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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<pubDate>Sun, 08 Aug 2021 15:53:21 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[&quot;Une erreur stratégique qui impacte l&#039;avenir de l&#039;humanité&quot; : appel du Pr Luc Montagnier]]></title>
	<description><![CDATA[<p><a href="http://"></a></p><p>Depuis le début de la pandémie, le professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, a fait plusieurs déclarations qui ont défrayé la chronique. L’un d’elles est sur l’origine « fabriquée » du virus et de ses insertions identifiées au travers de modèles mathématiques permettant d’identifier les ruptures d’harmonie attendue. Cette révélation a été confirmée dans une étude, revue par les pairs, écrite avec le mathématicien Jean-Claude Perez, puis sur le plateau de FranceSoir, ainsi que par de nombreux experts internationaux jusqu’à devenir une des hypothèses les plus probables et non plus une thèse complotiste comme nombre de médias mainstream l’ont représentée.</p><p>Aujourd’hui, le professeur Montagnier lance un appel à la lumière de ses analyses et nombreuses conversations avec des experts de par le monde entier.</p><p>"Ceci est un appel aux dirigeants qui font la promotion dans leur pays et au niveau international d'une vaccination massive pour la prévention de la diffusion du coronavirus Covid-19.</p><p>Sur la base de données encore expérimentales, ils ont permis et encouragé des campagnes d'inoculation massive de nouveaux types de vaccins.</p><p>Ces vaccins portent une partie de l'ARN du virus codant pour sa protéine de surface permettant sa fixation sur des cellules-cibles. Les fabricants de ces vaccins ont naïvement cru et fait croire que les organismes injectés allaient monter une forte réponse en anticorps neutralisant cette protéine de surface et ainsi empêcher la transmission du virus. </p><p>Or les faits contredisent cet espoir : les vaccins Pfizer , Moderna, Astra Zeneca n'empêchent pas la transmission du virus de personne à personne et les vaccinés sont aussi transmetteurs que les non-vaccinés .</p><p>Par conséquent l'espoir d'une "immunité collective" par une augmentation du nombre de vaccinés est totalement vain.</p><p>L'explication de cet échec est simple : la haute capacité de mutation du virus liée à sa haute transmissibilité permettent la sélection de variants résistant aux vaccins.</p><p>C'est une course où le virus aura toujours une longueur d'avance. <br />Il faut l'abandonner, et refuser la vaccination obligatoire, notamment des personnels médicaux déjà bien informés des effets secondaires des vaccins actuels.</p><p>Je propose aux autorités des solutions salvatrices :</p><p>1. Une vaccination par un vaccin générant une forte immunité cellulaire de type T tel le BCG (les pays pratiquant cette vaccination ont une faible incidence de Covid19),</p><p>2. Le traitement précoce de l'infection par ivermectine et antibiotique bactérien car il existe un cofacteur bactérien amplifiant les effets du virus."<br /></p><p>Le professeur Montagnier a donc pesé chacun de ses mots en lançant cet appel qui est reçu favorablement par la communauté des soignants, dont certains sont dévastés par la décision du Conseil constitutionnel de rendre la vaccination obligatoire.</p><p>Un médecin réagit : "merci au professeur Montagnier, nous espérons que de nombreux scientifiques comme lui viendront se joindre à cet appel afin que le gouvernement puisse enfin ouvrir le débat".</p><p>Aujourd'hui, de nombreuses manifestations contre le passe sanitaire et la vaccination obligatoire du personnel médical vont se tenir dans plus de 180 villes de France.  </p>
<p><a href="https://www.francesoir.fr/societe-sante/une-erreur-strategique-qui-impacte-lavenir-de-lhumanite-appel-du-pr-luc-montagnier">Source</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/685/marx-avait-raison</guid>
	<pubDate>Sat, 07 Aug 2021 19:22:17 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/685/marx-avait-raison</link>
	<title><![CDATA[Marx avait raison !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Marx – l’analyste – ne s’était pas trompé en décrivant le processus par lequel les révolutions arrivent et par lequel les modes de production se succèdent.</p>

<p>Lorsqu’un mode de production n’arrive plus à contenir les forces productives qu’il a lui-même développées et engendrées, alors il doit laisser la place à un nouveau mode de production, sur d’autres bases, et sa classe dominante doit laisser la place à une nouvelle classe pour le dominer. </p>

<p>Marx – le prophète – voyait dans la classe ouvrière, la nouvelle classe dominante qui allait réaliser la finalité hégélienne de l’Histoire en construisant une société sans classes apportant à chacun une sorte de bonheur permanent, sans qu’il n’y ait plus de contradiction ni de conflit dans la société.</p>

<p>Marx, l’analyste, s’est rarement trompé. Marx, le prophète, était profondément dans l’erreur et a engendré à sa suite une série de praticiens qui, eux, ont produit des catastrophes pour l’Humanité. </p>

<p>L’analyste donc s’est rarement trompé, et on peut dire aujourd’hui, à sa suite, que le mode de production dans lequel nous sommes n’arrive plus à contenir les forces productives gigantesques engendrées par la généralisation de la numérisation de la société, dans laquelle nous ne faisons qu’entrer, l’intelligence artificielle n’étant encore que peu développée industriellement. </p>

<p>Il expliquait que l’on voyait d’abord une série de signes qui montraient que la nouvelle classe dominante apparaissait et souhaitait prendre le pouvoir, sans en avoir tout à fait les moyens, jusqu’au moment où elle renverserait ses prédécesseurs, ayant acquis à la fois la force économique, et les capacités politiques. ￼￼</p>

<p>Les signes se situant parallèlement sur le plan économique, culturel, sociétal, et politique.</p>

<p>Comment ne pas voir dans la décomposition de notre civilisation ces signes…</p>

<p>Comment ne pas voir cette prise de pouvoir à travers ces ultra-milliardaires qui installent à la tête des États, des marionnettes ici ou là pour dévitaliser la démocratie, démocratie typique du capitalisme qui fonctionne bien.</p>

<p>Comment ne pas voir cela dans un système médiatique, aux mains de quelques ultra-milliardaires, système totalement autonomisé de la société et de ses représentations majoritaires, dont une des grandes activités est de montrer que les élus du suffrage universel sont des voleurs, des escrocs, des violeurs, voir des tueurs… et que toute personne cherchant à représenter la société à travers ce dispositif électoral ne peut que leur ressembler.</p>

<p>Et qui conduit avec succès et à l’abandon des urnes par les citoyens… et à la découverte du tirage au sort. ￼<br />￼<br />Comment ne pas voir cela dans ce système médiatique qui promeut systématiquement les valeurs de groupes ultra-minoritaires, ultra-marginaux dans la société réelle, et en apparence totalement contestataires « de gauche » et « progressistes » de l’autorité, comme ceux qui tiennent en ce moment le haut du pavé avec leurs divers programmes totalitaires : « genrés», « racisés », « inclusifs » ou puritains néoféministes…</p>

<p>Comment ne pas voir cette prise de pouvoir à travers ces milliardaires qui financent des organisations en apparence d’extrême-gauche pour susciter largement, et organiser un tout petit peu, de très vastes mouvements de population, largement encore à venir, visant à déstructurer les sociétés occidentales anciennement organisées dans des formations sociales marquées par par le mode de production capitaliste et les contradictions qui l’animaient. Notamment entre les salariés et les employeurs, avec la présence d’un mouvement ouvrier organisé, non pour asservir les travailleurs mais pour les représenter auprès des employeurs dans la négociation de la vente de leur force de travail.  Associations dont l’idéal est formé de monades d’individus « sans-papiers » et sans patrie, mais pas sans smartphones !</p>

<p>L’analyste a su nous montrer aussi comment les Parlements d’ancien régime ont su favoriser l’arrivée de la nouvelle classe dominante pour accroître leur puissance au détriment de la précédente.</p>

<p>Comment ne pas voir qu’un certain nombre d’organismes « indépendants » dans le système actuel jouent exactement la même carte, même s’il ne le savent pas tout à fait – les hommes qui font l’histoire ne savent pas toujours l’histoire qu’ils font –. En faisant remise de 13 milliards d’Euros de taxes à Apple, est-ce que ce n’est pas cela que nous avons vu récemment.</p>

<p>Comment ne pas voir cela lorsque l’appareil judiciaire descendant d’une des fonctions du Parlement d’Ancien régime, qui accepte de truquer dans plusieurs pays des élections présidentielles décisives, va mettre en jugement à titre personnel, après lui avoir fait retirer son immunité parlementaire, un ministre de l’intérieur italien qui a refusé l’entrée de migrants clandestins sur son territoire, comme ayant séquestré personnellement des personnes en mer. </p>

<p>Comment ne pas voir cette prise de pouvoir dans l’interdiction de communication de Donald Trump sur Twitter.</p>

<p>Mais ce dernier phénomène est un pas de plus, il marque d’une pierre blanche un point tournant, ceux qui profitent de l’innovation massive qui est en train de révolutionner le mode de production n’ont plus envie de laisser le pouvoir à leurs prédécesseurs et commencent à montrer les dents.</p>

<p>Nous nous sommes pas à la veille du renversement des État-nation par les Gafa, mais nous sommes entrés dans cet affrontement d’une façon peut-être irréversible.</p>

<p>Comment ne pas voir aussi ce phénomène dans le mode d’organisation d’un totalitarisme numérique par l’État chinois pour contrôler chaque élément de sa population urbaine sans lui laisser plus guère d’espace de liberté. Avec l’arme de contrôle massif qu’est le smartphone￼. </p>

<p>Et comment ne pas apercevoir la tentation de mettre sur pied ici quelque chose qui ressemblerait de plus en plus à cette vision des autorités chinoises, au nom de la lutte « contre un virus » ou « contre le terrorisme », ou pour quelques nouvelles autres causes du « Bien » et qu’on se propose de réaliser dans nos contrées.</p>

<p>Eh oui, il n’y a aucun complot dans tout cela, mais tout cela fait système. </p>

<p>Le grand système de l’Histoire dans lequel de temps en temps, comme l’on voit en ce moment, le soir, Jupiter briller à côté de Saturne, on peut, avec un peu d’attention, se trouver à un endroit où l’on aperçoit la dérive des continents…</p>

<p>Si la physionomie générale de ce qui dominera le monde se dessine, il reste que toute société génère en son sein une opposition. Cela aussi, Marx – l’analyste – l’avait fort bien expliqué￼￼. </p>

<p>Espérons que celle là saura renouer avec une certaine tradition de l'universel et de l'émancipation. Celle qu’on a pu appeler jadis « la gauche »...</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/684/apophenia-by-edward-snowden</guid>
	<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 22:24:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/684/apophenia-by-edward-snowden</link>
	<title><![CDATA[Apophenia - by Edward Snowden]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a class="image-link image2 image2-416-554" target="_blank" href="https://cdn.substack.com/image/fetch/f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fbucketeer-e05bbc84-baa3-437e-9518-adb32be77984.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F69bf4a8a-9150-454e-bd4c-291026e84fea_554x416.jpeg"></a></p>
<p>1.</p><p>The easier it becomes to produce information, the harder that information becomes to consume — and the harder we have to work to separate the spurious from the significant.<br /></p><p>Humans are meaning-making machines, seeking order in the chaos. Our pattern recognition capabilities are a key determinant in defining intelligence. But we now live in a dystopian digital landscape purpose-built to undermine these capabilities, training us to mistake planned patterns for convenient and even meaningful coincidences. <br /></p><p>You know the drill: email a colleague about the shit weather and start getting banner ads for cheap flights to Corsica (I hear it’s nice?); google "ordination license" or "city hall hours" and watch your inbox fill with rebates for rings and cribs. For those of us who grew up during the rise of surveillance capitalism, our online experience has been defined by the effort of separating coincidence from cause-and-effect. Today we understand, if not accept, that hyper-consumption of information online comes at the cost of being hyper-consumed, bled by tech companies for the that data our readings secrete: You click, and the Big Five scrape a sample of your “preferences”—to exploit.<br /></p><p>The real cost to this recursive construction of reality from the ephemera of our preferences is that it tailors a separate world for each individual.<br /></p><p>And when you do live at the center of a private world, reverse-engineered from your own search history, you begin to notice patterns that others can’t. Believe me when I say I know what it feels like to be told that you’re the only one who sees the connection—a pattern of injustice, say—and that you’re downright crazy for noticing anything at all. To manufacture meaning from mere coincidence is the essence of paranoia, the gateway to world-building your own private conspiracies—or else to an epiphany that allows you to see the world as it actually is.<br /></p><p>I want to talk about that epiphany, about taking back control of our atomized, pre-conspiracy world. <br /></p><p>2. <br /></p><p>The German psychologist <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Klaus_Conrad">Klaus Conrad</a> called this premonitory state <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Apophenia">apophenia</a>, defined as perceiving patterns that don't actually exist and referring them back to an unseen authority who must be pulling the strings. It’s a theory he developed as an army medical officer specializing in head traumas under the Third Reich. Today, it’s analogized to political conspiracy thinking.<br /></p><p>Consider Case No. 10: a German soldier at a filling station refuses to service a patrol that doesn’t have the proper paperwork. Chalk his behavior up to that infamous Nazi officiousness, but when the patrol returns, papers in hand, the soldier still refuses to obey orders. His pattern recognition has gone into overdrive, and he’s begun to see every detail—a locked door, these patrolmen, papers signed or unsigned—as a test. His paranoid disobedience lands him in the psych ward, where Conrad writes him up as one of 107 cases that revolutionizes the Germano-sphere’s understanding of human psychology.<br /></p><p>Conrad became famous for recognizing this oppressive emergence of patterns as a pre-psychotic state that he compared to stage-fright. It culminates in a false epiphany: an apophany is not a flash of insight into the true nature of reality but an aha experience (literally: Aha-Erlebnis) that constitutes the birth of delusion. The entire universe has “turned back” and “reorganized itself” to revolve around the individual, performing and corroborating his suspicions.  <br /></p><p>Shakespeare said that all the world’s a stage. But in this case it’s staged specifically for you, the audience who's also the star.<br /></p><p>For someone obsessed with the pathology of conspiracy, Conrad was pretty susceptible to conspiratorial thinking himself. Born in Germany and raised in Vienna, his loyalties to the Nazi Party preceded his military duty. He joined in 1940 when his earlier research in hereditary epilepsy looked like promising fodder for the Nazi's monstrous sterilization laws. Maybe it was careerist opportunism, maybe it was ideological. Or maybe it takes one delusion-obsessed man to recognize another: Hitler was one of greatest conspiracy theorists of all time.<br /></p>
<p><a class="image-link image2 image2-449-600" target="_blank" href="https://cdn.substack.com/image/fetch/f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fbucketeer-e05bbc84-baa3-437e-9518-adb32be77984.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fca182d52-370f-4d1b-b985-7c6777405567_600x449.png"></a></p>
<p>Only Conrad’s scientific findings aren’t themselves delusional. In fact he ended up being one of the only Nazi scientists to be producing science without rockets, torture, or pentagrams. The traumatized soldiers he treated on the battlefield turned out to be good data, and the hundreds of cases he worked on allowed him to work out the laws of ”Gestalt” (i.e. ‘pattern’) psychology, a school of thought that argues the human mind grasps in an instant not just individual elements of an information set, but entire configurations or patterns. For example, when we see alternating bars of light, they appear to be moving, even though they're not — our brains are just recalling patterns related to the perception of motion and applying them to stationary objects.<br /></p><p>In an apophenic state, everything’s a pattern. And while Conrad’s stage-model uses the analogy of starring in your own one-man show, the narcissism of living online today provides plenty more. On Instagram you can filter your face, filter out unwanted followers, construct an image that you and your peers want to believe in—you’re living a private illusion, in public, that the world reifies with likes. For-profit data collection has literally “reorganized” the world to revolve around you. As you wish it—or they will it.<br /></p><p>The true epiphany, I want to argue, is that you’re the one pulling the strings. Enlightenment is to realize you have more agency than your push-notifications would have you believe. <br /></p><p>3.<br /></p><p>Here’s a better way to think: in an apophenic, information-glutted world where you can basically find evidence for any theory you want, where people inhabit separate online realities, we should focus on falsifiability (which can be tested for) over supportability (which cannot). ​​​​​​​<br /></p><p>This what what the Austrian Jewish sociologist <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Karl_Popper">Karl Popper</a>, refugee of the Holocaust in New Zealand and later England, laid out in his theory of science. Popper believed conspiracy theories are exactly what feeds a totalitarian state like Hitler’s Germany, playing on and playing up the public’s paranoia of The Other. And authoritarians get away with it precisely because their pseudoscientific claims, masquerading as sound research, are designed to be difficult to prove “false” in the heat of the moment, when data sets — not to mention a sense of the historical consequences — are necessarily incomplete.<br /></p><p>By Popper’s lights—and, I’d argue, by the intuition of basic human decency—we shouldn’t consider these provisional theories “science” at all. <br /></p>
<p><a class="image-link image2 image2-722-960" target="_blank" href="https://cdn.substack.com/image/fetch/f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fbucketeer-e05bbc84-baa3-437e-9518-adb32be77984.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F2474d564-e866-471a-9455-774fc48001b9_960x722.png"></a></p>
<p>Popper’s a favorite in conspiracy theory studies, but I want to bring in an adjacent idea of his that I think is underemphasized in this context, which is that most human actions have unintended consequences. Instant advertising was supposed to yield informed consumers; the National Security Agency was supposed to protect "us" by exploiting "them." These plans went horribly wrong. But once you wake up to the idea that the world has been patterned, intentionally or unintentionally, in ways you don’t agree with, you can begin to change it.</p><p><br />It is in good faith that whistleblowers around the world bring these contradictions to public attention; they facilitate public epiphany, reminding us that we’re not quarantined in our private, paranoid “stages.” Thinking in public, together, allows us to stage a different performance entirely. We become more like Popper’s social theorists:<br /></p><p>The conspiracy theorist will believe that institutions can be understood completely as the result of conscious design; and as collectives, he usually ascribes to them a kind of group-personality, treating them as conspiring agents, just as if they were individual men. As opposed to this view, the social theorist should recognize that the persistence of institutions and collectives creates a problem to be solved in terms of an analysis of individual social actions and their unintended (and often unwanted) social consequences, as well as their intended ones.<br /></p><p>Maybe I’m the deluded one for finding reason for optimism in this idea—and not only because it saves me from letting the former Nazi Conrad have the last word. Popper’s thinking offers an escape hatch from our private worlds and back into the public sphere. The social theorist is a public thinker, oriented toward improving society; the conspiracy theorist is a victim of institutions that lie beyond their control. </p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://edwardsnowden.substack.com/p/conspiracy-pt2/comments&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Leave a comment&quot;,&quot;class&quot;:null}"><a class="button primary" href="https://edwardsnowden.substack.com/p/conspiracy-pt2/comments">Leave a comment</a></p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://edwardsnowden.substack.com/p/conspiracy-pt2?utm_source=substack&amp;utm_medium=email&amp;utm_content=share&amp;action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Share&quot;,&quot;class&quot;:null}"><a class="button primary" href="https://edwardsnowden.substack.com/p/conspiracy-pt2?utm_source=substack&amp;utm_medium=email&amp;utm_content=share&amp;action=share">Share</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/683/lhydrogene-rose-nouvelle-arme-dedf-pour-vendre-ses-centrales-nucleaires</guid>
	<pubDate>Wed, 04 Aug 2021 20:39:00 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/683/lhydrogene-rose-nouvelle-arme-dedf-pour-vendre-ses-centrales-nucleaires</link>
	<title><![CDATA[L&#039;hydrogène rose, nouvelle arme d&#039;EDF pour vendre ses centrales nucléaires]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Connaissez-vous toutes les couleurs d'hydrogène? L'hydrogène gris, le plus courant, est obtenu à partir de gaz naturel. Le bleu, lorsque les émissions sont captées et stockées dans le sol. L'hydrogène vert provient quant à lui de sources renouvelables et le jaune est produit par électrolyse de l'eau.</p><p>Et pour la première fois en Europe, un projet d'hydrogène rose, fabriqué à partir d'énergie nucléaire, vient de voir le jour au Royaume-Uni sous la houlette d'EDF.</p><p>L'électricien ambitionne ainsi de rentabiliser sa future centrale Sizewell C, située sur la côte du Sufolk et qui doit être mise en service en 2030 si elle obtient le feu vert des autorités britanniques.</p><p>Le problème, c'est qu'avec l'augmentation des coûts due aux règlementations, le nucléaire n'est plus franchement compétitif par rapport aux énergies renouvelables.</p><p>À Hinkley Point, une autre centrale actuellement en construction en Angleterre, le mégawattheure <a href="https://www.connaissancedesenergies.org/tribune-actualite-energies/le-financement-des-futures-centrales-nucleaires-britanniques" rel="noreferrer" target="_blank">sera vendu 108 euros</a>, contre <a href="https://www.iea.org/reports/projected-costs-of-generating-electricity-2020" rel="noreferrer" target="_blank">47 euros pour le photovoltaïque</a> ou 42 euros pour l'éolien terrestre.</p><p>Alors pour convaincre les autorités de l'utilité de son projet, EDF met en avant la production d'hydrogène, destinée à <a href="https://www.fch.europa.eu/news/hydrogen-roadmap-europe-sustainable-pathway-european-energy-transition" rel="noreferrer" target="_blank">remplir un quart des besoins énergétiques en Europe d'ici à 2050</a>.</p><p>Les jours où l'éolien, le solaire et l'hydraulique fourniront suffisamment, l'électricité à faible teneur en carbone produite par Sizewell C sera détournée vers un électrolyseur produisant de l'hydrogène propre.</p><p>De plus, la chaleur résiduelle produite par la centrale permet de rendre le processus 10% plus efficace, estime EDF. Cet argument devrait jouer en faveur de Sizewell C dans l'optique de son permis de construire.</p>
<p>Perspectives pharaoniques</p>
<p>Le Royaume-Uni s'est en effet fixé pour objectif de produire 5 gigawatts d'hydrogène d'ici à 2030, qu'il compte utiliser pour le transport routier, le chauffage domestique ou la propulsion des navires.</p><p>Selon des modélisations de l'opérateur du réseau britannique National Grid PLC, jusqu'à 28 térawattheures d'électricité produite par les réacteurs nucléaires pourraient être détournés pour fabriquer de l'hydrogène d'ici à 2050, soit l'équivalent de 14% de la production nationale, <a href="http://www.japantimes.co.jp/news/2021/08/02/business/hydrogen-nuclear-power/" rel="noreferrer" target="_blank">rapporte le Japan Times</a>.</p><p>Le Royaume-Uni n'est pas le seul pays à s'intéresser à cet hydrogène rose. Aux États-Unis, le département de l'Énergie a accordé 26,2 millions de dollars à deux projets menés par Xcel Energy et FuelCell Energy pour aider les centrales nucléaires à pivoter de la production d'électricité vers la production d'hydrogène lorsque cela est nécessaire. En Russie, EDF a signé un partenariat avec Rosatom pour produire de l'hydrogène rose et l'exporter comme carburant en Europe.</p><p>Tout le monde n'est pourtant pas convaincu de la rentabilité de ces projets. «Le nucléaire et l'hydrogène sont deux technologies très intensives en capital, et le mariage des deux ne va faire qu'accroître le coût des projets», s'inquiète notamment Rob Gross, professeur à l'Imperial College de Londres et directeur de recherche à l'UKERC (UK Energy Research Centre).</p><p>Il n'empêche que les opérateurs de nucléaire ne peuvent pas passer à côté des perspectives pharaoniques du marché de l'hydrogène, estimé à 820 milliards d'euros d'ici à 2050. L'occasion, aussi, de rappeler son faible impact carbone et son caractère complémentaire aux énergies intermittentes.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/682/ces-bateaux-militaires-fantomes-qui-menacent-la-paix-mondiale</guid>
	<pubDate>Wed, 04 Aug 2021 20:34:28 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/682/ces-bateaux-militaires-fantomes-qui-menacent-la-paix-mondiale</link>
	<title><![CDATA[Ces bateaux militaires fantômes qui menacent la paix mondiale]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Mer Noire, Baltique, mer de Chine méridionale, mer d'Oman... Les zones maritimes en extrême tension ne manquent pas dans le monde et, <a href="https://www.wired.com/story/fake-warships-ais-signals-russia-crimea/" rel="noreferrer" target="_blank">comme l'explique Wired</a>, de mystérieux pyromanes géopolitiques ont trouvé un moyen d'ajouter de la poudre aux flammes: truquer les données GPS des navires qui rôdent, se croisent et se décroisent dans le parage immédiat de ces zones âprement contestées.</p><p>Le site américain cite en introduction de son article le cas du <a href="https://www.royalnavy.mod.uk/our-organisation/the-fighting-arms/surface-fleet/aircraft-carriers/hms-queen-elizabeth" rel="noreferrer" target="_blank">HMS Queen Elizabeth</a>, porte-avions britannique et fleuron de la marine de Sa Majesté. Le 17 septembre 2020, son transpondeur AIS (système d'identification automatique, destiné entre autres à éviter les collisions) indiquait au monde qu'il croisait en mer d'Irlande, flanqué d'autres navires de guerre, notamment belges ou néerlandais.</p><p>Ces données pouvaient être suivies sur <a href="https://www.marinetraffic.com" rel="noreferrer" target="_blank">les plateformes ad hoc</a> et publiques que vous avez peut-être utilisées pour suivre <a href="https://korii.slate.fr/et-caetera/ever-given-porte-containers-blocage-canal-suez-etranges-dessins-penis-crise-transport" rel="noreferrer" target="_blank">les mésaventures de l'Ever Given dans le canal de Suez</a>.</p><p>Sauf que: pointés sur les coordonnées fournies par l'AIS des navires en question, les satellites ne montraient que l'océan et lui seul, les embarcations concernées n'étant en réalité ni regroupées ni dans cette zone à cet instant précis.</p><p>Bien qu'il ne soit <a href="https://news.usni.org/2021/06/21/positions-of-two-nato-ships-were-falsified-near-russian-black-sea-naval-base" rel="noreferrer" target="_blank">pas souvent officiellement rapporté</a>, le phénomène n'a rien de rare. Selon <a href="https://skytruth.org/2021/07/systematic-data-analysis-reveals-false-vessel-tracks/" rel="noreferrer" target="_blank">une analyse menée par SkyTruth et Global Fishing Watch</a>, plus de 100 navires issus de 14 nations différentes ont ainsi vu leurs données GPS falsifiées depuis août 2020.</p><p>Il s'agit, pour la plupart mais pas uniquement, de bateaux militaires, généralement européens. Leurs données ont été truquées par un acteur dont le mode opératoire laisse à penser qu'il est unique, et peut-être étatique.</p>
<p>Incursions fantômes, représailles réelles</p>
<p>Data analyst pour SkyTruth et Global Fishing Watch, Bjorn Bergman enquête depuis des années sur ces falsifications, qui sont régulièrement utilisées dans le cadre d'activités de pêche illégale.</p><p>C'est en croisant méticuleusement les données open source, les rapports privés et les annonces militaires avec les flux AIS de centaines de navires que le Suédois a compris que ces falsifications avaient pris une ampleur inédite, et ne concernaient pas uniquement la pêche illégale.</p><p>Ce qu'il a découvert est pour le moins inquiétant. Telle cette incursion de l'USS Roosevelt, <a href="https://www.c6f.navy.mil/About-Us/Our-Task-Forces/CTF-65/USS-Roosevelt-DDG-80/" rel="noreferrer" target="_blank">important destroyer américain</a>, dans les eaux territoriales russes, à quelques encablures de Kaliningrad en novembre 2020, suivie de cinq autres occurrences similaires.</p><p>Ou, en juin 2021, le HMS Defender britannique et le HNLMS Evertsen néerlandais procédant à une approche directe du port de Sébastopol en Crimée, territoire hautement contesté sur une mer Noire transformée en poudrière. <a href="https://korii.slate.fr/tech/royaume-uni-documents-secret-defense-retrouves-arret-bus-kent-hms-defender-crimee-russie" rel="noreferrer" target="_blank">Victime récente d'une bien étrange fuite</a>, le HMS Defender a également, le même mois, été l'objet d'<a href="https://www.bbc.com/news/world-europe-57583363" rel="noreferrer" target="_blank">intimidations proches et directes de la part des forces armées russes</a>.</p><p>Interrogé sur la question, le ministère britannique de la Défense assure connaître la situation et être conscient des manipulations. Bjorn Bergman explique quant à lui ne pas pouvoir clairement identifier l'auteur, l'organisation ou l'État responsable de ces falsifications. Interrogé par Wired, l'expert américain en communications Todd Humphreys ne le peut pas plus –mais il n'hésite pas quant à lui à pointer la Russie du doigt.</p><p>Comme le prouve le travail de Bergman, il est généralement simple de découvrir et prouver ces falsifications, sans doute plus simple encore pour un État et ses moyens illimités. Mais noyer les données véritables sous un torrent de fausses informations pourrait aider une nation –la Russie, peut-être– à justifier, dans l'urgence, la légitimité de représailles face à une incursion pourtant inexistante.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/681/le-pass-sanitaire-passera-t-il-le-controle-de-conventionnalite-eurojurisfr</guid>
	<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 18:50:43 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/681/le-pass-sanitaire-passera-t-il-le-controle-de-conventionnalite-eurojurisfr</link>
	<title><![CDATA[Le pass sanitaire passera-t-il le contrôle de conventionnalité ? Eurojuris.fr]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Publié le : 21/07/2021 21 juillet juil. 07 2021</p>
<p>Très décriées, les mesures annoncées par le Président de la République lors de son allocution du 12 juillet 2021 et actuellement discutées au Parlement soulèvent un certain nombre de difficultés juridiques.<br />Dans un <a href="https://www.defenseurdesdroits.fr/fr/communique-de-presse/2021/07/extension-du-passe-sanitaire-les-10-points-dalerte-de-la-defenseure-des" target="_blank">avis n° 21-11 du 20 juillet 2021</a>, le Défenseur des droits a notamment relevé 10 points d’alerte, craignant une restriction grave des libertés publiques et une mise en péril du Pacte Républicain.</p>
<p>De nombreuses voix s’élèvent également pour dénoncer cette atteinte aux libertés fondamentales afin de tenter de mettre en échec ce texte, en ce qu’il crée un régime de discrimination entre citoyens et prévoit un régime de licenciement extrêmement violent et expéditif à l’encontre notamment des personnels soignants. </p><p>Nombreux sont ceux qui ont cru trouver un pare-feu dans la <a href="https://pace.coe.int/fr/files/29004/html" target="_blank">Résolution n° 2361 du 21 janvier 2021 de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe</a>, dans laquelle elle « demande (…) instamment aux États membres et à l’Union européenne : (…) de s'assurer que les citoyens et citoyennes sont informés que la vaccination n'est pas obligatoire et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner, s'il ou elle ne souhaite pas le faire personnellement ».</p><p>Néanmoins, si une telle résolution peut faire office d’argument d’autorité et peut aboutir à terme à un positionnement similaire de la part de l’organe juridictionnel du Conseil de l’Europe qu’est la CEDH, elle ne peut en l’état servir de fondement à une quelconque action dès lors qu’elle est au nombre des normes n’ayant aucune force obligatoire ou contraignante pour les Etats. </p><p>Mais c’est du côté de l’Union européenne que se trouve le garde-fou. Le règlement européen du 14 juin 2021 interdit les discriminations à l'encontre des personnes ne souhaitant pas se faire vacciner   Le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne ont adopté un <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32021R0954&amp;from=FR" target="_blank">Règlement n° 2021/953 du 14 juin 2021, publié au Journal officiel de l’Union européenne le 15 juin 2021</a>.<br /> <br />Celui-ci prévoit en termes clairs et sans équivoque que : </p><p>« La délivrance de certificats en vertu du paragraphe 1 du présent article ne peut entraîner de discrimination fondée sur la possession d’une catégorie spécifique de certificat visée à l’article 5, 6 ou 7 ».</p><p>Les Considérants de ce Règlement sont encore plus clairs, et traduisent une intention de prohiber les discriminations fondées sur la délivrance d’un pass sanitaire conditionné notamment par une vaccination :</p><p>- « (6) Les États membres peuvent, conformément au droit de l’Union, limiter le droit fondamental à la libre circulation pour des motifs de santé publique. Toute restriction à la libre circulation des personnes au sein de l’Union qui est mise en place pour limiter la propagation du SARS-CoV-2 devrait être fondée sur des motifs d’intérêt public spécifiques et limités, à savoir la préservation de la santé publique, comme le souligne la recommandation (UE) 2020/1475. Il est nécessaire que de telles limitations soient appliquées conformément aux principes généraux du droit de l’Union, en particulier les principes de proportionnalité et de non-discrimination. Toute mesure prise devrait dès lors être strictement limitée dans son champ d’application et dans le temps, conformément aux efforts déployés pour rétablir la libre circulation au sein de l’Union, et ne devrait pas aller au-delà de ce qui est strictement nécessaire pour préserver la santé publique » ;</p><p>- « (11) Dans leur déclaration du 25 mars 2021, les membres du Conseil européen ont demandé d’engager les travaux préparatoires sur une approche commune concernant la levée progressive des restrictions à la libre circulation afin de veiller à ce que les efforts soient coordonnés lorsque la situation épidémiologique permettra un assouplissement des mesures existantes, et de faire avancer d’urgence les travaux en ce qui concerne les certificats numériques interopérables et non discriminatoires liés à la COVID-19 » ; </p><p>- « (14) Le présent règlement entend faciliter l’application des principes de proportionnalité et de non-discrimination en ce qui concerne les restrictions à la libre circulation pendant la pandémie de COVID-19, tout en assurant un niveau élevé de protection de la santé publique. Il ne devrait pas être interprété comme facilitant ou encourageant l’adoption de restrictions à la libre circulation ou de restrictions à d’autres droits fondamentaux en réaction à la pandémie de COVID-19, étant donné leurs effets néfastes sur les citoyens et les entreprises de l’Union » ;</p><p>- « (20) La délivrance de certificats en vertu du présent règlement ne devrait pas entraîner de discrimination fondée sur la possession d’une catégorie de certificat spécifique ». </p><p>Et le Considérant 36 de porter le coup de grâce, en ces termes : </p><p>« Il y a lieu d’empêcher toute discrimination directe ou indirecte à l’encontre des personnes qui ne sont pas vaccinées, par exemple pour des raisons médicales, parce qu’elles ne font pas partie du groupe cible auquel le vaccin contre la COVID-19 est actuellement administré ou pour lequel il est actuellement autorisé, comme les enfants, ou parce qu’elles n’ont pas encore eu la possibilité de se faire vacciner ou ne souhaitent pas le faire ». </p><p>Ce Règlement est parfaitement applicable au pass sanitaire institué en France, dans la mesure où il est appelé à être unifié à compter du 1er juillet 2021 pour devenir un seul et unique « Certificat Covid numérique de l’UE ». </p><p>Il reste désormais à définir ce que permet d’envisager une telle norme.  Le juge devra écarter la loi comme étant non conforme au règlement du 14 juin 2021  Pour rappel, le droit européen bénéficie d’un effet direct, en sorte que les justiciables peuvent invoquer directement une norme européenne devant une juridiction nationale ou européenne. <br />Cela est encore plus vrai pour les Règlements qui, à la différence des Directives nécessitant un mécanisme de transposition en droit interne, disposent toujours d’un effet direct « complet » (<a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:61971CJ0043&amp;from=FR" target="_blank">CJCE, affaire n° 43-71, Politi / Italie, 14 décembre 1971</a>). </p><p>Le Règlement du 14 juin 2021 a donc la force obligatoire et contraignante que la Résolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe n’a pas. </p><p>Il convient désormais d’analyser son application et son articulation en France, notamment en ce qui concerne le projet d’extension du pass sanitaire à plusieurs activités de la vie quotidienne. </p><p>Disons-le clairement, l’invocation du moyen tiré de la méconnaissance de ce Règlement ne sera pas opérante dans le cadre du contrôle de constitutionnalité de la Loi effectué très prochainement par le Conseil constitutionnel.  </p><p>Depuis sa Décision du 15 janvier 1975, le Conseil constitutionnel se déclare en effet incompétent pour contrôler la conformité d’une Loi à une norme internationale, limitant ainsi son office au contrôle de la conformité d’une telle Loi à la seule Constitution (Décision n° 74-54 DC du 15 janvier 1975, Loi relative à l'interruption volontaire de la grossesse). </p><p>Pour autant, il a renvoyé aux Juges ordinaires le soin d’opérer eux-mêmes ce contrôle (Juge judiciaire et Juge administratif). </p><p>Ce que la Cour de cassation a accepté sans difficulté dans son célèbre arrêt Jacques Vabre (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006994625?init=true&amp;page=1&amp;query=73-13.556&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all" target="_blank">C. Cass., Ch. Mixte, 24 mai 1975, n° 73-13.556</a>). </p><p>Ce que le Conseil d’Etat a également accepté au terme de son arrêt Nicolo (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000007742504?init=true&amp;page=1&amp;query=108243&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all" target="_blank">CE, 20 octobre 1989, n° 108243</a>), ayant même été jusqu’à étendre le contrôle de la Loi, non plus uniquement par rapport à un Traité, mais aussi par rapport aux deux normes de droit dérivé que sont les Règlements (CE, 24 septembre 1990, Boisdet, n° 58657) et les Directives (CE, 28 février 1992, SA Rothmans International France et Philip Morris, n° 56776/56777). </p><p>De ce qui précède, le Juge judiciaire et le Juge administratif exercent un contrôle de conventionnalité des Lois, et se doivent donc d’écarter les normes internes contraires à des normes de droit primaire ou de droit dérivé, et notamment d’écarter une Loi incompatible avec une norme européenne. </p><p>C’est ce qu’il devra faire en l’espèce, à l’occasion des nombreux contentieux à naître du fait de l’application de la Loi portant extension du pass sanitaire (que ce soit sur le plan du contentieux administratif au travers des sanctions disciplinaires à intervenir ou des actes réglementaires d’application, du contentieux prud’hommal portant sur les mesures de licenciement, ou encore sur le plan pénal au regard des sanctions pénales dont est assorti le texte), tant ladite Loi paraît frontalement et radicalement contraire au Règlement du 14 juin 2021. </p><p>Aussi, et quand bien même le Conseil constitutionnel ne saurait contrôler la conformité de cette Loi au bloc de constitutionnalité, il serait bien inspiré de se référer au Considérant 62 du Règlement, rappelant qu’il « respecte les droits fondamentaux et observe les principes reconnus notamment par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après dénommée "Charte"), en particulier le droit au respect de la vie privée et familiale, le droit à la protection des données à caractère personnel, le droit à l’égalité devant la loi et le droit à la non-discrimination, la liberté de circulation et le droit à un recours effectif. Les États membres sont tenus de respecter la Charte lorsqu’ils mettent en œuvre le présent règlement ». </p><p>Ce d’autant que nombre de ces droits et libertés fondamentaux se recoupent avec ceux qui sont constitutionnellement protégés en France, ce qui impose au Conseil constitutionnel de censurer cette Loi multi-liberticide et socialement désastreuse. </p><p>Cet article n'engage que son auteur.<br /> </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/680/comirnaty-pfizer-biontech-mesvaccinsnet</guid>
	<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 18:16:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/680/comirnaty-pfizer-biontech-mesvaccinsnet</link>
	<title><![CDATA[COMIRNATY Pfizer-BioNTech - MesVaccins.net]]></title>
	<description><![CDATA[<p>On ignore si le vaccin COMIRNATY est excrété dans le lait humain.</p>
<p>Effets indésirables</p>
<p>1. Résumé du profil de sécurité</p><p>La sécurité de Comirnaty a été évaluée chez les perosnnes âgées de 12 ans et plus ayant participé à 2 études cliniques qui ont inclus 22 875 participants (dont 21 744 participants âgés de 16 ans et plus et 1 131 adolescents âgés de 12 à 15 ans) ayant reçu au moins une dose de Comirnaty.</p><p>Le profil de sécurité global de Comirnaty chez les adolescents de 12 à 15 ans a été similaire à celui observé chez les participants âgés de 16 ans et plus.</p><p>Participants âgés de 16 ans et plus</p><p>Durant l’étude 2, un total de 21 720 participants âgés de 16 ans et plus ont reçu au moins 1 dose de Comirnaty et un total de 21 728 participants âgés de 16 ans et plus ont reçu un placebo (dont 138 et 145 adolescents de 16 ou 17 ans, dans les groupes vaccin et placebo respectivement). Un total de 20 519 participants âgés de 16 ans et plus ont reçu 2 doses de Comirnaty.</p><p>Au moment de l'analyse de l'étude 2, l’évaluation de la sécurité sur une période d’au moins 2 mois après la seconde dose de Comirnaty a été réalisée chez un total de 19 067 participants (9 531 vaccinés par Comirnaty et 9 536 ayant reçu le placebo) âgés de 16 ans et plus. Parmi ces derniers, un total de 10 727 participants (5 350 vaccinés par Comirnaty et 5 377 ayant reçu le placebo) étaient âgés de 16 à 55 ans et un total de 8 340 (4 181 vaccinés par Comirnaty et 4 159 ayant reçu le placebo) étaient âgés de 56 ans et plus.</p><p>Les éffets indésirables les plus fréquents, chez les participants âgés de 16 ans et plus, étaient une douleur au site d’injection (&gt; 80 %), une fatigue (&gt; 60 %), des céphalées (&gt; 50 %), des myalgies et des frissons (&gt; 30 %), des arthralgies (&gt; 20 %), une fièvre et un gonflement au site d’injection (&gt; 10 %). Ces effets ont été généralement d’intensité légère ou modérée et se sont résolus en quelques jours après la vaccination. Une moindre fréquence de la réactogénicité a été observée chez les sujets les plus âgés.</p><p>Le profil de sécurité chez les 545 participants âgés de 16 ans et plus ayant reçu Comirnaty et séropositifs au SARS-CoV-2 à l’inclusion était identique à celui observé dans le reste de la population.</p><p>Adolescents âgés de 12 à 15 ans</p><p>Dans une analyse de l’étude 2, basée sur les données collectées jusqu’à la date limite du 13 mars 2021, 2 260 adolescents (1 131 vaccinés par Comirnaty et 1 129 ayant reçu le placebo) étaient âgés de 12 à 15 ans. Parmi ces derniers, 1 308 adolescents (660 vaccinés par Comirnaty et 648 ayant reçu le placebo) ont été suivis pendant au moins 2 mois après avoir reçu la seconde dose de Comirnaty. L’évaluation de la sécurité dans l’étude 2 se poursuit.</p><p>Les effets indésirables les plus fréquents, chez les adolescents de 12 à 15 ans, étaient une douleur au site d’injection (&gt; 90 %), une fatigue et des céphalées (&gt; 70 %), des myalgies et des frissons (&gt; 40 %), des arthralgies et une fièvre (&gt; 20 %).</p><p>2. Liste récapitulative des effets indésirables observés dans les études cliniques et dans le cadre de la surveillance après l’autorisation chez les personnes âgées de 12 ans et plus.</p><p>Les effets indésirables observés au cours des études cliniques, énumérés ci-dessous, sont classées selon les catégories de fréquence suivantes : </p>
<p>très fréquent (≥ 1/10) ;<br />fréquent (≥ 1/100 à &lt; 1/10) ;<br />peu fréquent (≥ 1/1 000 à &lt; 1/100) ;<br />rare (≥ 1/10 000 à &lt; 1/1 000) ;<br />très rare (&lt; 1/10 000) ;<br />indéterminé (la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles).</p>
<p>Affections hématologiques et du système lymphatique</p>
<p>Peu fréquent : lymphadénopathie.</p>
<p>Affections du système immunitaire</p>
<p>Peu fréquent : réactions d'hypersensibilité (par exemple éruption, prurit, urticaire 1, angio-oedème).<br />Indéterminé : anaphylaxie.</p>
<p>Affections psychiatriques</p>
<p>Peu fréquent : insomnie.</p>
<p>Affections du système nerveux</p>
<p>Très fréquent : céphalées.<br />Rare : paralysie faciale périphérique aiguë 2.</p>
<p>Affections cardiaques (RCP du 12/07/2021 : ajout de ce paragraphe)</p>
<p>Indéterminé : myocardite et péricardite 3.</p>
<p>Affections gastro-intestinales</p>
<p>Très fréquent : diarrhée 3.<br />Fréquent : nausées, vomissements 3.</p>
<p>Affections musculo-squelettiques et systémiques</p>
<p>Très fréquent : arthralgies, myalgies.<br />Peu fréquent : douleurs des extrémités 4.</p>
<p>Troubles généraux et anomalies au site d'administration</p>
<p>Très fréquent : douleur au site d'injection ; fatigue, frissons, fièvre 5, gonflement au site d'injection.<br />Fréquent : rougeur au site d'injection.<br />Peu fréquent : malaise, prurit au site d'injection.<br />Indéterminé : gonflement étendu du membre vacciné 3, gonflement du visage 6.</p>
<p class="tablelegend">1 : la fréquence dans laquelle l’urticaire et l’angio-œdème ont été classés est « rare » ;<br />2 : sur la période de suivi de la sécurité de l’essai clinique jusqu’au 14 novembre 2020, une paralysie faciale périphérique aiguë (paralysie de Bell) a été rapportée chez quatre participants dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID‐19. La paralysie faciale est apparue le jour 37 après la première dose (ce participant n’a pas reçu la dose 2) et les jours 3, 9 et 48 après la dose 2. Aucun cas de paralysie faciale périphérique aiguë (paralysie de Bell) n’a été rapporté dans le groupe placeboo ;<br />3 : effet indésirable déterminé après autorisation ;<br />4 : fait référence au bras dans lequel le vaccin a été administré ;<br />5 : une fréquence plus élevée de fièvre a été observée après la deuxième dose ;<br />6 : durant la phase de post-commercialisation, des cas de gonflement du visage ont été rapportés chez des personnes vaccinées présentant des antécédents d’injection d’agents de comblement cosmétiques.</p><p>Autres informations de la Haute Autorité de santé</p><p>De rares réactions allergiques graves ont été rapportées après l’administration du vaccin pendant les premières campagnes de vaccination en dehors des essais cliniques.</p><p>Ont été retenus dans les évènements indésirables graves : une lésion de l’épaule liée à l’administration du vaccin, une adénopathie axillaire, une arythmie ventriculaire paroxystique, et une paresthésie d’une jambe.</p><p>Une paralysie faciale périphérique est survenue chez quatre personnes du groupe vacciné avec une incidence comparable à celle de la population générale. Cette affection fera l'object d'un suivi particulier.</p><p>Aucune maladie inflammatoire ou immune n’a été décrite dans le suivi des deux premiers mois, une pharmacovigilance rapprochée est poursuivie.</p><p>3. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines</p><p>Comirnaty n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Cependant, certains des effets indésirables mentionnés dans la rubrique 4.8 peuvent altérer temporairement l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.</p><p>4. Surdosage</p><p>Des données sur les surdoses sont disponibles pour les 52 participants à l'étude inclus dans l'essai clinique qui, en raison d'une erreur de dilution, ont reçu 58 microgrammes de Comirnaty. Les personnes ayant reçu le vaccin n'ont pas signalé d'augmentation de la réactogénicité ni d'effets indésirables.</p><p>En cas de surdosage, il est recommandé de surveiller les fonctions vitales et d'envisager un traitement symptomatique.</p><p>5. Déclaration des effets indésirables suspectés</p><p>Il est important de signaler les effets indésirables suspectés après l'autorisation du médicament. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration (<a href="http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB/document_library/Template_or_form/2013/03/WC500139752.doc" target="_blank">Annexe V du résumé des caractéristiques du produit</a>), en précisant le numéro de lot, s’il est disponible.</p><p>Les professionnels de santé et les usagers devront signaler les éventuels évènements indésirables graves sur le portail national à l'aide de deux outils :</p>
<p>le téléservice VACCIN COVID ;<br /><a href="https://signalement.social-sante.gouv.fr/psig_ihm_utilisateurs/index.html#/accueil">le portail des signalements du Gouvernement.</a></p>
<p>La traçabilité sera un élément essentiel de cette campagne de vaccination anti-covid 19.</p><p>Un <a href="https://www.ema.europa.eu/en/documents/rmp-summary/comirnaty-epar-risk-management-plan_en.pdf" target="_blank">plan de gestion des risques</a> a été défini par l'Agence européenne du médicament.</p><p>MesVaccins contribue au signalement avec un outil de pharmacovigilance renforcée permettant de collecter de manière proactive et exhaustive des informations sur la survenue ou la non survenue d'un événement indésirable post-vaccinal.</p><p>Résultats de la surveillance en France au 30 juillet 2021</p><p>Les résultats de la surveillance des effets indésirables post-vaccinaux sont <a href="https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/covid-19-vaccins/covid-19-suivi-hebdomadaire-des-cas-deffets-indesirables-des-vaccins" target="_blank">accessibles ici</a>.</p><p>Les Centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) rapporteurs (Bordeaux, Marseille, Strasbourg et Toulouse) ont analysé les cas d’effets indésirables à partir des données de pharmacovigilance françaises validées par l’ANSM du 27 décembre 2020 au 15 juillet 2021.</p><p>Au 22 juillet, il est observé 7 cas de myocardites chez les sujets les plus jeunes (1F/6H) et un seul cas chez une personne de moins de 18 ans. Parmi ces 7 cas 4 sont survenus après la D1 et 3 après la D2 avec un délai de 1 à 14 jours, majoritairement de 1 à 4 jours. Cinq de ces cas sont rétablis/en cours de rétablissement et 2 sont non rétablis.</p><p>Au 1er juillet, il est observé 52 cas d’hépatites avec les vaccins ARNm Comirnaty et Spikevax. Trente-cinq de ces cas sont survenus en D1, 15 en D2 et 2 cas sans indication avec un âge médian de 69,5 ans. Trente-huit de de ces cas sont rétablis/en cours de rétablissement, 11 sont non rétablis, 1 d’évolution inconnue et 2 d’évolution fatale. Parmi ces cas, il est observé 2 cas d’hépatites auto-immunes survenues chez un septuagénaire et chez un octagénaire à J9 de D2 et J25 de D1 et 3 cas de récidive d’hépatite auto-immune (HAI) survenus à J15, J19 et J34 chez un quarantenaire, un nonagénaire et un septuagénaire dont un d’évolution fatale. Les cas d’atteintes hépatiques survenus dans la population majoritairement âgée ne permettent pas de conclure sur le rôle du vaccin dans la survenue d’atteintes hépatiques. Concernant plus spécifiquement les HAI et les récidives d’HAI, cette discussion s’intègre dans la discussion plus générale du rôle éventuel de la vaccination contre la COVID comme élément pouvant révéler des maladies auto-immunes chez les patients prédisposés. A ce jour, il n’y a pas de signal de sécurité concernant ces évènements avec les vaccins à ARNm. Ces effets continueront à être suivis.</p><p>Parmi les 28 cas de réactions anaphylactiques d’intensité sévère (de grade 3 et plus), nous avons observé un cas de choc anaphylactique ayant conduit au décès de la personne 10 heures après la vaccination d’une personne vingtenaire avec antécédent d’allergies alimentaires connu. Au regard des données disponibles à ce jour, le délai de survenu tardif n’est pas en faveur du rôle du vaccin dans la survenue de ce choc anaphylactique.</p><p>En raison du risque très rare de réaction anaphylactique dont la manifestation la plus sévère est le choc anaphylactique, les personnes recevant le vaccin doivent être surveillées attentivement pendant au moins 15 minutes après la vaccination.</p><p>1. Nouveaux signaux sur la période</p>
<p>Troubles menstruels : Compte tenu du nombre de cas (229 cas enregistrés au 27 juillet 2021) et de leurs caractéristiques proches de ceux de Spikevax qui constitue un signal potentiel, ces effets font aussi l’objet d’un signal potentiel. </p>
<p>2. Nouveaux événements sur la période à surveiller</p>
<p>Aucun nouvel événement à surveiller identifié.</p>
<p>3. Signaux potentiels ou événements déjà sous surveillance</p>
<p>Zona.<br />Troubles du rythme cardiaque.<br />Thrombopénie / thrombopénie immunologique / hématomes spontanés.<br />Déséquilibre diabétique dans des contextes de réactogénicité.<br />Echecs vaccinaux.<br />Pancréatite aigüe.<br />Syndromes de Guillain-Barré.<br />Syndrome d’activation des macrophages.<br />Réactivation à Virus Epstein-Barr.<br />Méningoencéphalite zostérienne.<br />Aplasie médullaire idiopathique.<br />Hémophilie acquise.<br />Polyarthrite rhumatoïde.<br />Néphropathies glomérulaires.</p>
<p>Les données recueillies sur cette période de suivi n’apportent pas d’éléments nouveaux sur ces effets.</p><p>A ce stade, les cas rapportés d’événements thromboemboliques avec Comirnaty ne montrent pas de spécificité particulière en faveur d’un rôle du vaccin.</p><p>Concernant les cas de décès déclarés, les élément transmis n’indiquent pas un rôle potentiel du vaccin. Ces événements continueront de faire l’objet d’une surveillance spécifique, en particulier chez les sujets de moins de 50 ans compte tenu de l’élargissement de la population vaccinée.</p><p>4. Signaux confirmés </p>
<p>Hypertension artérielle : les données recueillies sur la période n’apportent pas d’élément nouveau concernant le signal relatif à cet effet. Ces cas d’hypertension artérielle continuent de faire l’objet d’une surveillance spécifique et sont partagés au niveau européen.</p>
<p>Devant tout symptôme évocateur d’une hypertension artérielle (malaise, céphalées, vertiges...), un contrôle de la pression artérielle devra être envisagé pour une prise en charge médicale la plus précoce possible, si elle s’avère nécessaire.</p>
<p>Myocardite/Péricardite : au niveau européen, des cas de myocardite et de péricardite ont très rarement été signalés après la vaccination avec Comirnaty. Les cas sont principalement survenus dans les 14 jours suivant la vaccination, plus souvent après la deuxième dose et chez des hommes jeunes. Les données disponibles suggèrent que l’évolution de la myocardite ou de la péricardite après la vaccination est identique à l’évolution de la myocardite ou de la péricardite en général.</p>
<p>L’ANSM recommande à toute personne présentant des symptômes tels qu’un essoufflement (dyspnée), des douleurs dans la poitrine, des palpitations (battements cardiaques forts) ou un rythme cardiaque irrégulier, de consulter rapidement un médecin.</p><p>5. Suivi spécifique des effets indésirables rapportés chez les femmes enceintes et allaitantes</p><p>Données de pharmacovigilance françaises validées par l’ANSM du 27 décembre 2020 au 15 juillet 2021 et transmises aux deux CRPV rapporteurs (Lyon et Toulouse).</p><p>Les fausses couches spontanées représentent la majorité des effets indésirables enregistrés dans la BNPV. Les données actuelles ne permettent pas de conclure que ces événements sont liés au vaccin, d’autant que des facteurs de risques étaient associés dans plusieurs cas et qu’il s’agit d’un évènement relativement fréquent en population générale (de 12 à 20% des grossesses selon les études).</p><p>5.1. Nouveaux événements sur la période à surveiller</p>
<p>Aucun nouvel événement à surveiller identifié.</p>
<p>5.2. Evénements déjà sous surveillance</p>
<p>Evènements thromboemboliques.<br />Contractions utérines douloureuses.<br />Morts in utero.</p>
<p>Aucun signal n’a été identifié chez les femmes enceintes ou allaitantes.</p><p>6. Suivi spécifique des effets indésirables rapportés chez les jeunes (12-17)</p><p>Depuis le 15 juin 2021, la vaccination chez les sujets les plus jeunes (12-17 ans) est possible avec le vaccin Comirnaty et, à ce jour près de 2 400 000 ont reçu au moins une injection. Au total 66 événements indésirables graves ont été observés après la vaccination dont 13 sur la période. Au vu de ces données, le profil des effets indésirables chez les patients de 12-17 ans est globalement semblable à celui des patients adultes.</p>
<p>Pharmacodynamie</p>
<p>Groupe pharmacothérapeutique : vaccins, autres vaccins viraux.</p><p>Code ATC : J07BX03.</p><p>1. Mécanisme d'action</p><p>L’ARN messager à nucléoside modifié contenu dans Comirnaty est formulé dans des nanoparticules lipidiques, permettant de délivrer l’ARN non réplicatif dans les cellules-hôtes et l’expression directe et transitoire de l’antigène S du SARS-CoV-2. L’ARNm code la protéine S de pleine longueur, à ancrage membranaire, avec deux mutations ponctuelles au sein de l’hélice centrale. La mutation de ces deux acides aminés en proline permet de stabiliser la protéine S dans sa conformation de préfusion pour une meilleure antigénicité.</p><p>Le vaccin induit à la fois la production d’anticorps neutralisants et une immunité cellulaire en réponse à l’antigène Spike (S), pouvant contribuer à la protection contre la covid 19. </p><p>2. Etude d'efficacité</p><p>L’étude 2 est une étude d’efficacité, de sélection du candidat vaccin et de recherche de dose avec observateur en aveugle, multicentrique, internationale, de phase 1/2/3, randomisée, contrôlée contre placebo, menée chez des participants âgés de 12 ans et plus. La randomisation a été stratifiée par groupe d’âge : 12 à 15 ans, 16 à 55 ans ou 56 ans et plus, avec un minimum de 40 % de participants dans le groupe des ≥ 56 ans. Les sujets qui étaient immunodéprimés et ceux pour lesquels un diagnostic clinique ou microbiologique de COVID-19 avait été précédemment établi ont été exclus de l’étude. Les participants présentant une affection préexistante stable, c’est-à-dire ne nécessitant pas de modification significative du traitement ou une hospitalisation pour cause d’aggravation de la maladie dans les 6 semaines précédant le recrutement, ont été inclus, de même que les participants présentant une infection connue et stable par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le virus de l’hépatite C (VHC) ou le virus de l’hépatite B (VHB). </p><p>2.1. Efficacité chez les participants âgés de 16 ans et plus</p><p>Dans la partie de phase 2/3 de l’étude 2, basée sur les données collectées jusqu’au 14 novembre 2020, environ 44 000 participants ont été randomisés de façon égale, afin de recevoir 2 doses de vaccin à ARNm contre la COVID-19 ou de placebo, espacées de 21 jours. Les analyses de l’efficacité ont inclus les participants ayant reçu leur seconde dose dans les 19 à 42 jours suivant la première dose. La majorité des participants vaccinés (93,1 %) ont reçu la seconde dose 19 à 23 jours après la première dose. Le suivi des participants est prévu sur une durée allant jusqu’à 24 mois après la dose 2, afin d’évaluer la sécurité et l’efficacité du vaccin contre la COVID-19. Dans l’étude clinique, pour l’administration d’un vaccin contre la grippe, il a été demandé aux participants de respecter un intervalle de 14 jours minimum avant ou après l’administration du placebo ou du vaccin à ARNm contre la COVID‐19. Dans l’étude clinique, les participants ne devaient pas recevoir de produits sanguins/plasmatiques ou d’immunoglobulines dans un intervalle minimum de 60 jours avant ou après l’administration du placebo ou du vaccin à ARNm contre la COVID‐19 et ce jusqu’à la fin de l’étude.</p><p>La population pour l’analyse du critère d’évaluation primaire de l’efficacité comprenait 36 621 participants âgés de 12 ans et plus (18 242 dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID-19 et 18 379 dans le groupe placebo) sans infection antérieure par le SARS-CoV-2 jusqu’à 7 jours après la seconde dose. Par ailleurs, 134 participants étaient âgés de 16 ou 17 ans (66 dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID-19 et 68 dans le groupe placebo) et 1 616 participants étaient âgés de 75 ans et plus (804 dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID19 et 812 dans le groupe placebo).</p><p>Au moment de l’analyse du critère primaire d’efficacité, les participants ont été suivis afin de surveiller l’apparition d’une COVID-19 symptomatique sur une durée totale de 2 214 personne-années pour le groupe vaccin à ARNm contre la COVID-19 et de 2 222 personne-années pour le groupe placebo.</p><p>Aucune différence clinique significative n’a été observée pour l’efficacité globale du vaccin chez les participants à risque d’évolution sévère de la COVID-19, notamment ceux présentant 1 ou plusieurs comorbidités augmentant le risque de COVID-19 sévère (par exemple, asthme, indice de masse corporelle [IMC] ≥ 30 kg/m2, pneumopathie chronique, diabète, hypertension).</p><p>Les informations sur l’efficacité du vaccin sont présentées dans le tableau 1.</p><p>Tableau 1 : efficacité du vaccin - première survenue d'une covid 19 à partir de 7 jours après la deuxième dose, par sous-groupe d'âge - participants sans infection antérieure avant le délai de 7 jours après la deuxième dose - population évaluable pour l'efficacité (7 jours).</p>
<p>Première survenue d'une covid 19 à partir de 7 jours après la dose 2 chez les participants sans preuve d'une infection antérieure par le SARS-CoV-2*<br />Sous-groupe<br />Vaccin Comirnaty<br />Na = 18 198<br />Cas<br />n1b<br />Durée de surveillancec (n2d)<br />Placebo<br />Na = 18 325<br />Cas<br />n1b<br />Durée de surveillancec (n2d)<br />Efficacité vaccinale%<br />(IC à 95 %)e<br />Tous les sujetsa<br />8<br />2.214 (17.411)<br />162<br />2 222 (17.511)<br />95,0 (90,0 ; 97,9)<br />16-64 ans<br />7<br />1.706 (13.549)<br />143<br />1 710 (13.618)<br />95,1 (89,6 ; 98,1)<br />≥ 65 ans<br />1<br />0,508 (3.848)<br />19<br />0,511 (3.880)<br />94,7 (66,7 ; 99,9)<br />65-74 ans<br />1<br />0,406 (3.074)<br />14<br />0,406 (3.095)<br />92,9 (53,1 ; 99,8)<br />≥ 75 ans<br />0<br />0,102 (774)<br />5<br />0,106 (785)<br />100,0 (-13,1 ; 100,0)</p>
<p class="tablelegend">Remarque : les cas confirmés ont été déterminés par RT-PCR en présence d'au moins un symptôme concordant avec une covid 19 [*Définition des cas - Présence d'au moins un symptôme parmi les suivants : fièvre, toux nouvellement apparue ou amplifiée, essoufflement nouvellement apparu ou amplifié, frissons, douleurs musculaires nouvellement apparues ou amplifiées, perte de goût ou de l'odorat nouvellement apparue, maux de gorge, diarrhée ou vomissements].</p><p class="tablelegend">* : les participants ne présentant aucun critère sérologique ou virologique (avant le délai de 7 jours après avoir reçu la dernière dose) d’une infection antérieure par le SARS-CoV-2 (c.-à-d. absence d’anticorps [sérique] fixant la protéine N lors de la visite 1 et sans détection de SARS-CoV-2 par le test d’amplification des acides nucléiques (TAAN) [prélèvement nasal] lors des visites 1 et 2) et ayant eu un résultat négatif au test TAAN (prélèvement nasal) lors de toute visite non programmée avant le délai de 7 jours après la dose 2 ont été inclus dans l’analyse ;<br />a : N = nombre de participants dans le groupe indiqué ;<br />b : n1 = nombre de participants répondant à la définition du critère d’évaluation ;<br />c : durée de surveillance totale en 1 000 personne-années pour le critère d’évaluation indiqué sur l’ensemble des sujets au sein de chaque groupe à risque pour le critère d’évaluation. La période de temps pour le cumul des cas de covid 19 s’étend de 7 jours après la dose 2 jusqu’à la fin de la période de surveillance ;<br />d : n2 = nombre de sujets à risque pour le critère d’évaluation ;<br />e : l’intervalle de confiance (IC) pour l’efficacité du vaccin est issu de la méthode de Clopper-Pearson avec<br />ajustement en fonction de la durée de surveillance. IC non ajusté pour tenir compte de la multiplicité.</p><p>L’efficacité du vaccin à ARNm contre la COVID-19 pour prévenir le premier épisode de la COVID- 9 à partir de 7 jours après la dose 2, comparativement au placebo, a été de 94,6 % (intervalle de confiance à 95 % de 89,6 % à 97,6 %) chez les participants âgés de 16 ans et plus avec ou sans infection antérieure par le SARS-CoV-2.</p><p>Par ailleurs, les analyses par sous-groupes du critère primaire d’efficacité ont montré des valeurs estimées d’efficacité similaires de l’efficacité en fonction du sexe, du groupe racial et du groupe ethnique, ainsi que chez les participants présentant des comorbidités associées à un risque élevé de covid 19 grave.</p><p>Efficacité et immunogénicité chez les adolescents de 12 à 15 ans</p><p>Lors d’une analyse de l’étude 2 portant sur des adolescents âgés de 12 à 15 ans sans infection antérieure par le SARS-CoV-2, aucun cas de COVID-19 n’a été rapporté parmi les 1 005 participants ayant reçu le vaccin alors que 16 cas ont été rapportés parmi les 978 ayant reçu le placebo. L’efficacité vaccinale estimée était de 100 % (intervalle de confiance à 95 % de 75,3 à 100,0). Parmi les participants avec ou sans infection antérieure par le SARS-CoV-2, aucun cas n’a été rapporté chez les 1 119 participants vaccinés, tandis que 18 cas ont été rapportés chez 1 110 participants ayant reçu le placebo. Ces données indiquent également une efficacité estimée à 100 % (intervalle de confiance à 95 % de 78,1 à 100,0).</p><p>Dans l’étude 2, une analyse des titres d’anticorps neutralisants contre le SARS-CoV-2 a été réalisée 1 mois après la dose 2 dans un sous-groupe de participants randomisés qui n’avaient aucune preuve sérologique ou virologique d’une infection antérieure par le SARS-CoV-2 jusqu’à 1 mois après la dose 2. Les réponses en anticorps neutralisants entre les adolescents âgés de 12 à 15 ans (n = 190) et les participants âgés de 16 à 25 ans (n = 170) ont été comparées.</p><p>Le ratio des moyennes géométriques des titres (MGT) en anticorps entre le groupe d’âge des 12 à 15 ans et le groupe d’âge des 16 à 25 ans était de 1,76, avec un IC bilatéral à 95 % de 1,47 à 2,10. Par conséquent, le critère de non-infériorité correspondant à un ratio fixé à 1,5, a été atteint puisque la limite inférieure de l’IC bilatéral à 95 % pour le ratio des moyennes géométriques (RMG) était &gt; 0,67.</p><p>2.3. Population pédiatrique</p><p>L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Comirnaty dans la population pédiatrique pour la prévention de la covid 19 (voir la rubrique "Posologie" pour les informations concernant l’usage pédiatrique).</p><p>Une autorisation de mise sur le marché « conditionnelle » a été délivrée pour ce médicament. Cela signifie que des preuves supplémentaires concernant ce médicament sont attendues. L’Agence européenne des médicaments réévaluera toute nouvelle information sur ce médicament au moins chaque année et, si nécessaire, ce résumé des caractéristiques du produit sera mis à jour.</p><p>Un essai clinique conduit aux États-Unis montre une bonne tolérance et une efficacité vaccinale de 100 % contre les formes cliniques chez les adolescents âgés de 12 à 15 ans : zéro cas dans le groupe vacciné (n = 1 131) contre 18 cas de covid 19 dans le groupe placebo (n = 1 129). Il s'agit de résultats préliminaires non soumis aux agences des médicaments. Pour l'instant, le vaccin n'est pas autorisé avant l'âge de 16 ans.</p><p>Efficacité sur le terrain au Royaume-Uni (juillet 2021)</p><p>Il s'agit de l'efficacité observée en vie réelle et non dans le cadre d'un essai clinique (effectiveness en anglais).</p><p>Efficacité contre différentes conséquences de l’infection par le SARS-CoV-2 (<a href="https://www.gov.uk/government/publications/covid-19-vaccine-surveillance-report" rel="noopener noreferrer" target="_blank">COVID-19 vaccine surveillance reports, gov.uk</a>)</p><p class="tablelegend">* : efficacité dans la réduction des cas secondaires symptomatiques dans les foyers d'un cas index symptomatique.</p>
<p>Conservation</p>
<p>Mise à jour RCP du 17/05/2021 : la durée de conservation des flacons décongelés passe de 5 jours à 1 mois entre 2 °C et 8 °C.</p><p>À conserver au congélateur entre -90 °C et -60 °C.</p><p>À conserver dans l’emballage d’origine, à l’abri de la lumière.</p><p>Durant la conservation, limiter autant que possible l’exposition à l’éclairage intérieur et éviter toute exposition à la lumière directe du soleil et aux rayons ultraviolets.</p><p>Les flacons décongelés peuvent être manipulés dans des conditions d’éclairage intérieur.</p><p>1. Flacon non ouvert</p><p>1.1. Flacon congelé</p>
<p>6 mois entre -90 °C et -60 °C.<br />Au cours des 6 mois de conservation, les flacons non ouverts peuvent être conservés et transportés entre -25 °C et -15 °C pendant une période unique d’un maximum de 2 semaines, puis être replacés à une température de -90 °C à -60 °C. </p>
<p>1.2. Flacon décongelé</p>
<p>1 mois entre 2 °C et 8 °C.<br />Durant la période de conservation de 1 mois entre 2 °C et 8 °C, il peut être transporté pendant un maximum de 12 heures. Avant utilisation, le flacon non ouvert peut être conservé pendant un maximum de 2 heures à des températures allant jusqu’à 30 °C.</p>
<p>Une fois décongelé, le vaccin ne doit pas être recongelé.</p><p>1.3. Gestion des écarts de température après la sortie du congélateur</p><p>Les données de stabilité indiquent que le flacon non ouvert reste stable sur une durée allant jusqu’à :</p>
<p>24 heures lorsqu’il est conservé à des températures de ‑3 °C à 2 °C.<br />un total de 4 heures lorsqu’il est conservé à des températures de 8 °C à 30 °C ; ce délai inclut les 2 heures indiquées ci-dessus à une température allant jusqu’à 30 °C.</p>
<p>Ces informations visent uniquement à orienter les professionnels de santé en cas d’un écart temporaire de température. </p><p>1.4. Transfert des flacons congelés conservés à ultra-basse température (&lt; -60 °C)</p>
<p>Les plateaux porte-flacons contenant 195 flacons avec un couvercle fermé peuvent être sortis du congélateur à ultra-basse température (&lt; -60 °C) et rester à des températures allant jusqu’à 25 °C pendant un maximum de 5 minutes.<br />Les plateaux porte-flacons dont le couvercle a été ouvert, ou les plateaux porte-flacons contenant moins de 195 flacons, peuvent être sortis du congélateur à ultra-basse température (&lt; -60 °C) et rester à des températures allant jusqu’à 25 °C pendant un maximum de 3 minutes.<br />Lorsque les plateaux porte-flacons sont remis au congélateur après avoir été exposés à une température allant jusqu’à 25 °C, ils doivent rester au congélateur pendant au moins 2 heures avant de pouvoir en être de nouveau sortis.</p>
<p>1.5. Transfert des flacons congelés conservés entre -25 °C et -15 °C</p>
<p>Les plateaux porte-flacons contenant 195 flacons avec un couvercle fermé peuvent être sortis du congélateur (-25 °C à -15 °C) et rester à des températures allant jusqu’à 25 °C pendant un maximum de 3 minutes.<br />Les plateaux porte-flacons dont le couvercle a été ouvert, ou les plateaux porte-flacons contenant moins de 195 flacons, peuvent être sortis du congélateur (-25 °C à -15 °C) et rester à des températures allant jusqu’à 25 °C pendant un maximum de 1 minute.</p>
<p>Une fois qu’un flacon est extrait du plateau porte-flacon, il doit être décongelé pour être utilisé.</p><p>2. Médicament dilué</p><p>Après dilution dans une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %), la stabilité physico-chimique en cours d’utilisation, y compris durant le transport, a été démontrée pendant 6 heures entre 2 °C et 30 °C. D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. À défaut d’une utilisation immédiate, les durées et conditions de conservation en cours d’utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.</p><p>3. Précautions particulières de conservation</p>
<p>À conserver au congélateur entre -90 °C et -60 °C.<br />À conserver dans l’emballage d’origine, à l’abri de la lumière.<br />Durant la conservation, limiter autant que possible l’exposition à l’éclairage intérieur et éviter toute exposition à la lumière directe du soleil et aux rayons ultraviolets.<br />Les flacons décongelés peuvent être manipulés dans des conditions d’éclairage intérieur.<br />Manipulation</p>
<p>Les seringues et aiguilles pour la reconstitution du vaccin sont données par la pharmacie à usage intérieur (PUI) qui délivre les flacons. Les seringues graduées utilisées, qui sont habituellement d'une contenance de 1 mL, ainsi que les aiguilles pour injection intramusculaire, sont fournies par l'établissement de santé.</p><p>Comirnaty doit être préparé par un professionnel de santé en respectant les règles d’asepsie pour préserver la stérilité de la solution préparée.</p><p>Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans cette rubrique.</p><p>1. Décongélation avant dilution</p><p></p>
<p>Le flacon multidose doit être conservé congelé et être décongelé avant dilution. Pour la décongélation, les flacons congelés doivent être placés à une température de 2 °C à 8 °C ; pour une boîte de 195 flacons, la décongélation pourra prendre 3 heures. Les flacons congelés peuvent également être décongelés à une température allant jusqu’à 30 °C pendant 30 minutes pour une utilisation immédiate.<br />Le flacon non ouvert peut être conservé jusqu’à 1 mois entre 2 °C et 8 °C. Durant la période de conservation de 1 mois entre 2 °C et 8 °C, il peut être transporté pendant un maximum de 12 heures.<br />Laisser le flacon décongelé atteindre la température ambiante et le retourner délicatement à 10 reprises avant dilution. Ne pas secouer.<br />Avant dilution, la dispersion décongelée peut contenir des particules amorphes opaques de couleur blanche à blanc cassé.</p>
<p>2. Dilution</p><p></p><p>1,8 mL de solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 %</p>
<p>Le vaccin décongelé doit être dilué dans son flacon d’origine à l’aide de 1,8 mL de solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %), en utilisant une aiguille de calibre 21 G (gauge) ou moins et en respectant les règles d’asepsie.</p>
<p></p><p>Tirer sur le piston pour extraire 1,8 mL d’air du flacon</p>
<p>Avant de retirer l’aiguille du bouchon du flacon, équilibrer la pression du flacon en aspirant 1,8 mL d’air dans la seringue de diluant vide.</p>
<p></p>
<p>Retourner délicatement la solution diluée à 10 reprises. Ne pas secouer.<br />Le vaccin dilué doit avoir l’aspect d’une dispersion de couleur blanc cassé, exempte de particules visibles.<br />Éliminer le vaccin dilué si la présence de particules ou une coloration anormale sont observées.</p>
<p></p><p>Inscrire la date et l’heure appropriées. Utiliser dans les 6 heures après dilution.</p>
<p>La date et l’heure de l’expiration de la solution diluée doivent être inscrites sur les flacons dilués.<br />Après dilution, le produit doit être conservé entre 2 °C et 30 °C et être utilisé dans les 6 heures, temps de transport inclus.<br />Ne pas congeler ni secouer la solution diluée. Si elle est conservée au réfrigérateur, laisser la solution diluée atteindre la température ambiante avant de l’utiliser.</p>
<p>3. Préparation des doses individuelles de 0,3 mL de Comirnaty</p><p></p>
<p>Après dilution, le flacon contient 2,25 mL, ce qui permet d'extraire 6 doses de 0,3 mL.<br />En utilisant une technique aseptique, nettoyer le bouchon du flacon à l’aide d’une compresse à usage unique imprégnée d’antiseptique.<br />Prélever 0,3 mL de Comirnaty.</p>
<p>Extraction d'une sixième dose.</p><p>Des aiguilles et/ou seringues à faible volume mort doivent être utilisées pour extraire 6 doses d’un flacon unique. La combinaison de l’aiguille et de la seringue doit avoir un volume mort ne dépassant pas 35 microlitres.</p><p>Si des aiguilles et seringues classiques sont utilisées, le volume risque de ne pas être suffisant pour permettre l’extraction d’une sixième dose d’un flacon unique.</p>
<p>Chaque dose doit contenir 0,3 mL de vaccin.<br />Si la quantité de vaccin restant dans le flacon ne permet pas d’obtenir une dose complète de 0,3 mL, jeter le flacon et la solution résiduelle.<br />Éliminer tout vaccin non utilisé dans les 6 heures suivant la dilution. </p>
<p>Note du 12 mars 2021 : dans certains cas, une 7ème dose peut être extraite d'un flacon avec un matériel approprié.</p><p>L'administration du vaccin doit être consignée par le médecin sur le carnet de vaccination ou de santé avec le numéro de lot. Il peut aussi être inscrit par le patient ou son médecin sur un <a href="https://www.mesvaccins.net/web/patient_account/new" target="_blank">carnet de vaccination électronique</a>.</p>
<p>Remboursement</p>
<p>Vaccination gratuite.</p>
<p>Autres informations</p>
<p>1. Données de sécurité précliniques</p><p>Les données non cliniques issues des études conventionnelles de toxicologie en administration répétée, et des fonctions de reproduction et de développement n’ont pas révélé de risque particulier pour l’Homme.</p><p>1.1 Toxicologie générale</p><p>Des rats exposés au vaccin Comirnaty par voie intramusculaire (3 injections de la dose humaine, à une semaine d’intervalle, conduisant à des niveaux d’exposition plus élevés chez le rat du fait des différences de poids corporel) ont présenté des œdèmes et érythèmes au site d’injection, des augmentations des globules blancs (notamment des polynucléaires basophiles et éosinophiles) caractéristiques d’une réponse inflammatoire, ainsi qu’une vacuolisation des hépatocytes de la région portale sans signe de lésion hépatique associé. Ces effets ont été réversibles.</p><p>1.2. Génotoxicité - cancérogénicité</p><p>Aucune étude de génotoxicité ou de cancérogénicité n’a été réalisée. Il n’est pas attendu que les composants du vaccin (lipides et ARNm) présentent un potentiel génotoxique.</p><p>1.3. Toxicité sur la reproduction</p><p>La toxicité sur les fonctions de reproduction et de développement a été évaluée chez le rat dans une étude de toxicologie combinée sur la fertilité et le développement, durant laquelle des rates ont été exposées au vaccin Comirnaty, par voie intramusculaire, avant l’accouplement et durant la gestation (4 injections de la dose humaine induisant des niveaux d’exposition plus élevés chez le rat du fait des différences de poids corporel), s’étalant depuis le jour 21 avant l’accouplement jusqu’au jour 20 de la gestation).</p><p>Une réponse en anticorps neutralisants dirigés contre le SARS-CoV-2 était présente avant accouplement jusqu’à la fin de l’étude, au jour 21 post-natal, et également chez les fœtus et chez la progéniture au 21ème jour post-natal.</p><p>Il n’a pas été observé d’effet lié au vaccin sur la fertilité des femelles, la gestation ou le développement de l’embryon/fœtus ou de la progéniture. Il n’y a pas de donnée disponible concernant le transfert placentaire du vaccin Comirnaty ou son excrétion dans le lait maternel.</p>
<p>Composants non antigéniques</p>

<p>Résumé à l'intention du public<br /><a target="blank" href="https://urlz.fr/fijx">https://urlz.fr/fijx</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 18:15:44 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[les essais de phase 3 des vaccins sont-ils terminés « depuis des mois », comme l’affirme Olivier Véran ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p></p>
<p>« Le suivi des participants sur deux ans est logique pour observer la décroissance des anticorps, la durée de la protection sur le long terme, et voir s’il faut une autre dose de rappel et au bout de combien de temps », explique Mathieu Molimard, chef du service de pharmacologie médicale du CHU de Bordeaux. LUCY NICHOLSON / REUTERS</p>
<p class="article__paragraph">Alors que la moitié de la population française <a href="https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/01/29/covid-19-suivez-la-progression-de-la-vaccination-en-france-et-dans-le-monde_6068029_4355770.html">a reçu une première dose de vaccin</a> contre le Covid-19, les antivaccins n’en démordent pas. Selon eux, les Français vaccinés seraient des « cobayes » prêts à se faire injecter des produits actuellement testés en phase d’essais cliniques, et donc loin d’être fiables.</p><p class="article__paragraph">Cette rumeur persistante a été évoquée par le ministre de la santé, Olivier Véran, lors d’une conférence de presse, vendredi 2 juillet, en marge d’un déplacement à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) :</p><p class="article__cite">« Parmi les “fake news” que l’on entend, il y aurait celle qui consiste à dire que le vaccin serait encore en cours d’expérimentation, c’est absolument faux. La phase 3 est terminée depuis des mois, elle est validée. »</p><p class="article__paragraph">Les propos du ministre de la santé ont fait réagir bon nombre d’internautes : « Olivier Véran affirme que la phase 3 des vaccins est terminée depuis des mois alors que la fin de la dernière phase d’expérimentation sera en 2022, voire 2023, selon les laboratoires », dénonce l’un d’entre eux. « Véran est un menteur, ceci est une “fake news” ! Les vaccins sont toujours en phase 3 », estime, pour sa part, Le Libre Penseur, un blogueur connu <a href="https://www.lemonde.fr/verification/source/le-libre-penseur/">pour asséner</a> des contrevérités au sujet de la vaccination.</p><p></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/678/une-meme-faute-ne-peut-etre-sanctionnee-deux-fois</guid>
	<pubDate>Sun, 01 Aug 2021 20:44:01 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/678/une-meme-faute-ne-peut-etre-sanctionnee-deux-fois</link>
	<title><![CDATA[Une même faute ne peut être sanctionnée deux fois.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Il est lassant d'expliquer aux lapins crétins de la Macronie ce qu'est la loi, mais prenons une minute pour raconter la République à certaines ministresses qui n'y voient qu'un paillasson - à supposer qu'elles sachent qu'elle existe.</p>

<p>Il y a une règle de droit pénal qui s'applique aux sanctions en droit du travail, qu'on nomme en latin - c'est une des dernières expressions latines utilisées par la Robe - : non bis in idem. Même si on a oublié son Gaffiot et qu'on ne connaît le latin que par le Bourgeois gentilhomme de Molière, on comprend qu'une même faute ne peut être sanctionnée deux fois.</p>

<p>Ainsi à supposer même que le juge social (qui tranchera) estime que le fait de ne pas se faire vacciner constitue une faute - ce qui n'est pas certain -, il ne saurait y avoir une première sanction par suppression du salaire et des trimestres de cotisation - puisqu'on voit mal les employeurs être de leur poche - puis ensuite un licenciement. C'est l'un ou l'autre. Or le législateur, qui jusqu'à plus ample informé fait la loi depuis la prise de la Bastille, a dit qu'il ne voulait pas de licenciement.</p>

<p>Par ailleurs la suppression de salaire étant une sanction à part entière, les Prud'Hommes en seront immédiatement saisies, comme de toute sanction (il n'y a pas que les licenciements qui lui sont déférés), on sera donc rapidement fixé.</p>

<p>Enfin, appeler tous les jours un salarié pour qu'il se fasse vacciner est du harcèlement puni par la loi, et surtout fait sauter la grille Macron de dommages et intérêts. On comprend pourquoi le patronat, à qui on colle de nouveaux gisements de contentieux et un déplafonnement des condamnations, est furieux contre sa marionnette : que n'en coupe-t-il les ficelles ?</p>

<p>Ce qu'il y a de remarquable avec ces extraterrestres que sont les Macroneux et leurs électeurs, c'est qu'ils continuent de creuser à des abysses jusque-là insoupçonnées, démontrant chaque jour cet axiome d'Einstein : il n'y a que deux choses infinies, l'univers et la connerie, et ce n'est même pas certain pour l'univers.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/677/a-lire-mathieu-bock-cote-%C2%ABfort-avec-les-faibles-faible-avec-les%C2%A0forts%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sun, 01 Aug 2021 20:32:32 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/677/a-lire-mathieu-bock-cote-%C2%ABfort-avec-les-faibles-faible-avec-les%C2%A0forts%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[A LIRE. Mathieu Bock-Côté: «Fort avec les faibles, faible avec les forts»]]></title>
	<description><![CDATA[<p>CHRONIQUE – Les pouvoirs publics peuvent se montrer bienveillants ou intraitables, selon la catégorie sociale mise en cause.</p><p>Par Mathieu Bock-Côté. LE FIGARO. 30 juillet 2021</p>
<p>Mathieu Bock-Côté. Le Figaro</p>
<p>Depuis l’annonce de la mise en place du passeport sanitaire, l’État et ses représentants se sont voulus implacables dans les modalités de son application, comme s’ils entendaient faire une démonstration de force. Du contrôle des cafetiers à celui des badauds en terrasse, de la promesse d’amendes exorbitantes à la fragilisation de certains droits que l’on croyait fondamentaux, les pouvoirs publics veulent prouver leur sérieux. Ils mettent en place, sans même s’en rendre compte, la société de la traçabilité généralisée, multipliant les contrôles, encourageant la délation.À découvrir</p><p>On s’en inquiétera: même si elles se réclament du pragmatisme, rien n’est plus durable, en démocratie, que des mesures temporaires ou transitoires, et le passeport sanitaire ou, du moins, la logique qu’il aura contribué à installer, pourraient survivre à l’indispensable vaccination massive de la population.</p><p>Il n’est nul besoin de verser dans la dénonciation exagérée et hyperbolique d’une dictature sanitaire pour critiquer la dérive d’une société où chaque action, de la plus intime à la plus officielle, pourra être enregistrée et tôt ou tard réglementée pour des raisons que la technocratie jugera toujours raisonnable.</p>
<p>Un basculement historique</p>
<p>On sera néanmoins frappé par un paradoxe: cet État qui entend contrôler un nombre croissant de relations sociales, au nom de la sécurité sanitaire, se montre bien plus tiède lorsqu’il s’agit de défendre la sécurité ordinaire des Français, à un moment où les agressions se multiplient, en plus de cibler régulièrement les représentants de l’État. On trouve désormais en France non plus seulement des zones de non-droit, mais des zones de non-France.</p><p>Ce que l’on nomme insécurité n’est à bien des égards que la traduction dans la vie quotidienne d’un basculement historique où de nombreux Français sont expulsés de chez eux, et traités comme des indésirables dans ce que l’on nomme pudiquement les «quartiers».</p><p>À LIRE AUSSI :<a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/hausse-spectaculaire-des-violences-en-france-20210728">Hausse spectaculaire des violences en France</a></p><p>Le régime diversitaire travaille fort à neutraliser la signification de ces agressions en les dispersant en mille faits divers qu’il ne faudrait surtout pas amalgamer.</p><p>Peut-être faut-il faire un lien entre cela et l’impuissance de l’État, malgré quelques rodomontades électorales, à maîtriser les flux migratoires qui engendrent une société aussi hétérogène que conflictuelle, même si la propagande officielle la célèbre en répétant sur le mode slogan que la diversité est une richesse. La rhétorique usée sur les droits de l’homme vient corseter l’État et le condamner à l’impuissance alors qu’il devrait protéger les frontières.</p><p>Fort avec les faibles, et faible avec les forts. La formule convient parfaitement, et s’applique encore plus largement qu’on ne le croit: les pouvoirs publics peuvent se montrer bienveillants ou intraitables, selon la catégorie sociale mise en cause.</p><p>Comment comprendre un régime qui annonce vouloir lutter contre les comportements machistes et les discours haineux en se montrant toujours plus répressif contre ces derniers, mais qui, au nom de la diversité, célèbre dans le rap et plus largement la culture des banlieues une agressivité telle qu’elle n’est pas sans évoquer un désir d’appropriation des femmes à la manière d’un geste de domination et d’un exercice archaïque de la souveraineté en pays conquis?</p><p>Comment comprendre un État se voulant hostile au racisme, mais peinant à reconnaître le racisme antiblanc?</p>
<p>L’État thérapeutique</p>
<p>Comment comprendre un État qui se veut de plus en plus hygiéniste, mais qui tolère l’enlaidissement des grandes villes et leur saccage au quotidien?</p><p>Comment comprendre un État qui se montre intraitable envers le contribuable ordinaire, mais qui tolère la multiplication de campements de migrants imposés de force par des associations d’extrême gauche?</p><p>Comment comprendre un État qui s’inquiète davantage de l’automobiliste en campagne que des rodéos urbains?</p><p>Comment comprendre un État qui prétend lutter pour l’inclusion de tous, mais qui traite en lépreux ceux qui ont le mauvais goût de mal voter?</p><p>C’est la question du régime qui permet de comprendre cette inversion de ce qu’on appelait traditionnellement la fonction régalienne: on verra ainsi d’un côté l’État se montrer de plus en plus dur avec le commun des mortels, toujours plus tatillon et réglementeur aussi, et étendant sans cesse les domaines quadrillés un jour au nom de la santé publique, l’autre jour au nom de l’inclusion ou de la lutte contre les discriminations ; et de l’autre, s’aplatir devant ce qui compromet à terme la concorde civique et l’existence même de la nation, ou même l’encourager.</p><p>L’ingénierie sociale se redéploie dans les paramètres de ce qu’il faut bien appeler l’État thérapeutique.</p><p>Les populations occidentales sont ainsi progressivement amenées à consentir à leur exil intérieur, dans un monde où elles ne seront plus que tolérées, comme si elles n’étaient désormais que le bois mort de l’humanité.</p><p>************************</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

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