stay at a Moscow airport and <a href="https://www.vogue.com/article/sarah-harrison-edward-snowden-wikileaks-nsa" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:living with him" class="link rapid-noclick-resp">living with him</a> for three months after Russia granted Snowden asylum.</p><p>In the wake of <a href="https://www.lawfareblog.com/snowden-revelations" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:the Snowden revelations" class="link rapid-noclick-resp">the Snowden revelations</a>, the Obama administration allowed the intelligence community to prioritize collection on WikiLeaks, according to Evanina, now the CEO of the Evanina Group. Previously, if the FBI needed a search warrant to go into the group’s databases in the United States or wanted to use subpoena power or a national security letter to gain access to WikiLeaks-related financial records, “that wasn’t going to happen,” another former senior counterintelligence official said. “That changed after 2013.”</p><p></p><p>
An image of Edward Snowden on a giant screen in Hong Kong on June 23, 2013. (Sam Tsang/South China Morning Post via Getty Images)</p><p>From that point onward, U.S. intelligence worked closely with friendly spy agencies to build a picture of WikiLeaks’ network of contacts “and tie it back to hostile state intelligence services,” Evanina said. The CIA assembled a group of analysts known unofficially as “the WikiLeaks team” in its Office of Transnational Issues, with a mission to examine the organization, according to a former agency official.</p><p>Still chafing at the limits in place, top intelligence officials lobbied the White House to redefine WikiLeaks — and some high-profile journalists — as <a href="https://www.nytimes.com/2018/11/16/us/politics/trump-administration-assange-wikileaks.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:“information brokers,”" class="link rapid-noclick-resp">“information brokers,”</a> which would have opened up the use of more investigative tools against them, potentially paving the way for their prosecution, according to former officials. It “was a step in the direction of showing a court, if we got that far, that we were dealing with agents of a foreign power,” a former senior counterintelligence official said.</p><p>Among the journalists some U.S. officials wanted to designate as “information brokers” were Glenn Greenwald, then a columnist for the Guardian, and Laura Poitras, a documentary filmmaker, who had both been instrumental in publishing documents provided by Snowden.</p><p>“Is WikiLeaks a journalistic outlet? Are Laura Poitras and Glenn Greenwald truly journalists?” the former official said. “We tried to change the definition of them, and I preached this to the White House, and got rejected.”</p><p></p><p>The Obama administration’s policy was, “If there’s published works out there, doesn’t matter the venue, then we have to treat them as First-Amendment-protected individuals,” the former senior counterintelligence official said. “There were some exceptions to that rule, but they were very, very, very few and far between.” WikiLeaks, the administration decided, did not fit that exception.</p><p>In a statement to Yahoo News, Poitras said reported attempts to classify herself, Greenwald and Assange as “information brokers” rather than journalists are “bone-chilling and a threat to journalists worldwide.”</p><p>“That the CIA also conspired to seek the rendition and extrajudicial assassination of Julian Assange is a state-sponsored crime against the press,” she added.</p><p>“I am not the least bit surprised that the CIA, a longtime authoritarian and antidemocratic institution, plotted to find a way to criminalize journalism and spy on and commit other acts of aggression against journalists,” Greenwald told Yahoo News.</p><p>By 2015, WikiLeaks was the subject of an intense debate over whether the organization should be targeted by law enforcement or spy agencies. Some argued that the FBI should have sole responsibility for investigating WikiLeaks, with no role for the CIA or the NSA. The Justice Department, in particular, was “very protective” of its authorities over whether to charge Assange and whether to treat WikiLeaks “like a media outlet,” said Robert Litt, the intelligence community’s senior lawyer during the Obama administration.</p><p></p><p>
Glenn Greenwald and Laura Poitras at a news conference in 2014. (Eduardo Munoz/Reuters)</p><p>Then, in the summer of 2016, at the height of the presidential election season, came a seismic episode in the U.S. government’s evolving approach to WikiLeaks, when the website began publishing Democratic Party emails. The U.S. intelligence community later concluded the Russian military intelligence agency known as the GRU had hacked the emails.</p><p>In response to the leak, the NSA began surveilling the Twitter accounts of the suspected Russian intelligence operatives who were disseminating the leaked Democratic Party emails, according to a former CIA official. This collection revealed direct messages between the operatives, who went by the moniker Guccifer 2.0, and WikiLeaks’ Twitter account. Assange at the time steadfastly denied that the Russian government was the source for the emails, which were also published by mainstream news organizations.</p><p>Even so, Assange’s communication with the suspected operatives settled the matter for some U.S. officials. The events of 2016 “really crystallized” U.S. intelligence officials’ belief that the WikiLeaks founder “was acting in collusion with people who were using him to hurt the interests of the United States,” said Litt.</p><p>After the publication of the Democratic Party emails, there was “zero debate” on the issue of whether the CIA would increase its spying on WikiLeaks, said a former intelligence official. But there was still “sensitivity on how we would collect on them,” the former official added.</p><p></p><p>The CIA now considered people affiliated with WikiLeaks valid targets for various types of spying, including close-in technical collection — such as bugs — sometimes enabled by in-person espionage, and “remote operations,” meaning, among other things, the hacking of WikiLeaks members’ devices from afar, according to former intelligence officials.</p><p>The Obama administration’s view of WikiLeaks underwent what Evanina described as a “sea change” shortly before Donald Trump, helped in part by WikiLeaks’ release of Democratic campaign emails, won a surprise victory over Hillary Clinton in the 2016 election.</p><p>As Trump’s national security team took their positions at the Justice Department and the CIA, officials wondered whether, despite his campaign trail <a href="https://www.youtube.com/watch?v=mUtT0b0EnSw" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:declaration" class="link rapid-noclick-resp">declaration</a> of “love” for WikiLeaks, Trump’s appointees would take a more hard-line view of the organization. They were not to be disappointed.</p><p>“There was a fundamental change on how [WikiLeaks was] viewed,” said a former senior counterintelligence official. When it came to prosecuting Assange — something the Obama administration had declined to do — the Trump White House had a different approach, said a former Justice Department official. “Nobody in that crew was going to be too broken up about the First Amendment issues.”</p><p></p><p>On April 13, 2017, wearing a U.S. flag pin on the left lapel of his dark gray suit, Pompeo strode to the podium at the Center for Strategic and International Studies (CSIS), a Washington think tank, to deliver to a standing-room-only crowd his first public remarks as Trump’s CIA director.</p><p>Rather than use the platform to give an overview of global challenges or to lay out any bureaucratic changes he was planning to make at the agency, Pompeo devoted much of his speech to the threat posed by WikiLeaks.</p><p>“WikiLeaks walks like a hostile intelligence service and talks like a hostile intelligence service and has encouraged its followers to find jobs at the CIA in order to obtain intelligence,” he said.</p><p>“It’s time to call out WikiLeaks for what it really is: a non-state hostile intelligence service often abetted by state actors like Russia,” he continued.</p><p></p><p>
Pompeo answers questions at the Center for Strategic and International Studies in Washington in 2017. (Pablo Martinez Monsivais/AP)</p><p>It had been barely five weeks since WikiLeaks had stunned the CIA when it announced it had obtained a massive tranche of files — which it dubbed “Vault 7” — from the CIA’s ultrasecret hacking division. Despite the CIA’s ramped up collection on WikiLeaks, the announcement came as a complete surprise to the agency, but as soon as the organization posted the <a href="https://wikileaks.org/ciav7p1/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:first materials" class="link rapid-noclick-resp">first materials</a> on its website, the CIA knew it was facing a catastrophe.</p><p>Vault 7 “hurt the agency to its core,” said a former CIA official. Agency officials “used to laugh about WikiLeaks,” mocking the State Department and the Pentagon for allowing so much material to escape their control.</p><p>Pompeo, apparently fearful of the president’s wrath, was initially reluctant to even brief the president on Vault 7, according to a former senior Trump administration official. “Don’t tell him, he doesn’t need to know,” Pompeo told one briefer, before being advised that the information was too critical and the president had to be informed, said the former official.</p><p>Irate senior FBI and NSA officials repeatedly demanded interagency meetings to determine the scope of the damage caused by Vault 7, according to another former national security official.</p><p>The NSA believed that, although the leak revealed only CIA hacking operations, it could also give countries like Russia or China clues about NSA targets and methods, said this former official.</p><p></p><p>Pompeo’s aggressive tone at CSIS reflected his “brash attitude,” said a former senior intelligence official. “He would want to push the limits as much as he could” during his tenure as CIA director, the former official said.</p><p>The Trump administration was sending more signals that it would no longer be bound by the Obama administration’s self-imposed restrictions regarding WikiLeaks. For some U.S. intelligence officials, this was a welcome change. “There was immense hostility to WikiLeaks in the beginning from the intelligence community,” said Litt.</p><p>Vault 7 prompted “a brand-new mindset with the administration for rethinking how to look at WikiLeaks as an adversarial actor,” Evanina said. “That was new, and it was refreshing for the intelligence community and the law enforcement community.” Updates on Assange were frequently included in Trump’s President’s Daily Brief, a top-secret document prepared by U.S. intelligence agencies that summarizes the day’s most critical national security issues, according to a former national security official.</p><p>The immediate question facing Pompeo and the CIA was how to hit back against WikiLeaks and Assange. Agency officials found the answer in a legal sleight of hand. Usually, for U.S. intelligence to secretly interfere with the activities of any foreign actor, the president must sign a document called a “finding” that authorizes such covert action, which must also be briefed to the House and Senate intelligence committees. In very sensitive cases, notification is limited to Congress’s so-called Gang of Eight — the four leaders of the House and Senate, plus the chairperson and ranking member of the two committees.</p><p>But there is an important carveout. Many of the same actions, if taken against another spy service, are considered “offensive counterintelligence” activities, which the CIA is allowed to conduct without getting a presidential finding or having to brief Congress, according to several former intelligence officials.</p><p>Often, the CIA makes these decisions internally, based on interpretations of so-called “common law” passed down in secret within the agency’s legal corps. “I don’t think people realize how much [the] CIA can do under offensive [counterintelligence] and how there is minimal oversight of it,” said a former official.</p><p></p><p>
Assange discusses the publication of secret U.S. documents about the war in Afghanistan at a 2010 press conference in London. (Julian Simmonds/Shutterstock)</p><p>The difficulty in proving that WikiLeaks was operating at the direct behest of the Kremlin was a major factor behind the CIA’s move to designate the group as a hostile intelligence service, according to a former senior counterintelligence official. “There was a lot of legal debate on: Are they operating as a Russian agent?” said the former official. “It wasn’t clear they were, so the question was, can it be reframed on them being a hostile entity.”</p><p>Intelligence community lawyers decided that it could. When Pompeo declared WikiLeaks “a non-state hostile intelligence service,” he was neither speaking off the cuff nor repeating a phrase concocted by a CIA speechwriter. “That phrase was chosen advisedly and reflected the view of the administration,” a former Trump administration official said.</p><p>But Pompeo’s declaration surprised Litt, who had left his position as general counsel of the Office of the Director for National Intelligence less than three months previously. “Based on the information that I had seen, I thought he was out over his skis on that,” Litt said.</p><p>For many senior intelligence officials, however, Pompeo’s designation of WikiLeaks was a positive step. “We all agreed that WikiLeaks was a hostile intelligence organization and should be dealt with accordingly,” said a former senior CIA official.</p><p></p><p>Soon after the speech, Pompeo asked a small group of senior CIA officers to figure out “the art of the possible” when it came to WikiLeaks, said another former senior CIA official. “He said, ‘Nothing’s off limits, don’t self-censor yourself. I need operational ideas from you. I’ll worry about the lawyers in Washington.’” CIA headquarters in Langley, Va., sent messages directing CIA stations and bases worldwide to prioritize collection on WikiLeaks, according to the former senior agency official.</p><p>The CIA’s designation of WikiLeaks as a non-state hostile intelligence service enabled “the doubling down of efforts globally and domestically on collection” against the group, Evanina said. Those efforts included tracking the movements and communications of Assange and other top WikiLeaks figures by “tasking more on the tech side, recruiting more on the human side,” said another former senior counterintelligence official.</p><p>This was no easy task. WikiLeaks associates were “super-paranoid people,” and the CIA estimated that only a handful of individuals had access to the Vault 7 materials the agency wanted to retrieve, said a former intelligence official. Those individuals employed security measures that made obtaining the information difficult, including keeping it on encrypted drives that they either carried on their persons or locked in safes, according to former officials.</p><p>WikiLeaks claimed it had published only a fraction of the Vault 7 documents in its possession. So, what if U.S. intelligence found a tranche of those unpublished materials online? At the White House, officials began planning for that scenario. Could the United States launch a cyberattack on a server being used by WikiLeaks to house these documents?</p><p></p><p>
Assange presents U.S. military documents on the Iraq War at press conference in London on Oct. 23, 2010. (Shutterstock)</p><p>Officials weren’t sure if the Defense Department had the authority to do so at the time, absent the president’s signature. Alternatively, they suggested, perhaps the CIA could carry out the same action under the agency’s offensive counterintelligence powers. After all, officials reasoned, the CIA would be erasing its own documents. However, U.S. spies never located a copy of the unpublished Vault 7 materials online, so the discussion was ultimately moot, according to a former national security official.</p><p>Nonetheless, the CIA had some successes. By mid-2017, U.S. spies had excellent intelligence on numerous WikiLeaks members and associates, not just on Assange, said former officials. This included what these individuals were saying and who they were saying it to, where they were traveling or going to be at a given date and time, and what platforms these individuals were communicating on, according to former officials.</p><p>U.S. spy agencies developed good intelligence on WikiLeaks associates’ “patterns of life,” particularly their travels within Europe, said a former national security official. U.S. intelligence was particularly keen on information documenting travel by WikiLeaks associates to Russia or countries in Russia’s orbit, according to the former official.</p><p>At the CIA, the new designation meant Assange and WikiLeaks would go from “a target of collection to a target of disruption,” said a former senior CIA official. Proposals began percolating upward within the CIA and the NSC to undertake various disruptive activities — the core of “offensive counterintelligence” — against WikiLeaks. These included paralyzing its digital infrastructure, disrupting its communications, provoking internal disputes within the organization by planting damaging information, and stealing WikiLeaks members’ electronic devices, according to three former officials.</p><p></p><p>Infiltrating the group, either with a real person or by inventing a cyber persona to gain the group’s confidence, was quickly dismissed as unlikely to succeed because the senior WikiLeaks figures were so security-conscious, according to former intelligence officials. Sowing discord within the group seemed an easier route to success, in part because “those guys hated each other and fought all the time,” a former intelligence official said.</p><p>But many of the other ideas were “not ready for prime time,” said the former intelligence official.</p><p>“Some dude affiliated with WikiLeaks was moving around the world, and they wanted to go steal his computer because they thought he might have” Vault 7 files, said the former official.</p><p>The official was unable to identify that individual. But some of these proposals may have been eventually approved. In December 2020, a German hacker closely affiliated with WikiLeaks who assisted with the Vault 7 publications <a href="https://media.ccc.de/v/rc3-11512-cia_vs_wikileaks" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:claimed" class="link rapid-noclick-resp">claimed</a> that there had been an attempt to break into his apartment, which he had secured with an elaborate locking system. The hacker, Andy Müller-Maguhn, also said he had been tailed by mysterious figures and that his encrypted telephone had been bugged.</p><p></p><p>
Andy Müller-Maguhn speaks at the Cyber Security Summit in Bonn, Germany, in 2014. (Ollendorf/Itterman (Telekom))</p><p>Asked whether the CIA had broken into WikiLeaks’ associates’ homes and stolen or wiped their hard drives, a former intelligence official declined to go into detail but said that “some actions were taken.”</p><p></p><p>By the summer of 2017, the CIA’s proposals were setting off alarm bells at the National Security Council. “WikiLeaks was a complete obsession of Pompeo’s,” said a former Trump administration national security official. “After Vault 7, Pompeo and [Deputy CIA Director Gina] Haspel wanted vengeance on Assange.”</p><p>At meetings between senior Trump administration officials after WikiLeaks started publishing the Vault 7 materials, Pompeo began discussing kidnapping Assange, according to four former officials. While the notion of kidnapping Assange preceded Pompeo’s arrival at Langley, the new director championed the proposals, according to former officials.</p><p>Pompeo and others at the agency proposed abducting Assange from the embassy and surreptitiously bringing him back to the United States via a third country — a process known as rendition. The idea was to “break into the embassy, drag [Assange] out and bring him to where we want,” said a former intelligence official. A less extreme version of the proposal involved U.S. operatives snatching Assange from the embassy and turning him over to British authorities.</p><p>Such actions were sure to create a diplomatic and political firestorm, as they would have involved violating the sanctity of the Ecuadorian Embassy before kidnapping the citizen of a critical U.S. partner — Australia — in the capital of the United Kingdom, the United States’ closest ally. Trying to seize Assange from an embassy in the British capital struck some as “ridiculous,” said the former intelligence official. “This isn’t Pakistan or Egypt — we’re talking about London.”</p><p>British acquiescence was far from assured. Former officials differ on how much the U.K. government knew about the CIA’s rendition plans for Assange, but at some point, American officials did raise the issue with their British counterparts.</p><p></p><p>
The Ecuadorian Embassy in London, where WikiLeaks founder Julian Assange resided for seven years. (Will Oliver/EPA/Shutterstock)</p><p>“There was a discussion with the Brits about turning the other cheek or looking the other way when a team of guys went inside and did a rendition,” said a former senior counterintelligence official. “But the British said, ‘No way, you’re not doing that on our territory, that ain’t happening.’” The British Embassy in Washington did not return a request for comment.</p><p>In addition to diplomatic concerns about rendition, some NSC officials believed that abducting Assange would be clearly illegal. “You can’t throw people in a car and kidnap them,” said a former national security official.</p><p>In fact, said this former official, for some NSC personnel, “This was the key question: Was it possible to render Assange under [the CIA’s] offensive counterintelligence” authorities? In this former official’s thinking, those powers were meant to enable traditional spy-versus-spy activities, “not the same kind of crap we pulled in the war on terror.”</p><p>Some discussions even went beyond kidnapping. U.S. officials had also considered killing Assange, according to three former officials. One of those officials said he was briefed on a spring 2017 meeting in which the president asked whether the CIA could assassinate Assange and provide him “options” for how to do so.</p><p></p><p>“It was viewed as unhinged and ridiculous,” recalled this former senior CIA official of the suggestion.</p><p>It’s unclear how serious the proposals to kill Assange really were. “I was told they were just spitballing,” said a former senior counterintelligence official briefed on the discussions about “kinetic options” regarding the WikiLeaks founder. “It was just Trump being Trump."</p><p>Nonetheless, at roughly the same time, agency executives requested and received “sketches” of plans for killing Assange and other Europe-based WikiLeaks members who had access to Vault 7 materials, said a former intelligence official. There were discussions “on whether killing Assange was possible and whether it was legal,” the former official said.</p><p>Yahoo News could not confirm if these proposals made it to the White House. Some officials with knowledge of the rendition proposals said they had heard no discussions about assassinating Assange.</p><p>In a statement to Yahoo News, Trump denied that he ever considered having Assange assassinated. “It’s totally false, it never happened,” he said. Trump seemed to express some sympathy for Assange’s plight. “In fact, I think he’s been treated very badly,” he added.</p><p>Whatever Trump’s view of the matter at the time, his NSC lawyers were bulwarks against the CIA’s potentially illegal proposals, according to former officials. “While people think the Trump administration didn’t believe in the rule of law, they had good lawyers who were paying attention to it,” said a former senior intelligence official.</p><p></p><p>
Then-President Donald Trump at CIA headquarters in Langley, Va., in 2017. (Mandel Ngan/AFP via Getty Images)</p><p>The rendition talk deeply alarmed some senior administration officials. John Eisenberg, the top NSC lawyer, and Michael Ellis, his deputy, worried that “Pompeo is advocating things that are not likely to be legal,” including “rendition-type activity,” said a former national security official. Eisenberg wrote to CIA General Counsel Courtney Simmons Elwood expressing his concerns about the agency’s WikiLeaks-related proposals, according to another Trump national security official.</p><p>It’s unclear how much Elwood knew about the proposals. “When Pompeo took over, he cut the lawyers out of a lot of things,” said a former senior intelligence community attorney.</p><p>Pompeo’s ready access to the Oval Office, where he would meet with Trump alone, exacerbated the lawyers’ fears. Eisenberg fretted that the CIA director was leaving those meetings with authorities or approvals signed by the president that Eisenberg knew nothing about, according to former officials.</p><p>NSC officials also worried about the timing of the potential Assange kidnapping. Discussions about rendering Assange occurred before the Justice Department filed any criminal charges against him, even under seal — meaning that the CIA could have kidnapped Assange from the embassy without any legal basis to try him in the United States.</p><p>Eisenberg urged Justice Department officials to accelerate their drafting of charges against Assange, in case the CIA’s rendition plans moved forward, according to former officials. The White House told Attorney General Jeff Sessions that if prosecutors had grounds to indict Assange they should hurry up and do so, according to a former senior administration official.</p><p>Things got more complicated in May 2017, when the Swedes dropped their rape investigation into Assange, who had always denied the allegations. White House officials developed a backup plan: The British would hold Assange on a bail jumping charge, giving Justice Department prosecutors a 48-hour delay to rush through an indictment.</p><p>Eisenberg was concerned about the legal implications of rendering Assange without criminal charges in place, according to a former national security official. Absent an indictment, where would the agency bring him, said another former official who attended NSC meetings on the topic. “Were we going to go back to ‘black sites’?”</p><p></p><p>As U.S. officials debated the legality of kidnapping Assange, they came to believe that they were racing against the clock. Intelligence reports warned that Russia had its own plans to sneak the WikiLeaks leader out of the embassy and fly him to Moscow, according to Evanina, the top U.S. counterintelligence official from 2014 through early 2021.</p><p>The United States “had exquisite collection of his plans and intentions,” said Evanina. “We were very confident that we were able to mitigate any of those [escape] attempts.”</p><p>Officials became particularly concerned when suspected Russian operatives in diplomatic vehicles near the Ecuadorian Embassy were observed practicing a “starburst” maneuver, a common tactic for spy services, whereby multiple operatives suddenly scatter to escape surveillance, according to former officials. This may have been a practice run for an exfiltration, potentially coordinated with the Ecuadorians, to get Assange out of the embassy and whisk him out of the country, U.S. officials believed.</p><p></p><p>
Assange greets supporters outside the Ecuadorian Embassy in London on May 19, 2017. (Frank Augstein/AP)</p><p>“The Ecuadorians would tip off the Russians that they were going to be releasing Assange on the street, and then the Russians would pick him up and spirit him back to Russia,” said a former national security official.</p><p>Officials developed multiple tactical plans to thwart any Kremlin attempt to spring Assange, some of which envisioned clashes with Russian operatives in the British capital. “There could be anything from a fistfight to a gunfight to cars running into each other,” said a former senior Trump administration official.</p><p>U.S. officials disagreed over how to interdict Assange if he attempted to escape. A proposal to initiate a car crash to halt Assange’s vehicle was not only a “borderline” or “extralegal” course of action — “something we’d do in Afghanistan, but not in the U.K.” — but was also particularly sensitive since Assange was likely going to be transported in a Russian diplomatic vehicle, said a former national security official.</p><p>If the Russians managed to get Assange onto a plane, U.S. or British operatives would prevent it from taking off by blocking it with a car on the runway, hovering a helicopter over it or shooting out its tires, according to a former senior Trump administration official. In the unlikely event that the Russians succeeded in getting airborne, officials planned to ask European countries to deny the plane overflight rights, the former official said.</p><p>Eventually, the United States and the U.K. developed a “joint plan” to prevent Assange from absconding and giving Vladimir Putin the sort of propaganda coup he had enjoyed when Snowden fled to Russia in 2013, Evanina said.</p><p></p><p>
Russian President Vladimir Putin said at a press conference in Moscow on July 1, 2013, that his country had never extradited anyone before. (Alexander Nemenov/AFP via Getty Images)</p><p>“It’s not just him getting to Moscow and taking secrets,” he said. “The second wind that Putin would get — he gets Snowden and now he gets Assange — it becomes a geopolitical win for him and his intelligence services.”</p><p>Evanina declined to comment on the plans to prevent Assange from escaping to Russia, but he suggested that the “Five Eyes” intelligence alliance between the United States, the U.K., Canada, Australia and New Zealand was critical. “We were very confident within the Five Eyes that we would be able to prevent him from going there,” he said.</p><p>But testimony in a Spanish criminal investigation strongly suggests that U.S. intelligence may also have had inside help keeping tabs on Assange’s plans.</p><p>By late 2015, Ecuador had hired a Spanish security company called UC Global to protect the country’s London embassy, where Assange had already spent several years running WikiLeaks from his living quarters. Unbeknownst to Ecuador, however, by mid-2017 UC Global was also working for U.S. intelligence, <a href="https://www.aph.gov.au/-/media/Estimates/fadt/bud2021/tabled_docs/Senator_Rice_tabled_docs_combined_-_Julian_Assange_extradition_hearing.pdf?la=en&amp;hash=A2F67C9BE4BAFDECDF9FB3E683D043D68888A1A4" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:according to" class="link rapid-noclick-resp">according to</a> two former employees <a href="https://www.judiciary.uk/wp-content/uploads/2021/01/USA-v-Assange-judgment-040121.pdf" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:who testified" class="link rapid-noclick-resp">who testified</a> in a Spanish criminal investigation <a href="https://english.elpais.com/elpais/2019/09/25/inenglish/1569384196_652151.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:first reported" class="link rapid-noclick-resp">first reported</a> by the newspaper El País.</p><p>The Spanish firm was providing U.S. intelligence agencies with detailed reports of Assange’s activities and visitors as well as video and audio surveillance of Assange from secretly installed devices in the embassy, the employees testified. A former U.S. national security official confirmed that U.S. intelligence had access to video and audio feeds of Assange within the embassy but declined to specify how it acquired them.</p><p>By December 2017, the plan to get Assange to Russia appeared to be ready. UC Global had learned that Assange would “receive a diplomatic passport from Ecuadorian authorities, with the aim of leaving the embassy to transit to a third state,” a former employee said. On Dec. 15, Ecuador made Assange an official diplomat of that country and planned to assign him to its embassy in Moscow, according to <a href="https://www.documentcloud.org/documents/5004881-Carta-Canciller#document/p5/a461230" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:documents obtained" class="link rapid-noclick-resp">documents obtained</a> by the Associated Press.</p><p></p><p>
Assange prepares to make a statement at the Ecuadorian Embassy in London on May 19, 2017. (Matt Dunham/AP)</p><p>Assange said he “was not aware” of the plan struck by the Ecuadorian foreign minister to assign him to Moscow, and refused to “accept that assignment,” said Fidel Narvaez, who was the first secretary at the Ecuadorian Embassy in London in 2017 and 2018.</p><p>Narvaez told Yahoo News that he was directed by his superiors to try and get Assange accredited as a diplomat to the London embassy. “However, Ecuador did have a plan B,” said Narvaez, “and I understood it was to be Russia.”</p><p>Aitor Martínez, a Spanish lawyer for Assange who worked closely with Ecuador on getting Assange his diplomat status, also said the Ecuadorian foreign minister presented the Russia assignment to Assange as a fait accompli — and that Assange, when he heard about it, immediately rejected the idea.</p><p>On Dec. 21, the Justice Department <a href="https://www.nbcnews.com/politics/national-security/u-s-secretly-filed-charges-against-assange-last-year-n994786" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:secretly" class="link rapid-noclick-resp">secretly</a> <a href="https://www.washingtonpost.com/context/julian-assange-affidavit-in-support-of-criminal-complaint/?noteId=30444df7-8e81-4b83-8756-905d36d4600d&amp;questionId=5168c0b1-31f3-4f4f-8fc6-12e551db640c&amp;utm_term=.0bc674fe12a6&amp;itid=lk_inline_manual_4" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:charged" class="link rapid-noclick-resp">charged</a> Assange, increasing the chances of legal extradition to the United States. That same day, UC Global recorded a meeting held between Assange and the head of Ecuador’s intelligence service to discuss Assange’s escape plan, <a href="https://english.elpais.com/elpais/2019/09/25/inenglish/1569384196_652151.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:according to" class="link rapid-noclick-resp">according to</a> El País. “Hours after the meeting” the U.S. ambassador relayed his knowledge of the plan to his Ecuadorian counterparts, reported El País.</p><p>Martínez says the plan — organized by the head of Ecuadorian intelligence — to sneak Assange out of the London embassy and onward, as a diplomat, to a third country was canceled after they learned the Americans were aware of it.</p><p>But U.S. intelligence officials believed Russia planned to exfiltrate Assange, <a href="https://www.theguardian.com/world/2018/sep/21/julian-assange-russia-ecuador-embassy-london-secret-escape-plan" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:reportedly" class="link rapid-noclick-resp">reportedly</a> on Christmas Eve. According to the former UC Global employee, the company’s boss discussed with his American contacts the possibility of leaving the embassy door open, as if by accident, “which would allow persons to enter from outside the embassy and kidnap the asylee.”</p><p></p><p>In testimony <a href="https://www.theguardian.com/media/2020/sep/30/us-intelligence-sources-discussed-poisoning-julian-assange-court-told" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:first reported" class="link rapid-noclick-resp">first reported</a> in the Guardian, another idea also took shape. “Even the possibility of poisoning Mr. Assange was discussed,” the employee said his boss told him.</p><p>Even Assange appeared to fear assassination. Some Vault 7 material, which CIA officials believed to be even more damaging than the files WikiLeaks had published, had been distributed among Assange’s colleagues with instructions to publish it if one of them were killed, according to U.S. officials.</p><p>A primary question for U.S. officials was whether any CIA plan to kidnap or potentially kill Assange was legal. The discussions occurred under the aegis of the agency’s new “offensive counterintelligence” authorities, according to former officials. Some officials thought this was a highly aggressive, and likely legally transgressive, interpretation of these powers.</p><p>Without a presidential finding — the directive used to justify covert operations — assassinating Assange or other WikiLeaks members would be illegal, according to several former intelligence officials. In some situations, even a finding is not sufficient to make an action legal, said a former national security official. The CIA’s newfound offensive counterintelligence powers regarding WikiLeaks would not have stretched to assassination. “That kind of lethal action would be way outside of a legitimate intelligence or counterintelligence activity,” a former senior intelligence community lawyer said.</p><p>In the end, the assassination discussions went nowhere, said former officials.</p><p>The idea of killing Assange “didn’t get serious traction,” said a former senior CIA official. “It was, this is a crazy thing that wastes our time.”</p><p></p><p>Inside the White House, Pompeo’s impassioned arguments on WikiLeaks were making little headway. The director’s most aggressive proposals were “probably taken seriously” in Langley but not within the NSC, a former national security official said.</p><p>Even Sessions, Trump’s “very, very anti-Assange” attorney general, was opposed to CIA’s encroachment onto Justice Department territory, and believed that the WikiLeaks founder’s case was best handled through legal channels, said the former official.</p><p>Sessions’ concerns mirrored the tensions between the ramped-up intelligence collection and disruption efforts aimed at WikiLeaks, and the Justice Department’s goal of convicting Assange in open court, according to former officials. The more aggressive the CIA’s proposals became, the more other U.S. officials worried about what the discovery process might reveal if Assange were to face trial in the United States.</p><p></p><p>“I was part of every one of those conversations,” Evanina said. “As much as we had the greener light to go do things, everything we did or wanted to do had repercussions in other parts of the administration.” As a result, he said, sometimes administration officials would ask the intelligence community to either not do something or do it differently, so that “we don’t have to sacrifice our collection that’s going to be released publicly by the bureau to indict WikiLeaks.”</p><p>Eventually, those within the administration arguing for an approach based in the courts, rather than on espionage and covert action, won the policy debate. On April 11, 2019, after Ecuador’s new government revoked his asylum and evicted him, British police <a href="https://www.youtube.com/watch?v=6ml1S18nHt0" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:carried" class="link rapid-noclick-resp">carried</a> the WikiLeaks founder out of the embassy and arrested him for failing to surrender to the court over a warrant issued in 2012. The U.S. government unsealed its initial indictment of Assange the same day.</p><p>That indictment focused exclusively on allegations that in 2010, Assange offered to help Manning, the Army intelligence analyst, crack a password to break into a classified U.S. government network, an act that would have gone beyond journalism. But in a move that drew howls from <a href="https://www.washingtonpost.com/opinions/2019/05/24/assange-prosecution-is-threat-journalists-around-world/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:press advocates" class="link rapid-noclick-resp">press advocates</a>, prosecutors later tacked on <a href="https://www.justice.gov/opa/press-release/file/1165556/download" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:Espionage Act charges" class="link rapid-noclick-resp">Espionage Act charges</a> against Assange for publishing classified information — something that U.S. media outlets do regularly.</p><p>Assange’s legal odyssey appears to have only just begun. In January, a British judge <a href="https://www.judiciary.uk/wp-content/uploads/2021/01/USA-v-Assange-judgment-040121.pdf" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:ruled" class="link rapid-noclick-resp">ruled</a> Assange could not be extradited to the United States, finding that he would be a suicide risk in a U.S. prison. Although Assange supporters hoped the Biden administration might drop the case, the United States, undeterred, appealed the decision. In July, a U.K. court formally permitted the U.S. appeal to proceed.</p><p></p><p>
Assange, facing an extradition warrant in London, is seen arriving at Westminster Magistrates’ Court on April 11, 2019. (Rob Pinney/LNP/Shutterstock)</p><p>Pollack, Assange’s lawyer, told Yahoo News that if Assange is extradited to face trial, “the extreme nature of the type of government misconduct that you’re reporting would certainly be an issue and potentially grounds for dismissal.” He likened the measures used to target Assange to those deployed by the Nixon administration against Daniel Ellsberg for leaking the Pentagon Papers, noting the charges against Ellsberg were ultimately dismissed as well.</p><p>Meanwhile, WikiLeaks may be increasingly obsolete. The growing ability of groups and individuals — whistleblowers or dissidents, spies or criminals — to publish leaked materials online diminishes the group’s raison d’être. “We’re kind of post-WikiLeaks right now,” said a former senior counterintelligence official.</p><p>Yet spy services are increasingly using a WikiLeaks-like model of posting stolen materials online. In 2018, the Trump administration granted the CIA aggressive new secret <a href="https://www.yahoo.com/now/secret-trump-order-gives-cia-more-powers-to-launch-cyberattacks-090015219.html" data-ylk="slk:authorities;outcm:mb_qualified_link;_E:mb_qualified_link;ct:story;" class="link rapid-noclick-resp yahoo-link">authorities</a> to undertake the same sort of hack-and-dump operations for which Russian intelligence has used WikiLeaks. Among other actions, the agency has <a href="https://www.yahoo.com/now/secret-trump-order-gives-cia-more-powers-to-launch-cyberattacks-090015219.html" data-ylk="slk:used its new powers;outcm:mb_qualified_link;_E:mb_qualified_link;ct:story;" class="link rapid-noclick-resp yahoo-link">used its new powers</a> to covertly release information online about a Russian company that worked with Moscow’s spy apparatus.</p><p>For a former Trump national security official, the lessons of the CIA’s campaign against WikiLeaks are clear. “There was an inappropriate level of attention to Assange given the embarrassment, not the threat he posed in context,” said this official.</p><p>“We should never act out of a desire for revenge.”</p><p>Cover thumbnail photo illustration: Yahoo News; photos: Kirsty Wigglesworth/AP, Getty Images (2), CIA, WikiLeaks.</p><p>____</p><p>Read more from Yahoo News:</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/718/the-british-american-coup-that-ended-australian-independence-john-pilger</guid>
	<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 22:30:56 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[The British-American coup that ended Australian independence | John Pilger]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="dcr-1jp9ryy">Across the media and political establishment in Australia, a silence has descended on the memory of the great, reforming prime minister <a href="https://www.theguardian.com/world/2014/oct/21/gough-whitlam-dies-at-age-98" title="" data-link-name="in body link">Gough Whitlam</a>. His achievements are recognised, if grudgingly, his mistakes noted in false sorrow. But a critical reason for his extraordinary political demise will, they hope, be buried with him.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Australia briefly became an independent state during the Whitlam years, 1972-75. An American commentator wrote that no country had “reversed its posture in international affairs so totally without going through a domestic revolution”. Whitlam ended his nation’s colonial servility. He abolished royal patronage, moved Australia towards the Non-Aligned Movement, supported “zones of peace” and opposed nuclear weapons testing.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Although not regarded as on the left of the Labor party, Whitlam was a maverick social democrat of principle, pride and propriety. He believed that a foreign power should not control his country’s resources and dictate its economic and foreign policies. He proposed to “buy back the farm”. In drafting the first Aboriginal lands rights legislation, his government raised the ghost of the greatest land grab in human history, Britain’s colonisation of Australia, and the question of who owned the island-continent’s vast natural wealth.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Latin Americans will recognise the audacity and danger of this “breaking free” in a country whose establishment was welded to great, external power. Australians had served every British imperial adventure since the Boxer rebellion was crushed in China. In the 1960s, Australia pleaded to join the US in its invasion of Vietnam, then provided “black teams” to be run by the <a href="https://www.theguardian.com/us-news/cia" data-component="auto-linked-tag" data-link-name="in body link">CIA</a>. US diplomatic cables published last year by WikiLeaks disclose the names of leading figures in both main parties, including a future prime minister and foreign minister, as Washington’s informants during the Whitlam years.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Whitlam knew the risk he was taking. The day after his election, he ordered that his staff should not be “vetted or harassed” by the Australian security organisation, Asio – then, as now, tied to Anglo-American intelligence. When his ministers publicly condemned the US bombing of Vietnam as “corrupt and barbaric”, a CIA station officer in Saigon said: “We were told the Australians might as well be regarded as North Vietnamese collaborators.”</p><p class="dcr-1jp9ryy">Whitlam demanded to know if and why the CIA was running a spy base at Pine Gap near Alice Springs, a giant vacuum cleaner which, as Edward Snowden revealed recently, allows the US to spy on everyone. “Try to screw us or bounce us,” the prime minister warned the US ambassador, “[and Pine Gap] will become a matter of contention”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Victor Marchetti, the CIA officer who had helped set up Pine Gap, later told me, “This threat to close Pine Gap caused apoplexy in the White House … a kind of Chile [coup] was set in motion.”</p><p class="dcr-1jp9ryy">Pine Gap’s top-secret messages were decoded by a CIA contractor, TRW. One of the decoders was Christopher Boyce, a young man troubled by the “deception and betrayal of an ally”. Boyce revealed that the CIA had infiltrated the Australian political and trade union elite and referred to the governor-general of Australia, Sir John Kerr, as “our man Kerr”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Kerr was not only the Queen’s man, he had longstanding ties to Anglo-American intelligence. He was an enthusiastic member of the Australian Association for Cultural Freedom, described by Jonathan Kwitny of the Wall Street Journal in his book, The Crimes of Patriots, as “an elite, invitation-only group … exposed in Congress as being founded, funded and generally run by the CIA”. The CIA “paid for Kerr’s travel, built his prestige … Kerr continued to go to the CIA for money”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">When Whitlam was re-elected for a second term, in 1974, the White House sent Marshall Green to Canberra as ambassador. Green was an imperious, sinister figure who worked in the shadows of America’s “deep state”. Known as “the coupmaster”, he had played a central role in the 1965 coup against President Sukarno in Indonesia – which cost up to a million lives. One of his first speeches in Australia, to the Australian Institute of Directors, was described by an alarmed member of the audience as “an incitement to the country’s business leaders to rise against the government”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">The Americans and British worked together. In 1975, Whitlam discovered that Britain’s <a href="https://www.theguardian.com/uk/mi6" data-component="auto-linked-tag" data-link-name="in body link">MI6</a> was operating against his government. “The Brits were actually decoding secret messages coming into my foreign affairs office,” he said later. One of his ministers, Clyde Cameron, told me, “We knew MI6 was bugging cabinet meetings for the Americans.” In the 1980s, senior CIA officers revealed that the “Whitlam problem” had been discussed “with urgency” by the CIA’s director, William Colby, and the head of MI6, Sir Maurice Oldfield. A deputy director of the CIA said: “Kerr did what he was told to do.”</p><p class="dcr-1jp9ryy">On 10 November 1975, Whitlam was shown a top-secret telex message sourced to Theodore Shackley, the notorious head of the CIA’s East Asia division, who had helped run the coup against Salvador Allende in Chile two years earlier.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Shackley’s message was read to Whitlam. It said that the prime minister of Australia was a security risk in his own country. The day before, Kerr had visited the headquarters of the Defence Signals Directorate, Australia’s NSA, where he was briefed on the “security crisis”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">On 11 November – the day Whitlam was to inform parliament about the secret CIA presence in Australia – he was summoned by Kerr. Invoking archaic vice-regal “reserve powers”, Kerr sacked the democratically elected prime minister. The “Whitlam problem” was solved, and Australian politics never recovered, nor the nation its true independence.</p><p>John Pilger’s investigation into the coup against Whitlam is described in full in his book, A Secret Country (Vintage), and in his documentary film, Other People’s Wars, which can be viewed on http://<a href="http://johnpilger.com/" title="" data-link-name="in body link">www.johnpilger.com</a>/</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 22:24:10 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Voici la raison pour laquelle l’Australie a annulé son contrat d’achat de sous-marins français]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Pour se protéger de l’hostilité des États-Unis.</p><p>Par <a href="https://www.moonofalabama.org/2021/09/to-protect-itself-from-us-hostility-australia-decides-to-buy-us-submarines.html#more">Moon of Alabama</a> – Le 16 septembre 2021</p><p>Hier, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie <a href="https://www.abc.net.au/news/2021-09-15/allied-naval-united-states-biden-australia-nuclear-submarines/100465628">ont annoncé</a> que ce dernier pays achèterait des sous-marins à propulsion nucléaire pour défendre les intérêts des États-Unis contre la Chine :</p>
<p>La prochaine flotte de sous-marins de l'Australie sera à propulsion nucléaire dans le cadre d'un plan audacieux qui mettra au rebut un programme controversé de 90 milliards de dollars visant à construire jusqu'à 12 sous-marins de conception française.</p>

<p>Selon ABC, l'Australie utilisera des technologies américaines et britanniques pour configurer sa prochaine flotte de sous-marins dans le but de remplacer ses sous-marins actuels de classe Collins par d’autres plus adapté à la détérioration de l'environnement stratégique.</p>
<p>Il s’agit d’une victoire énorme mais à court terme pour les États-Unis, avec un prix de consolation pour la Grande-Bretagne et une perte stratégique de souveraineté et de contrôle budgétaire pour l’Australie.</p><p>Il s’agit aussi d’une nouvelle gifle des États-Unis à la France et à l’Union européenne. L’accord mettra en colère la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie et, bien sûr, la Chine. Il bouleversera le régime international de non-prolifération nucléaire et pourrait conduire à une nucléarisation militaire accrue de la Corée du Sud et du Japon.</p><p>L’Australie possède actuellement 6 sous-marins de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Collins-class_submarine">classe Collins</a>. Il s’agit de sous-marins à moteur diesel basés sur des modèles suédois mais partiellement construits en Australie. Ils sont relativement lents et ont une portée et une endurance moyennes. Ils ont été construits entre 1990 et 2003 et sont principalement destinés à un usage défensif. Il y a eu beaucoup de problèmes pendant la construction car l’Australie n’a pas les capacités techniques et la profondeur industrielle pour fabriquer des produits aussi compliqués. L’histoire opérationnelle de ces sous-marins est également assez mitigée, plusieurs scandales s’étant succédé. Ils doivent être modernisés pour être utilisés pendant une autre décennie.</p><p>Dans les années 2010, l’Australie a commencé à chercher une nouvelle génération de sous-marins. Après une <a href="https://csbaonline.org/research/publications/gateway-to-the-indo-pacific-australian-defense-strategy-and-the-future-of-t/publication/1">longue discussion</a>, elle a décidé de s’en tenir à des engins à propulsion conventionnelle. Les nouveaux sous-marins devaient à nouveau être construits en Australie d’après une conception étrangère.</p><p>L’Allemagne, le Japon et la France ont été invités à faire des propositions. Le constructeur naval public français Naval Group (DCNS) avait remporté la commande pour 12 nouveaux bateaux et un contrat de 50 milliards d’euros. Ironie du sort, le modèle français de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Barracuda-class_submarine_(France)">Shortfin Barracuda</a> à propulsion conventionnelle proposé par la France est basé sur son propre modèle de classe Barracuda à propulsion nucléaire. Pour l’Australie, la France a donc dû concevoir une centrale conventionnelle pour un sous-marin qui a été conçu à l’origine, comme tous <a href="https://uploads.fas.org/2016/12/Frances-Choice-for-Naval-Nuclear-Propulsion.pdf">les sous-marins français</a>, pour fonctionner avec un réacteur nucléaire à uranium faiblement enrichi (UFE). Il était tout à fait évident que cette conversion inhabituelle se heurterait à des difficultés et à des retards.</p><p>En juin dernier, Peter Lee, alias Chinahand, <a href="https://www.patreon.com/posts/52725188">écrivait</a> à propos de ce programme retardé :</p>
<p>Le programme a officiellement "quelques problèmes" et le Premier ministre australien Scott Morrison a eu une entrevue avec le président français Macron pour tenter de remettre le projet sur les rails.</p>

<p>Bien que le contrat ait été signé en 2016, la construction n'a pas encore commencé, et le premier sous-marin du programme ne sera pas lancé avant une autre décennie. Au moins.</p>

<p>Cela ne cadre pas avec l'ambition déclarée de la marine australienne de déployer sa puissance armée contre une invasion de Taïwan par la RPC qui pourrait se produire au cours des prochaines années. On parle donc de dépenser quelques milliards de dollars pour moderniser la flotte actuelle de sous-marins de classe Collins en guise de palliatif, ou même de se procurer en urgence des sous-marins allemands.</p>

<p>Il est également question d'annuler, de menacer d'annuler et/ou de modifier le contrat des sous-marins d'attaque pour faire mieux. Et peut-être orienter le projet vers l'Allemagne ou vers le choix de l'Amérique, le Japon.</p>
<p>Il s’avère que le constructeur choisi par l’Amérique pour les sous-marins australiens n’est pas le Japon mais les États-Unis eux-mêmes.</p><p>Nous apprenons maintenant que les discussions sur l’abandon du contrat avec les Français en faveur de la construction de sous-marins nucléaires par les États-Unis avait déjà commencé en avril 2020 et ont été finalisées lors d’un sommet entre les États-Unis, l’Australie et la Grande-Bretagne au début du mois de juin 2021. Cela s’est donc <a href="https://www.abc.net.au/news/2021-09-16/australia-us-uk-nuclear-option-china-morrison-biden/100466150">passé avant</a> que le Premier ministre Scott Morrison ne rencontre le Président français Macron pour remettre le projet franco-australien sur les rails !</p>
<p>Ce que le Premier ministre n'a pas dit à Macron au cours de ce long dîner à Paris - et peut-être la raison pour laquelle le président français pourrait être particulièrement fâché - c'est que Morrison avait, un jour ou deux auparavant, déjà conclu un accord informel avec le président américain Joe Biden et le Premier ministre britannique Boris Johnson pour une prolongation d'un accord de partage de la technologie nucléaire.</p>

<p>Cette révélation donne une nouvelle tournure à la réunion tripartite du 12 juin à Carbis Bay, en Cornouailles, entre les deux PM et le président américain. ...</p>

<p>ABC croit savoir que le gouvernement fédéral a commencé à explorer l'option du sous-marin à propulsion nucléaire il y a environ 18 mois, lorsque Linda Reynolds était encore ministre de la défense.</p>
<p>En outre, le 30 août, les ministres français et australiens des affaires étrangères et de la défense se sont rencontrés et ont publié une <a href="https://www.foreignminister.gov.au/minister/marise-payne/media-release/inaugural-australia-france-22-ministerial-consultations">déclaration commune</a> sur la coopération bilatérale dans un certain nombre de domaines politiques. La coopération en matière de défense en faisait partie :</p>
<p>Les deux parties se sont engagées à approfondir la coopération dans le domaine de l'industrie de la défense et à renforcer leur avantage capacitaire dans la région. Les ministres ont souligné l'importance du programme de sous-marins du futur. Ils ont convenu de renforcer la coopération en matière de recherche scientifique militaire par le biais d'un partenariat stratégique entre le groupe des sciences et technologies de la défense et la direction générale de l'armement.</p>
<p>Seize jours plus tard, la France apprenait qu’elle avait perdu un énorme contrat de défense en raison d’un revirement à 180 degrés de son « partenaire » australien. Il n’est donc pas étonnant que les Français <a href="https://www.politico.eu/article/france-slams-australia-us-e50b-submarine-deal/">soient furieux</a> :</p>
<p>Le gouvernement français a réagi à la décision de l'Australie de rompre un contrat de sous-marins avec la France d'une valeur de plus de 50 milliards d'euros pour acquérir des sous-marins à propulsion nucléaire de fabrication américaine.</p>

<p>"C'est un coup de poignard dans le dos. Nous avions établi une relation de confiance avec l'Australie, et cette confiance a été trahie", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian dans un entretien accordé à France Info jeudi matin. Le Drian a ajouté qu'il était "en colère et très amer de cette rupture", ajoutant qu'il avait parlé à son homologue australien il y a plusieurs jours et qu'il n'avait reçu aucune indication sérieuse au sujet de cette démarche.</p>

<p>En vertu d'un accord annoncé mercredi par le président américain Joe Biden, l'Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis formeront une nouvelle alliance appelée AUKUS, dans le cadre de laquelle les trois pays partageront entre eux des technologies avancées. Dans le cadre de ce nouveau pacte, Canberra abandonnera son accord sur les sous-marins avec la France.</p>
<p>Les Français accusent, à juste titre, les États-Unis de cette décision :</p>
<p>Dans une déclaration publiée avant l'interview, Le Drian et la ministre des Armées Florence Parly ont dit : "Cette décision est contraire à la lettre et à l'esprit de la coopération qui prévalait entre la France et l'Australie."</p>

<p>Le communiqué poursuit : "Le choix américain d'écarter un allié et partenaire européen comme la France d'un partenariat structurant avec l'Australie, alors que nous sommes confrontés à des défis sans précédent dans la région indo-pacifique... témoigne d'un manque de cohérence que la France ne peut que constater et regretter."</p>
<p>L’ambassadeur de France aux États-Unis a été un peu moins direct avec cette pique :</p>
<p>Philippe Etienne @Ph_Etienne - <a href="https://twitter.com/Ph_Etienne/status/1438332770242240512">2:43 UTC – 16 Sep 2021</a></p>

<p>Fait intéressant, il y a exactement 240 ans, la marine française a vaincu la marine britannique dans la baie de Chesapeake, ouvrant la voie à la victoire de Yorktown et à l'indépendance des États-Unis.</p>
<p>Il existe des raisons militaires de préférer les sous-marins nucléaires aux sous-marins à moteur diesel, si l’on envisage d’assiéger une côte étrangère éloignée de la sienne. Les sous-marins nucléaires (SSN) sont plus rapides et peuvent rester en mission beaucoup plus longtemps que ceux à moteur diesel (SSK).</p>
<p><a href="https://www.moonofalabama.org/11i/aussubmap.jpg">Agrandir</a></p>
<p>Mais les bateaux nucléaires présentent également de nombreux inconvénients. Ils sont plus grands et plus chers que les navires conventionnels. Ils coûtent près de 50 % de plus. Ils nécessitent également une infrastructure dédiée et une formation nucléaire très spécialisée pour les équipages. L’Australie ne dispose pas et ne peut pas fournir le combustible nécessaire aux réacteurs nucléaires.</p><p>Le prix des nouveaux sous-marins que l’Australie devra payer sera beaucoup plus élevé que celui des sous-marins français. Quelque 3 milliards de dollars ont déjà été engloutis dans le contrat français. La France exigera à juste titre une compensation supplémentaire pour l’annulation. Le nouveau contrat avec les États-Unis ou le Royaume-Uni coûtera plus cher que le contrat français mais ne comprendra que 8 bateaux au lieu de 12. Comme trois bateaux sont nécessaires pour en garder un en mer (pendant que les deux autres sont en formation ou en maintenance), la capacité réelle de patrouille de la marine australienne passera de 4 à 2-3 sous-marins en mer.</p><p>Un prix beaucoup plus élevé pour des bateaux moins nombreux et plus compliqués, cela va bouleverser le budget de défense de l’Australie pour les décennies à venir.</p><p>Si le passage à la propulsion nucléaire était la seule raison de l’Australie pour changer de cheval, elle aurait pu s’en tenir à la conception originale du Barracuda français. Celui-ci présente l’avantage d’utiliser de l’uranium faiblement enrichi, disponible dans le commerce. L’Australie ne serait pas dépendante de la France pour les nouveaux approvisionnements en combustible. Les bateaux britanniques et américains utilisent des réacteurs nucléaires avec de l’uranium hautement enrichi (HEU 60%). Comme l’Australie a maintenant décidé d’acheter ces bateaux, elle sera à jamais dépendante de ces fournisseurs.</p><p>Les <a href="https://twitter.com/james_acton32/status/1438257514731147277">partisans de la non-prolifération</a> et l’AIEA vont <a href="https://carnegieendowment.org/2017/07/03/australia-and-nuclear-submarines-pub-71437">s’insurger</a> contre cet accord. Quel sera le degré de supervision de l’UHE ? Qui y aura accès ?</p><p>Les sous-marins à propulsion nucléaire sont également perçus comme des armes offensives, et non comme des armes défensives raisonnables. Il y a plus de pays sur cette carte que la seule Chine.</p>
<p><a href="https://www.moonofalabama.org/11i/asiapacificmap.jpg">Agrandir</a></p>
<p>Le fait que l’Australie, qui ne compte que 25 millions d’habitants, achète des sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire ne sera pas bien accueilli par son voisin du nord, l’Indonésie, dix fois plus peuplé. D’autres pays voisins, comme la Nouvelle-Zélande, rejettent toute utilisation de combustible nucléaire et ne laisseront pas entrer dans leurs ports les navires ou bateaux qui en utilisent.</p><p>Le nouveau contrat va également bouleverser les plans australiens de fabrication des sous-marins sur son propre sol. Alors que le projet français était prêt à démarrer la phase de construction proprement dite au début de l’année prochaine, l’ensemble du projet de sous-marin va maintenant entrer dans une nouvelle phase de définition de 18 mois, après laquelle des contrats réels devront être négociés et signés. Entre-temps, il faudra s’occuper des centaines d’ingénieurs australiens qui se sont déplacés en France pour aider à la conception et des spécialistes qui ont été engagés par Naval Group en Australie. L’Australie ne dispose pas de beaucoup de personnes possédant ces connaissances. Que vont-ils faire en attendant que le nouveau projet démarre réellement ?</p><p>Le Royaume-Uni proposera à l’Australie d’acheter des sous-marins de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Astute-class_submarine">classe Astute</a> fabriqués en Grande-Bretagne, tandis que les États-Unis offriront probablement la version plus petite de leurs sous-marins de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Virginia-class_submarine">classe Virginia</a>. Étant donné que les deux pays disposent de chaînes de production actives pour ces sous-marins, il ne sera pas judicieux, d’un point de vue économique, de construire en Australie même plus que quelques petites pièces pour ces sous-marins . Les États-Unis exerceront toutes les pressions nécessaires pour s’assurer que leur offre remportera la course. Un indice de cela est que l’Australie a également annoncé qu’elle allait acquérir des missiles américains Tomahawk à longue portée qui seront utilisés avec les sous-marins.</p><p>Le premier des bateaux français destinés à l’Australie devait être prêt au début des années 2030. L’Australie devra maintenant attendre une dizaine d’années supplémentaires avant d’obtenir de nouveaux navires.</p><p>Sa gamme de Collins actuelle nécessitera plus qu’un simple carénage pour être maintenue aussi longtemps. Cela va coûter cher. Les Allemands pourraient s’engouffrer dans la brèche en proposant leurs <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Type_214_submarine">sous-marins de type 214</a> à propulsion par hydrogène. Bien que ces bateaux soient beaucoup plus petits, ils offrent une longue endurance, peuvent être approvisionnés assez rapidement et coûtent beaucoup moins cher que les sous-marins à propulsion nucléaire.</p><p>Dans l’ensemble, je ne vois aucun avantage pour l’Australie dans cette décision.</p><p>Quelle est alors la raison de cette initiative ?</p><p>Cela s’appelle du chantage.</p><p>La Chine est de loin le premier partenaire commercial de l’Australie. Les « stratèges » américains et australiens affirment que les sous-marins sont nécessaires pour protéger de la Chine les routes commerciales maritimes de l’Australie avec son principal partenaire commercial…qui est la Chine. Cela n’a, comme le montre <a href="https://twitter.com/CarlZha/status/1438331127844851712">cette scène</a>, aucun sens.</p><p>La seule raison pour laquelle l’Australie s’est tournée politiquement et militairement contre la Chine est le chantage qu’exercent les États-Unis. Il y a deux ans, le politologue « réaliste » américain John Mearsheimer est venu en Australie pour expliquer aux Australiens (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=YsFwKzYI5_4">voir la vidéo</a> à 33 minutes) comment cela fonctionne.</p><p>Comme <a href="https://caitlinjohnstone.com/2021/09/16/australia-continues-its-plunge-into-authoritarianism-and-military-brinkmanship/">le résume</a> Caitlin Johnstone :</p>
<p>"Maintenant, certaines personnes disent qu'il y a une alternative : vous pouvez marcher avec la Chine", a déclaré Mearsheimer. "Exact, vous avez un choix ici : vous pouvez marcher avec la Chine plutôt qu'avec les États-Unis. Il y a deux choses que je dirai à ce sujet. Numéro un, si vous marchez avec la Chine, vous devez comprendre que vous serez notre ennemi. Vous décidez alors de devenir un ennemi des États-Unis. Parce qu'encore une fois, nous parlons d'une compétition sécuritaire intense."</p>

<p>"Vous êtes soit avec nous, soit contre nous", a-t-il poursuivi. "Et si vous faites un commerce important avec la Chine, et que vous êtes amical avec elle, vous sapez les États-Unis dans cette compétition sécuritaire. Vous nourrissez la bête, de notre point de vue. Et cela ne va pas nous rendre heureux. Et quand nous ne sommes pas contents, il ne faut pas sous-estimer à quel point nous pouvons être méchants. Il suffit de demander à Fidel Castro."</p>

<p>Les rires nerveux de l'auditoire du think tank australien ont ponctué les observations incendiaires de Mearsheimer. La CIA est connue pour avoir tenté de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Assassination_attempts_on_Fidel_Castro">nombreuses tentatives</a> d'assassinat contre Castro.</p>

<p>Voilà donc ce qu'il en est. L'Australie ne s'aligne pas sur les États-Unis pour se protéger de la Chine. L'Australie s’aligne sur les États-Unis pour se protéger des États-Unis.</p>
<p>Joe Biden a peut-être <a href="https://www.abc.net.au/news/2021-09-16/joe-biden-calls-scott-morrison-that-fellow-down-under/13544140">oublié le nom</a> du Premier ministre australien. Mais Scott Morrison se souvient pour qui on attend de lui qu’il travaille. En 1975, les États-Unis et le Royaume-Uni ont <a href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2014/oct/23/gough-whitlam-1975-coup-ended-australian-independence">lancé un coup d’État</a> contre le Premier ministre australien Gough Whitlam, qui faisait avancer son pays vers l’indépendance. Peu de gens aux États-Unis s’en souviennent, mais les politiciens australiens si. Depuis, leur pays a toujours fait ce qu’on lui disait de faire.</p><p>C’est ce qui explique toute cette histoire.</p><p>Moon of Alabama</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/716/bon-ou-mauvais-mon-pays</guid>
	<pubDate>Sun, 19 Sep 2021 20:14:58 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/716/bon-ou-mauvais-mon-pays</link>
	<title><![CDATA[Bon ou mauvais, mon pays !]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Alors que la France se remet à peine du camouflet infligé par les <a href="https://lesfrancais.press/le-crime-de-monsieur-trump-et-autres-trahisons/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Etats-Unis</a> et l’Australie (bien aidés par nos voisins d’outre-Manche) et de la <a href="https://lesfrancais.press/laffaire-des-sous-marins-australiens-tourne-a-la-crise-ouverte-entre-paris-et-washington/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perte d’un contrat signé</a> de plusieurs dizaines de milliards qui visait à fournir des sous-marins à l’Australie, il est temps de jeter un œil aux réseaux sociaux.</p><p></p>
<p>La cohorte de spécialistes frappe encore !</p>
<p>Comme il est de coutume désormais, après la génération spontanée de virologues et d’épidémiologistes née avec le Covid, on a bien entendu observé une cohorte de spécialistes en contrat d’armement et en sous-marins qui nous affirmaient que c’était bien fait pour nous, que Macron avait été mauvais, que la France n’était plus respectée etc. etc.</p><p>Tous ces gens, qui se sont gaussés de la perte de 50 milliards pour notre pays en versant dans l’antimacronisme de base ont pourtant le même passeport que moi. Ils sont Français.</p><p>Alors si l’on peut comprendre que critiquer le gouvernement soit un sport national, que dénigrer le pays soit aussi quelque chose de très français, il y a une chose que nous, Francais de l’étranger, ne devons jamais oublier.</p><p>C’est que lorsque la France est attaquée, trahie par ses alliés, peu importe la raison : nous devons être capable de solidarité. Et si l’on n’en est pas capables, le mieux est de s’abstenir de poster sur les réseaux sociaux car au vu de l’état des commentaires émis par nos compatriotes, aucune puissance étrangère n’a intérêt à payer des trolls pour dire du mal de notre pays : nous le faisons gratuitement !</p>
<p>Trahison de nos alliés</p>
<p>Je suis le premier à maudire le gouvernement parfois, mais dans un cas comme cette trahison de nos alliés, j’ai aussi tendance à penser à tous ceux qui sont des acteurs de l’influence française et qui se heurtent à armes inégales aux anglo-saxons.</p><p>Je pense aux profs des Alliances Françaises qui jour après jour mettent en avant notre langue face au mastodonte du British Council et à de multiples acteurs anglo-saxons privés.</p><p>Je pense aux proviseurs des lycées français AEFE et MLF, en première ligne pour perpétuer un système scolaire original face à la déferlante des acteurs promouvant la langue de Shakespeare.</p><p>Je pense à moi, petit directeur de la petite <a href="https://www.agu.edu.bh/en/Academics/FABS" target="_blank" rel="noreferrer noopener">French Arabian Business School</a>, qui tente d’imposer notre excellence française en matière d’enseignement supérieur, et à tous ceux qui d’Abu Dhabi à Shanghai doivent contrer au quotidien les assauts de nos concurrents américains.</p><p>Je pense évidemment à tous les représentants économiques de notre petit pays, disséminés partout dans le monde, qui se battent contre l’hégémonie pour montrer le drapeau de temps en temps…</p><p>Oui, la France ne se limite pas à l’hexagone et à l’outre-mer. La défense des intérêts français face à une forme d’impérialisme culturel anglo-saxon est l’affaire des milliers de français, partout dans le monde.</p><p>Ces Français se sont pris une claque avec l’affaire des sous-marins, et lorsqu’ils consultent les réseaux sociaux, qu’ils lisent cette vague de dénigrement venant de leurs compatriotes, pensez-vous vraiment qu’ils se sentent encouragés ? Pensez-vous que la prof de français à Riyad, qui vient de convaincre une gamine saoudienne d’apprendre le français et de s’imprégner de notre culture est heureuse quand des sachants lui expliquent, confortablement derrière leurs écran, que son action ne sert à rien ? Qu’elle ne sait pas s’y prendre ?</p><p>Les anglais ont une expression, que je n’écrirais pas dans leur langue, qui dit « bon ou mauvais : mon pays ». C’est très clair : jamais il ne faut dénigrer son pays à l’étranger, même quand celui-ci se plante manifestement.</p><p>Sans aller jusque-là, un minimum de cohésion et de sentiment patriotique devrait tous nous animer quand notre pays se trouve ainsi déshonoré. Pensez aussi à ceux qui travaillent pour la France, partout dans le monde avant de poster n’importe quoi.</p><p></p>
<p>Arnaud Lacheret<br />Arnaud Lacheret</p>
<p>Docteur en science politique, Associate Professor à l’Arabian Gulf University de Bahreïn où il dirige la French Arabian Business School, partenaire de l’Essec dans le Golfe. Il est l’auteur de « <a href="https://www.amazon.fr/femme-est-lavenir-Golfe-modernit%C3%A9/dp/2356877495" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La femme est l’avenir du Golfe</a> » paru aux éditions Le Bord de l’Eau. Il occupa des postes de conseil auprès des élus en mairie et à l’Assemblée nationale.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/715/aux-origines-de-la-guerre-de-l%E2%80%99information-contre-naval-group-en-australie</guid>
	<pubDate>Sun, 19 Sep 2021 19:58:15 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/715/aux-origines-de-la-guerre-de-l%E2%80%99information-contre-naval-group-en-australie</link>
	<title><![CDATA[Aux origines de la guerre de l’information contre Naval Group en Australie]]></title>
	<description><![CDATA[<p>par Guillaume Anjou</p><p>Consultant en stratégie #IntelligenceEconomique</p><p>“La première et la plus vaste question stratégique est de juger correctement du genre de guerre dans laquelle on s’engage.” Carl Von Clausewitz, De la guerre, 1832.<br /></p><p>La guerre de l’information par le contenu est un genre de guerre aussi vieux que la guerre elle-même. Cependant la croissance exponentielle et la dimension mondiale de la diffusion de l’information ces dernières années ont constitué un environnement favorable au développement de la guerre informationnelle dans le monde économique, politique ou sociétal. Depuis 2016, l’industriel français Naval Group est sous le feu de cette guerre informationnelle en Australie.<br /></p><p>25 avril 2016 : le français Naval Group remporte en Australie le “contrat du siècle”<br /></p><p>L’Australie a choisi le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_de_l%27ANZAC">Anzac Day</a>, <a href="https://www.irishtimes.com/news/world/europe/france-secures-34bn-submarine-deal-with-australia-1.2625552">jour qui commémore l’entrée en guerre des troupes australiennes lors de la première guerre mondiale</a>, pour informer <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Naval_Group">l’industriel français Naval Group</a> (<a href="https://www.usinenouvelle.com/article/pour-ses-400-ans-dcns-devient-naval-group.N559023">ex DCNS</a>), <a href="https://www.naval-group.com/fr/naval-group-25">spécialiste dans la défense navale depuis 400 ans</a> qu’il <a href="https://www.defense.gouv.fr/english/actualites/articles/sous-marins-l-excellence-francaise-choisie-par-l-australie">remporte</a> <a href="https://web.archive.org/web/20151002064531/http://sea1000.gov.au/current-activities/competitive-evaluation-process/">l’appel d’offres</a> pour le plus gros contrat naval de l’histoire australienne. Naval Group avait remis au Ministère de la défense du Commonwealth australien le 27 novembre 2015 sa proposition de conception, <a href="https://www.aph.gov.au/~/media/Estimates/fadt/bud1819/Tabled%20Documents/Defence/def3_senator_patrick_submarine.pdf?la=en">un document déclassifié le 10 mai 2018</a>.<br /></p><p>Ce contrat de <a href="https://web.archive.org/web/20150930220930/http://sea1000.gov.au/the-program/">50 milliards de dollars canadiens</a>, soit environ 35 milliards d’euros, prévoit la construction de 12 sous-marins <a href="https://www.youtube.com/watch?v=7cRFVZNvW2M">Shortfin Barracuda</a>, ainsi que le transfert à l’Australie de technologies (<a href="http://www.aph.gov.au/DocumentStore.ashx?id=900c85c1-09c4-4656-8fe7-734f9a85bcef">ToT Program AICP 2017 p.60</a>) et la mise en place de capacités industrielles . Décrit dans le <a href="http://www.dmrsc.com/Document/AustraliaDefenceWhitePaper2009.pdf">Defence White Paper 2009</a>, le programme <a href="https://web.archive.org/web/20170217072825/http://sea1000.gov.au/">SEA1000 Future Submarine Project</a> doit permettre à l’Australie d’acquérir une capacité sous-marine accrue et améliorée. Prévu dans le cadre d’un partenariat de 50 ans, il doit permettre à l’Australie de développer une filière navale militaire de défense souveraine. <br /></p><p>Trois industriels étaient en concurrence, le français <a href="https://www.naval-group.com/fr">Naval Group</a>, l’allemand <a href="https://www.thyssenkrupp-marinesystems.com/en">TKMS</a> (ThyssenKrupp Marine Systems) et le japonais <a href="https://www.mhi.com/index.html">Mitsubishi Heavy Industries</a> (Mitsubishi/Kawasaki). Le sudédois <a href="https://www.saab.com/products/naval#Submarines-and-Surface-Ships">Saab Kockums</a>, <a href="https://www.abc.net.au/reslib/201503/r1399675_19964745.pdf">qui avait souhaité participer à cet appel d’offres dès septembre 2014</a>, <a href="https://thediplomat.com/2015/10/could-saab-upgrade-australias-collins-class-submarine-as-a-stopgap-measure/">n’a pas été retenu</a>, bien qu’il fut le constructeur des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Classe_Collins">six sous-marins australiens de la classe Collins</a> (1996-2003).<br /></p><p>Pour Christophe Lecourtier, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Lecourtier">ambassadeur de France en Australie de 2014 à 2017</a>, la France a été choisie <a href="https://www.lemoci.com/lettre-confidentielle/australie-armement-les-cles-du-succes-de-naval-group-selon-c-lecourtier-et-a-sajous/">pour la qualité technologique de ses sous-marins, ses capacités d’innovation ainsi que pour son concept de “souveraineté” garantie pour l’Australie.</a> Une des particularités du contrat est que l’américain <a href="https://gateway.icn.org.au/project/3938/lockheed-martin-australia-future-submarine">Lockheed-Martin a été choisi par l’Australie</a> pour <a href="https://www.youtube.com/watch?v=h45JwGDA9j8">armer les sous-marins français</a>. Une première pour les deux concurrents, par ailleurs <a href="https://www.ege.fr/infoguerre/2020/01/affrontement-commercial-lockheed-martin-tente-de-torpiller-naval-group-marche-mediterraneen-patrouilleurs">en pleine guerre commerciale en Grèce</a>.<br /></p><p>Au lendemain du choix du français Naval Group par le gouvernement de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Malcolm_Turnbull">Malcolm Turnbull</a>, plusieurs acteurs économiques et politiques ne l’entendent pas de cette oreille. Ils vont s’engager dans une guerre de l’information pour faire échouer ce partenariat <a href="https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/sous-marins-l-australie-accorde-sa-confiance-a-naval-group-sur-une-periode-de-50-ans-806895.html">qui doit se concrétiser par la signature de trois contrats d’ici à 2023</a>. <br /></p><p>François Hollande, alors Président de la République, <a href="https://www.defense.gouv.fr/english/actualites/articles/sous-marins-l-excellence-francaise-choisie-par-l-australie">avait déclaré</a> suite au choix de la France par l’Australie : “Il y a un siècle, ce sont des Australiens qui sont venus pour nous défendre, pour donner parfois leur vie afin que nous puissions être libres. Aujourd’hui, c’est encore l’Australie qui nous fait confiance et nous donne finalement cette coopération, ce partenariat pour cinquante ans.”<br /></p><p>Nous verrons comment la guerre de l’information menée contre Naval Group va tenter de détruire cette confiance, afin de détruire le contrat dont elle est le socle.<br /></p><p>The Scorpene Leak : Les Français savent-ils garder un secret ?<br /></p><p><a href="https://2ser.com/sunk-submarines-naval-group-ceo-meets-with-federal-government/">Interviewé récemment, le 25 février 2021</a>, le sénateur australien <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Rex_Patrick">Rex Patrick</a> déclarait : “Le gouvernement doit avoir un plan B, nous devons avoir un retour de la concurrence dans ce programme.” Un appel on ne peut plus clair pour que l’Australie sorte du contrat avec Naval Group. <br /></p><p>Dix ans plus tôt, entre 2011 et 2013, Rex Patrick, alors officier de la marine australienne, <a href="https://www.usinenouvelle.com/article/le-drole-de-parcours-qui-a-conduit-a-la-fuite-de-donnees-sur-le-scorpene-de-dcns.N481784">reçoit une clé USB contenant 22 400 documents détaillant une partie des capacités militaires des sous-marins Scorpène</a>, fabriqués par Naval Group pour l’Inde. Rex Patrick en fait part au ministère de la défense australien en 2013, sans suites particulières. Trois ans plus tard, quelques semaines seulement après le choix de la France par l’Australie, Rex Patrick <a href="https://www.theaustralian.com.au/subscribe/news/1/?sourceCode=TAWEB_WRE170_a&amp;dest=https%3A%2F%2Fwww.theaustralian.com.au%2Fnational-affairs%2Fdefence%2Four-french-submarine-builder-in-massive-leak-scandal%2Fnews-story%2F3fe0d25b7733873c44aaa0a4d42db39e&amp;memtype=anonymous&amp;mode=premium">décide d’en informer la presse australienne</a>.<br /></p><p>Le 24 août 2016, Cameron Stewart, journaliste à The Australian, <a href="https://www.theaustralian.com.au/commentary/opinion/itll-be-50bn-down-the-gurgler-ifthe-french-cant-keep-a-secret/news-story/535be2819009eb7180b468ef5751f7fb">publie un article sous le titre</a> : “Fuite de documents sur les sous-marins : 50 milliards de perdus si les français ne peuvent pas garder un secret.” Une attaque terriblement efficace pour dégrader la confiance envers Naval Group, et remettre immédiatement en question le bien fondé de ce choix. <a href="https://www.challenges.fr/challenges-soir/fuites-sur-le-sous-marin-scorpene-a-qui-profite-le-crime_415017">Une manœuvre qui pourrait aussi déstabiliser l’américain Lockheed-Martin</a>, chargé de l’armement.<br /></p><p>Devant l’ampleur de la crise, le premier ministre australien Malcom Turnbull doit intervenir personnellement <a href="https://www.challenges.fr/challenges-soir/fuites-sur-le-sous-marin-scorpene-a-qui-profite-le-crime_415017">pour sauver le contrat avec Naval Group</a> en déclarant : “Le sous-marin que nous allons construire avec les Français est totalement différent du Scorpène conçu pour la marine indienne.”<br /></p><p><a href="https://www.challenges.fr/challenges-soir/fuites-sur-le-sous-marin-scorpene-a-qui-profite-le-crime_415017">Plusieurs hypothèses ont été émises</a> concernant l’origine géographique de la fuite entre la France et l’Inde, mais également sur la nature des auteurs : concurrents, services secrets d’un Etat, fuite d’un agent interne, … ? Le saura-t-on un jour ? Ce que nous savons en revanche, parce que nous pouvons l’observer, c’est que ce type d’information sensible peut-être conserver plusieurs années pour être utilisé le moment opportun comme une véritable arme dans la guerre économique. Ici à quelques semaines de la signature du premier contrat entre Naval Group et l’Australie. <br /></p><p>Submarine Fiasco ? : la publicité au service de la guerre informationnelle<br /></p><p>The Australian, 13 septembre 2016, pp. 6 et 7. <br /></p><p>Le 13 septembre 2016, un groupe d’hommes d’affaires australiens conduit par <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Jaycar">Gary Johnston</a> (<a href="https://www.jaycar.com.au/">Jaycar Electronics</a>) finance <a href="https://www.pressreader.com/australia/the-australian/20160913/page/9">la publication d’une page de publicité</a> dans <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Australian">le magazine The Australian</a>. Publication qui ne manqua pas de susciter des débats le jour même <a href="https://www.2gb.com/podcast/aussie-businessmen-want-sub-plans-sunk/">dans les médias australiens</a>. The Australian est un journal très influent, lu par l’élite politique et le monde des affaires. Cette publicité, intitulée “Submarine Fiasco ?”, n’est pas qu’un réquisitoire ou l’expression d’un point de vue argumenté contre le choix de Naval Group par le gouvernement australien. <br /></p><p>C’est en réalité une manœuvre de déstabilisation par l’information, une opération d’influence qui a pour objectif de créer un a priori négatif dans l’opinion publique. Sur le plan politique d’une part, en déstabilisant le gouvernement australien et sur le plan économique d’autre part, en déstabilisant l’industriel Naval Group.<br /></p><p>Notons que le contenu de cette publicité avait déjà été publié le 11 août 2016 sur un tout nouveau site web nommé <a href="https://submarinesforaustralia.com.au/">Submarines for Australia</a>. C’est en août également que Rex Patrick informa la presse concernant le “Scorpene Leak”. Bien que le texte ait depuis été supprimé du site web, une version <a href="https://web.archive.org/web/20161210044124/https://submarinesforaustralia.com.au/">consultable ici</a> subsiste sur le site web archive.org. La page d’archive n’étant pas très lisible (un peu mieux en passant par le code source), nous avons reproduit l’intégralité du texte en annexe de cet article. <br /></p><p>Derrière l’apparence d’une présentation factuelle et argumentée donnée par une liste à puces sous le titre “Pourquoi ?”, ce sont en réalité des informations beaucoup plus suggestives et subversives qui sont véhiculées. Cette part d’informations suggestives est dispersée au milieu d’informations factuelles pour les faire passer pour des “faits” alors qu’il s’agit “d’opinions”. Cela n’a d’autre but que d’influencer le lecteur à son insu, le cerveau pensant qu’il lit une liste de faits… Le véritable message que veulent faire passer les auteurs est éparpillé dans le texte, afin qu’il se reconstruise a posteriori dans l’esprit des lecteurs.     <br /></p><p>Lorsque les auteurs évoquent “un geste patriotique” pour justifier leur opération publicitaire, ils se positionnent comme sauveurs de la nation. Tout en établissant l’idée qu’un péril pèse sur la nation. <br /></p><p>Lorsqu’ils ajoutent à cette présentation “Les noms des personnes qui ont commencé cela apparaissent ci-dessous. Nous n’avons rien à cacher.” Ils invitent les lecteurs à choisir leur camp en rejoignant ceux qui n’ont rien à cacher et qui agissent dans la lumière contre ceux – le gouvernement et Naval Group – qui ont des choses à cacher et agissent dans l’ombre. <br /></p><p>Lorsqu’ils annoncent que le but de la publication est « d’embarrasser le Ministère de la Défense et le gouvernement pour qu’ils se montrent clair”, ils disent en réalité que le gouvernement cache la vérité aux citoyens, et on a rarement de bonnes raisons de cacher les choses.<br /></p><p>Lorsqu’ils affirment que l’Australie a besoin d’une flotte de sous-marins mais qu’il serait “sensé de l’acheter à un fournisseur fiable, qui garantira à la fois la livraison et sera sans aucun doute au moins 30% moins cher”, cela est purement subjectif et subversif et ne sert qu’à faire passer l’idée que Naval Group n’est pas fiable, trop cher et qu’il ne tiendra pas ses engagements.  </p><p>Le clou du spectacle est sans aucun doute cette séquence : “Ask yourself: Why would the Government do this? We think that we know the answer” ; “Posez-vous la question : Pourquoi le gouvernement ferait cela ? Nous pensons que nous connaissons la réponse.” Bien entendu, sans donner cette mystérieuse réponse pour laisser le lecteur imaginer tout et n’importe quoi, et surtout le pire. </p><p>Les informations, plus ou moins justes, qui constituent le reste du document ne sont là que pour servir de prétexte au véritable message des auteurs : Naval Group est un fournisseur trop cher et non fiable qui met en péril l’Australie. Le gouvernement l’a choisi pour de mauvaises raisons tenues secrètes mais que nous auteurs connaissons. Il est du devoir de tout citoyen de nous rejoindre dans cet engagement patriotique, afin qu’ensemble nous fassions échouer cet accord pour le salut de l’Australie.    <br /></p><p>Submarines for Australia publiera 8 rapports contre Naval group entre septembre 2017 et octobre 2020 pour influencer les sphères politiques et économiques ainsi que l’opinion publique. Dans la version actuelle de leur site web, Submarines for Australia se présente comme un mouvement citoyen et mentionne seulement le nom de Gary Johnston. Les noms des hommes d’affaires mentionnés dans le “Submarine Fiasco ?” n’y figurent plus.   <br /></p><p>Cette opération d’influence contre Naval Group n’a jamais été référencée ni documentée en ligne, nous avons remonté la piste jusqu’à cette publication depuis <a href="https://web.archive.org/web/*/https://submarinesforaustralia.com.au/">les archives internet</a> du site <a href="https://submarinesforaustralia.com.au/">Submarines for Australia</a>. Taper <a href="https://www.google.com/search?newwindow=1&amp;sxsrf=ALeKk02EyKI7OtHyziLiqGSXwCVAIKuYqA%3A1615116475859&amp;ei=u7hEYI-DNOGKlwTw3L-wBQ&amp;q=%22submarine+fiasco+%3F%22&amp;oq=%22submarine+fiasco+%3F%22&amp;gs_lcp=Cgdnd3Mtd2l6EAMyBAgjECcyBggAEBYQHjIGCAAQFhAeOgcIABBHELADOgYIABAHEB46BAgAEB5Q-vcBWM_-AWDTgwJoAXACeACAAViIAZICkgEBNJgBAKABAaoBB2d3cy13aXrIAQjAAQE&amp;sclient=gws-wiz&amp;ved=0ahUKEwjPzMHeiZ7vAhVhxYUKHXDuD1YQ4dUDCA0&amp;uact=5">“Submarine Fiasco ?” dans google</a> ne vous donnera aucun résultat, pas plus que <a href="https://www.google.com/search?newwindow=1&amp;sxsrf=ALeKk00BSCrX6hbV8spYDv9V2XRiQ_NPoQ%3A1615116510113&amp;ei=3rhEYNawBtHSa4LKvPAL&amp;q=%22submarine+fiasco+%3F%22+AND+%22Naval+Group%22&amp;oq=%22submarine+fiasco+%3F%22+AND+%22Naval+Group%22&amp;gs_lcp=Cgdnd3Mtd2l6EAM6BwgjELADECc6CQgAELADEAcQHjoHCAAQsAMQHjoECCMQJzoGCAAQFhAeOgUIIRCgAToICCEQFhAdEB46BwghEAoQoAFQkhBYxElgx0toAXAAeACAAXWIAeANkgEEMTkuMpgBAKABAaoBB2d3cy13aXrIAQPAAQE&amp;sclient=gws-wiz&amp;ved=0ahUKEwjWl-zuiZ7vAhVR6RoKHQIlD74Q4dUDCA0&amp;uact=5">“Submarine Fiasco ?” AND “Naval Group”</a>. Cette opération d’influence est pourtant majeure en ce qu’elle a établi les grands axes de la guerre de l’information menée contre Naval Group depuis les cinq dernières années.  <br /></p><p>30 septembre 2016 : Naval Group signe son premier contrat avec l’Australie</p><p>ince) this original announcement is astonishing.</p><p>Ces attaques informationnelles ne parviennent cependant pas à empêcher la signature du <a href="https://parlinfo.aph.gov.au/parlInfo/download/media/pressrel/4847635/upload_binary/4847635.pdf;fileType=application%2Fpdf#search=%22media/pressrel/4847635%22">premier contrat de Naval Group avec l’Australie le 30 septembre 2016</a>. Ce “Design and Mobilisation Contract” lance la première phase de la mission de Naval Group autour du design des futurs sous-marins. Deux mois plus tard, le 20 décembre 2016, <a href="https://www.australiandefence.com.au/news/major-steps-for-future-submarine-program">un nouvel accord est signé</a> pour encadrer le transfert des compétences, des connaissances et des technologies de pointe françaises au gouvernement australien et à l’industrie australienne.<br /></p><p>Rex Patrick, sur l’échiquier politique, et Gary Johnston, sur l’échiquier économique, ont posé les bases de la guerre informationnelle contre Naval group en Australie. Une guerre qui ne cessera de s’intensifier (quantité de contenus), de se complexifier (nouveaux acteurs) et de se diversifier (type de contenus) autour des trois axes majeurs contenus dans le “Submarine Fiasco ?” : le prix, les délais et la part de sous-traitance australienne.<br /></p><p>Près de cinq ans après le début de cette guerre de l’information, le journaliste <a href="https://twitter.com/alanaustin001">Alain Austin</a> annonçait le 01 mars 2021 dans un <a href="https://independentaustralia.net/politics/politics-display/government-submarine-contract-sunk-and-unlikely-to-resurface,14846">article publié dans l’Independent Australia</a> que le contrat avec Naval Group “avait sombré et ne devrait pas refaire surface.” Une fausse information relayée par plusieurs médias : <a href="https://www.defenseworld.net/news/29084/Australia_s__50_Billion_Contract_with_Naval_Group_to_build_Submarines_Has_Collapsed__Report">Defense World</a>, <a href="https://lecourrier-du-soir.com/mauvaise-nouvelle-pour-macron-laustralie-sapprete-a-annuler-un-contrat-de-80-milliards-avec-la-france/">Le courrier du soir</a> ou encore <a href="https://www.navyrecognition.com/index.php/news/defence-news/2021/march/9767-australia-might-renounce-to-buy-submarines-from-naval-group.html">Navy recognition</a>. <br /></p><p>Quelques jours plus tard, le 04 mars, un <a href="https://www.globaldefensecorp.com/2021/03/04/negotiations-breakthrough-after-naval-group-submits-revised-proposal-for-australian-submarine-programme/">article annonçait quant à lui que le contrat allait subsister</a>, mais en reprenant les éléments de base de cette guerre informationnelle, pourtant largement infondés et <a href="https://actu.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin_50129/nouvelles-critiques-autour-du-contrat-du-siecle-de-naval-group-en-australie_38891221.html">démentis par Naval Group</a> : ”Le gouvernement Morrison est au bord d’une percée avec son programme de sous-marins de 90 milliards de dollars, en difficulté après des mois de négociations tendues avec la société française Naval Group sur les explosions de coûts, les retards et les exigences de sous-traitance locale.”</p><p>Annexe : Texte intégral de la publicité “Submarine Fiasco ?”<br /></p><p>Submarine fiasco ?<br /></p><p>On April 26 this year, the Turnbull Government announced that the French shipbuilding consortium, DCNS were awarded the rights to design and build our next diesel (piston) submarine in Adelaide. It appears that they have not actually drawn up a design or signed a contract yet, just made an announcement. <br /></p><p>Even though the April 26 announcement was fairly vague (and it appears there have been no further press releases or updates since) this original announcement is astonishing.</p>
<p>Why?<br />Right now, there is not one operational French Barracuda submarine in service. The first version is still in a shipyard, yet to be launched. Sea trials and operational work up will take years.<br />That submarine is nuclear powered, not diesel<br />The boat that the Australian Government has chosen is a version of above retrofitted and re-designed with a diesel piston engine. As far as we can tell no–one ever in the history of submarine construction has tried to convert a nuclear submarine to a diesel one.<br />As you can imagine, the lead time to make this version is open-ended. There has been no estimate in the April 26 press release to give a timeline. It is therefore quite likely that under this scenario, Australia will not have an operational submarine fleet in this hiatus.<br />They could have chosen a workable state-of-the art existing diesel submarine from either the Germans or the Japanese but chose a very complicated option.<br />This is horrifyingly reminiscent of the “Seasprite” helicopter fiasco when we tried to make an ASW (Antisubmarine Warfare) helicopter from airframes that had been in the Arizona desert since the ‘60’s. The exercise was aborted after we spent $1400 million ($1.4 billion). They never entered service in Australia. This time we are looking at a $50 billion dollar experiment with frightening parallels to the Seasprite fiasco.<br />By the time all of this pans out, everyone else will undoubtedly have a nuclear attack submarine fleet. Putting a diesel piston submarine against a nuclear one is like putting a piston/propeller fighter up against a modern jet. We will be condemning our sailors to their graves.<br />Ask yourself: Why would the Government do this?<br />We think that we know the answer.</p>
<p>What we need to do:</p><p>It is clear that if the Government goes ahead with the Diesel Barracuda idea the design phase will take so long that deciding to make the submarine in Adelaide is meaningless. The workforce will have dissipated by then.</p><p>If it turns out that we wake up to ourselves and decide to buy nuclear powered submarines for our future fleet, then building them in Adelaide will be impossible.</p><p>The Governments own estimates are that building the submarines in Adelaide will create 2800 jobs. This is a very small figure compared to what it would cost, i.e. $50 billion.</p><p>It would be far cheaper to subsidise the car industry and keep 10’s of thousands of jobs and skills in Australia – and not just Adelaide.</p><p>We definitely need a submarine fleet, but it makes real sense to buy them from a reliable supplier, who will both guarantee delivery and undoubtedly be at least 30% cheaper.</p><p>Right now, in a time of relative peace, we may naively think that military hardware is no longer a sound investment, but over the next 50 years, (and this is the time span we are talking about) the likelihood of conflict is great. We are only one catastrophe away from armed conflict. Just look at the Spratly Islands right now.</p><p>Debate over Defence matters generally does not excite the public or the media. This must change. It is far, far too serious an issue to not have full public coverage and disclosure of this.</p><p>Australia has had a policy of forward defence for well over 100 years. This policy has served us well and the forward defence that a submarine affords us is a sound continuation of that.</p><p>Who are we?</p><p>This ad has been placed by a number of concerned businessmen some of whom have paid for it as a patriotic gesture. We hope to run the ad a number of times to embarrass both the Defence Dept and the Government into “coming clean” over this matter. We are not affiliated with any political party nor do we represent any military contractor.</p><p>The names of the individuals who have started this appear below. We have nothing to hide.</p><p>– Gary Johnston (Spokesman, Sydney)</p><p>– Dick Smith (Sydney)</p><p>– John Singleton (Sydney)</p><p>– Boyd Munro (Dunblane)</p><p>– John Tait (Bendigo)</p><p>We encourage your feedback (however the website is still in an embryonic stage).</p><p>Please visit submarinesforaustralia.com.au and let us know what you think.<br /></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Wed, 15 Sep 2021 20:19:02 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/714/la-grande-rupture-woke-qui-menace-votre%C2%A0entreprise</link>
	<title><![CDATA[La grande rupture Woke qui menace votre entreprise]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La rupture qui menace la survie et la prospérité d’une entreprise n’est pas forcément technologique. Ce peut être aussi un changement de comportement. C’est le cas aujourd’hui avec l’émergence d’une jeune génération d’employés très sensibles aux questions sociétales, notamment le sexisme et le racisme, déterminée à agir sur ces questions, y compris sur leur lieu de travail, avec une arme intellectuelle et politique puissante, l’idéologie woke. Il est de la première importance que les entreprises prennent conscience de la grande rupture que constitue l’employé militant, qui menace leur existence même.</p><p class="has-drop-cap">Antonio Garcia Martinez ne sera pas resté longtemps chez Apple. Recruté en avril 2021 pour prendre en charge la plateforme publicitaire, cet ancien entrepreneur, ancien haut dirigeant de Facebook, a été licencié un mois plus tard après une pétition de plus de 2000 employés protestant contre son embauche. La raison? Un ouvrage qu’il a publié en 2016 dans lequel plusieurs passages ont été considérés comme sexistes ou racistes. Il faut dire que l’ouvrage, une autobiographie, commettait le péché capital d’être d’une grande honnêteté, ce qui est rare dans ce genre d’exercice, et donc forcément assez direct dans ses vues sur le monde de la Silicon Valley et de ses travers.</p><p>Ce qui est arrivé à Garcia Martinez est symptomatique de l’idéologie woke. Pour celle-ci, le monde est une hiérarchie d’oppressions, et l’identité d’un individu n’est pas le produit d’un parcours singulier et personnel, mais est définie par des traits qu’il ne contrôle pas, principalement son sexe et sa couleur de peau. Si vous êtes blanc, vous êtes nécessairement raciste, même avec les meilleures intentions du monde. Si vous êtes un homme, vous êtes sexiste. Tout individu fait partie d’une « communauté » définie par ces quelques critères, et ses intérêts coïncident forcément avec celle-ci. Il n’a aucun libre arbitre. L’idéologie woke reformule le fameux discours de Martin Luther king ainsi « Je fais le rêve qu’un jour mes petits enfants vivront dans une nation où ils ne seront pas jugés pour leur caractère mais pour la couleur de leur peau. »</p><p>L’idéologie woke est née au sein des universités américaines, nourries de penseurs post-modernes français comme Foucault et Derrida. Elle alimente la clérisie (enseignants surtout mais aussi journalistes et artistes) qui la diffusent ensuite dans la société, notamment au sein des entreprises par le biais des recrutements d’étudiants. Elle offre une théorie explicative universelle et totale, mais aussi une théorie d’action. A ce titre, elle est extrêmement séduisante pour des jeunes en quête d’absolu. Mais les modèles mentaux sur lesquels elle repose sont corrosifs.</p><p>« Compte tenu des antécédents de M. Garcia Martinez en matière de publication de remarques ouvertement racistes et sexistes, » lit-on dans la pétition, « nous craignons que sa présence chez Apple ne contribue à créer un environnement de travail dangereux pour nos collègues qui risquent d’être victimes de harcèlement public et d’intimidation privée. » Tous les ingrédients de l’offensive woke sont présents dans cette affaire: l’attaque de quelqu’un pour ce qu’il est, non pas pour ce qu’il fait, car rien ne lui était reproché dans son travail chez Apple ni dans aucune de ses fonctions précédentes, sur la base d’un livre écrit cinq ans auparavant; l’interprétation du livre sans aucune nuance pour mener une instruction à charge. L’humour et le second degré sont ignorés et les passages sont cités hors contexte; L’utilisation de la foule (pétition d’employés) contre un seul homme; la lâcheté des autorités, ici la direction d’Apple qui connaissait l’existence du livre lors de son recrutement mais n’a pas levé le petit doigt pour le défendre et l’a immédiatement livré à la vindicte populaire; mais aussi l’hypocrisie des-dites autorités et des signataires de la lettre: aucun d’entre eux ne se plaint en effet du très lucratif partenariat avec Dr. Dre, dont Apple a racheté l’entreprise créatrice de casques musicaux, par ailleurs rappeur fameux pour des titres évocateurs comme « Les salopes, c’est pas de la merde » et « Partouze lyrique ». Vous avez dit sexiste? Deux poids deux mesures, mais pourquoi donc? L’ironie, ensuite, d’une pétition pour dénoncer un risque de harcèlement et d’intimidation qui constitue en elle-même un harcèlement et une démarche d’intimidation réussies. L’autre ironie est que Garcia Martinez est attaqué comme « mâle blanc », alors qu’il est en fait d’origine hispanique, et donc non blanc dans la typologie woke; mais ce n’est pas grave: du moment qu’il y a un point à marquer, tout est bon, y compris contre un membre d’une « minorité », que les woke prétendent par ailleurs défendre.</p>
<p><a href="https://philippesilberzahn.files.wordpress.com/2021/09/foucault.jpg"></a><br />Disrupteur en chef</p>
<p>Le tsunami est en route</p><p>On aurait tort de ne voir en l’épisode de Garcia Martinez qu’une anecdote typiquement américaine. C’est au contraire la manifestation visible d’une rupture profonde en plein développement. Elle se propage désormais en Europe principalement dans les entreprises internationales via leurs filiales américaines. Je commence à le voir très concrètement dans celles avec lesquelles je travaille.</p><p>On peut multiplier les exemples de formes que prend l’immixtion du wokisme dans les entreprises françaises, notamment par le développement de stages dits « D&amp;I » (diversité et inclusion). Ainsi ce manager d’une grande entreprise qui ne s’est pas remis de devoir, au début du stage, répondre à la question suivante: quelles sont les 3 identités qui vous définissent? Car le modèle mental woke, c’est que l’inclusion ne peut se faire que sur une base identitaire parfaitement définie. Il faut donc mettre des gens dans ces cases, principalement de couleur de peau et de genre. Cette autre femme manager, appelons-la Carine, se fait expliquer dans son stage que comme elle est blanche, elle est structurellement raciste. Or Carine a un fils adoptif, qui est noir. Cette autre manager n’ose plus dire « Au revoir les filles! » à son équipe en partant le soir, car on lui a fait remarquer que c’est sexiste.</p><p>L’enfer est pavé de bonnes intentions. Le racisme et le sexisme sont des réalités. Il est donc heureux qu’il y ait une prise de conscience à ce sujet, et une volonté d’action concrète au sein des entreprises. Mais le wokisme n’est pas la bonne réponse, et malgré ce que prétendent ses promoteurs, ce n’est pas son intention. Parce qu’il repose sur l’idée de monter les gens les uns contre les autres, l’idéologie woke ne réglera ni le problème du racisme, ni celui du sexisme ou de l’oppression en général. Bien au contraire, il crée du ressentiment en inventant des crimes de toute pièce. Il ne cherche pas à réconcilier, mais à diviser et accuser; en créant artificiellement une classe de victimes qui appellent à être défendues, il mène une stratégie politique de prise de pouvoir.</p><p>Un problème stratégique pour les entreprises</p><p>Au-delà de la question sociétale, l’idéologie woke pose un problème très concret aux entreprises. Alors qu’il se développe, peu à peu une chape de plomb s’abat en leur sein. Plus personne n’ose rien dire ni rien faire. Un manager qui prend une décision courageuse est immédiatement attaqué de façon directe ou indirecte comme raciste ou sexiste. L’un d’entre eux me confiait récemment qu’il n’ose plus contester les augmentations de salaire pour ses employées femmes décidées dans son équipe, même dans le cas où l’augmentation n’est pas justifiée. La discrimination positive devient la norme, excluant des managers talentueux pour la seule raison qu’ils n’ont ni le bon sexe ni la bonne couleur de peau. L’idéologie woke ne gagne pas tant par de grandes batailles médiatiques comme celle d’Apple que par ces myriades de petites renonciations de managers anonymes qui essaient de sauver leur peau. La conséquence est claire: comme toute censure, elle éteint peu à peu le feu créatif de l’entreprise. Elle écarte les esprits originaux et promeut les médiocres et les carriéristes, ceux qui suivent la ligne du parti quelle qu’elle soit. Elle transforme le système en producteur d’eau tiède sur fond de guerre civile, chacun devenant le salaud d’un autre. Aucune organisation ne peut résister à cela.</p><p>L’idéologie woke, c’est donc votre nouveau défi stratégique. Face à ce défi, il est essentiel de comprendre qu’elle est une stratégie politique et sociale, pas intellectuelle. Elle ne cherche pas à gagner la bataille des idées, mais à prendre le pouvoir, et pour cela tous les moyens sont bons, y compris de susciter la haine entre les humains. Or comme Martin Luther King l’a dit de façon profonde, la haine ne peut pas chasser la haine, seul l’amour le peut. Il ne s’agit donc pas tant de lutter contre l’idéologie woke en pointant ses contradictions et ses axiomes absurdes que de faire en sorte que l’énergie qui alimente le désir noble et sincère de lutter contre les discriminations, plutôt que de susciter une guerre civile, devienne une source créative vers l’universel.</p><p>La source pour cet article, entre autres: <a rel="noreferrer noopener" href="https://taibbi.substack.com/p/on-the-hypocrites-at-apple-who-canceled" target="_blank">On the Hypocrites at Apple Who Fired Antonio Garcia-Martinez</a>. Pour en savoir plus sur l’idéologie woke, on pourra lire les deux remarquables études publiées par le think tank Fondapol: <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.fondapol.org/etude/lideologie-woke-1-anatomie-du-wokisme/" target="_blank">L’idéologie woke. Anatomie du wokisme (1)</a> et <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.fondapol.org/etude/lideologie-woke-2-face-au-wokisme/" target="_blank">L’idéologie woke. Face au wokisme (2)</a>. Dans le contexte spécifique de l’entreprise, le best seller actuel (en anglais) est <a rel="noreferrer noopener" href="http://www.amazon.fr/dp/1546090789/ref=nosim?tag=innovationtri-21" target="_blank">Woke, Inc.: Inside Corporate America’s Social Justice Scam</a> par Vivek Ramaswamy.</p><p></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 11:24:24 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Un long tissu de coups de poignard]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Si la vie, hélas, -on le sait depuis la célèbre plaidoirie de Maître Bafouillet en défense du sapeur Camember-, « n’est qu’un tissu de coups de poignard qu’il faut savoir boire goutte à goutte », cela aura été particulièrement caractéristique de ce que les Français vécurent au cours du quinquennat Macron qui, de jupitérien, devint lunaire puis abyssal. Jamais depuis fort longtemps le pays n’avait semblé aussi proche du précipice et tout à la fois semblable à quelque cocotte-minute sur le point d’exploser, sorte de marmite à tensions constamment renouvelées, réinventées, démultipliées. Tout y fut chaotique, brutal, incompréhensible, pesant, clivant, pervers, violent, mais également souvent indigne et grotesque, ce qui ne fit que désorienter chacun un peu plus encore.</p><p>Le pays était à feu et à sang, les cathédrales brûlaient en veux-tu en voilà, les opposants qui n’en finissaient pas de s’opposer étaient réprimés de manière archaïque par des préfets portant gigantesques casquettes comme pour se parodier eux-mêmes et qui appartenaient à des « camps », les trafiquants faisaient la loi au nez et à la barbe des autorités (qui « condamnaient fermement et se déplaçaient sur le champ »), tantôt réglaient leurs contentieux interethniques à la mosquée du coin, tantôt tenaient des checkpoints comme dans un pays en guerre –ce qu’il était du reste à bruit plus ou moins bas, quelques efforts que fissent les irresponsables aux responsabilités pour le nier-, les couteaux volaient à rythme soutenu, pour un oui pour un non, les prêtres se faisaient égorger selon une cadence à peu près stable, l’émoi consécutif durait quelques jours, le pays, que l’on vendait à la découpe aux bons amis et dont la capitale s’était d’ailleurs emblématiquement transformée en porcherie mâtinée de Cour des Miracles, était méconnaissable. La crise sanitaire et sa gestion à la fois autoritaire et erratique avaient pour ne rien arranger plongé la société toute entière dans un état d’hystérie qui était venu redoubler l’état de délabrement et de défiance préalables, le raidissement vers une société de surveillance ne faisant pour finir qu’ajouter du malaise à la crise.</p><p>C’est dans ce contexte particulièrement dynamique et joyeux que le pays entra en campagne électorale pour l’élection présidentielle, étant entendu que celle-ci obsédait l’occupant de l’Élysée depuis le jour même de son arrivée : absolument tout n’était que pose, communication, arguments marketing et éléments de langage, dès le premier instant. Rien d’autre n’occupait le Pouvoir que le Pouvoir lui-même, aussi ne fallait-il pas s’étonner que l’inaction régnât partout où les Français attendaient quelque chose de véritable (sécurité, pouvoir d’achat, emploi, maîtrise de l’immigration, souveraineté –économique, industrielle, stratégique, juridique, civilisationnelle-, protection de l’environnement, préservation du patrimoine culturel et naturel du pays, enfin tout…). Et il faut bien dire que, conséquemment, chacun en face nourrissait la même obsession en sens contraire.</p><p>Cette séquence rituelle de la vie politique hexagonale que tout le monde attendait avait donc débuté ainsi, à la fois insensiblement, au terme d’un été qui n’en fut pas un, en pente non pas douce, mais molle, dans cette espèce de non-rythme, de temporalité suspendue qui marquait nos existences depuis le surgissement de la peste pangoline (il ne fallait pas dire « virus chinois », car c’était mal), sorte d’espace-temps flottant, un peu flasque et sans contours, comme affaissé sur lui-même, caractéristique d’une forme de dépression collective (mais tous en étaient frappés), et tout à la fois dans une intense, mais sourde cristallisation des colères, des haines même (ce jeune godelureau-président générait de façon quasi naturelle, comme s’il en avait le don particulier, un sentiment de détestation peu commune auprès d’à peu près tout le monde à l’exception du petit « bloc élitaire » qui lui servait de socle lorsque d’aventure il lui prenait l’envie de lancer crânement à tous les autres « Qu’ils viennent me chercher ! »). Dans le fond c’est un peu comme si chacun attendait de cette campagne qu’elle apporte certes un résultat de nature à changer certaines choses devenues cruciales, mais aussi et surtout, dans un temps plus immédiat, à sortir, par les affrontements qu’elle allait de facto générer, de l’état de dépression collective engendrée par ces cinq ans de règne dystopique.</p><p>Et il faut bien avouer que, pour ce qui était de sortir de la torpeur, cela démarrait très fort.</p><p>La moitié de la France semblait vouloir se déclarer candidate, chacun étant persuadé que l’équipée aventureuse de Macron en 2017, personnage sorti de quasiment nulle part, pouvait se répéter. Partant, chacun pensait avoir sa bonne étoile le guidant vers la magistrature suprême, solidement convaincu que les bonnes fées de la Providence (celle dont on forge les fameux « hommes » providentiels que l’on n’avait pas croisés depuis belle lurette) s’étaient penchées sur son berceau dès la naissance.</p><p>En marge de ce contexte général propice aux initiatives les plus irréfléchies et psychologiquement instables, le dynamitage des partis traditionnels produit par le macronisme, mais aussi par une évolution socio-politique plus générale, comptait pour beaucoup dans le désordre ambiant. Un Parti socialiste définitivement atomisé, l’ancien socialiste Arnaud Montebourg qui, revenu de ses champs en lesquels il s’était théâtralement retiré tel Cincinnatus (sic), se lançait avec bravade dans une improbable danse souverainiste sur un slogan en forme de lambada, « la Remontada » (qui avait sans doute germé dans le cerveau d’un communicant ayant un peu abusé de la tequila estivale), tandis que, sur ces entrefaites, une autre socialiste dirigeant Paris -que les plus précieux grimoires nommaient la Dame aux Rats-, se déclara également, ambitionnant probablement avec ferveur de poubelliser tout le reste du pays comme elle avait fait en sa Bonne Ville, une France Insoumise au discours à la fois inaudible et racoleur, comme désorienté (ayant littéralement perdu l’Orient ou, plutôt, le draguant à tout prix), en direction d’un communautarisme qui tranchait avec l’attitude républicaine affichée en 2017, des Républicains de gauche souverainiste qui, droits dans leurs bottes et cohérents, peinaient toutefois à se faire entendre et étaient du reste généreusement ignorés par la plupart des médias, des brimborions d’extrême-gauche poussant de-ci delà comme autant de champignons magiques à la remorque de la moindre dinguerie woke (à l’exception notable du Parti communiste qui, bien que microscopique, semblait retrouver une colonne vertébrale idéologique cohérente), des écologistes qui, se sentant pousser des ailes après l’accident sanitaire des municipales de 2020, s’imaginaient déjà dans quelque cockpit éolien à la tête d’un pays confié aux savoirs ancestraux des sorcières et des elfes, et bien servis dans leur dessein par les déclarations pittoresques de Sandrine ou Martine ou Nadine Rousseau (on ne savait plus trop, mais ça n’avait pas d’importance) dont l’intelligence semblait démontrer qu’elle était passée directement (sorcellerie ?) de sa classe de petite section de maternelle à la vice-présidence d’une Université (ce qui n’était pas sans inquiéter le tout-venant sur l’état du monde universitaire, mais c’était là un autre sujet).</p><p>Du côté de la droite dite classique, l’on assistait à une sorte de fête à Neu-Neu sans limites, constante féérie de l’absurde, peuplée d’une impressionnante quantité de poules sans tête persuadées elles aussi, toutes, d’avoir un destin suprême et qui, réjouies par cette idée, couraient en tous sens en s’entrecognant de temps à autre, avec à peu près autant de candidats que d’adhérents, et tous ayant pour point commun l’incapacité à produire un discours clair et crédible, pétrifiés sur leur flanc droit par des impératifs sécuritaires et identitaires désormais incontournables, et hypnotisés sur leur flanc gauche par le centre mou européiste qui s’était de toute façon lui-même laissé absorber par l’antimatière macronienne, laquelle trônait au milieu de tout ce marigot sinistré telle une grande flaque sombre vaguement informe. </p><p>Plus à droite encore de ce paysage pittoresque et prometteur de belles aventures, Éric Zemmour en polémiste talentueux semblait s’être transmuté en grenade dégoupillée, à la façon d’un petit Joe Dalton monté sur ressorts, dézinguant tout sur son passage, au risque de froisser et perturber ceux qui luttaient depuis longtemps et concrètement dans le camp dit « patriote », mais qui, aussi, ce faisant, animé d’une incontestable énergie, perforait les lignes d’un discours convenu et corseté, n’ayant cure quant à lui de se dédiaboliser puisqu’il n’avait pas à porter le fardeau d’un patrimoine diabolique. Pour raccommoder tout le monde, on proposa des débats biterrois, puis non finalement un déjeuner (au kebab de Benoît Hamon ?) et puis non finalement rien du tout, chacun s’en allant pour le moment continuer son petit bonhomme de chemin dans cette folle aventure qui s’ouvrait et s’annonçait certes burlesque, mais également cruciale et passionnante.</p><p>Et encore le paysage ici campé en préambule de nos Carnets de Campagne, qui rythmeront chaque semaine l’année électorale, n’est-il pas exhaustif. La fête pouvait commencer : il allait advenir quelque chose…</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 10:52:10 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Pour une brève histoire de l’islamogauchisme]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Ce texte a été initialement publié dans La Revue des deux mondes, octobre 2018.</p>
<p>L’islamo-gauchisme existe-t-il ? Au vrai, la question mérite d’être posée, dans la mesure où aucune organisation d’extrême-gauche au monde n’assume l’étiquette. Il s’agit plutôt d’une désignation hostile et critique. Est-elle réelle ou fantasmatique ? Que recouvre-telle et que signifie-t-elle ?</p><p>Comme le disait le président Mao, « le rebelle vit dans la population comme un poisson dans l’eau ». Depuis leur origine, les groupes révolutionnaires ont pour objectif principal de se fondre dans les masses pour mieux les orienter. Si celles-ci deviennent islamistes ou s’entichent de tel ou tel personnage religieux, les marxistes doivent leur apporter un « soutien critique ». Tel est dès 1920 l’enjeu du Congrès des peuples d’Orient, qui se tient à Bakou sous l’égide de l’Internationale communiste. La stratégie qui est définie est celle du soutien aux « luttes de libération nationale ». On épouse l’affect de la foule. Puis, dans un second temps, on tente de la faire évoluer dans une direction révolutionnaire.</p><p>En vérité, les différents groupements n’ont jamais cessé de suivre la ligne du congrès de Bakou. À la fin des années 1960, on voit ainsi de nombreux cénacles maoïstes appuyer la « Théologie de la libération », un courant catholique né au Brésil sous la houlette du théologien Leonardo Boff et du prêtre dom Helder Camara. Les ecclésiastiques qui défendent cette position tiennent le Christ pour le premier de tous les guérilleros. Être fidèle à l’évangile, c’est donc prendre les armes aux côtés des mouvements prosoviétiques ou prochinois.</p><p>Plus tard, en 1979, quand les mollahs s’emparent du pouvoir en Iran, l’Organisation communiste internationaliste (OCI), trotskiste, apporte son soutien à l’ayatollah Khomeiny : « La crise révolutionnaire est ouverte en Iran. La révolution est inévitable », s’écrie l’organe du mouvement, La Vérité, en février 1979. Derrière la révolution islamiste se profile la révolution prolétarienne…</p><p>Dans un même esprit, la Quatrième Internationale, mouvement trotskiste présent dans plus de quatre-vingt pays, dont le parti frère est aujourd’hui en France le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), a toujours évité de s’octroyer une section israélienne, pour ne pas déplaire aux camarades arabes.</p><p>C’est toutefois l’attentat du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center qui constitue un tournant décisif. Dans les mois qui suivent, la plupart des groupes stigmatisent, non les auteurs de l’attentat, mais l’islamophobie, qui, selon eux, grimpe avec force. La Grande-Bretagne se trouve alors en pointe. Le principal mouvement trotskiste anglais se nomme le Socialist Workers Party (SWP). En 2004, cette puissante organisation, bien implantée dans les syndicats, impulse une coalition électorale nommée le Respect Party, dont le porte-parole est un truculent travailliste, qui n’est pas sans évoquer Jean-Luc Mélenchon : George Galloway. Galloway a lui-même rompu en 2003 avec le Parti travailliste car il refusait de soutenir l’intervention en Irak.</p><p>L’originalité du Parti du Respect, c’est qu’il est essentiellement vertébré par des membres du SWP, alliés à des adhérents de la Muslim Association of Britain (MAB), qui sert de paravent aux Frères musulmans. L’invocation du « respect » est d’ailleurs directement liée à l’Islam. Il s’agit en effet de « respecter » les femmes voilées et les coutumes musulmanes.</p><p>Le SWP contrôle sur le plan international une coordination de mouvements révolutionnaires, organisés dans la Tendance socialiste internationale (International Socialist Tendancy). En 2004, la TSI passe un accord tactique avec la Quatrième Internationale : dans les pays où cette dernière est faible, ses partisans doivent rallier les sections de la TSI. Dans ceux où elle est forte, les membres de la TSI doivent rejoindre ses sections territoriales. Aussitôt, les militants anglais de la Quatrième Internationale rejoignent le SWP. En France, les membres de la TSI animent un petit groupe nommé Socialisme par en bas (SPEB), dont fait partie la future députée insoumise Danièle Obono. Immédiatement, SPEB rallie la section française de la Quatrième Internationale, à l’époque la Ligue communiste révolutionnaire<a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_1');">[1]</a>En février 2009, la Ligue communiste révolutionnaire devient le Nouveau Parti anticapitaliste.
.</p><p>L’alliance entre la TSI et la Quatrième Internationale se concrétise en octobre 2004 lors du Forum social européen de Londres, un rassemblement altermondialiste qui voit converger des militants de toute l’Europe. Ceux-ci observent avec circonspection une réunion de femmes voilées, protégées par un service d’ordre trotskiste. Mieux encore : la vedette du Forum social européen, qui prend la parole et recueille une ovation, est le théologien Tariq Ramadan.</p><p>Le surgissement de Tariq Ramadan en 2004 mérite une explication. Nous savons que dans l’esprit des activistes d’extrême-gauche, les islamistes sont les victimes d’une islamophobie injustifiée. Les soutenir, c’est par ailleurs se mêler aux masses arabes. La TSI appelle ainsi à défendre « le droit des femmes à porter le voile ». L’ennui, c’est que les islamistes sont très divisés entre eux. Lesquels doit-on soutenir ? Le choix de la TSI se porte rapidement sur les Frères musulmans, et principalement sur Tariq Ramadan. Les révolutionnaires veulent en effet privilégier les islamistes qui leur semblent porteurs d’un message social. Or, la stratégie des Frères musulmans est celle de l’islamisation progressive des sociétés laïques. Cette islamisation passe par l’ouverture d’écoles coraniques et par la mise en place de réseaux d’aide sociale (bureaux d’emploi, dispensaires). Dans la mouvance des Frères musulmans, Tariq Ramadan passe en outre pour un « gauchiste », car il met en avant la stratégie des dispositifs d’aide. Si quelqu’un mérite le qualificatif d’islamo-gauchiste, c’est alors sans doute lui. Il incarne aux yeux des islamistes une « aile gauche » des Frères musulmans. Il constitue en tout cas dans les années 2000 la principale passerelle entre l’extrême gauche trotskiste et les Frères musulmans.</p><p>En France, le mouvement le plus impacté par la nouvelle convergence est donc la Ligue communiste révolutionnaire, qui devient en 2009 le Nouveau Parti anticapitaliste. En mars 2010, le NPA présente aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) une candidate voilée, Ilham Moussaïd. Karl Marx a pourtant écrit : « La religion est l’opium du peuple ». Comment des marxistes peuvent-ils soutenir le voile ? À la suite du scandale provoqué par cette candidature, la jeune femme scissionne du NPA, avec une poignée de militants issus des « quartiers ».</p><p>L’initiative la plus importante est toutefois la création du Parti des indigènes de la république (PIR) en 2010. Cette formation sans équivalent est l’aboutissement d’un processus initié en 2005 avec le texte : « Appel pour les assises de l’anticolonialisme postcolonial : « Nous sommes les indigènes de la République ! » Dans ce manifeste qui tient la France pour un pays demeuré intrinsèquement colonial, on glane cette remarque : « Discriminatoire, sexiste, raciste, la loi antifoulard est une loi d’exception aux relents coloniaux<a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_2');" onkeypress="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_2');">[2]</a>Voir à ce propos <a href="https://www.cairn.info/revue-herodote-2006-1-page-118.html" rel="noopener" target="_blank">cet article</a>.
. »</p><p>Non seulement la LCR signe immédiatement l’appel des Indigènes, mais ses membres s’inscrivent activement dans la construction du parti, qui regroupe plusieurs collectifs antiracistes et antisionistes. Le PIR, dont la devise est « le PIR est à venir », se trouve ainsi principalement structuré par des militants du NPA et par des membres du Collectif des musulmans de France (CMF), un mouvement animé par des Frères musulmans proches de Tariq Ramadan. Il se batît ainsi sur un schéma qui rappelle celui du Respect Party.</p><p>Le PIR prétend rassembler les minorités coloniales, en oubliant toutefois à ce jour les populations asiatiques. Il tient la France pour un pays qui ne s’est pas mentalement décolonisé. Il rencontre un écho dans une certaine gauche tiers-mondiste qui continue à vouloir expier la guerre d’Algérie. Intéressante est à ce propos l’évolution d’Annie Ernaux. En septembre 2012, l’écrivaine initie une pétition contre l’éditeur et écrivain Richard Millet dont elle ne partage pas les idées droitières. Elle obtient son licenciement du groupe Gallimard. Mais en juin 2017, elle signe une pétition de soutien à Houria Bouteldja, cofondatrice du PIR et auteure en 2016 du livre Les Blancs, les juifs et nous<a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_3');" onkeypress="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_3');">[3]</a>Houria Boudeltja, Les Blancs, les juifs et nous, Vers une politique de l’amour révolutionnaire, La Fabrique éditions, Paris, 2016.
. Dans l’ouvrage figure entre autres ce passage : « Vous les Juifs, je vous reconnaîtrais entre mille, votre zèle est trahison. »</p><p>Houria Bouteldja affectionne une posture provocatrice. On lui doit notamment la désignation des Français « de souche », comme étant des « souchiens »… Il est vrai que le PIR se place dans une démarche qui rappelle celle des séparatistes noirs américains, à l’exemple du New Black Panther Party prêchant la séparation entre les noirs et les blancs. Le PIR invoque sans cesse le thème de la « race ». Lors de l’épisode « Nuit Debout » au printemps 2016, le PIR installe place de la République à Paris un imposant tréteau sur lequel il étale sa propagande, sans être inquiété. Un tract intitulé Nuit (blanche) debout : comment sortir de l’entre-soi ? Interpelle. On y lit en particulier : « Les nuits sont blanches. (…) Les classes moyennes blanches se sont massivement mobilisées et composent la majorité des assemblées présentes aux Nuits debout ». L’argument de la race est ainsi mis en avant. Il s’agit d’opposer les prolétaires blancs, vivant dans le confort, aux non-blancs des quartiers : « Alors que les crimes policiers racistes, les contrôles au faciès, la chasse aux sans-papiers, la négrophobie, l’islamophobie et la romophobie d’État, les discriminations et plus récemment l’état d’urgence (…) ravagent la vie quotidienne des habitants des quartiers, sans provoquer un soulèvement massif de l’ensemble de la population, l’impressionnant succès de la mobilisation contre la loi El Khomri, sonne à l’oreille comme l’expression d’un énième « deux poids deux mesures » jusqu’au sein des mouvements de contestation<a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_4');" onkeypress="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_4');">[4]</a>Nuit (blanche) Debout : Comment sortir de l’entre-soi ? Tract du PIR diffusé place de la République à Paris, mars 2016.
 ».</p><p>Nuit Debout, une initiative blanche et donc raciste ? Le PIR n’hésite pas à organiser de son côté des « réunions racisées », c’est-à-dire interdites aux blancs, au nom du droit d’expression des minorités. On observe même des « réunions racisées non-mixtes », réservées aux seules femmes non-blanches. Nous voici dans une logique clairement séparatiste.</p><p>Violemment antisioniste et opposant virulent à Charlie Hebdo, le PIR se distingue à partir de 2015 par sa lutte contre l’état d’urgence lié à la vague meurtrière des attentats islamistes. Il s’inscrit ainsi alors dans une vaste campagne initiée par les organisations d’extrême gauche. Comme le dit un tract anonyme diffusé en Bretagne en 2016 : « L’état d’urgence est décrété pour que rien ne bouge. Pour que les oligarchies puissent continuer leurs affaires. (…) Le verrouillage mental d’aujourd’hui préfigure l’asepsie des imaginaires et l’épuration idéologique de demain<a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_5');" onkeypress="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_5');">[5]</a>À la population bretonne, à la population mondiale, Appel à rassemblement pour : un état d’urgence climatique et un état d’urgence démocratique, tract diffusé en Bretagne en 2016.
.» Pas un mot sur les attentats, ni sur les victimes.</p><p>Dans la période qui suit le massacre de Charlie Hebdo en janvier 2015, une campagne conjointe contre l’islamophobie et l’état d’urgence se met effectivement en place. Elle se voit relayée par le site Mediapart, fondé en 2008 par Gérard Desportes, Laurent Mauduit, François Bonnet et Edwy Plenel. Ce dernier est l’auteur en 2008 d’un livre qui vise déjà à contrer « l’islamophobie » : Pour les musulmans<a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_6');" onkeypress="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_6');">[6]</a>Edwy Plenel, Pour les musulmans, éditions La Découverte, Paris, 2014.
. Aux yeux d’Edwy Plenel, la communauté musulmane sert de bouc-émissaire et fait l’objet d’un ostracisme constant. La lutte contre l’islamisme n’est que le paravent d’une vieille haine antimusulmane. Il est certain que Mediapart s’inscrit de manière décisive dans le combat anti-islamophobe.</p><p>Un premier rassemblement se tient le 18 janvier 2015, place du Chatelet à Paris sur le thème : « Contre le racisme et l’islamophobie, autodéfense populaire ». Sur l’affiche annonçant l’événement, une femme voilée se tient tout près d’une militante noire qui lève le poing. On observe au cours de la manifestation des jeunes brandissant des drapeaux algériens, turcs et marocains, des panneaux avec des sourates du Coran et surtout une grande banderole : « Touche pas à mon prophète ».</p><p>Dès lors, les démonstrations de force s’enchainent. Un nouveau meeting contre l’islamophobie a lieu le 6 mars 2015 à Saint-Denis. Une « Marche de la dignité et contre le racisme » est ensuite organisée par le PIR le 31 octobre 2015.</p><p>Le 11 décembre 2015, une réunion contre l’état d’urgence « pour une politique de paix, de justice et de dignité », rassemble enfin Tariq Ramadan, la « féministe pro-voile » Ismahane Chouder, et Marwan Muhammad du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Ces islamistes se retrouvent à la même tribune qu’Omar Slaouti du NPA, Alain Gresh du Monde diplomatique, Laurence Blisson du Syndicat de la magistrature, ou Michel Tubiana de la Ligue des droits de l’homme, sans oublier une ancienne dirigeante du Respect Party, l’activiste voilée Salma Yaqoob.</p><p>Et ce n’est pas fini… Sous le titre « Agir contre l’islamophobie et les racismes », un nouveau meeting se tient à Paris le 21 septembre 2016 en présence de Yasser Louati du CCIF, Nacira Guenif-Souilemas du PIR, Ismahane Chouder, sans omettre Saïd Bouamama de la Coordination communiste, ainsi que les universitaires d’extrême gauche Pierre Tevanian et Sylvie Tissot. L’essayiste Rokhaya Diallo participe à l’événement. Il est vrai que cette militante « féministe » et « antiraciste » défend ouvertement les réunions « racisées » : « Les réunions afroféministes non mixtes n’ont en aucun cas vocation à proposer un projet de société ségrégationniste définitif puisqu’elles s’inscrivent dans la temporalité d’un événement ponctuel. Elles offrent à leurs participantes une échappatoire, une zone de respiration dans une société oppressive », explique-t-elle dans Slate le 2 juillet 2017<a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_7');" onkeypress="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_7');">[7]</a>Rokhaya Diallo, <a href="http://www.slate.fr/story/146466/non-mixite-rokhaya-diallo" rel="noopener" target="_blank">« La non-mixité, un outil politique indispensable »</a>, dans Slate, 2 juin 2017.
.</p><p>On voit ainsi s’agréger toute une mouvance, dont les principales composantes sont le Nouveau Parti anticapitaliste, le Parti des indigènes de la République et les Frères musulmans proches de Tariq Ramadan.</p><p>Quel rôle joue précisément le Nouveau Parti anticapitaliste de Philippe Poutou et Olivier Besancenot ? En aout 2016, le parti trotskiste organise dans le cadre de son université d’été une réunion de défense du burkini, durant laquelle les héritiers de Trotsky scandent : « Trop couvertes ou pas assez, c’est aux femmes de décider ». Le 18 décembre 2016 se tient ensuite à la Bourse du travail de Saint-Denis une « conférence internationale contre l’islamophobie et la xénophobie », sous l’égide conjointe du Parti des indigènes de la République et du NPA. Il s’agit d’une importante réunion, relayée en vidéo dans plusieurs pays, qui rassemble un grand nombre d’intervenants : outre Lila Charef, Ismahane Chouder, Marwan Muhammad et Said Bouamama, on remarque Philippe Marlière, Stathis Kouvélakis, Christine Delphy, Omar Slaouti, Pierre Tartakowski, Thomas Coutrot, Verveine Angéli de l’Union syndicale Solidaires et Olivier Besancenot du NPA. L’appel initial est d’ailleurs cosigné par Olivier Besancenot et Tariq Ramadan.</p><p>Comment s’étonner de voir au printemps 2018 à la faculté de Tolbiac à Paris se succéder durant une grève étudiante deux incidents révélateurs : le saccage du local de l’Union des étudiants juifs de France, et la présence médiatique insistante d’une dirigeante voilée de l’UNEF ?</p><p>Toute l’extrême gauche n’est certes pas réceptive aux thèses d’un Pierre Tevanian, pour qui « l’athéisme est devenu l’opium du peuple de gauche<a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_8');" onkeypress="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_8');">[8]</a>Pierre Tevanian, La haine de la religion : comment l’athéisme est devenu l’opium du peuple de gauche, éditions La Découverte, Paris, 2013.
 ». D’un côté, les trotskistes lambertistes participent activement au réseau du Printemps républicain, qui fourbit un argumentaire face au cléricalisme ; de l’autre Lutte ouvrière a pris clairement ses distances en 2016 par un texte de dénonciation de l’islamo-gauchisme : « Le piège de la « lutte contre l’islamophobie<a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_9');" onkeypress="footnote_moveToReference_271_4('footnote_plugin_reference_271_4_9');">[9]</a>« Le piège de la « lutte contre l’islamophobie » », dans Lutte de classe n°181, février 2017.
 » ».</p><p>La défense du voile est-elle compatible avec le féminisme ? L’antiracisme passe-t-il par l’organisation de « réunions racisées » excluant les blancs ? La lutte contre l’islamophobie implique-t-elle de s’allier avec des forces cléricales islamistes ? Le combat contre l’homophobie est-il compatible avec l’exaltation de la « virilité islamique » ? Peut-on être antiraciste tout en clamant sa méfiance envers les Juifs et sa haine d’Israël ? Les carnages de 2015 et 2016 peuvent-ils être biffés d’un simple trait de crayon ?</p><p>L’islamo-gauchisme évolue finalement sur les mêmes terres que la Nouvelle Droite d’Alain de Benoist. Le think tank issu de l’extrême droite défend l’ethno-différentialisme, perçu comme la reconnaissance des différences spécifiques liées aux origines ethniques. Il penche en faveur de la séparation. Il milite pour la défense des traditions des peuples du tiers-monde et s’élève contre l’occidentalisation généralisée. Il défend des valeurs de virilité, s’oppose au féminisme, au nom des coutumes ancestrales.</p><p>Islamo-gauchisme et droite radicale convergent. Mais doit-on s’en étonner ?</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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