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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/664/est-il-juridiquement-possible-de-rendre-le-vaccin-covid-obligatoire</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Jul 2021 21:02:02 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/664/est-il-juridiquement-possible-de-rendre-le-vaccin-covid-obligatoire</link>
	<title><![CDATA[Est-il juridiquement possible de rendre le vaccin Covid obligatoire ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Merci à vous, @StarHawk Louise Michel, d'apporter votre pierre au rétablissement de la vérité, et de faire oeuvre de salubrité et je dirais même de "santé" publique - de santé intellectuelle notamment - en ayant écrit ce 11/07/2021 : <br />"Je viens d’écouter le dernier «  interdit d’interdire « sur la vaccination obligatoire et je dois dire que le niveau de comprenette de l’invité juriste censé expliquer le droit en la matière m’a laissé pantois. </p>

<p>On a un vrai pb de comprenette</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/663/laffaire-haouach-60000-wallons-pour-oublier-un-fiasco-politique-belgique</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Jul 2021 08:23:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/663/laffaire-haouach-60000-wallons-pour-oublier-un-fiasco-politique-belgique</link>
	<title><![CDATA[L&#039;affaire Haouach: 60.000 wallons pour oublier un fiasco politique - Belgique]]></title>
	<description><![CDATA[<p itemprop="description">Le débat sur la neutralité de l'État et la problématique du port des signes convictionnels par des fonctionnaires publics devient une ligne de fracture qui divise profondément la société. Elle se manifeste entre partis politiques, au sein de certains d'entre eux et se reproduit dans toutes les strates de la société. Elle divise les générations, et parfois même les familles.</p><p>C'est dans ce contexte que s'inscrit l'affaire Haouach, qui s'est terminée piteusement par la <a href="https://www.levif.be/actualite/belgique/ihsane-haouach-demissionne-en-tant-que-commissaire-aupres-de-l-institut-pour-l-egalite-entre-les-femmes-et-les-hommes/article-normal-1446485.html" target="_blank">démission de l'intéressée</a>, soupçonnée d'accointances avec les Frères musulmans, le lendemain du jour où la secrétaire d'Etat, Sarah Schlitz, qui se glorifiait d'être seule responsable de sa désignation, était parvenue à sauver sa tête à la suite d'un débat devant la Chambre des représentants. L'arbre de cette démission ne doit pas cacher la forêt des manquements démocratiques qui ont caractérisé cette triste affaire. Nonobstant les propos forts du Premier ministre devant la Chambre, le 8 juillet dernier, qui a rappelé avec force quelques valeurs fondamentales, le gouvernement a multiplié les erreurs, les dérapages, les fautes.</p><p>Le premier manquement grave a été la désignation de Ishane Haouach en qualité de commissaire du gouvernement auprès de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes (IEFH). Ecolo - cela s'était déjà manifesté clairement lors de la campagne électorale bruxelloise avant les élections du 27 mai 2019 - milite activement pour un modèle de société dans lequel la neutralité est inclusive et où, exception faite des agents qui ont un pouvoir de coercition, chacun peut exhiber en tout temps et en tout lieu son appartenance religieuse.</p><p>L'affaire Haouach: 60.000 wallons pour oublier un fiasco politique</p><p>Force, cependant, est de constater que cette position n'a pas été reprise dans le pacte de gouvernement, et que lorsqu'un membre de celui-ci exerce ses fonctions, il se doit de se conformer à l'accord passé entre les partenaires de la majorité, et est tenu, pour le surplus, à poursuivre l'intérêt général. Il ne peut se laisser guider par sa propre militance. En trois clics sur Internet, la secrétaire d'État pouvait savoir qu'Ishane Haouach est une croisée musulmane de la neutralité inclusive. Elle s'exprimait notamment ainsi "Le point négatif est que malheureusement notre communauté est à la traîne, nous sommes une réelle force politique mais nous ne sommes pas unis, il n'existe pas de véritable lobby. Il n'y a qu'à regarder les dernières élections politiques et le nombre de musulmans qui ont élu des représentants de partis politiques qui ont voté des lois qui ne sont pas en faveur des musulmans (abattage rituel, voile, cours de religion...) Nous ne sommes pas du tout organisés pour faire pression.".</p><p>En faisant que la voix de l'Etat au sein de cette institution soit celle d'une activiste religieuse, la secrétaire d'État a commis une lourde faute, couverte malheureusement trop longtemps par l'ensemble du gouvernement</p><p>De même, diabolisant ses contradicteurs, elle n'hésite jamais à évoquer des "intégristes laïques", des "fondamentalistes laïques", à suggérer que certains d'entre eux sont liés à l'extrême droite, à confondre le combat pour une neutralité d'apparence des fonctionnaires publics à de l'islamophobie et à du sexisme. Bref, Ishane Haouach, qu'elle soit ou non liée aux Frères musulmans, est une activiste. Par essence, l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes est un lieu qui a pour vocation de protéger toutes les femmes, quelles que soient leurs convictions, leur origine, leur situation sociale. Il s'agit autant de protéger les femmes issues de la diversité qui entendent porter le voile contre les discriminations dont elles sont victimes notamment au travail que les femmes issues de la diversité qui sont victimes de pressions archaïques et patriarcales. En faisant que la voix de l'Etat au sein de cette institution soit celle d'une activiste religieuse, la secrétaire d'État a commis une lourde faute, couverte malheureusement trop longtemps par l'ensemble du gouvernement. La faute aurait été identique si elle avait désigné une activiste intransigeante, issue des milieux laïques.</p><p>Toutes les femmes comme l'IEFH méritent que la voix de l'Etat au sein de cet Institut soit celle d'une personnalité dans laquelle chacune et chacun puisse se reconnaître, qui soit consensuelle sur les questions qui divisent et qui fasse naturellement preuve de tolérance. Il est grand temps de tirer les enseignements de ce triste épisode qui n'est que la pointe émergée d'un iceberg. Il arrive malheureusement que des commissaires de gouvernement soient désignés sur un coin de table, en catimini, afin de gratifier des affidés sans grande aptitude. Le principe d'égal accès des Belges aux emplois publics exige que la législation soit modifiée, à tous les niveaux de pouvoir, pour que les représentants de l'État dans des organismes publics soient désignés après un appel public aux candidats et une comparaison objective de leurs titres et mérites. Il est singulier, en effet, que dans l'affaire Haouach, c'est le parti qui a fait de la moralisation de la vie publique l'un de ses principes fondateurs qui est tombé dans les dérives qu'il a dénoncées, souvent à juste titre, chez les autres, pendant tant d'années.</p><p>Le deuxième manquement grave de la secrétaire d'Etat et du gouvernement est de ne pas avoir sur le champ réagi à <a href="https://www.levif.be/actualite/belgique/de-croo-apres-les-declarations-d-ihsane-haouach-pas-de-marge-pour-le-moindre-incident-supplementaire/article-normal-1445945.html" target="_blank">l'interview indigne pour un représentant de l'État, donnée dans la presse le 3 juillet 2021 par Ishane Haouach</a>. Risible est le pare-feu, avancé tant par l'intéressée que par la Secrétaire d'État, selon lequel elle se serait exprimée à titre personnel. Lorsqu'une représentante de l'Etat réagit à sa mise en cause, pour la manière dont elle exerce ses fonctions, elle ne s'exprime pas à titre personnel. Elle engage l'État et le gouvernement responsable de sa désignation. A ce titre, il est lourdement fautif dans son chef de plaider pour une conception de la neutralité qui n'est pas celle du gouvernement. Il est lourdement fautif de taxer de sexiste et de raciste celui qui exige qu'elle conserve une neutralité d'apparence. Il est lourdement fautif, par référence à la démographie, d'induire l'idée que la protection des libertés individuelles doit se fonder sur une logique arithmétique et de remettre ainsi en cause la séparation des Églises et de l'État. Il est lourdement fautif de remettre en cause implicitement la jurisprudence de la Cour constitutionnelle qui estime que dans l'enseignement officiel doivent coexister des établissements qui acceptent le port des signes convictionnels par les élèves et d'autres qui les interdisent. Il est lourdement fautif, a fortiori dans le chef de quelqu'un qui, à tort ou à raison, est soupçonné d'accointances avec les Frères musulmans, de qualifier ceux et celles qui ne partagent pas ses vues de "fondamentalistes laïques".</p><p>Ces propos devaient s'analyser comme une faute grave qui devait déboucher sur une sanction immédiate. Il est déplorable que cette décision n'ait pas été prise immédiatement, que la secrétaire d'Etat et le gouvernement aient pu se satisfaire de la comédie consistant pour l'intéressée à nuancer ses propos sur un réseau social, tout en continuant - c'est une constante - à jouer la victimisation. Il est préoccupant que dans pareil contexte, car telle est la réalité, elle ait pu conserver la confiance du gouvernement.</p><p>Le troisième manquement grave est, pour le gouvernement, d'avoir refusé l'audition d'Ishane Haouach par le Parlement sollicitée par l'opposition parlementaire. La qualité du modèle démocratique s'apprécie au degré de respect de l'opposition. Refuser cette audition a été une manière vaine d'instituer le "Circulez, il n'y a rien à voir", et plus grave encore de se solidariser avec l'intéressée, en la déresponsabilisant pour les propos qu'elle avait tenus.</p><p>Le flou entoure les raisons réelles de la démission d'Ishane Haouach</p><p>Le quatrième manquement grave est un dysfonctionnement structurel de l'État qui engage le gouvernement dans son ensemble. Le flou entoure les raisons réelles de la démission d'Ishane Haouach. A-t-elle démissionné parce que le Premier ministre, à juste titre cette fois, lui a rappelé les exigences de sa fonction ? A-t-elle démissionné, comme elle l'affirme, parce qu'elle n'a pas supporté des attaques personnelles dont elle aurait fait l'objet sur les réseaux sociaux, ces égouts de la démocratie, y subissant comme tant d'autres des attaques abjectes dirigées contre tout qui exprime des opinons tranchées. Ou a-t-elle démissionné parce que, dans l'ombre du non-dit public, le choix ne lui en a pas été laissé, les services de renseignement ayant mis en évidence les liens qui l'uniraient aux Frères musulmans ?</p><p>Le simple fait qu'un tel rapport des services de renseignement existe est plus que préoccupant. Après la faillite du SGRS dans l'affaire Conings, voici les services de renseignement qui se comportent à nouveau comme les carabiniers d'Offenbach. Ils laissent le gouvernement se solidariser publiquement avec une personnalité dont ils estiment qu'elle est de nature à présenter un danger pour les valeurs qui fondent l'état de droit. En tout état de cause, ceci pose à nouveau la question de la responsabilité personnelle de la secrétaire d'Etat. Il lui appartenait, en effet, avant de procéder à la désignation de Ishane Haouach, compte tenu d'éléments qu'elle ne pouvait ignorer, de vérifier et faire vérifier par les services compétents que rien ne pouvait lui être reproché et qu'elle n'avait pas de liens avec des mouvances douteuses.</p><p>Le cinquième manquement serait de ne pas faire, au Parlement, dans la transparence démocratique, la clarté sur la nature exacte des liens qui existeraient entre Ishane Haouach et les Frères musulmans. Dans son interview au Soir, elle déclarait : "J'invite qui que ce soit à prouver quoi que ce soit, je n'ai rien à cacher. Je ne connais pas cette mouvance, ni de près ni de loin. Là aussi, je réfléchis à l'opportunité d'une action en justice". Affirmer qu'elle ne connaît pas cette mouvance, ni de près, ni de loin n'est guère crédible.</p><p>Rien ne serait pire que de laisser la rumeur en suspens.</p><p>Agir en justice pour laver son honneur est un droit inconditionnel qui se justifierait avec plus d'évidence encore que cette suspicion semble émaner désormais de l'appareil d'État. Mais, au-delà de cette éventuelle initiative personnelle, l'intéressée, tout comme l'ensemble des citoyens, ont le droit de savoir à partir de quels éléments factuels ce soupçon a été émis. Rien ne serait pire que de laisser la rumeur en suspens. Si elle est inexacte, l'intéressée a droit à un démenti officiel. Si elles se fondent sur des éléments objectivés, les citoyens ont le droit de savoir avec quelle légèreté ce dossier a été traité par leur gouvernement en général, par la secrétaire d'État en particulier.</p><p>Que déduire de ce fiasco démocratique ?</p><p>Il était un temps où les membres du gouvernement n'assumaient pas leur responsabilité politique. Accrochés à leur mandat comme des crabes sur un rocher, il se refusaient à démissionner quand bien même des manquements graves avaient été commis sous leur égide. Tel fut par exemple le cas de Charles-Ferdinand Nothomb après le drame du Heysel. Puis vint l'affaire Dutroux et le retour de la dignité en politique. Louis Tobback après la mort de Samira Adamou, Johan Vande Lanotte et Stefaan De Clerck après l'évasion de Marc Dutroux ont, avec honneur, assumé la responsabilité d'actes accomplis sous leur égide et dont ils n'étaient pas personnellement responsables. Nous voilà revenus au temps passé.</p><p>Ici, la secrétaire d'Etat est personnellement responsable de ses choix. Elle est responsable de son manque de minutie au moment de désigner Ishane Haouach. Elle est responsable de s'être satisfaite de l'excuse absurde selon laquelle la commissaire se serait exprimée à titre personnel et n'engageait ainsi qu'elle-même par ses propos et elle est responsable d'avoir manifesté à son égard une indulgence et une mansuétude extrêmes en passant l'éponge après la tenue de ceux-ci. En ne tirant pas immédiatement les conséquences de cette situation, Sarah Schlitz démontre qu'est revenu le temps de Charles-Ferdinand Nothomb.</p><p>Le deuxième enseignement, non moins préoccupant, est que le gouvernement dans son ensemble, malgré la réticence de certains partenaires de la majorité, a admis qu'un représentant de l'État doté, d'une fonction d'autorité et d'un pouvoir de coercition, peut, dans son apparence, manifester son appartenance à une confession religieuse. Un commissaire de gouvernement, en effet, a le pouvoir de suspendre les décisions de l'organisme qu'il contrôle. Devant la Chambre, le Premier ministre s'est référé au code de déontologie des mandataires publics qui prévoit que "Les mandataires publics sont au service de tous les citoyens, sans discrimination d'aucune sorte. Dans leur attitude ou comportement, ils s'abstiennent de manifester des préjugés ou des stéréotypes". En admettant qu'Ishane Haouach siège voilée au conseil d'administration de l'IEFH, le gouvernement, dans son ensemble, a admis, implicitement mais certainement, qu'elle ne méconnaissait pas cette disposition. Autrement dit, malgré ce qui ressemble à une bérézina pour ceux qui ont défendu la désignation d'Ishane Haouach, celle-ci constitue sans doute pour eux, une victoire en creux, un rendez-vous avec l'avenir et avec une société où il ne sera plus exigé des fonctionnaires publics d'être neutres et d'apparaître comme tels.</p><p>Le troisième enseignement est l'émergence progressive d'une pensée unique. L'universalisme est considéré comme un microbe viral. Défendre la neutralité de l'Etat et exiger une neutralité d'apparence de tout fonctionnaire public, homme ou femme, quelle que soit sa religion, quelle que soit son origine, quelle que soit ses convictions idéologiques, est trop souvent présenté comme une manifestation de racisme, de sexisme, voire de complaisance avec les idées de l'extrême droite. Plus pernicieuse encore est cette idée sous-jacente selon laquelle le combat nécessaire et indispensable contre les discriminations racistes et sexistes et notamment contre les biens réelles discriminations à l'embauche ou dans l'éducation, ne peut se concilier avec la volonté de maintenir une neutralité d'apparence dans le chef des fonctionnaires publics. Ainsi considère-t-on, en réalité, que le prescrit religieux domine la loi civile et que si une loi religieuse impose un traitement différencié entre femmes et hommes, l'Etat doit s'y conformer. Or il n'y a guère de raison de donner à la liberté de religion une primauté sur les autres droits et libertés. C'est à juste titre que le Premier ministre, devant la Chambre, a déclaré à ce propos : "Tous les droits fondamentaux ont la même importance. Il ne s'agit pas d'un catalogue 3 Suisses. La Constitution est notre contrat de cohabitation et contient l'ensemble des droits fondamentaux que nous devons protéger et renforcer tous ensemble".</p><p>Lorsque les responsables politiques, comme c'est le cas ici, s'avèrent incapables de résoudre un problème et, par leurs atermoiements, le laissent se gangréner, il faut faire preuve d'imagination pour sortir de la crise par le haut.</p><p>Le quatrième enseignement est la faillite du monde politique dans la manière d'aborder la problématique du port des signes convictionnels dans les administrations publiques. Certains ont des positions tranchées et les défendent de manière cohérente, mais antinomiques. D'autres, tétanisés à l'idée de déplaire à leur électorat, offrent des numéros de funambulisme, préférant n'affirmer leurs valeurs que dans le secret cadenassé de leurs consciences. Les événements récents ont démontré que pour les différents partis politiques, aussi essentielle soit la question de la neutralité, elle ne peut constituer une question de gouvernement. Ils s'arrêtent avant que la crise politique ne devienne inéluctable, avant que ne se pose la question de la démission du gouvernement alors même que, dans le modèle démocratique, c'est souvent de la crise assumée que nait la solution, fut-elle de compromis. Lorsque les responsables politiques, comme c'est le cas ici, s'avèrent incapables de résoudre un problème et, par leurs atermoiements, le laissent se gangréner, il faut faire preuve d'imagination pour sortir de la crise par le haut. Ne faut-il pas alors s'adresser au peuple lui-même ?</p><p class="last-paragraph">Le référendum est interdit en Belgique, mais la Constitution consacre la possibilité d'organiser des consultations populaires dans les régions. Tant à Bruxelles qu'en Flandre, le législateur s'est abstenu de rendre l'instrument effectif. En Région wallonne, cependant, 60.000 citoyens peuvent provoquer une consultation populaire. Le moment est sans doute venu qu'ils prennent la main, que soit soumise au vote de chacune et de chacun une question cohérente et équilibrée sur les exigences de neutralité dans les administrations publiques. Ainsi, dans une démocratie revivifiée, les citoyens suppléeraient les défaillances coupables de leurs responsables politiques. Qui sait alors, si ceux-ci, aux parlements flamand, de la Communauté germanophone et de la Région de Bruxelles-Capitale ainsi qu'à la Chambre des représentants, ne pourront, dans un effet d'entraînement, tirer, dans l'intérêt général, les conséquences de ce qui serait une magistrale leçon de démocratie vivante.</p><p>C'est dans ce contexte que s'inscrit l'affaire Haouach, qui s'est terminée piteusement par la démission de l'intéressée, soupçonnée d'accointances avec les Frères musulmans, le lendemain du jour où la secrétaire d'Etat, Sarah Schlitz, qui se glorifiait d'être seule responsable de sa désignation, était parvenue à sauver sa tête à la suite d'un débat devant la Chambre des représentants. L'arbre de cette démission ne doit pas cacher la forêt des manquements démocratiques qui ont caractérisé cette triste affaire. Nonobstant les propos forts du Premier ministre devant la Chambre, le 8 juillet dernier, qui a rappelé avec force quelques valeurs fondamentales, le gouvernement a multiplié les erreurs, les dérapages, les fautes. Le premier manquement grave a été la désignation de Ishane Haouach en qualité de commissaire du gouvernement auprès de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes (IEFH). Ecolo - cela s'était déjà manifesté clairement lors de la campagne électorale bruxelloise avant les élections du 27 mai 2019 - milite activement pour un modèle de société dans lequel la neutralité est inclusive et où, exception faite des agents qui ont un pouvoir de coercition, chacun peut exhiber en tout temps et en tout lieu son appartenance religieuse. Force, cependant, est de constater que cette position n'a pas été reprise dans le pacte de gouvernement, et que lorsqu'un membre de celui-ci exerce ses fonctions, il se doit de se conformer à l'accord passé entre les partenaires de la majorité, et est tenu, pour le surplus, à poursuivre l'intérêt général. Il ne peut se laisser guider par sa propre militance. En trois clics sur Internet, la secrétaire d'État pouvait savoir qu'Ishane Haouach est une croisée musulmane de la neutralité inclusive. Elle s'exprimait notamment ainsi "Le point négatif est que malheureusement notre communauté est à la traîne, nous sommes une réelle force politique mais nous ne sommes pas unis, il n'existe pas de véritable lobby. Il n'y a qu'à regarder les dernières élections politiques et le nombre de musulmans qui ont élu des représentants de partis politiques qui ont voté des lois qui ne sont pas en faveur des musulmans (abattage rituel, voile, cours de religion...) Nous ne sommes pas du tout organisés pour faire pression.". De même, diabolisant ses contradicteurs, elle n'hésite jamais à évoquer des "intégristes laïques", des "fondamentalistes laïques", à suggérer que certains d'entre eux sont liés à l'extrême droite, à confondre le combat pour une neutralité d'apparence des fonctionnaires publics à de l'islamophobie et à du sexisme. Bref, Ishane Haouach, qu'elle soit ou non liée aux Frères musulmans, est une activiste. Par essence, l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes est un lieu qui a pour vocation de protéger toutes les femmes, quelles que soient leurs convictions, leur origine, leur situation sociale. Il s'agit autant de protéger les femmes issues de la diversité qui entendent porter le voile contre les discriminations dont elles sont victimes notamment au travail que les femmes issues de la diversité qui sont victimes de pressions archaïques et patriarcales. En faisant que la voix de l'Etat au sein de cette institution soit celle d'une activiste religieuse, la secrétaire d'État a commis une lourde faute, couverte malheureusement trop longtemps par l'ensemble du gouvernement. La faute aurait été identique si elle avait désigné une activiste intransigeante, issue des milieux laïques. Toutes les femmes comme l'IEFH méritent que la voix de l'Etat au sein de cet Institut soit celle d'une personnalité dans laquelle chacune et chacun puisse se reconnaître, qui soit consensuelle sur les questions qui divisent et qui fasse naturellement preuve de tolérance. Il est grand temps de tirer les enseignements de ce triste épisode qui n'est que la pointe émergée d'un iceberg. Il arrive malheureusement que des commissaires de gouvernement soient désignés sur un coin de table, en catimini, afin de gratifier des affidés sans grande aptitude. Le principe d'égal accès des Belges aux emplois publics exige que la législation soit modifiée, à tous les niveaux de pouvoir, pour que les représentants de l'État dans des organismes publics soient désignés après un appel public aux candidats et une comparaison objective de leurs titres et mérites. Il est singulier, en effet, que dans l'affaire Haouach, c'est le parti qui a fait de la moralisation de la vie publique l'un de ses principes fondateurs qui est tombé dans les dérives qu'il a dénoncées, souvent à juste titre, chez les autres, pendant tant d'années. Le deuxième manquement grave de la secrétaire d'Etat et du gouvernement est de ne pas avoir sur le champ réagi à l'interview indigne pour un représentant de l'État, donnée dans la presse le 3 juillet 2021 par Ishane Haouach. Risible est le pare-feu, avancé tant par l'intéressée que par la Secrétaire d'État, selon lequel elle se serait exprimée à titre personnel. Lorsqu'une représentante de l'Etat réagit à sa mise en cause, pour la manière dont elle exerce ses fonctions, elle ne s'exprime pas à titre personnel. Elle engage l'État et le gouvernement responsable de sa désignation. A ce titre, il est lourdement fautif dans son chef de plaider pour une conception de la neutralité qui n'est pas celle du gouvernement. Il est lourdement fautif de taxer de sexiste et de raciste celui qui exige qu'elle conserve une neutralité d'apparence. Il est lourdement fautif, par référence à la démographie, d'induire l'idée que la protection des libertés individuelles doit se fonder sur une logique arithmétique et de remettre ainsi en cause la séparation des Églises et de l'État. Il est lourdement fautif de remettre en cause implicitement la jurisprudence de la Cour constitutionnelle qui estime que dans l'enseignement officiel doivent coexister des établissements qui acceptent le port des signes convictionnels par les élèves et d'autres qui les interdisent. Il est lourdement fautif, a fortiori dans le chef de quelqu'un qui, à tort ou à raison, est soupçonné d'accointances avec les Frères musulmans, de qualifier ceux et celles qui ne partagent pas ses vues de "fondamentalistes laïques". Ces propos devaient s'analyser comme une faute grave qui devait déboucher sur une sanction immédiate. Il est déplorable que cette décision n'ait pas été prise immédiatement, que la secrétaire d'Etat et le gouvernement aient pu se satisfaire de la comédie consistant pour l'intéressée à nuancer ses propos sur un réseau social, tout en continuant - c'est une constante - à jouer la victimisation. Il est préoccupant que dans pareil contexte, car telle est la réalité, elle ait pu conserver la confiance du gouvernement. Le troisième manquement grave est, pour le gouvernement, d'avoir refusé l'audition d'Ishane Haouach par le Parlement sollicitée par l'opposition parlementaire. La qualité du modèle démocratique s'apprécie au degré de respect de l'opposition. Refuser cette audition a été une manière vaine d'instituer le "Circulez, il n'y a rien à voir", et plus grave encore de se solidariser avec l'intéressée, en la déresponsabilisant pour les propos qu'elle avait tenus.Le quatrième manquement grave est un dysfonctionnement structurel de l'État qui engage le gouvernement dans son ensemble. Le flou entoure les raisons réelles de la démission d'Ishane Haouach. A-t-elle démissionné parce que le Premier ministre, à juste titre cette fois, lui a rappelé les exigences de sa fonction ? A-t-elle démissionné, comme elle l'affirme, parce qu'elle n'a pas supporté des attaques personnelles dont elle aurait fait l'objet sur les réseaux sociaux, ces égouts de la démocratie, y subissant comme tant d'autres des attaques abjectes dirigées contre tout qui exprime des opinons tranchées. Ou a-t-elle démissionné parce que, dans l'ombre du non-dit public, le choix ne lui en a pas été laissé, les services de renseignement ayant mis en évidence les liens qui l'uniraient aux Frères musulmans ? Le simple fait qu'un tel rapport des services de renseignement existe est plus que préoccupant. Après la faillite du SGRS dans l'affaire Conings, voici les services de renseignement qui se comportent à nouveau comme les carabiniers d'Offenbach. Ils laissent le gouvernement se solidariser publiquement avec une personnalité dont ils estiment qu'elle est de nature à présenter un danger pour les valeurs qui fondent l'état de droit. En tout état de cause, ceci pose à nouveau la question de la responsabilité personnelle de la secrétaire d'Etat. Il lui appartenait, en effet, avant de procéder à la désignation de Ishane Haouach, compte tenu d'éléments qu'elle ne pouvait ignorer, de vérifier et faire vérifier par les services compétents que rien ne pouvait lui être reproché et qu'elle n'avait pas de liens avec des mouvances douteuses. Le cinquième manquement serait de ne pas faire, au Parlement, dans la transparence démocratique, la clarté sur la nature exacte des liens qui existeraient entre Ishane Haouach et les Frères musulmans. Dans son interview au Soir, elle déclarait : "J'invite qui que ce soit à prouver quoi que ce soit, je n'ai rien à cacher. Je ne connais pas cette mouvance, ni de près ni de loin. Là aussi, je réfléchis à l'opportunité d'une action en justice". Affirmer qu'elle ne connaît pas cette mouvance, ni de près, ni de loin n'est guère crédible. Agir en justice pour laver son honneur est un droit inconditionnel qui se justifierait avec plus d'évidence encore que cette suspicion semble émaner désormais de l'appareil d'État. Mais, au-delà de cette éventuelle initiative personnelle, l'intéressée, tout comme l'ensemble des citoyens, ont le droit de savoir à partir de quels éléments factuels ce soupçon a été émis. Rien ne serait pire que de laisser la rumeur en suspens. Si elle est inexacte, l'intéressée a droit à un démenti officiel. Si elles se fondent sur des éléments objectivés, les citoyens ont le droit de savoir avec quelle légèreté ce dossier a été traité par leur gouvernement en général, par la secrétaire d'État en particulier. Que déduire de ce fiasco démocratique ?Il était un temps où les membres du gouvernement n'assumaient pas leur responsabilité politique. Accrochés à leur mandat comme des crabes sur un rocher, il se refusaient à démissionner quand bien même des manquements graves avaient été commis sous leur égide. Tel fut par exemple le cas de Charles-Ferdinand Nothomb après le drame du Heysel. Puis vint l'affaire Dutroux et le retour de la dignité en politique. Louis Tobback après la mort de Samira Adamou, Johan Vande Lanotte et Stefaan De Clerck après l'évasion de Marc Dutroux ont, avec honneur, assumé la responsabilité d'actes accomplis sous leur égide et dont ils n'étaient pas personnellement responsables. Nous voilà revenus au temps passé. Ici, la secrétaire d'Etat est personnellement responsable de ses choix. Elle est responsable de son manque de minutie au moment de désigner Ishane Haouach. Elle est responsable de s'être satisfaite de l'excuse absurde selon laquelle la commissaire se serait exprimée à titre personnel et n'engageait ainsi qu'elle-même par ses propos et elle est responsable d'avoir manifesté à son égard une indulgence et une mansuétude extrêmes en passant l'éponge après la tenue de ceux-ci. En ne tirant pas immédiatement les conséquences de cette situation, Sarah Schlitz démontre qu'est revenu le temps de Charles-Ferdinand Nothomb.Le deuxième enseignement, non moins préoccupant, est que le gouvernement dans son ensemble, malgré la réticence de certains partenaires de la majorité, a admis qu'un représentant de l'État doté, d'une fonction d'autorité et d'un pouvoir de coercition, peut, dans son apparence, manifester son appartenance à une confession religieuse. Un commissaire de gouvernement, en effet, a le pouvoir de suspendre les décisions de l'organisme qu'il contrôle. Devant la Chambre, le Premier ministre s'est référé au code de déontologie des mandataires publics qui prévoit que "Les mandataires publics sont au service de tous les citoyens, sans discrimination d'aucune sorte. Dans leur attitude ou comportement, ils s'abstiennent de manifester des préjugés ou des stéréotypes". En admettant qu'Ishane Haouach siège voilée au conseil d'administration de l'IEFH, le gouvernement, dans son ensemble, a admis, implicitement mais certainement, qu'elle ne méconnaissait pas cette disposition. Autrement dit, malgré ce qui ressemble à une bérézina pour ceux qui ont défendu la désignation d'Ishane Haouach, celle-ci constitue sans doute pour eux, une victoire en creux, un rendez-vous avec l'avenir et avec une société où il ne sera plus exigé des fonctionnaires publics d'être neutres et d'apparaître comme tels. Le troisième enseignement est l'émergence progressive d'une pensée unique. L'universalisme est considéré comme un microbe viral. Défendre la neutralité de l'Etat et exiger une neutralité d'apparence de tout fonctionnaire public, homme ou femme, quelle que soit sa religion, quelle que soit son origine, quelle que soit ses convictions idéologiques, est trop souvent présenté comme une manifestation de racisme, de sexisme, voire de complaisance avec les idées de l'extrême droite. Plus pernicieuse encore est cette idée sous-jacente selon laquelle le combat nécessaire et indispensable contre les discriminations racistes et sexistes et notamment contre les biens réelles discriminations à l'embauche ou dans l'éducation, ne peut se concilier avec la volonté de maintenir une neutralité d'apparence dans le chef des fonctionnaires publics. Ainsi considère-t-on, en réalité, que le prescrit religieux domine la loi civile et que si une loi religieuse impose un traitement différencié entre femmes et hommes, l'Etat doit s'y conformer. Or il n'y a guère de raison de donner à la liberté de religion une primauté sur les autres droits et libertés. C'est à juste titre que le Premier ministre, devant la Chambre, a déclaré à ce propos : "Tous les droits fondamentaux ont la même importance. Il ne s'agit pas d'un catalogue 3 Suisses. La Constitution est notre contrat de cohabitation et contient l'ensemble des droits fondamentaux que nous devons protéger et renforcer tous ensemble". Le quatrième enseignement est la faillite du monde politique dans la manière d'aborder la problématique du port des signes convictionnels dans les administrations publiques. Certains ont des positions tranchées et les défendent de manière cohérente, mais antinomiques. D'autres, tétanisés à l'idée de déplaire à leur électorat, offrent des numéros de funambulisme, préférant n'affirmer leurs valeurs que dans le secret cadenassé de leurs consciences. Les événements récents ont démontré que pour les différents partis politiques, aussi essentielle soit la question de la neutralité, elle ne peut constituer une question de gouvernement. Ils s'arrêtent avant que la crise politique ne devienne inéluctable, avant que ne se pose la question de la démission du gouvernement alors même que, dans le modèle démocratique, c'est souvent de la crise assumée que nait la solution, fut-elle de compromis. Lorsque les responsables politiques, comme c'est le cas ici, s'avèrent incapables de résoudre un problème et, par leurs atermoiements, le laissent se gangréner, il faut faire preuve d'imagination pour sortir de la crise par le haut. Ne faut-il pas alors s'adresser au peuple lui-même ? Le référendum est interdit en Belgique, mais la Constitution consacre la possibilité d'organiser des consultations populaires dans les régions. Tant à Bruxelles qu'en Flandre, le législateur s'est abstenu de rendre l'instrument effectif. En Région wallonne, cependant, 60.000 citoyens peuvent provoquer une consultation populaire. Le moment est sans doute venu qu'ils prennent la main, que soit soumise au vote de chacune et de chacun une question cohérente et équilibrée sur les exigences de neutralité dans les administrations publiques. Ainsi, dans une démocratie revivifiée, les citoyens suppléeraient les défaillances coupables de leurs responsables politiques. Qui sait alors, si ceux-ci, aux parlements flamand, de la Communauté germanophone et de la Région de Bruxelles-Capitale ainsi qu'à la Chambre des représentants, ne pourront, dans un effet d'entraînement, tirer, dans l'intérêt général, les conséquences de ce qui serait une magistrale leçon de démocratie vivante.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Thu, 08 Jul 2021 16:34:52 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/662/ils-prevoient-un-krach-boursier-aux-proportions-bibliques</link>
	<title><![CDATA[Ils prévoient un krach boursier aux proportions bibliques]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Publié8 juillet 2021, 06:53</p><p>
Dans la foulée de Michael Burry, un des visionnaires de «The Big Short», de plus en plus d’experts prévoient un effondrement prochain des marchés.
</p><p>Michael Burry, en 2015, lors de la première new-yorkaise de «The Big Short», film hautement recommandable tiré du best-seller homonyme. Il fut un des rares qui anticipèrent à leur profit l’explosion de la bulle spéculative immobilière qui conduisit à l’effondrement de 2008.</p>
<p>Getty Images via AFP</p>
<p>Mars 2020, débâcle historique sur les marchés mondiaux. Mars 2021, records battus à Wall Street, à Francfort… En un an, les marchés boursiers mondiaux sont passés du krach à l’exaltation, à une <a href="https://www.lematin.ch/story/les-records-sur-les-marches-boursiers-presagent-ils-une-veritable-crise-financiere-213792791999">vitesse qui inquiète</a> certains observateurs, constatait l’Agence France Presse lors d’un de ses précédents états des lieux.</p><p>Ce qui ressemble à un miracle va inéluctablement se transformer en cauchemar, claironnent de plus en plus fort quelques grands noms de la finance mondiale faisant fi de toute nuance. «Il va y avoir du sang sur le sol» se risque même à affirmer l’un d’entre eux. La raison? Une intense spéculation alimentée par les interventions massives des États pour soutenir l’économie mise à l’arrêt par les vagues pandémiques. Quelque «24’000 milliards de dollars» d’argent frais ont été injectés à l’échelle mondiale, indique à l’AFP Kokou Agbo-Bloua, responsable mondial de la recherche macroéconomique chez Société Générale,</p><p>Premier sur une liste des lanceurs d’alerte établie par «Market Insider», Michael Burry est ressorti de son silence en juin pour décrire l’état des marchés comme «la plus grande bulle spéculative de tous les temps en toutes choses». Cet investisseur a acquis une certaine notoriété pour avoir détecté (et d’en avoir à terme profité), deux ans au moins avant que les faits ne lui donnent raison, que quelque chose ne tournait pas rond dans les chiffres obscurs du marché immobilier américain. Une bulle spéculative qui lorsqu’elle explosa provoqua la crise économique mondiale de 2008.</p><p>C’est «la mère de tous les krachs» qu’entrevoit désormais celui qui a été incarné par Christian Bale dans «The Big Short – Le casse du siècle», l’excellente comédie dramatique (visible sur Prime Video) tirée du best-seller homonyme qui mis en lumière ceux qui virent arriver la crise avant tout le monde.</p><p>
Jeremy Grantham
</p><p>Jeremy Grantham, en 2013 à Boston.</p>
<p>Boston Globe via Getty Images</p>
<p>Et il n’est pas le seul à jouer les Cassandre. En janvier dernier, le cofondateur du fonds GMO, Jeremy Grantham, qualifiait d’«épique» la bulle spéculative qui prospère en 2021. «Lorsque vous avez atteint ce niveau de super-enthousiasme, la bulle a toujours, sans exception, éclaté au bout de quelques mois, et non au bout de quelques années». Et de préciser: «Nous devrons vivre, potentiellement, probablement, avec la plus grande perte de valeur perçue des actifs que nous ayons jamais vue».</p><p>
Leon Cooperman
</p><p>Leon Cooperman, de sortie en 2015.</p>
<p>Getty Images</p>
<p>En mai dernier, un autre investisseur milliardaire, Leon Cooperman, prévenait «Quand ce marché aura une raison de baisser, il baissera si vite que vous aurez la tête qui tourne.» Tout en précisant que toutes les conditions pour que cela survienne n’étaient pas encore tout à fait présentes.</p><p>
Kevin O’Leary
</p><p>Kevin O’Leary, en 2019 à Los Angeles.</p>
<p>Getty Images</p>
<p>Animateur vedette de l’émission de télé-réalité financière américaine «Shark Tank», Kevin O’Leary, ne voit également pas d’autre scénario qu’un prochain effondrement. «La correction arrive — je ne sais pas quand, je ne sais pas ce qui la déclenchera…», affirme-t-il. La génération qui boursicote actuellement n’ayant jamais connu un tel retournement, le présentateur – qui semble croire aux vertus éducatives de l’expérience – assure qu’elle en tirera la leçon.</p><p>
Stanley Druckenmiller
</p><p>Investisseur milliardaire et chef du Duquesne Family Office, Stanley Druckenmiller est plus précis sur la question du quand. Il a indiqué en mai dernier qu’il retirerait ses actifs dans quelques mois. «Je serai surpris si nous ne sortons pas du marché boursier d’ici à la fin de l’année, simplement parce que les bulles ne peuvent pas durer aussi longtemps».</p><p>
Robert Kiyosaki
</p><p>Mais qui est cette personne au côté de Robert Kiyosaki? Photo prise ici en 2006.</p>
<p>Patrick McMullan via Getty Image</p>
<p>Le gourou de la finance personnelle, Robert Kiyosaki, ne fait pas dans la dentelle: «ÊTES-VOUS PRÊTS?" a-t-il tweeté en avril. "Boom, faillite, folie, crash, dépression. (…) Préparez-vous au plus grand krach et à la plus grande dépression de l’histoire mondiale.»</p><p>
Gary Shilling
</p><p class="Quote_quoteText__1fnOf">À un moment donné, mon garçon, il va y avoir beaucoup de sang sur le sol.</p><p>Gary Shilling en 1983.</p>
<p>Denver Post via Getty Images</p>
<p>C’est en avril dernier que Gary Shilling, président du fonds A. Gary Shilling &amp; Co, a livré sa grande prédiction: «Les spéculations dépassent toute logique et ce sera probablement le cas pour celle-ci. Mais à un moment donné, mon garçon, il va y avoir beaucoup de sang sur le sol.». Tout en prévenant: «Je ne fais aucune prédiction ferme quant au moment où tout cela va s’effondrer». Au moins, c’est dit.</p><p>
Eric Bourguignon
</p><p>De tous les experts s’étant exprimé dernièrement, Eric Bourguignon, responsable des activités sur titres pour compte de tiers de Swiss Life AM, compte parmi les plus modérés. À l’AFP, il indiquait: «Surendettement majeur, des secteurs qui ont été laminés définitivement, une économie tenue à bout de bras… il va falloir beaucoup de doigté pour maintenir dans la durée (ce) système.»</p><p>(JChC)</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/661/quest-ce-que-la-propagande</guid>
	<pubDate>Tue, 06 Jul 2021 16:17:54 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/661/quest-ce-que-la-propagande</link>
	<title><![CDATA[Qu&#039;est-ce que la propagande ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>C'est une façon de présenter les choses, il y a de la vérité, comme il y a de vrais morceaux de fruits dans un yaourt, mais au total c'est un mensonge…</p>

<p>Voyez le titre : « Londres : pourquoi les Français font leurs bagages ». </p>

<p>Vous avez bien lu « les Français », donc vous avez bien compris que c'est la communauté française de Londres qui s'en va, si ce n'est intégralement, du moins majoritairement ou dans des proportions extraordinairement fortes.</p>

<p>En lisant un petit peu plus bas vous voyez qu'elle a diminué de 2,3 %, c'est-à-dire qu'on est tout à fait dans la marge d'erreur des statistiques, des comptage, des décomptes, des flux d'entrée et des flux de sortie !</p>

<p>C'est donc un mensonge, avec une présentation mensongère d'une information qui est certes donnée comme il y a de vrais morceaux de fruits dans un yaourt, dont on ne peut pas penser cependant que c'est un fruit.</p>

<p>Dites-vous bien que la très très grande majorité de ce que vous voyez sur ces chaînes d'information Mainstream est construit exactement de la même façon.</p>

<p>On vous y a dit que le variant Delta était plus proche d'un mauvais rhume que d'une grosse maladie, on vous a expliqué pourquoi : la logique de la vie est la logique des virus, ils s'adaptent de plus en plus au corps humain, ils sont donc de plus en plus contagieux, ils sont aussi de moins en moins destructeurs puisque leur but est de se reproduire et non de tuer.</p>

<p>Mais on vous dit maintenant de ce variant que les chiffres sont alarmants et que ce fou de Boris Johnson qui est un terrible partisans du Brexit, veut rouvrir toutes les libertés dans son pays alors que le variant Delta menace avec des chiffres à mourir !</p>

<p>Les chiffres sont à mourir, certes, mais il semble que la maladie l'est moins, puisque le nombre de personnes contaminées est plus grand, mais les entrées dans les hôpitaux sont moindres.</p>

<p>Naturellement, si l'on est au bord de la mort avec quatre ou cinq causes qui permettent de penser que l'on va mourir dans les jours qui viennent, il suffit d'un petit ou d'un gros rhume, ou simplement d'un coup de chaleur ou de froid. On imputera donc à ce variant un assez grand nombre de morts; dont la caractéristique sera d'être des personnes très âgées, on pourra même ajouter qu'elles étaient vaccinées… Pour bien maintenir la peur.</p>

<p>On pourrait prendre des dizaines d'autres sujets et l'on verrait que c'est toujours construit de la même façon.</p>

<p>Si vous avez une très grande intelligence, si vous déployez une très grande attention, si vous avez un très fort esprit de synthèse, et que vous avez en tête ce que l'on vous a dit à chaque instant, et le détail des propos, vous pouvez reconstituer une vérité. </p>

<p>Mais on sait très bien qu'un téléspectateur habituel ne va jamais être dans ces conditions là et qu'il ne va retenir que le sens général des gros titres.</p>

<p>Gilles CASANOVA</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/659/durabilite-horlogere-et-horlogerie-durable</guid>
	<pubDate>Sun, 04 Jul 2021 10:04:02 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/659/durabilite-horlogere-et-horlogerie-durable</link>
	<title><![CDATA[Durabilité horlogère et horlogerie durable]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le développement durable s’installe dans nos montagnes. La loi invite les entreprises à prendre des mesures pour atteindre des buts précis. Une saine émulation règne pour dépasser ces objectifs légaux. Estompées par la facilité des dernières années, ces procédures sont pour beaucoup d’entre nous du déjà vu, du déjà pratiqué. Après la crise horlogère, nous retournons vers un fonctionnement raisonné. La montre mécanique s’inscrit pleinement dans la démarche du développement durable.</p>

<p>Le développement durable et l’horlogerie</p>
<p>Chercher à ménager la Terre pour les générations futures est une démarche récente pour nous tous. Plusieurs gouvernements nous y engagent et dans l’industrie horlogère, cette démarche se traduit de plusieurs manières.</p><p>Tout d’abord nous sommes invités à respecter plusieurs dispositions légales, comme la diminution de notre consommation électrique, le contrôle très strict de nos rejets d’eaux usées, la gestion de nos déchets et celles de nos matières dangereuses. Plusieurs autres sont regroupées dans l’appellation de Responsabilité Sociétale des Entreprises.</p>
<p>C’est à celui qui sera le plus attentif à s’inscrire dans la démarche<br />Ensuite pour beaucoup, viennent les mesures décidées librement.<br />En amont, il y a le choix des matières, de leur provenance et la gestion attentive des quantités mises en œuvre.</p>
<p>En aval, sont installés des panneaux solaires, des systèmes de tri pour le PET, le matériel informatique et électrique, les métaux, le papier, le carton, le bois et les emballages.</p><p>Tout autour, les manufactures sont vigilantes ; elles surveillent, adaptent et optimisent leur consommation électrique. L’objet jetable, à usage unique est pourchassé, place au recyclé. Les déplacements des personnes sont optimisés. Les parkings diminuent de surface ; ils incluent des places réservées au co-voiturage et aux vélos. Les espaces verts autour des bâtiments deviennent des prairies, des vergers et des potagers. A l’image des travailleurs horlogers, les abeilles s’activent autour des ruches.</p>
<p>Un beau challenge à faire connaître</p>
<p>Pour beaucoup, faire mieux, réussir à minimiser l’influence environnementale de l’entreprise, c’est un beau défi, un vertueux challenge.</p><p>Et comme les belles choses sont à faire connaître, les jardins s’ouvrent à tous, la vie si particulière des abeilles est expliquée aux enfants des alentours et les services de communication mettent en avant la saine approche de l’entreprise. Suivre la démarche du développement durable attentivement voire passionnément est une chose dont il faut parler, c’est un important levier promotionnel.</p>
<p>Une longue tradition locale</p>
<p>Ce développement durable est d’actualité depuis le Moyen âge dans nos montagnes.</p><p>Déterminé par le contexte historique, il s’agit alors plus d’un usage prudent des ressources disponibles que d’une volonté délibérée.</p><p>Dans le monde agricole, cela se traduit par une économie de tout, par une production et une consommation locale, par une recherche de rentabilité, de durabilité et par une politique d’investissement à très long terme. A cette époque, le coût colossal des transports, la difficulté d’accéder à l’énergie et la cherté de tous les biens incitent à une parcimonie qui ménage grandement l’environnement.</p><p>Dictées par une économie de subsistance, ces prémices du développement durable s’imposent aussi dans le monde horloger commençant. Transmis de génération en génération, les outils sont faits pour durer ; les bâtiments sont soigneusement adaptés pour le métier ; la lumière gratuite du jour contribue grandement à l’éclairage des établis. Et déjà la communication sert à la recherche d’acheteurs pour les montres et les pendules. Quant aux crises, elles vont scander le rythme du négoce et par là-même celui des revenus de la population.</p>
<p>Les découvertes de la Crise du Quartz</p>
<p>Les Trente Glorieuses, ce court temps de dépenses irraisonnées, s’achèvent par la Crise du Quartz.</p><p>Les majuscules sont nécessaires pour la nommer car à la différence des crises usuelles, dues à des difficultés économiques, aux adaptations trop lentes à la modernité ou aux guerres et à leurs corollaires, la Crise du Quartz est unique. Elle sonne le glas définitif de la gestion attentive et prudente. Les bâtiments deviennent inutiles. Les outils, les machines, la montre elle-même ne valent plus rien et les décharges se remplissent de tout et de n’importe quoi. </p>
<p>Un juste retour des choses</p>
<p>Arrivant à temps, le renouveau horloger redonne de la valeur aux montres. Aujourd’hui nous renouons avec les vertus d’économie et de gestion avisée de nos prédécesseurs, les paysans-horlogers. Non pas par un ménagement de nos ressources imposé par nos capacités financières et techniques d’autrefois, mais plutôt par une gestion attentive de notre capital commun apprise après les excès de ces dernières décades.</p>
<p>Un objet dans l’air du temps</p>
<p>L’horlogerie est bien inscrite dans cette démarche de développement durable. Oui, la montre mécanique a plusieurs atouts.</p><p>Elle est autonome, car elle se remonte gratuitement soit à la main, soit au bras du porteur.</p><p>Elle est aussi économe en tout, car elle reste fonctionnelle longtemps et elle peut être entretenue partout avec un minimum de connaissances techniques.</p><p>Elle ne se jette pas, elle s’entretient sur place, donc pas besoin de voyages en Suisse pour sa révision et, bien conçue, elle ne requiert qu’un minimum de pièces de remplacement.</p><p>Elle est vraiment durable, cette machine à compter le temps ; presque inusable, Elle accompagne l’humanité et consomme très peu d’énergie provenant de son porteur.</p><p>Qui plus est, elle se transmet de génération en génération. Oui la montre mécanique est vraiment novatrice et durable !</p><p>Benoît Conrath</p><p>Horloger chez <a href="http://www.vauchermanufacture.ch">Vaucher Manufacture Fleurier</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/658/le-moment-n%E2%80%99est-plus-a-la-sideration-mais-au-ressaisissement</guid>
	<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 19:47:28 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/658/le-moment-n%E2%80%99est-plus-a-la-sideration-mais-au-ressaisissement</link>
	<title><![CDATA[&quot;le moment n’est plus à la sidération mais au ressaisissement&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Des citoyens sans rattachement partisan, associatif ni religieux ont rédigé cet appel en réaction au harcèlement et aux menaces de mort que subit en France la jeune Mila. <a href="https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/au-proces-des-harceleurs-de-la-mila-fans-de-manga-et-haine-pure">La justice a commencé son travail</a> après que 100 000 messages à caractère violent dont 50 000 appels au crime et menaces de mort ont été expédiés à Mila. Le début du procès de ses harceleurs il y a quelques jours a déclenché contre elle une nouvelle avalanche de haine et de menaces en ligne.</p><p class="article-text article-body__item">La liberté d'expression comme de croire ou de ne pas croire ne saurait relever en France du bon vouloir de meutes qui imposent de faire silence tout en revendiquant le droit de menacer de mort quiconque ne partagerait pas leur mode de vie et critiquerait leurs croyances.</p>
<p>Penser librement sans crainte</p>
<p class="article-text article-body__item">Se taire ou mourir : ce n'est pas notre conception de la religion ni du respect ni de la liberté. Chacun dans notre pays doit pouvoir penser librement sans craindre d’être persécuté ou d’y laisser sa vie. Oui, le langage cru d’une jeune fille révoltée peut choquer. Rien ne peut pour autant justifier les appels aux meurtres, au viol, les incitations au suicide et les intimidations.</p><p class="article-text article-body__item">Ni l’école publique ni la police ni l’armée ne peuvent plus garantir la sécurité de Mila dans une enceinte scolaire. Elle est désormais déscolarisée, cachée, sous très haute protection policière pour échapper à une pression de masse, tandis que ses harceleurs poursuivent une vie normale. Seuls 13 d’entre eux ont pu être identifiés. Les autres sont couverts par l’anonymat des réseaux sociaux.</p>
<p>Une vie bouleversée à jamais</p>
<p class="article-text article-body__item">Quel que soit le verdict, la vie de Mila restera bouleversée à jamais. Puisque la vie d'une jeune femme est désormais en jeu et que les principes élémentaires de notre loi commune sont foulés aux pieds à travers elle, c’est à chacun d’entre nous, croyant ou athée, de prendre la mesure de la gravité de l’événement, le processus judiciaire n’exonérant pas d’exprimer notre indignation.</p><p class="article-text article-body__item">Il faut que cela cesse. En tant que citoyens, nous ne pouvons pas nous résoudre à observer en silence la poursuite de diktats et de tueries dont le but est de briser la vie et la raison de quiconque revendique le droit de croire et de penser selon ses principes et affinités.</p><p class="article-text article-body__item">Après les attentats de 2015 et 2016, <a href="https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/mort-de-samuel-paty-nous-navons-plus-le-droit-de-nous-coucher">l'assassinat de Samuel Paty</a> et plus largement les massacres d'intellectuels, de journalistes, de représentants de l'État et de citoyens, nous avons eu la volonté populaire, pacifique et non partisane de réaffirmer nos principes fondamentaux. Ce qui remonte des tréfonds de l'ombre, nous le reconnaissons bien et nous savons ce qu'il a déjà infligé à d'autres moments tragiques de l'histoire.</p>
<p>Valeurs de la République</p>
<p class="article-text article-body__item">Face aux injonctions et aux assassinats, le moment n’est plus à la sidération ni à l'accablement mais au ressaisissement et à l'exigence. Quelles que soient nos origines, nos appartenances politiques, nos sensibilités spirituelles et affectives, c’est la République et notre soutien explicite à ses valeurs profondes qui empêcheront toute forme d’idéologie totalitaire de les accaparer et de les détourner.</p><p class="article-text article-body__item">L’urgence est de respecter les principes fondamentaux républicains qui nous protègent tous. Faisons face au nom de notre attachement viscéral au droit. Affirmons ouvertement avec fermeté, calme et fraternité, le bien le plus précieux que doit nous garantir la République : notre essentiel de liberté.</p><p class="article-text article-body__item">À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/au-proces-des-harceleurs-de-la-mila-fans-de-manga-et-haine-pure">Au procès des harceleurs de Mila : fans de manga et "haine pure"</a></p><p class="article-text article-body__item">Cet appel a été au départ rédigé par des citoyens ordinaires, un ancien humanitaire et quelques proches. Au fil des jours il a reçu les signatures des personnalités suivantes :</p><p class="article-text article-body__item">- Galia Ackerman, historienne</p><p class="article-text article-body__item">- Huguette Magnis-Chomski, dirigeante au Mouvement pour la paix et contre le terrorisme</p><p class="article-text article-body__item">- Jacques Bérès, cofondateur et ancien président de Médecins sans frontières</p><p class="article-text article-body__item">- Pascal Bruckner, essayiste</p><p class="article-text article-body__item">- Sophie Chauveau, écrivaine</p><p class="article-text article-body__item">- Cynthia Fleury, philosophe</p><p class="article-text article-body__item">- Caroline Fourest, journaliste et essayiste</p><p class="article-text article-body__item">- Charlotte Gainsbourg, comédienne</p><p class="article-text article-body__item">- Xavier Gorce, dessinateur</p><p class="article-text article-body__item">- Jacques Julliard, historien, essayiste et journaliste</p><p class="article-text article-body__item">- Robert Kéchichian, cinéaste</p><p class="article-text article-body__item">- Bernard-Henri Lévy, philosophe</p><p class="article-text article-body__item">- Jacky Mamou, président du Collectif urgence Darfour</p><p class="article-text article-body__item">- Eric Marty, écrivain</p><p class="article-text article-body__item">- Pierre Micheletti, président d'Action contre la faim</p><p class="article-text article-body__item">- Michaël Prazan, cinéaste</p><p class="article-text article-body__item">- Pierre Ramel, militant associatif</p><p class="article-text article-body__item">- Bernard Schalscha, secrétaire de France Syrie démocratie</p><p class="article-text article-body__item">- Philippe Torreton, comédien</p><p class="article-text article-body__item">Si vous souhaitez signer cet appel, rendez-vous sur <a href="https://www.change.org/p/autour-de-mila">le site change.org</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/657/entre-yuka-et-les-lobbies-industriels-la-guerre-des-nitrites-est-declaree</guid>
	<pubDate>Sat, 26 Jun 2021 09:01:04 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/657/entre-yuka-et-les-lobbies-industriels-la-guerre-des-nitrites-est-declaree</link>
	<title><![CDATA[entre Yuka et les lobbies industriels, la guerre des nitrites est déclarée]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">« Il faut sauver le soldat nitrites. » Tel pourrait être le titre de l’opération lancée par la puissante Fédération des industriels charcutiers et traiteurs (FICT), avide de défendre des additifs controversés. Colorants, conservateurs et antiseptiques, le nitrite de sodium (E250) et le nitrate de potassium (E252) permettent en effet de produire des charcuteries écarlates à moindre coût, même dans des conditions d’hygiène aléatoires. Mais il y a un hic : « Au contact du fer de la viande rouge, nitrates et nitrites entraînent la formation de nitrosohème, un composé qui donne sa couleur rose aux charcuteries nitritées, explique à Marianne le généticien Axel Kahn. S’ensuivent des mutations de l’ADN potentiellement cancérogènes. » Environ 4 500 cas de cancer colorectal leur seraient imputables chaque année en France.</p><p class="article-text article-body__item">Synthétisant 800 études scientifiques, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classait en 2015 les charcuteries en aliments de catégorie 1, c’est-à-dire « cancérogènes certains pour l’homme ». <a href="https://www.marianne.net/societe/alimentation/nitrites-ce-que-cache-le-coup-de-pression-des-industriels-de-la-charcuterie-a-yuka">Une déflagration mondiale décuplée par l’application anti-malbouffe Yuka</a>, qui affuble d’une note oscillant de zéro à 39 sur 100 la charcuterie contenant ces additifs. Depuis novembre 2019, les 12,5 millions d’utilisateurs français étaient invités à signer une pétition en faveur de leur interdiction, lancée avec l’ONG Foodwatch et la Ligue contre le cancer.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/656/mining-centralization-scenarios-in-my-article-last-week-i-talked-about%E2%80%A6-by-jimmy-song</guid>
	<pubDate>Sat, 26 Jun 2021 07:22:20 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Mining Centralization Scenarios. In my article last week, I talked about… | by Jimmy Song]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a rel="noopener" href="https://jimmysong.medium.com/?source=post_page-----b74102adbd36--------------------------------"></a></p>
<p id="67fe" class="hc hd fn he b hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho hp hq hr hs ht hu hv dm gj">In <a href="https://medium.com/p/why-bitcoin-is-different-e17b813fd947" class="ds hw" rel="noopener">my article last week</a>, I talked about how Bitcoin is decentralized, that is, lacks a single point of failure or choke point. One of the things many critics of the article pointed out was that mining is somehow centralized and therefore, my argument didn’t hold.</p><p id="ea87" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">In this article, I’m going to examine mining centralization in depth, go through some scenarios to understand what the risks are, how it could play out and what the implications are going forward.</p><p id="a4bf" class="hc hd fn he b hf jh hg hh hi ji hj hk hl jj hm hn ho jk hp hq hr jl hs ht hv dm gj">Mining Centralization can mean two different things:</p>
<p>Manufacturing of mining equipment being mostly in the hands of a single company.<br />Majority of hash power being controlled by a single company</p>
<p id="446b" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">These two are different and when someone says “mining centralization”, it’s not always clear which they mean. The rest of the article is organized to examine the risks and possible attacks of each. Note we’ll examine some scenarios here, by no means exhaustive, but they should give a pretty good idea of the possible risks and mitigations of Mining Centralization.</p><p id="3464" class="hc hd fn he b hf jh hg hh hi ji hj hk hl jj hm hn ho jk hp hq hr jl hs ht hv dm gj">Bitmain does indeed produce a majority of double-sha256 (proof-of-work hashing algorithm behind BTC, BCH and a few others) mining equipment and the majority of hash power on the Bitcoin network as of this writing come from <a href="https://medium.com/@jimmysong/just-how-profitable-is-bitmain-a9df82c761a" class="ds hw" rel="noopener">miners manufactured by Bitmain</a>. We suppose here that though Bitmain may manufacture a majority of the mining equipment, they don’t necessarily control the equipment.</p><p id="74b6" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">What are the risks of a single manufacturer producing most of the equipment used to secure the network?</p>
<p>Scenario 1: Backdoor</p>
<p id="2d1f" class="hc hd fn he b hf jh hg hh hi ji hj hk hl jj hm hn ho jk hp hq hr jl hs ht hv dm gj">In this scenario, we assume that Bitmain sells most of the equipment that they manufacture.</p><p id="8ea8" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">The risk here is that Bitmain has put in some sort of backdoor to the mining equipment through some hidden hardware, firmware or software. Some possible things a backdoor could do:</p>
<p>Force the mining equipment to point to a Bitmain-controlled pool mining whichever coin Bitmain chooses.<br />Override the block template to give rewards to a Bitmain-controlled address.<br />Throw away valid proof-of-work unless the miner is pointing to a Bitmain-controlled pool.<br />Shut down the miner using some predetermined signal. (Kill-switch)</p>
<p id="58bf" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">The first two possible back doors would be really obvious to anyone paying the least bit of attention. Furthermore, they would be really obvious to prove with even a little bit of logging. The consequences of the discovery of a backdoor of this magnitude would pretty much destroy Bitmain’s reputation as a company and additionally make it the target of a class action lawsuit at a minimum. This would be the equivalent of a kamikaze attack on Bitcoin, which might hurt Bitcoin short-term, but would completely destroy Bitmain as a Bitcoin ASIC manufacturer.</p><p id="7eca" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">The third and fourth can be done in a more subtle way, but would still be susceptible to discovery. Throwing away proof of work has the effect of delaying blocks while making the non-Bitmain pool look more unlucky. Using a kill switch disables the equipment. The direct effects of both are actually detrimental to Bitmain as they have to deal with customer refunds and complaints about their miner not working. All benefits would have to be secondary, such as attracting more people to their pool. They also carry enormous risks as competitors might discover such backdoors and utilize them to Bitmain’s detriment. The risk of discovery alone more or less destroys whatever reputation Bitmain enjoys and the benefits uncertain and far off.</p><p id="d923" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">Note that these are things any mining manufacturer could put into their equipment. Hardware is very hard to audit and by buying equipment from a particular manufacturer, you’re in a sense trusting them not to cheat you.</p><p id="13c5" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">In the 4–5 years of existence, Bitmain hasn’t resorted to these tactics, and there’s no reason to think that they would. Such backdoors involve a lot of planning, a high chance of discovery and/or failure and a low chance of reward.</p>
<p>Scenario 2: Manufacturer Defect</p>
<p id="a7a7" class="hc hd fn he b hf jh hg hh hi ji hj hk hl jj hm hn ho jk hp hq hr jl hs ht hv dm gj">This scenario assumes that everything else is the same as scenario 1, but the equipment has some fatal defect. Perhaps the equipment catches on fire above a certain temperature. Perhaps the equipment calculates the timestamp wrong.</p><p id="30f8" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">The worst possibility here is that the equipment creates invalid blocks and that’s easily seen by the rest of the network. Again, this only hurts the manufacturer, as they are the ones that have to deal with their customers’ anger.</p>
<p>Scenario 3: Price Gouging/Buying Restrictions/Shipping Delays</p>
<p id="328d" class="hc hd fn he b hf jh hg hh hi ji hj hk hl jj hm hn ho jk hp hq hr jl hs ht hv dm gj">In this scenario, the equipment manufacturer uses its dominant position to add additional costs for buyers of the equipment. The costs may be charging more for the equipment, forcing the usage of certain payment methods, delaying shipping, perhaps even restrictions on how the equipment may be used.</p><p id="be58" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">All of these tactics become intolerable under competition as the total costs of the equipment can’t go above that of the competition without hurting sales and thus must be used judiciously, if at all. The additional revenue from acting this way is offset by long term reputational damage.</p><p id="7433" class="hc hd fn he b hf jh hg hh hi ji hj hk hl jj hm hn ho jk hp hq hr jl hs ht hv dm gj">The actual manufacturing of equipment can lead to some bad outcomes, but the more dangerous scenario is one where there is a concentration of hash power. Specifically, one company may control more than half of the hash power on the network.</p><p id="017d" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">These can further be subdivided into two different categories:</p>
<p>One company controls pools totaling &gt;50% of network hash power<br />One company controls machines totaling &gt;50% of network hash power</p>
<p id="fde5" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">The possible attacks are similar, but the way the attacks can be thwarted are a bit different. If a single entity controls a bunch of pools, individuals that participate in the pool can simply switch to a different pool to thwart the attack. If a single entity controls a bunch of machines, that is no longer an option. Keep this in mind as we go through the possible ways in which a majority hash power entity can attack the network.</p>
<p>Scenario 4: Majority-only chain</p>
<p id="e552" class="hc hd fn he b hf jh hg hh hi ji hj hk hl jj hm hn ho jk hp hq hr jl hs ht hv dm gj">One obvious thing the majority hash power can do is simply reject blocks from everyone else, in essence taking every block reward for themselves. They could also deny transactions they don’t like and possibly try to double spend as well.</p><p id="467e" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">This is not as easy an attack to pull off as it would seem, just from the math, if the majority is not much more than 50%.</p><p id="1e9b" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">To illustrate why, imagine that a hypothetical manufacturer called Mitbain controls 60% of the hash power and decides to execute the block rejection attack. The probability that the rest of the network finds a given block is 40%. It’s clear that because the minority still has some hash rate, at some point, Mitbain will be behind by 1 block to the rest of the network.</p><p id="0484" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">In order to overtake the lead, Mitbain will need to find 2 more blocks than the rest of the network. This is not as simple as it sounds. Given sufficient time with a majority of the network hash rate, overtaking is inevitable, but this does not necessarily happen very quickly.</p><p id="abcb" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj"><a href="https://math.stackexchange.com/questions/2201391/what-is-the-expected-number-of-flips-of-an-unfair-coin-until-you-have-2-more-hea" class="ds hw" rel="noopener nofollow">The math is a little involved</a>, but the number of expected blocks until Mitbain overtakes the rest of the network is actually quite high. With 60% of the network hash power, the expected number of blocks until Mitbain overtakes the network is actually 6 blocks! Note this is with 60% of the hash power, so that’s not 60 minutes for those 6 blocks, but 100 minutes.</p><p id="992e" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">Not only that, but in the best case scenario for the attacker, the entire network will be invalidating the previous 5 blocks for the attacker’s 6 new blocks. Every transaction that happened in the previous 5 blocks would be invalidated as if they never happened and the transactions in the 6 new blocks seen as canonical. This is what’s called a block reorganization or a reorg for short and is how a double-spend attack can be performed in Bitcoin. Of course, the attacker could be “nice” and include more or less the same transactions as the original blocks that it’s overtaking, but there’s no guarantee.</p><p id="25d5" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">No rational merchant or exchange would ever take less than 30 confirmations in a scenario like this (at least without some knowledge about what’s going on).</p>
<p>Time is in minutes</p>
<p id="dd86" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj"><a href="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1iorcVMPXHm-3Ohm2qnGqZWvE3gMp-TsPKxPfUI1RjH0/edit?usp=sharing" class="ds hw" rel="noopener nofollow">The above chart</a> shows how many blocks you can expect to reorg every time the rest of the network finds a block. You can see that even having something like 70% of the network hash rate makes executing this attack pretty long and drawn out. If after spending enough hash power to find 6 blocks, Mitbain is still behind by 2–3 blocks, would Mitbain really want to continue?</p><p id="8c50" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">Furthermore, a large reorg signals to the rest of the network that something nefarious is going on and nodes will likely view these new blocks with suspicion. It’s entirely possible that full node operators on the network will simply invalidate these blocks (this is possible through the <a href="https://en.bitcoin.it/wiki/Original_Bitcoin_client/API_calls_list" class="ds hw" rel="noopener nofollow">invalidateblock command</a>) and happily view the other chain made by the rest of the network as canonical, in which case, Mitbain would have wasted an enormous amount of hash power, announced its bad intentions and have a fork that many nodes don’t recognize for all its trouble. This would be a hard fork without any replay protection and the community would decide which one is worth more.</p><p id="6d2b" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">In addition, during the attack, there are large reorgs every time a non-Mitbain miner finds a block, which make taking payments extremely risky. Essentially, without something like 80% of the network, this attack renders Bitcoin all but unusable during the attack.</p><p id="0ba1" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">If, instead, Mitbain simply mined normally on the network, the mining rewards would essentially be the same without arousing any suspicion or incurring any reputational damage. The double-spend, fee sniping and transaction denial value would have to outweigh the risk of failure including loss of mining rewards, loss of reputation and damage to Bitcoin itself.</p><p id="959f" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">To put it simply, this attack really doesn’t make much sense from an economic perspective because there is simply not enough upside for the attacker. What’s more, even if successful, Bitcoin would still survive! There is no guarantee that the temporary degradation of the network is enough to make all the Bitcoin owners sell.</p>
<p>Scenario 5: Turning Off Hash Power</p>
<p id="c543" class="hc hd fn he b hf jh hg hh hi ji hj hk hl jj hm hn ho jk hp hq hr jl hs ht hv dm gj">The majority hash power don’t have to attack the network in order to have influence, however. The majority can simply refuse to mine and provide the proportional security for the network. For example, the majority, say 80% of the hash power, can refuse to mine as a way to add political pressure for a certain feature. This would be similar to a hunger strike.</p><p id="f75e" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">This scenario would cause some difficulties on the network. 10 minute blocks would now become 50 minute blocks. The mempool would probably fill up fairly quickly and transactions would be especially slow. This may, in turn, lead to higher fees.</p><p id="fedd" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">This scenario is much more expensive for the attackers, however. They are giving up 1437 BTC/day or about $10M/day in revenue at current exchange rates. Even if the equipment were to be utilized on another network, their profitability and opportunity cost would suffer quite a bit.</p><p id="a9fc" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">What’s more, the Bitcoin network confirmation times would recover in a matter of weeks while the lost revenue will never come back for the would-be hunger strikers.</p>
<p>What Majority Hashing Cannot Do</p>
<p id="4b9c" class="hc hd fn he b hf jh hg hh hi ji hj hk hl jj hm hn ho jk hp hq hr jl hs ht hv dm gj">It’s perhaps useful here to recap what a majority of hashing power cannot do.</p><p id="6595" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">First, the majority cannot take any coins you already possess away from you. All your coins are yours and the worst an attacker could do is double-spend incoming transactions or deny your outgoing transactions from going through for a while. This is normal and expected as we saw for transactions that didn’t have a high enough fee around December.</p><p id="c541" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">Second, the majority cannot change the rules of Bitcoin. In a sense, they can create new consensus rules, but that would be a hard fork, which requires everyone to upgrade. They’re free to try to convince the rest of the network that their rules are better, but as sovereign individuals, Bitcoin users have no obligation to follow such rules. The power of whom to follow lies entirely with the owner of the node.</p><p id="7479" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">Third, the majority cannot hurt you without hurting themselves to some degree. Such an attacker can degrade the network, but not without themselves incurring a lot of opportunity cost. They can attempt to double-spend, but not without significant risk of being blacklisted by many nodes.</p><p id="503f" class="hc hd fn he b hf jh hg hh hi ji hj hk hl jj hm hn ho jk hp hq hr jl hs ht hv dm gj">At least from a manufacturing standpoint, the risks are being lowered continually. As much as people hate Bitmain, let’s not forget what manufacturers existed before them were like. Butterfly Labs, CoinTerra and KnC Mining are just some of the names in this space and they had some serious trouble even filling pre-orders.</p><p id="21f6" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">Bitmain brought a professionalism to the mining industry that simply wasn’t there before. They were selling fully assembled, ready-to-go miners at conferences in 2014 where these other companies were delaying the delivery of pre-orders from months, sometimes years, before. The competence that Bitmain brought to the mining industry is why those other players are bankrupt.</p><p id="b6a0" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">That said, there is no reason to believe that Bitmain’s market dominance is permanent.</p>
<p>One of many new entrants into the Bitcoin mining game</p>
<p id="81e6" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">First, there is a lot of competition coming. There are no less than <a href="https://halongmining.com/shop/" class="ds hw" rel="noopener nofollow">4</a> <a href="https://www.orionminer.com/" class="ds hw" rel="noopener nofollow">startups</a> <a href="https://oasis-mining.com/" class="ds hw" rel="noopener nofollow">that I know of</a> that are entering the mining space attempting to dethrone Bitmain. There are also larger companies like <a href="https://www.coindesk.com/samsung-is-now-building-bitcoin-mining-chips-report-says/" class="ds hw" rel="noopener nofollow">Samsung</a>, Intel and Nvidia that are looking into getting into this very lucrative industry.</p><p id="deb4" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">Second, unlike Bitcoin itself, there is no strong network effect in mining equipment manufacturing. People looking to mine may care a bit about who the machines are manufactured by, but most care much more about how much money they can make. In other words, having bought miners from Bitmain in the past does not lock them into buying more of their products. If anything, many people looking to mine will pay more to get non-Bitmain products.</p><p id="114b" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">Third, Bitmain is a very large company at this point. They are working on <a href="https://sophon.ai/" class="ds hw" rel="noopener nofollow">machine-learning ASICs</a>, <a href="https://shop.bitmain.com/product/detail?pid=00020170718203947438V537cuy7067F" class="ds hw" rel="noopener nofollow">altcoin ASICs</a>, buying up companies and funding lots of different projects. Large companies are often less nimble than their smaller counterparts and time can expose any flaws that a company this big can have.</p><p id="0ca7" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">This is not to say that Bitmain will simply give up their large share of this very lucrative industry, but there is certainly a lot of room for competition. If you believe in the free market as I do, it’s easy to see that any imbalance will even out over the long term. Right now there’s a manufacturing imbalance. Mining manufacturing centralization is a short term problem.</p><p id="7d38" class="hc hd fn he b hf jh hg hh hi ji hj hk hl jj hm hn ho jk hp hq hr jl hs ht hv dm gj">Miner centralization has been a boogie man for people in the Bitcoin community for a long time. What’s worse, a lot of people continue to believe that a majority can “control the network”. The emergent properties of decentralization help quite a bit here and Bitcoin is much better protected against such centralized control than many believe.</p><p id="a467" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">Furthermore, mining centralization is not structured in such a way as to last too long. Mining is a commodity game and those tend to lower in price as time goes along. Obviously, Bitmain will try very hard to protect the market share they have, but such attempts without producing the best product tend to be expensive and short-lived.</p><p id="87ce" class="hc hd fn he b hf ig hg hh hi ih hj hk hl ii hm hn ho ij hp hq hr ik hs ht hv dm gj">Mining is not a single point of failure and Bitcoin will survive.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/655/why-blockchain-is-not-the-answer-there%E2%80%99s-a-persistent-myth-that%E2%80%A6-by-jimmy-song</guid>
	<pubDate>Sat, 26 Jun 2021 07:17:11 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Why Blockchain is Not the Answer. There’s a persistent myth that… | by Jimmy Song]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a rel="noopener" href="https://jimmysong.medium.com/?source=post_page-----3b7d5f612d11--------------------------------"></a></p>
<p id="8a24" class="hc hd fn he b hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho hp hq hr hs ht hu hv dm gj">There’s a persistent myth that blockchain tech is brand new and that if only given enough time, somebody will make something that’s useful for something other than money. This is what I call the “blockchain, not Bitcoin” syndrome and in this article, I’m going to dispel the myth that uses for blockchain are just around the corner, that they’re going to add decentralization to all the things, and that it’s some revolutionary new tech.</p>
<p>The concept is about as bankrupt as the company whose logo which this imitates. (credit: <a href="https://www.phneep.com/projects/bitcoin-logo-collage/" class="ds ij" rel="noopener nofollow">phneep</a>)</p>
<p id="85f5" class="hc hd fn he b hf jg hg hh hi jh hj hk hl ji hm hn ho jj hp hq hr jk hs ht hv dm gj">Corporate obsession with blockchain started in 2014, shortly after Bitcoin got on their radar. Instead of paying attention to the revolutionary, innovative, decentralized and digitally-scarce money that is Bitcoin, they instead took a concepts from the software and called it “blockchain”.</p><p id="3188" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">Multiple industry groups were found at this time, like Hyperledger and R3 as well as companies like Digital Asset Holdings that tried to create a market around this tech.</p><p id="2bcc" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">What they had in common was the use of the word blockchain as a panacea for a bunch of problems in all sorts of industries. In typical corporate fashion, they took the word “blockchain” and bastardized it to mean whatever they wanted it to mean.</p><p id="51e9" class="hc hd fn he b hf jg hg hh hi jh hj hk hl ji hm hn ho jj hp hq hr jk hs ht hv dm gj">The life that the word “blockchain” took on around 2015 was incredible. Tons of people, especially people that weren’t technical, often with only a vague sense of how Bitcoin worked, were saying things like “I believe in the technology, but I don’t believe in Bitcoin”. This was apparently the “consensus” response for business-types that wanted to seem like they were current on the technology.</p><p id="7975" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">You can understand why for two reasons. First, Bitcoin’s reputation from 2011 to 2015 or so, and to some degree today, was unsavory. Bitcoin was associated with activities like buying drugs, paying for an ad on backpage or even being an anarcho-capitalist/libertarian/Ron Paul crazy. Second, by praising the technology, an executive could appear to be on the leading edge of something that’s too technical for others to question effectively.</p><p id="4b2f" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">In other words, endorsing “blockchain” and not Bitcoin gave many business-types the appearance of expertise and knowledge about the topic without all the unsavory connotations associated with Bitcoin at the time. What’s clear from the subsequent actions is that they had no idea what blockchain was and seeded the consequences of their own ignorance.</p><p id="091d" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">Their ignorance led to mediocre engineers with very little understanding of incentive systems, game theory or even public key cryptography to masquerade as blockchain experts. These “experts” bamboozled business-types into believing that the solution to the biggest problem for a particular industry could be built with a blockchain, some developers and some money. But we’re getting ahead of ourselves. Before the full fledged “blockchain, not Bitcoin” syndrome caught fire, plenty of fuel in the form of hype preceded it.</p><p id="91f4" class="hc hd fn he b hf jg hg hh hi jh hj hk hl ji hm hn ho jj hp hq hr jk hs ht hv dm gj">This pretense of knowledge led to books like The Blockchain Revolution, which promised fixes to pretty much every sector in the economy while giving just enough tantalizing technical concepts in vague enough terms that many executives felt the adolescent fear of missing out on the new technical trend of <a href="https://medium.com/@jimmysong/why-blockchain-is-hard-60416ea4c5c" class="ds ij" rel="noopener">“blockchain technology”</a>.</p><p id="1b5b" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">To be fair, many were taken in by promises of solutions to real problems for their industry. For health care, “blockchain” would somehow make patient history available to care providers at exactly the right time without violating patient privacy. For law, “blockchain” would somehow create perfectly fair contracts without the need for expensive lawyers. For supply chains, “blockchain” would somehow prove whose fault it was that some parts were substandard or that not enough parts were delivered. For art, music and TV, “blockchain” would somehow reward the creators what they were due while combating piracy and taking out the middle men. For online ads, “blockchain” would somehow make tracking accurate, reduce fraud and take out the many different middle men that collectively take a large portion of the profit. We could go on and on and on about the impossibly difficult problems that “blockchain” supposedly would solve.</p><p id="96b1" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">It’s not a coincidence that these promises correspond to giant problems in each industry. Blockchain became a blank canvas onto which any problem could be painted as being solvable. Literally hundreds of startups and industry consortiums, many using ICOs, promised to solve the biggest inefficiencies in every industry using “blockchain”.</p><p id="2810" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">Many of these startups were created by veterans of a given industry who thought that the only missing piece was developers to write the blockchain system that would solve everything. They reasoned that they had the expertise to know what the problems were and that getting a few blockchain experts would be all that would be needed to make their industry so much better and create tremendous profit for themselves.</p><p id="79da" class="hc hd fn he b hf jg hg hh hi jh hj hk hl ji hm hn ho jj hp hq hr jk hs ht hv dm gj">This would work if only these developers could deliver on what the industry veterans wanted! How hard could it be to make a flawless, auditable, decentralized, encrypted database that execute terabytes of smart contracts quickly and efficiently using oracles that check each other using zero-knowledge proofs? Surely a few lines of code in Solidity could create a scalable, provably correct, maintainable system that would solve the biggest pain points of industry X, right? Well, no.</p>
<p>No, because no such explanations exist</p>
<p id="7b02" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">Blockchain became a meaningless buzzword that meant “solving the biggest challenge in industry X” using fancy jargon to convince people that the challenge could be met. The reality was far different. What most of these startups discovered is that blockchain is not a panacea. They ran head first into <a href="https://medium.com/@jimmysong/the-truth-about-smart-contracts-ae825271811f" class="ds ij" rel="noopener">problems that we’ve known for a long time</a> like the oracle problem, or the consensus problem, or the analyzability of Turing-complete contracts, or the free rider problem. It turns out blockchain, far from being a panacea is actually a hindrance to creating these solutions because of the requirement, at least nominally, of decentralization.</p><p id="39ee" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">To make matters worse, the developers tasked with creating these systems were often completely ignorant about user and node incentives and possible exploits in <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ivgxcEOyWNs&amp;t=30m35s" class="ds ij" rel="noopener nofollow">an adversarial environment</a>.</p><p id="2c19" class="hc hd fn he b hf jg hg hh hi jh hj hk hl ji hm hn ho jj hp hq hr jk hs ht hv dm gj">The results of such shenanigans are sadly predictable. When you promise more than you can deliver with mediocre talent in a technology that few people understand, you’re not going to be able to deliver much. Most of these efforts have accomplished nothing. The few that created proof-of-concepts have not progressed to full-fledged products. The few products that have launched have <a href="https://dappradar.com/rankings" class="ds ij" rel="noopener nofollow">very little traction</a> (less than 2000 users per day is considered a complete failure for an app or website).</p><p id="5e67" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">Despite all this, ICOs touting decentralized blockchains for industry X, enterprise blockchain efforts to optimize Y and even public blockchains for some service Z continue to be touted as the future. Several different arguments generally come up when this discrepancy between promises and results are pointed out.</p>
<p>How can you be sure nothing will come out of blockchain technology other than Bitcoin?</p>
<p id="aaef" class="hc hd fn he b hf jg hg hh hi jh hj hk hl ji hm hn ho jj hp hq hr jk hs ht hv dm gj">It’s true, it only takes one counterexample to disprove my thesis that blockchain is really only useful for sound money. However, without bastardizing the word blockchain, the essence of <a href="https://medium.com/@jimmysong/why-blockchain-is-hard-60416ea4c5c" class="ds ij" rel="noopener">what blockchains provide</a> is decentralized, authoritative, expensive to alter data. This is not a surprise as these properties are exactly what you want for sound money like Bitcoin.</p><p id="1aaa" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">Unfortunately, what non-monetary projects generally need, given that it’s software for an industry that’s regulated, changing and growing, is a centralized, upgradeable and scalable system. Each need is made greatly more difficult when combining with a blockchain. In other words, blockchain is the wrong tool for the job.</p><p id="3935" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">Even if by some miracle a popular app is created on a blockchain, a centralized equivalent without the extraneous blockchain will be cheaper, faster, more reliable, more maintainable while having the exact same single points of failure as the “decentralized” blockchain-y version. Or put another way, any popular dApp is destined to lose against a centralized competitor on cost, speed, features and scale.</p>
<p>So many people are working on this! Something has to come out of it.</p>
<p id="d622" class="hc hd fn he b hf jg hg hh hi jh hj hk hl ji hm hn ho jj hp hq hr jk hs ht hv dm gj">Lots of people working on something doesn’t mean desires magically turn into reality (see: alchemy, cold fusion, flying cars, etc).</p><p id="ad91" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">That’s even overstating the point. Flying cars are at least possible. What most of these projects are working on are square circles or perpetual motion machines: decentralized services that have centralized control, that is, logical impossibilities.</p><p id="6367" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">I can hear my critics now, “Jimmy is against experimentation, entrepreneurship and trying new things!” This is a classic bait and switch tactic. Experimentation is fine to start. Pouring more money into failed experiments is just putting good money after bad. These “blockchain” experiments have a history of being futile and have little basis in reality. They are wastes of capital and human effort and don’t lead to any useful goods or services. All they do is allow charlatans to rent-seek.</p>
<p>Lots of money has gone into it! Someone is going to come up with something!</p>
<p id="2825" class="hc hd fn he b hf jg hg hh hi jh hj hk hl ji hm hn ho jj hp hq hr jk hs ht hv dm gj">Certain engineering challenges are simply not a matter of funding, they are a matter of innovation. What’s worse, when a company is handcuffed by being required to use a particularly cumbersome technology like blockchain, there’s even less chance of anything coming out of it. This is the classic error of a <a href="https://medium.com/@jimmysong/crypto-keynesian-lunacy-16bb9193a58?source=your_stories_page---------------------------" class="ds ij" rel="noopener">solution looking for a problem</a>. And no, more money won’t magically find you a profitable market problem for which a blockchain happens to be the most optimal solution.</p><p id="ea5d" class="hc hd fn he b hf jg hg hh hi jh hj hk hl ji hm hn ho jj hp hq hr jk hs ht hv dm gj">“Blockchain, not Bitcoin” is not a new idea. The past five years have produced nothing with this so-called “blockchain” technology and we’re unlikely to see anything in the next five. The only thing that blockchain seems to be good at is promising to fix the biggest problems while delivering very little and consuming tremendous capital.</p><p id="b097" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">Blockchain is a solution looking for a problem. Too many people have been taken in by “blockchain” and pretend to see clothes on a naked emperor. The imaginary clothes may seem like perfect solutions to the biggest problems of their industry. Unfortunately, wishful thinking is not reality.</p><p id="8b5e" class="hc hd fn he b hf jl hg hh hi jm hj hk hl jn hm hn ho jo hp hq hr jp hs ht hv dm gj">Sorry to be the bearer of bad news, but the emperor has no clothes. Blockchain without Bitcoin is a big nothing burger.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/654/un-schema-de-ponzi-oui-dapres-le-president-de-la-banque-de-la-reserve-federale-americaine-oppose-a-des-observateurs-davis-que-le-terme-ponzi-est-inadapte-aux-cryptomonnaies</guid>
	<pubDate>Thu, 24 Jun 2021 09:30:10 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[un schéma de Ponzi ? Oui, d&#039;après le président de la Banque de la Réserve fédérale américaine opposé à des observateurs d&#039;avis que le terme Ponzi est inadapté aux cryptomonnaies]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le président de la Banque de la Réserve fédérale américaine vient de qualifier le Dogecoin de schéma de Ponzi. C’est une espèce de redite en termes de posture dans le lot des observateurs des cryptomonnaies. Elle divise cependant sur un certain nombre d’aspects. L’une des questions qui font surface est celle de l’utilisation du terme Ponzi. Ce dernier est-il adapté comme qualificatif du Dogecoin et des cryptomonnaies de façon générale ?</p>
<p>L’intervention du président de la Banque de la Réserve fédérale américaine fait suite au lancement d’un sondage sur Linkedin par le directeur juridique de Coinbase. Thème : comment prononcer le mot Doge ?</p>
<p><br />Sa sortie demeure en droite ligne avec un de ses avis formulés au cours de l’année précédente lors du Montana Eco Report. À la question de savoir s'il souhaitait que sa fille d'un an reçoive un bon du Trésor ou un bitcoin pour son prochain anniversaire, le président de la Banque de la Réserve fédérale américaine avait choisi la première option. Motif : les monnaies cryptographiques sont comme « une benne à ordures géante. »</p>
<p>Kashkari avait fait l'éloge de la stabilité du dollar par rapport au secteur relativement nouveau des cryptomonnaies : « La raison pour laquelle le dollar a une valeur est que le gouvernement américain a un monopole légal sur la production du dollar. Dans le monde des monnaies virtuelles et des cryptomonnaies, il existe des milliers de ces pièces de monnaie de type ordure. Des gens se sont littéralement fait escroquer pour des dizaines de milliards de dollars et la SEC s'est vu obligée de s’impliquer dans la répression de ce phénomène. »</p>
<p>[embedded content]</p>

<p><br />Un avis partagé par certains observateurs de la sphère des cryptomonnaies</p>
<p>Le développeur Haskell Stephen Diehl, auteur de What I Wish I Knew When Learning Haskell, estime que Bitcoin est le Ponzi postmoderne :</p><p>« Un stratagème classique de Ponzi est une fraude financière dans laquelle des individus effectuent des manipulations bancaires ainsi que des manipulations des états comptables pour payer continuellement de nouveaux investisseurs grâce à d'anciens investisseurs tout en maintenant l'illusion des rendements. En termes économiques, investir dans un système de Ponzi est un jeu à somme négative et est une forme de jeu comme le poker ou la roulette. Le jeu est une consommation et contrairement aux entreprises productives, rien de valeur n'est créé à partir du processus. Il y a une réserve d'argent fixe et chaque personne qui fait un profit le fait nécessairement au détriment de quelqu'un d'autre qui perd. Tout gagnant unique est nécessairement payé par plusieurs perdants. Les jeux à somme négative ne génèrent pas, dans l'ensemble, de la richesse ou de l'utilité et redistribuent simplement les fonds d'entrée à différents participants. Il y a un rendement attendu négatif de s'engager dans cette classe d'activités.</p><p>« Dans le programme de vingt ans de Bernie Madoff, de nombreux investisseurs ont vraiment gagné de l’argent et investir dans des projets de Ponzi au bon moment peut en effet vous rendre très riche. Certaines personnes deviennent également extrêmement riches en jouant à la roulette, mais ce n'est pas le cas de la majorité et vous n'entendrez jamais parler de ceux qui ont tout perdu. C'est l'essence de la raison pour laquelle les stratagèmes de Ponzi sont illégaux et considérés comme une forme de fraude, ils sont une forme de jeu d'argent qui dépend de l'asymétrie de l'information et de la collusion où le reste de la société supporte les coûts et les externalités négatives pour aider les victimes lorsque la musique s'arrête inévitablement et qu'il n'y a plus de chaises.</p><p>« Bitcoin n'est pas différent. L'achat d'un bitcoin, c'est acheter une entrée dans une base de données comptable, une collection de bits extrêmement coûteuse. Il n'a aucune manifestation dans le monde réel, ne produit rien, n'a pas d'actifs, de revenus, de clients, de trésorerie ou de dividendes. La valeur actuelle nette du bitcoin est nulle et ne peut jamais être différente de zéro. Cette valeur provient uniquement d’une forme de spéculation récursive, une illusion selon laquelle davantage de victimes viendront à spéculer, perpétuant ainsi l’escroquerie et faisant monter la “valeur “ spéculée plus haut. C'est un contrat à terme avec un sous-jacent sur la crédulité humaine, un pari qu'il y aura plus d'imbéciles à l'avenir pour payer les imbéciles actuels. Einstein a dit un jour: “ Deux choses sont infinies: l'univers et la stupidité humaine; et je ne suis pas sûr pour ce qui concerne l'univers“ et dans l'étrange monde à l'envers d'aujourd'hui, vous pouvez désormais investir dans la thèse d'Einstein et cela s'appelle bitcoin.</p><p>« Une réserve de valeur ne peut pas être basée uniquement sur la foi en une réserve inépuisable d'imbéciles prêts à payer monotonement davantage pour quelque chose indéfiniment. Il devrait être intuitivement évident pour chaque écolier que ce jeu de chaises musicales ne peut pas durer éternellement et ne durera pas. La réalité a une manière de s'affirmer et à un moment donné, ce schéma épuisera le bassin des imbéciles qui se retrouveront en train de prendre une part pathétique dans l'illusion collective d'une non-monnaie totalement inutile dans le monde réel. Les bitcoins sont totalement inadaptés à des fins monétaires, ils ne soutiennent aucune activité économique, ne sont pas adaptés aux transactions en tant qu'unité d'échange et ne peuvent jamais remplir aucune fonction au-delà d'une bulle spéculative vide.</p><p>« Cette nouvelle classe d'escroquerie diverge de ce Ponzi classique d'une manière significative et juridiquement importante. Au lieu des salles enfumées, nous avons le brouillard d'obscurantisme post-vérité induit par notre nouveau paysage médiatique qui se nourrit d'illusion, de méfiance envers les experts et de confusion comme moyen d'obscurcir le mécanisme sous-jacent du schéma de redistribution des richesses. C'est l'essence de la raison pour laquelle nous appelons cette fraude un schéma “postmoderne“, les investisseurs sophistiqués comprennent parfaitement le mécanisme de la fraude et toutes les opérations sont effectuées en public, mais la fraude dépend de l'ignorance collective et / ou de l'excès de confiance sur le fait que des individus pourront jauger leur temps de sortie du marché correctement tandis que d'autres ne le feront pas. Ce n'est pas différent de l'erreur des joueurs qui croient d'une manière ou d'une autre que leur rotation de la roulette est en quelque sorte bénie par la chance. »</p><p>Le bitcoin et autres Dogecoin remplissent-ils les critères d’un schéma de Ponzi ?</p><p>Y a-t-il dans le cas des monnaies cryptographiques une structure de paiement qui garantit que l’argent d’investisseurs spécifiques est transféré à d’anciens investisseurs sur la base de leur ancienneté ? De Bitcoin à Dogecoin en passant par Ethereum, le constat est le même : le fait d’acheter tôt ne garantit pas de faire une plus-value au moment où l’investisseur sera désireux de procéder à une revente. Tout est une question de cotation à un instant t. Ainsi, un investisseur qui fait l’acquisition de l’euro contre des dollars à un moment où la cotation est faible peut en tirer une plus-value à un moment plus favorable de l’évolution des cours.</p><p>Le bitcoin a cours légal au Salvador <a href="https://www.developpez.com/actu/315870/Le-bitcoin-a-desormais-cours-legal-au-Salvador-le-projet-de-loi-a-ete-approuve-par-le-Congres-du-pays-qui-devient-ainsi-le-premier-a-l-approuver-comme-monnaie-legale/" target="_blank">depuis le début du mois en cours</a>. Le projet de loi du président Nayib Bukele du Salvador afin de donner cours légal au bitcoin dans son pays a fait l’objet d’approbation le 9 juin par le Congrès du pays. Par 62 voix sur 84, le Salvador devient le premier pays à approuver une loi donnant cours légal au bitcoin. « La présente loi a pour objet la régularisation du bitcoin comme monnaie à cours légal, sans restriction avec pouvoir libératoire, illimité dans toute transaction. » La valeur d’une monnaie repose sur la confiance qu’on lui accorde. Quel avenir pour le bitcoin et les autres cryptomonnaies si d’autres pays suivent l’exemple du Salvador ?</p><p>Source : Linkedin</p><p>Et vous ?</p><p> Le terme Ponzi est-il adapté comme qualificatif pour les monnaies cryptographiques ?<br /> Que pensez-vous de la décision du Salvador d'adopter le bitcoin comme monnaie légale ? Est-ce un exemple à suivre ?</p><p>Voir aussi :</p><p><a href="https://www.developpez.com/actu/312831/Le-bitcoin-et-d-autres-cryptomonnaies-bases-sur-l-algorithme-Proof-of-Work-sont-un-cauchemar-suivant-les-criteres-environnementaux-sociaux-et-de-gouvernance-selon-Timothy-Swanson/" target="_blank">Le bitcoin et d'autres cryptomonnaies basés sur l'algorithme Proof of Work sont un cauchemar suivant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, selon Timothy Swanson</a><br /><a href="https://securite.developpez.com/actu/312819/Les-pirates-informatiques-a-l-origine-d-une-presumee-attaque-par-ransomware-contre-Kia-exigent-des-millions-de-dollars-en-bitcoins-plusieurs-services-en-ligne-de-la-societe-auraient-ete-touches/" target="_blank">Les pirates informatiques à l'origine d'une présumée attaque par ransomware contre Kia exigent des millions de dollars en bitcoins, plusieurs services en ligne de la société auraient été touchés</a><br /><a href="https://www.developpez.com/actu/312791/Le-bitcoin-atteint-une-capitalisation-boursiere-de-1000-milliards-de-dollars-alors-que-le-cout-de-la-cryptomonnaie-continue-de-grimper/" target="_blank">Le bitcoin atteint une capitalisation boursière de 1000 milliards de dollars alors que le coût de la cryptomonnaie continue de grimper</a><br /><a href="https://solutions-entreprise.developpez.com/actu/312684/La-plupart-des-cadres-financiers-ne-prevoient-pas-de-detenir-le-bitcoin-comme-actif-d-entreprise-d-apres-une-enquete-de-Gartner-seuls-5-pourcent-prevoient-de-le-faire-en-2021/" target="_blank">La plupart des cadres financiers ne prévoient pas de détenir le bitcoin comme actif d'entreprise, d'après une enquête de Gartner, seuls 5 % prévoient de le faire en 2021</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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