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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Thu, 20 May 2021 09:57:19 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Comment la blockchain a profondément transformé la rareté]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La blockchain est une technologie qui compte bien remettre de la rareté dans nos sociétés. Elle réalise l’exploit de rendre des actifs numériques rares, c’est-à-dire de forcer leur existence en quantité limitée.</p>
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<p>Par François Jolain.</p><p>Des monnaies entièrement numériques valent <a href="https://coinmarketcap.com/" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://coinmarketcap.com/&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNHS0WTQyFvGEpBZgLlzRZBtHDtHOg">1000 milliards de dollars</a> comme Bitcoin. Des oeuvres d’art que n’importe qui peut copier à l’identique se vendent pourtant <a href="https://www.nytimes.com/2021/03/11/arts/design/nft-auction-christies-beeple.html" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://www.nytimes.com/2021/03/11/arts/design/nft-auction-christies-beeple.html&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNHh2It4LakWgrgTqAp-ODHumzk4YA">69 millions de dollars</a>. Au-delà des possibles bulles, les cryptoactifs (actifs existant sur une blockchain) ont bien une valeur, car ils ont bien une rareté. Nous allons voir comment la rareté a évolué au cours des derniers siècles pour arriver jusqu’aux blockchains avec leur rareté toute particulière.</p>
<p>La rareté à l’ère pré-industrielle</p>
<p>Selon wikipedia, la rareté « exprime la difficulté de trouver une chose particulière, du fait qu’elle existe en faibles quantités ou sous forme d’exemplaires en nombre limité.. »</p><p>Jusqu’à l’arrivée de l’industrie la rareté était subie. Toute chose nécessitait beaucoup d’heures de travail et l’humanité avait peu de travailleurs pour réaliser toutes les tâches.</p><p>Un moine copiste prenait <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bible_de_Gutenberg#Fabrication" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://fr.wikipedia.org/wiki/Bible_de_Gutenberg%23Fabrication&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNEx7MNX3fz5xvkDETh5T_xvxA8NKQ">3 ans</a> pour recopier une bible. Au XIII siècle, 200 mètres de tissu nécessitaient <a href="https://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1971_num_26_6_422413#:~:text=La%20productivit%C3%A9%20du%20filage%20dans,selon%20les%20titres%20de%20fil." target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1971_num_26_6_422413%23:~:text%3DLa%2520productivit%25C3%25A9%2520du%2520filage%2520dans,selon%2520les%2520titres%2520de%2520fil.&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNEvi5_3b-W-e7p_5SQDrsjDAYaTXA">6000 heures de travail</a>. La cathédrale de Paris que Macron veut reconstruire en 5 ans, a nécessité <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Paris" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%25C3%25A9drale_Notre-Dame_de_Paris&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNEssffUh25MqdNTG-SxN1k0BlWuSQ">182 ans</a> à l’époque. Un hectare de blé produisait seulement <a href="http://medieval.mrugala.net/Paysan/Agriculture.txt" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=http://medieval.mrugala.net/Paysan/Agriculture.txt&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNFmU1JBteRYI1rdB6qtsjftbDBlNg">570 kg</a> de blé, juste assez pour nourrir deux personnes par an.</p><p>Cette rareté avait aussi quelques avantages. La monnaie nécessitait des métaux précieux tels que l’or ou l’argent. La planche à billets gouvernementale était donc limitée. L’art était le fruit d’un temps humain considérable, telle <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_C%C3%A8ne_%28L%C3%A9onard_de_Vinci%29" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://fr.wikipedia.org/wiki/La_C%25C3%25A8ne_%2528L%25C3%25A9onard_de_Vinci%2529&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNHb0qujWNko5hJEXbNAGbcP1Rd5JQ">La Cène</a> de Léonard de Vinci, réalisée en 4 années.</p><p>La rareté provenait donc d’une pénurie de temps humain à une époque où tout nécessitait énormément de temps humain. Cette quantité donnait également une valeur à chaque objet, au point de lier prix et rareté : « ce qui est rare est cher.»</p>
<p>La rareté à l’ère industrielle</p>
<p>La révolution industrielle n’a eu de cesse de réduire le temps humain nécessaire.</p><p>En trois ans, Gutemberg a pu imprimer <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bible_de_Gutenberg#Fabrication" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://fr.wikipedia.org/wiki/Bible_de_Gutenberg%23Fabrication&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNEx7MNX3fz5xvkDETh5T_xvxA8NKQ">180 exemplaires</a> de sa Bible de 1455. <a href="https://global-industrie.com/fr/actualites/153/un-7-juillet-1752-naissait-joseph-jacquard-inventeur-du-metier-a-tisser-mecanique-programmable" target="_blank" rel="noopener">La machine à tisser Jacquard</a> a permis à un seul ouvrier d’effectuer le travail de cinq ouvriers, provoquant la révolte des Canuts. Aujourd’hui, les productions agricoles par hectare ont été <a href="https://www.terre-net.fr/observatoire-technique-culturale/strategie-technique-culturale/article/les-previsions-de-surfaces-et-de-rendement-en-ble-tendre-par-departement-217-169749.html" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://www.terre-net.fr/observatoire-technique-culturale/strategie-technique-culturale/article/les-previsions-de-surfaces-et-de-rendement-en-ble-tendre-par-departement-217-169749.html&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNEAmtEGCEYKuMkhDm_mpYFk_WHFIg">multipliées par dix</a>. Et nous pouvons construire des bâtiments, tel <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Viaduc_de_Millau" target="_blank" rel="noopener">le viaduc de Millau</a>, en seulement trois années.</p><p>Cette volonté de produire en masse avec peu de temps humain et encore moins d’énergie humaine a permis de baisser le coût de la vie, mais aussi de faire disparaître la rareté de nos vies ! Le point culminant d’une société aux ressources infinies est arrivée avec l’informatique. Les ressources numériques se copient et partagent quasi instantanément et gratuitement.</p><p>Bien sûr, cette perte de rareté dans la société est bénéfique. 90 % des humains <a href="https://www.contrepoints.org/2019/08/26/352197-comment-lhumanite-a-vaincu-les-famines" target="_blank" rel="noopener">mangent à leur faim</a>. Le savoir n’a jamais été aussi répandu et accessible. En France, nous vivons dans <a href="https://www.20minutes.fr/societe/1596367-20150428-cinq-choses-savoir-conditions-logement-francais" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://www.20minutes.fr/societe/1596367-20150428-cinq-choses-savoir-conditions-logement-francais&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNHCqtcrZHGT_Pxtjf9ealFMKsRTIw">90 m2</a> en moyenne avec seulement 2,3 personnes par logement. Nous achetons <a href="https://www.planetoscope.com/Commerce/1545-.html" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://www.planetoscope.com/Commerce/1545-.html&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNHPyXGZv3Tu7tVFtXGBfsPh5P3eoQ">10 kg</a> de vêtements par an et par habitant. La diminution de la rareté est corrélée par une baisse du prix, toutes les deux liées au temps humain présent dans l’objet.</p><p>Cependant, ce manque de rareté présente des défauts.</p><p>Premièrement, nos monnaies sont devenues des monnaies de singe, qui s’effondrent avec leur gouvernement (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperinflation#Les_cas_d'hyperinflation_dans_l'Histoire" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperinflation%23Les_cas_d'hyperinflation_dans_l'Histoire&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNG78ZxArhZYMWZv32p4XMOjrFEeqw">liste des hyperinflations</a>). Il faut dire que la garantie de leur valeur ne provient plus d’une quelconque rareté mais de la seule confiance dans le gouvernement… L’art aussi s’est effondré, les techniques de copie ne permettent plus de distinguer original et plagiat, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Knoedler#Scandale_et_fraudes_:_la_fermeture" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://fr.wikipedia.org/wiki/Knoedler%23Scandale_et_fraudes_:_la_fermeture&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNGBWsuL94bE0wt3aa5S9ABen0FHlQ">surtout dans l’art moderne</a>.</p><p>Les notions d’original et de propriétaire se perdent dans le format numérique où chaque œuvre est copiable à l’infini et à l’identique tel les vidéos, musiques ou photos.</p>
<p>La rareté à l’ère de la blockchain</p>
<p>La blockchain est une technologie qui compte bien remettre de la rareté dans nos sociétés. Elle réalise l’exploit de rendre des actifs numériques rares, c’est-à-dire de forcer leur existence en quantité limitée. Pour se faire, elle va rendre ces actifs ni falsifiable ni duplicable, une véritable prouesse.</p><p>Elle s’est d’abord attaquée aux actifs fongibles avec la monnaie bitcoin, une monnaie où la rareté est garantie par des preuves mathématiques. Ces preuves sont plus exactement du cryptage, ce qui donne leur nom aux cryptomonnaies ou cryptoactifs.</p><p>La rareté ne provient plus d’un temps humain, mais de preuves mathématiques. Chaque actif est un bien rare sur la blockchain, mais on peut en créer autant de différents que l’on souhaite. Ce premier cas d’usage des actifs fongibles a donné  d’autres cryptoactifs comme <a href="https://ethereum.org/fr/" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://ethereum.org/fr/&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774054000&amp;usg=AFQjCNEEDR1wKEoKnBi4vQTbysM1L0NB-Q">Ethereum</a> (monnaie), <a href="https://tether.to/" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://tether.to/&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774055000&amp;usg=AFQjCNHJQcn5tT7-MHaSazz7PPKBFZryTQ">Tether</a> (tracker valant un dollar), <a href="https://veraone.io/" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://veraone.io/&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774055000&amp;usg=AFQjCNE7zAWcxP494mzh5PM44jQ_Z2vqPw">VeraOne</a> (tracker valant un gramme d’or) ou encore UNI (action de la compagnie <a href="https://uniswap.org/" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://uniswap.org/&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774055000&amp;usg=AFQjCNGQB5Dx2PqM0ee5zl3gPzJP4S6PoQ">Uniswap</a>).</p><p>Puis sont venus les célèbres Non Fungible Token (NFT), pour les actifs numériques non fongibles, que l’on peut considérer comme des certificats numériques d’authenticité. Ainsi des œuvres d’art digitales physiques ou des objets de luxe peuvent retrouver une rareté et une authenticité forte en se liant à leur NFT.</p><p>Nous entrons ainsi dans un monde à double rareté.</p><p>La rareté physique garantie par une dépense de temps humain perdurera encore sur les métaux précieux ou l’artisanat de luxe. Et de l’autre, tous les actifs se devant d’être rares comme la monnaie ou l’art, mais qui ont perdu leur rareté par le passage de l’industrie puis du numérique. Ceux-ci trouveront refuge sur la blockchain, et sa rareté numérique garantie par des preuves mathématiques.</p><p>Dépourvue de temps humain, la rareté numérique n’a intrinsèquement pas de valeur. Ce qui est rare n’est plus forcément cher pour les cryptoactifs, seuls l’usage et la demande de l’actif créeront sa valeur. Ainsi le vrai bitcoin culmine à <a href="https://coinmarketcap.com/" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://coinmarketcap.com/&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774055000&amp;usg=AFQjCNFO3yR4qrHLO5vZg33R7brMQvUfpQ">50 000 euros</a>, alors qu’un projet concurrent : Bitcoin SV n’est qu’à <a href="https://coinmarketcap.com/" target="_blank" rel="noopener" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=https://coinmarketcap.com/&amp;source=gmail&amp;ust=1621407774055000&amp;usg=AFQjCNFO3yR4qrHLO5vZg33R7brMQvUfpQ">270 euros</a>, les deux ayant pourtant la même rareté (21 millions d’unités) et les mêmes garanties mathématiques. La valeur des cryptoactifs n’est donnée que par le marché. Mais au moins, la blockchain permet la rareté donc la possibilité d’une valeur.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/583/la-fondation-ethereum-annonce-la-fin-de-partie</guid>
	<pubDate>Thu, 20 May 2021 09:34:54 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/583/la-fondation-ethereum-annonce-la-fin-de-partie</link>
	<title><![CDATA[La Fondation Ethereum annonce la fin de partie ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La <a href="https://blog.ethereum.org/2021/05/18/country-power-no-more/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Fondation Ethereum</a> vient de confirmer officiellement qu’elle prévoyait de passer à un modèle PoS (Proof of Stake) dans les mois à venir (<a href="https://ethereum.org/en/eth2/merge/" target="_blank" rel="noopener nofollow">The Merge</a>). Cette information qui était déjà connue par ceux qui suivent les cryptos, comportait encore un lot important d’incertitudes notamment en ce qui concerne la date de bascule, la subsistance du mining GPU, etc. Le passage au PoS est une <a href="https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/antienne/4053" target="_blank" rel="noopener nofollow">antienne</a> qui date maintenant de plusieurs années.</p>
<p>L’Ethereum et les mineurs coupables de tous les maux ( d’après les fabricants et Elon Musk)</p>
<p>Sur son blog officiel, la fondation vient documenter ce qui va entraîner des changements importants dans le fonctionnement de l’une des crypto-monnaies les plus détestées par les joueurs en ce moment.</p><p>Actuellement, Ethereum utilise une preuve de travail. La preuve de travail (PoW) nécessite beaucoup de puissance de calcul pour fonctionner, tout comme le Bitcoin. Cependant, le Bitcoin est très majoritairement exploité par des composants spécifiques dédiés (ASIC). Ethereum lui est quasi exclusivement miné par un composant PC qui nous perturbe tous en ce moment : la carte graphique. Mais au delà des cartes graphiques, ce qui préoccupe les défenseurs de la crypto ces derniers temps c’est la pollution ( et donc la consommation électrique démesurée qui serait engendrée par le minage ).</p>
<p>La fin du minage par GPU…Pour l’Ether</p>
<p>D’après la Fondation Ethereum elle même, l’utilisation du Proof-of-Work (PoW) consomme actuellement l’équivalent énergétique d’un pays de taille moyenne. L’enjeu écologique et les déclarations d’<a href="https://www.forbes.fr/business/le-bitcoin-chute-suite-aux-commentaires-delon-musk/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Elon Musk</a> (si si) ont donc rendu le sujet extrêmement pressant dans l’objectif d’imposer plusieurs cryptos pour l’avenir.</p><p>La mise en œuvre du PoS est donc une préoccupation majeure pour la communauté  Ethereum puisqu’elle permettrait de réduire la consommation d’énergie de 95,95%, passant des 44,49 TWh actuellement consommés ( avec le système Proof of Work) aux 2,62 mégawatts estimés ( après le passage au Proof of Stake ).</p><p>Sans rentrer dans les détails techniques du fonctionnement de cette crypto, vous l’aurez bien compris, le passage au Proof-of-Stake doit réduire considérablement le besoin de miner avec des GPU. La vraie nouveauté c’est que le discours est maintenant clairement assumé et que l’issue semble inéluctable : “Plusieurs équipes d’ingénieurs font des heures supplémentaires pour s’assurer que The Merge arrive le plus tôt possible, et sans compromettre la sécurité (…) Les jours gourmands en énergie d’Ethereum sont comptés, et j’espère que c’est également vrai pour le reste de l’industrie.”</p><p>Il est donc maintenant acquis que le minage de l’Ether par GPU va perdre sa raison d’être dans les prochains mois. Certains se retourneront sans doute vers d’autres cryptos pour finir de rentabiliser leurs investissements. Dans le milieu on fonde beaucoup d’espoirs sur “Ethereum classic” pour prendre le relai. Mais il semble que les achats massifs de GPU liés aux cryptos soient rapidement des histoires du passé.</p><p>Il faudra ensuite voir comment se manifeste ce changement sur le marché des cartes graphiques. Si on écoute les fabricants, les mineurs sont coupables de tous les maux…La situation devrait donc se rétablir avec une rapidité spectaculaire non ?</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/582/proton-turns-7</guid>
	<pubDate>Thu, 20 May 2021 08:44:20 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/582/proton-turns-7</link>
	<title><![CDATA[Proton turns 7]]></title>
	<description><![CDATA[<p>In May 2014, we created ProtonMail on the premise that an internet where privacy is the default is essential to building a better world. On the 7th anniversary of the founding of ProtonMail, we wanted to take a moment to reflect and thank everyone who helped us get where we are today. Proton’s history as a project created by <a rel="noreferrer noopener" href="https://home.cern/news/news/computing/cern-inspires-entrepreneurs-email-encryption" target="_blank">scientists who met at CERN</a>, also the birthplace of the World Wide Web, is well known. But equally important is the community that has made our work possible. </p><p>Over the past 7 years, our movement has grown exponentially as people have chosen ProtonMail, ProtonVPN, and other Proton products to protect their privacy. Back in 2014, ProtonMail was received as a niche product because an internet that puts privacy first was treated like a wild idea, but today it seems like common sense. This privacy shift is something that will change the world for the better, and we’re proud that the Proton community has been leading this fight. </p><p>In a very literal way, Proton is for the people, by the people. We exist today thanks to an incredible crowdfunding campaign and your continued support over the past 7 years. This has allowed Proton to grow and develop new privacy-focused services, including ProtonVPN, Proton Calendar, and Proton Drive. Together, we have been active in the greater privacy debate, advocating for privacy-focused alternatives, challenging Big Tech and government surveillance, and demanding better data protection laws. </p><p>Together, we can create another internet, one where you can choose what information you share and who can see it.</p>
<p>Our work continues</p>
<p>Today, the fact that over 50 million people have signed up for Proton services illustrates just how far privacy is reaching into the mainstream. Without the Proton community acting as champions for privacy, none of this would have been possible.</p><p>However, on balance, we still have much to do. There are still billions of people using an internet that exploits their data for profit and does not have their best interests at heart. Our mission continues to be to create more trusted ways for people to be secure online and in control of their information at all times.  </p><p>Moving forward as an organization, we will be putting a much stronger emphasis on delivering better and better user experiences. After all, building the most private service in the world is not useful if it is too difficult for anybody to use. Our relentless focus on product will, as always, be driven by our community. As Proton only exists because of our community, we exist to serve you, and we only build products according to your needs. </p><p>Over the course of 2021, we will be releasing brand new versions of ProtonMail on all platforms, starting with web. We will also be bringing Proton Calendar and Proton Drive to all users on all platforms. These enhancements will lead to a more easy-to-use and complete Proton ecosystem, one that can protect your privacy in many more ways and reach more people.</p><p>The challenges ahead also require Proton to do more than writing software. While it is clear that people want more privacy and freedom online, there are also strong forces determined to prevent this at all costs. The success of anti-encryption movements in Australia and the UK has also shown us that we must always remain vigilant and that progress is not always constant. Big Tech companies are also increasingly leveraging their market dominance to ensure that alternatives do not thrive and threaten their monopolies. Such anti-competitive behavior is now subject to antitrust investigations in both the US and the EU. </p><p>In the years to come, you can also expect us to engage more with policymakers on these issues as we work to ensure that the internet of the future is one that puts your interests first. </p>
<p>Thank you for your support</p>
<p>Together, we have achieved incredible things over the past 7 years. With your help, Proton has gone from <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.youtube.com/watch?v=hbkB_jNG-zE" target="_blank">an idea</a> of how the internet could be better to the forefront of the global privacy wave. So today, on our 7th birthday, we want to thank every member of the Proton community. Your support has enabled our work. Your choices have driven this movement. We look forward to what we can achieve together in the coming years.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/581/quand-israel-creait-un-groupe-terroriste-pour-semer-le-chaos-au-liban</guid>
	<pubDate>Wed, 19 May 2021 21:29:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/581/quand-israel-creait-un-groupe-terroriste-pour-semer-le-chaos-au-liban</link>
	<title><![CDATA[Quand Israël créait un groupe terroriste pour semer le chaos au Liban]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a title="Le ministre de la défense Ariel Sharon et le chef d'état-major Rafael Eitan au Liban en 1982. " data-photo-w="1200" data-photo-h="833" class="mediabox photoshow" type="image/jpeg" href="https://orientxxi.info/IMG/arton2496.jpg?1529314285"></a><br />Le ministre de la défense Ariel Sharon et le chef d’état-major Rafael Eitan au Liban en 1982.<br />David Rubinger/Corbis</p>
<p> Ronen Bergman, Rise and Kill First : The Secret History of Israel’s Targeted Assassinations Random House, 30 janvier 2018. — 784 pages ; 24 euros.</p><p>Des choses terribles ont été faites avec le soutien de Sharon. J’ai soutenu et même participé à quelques-unes des opérations d’assassinats effectuées par Israël. Mais là nous parlons d’extermination de masse, juste pour tuer et pour semer le chaos et l’effroi chez les civils. Depuis quand envoyons-nous des ânes chargés de bombes dans des marchés pour qu’ils explosent ? </p><p>Ainsi s’exprime un agent du Mossad cité dans Rise and Kill First : The Secret History of Israel’s Targeted Assassinations, du journaliste israélien Ronen Bergman.</p><p>En juillet 1979 à Jérusalem, une conférence sur le « terrorisme international » fut organisée par le Jonathan Institute, un organisme intimement lié au gouvernement israélien et nommé d’après Jonathan Nétanyahou, qui avait perdu la vie pendant le raid fameux des forces israéliennes à Entebbe<a href="https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/quand-israel-creait-un-groupe-terroriste-pour-semer-le-chaos-au-liban,2496#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="Dans la nuit du 3 au 4 juillet 1976, un commando israélien intervint à (...)" id="nh1">1</a>. Son père, l’historien Benzion Nétanyahou, ancien secrétaire personnel de Ze’ev Jabotinsky (le fondateur du sionisme révisionniste, branche ultranationaliste du sionisme), était un acteur majeur de la création de l’institut. Il prononça l’allocution inaugurale de la conférence. L’événement, expliqua-t-il, annonçait le début d’un « processus nouveau – le ralliement des démocraties au combat contre le terrorisme et ses dangers ». « Contre le front international du terrorisme », arguait Nétanyahou père, l’enjeu consiste à mobiliser « une opinion publique organisée qui poussera les gouvernements à agir ». Les orateurs de la conférence de 1979 représentaient un véritable Who’s Who du gotha conservateur, principalement d’Israël et des États-Unis.</p>
<p>Un « mal moral » chez l’Autre</p>
<p>Benzion Nétanyahou insista sur « l’importance d’établir d’emblée qu’il existait un cadre conceptuel clair » : le terrorisme, expliquait-il, est le « meurtre délibéré et systématique de civils de manière à inspirer la peur ». C’est « un mal moral » qui « infecte ceux qui commettent ces crimes et aussi ceux qui, par méchanceté, ignorance ou simple refus de penser, les approuvent ».</p><p>L’Institut organisa une deuxième conférence à Washington en juin 1984. Ses actes furent ensuite édités par Benyamin Nétanyahou et publiés sous le titre Terrorism : How the West Can Win. Comme Nétanyahou fils l’expliquait, la conférence de 1979 avait « contribué à focaliser l’attention de cercles occidentaux influents sur la vraie nature de la menace terroriste ». Ce n’était cependant « pas suffisant », puisqu’il n’y avait pas encore de « réponse internationale cohérente et unie ». Promouvoir une telle politique unifiée, concluait-il, était « l’objectif principal du deuxième rassemblement international » du Jonathan Institute. Et de fait, à la fin du premier mandat de Ronald Reagan, les élus américains en étaient arrivés à accepter et à adopter les principales assertions et hypothèses qui avaient été, depuis des années, au cœur du discours israélien sur le « terrorisme ». Le « terroriste » est l’« Autre » non occidental. Il utilise des moyens mauvais et immoraux, au service de fins mauvaises et immorales. En ce sens, « le terroriste » appartient au monde pré- ou non civilisé. Par contraste, « nous » nous opposons à, condamnons et rejetons « tous les terrorismes ». Nos usages de la force sont légitimes et toujours défensifs, car ils ne viennent qu’en réponse à la « menace terroriste ».</p><p>Ce discours est de l’idéologie pure. Car de 1979 à 1983, précisément durant la période qui sépare les conférences de Jérusalem et de Washington, de très hauts responsables israéliens menèrent une campagne à large échelle d’attentats à la voiture piégée qui tua des centaines de Palestiniens et de Libanais, civils pour la plupart. Plus remarquable encore, un des objectifs de cette opération secrète était précisément de pousser <a href="https://orientxxi.info/magazine/il-y-a-cinquante-ans-naissait-l-organisation-de-liberation-de-la-palestine,0641" class="spip_in">l’Organisation de libération de la Palestine (OLP)</a> à recourir au « terrorisme » pour fournir à Israël la justification d’une invasion du Liban. Ces assertions ne sont pas le produit d’un esprit conspirationniste. Une description des grandes lignes de cette opération secrète a été publiée par Ronen Bergman, un journaliste israélien respecté, dans le New York Times Magazine du 23 janvier 2018. Il était adapté de son livre Rise and Kill First : The Secret History of Israel’s Targeted Assassinations où figure un compte rendu bien plus détaillé de l’opération, entièrement basé sur des interviews avec des responsables israéliens impliqués dans ou informés de l’opération à l’époque.</p>
<p>Sans laisser d’empreintes</p>
<p>Dans le New York Times, Bergman, chroniqueur chevronné sur les questions militaires et de renseignement du quotidien israélien Yedioth Ahronoth décrit comment, le 22 avril 1979, un « escadron terroriste » du Front de libération de la Palestine a pris en otage puis sauvagement assassiné à Naharyia, une bourgade israélienne proche de la frontière libanaise, un père et deux de ses filles de 4 et 2 ans. « Dans la foulée », explique l’auteur, le général Rafael Eitan, alors chef d’état-major, lança avec le général commandant de la région nord Avigdor Ben-Gal, la mise en place d’un groupe dont le rôle serait de mener des opérations terroristes en territoire libanais. Avec l’accord d’Eitan, Ben-Gal recruta le général Meir Dagan, « le plus grand expert en opérations spéciales » d’Israël (et futur chef du Mossad), et « tous les trois mirent en place le Front pour la libération du Liban des étrangers [FLLE] ».</p><p>Bergman cite le général David Agmon, un des rares hommes à avoir été informé de l’opération, qui explique ainsi son objectif :</p><p>Le but était de créer le chaos parmi les Palestiniens et les Syriens au Liban, sans laisser d’empreinte israélienne, pour leur donner l’impression qu’ils étaient constamment sous attaque et leur instiller un sentiment d’insécurité.</p><p>Pour y parvenir, Eitan, Ben-Gal et Dagan « recrutèrent des locaux libanais, druzes, chrétiens et musulmans chiites, qui n’aimaient pas les Palestiniens et souhaitaient qu’ils quittent le Liban. » Entre 1979 et 1983, « le Front a tué des centaines de personnes ».</p><p>Pour ceux qui connaissent le conflit au Liban, la référence à ce FLLE est extraordinairement significative. Ce groupe a, au début des années 1980, revendiqué la responsabilité de dizaines d’attentats destructifs à la voiture piégée ciblant les Palestiniens et leurs alliés libanais. Ces attentats furent largement couverts par la presse américaine de l’époque. Le plus souvent, les journalistes américains décrivirent le FLLE comme un « mystérieux » ou « insaisissable groupe d’extrême droite ». À l’occasion, ils notèrent que les Palestiniens et leurs alliés libanais étaient convaincus que ce groupe n’était qu’une invention d’Israël destinée à cacher son rôle.</p><p>En revanche, aucune connaissance préalable du conflit libanais n’est requise pour comprendre l’ampleur et l’importance des révélations de Bergman. Au début, explique-t-il, l’opération utilisait surtout « des explosifs cachés dans des bidons d’huile ou des boîtes de conserve » fabriqués dans un atelier de tôlerie du kibboutz Mahanayim où résidait Ben-Gal. Ces « petits barils » passaient ensuite au Liban. Rapidement, poursuit l’auteur,</p><p>des bombes ont commencé à exploser dans les maisons de collaborateurs de l’OLP au <a href="https://orientxxi.info/magazine/le-sud-liban-au-prisme-de-la-resistance-palestinienne,1728" class="spip_in">Sud-Liban</a>, tuant toutes les personnes qui s’y trouvaient, ou dans les bureaux de l’OLP, surtout à Tyr, à Sidon et dans les camps de réfugiés palestiniens alentour, causant des dommages et des victimes en masse. </p>
<p>Des actions non autorisées ?</p>
<p>L’opération était menée dans le plus grand secret. Selon Bergman, elle ne fut jamais approuvée par le gouvernement lui-même et il n’y a « pas moyen de savoir » à quel degré Ezer Weizman, alors ministre de la défense, en fut informé. Mais malgré leurs efforts, Eitan, Ben-Gal et Dagan furent incapables de garder l’opération complètement hermétique. Bientôt, plusieurs hauts responsables d’AMAN (acronyme d’Agaf Ha-Modi’in, renseignement militaire israélien) s’y opposèrent énergiquement, mais sans succès. La contestation vint aussi de l’intérieur du gouvernement. Le vice-ministre israélien de la défense, Mordechai Tzippori, fut informé d’une attaque en avril 1980 durant laquelle des femmes et des enfants avaient été tués par l’explosion d’une voiture piégée au Sud-Liban. En juin, une réunion eut lieu dans le bureau du premier ministre Menahem Begin. Tzippori accusa Ben-Gal de « mener des actions non autorisées au Liban » durant lesquelles « des femmes et des enfants avaient été tués. » « Inexact !, répliqua ce dernier. Quatre ou cinq terroristes ont été tués. Qui circule au Liban dans une Mercedes à 2 h du matin ? Seulement des terroristes ! » Begin accepta les assurances de Ben-Gal et mit fin à la réunion. Celle-ci marqua la fin de toute contestation contre l’opération secrète menée par Eitan, Ben-Gal et Dagan.</p><p>Le 16 juillet 1981, des roquettes palestiniennes Katioucha tuèrent trois civils israéliens dans la bourgade de Kiryat Shmonah. Le jour suivant, les forces aériennes israéliennes ripostèrent par des bombardements massifs ciblant les quartiers généraux de l’OLP au centre de Beyrouth ainsi que plusieurs ponts autour de Sidon, tuant entre 200 et 300 personnes, principalement des civils libanais, et en blessant plus de 800. Le 5 août 1981, Begin choisit Ariel Sharon pour le remplacer comme ministre de la défense. Ainsi que des historiens et chroniqueurs israéliens comme Zeev Schiff, Ehoud Yaari, Benny Morris, Avi Shlaim ou Zeev Maoz l’ont depuis longtemps documenté, dans les dix mois qui suivirent, Israël s’engagea dans des nombreuses opérations militaires dans l’objectif clair de provoquer les Palestiniens à quelque forme de réponse armée qu’Israël aurait alors pu condamner comme une attaque « terroriste » justifiant une offensive majeure au Liban. Rise and Kill First représente une contribution majeure à notre compréhension de ce moment historique, car il montre, à partir de comptes-rendus de première main des responsables israéliens impliqués dans l’opération, que la campagne d’attentats à la voiture piégée qui s’intensifia beaucoup lorsque Sharon devint ministre de la défense doit être comprise précisément comme un élément de cette stratégie plus large de provocation.</p><p>Comme l’explique Bergman, « dès la mi-septembre 1981, des voitures piégées explosaient régulièrement dans les quartiers palestiniens de Beyrouth et d’autres villes du Liban ». L’auteur mentionne ensuite précisément des attentats à Beyrouth et à Sidon début octobre. Il note que « rien qu’en décembre 1981, dix-huit bombes dans des voitures ou sur des motos, des bicyclettes et des ânes explosèrent près des bureaux de l’OLP ou dans des lieux à forte concentration palestinienne, provoquant un grand nombre de morts ». Il ajoute qu’« une organisation inconnue s’appelant le Front pour la libération du Liban des étrangers (FLLE) revendiqua la responsabilité de tous ces incidents ».</p><p>[Sharon] espérait que ces opérations pousseraient Yasser Arafat à attaquer Israël, qui pourrait alors répondre en envahissant le Liban, ou au moins inciteraient l’OLP à des représailles contre la Phalange, ce qui permettrait à Israël de se précipiter en grande force à la défense des chrétiens. </p><p>Ainsi, le 1er octobre, une voiture « piégée avec 220 livres [100 kg] de TNT et 20 gallons [75 litres] de carburant » explosa près des bureaux de l’OLP, dans ce qu’un journaliste de United Press International décrivit comme « une rue très fréquentée du Beyrouth-Ouest musulman avec des vendeurs de fruits et de légumes et des ménagères faisant leur marché du matin ». La bombe « arracha la façade des bâtiments, détruisit 50 voitures et laissa la rue jonchée de débris et de corps démembrés ». Immédiatement après l’explosion, une deuxième bombe, pesant 330 livres (150 kg) et qui avait été placée dans une autre voiture garée dans la même rue fut trouvée et démantelée par les experts du déminage. Plus tard dans la même journée, écrivit l’agence de presse internationale,</p><p>six autres voitures chargées de centaines de kilos d’explosifs furent trouvées et désamorcées dans Beyrouth et Sidon dans ce qui avait été planifié comme un blitz dévastateur contre les Palestiniens et les miliciens libanais de gauche par des terroristes de droite.</p><p>Comme Barbara Slavin et Milt Freudenheim l’ont rapporté dans le New York Times, un appel anonyme du FLLE avait déclaré aux médias étrangers que « les attaques étaient dirigées contre des cibles palestiniennes et syriennes au Liban et continueraient jusqu’à ce qu’il ne reste aucun étranger ». Quant à Israël, notent-ils, elle « attribuait l’explosion aux guerres intestines de l’OLP »…</p>
<p>« Ils sont tous de l’OLP ! »</p>
<p>Cependant, Arafat vit clair dans la stratégie d’Israël et s’assura que les membres de l’OLP ne répliqueraient pas. Sharon perdait patience. Dès lors, écrit Bergman, « face à la retenue palestinienne, les dirigeants du Front décidèrent de monter d’un cran. » En 1974, le Mossad avait décidé de retirer Arafat de sa liste des personnes recherchées, ayant conclu qu’il devait être considéré comme une figure politique et donc ne pas être assassiné. Une fois ministre de la défense, Sharon replaça le chef de l’OLP sur la liste et, avec Ben-Gal et Eitan, commença à planifier l’opération Olympia qui, espéraient-ils, « changerait le cours de l’histoire du Moyen-Orient ».</p><p>Selon leur plan, plusieurs camions chargés de deux tonnes d’explosifs devaient être stationnés près d’un théâtre de Beyrouth où la direction de l’OLP projetait de dîner en décembre. « Une explosion massive éliminerait la totalité de la direction de l’OLP », écrit Bergman. Mais l’idée fut abandonnée (l’auteur n’en donne aucune explication) et immédiatement remplacée par un projet encore plus ambitieux. Sous le nom de code « Olympia 2 », il devait avoir lieu le 1er janvier 1982. La cible : un stade de Beyrouth où l’OLP projetait de célébrer l’anniversaire de sa fondation. Dix jours avant l’attaque, des agents recrutés par Dagan placèrent de larges quantités d’explosifs sous l’estrade où les dirigeants palestiniens devaient être assis. « Leur détonation était contrôlée à distance ». De plus, « sur l’une des bases de l’unité (israélienne), à 5 km de la frontière, trois véhicules — un camion chargé d’une tonne et demie d’explosifs et deux berlines Mercedes avec 250 kg chacune — avaient été préparés ». Le jour de la célébration, « trois membres chiites du Front pour la libération du Liban des étrangers » conduiraient ces véhicules et les gareraient à l’extérieur du stade. « Ils seraient activés par télécommande une minute après les explosifs placés sous l’estrade quand la panique serait à son pic et que les personnes qui avaient survécu essaieraient de s’enfuir », écrit l’auteur. Et d’ajouter :</p><p>La mort et la destruction devaient être de proportion sans précédent, même au niveau du Liban, selon les mots d’un très haut responsable du commandement du nord .</p><p>Sharon, Dagan et Eitan furent incapables de garder leur opération complètement secrète. Des rumeurs parvinrent à Tzippori, et le vice-ministre porta l’affaire devant Begin, qui convoqua une réunion d’urgence le 31 décembre, veille de la mise en œuvre prévue d’Olympia 2. Eitan et Dagan présentèrent leur plan, et Tzippori ses objections. Begin était surtout troublé par la possibilité que l’ambassadeur soviétique assiste à l’événement. Dagan l’assura que « la probabilité que lui ou n’importe quel autre diplomate étranger soit présent » était très faible. Mais Ouri Saguy (alors chef des opérations de l’armée) insistait sur le fait que la probabilité était élevée et que « si quelque chose lui arrivait, nous serions responsables d’une très grave crise avec l’URSS ». Sharon, Dagan et Eitan essayèrent de convaincre Begin qu’une telle opportunité de détruire la direction de l’OLP ne se représenterait peut-être jamais plus, mais, écrit Bergman,</p><p>le premier ministre prit au sérieux le danger d’une menace soviétique et leur ordonna d’abandonner.</p><p>Le 3 juin 1982, Shlomo Argov, ambassadeur d’Israël en Angleterre, fut abattu dans une rue de Londres. Il devait survivre à ses blessures, mais Sharon et Begin tenaient enfin leur prétexte pour envahir le Liban. Pour les services de renseignement israéliens, il fut rapidement évident que l’attentat avait été ordonné par Abou Nidal, un ennemi juré d’Arafat dont les propres objectifs, la destruction de l’OLP, se trouvaient coïncider avec ceux d’Israël. Le cabinet israélien se réunit le matin suivant et, comme plusieurs historiens israéliens l’ont documenté, ni Begin ni Eitan ne manifestèrent beaucoup d’intérêt dans le fait que l’OLP n’était pas responsable de la tentative d’assassinat. Quand Gideon Mahanaïmi, conseiller de Begin sur le terrorisme, commença à détailler la nature de l’organisation d’Abou Nidal, son chef le coupa simplement d’un : « Ils sont tous de l’OLP ! » Quelques minutes plus tôt, Eitan avait réagi d’une façon très similaire quand un responsable des renseignements l’avait assuré que les hommes d’Abou Nidal étaient clairement derrière l’attaque : « Abou Nidal, Abou Shmidal, répliqua le chef d’état-major, « nous devons frapper l’OLP ! ».</p><p>Le cabinet ordonna un bombardement aérien massif des positions de l’OLP dans Beyrouth et aux alentours, qui tua 45 personnes. Cette fois, Arafat réagit, et les villages israéliens le long de la frontière nord se trouvèrent bientôt sous un feu nourri d’artillerie. Le 5 juin, Sharon présenta son plan au cabinet, l’opération « Paix en Galilée ». Le nom avait été conçu, écrit Bergman, « pour donner l’impression que c’était une mission d’autoprotection faite presque à contrecœur ». La première « guerre du Liban » israélienne était lancée.</p>
<p>Le FLLE, organisation criminelle</p>
<p>Des enquêtes contemporaines sur les attentats revendiqués par le FLLE entre 1980 et 1983, qui aboutirent à l’objectif qui les motivait — permettre in fine à Israël d’intervenir militairement contre l’OLP au Liban — suggèrent que ces attaques correspondent aux définitions les plus communément acceptées du « terrorisme », dont celle adoptée à la conférence de Jérusalem de 1979 : « Le terrorisme est le meurtre délibéré et systématique de civils pour inspirer de la peur ». Une conclusion similaire peut être tirée de l’affirmation de Bergman selon laquelle d’innombrables bombes israéliennes explosèrent dans « des camps de réfugiés », « des quartiers palestiniens » ou des « zones à forte concentration de Palestiniens », suggérant que des cibles purement civiles étaient visées. Dans Rise and Kill First, Bergman n’utilise pas le terme « terrorisme » quand il se réfère à cette opération secrète. Cependant, dans une note de son prologue, il décrit le FLLE comme « une organisation terroriste qu’Israël organisa au Liban dans les années 1980-1983, et qui attaqua de nombreux membres de l’OLP et des civils palestiniens. »</p><p>Des déclarations faites anonymement à Bergman par des responsables du Mossad confirment aussi que beaucoup d’attentats du FLLE relevaient tout à fait clairement du « terrorisme ». Ainsi l’un d’eux expliqua à Bergman comment il « voyait à distance une des voitures exploser et démolir une rue entière », ajoutant :</p><p>Nous enseignions aux Libanais à quel point une voiture piégée pouvait être efficace. Tout ce que nous avons vu plus tard avec le Hezbollah est né de ce qu’ils ont vu arriver après ces opérations. </p><p>De façon encore plus évidente, il est difficile d’imaginer des responsables israéliens ou des élus américains, des commentateurs politiques ou des « experts en terrorisme » ne qualifiant pas ces attaques de « terrorisme » si elles avaient eu lieu en Israël ou aux États-Unis et si elles avaient été perpétrées par des Palestiniens ou d’autres acteurs de la région. Après tout, à l’époque, des attaques à la voiture piégée contre les forces militaires israéliennes stationnées à Tyr et contre les marines américains à Beyrouth ont été très clairement condamnées comme des actes scandaleux de terrorisme par ces gouvernements. Enfin, onze et quinze attaques, respectivement, revendiquées entre 1980 et 1983 par le FLLE figurent dans Rand Corporation et Start, deux des bases de données parmi les plus prestigieuses et fiables sur le « terrorisme ».</p><p>De fait, le FLLE était mentionné longuement dans une note d’avril 1983 sur « les tendances récentes du terrorisme international » produite par la Rand et qui se focalisait sur les attaques des années 1980 et 1981. Dans leurs commentaires introductifs, ses auteurs, Brian Michael Jenkins et Gail Bass, notaient qu’il y avait eu 24 incidents avec de multiples morts chacun en 1980 et 25 en 1981, que le nombre de morts avait fortement augmenté, de 159 en 1980 à 295 en 1981. Dans une section ultérieure intitulée « Les terroristes », les deux chercheurs consacraient deux pages aux « terroristes palestiniens », remarquant qu’ils avaient « continué leurs attaques contre Israël et contre les cibles israéliennes à l’étranger » et qu’entre 1980 et 1981, « 16 personnes étaient mortes et 136 blessées lors de 19 attentats, attaques à la grenade et embuscades ». Ils consacraient ensuite une page au FLLE, un « nouveau groupe mystérieux apparu en 1980 au Liban ». Ils décrivaient en détail les attentats qu’il avait perpétrés entre le 17 septembre et le 1er octobre 1981, et qui avaient provoqué 122 morts et des centaines de blessés. Les attaques du FLLE au cours de ces deux semaines représentaient donc plus de 40 % de toutes les morts dues au « terrorisme » dans le monde entier pour l’année entière, et 8 fois plus de morts que toutes les attaques par des « terroristes palestiniens » pour les deux années précédentes.</p>
<p>Un silence qui en dit long</p>
<p>Après la publication de Rise and Kill First, Ronen Bergman a fait l’objet d’importantes invitations publiques, en particulier au Center on National Security de l’université Fordham. Il a été interviewé aux États-Unis sur la radio et la chaîne de télévision publique ainsi que sur CBSN, MSNBC, CNN, dans le GQ Magazine et sur le podcast de Stratfor. Bergman a écrit un article dans le National Review, un récit à la une de Newsweek. Le magazine Foreign Policy a publié un long article adapté de son livre et l’a interviewé. Enfin, des recensions du livre sont parues dans la plupart des grands journaux américains, du New York Times (deux fois, la seconde recension étant accompagnée d’un interview) au Washington Post, à Newsweek, dans le Bloomberg News et au New Yorker, ainsi que sur Lawfare, un blog très connu sur le droit et la sécurité internationale. Il a aussi fait l’objet de recensions au Royaume-Uni dans le Guardian, le London Times, l’Independent et à la BBC.</p><p>Le débat public autour de Rise and Kill First s’est focalisé sur l’histoire, l’efficacité, la légalité et la moralité du programme israélien d’assassinats ciblés. Ce programme, et toutes les utilisations israéliennes de la force ont été discutés seulement dans le contexte du combat de ce pays contre le « terrorisme ». Il est remarquable et révélateur que cette discussion ait eu lieu, intégralement et sans une seule exception, comme si la campagne d’attentats du FLLE n’avait jamais existé, comme si les Palestiniens n’avaient jamais été eux aussi victimes d’une vaste campagne de « terrorisme », comme si cette campagne n’avait jamais été encadrée par certains des plus hauts dirigeants israéliens, autrement dit comme si les révélations contenues dans Rise and Kill First n’avaient jamais été publiées.</p><p>Dans toutes ces recensions, ces interviews et ces interventions publiques, l’opération secrète montée par Eitan, Ben-Gal, Dagan et Sharon n’est pas mentionnée une seule fois. L’idée que des responsables israéliens pourraient avoir été engagés dans du « terrorisme » au début des années 1980 a été traitée comme simplement extravagante, ou pour reprendre la terminologie du spécialiste des médias Daniel Hallin, comme une idée « déviante » qui « n’appartient simplement pas » au discours public et doit en être exclue. Notons enfin que de nombreux et éminents « experts du terrorisme » ont loué Rise and Kill First tout en restant totalement silencieux sur les révélations sur la campagne d’attentats à la voiture piégée du FLLE. Thomas Friedman, qui à l’époque avait couvert plusieurs attentats du FLLE à la une du New York Times, n’a pas encore écrit un seul mot sur les révélations de Bergman.</p><p>Richard Jackson explique dans Writing the War on Terrorism qu’analyser le discours sur le « terrorisme » implique d’« apprécier les règles guidant ce qui peut ou ne peut pas être dit et de savoir ce qui a été exclu autant que ce qui a été inclus ». « Les silences d’un texte », ajoute-t-il, « sont souvent aussi importants que ses contenus explicites ». L’opération secrète des attentats à la voiture piégée menée par les responsables israéliens au Liban au début des années 1980 représente un remarquable exemple historique de tels « silences » et des « règles » qui sous-tendent le discours sur le « terrorisme » et garantissent que certaines choses ne « peuvent tout bonnement pas être dites », que certains faits ne sont tout bonnement jamais mentionnés.</p><p>Notre opposition absolue au « terrorisme » est fondée sur des principes. « Nous », par définition, n’avons pas recours au « terrorisme ». Dans le cas où la preuve du contraire est présentée, la réaction est : le silence.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Wed, 19 May 2021 21:18:43 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/580/institutions-de-la-petite-enfance-%E2%80%93-a-lancy-la-fonction-publique-va-doubler-de-volume</link>
	<title><![CDATA[Institutions de la petite enfance – À Lancy, la fonction publique va doubler de volume]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Le principe de la municipalisation des crèches et garderies a été accepté par le Conseil municipal, intégrant le personnel dans l’administration.</p>
<p><img class="author-image ContentMetaInfo_authorimage__3TgXA -content-head" width="70" height="70" src="https://cdn.unitycms.io/image/ocroped/400,400,1000,665,128,0/4IAq5kLA2Co/CihOkJCpKoCByFiTM2CDa4.jpg" alt="Eric Budry"></p>
<p>Eric Budry</p>
<p>Publié: 18.05.2021, 21h00</p>

<p><img alt="Malgré les 540 places de garde offertes par Lancy pour les enfants en âge préscolaire, 600 demandes n’ont pu être satisfaites." class="ResponsiveImage_root__3glVb responsive-image" src="https://cdn.unitycms.io/image/ocroped/1200,1200,1000,1000,0,0/b53pzCZZsh8/FbmDrYfKaFvBYh0XRP6I51.jpg" srcset="https://cdn.unitycms.io/image/ocroped/400,400,1000,1000,0,0/htL9-9OBhaU/FbmDrYfKaFvBYh0XRP6I51.jpg 400w, https://cdn.unitycms.io/image/ocroped/800,800,1000,1000,0,0/2kYE8MikRAA/FbmDrYfKaFvBYh0XRP6I51.jpg 800w, https://cdn.unitycms.io/image/ocroped/1200,1200,1000,1000,0,0/b53pzCZZsh8/FbmDrYfKaFvBYh0XRP6I51.jpg 1200w, https://cdn.unitycms.io/image/ocroped/1600,1600,1000,1000,0,0/kzwAE6Grnow/FbmDrYfKaFvBYh0XRP6I51.jpg 1600w, https://cdn.unitycms.io/image/ocroped/2001,2000,1000,1000,0,0/Brz_g30Gisk/FbmDrYfKaFvBYh0XRP6I51.jpg 2001w" sizes="100vw" height="798" width="1200" draggable="false"></p>
<p>Malgré les 540 places de garde offertes par Lancy pour les enfants en âge préscolaire, 600 demandes n’ont pu être satisfaites.</p><p>PIERRE ABENSUR</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">En acceptant le 25 mars le principe de la municipalisation des institutions lancéennes de la petite enfance, le Conseil municipal de la commune a de facto accepté l’entrée de leur personnel dans l’administration. Cela représentera à terme 274 personnes supplémentaires, contre 259 actuellement.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Portée par la conseillère administrative socialiste Salima Moyard, la réforme de la petite enfance a pour objectif général de renforcer le dispositif communal et de proposer davantage des places de garde aux familles. Elle sera concrétisée en plusieurs étapes, indique la commune dans un communiqué.</p>
<p>Un coût de 1,3 million</p>
<p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Actuellement, Lancy offre 540 places de garde. Malgré cela, 600 demandes n’ont pu être satisfaites. Pour y remédier, deux nouvelles crèches verront le jour d’ici à 2023, ainsi qu’une garderie. Un autre axe d’amélioration identifié par le Conseil administratif – qui s’est appuyé sur le rapport d’un consultant externe – est de changer le modèle de gouvernance de ces institutions. Et par conséquent de les municipaliser.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Mais le passage du personnel sous le régime salarial et statutaire de l’administration communale aura un coût. À l’automne, le Conseil municipal devra donc se prononcer sur le financement nécessaire, soit environ 1,3 million de francs. Aujourd’hui déjà, la Ville de Lancy consacre annuellement près de 18 millions de francs pour la petite enfance, ce qui représente 15% de son budget.</p>
<p>Publié: 18.05.2021, 21h00</p>
<p class="Feedback_root__nzXeS ArticleContainer_content-width__pYdH3">Vous avez trouvé une erreur?<a href="mailto:tes_correction@tamedia.ch?subject=Avis%20d'erreur%20%7C%20Eric%20Budry%20%7C%20%C3%80%20Lancy%2C%20la%20fonction%20publique%20va%20doubler%20de%20volume&amp;body=J'ai%20trouv%C3%A9%20une%20erreur%20dans%20cet%20article%3A%20https%3A%2F%2Fwww.tdg.ch%2Fa-lancy-la-fonction-publique-va-doubler-de-volume-774343378936" class="Feedback_feedbacklink__2ys-x">Rapporter maintenant.</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/579/renouveau-medieval-l%E2%80%99effondrement-de-l%E2%80%99empire-byzantin-1109%E2%80%931204</guid>
	<pubDate>Wed, 19 May 2021 21:07:25 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Renouveau médiéval - L’effondrement de l’empire byzantin (1109–1204)]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Au début du XIIe siècle, la Première Croisade couplée à la fragmentation du sultanat seldjoukide permet à l’empire byzantin de souffler un peu. L’empereur Jean Comnène tente de taxer les marchands de Venise, ancienne possession byzantine, mais ça va s’avérer dramatique : les Vénitiens répliquent en pillant toutes les îles. En plus, les Petchenègues en profitent pour reprendre leurs raids en Thrace.</p><p>Finalement, le fossé s’élargit entre les Latins catholiques et les Grecs orthodoxes. Lorsque l’empire byzantin connaît de nouveaux revers en Anatolie face au sultanat de Roum, les Grecs attribuent ces défaites aux marchands latins accusés de piller les ressources de l’empire. En 1182, le massacre des Latins à Constantinople amplifie encore l’inimité entre les 2 camps. Au passage, la Serbie et la Bulgarie en profitent pour reprendre leur indépendance.</p><p>Au cours de la Troisième Croisade, Richard Cœur de Lion n’hésite pas à fonder un nouvel état latin à Chypre aux dépens des Byzantins. Mais c’est surtout la Quatrième Croisade qui voit le paroxysme de cette rivalité : menés par les Vénitiens, les croisés obliquent vers Constantinople au lieu de se diriger vers Jérusalem, et ils s’emparent de la ville le 12 avril 1204. Une première depuis sa fondation en l’an 350 ! A compter de cette date, l’empire byzantin n’existera plus qu’à l’état d’épave.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/OEqhb9K8SdA" title="YouTube video player" width="100%">&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;nbsp;</iframe></p>
<p><a href="https://www.herodote.net/L_irruption_des_Turcs_1055_1092_-synthese-2943-556.php">Épisode suivant</a></p><p>Vincent Boqueho</p><p>Publié ou mis à jour le : 2021-05-17 18:05:44</p><p>Seulement<br />20€/an!</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Wed, 19 May 2021 15:40:28 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Renouveau médiéval - L’effondrement de l’empire byzantin (1109–1204)]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Au début du XIIe siècle, la Première Croisade couplée à la fragmentation du sultanat seldjoukide permet à l’empire byzantin de souffler un peu. L’empereur Jean Comnène tente de taxer les marchands de Venise, ancienne possession byzantine, mais ça va s’avérer dramatique : les Vénitiens répliquent en pillant toutes les îles. En plus, les Petchenègues en profitent pour reprendre leurs raids en Thrace.</p><p>Finalement, le fossé s’élargit entre les Latins catholiques et les Grecs orthodoxes. Lorsque l’empire byzantin connaît de nouveaux revers en Anatolie face au sultanat de Roum, les Grecs attribuent ces défaites aux marchands latins accusés de piller les ressources de l’empire. En 1182, le massacre des Latins à Constantinople amplifie encore l’inimité entre les 2 camps. Au passage, la Serbie et la Bulgarie en profitent pour reprendre leur indépendance.</p><p>Au cours de la Troisième Croisade, Richard Cœur de Lion n’hésite pas à fonder un nouvel état latin à Chypre aux dépens des Byzantins. Mais c’est surtout la Quatrième Croisade qui voit le paroxysme de cette rivalité : menés par les Vénitiens, les croisés obliquent vers Constantinople au lieu de se diriger vers Jérusalem, et ils s’emparent de la ville le 12 avril 1204. Une première depuis sa fondation en l’an 350 ! A compter de cette date, l’empire byzantin n’existera plus qu’à l’état d’épave.</p>
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<p><a href="https://www.herodote.net/L_irruption_des_Turcs_1055_1092_-synthese-2943-556.php">Épisode suivant</a></p><p>Vincent Boqueho</p><p>Publié ou mis à jour le : 2021-05-17 18:05:44</p><p>Seulement<br />20€/an!</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 18 May 2021 21:04:29 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Elon Musk fait fluctuer les cours du bitcoin]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La régulation des cryptodevises n'est plus qu'une question de temps, croit savoir Die Presse :</p><p>«La mode du bitcoin, y compris ses manipulations du marché, est principalement favorisée par le fait qu'elle n'est pratiquement pas régulée. Un Far West dans lequel prospèrent les spéculateurs comme les criminels. ... Pas étonnant que l'on s'attèle de toutes parts à élaborer des régulations. La Chine a déjà interdit les transactions avec les cryptomonnaies non étatiques, tandis que l'UE travaille à une régulation stricte et que les Etats-Unis devraient eux aussi redoubler d'efforts dans le domaine. ... Les cryptodevises ne disparaîtront en aucun cas ; elles continueront à exister, mais vraisemblablement sous la forme de devises étatiques, ou du moins fortement régulées.»</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Tue, 18 May 2021 07:06:48 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/573/denis-maillard-10-mai-1981-ou-la-divine-surprise-des-cathos-de-gauche</link>
	<title><![CDATA[Denis Maillard : 10 mai 1981 ou la divine surprise des cathos de gauche]]></title>
	<description><![CDATA[<p>#10 mai (7). 10 mai 1981 : François Mitterrand à l’Élysée, la Gauche espère. Qu’en reste-t-il 40 ans plus tard ? Tout le mois, Les Influences interrogent acteurs du moment et observateurs de toutes générations. Aujourd’hui : le 10 mai et ce qu’il en reste raconté par Denis Maillard, expert en relations sociales, cofondateur de la société Temps commun et essayiste. Dernier livre : <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.lesinfluences.fr/2021/03/25/le-candidat-a-la-presidentielle-2022-xavier-bertrand-a-t-il-lu-denis-maillard/" data-type="URL" data-id="https://www.lesinfluences.fr/2021/03/25/le-candidat-a-la-presidentielle-2022-xavier-bertrand-a-t-il-lu-denis-maillard/" target="_blank">Indispensables mais invisibles ?</a> (Fondation Jean-Jaurès-L’Aube).</p>
<p>Denis Maillard, co-directeur de Temps commun et essayiste, Paris, 2019. © Olivier Roller pour Les Influences.</p>
<p class="has-drop-cap">Je venais d’avoir 13 ans et je me passionnais déjà pour la politique : ce jour là, j’avais accompagné mes parents voter et le soir j’avais suivi mon père qui se portait toujours volontaire pour dépouiller. Nous habitions une commune riche de l’ouest lyonnais, mais dans un quartier populaire : nous étions de gauche dans un océan de droite ; pourtant, dans notre bureau de vote, les militants socialistes étaient les plus nombreux et ils faisaient des calculs savants pour essayer de savoir si, à partir des résultats locaux qu’ils obtenaient, Mitterrand pouvaient l’emporter. Après des conciliabules, mon père était revenu vers moi en disant : « ça devrait être bon ». Et nous étions rentrés pour regarder les résultats à la télévision. Lorsque Mitterrand a été déclaré vainqueur, il y eut des cris de joie. Exceptionnellement, on a ouvert une bouteille de champagne que mon père avait mis au frais au cas où les choses tournent bien. Elles tournaient bien, trop bien même, je me grisais de la joie des adultes. À tel point que, au moment de me coucher, ma mère m’avait demandé le lendemain au collège d’avoir le triomphe modeste. Cette modestie de la posture cadrait assez bien avec la culture « catho de gauche » de ma famille pour que je ne m’en offusque pas. C’était en réalité une manière de me protéger : par convictions et par tradition, mon frère, mes sœurs et moi-même passions tous par l’école privée catholique dont les cadres, les enseignants et les familles vivaient ce soir-là un moment difficile. Ma mère ne voulait pas que je m’expose. J’en ai conçu, c’est selon, un art de la dissimulation ou de la diplomatie.</p><p>Au-delà de cette joie que je ne comprenais pas totalement, le 10 mai 1981, reste pour moi une de ces journées comme il y en a peu durant laquelle l’histoire nationale rencontre l’histoire familiale. En effet, comme beaucoup de familles françaises, la mienne a dû choisir son camp au début des années 1960 : l’installation de la Ve République a imposé cette division aux Français. À la fois antigaullistes et anticommunistes, mes parents – elle, femme au foyer et lui, modeste employé – ont épousé la gauche malgré tout. Pas facile à cette époque pour des catholiques de rompre avec une certaine tradition et un conformisme qui auraient dû les porter vers le centre droit plutôt qu’« à la gauche du Christ » : je me souviens des déjeuners familiaux chez mes grands-parents où des cousins apostrophaient mon père en rigolant : « alors Jacques, toujours de gauche ? » Mes parents ont dû choisir aussi « leur » gauche : celle du PSU, de la CFTC déconfessionnalisée, devenue CFDT. Puis, à partir du début des années 1970, une gauche associative qui n’a pas directement adhéré au PS avec les Assises du socialisme (1974), mais qui ne lui a jamais fait défaut : la gauche de Vatican II, de Témoignage chrétien qui titrait le 8 ou le 9 mai 81 « Chrétiens, l’espoir est à gauche ! » – cette une m’avait marqué ; celle de l’Acat (Action des chrétiens pur l’Aabolition de la torture), de la théologie de la libération en Amérique latine, des concerts de Mannick et Joe Akepsimas, du CCFD et des journées « bols de riz », de Taizé, du Larzac, de la JEC et du MRJC, des médecines douces et du début de l’écologie, des premières coopératives de quartier avec des agriculteurs bio, des permanences sociales au pied des HLM pour éviter les expulsions, des méchouis collectifs pour intégrer les immigrés de ces mêmes HLM, des centres sociaux et des associations tiers-mondistes… On était une famille nombreuse ; je n’avais le droit de lire ni le Picsou capitaliste ni le Pif-gadget communiste – restait alors Bayard presse ; on était de gauche et on allait à la messe. Autant dire que le 10 mai 1981 a été une « divine surprise »… Mais qui, comme toutes les surprises de cette nature, n’a finalement pas tenu les promesses dont elle était grosse : le 10 mai 1981, on ne le savait pas encore, sonnait la retraite des espérances collectives notamment pour les classes populaires.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/572/sandra-salomon-explication-tres-claire-de-jcall-pour</guid>
	<pubDate>Sun, 16 May 2021 10:32:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/572/sandra-salomon-explication-tres-claire-de-jcall-pour</link>
	<title><![CDATA[Sandra Salomon - Explication très claire de JCall pour...]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Explication très claire de JCall pour comprendre ce qu’il se passe en Israël - Palestine</p><p>Communiqué de JCall</p><p>Depuis 72 heures, le Hamas a déjà envoyé plus d’un millier de roquettes sur Israël et des ballons incendiaires sur les champs mitoyens de Gaza. Ce n’est plus seulement Sderot ou Ashkelon qui sont les objets de ces attaques, mais Jérusalem et le centre du pays, jusqu’à des villes côtières comme Raanana. Le bilan à cette heure est déjà de 7 morts et de plusieurs dizaines de blessés en Israël.</p><p>Avant toute analyse de la situation, nous affirmons d’abord notre total soutien à Israël et à sa population, qui subit ces bombardements venus de Gaza. Israël a le droit de défendre sa population. Et nous déplorons toutes les victimes civiles – israéliennes comme palestiniennes – de ce nouveau round de violences.</p><p>Pourquoi cet embrasement en ce moment? Il y a, comme toujours au Moyen-Orient, plusieurs grilles de lecture des évènements. Elles sont probablement toutes justes, mais certaines sont plus déterminantes que d’autres.</p><p>Premier niveau: C’est une réaction à des semaines de provocations effectuées par des groupes d’extrémistes juifs, sous la conduite du député kahaniste nouvellement élu à la Knesset, Itamar Ben Gvir, venus soutenir les projets d’expulsion du quartier Sheikh Jarrah (situé à Jérusalem Est) de 13 familles palestiniennes, soit plus de 300 personnes. Ce sont tous des descendants des réfugiés de 1948 ayant abandonné leurs biens situés à l’Ouest, et qui avaient été relogés par les Jordaniens en 1952 dans des maisons appartenant à des Juifs avant 1948.</p><p>Ces projets d’expulsion sont anciens. Déjà, en 2008, plusieurs familles avaient été expulsées en vertu d’une loi votée à la Knesset en 1970, autorisant des Juifs à engager une procédure afin de récupérer des biens perdus en 1948. Et depuis, chaque vendredi, ont lieu des manifestations auxquelles participent des Juifs et des Arabes pour s’opposer à la poursuite de ces expulsions – qu'elles ont réussi à bloquer jusqu’à présent. La Cour suprême, saisie par les Palestiniens, a décidé de repousser à plus tard sa décision sur la validité des nouvelles procédures d’expulsion.</p><p>Cette provocation des extrémistes juifs s’est déroulée pendant la période du Ramadan, et les forces de l’ordre ont contribué à la mobilisation des Palestiniens en leur interdisant de se réunir le soir, comme c’était le cas les années précédentes, devant l’esplanade de la porte de Damas après la rupture du jeûne. Les forces de l’ordre israéliennes se sont heurtées aux manifestants palestiniens, les poursuivant jusque sur l’Esplanade des mosquées et même au sein de la mosquée El Aqsa. Ces images des affrontements entre forces de police israéliennes et jeunes Palestiniens, sur ce lieu sacré pour les musulmans, ont produit l’effet recherché. Des Arabes israéliens se sont à leur tour mobilisés, et ont voulu rejoindre la Ville sainte. La police les en a empêchés, pensant ainsi réduire les tensions. Cette maladresse a provoqué l’effet inverse et n’a fait qu’accentuer la colère des manifestants, qui s’est traduit ces dernières heures en émeutes dans des villes mixtes, comme Lod ou Saint-Jean-d’Acre, où l’on a assisté à des scènes de guerre civile entre les communautés, avec incendies de voitures et de synagogues et tentatives de lynchage contre des civils. Ces images étaient impensables justement en ce moment, où tout le pays encensait encore il y a peu ses soignants, juifs et arabes, dont l’engagement conjoint a permis de vaincre la pandémie.</p><p>Deuxième niveau: Depuis la décision prise par Mahmoud Abbas de repousser les élections palestiniennes prévues en juin (sous le prétexte du refus d’Israël que soient installées des urnes à Jérusalem-Est pour permettre l’organisation du vote pour ses habitants), le Hamas, à qui les sondages prédisaient une victoire, se sentait floué. En prenant l’initiative d’envoyer des centaines de roquettes sur Israël, en soutien aux Palestiniens de Jérusalem, il montre à la fois sa capacité militaire et sa volonté de se présenter comme le «meilleur défenseur» de la cause palestinienne.</p><p>Troisième niveau: Tout cet embrasement se déroule à un moment historique où, pour la première fois depuis 1948, un parti arabe, Raam, dirigé par Mansour Abbas, est en train de finaliser un accord pour soutenir la création d’un gouvernement regroupant tous les partis de l’opposition à Netanyahou – un gouvernement Lapid-Bennett qui irait du Meretz à gauche jusqu'à Yamina à droite. Cet embrasement des tensions entre Juifs et Arabes au sein d’Israël, et entre Palestiniens et Israéliens, rend difficile, s’il devait durer, la poursuite de ces négociations et pourrait conduire à l’éclatement de la coalition des anti-Bibi en poussant certains des députés des partis de droite à la quitter.</p><p>Si ce scénario devait se produire, il y aurait deux vainqueurs. Netanyahou, d’abord, qui resterait ainsi au pouvoir jusqu’à l’organisation d’un 5ème tour de scrutin où il pourrait espérer retrouver une majorité qui lui donnerait l’immunité pour échapper à la justice. Et le Hamas, qui conforterait ainsi, au sein de la population palestinienne, un pouvoir dont il a été privé par l’annulation des élections. Cette alliance objective entre ces deux «vainqueurs» n’est pas pour nous étonner. Elle s’inscrit dans la continuité de la politique suivie par Netanyahou et le Likoud qui, depuis des années, ont choisi de renforcer le Hamas - en laissant entrer à Gaza les valises de dollars en provenance du Qatar - plutôt que le Fatah et l’Autorité palestinienne avec lesquels ils n’ont mené aucune négociation.</p><p>Quelle que soit la grille de lecture de ces évènements, nous devons proposer, avant que cette confrontation ne dégénère encore plus, une perspective de sortie de crise. L’expérience des précédentes confrontations entre Israël et le Hamas a montré qu’il n’y avait pas de solution militaire à ce conflit. Il est temps, de part et d’autre, de sortir de cette logique de la force où, toutes les quelques années, on assiste à une nouvelle explosion de violence où les civils sont les premiers à payer le prix, et de retourner à des négociations.</p><p>Les Israéliens – qui, par quatre fois, n’ont pas donné de majorité à Netanyahou – doivent pouvoir bénéficier du nouveau gouvernement auquel ils aspirent. Il aura comme tâche, en priorité, de réconcilier les différentes composantes de la population, et notamment les Juifs et les Arabes en Israël. Si son hétérogénéité rend sans doute difficile sa capacité à ouvrir des négociations avec les Palestiniens, il peut néanmoins s’atteler à faire baisser les tensions, en retrouvant le climat politique que les récents accords passés avec certains pays arabes ont impulsé dans la région.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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