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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 18:16:07 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[COMIRNATY Pfizer-BioNTech - MesVaccins.net]]></title>
	<description><![CDATA[<p>On ignore si le vaccin COMIRNATY est excrété dans le lait humain.</p>
<p>Effets indésirables</p>
<p>1. Résumé du profil de sécurité</p><p>La sécurité de Comirnaty a été évaluée chez les perosnnes âgées de 12 ans et plus ayant participé à 2 études cliniques qui ont inclus 22 875 participants (dont 21 744 participants âgés de 16 ans et plus et 1 131 adolescents âgés de 12 à 15 ans) ayant reçu au moins une dose de Comirnaty.</p><p>Le profil de sécurité global de Comirnaty chez les adolescents de 12 à 15 ans a été similaire à celui observé chez les participants âgés de 16 ans et plus.</p><p>Participants âgés de 16 ans et plus</p><p>Durant l’étude 2, un total de 21 720 participants âgés de 16 ans et plus ont reçu au moins 1 dose de Comirnaty et un total de 21 728 participants âgés de 16 ans et plus ont reçu un placebo (dont 138 et 145 adolescents de 16 ou 17 ans, dans les groupes vaccin et placebo respectivement). Un total de 20 519 participants âgés de 16 ans et plus ont reçu 2 doses de Comirnaty.</p><p>Au moment de l'analyse de l'étude 2, l’évaluation de la sécurité sur une période d’au moins 2 mois après la seconde dose de Comirnaty a été réalisée chez un total de 19 067 participants (9 531 vaccinés par Comirnaty et 9 536 ayant reçu le placebo) âgés de 16 ans et plus. Parmi ces derniers, un total de 10 727 participants (5 350 vaccinés par Comirnaty et 5 377 ayant reçu le placebo) étaient âgés de 16 à 55 ans et un total de 8 340 (4 181 vaccinés par Comirnaty et 4 159 ayant reçu le placebo) étaient âgés de 56 ans et plus.</p><p>Les éffets indésirables les plus fréquents, chez les participants âgés de 16 ans et plus, étaient une douleur au site d’injection (&gt; 80 %), une fatigue (&gt; 60 %), des céphalées (&gt; 50 %), des myalgies et des frissons (&gt; 30 %), des arthralgies (&gt; 20 %), une fièvre et un gonflement au site d’injection (&gt; 10 %). Ces effets ont été généralement d’intensité légère ou modérée et se sont résolus en quelques jours après la vaccination. Une moindre fréquence de la réactogénicité a été observée chez les sujets les plus âgés.</p><p>Le profil de sécurité chez les 545 participants âgés de 16 ans et plus ayant reçu Comirnaty et séropositifs au SARS-CoV-2 à l’inclusion était identique à celui observé dans le reste de la population.</p><p>Adolescents âgés de 12 à 15 ans</p><p>Dans une analyse de l’étude 2, basée sur les données collectées jusqu’à la date limite du 13 mars 2021, 2 260 adolescents (1 131 vaccinés par Comirnaty et 1 129 ayant reçu le placebo) étaient âgés de 12 à 15 ans. Parmi ces derniers, 1 308 adolescents (660 vaccinés par Comirnaty et 648 ayant reçu le placebo) ont été suivis pendant au moins 2 mois après avoir reçu la seconde dose de Comirnaty. L’évaluation de la sécurité dans l’étude 2 se poursuit.</p><p>Les effets indésirables les plus fréquents, chez les adolescents de 12 à 15 ans, étaient une douleur au site d’injection (&gt; 90 %), une fatigue et des céphalées (&gt; 70 %), des myalgies et des frissons (&gt; 40 %), des arthralgies et une fièvre (&gt; 20 %).</p><p>2. Liste récapitulative des effets indésirables observés dans les études cliniques et dans le cadre de la surveillance après l’autorisation chez les personnes âgées de 12 ans et plus.</p><p>Les effets indésirables observés au cours des études cliniques, énumérés ci-dessous, sont classées selon les catégories de fréquence suivantes : </p>
<p>très fréquent (≥ 1/10) ;<br />fréquent (≥ 1/100 à &lt; 1/10) ;<br />peu fréquent (≥ 1/1 000 à &lt; 1/100) ;<br />rare (≥ 1/10 000 à &lt; 1/1 000) ;<br />très rare (&lt; 1/10 000) ;<br />indéterminé (la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles).</p>
<p>Affections hématologiques et du système lymphatique</p>
<p>Peu fréquent : lymphadénopathie.</p>
<p>Affections du système immunitaire</p>
<p>Peu fréquent : réactions d'hypersensibilité (par exemple éruption, prurit, urticaire 1, angio-oedème).<br />Indéterminé : anaphylaxie.</p>
<p>Affections psychiatriques</p>
<p>Peu fréquent : insomnie.</p>
<p>Affections du système nerveux</p>
<p>Très fréquent : céphalées.<br />Rare : paralysie faciale périphérique aiguë 2.</p>
<p>Affections cardiaques (RCP du 12/07/2021 : ajout de ce paragraphe)</p>
<p>Indéterminé : myocardite et péricardite 3.</p>
<p>Affections gastro-intestinales</p>
<p>Très fréquent : diarrhée 3.<br />Fréquent : nausées, vomissements 3.</p>
<p>Affections musculo-squelettiques et systémiques</p>
<p>Très fréquent : arthralgies, myalgies.<br />Peu fréquent : douleurs des extrémités 4.</p>
<p>Troubles généraux et anomalies au site d'administration</p>
<p>Très fréquent : douleur au site d'injection ; fatigue, frissons, fièvre 5, gonflement au site d'injection.<br />Fréquent : rougeur au site d'injection.<br />Peu fréquent : malaise, prurit au site d'injection.<br />Indéterminé : gonflement étendu du membre vacciné 3, gonflement du visage 6.</p>
<p class="tablelegend">1 : la fréquence dans laquelle l’urticaire et l’angio-œdème ont été classés est « rare » ;<br />2 : sur la période de suivi de la sécurité de l’essai clinique jusqu’au 14 novembre 2020, une paralysie faciale périphérique aiguë (paralysie de Bell) a été rapportée chez quatre participants dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID‐19. La paralysie faciale est apparue le jour 37 après la première dose (ce participant n’a pas reçu la dose 2) et les jours 3, 9 et 48 après la dose 2. Aucun cas de paralysie faciale périphérique aiguë (paralysie de Bell) n’a été rapporté dans le groupe placeboo ;<br />3 : effet indésirable déterminé après autorisation ;<br />4 : fait référence au bras dans lequel le vaccin a été administré ;<br />5 : une fréquence plus élevée de fièvre a été observée après la deuxième dose ;<br />6 : durant la phase de post-commercialisation, des cas de gonflement du visage ont été rapportés chez des personnes vaccinées présentant des antécédents d’injection d’agents de comblement cosmétiques.</p><p>Autres informations de la Haute Autorité de santé</p><p>De rares réactions allergiques graves ont été rapportées après l’administration du vaccin pendant les premières campagnes de vaccination en dehors des essais cliniques.</p><p>Ont été retenus dans les évènements indésirables graves : une lésion de l’épaule liée à l’administration du vaccin, une adénopathie axillaire, une arythmie ventriculaire paroxystique, et une paresthésie d’une jambe.</p><p>Une paralysie faciale périphérique est survenue chez quatre personnes du groupe vacciné avec une incidence comparable à celle de la population générale. Cette affection fera l'object d'un suivi particulier.</p><p>Aucune maladie inflammatoire ou immune n’a été décrite dans le suivi des deux premiers mois, une pharmacovigilance rapprochée est poursuivie.</p><p>3. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines</p><p>Comirnaty n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Cependant, certains des effets indésirables mentionnés dans la rubrique 4.8 peuvent altérer temporairement l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.</p><p>4. Surdosage</p><p>Des données sur les surdoses sont disponibles pour les 52 participants à l'étude inclus dans l'essai clinique qui, en raison d'une erreur de dilution, ont reçu 58 microgrammes de Comirnaty. Les personnes ayant reçu le vaccin n'ont pas signalé d'augmentation de la réactogénicité ni d'effets indésirables.</p><p>En cas de surdosage, il est recommandé de surveiller les fonctions vitales et d'envisager un traitement symptomatique.</p><p>5. Déclaration des effets indésirables suspectés</p><p>Il est important de signaler les effets indésirables suspectés après l'autorisation du médicament. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration (<a href="http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB/document_library/Template_or_form/2013/03/WC500139752.doc" target="_blank">Annexe V du résumé des caractéristiques du produit</a>), en précisant le numéro de lot, s’il est disponible.</p><p>Les professionnels de santé et les usagers devront signaler les éventuels évènements indésirables graves sur le portail national à l'aide de deux outils :</p>
<p>le téléservice VACCIN COVID ;<br /><a href="https://signalement.social-sante.gouv.fr/psig_ihm_utilisateurs/index.html#/accueil">le portail des signalements du Gouvernement.</a></p>
<p>La traçabilité sera un élément essentiel de cette campagne de vaccination anti-covid 19.</p><p>Un <a href="https://www.ema.europa.eu/en/documents/rmp-summary/comirnaty-epar-risk-management-plan_en.pdf" target="_blank">plan de gestion des risques</a> a été défini par l'Agence européenne du médicament.</p><p>MesVaccins contribue au signalement avec un outil de pharmacovigilance renforcée permettant de collecter de manière proactive et exhaustive des informations sur la survenue ou la non survenue d'un événement indésirable post-vaccinal.</p><p>Résultats de la surveillance en France au 30 juillet 2021</p><p>Les résultats de la surveillance des effets indésirables post-vaccinaux sont <a href="https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/covid-19-vaccins/covid-19-suivi-hebdomadaire-des-cas-deffets-indesirables-des-vaccins" target="_blank">accessibles ici</a>.</p><p>Les Centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) rapporteurs (Bordeaux, Marseille, Strasbourg et Toulouse) ont analysé les cas d’effets indésirables à partir des données de pharmacovigilance françaises validées par l’ANSM du 27 décembre 2020 au 15 juillet 2021.</p><p>Au 22 juillet, il est observé 7 cas de myocardites chez les sujets les plus jeunes (1F/6H) et un seul cas chez une personne de moins de 18 ans. Parmi ces 7 cas 4 sont survenus après la D1 et 3 après la D2 avec un délai de 1 à 14 jours, majoritairement de 1 à 4 jours. Cinq de ces cas sont rétablis/en cours de rétablissement et 2 sont non rétablis.</p><p>Au 1er juillet, il est observé 52 cas d’hépatites avec les vaccins ARNm Comirnaty et Spikevax. Trente-cinq de ces cas sont survenus en D1, 15 en D2 et 2 cas sans indication avec un âge médian de 69,5 ans. Trente-huit de de ces cas sont rétablis/en cours de rétablissement, 11 sont non rétablis, 1 d’évolution inconnue et 2 d’évolution fatale. Parmi ces cas, il est observé 2 cas d’hépatites auto-immunes survenues chez un septuagénaire et chez un octagénaire à J9 de D2 et J25 de D1 et 3 cas de récidive d’hépatite auto-immune (HAI) survenus à J15, J19 et J34 chez un quarantenaire, un nonagénaire et un septuagénaire dont un d’évolution fatale. Les cas d’atteintes hépatiques survenus dans la population majoritairement âgée ne permettent pas de conclure sur le rôle du vaccin dans la survenue d’atteintes hépatiques. Concernant plus spécifiquement les HAI et les récidives d’HAI, cette discussion s’intègre dans la discussion plus générale du rôle éventuel de la vaccination contre la COVID comme élément pouvant révéler des maladies auto-immunes chez les patients prédisposés. A ce jour, il n’y a pas de signal de sécurité concernant ces évènements avec les vaccins à ARNm. Ces effets continueront à être suivis.</p><p>Parmi les 28 cas de réactions anaphylactiques d’intensité sévère (de grade 3 et plus), nous avons observé un cas de choc anaphylactique ayant conduit au décès de la personne 10 heures après la vaccination d’une personne vingtenaire avec antécédent d’allergies alimentaires connu. Au regard des données disponibles à ce jour, le délai de survenu tardif n’est pas en faveur du rôle du vaccin dans la survenue de ce choc anaphylactique.</p><p>En raison du risque très rare de réaction anaphylactique dont la manifestation la plus sévère est le choc anaphylactique, les personnes recevant le vaccin doivent être surveillées attentivement pendant au moins 15 minutes après la vaccination.</p><p>1. Nouveaux signaux sur la période</p>
<p>Troubles menstruels : Compte tenu du nombre de cas (229 cas enregistrés au 27 juillet 2021) et de leurs caractéristiques proches de ceux de Spikevax qui constitue un signal potentiel, ces effets font aussi l’objet d’un signal potentiel. </p>
<p>2. Nouveaux événements sur la période à surveiller</p>
<p>Aucun nouvel événement à surveiller identifié.</p>
<p>3. Signaux potentiels ou événements déjà sous surveillance</p>
<p>Zona.<br />Troubles du rythme cardiaque.<br />Thrombopénie / thrombopénie immunologique / hématomes spontanés.<br />Déséquilibre diabétique dans des contextes de réactogénicité.<br />Echecs vaccinaux.<br />Pancréatite aigüe.<br />Syndromes de Guillain-Barré.<br />Syndrome d’activation des macrophages.<br />Réactivation à Virus Epstein-Barr.<br />Méningoencéphalite zostérienne.<br />Aplasie médullaire idiopathique.<br />Hémophilie acquise.<br />Polyarthrite rhumatoïde.<br />Néphropathies glomérulaires.</p>
<p>Les données recueillies sur cette période de suivi n’apportent pas d’éléments nouveaux sur ces effets.</p><p>A ce stade, les cas rapportés d’événements thromboemboliques avec Comirnaty ne montrent pas de spécificité particulière en faveur d’un rôle du vaccin.</p><p>Concernant les cas de décès déclarés, les élément transmis n’indiquent pas un rôle potentiel du vaccin. Ces événements continueront de faire l’objet d’une surveillance spécifique, en particulier chez les sujets de moins de 50 ans compte tenu de l’élargissement de la population vaccinée.</p><p>4. Signaux confirmés </p>
<p>Hypertension artérielle : les données recueillies sur la période n’apportent pas d’élément nouveau concernant le signal relatif à cet effet. Ces cas d’hypertension artérielle continuent de faire l’objet d’une surveillance spécifique et sont partagés au niveau européen.</p>
<p>Devant tout symptôme évocateur d’une hypertension artérielle (malaise, céphalées, vertiges...), un contrôle de la pression artérielle devra être envisagé pour une prise en charge médicale la plus précoce possible, si elle s’avère nécessaire.</p>
<p>Myocardite/Péricardite : au niveau européen, des cas de myocardite et de péricardite ont très rarement été signalés après la vaccination avec Comirnaty. Les cas sont principalement survenus dans les 14 jours suivant la vaccination, plus souvent après la deuxième dose et chez des hommes jeunes. Les données disponibles suggèrent que l’évolution de la myocardite ou de la péricardite après la vaccination est identique à l’évolution de la myocardite ou de la péricardite en général.</p>
<p>L’ANSM recommande à toute personne présentant des symptômes tels qu’un essoufflement (dyspnée), des douleurs dans la poitrine, des palpitations (battements cardiaques forts) ou un rythme cardiaque irrégulier, de consulter rapidement un médecin.</p><p>5. Suivi spécifique des effets indésirables rapportés chez les femmes enceintes et allaitantes</p><p>Données de pharmacovigilance françaises validées par l’ANSM du 27 décembre 2020 au 15 juillet 2021 et transmises aux deux CRPV rapporteurs (Lyon et Toulouse).</p><p>Les fausses couches spontanées représentent la majorité des effets indésirables enregistrés dans la BNPV. Les données actuelles ne permettent pas de conclure que ces événements sont liés au vaccin, d’autant que des facteurs de risques étaient associés dans plusieurs cas et qu’il s’agit d’un évènement relativement fréquent en population générale (de 12 à 20% des grossesses selon les études).</p><p>5.1. Nouveaux événements sur la période à surveiller</p>
<p>Aucun nouvel événement à surveiller identifié.</p>
<p>5.2. Evénements déjà sous surveillance</p>
<p>Evènements thromboemboliques.<br />Contractions utérines douloureuses.<br />Morts in utero.</p>
<p>Aucun signal n’a été identifié chez les femmes enceintes ou allaitantes.</p><p>6. Suivi spécifique des effets indésirables rapportés chez les jeunes (12-17)</p><p>Depuis le 15 juin 2021, la vaccination chez les sujets les plus jeunes (12-17 ans) est possible avec le vaccin Comirnaty et, à ce jour près de 2 400 000 ont reçu au moins une injection. Au total 66 événements indésirables graves ont été observés après la vaccination dont 13 sur la période. Au vu de ces données, le profil des effets indésirables chez les patients de 12-17 ans est globalement semblable à celui des patients adultes.</p>
<p>Pharmacodynamie</p>
<p>Groupe pharmacothérapeutique : vaccins, autres vaccins viraux.</p><p>Code ATC : J07BX03.</p><p>1. Mécanisme d'action</p><p>L’ARN messager à nucléoside modifié contenu dans Comirnaty est formulé dans des nanoparticules lipidiques, permettant de délivrer l’ARN non réplicatif dans les cellules-hôtes et l’expression directe et transitoire de l’antigène S du SARS-CoV-2. L’ARNm code la protéine S de pleine longueur, à ancrage membranaire, avec deux mutations ponctuelles au sein de l’hélice centrale. La mutation de ces deux acides aminés en proline permet de stabiliser la protéine S dans sa conformation de préfusion pour une meilleure antigénicité.</p><p>Le vaccin induit à la fois la production d’anticorps neutralisants et une immunité cellulaire en réponse à l’antigène Spike (S), pouvant contribuer à la protection contre la covid 19. </p><p>2. Etude d'efficacité</p><p>L’étude 2 est une étude d’efficacité, de sélection du candidat vaccin et de recherche de dose avec observateur en aveugle, multicentrique, internationale, de phase 1/2/3, randomisée, contrôlée contre placebo, menée chez des participants âgés de 12 ans et plus. La randomisation a été stratifiée par groupe d’âge : 12 à 15 ans, 16 à 55 ans ou 56 ans et plus, avec un minimum de 40 % de participants dans le groupe des ≥ 56 ans. Les sujets qui étaient immunodéprimés et ceux pour lesquels un diagnostic clinique ou microbiologique de COVID-19 avait été précédemment établi ont été exclus de l’étude. Les participants présentant une affection préexistante stable, c’est-à-dire ne nécessitant pas de modification significative du traitement ou une hospitalisation pour cause d’aggravation de la maladie dans les 6 semaines précédant le recrutement, ont été inclus, de même que les participants présentant une infection connue et stable par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le virus de l’hépatite C (VHC) ou le virus de l’hépatite B (VHB). </p><p>2.1. Efficacité chez les participants âgés de 16 ans et plus</p><p>Dans la partie de phase 2/3 de l’étude 2, basée sur les données collectées jusqu’au 14 novembre 2020, environ 44 000 participants ont été randomisés de façon égale, afin de recevoir 2 doses de vaccin à ARNm contre la COVID-19 ou de placebo, espacées de 21 jours. Les analyses de l’efficacité ont inclus les participants ayant reçu leur seconde dose dans les 19 à 42 jours suivant la première dose. La majorité des participants vaccinés (93,1 %) ont reçu la seconde dose 19 à 23 jours après la première dose. Le suivi des participants est prévu sur une durée allant jusqu’à 24 mois après la dose 2, afin d’évaluer la sécurité et l’efficacité du vaccin contre la COVID-19. Dans l’étude clinique, pour l’administration d’un vaccin contre la grippe, il a été demandé aux participants de respecter un intervalle de 14 jours minimum avant ou après l’administration du placebo ou du vaccin à ARNm contre la COVID‐19. Dans l’étude clinique, les participants ne devaient pas recevoir de produits sanguins/plasmatiques ou d’immunoglobulines dans un intervalle minimum de 60 jours avant ou après l’administration du placebo ou du vaccin à ARNm contre la COVID‐19 et ce jusqu’à la fin de l’étude.</p><p>La population pour l’analyse du critère d’évaluation primaire de l’efficacité comprenait 36 621 participants âgés de 12 ans et plus (18 242 dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID-19 et 18 379 dans le groupe placebo) sans infection antérieure par le SARS-CoV-2 jusqu’à 7 jours après la seconde dose. Par ailleurs, 134 participants étaient âgés de 16 ou 17 ans (66 dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID-19 et 68 dans le groupe placebo) et 1 616 participants étaient âgés de 75 ans et plus (804 dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID19 et 812 dans le groupe placebo).</p><p>Au moment de l’analyse du critère primaire d’efficacité, les participants ont été suivis afin de surveiller l’apparition d’une COVID-19 symptomatique sur une durée totale de 2 214 personne-années pour le groupe vaccin à ARNm contre la COVID-19 et de 2 222 personne-années pour le groupe placebo.</p><p>Aucune différence clinique significative n’a été observée pour l’efficacité globale du vaccin chez les participants à risque d’évolution sévère de la COVID-19, notamment ceux présentant 1 ou plusieurs comorbidités augmentant le risque de COVID-19 sévère (par exemple, asthme, indice de masse corporelle [IMC] ≥ 30 kg/m2, pneumopathie chronique, diabète, hypertension).</p><p>Les informations sur l’efficacité du vaccin sont présentées dans le tableau 1.</p><p>Tableau 1 : efficacité du vaccin - première survenue d'une covid 19 à partir de 7 jours après la deuxième dose, par sous-groupe d'âge - participants sans infection antérieure avant le délai de 7 jours après la deuxième dose - population évaluable pour l'efficacité (7 jours).</p>
<p>Première survenue d'une covid 19 à partir de 7 jours après la dose 2 chez les participants sans preuve d'une infection antérieure par le SARS-CoV-2*<br />Sous-groupe<br />Vaccin Comirnaty<br />Na = 18 198<br />Cas<br />n1b<br />Durée de surveillancec (n2d)<br />Placebo<br />Na = 18 325<br />Cas<br />n1b<br />Durée de surveillancec (n2d)<br />Efficacité vaccinale%<br />(IC à 95 %)e<br />Tous les sujetsa<br />8<br />2.214 (17.411)<br />162<br />2 222 (17.511)<br />95,0 (90,0 ; 97,9)<br />16-64 ans<br />7<br />1.706 (13.549)<br />143<br />1 710 (13.618)<br />95,1 (89,6 ; 98,1)<br />≥ 65 ans<br />1<br />0,508 (3.848)<br />19<br />0,511 (3.880)<br />94,7 (66,7 ; 99,9)<br />65-74 ans<br />1<br />0,406 (3.074)<br />14<br />0,406 (3.095)<br />92,9 (53,1 ; 99,8)<br />≥ 75 ans<br />0<br />0,102 (774)<br />5<br />0,106 (785)<br />100,0 (-13,1 ; 100,0)</p>
<p class="tablelegend">Remarque : les cas confirmés ont été déterminés par RT-PCR en présence d'au moins un symptôme concordant avec une covid 19 [*Définition des cas - Présence d'au moins un symptôme parmi les suivants : fièvre, toux nouvellement apparue ou amplifiée, essoufflement nouvellement apparu ou amplifié, frissons, douleurs musculaires nouvellement apparues ou amplifiées, perte de goût ou de l'odorat nouvellement apparue, maux de gorge, diarrhée ou vomissements].</p><p class="tablelegend">* : les participants ne présentant aucun critère sérologique ou virologique (avant le délai de 7 jours après avoir reçu la dernière dose) d’une infection antérieure par le SARS-CoV-2 (c.-à-d. absence d’anticorps [sérique] fixant la protéine N lors de la visite 1 et sans détection de SARS-CoV-2 par le test d’amplification des acides nucléiques (TAAN) [prélèvement nasal] lors des visites 1 et 2) et ayant eu un résultat négatif au test TAAN (prélèvement nasal) lors de toute visite non programmée avant le délai de 7 jours après la dose 2 ont été inclus dans l’analyse ;<br />a : N = nombre de participants dans le groupe indiqué ;<br />b : n1 = nombre de participants répondant à la définition du critère d’évaluation ;<br />c : durée de surveillance totale en 1 000 personne-années pour le critère d’évaluation indiqué sur l’ensemble des sujets au sein de chaque groupe à risque pour le critère d’évaluation. La période de temps pour le cumul des cas de covid 19 s’étend de 7 jours après la dose 2 jusqu’à la fin de la période de surveillance ;<br />d : n2 = nombre de sujets à risque pour le critère d’évaluation ;<br />e : l’intervalle de confiance (IC) pour l’efficacité du vaccin est issu de la méthode de Clopper-Pearson avec<br />ajustement en fonction de la durée de surveillance. IC non ajusté pour tenir compte de la multiplicité.</p><p>L’efficacité du vaccin à ARNm contre la COVID-19 pour prévenir le premier épisode de la COVID- 9 à partir de 7 jours après la dose 2, comparativement au placebo, a été de 94,6 % (intervalle de confiance à 95 % de 89,6 % à 97,6 %) chez les participants âgés de 16 ans et plus avec ou sans infection antérieure par le SARS-CoV-2.</p><p>Par ailleurs, les analyses par sous-groupes du critère primaire d’efficacité ont montré des valeurs estimées d’efficacité similaires de l’efficacité en fonction du sexe, du groupe racial et du groupe ethnique, ainsi que chez les participants présentant des comorbidités associées à un risque élevé de covid 19 grave.</p><p>Efficacité et immunogénicité chez les adolescents de 12 à 15 ans</p><p>Lors d’une analyse de l’étude 2 portant sur des adolescents âgés de 12 à 15 ans sans infection antérieure par le SARS-CoV-2, aucun cas de COVID-19 n’a été rapporté parmi les 1 005 participants ayant reçu le vaccin alors que 16 cas ont été rapportés parmi les 978 ayant reçu le placebo. L’efficacité vaccinale estimée était de 100 % (intervalle de confiance à 95 % de 75,3 à 100,0). Parmi les participants avec ou sans infection antérieure par le SARS-CoV-2, aucun cas n’a été rapporté chez les 1 119 participants vaccinés, tandis que 18 cas ont été rapportés chez 1 110 participants ayant reçu le placebo. Ces données indiquent également une efficacité estimée à 100 % (intervalle de confiance à 95 % de 78,1 à 100,0).</p><p>Dans l’étude 2, une analyse des titres d’anticorps neutralisants contre le SARS-CoV-2 a été réalisée 1 mois après la dose 2 dans un sous-groupe de participants randomisés qui n’avaient aucune preuve sérologique ou virologique d’une infection antérieure par le SARS-CoV-2 jusqu’à 1 mois après la dose 2. Les réponses en anticorps neutralisants entre les adolescents âgés de 12 à 15 ans (n = 190) et les participants âgés de 16 à 25 ans (n = 170) ont été comparées.</p><p>Le ratio des moyennes géométriques des titres (MGT) en anticorps entre le groupe d’âge des 12 à 15 ans et le groupe d’âge des 16 à 25 ans était de 1,76, avec un IC bilatéral à 95 % de 1,47 à 2,10. Par conséquent, le critère de non-infériorité correspondant à un ratio fixé à 1,5, a été atteint puisque la limite inférieure de l’IC bilatéral à 95 % pour le ratio des moyennes géométriques (RMG) était &gt; 0,67.</p><p>2.3. Population pédiatrique</p><p>L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Comirnaty dans la population pédiatrique pour la prévention de la covid 19 (voir la rubrique "Posologie" pour les informations concernant l’usage pédiatrique).</p><p>Une autorisation de mise sur le marché « conditionnelle » a été délivrée pour ce médicament. Cela signifie que des preuves supplémentaires concernant ce médicament sont attendues. L’Agence européenne des médicaments réévaluera toute nouvelle information sur ce médicament au moins chaque année et, si nécessaire, ce résumé des caractéristiques du produit sera mis à jour.</p><p>Un essai clinique conduit aux États-Unis montre une bonne tolérance et une efficacité vaccinale de 100 % contre les formes cliniques chez les adolescents âgés de 12 à 15 ans : zéro cas dans le groupe vacciné (n = 1 131) contre 18 cas de covid 19 dans le groupe placebo (n = 1 129). Il s'agit de résultats préliminaires non soumis aux agences des médicaments. Pour l'instant, le vaccin n'est pas autorisé avant l'âge de 16 ans.</p><p>Efficacité sur le terrain au Royaume-Uni (juillet 2021)</p><p>Il s'agit de l'efficacité observée en vie réelle et non dans le cadre d'un essai clinique (effectiveness en anglais).</p><p>Efficacité contre différentes conséquences de l’infection par le SARS-CoV-2 (<a href="https://www.gov.uk/government/publications/covid-19-vaccine-surveillance-report" rel="noopener noreferrer" target="_blank">COVID-19 vaccine surveillance reports, gov.uk</a>)</p><p class="tablelegend">* : efficacité dans la réduction des cas secondaires symptomatiques dans les foyers d'un cas index symptomatique.</p>
<p>Conservation</p>
<p>Mise à jour RCP du 17/05/2021 : la durée de conservation des flacons décongelés passe de 5 jours à 1 mois entre 2 °C et 8 °C.</p><p>À conserver au congélateur entre -90 °C et -60 °C.</p><p>À conserver dans l’emballage d’origine, à l’abri de la lumière.</p><p>Durant la conservation, limiter autant que possible l’exposition à l’éclairage intérieur et éviter toute exposition à la lumière directe du soleil et aux rayons ultraviolets.</p><p>Les flacons décongelés peuvent être manipulés dans des conditions d’éclairage intérieur.</p><p>1. Flacon non ouvert</p><p>1.1. Flacon congelé</p>
<p>6 mois entre -90 °C et -60 °C.<br />Au cours des 6 mois de conservation, les flacons non ouverts peuvent être conservés et transportés entre -25 °C et -15 °C pendant une période unique d’un maximum de 2 semaines, puis être replacés à une température de -90 °C à -60 °C. </p>
<p>1.2. Flacon décongelé</p>
<p>1 mois entre 2 °C et 8 °C.<br />Durant la période de conservation de 1 mois entre 2 °C et 8 °C, il peut être transporté pendant un maximum de 12 heures. Avant utilisation, le flacon non ouvert peut être conservé pendant un maximum de 2 heures à des températures allant jusqu’à 30 °C.</p>
<p>Une fois décongelé, le vaccin ne doit pas être recongelé.</p><p>1.3. Gestion des écarts de température après la sortie du congélateur</p><p>Les données de stabilité indiquent que le flacon non ouvert reste stable sur une durée allant jusqu’à :</p>
<p>24 heures lorsqu’il est conservé à des températures de ‑3 °C à 2 °C.<br />un total de 4 heures lorsqu’il est conservé à des températures de 8 °C à 30 °C ; ce délai inclut les 2 heures indiquées ci-dessus à une température allant jusqu’à 30 °C.</p>
<p>Ces informations visent uniquement à orienter les professionnels de santé en cas d’un écart temporaire de température. </p><p>1.4. Transfert des flacons congelés conservés à ultra-basse température (&lt; -60 °C)</p>
<p>Les plateaux porte-flacons contenant 195 flacons avec un couvercle fermé peuvent être sortis du congélateur à ultra-basse température (&lt; -60 °C) et rester à des températures allant jusqu’à 25 °C pendant un maximum de 5 minutes.<br />Les plateaux porte-flacons dont le couvercle a été ouvert, ou les plateaux porte-flacons contenant moins de 195 flacons, peuvent être sortis du congélateur à ultra-basse température (&lt; -60 °C) et rester à des températures allant jusqu’à 25 °C pendant un maximum de 3 minutes.<br />Lorsque les plateaux porte-flacons sont remis au congélateur après avoir été exposés à une température allant jusqu’à 25 °C, ils doivent rester au congélateur pendant au moins 2 heures avant de pouvoir en être de nouveau sortis.</p>
<p>1.5. Transfert des flacons congelés conservés entre -25 °C et -15 °C</p>
<p>Les plateaux porte-flacons contenant 195 flacons avec un couvercle fermé peuvent être sortis du congélateur (-25 °C à -15 °C) et rester à des températures allant jusqu’à 25 °C pendant un maximum de 3 minutes.<br />Les plateaux porte-flacons dont le couvercle a été ouvert, ou les plateaux porte-flacons contenant moins de 195 flacons, peuvent être sortis du congélateur (-25 °C à -15 °C) et rester à des températures allant jusqu’à 25 °C pendant un maximum de 1 minute.</p>
<p>Une fois qu’un flacon est extrait du plateau porte-flacon, il doit être décongelé pour être utilisé.</p><p>2. Médicament dilué</p><p>Après dilution dans une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %), la stabilité physico-chimique en cours d’utilisation, y compris durant le transport, a été démontrée pendant 6 heures entre 2 °C et 30 °C. D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. À défaut d’une utilisation immédiate, les durées et conditions de conservation en cours d’utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.</p><p>3. Précautions particulières de conservation</p>
<p>À conserver au congélateur entre -90 °C et -60 °C.<br />À conserver dans l’emballage d’origine, à l’abri de la lumière.<br />Durant la conservation, limiter autant que possible l’exposition à l’éclairage intérieur et éviter toute exposition à la lumière directe du soleil et aux rayons ultraviolets.<br />Les flacons décongelés peuvent être manipulés dans des conditions d’éclairage intérieur.<br />Manipulation</p>
<p>Les seringues et aiguilles pour la reconstitution du vaccin sont données par la pharmacie à usage intérieur (PUI) qui délivre les flacons. Les seringues graduées utilisées, qui sont habituellement d'une contenance de 1 mL, ainsi que les aiguilles pour injection intramusculaire, sont fournies par l'établissement de santé.</p><p>Comirnaty doit être préparé par un professionnel de santé en respectant les règles d’asepsie pour préserver la stérilité de la solution préparée.</p><p>Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans cette rubrique.</p><p>1. Décongélation avant dilution</p><p></p>
<p>Le flacon multidose doit être conservé congelé et être décongelé avant dilution. Pour la décongélation, les flacons congelés doivent être placés à une température de 2 °C à 8 °C ; pour une boîte de 195 flacons, la décongélation pourra prendre 3 heures. Les flacons congelés peuvent également être décongelés à une température allant jusqu’à 30 °C pendant 30 minutes pour une utilisation immédiate.<br />Le flacon non ouvert peut être conservé jusqu’à 1 mois entre 2 °C et 8 °C. Durant la période de conservation de 1 mois entre 2 °C et 8 °C, il peut être transporté pendant un maximum de 12 heures.<br />Laisser le flacon décongelé atteindre la température ambiante et le retourner délicatement à 10 reprises avant dilution. Ne pas secouer.<br />Avant dilution, la dispersion décongelée peut contenir des particules amorphes opaques de couleur blanche à blanc cassé.</p>
<p>2. Dilution</p><p></p><p>1,8 mL de solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 %</p>
<p>Le vaccin décongelé doit être dilué dans son flacon d’origine à l’aide de 1,8 mL de solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %), en utilisant une aiguille de calibre 21 G (gauge) ou moins et en respectant les règles d’asepsie.</p>
<p></p><p>Tirer sur le piston pour extraire 1,8 mL d’air du flacon</p>
<p>Avant de retirer l’aiguille du bouchon du flacon, équilibrer la pression du flacon en aspirant 1,8 mL d’air dans la seringue de diluant vide.</p>
<p></p>
<p>Retourner délicatement la solution diluée à 10 reprises. Ne pas secouer.<br />Le vaccin dilué doit avoir l’aspect d’une dispersion de couleur blanc cassé, exempte de particules visibles.<br />Éliminer le vaccin dilué si la présence de particules ou une coloration anormale sont observées.</p>
<p></p><p>Inscrire la date et l’heure appropriées. Utiliser dans les 6 heures après dilution.</p>
<p>La date et l’heure de l’expiration de la solution diluée doivent être inscrites sur les flacons dilués.<br />Après dilution, le produit doit être conservé entre 2 °C et 30 °C et être utilisé dans les 6 heures, temps de transport inclus.<br />Ne pas congeler ni secouer la solution diluée. Si elle est conservée au réfrigérateur, laisser la solution diluée atteindre la température ambiante avant de l’utiliser.</p>
<p>3. Préparation des doses individuelles de 0,3 mL de Comirnaty</p><p></p>
<p>Après dilution, le flacon contient 2,25 mL, ce qui permet d'extraire 6 doses de 0,3 mL.<br />En utilisant une technique aseptique, nettoyer le bouchon du flacon à l’aide d’une compresse à usage unique imprégnée d’antiseptique.<br />Prélever 0,3 mL de Comirnaty.</p>
<p>Extraction d'une sixième dose.</p><p>Des aiguilles et/ou seringues à faible volume mort doivent être utilisées pour extraire 6 doses d’un flacon unique. La combinaison de l’aiguille et de la seringue doit avoir un volume mort ne dépassant pas 35 microlitres.</p><p>Si des aiguilles et seringues classiques sont utilisées, le volume risque de ne pas être suffisant pour permettre l’extraction d’une sixième dose d’un flacon unique.</p>
<p>Chaque dose doit contenir 0,3 mL de vaccin.<br />Si la quantité de vaccin restant dans le flacon ne permet pas d’obtenir une dose complète de 0,3 mL, jeter le flacon et la solution résiduelle.<br />Éliminer tout vaccin non utilisé dans les 6 heures suivant la dilution. </p>
<p>Note du 12 mars 2021 : dans certains cas, une 7ème dose peut être extraite d'un flacon avec un matériel approprié.</p><p>L'administration du vaccin doit être consignée par le médecin sur le carnet de vaccination ou de santé avec le numéro de lot. Il peut aussi être inscrit par le patient ou son médecin sur un <a href="https://www.mesvaccins.net/web/patient_account/new" target="_blank">carnet de vaccination électronique</a>.</p>
<p>Remboursement</p>
<p>Vaccination gratuite.</p>
<p>Autres informations</p>
<p>1. Données de sécurité précliniques</p><p>Les données non cliniques issues des études conventionnelles de toxicologie en administration répétée, et des fonctions de reproduction et de développement n’ont pas révélé de risque particulier pour l’Homme.</p><p>1.1 Toxicologie générale</p><p>Des rats exposés au vaccin Comirnaty par voie intramusculaire (3 injections de la dose humaine, à une semaine d’intervalle, conduisant à des niveaux d’exposition plus élevés chez le rat du fait des différences de poids corporel) ont présenté des œdèmes et érythèmes au site d’injection, des augmentations des globules blancs (notamment des polynucléaires basophiles et éosinophiles) caractéristiques d’une réponse inflammatoire, ainsi qu’une vacuolisation des hépatocytes de la région portale sans signe de lésion hépatique associé. Ces effets ont été réversibles.</p><p>1.2. Génotoxicité - cancérogénicité</p><p>Aucune étude de génotoxicité ou de cancérogénicité n’a été réalisée. Il n’est pas attendu que les composants du vaccin (lipides et ARNm) présentent un potentiel génotoxique.</p><p>1.3. Toxicité sur la reproduction</p><p>La toxicité sur les fonctions de reproduction et de développement a été évaluée chez le rat dans une étude de toxicologie combinée sur la fertilité et le développement, durant laquelle des rates ont été exposées au vaccin Comirnaty, par voie intramusculaire, avant l’accouplement et durant la gestation (4 injections de la dose humaine induisant des niveaux d’exposition plus élevés chez le rat du fait des différences de poids corporel), s’étalant depuis le jour 21 avant l’accouplement jusqu’au jour 20 de la gestation).</p><p>Une réponse en anticorps neutralisants dirigés contre le SARS-CoV-2 était présente avant accouplement jusqu’à la fin de l’étude, au jour 21 post-natal, et également chez les fœtus et chez la progéniture au 21ème jour post-natal.</p><p>Il n’a pas été observé d’effet lié au vaccin sur la fertilité des femelles, la gestation ou le développement de l’embryon/fœtus ou de la progéniture. Il n’y a pas de donnée disponible concernant le transfert placentaire du vaccin Comirnaty ou son excrétion dans le lait maternel.</p>
<p>Composants non antigéniques</p>

<p>Résumé à l'intention du public<br /><a target="blank" href="https://urlz.fr/fijx">https://urlz.fr/fijx</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/679/les-essais-de-phase%C2%A03-des-vaccins-sont-ils-termines-%C2%AB%C2%A0depuis-des-mois%C2%A0%C2%BB-comme-l%E2%80%99affirme-olivier-veran%C2%A0</guid>
	<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 18:15:44 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[les essais de phase 3 des vaccins sont-ils terminés « depuis des mois », comme l’affirme Olivier Véran ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p></p>
<p>« Le suivi des participants sur deux ans est logique pour observer la décroissance des anticorps, la durée de la protection sur le long terme, et voir s’il faut une autre dose de rappel et au bout de combien de temps », explique Mathieu Molimard, chef du service de pharmacologie médicale du CHU de Bordeaux. LUCY NICHOLSON / REUTERS</p>
<p class="article__paragraph">Alors que la moitié de la population française <a href="https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/01/29/covid-19-suivez-la-progression-de-la-vaccination-en-france-et-dans-le-monde_6068029_4355770.html">a reçu une première dose de vaccin</a> contre le Covid-19, les antivaccins n’en démordent pas. Selon eux, les Français vaccinés seraient des « cobayes » prêts à se faire injecter des produits actuellement testés en phase d’essais cliniques, et donc loin d’être fiables.</p><p class="article__paragraph">Cette rumeur persistante a été évoquée par le ministre de la santé, Olivier Véran, lors d’une conférence de presse, vendredi 2 juillet, en marge d’un déplacement à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) :</p><p class="article__cite">« Parmi les “fake news” que l’on entend, il y aurait celle qui consiste à dire que le vaccin serait encore en cours d’expérimentation, c’est absolument faux. La phase 3 est terminée depuis des mois, elle est validée. »</p><p class="article__paragraph">Les propos du ministre de la santé ont fait réagir bon nombre d’internautes : « Olivier Véran affirme que la phase 3 des vaccins est terminée depuis des mois alors que la fin de la dernière phase d’expérimentation sera en 2022, voire 2023, selon les laboratoires », dénonce l’un d’entre eux. « Véran est un menteur, ceci est une “fake news” ! Les vaccins sont toujours en phase 3 », estime, pour sa part, Le Libre Penseur, un blogueur connu <a href="https://www.lemonde.fr/verification/source/le-libre-penseur/">pour asséner</a> des contrevérités au sujet de la vaccination.</p><p></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/678/une-meme-faute-ne-peut-etre-sanctionnee-deux-fois</guid>
	<pubDate>Sun, 01 Aug 2021 20:44:01 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/678/une-meme-faute-ne-peut-etre-sanctionnee-deux-fois</link>
	<title><![CDATA[Une même faute ne peut être sanctionnée deux fois.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Il est lassant d'expliquer aux lapins crétins de la Macronie ce qu'est la loi, mais prenons une minute pour raconter la République à certaines ministresses qui n'y voient qu'un paillasson - à supposer qu'elles sachent qu'elle existe.</p>

<p>Il y a une règle de droit pénal qui s'applique aux sanctions en droit du travail, qu'on nomme en latin - c'est une des dernières expressions latines utilisées par la Robe - : non bis in idem. Même si on a oublié son Gaffiot et qu'on ne connaît le latin que par le Bourgeois gentilhomme de Molière, on comprend qu'une même faute ne peut être sanctionnée deux fois.</p>

<p>Ainsi à supposer même que le juge social (qui tranchera) estime que le fait de ne pas se faire vacciner constitue une faute - ce qui n'est pas certain -, il ne saurait y avoir une première sanction par suppression du salaire et des trimestres de cotisation - puisqu'on voit mal les employeurs être de leur poche - puis ensuite un licenciement. C'est l'un ou l'autre. Or le législateur, qui jusqu'à plus ample informé fait la loi depuis la prise de la Bastille, a dit qu'il ne voulait pas de licenciement.</p>

<p>Par ailleurs la suppression de salaire étant une sanction à part entière, les Prud'Hommes en seront immédiatement saisies, comme de toute sanction (il n'y a pas que les licenciements qui lui sont déférés), on sera donc rapidement fixé.</p>

<p>Enfin, appeler tous les jours un salarié pour qu'il se fasse vacciner est du harcèlement puni par la loi, et surtout fait sauter la grille Macron de dommages et intérêts. On comprend pourquoi le patronat, à qui on colle de nouveaux gisements de contentieux et un déplafonnement des condamnations, est furieux contre sa marionnette : que n'en coupe-t-il les ficelles ?</p>

<p>Ce qu'il y a de remarquable avec ces extraterrestres que sont les Macroneux et leurs électeurs, c'est qu'ils continuent de creuser à des abysses jusque-là insoupçonnées, démontrant chaque jour cet axiome d'Einstein : il n'y a que deux choses infinies, l'univers et la connerie, et ce n'est même pas certain pour l'univers.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/677/a-lire-mathieu-bock-cote-%C2%ABfort-avec-les-faibles-faible-avec-les%C2%A0forts%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sun, 01 Aug 2021 20:32:32 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/677/a-lire-mathieu-bock-cote-%C2%ABfort-avec-les-faibles-faible-avec-les%C2%A0forts%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[A LIRE. Mathieu Bock-Côté: «Fort avec les faibles, faible avec les forts»]]></title>
	<description><![CDATA[<p>CHRONIQUE – Les pouvoirs publics peuvent se montrer bienveillants ou intraitables, selon la catégorie sociale mise en cause.</p><p>Par Mathieu Bock-Côté. LE FIGARO. 30 juillet 2021</p>
<p>Mathieu Bock-Côté. Le Figaro</p>
<p>Depuis l’annonce de la mise en place du passeport sanitaire, l’État et ses représentants se sont voulus implacables dans les modalités de son application, comme s’ils entendaient faire une démonstration de force. Du contrôle des cafetiers à celui des badauds en terrasse, de la promesse d’amendes exorbitantes à la fragilisation de certains droits que l’on croyait fondamentaux, les pouvoirs publics veulent prouver leur sérieux. Ils mettent en place, sans même s’en rendre compte, la société de la traçabilité généralisée, multipliant les contrôles, encourageant la délation.À découvrir</p><p>On s’en inquiétera: même si elles se réclament du pragmatisme, rien n’est plus durable, en démocratie, que des mesures temporaires ou transitoires, et le passeport sanitaire ou, du moins, la logique qu’il aura contribué à installer, pourraient survivre à l’indispensable vaccination massive de la population.</p><p>Il n’est nul besoin de verser dans la dénonciation exagérée et hyperbolique d’une dictature sanitaire pour critiquer la dérive d’une société où chaque action, de la plus intime à la plus officielle, pourra être enregistrée et tôt ou tard réglementée pour des raisons que la technocratie jugera toujours raisonnable.</p>
<p>Un basculement historique</p>
<p>On sera néanmoins frappé par un paradoxe: cet État qui entend contrôler un nombre croissant de relations sociales, au nom de la sécurité sanitaire, se montre bien plus tiède lorsqu’il s’agit de défendre la sécurité ordinaire des Français, à un moment où les agressions se multiplient, en plus de cibler régulièrement les représentants de l’État. On trouve désormais en France non plus seulement des zones de non-droit, mais des zones de non-France.</p><p>Ce que l’on nomme insécurité n’est à bien des égards que la traduction dans la vie quotidienne d’un basculement historique où de nombreux Français sont expulsés de chez eux, et traités comme des indésirables dans ce que l’on nomme pudiquement les «quartiers».</p><p>À LIRE AUSSI :<a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/hausse-spectaculaire-des-violences-en-france-20210728">Hausse spectaculaire des violences en France</a></p><p>Le régime diversitaire travaille fort à neutraliser la signification de ces agressions en les dispersant en mille faits divers qu’il ne faudrait surtout pas amalgamer.</p><p>Peut-être faut-il faire un lien entre cela et l’impuissance de l’État, malgré quelques rodomontades électorales, à maîtriser les flux migratoires qui engendrent une société aussi hétérogène que conflictuelle, même si la propagande officielle la célèbre en répétant sur le mode slogan que la diversité est une richesse. La rhétorique usée sur les droits de l’homme vient corseter l’État et le condamner à l’impuissance alors qu’il devrait protéger les frontières.</p><p>Fort avec les faibles, et faible avec les forts. La formule convient parfaitement, et s’applique encore plus largement qu’on ne le croit: les pouvoirs publics peuvent se montrer bienveillants ou intraitables, selon la catégorie sociale mise en cause.</p><p>Comment comprendre un régime qui annonce vouloir lutter contre les comportements machistes et les discours haineux en se montrant toujours plus répressif contre ces derniers, mais qui, au nom de la diversité, célèbre dans le rap et plus largement la culture des banlieues une agressivité telle qu’elle n’est pas sans évoquer un désir d’appropriation des femmes à la manière d’un geste de domination et d’un exercice archaïque de la souveraineté en pays conquis?</p><p>Comment comprendre un État se voulant hostile au racisme, mais peinant à reconnaître le racisme antiblanc?</p>
<p>L’État thérapeutique</p>
<p>Comment comprendre un État qui se veut de plus en plus hygiéniste, mais qui tolère l’enlaidissement des grandes villes et leur saccage au quotidien?</p><p>Comment comprendre un État qui se montre intraitable envers le contribuable ordinaire, mais qui tolère la multiplication de campements de migrants imposés de force par des associations d’extrême gauche?</p><p>Comment comprendre un État qui s’inquiète davantage de l’automobiliste en campagne que des rodéos urbains?</p><p>Comment comprendre un État qui prétend lutter pour l’inclusion de tous, mais qui traite en lépreux ceux qui ont le mauvais goût de mal voter?</p><p>C’est la question du régime qui permet de comprendre cette inversion de ce qu’on appelait traditionnellement la fonction régalienne: on verra ainsi d’un côté l’État se montrer de plus en plus dur avec le commun des mortels, toujours plus tatillon et réglementeur aussi, et étendant sans cesse les domaines quadrillés un jour au nom de la santé publique, l’autre jour au nom de l’inclusion ou de la lutte contre les discriminations ; et de l’autre, s’aplatir devant ce qui compromet à terme la concorde civique et l’existence même de la nation, ou même l’encourager.</p><p>L’ingénierie sociale se redéploie dans les paramètres de ce qu’il faut bien appeler l’État thérapeutique.</p><p>Les populations occidentales sont ainsi progressivement amenées à consentir à leur exil intérieur, dans un monde où elles ne seront plus que tolérées, comme si elles n’étaient désormais que le bois mort de l’humanité.</p><p>************************</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/675/%C2%ABpourquoi-le-projet-de-loi-anti-covid-heurte-de-maniere-disproportionnee-nombre-de-libertes-fondamentales%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sun, 01 Aug 2021 18:06:04 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/675/%C2%ABpourquoi-le-projet-de-loi-anti-covid-heurte-de-maniere-disproportionnee-nombre-de-libertes-fondamentales%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[«Pourquoi le projet de loi anti-Covid heurte de manière disproportionnée nombre de libertés fondamentales»]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="a-sf">FIGAROVOX/TRIBUNE - Dix juristes détaillent les aspects de la «loi anti-Covid» votée le 25 juillet portant selon eux atteinte à la Constitution.</p><p class="a-a">Par Tribune collective</p><p class="a-pi">Publié le 01/08/2021 à 15:12, mis à jour le 01/08/2021 à 17:27</p><p>Ce contenu n'est pas accessible.</p>
<p>Contrôle des passes sanitaires à l'entrée du stade Vélodrome de Marseille samedi 31 juillet. CHRISTOPHE SIMON / AFP</p>
<p class="a-p">Guillaume Drago, François-Xavier Lucas, Stéphane Caporal, Nicolas Sild et Cyrille Dounot sont professeurs ; Capucine Augustin, Santiago Muzio, Claire Perret, Jérôme Triomphe et Maxellende de la Bouillerie sont avocats.</p><p class="a-p">Le <a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/passe-sanitaire-les-terrasses-incluses-pas-de-licenciement-pour-les-salaries-20210725" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire</a>, qui instaure une obligation vaccinale pour certains et un passe sanitaire pour tous, heurte d'une manière disproportionnée nombre de libertés fondamentales et encourt à ce titre la censure par le Conseil constitutionnel.</p><p>Ce contenu n'est pas accessible.</p>
<p>Une obligation vaccinale de facto alors que non prévue par la loi</p>
<p class="a-p">Soumettre l'exercice de certaines activités à la présentation d'un « Passe sanitaire » aboutit en pratique à une obligation vaccinale pour le personnel intervenant (travaillant) dans les domaines listés ainsi qu'aux citoyens souhaitant y accéder : en effet, la contrainte représentée par le fait de devoir se rendre toutes les 48 heures dans un centre habilité pour y subir un prélèvement nasal non remboursé à compter de l'automne (environ <a href="https://www.ameli.fr/laboratoire-danalyses-medicales/actualites/evolution-de-la-tarification-des-tests-de-depistage-rt-pcr" target="_blank" rel="nofollow noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">27 euros</a> à ce jour pour un test PCR soit 405€ par mois) dans des centres qui seront probablement raréfiés et engorgés (du fait du non-remboursement) constitue une mesure d'effet équivalent à une obligation vaccinale.</p><p class="a-p a-p-l">» LIRE AUSSI - <a href="http://www.lefigaro.fr/medias/les-journalistes-cibles-recurrentes-des-manifestants-contre-le-passe-sanitaire-20210801">Les journalistes, cibles récurrentes des manifestants contre le passe sanitaire</a></p><p class="a-p">Cette obligation indirecte, puisque non prescrite par la loi, viole l'article 5 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui énonce que « nul ne peut être contraint à faire ce que la loi n'ordonne pas ».</p>
<p>Une obligation vaccinale inconstitutionnelle</p>
<p class="a-p">L'obligation vaccinale (conséquence du passe sanitaire ou directement par la loi) pour exercer certaines professions viole le droit à l'emploi et le droit de ne pas être lésé en raison de ses opinions ou de ses croyances, protégés par l'alinéa 5 du Préambule de la Constitution de 1946 comme par l'article 8 de la Déclaration de 1789 qui garantit la liberté et impose au législateur de n'établir « que des peines strictement et évidemment nécessaires ». Elle viole également le principe d'égalité, les libertés individuelles, le principe de protection de la santé, le droit à l'intégrité physique et à la dignité, le principe d'égal accès aux emplois publics, le principe de précaution, inscrits dans notre bloc de constitutionnalité.</p>
<p>Absence de justification par la nature de la tâche à accomplir et absence de proportionnalité</p>
<p class="a-p">Une telle restriction aux droits et libertés individuelles et collectives est inconstitutionnelle car non justifiée par la nature de la tâche à accomplir, non proportionnée au but recherché et injustifiée au regard de l'objet de la loi (Conseil constitutionnel, n°<a href="https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2019/2018757QPC.htm" target="_blank" rel="nofollow noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">2018-757 QPC</a>, 25 janvier 2019 ; n° <a href="https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2002/2001455DC.htm" target="_blank" rel="nofollow noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">2001 455-DC</a>, 12 janvier 2002).</p><p class="a-p">En effet, si le but recherché avec le passe est de garantir, sur un lieu donné, la seule présence de personnes « protégées » contre le virus SARS-CoV-2, alors les personnes ayant des anticorps devraient bénéficier d'un passe et leur exclusion est discriminatoire.</p><p>Ce contenu n'est pas accessible.</p><p class="a-p">Si le but recherché est de garantir, la seule présence de personnes ne présentant pas un « risque » de transmission du virus pour les autres, alors l'obligation de ce passe constitue une rupture d'égalité injustifiée à l'égard des non-vaccinés par rapport aux vaccinés, puisque les premiers sont contraints de réaliser un dépistage virologique afin de garantir qu'ils ne sont pas porteurs du virus, alors que les seconds sont exemptés de cette obligation alors même qu'ils peuvent être porteurs et contagieux (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000043388077?init=true&amp;page=1&amp;query=+450956&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all" target="_blank" rel="nofollow noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">Conseil d'État, référés, 1er avril 2021, n°450956</a>).</p><p class="a-p a-p-l">» LIRE AUSSI - <a href="http://www.lefigaro.fr/vox/societe/les-imaginaires-antifasciste-et-national-se-retrouvent-dans-les-manifestations-anti-passe-sanitaire-20210801">«Les imaginaires antifasciste et national se retrouvent dans les manifestations anti-passe sanitaire»</a></p><p class="a-p">L'obligation vaccinale de certaines catégories de personnes relève donc d'une erreur manifeste d'appréciation puisqu'elle est présentée comme justifiée par l'objectif de lutter contre la diffusion de l'épidémie et de préservation des personnes avec lesquelles ces personnes obligées de se faire vacciner seront en contact.</p><p class="a-p">Le passe sanitaire n'est pas non plus justifié au regard de la nature de la tâche à accomplir : quelle différence entre le personnel intervenant dans des activités de restauration commerciale soumis au passe et celui intervenant dans des activités de restauration collective ou professionnelle routière et ferroviaire qui n'y est pas soumis ? Quelle différence entre le caissier de restauration collective en contact avec de nombreux clients mais non soumis au passe et le cuisinier du petit restaurant de quartier qui ne côtoie pas la clientèle et n'en est pas moins soumis au passe ?</p><p class="a-p">Quelle différence entre les psychologues ou les psychothérapeutes soumis à une obligation vaccinale alors qu'il n'a été ni démontré, ni même avancé, que le cadre de leur consultation serait propice à la transmission du virus et le salarié en rayon ou en caisse d'un centre commercial amené chaque jour à côtoyer et échanger avec des dizaines de personnes non soumis au passe ?</p><p class="a-p">Selon qu'une personne âgée ou handicapée est titulaire de l'allocation personnalisée pour l'autonomie (APA) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH), son salarié doit être vacciné ou non. Mais en quoi les ressources de la personne employeur justifieraient l'obligation vaccinale du salarié au regard de l'objectif de protection alléguée contre l'épidémie ?</p><p>Ce contenu n'est pas accessible.</p><p class="a-p">Le personnel présentant une contre-indication au vaccin peut exercer normalement son activité sans vaccin ni dépistage virologique négatif. Or: Or, si le projet de loi était justifié par un risque de transmission ou de contamination, ces personnes ne devraient pas travailler dans les lieux identifiés comme foyers possibles de contamination et le projet de loi aurait alors dû prévoir un système de congé temporaire avec maintien de la rémunération. Si le risque invoqué peut être évité par exemple par le respect des gestes barrière pour ces personnes, pourquoi ne peut-il pas l'être non plus pour les autres ?</p>
<p>Violation de la nécessité du consentement libre et éclairé et du droit au respect de l'intégrité physique</p>
<p class="a-p">Tant que les vaccins disponibles sur le territoire français sont toujours en phase 3 d'essai clinique -(jusqu'au 27 octobre 2022 pour Moderna et au 2 mai 2023 pour Pfizer), il s'agit de médicaments expérimentaux utilisés dans un essai clinique (<a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/ALL/?uri=celex:32001L0020" target="_blank" rel="nofollow noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">Directive 2001/20/CE</a>, 4 avril2001, art. 2, d). Le nombre de vaccins administrés ne change pas cette qualification juridique. L'Agence européenne du médicament n'a délivré qu'une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle, l'AMM non conditionnelle ne pouvant intervenir qu'à l'issue des essais cliniques (<a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32004R0726" target="_blank" rel="nofollow noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">Règlement CE n°726/2004, 31 mars 2004</a>, art. 6). Or, un vaccin en phase 3 ne peut s'adresser qu'à des volontaires donnant un consentement libre et éclairé (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032722892/2016-12-31" target="_blank" rel="nofollow noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">Art. L. 1122-1-1</a>, Code de la santé publique ; Directive 2001/20/CE ; <a href="https://www.inserm.fr/sites/default/files/2017-11/Inserm_CodeNuremberg_TradAmiel.pdf" target="_blank" rel="nofollow noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">Code de Nuremberg de 1947</a>). L'obligation porte donc atteinte au droit au respect de l'intégrité physique.</p>
<p>Violation du principe de précaution de la santé</p>
<p class="a-p">L'obligation vaccinale porte atteinte au principe à valeur constitutionnelle de précaution de la santé, dès lors que des effets indésirables - dont 25% graves - ont déjà été observés en France par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).</p>
<p>Violation du droit à la formation professionnelle</p>
<p class="a-p">L'obligation vaccinale des étudiants de certaines filières viole le droit à la formation professionnelle protégé par l'alinéa 13 du Préambule de la Constitution de 1946. Elle est d'autant plus disproportionnée que les jeunes ne sont pas une population fragile et ne courent pas de risque particulier de mourir de la Covid 19, sans compter la balance bénéfice-risque en défaveur du vaccin dans leur cas. Bien plus, cette obligation s'impose alors même que les étudiants ne seraient pas en contact avec des personnes vulnérables.</p>
<p>Violation de la liberté d'aller et venir, du principe d'égalité, de la protection de la santé, du droit aux loisirs et de l'intérêt supérieur de l'enfant</p>
<p class="a-p">L'exigence d'un passe pour accéder à certains lieux, ou services viole la liberté d'aller et venir, le principe d'égalité, la protection de la santé et le droit aux loisirs (articles 2 et 4 de la Déclaration de 1789, alinéas 10 et 11 du Préambule de la Constitution de 1946). Les contraintes fortes imposées à ceux qui ne présenteraient pas un passe ne respectent pas le principe de proportionnalité (nécessité, adaptation, proportionnalité proprement dite), et ne sont pas justifiées par l'objectif visé.</p><p class="a-p">On constate que les conditions générales de santé publique, évoquées par le Conseil d'État, exercent une influence majeure sur les obligations imposées par les pouvoirs publics. Or, elles sont éminemment variables, changeantes, justifiant des mesures adaptables elles-mêmes. Chacun peut constater combien les incertitudes sont grandes, tant en ce qui concerne les effets du vaccin lui-même, qu'en ce qui concerne la pandémie, son développement, ses variants dont de nombreux médecins soulignent qu'ils sont plus contagieux mais moins virulents, etc.…</p><p class="a-p">Les mesures contenues dans le projet de loi de par leur généralité constituant de graves contraintes sur la vie quotidienne ne sont pas proportionnées aux risques changeants et largement inconnus et aux conditions générales de santé publique découlant de l'alinéa 11 du Préambule de 1946.</p><p class="a-p a-p-l">» LIRE AUSSI - <a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/covid-19-toujours-plus-de-manifestants-anti-passe-sanitaire-malgre-les-vacances-20210731">Covid-19 : toujours plus de manifestants anti-passe sanitaire, malgré les vacances</a></p><p class="a-p">En outre, la violation du principe constitutionnel de garantie de la santé est patente du fait qu'une personne ne pourra recevoir des soins programmés que si elle (et également ses parents si elle est mineure) présente(nt) un passe sanitaire. De même, l'interdiction de visite à une personne accueillie en établissement de santé ou médico-social viole ce principe de garantie de la santé qui est, selon l'OMS, « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. ». Or, la solitude, plus encore de personnes fragilisées, met en péril leur santé psychique.</p><p class="a-p">Quant à soumettre les mineurs à l'exigence du passe sanitaire pour des activités courantes, c'est contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant et à leur droit aux loisirs pour leur bon épanouissement.</p>
<p>Incompétence inconstitutionnelle du législateur</p>
<p class="a-p">Enfin en délégant au préfet la possibilité d'imposer un passe sanitaire pour accéder aux grands magasins, centres commerciaux et aux moyens de transport (métro, RER, bus !), le législateur a méconnu l'étendue de sa compétence, violant l'article 34 de la Constitution.</p><p class="a-p">Nous appelons le Conseil constitutionnel à assumer pleinement ses responsabilités pour que soit respecté l'état de droit.</p><p class="a-p">À voir aussi - «On est là pour se faire entendre»: à Paris, des milliers de personnes rassemblées contre le passe sanitaire</p><p>Ce contenu n'est pas accessible.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/674/la-vaccination-covid-a-l%E2%80%99epreuve-des-faits-2eme-partie-une-mortalite-inedite</guid>
	<pubDate>Sat, 31 Jul 2021 09:27:15 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/674/la-vaccination-covid-a-l%E2%80%99epreuve-des-faits-2eme-partie-une-mortalite-inedite</link>
	<title><![CDATA[La vaccination Covid à l’épreuve des faits. 2ème partie : une mortalité inédite]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Épisode 59</p><p>Par Laurent MUCCHIELLI (sociologue, directeur de recherche au CNRS), Hélène BANOUN (pharmacien biologiste, PhD, ancienne chargée de recherches à l’INSERM), Emmanuelle DARLES (maîtresse de conférences en informatique à Aix-Marseille Université), Éric MENAT (docteur en médecine, médecin généraliste), Vincent PAVAN (maître de conférences en mathématique à Aix-Marseille Université) &amp; Amine UMLIL (pharmacien des hôpitaux, praticien hospitalier, unité de « pharmacovigilance/CTIAP (centre territorial d’information indépendante et d’avis pharmaceutiques)/Coordination des vigilances sanitaires » du Centre hospitalier de Cholet).</p><p>Contact : laurent.mucchielli@protonmail.com</p><p class="center">* * *</p><p>Dans le <a href="https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/200721/la-vaccination-l-epreuve-des-faits-1ere-partie-les-chiffres-de-l-epidemie" class="external" target="_blank">précédent épisode</a> de notre mini-série sur la vaccination, nous avions montré que les données épidémiologiques les plus facilement disponibles à l’échelle mondiale suffisent à prouver que la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission du Sars-Cov-2, en particulier de l’actuel variant Delta (ou indien), ce qui contredit massivement les déclarations répétées des représentants du pouvoir exécutif français relatives à la « protection vaccinale ». Aux États-Unis, le directeur du NIAID, Antony Fauci, vient du reste de <a href="https://www.msnbc.com/all-in/watch/dr-fauci-explains-updated-cdc-mask-guidance-for-vaccinated-people-amid-covid-hotspots-117489221538" class="external" target="_blank">le reconnaître publiquement</a>, recommandant même le port du masque en intérieur par les personnes vaccinées. Autre exemple : en Angleterre, les touristes français doivent subir une quarantaine <a href="https://www.bfmtv.com/international/europe/angleterre/covid-19-l-angleterre-exempte-de-quarantaine-les-voyageurs-vaccines-arrivant-de-l-ue-et-des-etats-unis_AD-202107280250.html" class="external" target="_blank">même s’ils sont vaccinés</a>. Il est donc déjà clair que la vaccination n’est pas la solution miracle annoncée pour endiguer l’épidémie et que le chantage formulé par l’exécutif français (vaccination générale ou reconfinement) est fondé sur un mensonge. Un second mensonge répété à plusieurs reprises tant par le président de la République, le premier Ministre que le ministre de la Santé (et d’autres élus adoptant des postures sanitaires autoritaires, <a href="https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-a-nice-christian-estrosi-impose-un-pass-sanitaire-aux-enfants-pour-aller-au-centre-de-loisirs-23-07-2021-SA22NHM3NJCRJNIK35X3NFBN5M.php" class="external" target="_blank">à l’image du maire de Nice M. Estrosi</a>) est probablement la prétendue quasi-disparition (« à 96% ») des formes sévères de la Covid grâce à la vaccination. En Israël, un des pays où la population est la plus vaccinée au monde, les autorités viennent ainsi de décider de <a href="https://www.businesstravel.fr/israel-ne-rouvre-pas-ses-frontieres-aux-voyageurs-vaccines.html" class="external" target="_blank">fermer les frontières du pays aux touristes vaccinés</a>, indiquant non seulement que la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission, mais également que <a href="https://www.jpost.com/breaking-news/for-first-time-since-march-855-new-coronavirus-cases-in-israel-674084" class="external" target="_blank">la majorité des personnes hospitalisées pour des formes graves</a> sont désormais des personnes vaccinées. Tout ceci suggère clairement qu’un gouffre sépare le marketing des industriels (repris par la propagande politique) des réalités de santé publique. Et c’est également au fond de ce gouffre qu’est pour le moment oubliée la question des effets indésirables les plus graves de la vaccination anti-covid, sujet de ce nouvel épisode.</p><p>Sortir du déni, observer froidement les données de la pharmacovigilance</p><p>Dans <a href="https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/150721/la-crise-sanitaire-revele-l-inquietant-declin-du-journalisme" class="external" target="_blank">un autre précédent épisode de notre enquête</a>, nous avons montré comment et pourquoi la plupart des journalistes français travaillant dans les médias mainstream ont trahi certains principes déontologiques de base de leur profession, n’exerçant plus leur rôle de contre-pouvoir pour devenir au contraire de simples relais de la communication gouvernementale. En cause notamment, la fin du journalisme d’investigation, remplacé par un fact-checking de bureau qui n’est plus qu’un simulacre de journalisme. S’agissant de la sécurité des vaccins anti-covid, le pseudo-journalisme va ainsi chercher à dénier la réalité des effets indésirables, dans la droite ligne du discours gouvernemental. Un exemple parmi de nombreux autres est fourni par les fact-checkers du groupe de télévision TFI-LCI qui, depuis janvier 2021, s’évertuent à dénier toute conséquences médicales négatives de la vaccination (le dernier article en ce sens est à <a href="https://www.lci.fr/sante/covid-19-attention-ces-chiffres-europeens-ne-prouvent-pas-que-10000-deces-sont-dus-aux-vaccins-2186895.html" class="external" target="_blank">lire ici</a>). L’argument est toujours le même, et il est bien connu. Sur tous les sites de pharmacovigilance du monde, on trouve en effet les mêmes précautions d’interprétation indiquant que les déclarations d’effets indésirables imputées à tel ou tel médicament ne sont qu’une présomption de causalité (imputabilité) et que seul un examen complet des déclarations individuelles par des médecins pourrait ultérieurement établir ce lien de causalité.</p><p>Ceci est une évidence et il est bien clair que tout ce qu’on va lire par la suite relève d’une présomption de causalité. Mais, ceci est vrai pour la pharmacovigilance de manière générale, et on verra que la comparaison avec d’autre médicaments montre qu’il se passe bel et bien quelque chose de totalement inédit pour ces vaccins génétiques anti-covid. Comme d’habitude, les journalistes sont aveuglés par leur dépendance au pouvoir politique et aux sources institutionnelles directement liées au ministère de la Santé, et ils font preuve d’un esprit critique à géométrie extrêmement variable. Les mêmes précautions valent en effet, par exemple, pour le comptage des morts imputables à la Covid, sujet sur lequel on n’a pourtant quasiment jamais lu d’article critique dans la presse. En d’autres termes, pour la plupart des journalistes, les statistiques sanitaires sont indiscutables quand elles vont dans le sens de la narration officielle, mais elles deviennent soudainement discutables lorsqu’elles contredisent cette même narration. Cette malhonnêteté intellectuelle devrait sauter aux yeux.</p><p>En outre, nous allons voir que, dans certains pays (comme la France mais également les États-Unis), les remontées d’informations de pharmacovigilance sur la sécurité des vaccins anti-covid sont principalement le fait de médecins et non de malades. Et nous verrons également qu’elles corroborent largement celles des pays (comme les Pays-Bas) où la déclaration est principalement le fait des malades. Nous verrons même qu’il existe des recherches qui ont testé rétrospectivement la fiabilité de ces déclarations, et qui indiquent un haut niveau de fiabilité.</p><p>A distance de ces jeux de représentations et de ces arguments d’autorité, nous allons donc ici observer froidement les données de la pharmacovigilance concernant la sécurité des vaccins anti-covid. Et nous allons le faire dans plusieurs pays afin d’échapper au tropisme français. On verra alors que, en réalité, les mêmes constats peuvent être faits un peu partout dans les pays occidentaux.</p><p>Dernière précision avant d’entamer l’examen des chiffres : loin d’exagérer les problèmes, ces chiffres sont au contraire à considérer comme des minima sous-évaluant la réalité. En effet, la pharmacovigilance fonctionne presque partout de façon passive (et non pro-active) : les centres dédiés à la collecte des effets indésirables des médicaments attendent que les professionnels de santé et les particuliers leur signalent les problèmes. Si pour une raison ou une autre (oubli, incertitude, auto-censure, manque de temps ou négligence des médecins généralistes ou hospitaliers, isolement du malade qui meurt seul à domicile, ignorance du dossier médical de la personne décédée par le médecin établissant le certificat de décès, problèmes informatiques divers et variés, etc.) les médecins ou les malades ne remplissent pas le formulaire de déclaration d’incident, ce dernier ne sera jamais connu. Dès lors, la sous-estimation de l’état réel des problèmes est à la fois permanente et massive. Les <a href="https://documentation.ehesp.fr/index.php?lvl=notice_display&amp;id=240656" class="external" target="_blank">premières études</a> françaises, au début des années 2000, estimaient qu’environ 95% des effets indésirables des médicaments n’étaient pas rapportés. Encore très récemment, dans la revue Santé Publique, <a href="https://www-cairn-info.lama.univ-amu.fr/revue-sante-publique-2019-4-page-561.htm" class="external" target="_blank">onze chercheurs montraient</a> que seule une fiche de pharmacovigilance sur six était renseignée de façon complète. Même si on peut faire l’hypothèse que la sous-déclaration concerne surtout les effets indésirables les moins graves, tout ce qui suit doit donc non seulement être pris très au sérieux, mais de surcroît regardé comme constituant très probablement une euphémisation de la réalité des problèmes de sécurité posés par les vaccins anti-covid (comme pour tout autre médicament).</p><p>En France, les rapports de l’agence du médicament</p><p>En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) publie un « <a href="https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/covid-19-suivi-hebdomadaire-des-cas-deffets-indesirables-des-vaccins" class="external" target="_blank">suivi hebdomadaire des effets indésirables des vaccins </a>» dont nous avons épluché les rapports détaillés sur chacun des quatre vaccins utilisés en France. On va systématiquement y observer ce qui est dit sur les effets « graves » (par opposition aux effets non-graves qui sont les petites réactions locales immédiates à l’injection).</p><p>Concernant le vaccin d’AstraZeneca, l’ANSM indique que 7,2 millions de doses avaient été administrées au 08 juillet 2021, majoritairement dans la population ciblée par les recommandations vaccinales des plus de 55 ans, mais « on note néanmoins 623 doses tracées comme administrées chez des patients de moins de 16 ans ». A la même date, plus de 22 071 évènements indésirables ont été déclarés, exclusivement par des professionnels de santé (on se souvient qu’il leur était réservé en priorité au début, conformément à la <a href="https://www.has-sante.fr/jcms/p_3235868/fr/strategie-de-vaccination-contre-la-covid-19-place-du-covid-19-vaccine-astrazeneca" class="external" target="_blank">Recommandation de la Haute Autorité de Santé du 2 février 2021</a>), dont 5 191 événements « graves » (soit près d’un quart du total). Comme l’indique le tableau ci-dessous, ces cas graves concernent toutes les tranches d’âge mais sont concentrés entre 30 et 74 ans. Parmi ces 5 191 événements graves, un quart a nécessité une hospitalisation, 247 ont engagé le pronostic vital, 121 ont entraîné des invalidité ou incapacités et 170 ont conduit à la mort.</p><p>Source : CRPV d’Amiens ‐ CRPV de Rouen, <a href="https://ansm.sante.fr/uploads/2021/07/23/20210723-covid-19-rapport-14-vaxzevira-astrazeneca-2.pdf" class="external" target="_blank">Enquête de pharmacovigilance du vaccin VAXZEVRIA®</a></p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>Concernant le vaccin de Pfizer, plus de 42,5 millions de doses avaient été administrées au 1er juillet 2021 (dont 700 000 à des jeunes de 16 à 18 ans) et 31 389 cas effets/évènements indésirables déclarés, principalement par les professionnels de santé. Parmi eux, 8 689 événements « graves » survenus à partir de l’âge de 30 ans (27,7% du total des événements indésirables), dont 2 551 mises en jeu du pronostic vital, 460 invalidités ou incapacités et 761 décès.</p><p>Source : CRPV de Bordeaux, CRPV de Marseille, CRPV de Toulouse, CRPV de Strasbourg, <a href="https://ansm.sante.fr/uploads/2021/07/16/20210716-vaccins-covid-19-rapport-pfizer-periode-28-05-2021-01-07-2021.pdf" class="external" target="_blank">Enquête de pharmacovigilance du vaccin Pfizer – BioNTech Comirnaty</a></p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>Concernant le vaccin de Janssen, l’ANSM indique que 608 489 injections ont eu lieu au 08 juillet 2021, dont 7% de personnes âgées de 16 à 49 ans et même 407 enfants âgés de 0 à 15 ans, « contrairement aux recommandations nationales de réserver ce vaccin aux plus de 55 ans » ! A la même date, 243 évènements indésirables ont été déclarés, principalement par des professionnels de santé. Parmi ces événements, on note 39 hospitalisations, 4 pronostics vitaux engagés, 1 invalidité ou incapacité et 7 décès.</p><p>Source : CRPV de Grenoble et CRPV de Lyon, <a href="https://ansm.sante.fr/uploads/2021/07/23/20210723-covid-19-rapport-janssen-2.pdf" class="external" target="_blank">Enquête de pharmacovigilance du vaccin JANSSEN®</a></p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>Concernant le vaccin de Moderna, l’ANSM indique que 5,2 millions de doses avaient été administrées au 08 juillet 2021, dont près de 53 000 à des mineurs. A la même date, environ 6 000 évènements indésirables avaient été déclarés, dont 14,4% de cas graves et autant de « cas inattendus » (on ignore hélas ce que recouvre cette catégorie), signalés ici presque autant par les particuliers que par les professionnels de santé. Sur les 1 050 événements graves, on note 312 hospitalisations, 50 mises en jeu du pronostic vital, 25 incapacités ou invalidités et 44 décès (dont quelques cas de morts fœtales). Les principaux problèmes constatés parmi ces cas graves sont de type hématologiques/vasculaires (thromboses, AVC, embolies pulmonaires), neurologiques (paralysies faciales, convulsions généralisées), cardiaques (troubles du rythme, myocardites), à quoi s’ajoutent « 28 morts subites inexpliquées ».</p><p>Source : CRPV de Lille, CRPV de Besançon, <a href="https://ansm.sante.fr/uploads/2021/07/16/20210716-vaccins-covid-19-rapport-moderna-periode-28-05-2021-01-07-2021.pdf" class="external" target="_blank">Enquête de pharmacovigilance du VACCINE MODERNA</a></p><p>.</p><p>.</p><p>De quels effets indésirables s’agit-il précisément ?</p><p>Au 8 juillet 2021, au terme d’environ 6 mois de campagne vaccinale, la pharmacovigilance française du vaccin AstraZeneca rapporte un total de près de 43 000 effets/évènements indésirables, dont 9 637 (22,5%) classés comme « graves ». Ces derniers sont des réactions immédiates à la vaccination, des affections du système nerveux (paralysies notamment), des problèmes vasculaires (thromboses, AVC notamment), des problèmes respiratoires graves et cardiaques graves, enfin des problèmes cutanés très importants, des affections hématologiques et des troubles graves de la vision et/ou de l’audition.</p><p>CRPV d’Amiens ‐ CRPV de Rouen, <a href="https://ansm.sante.fr/uploads/2021/07/23/20210723-covid-19-rapport-14-vaxzevira-astrazeneca-2.pdf" class="external" target="_blank">Enquête de pharmacovigilance du vaccin VAXZEVRIA®</a></p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>La même analyse peut être faite sur les 4 vaccins qui ont des effets indésirables graves en partie différents (surtout neurologiques et nerveux pour le Moderna et le Janssen, davantage cardiaques pour le Pfizer).</p><p>Enfin, si l’on additionne les conséquences les plus graves, mentionnés précédemment pour chacun des 4 vaccins, l’on parvient au tableau ci-dessous qui livre le constat de plus de 15 000 événements indésirables graves, parmi lesquels près de 1 800 hospitalisations, plus de 2 800 mises en jeu du pronostic vital et près de 1 000 morts. Le tout en seulement 6 mois. Par comparaison, indiquons par exemple qu’il y a eu 863 homicides en France <a href="https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Themes/Homicides/Insecurite-et-delinquance-en-2020-bilan-statistique-Fiche-Homicides" class="external" target="_blank">sur l’ensemble de l’année 2020</a>. A eux seuls, les vaccins anti-covid feraient donc plus du double de victimes que les homicides.</p><p>.</p><p>.</p><p>.</p><p>Ce que dit la pharmacovigilance dans d’autres pays occidentaux</p><p>Au Royaume Uni, le ministère de la santé indique que, le 14 juillet 2021, ont été administrées environ 20 millions de premières doses et 12 millions de deuxièmes doses du vaccin Pfizer/BioNTech, 25 millions de premières doses et 23 millions de deuxièmes doses du vaccin AstraZeneca (cette firme pharmaceutique étant domiciliée à Londres), et environ 1,3 million de premières doses du vaccin Moderna. Au total, plus de 46 millions de personnes ont reçu au moins une dose et plus de 35 millions deux doses. Le <a href="https://www.gov.uk/government/publications/coronavirus-covid-19-vaccine-adverse-reactions/coronavirus-vaccine-summary-of-yellow-card-reporting" class="external" target="_blank">rapport de pharmacovigilance</a> <a href="https://www-gov-uk.translate.goog/government/publications/coronavirus-covid-19-vaccine-adverse-reactions/coronavirus-vaccine-summary-of-yellow-card-reporting?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=ajax,sc,elem#yellow-card-reports" class="external" target="_blank">du 22 juillet</a> commence par indiquer que les vaccins sont sûrs et fait tout pour appeler à la vaccination générale. Le début du rapport officiel signale que les vaccins ont des effets indésirables de court terme qui sont très peu graves. Par exemple, pour la Pfizer, « les effets indésirables les plus fréquents dans les essais étaient la douleur au site d'injection, la fatigue, les maux de tête, les douleurs musculaires, les frissons, les douleurs articulaires et la fièvre ; ceux-ci ont été signalés chacun chez plus de 1 personne sur 10. Ces réactions étaient généralement d'intensité légère ou modérée et se sont résorbées en quelques jours après la vaccination ». Certes, le ministère précise aussi avoir enregistré quelques 325 000 signalements d’effets indésirables (dont les deux tiers pour l’AstraZeneca). Mais dans le détail, il précise que « l'écrasante majorité des rapports concernent des réactions au site d'injection (douleur au bras par exemple) et des symptômes généralisés tels que syndrome « ​​grippal », maux de tête, frissons, fatigue (fatigue), nausées (envie de vomir), fièvre, étourdissements, faiblesse, douleurs musculaires et rythme cardiaque rapide. Généralement, ceux-ci surviennent peu de temps après la vaccination et ne sont pas associés à une maladie plus grave ou plus durable ». En un mot : tout va bien. Comme en France, le gouvernement anglais martèle du reste dans son rapport que « les vaccins sont le meilleur moyen de protéger les gens contre le COVID-19 et ont déjà sauvé des milliers de vies. Tout le monde doit continuer à se faire vacciner lorsqu'on lui demande de le faire, sauf indication contraire ». Et pourtant. Une fois passée l’introduction à la gloire de la vaccination, la seconde partie du rapport détaille les effets indésirables : chocs anaphylactiques, paralysie de Bell (paralysie faciale), thromboses (71 décès de ce type avec l’AstraZeneca), troubles menstruels et saignements vaginaux, myocardites et péricardites (surtout avec le Pfizer), réactions cutanées sévères (surtout avec le Moderna), syndromes de Guillain Barré (surtout avec l’AstraZeneca) et enfin des « événements à l’issue fatale », c’est-à-dire des morts. Dans le détail, à la date donc du 14 juillet 2021, l’agence britannique reconnaît 999 morts liés à l’injection du vaccin AstraZeneca, 460 liés à celle du Pfizer et 31 autres, ce qui porte le total à près de 1 500 morts.</p><p>Aux Pays-Bas, le centre de pharmacovigilance (<a href="https://www.lareb.nl/" class="external" target="_blank">bijwerkinden centrum</a> <a href="https://www.lareb.nl/" class="external" target="_blank">- LAREB</a>) fait un point mensuel sur la vaccination et ses effets indésirables, ces derniers étant principalement signalés par les citoyens. Dans sa dernière <a href="https://www-lareb-nl.translate.goog/pages/update-van-bijwerkingen?_x_tr_sl=nl&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=ajax,sc,elem,se" class="external" target="_blank">actualisation du 4 juillet 2021</a>, il faisait état de 16,5 millions de doses administrées, principalement le Pfizer (11,8 millions de doses, contre 2,8 millions pour AstraZeneca, 1,3 million pour Moderna et 600 000 pour Janssen). A cette date, 93 453 déclarations d’effets indésirables avaient été remontées concernant les conséquences de la vaccination anti-covid, parmi lesquels les thromboses dans le cas des vaccins AstraZeneca et Janssen. Enfin, le centre comptait 448 décès rapportés comme liés à la vaccination, concernant principalement des personnes âgées et principalement le vaccin Pfizer.</p><p>En Europe, le site de pharmacovigilance de l’Agence européenne du médicament est particulièrement difficile à manier informatiquement, le chargement des <a href="https://www.adrreports.eu/fr/search_subst.html" class="external" target="_blank">données concernant les vaccins anti-Covid</a> est compliqué à trouver et extrêmement long à réaliser, quand il fonctionne. Deux chercheurs français les ont cependant étudiées patiemment à la fin du mois de juin et présenté <a href="https://odysee.com/@ColCovMed-Reunion:9/CSI-N%C2%B0-12---Vincent-Pavan---Emmanuelle-Darles---Pharmacovigilance-du-vaccin-Pfizer-:6" class="external" target="_blank">dans cette vidéo</a>. A la fin du mois de juin, la pharmacovigilance européenne avait déjà enregistré environ 9 000 décès liés à la vaccination uniquement pour le vaccin de Pfizer, notamment du fait de complications cardiaques, pulmonaires ou cérébro-vasculaires, inclues des morts par Covid (un comble pour les vaccins anti-covid…). Par ailleurs, ces données livrent également un deuxième constat très préoccupant, qui est le fait que ces risques d’effets indésirables graves concernent non seulement les personnes âgées de plus de 65 ans, mais aussi les nourrissons et les adolescents (12-17 ans). En d’autres termes, les vaccins génétiques anti-covid utilisés en Europe présentent des risques d’effets indésirables graves (pouvant aller jusqu’à la mort) dans des catégories de la population qui ne sont nullement menacées par la Covid. Les professionnels de santé du collectif ReinfoCovid et de la Coordination Santé Libre ont ainsi montré que, en dessous de l’âge de 45 ans, <a href="https://www.aimsib.org/2021/07/25/la-comparaison-entre-mortalite-par-covid-et-letalite-due-aux-vaccins-est-juste-catastrophique/" class="external" target="_blank">la balance bénéfice/risque est très défavorable à la vaccination génétique anti-covid</a>. Concernant les enfants et les adolescents, elle relève même d’une forme de violence sur mineurs qu’il serait par conséquent criminel de généraliser.</p><p>Enfin, aux États-Unis, où la pharmacovigilance (comme la transparence des données d’administration publique de manière générale) est beaucoup mieux organisée et plus contraignante que dans beaucoup de pays européens, des données très précises peuvent être exploitées sur <a href="https://vaers.hhs.gov/data.html" class="external" target="_blank">le site de la Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS)</a>. Et, contrairement à l’argument des industriels, répétés en boucle par les journalistes français (à l’image des fact-checkers déjà cités), ces données sont très largement fiables. <a href="https://www.researchgate.net/publication/352837543_Analysis_of_COVID-19_vaccine_death_reports_from_the_Vaccine_Adverse_Events_Reporting_System_VAERS_Database_Interim_Results_and_Analysis" class="external" target="_blank">Six chercheurs anglais viennent ainsi d’analyser</a> un échantillon de 250 déclarations de décès attribués aux vaccins anti-covid dans la VAERS. Il en résulte que les deux tiers des déclarations ont été faites par des médecins et qu’elles sont fiables à 86%. Or le constat qui ressort des données américaines est plus saisissant encore. En recherchant dans ces données les décès liés à la vaccination, il est possible non seulement d’avoir un comptage détaillé pour chaque vaccin anti-covid, mais de surcroît de pouvoir comparer ces résultats avec ceux de tous les autres vaccins administrés depuis plus de 30 ans dans ce pays. Au 16 juillet 2021, date à laquelle 160 millions d’Américains avaient été intégralement vaccinés, les vaccins anti-covid sont liés à plus de 6 000 décès, 91% d’entre eux étant attribuables aux seuls vaccins de Moderna et Pfizer (deux entreprises pharmaceutiques/biotechnologiques américaines, Janssen étant la filiale belge d’une autre entreprise pharmaceutique américaine, Johnson &amp; Johnson). Nous avons reconstitué le tableau ci-dessous qui donne le détail de ces chiffres.</p><p>Source : <a href="https://wonder.cdc.gov/controller/datarequest/D8;jsessionid=3E4511F66596003FFCFC92C1DA52" class="external" target="_blank">VAERS</a>, calcul réalisé sur les données datant du 16 juillet 2021</p><p>.</p><p>.</p><p>Par ailleurs, ces fichiers permettent donc de comparer cette mortalité des vaccins anti-covid à la mortalité vaccinale globale dans ce pays depuis 30 ans (concernant des centaines de vaccins). Ce fichier donne un total de 16 605 décès pour l’ensemble des vaccins sur toute la période. A elle seule et en seulement 6 mois, la vaccination anti-covid représente donc 36% de la totalité de la mortalité vaccinale dans ce pays depuis 30 ans. Par comparaison, dans la même base de données, nous avons compté le nombre de morts occasionnés par l’administration des différents vaccins contre la grippe saisonnière (influenza seasonal). En 30 ans (1990-2020), ces vaccins ont occasionné 1 106 décès, ce qui représente 6,66% du total de la mortalité vaccinale depuis 30 ans. Une autre façon d’exprimer ces résultats est donc de dire que, aux Etats-Unis, en 6 mois, la vaccination anti-covid a tué 5 fois plus de personnes que la vaccination anti-grippe en 30 ans. Ceci confirme d’une autre façon encore que nous sommes bien en présence de vaccins d’un nouveau genre, dont la dangerosité est inédite. </p><p>Conclusion </p><p>La question des effets indésirables graves des vaccins anti-covid fait l’objet d’un déni et d’un silence proprement scandaleux de la part du gouvernement et des principales agences sanitaires (Agence nationale de sécurité du médicament, Haute autorité de santé, Haut conseil de santé publique, etc.). Tout se passe comme s’il s’agissait d’un véritable tabou, en France comme dans la plupart des autres pays occidentaux. L’importance de ces effets apporte en effet une contradiction trop flagrante et dévastatrice pour l’idéologie de la vaccination intégrale qui guide des gouvernements ayant choisi de s’abandonner dans les bras de l’industrie pharmaceutique. Cette dernière est en effet au cœur de toute la gestion d’une épidémie qui constitue pour elle une aubaine inédite dans l’histoire : quel produit commercial breveté a pour marché potentiel la totalité de l’humanité, renouvelable chaque année qui plus est ? Patrons et actionnaires de ces firmes pharmaceutiques et biotechnologiques sont en train de <a href="https://www.alternatives-economiques.fr/covid-19-tres-chers-vaccins/00099304" class="external" target="_blank">devenir immensément riches</a>. Au vu de la façon (dans l’urgence, pour générer un maximum de profits) dont ces industries ont travaillé, notamment aux Etats-Unis et en Angleterre, pour mettre au point ces nouveaux vaccins génétiques (ADN ou ARN), on pouvait ainsi dès le départ redouter que ces produits ne soient pas de très bonne qualité. Mais la réalité dépasse ces craintes et montre que ces vaccins ont davantage d’effets indésirables plus ou moins graves qu’aucun autre avant eux. Nous avons vu ainsi qu’aux Pays-Bas l’on parvient à un taux de 2,7 morts pour 100 000 vaccinés (16,5 millions de vaccinés, 448 morts). En France et aux Etats-Unis, ce taux monte à environ 3,7 morts pour 100 000 vaccinés. Et en Grande-Bretagne, ce taux grimpe même à 4,3 morts pour 100 000 vaccinés, très probablement en raison de la prépondérance du vaccin AstraZeneca que l’on sait <a href="https://www.sudouest.fr/sante/coronavirus/vaccin/vaccin-astrazeneca-les-pays-bas-suspendent-a-leur-tour-son-utilisation-1672594.php" class="external" target="_blank">depuis le mois de mars 2021</a> être le plus dangereux des quatre vaccins couramment utilisés en Occident (en particulier du fait des nombreuses thromboses qu’il provoque et qui commencent à être documentées dans la littérature scientifique médicale, voir par exemple <a href="https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2104840" class="external" target="_blank">ici</a> et <a href="https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2104882" class="external" target="_blank">là</a>), ce qui n’est guère surprenant lorsque l’on connaît <a href="https://www.nytimes.com/2020/12/07/business/china-vaccine-astrazeneca.html" class="external" target="_blank">les conditions dans lesquelles il a été fabriqué en Chine</a>. Au passage, nous avons également signalé que ce fut le premier vaccin administré en France, dès février 2021, aux professionnels de santé. De là une des raisons rationnelles probables de la grande réticence à la vaccination anti-covid que manifestent une partie d’entre eux.</p><p>Cette mortalité vaccinale (qui n’est que la pointe émergée de l’iceberg des effets indésirables graves) est donc inédite, elle est particulièrement grave et sa dissimulation l’est plus encore. Soyons clair : dissimuler d’une façon ou d’une autre un tel danger est tout simplement criminel vis-à-vis de la population. Même réduite à ses plus élémentaires principes de déontologie (primum non nocere), l’approche de cette question en termes de santé publique devrait conduire à suspendre d’urgence la campagne vaccinale, à étudier beaucoup plus en détail les données de cette pharmacovigilance (en particulier selon les classes d’âge et en fonction des différents facteurs de risque) et, au terme d’une analyse bénéfices/risques méticuleuse, à déterminer à quelles catégories bien précises de la population il est possible de proposer la vaccination sans risque que les effets indésirables graves soient plus nombreux que les formes graves de la Covid dont elle sensée les protéger. Tout autre approche ne relève pas de la santé publique mais de postures idéologiques ou d’un marketing commercial. Et l’histoire a déjà montré (sur le tabac, sur les pesticides, sur la pollution aux hydrocarbures, etc.) que ces postures et ce marketing étaient responsables de véritables crimes contre les populations civiles. Que ces crimes soient commis au nom du Bien ou au nom de la Santé ne devrait en aucun cas aveugler sur leur réalité et leur nature. Toutes celles et ceux qui s’y adonnent pourront être désormais considérés comme complices de cette nouvelle mortalité vaccinale inédite dans l’histoire de la médecine.</p><p>Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/672/le-point-de-bascule</guid>
	<pubDate>Wed, 28 Jul 2021 15:02:43 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/672/le-point-de-bascule</link>
	<title><![CDATA[Le point de bascule.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Nous voici donc parvenus (déjà !) au mitan de cette trêve estivale qu’il est bien dur de respecter sereinement en raison de la stratégie du choc et du chaos organisée par l’exécutif.<br />Toutefois, quelques points.</p>

<p>-La mobilisation contre le passe de la honte, le puçage du bétail humain, est, contrairement à ce que prétend la propagande, très forte. Tout est fait pour feindre de confondre cette mobilisation avec un rejet de la vaccination, ce qui est et doit demeurer deux choses tout à fait différentes.</p>

<p>-Je me permets modestement de vous mettre en garde contre la poursuite des manifestations car, quiconque observe un peu les sites des réseaux d’ultra-gauche, antifas, black blocs et compagnie, sait que ces derniers sont furibards qu’un mouvement de rue leur échappe, et qu’ils ont lancé de nombreux appels afin de venir parasiter, je dirais gangrener, le mouvement. Comme d’habitude, ils serviront en cela de petits SA au pouvoir, sèmeront opportunément le chaos et permettront aux macronnards de couiner à la violence, en vous traitant, dans un amalgame de compétition, d’ignares, d’incultes, de CSP-, d’obscurantistes, d’extrémistes etc, on connaît la chanson (ces gens sont des petits-bourgeois aux souliers encore crottés, en ascension sociale ou hantés par le spectre de leur éventuel déclassement, et ont besoin d’afficher ce mépris afin de se rassurer, comme un parvenu a besoin d’afficher ses signes extérieurs de richesse…).<br />La stratégie du boycott me paraît désormais beaucoup plus efficace pour 2 raisons: d’abord parce qu’elle frappe au porte-monnaie, qui est la seule chose qui ait de la valeur en Macronie  composée d’individus ne croyant ni à Dieu ni à Diable, et contraindra les prestataires tentés par la collaboration à rejeter le puçage humain pour retrouver leurs clients.<br />Ensuite et surtout parce que plus la situation sera économiquement difficile à tenir, plus nous aurons de chances que ce passe de la honte soit réellement supprimé à l’automne, sans quoi, je vous le redis, il sera éternellement reconduit, comme les états d’urgence, par un exécutif qui ne respecte plus que les apparences de l’État de droit, puis ce puçage deviendra la norme.<br />(Et bientôt : la ségrégation entre les enfants, joli programme de rentrée scolaire…)</p>

<p>-Le monde dans lequel nous basculons dépasse très largement la question complètement anecdotique du covid. Je vous invite à lire avec attention l’ouvrage indispensable de S.Zuboff sur le « Capitalisme de surveillance » (s’il y a un livre à lire en ce moment c’est celui-ci), afin de comprendre (et là c’est mon analyse) que nous sommes dans un processus parfaitement historicisé, de développement du capitalisme lequel est en train d’opérer sa survie violente sur fond de confiscation des technologies numériques au profit de (et grâce à) la domestication des populations, sur fond aussi de prédation, de destruction des peuples et des nations (indispensable corollaire) mais aussi de destruction de la nature sans autre considération que le profit.<br />Pour cette raison, le délire sanitariste est nécessairement mondial.<br />Pour cette raison aussi, les peuples du monde entier sont en train de se mobiliser contre cette bascule qui, si nous la laissons opérer, sera irréversible.<br />Dans cette vaste bascule, le covid n’est qu’anecdotique et sert de prétexte.<br />Nous savions que le numérique bouleverserait l’humanité mais nous ne savions dans le fond pas vraiment comment. Ce qui est en train de se produire dépasse largement les bienfaits initiaux (et démocratiques) de la révolution numérique (réseaux de communication, accès aux données d’information etc) : il s’agit de la connexion directe de ces technologies avec le pouvoir par le biais du contrôle des corps.</p>

<p>-Pour ces différentes raisons, fuyez systématiquement les lieux où l’on collaborera en vous demandant le puçage humain, reprenez l’habitude de payer en espèces, laissez vos portables éteints quand vous n’en avez pas besoin, laissez-les chez vous autant que possible lorsque vous faites des activités personnelles extérieures, connectez-vous aux réseaux sur des durées limitées et dans des temps restreints, pour communiquer entre nous, ou pour vous réinformer, selon des canaux que vous maîtrisez, mais le moins possible depuis des lieux qui permettent d’identifier vos pratiques personnelles (loisirs, voyages etc, ou alors ne le faites pas en direct), lisez des livres imprimés sur du papier, achetez des journaux imprimés sur du papier, achetez des disques et cessez de télécharger des mp3, faites de la marche, du vélo non électrique, pour les passionnés de sports mécaniques (comme moi) désactivez vos GPS, faites vivre vos terroirs, revenez au local, reprenez le contrôle de vos espaces publics, bref, en un mot, reprenez votre liberté et surtout gardez le contrôle de vos corps.</p>

<p>-L’année à venir sera politique. Tout y sera violent et ils oseront tout pour se maintenir en place. Il faudra être lucides et forts. Je rappelle d’ailleurs qu’il n’y a pas que des présidentielles mais aussi des législatives et que le peuple dispose donc de deux chances pour neutraliser les semeurs de chaos et les destructeurs acharnés du pays.<br />La forfaiture du Parlement sur le puçage humain restera comme un choc au moins équivalent à ce que fut la trahison du Traité de Lisbonne après le vote «non » au Traité Constitutionnel européen de 2005. La sécession des «élites» se poursuit, cette fois-ci en visant directement les populations dans leur chair, mais aussi en dynamitant de manière hallucinante le droit du travail, et tous nos principes ainsi que nos valeurs.<br />Il conviendra donc de se mobiliser, en allant chercher tous les gens que nous connaissons et qui s’abstiennent, pour les conduire aux bureaux de vote, et s’ils sont interdits d’accès pour un prétexte sanitaire quelconque, ne pas les inciter à voter numériquement mais prendre leurs procurations.<br />(Programme non exhaustif, à compléter à la rentrée).</p>

<p>Bref, nous aurons beaucoup de pain sur la planche. Vraiment, prenez des forces !</p>

<p>À bientôt…</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/671/the-us-air-force-quietly-admits-the-f-35-is-a-failure</guid>
	<pubDate>Tue, 27 Jul 2021 17:25:08 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/671/the-us-air-force-quietly-admits-the-f-35-is-a-failure</link>
	<title><![CDATA[The US Air Force Quietly Admits the F-35 Is a Failure]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>This site may earn affiliate commissions from the links on this page. <a href="https://www.ziffdavis.com/terms-of-use#endorsement" target="_blank">Terms of use</a>.</p>
<p>The Air Force has announced a new study into the tactical aviation requirements of future aircraft, dubbed TacAir. In the process of doing so, Air Force chief of staff General Charles Q. Brown finally admitted what’s been obvious for years: The F-35 program has failed to achieve its goals. There is, at this point, little reason to believe it will ever succeed.</p><p><a href="https://www.airforcemag.com/brown-launching-major-tacair-study-with-cape-considering-5th-gen-minus/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">According to Brown,</a> the USAF doesn’t just need the NGAD (Next Generation Air Dominance) fighter, a sixth-generation aircraft — it also needs a new, “5th-generation minus / 4.5th-generation aircraft.” Brown acknowledged some recent issues with the F-35 and suggested one potential solution was to fly the plane less often.</p><p>“I want to moderate how much we’re using those aircraft,” the general said. “You don’t drive your Ferrari to work every day, you only drive it on Sundays. This is our high end, we want to make sure we don’t use it all for the low-end fight… We don’t want to burn up capability now and wish we had it later.”</p>
<p>Ferrari Would Not Consider This Comparison a Compliment</p>
<p>These statements may not seem provocative, but they represent a huge shift in the Air Force’s stance regarding the F-35. The F-35 originated from what was originally known as the Joint Strike Fighter (JSF) program, a multi-national development effort between the United States, the UK, and multiple other partner nations. The explicit purpose of the JSF program was to create a single aircraft that could replace a wide range of air, ground, and strike fighter capabilities. Today, the F-35 exists in three variants. The F-35A provides conventional takeoff/landing and is operated by the USAF, the F-35B provides short-takeoff and vertical-landing (STVOL) capabilities for the US Marines, and the F-35C is designed for carrier operations and is operated by the US Navy.</p><p>The DoD and Lockheed-Martin have spent years painting the F-35 as a flexible, multi-role aircraft capable of outperforming a range of older planes. The rhetoric worked. The F-22 Raptor, F/A-18 Hornet, and several jets in the Harrier family were retired because the F-35 was supposed to replace them. The Air Force <a href="https://www.extremetech.com/extreme/222536-us-air-force-to-keep-the-ugly-deadly-and-uniquely-capable-a-10-in-the-air-through-2022" target="_blank" rel="noopener noreferrer">fought</a> to replace the beloved A-10 Warthog with the F-35 on the grounds that the latter was, somehow, a superior replacement.</p>
<p><a href="https://www.extremetech.com/wp-content/uploads/2016/02/Kim_campbell_damage_a10.jpg"></a></p>
<p id="caption-attachment-222537" class="wp-caption-text">This jet flew home. The F-35 has not proven itself to be equivalently robust. Credit: USAF</p><p>The F-16 was supposed to be replaced by the F-35. Back in 2010, Lockheed expected the F-35 to <a href="https://www.flightglobal.com/singapore-2010-lockheed-says-f-35s-will-replace-usaf-f-15s/91830.article" target="_blank" rel="noopener noreferrer">replace the F-15C/D variants as well as the F-15E Strike Eagle</a>. That’s six different aircraft covering all three roles (air-to-air, strike, and ground). The F-35 was explicitly developed and designed to be a flexible, effective, and relatively affordable aircraft with sophisticated logistics management systems that would reduce downtime and boost reliability.</p><p>This aircraft wasn’t supposed to be a Ferrari. It was billed, explicitly, loudly, and repeatedly, as the single platform that could fill any mission requirement and satisfy virtually any mission profile outside of something a B-52 might handle. Instead, the Air Force, Marines, and Navy have all adjusted plans at various times to keep older aircraft in service due to delays and problems with the F-35.</p><p>To say the F-35 has failed to deliver on its goals would be an understatement. Its mission capable rate is <a href="https://www.defensenews.com/air/2021/01/20/the-defense-department-still-isnt-meeting-its-f-35-readiness-goals/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">69 percent</a>, below the 80 percent benchmark set by the military. 36 percent of the F-35 fleet is available for any required mission, well below the required 50 percent standard. Current and ongoing problems include faster than expected engine wear, transparency delamination of the cockpit, and unspecified problems with the F-35’s power module. The General Accountability Office (GAO) has blamed some of this on spare parts shortages, writing:</p><p>[T]he F-35 supply chain does not have enough spare parts available to keep aircraft flying enough of the time necessary to meet warfighter requirements. “Several factors contributed to these parts shortages, including F-35 parts breaking more often than expected, and DOD’s limited capability to repair parts when they break.</p><p>There have been so many problems with the F-35, it’s difficult even to summarize them. Pilot blackouts, premature part failures, software development disasters, and more have all figured in various documents over the years. Firing the main gun can <a href="https://www.extremetech.com/extreme/305600-the-f-35-is-still-broken-and-the-f-35a-cant-shoot-straight" target="_blank" rel="noopener noreferrer">crack the plane</a>. The Air Force has already moved to buy new F-15EX aircraft. Multiple partner nations that once promised F-35 buys have shifted orders to other planes. The USAF continues to insist it will purchase 1,763 aircraft, but the odds of it doing so are <a href="https://www.extremetech.com/extreme/266746-us-air-force-considers-cutting-f-35-orders-third-pay-fighters-support-costs" target="_blank" rel="noopener noreferrer">increasingly dubious</a>. The F-15EX costs an estimated $20,000 per hour to fly. The F-35 runs $44,000. Lockheed-Martin has promised to bring that cost down to $25,000, but it’s been promising that for years. Former Air Force pilots <a href="https://www.thenation.com/article/archive/f35-fighter-jet-pentagon/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">have not been kind</a> in their recent evaluations of the aircraft’s performance and capabilities.</p><p>Brown indicated he’s not interested in buying more F-16s, because not even the most advanced variants have the full scope of features the USAF hopes to acquire. This would presumably also disqualify the “F-21” Lockheed-Martin recently announced for the Indian market. Instead, Brown wants to develop a new fighter with fresh ideas on implementing proven technologies.</p><p>Congress will have a voice in this discussion, so it’s far from a done deal, but after over a decade mired in failure, someone at the DoD is willing, however quietly, to acknowledge that the F-35 will never perform the role it was supposed to play. As for how much it’ll actually cost to build that 4.5th-generation fighter, all I’ll say is this: The F-35 was pitched to Congress and the world as a way of saving money. Today, the lifetime cost of the aircraft program, including R&amp;D, is estimated to be over $1.5 trillion. The price of a supposedly cheaper 4.5-generation plane could easily match or exceed the F-35’s flyaway cost by the time all is said and done, though hopefully any future aircraft would still manage to offer a much lower cost per hour.</p><p>Feature Image by Staff Sgt Joely Santiago, <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/File:First_F-35_headed_for_USAF_service.jpg" target="_blank" rel="noopener noreferrer">USAF</a>. </p><p>Now Read:</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 25 Jul 2021 09:43:16 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le revenu universel peut-il nous sortir de l’impasse ? entretien avec David Cayla]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Entretien réalisé par Mathilde Nutarelli, étudiante en économie, 05/07/2021</p>

<p>David Cayla est économiste, chercheur et maître de conférences à l’université d’Angers. Membre des économistes atterrés, il a publié des ouvrages sur la question européenne, notamment La Fin de l’Union européenne, avec Coralie Delaume. Son dernier livre, Populisme et Néolibéralisme explore les mécanismes économiques à l’oeuvre derrière la résurgence actuelle des mouvements de contestations. Dans cet entretien, nous avons échangé sur le revenu universel, outil qui revient à la mode à la faveur de la pandémie et des alternatives qui peuvent lui être proposés.</p>

<p>LTR : Avec la pandémie et les difficultés économiques qui en ont découlé, le revenu universel a le vent en poupe. Expérimentations dans certaines régions ou pays, élus demandant de le mettre en place, … Le sujet est omniprésent depuis un an. C’est une notion très large qui englobe plusieurs visions. De la version libérale de Milton Friedman au salaire à vie de Bernard Friot, les écarts sont importants, tant sur le plan idéologique que pratique. Pourriez-vous nous exposer brièvement les différentes philosophies qui sous-tendent ce concept ?</p>

<p>David Cayla : Derrière le revenu universel, il y a beaucoup de conceptions différentes, qui vont de la plus libérale à la plus communiste. La proposition de Milton Friedman n’est pas tout à fait un revenu universel, c’est plutôt une allocation minimale, un impôt négatif. Il propose que les personnes ayant un revenu inférieur à un certain seuil puissent toucher une allocation complémentaire. Chez Bernard Friot, à l’inverse, l’objectif est de remplacer le capitalisme. Pour cela, il propose que tout le monde ait un revenu socialisé qui se substitue au revenu de la sphère privée. Entre ces deux principes, il y a de grandes différences. On peut ausssi citer le « Liber » des libéraux à la Gaspard Koening, le revenu de base du Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB), ou encore le revenu universel d’existence de Benoît Hamon.</p>

<p>Mais alors, comment peut-on englober dans un même terme toutes ces propositions différentes ? Je leur vois trois points communs : il s’agit d’allouer un revenu déconnecté du travail, universel, dans le sens où il toucherait tout le monde, et suffisant. Le caractère suffisant signifie qu’il faut qu’on puisse vivre et combler ses besoins essentiels avec. Tout réside ensuite dans ce que l’on entend par « besoins essentiels ». On peut commencer au niveau du RSA ou bien se placer à un niveau supérieur.</p>

<p>Universel, cela veut dire que tout le monde doit pouvoir bénéficier de ce minimum-là. Parfois, cela signifie le donner à tout le monde, en taxant en contrepartie, ce qui ne fera pas augmenter le revenu de la majorité des gens, mais l’idée de départ est que les plus pauvres ne soient pas oubliés.</p>

<p>Le troisième élément, c’est qu’il est sans contrepartie, c’est-à-dire qu’il est totalement déconnecté de l’activité économique. Il ne se fait pas en échange d’un travail ou d’une démarche. C’est cela qui le distingue du RSA ; car dans le cadre du RSA, on demande au bénéficiaire de signer un contrat d’insertion.</p>

<p>LTR : Pour défendre le revenu universel, ses partisans expliquent qu’il permet de repenser la place du travail, et plus particulièrement des tâches mécaniques, dans la société afin de s’en libérer. Que pensez-vous de cet argument ?</p>

<p>David Cayla : Les promoteurs de gauche du revenu universel considèrent que son intérêt est justement de libérer les individus du besoin de travailler. Ils le justifient par la disparition du travail, liée à la mécanisation. C’est quelque chose que l’on trouve beaucoup chez Benoît Hamon et Baptiste Mylondo, par exemple. Ils justifient aussi cela par l’idée qu’aujourd’hui, toute une partie de l’activité productive des gens ne s’organise pas dans un rapport marchand mais plutôt dans les liens sociaux, comme des grands-parents qui gardent leurs petits-enfants, et qui ne sont pas rémunérés.</p>

<p>Derrière cela, il y a plusieurs choses. Il y a d’abord l’idée de la société post travail : le travail aurait été nécessaire dans la société, mais depuis l’automatisation en a supprimé en grande partie le besoin. Deuxièmement, il y a l’idée qu’il faut valoriser le non marchand. Troisièmement, il est sous-entendu que le plein emploi est une utopie aujourd’hui illusoire et qu’il faut donc trouver une solution pour que les gens puissent vivre décemment sans être obligés de trouver un emploi. Il y a enfin l’idée de renforcer le pouvoir de négociation des salariés sur le marché du travail. Cela aurait pour but d’améliorer leurs conditions de travail, parce qu’aujourd’hui le travail est absolument nécessaire pour vivre et les travailleurs n’ont pas le choix que d’accepter des travaux pénibles et difficiles.</p>

<p>Ce sont les principaux arguments des partisans de gauche du revenu universel. Le problème, c’est qu’ils sont incohérents entre eux. Ils affirment deux choses contradictoires. Premièrement, ils disent qu’il faut favoriser le non marchand mais proposent pour cela de rémunérer les individus avec de l’argent, qui par définition, ne peut être dépensé que dans la sphère marchande. C’est la contradiction philosophique la plus importante. Si l’on veut mettre en avant le non marchand, il ne faut pas donner de l’argent aux citoyens, mais leur fournir des services publics gratuits.</p>

<p>Et là on pose une deuxième question : quel est le rôle de l’État ? Est-il de garantir aux gens des allocations monétaires en espèces ou doit-il fournir des services publics gratuits ? Je suis attaché à la gratuité, j’en tire la conclusion logique que tous les revenus ne passent pas par des revenus monétaires, qu’une partie de la richesse dont nous disposons est non marchande et produite par l’État. Transformer l’État d’un producteur de services non marchands à un État qui alloue de la monnaie en espèces aux ménages pour leur permettre de consommer de manière marchande, c’est à mon avis une dérive grave qui ne peut pas se comprendre dans une perspective de gauche. </p>

<p>Derrière le revenu universel, il y a beaucoup de conceptions différentes qui vont de la plus libérale à la plus communiste.<br />C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les libéraux sont favorables au revenu universel. On le retrouve très bien chez Friedman. La pensée au cœur de sa thèse c’est de substituer des programmes gouvernementaux de services publics par des allocations de même coût et laisser le marché pourvoir à la satisfaction des besoins des ménages. Cette logique-là est cohérente. Mais la logique qui consiste à faire de l’État un producteur d’allocations pour que la population puisse consommer tout en étant contre le tout marché me semble particulièrement contradictoire. C’est le premier point. Le deuxième point, c’est que je ne crois pas à la disparition du travail. Si on veut aller plus loin dans la réflexion, l’argument de la mécanisation et de l’automatisation n’est pas bon. Certes une automatisation a lieu, on ne peut pas le nier, mais c’est un processus ancien, qui date de la révolution industrielle. Au fur et à mesure qu’on mécanise, on s’aperçoit que les emplois se déversent vers les secteurs qui sont non mécanisables et non automatisables. Ils se déversent en particulier vers un secteur très important, celui du care, plus largement de tout ce qu’on appelle les emplois relationnels. Ce sont les emplois qui sont liés à la relation entre le pourvoyeur de service et l’usager. On peut citer par exemple l’éducation, la santé, la sécurité, l’accompagnement. Ce type d’emploi n’a cessé d’augmenter et aujourd’hui on en manque. Aussi, un vrai problème se pose:on a à la fois des chômeurs qui cherchent un emploi et des besoins en emplois qui ne sont pas mécanisables et qu’on ne crée pas en dépit de leur importance. Comment en est-on arrivé là ? Pour une raison simple : la très grande majorité des emplois relationnels sont des emplois publics. Or, on refuse que l’État, au nom de l’austérité budgétaire, crée les emplois relationnels qui sont nécessaires socialement.</p>

<p>Si on veut résoudre le chômage, il suffit de diminuer la taille des classes, d’améliorer les conditions de travail dans les EHPADs et les hôpitaux, d’améliorer les conditions de travail et de formation de la police, etc. C’est-à-dire créer des emplois publics. Cela couterait beaucoup moins cher que d’allouer un revenu universel de 800€ à tout le monde chaque mois. C’est là qu’à mon sens il y a un problème. Si on considère que le rôle de l’État est d’abord de fournir des services publics gratuits à sa population et qu’on lui substitue un rôle d’allocation monétaire sans créer les emplois publics, alors cela créera une concurrence implicite que les partisans du revenu universel de gauche ne mettent jamais en avant. La base fiscale, ce qu’on peut taxer, est de toute façon limitée. Si l’on arrive à collecter 100 milliards d’euros de plus, par exemple, la question va vite se poser pour savoir s’il faut les utiliser pour créer des emplois publics ou pour verser une allocation de type revenu universel. Benoît Hamon dirait qu’il faut faire les deux. Pour moi, ce n’est pas une réponse satisfaisante. Il faut avoir une idée des mesures prioritaires qui vont être financées avec cet argent.</p>

<p>LTR : Certains détracteurs du revenu universel affirment qu’au lieu de permettre aux salariés de mieux négocier avec leurs employeurs, avoir une rentrée d’argent régulière et inconditionnelle inciterait ces derniers à revoir les rémunérations à la baisse. Qu’en pensez-vous ?</p>

<p>David Cayla : Ce qui me gêne le plus dans cette argumentation sur le pouvoir de négociation des salariés c’est qu’on prend pour fait acquis l’idée des économistes selon laquelle l’emploi est organisé essentiellement par un marché du travail, avec une offre, une demande et un pouvoir de négociation. Or, cette vision fait l’impasse sur tout un ensemble d’autres dimensions dans le travail qui sont plus sociologiques ou anthropologiques, en particulier le fait que le travail n’est pas du tout une marchandise comme une autre. Je comprends qu’on puisse parler de pouvoir de négociation quand il s’agit de voitures, mais je pense que, dans le cadre de la relation de travail, cela laisse beaucoup de choses de côté. On oublie en particulier que le travail a une dimension identitaire. C’est-à-dire que l’emploi que l’individu accomplit participe de son identité et donc de l’idée qu’il se fait de lui-même. Ce n’est pas du tout équivalent, par exemple, de toucher 1000 euros d’allocations ou de toucher 1000 euros sous forme de salaire. Quand on est de gauche, on ne peut pas raisonner comme des économistes néolibéraux, qui affirment que l’argent n’a pas d’odeur, que les individus raisonnent comme des homo economicus.</p>

<p>Deuxièmement, le travail est aussi un rapport social, d’autorité entre deux personnes. Lorsqu’on parle de pouvoir de négociation, on ne pense qu’au moment où on va négocier le salaire ou les conditions de travail. Ce qu’on oublie, c’est qu’une fois qu’on est salarié, on est de toute façon soumis à un rapport de domination. Je doute que le revenu universel permettre de se détacher plus facilement de son travail, de changer les rapports de force dans l’entreprise. Tout collectif, par définition, produit des règles qui contrarient l’autonomie individuelle. Je crois beaucoup plus à la démocratie d’entreprise pour améliorer cela qu’à une allocation extérieure. Si l’on veut libérer le travailleur, il faut aller voir ce qui se passe dans l’entreprise. Ce qui passe par les lois de protection des salariés, le droit du travail, la démocratisation des entreprises.</p>

<p>On prend pour fait acquis l'idée des économistes selon laquelle l'emploi est organisé essentiellement par un marché du travail.<br />LTR : Pensez-vous que la mode du revenu universel dure au- delà de la crise actuelle ?</p>

<p>David Cayla : Le revenu universel est une très vieille idée. Elle est d’autant plus attractive qu’aujourd’hui on analyse la richesse, le niveau de vie et la pyramide sociale uniquement à travers la question du revenu monétaire. Répondre à des problèmes qu’on envisage uniquement à travers le prisme du revenu par des revenus, cela paraît donc l’évidence même. On est tellement imbibé par le marché, par l’idée que l’argent fait la richesse, qu’on finit par décider d’aller vers le revenu universel.</p>

<p>C’est d’autant plus important que la question de l’inflation a disparu aujourd’hui de la pensée. L’une des raisons qui pourrait empêcher le revenu universel d’être une idée populaire, ce serait que la situation soit similaire à celle des années 70- 80, dans un régime de forte inflation. Là, toute personne qui proposerait le revenu universel se verrait opposer l’argument de l’augmentation des prix. Mon sentiment, c’est que quand on propose ce genre de solution, c’est qu’on a déjà accepté la naturalité du marché, c’est-à-dire que les individus ne peuvent exister autre- ment qu’en étant des consommateurs, que toute la richesse vient de ce qu’on achète. Or, tout cela est extrêmement contestable. J’aimerais que les responsables politiques et les intellectuels par- viennent à penser la richesse indépendamment de la question du revenu, en prenant en compte le fait qu’une grande partie de la richesse est non marchande. Par exemple, on ne met plus en avant la question du temps libre. Une grande partie de la richesse est produite par les gens sur leur temps libre ; le temps est en soi une richesse extrêmement importante.</p>

<p>Ainsi, l’une des manières de contrer la question du revenu uni- versel serait d’organiser une vraie diminution du temps de travail. On résoudrait le problème du manque d’emplois et on mettrait en avant le fait que le temps libre est aussi une richesse non-marchande importante. On pourrait tout à fait redistribuer le temps pour réorganiser le travail autrement.</p>

<p>Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles le revenu universel est à la mode. La raison principale, c’est l’idéologie néolibérale dominante. L’idée que tout procède du marché. On dit que quand on a un marteau comme seul outil, tous les problèmes finissent par se présenter sous la forme de clous. Aujourd’hui, on est tellement persuadés que le problème de la richesse est lié au problème du revenu monétaire, que pour résoudre le problème des inégalités, on va forcément augmenter les revenus ou en donner à tous. La réalité c’est que l’économie ne se présente pas uniquement de cette façon-là. Si on réfléchit avec un peu de distance, l’économie est la sphère de la production et de la répartition des richesses marchandes et non marchandes. On peut donc augmenter la sphère non marchande, on peut penser la richesse que constitue le temps libre, et organiser l’économie pour le maximiser. On peut penser que toute une partie de la richesse doit être soustraite du marché. Dans ce cas-là, donner des revenus aux gens sera beaucoup moins important, puisqu’une grande partie de la richesse ne sera pas achetable.</p>

<p>Quand on pense les choses avec un peu plus de recul, on s’aperçoit que le revenu universel n’est qu’une réponse ponctuelle. Un point de vigilance, cependant : je ne dis pas qu’il ne faut pas d’allocations en espèces, je ne dis pas non plus qu’il faut supprimer le marché. Je dis simplement que le marché ne peut pas être l’alpha et l’oméga de la production et de la distribution de la richesse.</p>

<p>LTR : S’il est impossible voire délétère de se défaire du travail, il n’en demeure pas moins que son organisation actuelle, dans de nombreux secteurs, ne permet pas aux travailleurs de s’épanouir voire les aliène. Les écarts de rémunération grandissants, le déclin des syndicats et le développement des « bull- shit jobs » en sont des manifestations. Comment répondre à cette situation sans revendiquer un monde sans travail ?</p>

<p>David Cayla : Il faut prendre en considération le fait que l’univers du travail est un univers particulier, dans lequel on agit collectivement. Ce n’est pas que l’individu qui travaille, c’est surtout un groupe de personnes. Le droit du travail encadre tout cela et notamment l’idée de l’abus de bien social. Un chef d’entreprise ne peut pas tout faire. Je pense qu’il faut sortir l’entreprise du féodalisme, de l’idée que les individus s’organisent seulement en rapports de force liés à la position du capital. Cela a déjà été fait. La démocratisation de l’entreprise c’est, par exemple, la reconnaissance du fait syndical, les instances représentatives de concertation.</p>

<p>Mais il faudrait aller plus loin. Il devrait y avoir des règles plus strictes sur l’organisation du par- tage de la richesse. Dans nos entreprises subsiste un problème fondamental : les revenus sont distribués individuellement, alors que la richesse est toujours produite collectivement. Il n’y a pas de corrélation claire, contrairement à ce que disent les économistes, entre la production réalisée par chaque travailleur et ce qu’il récupère en termes de revenu. Il n’y a pas non plus de corrélation entre ce qu’apporte le capitaliste et comment il est rémunéré en termes de dividendes. En fait, quand on regarde ceux qui tirent des revenus des entreprises, on voit que tout cela est totalement arbitraire. Ce qui signifie que les revenus que chacun prélève ne sont que les produits de rapports de force, liés à la capacité qu’à chaque personne à se vendre, à la rareté relative qu’il représente, et à la place institutionnelle qu’il occupe.</p>

<p>Ainsi, quand l’entreprise se financiarise, sa priorité devient la rémunération des actionnaires, au détriment à la fois du bien-être des salariés mais aussi de sa valorisation à long terme et de sa propre capacité à créer des richesses. Je pense que l’État a un rôle à jouer pour réorganiser les arrangements institutionnels au sein des entreprises, c’est-à-dire faire en sorte que les rapports de force soient plus équilibrés, que les revenus soient plus égalitaires, que le partage de la valeur ajoutée se fasse sur des critères plus égaux, mais aussi que l’entreprise puisse se recentrer sur sa fonction première qui est de produire de la richesse à long terme et non de racheter ses propres actions en détruisant son propre capital au seul profit de ses actionnaires.</p>

<p>LTR : Le revenu universel est souvent présenté comme la solution pour lutter contre la grande exclusion. Vous en avez soulevé les limites au cours de cet entretien. Mais alors, que faut-il faire pour lutter contre les inégalités et la pauvreté ?</p>

<p>David Cayla : Le grand argument du revenu universel est de dire qu’il va permettre de lutter contre la pauvreté et cela d’autant plus si l’on fixe son montant au-dessus du seuil de pauvreté. Il y a un aspect important dans cet argument, c’est le taux de non-recours élevé des minima sociaux. Des gens ont droit à des revenus mais n’y ont pas recours en raison de la difficulté à se faire connaître. Si l’on met en place le revenu universel, alors on toucherait tout le monde et il y aurait beaucoup moins de taux de non-recours. Je pense que ce n’est pas tout à fait vrai. Même dans le cadre du revenu universel, il faudra effectuer une démarche administrative, remplir un dossier, indiquer un compte bancaire sur lequel verser l’allocation… Il faudra aussi contrôler les fraudes.</p>

<p>Par ailleurs, il y a des questions auxquelles on ne répond jamais : que fait-on des immigrés et des clandestins ? Auront-ils droit au revenu universel et jusqu’à quel point ? Et quel sera le statut des Français expatriés ? Il faudra créer une administration du reve- nu universel et des conditions d’attribution pour qu’il arrive. Aussi on ne supprimera pas complètement le taux de non-recours.</p>

<p>J'aimerais que les responsables politiques et les intellectuels parviennent à penser la richesse indépendamment de la question du revenu.<br />La deuxième chose, c’est la question du RSA. Est-ce que le revenu universel est un meilleur outil pour lutter contre la pauvreté ? Je mets de côté la question du montant. Imaginons qu’on les fixe tous les deux à 700 euros, par exemple. La différence entre les deux, c’est que le RSA est conditionné, on ne le touche qu’en contrepartie d’une démarche d’insertion active, avec des entretiens individuels, un suivi par un conseiller, etc… Le revenu universel, à l’inverse, serait donné sans aucune contrepartie. On peut penser que s’il n’y a plus de contrepartie, on allègera la structure administrative, on aura ainsi besoin de moins de fonctionnaires, ce qui est sans doute vrai et ce qui coûtera moins cher qu’un RSA de même montant. Mais il y aura du coup moins de personnel pour accompagner les personnes. Et puisque le revenu sera universel, on n’identifiera plus les personnes dans le besoin contrairement à ce qui se passe aujourd’hui.</p>

<p>Plus largement, je ne crois pas qu’il faille limiter la pauvreté a la question du revenu, et c’est ça que fait le revenu universel. Pour moi, le problème de la pauvreté, c’est surtout un problème d’exclusion. C’est-à-dire d’exclusion sociale, d’abord, parfois de problèmes d’auto-valorisation et puis un problème de perspectives. On ne peut pas dire à une personne qu’elle va toucher un revenu universel, de 700€ par mois toute sa vie. Certes, elle ne sera plus en situation de grande pauvreté, mais pourra-t-on dire qu’on a résolu le problème de la grande pauvreté en général et de l’exclusion en particulier ? Je ne crois pas.</p>

<p>La norme doit être la contribution sociale que chacun produit par son travail dans un cadre marchand ou non marchand. Si l’objectif de l’individu n’est pas juste d’être un consommateur et de recevoir un revenu minimal pour continuer de consommer, mais aussi d’être un contributeur, d’avoir une place dans la société, de produire pour les autres, alors je crois que le RSA est bien plus qualifié pour sortir des gens de l’exclusion et de la pauvreté. Celles et ceux qui sont au RSA, non seulement bénéficient d’un revenu, mais aussi d’un accompagnement personnalisé. C’est d’autant plus vrai pour les jeunes avec la Garantie jeunes, parce qu’ils ont des besoins d’accompagnement bien plus importants que les plus de 25 ans. Toutes ces démarches d’accompagnement et d’insertion vont disparaître ou devenir marginale avec le revenu universel.</p>

<p>Les partisans disent que l’on pourra tout de même organiser ces dé- marches d’insertion de manière volontaire. C’est oublier que le problème de l’exclusion est justement de ne pas aller vers ce genre de dispositifs, à moins d’y être contraint. Je pense qu’il y a là aussi une mauvaise conception de l’exclusion. Quand on demande aux associations caritatives ce qu’elles pensent du revenu universel, il y en a beaucoup qui sont contre, parce qu’elles comprennent bien que la situation réelle des personnes exclues est qu’elles ne savent pas comment s’organiser et s’intégrer, qu’elles n’iront donc pas spontanément chercher les dispositifs d’aide et d’accompagnement qui peuvent exister.</p>

<p>Le RSA, avec la stratégie du donnant-donnant, permet d’identifier ceux qui ont le plus de problèmes et d’adapter à ce public-là des dis- positifs d’insertion qui fonctionnent bien.</p>

<p>LTR : Pour conclure, une ques- tion plus actuelle. Récemment, à gauche, un embryon de consensus s’est formé pour réclamer l’établissement d’un RSA pour les moins de 25 ans, que pensez-vous de cette proposition ?</p>

<p>David Cayla : La situation actuelle est extrêmement précaire, dramatique, pour la jeunesse. Elle l’est à la fois pour les étudiants, mais aussi pour ceux qui sortent de leurs études et qui recherchent un stage ou en emploi, et pour les jeunes qui sont déjà exclus. Face à cela, je ne suis pas opposé à ce qu’on puisse temporairement élargir le RSA, comme première solution. Le problème, c’est lorsqu’on on le présente comme une solution de long terme.</p>

<p>Je suis beaucoup plus réservé sur ce sujet parce que le problème de la jeunesse, c’est premièrement un manque d’emploi et de stages. Globalement, la covid a fait disparaître des petits emplois que beaucoup d’étudiants occupaient et des embauches, impliquant que ceux qui sortent de leurs études sont en difficulté pour trouver un travail.</p>

<p>Or, répondre au manque d’emploi par un RSA n’est pas satisfaisant. Vous sortez de vos études et au lieu d’avoir un emploi bien rémunéré, on vous donne une allocation minime. Ce n’est pas ce que veulent les jeunes. Ils savent bien qu’ils ne vont pas s’ouvrir une carrière au RSA. La priorité devrait donc être de créer des emplois. Je comprends qu’on ne puisse pas les créer immédiatement et qu’en attendant, le RSA peut être une solution transitoire, mais ce n’est pas une solution qui correspond aux besoins spécifiques de cette jeunesse.</p>

<p>De la même façon, il faut aider les étudiants qui cherchent à faire leurs études et qui pour cela doivent avoir des petits boulots à côté. Il faut leur donner des allocations spécifiques en augmentant, prolongeant et généralisant les bourses, en leur permettant de redoubler une deuxième fois sans la perdre. Aujourd’hui, certains ne peuvent pas réussir leur année à cause des conditions d’études dégradées. Cela me semble mieux répondre aux problèmes des étudiants que de simplement leur accorder le RSA.</p>

<p>Troisièmement, il faut aider tous les jeunes qui sont exclus et qui bénéficient de la Garantie jeunes. C’est un dispositif qui date de janvier 2017, organisé sous la pression de l’Union Européenne. Il est sous-dimensionné : il n’y a que 100 000 à 150 000 jeunes qui en dis- posent. On ne peut avoir un revenu équivalent au RSA que durant 1 an à 1 an et demi. Il y a très peu de communication sur ce dispositif, ce qui veut dire qu’il y a beaucoup de jeunes qui en auraient besoin mais qui ne peuvent pas l’avoir faute d’information, ou qui l’ont eu pendant un temps court et ne peuvent pas y revenir après un échec d’insertion. Clairement, je suis pour la généralisation de la Garantie jeunes, qui est un RSA renforcé sur le plan de l’accompagnement. Mais pour cela, il va falloir recruter des accompagnants. Si l’on veut tripler le nombre de bénéficiaires et garantir le revenu jusqu’à 25 ans, ou tant que le bénéficiaire n’est pas inséré, il va falloir tripler les personnes des Missions locales, en créer de nouvelles, notamment en zone rurale. C’est un effort d’investissement extrêmement important que doit faire l’État, et ce serait beaucoup plus efficace que la généralisation du RSA aux moins de 25 ans. La démarche d’insertion d’un jeune de 19 ans est bien plus spécifique et nécessite un accompagnement bien plus important que ce qui se fait avec le RSA.</p>

<p>Pour résumer, le RSA comme solution d’urgence, de court terme, pourquoi pas. Mais la réponse aux problèmes de la jeunesse aujourd’hui doit être d’abord de créer des emplois pour les jeunes. Il faut en créer beaucoup, à la fois pour ceux qui sont qualifiés et pour ceux qui ne le sont pas. Pour se substituer au secteur privé qui n’en crée plus, il faut que le secteur public prenne la place. Cette réponse doit aussi passer par une amélioration, au moins ponctuelle, mais plus structurelle également, des allocations pour les étudiants. Enfin, je souhaite une généralisation et une extension massive de la Garantie jeunes.</p>

<p>Dans nos entreprises subsiste un problème fondamental : les revenus sont distribués individuellement, alors que la richesse est toujours produire collectivement.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Wed, 21 Jul 2021 20:25:12 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Extension du passeport sanitaire : une mesure inapplicable qui fracture la société]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Lundi 12 juillet, le président Macron a pris de nombreux Français de court en leur annonçant l’extension du passeport sanitaire à des activités du quotidien telles que la fréquentation des cafés, restaurants ou centres commerciaux, ainsi qu’aux transports de longue distance, souvent utilisés en cette période de vacances. Personne n’a été dupe : avec la fin de la gratuité des tests sans prescription médicale, promise pour l’automne, c’est une condamnation à la mort sociale de ceux qui refuseront de se faire vacciner.</p><p>Cette annonce surprend d’autant plus que la France est la seule démocratie à prendre cette décision, à l’exception du Danemark, de l’Autriche et de la Grèce. Étrangement, cette fois-ci, le Gouvernement a préféré suivre le modèle grec plutôt que le modèle allemand.</p><p>La vaccination est une invention majeure de l’histoire de l’humanité. Je suis vacciné contre le Covid et j’encourage chaque citoyen responsable à faire de même. Non seulement cela réduit considérablement les risques de développer une forme grave pour chacun, mais surtout cela restreint la circulation du virus et protège donc les autres, tout en faisant baisser le risque d’apparition de variants sur notre sol.</p><p>Naturellement, on peut comprendre la prudence de certains, échaudés par les nombreux scandales sanitaires dus à la puissance des intérêts privés dans un domaine où l’intérêt général devrait primer. La technologie de l’ARN messager est utilisée pour la première fois dans une vaccination, et les vaccins traditionnels comme celui d’AstraZeneca ont suscité des suspicions d’effets secondaires. Cependant, non seulement nous avons maintenant un recul suffisant pour juger de l’innocuité à court terme des vaccins anti-Covid, mais les risques résiduels sont infiniment inférieurs à ceux d’une circulation du virus et de ses variants.</p><p>Il est donc rationnel et légitime de faire en sorte qu’un maximum de Français se vaccinent. C’est d’ailleurs la solution choisie par tous les États du monde, même ceux, en Asie ou en Océanie, qui sont parvenus à contrôler la circulation du virus.</p><p>Toutefois, la voie brutale choisie par l’exécutif était-elle la meilleure pour atteindre cet objectif ? À République souveraine, nous pensons que c’est la pire, et nous nous demandons si d’autres considérations n’expliquent pas ce choix.</p>
<p>Des doutes favorisés par les tergiversations du pouvoir</p>
<p>Rappelons pour commencer que le pouvoir macronien a un passif à l’égard de la vaccination.</p><p>Si Agnès Buzyn avait soulevé des protestations en 2018 en étendant l’obligation vaccinale des enfants à onze maladies, contre trois auparavant, elle a aussi, discrètement, supprimé la sanction spécifique du refus de vaccination par les parents.</p><p>En 2020, alors que les gouvernements britannique et états-unien investissaient massivement dans la recherche vaccinale, la France choisissait de confier cette question à la commission de Bruxelles, pourtant incompétente en la matière. Résultat : les doses sont arrivées en retard, les investisseurs étant naturellement les premiers servis.</p><p>Fin 2020, le discours de la présidence sur la vaccination était frileux, voire méfiant.</p><p>Commentant l’arrivée imminente du vaccin de Pfizer BioNTech, Macron déclarait ainsi : « Je ne crois pas à la vaccination obligatoire pour ce vaccin parce que d’abord, il faut être toujours très honnête et transparent, on ne sait pas tout sur ce vaccin », ajoutant : « On n’est pas en train de dire aux gens : “Vaccinez-vous, vaccinez-vous”, à toute force et toute la population, on a une autre stratégie ».</p><p>Lorsque la campagne est censée commencer, début 2021, aucun vaccinodrome n’est d’ailleurs prévu : prétextant la réticence des Français au vaccin, il fallait se hâter lentement. À cause de ce retard à l’allumage, la France a ainsi perdu plusieurs semaines précieuses, et sans doute bien des vies ; les Français ont surtout retenu qu’il y avait des raisons de se méfier des vaccins – méfiance qui leur est désormais reprochée. Ces changements de cap et ces atermoiements n’ont pu que contribuer à inquiéter certains de nos citoyens – le gouvernement dès lors serait bien avisé de faire preuve de plus de modération envers nos concitoyens récalcitrants à la vaccination.</p><p>Enfin, lorsque les livraisons semblèrent enfin se faire en quantité suffisante, le Gouvernement n’a pas choisi d’être proactif. Une fois les résidents des EHPAD vaccinés, on aurait pu imaginer que les autorités sanitaires contactent les personnes les plus à risque – âgées ou souffrant de comorbidités – pour leur proposer des rendez-vous, comme cela se fait en Corée du Sud, par exemple. Non, le Gouvernement a préféré le « laisser faire » à « l’aller vers » : chaque Français a ainsi dû passer des heures sur des sites privés de prise de rendez-vous, dans une sorte de course où tout le monde ne partait pas avec les mêmes chances d’arriver.</p><p>Comment s’étonner, dans ces conditions, que la campagne patine, à l’heure où les Français veulent penser plutôt à leurs congés ou à leurs retrouvailles estivales en famille ? Doit-on considérer une personne de quarante ans vivant à la campagne – donc, à cause de l’impéritie gouvernementale, dans un désert médical –, peu familière avec internet et que personne n’a jamais sollicitée, comme irresponsable parce qu’elle ne s’est pas jetée sur les vaccins ? Doit-on lui en vouloir d’avoir cru naïvement les promesses d’avril du Président de la République dans la presse régionale de ne jamais, au grand jamais, étendre le passeport sanitaire au-delà des voyages à l’étranger et des soirées en discothèque ?</p><p>Avant de passer à une politique répressive, un gouvernement digne et respectueux de ses citoyens aurait dû se demander s’il avait véritablement tout fait pour convaincre les non vaccinés de le faire. A-t-il organisé des caravanes dans les villages ? A-t-il organisé des campagnes dans des entreprises, des universités, des administrations… ? A-t-il ciblé les publics qu’on peut imaginer éloignés du numérique ? A t-il demandé aux représentants de l’Etat, fonctionnaires et forces de l’ordre de montrer l’exemple ? Non. Tout a été laissé à l’initiative individuelle. Le discours officiel a toujours présenté la vaccination comme une décision individuelle visant à se protéger personnellement – alors que c’est bien au contraire un acte collectif ayant pour but de protéger la société. Mais c’était peut-être trop en demander à des libéraux que de parler de décision collective dans l’intérêt général.</p>
<p>Un dispositif inapplicable</p>
<p>L’annonce, un 12 juillet, de mesures coercitives commençant début août ne laisse pas non plus le temps à chacun de prendre ses dispositions, puisque la période recommandée entre deux doses est d’un mois. On peut donc légitimement considérer l’extension si précoce du passeport sanitaire comme une loi rétroactive, donc anticonstitutionnelle : comment les Français pouvaient-ils savoir, plus d’un mois avant le 1er août, qu’ils devraient montrer une preuve de vaccination pour aller boire un café au comptoir ?</p><p>On le voit avec la ruée sur les rendez-vous de vaccination de deux millions de nos compatriotes : les macronistes ont beau mettre l’accent sur les « antivax », devenus dans la bouche de certains de véritables ennemis publics, semblables aux sorciers d’autrefois, la plupart des Français qui ne s’étaient pas vaccinés n’étaient pas des opposants acharnés, mais plutôt des personnes sceptiques ou considérant ne pas courir de risque personnellement, voire des personnes distraites ou n’ayant pas le temps ou la possibilité de passer des heures sur internet pour prendre rendez-vous. Une campagne incitative, avec un accès facilité au vaccin les aurait sans nul doute convaincus de passer le pas. Au pire, le Gouvernement aurait pu annoncer, trois ou quatre mois avant, une obligation laissant à chacun le temps de s’organiser.</p><p>Le dispositif annoncé par le Président le 12 juillet est de toute manière inapplicable en droit et en fait, ce que le pouvoir semble anticiper, vu les rétropédalages déjà avérés.</p><p>Le Conseil d’État, suivant son habitude de complaisance envers le locataire de l’Élysée, a validé le projet de loi moyennant quelques réserves ; le texte doit toutefois encore être adopté par le Parlement et surtout passer par les mains du Conseil constitutionnel, qui risque de lui faire perdre de sa superbe. Le pass sera surtout inappliqué en fait. La police et la gendarmerie devront-elles cesser toutes leurs activités habituelles pour vérifier que le moindre patron de bar de village a vérifié le certificat de vaccination de son client ? Il en sera de même que pour l’obligation actuelle de s’inscrire sur un registre ou de s’identifier via TousAntiCovid lorsqu’on se rend dans un espace clos – personne ne le fait et cela ne dérange personne. Même les voyageurs s’embarquant pour des vols, y compris long-courriers, dans les aéroports français ne trouvent en général personne à qui montrer leur certificat de vaccination ou leur test PCR négatif ; qui peut croire que ce sera fait dans les restaurants ?</p><p>Les autres dispositions du projet de loi risquent de s’avérer tout aussi difficiles à appliquer. Ainsi, vu la tension sur les effectifs, comment la police, qui a déjà du mal à s’acquitter de l’ensemble de ses missions, pourra-t-elle contrôler le respect de l’isolement des personnes testées positives ? Enfin, il a été adopté en commission à l’Assemblée Nationale sur le « projet de loi N°4368 relatif à la gestion de la crise sanitaire » une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende pour défaut de pass sanitaire ou de fraude, soit la même sanction que pour… une agression sexuelle ou des violences sur un mineur. C’est proprement délirant, surtout si les contrôles sont effectués pas des forces de l’ordre, elles, exemptes de l’obligations vaccinales (on se demande bien pourquoi…).</p><p>Mais surtout, tout cela risque de s’avérer caduque en raison de la pénurie de vaccin, en particulier Pfizer comme l’a révélé France 3 Bourgogne Franche-Comté ce 20 juillet. En interne, à l’ARS (Agence Régionale de Santé) on parle de suspension des prises de rendez-vous pour l’injection des premières doses jusqu’à nouvel ordre. Jusqu’à fin juillet ça tiendra, au-delà, rien n’est sûr pour le mois d’août. Si cette situation perdure, comment les citoyens pourraient-ils se mettre en conformité avec la loi, quand bien même ils le voudraient ? Dès lors, certains citoyens pourraient voir leur vie sociale disparaître pour la seule raison que le gouvernement n’aura pas été en mesure, encore une fois, de rendre possible ce qu’il préconise.</p><p>Alors comment comprendre cette cacophonie ?</p>
<p>La division de la société qui profite à Macron</p>
<p>On devine dans la propagande macronienne les vraies raisons du choix d’une telle volte-face brutale et autoritaire. En reconnaissant des droits différents aux prétendus « responsables » vaccinés, qu’il refuse aux prétendus « irresponsables » qui ne le sont pas, le pouvoir macronien revient à une division de la société digne de Louis-Philippe, avec les gens de bien et les gens de rien. Ces derniers, comme les Gilets jaunes, peuvent être brutalisés. On peut leur créer inopinément une obligation de fait qu’ils ne peuvent matériellement remplir avant plusieurs mois, et leur interdire toute vie sociale en attendant… Bref, la schlague, ils ne comprennent que cela.</p><p>Les électeurs macronistes, à l’exception peut-être de quelques anthroposophes comme Mme Nyssen, sont très majoritairement vaccinés : ils habitent les métropoles, ils sont connectés à internet, ils ont confiance dans le pouvoir et plus globalement dans le système – et on les comprend, ils en profitent. Le pouvoir ne risque donc pas de perdre d’électeurs ; bien au contraire, les couches sociales qui forment le socle de la Macronie ne doivent pas trouver d’inconvénient majeur à se vivre comme des citoyens éclairés s’opposant à des irresponsables irrationnels – je n’ose dire à un « bunch of deplorable », pour reprendre les termes de Hillary Clinton. Comme l’antisémitisme fantasmatique des Gilets jaunes, l’obscurantisme imaginaire des opposants au passeport sanitaire (même si certains minoritaires le sont) permet au bloc macronien de s’identifier non comme des privilégiés défendant leurs biens, mais comme « la partie la plus saine de la société ». En revanche, les électeurs des autres courants de pensée se divisent, car ils sont moins homogènes sociologiquement. Dix mois avant une présidentielle, c’est toujours bon à prendre…</p><p>J’irai plus loin. Mon sentiment, c’est que Macron surfe sur la vague « antivax », donnant aux sceptiques du grain à moudre afin d’accentuer le clivage profond dans le pays, car ce clivage le sert et occulte tout le reste. Le débat public est désormais si focalisé sur la vaccination et les dispositifs de contrainte afférents que les autres sujets pourtant cruciaux – les réformes des retraites et du chômage, la justice sociale et fiscale, l’Union européenne – deviennent secondaires. Cette focalisation va permettre à Macron de faire oublier tant sa politique antisociale et ses compromissions en matière de souveraineté que la nullité de sa gestion de la crise du Covid – depuis un an et demi, on n’a toujours pas de politique sanitaire cohérente aux frontières, on a fermé 1 800 lits d’hôpitaux supplémentaires, y compris des lits de réanimation, on n’a toujours pas organisé de réquisition des hôpitaux privés, etc. Si en automne reconfiner s’avère nécessaire, Macron en rejettera la responsabilité sur les « antivax », qui seront présentés comme ceux qui auront fait capoter les efforts du Gouvernement et de la partie éclairée des citoyens. Lorsqu’il s’agira de faire passer, en douce, de nouvelles réformes ultralibérales, la protestation aura du mal à prendre tant l’indignation populaire sera accaparée par la question sanitaire.</p><p>Au total, ce clivage est totalement à l’avantage de Macron, auquel il permettra d’incarner le camp du bien et de la raison, tout en escamotant les autres sujets de débat durant cette année préélectorale.</p><p>Quelles que soient les raisons profondes et les arrière-pensées éventuelles, cette décision restera une tache sur le bilan déjà catastrophique du Jupiter de l’Élysée. Non content d’avoir continué et accentué la destruction de la souveraineté et du modèle social et économique de notre pays, il restera le chef d’État qui aura le plus trahi sa mission de garant de la cohésion nationale. En pleine « guerre », pour reprendre son terme, il n’aura pas hésité à fracturer encore plus la société française, qui n’en avait pourtant pas besoin, pour des raisons qui tiennent certainement bien plus à la politique qu’à la santé publique.</p><p>Voici quarante ans que les élites politiques se sont appliquées à trahir l’intérêt général, et une grande partie des citoyens – grosso modo, tous ceux qui ne se trouvent pas du côté des « gagnants » – ne leur font plus confiance. La méfiance envers la politique sanitaire du Gouvernement est, à cet égard, aussi représentative que les chiffres de l’abstention. Or un gouvernement ne peut mener une politique contraignante, aussi rationnelle soit-elle, que s’il est légitime aux yeux de la population. Cette légitimité manquant cruellement à l’actuelle équipe dirigeante, une politique de cet ordre risque de produire des effets désastreux. Quels que soient les avantages immédiats, pour Macron, de se présenter comme le tenant de la rationalité et de la responsabilité, son parti pris est profondément irresponsable, la division du pays qu’il contribue à amplifier étant grosse de futures catastrophes.</p><p>Georges Kuzmanovic<br />Président de <a href="https://www.republique-souveraine.fr/charte/">République souveraine</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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