<?xml version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" >
<channel>
	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/all?offset=470</link>
	<atom:link href="https://ememiom.fr/iom/blog/all?offset=470" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/707/la-france-des-villes-moyennes-une-strategie-d%E2%80%99avenir-pour-les-territoires</guid>
	<pubDate>Sun, 05 Sep 2021 08:55:58 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/707/la-france-des-villes-moyennes-une-strategie-d%E2%80%99avenir-pour-les-territoires</link>
	<title><![CDATA[La France des villes moyennes, une stratégie d’avenir pour les territoires]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Partager cet article:</p>

<p><a href="https://claude-rochet.fr/la-france-des-villes-moyennes-une-strategie-davenir-pour-les-territoires/#" rel="nofollow" onclick="window.print();if(typeof(_gaq) != 'undefined') { _gaq.push(['_trackEvent','PRINTFRIENDLY', 'print', 'NULL']); }else if(typeof(ga) != 'undefined') { ga('send', 'event','PRINTFRIENDLY', 'print', 'NULL'); } return false;" title="Printer Friendly, PDF &amp; Email"><br /><p></p><br /></a></p>
<p id="pvc_stats_17165" class="pvc_stats all pvc_load_by_ajax_update" data-element-id="17165"> </p><p></p><p>Suite à mon livre sur les villes intelligentes (“<a href="https://claude-rochet.fr/publications/villes-intelligentes-vraiment/">Villes intelligentes, réalité ou fiction?</a>“) l’ISSEP m’a proposé de réaliser une étude sur les villes moyennes face à la politique des métropoles, sujet qui devrait être au coeur du débat politique si nous avions une presse et des médias qui faisaient un travail d’information.</p><p>Les mouvements sociaux de ces dernières années ont mis l’accent sur la paupérisation de la France périphérique, périphérie qui commence dès la banlieue des métropoles qu’elles sont supposées inonder leur richesse. Cet antagonisme entre métropoles et territoires n’est pas propre à la France et n’est pas le résultat d’un accident de l’histoire : c’est celui de politiques délibérées qui ont fait des métropoles l’axe incontournable du développement économique et de la compétition dans la mondialisation.</p><p><a href="https://www.va-editions.fr/la-france-des-villes-moyennes-c2x35402706?fbclid=IwAR3j1g4t3fajhDS5Zf6HBHuOTbsK7w4WJ5lE8mlv1Q1f_Ge8h9ZAcN0dL48">
<p></p>
</a>Cette étude montre, d’une part, que les hypothèses économiques sur lesquelles se fonde cette fascination pour le big is beautiful ne sont pas vérifiées et que l’on est largement dans le domaine de l’idéologie. Elle montre d’autre part, au travers de nombreuses études de cas et d’analyses des dynamiques urbaines, tant historiques que dans le contexte de la révolution numérique, que les villes moyennes fournissent un cadre plus favorable à l’innovation et au développement face aux enjeux écologiques et énergétiques, fondé sur la cohésion entre villes et territoire.</p><p>Je mets en ligne un preprint (une pré-publication non officielle) d’extraits de cette étude. L’étude est disponible sur les librairies en ligne et <a href="https://www.va-editions.fr/la-france-des-villes-moyennes-c2x35402706?fbclid=IwAR3j1g4t3fajhDS5Zf6HBHuOTbsK7w4WJ5lE8mlv1Q1f_Ge8h9ZAcN0dL48">sur le site de l’éditeur</a>.</p><p>NB: Vous pouvez télécharger ce PDF en cliquant sur le pictogramme en haut de la barre de navigation ci-dessous</p>
<p><a href="https://claude-rochet.fr/wp-content/uploads/2021/06/Les-villes-moyennesEXTRAIT.pdf" class="pdfemb-viewer" data-width="max" data-height="max" data-mobile-width="500" data-scrollbar="none" data-download="on" data-tracking="on" data-newwindow="on" data-pagetextbox="off" data-scrolltotop="on" data-startzoom="100" data-startfpzoom="100" data-toolbar="both" data-toolbar-fixed="on">Les villes moyennesEXTRAIT<br /></a></p>

<p>WordPress:<br />J'aime chargement…</p>

<p>Articles similaires</p>

<p>Partager cet article:</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/706/peter-dale-scott-les-vraies-raisons-de-la-guerre-en-afghanistan</guid>
	<pubDate>Fri, 03 Sep 2021 21:26:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/706/peter-dale-scott-les-vraies-raisons-de-la-guerre-en-afghanistan</link>
	<title><![CDATA[Peter Dale Scott : Les vraies raisons de la guerre en Afghanistan]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Fild : Dans un <a href="https://deep-news.media/2020/12/11/assassinat-massoud-zones-dombre/" target="_blank" rel="noopener">récent article</a> publié sur le site Deep News Média, vous offrez une analyse inédite et percutante de l’assassinat du commandant Massoud. Sachant que nous allons commémorer les vingt ans de sa mort, et que son fils est au cœur de l’actualité après la reprise de l’Afghanistan par les Talibans, quel est votre regard sur ce meurtre, ses enjeux et ses circonstances ?</p><p>Peter Dale Scott : Il faut d'abord replacer cet assassinat dans le plus vaste contexte géostratégique de l’époque. Avant même l’arrivée au pouvoir de George W. Bush en janvier 2001, son futur Vice-président Dick Cheney souhaitait imposer une stratégie de pénétration en Asie centrale. Son principal objectif était de déployer des forces armées dans cette région anciennement dominée par l’URSS, et ce dans le but d’y sécuriser les récents investissements américains dans des pays tels que le Kazakhstan. Dirigée par Dick Cheney entre 1995 et 2000, la firme Halliburton était active depuis 1997 dans l’exploitation des réserves pétrolières d’Asie centrale. En 1998, lors d’un discours devant des industriels du pétrole, Cheney <a href="https://archive.is/S8txF#selection-1551.0-1561.1" target="_blank" rel="noopener">déclara</a> n’avoir jamais « vu émerger si soudainement une région en tant que zone de grande importance stratégique comme c’est le cas aujourd’hui pour [le bassin] caspien ».</p><p>Obsédé par la sécurité énergétique des États-Unis, le Vice-président Cheney avait donc comme objectif de déployer l’armée américaine en Asie centrale, tandis que l’administration Bush <a href="https://www.monde-diplomatique.fr/2002/01/ABRAMOVICI/8328" target="_blank" rel="noopener">négociait</a> différentes questions avec les Talibans, dont le passage du gazoduc TAPI en Afghanistan. Élaborés <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1385.102-1397.4" target="_blank" rel="noopener">en juillet 2001</a>, alors que ces négociations échouaient, les plans du cabinet Bush pour envahir ce pays enclavé qu’est l’Afghanistan dépendaient de l’utilisation du territoire de Massoud comme base arrière dans l’impénétrable vallée du Panjshir - la seule région afghane jamais envahie par les Talibans -. Ils nécessitaient par ailleurs un déploiement sur le territoire de l’allié régional des États-Unis, le Pakistan. Or, ce pays et Massoud étaient de farouches ennemis. Essentiellement, bien que le « Lion du Panjshir » accueillait positivement l’assistance de la CIA, il <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-2063.0-2077.11" target="_blank" rel="noopener">rejetait catégoriquement</a> toute idée d’une invasion terrestre menée sous l’égide du Pentagone.</p><p>En outre, Massoud s’était opposé au projet du gazoduc TAPI, qui était promu par l’Union Oil Company of California (Unocal) et qui aurait contourné les adversaires de Washington, soit la Russie et l’Iran. Infligeant un revers aux États-Unis, Massoud avait signé <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1971.0-1977.11" target="_blank" rel="noopener">un accord</a> d’un million de dollars avec le rival argentin d’Unocal. Selon le journaliste Steve Coll, les responsables de la CIA ont cherché à amplifier le soutien clandestin en faveur de Massoud. Au final, la CIA ne put remplir cet objectif à cause des obstructions du Département d’État et de hauts fonctionnaires de l’administration Bush qui, jusqu’en juillet 2001, pensaient pouvoir forger <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1983.0-1993.20" target="_blank" rel="noopener">des relations diplomatiques</a> avec les Talibans et ne voulaient pas s’aliéner le gouvernement pakistanais.</p><p>L’assassinat de Massoud le 9 septembre 2001, suivi par les tragiques attentats contre les Tours jumelles et le Pentagone deux jours plus tard, ont rendu possible l’invasion américaine de l’Afghanistan. Le meurtre de Massoud fut planifié <a href="https://archive.is/9m78Y#selection-423.0-441.548" target="_blank" rel="noopener">avec la complicité active</a> du réseau du « cheikh aveugle » Omar Abdel Rahman, qui était emprisonné aux États-Unis à cette époque. Abdel Rahman était alors <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1311.129-1319.4" target="_blank" rel="noopener">sous étroite surveillance</a> dans sa prison, <a href="https://archive.is/yWVB8#selection-953.2-957.120" target="_blank" rel="noopener">à l’instar</a> de son unique contact extérieur avec des islamistes étrangers – un discret agent des postes new-yorkais nommé Ahmed Abdel Sattar. Ce dernier, avec un <a href="https://archive.is/3V2SA#selection-417.1-417.309" target="_blank" rel="noopener">autre messager</a> d’Abdel Rahman nommé <a href="https://gulfnews.com/uae/us-mans-letter-tied-to-massouds-death-1.386512" target="_blank" rel="noopener">Yassir al-Sirri</a>, a <a href="https://fildmedia.com/article/peter-dale-scott-les-vraies-raisons-de-la-guerre-en-afghanistan#selection-1353.0-1357.4">co</a>-<a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1255.1-1255.308" target="_blank" rel="noopener">rédigé</a> le courrier de présentation ayant permis aux deux faux journalistes - mais vrais terroristes d’al-Qaïda - d’avoir accès à Massoud et de l’assassiner. Par conséquent, on ne peut exclure la possibilité que les autorités américaines savaient que le gênant commandant Massoud allait être liquidé par ces islamistes, mais qu’elles n’aient pas cherché à déjouer ce projet.</p><p>Le 10 septembre 2001, soit le lendemain de cet assassinat, des hauts fonctionnaires de l’administration Bush se sont réunis pour discuter à nouveau <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1121.0-1121.355" target="_blank" rel="noopener">des plans</a> de la Directive Présidentielle de Sécurité Nationale NSPD-9. Il s’agissait du document qui, <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1385.102-1397.4" target="_blank" rel="noopener">dès juillet 2001</a>, préparait une intervention militaire contre les Talibans. Dans tous les cas, comme je l’explique dans ma <a href="https://deep-news.media/2020/12/11/assassinat-massoud-zones-dombre/" target="_blank" rel="noopener">longue analyse</a> dédiée à cette question, la campagne militaire américaine sur le territoire afghan a été planifiée avant le 11-Septembre, et ces attentats ainsi que l’assassinat de Massoud ont permis au cabinet Bush de légitimer cette catastrophique intervention.</p><p>Fild : Première étape de la guerre contre le terrorisme, l’intervention militaire des États-Unis et de leurs alliés en Afghanistan s’est en conclue par une véritable débâcle stratégique. Ainsi, quel bilan dressez-vous de ce que l’administration Bush a nommé sa « guerre globale contre la terreur », et qui a été poursuivie par ses successeurs ?</p><p>Peter Dale Scott : Le 11 septembre 2001, dans les heures suivant les attaques meurtrières perpétrées ce jour-là, George W. Bush, Donald Rumsfeld et Dick Cheney avaient engagé les États-Unis dans ce qu’ils appelèrent ensuite la « guerre contre la terreur ». Selon moi, nous devrions plutôt l’appeler la « guerre de terreur », un déluge de violence ayant été employé contre les civils par tous les belligérants, qu’ils soient des acteurs étatiques ou non. Une guerre de terreur se caractérise par la prépondérance d’armes de destruction indiscriminées, qu’il s’agisse d’engins explosifs improvisés posés au bord des routes ou de missiles lancés depuis les airs par des drones de haute technologie.</p><p>Cette « guerre de terreur » fut déclarée par George W. Bush le soir du 11 septembre 2001, lorsqu’<a href="https://georgewbush-whitehouse.archives.gov/news/releases/2001/09/20010911-16.es.html" target="_blank" rel="noopener">il annonça</a> dans son discours à la nation que les États-Unis ne feraient « aucune distinction entre les terroristes qui ont perpétré ces actes et ceux qui les hébergent ». Cependant, la notion voulant que cette « guerre globale contre la terreur » eut pour objectif de poursuivre les terroristes perdit de sa crédibilité en 2003, lorsque cette formule fut appliquée à l’Irak de Saddam Hussein - un pays connu non pas pour héberger des terroristes mais pour en avoir été la cible. En 2005, cette notion fut de nouveau décrédibilisée suite à la publication de ce que l’on appelle le « Mémo de Downing Street ». Dans ce document, le directeur du MI6 britannique <a href="https://web.archive.org/web/20070310182232/http:/www.csmonitor.com/2005/0517/dailyUpdate.html" target="_blank" rel="noopener">rapporta</a>, après une visite à Washington en 2002, que « Bush voulait faire tomber Saddam Hussein par une action militaire, justifiée par le lien entre le terrorisme et les ADM [Armes de Destruction Massive]. Mais les faits et les renseignements étaient truqués pour répondre aux objectifs politiques. » Plus tard, de faux récits liant l’Irak aux ADM, aux attaques à l’anthrax et au minerai d’uranium du Niger prétendument acquis par Bagdad furent publiés aux moments opportuns. Rappelons alors que, quelques heures seulement <a href="https://archive.is/xrFXy#selection-1129.0-1137.345" target="_blank" rel="noopener">après le 11-Septembre</a>, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld parlait d’élargir les objectifs de la riposte américaine au 11-Septembre et de « frapper S.H. [Saddam Hussein] ».</p><p>« Arabie saoudite, Qatar et Pakistan, des alliés des USA, également soutiens financiers des djihadistes ».</p><p>Fild : Estimez-vous donc que la lutte contre le terrorisme n’était pas l’objectif principal du Président Bush et de ses successeurs ?</p><p>Peter Dale Scott : À Washington, l’establishment de la sécurité nationale continue d’affirmer que les guerres menées par les États-Unis sur le continent asiatique depuis le 11-Septembre 2001 entraient dans le cadre d’une « guerre globale contre la terreur ». Néanmoins, cette campagne militaire contre le terrorisme a été menée avec la coopération de l’Arabie saoudite, du Qatar et du Pakistan. Or, ces trois pays sont les principaux soutiens financiers et politiques des réseaux djihadistes que les États-Unis sont censés avoir combattu jusqu’à présent. En parallèle, les plus farouches opposants à ces intégristes sunnites – les gouvernements d’Irak, de Libye, de Syrie et d’Iran – ont été renversés (Irak et Libye), déstabilisés avec l’appui des États-Unis (Syrie) ou sanctionnés et menacés de guerre en tant que composante de l’« Axe du Mal » (Iran). J’en déduis que cette guerre contre le terrorisme n’a pas été menée pour le motif officiel de combattre ce fléau, mais pour d’autres raisons. En effet, la plupart des experts constatent que les campagnes militaires des États-Unis à l’étranger ont radicalement amplifié la menace terroriste au lieu de la réduire, contrairement aux opérations de police ou de renseignement. Parmi les raisons inavouées de ces interventions militaires post-11-Septembre, nous pouvons en identifier deux principales. La première était la volonté d’établir une présence durable des forces armées américaines dans les régions riches en hydrocarbures de l’Asie centrale et du Moyen-Orient. L’autre raison majeure était de justifier un dispositif de sécurité intérieure permanent et gigantesque, notamment destiné à neutraliser la menace d’opposition aux politiques militaristes. Si ce deuxième objectif a été rempli, le premier se solde par un bilan humain effroyable et un retrait humiliant des forces américaines de ces régions. Washington ayant désormais comme projet d’empêcher la Russie et la Chine de concurrencer les États-Unis.</p><p>En conclusion, si la « guerre contre la terreur » semble péniblement arriver à son terme, Washington poursuivra la militarisation sans limite de sa politique étrangère – notamment par le biais de guerres par procuration –, actant ainsi la faillite complète de sa diplomatie publique et de son prétendu rôle de « gendarme du monde ».</p><p>01/09/2021 - Toute reproduction interdite.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/705/entre-euro-et-franc-les-mysteres-de-l%E2%80%99argent-a-moillesulaz</guid>
	<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 18:45:38 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/705/entre-euro-et-franc-les-mysteres-de-l%E2%80%99argent-a-moillesulaz</link>
	<title><![CDATA[Entre euro et franc, les mystères de l’argent à Moillesulaz]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Il y a un mystère Moillesulaz. Lequel ne réside pas dans le nom de ce village frontière, coupé en deux en 1826: une moitié livrée à Genève, rattachée à Thônex et l’autre à la Savoie, avalée par la commune de Gaillard. «Moille» vient de «mouiller» et «sulaz» de «soulier». Car on se mouillait les pieds à traverser le Foron, la petite rivière qui délimite les deux pays. De fait, le mystère est d’ordre économique: comment deux régimes de prix si différents peuvent-ils cohabiter à quelques mètres de distance? Et cela alors que depuis l’entrée de la Suisse dans l’espace Schengen fin 2008 et le rétablissement de la ligne de tram (No 17) entre Genève et Annemasse à la fin de 2019, traverser la frontière n’a jamais été aussi anodin.</p><p>#LeTempsAVélo, premier épisode: <a href="https://www.letemps.ch/suisse/bardonnex-villages-frontiere" data-hovercard="https://www.letemps.ch/suisse/bardonnex-villages-frontiere">A Bardonnex, des villages sans frontière</a></p><p>Certes, pour un expresso, on peut comprendre, quand on est à Thônex, qu'on préfère payer 3 fr. 30 au Sel &amp; Braise plutôt que de marcher 220 mètres et ne payer que 1,70 euro au bar La Savane, le premier à gauche après la douane et le seul ouvert de bon matin. Le même raisonnement peut s’appliquer, à la rigueur, pour un plat de spaghettis carbonara: 23 francs au Molino de Thônex contre 13,50 euros à La Gondola de Gaillard, 550 mètres ou un arrêt de tram plus loin. Deux établissements dûment testés durant ce reportage et d’excellente qualité.</p>
<p>Le fossé franco-suisse</p>
<p>L’épicerie-tabac du coin de l’avenue Tronchet, la dernière avant la France, n’a pas trop de soucis à se faire. Certains produits sont trois fois plus chers que de l’autre côté (32 francs la bouteille de Ricard, contre 11 euros) mais les cigarettes, elles, sont 30% meilleur marché. La tenancière du tabac Porte de France se défend: «Les vrais fumeurs préfèrent le goût français.» Mais elle reconnaît aussi que la fermeture de la frontière durant le premier confinement en 2020 lui a livré de très nombreux clients qui allaient habituellement se fournir en Suisse.</p><p>Cette fermeture inédite depuis la Seconde Guerre mondiale a aussi fait le bonheur, de l’autre côté, du dernier boucher de Thônex. «Ouh là là, c’était carrément incroyable ce qu’on a vendu à cette époque!» s’exclame Jean-Philippe qui, le reste du temps, ne tient que parce qu’il vend du cheval islandais, introuvable côté français. La viande reste le plus cruel reflet du fossé franco-suisse: 34 euros le kilo de filet de bœuf chez le jeune et chaleureux Abdelhamid Korbaa de la boucherie Nour à Gaillard (qui estime que plus de 60% de ses clients viennent de Suisse), contre 80 francs chez Jean-Philippe et 89 fr. 70 à la Coop de Thônex, rabais temporaire de 22% inclus. «Je ne sais pas comment font les Suisses pour nourrir leurs enfants, ils les mettent au régime ou quoi?» commente Abdelhamid en éclatant de rire.</p><p>Notre carnet de route: <a href="https://www.letemps.ch/suisse/continu-letempsavelo-premiere-etape-bardonnex-morges" data-hovercard="https://www.letemps.ch/suisse/continu-letempsavelo-premiere-etape-bardonnex-morges">#LeTempsAVélo, première étape: de Bardonnex à Morges</a></p><p>Mais pour la viande, on peut toujours argumenter. En Suisse, le bœuf est maturé de trois à six semaines, à l’ancienne. Selon Jean-Philippe, elle aurait bien davantage de goût. Sans compter qu’en France voisine, la majorité des boucheries sont halal, méthode d’abattage que certains jugent contestable.</p><p>La vraie question donc, celle qui contredit les plus élémentaires théories économiques, se pose plutôt lorsqu’on songe à toiletter son chien. Pour un Cavalier King Charles de taille moyenne, c’est 65 euros le service complet (triple shampoing, démêlage, épilation, coupe de griffes et nettoyage des oreilles) chez Doggydoux à Gaillard et presque le double (110 francs) chez Relook Dog, première enseigne côté suisse. Et pourtant, l’attente est moitié moins longue côté français (une semaine). Pourquoi les propriétaires suisses de chiens ne poussent-ils pas la promenade 400 mètres plus loin? Mystère.</p>
<p>Des dentistes qui prospèrent</p>
<p>Mystérieux aussi peut paraître l’avenir des dentistes du côté suisse. Leurs prix sont parfois huit fois plus élevés que du côté français, ils affichent pourtant une insolente prospérité! Un gigantesque centre dentaire a même ouvert en septembre 2020 au 1er étage de la tour Opale à Chêne-Bourg, avec quatre généralistes et six spécialistes, et les patients s’y pressent!</p><p>Entrons dans le détail. Le cabinet suisse Chanan, à l’avenue Adrien-Jeandin de Thônex, pratique comme tous les autres les tarifs de la SSO, la Société suisse des médecins-dentistes: 15 fr. 70 par 5 minutes pour un traitement d’hygiène dentaire, 3600 francs environ la pose d’un implant et sa couronne. A 800 mètres de là (deux arrêts de tram), trois dentistes sont installés à la rue de la Libération de Gaillard. Tarif conventionné: 26,97 euros le traitement d’une carie (une face). Pour un implant et sa couronne, on s’en sort à moins de 1800 euros. Sans compter la différence abyssale en orthodontie: du simple au quadruple pour redresser les dents de vos adolescents entre la France, qui affiche de très beaux cabinets comme Dulaar-Rouillon Birgy à Gaillard, et la Suisse.</p><p>Diantre! Il y a quinze ou vingt ans, des reportages racontaient le tourisme dentaire des Suisses en République tchèque. Et là, les Genevois ne font pas 500 mètres pour économiser des milliers de francs sur leur dentition? La clé du mystère est fournie à voix basse par Béatrice, secrétaire dans un cabinet dentaire de Thônex. Frontalière, elle vient chaque jour d’Annecy et connaît bien le secteur, des deux côtés. «C’est la pénurie, souffle-t-elle. En France, les dentistes sont seuls dans de petits cabinets, avec des listes d’attente de plusieurs mois pour les nouveaux patients. L’administration est mille fois plus compliquée qu’en Suisse, alors les dentistes ne s’associent pas. Ici, l’efficacité est maximale. On accueille même de nombreux Français qui ne peuvent pas ou ne veulent pas attendre un rendez-vous chez eux.»</p><p>Décidément. A Moillesulaz, on traverse désormais la douane sans s’en apercevoir, à pied, à vélo, en tram, en Léman Express et en voiture. Mais cela reste une frontière entre deux pays qui n’ont pas grand-chose en commun.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/704/bitcoin-btc-le-fmi-revele-les-contours-du-great-reset-monetaire</guid>
	<pubDate>Wed, 01 Sep 2021 08:09:36 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/704/bitcoin-btc-le-fmi-revele-les-contours-du-great-reset-monetaire</link>
	<title><![CDATA[Bitcoin (BTC) - Le FMI révèle les contours du Great Reset Monétaire]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Pourquoi un Great Reset ?</p>
<p>Le CBDC est le porte-étendard du Great Reset monétaire. Il viendra remplacer la monnaie fiat écroulée sous le poids de sa dette, emportant avec elle les banques en faillite. Mais avant de parler du CBDC et de nos trouvailles dans le papier du FMI, il faut expliquer pourquoi nous allons vivre un Great Reset Monétaire.</p>
<p><a href="https://join.swissborg.com/r/frederEZU5" rel="noopener" class="adv-link" target="_blank"><br /><p></p><br /></a></p>
<p>Ce n’est pas un hasard si les banques européennes ont perdu 90 % de leur valeur boursière depuis le pic de pétrole conventionnel de 2007. Investir dans une banque signifie investir dans de la dette. Or nous arrivons à un moment charnière de notre civilisation où la croissance se tasse en raison de la difficulté grandissante pour obtenir la reine des énergies: le pétrole.</p><p>Rendez-vous compte qu’en 1900, aux États-Unis, il suffisait de dépenser un baril d’énergie dans le travail d’extraction pour en obtenir 100. En 1990, nous n’étions plus qu’à 35 barils et seulement 12 barils en 2007 ! C’est ce que l’on appelle le EROEI (Energy Return on Investment). Au niveau mondial, le EROEI est désormais de 14…</p><p>Le pic pétrolier signifie certes qu’il nous en reste la moitié, mais cette moitié restante sera consommée beaucoup plus vite que la première moitié. Dit autrement, la production de pétrole mondiale va désormais baisser de plus en plus vite. Les choses deviennent critiques quand le EROEI passe en-dessous de 20. Nous y sommes :</p><p></p>
<p>La ligne rouge représente le EROEI mondial de 2019 / La courbe bleue indique l’énergie nette obtenue (énergie extraite – énergie dépensée pour l’extraire, ici exprimé en % par rapport au maximum atteint en tout début d’extraction) / Source : <a href="https://www.resilience.org/stories/2019-03-12/the-real-energy-return-of-crude-oil-smaller-than-you-would-have-imagined/">resilience.org</a></p>
<p>Pour le dire autrement encore, le manque d’énergie ne peut que déboucher sur la décroissance. Et sans croissance, on ne rembourse pas la dette. Ou bien on la rembourse via l’inflation. C’est ce qui est déjà en train de se passer. La <a href="https://www.cointribune.com/tribunes/tribune-cryptomonnaies-geopolitique/bitcoin-btc-la-bce-sinquiete-que-linflation-soit-trop-basse/">FED et la BCE viennent d’abandonner leur objecctif d’inflation inférieure à 2 %</a>.</p>
<p>Quel est le plan des globalistes du FMI et autres banques centrales ?</p>
<p>Les choses ne sont pas dites clairement mais un habitué de la nolvangue bancaire pourra trouver quelques indices dans ce papier qui commence par ce constat lucide :</p><p>« Les banques centrales ont toujours été à la pointe de la technologie et de l’innovation financières. Par le passé, l’invention du billet de banque par exemple […]. Aujourd’hui, les banques centrales sont confrontées à de nouveaux défis : la technologie « distributed ledger » (pour ne pas dire bitcoin…), les nouvelles techniques d’analyses de données (intelligence artificielle [IA] et machine learning) et le cloud computing. »</p><p>Les banquiers centraux ne font pas référence au bitcoin quand ils parlent de « FinTech ». Pour eux, la FinTech n’est pas grand chose d’autre que le CBDC et toutes les possibilités qu’offre la surveillance de masse…</p>
<p><a href="https://www.sandbox.game/en/login/?r=CE.xwA9FPnbtQjYEZD86al" rel="noopener" class="adv-link" target="_blank"><br /><p></p><br /></a></p>
<p>Cela étant dit, la mitraille de banque centrale semble loin d’être au point. Il ne faut de toute façon pas se leurrer. Cette fiat 2.0 ne changera pas la face du monde :</p><p>« Il pourrait être difficile de justifier l’émission d’une monnaie numérique de banque centrale (CBDC) dans le contexte de la poursuite des objectifs de stabilité des prix et de stabilité financière, car pour certains pays, ce lien est loin d’être évident. »</p><p>« L’émission de la CBDC ne permettra probablement pas de remédier à l’instabilité existante ou à la perte de confiance dans la monnaie nationale », peut-on également lire.</p><p>Le FMI prépare ici les esprits à l’inavouable. A savoir que le CBDC ne viendra qu’après l’écroulement du système existant, après l’hyperinflation… « L’émission de CBDC nécessitera que les banques centrales puissent offrir des comptes courants au grand public »…</p><p>Voyez ce tweet du FMI qui suggère finement que le CBDC sera la réponse apportée face à la perte de productivité (baisse de la production de pétrole) et l’inflation concomitante :</p><p lang="en" dir="ltr" xml:lang="en"><a href="https://twitter.com/hashtag/POLL?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#POLL</a>: We want to hear from you. ⬇️</p><p>Which of these topics would you like to learn more about?</p>
<p>— IMF (@IMFNews) <a href="https://twitter.com/IMFNews/status/1431347866442862594?ref_src=twsrc%5Etfw">August 27, 2021</a></p>

<p>Remplacez “productivity growth” par “quantité de pétrole disponible” et il vous apparaitra que tout ce dont nous parlons dans cet article est au coeur de la réflexion des stakeholders du Great Reset dont le FMI est évidemment pleinement partie prenante.Et après ce Great Reset ?</p>
<p>Nous disions en première partie que notre système de création monétaire à partir de dettes et d’intérêts est conçu pour une économie en perpétuelle expansion. Or la baisse de la production de pétrole nous fera inexorablement évoluer d’un monde en croissance exponentielle vers une société en décroissance.</p><p>La question est : après ce Great Reset, après cette semi-explosion de la dette (inflation), quel genre de système monétaire utiliser en sachant que la décroissance rend impossible le ponzi de la dette. Il est en effet impossible de promettre que la dette (et les intérêts…) sera remboursée si l’on sait pertinemment que la production ne peut que reculer.</p><p>Face à ce changement de paradigme, le FMI lâche quelques pistes pas vraiment nouvelles en vérité :</p><p>« Les banques centrales peuvent également avoir besoin de nouveaux pouvoirs comme percevoir des intérêts sur les CBDC. »</p><p>Dit autrement, nous ne recevrons bientôt plus d’intérêts sur notre épargne, nous en payerons ! #Tauxnégatif</p><p>Le bon côté des choses est que les banquiers de ce meilleur des mondes nous payeront pour emprunter. Cela se fait déjà au Danemark. <a href="https://www.wsj.com/articles/with-negative-rates-homeowners-in-europe-are-paid-to-borrow-11616664600">Nykredit</a> – le plus grand fournisseur de prêts immobiliers du pays – a déclaré que plus de 50 % de ses prêts allant jusqu’à 10 ans ont un taux d’intérêt négatif. Oui, les Danois remboursent moins qu’ils n’empruntent.</p><p>Encore une fois, ceci est une conséquence de l’entrée en décroissance. La raison d’être des taux négatifs est de réduire la masse monétaire pour ne pas sombrer dans l’hyperinflation malgré la baisse de la production.</p><p>Que ce soit par l’inflation ou les taux négatifs, il s’agit toujours d’appauvrir les masses pour faire perdurer un peu plus longtemps la fuite en avant de l’endettement.</p>
<p>Un peu de surveillance de masse avec ceci ?</p>
<p>Le CBDC est un formidable outil de surveillance de masse :</p><p>« Les banques centrales peuvent tirer parti de la FinTech pour moderniser leurs propres systèmes de paiement, par exemple, en mettant en place une « <a href="https://www.cointribune.com/tribunes/tribune-des-stablecoins/la-bri-snobe-bitcoin-btc-et-sinteresse-a-un-stablecoin-programmable-de-surveillance-de-masse/">Digital ID</a>. »</p><p>« La fintech pourrait aider les banques centrales dans leur collecte de statistiques. Face à l’explosion des données produites en temps réel, les banques centrales utilisent de plus en plus le Big Data et l’IA pour exploiter de nouvelles sources de données (par exemple celles des réseaux sociaux, du commerce électronique et de l’internet of things) et de nouvelles techniques de collecte et d’analyse (par exemple, machine learning et le text mining). »</p><p>Ces déclarations se passent de commentaires. Elles sont limpides. Il est quasiment certain que le « Pass-sanitaire », le <a href="https://www.cointribune.com/analyses/institutions-entreprises/le-cbdc-petroyuan-devoile-lors-du-forum-de-la-bri/">« Crédit social » à la chinoise</a>, le « CBDC », la « Digital ID », ou encore le « Crédit Carbone », finiront par fusionner tous ensemble. Dans cette <a href="https://www.cointribune.com/guides-crypto/tout-savoir-sur-bitcoin-btc/collision-entre-le-bitcoin-et-la-banque-des-reglements-internationaux-le-22-mars/">dystopie technologique</a>, l’IA nous connaît mieux que nous même et peut décliner nos QR code…</p><p lang="fr" dir="ltr" xml:lang="fr">C'est bon, tout le monde a compris quel était le but de cette hystérie sanitaire ? Prêts pour la "pass-carbone" ? <a href="https://t.co/QM7LCRrkO2">https://t.co/QM7LCRrkO2</a></p>
<p>— Nicolas Teterel ∞/21 (@CryptojournalFr) <a href="https://twitter.com/CryptojournalFr/status/1432609248274436098?ref_src=twsrc%5Etfw">August 31, 2021</a></p>

<p>“Ce que nous avons appris de cette crise Covid, nous l’appliquerons pour la crise climatique” “Nous promet-il des confinements climatiques ?” /</p>
<p>L’un des intérêts propres aux banquiers sera d’interdire de crédit à ceux qui ne rentreront pas dans les cases binaires de leurs algorithmes. C’est exactement ce que <a href="https://www.cointribune.com/analyses/personnalites/jack-ma-a-t-il-ete-kidnappe-par-la-mafia-bancaire/">Jack Ma</a> veut mettre en place en Chine.</p><p>Voici ce que nous écrivions à ce sujet en début d’année :</p><p>« Que veut Jack Ma ? Le patron d’Alibaba n’est pas exactement un sauveur face à la mafia bancaire. La FinTech revient à tomber de charybde en scylla via la fusion de la finance avec la Big data. Pour Jack, « le système de crédit doit être basé sur la Big data pour en faire un bien commun ». Il faut créer un « système de crédit basé sur la Big Data ». C’est en essence ce que propose le FMI qui a publié un article sur son blog faisant l’apologie d’un système de « credit scoring ». Dit autrement, un système analysant les données personnelles (et notamment notre historique de recherche google) qui jugera si quelqu’un est digne de recevoir un prêt et de monter dans l’échelle sociale. »</p><p>La seule échappatoire à cette prison à ciel ouvert est le bitcoin. Il est une monnaie libre de dette et dotée d’une masse monétaire finie qui protége ses détenteurs contre l’hyperinflation promise par la décroissance. Tout le contraire du CBDC qui sera la cerise sur le gâteau d’Ausweis numériques auxquels on essaie de nous habituer en vue des “climate lockdowns”.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/703/un-ancien-agent-secret-suisse-au-regard-hors-normes</guid>
	<pubDate>Sun, 29 Aug 2021 20:24:04 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/703/un-ancien-agent-secret-suisse-au-regard-hors-normes</link>
	<title><![CDATA[Un ancien agent secret suisse au regard hors normes]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Jacques Baud, avec ses cheveux poivre et sel et son sourire prévenant est une personne qui a du tact. Il pèse ses mots, calme et clair. Il va loin dans l'explication des choses pour qu’on puisse comprendre le contexte, il soulève des questions, propose des interprétations qui peuvent paraître inattendues. Il ne s'est donc pas fait que des amis avec ses points de vue divergents sur le sujet qu’il le connaît le mieux: les services de renseignements et leur fonctionnement. Sa grande passion est l’écriture; plus d’une douzaine de livres à son actif, il en a publié trois ces dernières années, et deux sont en cours. Ce qui lui a valu un jour le surnom du «plus bavard des espions suisses». C’est le portrait d’une vie d’un homme qui a «murmuré aux oreilles des services de renseignement du monde entier».</p>
<p>L'arrivée dans le milieu du renseignement</p>
<p>Son parcours a commencé tôt, durant ses études d’économétrie à l’Université de Genève. Il publiait déjà des articles dans des revues britanniques sur des questions militaires, ce qui a attiré l’attention du service de renseignement suisse. Lequel s’est approché de lui pour le recruter.</p><p>Il traite alors les forces du Pacte de Varsovie, y compris celle qui se trouvaient alors en Afghanistan. En 1986, son analyse l’amène à conclure que le Pacte de Varsovie va devoir réduire ses forces. Elle est reçue avec dédain et passe à la poubelle, mais trois ans plus tard Mikhaïl Gorbatchev annonce une réduction des forces du Pacte de Varsovie: les chiffres qu’il évoque sont à 5'000 hommes près les mêmes que ce que Baud avait anticipé!.. Durant cette période, il reçoit des informations de la résistance afghane sur les tactiques soviétiques. En retour, il écrit un manuel pour aider les moudjahidin à neutraliser les mines soviétiques. Ce petit ouvrage sera repris par les Américains durant la guerre du Golfe. </p><p>Dans les années 90, alors que la Suisse commence à s’intéresser à la question des mines anti-personnel, le Département des affaires étrangères sollicite l’expérience de Jacques Baud. Il propose alors la création d’un centre de déminage au profit des Nations Unies. Il est envoyé deux ans aux Nations Unies à New York pour créer ce centre et un système de gestion informatique qui recense et traite les informations sur le minage. Un système qui est aujourd’hui en activité dans plus de 70 pays et qui est géré par le Centre International de Déminage Humanitaire de Genève.</p>
<p>Premier livre, un succès</p>
<p>En 1997, ce colonel d’Etat-major général, publie une «Encyclopédie du renseignement et des services secrets» chez un éditeur français. Le succès est immédiat. Ce pavé de plus de 500 pages dépasse les 50'000 exemplaires. Il fait grincer quelques dents chez ses collègues à Berne. Mais à l’étranger, il devient rapidement une référence, y compris dans les services de renseignement, qui lui envoient alors des informations pour compléter les futures éditions du livre. Dans certains pays de l’Est, il est traduit et utilisé pour la formation de leurs agents. Ecrivant après l’affaire des fiches en Suisse, Jacques Baud défend une idée simple: les services de renseignements ne peuvent travailler que dans la confiance, il est donc inutile de les entourer de trop de mystères; leur travail doit rester confidentiel, mais leur existence et leurs domaines d’activités peuvent être connus, car 90% des informations qu’ils utilisent sont ouvertes. Certes, il ne dévoile que ce qui est dévoilable. Pas question de porter préjudice aux services. Mais, dans un contexte démocratique, le secret ne garantit pas forcément la sécurité. Ce qui lui paraît déterminant, c’est l’intelligence avec laquelle on traite les données et comment la réflexion est partagée au sein d’un service de renseignement. </p><p>Deux ans plus tard, il publie un autre pavé, cette fois-ci avec plus de 700 pages, une «Encyclopédie des terrorismes et violences politiques». Par définition, une encyclopédie se veut un ouvrage de référence visant à synthétiser toutes les connaissances pour les rendre accessibles au public dans un but d’éducation, d’information ou de soutien à la mémoire. L’édition 2005 de cet ouvrage recevra le prix du meilleur livre sur la sécurité du Ministère de l’Intérieur en France.</p>
<p>Département des affaires étrangères, l’ONU puis l’OTAN, qui dit mieux?</p>
<p>En 2002, il est engagé par le Département des Affaires étrangers pour contribuer à développer le Centre de politique de sécurité internationale (CPSI) fraichement créé. Pour mémoire, il s’agit de l’une des unités qui complètent les services helvétiques, les deux principales étant le Service de renseignement stratégique du département de la Défense et le Service d'analyse et de prévention du département de Justice et Police. </p><p>Son ouvrage, «La guerre asymétrique ou la défaite du vainqueur», publié peu avant la guerre d'Irak, analyse méthodiquement les mécanismes du terrorisme et la manière de les contrer. Il jette un regard critique sur la stratégie des États-Unis et de la Grande-Bretagne dans le conflit irakien.</p><p>Il reçoit un mandat des Nations Unies pour aider à créer une structure de renseignement multidimensionnel pour les opérations de maintien de la paix. En 2003, l’ONU venait de subir une attaque mortelle contre ses bureaux à Bagdad, Kofi Annan ne souhaitait plus s’appuyer sur les espions des grandes puissances, notamment américains. L’agent suisse est choisi pour prendre la tête du premier «Joint Mission Analysis Center» (JMAC) au Soudan. Le JMAC est un organe civilo-militaire, directement subordonné au représentant spécial du Secrétaire-général des Nations Unies. Avec une équipe de 30 collaborateurs (moitié militaires, moitiés civils, moitié féminins, moitié masculins) Jacques Baud recense les groupements rebelles, discute avec eux, reconstitue leurs structures formelles et informelles sur la base des liens familiaux, amicaux, voire économiques, un vrai travail de renseignement. A cette occasion Jacques Baud constate que les informations qui circulent en Occident ont peu à voir avec la situation sur le terrain: les milliers de morts rapportés par les médias n’avaient aucune réalité, les «janjaweed» que l’on attribuait au gouvernement s’attaquaient aux forces gouvernementales. </p><p>Le quartier-général des Nations Unies à New York le rappelle alors et l’engage comme chef de la doctrine des opérations de maintien de la paix aux Nations Unies où il traite notamment la protection des civils et de la coopération civilo-militaire. Il a ainsi pu suivre la situation en Libye et une fois de plus, constater que la réalité du terrain ne correspondait guère à celle rapportée dans les médias. Il publie alors le livre «Le renseignement et la lutte contre le terrorisme» qui explique les mécanismes complexes du terrorisme et du renseignement, analyse les défauts du système actuel et la manière d'y remédier dans le cadre d'une lutte plus efficace contre le terrorisme.</p><p>Après cette mission, il passe directement de New York à Nairobi, où il effectue un travail semblable: travailler sur la doctrine de maintien de la paix pour la force d’intervention de l’Union Africaine. Deux ans plus tard il est nommé à l’OTAN à Bruxelles, comme chef de la lutte contre la prolifération des armes légères. Un poste particulier puisque la Suisse ne fait pas partie de l’OTAN. Il existe alors quelques postes négociés bilatéralement entre l’OTAN et des pays dits «partenaires». Ainsi, Jacques Baud est le seul Suisse à y travailler. Depuis Bruxelles, il observe l’enlisement de la situation en Lybie et la crise ukrainienne. Et une fois de plus, il est frappé par l’écart entre les informations transmises dans les médias et les réalités complexes du terrain.</p>
<p>2016, «Terrorisme: mensonges politiques et stratégies fatales de l’Occident»</p>
<p>Avec sa riche expérience, sa passion d’écrire et sa méthode analytique, Jacques Baud publie un ouvrage de plus de 400 pages où il critique radicalement la «guerre contre le terrorisme» menée par l'Occident, et en particulier par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. La violence d'aujourd'hui a été provoquée par des gouvernements occidentaux en quête de succès extérieurs pour compenser leurs déboires en politique intérieure. Le terrorisme est né d'une résistance (Djihad) contre les interventions militaires occidentales, presque toujours illégitimes et souvent illégales, oubliées ou camouflées par des mensonges. Un livre sans concessions, qui condamne une certaine hypocrisie occidentale, et décrypte les insuffisances du renseignement et de nos décisions, pour nous pousser à porter un regard plus critique et mieux informé sur les conséquences de nos propres actions. </p>
<p>Fake News</p>
<p>Aujourd’hui, le colonel à l'Etat-major général qui reste établi à Bruxelles est un retraité heureux et toujours passionné par l’écriture. </p><p>En 2020, il a sorti un livre intitulé «Gouverner par les Fake News, 30 ans d’infox par les pays occidentaux» (BPLT en a parlé <a href="https://bonpourlatete.com/actuel/l-agent-suisse-qui-denonce-les-fake-news-des-gouvernements" target="_blank" rel="noopener">ici</a>). Cet ouvrage de 400 pages, sans doute jugé provocant, lui a valu le silence des grands médias. Durant toutes les années actives dans les services de renseignement du monde entier, il y a été considéré et invité comme un expert indéniable du terrorisme pour se retrouver à la fin de sa carrière sur le banc des accusés. Suite à plusieurs interviews, notamment à TV Libertés, Le Media, RT France et Sputnik où il a détaillé les nombreuses contre-vérités, il est accusé par le site Conspiracy Watch de «cocher toutes les cases du conspirationnisme géopolitique». La réponse de Jacques Baud? «Comme on le verra dans mon dernier ouvrage sur Navalny, Conspiracy Watch est une structure qui travaille au profit du gouvernement britannique. Sa démarche est un exemple magistral d’arguments basés sur des informations que l’on a soigneusement choisies en retirant celles qui dérangent. Certaines de ses affirmations sont même contredites par le président Obama lui-même! Un comble! Ils ont fait un travail à charge, d’ailleurs, ils n’ont même pas eu le courage d’accepter ma demande de droit de réponse!»; «En fait, Conspiracy Watch n’a pas compris (ou voulu comprendre) que le propos de mon livre n’est pas de "blanchir" certains acteurs, ni de déterminer si X ou Y a raison ou tort, voire affirmer des "vérités", mais de montrer que les jugements sur lesquels les gouvernements occidentaux sont basés sur des informations très incomplètes, mais ont des conséquences parfois dramatiques.»</p><p>Libre à chacun de se faire une opinion.</p>
<p>Entretien avec Jacques Baud</p>
<p>Si vous souhaitez en savoir plus sur le plus bavard de nos agents secrets, nos confères d’Antithèse l’ont interviewé récemment. Vous trouverez <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Wec5V-OQKyM" target="_blank" rel="noopener">ici un long entretien</a> où il répond en détail à toutes les questions imaginables.</p>
<p>Indications bibliographiques<br />Encyclopédie du renseignement et des services secrets, Paris, Lavauzelle, 1997, 524 p.<br />Encyclopédie du renseignement et des services secrets, Paris, Lavauzelle, 1998, 598 p.<br />Encyclopédie des terrorismes, Paris, Lavauzelle, 1999, 270 p.<br />Les forces spéciales de l'Organisation du Traité de Varsovie : 1917-2000, Paris, L'Harmattan, 2002, 219 p.<br />Encyclopédie du renseignement et des services secrets, Panazol, Lavauzelle, 2002, 740 p.<br />Encyclopédie des terrorismes et violences politiques, Panazol, Lavauzelle, 2003, 752 p.<br />La guerre asymétrique ou la défaite du vainqueur, Monaco, Editions du Rocher, 2003, 212 p.<br />Le renseignement et la lutte contre le terrorisme: stratégies et perspectives internationales, Panazol, Lavauzelle, 2005, 413 p.<br />Encyclopédie des terrorismes et violences organisées, Panazol, Lavauzelle, 2009, 1278 p.<br />Djihad: l'asymétrie entre fanatisme et incompréhension, Panazol, Lavauzelle, 2009, 185 p.<br />Terrorisme: mensonges politiques et stratégies fatales de l'Occident, Monaco, Editions du Rocher, 2016, 424 p.<br />Gouverner par les Fake News, Clamecy, Max Milo, 2020, 399 p.<br />L'affaire Navalny - Le complotisme au service de la politique étrangère. Clamecy, Max Milo, 2021, 144 p.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/702/institut-detudes-de-geopolitique-appliquee</guid>
	<pubDate>Fri, 27 Aug 2021 11:09:22 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/702/institut-detudes-de-geopolitique-appliquee</link>
	<title><![CDATA[Institut d&#039;Études de Géopolitique Appliquée]]></title>
	<description><![CDATA[<p>D'aucuns imaginent la puissance américaine en déclin et brandissent le cas afghan comme le symbole de sa perte de puissance. En réalité il n'en est rien. La première puissance mondiale a préparé, depuis plus d'une décennie, son redéploiement stratégique : un désengagement des théâtres d'opérations méditerranéen et moyen-orientaux, pour se focaliser sur une nouvelle région bien plus stratégique dans la nouvelle guerre économique avec la Chine, l'indo-pacifique. Le « pivot » engagé par Barack Obama est aujourd'hui assumé par Joe Biden.</p><p>Loin du déclin, les États-Unis préparent au contraire leurs offensives contre leurs nouveaux adversaires, au premier rang desquels la Chine. Leur méthode ? Ne plus sacrifier des hommes et des budgets dans des guerres sans fin, ne plus tenter d'instaurer à l'étranger une démocratie libérale sur la base de valeurs étrangères [1] dont le résultat est à chaque fois (Irak, Afghanistan) implacable, à savoir le rejet par une partie des populations locales, dont on a trop souvent oublié de prendre en compte le nationalisme et le prisme religieux. De quoi nous interroger dans une autre mesure, en France, sur l'avenir de notre engagement au Mali où les groupes que l'on combat bénéficient d'un soutien populaire.</p><p>Quoi qu'il en soit, la puissance américaine, bien que désengagée des théâtres d'opérations, disposera toujours de puissants moyens de détection [2] sur les théâtres où elle s'est désengagée. En cas de nécessité, elle pourra toujours dissuader et frapper lorsque ses intérêts seront directement menacés. Si le théâtre afghan est essentiellement une affaire locale et régionale, qui devra se régler aux échelles locale et régionale, les États-Unis ont déjà noué le contact avec les forces vives en Afghanistan. Les Américains connaissent bien Abdul Ghani Baradar, qualifié de premier vice-commandeur des croyants de l' « Émirat islamique d'Afghanistan » et chef du bureau politique des talibans. Arrêté au Pakistan en 2010, il a été libéré en 2018 à la demande des États-Unis qui ont fait de lui leur principal interlocuteur. Dès lors, aujourd'hui, les États-Unis ont un contact au plus haut niveau avec les talibans [3].</p><p>Pour l'heure, la priorité américaine est dans les océans Indien et Pacifique, en mer de Chine méridionale, dans le détroit de Malaca, le canal de Panama et toute l'Asie du Sud-Est [4]. Plus que jamais, l'Union européenne doit penser à son autonomie stratégique. Si la présidence Trump avait imposé aux Européens de repenser leurs intérêts stratégiques, certains voyaient en l'élection de Joe Biden le retour de l'allié américain, garant de nos intérêts et de notre protection. Grand mal leur en a pris. Sur les plans géopolitique et géoéconomique, les prochaines décennies seront guidées par la compétition sino-américaine [5]. C'est là que se nouent les nouveaux équilibres stratégiques.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/701/le-patron-de-la-cia-aurait-rencontre-a-kaboul-le-fondateur-des-taliban-%E2%80%94-rt-en-francais</guid>
	<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 20:56:06 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/701/le-patron-de-la-cia-aurait-rencontre-a-kaboul-le-fondateur-des-taliban-%E2%80%94-rt-en-francais</link>
	<title><![CDATA[Le patron de la CIA aurait rencontré à Kaboul le fondateur des Taliban — RT en français]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="text__summary">Le directeur de la CIA aurait rencontré le nouvel homme fort d'Afghanistan, le mollah Abdul Ghani Baradar, d'après plusieurs sources concordantes comme le Washington Post. Il s'agirait d'une rencontre inédite entre les Etats-Unis et les Taliban.</p><p>Le Washington Post rapporte <a href="https://www.washingtonpost.com/national-security/burns-afghanistan-baradar-biden/2021/08/24/c96bee5c-04ba-11ec-ba15-9c4f59a60478_story.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">dans un article du 24 août</a> que le directeur de la CIA, William Burns, aurait eu un entretien confidentiel le 23 août à Kaboul avec le mollah Abdul Ghani Baradar, vice-commandeur des croyants de l'Émirat islamique d'Afghanistan qui dirigeait auparavant le bureau politique des Taliban au Qatar. Il s'agirait de la plus haute rencontre à ce niveau entre les Etats-Unis et le régime fondamentaliste depuis son retour au pouvoir.</p><p>Le Washington Post n'a pas révélé la teneur des discussions entre le chef Taliban et le patron de la CIA mais il est probable qu'elles aient tourné autour du délai des évacuations depuis l'aéroport de la capitale afghane, où des milliers de personnes veulent fuir le retour au pouvoir des Taliban.</p><p>L'agence <a href="https://www.reuters.com/world/cia-director-met-taliban-leader-kabul-monday-washington-post-reports-2021-08-24/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Reuters</a> a également confirmé l'information en évoquant un responsable étasunien et une source proche des activités du gouvernement. Tous deux auraient parlé sous couvert d'anonymat. Un représentant de la CIA a toutefois déclaré que l'agence ne ferait aucun commentaire. La Maison Blanche n'a pas souhaité non plus répondre aux sollicitations de la part de Reuters.</p><p>L'agence a cependant également rapporté <a href="https://www.reutersconnect.com/all?id=tag%3Areuters.com%2C2021%3Anewsml_MT1ALTL4N2PV2MD10&amp;share=true" target="_blank" rel="noopener noreferrer">dans l'après-midi du 24 août</a> que le porte-parole des Taliban n'était pas au courant d'une telle rencontre.</p>
<p>Une rencontre qui illustre la crise traversée par l'administration Biden ?</p>
<p>La décision du président étasunien Joe Biden de dépêcher à Kaboul William Burns – souvent présenté comme un diplomate expérimenté – témoignerait <a href="https://francais.rt.com/international/89801-afghanistan-biden-dit-ne-pas-voir-comment-retrait-americain-aurait-ete-possible-sans-chaos">de la gravité de la crise pour son administration</a>. Les <a href="https://francais.rt.com/international/89637-foule-etait-hors-controle-scenes-chaos-tirs-air-aeroport-kaboul-afghanistan-taliban">images des évacuations précipitées à l'aéroport international de Kabou</a>l ont largement fait le tour du monde depuis la reprise de la ville par les Taliban.</p><p>Les Taliban avaient par ailleurs <a href="https://francais.rt.com/international/89926-afghanistan-taliban-mettent-garde-contre-depart-troupes-etrangeres-apres-31-aout">averti qu'ils ne toléreraient plus ces opérations d'évacuation au-delà du 31 août</a>. La France a cependant estimé <a href="https://francais.rt.com/international/89929-evacuations-dafghanistan-paris-juge-necessaire-delai-supplementaire-au-dela%C3%A831-aout">qu'un délai supplémentaire serait nécessaire</a>, position exprimée par la voix de son ministre des Affaires étrangères le 22 août.</p><p>Un sommet virtuel du G7 doit faire le point le 24 août sur les évacuations.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/699/republique-souveraine-congres-exceptionnel-2021</guid>
	<pubDate>Sat, 21 Aug 2021 22:26:17 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/699/republique-souveraine-congres-exceptionnel-2021</link>
	<title><![CDATA[République souveraine - congrès exceptionnel 2021]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Chers camarades de République souveraine,</p>
<p>Chers compatriotes,</p><p>La semaine prochaine, le samedi 28 août, se tiendra notre congrès exceptionnel. Il se déroulera en ligne afin que tous les militants puissent y assister et après que chacun aura pu y contribuer en fonction de ses idées.</p><p>Lors de ce congrès, nous déciderons pour notre mouvement de la position à tenir, des actions à entreprendre et des éventuelles alliances à nouer (en les encadrant clairement) pour les élections de 2022, tant présidentielles que législatives.</p><p>C’est en prévision de ce congrès exceptionnel que je vous adresse ce courriel, afin de vous proposer ma candidature à la candidature pour l’élection du prochain Président de la République.</p><p>Ce choix a été mûrement réfléchi par l’ensemble du Secrétariat national et fait en connaissance de cause. C’est une décision difficile, tant personnellement que pour notre mouvement : elle implique des efforts personnels et collectifs considérables ; elle est risquée pour nos finances.</p><p>Mais c’est un combat que nous jugeons enthousiasmant, car la ligne politique que nous défendons est, j’en suis convaincu, largement majoritaire dans le pays. Malheureusement, elle n’est pas ou est imparfaitement représentée.</p>
<p>Notre ligne, vous la connaissez : elle est le fruit d’un travail collectif réalisé lors du congrès de novembre 2020. Il en est ressorti la Charte de République souveraine et le texte d’orientation programmatique, que vous pouvez tous deux retrouver sur notre site, <a href="https://3xfkr.r.ag.d.sendibm3.com/mk/cl/f/79krLX2a4_GYN0ih4uwg9Ie89vsOjMpmSdJ-VpwRcyFe4CHfsTbpizyTzyMnfjfbmghAYtiPO_qiBX2OQQkqXY6LbqZqCqlXvqfC4kWS-f1GNNtvSdP1Ev6an_FC12eyd6D6dBA1sI9dR86XDWnLULWPxyt6OE8Ud0QJTfwxIqUK-wxE18FYujztAREVvIyMKYjAiPhsSS_wtcZ4nQRxv7pHd_eKw_7QQZZs59GF-TIxeBo0-SujwB2G6XZdyJ_GDqtTTwZbTBOqVpwGOiZJx_1VyJjCLVC2SGlYyiCVTP1GSlowIv7InEhfLSn9okxFF9U7i6yEQ6Ee7tViOx-XuR1L6PlYOYrA" sib_link_id="0">www.republique-souveraine.fr</a>. Cette ligne est résumée dans une formule dont beaucoup, déjà, s’inspirent :<br />« avec de Gaulle et avec Jaurès ».</p>
<p>A l’heure actuelle, aucun candidat ou candidate déclaré ou supposé, pas plus que les forces politiques qui les soutiennent, ne proposent un programme à même de relever la France et de servir les intérêts de nos concitoyens.</p><p>Parmi ceux qui se revendiquent de la gauche, beaucoup cherchent un improbable rassemblement de leur camp, rendu impossible par leurs divergences de position politique sur des sujets fondamentaux et par leur vision même de nation française. La plupart sont empêtrés dans les problématiques wokistes venues du parti démocrate des Etats-Unis d’Amérique, incapables de considérer sérieusement les questions de l’immigration ou de la sécurité, pourtant fondamentales pour nombre de nos concitoyens. Evoquer même une identité et une culture française spécifique est impossible.</p><p>Quant aux candidats qui se revendiquent de la droite, ils ne parviennent pas à s’extraire du dogme néolibéral en économie ni de l’atlantisme qui contribue à saborder la nation française et son identité. Dans ce camp, la sécurité est en général traitée exclusivement sous l’angle de la répression et la régulation de l’immigration est rendue impossible par la passion simultanée qu’il voue à la mondialisation.</p><p>Presque tous, de gauche comme de droite, peinent à envisager ne serait-ce qu’un rapport critique, que dire d’un rapport de forces réel et assumé avec l’Union européenne. C’est pourtant la condition sine qua non de la réalisation de toute politique, quelle qu’en soit l’orientation.</p><p>Restaurer la souveraineté nationale et populaire, reprendre le contrôle, c’est-à-dire se réapproprier la compétence des compétences, celle qui permet de faire quoi que ce soit, est le premier combat, le combat essentiel. Reconquérir notre souveraineté, c’est redonner sa force à l’Etat, c’est nous donner des marges de manœuvre, c’est restaurer la démocratie. Ce sera mon et notre combat principal.</p><p>Un exemple le résume. La crise sanitaire a montré qu’un pays sans souveraineté est incapable de produire ce dont il a besoin pour protéger ses citoyens – masques, respirateurs, tests, médicaments, vaccins. Cet état de fait place la France dans une situation de dépendance grave et l’expose à tous les aléas des crises à venir. Il nous faut rebâtir un système de santé souverain, au service des citoyens, dégagé des intérêts privés, en particulier du chantage des multinationales pharmaceutiques.</p><p>Ce qui vaut pour la santé vaut pour tous les autres domaines. Je refuse que notre pays soit ballotté au gré des courants de la mondialisation, à attendre les directives de Bruxelles et le bon vouloir de Washington. Suivre et subir, au lieu d’impulser et de trouver des solutions, ne peut pas être le destin de la France.</p><p>Issu de la gauche – certes –, républicain convaincu, je veux réunir des électeurs venant d’horizons différents, en dépassant le clivage gauche/droite traditionnel. La gauche républicaine, les gaullistes sociaux, tous ceux qui sont attachés à une France souveraine et à un Etat social doivent s’unir.</p><p>Une France souveraine est une France qui s’émancipe de la tutelle d’une Union européenne ultralibérale et inefficace, et des traités de libre-échange, sources de concurrence déloyale et de dépérissement de notre industrie.</p><p>Un Etat social est un Etat qui conserve et amplifie les solidarités nationales mises en place après la Seconde Guerre mondiale, imaginées par le Conseil national de la Résistance (CNR) dans son formidable programme « Les Jours heureux ». Il faut refaire ce qui a été défait, depuis quarante ans, par des politiciens de gauche comme de droite, et penser de nouveaux « jours heureux », afin que vivre dans la société française soit synonyme de concorde, de justice et d’espoir en l’avenir.</p><p>Pour affronter les crises et les tempêtes qui se profilent à l’horizon – écologiques, sanitaires, économiques ou migratoires –, il nous faudra un Etat fort et organisé, s’appuyant sur des fonctionnaires dévoués, qui ne doivent pas pouvoir s’en servir comme d’un tremplin pour une carrière dans le privé ; un Etat capable de planification, un Etat stratège et régulateur qui se réapproprie sa politique économique, monétaire, budgétaire, fiscale et diplomatique. Seul un tel Etat pourra redonner sens au politique et mener le projet que nous nous fixons.</p><p>Durant cette campagne électorale, on nous opposera sans cesse la sempiternelle rengaine d’impuissance : la France ne peut arriver à rien toute seule ; la dette nous interdit de mener toute politique d’ampleur ; la mondialisation ultralibérale est la seule voie possible. Mais à République souveraine, nous avons une vision de la France : c’est un grand pays, une grande puissance et une grande nation.</p><p>Le français est la troisième langue la plus importante dans le monde en termes d’influence.</p><p>La France monde c’est la deuxième surface maritime mondiale – un fait d’une importance cruciale dans la course mondiale aux ressources.</p><p>La terre de la France, bien qu’affaiblie et elle aussi livrée à la mondialisation, permet, si on le veut, d’assurer l’autosuffisance alimentaire.</p><p>L’industrie française a encore des fleurons précieux, malgré les multiples agressions qu’elle a subies, en particulier de la part de nos propres dirigeants. Nous avons encore de formidables ingénieurs et scientifiques, et aussi une classe ouvrière compétente qui ne souhaite qu’une chose : travailler et vivre de son travail.</p><p>La France est une puissance géopolitique. Nous avons un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et la panoplie complète de la dissuasion nucléaire.</p><p>Et puis enfin, et peut-être surtout, la France, c’est une histoire glorieuse qui résonne toujours dans le monde, malgré les défaitistes. La France, ce sont des symboles et une identité forte qui font que notre pays parle au monde, qu’il est plus qu’un agrégat de communautés et d’individus.</p><p>Aux sermons d’impuissance, il nous faut opposer un discours d’optimisme et de volonté : nous devons réussir à rendre à notre pays son indépendance car cette indépendance est vitale. Nous n’avons pas le droit d’échouer.</p><p>Chers camarades, c’est un combat difficile qui s’annonce. Mais rien de grand n’a jamais été mené avec facilité. Les moments de crise sont des révélateurs. Oui, République souveraine n’est pas encore le mouvement politique le plus puissant. Mais nous avons l’essentiel : un programme qui correspond aux attentes du plus grand nombre et aux nécessités du moment historique que nous vivons.</p><p>Vous trouverez ci-dessous le détail du projet présidentiel que je défendrai.</p><p>Je vous donne rendez-vous ce 28 août pour notre congrès exceptionnel. En attendant, connectez-vous à notre réseau CNR afin de réagir à ces propositions, commenter, proposer ou simplement demander des clarifications.</p><p>J’invite enfin tous ceux d’entre vous qui s’en sentent la force et qui en ont la volonté de réfléchir à leur propre candidature pour les élections législatives. République souveraine compte présenter des candidats sur l’ensemble du territoire métropolitain et d’outre-mer.</p><p>Fraternellement,</p><p>Georges KUZMANOVIC</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/698/kaboul-tombe-la-france-doit-se-reveiller</guid>
	<pubDate>Sat, 21 Aug 2021 11:01:27 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/698/kaboul-tombe-la-france-doit-se-reveiller</link>
	<title><![CDATA[Kaboul tombe, la France doit se réveiller]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L'effondrement de l'État afghan, lâché par sa fantomatique armée et son gouvernement comprador, est avant tout un sujet de tristesse et d’inquiétude. Des millions de femmes afghanes, de jeunes filles, de Hazaras et plus largement d'Afghans ne partageant pas les options rétrogrades des taliban se retrouvent désormais sans défense. C’est aussi un motif d’amertume pour nos soldats qui ont été engagés en Afghanistan, dont certains y ont été blessés ou ont perdu des camarades – quatre-vingt-neuf familles pleurent toujours leurs fils. Nombre d'entre eux se demandent aujourd’hui quel a été le sens de leur présence dans ce pays désormais rendu, quasiment sans résistance, à l’ennemi qu’ils étaient censés combattre.</p><p>Le retour des taliban en Afghanistan signe la fin d'un cycle. Celui ouvert par les théoriciens du droit voire du devoir d'ingérence et par les néoconservateurs anglo-saxons qui voulurent transformer le Proche-Orient et l’Asie centrale à coups d'exportation de la démocratie occidentale. De l'Irak au Pakistan, de Palestine à l'Algérie, de Bosnie à la Libye, le seul résultat de cette politique fut de renforcer l'intégrisme islamique sous toutes ses formes. En ce 15 août (quelle date!), Kaboul tombe. Vingt ans après le 11 septembre, Ben Laden est mort depuis dix ans, mais son ambition triomphe.</p><p>Le sentiment de l’absurde et du tragique ne doit pas obérer l'analyse de nos erreurs et de nos naïvetés. Trois enseignements sont à tirer de ce drame.</p>
<p>Le bilan désastreux de la politique américaine au Proche et au Moyen-Orient</p>
<p>Il est facile de critiquer Joe Biden pour sa décision; mais ce qu’il faut remettre en cause, c’est une ligne géopolitique vieille de plus de soixante-dix ans.</p><p>Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont promu, dans cette région, le développement de mouvements et de régimes islamistes, notamment pour contrer la constitution d’États-nations laïques non alignés. Ainsi, dès 1945, ils offrent leur soutien indéfectible à l'Arabie saoudite, théocratie wahhabite régressive et vecteur international du terrorisme. En 1953, ils organisent, en Iran, le renversement de Mossadegh et mettent en place la terrible dictature du Shah, qui permettra l'avènement des mollahs. En 1979, en Afghanistan, ils soutiennent les Moudjahidines les plus religieux, dont Ben Laden. Ils collaborent activement avec le Pakistan et spécifiquement ses services de renseignement (ISI). En Palestine, la CIA facilite l’avènement du Hamas pour déstabiliser l’OLP. Ils comblent de faveurs les islamistes de Bosnie-Herzégovine, où s'installeront les premiers camps djihadistes d’Europe. Ils déclenchent la guerre du Kosovo en appui à un groupe mafieux islamomaoïste (sic!). Leur renversement incontrôlé de Saddam Hussein plonge l’Irak dans le chaos, jusqu'à la création de l'État islamique sur les ruines de Falloujah. Le même scénario se répète en Libye avec, là encore, l’immense succès que l'on sait et en Syrie, même si dans ce dernier pays, Bachar el-Assad réussit, au prix d’une sanglante répression et grâce à l’appui des Russes, à garder le pouvoir, et les islamistes reculent.</p><p>Frappés sur leur propre sol, en 2001, par les fanatiques qu’ils ont contribué à faire croître, les États-Unis ont certes fait de l’islamisme radical leur ennemi officiel et se sont attaqués aux taliban afghans; mais dans les faits (j’en veux pour preuve leur politique en Syrie et en Libye), ils ont continué leur soutien aux forces les plus obscurantistes, pourvu que celles-ci servent leurs intérêts.</p><p>Cette duplicité laisse planer les plus grands doutes sur les ressorts réels de l’intervention américaine en Afghanistan. Lorsque j'y étais, en 2006 et 2007, il était déjà évident à tous que ce qui se passe aujourd'hui serait l'issue finale du conflit. La stratégie américaine n'a jamais été d'apporter une quelconque démocratie en Afghanistan ni de pacifier ce pays, mais de faire payer aux taliban leur refus de choisir les États-Unis pour construire les pipelines et gazoducs devant amener le pétrole de la mer Caspienne et de l'Asie centrale vers Karachi. En ce sens, il n’est probablement pas approprié de qualifier le retrait des troupes américaines d’"échec", de "défaite" ou de "fiasco" – en tout cas pour les néoconservateurs et l’appareil militaro-industriel étasunien, qui ont atteint leurs objectifs. Mais quoi qu’on en pense, le grand Moyen-Orient d'aujourd'hui est bien pire que celui qui précéda les interventions militaires américaines, de Bagdad à Kaboul.</p>
<p>L’atlantisme n'a plus de sens</p>
<p>De ce constat, évident pour la majorité des Français, mais encore nié par une partie de notre oligarchie perdue dans une nouvelle "étrange défaite", découle le deuxième enseignement à tirer de la chute de Kaboul, à savoir le discrédit définitif de l’atlantisme.</p><p>En effet, suivre les Américains dans leurs aventures belliqueuses est non seulement indéfendable (plus encore qu’en 2003, lorsque Dominique de Villepin prononça son discours historique devant l’ONU), mais éminemment périlleux. Le retrait américain de l’Afghanistan montre une nouvelle fois que pour les États-Unis seuls comptent leurs intérêts. Ainsi, ils laissent tomber, froidement, non plus seulement leurs alliés, mais leurs créatures au profit de leur nouvel objectif: contenir la Chine, notamment dans le Pacifique. L’Europe ferait bien de s’en souvenir: si, demain, le vieux continent ne leur est plus directement utile, il en ira de même pour lui.</p><p>Plutôt que de se reposer sur l’alliance atlantique, les Européens devraient réfléchir à une défense autonome, fondée sur la coopération entre États souverains. Si celle-ci s’avère impossible en raison de la trop grande inféodation des pays européens aux États-Unis, alors les futurs dirigeants de la France devront s’assurer que notre pays soit en mesure, de manière indépendante, tant de défendre le territoire national que de projeter nos forces à l’extérieur pour protéger nos intérêts.</p>
<p>Le renforcement tous azimuts de l’islamisme</p>
<p>Troisième enseignement enfin, qui apparaîtra dans les mois qui viennent: il n'y a pas d'islamisme ou de djihadisme modéré, dressé au contact des Occidentaux, il n'y a que des différences de méthode au service d'un même objectif. Les artifices de communication auxquels les taliban se livrent aujourd’hui ne doivent tromper personne: une fois que les caméras seront parties de Kaboul, les Afghans subiront les conséquences de cette victoire des islamistes.</p><p>En perte de vitesse depuis une décennie, Al-Qaïda devrait reprendre du souffle et rattraper l'État islamique en termes de puissance. Sa ligne que l'on pourrait qualifier, par analogie, de "stalinienne" (l’islamisme dans un seul pays), soutenue par le Qatar, vient de remporter une grande victoire face à la voie "trotskiste", qui, elle, soutenue par l’Arabie saoudite et mise en oeuvre par l'État islamique, prône l’exportation à l’international. Mais le fonds idéologique de ces deux mouvances est similaire. Surtout, Riyad n’acceptera pas l’hégémonie momentanée de Doha, auréolée de la victoire des taliban, sur le djihadisme mondial et tentera de prendre sa revanche. Le plus sûrement au Sahel où le retrait annoncé de la France et la fragilité des États rendent possible un califat territorialisé.</p>
<p>Face à ce désastre, que devrait faire une France souveraine ?</p>
<p>Tout d'abord, il faut aider les Afghans qui ont collaboré avec notre armée. À long terme, il n'y a pas de souveraineté diplomatique sans crédibilité et donc sans honneur.</p><p>Ensuite, il faut tout faire pour affaiblir le pouvoir taliban, en appuyant les dissidences et les résistances locales, notamment armées. Laisser ce régime se renforcer, c'est exposer les Français à une menace terroriste démultipliée, une fois le sanctuaire afghan sécurisé pour les djihadistes. À ce propos, défaisons-nous de nos naïvetés atlantistes: si, demain, les taliban contrecarrent l’influence de la Chine en Afghanistan, les États-Unis les soutiendront, quelles qu’en soient les conséquences pour les Européens.</p><p>Les larmes de crocodile des élites françaises, qui déplorent le retrait américain de l’Afghanistan tout en restant inféodées aux États-Unis, entre autres sous l’égide de l’OTAN, sont insupportables. Plutôt que de continuer à emboîter le pas aux Américains, par habitude, par facilité ou par manque de courage politique, la France doit renouer avec sa tradition diplomatique indépendante, de filiation gaullienne. Cela implique avant tout de rompre ses partenariats avec les États finançant et promouvant le djihadisme, en premier lieu avec le Qatar et l’Arabie saoudite, qui dorent la tranche de la moitié de notre classe politique et arrosent de leurs deniers un large éventail de structures sur notre sol, des grands clubs de football aux associations des quartiers difficiles. Les élites de Doha ont dû bien rire en voyant les Parisiens enthousiastes de recevoir Messi, alors que les forces spéciales qataries préparaient l'entrée du chef des taliban dans le palais présidentiel de Kaboul… On récolte ce qu'on sème, et nous, Français, sommes responsables de ce manque d’indépendance.</p><p>Enfin, il faut porter la contradiction, sur le territoire national, à ceux qui se feront les alliés objectifs de ce régime. Non, les taliban ne sont pas des combattants anti-impérialistes, mais les fers de lance d'un autre impérialisme. Ils ne portent la voix d'aucun opprimé, mais sont le bras armé d'oligarchies étrangères en Afghanistan, et les exactions qu'ils feront subir aux femmes et aux minorités ne sont en rien comparables au sexisme et au racisme qui se rencontrent en France – et qu’il faut par ailleurs combattre.</p><p>La victoire des taliban est certes militaire, mais elle est surtout psychologique et symbolique. Là est le vrai danger. Il ne fait aucun doute que cette victoire galvanisera, par son exemple, l'ensemble des mouvances qui se réclament de cette idéologie et qui posent les questions en termes civilisationnels. L'islam politique et radical, qui dispose d'ores et déjà de relais dans notre pays, risque de se sentir pousser des ailes. Face à ce danger, le combat n'est pas seulement politique, encore moins militaire, il est philosophique et (j'ose le terme) spirituel, au sens non pas religieux, mais existentiel.</p><p>L’élection présidentielle de 2022 sera, en ce domaine également, un moment de vérité: soit accepter de voir la France se perdre dans des alliances qui la desservent, et d’abord l’OTAN, s’affaiblir et s’exposer à des menaces multiples, soit renouer avec une certaine idée gaullienne de l’indépendance, de la grandeur et de la confiance en son génie propre pour affronter les crises géopolitiques à venir. Mon choix est fait.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/697/lelectrique-vraiment-moins-polluant-que-le-thermique</guid>
	<pubDate>Fri, 20 Aug 2021 07:27:28 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/697/lelectrique-vraiment-moins-polluant-que-le-thermique</link>
	<title><![CDATA[l&#039;électrique vraiment moins polluant que le thermique ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Une étude du niveau de pollution sur l'ensemble du cycle de vie d'une voiture<br />Production du véhicule, production de la batterie, production d'énergie, maintenance, conso...</p>
<p><a href="http://www.lerepairedesmotards.com/img/actu/2021/pollution-vehicule-electrique-thermique-cycle-vie_hd.jpg" class="gallery" data-group="gallery" title="L'électrique vraiment moins polluant que le thermique ?"></a>Entre fervents adeptes du véhicule thermique et <a href="http://www.lerepairedesmotards.com/actualites/electrique.php">partisans du tout électrique</a>, il y a un sujet qui enflamme les débats depuis longtemps : celui de la <a href="http://www.lerepairedesmotards.com/actualites/2017/cause-mortalite-monde-pollution.php">pollution</a>. En effet, si l'électrique ne rejette aucune émission de CO2 lors de son utilisation, <a href="http://www.lerepairedesmotards.com/actualites/2017/etude-pollution-electrique-thermique.php">on lui reproche régulièrement d'être plus polluante</a> à cause de la production de sa batterie et de l'électricité.</p><p>L'International Council on Clean Transportation, vient de publier les résultats d'une étude portant sur le niveau d'émissions polluantes des voitures sur l'ensemble de leur cycle de vie en <a href="http://www.lerepairedesmotards.com/voyages/chine/index.php">Chine</a>, en Europe, en <a href="http://www.lerepairedesmotards.com/voyages/inde/index.php">Inde</a> et aux <a href="http://www.lerepairedesmotards.com/voyages/etats-unis/index.php">États-Unis</a>, les quatre principaux marchés internationaux.</p><p>L'ICCT a ici pris en compte tout le cycle de vie depuis la production des véhicules en incluant donc leur consommation, la <a href="http://www.lerepairedesmotards.com/technique/batterie-lithium-ion.php">production des batteries</a>, la maintenance, mais aussi la production d'énergie. Un point loin d'être négligeable selon le mode de production privilégié puisque c'est ce qui présente la principale source de pollution des véhicules électriques.</p><p>Mais même avec ces différences notables, le bilan penche cependant très nettement du côté de l'électrique. En Europe, le niveau d'émission d'une voiture électrique durant toute son existence est ainsi inférieur de 66 à 69% à celui d'une voiture thermique. Aux USA la différence est de l'ordre de 60-68 %, en Chine de 37-45 % et en Inde de 19-34 %.</p>
<p><a href="http://www.lerepairedesmotards.com/img/actu/2021/pollution-vehicule-electrique-thermique-cycle-vie-chiffres_hd.jpg" class="gallery" data-group="gallery" title="Emissions moyennes de gaz des véhicules à combution (ICEV) et à batterie (BEV) sur leur cycle de vie complet"></a><br />Emissions moyennes de gaz des véhicules à combution (ICEV) et à batterie (BEV) sur leur cycle de vie complet</p>
<p>En extrapolant ces chiffres aux prévisions d'évolution des <a href="http://www.lerepairedesmotards.com/dossiers/normes-europeennes-emission-antipollution-euro-1-2-3-4-5-6.php">normes antipollution</a> et des mix énergétiques des pays, l'écart se creuserait encore à l'horizon 2030 avec une voiture électrique jusqu'à 77% moins polluante que le thermique en Europe, 76% aux USA, 64% en Chine et 56% en Inde.</p><p>Donc oui, même en pillant les métaux rares pour ses batteries et en s'appuyant uniquement sur une électricité produite au charbon, l'électrique reste moins polluant qu'un véhicule à moteur à combustion équivalent, essentiellement en raison des émissions liées à la <a href="http://www.lerepairedesmotards.com/technique/carburant.php">consommation de carburant</a>.</p>
<p>Plus d'infos sur la pollution des véhicules</p>
<p>Ces articles peuvent vous intéresser</p><p class="txt">Notez cet article : Note actuelle: 5/5 (1 vote)</p>
<p>Currently 5.00/5</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

</channel>
</rss>