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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<pubDate>Fri, 14 May 2021 21:09:03 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Même la nostalgie n&#039;est plus ce qu&#039;elle était]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Terrible constat : même pour la commémoration du 10 mai 81, le PS n’a pas été capable de se rassembler.</p><p>par  Thomas Thévenoud</p><p>Le Creusot, dimanche 9 mai.</p><p> On sent bien qu’eux-mêmes n’y croient plus vraiment à cette histoire des « forces de l’esprit ». Le temps a passé, même la nostalgie n’est plus ce qu’elle était.</p><p>L’ancienne sherpa du président Anne Lauvergeon croit se souvenir que la première mouture du fameux discours des voeux en 1995 était plus spiritiste encore… Le public retient son souffle, on s’attend à une révélation. Mais, quelle était la formule exacte ? Elle ne s’en souvient pas.</p><p>François Mitterrand disait : « Pour réussir en politique, il faut d’abord de la santé et ensuite de la mémoire. Après, si vous êtes intelligent, ça ne peut pas nuire. »</p><p>Les socialistes à avoir de la mémoire sont de moins en moins nombreux. En cette veille du 10 mai, ils ne sont que quelques-uns à avoir fait le déplacement au Creusot pour se raconter une histoire qu’ils connaissent par cœur.</p><p>Au-dessus d’eux, sous la voute du petit théâtre à l’italienne du Château de la Verrerie au Creusot, une peinture roccoco d’un ciel de nuages, on lit cette inscription : « A la reine » ! Drôle d’endroit pour une rencontre de vieux grognards socialistes.</p><p>« Pour réussir en politique, il faut d’abord de la santé et ensuite de la mémoire. Après, si vous êtes intelligent, ça ne peut pas nuire. » (Mitterrand)</p><p>David Marti, le maire du Creusot, a été le premier élu socialiste à avoir eu l’idée de « faire quelque chose » pour les quarante ans du 10 mai. François Mitterrand connaissait bien la ville et entretenait une longue histoire avec la Saône-et-Loire. Et puis la Nièvre est à deux pas. Alors, il a d’abord invité Gilbert Mitterrand, son fils et les fidèles ont suivi.</p><p>Enfin pas tous… Mazarine Pingeot a organisé un événement concurrent à Paris, Jacques Attali a moqué le matin même sur France Info cette « réunion d’anciens combattants politiciens » et Jack Lang a préféré commémorer le 10 mai en multipliant les interviews dans la presse. A chacun son Mitterrand et il avait plusieurs familles…</p><p>Gilbert a donc fait le choix de la Saône-et-Loire. Je le retrouve avec bonheur. Cet homme est la gentillesse même. Vieux blouson en cuir usé sur le dos, cigarette à la main, le fils de l’ancien président n’a jamais manqué aux rendez-vous de l’amitié pour moi. Avec lui, la nostalgie est douce et bienveillante. Nous parlons de la maison familiale de Cluny, de sa mère qui repose dans le cimetière en haut de la ville, des livres qui viennent de sortir sur son père, du temps qui passe et de Latche qu’il voudrait me faire visiter.</p><p>Il me raconte son 10 mai : « Le matin, j’étais à Libourne, où je votais. Après j’ai pris le train. 4 heures 30 de trajet pendant lesquels j’ai refait tous les calculs. Quand je suis arrivé à Montparnasse je ne savais toujours rien. Il n’y avait pas de portable à l’époque… Je suis donc allé à Solférino, où on m’a dit que François Mitterrand avait gagné mais qu’il ne fallait surtout pas en parler. Alors, je suis allé rue de Bièvre et là les appels n’ont pas arrêté, je me suis transformé en standardiste. Quand je suis retourné à Solférino, tout le monde était déjà parti à la Bastille et quand je suis arrivé à la Bastille, l’orage était passé, il n’y avait plus personne. Alors je suis allé manger dans une brasserie mais le patron était de droite alors il a décidé de fermer tôt. Je suis rentré rue de Bièvre. Quand mon père et ma mère sont arrivés à 2 heures du matin de la Nièvre, on s’est félicités et puis on est allés se coucher. Bref, je suis complétement passé à côté du 10 mai. »</p><p>A chacun son 10 mai. François Hollande n’a pas envie de raconter le sien. On dirait même qu’il a perdu son sens de l’humour légendaire ce matin. Fidèle à sa figure de style traditionnelle, il enchaîne les anaphores et commence toutes ses phrases par « François Mitterrand c’était… » et récite sans conviction le bréviaire de deux septennats dont « tout nous parle encore ». Après une allusion lointaine à En Marche et à ces mouvements politiques d’aujourd’hui « sans militants, sans références, sans histoire. », il s’attaque à sa tête de turc préférée : le PS d’aujourd’hui.</p><p><a href="https://revuecharles.fr/wp-content/uploads/2021/05/IMG_1280-scaled.jpg"></a></p><p>Décidément, cet homme ne quittera jamais les habits de premier secrétaire. Sa punchline du jour : « ce n’est pas l’union qui fait la force, c’est la force qui fait l’union. Comme de toutes façons, en raison des restrictions sanitaires, aucun militant n’est là pour entendre le message et Olivier Faure le patron du PS s’est fait porter pâle, un ange ne fait que passer sous le plafond en stuc.<br />Lionel Jospin, plus raide que jamais, n’est pas là pour rigoler non plus. Il ne tient pas compte des questions que le journaliste qui anime la table ronde vient de lui poser. Il a préparé une intervention écrite et sort un discours de sa poche. Personne ne lui dira ce qu’il a à faire, ni à dire. </p><p>Il a décidé de régler son compte à deux présidents en 10 minutes en parlant de la conception du pouvoir chez Mitterrand. Il évoque longuement les relations entre le parti et le groupe parlementaire de l’époque. Les frondeurs ? Pas de ça sous Mitterrand. François Hollande qui est assis au premier rang se tasse dans son fauteuil.</p><p>« Tout rapprochement entre ce que fait Emmanuel Macron et ce qu’a fait François Mitterrand ne pourrait pour moi résulter que d’un malentendu. » (Jospin)</p><p>Deuxième flèche à destination du président actuel. Pour commémorer à sa manière le 10 mai 81, Emmanuel Macron a eu l’idée d’inviter tous les anciens collaborateurs de François Mitterrand. Lionel Jospin met en garde : « Tout rapprochement entre ce que fait Emmanuel Macron et ce qu’a fait François Mitterrand ne pourrait pour moi résulter que d’un malentendu. » La statue du Commandeur a parlé, Lionel Jospin replace les feuillets de son discours dans la poche de son veston. </p><p><a href="https://revuecharles.fr/wp-content/uploads/2021/05/IMG_1281-scaled.jpg"></a></p><p>Anne Hidalgo n’a rencontré qu’une fois François Mitterrand lors du centenaire de l’inspection du travail en 1992. Ce n’est pas assez pour parler d’une relation singulière avec l’ancien président. Alors elle préfère raconter son 10 mai : elle était à Lyon dans le 9e arrondissement avec une bande d’amis, des « volleyeurs », à attendre les résultats. A 20 heures, fous de joie, ils ont sauté par la fenêtre : heureusement ils étaient au rez-de-chaussée. La chute dans le vide, ce n’est pas le genre de la maire de Paris. « J’assure toujours mes arrières », nous dit-elle en aparté.</p><p>Dans la cour du Château, elle avance à pas lents pour rejoindre la photo de famille, aussi prudente que si elle était sur la route de l’Élysée. Patrick Bloche, son adjoint à l’éducation, aime bien l’idée des petits cailloux sur le chemin et il me confirme que ce déplacement n’a qu’une utilité : « montrer qu’elle peut traverser le périphérique ».</p><p>La maire de Paris connaît ses classiques et sait ce qui peut lui être reprocher. Une candidature à la présidentielle vaut bien un aller-retour en TGV. Ce soir, elle sera à l’Hôtel de Ville pour présider une autre manifestation concurrente.</p><p><a href="https://revuecharles.fr/wp-content/uploads/2021/05/IMG_1284-scaled.jpg"></a></p><p>Pour être sur la photo de famille, chacun se pousse du coude, oubliant un instant les gestes barrières et retrouvant les vieilles habitudes de leur jeunesse politique… Un vieux militant communiste que je connais bien a sorti son smatphone : « Bon, la photo est floue mais c’est pas grave : aujourd’hui tout est flou… »</p><p>Quand j’interroge André Billardon, l’ancien maire du Creusot, macroniste de la première heure et mitterrandiste de toujours, sur les chances de trouver un futur président parmi eux, il sourit : « Aucun de ceux qui sont là ne gagnera. La seule question c’est de savoir si quelqu’un aura le courage d’y aller pour prendre date… »</p><p>C’est ce que Pierre Joxe a résumé d’une formule il y a quelques minutes : « Qui plante aujourd’hui à gauche ? Qui arrose ? Vous savez que François Mitterrand aimait beaucoup les arbres. Lui il plantait. Il aimait les feuillus dans le Morvan et les résineux dans les Landes. Mais il n’aimait pas les résineux dans le Morvan. C’était un homme de contradictions. » La gauche cherche son jardinier.</p><p>Seul Bernard Cazeneuve, excellent rosiériste à ses heures, essaie de faire sourire l’auditoire avec son numéro favori : celui du petit chauve, forcément impressionné par ses grands chevelus que sont encore Jospin ou Joxe.</p><p>L’ancien premier ministre a trop de distance avec lui-même pour être candidat à l’élection présidentielle, mais c’est indéniablement le plus solide. Pas assez dingue pour le job, mais très conscient d’en avoir les capacités, il s’interroge à voix haute sur le sens des choses, sur « ce qui change et surtout sur ce qui ne change pas » comme disait Mitterrand. Bernard Cazeneuve n’est pas né à la bonne époque, c’est peut-être son seul défaut : « Dans un monde où tout le monde est amnésique, je suis là par devoir de mémoire. »</p><p>Les autres cherchent encore la raison pour laquelle ils sont venus ce matin au Creusot.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 14 May 2021 20:15:49 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/556/des-chercheurs-de-lepfz-decouvrent-le-talon-dachille-du-covid-19-rtsch</link>
	<title><![CDATA[Des chercheurs de l&#039;EPFZ découvrent le talon d&#039;Achille du Covid-19 - rts.ch]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Des chercheurs de l'EPFZ ont mis au jour un point faible important du coronavirus, qui permet d'inhiber la multiplication de l'agent pathogène. Cette découverte pourrait permettre le développement d'un médicament efficace contre tous les variants.</p><p>Le décalage du cadre de lecture est au coeur des recherches menées par des chercheurs de l'EPFZ et les universités de Berne, Lausanne et Cork (Irlande). Dans ce phénomène génétique, le ribosome - l'usine à protéines de la cellule - se trompe et omet des lettres lorsqu'il lit la séquence de l'ARN messager.</p><p>Cette situation arrive rarement dans les cellules saines car cela entraînerait un dysfonctionnement des protéines. Mais certains virus, comme le coronavirus ou le VIH, dépendent au contraire de ce décalage pour réguler la production de leurs protéines.</p><p>Le SARS-CoV-2, à l'origine du Covid-19, induit un décalage du cadre de lecture en repliant son ARN d'une manière inhabituelle et complexe, écrit l'équipe de recherche vendredi <a href="https://ethz.ch/en/news-and-events/eth-news/news/2021/05/the-achilles-heel-of-the-coronavirus.html">dans un communiqué</a>. "Les composés chimiques ciblant cet ARN viral spécialement replié pourraient être utilisés comme médicaments antiviraux".</p><p>&gt;&gt; La vidéo publiée par l'EPFZ:</p>
<p>[embedded content]Gel du ribosome</p>
<p>Mais jusqu'à présent, il y avait trop peu d'informations précises sur cet ARN viral. Les chercheurs ont réussi à observer ce processus, est-il indiqué dans le dernier numéro de la revue scientifique "Science".</p><p>Ils ont pu, grâce à des expériences biochimiques sophistiquées, "geler" le ribosome au niveau du site de décalage du cadre de lecture de l'ARN du coronavirus. Les scientifiques ont ensuite pu étudier le complexe moléculaire à l'aide de la microscopie cryo-électronique.</p><p>Ils sont aussi allés plus loin en essayant d'influer sur le processus avec des substances chimiques. Résultat: deux composés chimiques réduisent la réplication virale de mille à dix mille fois, sans être toxiques pour les cellules traitées.</p>
<p>Efficace contre les variants</p>
<p>Comme tous les types de coronavirus reposent sur le décalage du cadre de lecture, un médicament ciblant ce processus pourrait permettre de traiter les infections causées par des variants.</p><p>Les futurs travaux de l'équipe se concentreront sur la compréhension des mécanismes de défense cellulaire qui suppriment ce décalage dans les cas de virus. Cela pourrait être utile pour développer des médicaments basés sur ce phénomène, a expliqué Nenad Ban, professeur de biologie moléculaire à l'EPFZ et co-auteur de l'étude.</p><p>&gt;&gt; Revoir le sujet de La Matinale consacrée au séquençage du coronavirus:</p>
<p><a href="//www.rts.ch/video/la-1ere/l-eclairage-d-actualite/12039692-comment-surveilleton-les-variants-du-coronavirus-video.html" data-media-urn="urn:rts:video:12039692"><br /><br /><br /><br /></a><br />Comment surveille-t-on les variants du coronavirus ? (vidéo) / La Matinale / 3 min. / le 12 mars 2021</p>
<p>ats/boi</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/555/la-presidentielle-2022-marquera-lavenement-de-loligopole%C2%A0droitier</guid>
	<pubDate>Fri, 14 May 2021 16:45:26 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/555/la-presidentielle-2022-marquera-lavenement-de-loligopole%C2%A0droitier</link>
	<title><![CDATA[La présidentielle 2022 marquera l&#039;avènement de l&#039;oligopole droitier]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-infos article-infos--top-article">Temps de lecture: 7 min</p><p>Il y a tout juste dix ans, on pouvait émettre la sérieuse hypothèse <a href="https://www.fayard.fr/1001-nuits/voyage-au-bout-de-la-droite-9782755505979" rel="noreferrer" target="_blank">de l'instauration d'un oligopole droitier en France</a>, dans le droit fil d'une tendance lourde constatée sur le continent. Par oligopole, il faut entendre le basculement à droite de l'imaginaire collectif et sa captation par des forces politiques concurrentes.</p><p>Cet oligopole est politique et agressif. Agressif entre les trois partenaires. Agressif vers ses concurrents marginaux de gauche. Trois droites –qui ne recoupent que très partiellement celles de René Rémond– s'apprêtent à s'affronter pour la victoire en mai 2022, <a href="https://www.lejdd.fr/Politique/sondage-presidentielle-2022-macron-et-le-pen-largement-en-tete-bertrand-en-embuscade-la-gauche-lachee-4037701" rel="noreferrer" target="_blank">comme le confirme le récent sondage IFOP pour le Journal du Dimanche</a>. Si le débat et l'électorat basculent à droite, le pays est à la merci d'un <a href="https://www.lefigaro.fr/politique/dominique-reynie-les-abstentionnistes-peuvent-provoquer-un-accident-electoral-en-2022-20201025" rel="noreferrer" target="_blank">«accident électoral», pour reprendre les termes de Dominique Reynié</a>.</p><p dir="ltr" lang="fr" xml:lang="fr">SONDAGE. Présidentielle 2022 : Macron et Le Pen largement en tête, Bertrand en embuscade, la gauche lâchée <a href="https://t.co/TIsNx7Mdtn">https://t.co/TIsNx7Mdtn</a> <a href="https://t.co/y3D6hBzufv">pic.twitter.com/y3D6hBzufv</a></p>
<p>— Le JDD (@leJDD) <a href="https://twitter.com/leJDD/status/1381153292647071744?ref_src=twsrc%5Etfw">April 11, 2021</a></p>
<p>Pour l'heure, après avoir vu au fil des décennies une part croissante du débat captée par les droites, c'est bien plus des deux tiers de l'électorat entendant s'exprimer qui souhaite le faire pour un des trois candidats de droite, spectre incluant le président sortant Emmanuel Macron et La République en marche.</p>
<p>Les candidats de gauche deviennent résiduels</p>
<p>La fragmentation de la gauche n'est en rien freinée par sa prévisible éviction du premier tour. Le total des intentions de vote se portant sur ses candidats plafonne à 28%, 30% dans les meilleurs cas. Il existe des lignes de fractures entre électorats PS, EELV et LFI (Europe, économie, international, etc.) qui empêchent leur union. De surcroît, toute polémique est désormais utilisée pour créer des fractures au sein de la gauche, pour gagner du temps sur le calendrier, avec –il faut le dire– l'assentiment de responsables de gauche toujours plus prompts à embrasser des débats de plus en plus picrocholins.</p><p>La social-démocratie, incarnée chez nous par le PS, subit le déclin historique constaté dans la plupart des pays européens et n'en finit plus de payer son ralliement aux politiques d'austérité des années 2010, comme l'héritage de la présidence Hollande, répudié par nombre de ses anciens électeurs.</p><p>Si le clivage gauche-droite existe toujours, il s'est affaibli.</p><p>La gauche radicale, qui s'est affirmée comme un acteur de la vie politique, pâtit encore d'un relatif manque de crédit dans sa capacité à gouverner, et ce d'autant plus que l'expérience Tsipras a échoué quand Podemos peine à rééditer ses scores des années 2015-2016. Alors qu'elle est la famille politique qui a sans doute le plus muté, il y a quelque chose d'inabouti dans sa situation présente, un aggiornamento inachevé et une certaine façon de mener son combat qui inquiète.</p><p>Les écologistes sont portés par une aspiration perceptible à l'échelle continentale, mais pâtissent également d'une façon d'affirmer leurs choix qui sème le trouble, à l'image des innombrables déclarations de ses maires élus en juin dernier. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_allemandes_de_2021#/media/Fichier:Opinion_polls_Germany_2021.svg" rel="noreferrer" target="_blank">L'hypothèse de la participation des Grünen à un gouvernement en Allemagne</a>, voire d'un accès à la Chancellerie après les élections de septembre, n'incitera ni EELV ni son probable candidat Yannick Jadot à s'effacer. Bien au contraire, et au détriment du discernement.</p><p>Pour l'heure, le jeu à gauche est fermé et la nasse électorale se referme sur les trois familles qui la composent. Le risque majeur pour ses candidats est d'apparaître comme résiduels et de se marginaliser de façon de plus en plus importante au fil des mois. Si le clivage gauche-droite existe toujours, il s'est affaibli. L'identification à la gauche, qui portait les réflexes politiques de «front unique» ou électoraux de «désistement républicain», a vécu. L'explosion du taux d'abstention, la forte proportion de votes blancs et nuls sont aussi des données importante du scrutin à venir, si la tendance constatée depuis le début du quinquennat se confirme.</p><p>Le problème des gauches, c'est qu'elles ne voient dans la droitisation (si tant est qu'elles la voient) que la manifestation de pensées coupables, alors qu'il s'agit de l'articulation plus ou moins habile d'éléments donnant réponse aux enjeux du temps présent. De cette méprise découle une ardente passion pour la dénonciation et les mises en accusations, provoquant un possible ras-le-bol jusque dans ses rangs et, évidemment, dans son électorat.</p>
<p>Trois candidats, un fauteuil et les dividendes de la droitisation</p>
<p>Aujourd'hui, trois candidats peuvent prétendre à la magistrature suprême. D'abord, évidemment, le président Macron, chef de l'État depuis mai 2017. Ensuite, Marine Le Pen, candidate pour la troisième fois mais vierge d'une seule chose importante ici: la participation au pouvoir. Enfin, Xavier Bertrand, ancien élu RPR et ministre UMP, élu de la nouvelle région Hauts-de-France. Édouard Philippe, éventuel recours en cas de défection du président sortant, et Valérie Pécresse, possible alternative concurrente à Xavier Bertrand, ne changeraient pas fondamentalement la donne pour l'oligopole droitier.</p><p>Leur point commun est d'emprunter le gulf stream idéologique de la droitisation par des biais différents. Si, initialement, cette dernière n'est pas de leur fait, leur tendance constante à l'entretenir et à en tirer parti s'est soit imposée, soit était évidente pour la candidate Marine Le Pen. La situation idéologique du pays puise ses racines loin dans le temps. Ceux qui pensent qu'elle est née avec CNews ou Eric Zemmour ont des œillères ou des troubles de la mémoire, sinon cognitifs, préoccupants. La droitisation a opéré par vagues successives, par un processus s'étalant sur quatre décennies, qui n'a pas été simplement imposé par en haut mais qui est le fruit d'une dialectique subtile, entre offre venue d'en haut et demande venue d'en bas. En articulant divers éléments, en en réarticulant d'autres entre eux, une réponse à été donnée aux crises successives par des droites concurrentes, dissemblables mais ayant en commun de marginaliser la gauche dans différents secteurs sociaux.</p><p>Dans cette bataille à droite, la compétence, la capacité ressentie par tel ou tel à gouverner pourrait, dans la course électorale à droite, tuer l'antique mantra lepéniste selon lequel «l'électeur préfère l'original à la copie». A contrario, la colère latente dans la société pourrait trouver une réponse dans «l'alliance d'une minute» avec la seule candidate n'ayant jamais gouverné.</p><p>À cette heure, on peut penser que le président de la République n'a pas perdu la centralité qui est la sienne. Par sa fonction en premier lieu, il est capable d'agir sur le calendrier et l'agenda du pays dans son ensemble, mais aussi sur celui de l'élection présidentielle. La rapidité de la fin de la crise du Covid déterminera la solidité de son socle électoral. Cependant, sa base électorale est à un tel point socialement distincte de celle de Marine Le Pen qu'il peut être en danger au second tour.</p><p>Marine Le Pen pâtit d'un fardeau qui n'est plus idéologique, mais relatif à sa capacité à gouverner comme elle souffre d'un préjudice patronymique. Il aurait fallu à Le Pen l'astucieux courage de ne pas se rendre au débat d'entre deux tours en 2017, dont les images diffusées en boucle pourraient parasiter sa campagne de second tour. On sait qu'en 1988, Charles Pasqua exhorta Jacques Chirac à ne pas débattre avec François Mitterrand. Le candidat Chirac suivit les conseils inverses d'Édouard Balladur, et le résultat ne se fit pas attendre.</p><p>Xavier Bertrand s'efforce d'incarner différentes figures aimées à droite: le grand élu d'une région populaires aux multiples difficultés, celle du militant qui lui colle depuis ses jeunes années au RPR, celle d'un «souverainiste» qui rappelle à l'envi qu'il a voté «non» à Maastricht en 1992. Ancien ministre de Nicolas Sarkozy, hostile (au moins en apparence) à la ligne Wauquiez, il a pour lui un avantage né de la tenaille électorale dans laquelle il semble pris: mordre potentiellement ses deux concurrents s'il n'est pas dévoré par eux. Il peut se frayer un chemin vers le second tour en attirant des voix de centre droit parties chez Emmanuel Macron, et des voix de droite populaire et bonapartiste parties chez Marine Le Pen.</p>
<p>L'inconnu(e) dans l'isoloir</p>
<p>Connaît-on réellement l'électeur qui va entrer dans l'isoloir l'an prochain? La dégradation de la situation économique, les crises des «gilets jaunes» et du Covid, le dérèglement idéologique du pays rendent cet électeur si imprévisible que les outils des sondeurs peuvent connaître quelques avaries. Cet électeur entrant dans l'isoloir aura un imaginaire de droite. Son idéal-type dépendra de l'abstention relative des différents groupes sociaux et idéologiques composant le corps électoral. Quelques réalités se précisent néanmoins.</p><p>Depuis trois ans, l'auto-positionnement des Français à gauche n'a cessé de se tasser. En juillet 2020, <a href="http://www.ifop.com/publication/le-positionnement-des-francais-sur-un-axe-gauche-droite-2/" rel="noreferrer" target="_blank">l'IFOP publiait une enquête selon laquelle seuls 13% des sondés se positionnaient «à gauche»</a>, la proportion se tassant par rapport aux deux précédentes enquêtes. 39% en revanche se positionnent à «droite», en nette augmentation. Depuis 2017, le chiffre désignant ceux qui refusent de se situer sur le clivage gauche-droite est passé de 11% à 16%.</p><p>Une France plus à droite, et une gauche plus divisée, résolvent en partie l'équation du devenir de la gauche en France, sans déterminer évidemment l'issue de la compétition à droite. À un an de l'élection, un indice sur le potentiel du vote Marine Le Pen est donné par le score qu'elle obtiendrait face à Anne Hidalgo: <a href="https://www.marianne.net/politique/macron/presidentielle-2022-le-pen-lemporterait-face-a-hidalgo-mais-serait-battue-par-macron-et-bertrand" rel="noreferrer" target="_blank">51% selon l'IFOP en mars</a>, 50% selon l'IFOP paru le 11 avril dans le JDD. Pis, Yannick Jadot n'obtiendrait que 47% et Jean-Luc Mélenchon 40% face à elle. L'information aurait dû alerter.</p><p>La crise du Covid a causé des dommages relatifs à l'exécutif en matière d'opinion. Plus insaisissables en revanche sont les conséquences des mesures de restrictions des libertés sur le pays, et notamment les séquelles sur le corps social du confinement prolongé et répétitif. Les difficultés matérielles pourraient rendre l'ensemble de plus en plus durement ressenti au fil des mois.</p><p>La politique, ce n'est pas que l'affrontement partisan ou la concurrence entre des candidatures. C'est aussi l'investissement dans des réseaux de sociabilité et on sait, par exemple, que la faiblesse du tissu associatif induit une vigueur relative du vote RN/FN. Celui-ci se discute aussi dans la vie de tous les jours: au sein de son entreprise, dans la vie associative, dans sa commune. C'est au sein de cette société civile que se forme l'opinion et l'idéologie. Tout cela est toujours suspendu et peinera à se remettre en marche d'ici un an. Entre plongée dans des difficultés matérielles, inquiétude quant à l'avenir, effondrement des lieux et cadres de sociabilité, une volatilité plus grande pourrait s'installer et provoquer une éventuelle surprise.</p><p>Le contexte idéologique est magmatique, autant que les processus électoraux nationaux deviennent potentiellement explosifs. Une seule chose est certaine: pour l'heure, la gauche est bien partie pour une marginalisation durable dans la vie politique de notre pays.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/554/la-belle-initiative-benevole-qui-revele-la-deliquescence-de-l%E2%80%99etat</guid>
	<pubDate>Fri, 14 May 2021 11:30:35 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/554/la-belle-initiative-benevole-qui-revele-la-deliquescence-de-l%E2%80%99etat</link>
	<title><![CDATA[la belle initiative bénévole qui révèle la déliquescence de l’État]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Son succès, c’est leur échec. Il « ringardise le gouvernement » ou « incarne le service public de demain », les commentateurs ne tarissent pas d’éloges sur Guillaume Rozier, 25 ans. Ingénieur tout juste diplômé, habile avec les bases de données, il crée depuis mars 2020 des outils pour informer les Français sur l’épidémie, et dorénavant les aider à trouver un créneau de vaccination. Ses innovations bénévoles, en « open source » (le code du logiciel est accessible à tous, N.D.L.R.) et d’intérêt public révèlent aussi l’incapacité de l’État à concevoir rapidement des outils utiles aux Français. Retour en trois épisodes sur cette démonstration de l’incompétence étatique applaudie des deux mains par l’exécutif.</p>
<p>Mars 2020 : des visuels fiables et actualisés</p>
<p class="article-text article-body__item">Mi-mars 2020, sur son compte Twitter, Guillaume Rozier, un jeune ingénieur en dernière année d’étude, commence à publier des graphiques très clairs, montrant comme la courbe épidémique française suit avec quelques jours de retard la courbe italienne. Ses informations fiables, bien présentées et régulièrement mises à jour sont rapidement suivies par de nombreux internautes. Sur un site qu’il croit éphémère, Covid Tracker, il commence en avril à présenter plusieurs courbes et indicateurs actualisés quotidiennement. Le succès est grandissant.</p><p lang="fr" dir="ltr" xml:lang="fr">Update avec les données du 12 mars</p><p>La France toujours dans les pas de l’Italie <a href="https://twitter.com/hashtag/Covid19?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Covid19</a><a href="https://twitter.com/hashtag/France?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#France</a><a href="https://twitter.com/hashtag/Italy?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Italy</a><a href="https://twitter.com/hashtag/Italie?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Italie</a><a href="https://t.co/KwbgYvuwnO">pic.twitter.com/KwbgYvuwnO</a></p>
<p>— GRZ (@GuillaumeRozier) <a href="https://twitter.com/GuillaumeRozier/status/1238369712460963841?ref_src=twsrc%5Etfw">March 13, 2020</a></p>
<p class="article-text article-body__item">Plongés dans le premier confinement, les Français ont soif d’informations fiables et bien présentées. Les approximations de la communication gouvernementale les agacent déjà. Les outils étatiques comme le site de Santé Publique France et la plateforme Geodes ne sont exploitables que par des initiés. Guillaume Rozier qui y récupère les données disponibles en « open data », les met en forme de manière bien plus claire et précise. Son site devient une référence pour les journalistes et attire plusieurs millions d’internautes chaque mois.</p><p class="article-text article-body__item">Humble et timide, Guillaume Rozier répète partout qu’il n’est pas spécialiste des questions de santé. Il sait ordonner et présenter des chiffres, mais prend volontiers les conseils de l'épidémiologiste Catherine Hill, rencontrée sur un plateau, pour présenter des indicateurs les plus justes possibles. Quelques geeks lui donnent un coup de main pour développer le site, qui intègre chaque semaine de nouvelles fonctionnalités. Covid Tracker fait un carton, et montre que quelques bénévoles sont capables d’accomplir ce qu'un État échoue à faire : présenter honnêtement et clairement la situation épidémique aux Français.</p>
<p>Décembre 2020 : les chiffres de la vaccination</p>
<p class="article-text article-body__item">En décembre, alors que la campagne de vaccination démarre laborieusement, Guillaume Rozier veut proposer un outil de suivi des injections. Problème : aucune donnée n’est publiée par le ministère de la Santé. Après quelques jours à galérer en recueillant les infos sur les personnes âgées vaccinées dans les Ehpad via la presse locale, il reçoit un coup de fil d’un certain Olivier Véran, qui lui propose de lui transmettre tous les jours les chiffres… que le ministère ne publie pas.</p><p class="article-text article-body__item">Félicité par le ministre de la Santé puis par Emmanuel Macron, <a href="https://twitter.com/GuillaumeRozier/status/856242975973797888?s=20" target="_blank">pour lequel il ne cachait pas ses affinités en 2017</a>, Guillaume Rozier accepte et publie pendant quelques jours des données auxquelles personne d’autre n’a accès. Face au tollé que suscite ce recours à un simple bénévole pour divulguer des informations d’utilité publique, le jeune ingénieur se ravise et annonce le 11 janvier qu’il ne publiera plus ces données tant qu’elles ne seront pas diffusées publiquement. Ce partisan de l’ « open data » fait des erreurs mais apprend vite. Ridiculisé par un garçon diplômé six mois plus tôt, le gouvernement se plie à sa demande et se met à publier les données de vaccination.</p>
<p>Avril 2021 : des prises de rendez-vous rapides pour la vaccination</p>
<p class="article-text article-body__item">Début avril, Guillaume Rozier et son équipe de bénévoles ont pris une autre dimension, en créant « Vite ma dose ». Ce nouvel outil regroupe tous les créneaux de vaccination disponibles sur les plateformes KelDoc, Doctolib, Maiia, Ordoclic… Il permet à des milliers de Français de trouver une dose de vaccin. Ou quand un outil bénévole permet à un État d’accélérer une campagne de vaccination à la traîne.</p><p class="article-text article-body__item">« Vite ma dose » devient si incontournable que le 6 mai lorsqu’Emmanuel Macron annonce que les 18 à 49 ans pourront trouver des créneaux de vaccination la veille pour le lendemain dès le 12 mai, il renvoie vers le site de Guillaume Rozier. Qui, en bon serviteur de l’État, adaptera sans broncher son outil pour inclure cette fonctionnalité. Et tant pis s’il n’a pas été contacté avant…</p><p lang="fr" dir="ltr" xml:lang="fr">Aucun créneau ne doit être perdu.<br />À partir du 12 mai, les rendez-vous qui n’auront pas trouvé preneur 24 heures avant seront ouverts à tous les adultes volontaires, sans condition.<a href="https://t.co/H6mJCiN6iG">https://t.co/H6mJCiN6iG</a></p>
<p>— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) <a href="https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1390250148526231553?ref_src=twsrc%5Etfw">May 6, 2021</a></p>
<p class="article-text article-body__item">Guillaume Rozier est ainsi, il comble les lacunes de l’État depuis un an et demi sans rien demander en retour. Sommet de candeur, il félicite « les élus » et « l’Union européenne » <a href="https://twitter.com/GuillaumeRozier/status/1392062850357682179?s=20" target="_blank">lorsque lui-même se fait vacciner</a>. En oubliant au passage que si la campagne vaccinale a démarré tardivement en France, c’est parce que l’UE a tardé à négocier des doses que le Royaume Uni raflait sans tergiverser.</p><p class="article-text article-body__item">Guillaume Rozier et les bénévoles qui l’aident à concevoir les outils oeuvrent pour l’utilité publique. Au-delà des éloges médiatiques et de la légion d’honneur que des députés aimeraient qu’il reçoive, c’est peut-être un travail au ministère de la Santé qu’il aurait été judicieux d’offrir à Guillaume Rozier. Il y aurait été plus utile qu'une flopée de conseillers de McKinsey. Mais c’est trop tard : le succès de ses outils lui a permis de signer un joli CDI, le voici parti dans le privé. Et l’État, lui, continuera de s’écrouler.</p><p class="article-text article-body__item">À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/societe/education/les-autotests-dans-les-lycees-nouvel-echec-de-la-strategie-anti-covid" target="_blank">Les autotests dans les lycées, nouvel échec de la stratégie anti-Covid ?</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Fri, 14 May 2021 08:23:46 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Patrick Marsaud, un enfant de Paname]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a data-pin-config="beside" href="https://pinterest.com/pin/create/button/?url=https%3A%2F%2Fwww.lejournalduvillagesaintmartin.fr%2F2021%2F05%2Fpatrick-marsaud-un-enfant-de-paname%2F&amp;media=https%3A%2F%2Fwww.lejournalduvillagesaintmartin.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2021%2F05%2F3.jpg&amp;description=Patrick%20Marsaud" data-pin-do="buttonPin"></a></p>

<p><a href="mailto:?subject=Patrick%20Marsaud%2C%20un%20enfant%20de%20Paname&amp;body=Patrick%20Marsaud%2C%20un%20enfant%20de%20Paname%20-%20https%3A%2F%2Fwww.lejournalduvillagesaintmartin.fr%2F2021%2F05%2Fpatrick-marsaud-un-enfant-de-paname%2F"></a></p>

<p>Patrick Marsaud © Cécile Lemaitre.Il connaît Paris comme sa poche et lui voue une passion sans limite. En tant qu’agent immobilier, d’abord, mais aussi comme auteur du blog John d’Orbigny, du nom de son agence. Un rendez-vous dominical toujours très attendu sur Facebook. Patrick Marsaud publie aujourd’hui deux livres qui viennent tout juste de sortir, consacrés, bien évidemment, à Paris !</p>
<p align="justify">Comment passe-t-on d’agent immobilier à auteur ?<br />Patrick Marsaud : L’immobilier, je suis tombé dedans par hasard. Une amie travaillait dans une agence et m’a évoqué cette possible voie. Ce n’était pas une vocation et on peut s’en lasser très vite. Après dix-huit ans dans un gros réseau, avenue de la République, nous avons décidé en 2009, avec mes deux associés, de créer notre propre agence et de nous éloigner des grandes franchises qui ne nous correspondaient plus.</p><p align="justify">Et vous avez commencé à « réseauter » ?<br />Sans enseigne connue ni appui logistique d’une franchise, se démarquer et intégrer les réseaux sociaux est indispensable. À l’époque, c’était uniquement sur Facebook où j’avais lancé une page consacrée à des brèves sur l’immobilier. Bien naturellement, ça n’intéressait personne ! Même si parler d’immobilier, c’est aussi parler de l’histoire d’un quartier, de ses immeubles et de ses habitants. J’ai commencé à parler de Paris par le biais de la photographie, en ciblant une époque où les gens en faisaient encore peu, jusqu’à la fin des années 70. Ensuite, et surtout après l’arrivée du numérique, tout le monde a fait des photos, bien souvent la même, cela n’a plus d’intérêt. L’intérêt, c’est la rareté.</p><p align="justify">Pouvez-vous nous parler du blog John d’Orbigny ?<br />Chaque dimanche, je publie des photos et raconte l’histoire d’une rue, d’une personne, d’un bâtiment, une gare par exemple, ou une année dans la vie à Paris. Ce sont le plus souvent des documents rarement vus. Je fais énormément de recherches, des heures par semaine en plus du travail de l’agence, car je souhaite vérifier sérieusement les sources et ne pas publier n’importe quoi. C’est une manière de parler de Paris tout en traitant d’immobilier. Le plus difficile pour moi reste de retrouver des images des quartiers populaires ou industriels, tellement il y a peu d’informations et de photos pour la première moitié du XXe siècle. Résultat, grâce au simple bouche-à-oreille, ma page compte plus de 60 000 abonnés dont les commentaires me permettent parfois d’apprendre de nouvelles choses. Finalement, celui à qui cette page fait le plus plaisir, c’est moi ! À ce jour, j’ai des dizaines de publications en cours, « ouvertes », prêtes à être complétées et publiées, peut-être dans plusieurs mois. Dans chaque rue de Paris on peut trouver des histoires, et lorsque l’on raconte des histoires aux gens, ça marche toujours !</p>
<p>© Jean-Baptiste de Baudouin</p>
<p align="justify">Comment s’est passée votre rencontre avec Michel Lagarde ?<br />Par hasard, il y a environ six mois. Il m’a contacté pour partager une publication avec des dessins de Jean Lébédeff qu’il avait acquis dans une vente aux enchères. Étant très sollicité, j’y ai d’abord jeté un œil distrait. Et puis, devant la qualité des images, nous nous sommes rencontrés. Michel voulait en faire un livre (Le Faussaire) et souhaitait que j’écrive les textes. De mon côté, j’avais un autre projet de livre, Belleville 1965. Finalement nous avons fait les deux !</p><p align="justify">Parlons justement de Belleville 1965…<br />C’est une promenade très vivante dans le Belleville de 1965, un peu plus d’un siècle après le rattachement de Belleville à Paris. Une balade d’environ deux kilomètres, du canal Saint-Martin jusqu’à l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville en passant par le métro Jourdain et République et la rue du Faubourg du Temple. Ces images ont été prises par un dessinateur industriel bellevillois, Jean-Baptiste de Baudouin. Elles nous plongent dans un quartier en pleine mutation, avec ses primeurs et ses cinémas mais également avec ses immeubles et ses ruelles qui allaient disparaître. Ces photos en couleurs, rares à cette époque, constituent un magnifique témoignage sur un Paris oublié.</p><p align="justify">Que vous évoque le 10e ?<br />Tout comme le bas de Belleville, rue du Faubourg du Temple, pour moi le 10e et le 11e forment un peu un même quartier. Il n’y a finalement que la place de la République au milieu. République, Goncourt, Parmentier… c’est la même sensibilité. Idem pour le boulevard Saint-Martin, à cheval sur le 3e arrondissement, dans ce que l’on nomme le « haut Marais », c’est un axe vers République. Le 10e, c’est bien sûr l’emblématique canal Saint-Martin que j’ai connu à mes débuts comme agent immobilier, en 1992. C’était un lieu à l’abandon, un no man’s land sans aucun commerce. Rue Beaurepaire, il n’y avait que des grossistes en tapis. On imagine mal aujourd’hui la rue à cette époque ! Un jour, une femme m’a demandé de venir visiter son bien dans un immeuble quasiment à l’abandon, rue Jean-et-Marie-Moinon. Une partie de l’immeuble était squattée par des Maliens qui avaient percé les parties communes pour installer un monte-charge. Je n’avais jamais vu ça ! Tout comme au 5-7, rue Jacques-Louvel-Tessier, devenu le plus grand squat de Paris. À cette période, le mot d’ordre était : On dégage tout pour faire du neuf ! Heureusement, ça ne s’est pas fait. Je pense que l’arrivée de la gauche à la mairie du 10e, en 1995, puis surtout le changement de majorité municipale en 2001 y sont pour quelque chose. Autrement, dans un autre style, il y avait le boulevard de Magenta, un tracé haussmannien sans aucune vie. Un axe rouge, entièrement destiné à la voiture, utilisé pour quitter Paris ou rejoindre les gares. C’était désespérant, il n’était pas question à l’époque de pistes cyclables !</p>
<p>© Jean-Baptiste de Baudouin</p>
<p align="justify">C’était un arrondissement très populaire ?<br />Oui ! La rue Bichat jusqu’à l’hôpital Saint-Louis, les rues Marie-et-Louise et Alibert, l’avenue Richerand, la rue de la Grange aux Belles… Et puis l’avenue Parmentier qui s’éteint au commencement de l’avenue Claude Vellefaux, la rue Saint-Maur bien sûr, et tout le pourtour de la place Sainte-Marthe, que les voitures contournaient encore. Les commerces périclitaient. Le passé ouvrier a disparu puisque la population qui vivait ici est partie, chassée par les promoteurs et la hausse vertigineuse des prix. En 1996, on pouvait encore trouver des appartements pour 6 000 francs le m² (915 € environ). Et le pire, c’est qu’ils étaient difficiles à vendre car les immeubles étaient dans l’ensemble très vétustes. Comme les WC étaient sur le palier et que la seule canalisation d’eau se trouvait dans la cuisine, il était compliqué d’y installer une salle de bains et des toilettes. Les WC broyeurs restaient la seule solution. Progressivement, lorsque les prix ont commencé à remonter en 1997, les populations venant de l’ouest parisien, devenu trop cher, sont arrivées autour du canal. Des gens plus jeunes, avec plus de moyens et d’exigences. Beaucoup de réhabilitations et de rénovations ont alors commencé. Tout le monde voulait un loft dans ces années-là ! Rapidement, les habitants ont retrouvé des bistrots et des commerces de proximité. Même l’hôtel du Nord qui devait être démoli fut réhabilité. Le vieux Paris fait toujours vendre, même si en l’occurrence le film fut tourné en studio. Les prix se sont envolés. Aujourd’hui, ce ne sont plus les mêmes quartiers, ce n’est plus la même population.</p><p align="justify">Comment voyez-vous demain ?<br />Le 10e est très hétéroclite, il y a de tout : des petits coins très agréables, mais aussi deux gares pas toujours fréquentables ou encore Strasbourg-Saint-Denis. Il ne faut pas se leurrer, il reste encore quelques parties de l’arrondissement à rénover afin que naisse une vraie vie de quartier agréable pour les habitants, comme à Oberkampf ou dans une partie importante de Belleville.</p><p align="justify"></p><p align="justify"></p><p>Les deux livres de Patrick Marsaud, parus aux éditions Michel Lagarde, font l’objet d’une exposition rassemblant des photographies de Jean-Baptiste de Baudouin et des dessins de Jean Lébédeff à la galerie Treize-Dix, 13 rue Taylor, 75010 paris du 19 mai au 15 juin 2021.</p>
<p><a data-pin-config="beside" href="https://pinterest.com/pin/create/button/?url=https%3A%2F%2Fwww.lejournalduvillagesaintmartin.fr%2F2021%2F05%2Fpatrick-marsaud-un-enfant-de-paname%2F&amp;media=https%3A%2F%2Fwww.lejournalduvillagesaintmartin.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2021%2F05%2F3.jpg&amp;description=Patrick%20Marsaud" data-pin-do="buttonPin"></a></p>

<p><a href="mailto:?subject=Patrick%20Marsaud%2C%20un%20enfant%20de%20Paname&amp;body=Patrick%20Marsaud%2C%20un%20enfant%20de%20Paname%20-%20https%3A%2F%2Fwww.lejournalduvillagesaintmartin.fr%2F2021%2F05%2Fpatrick-marsaud-un-enfant-de-paname%2F"></a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/552/pentagon-surveilling-americans-without-a-warrant-senator-reveals</guid>
	<pubDate>Fri, 14 May 2021 08:21:45 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/552/pentagon-surveilling-americans-without-a-warrant-senator-reveals</link>
	<title><![CDATA[Pentagon Surveilling Americans Without a Warrant, Senator Reveals]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://www.vice.com/en/topic/cyber" target="_blank"><br /><br /></a></p>
<p>Hacking. Disinformation. Surveillance. CYBER is Motherboard's podcast and reporting on the dark underbelly of the internet.</p><p>The Pentagon is carrying out warrantless surveillance of Americans, according to a new letter written by Senator Ron Wyden and obtained by Motherboard.</p><p>Senator Wyden's office asked the Department of Defense (DoD), which includes various military and intelligence agencies such as the National Security Agency (NSA) and the Defense Intelligence Agency (DIA), for detailed information about its data purchasing practices after Motherboard revealed special forces were buying location data. The responses also touched on military or intelligence use of internet browsing and other types of data, and prompted Wyden to demand more answers specifically about warrantless spying on American citizens.</p><p>Advertisement</p><p>Some of the answers the DoD provided were given in a form that means Wyden's office cannot legally publish specifics on the surveillance; one answer in particular was classified. In the letter Wyden is pushing the DoD to release the information to the public. A Wyden aide told Motherboard that the Senator is unable to make the information public at this time, but believes it would meaningfully inform the debate around how the DoD is interpreting the law and its purchases of data.</p><p>"I write to urge you to release to the public information about the Department of Defense's (DoD) warrantless surveillance of Americans," <a href="https://www.documentcloud.org/documents/20707603-wyden-dod-purchase-americans-data-letters">the letter</a>, addressed to Secretary of Defense Lloyd J. Austin III, reads.</p><p>Do you work for any of the agencies named in this piece? We'd love to hear from you. Using a non-work phone or computer, you can contact Joseph Cox securely on Signal on +44 20 8133 5190, Wickr on josephcox, OTR chat on <a href="mailto:jfcox@jabber.ccc.de">jfcox@jabber.ccc.de</a>, or email <a href="mailto:joseph.cox@vice.com">joseph.cox@vice.com</a>.</p><p>Wyden and his staff with appropriate security clearances are able to review classified responses, a Wyden aide told Motherboard. Wyden's office declined to provide Motherboard with specifics about the classified answer. But a Wyden aide said that the question related to the DoD buying internet metadata.</p><p>"Are any DoD components buying and using without a court order internet metadata, including 'netflow' and Domain Name System (DNS) records," the question read, and asked whether those records were about "domestic internet communications (where the sender and recipient are both U.S. IP addresses)" and "internet communications where one side of the communication is a U.S. IP address and the other side is located abroad."</p><p>Advertisement</p><p>Netflow data creates a picture of traffic flow and volume across a network. DNS records relate to when a user looks up a particular domain, and a system then converts that text into the specific IP address for a computer to understand; essentially a form of internet browsing history.</p><p>Wyden's new letter to Austin urging the DoD to release that answer and others says "Information should only be classified if its unauthorized disclosure would cause damage to national security. The information provided by DoD in response to my questions does not meet that bar."</p><p>The questions were specifically sent to the Under Secretary of Defense for Intelligence and Security in February 2021, Wyden's letter adds. Beyond the NSA and DIA, the Under Secretary of Defense for Intelligence and Security provides oversight to a range of agencies including the National Geospatial-Intelligence Agency (NGA) and the National Reconnaissance Office (NRO). A Wyden aide said it is not clear if the answers go beyond the agencies that act under the Under Secretary of Defense for Intelligence and Security.</p><p>The DoD did not respond to a request for comment.</p><p>Wyden's questions came in response to Motherboard's reporting on special forces purchasing location data, a Wyden aide said. Specifically, <a href="https://www.vice.com/en/article/jgqm5x/us-military-location-data-xmode-locate-x">Motherboard previously revealed</a> that U.S. Special Operations Command (SOCOM) bought access to a tool called Locate X that uses location data harvested from ordinary phone apps installed on peoples' phones. <a href="https://www.vice.com/en/article/y3g97x/location-data-apps-drone-strikes-iowa-national-guard">Motherboard also found</a> that a National Guard unit tasked with carrying out drone strikes bought the same tool.</p><p>Advertisement</p><p>A Wyden aide said the office sent its original query to SOCOM's legislative affairs section. That department then said that the Under Secretary of Defense for Intelligence and Security would respond, the aide added.</p><p>As part of Wyden's office's own parallel investigation into the location data selling space, the DIA said in a memo its analysts have searched commercial databases of smartphone location data without a warrant in five investigations over the past two and a half years, <a href="https://www.nytimes.com/2021/01/22/us/politics/dia-surveillance-data.html">The New York Times</a> <a href="https://www.nytimes.com/2021/01/22/us/politics/dia-surveillance-data.html">reported in January</a>.</p><p>"Other than DIA, are any DoD components buying and using without a court order location data collected from phones located in the United States?" one of Wyden's questions reads. The answer to that is one that Wyden is urging the DoD to release.</p><p>The DIA memo said the agency believes it does not require a warrant to obtain such information. Following this, Wyden also asked the DoD which other DoD components have adopted a similar interpretation of the law. One response said that each component is itself responsible to make sure they follow the law.</p><p>Wyden is currently proposing a new piece of legislation called The Fourth Amendment Is Not For Sale Act which <a href="https://www.vice.com/en/article/k78qyy/fourth-amendment-is-not-for-sale-act-would-ban-clearview-and-warrantless-location-data-purchases">would force some agencies to obtain a warrant</a> for location and other data. Current sponsors include Sen. Rand Paul, R-Ky., Majority Leader Chuck Schumer, D-N.Y. Sen. Mike Lee, R-Utah, Sen. Steve Daines, R-Mont., Sen. Edward Markey, D-Mass., Sen. Tammy Baldwin, D-Wisc., Sen. Elizabeth Warren, D-Mass., Sen. Sherrod Brown, D-Ohio, Sen. Brian Schatz, D-Hawaii, Sen. Cory Booker, D-N.J., Sen. Bernie Sanders, D-Vt., Sen. Jeff Merkley, D-Ore., Sen. Jon Tester, D-Mont., Sen. Martin Heinrich, D-N.M., Sen. Mazie Hirono, D-Hawaii, Sen. Patty Murray, D-Wash., Sen. Maria Cantwell, D-Wash., Sen. Patrick Leahy, D-VT., and Sen. Richard Blumenthal, D-Conn, Wyden's office previously told Motherboard.</p><p>Subscribe to our cybersecurity podcast CYBER, <a href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/cyber/id1441708044">here</a>.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/551/dominique-sopo-a-nouveau-le-conflit</guid>
	<pubDate>Fri, 14 May 2021 08:18:23 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/551/dominique-sopo-a-nouveau-le-conflit</link>
	<title><![CDATA[Dominique Sopo - A nouveau, le conflit...]]></title>
	<description><![CDATA[<p>A nouveau, le conflit israélo-palestinien, que l’on disait assoupi, s’est réveillé avec une force tragique. Rythmées par les roquettes lancées sur les villes israéliennes depuis la bande de Gaza et par les représailles de Tsahal contre l’enclave palestinienne, ces dernières heures sont celles d’une escalade sanglante.<br />L’escalade a en réalité commencé depuis plusieurs semaines. Ses ingrédients sont connus. D’un côté, des heurts à Jérusalem impulsés par les ratonnades pratiquées depuis avril par des groupes d’extrême-droite juifs, aggravés par la poursuite des expulsions de familles palestiniennes de Jerusalem-Est et amplifiés par la violente répression pratiquée sur l’Esplanade des Mosquées. D’un autre côté, l’inconséquence de Mahmoud Abbas annonçant fin avril le report sine die des élections législatives et poussant ainsi le Hamas – qu’il ne fallait pas beaucoup pousser - à se réfugier à nouveau dans la voie de l’action militaire envers Israël.<br />Les données d’un règlement possible de ce vieux conflit restent fondamentalement les mêmes : Israël doit voir sa sécurité assurée, l’Etat palestinien doit enfin voir le jour.<br />Pour Israël, l’illusion que les récents accords diplomatiques avec plusieurs Etats arabes vidaient la question palestinienne de toute réalité est, sinon une cécité volontaire, une tragique erreur. Tragique erreur car les Palestiniens existent et se révolteront tant qu’ils ne pourront pas prendre pleinement leur destin en main. Tragique erreur également car Israël a peut-être bien plus à craindre que la détérioration ponctuelle de sa situation sécuritaire : l’affaiblissement de ses standards démocratiques. En effet, il n’y a aucune situation dans laquelle la domination sur une population – ici les Palestiniens – n’entraîne pas inexorablement la dégradation du respect dû à chacun de ses membres. Ces dernières semaines et sans même m’attarder sur les progrès électoraux de l’extrême-droite aux élections à la Knesset, le racisme antiarabe en actes à Jérusalem en est l’un des mutiples signes, tout autant que la faible réprobation qu’il a soulevée, là où une situation analogue aurait naguère soulevé des tempêtes de protestations venues du puissant « camp de la paix » qui irriguait alors la société israélienne.<br />Pour la partie palestinienne, la nature cacochyme d’un pouvoir sans autre perspective décelable que sa survie, la réalité de la corruption, le désastre de l’émiettement de la vie politique et l’irresponsabilité des surenchères verbales et militaires du Hamas rendent à ce stade impossible une négociation politique digne de ce nom avec Israël, ce qui tombe bien puisque Netanyahu fait peu mystère de ne pas en vouloir. Le Fatah et le Hamas ont beau jeu de se renvoyer la responsabilité de l’embourbement du projet national palestinien. Mais la réalité est que cet embourbement apparaît, pour la part qui relève de la partie palestinienne, comme leur œuvre collective.<br />Sur cette scène proche-orientale, les deux parties en conflit se comportent en acteurs qui ne veulent pas d’issue négociée. Israël a vaincu les Palestiniens mais ne sait pas quoi faire de sa force que Netanyahu – par cynisme, par idéologie ou par médiocrité - l’a convaincu de ne pas convertir en paix. Notamment sous l’impulsion de la surenchère du Hamas, la partie palestinienne – par aveuglement idéologique ou par médiocrité - tient un discours illusoire sur la réalité de ses marges de manœuvre, contribuant à priver les Palestiniens d’un Etat et à en enfermer une partie dans le rêve de la restauration d’une Palestine entièrement sous leur administration.<br />Evidemment, toutes les personnes extérieures à la scène de cette impasse tragique devraient œuvrer à la paix, notamment en France. Il est dommageable qu’elles ne se comportent pas systématiquement ainsi, comme le montrent trop de posts, tweets ou publications.<br />Pour ma part, je reste fidèle à quelques principes :<br />- rappeler que la paix est possible et qu’elle est la seule voie souhaitable<br />- dénoncer le racisme et l’antisémitisme qui peuvent sévir au Proche-Orient<br />- essayer de rappeler la complexité d’un conflit dans lequel les explications simplifiées visent systématiquement à démoniser l’une des deux parties<br />- me méfier de celles et ceux qui ferment les yeux sur l’existence du racisme antiarabe et le renforcement de l’extrême-droite en Israël qui contribuent pourtant à la situation actuelle, qui se caractérise également par des émeutes chez les Arabes israéliens<br />- me méfier de celles et ceux qui ne soutiennent les Arabes et les musulmans que pour dire leur haine des Juifs.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Thu, 13 May 2021 18:00:41 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/549/le-programme-commun-de-la-gauche-depuis-quarante-ans</link>
	<title><![CDATA[le programme commun de la gauche depuis quarante ans]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Quarante ans après l’accession de <a href="https://www.revuedesdeuxmondes.fr/article-revue/francois-mitterrand-ou-la-republique-des-psychodrames/" target="_blank" rel="noopener">François Mitterrand</a> à la présidence de la République, que reste-t-il de la gauche ? <a href="https://www.francetvinfo.fr/politique/la-france-insoumise/presidentielle-2022-la-gauche-est-en-mauvaise-situation-pour-plus-de-huit-francais-sur-dix-selon-notre-sondage_4373441.html" target="_blank" rel="noopener">Totalisant à grand peine 30 % des voix dans les intentions de votes</a>, divisée en trois blocs opposés (Insoumis, PS, Verts) incapables de se mettre d’accord sur un programme et une candidature commune, elle a peu de chance de figurer au second tour de l’élection présidentielle de 2022. En 1981, les socialistes promettaient au « peuple de gauche [de] passer des ténèbres à la lumière », selon la célèbre formule de Jack Lang. Une chose est sûre, quarante ans plus tard, la gauche n’a jamais été aussi éloignée des Lumières. Le côté obscur de la force semble avoir eu raison d’elle : néo-racisme, communautarisme, relativisme culturel, américanisation, défense de la religion contre la laïcité. Le Parti socialiste n’a plus de boussole, <a href="https://www.revuedesdeuxmondes.fr/mosquee-strasbourg-gros-sous-islamophobe-gauchisme/" target="_blank" rel="noopener">les Verts financent les mosquées des Frères musulmans</a> et défilent avec l’extrême gauche <a href="https://www.revuedesdeuxmondes.fr/marche-islamophobie-gauche-deshonneur/" target="_blank" rel="noopener">contre l’« islamophobie »</a>, le nouveau <a href="https://www.revuedesdeuxmondes.fr/mila-le-delit-de-blaspheme-et-la-demission-de-la-gauche/" target="_blank" rel="noopener">crime de blasphème remis au goût du jour</a> par le camp du bien. Interdiction de critiquer la religion. Tout ça pour ça !, doivent se lamenter Voltaire, Hugo et Jaurès en se retournant dans leurs tombes.</p><p>La gauche avait un sens lorsqu’elle représentait les classes populaires, se battait pour les réformes sociales, valorisait le travail, défendait l’esprit de la laïcité, était fidèle aux valeurs universalistes. La IIIe République, dont on critique tant le bilan à cause du colonialisme, avait réussi à forger un socle unificateur. Une grammaire commune dans laquelle se reconnaissait ceux qui défendaient l’égalité des chances et des droits, qui valorisaient le mérite et chérissaient l’éducation comme pilier de l’émancipation. Le récit national, en grande partie forgé par la gauche, embrassait les grandes heures de l’histoire française, réconciliait dans un même mouvement allant de Vercingétorix à la guerre de 14 « ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas », les défenseurs de la nation et ceux de la République. Après des décennies de combats violents avec l’église, le principe de laïcité avait été accepté. Au-delà de la loi de séparation de 1905, l’État avait pour mission de protéger la liberté de conscience mais veillait aussi à ce que le religieux n’interfère pas dans la vie publique. Nul ne le contestait plus.</p><p>« Pétrifiée par la faute originelle du colonialisme mais aussi par celle de la collaboration (la chambre du Front populaire a voté les pleins pouvoirs à Pétain), la gauche a mis en place une rhétorique implacable pour se faire « pardonner » ses crimes d’antan. »</p><p>Quarante ans plus tard, la gauche n’est plus qu’un grand corps malade. La décennie des années 1980 qui l’a portée au pouvoir fut celle de la fin des idéologies, de la chute du mur, de la mondialisation. Le monde d’avant semblait englouti. La désindustrialisation accentuait le sentiment de déclassement. On prétendait que c’était le sens de l’histoire. Les ouvriers ? Une classe révolue. Il s’agissait de conquérir de nouveaux publics : les minorités, les « communautés », les populations issues de l’immigration, nouveau « peuple de gauche ». <a href="https://www.marianne.net/politique/quand-la-gauche-dit-adieu-aux-ouvriers-et-employes" target="_blank" rel="noopener">La fameuse note du think tank Terra Nova de 2011</a>, actant cette mutation de l’électorat de gauche, ne faisait qu’entériner une réalité. Le parti socialiste a-t-il eu raison d’en faire sa bible, son petit livre rose ?</p><p>Les années SOS Racisme, pleines de bonnes intentions, ont également produit leurs dégâts. La première équivalence, « critiquer la religion, c’est être raciste », date de cette époque. Lors de l’affaire du foulard de Creil, en 1989, Lionel Jospin est ministre de l’Éducation nationale. <a href="https://www.revuedesdeuxmondes.fr/laicite-contraire-integrisme/" target="_blank" rel="noopener">Baptisée Munich de la République</a> par des intellectuels républicains inquiets de cette « tolérance » envers l’islam politique au sein de l’école, l’affaire émeut SOS Racisme qui prend la défense des fillettes voilées. Gisèle Halimi, avocate et féministe historique, claque la porte de l’association. « Jamais la gauche n’a été aussi soumise aux injonctions religieuses », <a href="https://www.revuedesdeuxmondes.fr/elisabeth-badinter-la-gauche-na-jamais-ete-aussi-soumise-aux-injonctions-religieuses/" target="_blank" rel="noopener">déplore Élisabeth Badinter</a>, vent debout depuis trente ans contre les déviations essentialistes de la gauche qui favorise ce qui nous divise au lieu de mettre en avant ce qui nous rassemble.</p><p>Pétrifiée par la faute originelle du colonialisme mais aussi par celle de la collaboration (la chambre du Front populaire a voté les pleins pouvoirs à Pétain), la gauche a mis en place une rhétorique implacable pour se faire « pardonner » ses crimes d’antan :</p><p>– considérer les immigrés, surtout ceux issus des anciennes colonies, comme les nouveaux juifs. Vouloir limiter leur arrivée, leurs droits, c’est être un nazi ;<br />– ne pas favoriser l’assimilation mais respecter la culture d’origine des nouveaux arrivants. Et se vautrer dans le relativisme culturel au mépris, par exemple, du droit des femmes : leur culture n’est pas la nôtre, qu’elles restent voilées/excisées/soumises ;<br />– abandonner à leur sort les classes populaires victimes de la délinquance et de la radicalisation dans les quartiers à forte immigration, par peur d’apparaître comme stigmatisants et racistes. Et laisser Marine Le Pen engranger les voix des territoires perdus de la République ;<br />– accréditer la théorie d’un État « raciste systémique », qui serait un héritage de la colonisation. Créer une suspicion de principe contre les forces de l’ordre par essence racistes et violentes, alors que gendarmes, policiers, militaires, pompiers sont les premiers au front dans ces quartiers où les principes républicains sont bafoués continuellement.</p><p>Cette confusion des valeurs est un succès total : (presque) plus personne à gauche ne parle de social mais tout le monde parle intersectionnalité, <a href="https://www.revuedesdeuxmondes.fr/flagellation-martyrologie-ideologie-decoloniale-nouvelle-religion-seculiere/" target="_blank" rel="noopener">décolonialisme</a>, <a href="https://www.revuedesdeuxmondes.fr/ecriture-inclusive-novlangue-inquietante/" target="_blank" rel="noopener">écriture inclusive</a>…</p><p>« Les classes populaires, les artisans, les salariés, les enseignants, les ouvriers avaient une fierté et une dignité : leur travail. Encore une valeur qui ne signifie plus rien. »</p><p>Les classes populaires, les artisans, les salariés, les enseignants, les ouvriers avaient une fierté et une dignité : leur travail. Encore une valeur qui ne signifie plus rien. La bataille pour les 35 heures (et maintenant pour les 32 au sein de l’extrême gauche), le droit au revenu universel, coupent la France en deux : ceux qui en font de moins en moins et ceux qui en font de plus en plus, dans un environnement de plus en plus hostile. Les premiers de cordée de cette catégorie ? Les enseignants, les personnels soignants, les forces de l’ordre… Bien souvent des forces vives de la gauche qu’on a laissées tomber. Ces mêmes classes populaires avaient une espérance : progresser dans la société grâce à leur mérite. Que leurs enfants bénéficient de l’ascenseur social. Cela passait d’abord par l’école.</p><p>La gauche et la droite ont agi de concert pour casser l’école depuis quarante ans. Pour la droite c’est une faute, pour la gauche c’est un crime. Donner le baccalauréat à 80 % d’une classe d’âge (loi d’orientation sur l’éducation, 1989, Michel Rocard Premier ministre), c’est dévaloriser le baccalauréat, asphyxier l’université, créer du chômage. Mais comment valoriser l’apprentissage et le travail manuel quand la gauche française, censée défendre les plus humbles, les méprise autant ? Mettre l’enfant au centre du système, dévaloriser les matières nobles pour plus « d’égalitarisme » – encore une faute morale de la gauche –, c’est abandonner toute exigence. C’est tirer les plus faibles vers le bas. Le niveau est de plus en plus catastrophique.</p><p>« La gauche devait changer la vie, elle a changé de logiciel. Ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette mutation gauchiste, communautariste et anti-laïque n’osent plus moufter de peur de se faire traiter de fascistes. »</p><p>Et les pédagos de la rue de Grenelle qui ont instauré ce naufrage réfléchissent désormais à la façon d’imposer l’écriture inclusive, nouvelle doxa du camp du bien. En vérité, une vision élitiste qui favorisera les plus privilégiés et enfoncera les plus vulnérables. Jean-Michel Blanquer s’oppose mais gagnera-t-il la partie contre le mammouth ?</p><p>La gauche devait changer la vie, elle a changé de logiciel. Ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette mutation gauchiste, communautariste et anti-laïque n’osent plus moufter de peur de se faire traiter de fascistes. Dire que ceux qui souffrent le plus d’une immigration non contrôlée, de la radicalisation des quartiers et de la criminalité sont justement les classes populaires, c’est penser raciste. Or, tant que la gauche n’osera pas aborder de front la question migratoire, elle sera condamnée à perdre des élections. Cette triste litanie des errements et des renoncements de la gauche ne saurait faire oublier le rôle de la droite dans le déclin français. Mais si Marine Le Pen fait 43 % d’intentions de vote dans les classes populaires aujourd’hui, on le doit à un long dérèglement du sens et des valeurs de la gauche. Hélas, hélas.</p><p>Illustration : François Mitterrand vote lors du premier tour de l’élection présidentielle, le 27 avril 1981. Photo : Alamy/ABACAPRESS.COM.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/548/starlink-est-disponible-en-france-contre-un-abonnement-stratospherique</guid>
	<pubDate>Tue, 11 May 2021 14:43:26 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/548/starlink-est-disponible-en-france-contre-un-abonnement-stratospherique</link>
	<title><![CDATA[Starlink est disponible en France contre un abonnement stratosphérique]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Starlink, le réseau internet par satellite d'Elon Musk, est disponible en France depuis ce lundi 10 mai 2021, à partir de 99€ par mois. Pour l'instant en phase bêta, le service sera accessible à “un nombre limité d'utilisateurs” et l'entreprise prévient que certaines coupures pourraient avoir lieu.</p><p></p>
<p>Crédits : Starlink</p>
<p>Comme vous le savez peut-être, <a href="https://www.phonandroid.com/starlink-larcep-dit-oui-les-francais-pourront-bientot-sabonner-au-fai-delon-musk.html">l'Arcep a dit oui quant à l'arrivée de Starlink sur le sol français en février 2021</a>. Il n'était donc plus qu'une question de temps avant de voir le réseau internet par satellite d'Elon Musk débarquer dans l'Hexagone, <a href="https://www.phonandroid.com/starlink-des-deputes-veulent-interdire-le-reseau-internet-delon-musk-en-france.html">au grand dam d'ailleurs des députés Insoumis</a>. C'est désormais chose faite depuis ce lundi 10 mai 2021.</p><p>En effet et comme on peut le lire sur le site officiel du service, les inscriptions à <a href="https://www.phonandroid.com/starlink-date-prix-vitesse-tout-savoir-sur-lacces-internet-tres-haut-debit-par-satellite.html">Starlink</a> sont ouvertes en France “à un nombre limité d'utilisateurs par zone de couverture”. SpaceX, maison-mère de Starlink, affirme que “les commandes seront traitées par ordre d'arrivée, selon le principe du premier arrivé, premier servi”. </p><p>À lire également : <a href="https://www.phonandroid.com/starlink-linternet-par-satellites-est-loin-detre-au-point-ce-test-de-performance-le-prouve.html">Starlink – l'Internet par satellite est loin d'être au point, ce test de performance le prouve</a></p>
<p>Il faudra payer le prix fort pour s'essayer à Starlink</p>
<p>Si vous êtes intéressé par l'offre de SpaceX, il faudra d'abord se procurer le kit Starlink comprenant le routeur Wi-Fi, l'alimentation, les câbles, la parabole et le trépied de montage. Un kit proposé à 499 € il faut le rappeler. À cette coquette somme, vous devrez rajouter 59 € de frais d'expédition et de dossier, puis souscrire à l'abonnement mensuel de 99 € par mois. Soit une enveloppe généreuse de 657 € pour votre premier mois chez Starlink.</p><p>À titre comparatif, l'offre de Neosat (une filiale d'Orange Nordnet) propose un abonnement de 60 € par mois, et un kit similaire affiché à 349 € qui comprend d'ailleurs l'intervention d'un technicien pour l'installation. Pour ce prix-là et durant <a href="https://www.phonandroid.com/starlink-lacces-internet-par-satellite-bientot-disponible-en-beta-pour-99-par-mois.html">la phase de bêta</a>, Starlink promet aux utilisateurs <a href="https://www.phonandroid.com/starlink-les-premiers-tests-affichent-un-debit-de-50-et-150-mbps.html">des vitesses de transfert entre 50 et 150 Mbit/s</a> et une latence de 20 à 40 ms “dans la plupart des lieux au cours des prochains mois à mesure que nous améliorons le système Starlink”. </p><p>Mais, et comme il y a toujours un mais, l'entreprise prévient ses clients que de “brèves périodes sans aucune connectivité” pourront arriver. Au gré de l'activation de nouveaux satellites, de stations terrestres et d'améliorations du logiciel de mise en réseau, Starlink espère offrir une vitesse de connexion proche de la fibre optique, soit 1 Gbit/s.</p><p>Source : <a href="https://www.starlink.com/" target="_blank" rel="nofollow">Starlink</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/546/henri-guillemin-raconte-lepopee-napoleonienne</guid>
	<pubDate>Mon, 10 May 2021 21:12:52 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/546/henri-guillemin-raconte-lepopee-napoleonienne</link>
	<title><![CDATA[Henri Guillemin raconte l&#039;épopée napoléonienne]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Henri Guillemin raconte l'épopée napoléonienne dans une collection de dix-sept documents captivants. Avec passion et sans renier son sens critique, l'historien se confronte au mythe de l'Empereur. De la naissance de Napoléon Bonaparte en Corse le 15 août 1769 à sa mort le 5 mai 1821 sur l'île de Sainte-Hélène, Guillemin décrit un général impitoyable qui "ne convoite que la considération, l'argent et le plaisir".</p>

<p> <br />17 documents vidéo à consulter</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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