<?xml version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" >
<channel>
	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/all?offset=540</link>
	<atom:link href="https://ememiom.fr/iom/blog/all?offset=540" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/627/%C2%AB-il-n%E2%80%99y-a-pas-de-frontieres-entre-l%E2%80%99islam-et-l%E2%80%99islamisme-%C2%BB-razika-adnani-philosophe-islamologue-entretien-accorde-a-algerie-cultures</guid>
	<pubDate>Sat, 05 Jun 2021 23:03:33 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/627/%C2%AB-il-n%E2%80%99y-a-pas-de-frontieres-entre-l%E2%80%99islam-et-l%E2%80%99islamisme-%C2%BB-razika-adnani-philosophe-islamologue-entretien-accorde-a-algerie-cultures</link>
	<title><![CDATA[« Il n’y a pas de frontières entre l’islam et l’islamisme » (Razika Adnani, philosophe, islamologue). Entretien accordé à Algérie Cultures]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Publié le 4 juillet 2020</p>
<p><a href="https://algeriecultures.com/actualite-culturelle/il-ny-a-pas-de-frontieres-entre-lislam-et-lislamisme-razika-adnani-philosophe-islamologue/?fbclid=IwAR3HQk71scpvwbYzmDfHuMupuLtwfnzsl7BRWAt5FsB7AGoOXiL61PeUh4g" target="_blank"></a></p>
<p><a href="https://algeriecultures.com/actualite-culturelle/il-ny-a-pas-de-frontieres-entre-lislam-et-lislamisme-razika-adnani-philosophe-islamologue/?fbclid=IwAR3HQk71scpvwbYzmDfHuMupuLtwfnzsl7BRWAt5FsB7AGoOXiL61PeUh4g">Entretien accordé à Algérie Culture</a></p><p class="has-primary-background-color has-background">Dans cette entretien très instructif, riche en informations et qui lève le voile sur toutes les questions sensibles liées à l’islam, sa pratique, sa pétrification par les uns et sa manipulation politique par les autres, Razika Adnani, islamologue et philosophe audacieusement engagée pour la réhabilitation de la raison, insiste sur la nécessaire réinvention de l’islam en l’adoptant aux nouvelles connaissances et exigences du monde moderne. Pour elle, la réforme de l’islam ne doit pas reposer seulement sur la réinterprétation du texte coranique ; elle doit surtout interroger les fondements de celui-ci, y compris en abroger les versets qui sont en contradiction avec l’esprit de « justice » et de « liberté » que l’on attribue à l’Islam. Algérie Cultures</p><p class="has-size-sm-font-size">1- La pensée est, dans l’absolu, un exercice de l’esprit.  Quand on parle de « pensée musulmane », qu’est-ce que cela veut dire exactement ?</p><p>La pensée est une faculté psychique de représentation et de réflexion, donc qui produit des idées. Le terme « pensée » est également utilisé pour indiquer l’ensemble des idées que la pensée a produites et la manière d’y procéder. C’est dans ce sens qu’on utilise le terme « pensée » quand on parle par exemple de « la pensée de Descartes ». L’expression pensée musulmane désigne tout ce que la pensée des musulmans a produit lorsqu’elle a pris l’islam comme objet d’étude, de recherche et de réflexion : c’est l’ensemble des idées, des théories, des concepts, des commentaires, du droit, de la théologie et des différentes méthodes élaborées dans le domaine juridique et exégétique ainsi que dans la science du hadith. La pensée musulmane révèle donc comment l’islam a été pensé par ses adeptes.  À elle revient donc la manière de le comprendre et de le pratiquer. Elle est donc une partie intégrante de l’islam. L’islam tel que les musulmans le conçoivent et le pratiquent. </p><p class="has-size-sm-font-size">2- Dans votre livre Islam : Quel problème ? Les défis de la réformes, vous parlez de « la défaite des mutazilites et du blocage de la raison ». Comment se manifestent cette défaite et ce blocage de la raison aujourd’hui ?</p><p>2- Les muatazilites sont les partisans d’une école théologique rationaliste qui a été très active entre les VIIIe et Xe siècles. Ils ont pris part à des discussions très animées sur la question de la pensée comme source de connaissance face à la révélation. Contrairement à leurs adversaires : les littéralistes, les salafistes, les soufis et encore les chiites imamites, les muatazilites ont pris position en faveur de la pensée. Ils ont affirmé que la connaissance était certes révélée, mais qu’elle devait également être construite par l’intelligence humaine. Cependant, pour eux, il ne suffisait pas de penser, il fallait aussi penser d’une manière juste. Ainsi, ils ont aussi pris position en faveur de la raison en tant que règles de rationalité permettant à la pensée d’éviter les erreurs de raisonnement. </p><p>La disparition totale des muatazilites vers la fin du XIIe siècle et la victoire de leurs opposants, pour qui la connaissance est révélée et transmise, signe la défaite de la pensée et de la raison ou de la pensée rationnelle dans la pensée musulmane et dans la pensée des musulmans. La pensée créatrice et rationnelle a été accusée d’être une menace à l’islam, d’y être étrangère étant donné qu’elle était une méthode pour la philosophie importée des Grecs. Une défaite qui s’est propagée très vite aux autres domaines : la philosophie, la science, l’art. </p><p>Cette défaite se manifeste dans les théories, les concepts et les principes dominant la pensée musulmane depuis la fin du XIIe siècle qui ne sont pas en faveur de la pensée et de l’intelligence tels que le littéralisme, la théorie du Coran incréé, le salafisme, le dévoilement et la théorie des saints dans le soufisme. Quant aux principes, deux se sont particulièrement distingués celui qui dit que « la religion est une question de cœur et non de raison » et l’autre qui dit que « toute innovation est un égarement ». </p><p class="has-primary-background-color has-background">La défaite de la pensée créatrice et rationnelle se manifeste aussi par le sentiment de peur de l’intelligence et la façon de s’interdire de réfléchir et de raisonner constatée chez les musulmans dès lors qu’il s’agit de l’islam. Ils briment leur esprit critique de crainte de remettre en question le savoir des anciens ou même de sortir de la religion. </p><p>Cette défaite se manifeste aussi par le sentiment de peur de l’intelligence et la façon de s’interdire de réfléchir et de raisonner constatée chez les musulmans dès lors qu’il s’agit de l’islam. Ils briment leur esprit critique de crainte de remettre en question le savoir des anciens ou même de sortir de la religion. </p><p>Elle se manifeste par les innombrables contradictions caractérisant la pensée musulmane et le discours religieux auxquelles la raison ne réagit pas. Quand vous dites par exemple que vous êtes à la maison et en même temps vous dites que vous êtes au bureau, c’est la raison, cette faculté cognitive de rationalité que nous portons en nous, qui vous signale que dans votre propos il y a une incohérence ou une erreur de raisonnement. Quand elle ne le fait pas, c’est qu’elle est bloquée. </p><p>Parmi les contradictions du discours religieux, la plus grave est celle qui concerne le premier principe fondateur de la religion musulmane, le principe de l’unicité. Ainsi, les musulmans affirment qu’il n’y a qu’un seul Dieu, l’être parfait, qui ne partage ses attributs avec aucune de ses créatures et, en même temps ils qualifient ou accusent d’être mécréante toute personne qui ose critiquer le discours religieux établi. Si l’on n’est mécréant que lorsqu’on contredit Dieu, cela revient à dire qu’ils considèrent que le discours religieux ou de certains religieux équivaut à la parole et au savoir de Dieu. Autrement dit, selon eux, il y a des êtres humains qui détiennent le savoir divin absolu, ce qui va à l’encontre du principe de l’unicité comme je viens de le dire.</p><p>Les musulmans affirment également que l’islam est une religion de justice et en même temps refusent, au nom de l’islam, de reconnaître aux femmes les mêmes droits que les hommes, ce qui est injuste.  </p><p class="has-size-sm-font-size">3-Il y a eu beaucoup de tentatives de réforme de l’Islam, notamment depuis la Nahda, mais elles se sont toutes soldées par un échec. Pourquoi ? Quels sont les éléments forts et les points faibles de ces tentatives ?</p><p>La première réforme que l’islam a connue remonte à la période de Médine lorsque les versets coraniques ont pris une dimension sociale et politique alors qu’ils avaient, à la Mecque, un caractère quasi spirituel. Le message coranique a donc changé pour s’adapter aux nouvelles circonstances des musulmans à Médine et changer c’est réformer. </p><p>La réforme de la Nahda appartient à l’époque contemporaine, mais entre les deux il y en a eu d’autres. La Nahda est un mouvement de renouveau littéraire, culturel, social et politique qui avait comme objectif de permettre aux sociétés arabes d’entrer dans l’ère de la modernité et c’est en son sein qu’est né le mouvement de réforme de l’islam de cette époque-là. Cependant, si beaucoup de ces réformistes exprimaient le désir de permettre à l’islam d’être plus compatible avec la modernité, dans la réalité cette réforme de l’islam non seulement n’a pas pu se faire, mais a également été une des causes de l’échec de la Nahda. </p><p>L’échec du réformisme musulman de l’époque de la Nahda s’explique par le fait que ceux qui l’ont portée n’ont pas pu se libérer de tous les obstacles épistémologiques et psychologiques qui empêchaient leur pensée d’accomplir sa fonction : la réflexion et la créativité. </p><p class="has-primary-background-color has-background">L’échec du réformisme musulman de l’époque de la Nahda s’explique par le fait que ceux qui l’ont portée n’ont pas pu se libérer de tous les obstacles épistémologiques et psychologiques qui empêchaient leur pensée d’accomplir sa fonction : la réflexion et la créativité. </p><p>Ainsi, ils appelaient par exemple à l’idjtihad, qui est un travail intellectuel, mais rappelaient constamment les limites que la pensée et la raison devaient respecter, donc les zones qui devaient rester à l’écart de cet idjtihad. Sous l’emprise de l’ancienne théologie, ils ont exclu les versets et les questions qui posaient problème, donc celles qui avaient besoin de réforme. Les plus réformistes se sont contentés de la réinterprétation de certains textes à la recherche d’autres lois plus adaptées à la société nouvelle. Or, la réinterprétation à elle seule ne peut engendrer la réforme dont l’islam a besoin. </p><p>Très peu, comme Amine El Khûli (1895-1966), Khalafallah (1916-1991) et Taha Hussein (1889-1973) ont été au-delà en voulant questionner le statut du texte et en faire un sujet de réflexion.  Ils avaient l’objectif de fonder un nouveau rapport au texte et une nouvelle théologie. C’est ce travail qu’on peut qualifier de réforme, mais la pensée de ces réformistes intellectuels n’a pas pu s’imposer, car ils étaient très peu nombreux et la riposte des conservateurs à leur égard a été très rude.</p><p> Je ne terminerai pas mon propos sur ce sujet sans évoquer Tahar Haddad qui a appelé à l’abrogation des versets dont les recommandations sont discriminatoires à l’égard des femmes.  Il ne s’est pas non plus contenté de la réinterprétation. </p><p class="has-size-sm-font-size">4-Qu’est-ce que la réforme de l’Islam selon vous ? Qu’est-ce qui doit fondamentalement changer dans notre vision de l’Islam pour le libérer, comme dirait Arkoun, des clôtures dogmatiques » qui empêchent son essor ?</p><p>Vous avez parfaitement raison de poser cette question, car le terme réforme est très lié au mouvement islahiste pour qui la réforme se limite à corriger ce qui a été abimé en islam afin de lui redonner son éclat l’antan. C’est pour remédier à cette difficulté terminologique que je précise qu’il s’agit d’une réforme qui est orientée vers l’avenir. </p><p>Pour qu’elle soit une « véritable réforme » elle doit être une rupture radicale avec une manière héritée du passé de comprendre, de concevoir et de pratiquer l’islam pour construire, à partir des mêmes textes, un nouvel islam adapté aux droits humains et aux exigences de l’époque actuelle pour plus de paix, d’égalité et de dignité humaine. </p><p class="has-primary-background-color has-background">Ce qui doit donc fondamentalement changer, c’est la conception de la réforme elle-même, autrement dit son sens et son objectif.</p><p>Ce qui doit donc fondamentalement changer, c’est la conception de la réforme elle-même, autrement dit son sens et son objectif. C’est une réforme qui doit créer du nouveau en islam pour permettre aux musulmans de se libérer « des clôtures dogmatiques » qui empêchent leur essor. Je dis bien « leur », car l’élément principal de cette réforme doit être l’être humain et précisément le musulman. Comment adapter sa vie, son comportement à l’époque actuelle et lui permettre d’adhérer à la modernité ? La modernité qui n’est autre que l’âge mature de l’humanité. </p><p class="has-size-sm-font-size">5-Aujourd’hui, le visage le plus visible de l’Islam est l’islamisme. Ce visage est particulièrement hideux dans la mesure où il est négation de la raison mais aussi de tout ce qui est beau ici-bas : les arts, la littérature, la beauté, la création, l’innovation, la liberté, etc.  Comment arrive-t-il toujours à mobiliser ? L’islamisme a-t-il encore de beaux jours devant lui ?</p><p>L’islamisme est un terme qui désignait au départ la religion musulmane tout comme le christianisme et le judaïsme désignaient respectivement les religions chrétienne et juive. À partir des années 70 du siècle dernier, il a été utilisé pour désigner l’islam politique. En ce sens l’islamisme remonte à 622, car c’est à ce moment-là que l’islam est devenu une religion qui ne se dissocie pas de la dimension juridique et politique. </p><p>L’histoire de l’islam montre que le profane et le sacré ont toujours été imbriqués et que la politique a toujours été pratiquée au nom de l’islam. Les « docteurs » de l’islam n’ont cessé de reprocher aux califes et aux émirs de ne pas suivre une politique conforme aux recommandations de l’islam. C’était un islam au service de la politique. La seule exception est constatée chez les premiers soufis qui revendiquaient un islam spirituel. Aujourd’hui, nous avons quelques exceptions comme la Turquie, qui est devenue laïque à partir de 1928, malgré les intentions islamistes d’Erdogan, l’Albanie à partir de 1998 et l’Indonésie qui ne déclare pas dans sa constitution de 1945 l’islam comme religion de l’État.</p><p>L’islamisme a connu un regain à partir de 1928 avec la création de la Confrérie des frères musulmans en réaction au projet de modernisation des sociétés musulmanes. Pour ses adeptes, prendre le pouvoir était le moyen le plus efficace pour instaurer un État islamique</p><p>Quant à votre question : pourquoi l’islamisme mobilise-t-il encore beaucoup de musulmans ? Cela peut s’expliquer par plusieurs raisons. La première concerne le wahhabisme qui dispose de pouvoirs financier et psychologique considérables, en plus du fait qu’il a adopté les moyens d’action des Frères musulmans comme celui d’agir sur le plan international alors qu’il était au départ cloîtré en Arabie. Aujourd’hui, les Saoudiens et les Qataris mettent beaucoup d’argent dans le domaine de la communication. </p><p>Le pouvoir du wahhabisme se traduit également sur le plan politique étant donné que tous les pays musulmans sont membres d’organismes dirigés et orientés par l’Arabie Saoudite comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_la_coop%C3%A9ration_islamique">l’Organisation de coopération islamique</a>,  <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_islamique_pour_l%27%C3%A9ducation,_les_sciences_et_la_culture">l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture</a>,  et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_islamique_mondiale"> la Ligue islamique mondiale</a>.</p><p>L’islamisme a-t-il encore de beaux jours devant lui ? Il faut savoir que presque tous les États musulmans déclarent dans leur constitution que l’islam est la religion de l’État, autrement dit, ils utilisent la religion musulmane comme un moyen pour faire de la politique. En ce sens, ce sont des États islamiques, même si au Maghreb seul la Maroc le précise dans son préambule. Cependant, l’avenir dépend des populations de ces pays. En Algérie, un grand nombre d’hommes et de femmes veulent une Algérie démocratique et nouvelle. Conscients que cela n’est possible qu’avec la modernisation de la politique, ils veulent séparer la politique de la religion. Il y a donc un désir et une demande de changement dans le domaine de la religion et de la politique qui se font sentir.  </p><p class="has-size-md-font-size">6- Certains penseurs et intellectuels présentent souvent le soufisme comme une alternative à l’islamisme. Or, selon vous, l’islamisme et le soufisme sont les deux facettes d’une pensée radicalement antirationnelle. Pouvez-vous nous en dire plus ?</p><p>Il est certain que le soufisme porte en lui des éléments positifs qui font que beaucoup de personnes y compris des non musulmans sont fascinés par cette doctrine. Ils voient en elle une solution à l’islamisme qui a provoqué la crise de l’islam et entrainé le monde dans une violence barbare notamment entre 1990 et 2015.  </p><p>Parmi ces éléments, il y a le caractère spirituel du soufisme et son discours sur la tolérance et l’amour. Il s’oppose ainsi à l’islam politique qui s’intéresse davantage à l’organisation sociale et qui prône le rejet de l’autre et la violence comme moyen pour arriver au pouvoir.</p><p>Cependant, l’islam politique est fondé principalement sur la nécessité de l’application de la charia. Si c’est là que se situe le problème, il faut savoir que le soufisme ne rejette pas ce corpus législatif. Les maîtres soufis rappellent l’intérêt que leur doctrine donne aux recommandations de l’islam et cela depuis le compromis entre les soufis et les juristes qui a eu lieu aux environs du XIIe siècle. Certains comme Ruzbehan et al-Ghazali étaient des maîtres dans la jurisprudence. Le Cheikh Khaled Bentounes, le père spirituel de la confrérie soufie al Alawiya, écrit à ce sujet : « L’islam, comme toute religion, a un aspect extérieur, fait de lois, de doctrines, de préceptes, etc.  Mais, les soufis ne se suffisent pas de cela. »</p><p class="has-primary-background-color has-background">La représentation négative de la pensée créatrice et réactionnelle qui a conduit à l’inertie de la pensée et l’apathie de la raison ; ils sont les plus grands maux qui peuvent accabler une société.</p><p>La cause première, comme je l’ai dit tout à l’heure, de la crise de l’islam et de la situation de l’être en islam réside dans la représentation négative de la pensée créatrice et réactionnelle qui a conduit à l’inertie de la pensée et l’apathie de la raison ; ils sont les plus grands maux qui peuvent accabler une société. Or, la théorie épistémologique du soufisme ne valorise ni la pensée humaine ni l’esprit rationnel. La preuve en est qu’entre le XIIe siècle et le XIXe siècle, la période de l’épanouissement du soufisme, le monde musulman a sombré dans la superstition et l’esprit magique. Lorsque les musulmans se sont réveillés à la fin du XIXe siècle de leur long sommeil, ils étaient abasourdis par leur retard. Voilà pourquoi, malgré les éléments positifs du soufisme, il ne peut pas être la solution dont l’islam et les musulmans ont aujourd’hui besoin. La valeur d’une théorie ou d’une idée se mesure par ses effets sur la réalité des personnes qui croient en elle et sur leurs comportements.</p><p>7-On parle aussi de « l’islam algérien » comme d’une voie de sortie de l’islamisme. Or, celui-ci est, selon ce que vous écrivez dans vos livres, majoritairement malékite, n’est ni algérien ni rationnel. Qu’est-ce que le malékisme et quels en sont les limites ?</p><p>Le malékisme a été fondé à Médine par Malek ibn Anas, ce n’est donc pas, par principe, une théorie algérienne même si cela fait des siècles qu’il a été adopté par les populations maghrébines. Ce n’est pas la raison pour laquelle je rejette l’idée qu’il puisse être une solution pour la crise de l’islam, mais pour d‘autres raisons.  Tout d’abord, le malékisme est une théorie juridique qui ne sépare pas la religion de la politique. En ce sens, le malékisme est un islamisme. Comment un islamisme peut-il être une solution contre l’islamisme ? </p><p>Ensuite, le malékisme revendique la supériorité des musulmans arabes sur les autres musulmans étant donné qu’il a déclaré Médine comme modèle de société pour tous les musulmans et ses habitants ceux qui comprenaient le mieux le message coranique, car non seulement ils maîtrisaient la langue arabe, mais ils avaient également des liens de sang avec le prophète. Cette théorie adoptée par les Maghrebins explique en grande partie pourquoi les populations de cette région du monde ont rejeté leurs origines et ont prétendu être arabes. Ce rejet de soi a eu des conséquences dramatiques sur ces populations. </p><p>Enfin, le malékisme est né au VIIe siècle, croire qu’il puisse être une voie de sortie pour les problèmes du XXIe siècle c’est encore une fois croire que toute solution ne peut venir que du passé, ce qui est le sens même du salafisme. D’autant plus que le malékisme est le premier à avoir jeté les bases du salafisme et du conservatisme, et l’islamisme (contemporain) est un conservatisme.</p><p>Les Algériens pensent que le malékisme est la solution à leur problème avec la religion, car ils restent très imprégnés du salafisme et de la valorisation du passé. Ils cherchent toujours les solutions à leurs problèmes dans le passé comme les adeptes de la  Badissia  et la  Novembaria. Aucune solution n’est possible si elle n’émane pas d’une pensée capable de procéder à une rupture épistémologique et psychologique avec le passé pour penser pragmatiquement la réalité et l’avenir.</p><p class="has-primary-background-color has-background">Les Algériens pensent que le malékisme est la solution à leur problème avec la religion, car ils restent très imprégnés du salafisme et de la valorisation du passé. Ils cherchent toujours les solutions à leurs problèmes dans le passé comme les adeptes de la  Badissia  et la  Novembaria . Aucune solution n’est possible si elle n’émane pas d’une pensée capable de procéder à une rupture épistémologique et psychologique avec le passé pour penser pragmatiquement la réalité et l’avenir.</p><p>8-La réforme de l’islam est un projet global qui concerne tout le monde, y compris les non-musulmans ou elle peut se faire dans une partie du monde avant de se généraliser ? </p><p>Lorsque la nécessité de réformer l’islam s’est faite sentir à nouveau à la fin du XXe siècle et au début de ce XXIe siècle, après les atroces violences qui ont été commises au nom de cette religion, deux idées de réforme se sont imposées. </p><p>La première, portée par des religieux tels que Tariq Ramadan, Tareq Oubrou et Youssef al-Qaradaoui, concernait uniquement les musulmans d’Occident en tant que minorité qui ont besoin d’une jurisprudence qui leur permette de vivre et pratiquer leur religion sur une terre qui n’est pas musulmane. </p><p>Cette jurisprudence des minorités fikh-al-aqaliyattes qu’ils présentaient comme la réforme de l’islam, ne va pas, en réalité, au-delà des questions secondaires relatives aux modalités de la pratique de charia. Elle ne concerne ni la charia ni l’islam en tant que religion. Ces religieux ne croient pas à la réforme de l’islam en tant que religion. Leur réforme est liée à une circonstance bien précise qui est celle des musulmans d’Occident en tant que minorité. Autrement dit, là où ils sont majoritaires, les musulmans n’ont pas besoin de réforme. </p><p>La deuxième idée de réforme est née en France, son objectif était de créer un islam propre à la France ou « un islam de France » qui serait républicain et moderne. C’est une réforme de circonstance qui ne concerne ni l’islam en tant que religion ni tous les musulmans. </p><p>Son erreur est de croire pouvoir créer un islam spécifique à la France qui serait républicain et moderne alors que dans les autres pays il resterait traditionnel et archaïque. C’est une arrogance qui exprime une ignorance quant à l’islam et son histoire. La « véritable réforme » de l’islam est celle qui l’interroge en tant que religion et surtout qui l’interroge en profondeur. </p><p>9-Quels sont les chantiers prioritaires à mettre en place pour relever avec efficacité et efficience les défis de la réforme de l’islam ?</p><p>Pour cela il faut qu’il y ait, et cela concerne ceux qui ont besoin de religion, une prise de conscience quant à la nécessité de faire cette réforme de l’islam. Qu’ils réalisent que l’évolution fait partie de la nature de l’existence et que la religion ne peut pas échapper à cette logique. Il faut que les musulmans comprennent qu’ils ne peuvent plus continuer à concevoir et pratiquer l’islam tel qu’il a été pensé et compris par les premiers musulmans, autrement dit avec des moyens culturels, psychologiques et sociologiques qui sont révolus. </p><p class="has-primary-background-color has-background">L’évolution fait partie de la nature de l’existence et la religion ne peut pas échapper à cette logique. Il faut que les musulmans comprennent qu’ils ne peuvent plus continuer à concevoir et pratiquer l’islam tel qu’il a été pensé et compris par les premiers musulmans, autrement dit avec des moyens culturels, psychologiques et sociologiques qui sont révolus. </p><p>Il faut tout d’abord qu’elle soit une réforme qui n’interroge pas uniquement les textes, mais aussi la théologie. Qui ne se limite pas à la réinterprétation, mais concerne aussi le rapport aux textes. Qui ne limite pas le champ de l’action de la pensée, mais au contraire la libère des obstacles qui l’ont jusque-là empêchée d’accomplir sa fonction convenablement. Cette réforme doit donc commencer par réhabiliter la pensée et rendre à la raison sa noblesse. Il faut revaloriser l’intelligence et l’humain en tant qu’être penseur afin que les musulmans n’aient plus peur de réfléchir et de raisonner.</p><p>Il faut que cette réforme libère l’islam de l’emprise de la politique qui l’instrumentalise et en finisse avec l’intrusion de la religion dans la politique. Séparer l’islam de la dimension politique pour bien distinguer ce qui revient à la religion de ce qui revient à la politique. Afin que la politique soit pensée et jugée en tant que politique et afin que la religion soit une religion qui s’occupe de la relation de l’individu avec Dieu et non une organisation sociale. </p><p class="has-primary-background-color has-background">Séparer l’islam de sa dimension politique pour bien distinguer ce qui revient à la religion de ce qui revient à la politique. Afin que la politique soit pensée et jugée en tant que politique et afin que la religion soit une religion qui s’occupe de la relation de l’individu avec Dieu et non une système juridique. </p><p><a href="http://www.razika-adnani.com/frapper-dobsolescence-certains-versets-du-coran-les-musulmans-lont-deja-fait/">Il faut abroger les règles discriminatoires envers les femmes,</a> les non musulmans, et celles qui appellent à la violence. Autrement dit celles qui posent problème. Abroger des versets signifie déclarer leurs recommandations inapplicables, car dépassées par le temps, et non les retirer du Coran. Pour cela, il faut commencer par reconnaître le rôle des textes dans le sens qu’on leur donne et cesser de prétendre que les problèmes que pose l’islam sont juste une question d’interprétation, pour éviter la situation sans fin d’interprétation contre interprétation. </p><p>Rien n’empêche les musulmans de procéder à l’abrogation étant donné qu’ils l’ont déjà fait. Ils ont abrogé par exemple le verset 38 de la sourate 5, La Table servie, qui recommande explicitement le châtiment de la main coupée. Non seulement ils l’ont abrogé, mais expliquent aussi pourquoi ils l’ont fait. Au XXe siècle, ce sont les versets qui instituent l’esclavage qui ont été abrogés à leur tour. Ce ne sont pas les seuls versets que les musulmans ont abrogés. La lecture du Coran nous permet de déduire que beaucoup de versets ne sont pas pratiqués ; certains ont été consciemment ou inconsciemment abandonnés.</p><p>Dans son livre Suspicions contre l’islam, Mohamed Qotb (1919-2014) de la Confrérie des frères musulmans écrit à ce sujet : « Il faut comprendre les réalités sociales, psychologiques et politiques qui ont entouré le sujet de esclaves et qui ont fait que l’islam a posé les principes qui permettent l’abolition de l’esclavage, puis a laissé (c’est- à- dire l’islam) ces principes faire leur travail à travers le temps.» Il suffit de penser la même chose pour les autres versets. </p><p class="has-primary-background-color has-background">Il peut être sans doute un appui pour aller vers davantage d’humanisme et d’égalité entre tous les êtres humains, y compris entre les femmes et les hommes. </p><p>Il faut réinterpréter les versets qui ont une portée universelle et les mettre en avant et notamment les versets qui aborde la liberté de conscience tel que le verset 256 de la sourate 2, la Vache : « Nulle contrainte en matière de religion ». La non reconnaissance de cette liberté comme un droit pour tout individu est un problème majeur dans les sociétés musulmanes et dans notre société algérienne. Il faut libérer ces versets de l’ interprétation des anciens qui ont décidé que cette liberté de conscience ne concernait pas les musulmans, ceux qui ont embrassé la religion musulmane ou qui sont nés de parents musulmans, mais uniquement les non musulmans qui sont libres d’adhérer à l’islam ou de ne pas y adhérer. Je peux citer également le verset 105 de la sourate 5, la Table Servie : « Ô les croyants ! Vous êtes responsables de vous-mêmes! Celui qui s’égare ne vous nuira point si vous, vous avez pris la bonne voie».Je trouve ce verset intéressant, car il recommande clairement à chaque musulman de s’occuper, avant tout, de ses propres affaires. Ainsi, il peut être un appui qui donne au principe des libertés individuelles une légitimité aux yeux de ceux qui ont besoin d’être rassurés sur leur religion. Le verset 70 de la sourate 17, le Voyage Nocturne : «Certes, nous avons honoré les fils d’Adam.» est un autre exemple intéressant.  Il peut être sans doute un appui pour aller vers davantage d’humanisme et d’égalité entre tous les êtres humains, y compris entre les femmes et les hommes. </p><p class="has-primary-background-color has-background">Il faut réinterpréter les versets qui ont une portée universelle et les mettre en avant et notamment les versets qui aborde la liberté de conscience tel que le verset 256 de la sourate 2, la Vache : « Nulle contrainte en matière de religion ». La non reconnaissance de cette liberté comme un droit pour tout individu est un problème majeur dans les sociétés musulmanes et dans notre société algérienne. Il faut libérer ces versets de l’interprétation des anciens qui ont décidé que cette liberté de conscience ne concernait pas les musulmans, ceux qui ont embrassé la religion musulmane ou qui sont nés de parents musulmans, mais uniquement les non musulmans qui sont libres d’adhérer à l’islam ou de ne pas y adhérer. </p><p>http://www.razika-adnani.com/la-separation-entre-le-politique-et-le-religieux-est-lultime-solution-dans-tous-les-pays-qui-aspirent-a-une-paix-politique-et-sociale/</p><p>http://www.razika-adnani.com/la-reforme-de-lislam-est-elle-possible-entretien-avec-lislamologue-et-philosophe-razika-adnani/</p>
<p>Article plublié par :</p>
<p>© Le contenu de ce site est protégé par les droits d'auteurs. Merci de citer la source en cas de partage.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/626/qatar-used-turkish-banks-to-funnel-hundreds-of-millions-to-jihadists-in-syria-court-papers-allege</guid>
	<pubDate>Sat, 05 Jun 2021 21:26:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/626/qatar-used-turkish-banks-to-funnel-hundreds-of-millions-to-jihadists-in-syria-court-papers-allege</link>
	<title><![CDATA[Qatar used Turkish banks to funnel hundreds of millions to jihadists in Syria, court papers allege]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Qatar allegedly used Turkish banks as part of a conspiracy to funnel hundreds of millions of dollars to the Nusra Front jihadist group in Syria, The Times newspaper <a href="https://www.thetimes.co.uk/article/qatar-funnelled-millions-of-dollars-to-nusra-front-terrorists-in-syria-x5rnbsr3l" target="_top">reported</a> on Friday.</p><p>Nine Syrian citizens made these allegations in papers filed in London’s High Court claiming damages for everything from financial losses to torture caused by Nusra, The Times said.</p><p>The alleged scheme saw high-level Qatari businessmen, charities, and civil servants using a private office owned by the country’s emir as well as two banks, Qatar National Bank and Doha Bank, to move hundreds of millions to Nusra, The Times said.</p><p>The money was laundered under the pretext of being for construction contracts and the sale of properties, which were vastly overpriced, it added.</p><p>This was part of a broader effort, done in coordination with the Muslim Brotherhood, to finance Nusra in the civil war in Syria, the court papers maintained.</p><p>The money for the group was sent either directly or through banks in Turkey, where it was withdrawn and transferred over the border to the militants, The Times said.</p><p>Turkey has <a href="https://ahvalnews.com/hts/are-turkey-and-islamist-hts-group-syrias-idlib-allies" target="_top">stood accused for years</a> of turning a blind eye to jihadists crossing over its southern border into Syria to join groups such Nusra and even the Islamic State (ISIS).</p><p>Nusra, now known as Tahrir al-Sham (HTS), claims to have severed all past ties with Al-Qaeda. The group, led by Abu Mohammad al-Jolani, presently controls large swathes of Syria’s northwestern Idlib province, which borders Turkey, where it has imposed a strict rule based on its interpretation of Sharia.</p><p>The Islamist group is designated a terrorist organization by the United States.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/625/est-ce-la-fin-du-bull-market-sur-le-bitcoin</guid>
	<pubDate>Sat, 05 Jun 2021 08:12:02 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/625/est-ce-la-fin-du-bull-market-sur-le-bitcoin</link>
	<title><![CDATA[Est-ce la fin du bull market sur le Bitcoin?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Chronique blockchain. Le marché a subi un assainissement: les spéculateurs ont été chassés et les investisseurs stratégiques ont pris le relais.</p><p></p><p>C’est une question légitime que doit se poser chaque investisseur. Pour rappel, le Bitcoin a dégringolé de son point haut de 65,000 dollars environ, atteint le 14 avril, subissant une baisse de 53% au plus bas le 19 mai. L’actif est passé marginalement sous les 30,000 dollars dans la journée avant de se reprendre fortement. Les cours sont depuis remontés de plus de 20%. Sur les marchés financiers traditionnels, une baisse de plus de 20% marque l’entrée dans un «bear market». Dans le monde des crypto actifs, il en faut plus pour arriver à la même conclusion. La volatilité, à la hausse comme à la baisse, est une caractéristique connue de cette classe d’actifs.</p><p>L’augmentation des cours observée jusqu’au début du mois de mai peut s’expliquer par les raisons suivantes:</p>
<p>La participation accrue des investisseurs institutionnels, surtout visible au travers de la forte augmentation des volumes sur le Chicago Mercantile Exchange (CME), la plus grosse plateforme de dérivés au monde et utilisée quasi exclusivement par des investisseurs institutionnels. Le nombre de portefeuilles détenant plus de 100 BTC a fortement augmenté sur la période<br />L’arrivée de nombreux acteurs de la finance traditionnelle ouvrant des nouveaux services à leurs clients fortunés qui cherchent à s’exposer à cette classe d’actifs.<br />L’explosion de nouveaux projets dans le domaine de la finance décentralisée qui développe de nombreux cas d’usage pour l’industrie de la blockchain.<br />Une participation plus spéculative du grand public.</p>
<p>Lors de la baisse rapide et violente, des liquidations massives ont eu lieu sur les positions en produits dérivés proposés par les grandes plateformes spécialisées comme Binance, FTX ou Bitmex. Une des particularités de l’écosystème des cryptoactifs est d’offrir la possibilité d’investir avec un effet de levier pouvant aller jusqu’à 100x sur certaines plateformes. Cela incite bien évidemment certains investisseurs à multiplier les risques sur un marché déjà très volatil. Certains se prennent à jouer comme s’ils étaient au casino. Bien évidemment, lorsque le marché va contre le positionnement de ces investisseurs imprudents, les plateformes provoquent des liquidations. Elles protègent ainsi leurs fonds d’assurance dédiés et leurs fonds propres comme n’importe quel prime broker pourrait le faire dans la finance traditionnelle.</p><p>Dans la journée du 19 mai, près de 10 milliards USD de positions ont ainsi été liquidés.</p><p>Autant dire que tout le «hot money» a disparu du marché et qu’aucune position majeure n’a été depuis reprise par le grand public au travers des produits dérivés.</p><p>Du côté des institutionnels, on a pu observer un phénomène contraire avec de très gros rachats autour des 30,000 dollars et une très légère diminution du nombre de gros portefeuilles. Le marché a subi un assainissement: les spéculateurs ont été chassés et les gros investisseurs stratégiques ont pris le relais. Ce passage de témoin a été payé par une baisse de 50% du marché, mais pour laquelle on peut considérer qu’elle était nécessaire après la surchauffe du début d’année pour créer de solides bases.</p><p>Pour le second semestre 2021, il reste tout à fait probable qu’on reparte vers de nouveaux plus hauts historiques pour finir un mouvement de hausse semblable à ceux de 2014 ou 2018. Techniquement parlant, il manque une portion de la hausse pour continuer à suivre le modèle «stock to flow» évoqué à de nombreuses reprises par le passé. Ce dernier fournit un objectif de 100,000 dollars et même une probabilité non négligeable d’atteindre 250,000 dollars. Le mouvement entamé depuis septembre 2020 permettrait ainsi de clôturer le traditionnel cycle haussier du marché sur une période de quatre ans. Au-delà de l’évolution des cours, on devrait observer une distribution des gros investisseurs vers le grand public comme dans toute fin de bulle financière de la finance traditionnelle.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/624/je-rentrais-hier-soir-du-premier-jour-thierry-seveyrat</guid>
	<pubDate>Sat, 05 Jun 2021 07:49:10 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/624/je-rentrais-hier-soir-du-premier-jour-thierry-seveyrat</link>
	<title><![CDATA[Je rentrais hier soir du premier jour... - Thierry Seveyrat]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Je rentrais hier soir du premier jour du procès <a class="_5ayv _qdx" href="https://m.facebook.com/hashtag/mila?refid=52&amp;__tn__=%2As-R">#Mila</a>, prévisiblement occupé par de nombreuses questions de procédures : décompter les présents, absents et en retard parmi les 13 prévenus (8 seulement présents) ; entendre un avocat proche de la France Insoumise, défenseur d'un homme de 30 ans venu avec sa maman pour avoir proposé à Mila "un bon coup de bite" pour la faire taire, s'écouter parler 25 minutes pour lire deux Questions Prioritaires de Constitutionnalité copiées-collées sur internet ; un autre avocat déplorer que sa cliente ait fait l'objet d'une garde à vue de 48 heures, le procureur lui précisant que les 13 prévenus furent tous délibérément perquisitionnés (à 6 heures du matin), mis en examen puis remis en liberté les mêmes jours aux mêmes heures, lors d'une même opération concertée du nouveau Pôle National de Lutte contre la Haine en Ligne ; d'autres encore solliciter et obtenir trois levées de contrôles judiciaires ; avoir lecture chaque fois à deux reprises des contenus des tweets concernés ; etc. Malgré tout, ce qui borne un état de droit, le caractère contradictoire d'un procès, ce qui permet d'accéder à la complexité et parfois à la vérité d'une affaire. Le reste de l'audience a été reporté aux 21 et 22 juin, au Tribunal de Paris toujours, pour l'audition des prévenus et de la plaignante, des avocats, et les délibérations.</p><p>Je rentrais du procès Mila et j'ai choisi de terminer à pieds. Suivant le canal Saint Martin, marchant vers la Bastille, je n'ai pas douté longtemps lorsque mes pas longèrent la rue Pelée, pour prolonger jusqu'à la rue Nicolas Appert et les anciens locaux de Charlie où un écriteau précise encore, "Pour des raisons évidentes de sécurité nous vous demandons de maintenir cette porte fermée en permanence". Je pensais aux plus de 100.000 tweets reçus par Mila depuis 18 mois, à sa vie recluse, comme à celle de ses parents, à l'éducation nationale et à l'armée qui refusent d'assurer sa sécurité, à son sourire aussi derrière son masque. Je pensais à Cabu crayons à la main ou à Bernard Maris à l'ordre devant les deux frères, puis à Mila qui dans son corsage rouge écarlate, est restée une demi-heure debout, lorsqu'elle est rentrée dans le prétoire, pour s'affirmer vivante et fière face à ses harceleurs et menaceurs de mort, qu'ils soient purement pulsionnels ou plus opératifs. Je repensais à ce parcours de plus de 6 ans, depuis l'attaque de Charlie : aujourd'hui parmi ces 13 prévenus, dont 8 rêvent de mise à mort quand on critique l'islam, moins de la moitié seulement sont musulmans. Les autres se disent de gauche, se cherchent des causes, trompent leur ennui, et semblent prisonniers de leurs bulles numériques et pulsionnelles, comme abandonnés à eux-mêmes, dans un monde qui ne leur transmet plus rien.</p><p>Si ce procès peut être utile il devra dire comment une idéologie exogène, littéraliste et mortifère peut enrégimenter à ce point une génération qui n'est plus traversée par rien, dont l'idée même que des valeurs plus grandes que son narcissisme numérique puissent lui être transmises est combattue comme "fasciste", et préfère anomie et pulsion, ou dont l'école dont ils sortent n'est plus capable de leur apprendre qu'on peut moquer ou mépriser une religion. Procès qui devra poser les normes requises de la sanction pénale pour sanctuariser la liberté de conscience et celle de vivre en paix et en sécurité, sans être noyé par des fatwas tweetées, haineuses et mortuaires, qui définissent la pulsion de mort comme ultime horizon politique. Cet horizon qui, des caricatures de Charlie à la gouaille de Mila, ou aux romans de Salman Rushdie, veut en finir de la vie, du rire, des femmes, de la création et de la liberté. Cette promesse d'agonie, face à tout ce qui élève. L'islamisme.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/623/proton-drive-now-lets-you-share-your-stored-files-with-secure-links</guid>
	<pubDate>Fri, 04 Jun 2021 22:33:02 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/623/proton-drive-now-lets-you-share-your-stored-files-with-secure-links</link>
	<title><![CDATA[Proton Drive now lets you share your stored files with secure links]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Today we’re adding an important new feature to the Proton Drive beta. You can now share any Proton Drive file with anyone by using a secure, shareable link. If you need to share sensitive material, you can require the link’s recipient to enter a password before they can access the file.</p><p>This year has seen an unprecedented shift to online and remote work, which clearly demonstrated the need for a cloud storage service that protects its users’ data. Proton Drive, our new storage service, uses end-to-end encryption to ensure no third parties (not even Proton) can access your personal files. </p><p><a href="https://protonmail.com/blog/protondrive-security/">Learn more about Proton Drive’s security</a> </p>
<p>How to share files in Proton Drive</p>
<p>You can share the files you have on Proton Drive with family, friends, and colleagues by creating a publicly shareable, secure URL in Proton Drive. To create a link, select the file you want to share and then click the link button in the toolbar.</p><p>This will bring up the Share with link options window.</p><p>By default, Proton Drive will generate a password that is included in the link. This way, anyone who clicks the link will be taken to a landing page where they can download the file. </p><p>The file you shared remains encrypted until it reaches the device of the person who clicked the link.</p>
<p>Password-protected shareable links</p>
<p>If you share a sensitive file, you can choose to protect your shareable links with a password by simply checking the box Password protection.</p><p>The file-sharing process works the same, except whoever clicks one of these links is taken to a landing page where they must enter the password you set. Only then will they be able to download your file. </p><p>To maintain security, we advise you share the password with your intended recipient via an end-to-end encrypted messaging service, like ProtonMail or Signal.</p><p>You can also disable any file-sharing link you have created at any time by selecting the file that has been shared and then clicking the Sharing option button in the toolbar. This will bring up the Share with link window. (You can also get to this window by right-clicking the file you shared and selecting Sharing option) To disable the link, click Stop sharing in the bottom corner.</p><p>Link sharing is currently enabled for individual files. However, if you need to share multiple files, you can create a ZIP folder and share that using a secure Proton Drive link. In the future, we will add the ability to share entire Proton Drive folders as well. </p>
<p>File sharing is an important milestone for Proton Drive</p>
<p>End-to-end encrypted file sharing is an essential step for Proton Drive, and makes it much easier for you to share content with your friends and family and for teams to collaborate on projects. With this new file-sharing feature, you can share sensitive documents while keeping them securely encrypted with only a couple clicks.</p><p>Going forward, we plan to add Proton Drive apps for Android and iOS to make it even easier for you to securely access your files on your mobile devices. </p>
<p>How to access Proton Drive</p>
<p>Many paid ProtonMail users have already received early access to the Proton Drive beta. These users include anyone with a:</p>
<p>Lifetime plan<br />Visionary plan<br />ProtonMail Plus and ProtonVPN Plus plan bundle on a one- or two-year billing cycle<br />ProtonMail Professional with a ProtonVPN Plus plan bundle</p>
<p>If you have one of these subscriptions, you can go to <a href="https://drive.protonmail.com">drive.protonmail.com</a> and sign in using your ProtonMail login credentials.</p><p>Our mission is to build an internet that puts people first. If having an internet that promotes security, privacy, and freedom is important to you, consider signing up for one of our paid plans.</p>
<p>Tell us what you think of our file-sharing feature</p>
<p>Your feedback and comments on Proton Drive and its new file-sharing feature are invaluable. They help us improve Proton Drive so that we can make the secure cloud storage system you want. </p><p>You can send us your comments and feedback on Proton Drive inside the web app during the beta. You can also email us at <a href="mailto:drive@protonmail.com">drive@protonmail.com</a>.</p><p>To report issues, click Help &gt; Report bug.</p><p>If you have any questions about this beta, please <a href="https://protonmail.com/support-form?utm_campaign=ww-en-2c-drive-coms_email-product_news&amp;utm_source=proton_users&amp;utm_medium=email&amp;utm_content=lifetime_users&amp;utm_term=protondrive_early_access">let us know</a>.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/622/why-end-to-end-email-encryption-matters</guid>
	<pubDate>Fri, 04 Jun 2021 22:28:16 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/622/why-end-to-end-email-encryption-matters</link>
	<title><![CDATA[Why end-to-end email encryption matters]]></title>
	<description><![CDATA[<p>You need an email address to exist at all in the online world. Signing up for YouTube, Facebook, Twitter, Reddit, or any other online service requires one. It’s also our go-to method of communication for online banking, purchasing, and business deals. As a result, <a href="https://www.campaignmonitor.com/resources/knowledge-base/how-many-people-in-the-world-use-email" target="_blank" rel="noreferrer noopener">over half the world’s adult population</a> uses email, and we trust it with a great deal of our personal information.</p><p>Email is interoperable, meaning that Gmail accounts can communicate with Yahoo accounts which can communicate with ProtonMail accounts and so on. Unfortunately, that also means that if you email someone who uses an email service with poor privacy protections (like Gmail), your messages may be subject to its privacy policies, regardless of what email service you use.</p><p>All major email providers will give some level of protection against eavesdropping or tampering of their users’ emails, but most do not provide the maximum privacy and security available. We believe that everyone deserves email privacy and security, and that means ensuring that no one else has access to your emails.</p>
<p>What is end-to-end encrypted email?</p>
<p>When you send an email, your message is routed from server to server until it reaches your recipient’s inbox. All major email providers use TLS (Transport Layer Security), which provides an encrypted route for your email as it is sent between servers. This keeps your message private while it is in transit.</p><p>However, with TLS encryption, your emails are decrypted once they reach your email provider’s server rather than upon reaching your recipient’s device. This gives email providers that only use TLS access to all the messages stored on their servers.</p><p>By comparison, end-to-end encrypted email is inaccessible to anyone but the intended recipient, making it much more secure. End-to-end encrypted email is encrypted at the source (your device) and only decrypted once it reaches its endpoint (the recipient’s device).</p><p>As only the two ends of the conversation are able to access and read end-to-end encrypted email messages, your email provider, ISPs, and government bodies are unable to access the information enclosed.</p><p>However, end-to-end email encryption only works if both people are using the same E2EE email service, such as ProtonMail. If you email someone who uses an email service that only uses TLS (such as Gmail), your messages will be subject to its privacy policies and accessible by that email provider, even if you email them from a ProtonMail account.</p><p>To navigate these privacy issues, we use both end-to-end encryption and <a href="https://protonmail.com/blog/zero-access-encryption/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">zero-access encryption</a> to protect your emails. You can also use our ‘Encrypt for Outside’ function to send end-to-end encrypted messages to users who do not have an E2EE email service  —  these messages are password protected and expire after 28 days.</p>
<p>Why should email providers use end-to-end encryption?</p>
<p>Although TLS allows email services to securely transport your emails, there are considerable privacy and security risks involved if your emails are not end-to-end encrypted. Emails that are not sent using end-to-end encryption can be decrypted by the email provider.</p>
<p>Vulnerability to attack</p>
<p>As most email providers hold all of your messages on their servers, any hacker that is able to penetrate those servers will also have access to all of your information and the information of everyone else whose emails are stored on that server. </p><p>The most recent and perhaps most serious breach of this kind is the <a rel="noreferrer noopener" href="https://protonmail.com/blog/microsoft-exchange-hack-prevention/" target="_blank">Microsoft Exchange hack</a>, though there is a long history of email server hacks, with victims including <a href="https://www.nytimes.com/2016/12/14/technology/yahoo-hack.html?mcubz=0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Yahoo</a>, <a href="https://www.engadget.com/2014-12-10-sony-pictures-hack-the-whole-story.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sony</a>, and even the <a href="https://protonmail.com/blog/nsa-ransomware-nhs-cyberattack/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">NSA</a>.</p>
<p>Data privacy</p>
<p>Email providers such as Google are known for gathering huge amounts of data on their users. Although Google stopped scanning emails for advertising purposes back in 2017, Gmail’s bots can still access your emails’ content for other purposes, such as applying labels to your emails and communicating with other Google apps. When users install ‘add-ons’ to their Gmail account, they are also sometimes unknowingly giving up their entire inbox to be <a rel="noreferrer noopener" href="https://protonmail.com/blog/google-privacy-problem/" target="_blank">read by third-party developers</a>.</p><p>Perhaps more worryingly, data that is stored unencrypted on an email provider’s server can be seized during legal proceedings or investigations. Depending on the data protection laws that your home country has in place, there can be low thresholds to making these types of <a href="https://protonmail.com/blog/privacy-user-data-requests/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">data requests</a>. Once a data request is made, email providers often have no choice but to comply.</p><p>Essentially, whether by brute force or legal compliance, if your email provider does not store your emails with end-to-end encryption, you cannot control who can access your information.</p>
<p>Protect your privacy online</p>
<p>At ProtonMail, we’re creating trusted ways for people to stay in control of their information at all times. We believe that everyone deserves privacy online and that the internet should serve the interests of all people rather than selling your data to the highest bidder.</p><p>Online privacy is much more than encrypted email, but it’s a good place to start. You can sign up for a <a rel="noreferrer noopener" href="https://protonmail.com/signup" target="_blank">free secure ProtonMail account here</a>. With a ProtonMail account, you can also send private emails to non-ProtonMail accounts using our <a rel="noreferrer noopener" href="https://protonmail.com/support/knowledge-base/encrypt-for-outside-users/" target="_blank">Encrypt for Outside</a> option. For further privacy online, we also have a <a rel="noreferrer noopener" href="https://protonvpn.com/" target="_blank">free secure VPN</a> that protects your internet browsing activity.</p><p>All of ProtonMail’s user data is stored exclusively in European countries with strong privacy protections, such as Switzerland. This means that unlike other email providers, ProtonMail does not fall under the jurisdiction of intrusive anti-privacy laws and cannot be coerced into working with the NSA.</p>
<p>End-to-end email encryption FAQ</p>

<p>How does end-to-end encrypted email work?</p>
<p class="schema-faq-answer">End-to-end email encryption (E2EE) works by using a set of keys to encrypt the email before it is sent and decrypt the message upon receipt. One key is a ‘public key’ that is used to encrypt emails that are sent to you, and the other key is a ‘private key’ that is only known to you (or your device).</p><p>The public key encrypts email messages in such a way that they are only able to be decrypted by the intended recipient, with the corresponding private key. As long as the private key is kept private, your emails remain secure.</p><p>For an in-depth guide to how E2EE works, you can read the <a rel="noreferrer noopener" href="https://protonmail.com/blog/what-is-end-to-end-encryption/" target="_blank">ProtonMail guide to end-to-end encryption</a>.</p>
<p>What is zero-access encryption?</p>
<p class="schema-faq-answer">When someone emails your ProtonMail account from an email provider that does not use end-to-end encryption, we will immediately encrypt that email upon receiving it using your public encryption key. Once it has been encrypted with your public key, you become the only person that is able to decrypt that email on our servers. This is called zero-access encryption, and it ensures that your information remains safe, even if the ProtonMail servers were somehow breached.</p>
<p>How can I use end-to-end encryption for my emails?</p>
<p class="schema-faq-answer">The simplest way to ensure the emails you send are end-to-end encrypted is to use ProtonMail, as we offer <a href="https://protonmail.com/security-details" target="_blank" rel="noreferrer noopener">end-to-end encryption as standard</a>, combined with zero-access encryption to keep your emails as private and secure as possible.</p><p>E2EE only works if those you are emailing are also using end-to-end encryption to protect their emails. If you use ProtonMail to send an email to an email account that does not use end-to-end email encryption, their email provider will be able to see those messages. So it’s best if both parties are using ProtonMail.</p><p>At ProtonMail, we have zero access to user data, so any emails you send using your ProtonMail account are inaccessible to us, and we are unable to hand over your data to any third parties. In addition, we use <a rel="noreferrer noopener" href="https://protonmail.com/blog/protonmail-open-source/" target="_blank">open source cryptographic libraries</a>, which helps ensure that the encryption algorithms we use are vetted and do not have any known security vulnerabilities.</p>
<p>Can end-to-end encrypted emails be hacked?</p>
<p class="schema-faq-answer">While emails with end-to-end encryption are much more secure than emails that are sent via TLS, it cannot be said that any email is “unhackable”. The best way to protect your end-to-end encrypted emails is to ensure you use a <a rel="noreferrer noopener" href="https://protonmail.com/blog/how-to-prevent-data-breach/" target="_blank">strong, unique password</a> for your ProtonMail account. </p><p>If you repeat your password across services, it is possible that a security breach on one of those other services will result in your password being leaked. Using a strong and unique password for each of your accounts and devices means that even if one password is leaked, the rest of your accounts online remain secure. End-to-end email encryption works best when combined with other internet privacy protections such as <a rel="noreferrer noopener" href="https://protonvpn.com/blog/why-use-vpn/" target="_blank">using a VPN</a> to protect your internet browsing activity and ensuring two-factor authentication is enabled whenever possible, in addition to using strong passwords.</p><p>Feel free to share your feedback and questions with us via our official social media channels on <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://twitter.com/ProtonMail">Twitter</a> and <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://www.reddit.com/r/ProtonMail/">Reddit</a>. Note that while blog comments also remain open, questions and feedback will not be responded to individually. Where relevant, we will incorporate the most frequently asked questions or comments into a blog update.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/621/fraikin-dejoue-une-cyberattaque-sur-la-gestion-de-sa-flotte-commerciale</guid>
	<pubDate>Thu, 03 Jun 2021 07:20:01 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/621/fraikin-dejoue-une-cyberattaque-sur-la-gestion-de-sa-flotte-commerciale</link>
	<title><![CDATA[Fraikin déjoue une cyberattaque sur la gestion de sa flotte commerciale]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://www.flotauto.com/wp-content/uploads/2021/06/1-le-virus-avait-bloque-la-gestion-de-la.jpg" data-caption="Entré dans le réseau par un PC, le variant du virus Ryuk a paralysé en quelques heures l’activité commerciale de la flotte de location de Fraikin."></a><br />Entré dans le réseau par un PC, le variant du virus Ryuk a paralysé en quelques heures l’activité commerciale de la flotte de location de Fraikin.</p>
<p>C’est un variant du virus informatique Ryuk qui a infecté le système informatique de Fraikin l’avant-veille du long week-end de l’Ascension. « Une attaque courante et ordinaire depuis 2020, année où les cyberattaques contre les entreprises françaises ont quintuplé, rapporte Benoît Baudier, DSI de Fraikin. Entré depuis internet par un PC, le virus a infecté notre réseau informatique et bloqué les accès aux fichiers systèmes, au répertoire client et aux données de gestion commerciale, de maintenance et d’exploitation de la flotte. Une rançon était réclamée en échange de la transmission d’un anti-virus. Ne voulant pas payer, nous avons été obligés de recourir à une gestion manuelle lourde pour éviter un arrêt de l’entreprise pour une réfection du système qui aurait provoqué une chute de nos activités commerciales », relate ce responsable.</p>
<p>L’accès aux applications mobiles étant bloqué, les données des conducteurs et des véhicules ont dû être récupérées manuellement.Sauvés par la sauvegarde</p>
<p>Informé par son hébergeur IBM et conseillé par son prestataire en cybersécurité, le loueur a réagi très vite. « En 24 heures, nous avons détecté le point d’entrée, isolé les serveurs infectés et identifié le virus, poursuit Benoît Baudier. Nous avons alors mis à jour les antivirus et utilisé la sauvegarde de la veille de l’attaque pour rétablir les opérations administratives de gestion de la flotte cliente, des conducteurs, des paies, ainsi que les opérations commerciales. Nous avons réussi à rétablir l’accès aux données des applications essentielles durant les trois jours du week-end, détaille ce DSI. Nous avons alors déployé le plan de continuité d’activité (PCA) que nous avions mis en place et les collaborateurs ont pris en charge la gestion manuelle de la maintenance de la flotte. Nous avons alerté la CNIL et l’Agence nationale des systèmes informatiques. Nous avons aussi prévenu nos sous-traitants et nos clients, avec qui nous travaillons en interaction, pour les rassurer ».</p>
<p>Conseil en cybersécurité et mobilisation du personnel</p>
<p>Dès le matin du lundi 17 mai, Fraikin avait éliminé le virus sans avoir payé la rançon et tout en n’ayant perdu qu’une journée de facturation. Cependant, le loueur poursuivait encore fin mai le rétablissement des activités non prioritaires laissées en suspens. Et il n’avait pas encore calculé le coût total de cette attaque qu’il transmettrait à son assureur. La crise passée, Benoît Baudier faisait le compte des actions entreprises. « D’avoir pu disposer d’un conseil externe en cybersécurité est une bonne pratique pour toute entreprise car cela nous a permis de limiter la perturbation à trois jours, constate-t-il. Et la mobilisation des collaborateurs du service informatique, de l’ensemble des salariés et du comex a été remarquable. Cela a renforcé la cohésion sociale et la solidarité au sein de l’entreprise. »</p>
<p>La rapidité d’intervention de la DSI de Fraikin et sa gestion de crise ont permis de relancer l’activité en trois jours.</p>

<p>PARTAGER SUR</p>
<p>Michel Grinand</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/620/l%E2%80%99hydrogene-cannibale-atlanticofr</guid>
	<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 19:45:47 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/620/l%E2%80%99hydrogene-cannibale-atlanticofr</link>
	<title><![CDATA[L’hydrogène cannibale | Atlantico.fr]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Un automobiliste remplit le réservoir de sa voiture à hydrogène.</p><p>©TOBIAS SCHWARZ / AFP</p>
<p>"L'utopie hydrogène"</p>
<p class="ArticlePreview__Summary-sc-16faepc-4 dosXfA">Dans le cadre du plan de relance, de nombreux Etats membres de l'Union européenne ont l'intention de consacrer une partie des fonds pour les énergies renouvelables. Samuel Furfari revient sur les investissements liés à l'hydrogène et sur ses conséquences pour le marché de l'énergie.</p><p>Ce 30 avril, les États membres de l’UE ont communiqué à la Commission européenne les détails relatifs aux dépenses des montants prévus dans le cadre de leurs plans de relance, montants que les prochaines générations devront rembourser. Nombre d’entre eux consacreront une grande partie de la manne au développement d’un hydrogène ‘cannibale’ (parce que dévoreur de moyens financiers et autres comme nous le verrons plus loin) baptisé hydrogène vert, sur base d’électrolyse à partir d’électricité d’origine renouvelable. Cette solution miracle présentée initialement par l’Allemagne en juin 2020 a été reprise par <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/ALL/?uri=COM%3A2020%3A299%3AFIN" target="_blank" rel="noopener">la Commission un mois plus tard</a>, comme un passage obligé vers la décarbonation du système énergétique européen. La chose est assez surprenante, car les chercheurs du JRC, Centre Commun de Recherche de cette même Commission, ont travaillé sur ce sujet depuis 1969 sans jamais trouver un moyen de rendre cette production de la molécule, économique et d’une utilisation sûre. Dans un livre intitulé « <a href="https://www.amazon.fr/dp/B08GDKGDHL?ref_=pe_3052080_397514860" target="_blank" rel="noopener">L’utopie hydrogène</a> », je présente les nombreuses recherches auxquelles j’ai été associé et qui furent menées avec rigueur et intelligence et pour lesquelles, à chaque étape, il fallait se rendre compte que la voie en question était sans avenir.</p><p>La raison en est simple : ce n’est pas parce qu’un professeur de chimie a réalisé en classe l’électrolyse de l’eau et produit quelques centimètres cubes d’hydrogène que l’opération a un sens économique et industriel. La production industrielle d’hydrogène est actuellement de 115 millions de tonnes par an, l’hydrogène étant une molécule de base de l’industrie chimique, notamment pour la fabrication des engrais ou pour éviter la pollution des produits pétroliers utilisés dans le transport. Mais cet hydrogène n’est pas produit comme dans la démonstration du professeur de chimie. A part quelques usages spécifiques, il provient de gaz naturel. A nouveau, la raison en est simple : les lois de la chimie montrent qu’<a href="https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/pourquoi-lhydrogene-industriel-est-il-produit-a-partir-de-gaz-naturel-et-non-pas-par-electrolyse-de-leau%E2%80%89/" target="_blank" rel="noopener">il faut 6,9 fois plus d’énergie</a> pour produire la même quantité, si on utilise l’électrolyse de l’eau plutôt que le gaz naturel. Aucun plan de relance ne changera cette donnée de base qui fait en sorte que la production industrielle d’hydrogène par électrolyse de l’eau est un non-sens économique. Certes, une énième directive européenne pourrait contourner le non-sens à l’aide d’une taxe carbone. <a href="https://www.rivistaenergia.it/2021/04/idrogeno-verde-considerazioni-su-costi-e-regolazione/" target="_blank" rel="noopener">J’ai calculé</a> que dans des hypothèses extrêmement optimistes et seulement en 2050 il faudrait encore taxer à 100 € la tonne de CO2. Mais dans ce cas, toute la production d’hydrogène partirait à l’étranger, comme ce fut le cas hélas pour <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjLqaznyKXwAhWOPOwKHaTDCz8QFjAAegQIAxAD&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.science-climat-energie.be%2F2019%2F05%2F16%2Flaluminium-symbole-du-desarroi-climatique-pas-pour-tous%2F&amp;usg=AOvVaw3nvQJSAO_6V_okw3RDBzjN" target="_blank" rel="noopener">l’aluminium</a>. L’Arabie saoudite qui entend devenir un leader mondial de la pétrochimie s’en réjouirait.</p><p>Mais il y a une autre raison qui aurait dû éveiller les esprits des décideurs européens et nationaux s’ils ne s’étaient laissé endoctriner par des lobbies. Pour qu’il soit réellement ‘vert’ l’hydrogène doit être produit à partir d’énergies renouvelables. Or pour nos politiciens, ceci est synonyme d’énergie éolienne et d’énergie solaire. Mais après avoir dépensé <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwih4d7nyaXwAhUR3qQKHccTBY4QFjABegQIAxAD&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.europeanscientist.com%2Ffr%2Fopinion%2Fle-vieux-monde-dapres%2F&amp;usg=AOvVaw2-6XIvy-zdODwXW4oPkC2F" target="_blank" rel="noopener">plus de mille milliards d’euros</a>, ces deux énergies ne représentent aujourd’hui que <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjoz5elu6rwAhUp_rsIHUQcDaUQFjABegQIAxAD&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.connaissancedesenergies.org%2Ftribune-actualite-energies%2Fenergies-renouvelables-dans-lue-de-la-perception-aux-realites&amp;usg=AOvVaw0EE1Du-uykqSH6EyoaZ1EP" target="_blank" rel="noopener">2,5 % de la consommation d’énergie primaire de l’UE</a>. Pour la production d’électricité, elles représentent ensemble 17 % en moyenne dans l’UE et 8 % en France. Or le but poursuivi par l’UE depuis 2001 est de contraindre la production d’électricité à partir de ces énergies et la chose est renforcée dans le Plan vert de décarbonation. Puisqu’on n’est pas parvenu à faire mieux qu’un cinquième de la production d’électricité verte en 20 ans, comment peut-on espérer arriver à 100 % en 2050 si on y ajoute la contrainte de production d’hydrogène…</p><p>Le mouvement écologiste a bien compris le piège et parle de cannibalisation de l’hydrogène. L’électricité verte ne peut être utilisée qu’une fois, soit pour alimenter le réseau électrique (et diminuer la production nucléaire honnie de ceux-ci), soit pour produire de l’hydrogène et remplacer les produits pétroliers tout aussi détestés. Il s’agit donc bel et bien d’une cannibalisation de l’électricité verte par l’hydrogène vert. Les citoyens qui ne veulent plus d’intrusion visuelle par des éoliennes doivent s’attendre à en voir beaucoup plus ; pour produire de l’électricité verte mise sur le réseau et celles qui sont supplémentaires pour produire de l’hydrogène vert.</p><p>Un argument des lobbyistes de l’éolien est que la production d’hydrogène vert est une forme de stockage de l’excès d’électricité lorsque le vent souffle et que la demande en électricité est faible. J’ai montré dans mon livre « <a href="https://www.amazon.fr/dp/B08GDKGDHL?ref_=pe_3052080_397514860" target="_blank" rel="noopener">L’utopie hydrogène</a> » que cet argument ne tient pas, car il est confronté à l’accumulation de deux phénomènes incontournables. Premièrement, le stockage d’un excès d’électricité fatale en électricité utile par l’intermédiaire d’hydrogène a un rendement limité à 27 %. Deuxièmement dans l’UE les éoliennes ne produisent que 24 % de l’énergie électrique qu’elles pourraient produire en fonctionnement continu à pleine puissance (facteur de charge). La combinaison de ces deux effets ― sur lesquels les politiciens et les lobbyistes n’ont aucune influence ― conduit à multiplier par dix le nombre d’éoliennes pour arriver au résultat. Avec un facteur de charge de 13 % pour le solaire, la situation est bien pire.</p><p>Le cannibale hydrogène ne vivra donc pas au-delà des subventions publiques. L’hydrogène vert est une aberration plus grande que celles des biocarburants qui a dû être <a href="https://www.europeanscientist.com/en/features/biofuels-a-long-standing-illusion/" target="_blank" rel="noopener">abandonnée</a>. Les contraintes de la chimie et de la physique sont incontournables.</p><p>Enfin, il m’apparait éthiquement insupportable que l’Allemagne s’évertue à cannibaliser l’électricité au Maroc pour aux fins de son idéologie verte puisque c’est là qu’elle souhaite produire de l’hydrogène <a href="https://energynews.fr/hydrogene-decarbone-la-strategie-ambitieuse-du-maroc/" target="_blank" rel="noopener">aux acclamations de certains</a>. Un Allemand consomme en moyenne 6 017 kWh d’électricité alors qu’un Marocain en consomme 904 kWh et le Sénégalais un peu plus au sud en consomme 230 kWh. L’hydrogène vert du riche Allemand cannibalise l’électricité des pauvres Africains. Et la Commission européenne approuve l’initiative puisqu’elle prône cette solution dans <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/ALL/?uri=COM%3A2020%3A299%3AFIN" target="_blank" rel="noopener">sa stratégie hydrogène</a>. Décidément, la planète est plus importante que les Africains. A moins que ce ne soient les lobbies.</p><p>Le dernier ouvrage de Samuel Furfari est «<a href="https://www.amazon.fr/%C3%89nergie-tout-changer-demain-comprendre-ebook/dp/B08TGYGMDM" target="_blank" rel="noopener"> Énergie. Tout va changer demain ? Analyser le passé, comprendre l’avenir </a>» </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/619/decouverte-de-la-nitrokey%C2%A0pro</guid>
	<pubDate>Sun, 30 May 2021 13:25:32 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/619/decouverte-de-la-nitrokey%C2%A0pro</link>
	<title><![CDATA[Découverte de la Nitrokey Pro]]></title>
	<description><![CDATA[<p><a href="https://www.nitrokey.com">La Nitrokey</a> Pro est une clé USB permettant de stocker des clefs PGP de façon sécurisée, un certificat X.509, de gérer des mots de passe de type OTP, HOTP et contient un gestionnaire de mots de passe. Contrairement aux Yubikey, elle est open source (firmware et logiciels) et open hardware; tout est disponible sur un dépôt <a href="https://github.com/nitrokey">github</a>.</p><p></p><p>Dans le cadre de ma reprise d’études en Licence Pro ADSILL, j’ai décidé de présenter ce type de clef, tester les fonctionnalités avec GnuPG et l’identification par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/X.509">certificats X.509</a>.</p><p>Je vais tenter ici de faire le tour du propriétaire, son installation sous Archlinux et les premiers paramétrages pour la gestion de clefs PGP.</p>
<p>Achat, réception et déballage</p>
<p>J’ai commandé deux clefs (version Pro) directement sur le site officiel. La version deux de la clé, prenant en charge les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptographie_sur_les_courbes_elliptiques">courbes elliptiques</a> n’est pas disponible au moment de ma commande, j’ai contacté l’équipe via leur compte Mastodon et ils m’ont proposé la V1, suffisante pour mes besoins.</p><p>Les clefs sont arrivées en mois de cinq jours bien emballées dans une enveloppe protectrice.</p>
<p>Installation de l’application “Officielle”</p>
<p>Branchement de la clef, elle apparaît directement :</p>
<p>lsusb<br />[...]<br />Bus 003 Device 004: ID 20a0:4108 Clay Logic <br />Bus 003 Device 001: ID 1d6b:0002 Linux Foundation 2.0 root hub<br />[...]</p>
<p>Nitrokey fournit une <a href="https://github.com/Nitrokey/nitrokey-app">application open</a> source écrite en C++ / QT pour gérer tout ce qui touche aux mots de passe TOTP, HOTP et ceux enregistrés dans la partie gestionnaire de mots de passes.</p><p>Il suffit de l’installer avec votre gestionnaire de paquets préféré, chez moi avec Archinux :</p>
<p>sudo trizen -S nitrokey-app<br />résolution des dépendances…<br />recherche des conflits entre paquets…<br />Paquets (3) hidapi-0.8.0rc1-3  libnitrokey-3.4.1-2  nitrokey-app-1.3.2-3<br />Taille totale installée :  2,82 MiB<br />:: Procéder à l’installation ? [O/n] <br />[...]</p>
<p>Puis de la lancer…</p><p></p><p>Dans le menu Menu &gt; Configurer &gt; Changer le PIN utilisateur et Changer le PIN administrateur il est possible de changer les codes mis par défaut. Il sera aussi possible de le faire avec gpg.</p>
<p>Utiliser le stockage des clefs PGP.</p>
<p>Nous allons nous concentrer sur la partie smartcard et plus précisément le paramétrage pour l’utiliser avec des clefs PGP.</p>
<p>Choix Installation.</p>
<p>Il y a deux façon de faire en fonctions des besoins :</p>
<p>installer libusb-compat pour rendre la smartcard disponible en espace utilisateur et laisser GnuPG l’utiliser en exclusivité<br />installer pcsclite et ccid et permettre l’utilisation d’OpenSC et GnuPG (pksc11 et GnuPG)</p>
<p>Je vais ici détailler la seconde méthode.</p>
<p>Installation des paquets nécessaires et configuration</p>
<p>Je vais suivre la documentation disponible sur le <a href="https://wiki.archlinux.org/index.php/GnuPG#Smartcards">wiki d’Archliux</a>.</p>
<p>trizen -S opensc pcsclite ccid<br />résolution des dépendances…<br />recherche des conflits entre paquets…</p>

<p>Paquets (3) ccid-1.4.30-2  opensc-0.19.0-2  pcsclite-1.8.24-1</p>

<p>Taille totale du téléchargement :  1,20 MiB<br />Taille totale installée :        4,26 MiB</p>

<p>:: Procéder à l’installation ? [O/n] o<br />[...]</p>
<p>Il faut alors creer le fichier .gnupg/scdaemon.conf pour spécifier à gnupg d’utiliser <a href="https://pcsclite.apdu.fr/">pcsclite</a> pour l’accès à la smartcard avec le contenu suivant :</p>
<p>pcsc-driver /usr/lib/libpcsclite.so<br />card-timeout 5<br />disable-ccid</p>
<p>Il faut ensuite activer le service pcscd</p>
<p># systemctl start pcscd.service</p>
<p>Il suffit de remplacer start par enable pour que son activation soit permanente.</p>
<p>Tester…</p>
<p>Après avoir insérer (ou réinsérer) la Nitrokey, on va tester le fonctionnement avec OpenSC et GnuPG, commençons par de dernier :</p>
<p>gpg --card-status<br />Reader ...........: Nitrokey Nitrokey Pro (0000000000000000XXXXXXXX) 00 00<br />Application ID ...: XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX<br />Version ..........: 2.1<br />Manufacturer .....: ZeitControl<br />Serial number ....: XXXXXXXX<br />Name of cardholder: [non positionné]<br />Language prefs ...: de<br />Sex ..............: non indiqué<br />URL of public key : [non positionné]<br />Login data .......: [non positionné]<br />Signature PIN ....: forcé<br />Key attributes ...: rsa2048 rsa2048 rsa2048<br />Max. PIN lengths .: 32 32 32<br />PIN retry counter : 3 0 3<br />Signature counter : 0<br />Signature key ....: [none]<br />Encryption key....: [none]<br />Authentication key: [none]<br />General key info..: [none]</p>
<p>Passons maintenant à OpenSC :</p>
<p>opensc-tool -n<br />Using reader with a card: Nitrokey Nitrokey Pro (0000000000000000XXXXXX) 00 00                                                                           <br />Failed to connect to card: Reader in use by another application</p>
<p>Oups, ça ne s’est pas vraiment bien passé et il y a une raison : GnuPG accède à la smartcard de façon exclusive pour des raisons de sécurité, ça en cause <a href="https://lists.gnupg.org/pipermail/gnupg-devel/2015-September/030247.html">ici</a>. Il y a deux possibilités : installer une version <a href="https://aur.archlinux.org/packages/gnupg-scdaemon-shared-access/">patchée</a> de scdaemon pour l’empêcher de verrouiller l’accès à la smartcard (pas tip-top question sécurité) ou couper le sifflet à scdaemon pour laisser OpenSC y accéder. Nous allons utiliser la seconde méthode :</p>
<p>gpgconf --kill scdaemon</p>
<p>Et là miracle tout fonctionne :</p>
<p>opensc-tool -n<br />Using reader with a card: Nitrokey Nitrokey Pro (0000000000000000XXXXXX) 00 00<br />OpenPGP card v2.1 (0005 00005C17)</p>
<p>Et voilà! Ce n’est pas toujours très pratique mais fonctionnel.</p>
<p>Paramétrer la carte avec GnuPG</p>
<p>Paramétrer la carte se fait avec l’argument --edit-card :</p>
<p>gpg --edit-card<br />Reader ...........: Nitrokey Nitrokey Pro [...]<br />[...]</p>

<p>gpg/carte&gt;</p>
<p>À partir de cette invite de commande, il est possible de rentrer des commandes pour paramétrer la clef, la commande help affiche l’aide. Voici une liste de commande utiles :</p>
<p>admin : activer / désactiver les commandes administrateur<br />passwd : changer les codes PIN, que se soit administrateur ou utilisateur<br />name, login, sex, lang : changer les informations du détenteur de la carte.<br />url : adresse où est stockée la clef publique<br />generate : générer de nouvelles clefs.<br />Changer les codes PIN par défaut</p>
<p>Garder les mots de passes et codes PIN par défaut, nous allons donc tous les changer, enfin le code PIN utilisateur et celui administrateur.</p>
<p>gpg --edit-card<br />[...]<br />gpg/carte&gt; admin<br />Les commandes d'administration sont permises</p>

<p>gpg/carte&gt; passwd<br />gpg: carte OpenPGP nº D27600012401XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX détectée</p>

<p>1 - change PIN<br />2 - unblock PIN<br />3 - change Admin PIN<br />4 - set the Reset Code<br />Q - quit</p>

<p>Quel est votre choix ?</p>
<p>Le reset code vous sera demandé si vous réinitialisez le compteur d’essai de code PIN erronés.</p>
<p>Paramétrer ses informations personnelles</p>
<p>A la suite des précédents changements, nous allons paramétrer les informations personnelles sur la clef.</p>
<p>gpg/carte&gt; name<br />Nom du détenteur de la carte : Turanga<br />Prénom du détenteur de la carte : Leela</p>

<p>gpg/carte&gt; login<br />Données d'identification (nom du compte) : leelaturanga</p>

<p>gpg/carte&gt; sex<br />Sexe ((M)asculin, (F)éminin ou espace) : F</p>

<p>gpg/carte&gt; lang <br />Préférences de langue : en</p>

<p>Générer une paire de clef</p>
<p>Maintenant que toutes les informations sont saisies, il ne reste plus qu’à générer les clefs. Mais avant de passer aux choses sérieuses, il faut paramétrer la taille des clefs générée :</p>
<p>gpg/carte&gt; key-attr <br />Changing card key attribute for: Signature key<br />Sélectionnez le type de clef désiré :<br />   (1) RSA<br />   (2) ECC<br />Quel est votre choix ? 1<br />Quelle taille de clef désirez-vous ? (2048) 4096<br />La carte sera maintenant reconfigurée pour générer une clef de 4096 bits<br />Changing card key attribute for: Encryption key<br />Sélectionnez le type de clef désiré :<br />   (1) RSA<br />   (2) ECC<br />Quel est votre choix ? 1<br />Quelle taille de clef désirez-vous ? (2048) 4096<br />La carte sera maintenant reconfigurée pour générer une clef de 4096 bits<br />Changing card key attribute for: Authentication key<br />Sélectionnez le type de clef désiré :<br />   (1) RSA<br />   (2) ECC<br />Quel est votre choix ? 1<br />Quelle taille de clef désirez-vous ? (2048) 4096<br />La carte sera maintenant reconfigurée pour générer une clef de 4096 bits</p>
<p>Le passage des clefs à 4096 bits ralenti sensiblement la génération de celles-ci par la Nitrokey, passant de quelques secondes à plusieurs minutes.</p><p>Il ne reste plus qu’à générer les clefs :</p>
<p>gpg/carte&gt; generate <br />Faut-il faire une sauvegarde hors carte de la clef de chiffrement ? (O/n) o<br />Veuillez indiquer le temps pendant lequel cette clef devrait être valable.<br />         0 = la clef n'expire pas<br />      &lt;n&gt;  = la clef expire dans n jours<br />      &lt;n&gt;w = la clef expire dans n semaines<br />      &lt;n&gt;m = la clef expire dans n mois<br />      &lt;n&gt;y = la clef expire dans n ans<br />Pendant combien de temps la clef est-elle valable ? (0) 1m<br />La clef expire le jeu. 07 mars 2019 22:29:17 CET<br />Est-ce correct ? (o/N) o</p>

<p>GnuPG doit construire une identité pour identifier la clef.</p>

<p>Nom réel : Leela Turanga<br />Adresse électronique : leela.turanga@planetexpress.com<br />Commentaire : <br />Vous avez sélectionné cette identité :<br />    « Leela Turanga &lt;leela.turanga@planetexpress.com&gt; »</p>

<p>Changer le (N)om, le (C)ommentaire, l'(A)dresse électronique<br />ou (O)ui/(Q)uitter ? o<br />De nombreux octets aléatoires doivent être générés. Vous devriez faire<br />autre chose (taper au clavier, déplacer la souris, utiliser les disques)<br />pendant la génération de nombres premiers ; cela donne au générateur de<br />nombres aléatoires une meilleure chance d'obtenir suffisamment d'entropie.<br />gpg: Remarque : sauvegarde de la clef de la carte dans « /home/lee[...] »<br />gpg: clef 91BF810624DD9070 marquée de confiance ultime.<br />gpg: revocation certificate stored as '/home/lee/.gnupg/openpgp-revocs.d/[...]<br />les clefs publique et secrète ont été créées et signées.</p>
<p>La sauvegarde de la clé permettra de déchiffrer les données en cas de perte, panne ou vol de la Nitrokey. Sauvegardez la bien au chaud, avec son certificat de révocation.</p>
<p>Conclusion</p>
<p>Voici un petit aperçu des fonctionnalités de cette clef open source et étudié plus en profondeur la partie PGP avec GnuPG. Dans un prochain article, nous verrons comment importer un ensemble de clefs existante dans la Nitrokey.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/618/nous-avons-bu-jusqu%E2%80%99a-la-lie-ce-que-la-manipulation-de-la-religion-peut-produire-toute-lactualite-sur-liberte-algeriecom</guid>
	<pubDate>Sun, 30 May 2021 07:46:54 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/618/nous-avons-bu-jusqu%E2%80%99a-la-lie-ce-que-la-manipulation-de-la-religion-peut-produire-toute-lactualite-sur-liberte-algeriecom</link>
	<title><![CDATA[&quot;NOUS AVONS BU JUSQU’À LA LIE CE QUE LA MANIPULATION DE LA RELIGION PEUT PRODUIRE&quot;: Toute l&#039;actualité sur liberte-algerie.com]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Lauréat du prix Méditerranée 2021 pour son roman “Abraham ou la cinquième alliance”, le célèbre écrivain Boualem Sansal, même s’il est absent des médias nationaux, a bien voulu répondre aux questions de Liberté. Sans tabous, le célèbre romancier, dont les œuvres sont traduites dans des dizaines de langues à l’étranger, résume dans cet entretien ses écrits, ses penchants et le fil conducteur de sa littérature. Il traite avec sa sincérité légendaire la société qu'il ausculte dans ses romans, les espoirs qu'il sème, les tabous qu'il brise et apporte un regard différent sur la situation, celle d'un intellectuel jaloux de sa liberté d'expression et de pensée. Il évoque également la situation dans le pays, le mouvement populaire, la littérature, ses projets d'avenir... En somme, celui qui se considère être un “écrivain maudit” se livre sans retenue et à cœur ouvert. Avec un regard aussi sincère que constant, Boualem Sansal s'exprime sur des phénomènes de société, comme l'islamisme et la menace qu'il représente, avec la franchise qu'on lui connaît. </p><p>Liberté : Vous êtes lauréat du prix Méditerranée 2021, pour votre roman Abraham ou la cinquième alliance, quel est votre sentiment ? <br />Boualem Sansal : Vous savez, écrire un roman est une épreuve qui vous accapare des mois durant, qui exige des efforts quotidiens, des sacrifices, au détriment hélas de sa vie de famille et sociale. Quand enfin le roman est achevé, c’est le soulagement ; quand ensuite il est publié et bien reçu par le public, c’est le bonheur, et quand de plus il reçoit des prix c’est l’extase. Le prix Méditerranée est un grand prix, qui a été déjà décerné au regretté Tahar Djaout et à Kamel Daoud. Vous voyez, je suis en belle compagnie.</p><p>Vos œuvres portent un regard un peu particulier sur la société, ses misères, ses peurs, ses espoirs, son histoire, ses tabous… En témoin qui ne se lasse pas, mais qui contrarie souvent par son verbe vif et tranchant. Qu’est-ce que toutes les polémiques que suscitent vos œuvres vous font ? <br />La littérature est subversive par nature, elle dérange, elle provoque des polémiques. Il faut les accepter, ça contribue au débat national sur les problèmes traités par cette littérature, ça anime la vie littéraire dans le pays, ça suscite des vocations peut-être. Certains polémistes dépassent le cadre de la critique de l’œuvre et s’attaquent à la personne de l’auteur, ils font une fixation morbide sur lui et prennent un plaisir sadique à l’abreuver d’injures, à le dévaloriser en faisant étalage de leur savoir pour convaincre les foules. La plupart des écrivains à succès ont un cinglé qui les poursuit de sa haine. Il s’en raconte de belles dans le milieu. J’ai mes cinglés moi aussi, mais n’exagérons rien, ils ne m’empêchent pas de respirer. Vous savez, les fans sont parfois pires, certains relèvent de la psychiatrie, ils vous aiment à la folie et vous harcèlent jour et nuit. La littérature n’est pas un lieu de repos.</p><p>La dénonciation du fanatisme religieux, notamment islamiste et son expansion est le fil conducteur de plusieurs de vos œuvres, et ce depuis Le serment des barbares. Pourquoi spécialement ce danger comme trame de fond ? <br />J’ai écrit Le serment des barbares entre 1996 et 1998, en plein milieu de la décennie noire, l’une des plus grandes tragédies de notre temps. Nous étions pris entre deux feux, les islamistes d’un côté et de l’autre la îssaba au pouvoir. Le pays s’est brisé, des centaines de milliers de nos compatriotes ont fui à l’étranger et ne reviendront sans doute jamais, des familles ont été déchirées, nos institutions ont été instrumentalisées et retournées contre nous, la culture algérienne qui était notre fierté a été abîmée. Nous avons bu jusqu’à la lie ce que la manipulation de la religion, la falsification de l’histoire et l’illégitimité au pouvoir peuvent produire de fanatisme, de corruption et de folie. Sommes-nous vaccinés, je ne le crois pas. L’islamisme et la îssaba sont toujours là, solidement ancrés dans le pays. La îssaba est toujours minable mais l’islamisme a pris une ampleur planétaire, je l’ai personnellement rencontré partout, dans tous les pays que j’ai visités, jusque chez les Esquimaux à l’extrême nord de la Finlande où j’ai découvert un salafiste d’origine algérienne qui rêvait de construire une mosquée et de convertir tous les Esquimaux. <br />L’islamisme fait partie des sept fléaux qui menacent le monde : la pollution, le réchauffement climatique, l’ultra-libéralisme, la drogue, l’ignorance, l’émigration clandestine qui ressemble de plus en plus à la traite négrière de jadis. J’ai écrit sur l’islamisme et l’émigration clandestine. Dans un essai qui sortira en octobre, je parle des autres menaces.</p><p>L’Algérie a vécu une sombre période de terrorisme, dont les séquelles sont toujours là. Cette décennie est-elle un substrat élémentaire dans votre œuvre ?<br />S’il n’y avait que le terrorisme, la situation ne serait pas si grave. L’Europe a connu plusieurs épisodes terroristes avec les Brigades rouges, Action directe, l’ETA, Carlos. <br />Ce fut douloureux mais cela n’a en rien ébranlé les fondamentaux. Au final, ces groupes ont été anéantis et tout est rentré dans l’ordre. Le terrorisme islamiste n’est pas de cette nature, il est ancré dans l’islam, la religion d’un milliard et demi de personnes dans le monde, l’islam étant lui-même instrumentalisé par des États et toutes sortes d’organisations internationales. <br />Par réaction, les autres religions se trouvent à leur tour instrumentalisées dans un sens ou un autre, pour faire barrage à l’islam ou pour s’en servir comme accélérateur de la mondialisation, qui est le véritable objectif des grandes puissances, l’Amérique, la Chine, l’Union européenne. J’ai acquis une connaissance de ces choses mais je n’en suis pas un spécialiste, j’essaie simplement d’alerter l’opinion en m’appuyant sur l’expérience algérienne et sur ce que j’ai vu dans le monde que je sillonne depuis une vingtaine d’années, et en rencontrant les meilleurs spécialistes au monde de ces questions.</p><p>La société s’est métamorphosée depuis les années 90. L’islamisme gagne de plus en plus de terrain. Quelle analyse faites-vous de cet état de fait ? <br />Quand j’ai publié Le serment des barbares en 1999, on disait de moi en Europe que j’étais pessimiste, que j’exagérais, que j’étais traumatisé par la décennie noire, certains hauts responsables m’ont même conseillé de soutenir Bouteflika, l’homme du miracle. Les gens avaient pris la fin de la guerre civile pour une vraie victoire, globale, politique, culturelle, ils parlaient de printemps arabes et de lendemains qui chantent. Le monde entier rêvait, on ne voulait pas voir que l’islamisme était installé pour longtemps et que rien ne pourra arrêter son expansion. Ils ont déchanté depuis. Et moi, je ne suis plus le pessimiste qui exagère mais l’homme lucide qu’il faut écouter. Et ainsi je suis invité partout, dans les plus grandes institutions, en Europe, en Amérique, en Argentine, au Japon, et même en Chine pour donner mon avis sur ces questions.  2084, la fin du monde, qui raconte la domination du monde par l’islamisme, a été traduit dans trente langues et a connu et connaît encore un immense succès. En Chine, qui a toujours une longueur d’avance sur les autres, il a été un énorme best-seller. La Chine n’est pas vraiment menacée par l’islamisme mais elle a vu qu’il menaçait ses clients dans le monde, clients sans lesquels elle sombrerait dans une crise économique et politique fatale. Mon essai Gouverner au nom d’Allah. Islamisation et soif de pouvoir dans le monde arabe était une commande du gouvernement allemand, qui voulait sensibiliser ses diplomates et ses hauts fonctionnaires au phénomène islamiste. Le succès fut tel qu’il a décidé de publier mon rapport sous une forme simplifiée pour sensibiliser le public allemand à la menace islamiste. Dans mon pays, en Algérie, je passe pour un rigolo. On ne m’a jamais invité pour donner mon avis sur ces questions. Quand je disais que l’Algérie était prise dans le piège de l’islamisme et de la îssaba et qu’elle n’en sortirait pas avant longtemps, on m’a traité de défaitiste, d’agent de l’étranger qui vient démoraliser le peuple. Le cancer de l’islamisme connaîtra une accélération fatale lorsque le peu d’économie qui nous reste aura fondu et que la îssaba volera les meubles et ira se la couler douce en France, en Amérique ou en Suisse. </p><p>Vos œuvres arrivent à point nommé pour décrire la barbarie du terrorisme islamiste. Toutefois, vous vous êtes souvent soulevé pour dénoncer sa gestion par les démocraties occidentales, pourquoi ?  <br />Oui, elles ont une lourde responsabilité dans le désordre mondial. <br />Durant les colonisations, elles ne voyaient nos pays que comme une réserve de main-d’œuvre et de matières premières. <br />Après les indépendances, elles ont reconduit le schéma en sous-traitant à des nervis locaux la gestion de la réserve moyennant quelques royalties. Seulement voilà, dans la réserve il y a aussi des gens, des mémoires et des religions. Avec l’islamisme elles découvrent qu’avoir pour ennemi une religion est le pire qui puisse arriver. Si on peut mater un peuple et le voler impunément, on ne peut rien contre les religions, elles sont invincibles et plus patientes qu’un mort. L’Occident est terrifié ; il sait à présent qu’il ne peut pas vaincre l’islamisme. <br />Nouvelle illusion, il croit qu’il peut composer avec lui. L’islamisme va avaler comme le boa avale ses proies, millimètre par millimètre.</p><p>Ce n’est pas la première fois que vos écrits sont récompensés par de nombreux et prestigieux prix littéraires. Plus d’une dizaine depuis votre premier roman. Toutefois, vous êtes presque inconnu en Algérie... <br />J’ai fait le choix de la discrétion, car je sais que nul n’est prophète en son pays et que pour vivre heureux il faut vivre caché. J’ai également fait le choix de rester en Algérie parce qu’en Europe un écrivain en vue doit être une bête de scène, disponible matin et soir pour tout et n’importe quoi. Mais il faut aussi assurer la promotion de ses livres et cela, dans tous les pays où ils sont traduits ; c’est épuisant, mais nécessaire. Les auteurs et les éditeurs ne vivent pas d’amour et d’eau fraîche seulement, ils doivent vendre leurs livres. J’ai trouvé un équilibre : retrait et discrétion en Algérie, des apparitions fugitives dans les médias européens et beaucoup de voyages studieux pour apprendre, me documenter, rencontrer des spécialistes, etc. </p><p>Pour quelle raison êtes-vous à ce point censuré ?<br />La censure en Algérie est notre vraie religion. Nous sommes tous des censeurs, l’État, la société, la mosquée, la famille, les amis et soi-même par le jeu de l’autocensure. C’est atavique, on aime bien égorger le mouton et lapider le contrevenant et la contrevenante. Rien de nouveau sous le soleil d’Algérie. Nietzsche disait que “le pire ennemi de la vérité n’est pas le mensonge, mais la conviction”. Que dirait-il s’il voyait notre Algérie où en matière de convictions nous ne craignons personne au monde ? Voilà la réponse, on ne peut pas discuter avec une conviction, le débat n’est possible que si le doute est roi. </p><p>C’est pour ces raisons que vous vous décrivez comme un “écrivain maudit” ?<br />Les mots que mes détracteurs utilisent contre moi relèvent en effet du chapitre de la malédiction. Normalement, quand on n’est pas d’accord avec quelqu’un, on lui oppose des arguments, on lui explique qu’il se trompe ou, tout simplement, on lui tourne le dos et on s’en va. <br />Dans les premières dynasties de l’Égypte pharaonique on écrivait des livres, appelés livres d’exécration, dans lesquels on fustigeait en termes très durs l’ennemi du moment de l’Égypte, les Assyriens, les Hittites, les Babyloniens, les Hébreux. Une fois l’an, ces exécrations étaient scandées dans des cérémonies publiques pour galvaniser les foules. <br />C’était un peu le quart d’heure de la haine hebdomadaire dans 1984 de Georges Orwell. C’est ce que font mes détracteurs patentés ; ils publient régulièrement de très longs articles d’exécration contre moi. Et comme ils ont une grande audience dans le village, tous les apprentis détracteurs reprennent leurs exécrations et y ajoutent du leur. Ça fait vite boule de neige. C’est amusant de voir comment ça fonctionne, comment un détracteur patenté fabrique des détracteurs qui, à leur tour, fabriquent des détracteurs, et les voilà tous, comme les lyncheurs masqués du Klu Klux Klan, à danser autour du bûcher de l’auteur maudit. C’est comme ça qu’on fabrique des écrivains maudits. Les Sartriens avaient fait de la sorte avec Camus. <br />Sartre l’avait incendié et les seconds couteaux ont fait le reste. Mais justice a été rendue ; aujourd’hui les sartriens ont disparu des mémoires, alors que Camus jouit d’une reconnaissance universelle. Pour parler encore de la Chine, j’ai découvert qu’il était adoré dans ce pays. Ils ont lu quelque part que j’habitais à Belcourt et que ma mère connaissait la famille Camus, notre voisine ; ils m’ont kidnappé et soumis à la question ; ils voulaient tous les détails, et pour les détails les Chinois sont forts. J’ai raconté l’histoire cent fois au cours de ma tournée.</p><p>Le pays vit au rythme d’un mouvement de protestation depuis plus de deux ans. Quel regard portez-vous sur ce mouvement ? <br />Un regard admiratif et une grande inquiétude. Avec le Hirak, les Algériens se sont libérés de la peur et se sont symboliquement approprié leur pays ; ils ont même réussi à nommer les membres de la îissaba et tous leurs kapos. Camus disait que “mal nommer les choses ajoute au malheur du monde”. On peut le paraphraser et dire que bien les nommer ouvre un chemin vers le bonheur. <br />Le Hirak est aujourd’hui admiré dans le monde entier. Mais je suis aussi très inquiet, le peuple n’a pas réalisé son but, l’indépendance loin s’en faut et le voilà désemparé au milieu du gué, ne pouvant ni avancer ni reculer, sachant qu’il sera mitraillé s’il avance et qu’il sera écrasé s’il recule. En le menant à ce point, le pouvoir a marqué un grand point, voilà pourquoi il passe aujourd’hui à la répression systématique. Il voit que le Hirak est arrivé au bout de course, il est au taquet. J’espère que nous n’allons pas vivre une nouvelle décennie noire. </p><p>Un dernier mot sur la littérature algérienne d’expression française...  <br />Elle se porte bien. Elle est lue, traduite, appréciée et étudiée dans le monde entier. L’Algérie officielle ne l’aime pas et voudrait la voir disparaître. Le peuple qui lutte pour sa liberté devrait s’y intéresser, il y trouvera des réponses à beaucoup de ses questions. <br />On craignait qu’avec l’arabisation la littérature algérienne d’expression française ne disparaisse, mais pas du tout, la relève est là, on voit ici et là émerger de vrais talents. Les éditeurs algériens s’y intéressent de plus en plus, et c’est formidable.<br /> </p><p>Entretien réalisé par : MOHAMED MOULOUDJ</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

</channel>
</rss>