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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/620/l%E2%80%99hydrogene-cannibale-atlanticofr</guid>
	<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 19:45:47 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L’hydrogène cannibale | Atlantico.fr]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Un automobiliste remplit le réservoir de sa voiture à hydrogène.</p><p>©TOBIAS SCHWARZ / AFP</p>
<p>"L'utopie hydrogène"</p>
<p class="ArticlePreview__Summary-sc-16faepc-4 dosXfA">Dans le cadre du plan de relance, de nombreux Etats membres de l'Union européenne ont l'intention de consacrer une partie des fonds pour les énergies renouvelables. Samuel Furfari revient sur les investissements liés à l'hydrogène et sur ses conséquences pour le marché de l'énergie.</p><p>Ce 30 avril, les États membres de l’UE ont communiqué à la Commission européenne les détails relatifs aux dépenses des montants prévus dans le cadre de leurs plans de relance, montants que les prochaines générations devront rembourser. Nombre d’entre eux consacreront une grande partie de la manne au développement d’un hydrogène ‘cannibale’ (parce que dévoreur de moyens financiers et autres comme nous le verrons plus loin) baptisé hydrogène vert, sur base d’électrolyse à partir d’électricité d’origine renouvelable. Cette solution miracle présentée initialement par l’Allemagne en juin 2020 a été reprise par <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/ALL/?uri=COM%3A2020%3A299%3AFIN" target="_blank" rel="noopener">la Commission un mois plus tard</a>, comme un passage obligé vers la décarbonation du système énergétique européen. La chose est assez surprenante, car les chercheurs du JRC, Centre Commun de Recherche de cette même Commission, ont travaillé sur ce sujet depuis 1969 sans jamais trouver un moyen de rendre cette production de la molécule, économique et d’une utilisation sûre. Dans un livre intitulé « <a href="https://www.amazon.fr/dp/B08GDKGDHL?ref_=pe_3052080_397514860" target="_blank" rel="noopener">L’utopie hydrogène</a> », je présente les nombreuses recherches auxquelles j’ai été associé et qui furent menées avec rigueur et intelligence et pour lesquelles, à chaque étape, il fallait se rendre compte que la voie en question était sans avenir.</p><p>La raison en est simple : ce n’est pas parce qu’un professeur de chimie a réalisé en classe l’électrolyse de l’eau et produit quelques centimètres cubes d’hydrogène que l’opération a un sens économique et industriel. La production industrielle d’hydrogène est actuellement de 115 millions de tonnes par an, l’hydrogène étant une molécule de base de l’industrie chimique, notamment pour la fabrication des engrais ou pour éviter la pollution des produits pétroliers utilisés dans le transport. Mais cet hydrogène n’est pas produit comme dans la démonstration du professeur de chimie. A part quelques usages spécifiques, il provient de gaz naturel. A nouveau, la raison en est simple : les lois de la chimie montrent qu’<a href="https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/pourquoi-lhydrogene-industriel-est-il-produit-a-partir-de-gaz-naturel-et-non-pas-par-electrolyse-de-leau%E2%80%89/" target="_blank" rel="noopener">il faut 6,9 fois plus d’énergie</a> pour produire la même quantité, si on utilise l’électrolyse de l’eau plutôt que le gaz naturel. Aucun plan de relance ne changera cette donnée de base qui fait en sorte que la production industrielle d’hydrogène par électrolyse de l’eau est un non-sens économique. Certes, une énième directive européenne pourrait contourner le non-sens à l’aide d’une taxe carbone. <a href="https://www.rivistaenergia.it/2021/04/idrogeno-verde-considerazioni-su-costi-e-regolazione/" target="_blank" rel="noopener">J’ai calculé</a> que dans des hypothèses extrêmement optimistes et seulement en 2050 il faudrait encore taxer à 100 € la tonne de CO2. Mais dans ce cas, toute la production d’hydrogène partirait à l’étranger, comme ce fut le cas hélas pour <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjLqaznyKXwAhWOPOwKHaTDCz8QFjAAegQIAxAD&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.science-climat-energie.be%2F2019%2F05%2F16%2Flaluminium-symbole-du-desarroi-climatique-pas-pour-tous%2F&amp;usg=AOvVaw3nvQJSAO_6V_okw3RDBzjN" target="_blank" rel="noopener">l’aluminium</a>. L’Arabie saoudite qui entend devenir un leader mondial de la pétrochimie s’en réjouirait.</p><p>Mais il y a une autre raison qui aurait dû éveiller les esprits des décideurs européens et nationaux s’ils ne s’étaient laissé endoctriner par des lobbies. Pour qu’il soit réellement ‘vert’ l’hydrogène doit être produit à partir d’énergies renouvelables. Or pour nos politiciens, ceci est synonyme d’énergie éolienne et d’énergie solaire. Mais après avoir dépensé <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwih4d7nyaXwAhUR3qQKHccTBY4QFjABegQIAxAD&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.europeanscientist.com%2Ffr%2Fopinion%2Fle-vieux-monde-dapres%2F&amp;usg=AOvVaw2-6XIvy-zdODwXW4oPkC2F" target="_blank" rel="noopener">plus de mille milliards d’euros</a>, ces deux énergies ne représentent aujourd’hui que <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjoz5elu6rwAhUp_rsIHUQcDaUQFjABegQIAxAD&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.connaissancedesenergies.org%2Ftribune-actualite-energies%2Fenergies-renouvelables-dans-lue-de-la-perception-aux-realites&amp;usg=AOvVaw0EE1Du-uykqSH6EyoaZ1EP" target="_blank" rel="noopener">2,5 % de la consommation d’énergie primaire de l’UE</a>. Pour la production d’électricité, elles représentent ensemble 17 % en moyenne dans l’UE et 8 % en France. Or le but poursuivi par l’UE depuis 2001 est de contraindre la production d’électricité à partir de ces énergies et la chose est renforcée dans le Plan vert de décarbonation. Puisqu’on n’est pas parvenu à faire mieux qu’un cinquième de la production d’électricité verte en 20 ans, comment peut-on espérer arriver à 100 % en 2050 si on y ajoute la contrainte de production d’hydrogène…</p><p>Le mouvement écologiste a bien compris le piège et parle de cannibalisation de l’hydrogène. L’électricité verte ne peut être utilisée qu’une fois, soit pour alimenter le réseau électrique (et diminuer la production nucléaire honnie de ceux-ci), soit pour produire de l’hydrogène et remplacer les produits pétroliers tout aussi détestés. Il s’agit donc bel et bien d’une cannibalisation de l’électricité verte par l’hydrogène vert. Les citoyens qui ne veulent plus d’intrusion visuelle par des éoliennes doivent s’attendre à en voir beaucoup plus ; pour produire de l’électricité verte mise sur le réseau et celles qui sont supplémentaires pour produire de l’hydrogène vert.</p><p>Un argument des lobbyistes de l’éolien est que la production d’hydrogène vert est une forme de stockage de l’excès d’électricité lorsque le vent souffle et que la demande en électricité est faible. J’ai montré dans mon livre « <a href="https://www.amazon.fr/dp/B08GDKGDHL?ref_=pe_3052080_397514860" target="_blank" rel="noopener">L’utopie hydrogène</a> » que cet argument ne tient pas, car il est confronté à l’accumulation de deux phénomènes incontournables. Premièrement, le stockage d’un excès d’électricité fatale en électricité utile par l’intermédiaire d’hydrogène a un rendement limité à 27 %. Deuxièmement dans l’UE les éoliennes ne produisent que 24 % de l’énergie électrique qu’elles pourraient produire en fonctionnement continu à pleine puissance (facteur de charge). La combinaison de ces deux effets ― sur lesquels les politiciens et les lobbyistes n’ont aucune influence ― conduit à multiplier par dix le nombre d’éoliennes pour arriver au résultat. Avec un facteur de charge de 13 % pour le solaire, la situation est bien pire.</p><p>Le cannibale hydrogène ne vivra donc pas au-delà des subventions publiques. L’hydrogène vert est une aberration plus grande que celles des biocarburants qui a dû être <a href="https://www.europeanscientist.com/en/features/biofuels-a-long-standing-illusion/" target="_blank" rel="noopener">abandonnée</a>. Les contraintes de la chimie et de la physique sont incontournables.</p><p>Enfin, il m’apparait éthiquement insupportable que l’Allemagne s’évertue à cannibaliser l’électricité au Maroc pour aux fins de son idéologie verte puisque c’est là qu’elle souhaite produire de l’hydrogène <a href="https://energynews.fr/hydrogene-decarbone-la-strategie-ambitieuse-du-maroc/" target="_blank" rel="noopener">aux acclamations de certains</a>. Un Allemand consomme en moyenne 6 017 kWh d’électricité alors qu’un Marocain en consomme 904 kWh et le Sénégalais un peu plus au sud en consomme 230 kWh. L’hydrogène vert du riche Allemand cannibalise l’électricité des pauvres Africains. Et la Commission européenne approuve l’initiative puisqu’elle prône cette solution dans <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/ALL/?uri=COM%3A2020%3A299%3AFIN" target="_blank" rel="noopener">sa stratégie hydrogène</a>. Décidément, la planète est plus importante que les Africains. A moins que ce ne soient les lobbies.</p><p>Le dernier ouvrage de Samuel Furfari est «<a href="https://www.amazon.fr/%C3%89nergie-tout-changer-demain-comprendre-ebook/dp/B08TGYGMDM" target="_blank" rel="noopener"> Énergie. Tout va changer demain ? Analyser le passé, comprendre l’avenir </a>» </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/619/decouverte-de-la-nitrokey%C2%A0pro</guid>
	<pubDate>Sun, 30 May 2021 13:25:32 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/619/decouverte-de-la-nitrokey%C2%A0pro</link>
	<title><![CDATA[Découverte de la Nitrokey Pro]]></title>
	<description><![CDATA[<p><a href="https://www.nitrokey.com">La Nitrokey</a> Pro est une clé USB permettant de stocker des clefs PGP de façon sécurisée, un certificat X.509, de gérer des mots de passe de type OTP, HOTP et contient un gestionnaire de mots de passe. Contrairement aux Yubikey, elle est open source (firmware et logiciels) et open hardware; tout est disponible sur un dépôt <a href="https://github.com/nitrokey">github</a>.</p><p></p><p>Dans le cadre de ma reprise d’études en Licence Pro ADSILL, j’ai décidé de présenter ce type de clef, tester les fonctionnalités avec GnuPG et l’identification par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/X.509">certificats X.509</a>.</p><p>Je vais tenter ici de faire le tour du propriétaire, son installation sous Archlinux et les premiers paramétrages pour la gestion de clefs PGP.</p>
<p>Achat, réception et déballage</p>
<p>J’ai commandé deux clefs (version Pro) directement sur le site officiel. La version deux de la clé, prenant en charge les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptographie_sur_les_courbes_elliptiques">courbes elliptiques</a> n’est pas disponible au moment de ma commande, j’ai contacté l’équipe via leur compte Mastodon et ils m’ont proposé la V1, suffisante pour mes besoins.</p><p>Les clefs sont arrivées en mois de cinq jours bien emballées dans une enveloppe protectrice.</p>
<p>Installation de l’application “Officielle”</p>
<p>Branchement de la clef, elle apparaît directement :</p>
<p>lsusb<br />[...]<br />Bus 003 Device 004: ID 20a0:4108 Clay Logic <br />Bus 003 Device 001: ID 1d6b:0002 Linux Foundation 2.0 root hub<br />[...]</p>
<p>Nitrokey fournit une <a href="https://github.com/Nitrokey/nitrokey-app">application open</a> source écrite en C++ / QT pour gérer tout ce qui touche aux mots de passe TOTP, HOTP et ceux enregistrés dans la partie gestionnaire de mots de passes.</p><p>Il suffit de l’installer avec votre gestionnaire de paquets préféré, chez moi avec Archinux :</p>
<p>sudo trizen -S nitrokey-app<br />résolution des dépendances…<br />recherche des conflits entre paquets…<br />Paquets (3) hidapi-0.8.0rc1-3  libnitrokey-3.4.1-2  nitrokey-app-1.3.2-3<br />Taille totale installée :  2,82 MiB<br />:: Procéder à l’installation ? [O/n] <br />[...]</p>
<p>Puis de la lancer…</p><p></p><p>Dans le menu Menu &gt; Configurer &gt; Changer le PIN utilisateur et Changer le PIN administrateur il est possible de changer les codes mis par défaut. Il sera aussi possible de le faire avec gpg.</p>
<p>Utiliser le stockage des clefs PGP.</p>
<p>Nous allons nous concentrer sur la partie smartcard et plus précisément le paramétrage pour l’utiliser avec des clefs PGP.</p>
<p>Choix Installation.</p>
<p>Il y a deux façon de faire en fonctions des besoins :</p>
<p>installer libusb-compat pour rendre la smartcard disponible en espace utilisateur et laisser GnuPG l’utiliser en exclusivité<br />installer pcsclite et ccid et permettre l’utilisation d’OpenSC et GnuPG (pksc11 et GnuPG)</p>
<p>Je vais ici détailler la seconde méthode.</p>
<p>Installation des paquets nécessaires et configuration</p>
<p>Je vais suivre la documentation disponible sur le <a href="https://wiki.archlinux.org/index.php/GnuPG#Smartcards">wiki d’Archliux</a>.</p>
<p>trizen -S opensc pcsclite ccid<br />résolution des dépendances…<br />recherche des conflits entre paquets…</p>

<p>Paquets (3) ccid-1.4.30-2  opensc-0.19.0-2  pcsclite-1.8.24-1</p>

<p>Taille totale du téléchargement :  1,20 MiB<br />Taille totale installée :        4,26 MiB</p>

<p>:: Procéder à l’installation ? [O/n] o<br />[...]</p>
<p>Il faut alors creer le fichier .gnupg/scdaemon.conf pour spécifier à gnupg d’utiliser <a href="https://pcsclite.apdu.fr/">pcsclite</a> pour l’accès à la smartcard avec le contenu suivant :</p>
<p>pcsc-driver /usr/lib/libpcsclite.so<br />card-timeout 5<br />disable-ccid</p>
<p>Il faut ensuite activer le service pcscd</p>
<p># systemctl start pcscd.service</p>
<p>Il suffit de remplacer start par enable pour que son activation soit permanente.</p>
<p>Tester…</p>
<p>Après avoir insérer (ou réinsérer) la Nitrokey, on va tester le fonctionnement avec OpenSC et GnuPG, commençons par de dernier :</p>
<p>gpg --card-status<br />Reader ...........: Nitrokey Nitrokey Pro (0000000000000000XXXXXXXX) 00 00<br />Application ID ...: XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX<br />Version ..........: 2.1<br />Manufacturer .....: ZeitControl<br />Serial number ....: XXXXXXXX<br />Name of cardholder: [non positionné]<br />Language prefs ...: de<br />Sex ..............: non indiqué<br />URL of public key : [non positionné]<br />Login data .......: [non positionné]<br />Signature PIN ....: forcé<br />Key attributes ...: rsa2048 rsa2048 rsa2048<br />Max. PIN lengths .: 32 32 32<br />PIN retry counter : 3 0 3<br />Signature counter : 0<br />Signature key ....: [none]<br />Encryption key....: [none]<br />Authentication key: [none]<br />General key info..: [none]</p>
<p>Passons maintenant à OpenSC :</p>
<p>opensc-tool -n<br />Using reader with a card: Nitrokey Nitrokey Pro (0000000000000000XXXXXX) 00 00                                                                           <br />Failed to connect to card: Reader in use by another application</p>
<p>Oups, ça ne s’est pas vraiment bien passé et il y a une raison : GnuPG accède à la smartcard de façon exclusive pour des raisons de sécurité, ça en cause <a href="https://lists.gnupg.org/pipermail/gnupg-devel/2015-September/030247.html">ici</a>. Il y a deux possibilités : installer une version <a href="https://aur.archlinux.org/packages/gnupg-scdaemon-shared-access/">patchée</a> de scdaemon pour l’empêcher de verrouiller l’accès à la smartcard (pas tip-top question sécurité) ou couper le sifflet à scdaemon pour laisser OpenSC y accéder. Nous allons utiliser la seconde méthode :</p>
<p>gpgconf --kill scdaemon</p>
<p>Et là miracle tout fonctionne :</p>
<p>opensc-tool -n<br />Using reader with a card: Nitrokey Nitrokey Pro (0000000000000000XXXXXX) 00 00<br />OpenPGP card v2.1 (0005 00005C17)</p>
<p>Et voilà! Ce n’est pas toujours très pratique mais fonctionnel.</p>
<p>Paramétrer la carte avec GnuPG</p>
<p>Paramétrer la carte se fait avec l’argument --edit-card :</p>
<p>gpg --edit-card<br />Reader ...........: Nitrokey Nitrokey Pro [...]<br />[...]</p>

<p>gpg/carte&gt;</p>
<p>À partir de cette invite de commande, il est possible de rentrer des commandes pour paramétrer la clef, la commande help affiche l’aide. Voici une liste de commande utiles :</p>
<p>admin : activer / désactiver les commandes administrateur<br />passwd : changer les codes PIN, que se soit administrateur ou utilisateur<br />name, login, sex, lang : changer les informations du détenteur de la carte.<br />url : adresse où est stockée la clef publique<br />generate : générer de nouvelles clefs.<br />Changer les codes PIN par défaut</p>
<p>Garder les mots de passes et codes PIN par défaut, nous allons donc tous les changer, enfin le code PIN utilisateur et celui administrateur.</p>
<p>gpg --edit-card<br />[...]<br />gpg/carte&gt; admin<br />Les commandes d'administration sont permises</p>

<p>gpg/carte&gt; passwd<br />gpg: carte OpenPGP nº D27600012401XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX détectée</p>

<p>1 - change PIN<br />2 - unblock PIN<br />3 - change Admin PIN<br />4 - set the Reset Code<br />Q - quit</p>

<p>Quel est votre choix ?</p>
<p>Le reset code vous sera demandé si vous réinitialisez le compteur d’essai de code PIN erronés.</p>
<p>Paramétrer ses informations personnelles</p>
<p>A la suite des précédents changements, nous allons paramétrer les informations personnelles sur la clef.</p>
<p>gpg/carte&gt; name<br />Nom du détenteur de la carte : Turanga<br />Prénom du détenteur de la carte : Leela</p>

<p>gpg/carte&gt; login<br />Données d'identification (nom du compte) : leelaturanga</p>

<p>gpg/carte&gt; sex<br />Sexe ((M)asculin, (F)éminin ou espace) : F</p>

<p>gpg/carte&gt; lang <br />Préférences de langue : en</p>

<p>Générer une paire de clef</p>
<p>Maintenant que toutes les informations sont saisies, il ne reste plus qu’à générer les clefs. Mais avant de passer aux choses sérieuses, il faut paramétrer la taille des clefs générée :</p>
<p>gpg/carte&gt; key-attr <br />Changing card key attribute for: Signature key<br />Sélectionnez le type de clef désiré :<br />   (1) RSA<br />   (2) ECC<br />Quel est votre choix ? 1<br />Quelle taille de clef désirez-vous ? (2048) 4096<br />La carte sera maintenant reconfigurée pour générer une clef de 4096 bits<br />Changing card key attribute for: Encryption key<br />Sélectionnez le type de clef désiré :<br />   (1) RSA<br />   (2) ECC<br />Quel est votre choix ? 1<br />Quelle taille de clef désirez-vous ? (2048) 4096<br />La carte sera maintenant reconfigurée pour générer une clef de 4096 bits<br />Changing card key attribute for: Authentication key<br />Sélectionnez le type de clef désiré :<br />   (1) RSA<br />   (2) ECC<br />Quel est votre choix ? 1<br />Quelle taille de clef désirez-vous ? (2048) 4096<br />La carte sera maintenant reconfigurée pour générer une clef de 4096 bits</p>
<p>Le passage des clefs à 4096 bits ralenti sensiblement la génération de celles-ci par la Nitrokey, passant de quelques secondes à plusieurs minutes.</p><p>Il ne reste plus qu’à générer les clefs :</p>
<p>gpg/carte&gt; generate <br />Faut-il faire une sauvegarde hors carte de la clef de chiffrement ? (O/n) o<br />Veuillez indiquer le temps pendant lequel cette clef devrait être valable.<br />         0 = la clef n'expire pas<br />      &lt;n&gt;  = la clef expire dans n jours<br />      &lt;n&gt;w = la clef expire dans n semaines<br />      &lt;n&gt;m = la clef expire dans n mois<br />      &lt;n&gt;y = la clef expire dans n ans<br />Pendant combien de temps la clef est-elle valable ? (0) 1m<br />La clef expire le jeu. 07 mars 2019 22:29:17 CET<br />Est-ce correct ? (o/N) o</p>

<p>GnuPG doit construire une identité pour identifier la clef.</p>

<p>Nom réel : Leela Turanga<br />Adresse électronique : leela.turanga@planetexpress.com<br />Commentaire : <br />Vous avez sélectionné cette identité :<br />    « Leela Turanga &lt;leela.turanga@planetexpress.com&gt; »</p>

<p>Changer le (N)om, le (C)ommentaire, l'(A)dresse électronique<br />ou (O)ui/(Q)uitter ? o<br />De nombreux octets aléatoires doivent être générés. Vous devriez faire<br />autre chose (taper au clavier, déplacer la souris, utiliser les disques)<br />pendant la génération de nombres premiers ; cela donne au générateur de<br />nombres aléatoires une meilleure chance d'obtenir suffisamment d'entropie.<br />gpg: Remarque : sauvegarde de la clef de la carte dans « /home/lee[...] »<br />gpg: clef 91BF810624DD9070 marquée de confiance ultime.<br />gpg: revocation certificate stored as '/home/lee/.gnupg/openpgp-revocs.d/[...]<br />les clefs publique et secrète ont été créées et signées.</p>
<p>La sauvegarde de la clé permettra de déchiffrer les données en cas de perte, panne ou vol de la Nitrokey. Sauvegardez la bien au chaud, avec son certificat de révocation.</p>
<p>Conclusion</p>
<p>Voici un petit aperçu des fonctionnalités de cette clef open source et étudié plus en profondeur la partie PGP avec GnuPG. Dans un prochain article, nous verrons comment importer un ensemble de clefs existante dans la Nitrokey.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/618/nous-avons-bu-jusqu%E2%80%99a-la-lie-ce-que-la-manipulation-de-la-religion-peut-produire-toute-lactualite-sur-liberte-algeriecom</guid>
	<pubDate>Sun, 30 May 2021 07:46:54 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/618/nous-avons-bu-jusqu%E2%80%99a-la-lie-ce-que-la-manipulation-de-la-religion-peut-produire-toute-lactualite-sur-liberte-algeriecom</link>
	<title><![CDATA[&quot;NOUS AVONS BU JUSQU’À LA LIE CE QUE LA MANIPULATION DE LA RELIGION PEUT PRODUIRE&quot;: Toute l&#039;actualité sur liberte-algerie.com]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Lauréat du prix Méditerranée 2021 pour son roman “Abraham ou la cinquième alliance”, le célèbre écrivain Boualem Sansal, même s’il est absent des médias nationaux, a bien voulu répondre aux questions de Liberté. Sans tabous, le célèbre romancier, dont les œuvres sont traduites dans des dizaines de langues à l’étranger, résume dans cet entretien ses écrits, ses penchants et le fil conducteur de sa littérature. Il traite avec sa sincérité légendaire la société qu'il ausculte dans ses romans, les espoirs qu'il sème, les tabous qu'il brise et apporte un regard différent sur la situation, celle d'un intellectuel jaloux de sa liberté d'expression et de pensée. Il évoque également la situation dans le pays, le mouvement populaire, la littérature, ses projets d'avenir... En somme, celui qui se considère être un “écrivain maudit” se livre sans retenue et à cœur ouvert. Avec un regard aussi sincère que constant, Boualem Sansal s'exprime sur des phénomènes de société, comme l'islamisme et la menace qu'il représente, avec la franchise qu'on lui connaît. </p><p>Liberté : Vous êtes lauréat du prix Méditerranée 2021, pour votre roman Abraham ou la cinquième alliance, quel est votre sentiment ? <br />Boualem Sansal : Vous savez, écrire un roman est une épreuve qui vous accapare des mois durant, qui exige des efforts quotidiens, des sacrifices, au détriment hélas de sa vie de famille et sociale. Quand enfin le roman est achevé, c’est le soulagement ; quand ensuite il est publié et bien reçu par le public, c’est le bonheur, et quand de plus il reçoit des prix c’est l’extase. Le prix Méditerranée est un grand prix, qui a été déjà décerné au regretté Tahar Djaout et à Kamel Daoud. Vous voyez, je suis en belle compagnie.</p><p>Vos œuvres portent un regard un peu particulier sur la société, ses misères, ses peurs, ses espoirs, son histoire, ses tabous… En témoin qui ne se lasse pas, mais qui contrarie souvent par son verbe vif et tranchant. Qu’est-ce que toutes les polémiques que suscitent vos œuvres vous font ? <br />La littérature est subversive par nature, elle dérange, elle provoque des polémiques. Il faut les accepter, ça contribue au débat national sur les problèmes traités par cette littérature, ça anime la vie littéraire dans le pays, ça suscite des vocations peut-être. Certains polémistes dépassent le cadre de la critique de l’œuvre et s’attaquent à la personne de l’auteur, ils font une fixation morbide sur lui et prennent un plaisir sadique à l’abreuver d’injures, à le dévaloriser en faisant étalage de leur savoir pour convaincre les foules. La plupart des écrivains à succès ont un cinglé qui les poursuit de sa haine. Il s’en raconte de belles dans le milieu. J’ai mes cinglés moi aussi, mais n’exagérons rien, ils ne m’empêchent pas de respirer. Vous savez, les fans sont parfois pires, certains relèvent de la psychiatrie, ils vous aiment à la folie et vous harcèlent jour et nuit. La littérature n’est pas un lieu de repos.</p><p>La dénonciation du fanatisme religieux, notamment islamiste et son expansion est le fil conducteur de plusieurs de vos œuvres, et ce depuis Le serment des barbares. Pourquoi spécialement ce danger comme trame de fond ? <br />J’ai écrit Le serment des barbares entre 1996 et 1998, en plein milieu de la décennie noire, l’une des plus grandes tragédies de notre temps. Nous étions pris entre deux feux, les islamistes d’un côté et de l’autre la îssaba au pouvoir. Le pays s’est brisé, des centaines de milliers de nos compatriotes ont fui à l’étranger et ne reviendront sans doute jamais, des familles ont été déchirées, nos institutions ont été instrumentalisées et retournées contre nous, la culture algérienne qui était notre fierté a été abîmée. Nous avons bu jusqu’à la lie ce que la manipulation de la religion, la falsification de l’histoire et l’illégitimité au pouvoir peuvent produire de fanatisme, de corruption et de folie. Sommes-nous vaccinés, je ne le crois pas. L’islamisme et la îssaba sont toujours là, solidement ancrés dans le pays. La îssaba est toujours minable mais l’islamisme a pris une ampleur planétaire, je l’ai personnellement rencontré partout, dans tous les pays que j’ai visités, jusque chez les Esquimaux à l’extrême nord de la Finlande où j’ai découvert un salafiste d’origine algérienne qui rêvait de construire une mosquée et de convertir tous les Esquimaux. <br />L’islamisme fait partie des sept fléaux qui menacent le monde : la pollution, le réchauffement climatique, l’ultra-libéralisme, la drogue, l’ignorance, l’émigration clandestine qui ressemble de plus en plus à la traite négrière de jadis. J’ai écrit sur l’islamisme et l’émigration clandestine. Dans un essai qui sortira en octobre, je parle des autres menaces.</p><p>L’Algérie a vécu une sombre période de terrorisme, dont les séquelles sont toujours là. Cette décennie est-elle un substrat élémentaire dans votre œuvre ?<br />S’il n’y avait que le terrorisme, la situation ne serait pas si grave. L’Europe a connu plusieurs épisodes terroristes avec les Brigades rouges, Action directe, l’ETA, Carlos. <br />Ce fut douloureux mais cela n’a en rien ébranlé les fondamentaux. Au final, ces groupes ont été anéantis et tout est rentré dans l’ordre. Le terrorisme islamiste n’est pas de cette nature, il est ancré dans l’islam, la religion d’un milliard et demi de personnes dans le monde, l’islam étant lui-même instrumentalisé par des États et toutes sortes d’organisations internationales. <br />Par réaction, les autres religions se trouvent à leur tour instrumentalisées dans un sens ou un autre, pour faire barrage à l’islam ou pour s’en servir comme accélérateur de la mondialisation, qui est le véritable objectif des grandes puissances, l’Amérique, la Chine, l’Union européenne. J’ai acquis une connaissance de ces choses mais je n’en suis pas un spécialiste, j’essaie simplement d’alerter l’opinion en m’appuyant sur l’expérience algérienne et sur ce que j’ai vu dans le monde que je sillonne depuis une vingtaine d’années, et en rencontrant les meilleurs spécialistes au monde de ces questions.</p><p>La société s’est métamorphosée depuis les années 90. L’islamisme gagne de plus en plus de terrain. Quelle analyse faites-vous de cet état de fait ? <br />Quand j’ai publié Le serment des barbares en 1999, on disait de moi en Europe que j’étais pessimiste, que j’exagérais, que j’étais traumatisé par la décennie noire, certains hauts responsables m’ont même conseillé de soutenir Bouteflika, l’homme du miracle. Les gens avaient pris la fin de la guerre civile pour une vraie victoire, globale, politique, culturelle, ils parlaient de printemps arabes et de lendemains qui chantent. Le monde entier rêvait, on ne voulait pas voir que l’islamisme était installé pour longtemps et que rien ne pourra arrêter son expansion. Ils ont déchanté depuis. Et moi, je ne suis plus le pessimiste qui exagère mais l’homme lucide qu’il faut écouter. Et ainsi je suis invité partout, dans les plus grandes institutions, en Europe, en Amérique, en Argentine, au Japon, et même en Chine pour donner mon avis sur ces questions.  2084, la fin du monde, qui raconte la domination du monde par l’islamisme, a été traduit dans trente langues et a connu et connaît encore un immense succès. En Chine, qui a toujours une longueur d’avance sur les autres, il a été un énorme best-seller. La Chine n’est pas vraiment menacée par l’islamisme mais elle a vu qu’il menaçait ses clients dans le monde, clients sans lesquels elle sombrerait dans une crise économique et politique fatale. Mon essai Gouverner au nom d’Allah. Islamisation et soif de pouvoir dans le monde arabe était une commande du gouvernement allemand, qui voulait sensibiliser ses diplomates et ses hauts fonctionnaires au phénomène islamiste. Le succès fut tel qu’il a décidé de publier mon rapport sous une forme simplifiée pour sensibiliser le public allemand à la menace islamiste. Dans mon pays, en Algérie, je passe pour un rigolo. On ne m’a jamais invité pour donner mon avis sur ces questions. Quand je disais que l’Algérie était prise dans le piège de l’islamisme et de la îssaba et qu’elle n’en sortirait pas avant longtemps, on m’a traité de défaitiste, d’agent de l’étranger qui vient démoraliser le peuple. Le cancer de l’islamisme connaîtra une accélération fatale lorsque le peu d’économie qui nous reste aura fondu et que la îssaba volera les meubles et ira se la couler douce en France, en Amérique ou en Suisse. </p><p>Vos œuvres arrivent à point nommé pour décrire la barbarie du terrorisme islamiste. Toutefois, vous vous êtes souvent soulevé pour dénoncer sa gestion par les démocraties occidentales, pourquoi ?  <br />Oui, elles ont une lourde responsabilité dans le désordre mondial. <br />Durant les colonisations, elles ne voyaient nos pays que comme une réserve de main-d’œuvre et de matières premières. <br />Après les indépendances, elles ont reconduit le schéma en sous-traitant à des nervis locaux la gestion de la réserve moyennant quelques royalties. Seulement voilà, dans la réserve il y a aussi des gens, des mémoires et des religions. Avec l’islamisme elles découvrent qu’avoir pour ennemi une religion est le pire qui puisse arriver. Si on peut mater un peuple et le voler impunément, on ne peut rien contre les religions, elles sont invincibles et plus patientes qu’un mort. L’Occident est terrifié ; il sait à présent qu’il ne peut pas vaincre l’islamisme. <br />Nouvelle illusion, il croit qu’il peut composer avec lui. L’islamisme va avaler comme le boa avale ses proies, millimètre par millimètre.</p><p>Ce n’est pas la première fois que vos écrits sont récompensés par de nombreux et prestigieux prix littéraires. Plus d’une dizaine depuis votre premier roman. Toutefois, vous êtes presque inconnu en Algérie... <br />J’ai fait le choix de la discrétion, car je sais que nul n’est prophète en son pays et que pour vivre heureux il faut vivre caché. J’ai également fait le choix de rester en Algérie parce qu’en Europe un écrivain en vue doit être une bête de scène, disponible matin et soir pour tout et n’importe quoi. Mais il faut aussi assurer la promotion de ses livres et cela, dans tous les pays où ils sont traduits ; c’est épuisant, mais nécessaire. Les auteurs et les éditeurs ne vivent pas d’amour et d’eau fraîche seulement, ils doivent vendre leurs livres. J’ai trouvé un équilibre : retrait et discrétion en Algérie, des apparitions fugitives dans les médias européens et beaucoup de voyages studieux pour apprendre, me documenter, rencontrer des spécialistes, etc. </p><p>Pour quelle raison êtes-vous à ce point censuré ?<br />La censure en Algérie est notre vraie religion. Nous sommes tous des censeurs, l’État, la société, la mosquée, la famille, les amis et soi-même par le jeu de l’autocensure. C’est atavique, on aime bien égorger le mouton et lapider le contrevenant et la contrevenante. Rien de nouveau sous le soleil d’Algérie. Nietzsche disait que “le pire ennemi de la vérité n’est pas le mensonge, mais la conviction”. Que dirait-il s’il voyait notre Algérie où en matière de convictions nous ne craignons personne au monde ? Voilà la réponse, on ne peut pas discuter avec une conviction, le débat n’est possible que si le doute est roi. </p><p>C’est pour ces raisons que vous vous décrivez comme un “écrivain maudit” ?<br />Les mots que mes détracteurs utilisent contre moi relèvent en effet du chapitre de la malédiction. Normalement, quand on n’est pas d’accord avec quelqu’un, on lui oppose des arguments, on lui explique qu’il se trompe ou, tout simplement, on lui tourne le dos et on s’en va. <br />Dans les premières dynasties de l’Égypte pharaonique on écrivait des livres, appelés livres d’exécration, dans lesquels on fustigeait en termes très durs l’ennemi du moment de l’Égypte, les Assyriens, les Hittites, les Babyloniens, les Hébreux. Une fois l’an, ces exécrations étaient scandées dans des cérémonies publiques pour galvaniser les foules. <br />C’était un peu le quart d’heure de la haine hebdomadaire dans 1984 de Georges Orwell. C’est ce que font mes détracteurs patentés ; ils publient régulièrement de très longs articles d’exécration contre moi. Et comme ils ont une grande audience dans le village, tous les apprentis détracteurs reprennent leurs exécrations et y ajoutent du leur. Ça fait vite boule de neige. C’est amusant de voir comment ça fonctionne, comment un détracteur patenté fabrique des détracteurs qui, à leur tour, fabriquent des détracteurs, et les voilà tous, comme les lyncheurs masqués du Klu Klux Klan, à danser autour du bûcher de l’auteur maudit. C’est comme ça qu’on fabrique des écrivains maudits. Les Sartriens avaient fait de la sorte avec Camus. <br />Sartre l’avait incendié et les seconds couteaux ont fait le reste. Mais justice a été rendue ; aujourd’hui les sartriens ont disparu des mémoires, alors que Camus jouit d’une reconnaissance universelle. Pour parler encore de la Chine, j’ai découvert qu’il était adoré dans ce pays. Ils ont lu quelque part que j’habitais à Belcourt et que ma mère connaissait la famille Camus, notre voisine ; ils m’ont kidnappé et soumis à la question ; ils voulaient tous les détails, et pour les détails les Chinois sont forts. J’ai raconté l’histoire cent fois au cours de ma tournée.</p><p>Le pays vit au rythme d’un mouvement de protestation depuis plus de deux ans. Quel regard portez-vous sur ce mouvement ? <br />Un regard admiratif et une grande inquiétude. Avec le Hirak, les Algériens se sont libérés de la peur et se sont symboliquement approprié leur pays ; ils ont même réussi à nommer les membres de la îissaba et tous leurs kapos. Camus disait que “mal nommer les choses ajoute au malheur du monde”. On peut le paraphraser et dire que bien les nommer ouvre un chemin vers le bonheur. <br />Le Hirak est aujourd’hui admiré dans le monde entier. Mais je suis aussi très inquiet, le peuple n’a pas réalisé son but, l’indépendance loin s’en faut et le voilà désemparé au milieu du gué, ne pouvant ni avancer ni reculer, sachant qu’il sera mitraillé s’il avance et qu’il sera écrasé s’il recule. En le menant à ce point, le pouvoir a marqué un grand point, voilà pourquoi il passe aujourd’hui à la répression systématique. Il voit que le Hirak est arrivé au bout de course, il est au taquet. J’espère que nous n’allons pas vivre une nouvelle décennie noire. </p><p>Un dernier mot sur la littérature algérienne d’expression française...  <br />Elle se porte bien. Elle est lue, traduite, appréciée et étudiée dans le monde entier. L’Algérie officielle ne l’aime pas et voudrait la voir disparaître. Le peuple qui lutte pour sa liberté devrait s’y intéresser, il y trouvera des réponses à beaucoup de ses questions. <br />On craignait qu’avec l’arabisation la littérature algérienne d’expression française ne disparaisse, mais pas du tout, la relève est là, on voit ici et là émerger de vrais talents. Les éditeurs algériens s’y intéressent de plus en plus, et c’est formidable.<br /> </p><p>Entretien réalisé par : MOHAMED MOULOUDJ</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 29 May 2021 22:13:02 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[US Soldiers Expose Nuclear Weapons Secrets Via Flashcard Apps]]></title>
	<description><![CDATA[<p>For US soldiers tasked with the custody of nuclear weapons in Europe, the stakes are high. Security protocols are lengthy, detailed and need to be known by heart. To simplify this process, some service members have been using publicly visible <a href="https://www.educationalappstore.com/best-apps/6-best-flashcard-apps">flashcard learning apps</a> — inadvertently revealing a multitude of sensitive security protocols about US nuclear weapons and the bases at which they are stored.<br /><br />While the presence of US nuclear weapons in Europe has long been detailed by various <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2019/07/16/location-us-nuclear-weapons-europe-accidentally-revealed-report-nato-body/">leaked documents</a>, photos and <a href="https://www.bbc.com/news/world-europe-22840880">statements</a> by retired officials, their specific locations are officially still a secret with governments neither confirming nor denying their presence. </p><p>As many campaigners and <a href="https://www.parool.nl/nieuws/kamer-wil-snel-openheid-over-kernwapens-in-nederland~bfb64454/">parliamentarians</a> in some European <a href="https://www.euractiv.com/section/defence-and-security/news/us-nuclear-weapons-german-social-democrats-play-down-recent-statement-but-demand-a-debate/">nations</a> see it, this ambiguity has often <a href="https://www.brusselstimes.com/belgium/60741/nato-document-confirms-us-nuclear-bombs-stored-in-belgium/">hampered</a> open and democratic debate about the rights and wrongs of hosting nuclear weapons. </p><p>However, the flashcards studied by soldiers tasked with guarding these devices reveal not just the bases, but even identify the exact shelters with “hot” vaults that likely contain nuclear weapons.<br /></p><p>They also detail intricate security details and protocols such as the positions of cameras, the frequency of patrols around the vaults, secret duress words that signal when a guard is being threatened and the unique identifiers that a restricted area badge needs to have. </p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image21-1.jpg"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32713" class="wp-caption-text">A Facebook photo posted in 2013 shows US soldiers posing with what appears to be a dummy nuclear weapon at Volkel Air Base in the Netherlands.</p><p>Like their analogue namesakes, flashcard learning apps are popular digital learning tools that show questions on one side and answers on the other. By simply searching online for terms publicly known to be associated with nuclear weapons, Bellingcat was able to discover cards used by military personnel serving at all six European military bases <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2019/07/16/location-us-nuclear-weapons-europe-accidentally-revealed-report-nato-body/">reported</a> to store nuclear devices. </p><p>Experts approached by Bellingcat said that these findings represented serious breaches of security protocols and raised renewed questions about US nuclear weapons deployment in Europe.<br /></p><p>Dr Jeffrey Lewis, founding publisher of Arms Control Wonk.com and Director of the East Asia Nonproliferation Program at the James Martin Center for Nonproliferation Studies, said that the findings showed a “flagrant breach” in security practices related to US nuclear weapons stationed in NATO countries.<br /><br />He added that “secrecy about US nuclear weapons deployments in Europe does not exist to protect the weapons from terrorists, but only to protect politicians and military leaders from having to answer tough questions about whether NATO’s nuclear-sharing arrangements still make sense today. This is yet one more warning that these weapons are not secure.”</p><p>Hans Kristenssen, director of the Nuclear Information Project at the Federation of American Scientists, broadly agreed and said that safety is provided by “effective security, not secrecy.”</p><p>Some flashcards uncovered during the course of this investigation had been publicly visible online as far back as 2013. Other sets detailed processes that were being learned by users  until at least April 2021. It is not known whether secret phrases, protocols or other security practices have been altered since then.</p><p>However, all flashcards described within this article appear to have been taken down from the learning platforms on which they appeared after Bellingcat reached out to NATO and the US Military for comment prior to publication. A spokesperson for the Dutch Ministry of Defence stated that it was coordinating with NATO and US European Command (EUCOM) after Bellingcat discovered a picture (shown above) shared on Facebook in 2013 of US service members posing with what appeared to be a dummy nuclear bomb at a base in the Netherlands.</p><p>A spokesperson for the US Air Force confirmed that they were aware of service members using flashcard apps to study “a wide variety of subjects”. However, they continued, there was no recommendation for service members to do so and they would not discuss past or current security protocols. They also said they were not aware of any Department of Defense or Department of the Air Force assessment on the use of online study aids but were “investigating the suitability of information shared via study flashcards.”</p><p>The Ministries of Defence for Belgium, Germany, Italy and Turkey and Germany — all nations that are <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2019/07/16/location-us-nuclear-weapons-europe-accidentally-revealed-report-nato-body/">reported</a> to host bases where US nuclear weapons are stored — were also contacted about the use of flashcards by US soldiers stationed in their respective territories but none replied before publication.</p>
<p>How Were These Flashcard Sets Discovered?</p>
<p><br />Military jargon is full of terms and abbreviations, and this also goes for the safekeeping of nuclear weapons. However, online <a href="https://www.brookings.edu/blog/order-from-chaos/2020/05/18/us-nukes-in-poland-are-a-truly-bad-idea/">articles</a>, <a href="https://www.sbir.gov/node/1208233">government tender documents</a> and even <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Nuclear_sharing#:~:text=Nuclear%20sharing%20is%20a%20concept,of%20nuclear%20weapons%20by%20NATO.&amp;text=In%20case%20of%20war%2C%20the,would%20no%20longer%20be%20controlling.">Wikipedia entries</a> detail some of the key terms. <br /><br />For example, on bases with nuclear weapons, protective aircraft shelters (PAS) are equipped with Weapons Storage and Security Systems (WS3) made up of electronic controls, sensors, and a vault that is built into the floor. These vaults can each store up to four B61 thermonuclear gravity bombs. <br /><br />Simply searching for “PAS”, “WS3” and “vault” on Google together with the names of air bases in Europe quickly led to free flashcard platforms such as Chegg, Quizlet, and Cram. </p><p>One example is Volkel Air Base in the Netherlands. Although the presence of US nuclear weapons at Volkel has been detailed in <a href="https://thehill.com/policy/international/europe/453426-us-nuclear-weapon-locations-in-europe-accidentally-exposed-in">leaked documents</a> and statements by <a href="https://www.bbc.com/news/world-europe-22840880">retired officials</a>, the Dutch government still considers it <a href="https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:wG81E12yC0YJ:https://www.volkskrant.nl/nieuws-achtergrond/diep-weggestopt-explosief-materiaal-de-kernwapens-liggen-in-nederland-voor-de-rest-is-het-een-amerikaans-feestje~b8d3918de/+&amp;cd=4&amp;hl=nl&amp;ct=clnk&amp;gl=us&amp;client=firefox-b-d">a secret</a>. <br /><br />But a set of 70 flashcards titled “Study!” on Chegg appears to go a step further by noting the exact shelters containing the weapons:</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image23.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32700" class="wp-caption-text">Two flashcards created on Chegg in 2019. The numbers refer to the protective aircraft shelter which the vault is in. The last two digits have been censored by Bellingcat.</p><p>As can be seen in the image above, five of the 11 WS3 vaults at Volkel are designated “HOT”, and the other six “COLD”. </p><p>A different set of over 80 flashcards that apply to Aviano Air Base in Italy, another location where US nuclear weapons are <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2019/07/16/location-us-nuclear-weapons-europe-accidentally-revealed-report-nato-body/">reportedly</a> stored, reveals yet more sensitive details.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image19-1.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32701" class="wp-caption-text">A flashcard created on Cram in 2019.</p><p>“WS3 response order” appears to refer to the order in which a soldier has to respond to different alarms coming from the WS3 system that is protecting the vaults. For both “Level 1” and “Level 2” alarms, the priority lies with “hot (loaded vaults)” – likely meaning vaults loaded with nuclear weapons. Other cards also use “loaded” and “hot” vaults interchangeably, one did so in context with “nuclear weapon”. </p><p>Also at Aviano, another flashcard tells us which vault is cold in “tango loop” (a specific <a href="https://archive.is/lHhZr">section</a> of Aviano Air Base, also called “tower loop”).</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image9-1.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32703" class="wp-caption-text">A flashcard created on Cram in 2019.</p><p>Each flashcard set can contain new definitions and acronyms. Searching for these leads on to yet more new flashcard sets. </p><p>At first glance, many appear uninteresting. Virtually all the sets share the same generic textbook knowledge that soldiers learn to pass career development courses. These include definitions of terms, acronyms, forms to turn in, laws, procedures and radio protocols. <br /><br />But in many cases, servicemen or women have added their own need-to-knows and highly specific security details.</p><p>For example, an individual at one base noted down over a 100 things to know related to their specific function. These included the location of modems that connect vaults to the monitoring facility, the procedures for duress signals for each area on base, the sight pictures of cameras aimed at the vault as well as the components and workings of their console. Details around the composition of passwords, usernames and whether they can include spaces were also detailed in the cards.</p><p>Some platforms also show when users last studied their flashcards. The user above studied these details most recently in April 2021, although it also appeared to have been removed after Bellingcat contacted NATO, the US Department of Defense and US European Command to ask for a response to the findings of this article.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image14-1.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32704" class="wp-caption-text">A note showing when a flashcard posted by a US soldier was last studied.</p><p>The information that can be found on flashcards depends on the base being searched for. </p><p>Let’s begin with the information most useful for transparency — the locations of nuclear devices (and through the number of vaults, an indication of how many there might be). Apart from new information on “cold” and “hot” vaults at Aviano and Volkel, we were also able to find details of vaults at all the other bases in Europe that reportedly host nuclear weapons: İncirlik (Turkey), Ghedi (Italy), Büchel (Germany), and Kleine Brogel (Belgium).</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image13-1.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32705" class="wp-caption-text">A flashcard made on Cram in 2014, in a set titled “Incirlik Job Knowledge”. IAB stands for Incirlik Air Base.</p><p>Yet perhaps of just as much concern is the open posting of precise information around security and base protocols. </p><p>Some flashcards detailed the number of security cameras and their positions at various bases, information on sensors and radar systems, the unique identifiers of restricted area badges (RAB) for Incirlik, Volkel, and Aviano as well as secret duress words and the type of equipment carried by response forces protecting bases.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/Screenshot-2021-05-28-at-11.01.21.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32706" class="wp-caption-text">A flashcard uploaded to Chegg with some details censored by Bellingcat.</p><p>Then there’s information related to the Protective Aircraft Shelters, the WS3 system and vaults themselves. </p><p>Among the details Bellingcat was able to find online for some, but not all, bases were flashcards that detail the buildings where the keys to aircraft shelters are stored, how often “hot” and “cold” PAS are checked as well as specifics on the sensors protecting PAS from intruders and sensors built into the vaults themselves. </p><p>Military personnel also detailed information on which items are tamper protected at security facilities, the locations of backup generators and where A and B versions of universal release codes that open all vaults at once.<br /><br />It is not entirely clear why or how this information became publicly searchable. Quizlet’s website <a href="https://help.quizlet.com/hc/en-us/articles/360030255191-Changing-a-set-s-visibility">states</a> that all flashcards are set to public visibility by default — users can then change privacy if they choose. Similarly, the <a href="https://www.cram.com/docs/help">help page</a> of Cram’s website instructs users how to make sets private, implying that any flashcards uploaded are also public by default. The <a href="https://www.chegg.com/contactus/Chegg-Prep/How-to-use-Chegg-Prep/1472121171/How-do-I-create-a-flashcard-and-save-it-for-future-reference.htm">Q&amp;A section</a> of Chegg’s website specifies how users can change the privacy settings of their flashcards, but does not explicitly state whether they, too, are publicly viewable by default (in 2018 Chegg acquired its flashcard platform from StudyBlue, whose <a href="https://help.studyblue.com/How-to-use/">website</a> is also unclear as to whether flashcard sets were publicly visible by default.).</p>
<p>The Cards</p>
<p>Verifying the information found on the flashcards was relatively straightforward — a straightforwardness which itself presents another obvious security concern.<br /><br />Some sets made on Cram and Quizlet were traceable as usernames included the full names of the individuals who created them. Others used the same profile picture shown on their LinkedIn accounts.</p><p>Even in cases where it’s not immediately clear where the user was located, the military base to which their flashcards refer to can be deduced from what they are studying. Some flashcard questions seen by Bellingcat include: What to yell to an intruder in the local language, local laws, the names of squadrons, zones and buildings</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/Screenshot-2021-05-28-at-11.03.44.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32707" class="wp-caption-text">Two flashcards from the same set contain the squadron name “701 MUNSS”, and a phrase to make someone surrender weapons in Flemish, revealing that the security details in it apply to Kleine Brogel air base, Belgium.</p><p>Other, more subtle, details also allowed for verification. For example, the flashcard that mentioned vault 27 at Tango loop, Aviano air base, matches a public US military <a href="https://static.e-publishing.af.mil/production/1/avianoab/publication/avianoabi91-201/avianoabi91-201.pdf">document</a> that confirms there is a Protected Aircraft Shelter at Aviano air base labelled “t-27”.   </p><p>The verification of flashcard content was also required for anonymous sets (without any usernames attached). </p><p>One of these appeared to detail procedures at Volkel in the Netherlands.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image10-2.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32708" class="wp-caption-text">A flashcard visible on Chegg with some details censored by Bellingcat.</p><p>This information does not appear to be publicly available anywhere else. But it was similar to that found in the sets of verified users at Incirlik, Aviano, Kleine Brogel and others. For example, the anonymous set included a flashcard specifically focussing on the authenticator details of a Restricted Area Badge (RAB), as did those of verified users.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image11-2.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32709" class="wp-caption-text">A flashcard visible on Cram with some details censored by Bellingcat.</p><p>One of the most interesting cards in the anonymous sets was the “vault status” flashcard that appears to note which shelters at Volkel contain nuclear weapons.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image18-1.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32710" class="wp-caption-text">A flashcard uploaded to Chegg with some details censored by Bellingcat.</p><p>In order to fully verify this information, we would first need to establish whether these vaults actually exist. Volkel has 32 protective aircraft shelters (which can be seen on Google Earth), but not every PAS has a WS3-vault. We need to find the ones that do, and check if their numbers match the flashcard.</p>
<p><br />The Base</p>
<p>Another quick Google search brings us to a map of Volkel (from 1999), published by Ontwapen!, a <a href="https://ontwapen.puscii.nl/2010/03/deelnemersinfo-en-kaart-van-de-basis/index.html">disarmament</a> group. It shows eight PAS with vaults — three less than the 11 vaults according to the flashcard (from 2019). </p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image8.jpg"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32711" class="wp-caption-text">A map showing “Hangars with WS3-Vaults” at Volkel Air Base, labelled “Internal Use Defense” and published by Ontwapen! In 2010.</p><p>Several webpages (from <a href="https://vredessite.nl/nieuws/volkel_678.html">2007</a> and <a href="https://virtualglobetrotting.com/map/airbase-volkel-censored/">2014</a>) can be found which mention shelter numbers that contain the nuclear weapons. Yet the sources behind these posts are unclear and the details only partially match the numbers in our flashcard. </p><p>But as Bellingcat’s previous stories about <a href="https://www.bellingcat.com/resources/articles/2018/07/08/strava-polar-revealing-homes-soldiers-spies/">fitness apps</a> and a <a href="https://www.bellingcat.com/news/2020/05/18/military-and-intelligence-personnel-can-be-tracked-with-the-untappd-beer-app/">beer-rating app</a> have demonstrated, soldiers themselves can be an unwitting source of information in these circumstances. </p><p>The first step is to find the individuals who have access to these locations. Through <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Volkel_Air_Base">Wikipedia</a>, we can see that the nuclear weapons in Volkel are maintained by an American squadron — the 703rd Munitions Support Squadron.<br /></p><p>In military jargon, this is abbreviated to ‘703rd MUNSS’ and ‘703 MUNSS’. A quick Facebook search brings up several group pictures — some of which have been shared, tagged and liked by the individuals shown within them. The second step is to explore the open profile of one of these individuals. </p><p>There we find a picture shared in 2013.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image21-1.jpg"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32713" class="wp-caption-text">A picture posted by someone associated with 703rd MUNSS on Facebook. Faces were censored by Bellingcat.</p><p>The image was not geotagged, all the individuals wear US uniforms and it was shared by an American on their personal Facebook profile. Anyone scrolling the page could be forgiven for assuming the picture was taken in the US. But some clues confirm that it was not. </p><p>Two flags can be seen on the left of the photograph.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image17-1.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32714" class="wp-caption-text">A cropped image taken from a 2013 Facebook post shows a military vehicle.</p><p>The flag on the military vehicle is that of the Netherlands. The text on the other flag ends in UNSS, which matches the name of the aforementioned squadron: 703 MUNSS.</p><p>The picture was posted in 2013, but the closest, uncensored satellite image Google Earth Pro can provide of the Volkel Air Base is from 2016. Despite the differences in vegetation in the course of a few years, this satellite imagery can still be a useful guide in finding a match.<br /><br />Three details in the image from Facebook make one hangar at Volkel Air Base stand out as a possible candidate for the location of the photograph: These are circled in red, blue and green.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image6-2.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32716" class="wp-caption-text">Markings, buildings and vegetation in the top image match what can be seen in Google Earth in the bottom image.</p><p>Comparing these with satellite imagery shows a correlation. The shape and position of the hangar in relation to the runway, the location of the trees, the position of the yellow line on the ground, the object to the left and the building beyond the runway all match up. </p><p>This geolocation also matches a hangar on the leaked map marked as having a “WS3-vault.”</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image5-1.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32718" class="wp-caption-text">A Google Earth image compared with a map of Volkel.</p><p>The same leaked map indicates a shelter has <a href="https://fas.org/programs/ssp/nukes/_images/volkelmap.jpg">number 532</a>. One of the flashcards indeed mentions a vaulted shelter 532.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image4-2.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32719" class="wp-caption-text">A flashcard found on Chegg.com, created in 2019. The last two digits were censored by Bellingcat.</p><p>Therefore, this Facebook picture appears to confirm the flashcard’s information of shelter 532 having a vault. But the flashcard states that this is a “COLD” vault. </p><p>According to Lewis, the professor of nonproliferation studies, it would be highly unlikely for active service members to pose with a live bomb. Therefore, Lewis continued, the flashcard information about the vault being “COLD” is likely correct.</p><p>But can the details in the picture confirm this?</p>
<p>The Bomb</p>
<p>Let’s take a closer look at the bomb.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/Screenshot-2021-05-28-at-09.15.38.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32696" class="wp-caption-text">A picture posted by someone associated with 703rd MUNSS on Facebook. Faces were censored by Bellingcat.</p><p>Nuclear weapons need routine maintenance. The <a href="https://fas.org/blogs/security/2014/06/ghedi/">Secure Transportable Maintenance System</a> trailer is specifically designed for that task. It can be seen in the background of the photo above. </p><p>According to publicly available documents from the US military, the <a href="https://static.e-publishing.af.mil/production/1/af_a4/publication/afman21-203/afman21-203.pdf">saddlebag</a> (between the fins) contains cables and accessories for loading the bomb on an aircraft and preparing it for a mission.</p><p>The shape also matches publicly available images of a B61 nuclear bomb.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image3-3.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32720" class="wp-caption-text">Top: The bomb in the Facebook picture. Bottom: A photo of the B61 as listed on <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/B61_nuclear_bomb#/media/File:B-61_bomb.jpg">Wikipedia</a>.</p><p>The problem is that aircrews use a practice version of the B61, the BDU-38, which has the same shape and size. And to make matters more confusing, the ground crew also have training versions of the B61.</p><p>So how can they be distinguished from one another?</p>
<p>Identifying a B61</p>
<p>Practice weapons are usually recognisable by their colours. The B61’s are silver/grey (sometimes referred to as the “silver bullet”), while BDU-38’s appear to be white.</p><p>An undated <a href="https://web.archive.org/web/20091021191802/http://geocities.com/cornfield12000/pictures3.html">photo</a>, published by the Federation of American Scientists in 2009 but likely taken a number of years before, shows what looks like white BDU-38’s labelled as “inert nuclear bombs” after being dropped on the Netherlands’ only bombing range in Vliehors.</p><p>Facebook groups for Volkel aircraft spotters provide another <a href="https://archive.is/PThwp">photo</a> of a BDU-38 from 2005 that appears partially white.</p><p>Searching for the term white bombs in Dutch (“witte bommen”) on Google leads to another aircraft photographer, who shared photos of F16’s at Volkel carrying the <a href="https://archive.is/Wi9jr">same weapon</a> in 2007. This photographer did not specify the weapon, describing the photos only as Dutch and Belgian F16’s taking off from Volkel to drop “large red-white bombs” on Vliehors. Like the Netherlands, Belgium also hosts B61’s.</p><p>By comparing these practice bombs (seen <a href="http://www.vliegtuigspotten.vadma.nl/galleries/196Volkel/#PhotoSwipe1622206451712">here</a> and <a href="http://www.vliegtuigspotten.vadma.nl/galleries/196Volkel/#PhotoSwipe1622206529608">here</a>), and the bomb which the American squadron posed (seen below), we can see that even though they have the same shape and size, their colouration is different.</p><p>Thus, judging by the silver colour of the bomb which the American munitions support squadron posed with, we can see it’s not a red-white practice <a href="http://www.vliegtuigspotten.vadma.nl/galleries/196Volkel/#PhotoSwipe1622206451712">bomb</a> used by Dutch aircrews.</p><p>Ground-crew training versions of the B61 also appear to have the same silver colour as the device in the Facebook picture but are typically marked with red lettering. Here’s an example of a B61 in a museum. The text in the centre of the bomb reads: “TRAINING ONLY – DO NOT FLY”.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image22.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32699" class="wp-caption-text">A training version of the B61 at <a href="https://www.flickr.com/photos/rocbolt/48370704706/in/photolist-2gGmvim-2gGnbce">Hill Aerospace Museum</a>, via <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/">Flickr</a></p><p>Other examples outside of museums also include red lettering on the nose, the centre of the case, and the fins. It is not possible to tell if the weapon outside vault 532 has these markings.</p><p>The only detail that would give certainty is the bomb’s serial number – which we can not see in this photo. According to Hans Kristensen, from the Federation of American Scientists, these weapons  “normally have markings with type and serial number. If it’s a real weapon it says B61-x and yyyyyyyyy, a trainer would say something like B61-x Type 3E. But I can’t see markings on the one in the photo.”</p><p lang="en" dir="ltr" xml:lang="en">B61 trainer units – interesting the 2nd photo has additional unit partially dissembled. Have to find better quality image.<a href="https://twitter.com/hashtag/Nukes?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Nukes</a> <a href="https://t.co/0A2ZKPYpqw">pic.twitter.com/0A2ZKPYpqw</a></p><p>— Casillic (@Casillic) <a href="https://twitter.com/Casillic/status/1071571343383150593?ref_src=twsrc%5Etfw">December 9, 2018</a></p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/Screenshot-2021-05-28-at-11.40.24.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32722" class="wp-caption-text">An example of a B61 trainer with serial number posted by <a href="https://twitter.com/casillic/status/1071571343383150593">@Casillic</a></p><p>However, Kristensen added: “I would doubt they would pull up a live war-reserve weapon for a photo op, so my guess would be this is a trainer.”</p><p>The protocols and security measures to remove a nuclear weapon from its vault are incredibly strict. If it is an actual nuclear weapon, then the Facebook picture would show an even more significant security lapse.</p><p>However, if it’s not a live nuclear weapon displayed in front of shelter 532, it would make sense that the flashcard designated 532 as “COLD”.</p><p>Bellingcat asked the US Military and Dutch Ministry of Defence about the photo and whether the bomb was real or a dummy.</p><p>While the US Military did not directly respond to this point, the Dutch MoD said it was an inert training version. Yet it added that according to the regulations in force at military bases, “this photo should not have been taken, let alone published.”</p>
<p>‘A Flagrant Breach’</p>
<p>The scale to which soldiers have uploaded and inadvertently shared security details represents a massive operational security failure, or as Lewis puts it, a “flagrant breach” of security practices. </p><p>Though this article focussed on personnel working at bases hosting nuclear weapons, they are likely not the only soldiers who are studying using flashcard apps. There appear to be examples of soldiers serving at other US and European bases posting flashcards that detail where cameras are positioned and whether they have thermal imaging. </p><p>There also appear to be cards for completely different military uses. For example, Bellingcat was able to find sets with questions about carrying out a drone strike using an MQ-9 Reaper.</p>
<p><a href="https://www.bellingcat.com/app/uploads/2021/05/image20-1.png"><br /><br /></a></p>
<p id="caption-attachment-32723" class="wp-caption-text">A flashcard posted on Quizlet.</p><p>Due to the potential implications around public safety, Bellingcat contacted NATO, US European Command (EUCOM), the US Department of Defence (DoD) and the Dutch Ministry of Defence (MoD) four weeks in advance of this publication. The Dutch MoD acknowledged in an emailed statement that it was in touch with NATO and EUCOM regarding this issue. Although it stated the Netherlands does have a nuclear task, it said it could not comment on numbers or locations of nuclear weapons being bound by NATO agreements based on security considerations. </p><p>Bellingcat provided links to 50 flashcard sets it found containing security details on Chegg, Quizlet, and Cram — emphasising that the list may not be exhaustive and stating how the sets were discovered. The Dutch MoD informed Bellingcat that the information in these sets did not impact the security of the Netherlands while the US Air Force said: “As a matter of policy, we continuously review and assess our security protocols to ensure the protection of sensitive information and operations.” All of the sets highlighted by Bellingcat appeared to have been taken offline shortly before publication.</p><p>For nuclear disarmament activists, however, the information revealed by US soldiers emphasises what they see as the dangers of hosting nuclear weapons in Europe as well as the lack of strategic sense in doing so.</p><p>When contacted to comment on these findings Susi Snyder, project leader of the No Nukes program at Dutch peace organisation PAX and coordinator of the Don’t Bank on the Bomb campaign, remarked “The public in European countries hosting B61 bombs overwhelmingly support the Treaty on the Prohibition of Nuclear Weapons. Policies of secrecy that deny democracy can’t last, and risk the security of the population. Secret stationing, like nuclear weapons, are no solution to the threats of today, or tomorrow.”</p><p>Kristensen of the Federation of American Scientists added: “There are so many fingerprints that give away where the nuclear weapons are that it serves no military or safety purpose to try to keep it secret. Safety is accomplished by effective security, not secrecy. Granted, there may be specific operational and security details that need to be kept secret, but the presence of nuclear weapons does not. The real purpose of secrecy is to avoid a contentious public debate in countries where nuclear weapons are not popular.”</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/616/lorigine-de-lislam-nouveaux-regards</guid>
	<pubDate>Sat, 29 May 2021 17:08:15 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/616/lorigine-de-lislam-nouveaux-regards</link>
	<title><![CDATA[L&#039;origine de l&#039;islam. Nouveaux regards]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Un homme reçoit dans le désert d’Arabie un message de Dieu ; il s’appelle Mahomet <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#1">(1)</a>. C’est un Bédouin, né dans le désert d’Arabie. Vers 610, l’ange Gabriel lui annonce qu’il est l’ultime prophète choisi par Dieu pour éclairer l’humanité. La révélation divine sera fixée plus tard par écrit pour éviter qu’elle ne s’efface des mémoires : ainsi naîtra le Coran.</p><p>Que contient cette révélation ? Qu’il n’y a qu’un Dieu, « Allah », et qu’il faut lui obéir. Mahomet se met à prêcher la nouvelle prophétie. D’abord à La Mecque, sa ville de naissance, mais seuls quelques proches le suivent. Persécuté par les membres de sa tribu, il se réfugie à Médine. Cet exil a lieu en l’an 622, date de « l’hégire », le début du calendrier islamique.</p><p>À Médine, Mahomet réussit à convertir plusieurs tribus. Il devient leur chef.</p><p>À la tête d’une petite armée, il se lance alors à la conquête de La Mecque, qu’il soumet, puis d’une partie de l’Arabie.</p><p>Après la mort de Mahomet en 632, les califes qui lui succèdent se lancent à la conquête du monde « dans la voie de Dieu ». En un siècle, l’islam se répand en un immense empire qui s’étend de l’Espagne à l’Afghanistan. La civilisation musulmane est née.</p><p>Voici, en peu de mots, l’histoire canonique des débuts de l’islam telle qu’elle est racontée par la tradition musulmane. On la retrouve dans tous les manuels d’introduction aux religions. C’est également ce récit qui a longtemps servi de cadre général aux historiens.</p>
<p>Une histoire révisée</p>
<p>Mais voilà qu’une nouvelle génération d’historiens (voir encadré) remet radicalement en cause ce scénario. Un autre paradigme des origines bouleverse de fond en comble le « grand récit » traditionnel. Que dit cette histoire ?</p><p>Que Mahomet ne fut pas le premier musulman, mais qu’il se serait converti à une forme de judéo-christianisme présent dans tout le Moyen-Orient à son époque.</p><p>L’islam comme religion séparée, avec sa doctrine, ses rites et sa législation serait donc une création plus tardive. Elle se serait progressivement mise en place durant les premiers siècles dans un contexte de conquête impériale, au moment de l’instauration d’un nouveau pouvoir califal. C’est dans ce contexte de création d’un État théocratique que l’islam aurait été inventé et qu’un récit de fondation aurait été forgé.</p><p>Jusqu’à présent, les sources musulmanes faisaient remonter l’origine de l’islam aux années 610, date des premières prédications de Mahomet. Auparavant, nous disait la tradition religieuse, l’Arabie vivait dans « l’âge de l’ignorance », vouant un culte à des idoles, les divinités tribales. Or les choses apparaissent sous un tout autre angle dès lors qu’on s’interroge sur ce qui se passait au Moyen-Orient et en Arabie au tournant du 7e siècle et dans toute la région. Au moment où Mahomet entre sur la scène de l’histoire, le judaïsme et le christianisme poursuivent leur expansion dans le Moyen-Orient : des royaumes chrétiens et juifs sont implantés tout autour de l’Arabie, et de nombreuses tribus arabes se sont déjà ralliées au dieu unique des juifs et chrétiens (voir carte).</p><p><a class="inline" href="https://www.scienceshumaines.com/images/CARTE_royaumes.chretiens_.png"></a><br /> </p>
<p>Domination chrétienne, conversions arabes</p>
<p>Observons plus précisément la situation. Au nord et à l’est de l’Arabie, l’empire chrétien (byzantin) étend sa domination de l’actuelle Syrie à l’Égypte. Pour défendre ses frontières des attaques, l’empire byzantin fait appel à des tribus arabes comme celle des Ghassanides <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#2">(2)</a>, installées dans la Jordanie actuelle. Leurs chefs se sont ralliés au christianisme <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#3">(3)</a>. La tribu princière des Ghassan combat une autre tribu arabe : les Lakhmides, qui sont majoritairement christianisés. Leur roi, contemporain de la jeunesse de Mahomet, a fini par se convertir. Les caravaniers de La Mecque sont en contact avec des marchands venus d’Égypte, alors dominée par les élites chrétiennes. Plus au sud, le grand royaume éthiopien d’Aksoum est aussi chrétien (d’obédience nestorienne). C’est d’ailleurs en Éthiopie que trouveront refuge les compagnons du prophète persécutés à La Mecque. Indice intéressant, l’histoire canonique rapportée par la tradition musulmane nous dit qu’ils seront très bien accueillis par le roi chrétien avec qui Mahomet entretenait de bonnes relations <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#4">(4)</a>. Le royaume d’Aksoum étend sa domination jusqu’au sud de l’Arabie et combat le royaume juif d’Himyar, situé dans l’actuel Yemen. Plusieurs routes caravanières relient ces royaumes chrétiens et juifs. La Mecque est l’un des carrefours où se croisent les Bédouins arabes de différentes obédiences : juifs, chrétiens, païens.</p><p>Lors de ces contacts, de nombreux Arabes se convertissent à l’idée d’un dieu unique, fascinés aussi bien par la puissance et la richesse des représentants de ces royaumes que par la rigueur et l’unité de leur dieu. Mahomet fut-il l’un de ces convertis, parmi bien d’autres ? Par qui aurait-il été converti ? Et à quel type de monothéisme ? La question n’est pas tranchée et n’est pas près de l’être. Mais beaucoup d’historiens penchent aujourd’hui en faveur d’un des groupes judéo-chrétiens présents dans la région. (voir encadré : « Les nouveaux historiens de l’islam »). En effet, le judaïsme ou le christianisme alors présents en Orient ne sont pas homogènes. Ni les communautés juives, ni les chrétiens des premiers siècles ne se soumettent à un dogme unique (et donc à l’autorité de Rome ou Byzance). Chacune des communautés chrétiennes qui s’est formée autour de la Méditerranée – Égypte, Grèce, Turquie, Syrie –, correspondant aujourd’hui à ce que l’on nomme les « chrétiens d’Orient <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#5">(5)</a> », a longtemps gardé son autonomie doctrinale et organisationnelle. Même au temps de Mahomet, 600 ans après la mort de Jésus, les chrétiens débattent encore du statut du Christ. En Égypte, on trouve des communautés chrétiennes byzantines et des « arianistes », pour qui Jésus est fils de Dieu mais distinct de son père <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#6">(6)</a> ; les nestoriens (très présents en Turquie) professent une autre doctrine selon laquelle coexistent en Jésus deux natures : l’une divine, l’autre humaine. Il existe encore une doctrine dite « monophysiste » qui postule que la nature humaine de Jésus a été entièrement « absorbée » dans la divinité : il n’aurait donc rien d’humain. D’autres variantes existent, marcionisme, sabéisme, etc. Les divergences doctrinales cachent aussi des conflits communautaires et des enjeux de pouvoir. Pour une Église locale, se rallier à une doctrine officielle imposée par l’Empire revient à se soumettre et perdre son autonomie. Parmi les différentes variantes chrétiennes, il en est certaines qui tiennent une place particulière dans l’histoire des origines de l’islam, celle des groupes « judéo-chrétiens » qui sont à la fois juifs et chrétiens.</p>
<p>Mahomet et l’hypothèse judéo-chrétienne</p>
<p>Ces religieux restent juifs (ils pratiquent la circoncision, ne mangent pas de porc, observent le shabbat, etc.), mais reconnaissent Jésus comme un nouveau prophète. Toutefois, à la différence des autres chrétiens, ils refusent de le considérer comme « fils de Dieu » et donc de nature divine. Or, cette doctrine d’un Jésus prophète (et non Dieu) est très proche de celle qui se trouve exprimée dans le Coran : Jésus s’y trouve cité à maintes reprises, mais toujours comme « fils de Marie » pour souligner son ascendance humaine, et non divine. Cette convergence entre groupes a conduit des historiens <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#7">(7)</a> à considérer que Mahomet a été en contact avec des judéo-chrétiens. Parmi les nombreux historiens appuyant cette thèse (voir encadré), Edouard-Marie Gallez pense que ces judéo-chrétiens sont des « Nazaréens » (qui sont cités par certains pères de l’Église comme des hérétiques). E.-M. Gallez suggère que c’est vraisemblablement Waraqa, le cousin de la première femme du prophète, qui aurait converti Mahomet au judéo-christianisme nazaréen. Waraqa est explicitement cité dans la tradition musulmane <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#8">(8)</a> comme un moine chrétien, mais avec qui Mahomet entretenait d’excellentes relations. Pour Dominique Bernard, autre spécialiste des premières communautés chrétiennes, ce sont les « Ébionites » (un autre groupe judéo-chrétien qui aurait été en contact avec Mahomet et ses premiers compagnons). De nombreux passages de leur credo correspondent en tout point à certains passages du Coran <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#9">(9)</a>.</p><p>Tous les historiens ne partagent pas cette thèse. Mais beaucoup admettent la possibilité de « l’hypothèse judéo-chrétienne », compte tenu de la présence massive du christianisme et du judaïsme en Arabie.</p><p>Mahomet ne serait donc pas le fondateur d’une religion nouvelle issue d’une révélation, mais un converti au monothéisme judéo-chrétien, peut-être un peu plus intransigeant que d’autres. Son but : imposer à ses semblables le respect d’une loi (celle du Dieu unique) que les païens ignorent et que les autres monothéistes comme lui ne pratiquent pas avec assez de zèle.</p><p>Outre la présence importante des juifs et des chrétiens dans l’entourage du Prophète et les correspondances entre les prédications musulmanes et judéo-chrétiennes, d’autres arguments sont avancés pour soutenir cette thèse. Les mots même « Coran », « sourates », « verset », ne sont pas arabes mais d’origine syriaque, araméenne et hébraïque (langues pratiquées par les chrétiens et juifs de la région). Dans le Coran, ni les juifs, ni les chrétiens ne sont désignés d’un seul bloc <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#10">(10)</a>. Les juifs bannis de Médine le sont pour trahison et non pour raisons doctrinales. Les chrétiens apparaissent sous le nom de « Nazaréens », ou « d’associationnistes <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#11">(11)</a> ». Dans le Coran apparaissent aussi les mystérieux « hanifs », mot qui désigne les « monothéistes » qui partagent les mêmes convictions que Mahomet mais ne sont pas à proprement parler musulmans : tout simplement parce que l’islam comme religion n’existe pas encore !</p>
<p>Écrire la loi de Dieu</p>
<p>Selon l’historien américain Fred Donner, Mahomet et ses compagnons ne se considèrent pas comme des musulmans mais comme des Croyants (« believers  <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#12">(12)</a> »). C’est aux siècles suivants que l’islam se serait imposé comme une religion distincte des autres monothéismes. Mais alors, comment ?</p><p>Pour répondre à cette question, il faut d’abord comprendre que l’islam n’est pas contenu dans le Coran. En effet, le Coran reste vague ou allusif concernant la pratique religieuse : ni la liturgie (Comment faire ses prières ? Combien de fois par jour ?), ni la législation musulmane (droit pénal, droit de la famille, droit commercial), ni la théologie, ni la morale commune ne font l’objet de descriptions précises dans le Coran. Par ailleurs, le texte peut paraître contradictoire : A-t-on le droit de boire du vin ? Un verset l’interdit, un autre indique qu’il faut s’abstenir de venir à la prière si on est ivre. L’adultère ? Il est sévèrement condamné, mais dans un verset, il est puni de mort, dans un autre verset, il est puni de coup de fouets ; le Coran ne dit pas si le fait d’avoir une concubine (le prophète en avait plusieurs) relève de l’adultère… Le port du voile ? Il est évoqué de façon allusive et ne porte que sur les femmes du prophète qui doivent se retirer derrière un voile (un rideau ?) quand leur compagnon entre chez lui. La polygamie ? Le Coran précise qu’il faut avoir au maximum quatre épouses, mais seulement si on a les moyens de les entretenir. Le prophète lui-même en a eu onze ou treize selon les sources (dont une femme juive et une autre chrétienne).</p>
<p>Batailles entre héritiers</p>
<p>Comment construire un édifice théologique, juridique, moral, liturgique, à partir de prescriptions aussi lacunaires ? En forgeant des réponses nouvelles. Cette édification va faire l’objet de violentes luttes intestines. Dès les premières décennies, on assiste à de sévères batailles entre héritiers (qui ne se disputent pas seulement un héritage spirituel, mais la gestion d’un empire en formation). Pour les descendants d’Ali (compagnon de Mahomet et quatrième calife), la seule parole légitime est celle des « imams », descendants directs de la famille du prophète, qui ont un statut de « sainteté ». D’autres pensent qu’en matière de droit ou de théologie, il faut sortir d’une lecture littérale du Coran, faire appel à sa raison et rechercher l’esprit du texte plutôt que la lettre <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#13">(13)</a>. Pour d’autres encore, la seule source de légitimité doit se trouver dans la « tradition » (sunna). Quand le Coran n’apporte pas de réponse, il faut prendre pour modèle ce qu’a dit et fait le prophète Mahomet, même en dehors de sa révélation. Comment s’est-il comporté par exemple face aux esclaves ? Et face aux juifs ou aux chrétiens ? Et par rapport aux femmes ? Combien de fois priait-il par jour ? C’est ainsi que les paroles (hadits) et la vie (sira) du prophète ont donné lieu à toute une science : la science du hadith. Elle vise à retrouver les paroles authentiques du prophète à travers les dizaines de milliers de hadits qui circulaient dans l’empire. Quelques décennies après sa mort, certains rapportent de « source sûre », qu’untel a entendu dire qu’untel a vu le prophète dire du haut de sa chaire « on ne jugera les actions que sur les intentions », etc. Mais comment être sûr que ces paroles ont bien été prononcées ?</p>
<p>La sacralisation d’un homme</p>
<p>De grands recueils de hadiths vont être constitués, mais plus de deux siècles après la mort du prophète.Pour garantir l’authenticité de tel ou tel hadith , des savants comme al-Bukhari consacrent leur vie à étudier la « traçabilité » des propos attribués à Mahomet. Et pour sacraliser les paroles, il faut encore considérer Mahomet non comme un homme ordinaire, mais comme un homme parfait qui a en tout point suivi la voie de Dieu. Une biographie (la sira) – une hagiographie en fait – est donc composée, comportant quelques moments miraculeux comme cette opération à cœur ouvert faite par deux anges alors qu’il était enfant, pour « purifier son cœur » ou comme l’épisode du « voyage nocturne » (isar et mijrad) ou l’ange Gabriel lui aurait permis de visiter les cieux et les enfers.</p><p>L’islam se serait ainsi construit progressivement avec sa théologie, sa liturgie, sa juridiction, sa morale commune en s’appuyant sur une tradition (sunna) construite tardivement en fonction des besoins. En fait, il faudrait dire « les islams » car cette construction progressive ne s’est pas faite dans la concorde mais au contraire dans de furieux combats (fitna) entre factions rivales.</p>
<p>Récréation et autonomisation</p>
<p>Les califes qui ont succédé à Mahomet ont dû à la fois mener des guerres de conquête, créer un État pour construire un droit, une administration (des populations soumises) et asseoir leur légitimité, le tout dans le cadre de batailles entre candidats à la direction de la communauté des croyants (Umma). Le climat est sanglant. Rappelons que sur les quatre successeurs de Mahomet, trois sont morts assassinés (et certaines sources anciennes soupçonnent qu’il a lui-même été empoisonné <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#14">(14)</a>). La famille d’Ali a été massacrée, les tribus arabes qui ont fait défection ont été sévèrement réprimées (ce sont « les guerres d’apostasie »), la mise en place de la première dynastie ommeyade est le fait d’un coup d’État ; quant à la dynastie abbasside qui lui succède, elle s’est mise en place à la suite d’une guerre civile lors de laquelle toute l’élite omeyyades a été décimée.</p><p>Pour Mohammad Ali Amir-Moezzi, qui a dirigé le Dictionnaire du Coran, on ne peut pas comprendre la naissance de l’islam en séparant l’étude textuelle du Coran de ce contexte historique. On imagine mal des gens qui se déchirent dans la journée et se réunissent le soir pour discuter posément de l’authenticité des paroles du prophète.</p><p>Les nouveaux historiens de l’islam sont donc en train de bouleverser la lecture traditionnelle des origines de l’islam. À la vulgate qui fait de la révélation reçue par Mahomet la seule force motrice de l’histoire, impulsant dans son sillage une religion, un empire et une civilisation, ils substituent une autre thèse : Mahomet aurait été un homme de son temps, converti comme d’autres à une religion monothéiste alors en plein essor dans la région ; il a pris la direction de tribus arabes, servi par des circonstances historiques favorables. Ce n’est que plus tard, au fil des victoires et des pouvoirs acquis que l’islam s’est détaché du monothéisme judéo-chrétien et s’est affirmé comme une religion autonome. Cette autonomisation s’est accompagnée de l’écriture de sa propre histoire. Cette lecture est certes éloignée du récit traditionnel. Mais elle correspond mieux, comme écrit l’historien américain Robert Hoyland « aux normes habituelles du comportement humain <a class="lexique" href="https://www.scienceshumaines.com/l-origine-de-l-islam-nouveaux-regards_fr_41132.html#15">(15)</a> ».</p>
<p>Les nouveaux historiens de l’islam</p>
<p>Depuis le début des années 2000, un nouveau paradigme s’est imposé dans les études des origines de l’islam. La plupart des historiens partagent deux idées clés.</p><p>D’une part, l’islam serait né dans le cadre d’une diffusion du judéo-christianisme en Arabie.</p><p>D’autre part, l’islam comme religion séparée a été instauré par les califes après la mort de Mahomet, dans le cadre de la mise en place d’un empire conquérant et d’un pouvoir califal théocratique.</p><p>La naissance de cette religion a donné lieu à des conflits internes d’héritages très violents. Cette thèse est aujourd’hui défendue par des auteurs divers : Alfred-Louis de Prémare (qui fut enseignant à l’Université d’Aix-Marseille), Les Fondations de l’islam. Entre écriture et histoire, Paris, Le Seuil, 2002 ; Françoise Micheau (professeure émérite, Paris 1), Les débuts de l’Islam. Jalons pour une nouvelle histoire, Téraèdre, 2012, Suleiman Mourad (Smith College, USA), La Mosaïque de l’islam, Fayard, 2016, Mohammad Ali Amir-Moezzi (EPHE), Le Coran silencieux et le Coran parlant, éd. CNRS 2011, Jacqueline Chabbi (Université Paris 8), Le Coran décrypté, Fayard, 2008 ; Fred Donner (Université de Chicago, USA), Muhammad and the Believers, 2010 ; Tilman Nagel (Professeur émérite, Göttingen, Allemagne), Mahomet : histoire d’un Arabe, invention d’un prophète, Ed. Labor et Fides, 2012.</p>
<p>Qu’est-ce que le Coran ?</p>
<p>Le Coran se présente comme un texte dicté par Dieu à Mahomet. Il se divise en 114 sourates (ou chapitres), elles-mêmes découpées en versets. Le Coran contient un message essentiel : Allah est le dieu unique auquel il faut se rallier ; ceux qui refusent seront châtiés, les fidèles seront récompensés au jour du jugement dernier. Le texte comprend de nombreuses histoires de prophète : Adam, Noé, Moïse jusqu’à Jésus considéré comme un prophète (mais pas fils de Dieu). Des sourates évoquent des événements ayant eu lieu au temps du prophète à La Mecque ou à Médine. Quelques principes juridiques sont énoncés (sur l’adultère, le vol, l’héritage), mais parfois avec des ambiguïtés ou des contradictions.</p>
<p>Quand a-t-il été écrit ?</p>
<p>Selon la tradition, le Coran a été dicté oralement à Mahomet, qui l’aurait transmis à ses compagnons. La mise par écrit daterait du troisième calife Utham, qui aurait fixé le canon coranique vers 650, pour éviter les dérives et rester fidèle à la révélation.</p><p>Les historiens actuels optent, pour la plupart, pour une rédaction progressive et une canonisation plus tardive. Certains suspectent qu’auraient circulé plusieurs versions, mais personne n’en a trouvé trace. Seul le manuscrit de Sana a été retrouvé en 1972, et fait actuellement l’objet d’une traduction complète.</p><p>Les historiens Fred Donner ou François Desroches considèrent que le Coran fut fixé vers la fin du 7e siècle. Le califat d’Abd al-Malik (5e calife de la dynastie omeyyade) aurait constitué un moment déterminant de cette canonisation. La doctrine du Coran « éternel et incréé » est plus tardive. Elle daterait de deux siècles environ après la mort du Prophète, dans le cadre de l’opposition au courant rationaliste mutaziliste.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 29 May 2021 06:08:20 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Pour la gauche woke, un pouce levé d’Éric Zemmour vaut condamnation morale]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Hier a vu naître une énième polémique navrante, dont les réseaux sociaux se sont fait une spécialité. Invité dans l’émission de Paris Première, “Zemmour et Naulleau”, le journaliste de Marianne Hadrien Mathoux (<a href="https://frontpopulaire.fr/o/Content/co260236/on-peut-interroger-l-indulgence-troublante-de-melenchon-envers-l-islamisme">que nous avons déjà eu le plaisir d’interroger</a>) est devenu la cible du soir d’une partie de la France Insoumise. Qu’avait-il donc bien pu faire, bien pu dire pour mériter une telle déferlante d’attaques ? Rien du tout. S’il a été attaqué, c’est à cause d’Éric Zemmour. Car Hadrien Mathoux a eu comme seul tort de voir le polémiste adhérer à ses propos, en levant le pouce.</p><p>Voilà qui était suffisant pour cette gauche (militants LFI en tête) qui ne sait plus penser, et ne vit que par l’image et les séquences tronquées. Lors de cette courte vidéo d’environ 2 minutes, Hadrien Mathoux a déclaré que : “La gauche n’est plus le parti de la sécurité économique et sociale, mais c’est le parti de l’insécurité culturelle et identitaire”. C’est à la fin de cette déclaration que l’éditorialiste du Figaro a levé le pouce.</p><p>Un plaidoyer pour une gauche économique et sociale</p><p>Probablement que certains à gauche se sont vus un peu trop concernés par ce triste constat. C’est notamment le cas de David Guiraud, porte-parole Jeunesse de la France Insoumise qui a twitté : “Normalement quand tu es de gauche c’est censé faire tilt pendant que tu parles cette image. Mais non la le (sic) journaliste de Marianne continue tranquille sans se demander s’il n’y a pas comme un — léger — souci”. Imaginez, Hadrien Mathoux n’a pas osé s’arrêter en plein raisonnement parce que Zemmour appréciait le constat fait. Un tweet sectaire, approuvé entre autres par le YouTubeur débauché par MediapartUsul et, plus surprenant (quoique), le journaliste et présentateur d’Arrêt sur images Daniel Schneidermann.</p><p>Mais ont-ils seulement écouté la suite de la séquence ? Si tel était le cas, ils auraient entendu Hadrien Mathoux recentrer son propos sur “la première partie” qui “est importante, attention, on l’oublie trop souvent”. À savoir donc, un plaidoyer pour une gauche économique et sociale avant tout, une gauche qui retrouverait ses racines. Mais comment peut-on s’affirmer de gauche et désapprouver ce propos ? Quand bien même Éric Zemmour approuverait le constat ? À quel degré de malhonnêteté intellectuelle faut-il être pour aboutir à ce résultat ?</p><p>Un propos argumenté et concis, résumé à un pouce levé d’Éric Zemmour</p><p>C’est là l’un des drames de l’époque : on traque le dérapage, on isole la petite phrase, la petite image pour ensuite dénoncer, balancer, et alimenter l’infernale machine à buzz. Le propos, argumenté et concis, d’Hadrien Mathoux se retrouve résumé à un pouce levé d’Éric Zemmour. Cette partie de la France Insoumise est incapable de se défendre sur le fond, de défendre son virage sociétal. David Guiraud et ses supporters n’ont sans doute pas apprécié ce constat du journaliste : “Il y a un décalage de la gauche sur ce que pense une majorité de Français sur l’immigration, l’islamisme et l’insécurité.”</p><p>Quelque part, la suite était écrite. L’auteur de l’ouvrage “Mélenchon : la chute — Comment la France Insoumise s’est effondrée” est devenu un ennemi de la gauche insoumise. À la fin de la séquence, il avait d’ailleurs complété cette dernière citation ainsi : “Vous avez une partie (de la gauche) qui va accuser ceux qui en parlent de fascisme”. Bien évidemment, l’histoire lui a vite donné raison, l’adhésion de Zemmour étant devenu un synonyme de fascisme pour cette gauche devenue incapable de penser autrement que par raccourcis.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Fri, 28 May 2021 16:14:01 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/614/le-haut-de-gamme-porte-l%E2%80%99horlogerie-a-bout-de-bras</link>
	<title><![CDATA[Le haut de gamme porte l’horlogerie à bout de bras]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Comme attendu, le mois d’avril s’est révélé explosif pour les exportations horlogères suisses. Après un déclin de 81,3% l’an dernier provoqué par les mesures de confinement strictes au niveau planétaire, elles affichent un rebond de 446,1% sur un an. Un chiffre jugé non pertinent par la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH), qui préfère une comparaison sur deux ans. Par rapport à avril 2019, <a href="https://www.letemps.ch/economie/tassement-exportations-horlogeres-suisses-avril" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/tassement-exportations-horlogeres-suisses-avril">qui montrait des signes de tassement</a>, la hausse se monte à 2%, à 1,8 milliard de francs.</p><p>«Les exportations ont atteint un niveau élevé le mois dernier, ce qui confirme le retour à la normale amorcé en mars (1,9 milliard). Les prochains mois seront déterminants pour confirmer cette tendance. Jusqu’ici, le niveau cumulé depuis le début de l’année (-0,4%) est identique à celui affiché il y a deux ans», précise le communiqué publié jeudi.</p><p>Lire aussi notre analyse «<a href="https://www.letemps.ch/economie/horlogerie-gare-lexces-doptimisme" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/horlogerie-gare-lexces-doptimisme">Horlogerie: gare à l’excès d’optimisme</a>»</p>
<p>Un quart des volumes perdus</p>
<p>Si les nouvelles sont positives du point de vue de la valeur globale, les statistiques détaillées traduisent une forte polarisation du marché. Seules les montres à plus de 3000 francs – prix export – affichent une croissance, de 4,1% en volume et de 10,1% en valeur. Avec 12% des volumes totaux, elles ont généré les trois quarts de la valeur de l’horlogerie suisse.</p><p>Tous les segments de prix inférieurs dégringolent. «Le nombre de garde-temps exportés s’est situé très en dessous du niveau affiché deux ans auparavant (-25,8%), en raison principalement de la baisse des produits en acier (-24%) et de ceux de la catégorie «autres matières» (-43,4%)», dans laquelle figurent notamment les montres en plastique.</p><p>Lire aussi: <a href="https://www.letemps.ch/economie/exportations-horlogeres-retrouvent-croissance" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/exportations-horlogeres-retrouvent-croissance">Les exportations horlogères retrouvent la croissance</a></p><p>Par rapport à avril 2019, ce sont ainsi 408 000 montres de moins qui ont été envoyées vers l’étranger. Le recul est de 34,4% en Europe, de 28,1% en Asie, tandis que les Amériques croissent de 1%. Depuis le début de l’année, la chute des volumes totaux s’élève à 31,5%.</p><p>Contacté, le président de la FH, Jean-Daniel Pasche, ne s’émeut pas de cette baisse qui témoigne des difficultés que rencontrent encore l’entrée et le milieu de gamme: «Ce n’est pas un phénomène nouveau et cela ne constitue pas vraiment une surprise. Nous sommes heureux de voir que l’évolution globale est positive et qu’elle répond à nos attentes».</p><p>En valeur, les Etats-Unis (+14,6%) reprennent la tête des principaux marchés d’exportation devant la Chine (+75%). La contraction reste marquée à Hongkong (-24,8%) et au Japon (-11,7%), tandis que l’Europe se situe toujours «en retrait» (-5,1%).</p>
<p>Chute des exportations globales</p>
<p>Tous secteurs confondus, les exportations suisses ont stagné à 20 milliards de francs en avril, indique jeudi l’Administration fédérale des douanes, qui se base sur des comparaisons mensuelles. Elles avaient bondi de 5,9% le mois précédent. Les plus fortes baisses sont enregistrées par les produits chimiques et pharmaceutiques (-151 millions) ainsi que la bijouterie et la joaillerie (-229 millions).</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/613/pompe-a-chaleur-solaire-thermique-solaropac-technique-innovation</guid>
	<pubDate>Thu, 27 May 2021 20:38:45 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/613/pompe-a-chaleur-solaire-thermique-solaropac-technique-innovation</link>
	<title><![CDATA[Pompe à chaleur + solaire thermique = SolaroPAC Technique-Innovation]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les pompes à chaleur dont la source froide est constituée de capteurs solaires thermiques basse température sont développées par plusieurs industriels français et atteignent des rendements élevés.</p><p>Il existe plusieurs technologies pour associer pompes à chaleur et énergie solaire. La première, très classique, est la Pac en relève de capteurs solaires thermiques. C’est notamment la technologie déployée dans le cadre des Chauffe-Eau Solaires Individuels (CESI), lorsqu’ils sont constitués d’une Pac et de capteurs thermiques.</p><p>La seconde possibilité consiste à alimenter la pompe à chaleur par des panneaux solaires photovoltaïques en autoconsommation. La troisième technologie utilise des capteurs solaires thermiques basse température comme évaporateur des pompes à chaleur. La quatrième solution associe capteurs thermiques comme évaporateurs et capteurs photovoltaïques en autoconsommation pour alimenter la Pac.</p><p>La seconde et la quatrième possibilité sont notamment explorées par le programme européen <a rel="nofollow" target="_blank" href="https://www.sunhorizon-project.eu/">SunHorizon</a>. Nous en avons <a class="lienbatirama" href="https://www.batirama.com/article/34529-pompes-a-chaleur-et-solaire-comment-associer-efficacement-ces-deux-technologies.html">déjà parlé</a>. Evaluées dans SunHorizon, l’association de Pac air/eau ou de chauffe-eau thermodynamiques air/eau de BDR-Thermea avec des capteurs hybrides (thermiques + photovoltaïques) du français DualSun donne d’excellents résultats. De nouveaux éléments alimenteront un prochain article sur ce thème.</p><p>Dans cet article, voici une présentation de la troisième technologie. Baptisée SolaroPAC, elle utilise des capteurs solaires basse température en guise d’évaporateurs.</p>
<p>SolaroPAC : une technologie déjà éprouvée</p>
<p>L’emploi de capteurs solaires basse température en guise d’évaporateurs de pompes à chaleur est déjà ancienne. Deux marques françaises, Giordano Industries et Heliopac, ont développé cette solution depuis plus de 20 ans. Pour Giordano Industries, il s’agit de son offre S<a rel="nofollow" target="_blank" href="https://giordano.fr/chauffe-eau-solaire-collectif-solarpump/">olar Pump</a>.</p><p>Tandis qu’Heliopac dispose de plusieurs solutions : <a rel="nofollow" target="_blank" href="https://www.heliopac.fr/nos-solutions/heliopacsystem/">heliopacsystem</a> à base de capteurs thermiques basse température, <a rel="nofollow" target="_blank" href="https://www.heliopac.fr/nos-solutions/heliopacsystem-plus/">heliopacsystem+</a> qui exploite les panneaux hybrides DualSun et utilise à la fois leur chaleur et leur production d’électricité PV en autoconsommation.</p><p><a rel="nofollow" target="_blank" href="https://www.enerplan.asso.fr/">ENERPLAN</a>, le syndicat des professionnels de l’énergie solaire, a lancé un groupe de travail dans le but de faire reconnaître les SolaroPAC par le Fonds Solaire, géré par l’Ademe, et de les rendre accessible à des financements par les CEE. Enerplan travaille également a inclure la solution SolaroPAC directement dans le moteur de calcul RE2020.</p>
<p>Solar Pump + Polytub 4N chez Giordono Industries</p>
<p>Giordano Industries a donc développé la Solar Pump une pompe à chaleur eau glycolée / eau, capable de produire de l’ECS en grandes quantités et de l’eau pour le chauffage. Associées à des capteurs solaires Polytub 4N, également développés par Giordano Industries, le système est capable de produire de la chaleur à 65°C dans toutes les zones géographiques, jusqu’à une température extérieure de -10°C. Les Solar Pump peuvent donc produire de l’ECS toute l’année, sans appoint électrique par effet Joule, dans la plupart des régions.</p><p>Ces machines sont également utilisables en version 4 tubes pour produire de l’eau glacée utilisable en rafraîchissement. Pour l’instant, les Pac Solar Pump fonctionnent au R404A. Une nouvelle machine sera commercialisée dès 2022 et utilisera le propane R290 (GWP = 3), un fluide naturel, non-soumis à la réglementation européenne F-Gas.</p><p>Toutes les machines sont dès à présent connectées, soit à la GTB du bâtiment par une prise RJ45, soit par une liaison sans fil de type Sigfox ou Lora. Giordano Industries monitore à distance les paramètres de fonctionnement de ses machines et et relaye les éventuels dysfonctionnements vers le Maître d'Ouvrage ou l'entreprise de maintenance.</p><p>Le capteur solaire Polytub® 4N est un panneau en Polypropylène, constitué de faisceaux de tubes disposés en 4 couches et soudés aux extrémités sur des tubes collecteurs. Chaque couche constitue une nappe. Cette conception en couches divise par deux l’espace occupé au sol ou en toiture, par rapport à un capteur thermique classique.</p><p></p><p>Le capteur Polytub 4N capte l’énergie du soleil, du vent, de la pluie et de l’air ambiant et réchauffe une boucle d’eau glycolée (propylène glycol). Ce circuit de tubes constitue l’évaporateur de la pac. Les capteurs bénéficient du certificat SOLAR KEYMARK n° PSK-012 / 2016. ©Giordano Industries</p><p>Le capteur Polytub 4N mesure 3,10 x 1,30 m et offre une surface d’absorbeur de 3,60 m² environ, pour un poids à vide de 9 kg/panneau et de 26 kg/panneau en charge. Chaque panneau contient 17,10 l d’eau glycolée et fonctionne sous une pression de 4 bar au maximum.</p><p></p><p>L’association de la Solar Pump® avec le capteur Polytub® 4N bénéficie d’un TITRE V RT 2012 par arrêté du 26 Juin 2015. Le système Solar Pump® est intégré dans les principaux logiciels de calcul règlementaire, qui permettent de dimensionner la surface de capteurs adaptée à tous les besoins en eau chaude des bâtiments collectifs, de 2000 à 20.000 litres / j à 60°C. ©Giordano Industries</p><p></p><p>Les Solar Pump sont disponibles en 10, 15 et 23 kW pour l’Europe et en 10, 14, 17, 19 et 27 kW pour les climats chauds hors d’Europe. Pour une énorme production d’ECS quotidienne de 12 000 l, Giordano Industries propose 2 Solar Pump de 23 kW, associées à 32 panneaux Polytub 4N. ©Giordano Industries</p>
<p>L’architecture modulaire des systèmes Heliopac</p>
<p>Heliopac, pour sa part, propose deux solutions.</p><p></p><p>heliopacsystème, l’offre de base, est constituée de modules de pompes à chaleur eau/eau, couplées à des capteurs souples en élastomère (EPDM) en guise d’évaporateurs. Cet échangeur récupère la chaleur du soleil. Mais la nuit et durant les jours couverts, il récupère aussi la chaleur de la pluie et de l‘air extérieur. ©Heliopac</p><p>Les capteurs sont garantis 10 ans et sont donnés pour une durée de vie de 30 ans. Chaque capteur est fabriqué sur mesures pour répondre aux contraintes d’implantation des divers chantiers. Il est testé en pression avant le départ usine. Pour faciliter la manutention, cette « moquette solaire » est livrée sur site sous forme de bobines de 35 kg maxi. Elles sont ensuite déroulées et assemblées entre elles sur chantier.</p><p>La pompe à chaleur eau glycolée/eau Solerpac® est modulaire et utilise un savant cocktail de R32 et de HFO. L’augmentation de puissance est obtenue par raccordement en série de plusieurs modules. Deux puissances de modules sont disponibles : 8 et 12 kW. La compacité et le relativement faible poids de la pac – 108 kg tout de même - facilitent son implantation en local technique.</p><p>Les pac Solerpac d’Heliopac atteignent une température de sortie d’eau de 65°C au condenseur et acceptent une température d’entrée à l’évaporateur comprise entre -5 et +55°C. Les capteurs en EPDM supportent une température de stagnation de 55°C en été. Heliopac fournit aussi la solution de régulation et de connexion de ses systèmes et propose un service de suivi des installations à distance.</p><p></p><p>Heliopacsystem a été installé sur le «Novela », un immeuble neuf (RT2005) de 54 logements à Marseille : 2 pac de 12 kW au R134a, 100 m² de capteurs, un stockage de 6000 litres et un appoint par résistance électrique. En année moyenne, l’appoint électrique par effet Joule représente 0,1% de l’énergie consommée pour la production d’ECS. ©Heliopac</p>
<p>heliopacsystem+ : pompe à chaleur et capteurs solaires hybrides</p>
<p></p><p>Egalement destinée à la production d’Eau Chaude Sanitaire, la seconde solution, heliopacsystem+ repose sur les mêmes pac Solerpac d’Heliopac, alimentées cette fois-ci par des capteurs solaires hybrides Spring de DualSun. Cette solution permet d’atteindre un taux de couverture de la production d’ECS de 90%. La température de stagnation maximale est de 75°C dans les capteurs. ©Heliopac</p><p></p><p>A Toulouse, dans les Jardins du Parc, un immeuble neuf de 31 logements, la solution heliopacsystem+ était composée d’un module Solerpac de 12 kW, d’un stockage de 4000 l, de 36 modules Spring (60 m²) et d’un appoint électrique. En année moyenne, Seulement 14% de l’énergie consommée vient du réseau. Tandis que la partie photovoltaïque des panneaux hybride fournit le reste de l’électricité nécessaire au fonctionnement des pac : 86% de l’énergie consommée annuellement pour la production d’ECS collective est gratuite.</p><p>Cette installation rejette seulement 0,4 t CO2eq/an, attribuable en totalité à l’électricité acheté au réseau. Il faudra attendre les premières simulations RE2020 pour évaluer l’intérêt de ces solutions SolaroPAC du point de vue de leur empreinte carbone.</p><p><br />Source : batirama.com / Pascal Poggi</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Wed, 26 May 2021 15:07:16 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L&#039;énergie photovoltaïque fait sa révolution avec des panneaux souples et autocollants]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="delta py0p5">Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur le photovoltaïque. Heliatek, une start-up allemande révolutionne le secteur et l'ouvre à tous car ces panneaux photovoltaïques d'un nouveau genre peuvent se poser partout, plus exactement se coller sur toutes sortes de matériaux : métal, béton, membrane, verre, bitume et autres supports. Une initiative technologique repérée par l'ONG Energy Observer Solutions.</p><p>Cela vous intéressera aussi</p><p class="mt1"> [EN VIDÉO] Quels sont les principaux obstacles au développement de l'énergie photovoltaïque ?  Quelque 8.000 fois la consommation énergétique mondiale. C’est la quantité d’énergie que la Terre reçoit du Soleil. Pourtant, les technologies solaires photovoltaïques peinent à s’imposer dans le paysage énergétique. Marion Perrin, docteur en électrochimie, nous explique, en vidéo, quels sont les principaux obstacles au développement massif de cette énergie renouvelable. </p><p class="zeta py0p5">Et si les arrêts de bus, les <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/maison/definitions/maison-toit-10941/" class="tooltip-link" data-color="dark-yellow" data-title="Toit" data-number="" data-copy="Le toit est une surface qui recouvre la partie supérieure d'un bâtiment ou d'une habitation pour assurer une protection de l'intérieur de l'édifice contre les intempéries, en particulier la pluie.&lt;br /&gt;Les différents types de toits&lt;br /&gt;Il existe un nombre important de toits différents, dont les formes..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/7/6/8/768339152c_50037634_aftnn-rooftops-of-prague-02.jpg" data-url="/maison/definitions/maison-toit-10941/" data-more="Lire la suite">toits</a> des écoles, les bâtiments pouvaient produire de l'<a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/energie-energie-15884/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Énergie" data-number="" data-copy="Les physiciens emploient le terme d'énergie pour désigner une capacité à modifier un état ou à produire un travail entraînant un mouvement ou générant un rayonnement électromagnétique – de la lumière, par exemple – ou de la chaleur. Le mot vient d’ailleurs du grec et signifie «&amp;nbsp;force en..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/c/5/a/c5afae0dcb_92507_energie.jpg" data-url="/sciences/definitions/energie-energie-15884/" data-more="Lire la suite">énergie</a> ? Imaginez que toutes les surfaces exposées au <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-soleil-3727/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Soleil" data-number="" data-copy="Etoile centrale du système solaire. &lt;br /&gt;Le Soleil est l'étoile la plus proche de la Terre, dont elle est distante d'environ 150 millions de kilomètres. Le Soleil est situé à 8,5 kparsecs du centre de la Voie lactée. Dans la classification des étoiles, le soleil est une étoile de type G2.&lt;br /&gt;La masse..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/1/d/9/1d9cd1d45f_50034577_eruption.jpg" data-url="/sciences/definitions/univers-soleil-3727/" data-more="Lire la suite">soleil</a> puissent produire de l'électricité.  C'est le rêve réalisé par <a href="https://www.heliatek.com/de/produkte/heliasol/" title="Le site Heliatek" target="_blank">Heliatek</a> avec ses panneaux <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/energie-renouvelable-quest-ce-energie-solaire-photovoltaique-14/" title="Qu'est-ce que l'énergie solaire photovoltaïque ?">photovoltaïques</a>, souples et autocollants, qui peuvent être posés partout et faire entrer la production d'énergie solaire dans une nouvelle dimension. La start-up allemande a mis au point des panneaux solaires souples et autocollants entièrement organiques qui peuvent être installés absolument n'importe où, même aux endroits où les solutions photovoltaïques habituelles ne peuvent pas l'être.</p>
<p>Cette transition énergétique si urgente</p>
<p class="zeta py0p5">Les <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/energie-renouvelable-sont-cinq-types-energies-renouvelables-4134/" title="Quels sont les cinq types d'énergies renouvelables ?">énergies renouvelables</a> ne représentent aujourd'hui que 2 % de la production mondiale d'électricité, tandis que les <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/energie-renouvelable-energie-fossile-6632/" class="tooltip-link" data-color="light-green" data-title="Énergie fossile" data-number="" data-copy="Une énergie fossile est une énergie dont les réserves se sont constituées voilà très longtemps, il y a des millions d’années, par décomposition sédimentaire de matériaux organiques. Des réserves, en d’autres mots, composées principalement de carbone. Et des réserves non renouvelables, car elles..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/b/4/7/b4787786df_134926_energie-fossile-charbon.jpg" data-url="/planete/definitions/energie-renouvelable-energie-fossile-6632/" data-more="Lire la suite">énergies fossiles</a> rejettent toujours plus de <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-gaz-effet-serre-5381/" class="tooltip-link" data-color="light-green" data-title="Gaz à effet de serre" data-number="" data-copy="Les gaz à effet de serre (GES) sont les gaz qui participent à l'effet de serre. L'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère terrestre est à l'origine du réchauffement climatique.&lt;br /&gt; Pour appréhender le réchauffement climatique, il faut comprendre son lien avec le phénomène naturel de..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/b/9/f/b9f0872ae1_50084221_ges2011-poilaumenton-flickr-01.jpg" data-url="/planete/definitions/climatologie-gaz-effet-serre-5381/" data-more="Lire la suite">gaz à effet de serre</a>, accélérant le <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/changement-climatique-rechauffement-climatique-13827/" class="tooltip-link" data-color="light-green" data-title="Réchauffement climatique" data-number="" data-copy="Le réchauffement climatique est une augmentation de la température moyenne à la surface de la Terre.&lt;br /&gt;Causes et conséquences du réchauffement climatique&lt;br /&gt;Selon les experts du Giec, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, un réchauffement global de la planète..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/e/3/b/e3b72826bf_114784_rechauffement-climatique-illustration.jpg" data-url="/planete/definitions/changement-climatique-rechauffement-climatique-13827/" data-more="Lire la suite">réchauffement climatique</a>. Les scientifiques fixent à 2030 <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/rechauffement-climatique-changement-climatique-temps-nous-reste-t-il-avant-point-non-retour-14508/" title="Changement climatique : combien de temps nous reste-t-il avant le point de non-retour ?">le point de non-retour</a>. Heliatek contribue à une <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/developpement-durable-transition-energetique-15371/" class="tooltip-link" data-color="light-green" data-title="Transition énergétique" data-number="" data-copy="Dans les esprits, l’expression «&amp;nbsp;transition énergétique&amp;nbsp;» fait référence au passage d’un système énergétique reposant presque exclusivement sur des sources d’énergie fossile à un système centré sur des énergies renouvelables.La réalité est un peu plus complexe. En effet, le mix..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/b/5/a/b5adf76a1b_82650_transition-energetique.jpg" data-url="/planete/definitions/developpement-durable-transition-energetique-15371/" data-more="Lire la suite">transition énergétique</a> durable en inventant l'avenir du <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/developpement-durable-panneau-photovoltaique-7973/" class="tooltip-link" data-color="light-green" data-title="Panneau photovoltaïque" data-number="" data-copy="Dispositif transformant l’énergie de la lumière en électricité. Il utilise l’effet photoélectrique, par lequel un photon incident (la lumière, donc) peut arracher un électron à un atome.&lt;br /&gt;Description d'un panneau&amp;nbsp;photovoltaïque&lt;br /&gt;Un panneau photovoltaïque est constitué d’une série de cellules..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/8/6/b/86b2fad6e9_50036008_panneausolairephotovoltaique-siliciummonocristallin.jpg" data-url="/planete/definitions/developpement-durable-panneau-photovoltaique-7973/" data-more="Lire la suite">panneau photovoltaïque</a>.</p>
<p>Vers des bâtiments à énergie zéro et une économie neutre en carbone</p>
<p class="zeta py0p5">Les panneaux solaires classiques pèsent jusqu'à 25 kilos et génèrent d'énormes quantités de <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-chaleur-15898/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Chaleur" data-number="" data-copy="Dans le langage courant, le terme de chaleur est employé pour qualifier la sensation que donne un corps chaud.&lt;br /&gt;Les physiciens qualifient&amp;nbsp;la chaleur d'énergie thermique. Dans le système international, elle se mesure donc en joules (J). La chaleur correspond plus précisément à un transfert..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/7/3/5/735709801b_92578_chaleur.jpg" data-url="/sciences/definitions/physique-chaleur-15898/" data-more="Lire la suite">chaleur</a>, ce qui limite le nombre de structures, bâtiments, pouvant les accueillir. La solution d'Heliatek ne dépasse pas quelques grammes et permet de produire jusqu'à 85 <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-watt-370/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Watt" data-number="" data-copy="Unité légale de puissance (symbole: W). Equivalent à 1J/s ou à 1 V.APuissance d'un système dans lequel est transférée uniformément une énergie de 1 joule pendant 1 seconde." data-url="/sciences/definitions/physique-watt-370/" data-more="Lire la définition">watts</a> par mètre carré de surface. Son principe : des nano-molécules de <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-carbone-3873/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Carbone" data-number="" data-copy="Élément indispensable à la vie et en chimie organique, le carbone forme plus de composés que tous les autres éléments chimiques réunis.&lt;br /&gt;Généralités&lt;br /&gt;Symbole : CNuméro atomique : 6Électrons par niveau d’énergie : 2, 4Masse atomique : 12,011 uIsotopes les plus stables : 12C stable avec six..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/2/1/9/2198868bcb_69707_carbone.jpg" data-url="/sciences/definitions/chimie-carbone-3873/" data-more="Lire la suite">carbone</a> déposées sur un film <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-polyethylene-2889/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Polyéthylène" data-number="" data-copy="Le polyéthylène est une des résines thermoplastiques les plus répandues dans le monde. Il possède une excellente résistance aux agents chimiques et aux chocs. &lt;br /&gt;Suivant le procédé de polymérisation, les polyéthylènes peuvent être dits de &quot;basse densité&quot; (PEbd), de &quot;haute densité&quot; (PEhd),..." data-url="/sciences/definitions/chimie-polyethylene-2889/" data-more="Lire la suite">polyéthylène</a>, capables de transformer la <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-lumiere-326/" class="tooltip-link" data-color="purple" data-title="Lumière" data-number="" data-copy="On désigne&amp;nbsp;par le terme de «&amp;nbsp;lumière visible »&amp;nbsp;le spectre du rayonnement électromagnétique perceptible par l’œil humain.&lt;br /&gt;La lumière blanche&lt;br /&gt;Les longueurs d’ondes&amp;nbsp;de la lumière visible&amp;nbsp;s’échelonnent d’environ 380 nm (violet) à 780 nm (rouge).&amp;nbsp;Le spectre visible est..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/b/6/9/b697a0c09f_85912_lumiere.jpg" data-url="/sciences/definitions/physique-lumiere-326/" data-more="Lire la suite">lumière</a> en électricité. Des panneaux qui nécessitent peu d'entretien, résistent aux intempéries et s'installent facilement. Les possibilités d'installation sont sans limites. <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/energie-renouvelable-energies-renouvelables-ont-avenir-radieux-grace-petites-unites-solaires-78013/" title="Les énergies renouvelables ont un avenir radieux grâce aux petites unités solaires">Chaque surface exposée</a> au soleil (abribus, <a data-tooltip="" href="https://www.futura-sciences.com/maison/definitions/maison-mur-10786/" class="tooltip-link" data-color="dark-yellow" data-title="Mur" data-number="" data-copy="Un mur est une structure verticale et solide. Généralement façonné par l'Homme, il est constitué d'un assemblage de matériaux tels que des pierres, des briques, du gyproc ou du plâtras et est destiné à séparer ou délimiter des espaces. &lt;br /&gt;Fonction du mur&lt;br /&gt;Au niveau architectural, un mur peut..." data-image="https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/d/a/6/da67dbed4e_50037481_mur-simple.jpg" data-url="/maison/definitions/maison-mur-10786/" data-more="Lire la suite">murs</a>, bâtiments, véhicules, vêtements, etc.) pourrait devenir source d'énergie.</p><p>[embedded content]</p><p>Intéressé par ce que vous venez de lire ?</p><p>Liens externes</p><p>Définition associée</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Wed, 26 May 2021 14:22:19 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Cette innovation pour les centrales solaires thermodynamiques produira de l&#039;énergie à moindre coût]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Cette innovation pour les centrales solaires tehermodynamiques peut produire de l'énergie à moindre coût</p><p>Aux côtés de l’entreprise espagnole Tekniker et de huit autres organismes européens, la PME française Sirea participe au développement d’un nouveau système de centrale solaire thermodynamique (CSP) dans le cadre du projet européen MOSAIC. L’objectif est de produire de l’électricité à moins de 0,10 €/kWh.</p><p>Connue depuis l’antiquité, comme nous le rappelle la légende des «miroirs ardents» d’Archimède, la technologie du  « solaire thermodynamique » ou « solaire à concentration » (CSP<a href="https://www.revolution-energetique.com/cette-innovation-pour-les-centrales-solaires-thermodynamiques-produira-de-lenergie-a-moindre-cout/#_ftn1">[1]</a>) consiste à disposer une <a href="https://www.revolution-energetique.com/avenir-radieux-pour-le-solaire-a-concentration/">grande quantité de miroirs</a> pour focaliser les rayons solaires vers des tubes dans lesquels circule un fluide caloporteur, généralement de l’huile ou un sel fondu.</p><p>Ce fluide est ainsi chauffé à des températures de l’ordre de 250 à 1 000°C et peut, après avoir échangé sa chaleur avec un fluide secondaire (généralement de la vapeur), produire de l’électricité dans des turbines qui entraînent des alternateurs.</p><p>Publicité</p><p>Ce procédé de production d’énergie est encore relativement peu développé au niveau mondial. Mais des perfectionnements techniques récents permettent d’améliorer la compétitivité de la technologie.</p><p></p>
<p>Un concept innovant</p>
<p>Le projet, baptisé « MOSAIC » auquel participe la PME française <a href="https://www.sireagroup.com/2021/05/17/prototype-mosaic-phase-finale/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=prototype-mosaic-phase-finale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sirea</a> vise à déployer et valider un concept innovant de centrale solaire thermodynamique (CSP) à haut rendement et faibles coûts de mise en œuvre. Doté d’un budget de 5 millions d’euros financé par l’Union Européenne dans le cadre du programme Horizon 2020, le projet est coordonné par l’entreprise espagnole Tekniker. Le consortium vient de terminer la construction du prototype de 300 kWth. L’installation thermique est désormais complète et tous ses composants sont opérationnels.</p><p>Faisant suite aux étapes d’analyse, de conception et d’optimisation, un nouveau système de tracking va être déployé sur l’installation pilote du Centre National des Énergies Renouvelables (CENER) à Sanguesa, en Espagne. Basé sur un système « cinématique parallèle », le tracker pilotera à l’aide de huit câbles, le positionnement du récepteur mobile afin de recueillir le rayonnement solaire concentré au-dessus du champ de miroirs.</p><p>« La mise en service du tracker aura lieu dans les semaines à venir dans le but de tester en conditions réelles le positionnement idéal du récepteur selon le niveau de précision recherché » nous explique David Grand, chargé de communication chez Sirea. Viendront ensuite les phases d’essais du récepteur, de la boucle thermique et du champ solaire. Une fois chaque sous-système validé, des tests fonctionnels seront effectués sur l’ensemble de la centrale à partir de l’été 2021 jusqu’à l’automne.</p><p></p>
<p>Faible coût et rendement élevé</p>
<p>Impliquée dans le projet depuis son lancement en 2016, l’entreprise tarnaise Sirea, spécialisée dans l’énergie et l’automatisme industriel, a été chargée de l’ensemble des études électriques et a également développé le système de contrôle et de commande de la centrale. « Un tiers de nos 35 collaborateurs a travaillé sur ce projet d’envergure et de notoriété internationale » nous précise David Grand.</p><p>L’objectif du projet MOSAIC (MOdular high concentration SolAr Configuration) consiste à déployer et valider un concept de centrale CSP caractérisé par un faible coût de mise en œuvre pour des niveaux d’efficacité élevés par rapport aux technologies actuelles. Il permettra également de réduire le coût de production de l’électricité.</p><p>La centrale se compose d’un concentrateur sphérique fixe, agencé dans une configuration « semi-Fresnel », et d’un récepteur mobile avec un système d’entraînement en boucle fermée. Cette architecture permet de réduire le nombre de pièces mobiles et donc le coût du champ de miroirs, en maintenant des niveaux élevés de concentration des rayons solaires. Ainsi, les températures restent élevées, les rendements du cycle thermodynamique aussi, rendant l’utilisation du système de stockage thermique plus efficace.</p><p><a href="https://www.revolution-energetique.com/cette-innovation-pour-les-centrales-solaires-thermodynamiques-produira-de-lenergie-a-moindre-cout/#_ftnref1">[1]</a> CSP : concentrated solar power. Le terme est aussi utilisé en français</p><p>Publicité</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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