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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<pubDate>Sat, 01 May 2021 20:11:27 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/529/the-collapse-of-neoliberalism-the-new-republic</link>
	<title><![CDATA[The Collapse of Neoliberalism | The New Republic]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Indeed, the central anchoring assumptions of the American foreign policy establishment have been proven wrong. Foreign policymakers largely assumed that all good things would go together—democracy, markets, and human rights—and so they thought opening China to trade would inexorably lead to it becoming a liberal democracy. They were wrong. They thought Russia would become liberal through swift democratization and privatization. They were wrong. They thought globalization was inevitable and that ever-expanding trade liberalization was desirable even if the political system never corrected for trade’s winners and losers. They were wrong. These aren’t minor mistakes. And to be clear, Donald Trump had nothing to do with them. All of these failures were evident prior to the 2016 election.</p><p>In spite of these failures, most policymakers did not have a new ideology or different worldview through which to comprehend the problems of this time. So, by and large, the collective response was not to abandon neoliberalism. After the Great Crash of 2008, neoliberals chafed at attempts to push forward aggressive Keynesian spending programs to spark demand. President Barack Obama’s advisers shrank the size of the post-crash stimulus package for fear it would seem too large to the neoliberal consensus of the era—and on top of that, they compromised on its content. About one-third of the stimulus ended up being tax cuts, which have a less stimulative effect than direct spending. After Republicans took back the Congress in 2010, the U.S. was forced into sequestration, a multiyear austerity program that slashed budgets across government, even as the country was only beginning to emerge from the Great Recession. The British Labour Party’s chancellor of the Exchequer said, after the 2008 crash, that Labour’s planned cuts to public spending would be “deeper and tougher” than Margaret Thatcher’s.</p><p>When it came to affirmative, forward-looking policy, the neoliberal framework also remained dominant. Take the Obamacare health care legislation. Democrats had wanted to pass a national health care program since at least Harry Truman’s presidency. But with Clinton’s failed attempt in the early 1990s, when Democrats took charge of the House, Senate, and presidency in 2009, they took a different approach. Obamacare was built on a market-based model that the conservative Heritage Foundation helped develop and that Mitt Romney, the Republican governor of Massachusetts, had adopted. It is worth emphasizing that Obamacare’s central feature is a private marketplace in which people can buy their own health care, with subsidies for individuals who are near the poverty line. There was no single-payer system, and centrists like Senator Joe Lieberman blocked the creation of a public option that might coexist and compete with private options on the marketplaces. Fearful of losing their seats, centrists extracted these concessions from progressives. Little good it did them. The president’s party almost always loses seats in midterm elections, and this time was no different. For their caution, centrists both lost their seats and gave Americans fewer and worse health care choices. Perhaps the bigger shock was that courageous progressive politicians who also lost in their red-leaning districts, like Virginia’s Tom Perriello, actually did better than their cautious colleagues.</p><p>On the right, the response to the crash went beyond ostrichlike blindness in the face of the shattering of the assumptions undergirding their public policy views. Indeed, most conservatives seized the moment to double down on the failed approaches of the past. The Republican Party platform in 2012, for example, called for weaker Wall Street, environmental, and worker safety regulations; lower taxes for corporations and wealthy individuals; and further liberalization of trade. It called for abolishing federal student loans, in addition to privatizing rail, western lands, airport security, and the post office. Republicans also continued their support for cutting health care and retirement security. After 40 years moving in this direction—and with it failing at every turn—you might think they would change their views. But Republicans didn’t, and many still haven’t.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 01 May 2021 06:44:48 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Du respect des puissants – Chronique 147 – Le blog de Bertrand Renouvin]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Lors de visites officielles, quand les bains de foule ne sont pas soigneusement préparés, il arrive que les dirigeants du pays soient interpellés par des citoyens en colère. Un chroniqueur d’Arrêt sur images (1) a rassemblé et commenté quelques-unes de ces confrontations. Je choisis les plus récentes, qui mettent en scène Emmanuel Macron et Bruno Le Maire.</p><p>Le 5 septembre 2017, dans une usine, au milieu d’un groupe, un homme refuse la main tendue par le président des riches :</p><p>–          Je ne vous salue pas !</p><p>–          Vous savez, saluer, c’est de la politesse. Je suis gentil avec les gens, rétorque Emmanuel Macron.</p><p>Le 5 avril 2018, au CHU de Rouen, deux aides-soignantes interpellent Emmanuel Macron et lui expliquent leurs difficultés :</p><p>–          Je vous écoute, j’ai la courtoisie alors que vous ne m’avez même pas serré la main, répond le président avant de poursuivre son chemin.</p><p>Le 23 février 2018, à l’usine Peugeot de Mulhouse, un délégué de la CGT s’adresse au ministre des Finances en évoquant la situation des intérimaires qui gagnent moins de 1 000 euros par mois : ils sont 1 400 dans l’usine, ce qui est contraire au droit car il faut à partir d’un certain moment les embaucher.</p><p>–           Vous êtes le ministre des Finances, vous êtes ministre, est-ce que vous êtes venu ici pour faire respecter la loi ? demande le délégué CGT.</p><p>–          Vous pourriez d’abord, monsieur, dire bonjour, rétorque Bruno Le Maire qui demande au délégué de lui serrer la main.</p><p>–          Non ! je ne vous serrerai pas la main. Vous allez écouter parce que vous êtes ministre.</p><p>–          Je n’écoute pas ceux qui ne me serrent pas la main, qui ne me disent pas bonjour. Vous êtes ici dans une entreprise qui marche, qui fonctionne …</p><p>La technique de communication est simple : l’interpellateur est disqualifié par son impolitesse, alors que l’interpellé se signale à son entourage et aux caméras par sa courtoisie. L’atteinte aux bonnes manières justifie le refus d’un débat… qui pourrait mettre l’interpellé dans l’embarras.</p><p>Les deux oligarques vont certainement faire école et les citoyens en colère seront systématiquement renvoyés à leur prétendue grossièreté. Pourtant Emmanuel Macron, titulaire d’un Diplôme d’études approfondies de philosophie, et Bruno Le Maire, agrégé de lettres modernes, devraient savoir que leur habileté face aux « gens » est cousue de gros fil blanc.</p><p>Quand un dirigeant politique contesté en appelle à la politesse, il se place sur un terrain mouvant. La politesse n’est pas une vertu mais une qualité ambiguë. Il existe mille manières blessantes d’être poli ou de cacher sous ses bonnes manières des intentions malveillantes. Les règles de la politesse doivent cependant être respectées car elles inclinent au respect des autres, de tout autre personne.</p><p>Dans la vie quotidienne, on se salue sans effort et de différentes manières selon la nature des relations qu’on entretient avec autrui. Il est d’ailleurs impoli de faire remarquer à l’autre son impolitesse, surtout devant témoins, car ce type de remarque crée un malaise alors que la politesse a pour fonction de mettre chacun à l’aise. Si l’on se place du point de vue des relations interpersonnelles, Emmanuel Macron se comporte en personnage mal élevé : dans les dialogues précités, il se sert de la politesse pour humilier – attitude courante dans les hautes classes. De plus, il s’adresse aux personnes qui le contestent dans le cadre d’un rapport de forces : il est entouré des policiers chargés de sa protection – ou d’hommes de main.</p><p>Emmanuel Macron se présente, très normalement, comme une autorité qui dispose de la force et il se sert de cette force pour imposer, non la politesse, mais le respect. Mettre en valeur son autorité, sous prétexte de politesse, c’est une manière de dire que tout citoyen, même mécontent, doit respecter l’autorité politique – président de la République ou ministre.</p><p>Respecter l’autorité, c’est l’évidence même ! Mais à condition que l’on s’entende sur ce qui signifie l’autorité et sur ce qu’implique le respect. Au cours de leurs belles et longues études, Emmanuel Macron et Bruno Le Maire ont étudié Blaise Pascal et ses Trois discours sur la condition des grands ne leur ont certainement pas échappé. Tous deux se souviennent que Pascal s’adresse au jeune Charles-Honoré d’Albert. Nous sommes en 1660, au début du règne de Louis XIV, et le jeune Charles-Honoré n’est pas n’importe qui : fils de Louis-Charles d’Albert de Luynes, il deviendra duc de Chevreuse. Pascal prépare Charles-Honoré à devenir « grand », selon son grand lignage, à une époque où l’on ne plaisante pas avec l’autorité. Or l’enseignement pascalien a pu déconcerter son élève et paraît aujourd’hui encore fort étrange à ceux qui ont en tête les clichés sur le Grand Siècle « absolutiste » et sur une société d’Ancien régime hiérarchisée en ordres – noblesse, clergé, tiers-état.</p><p>Pascal enseigne en effet que l’homme qui a un rang élevé dans la société peut agir avec les hommes selon son rang dans l’espace public, mais il doit se souvenir qu’il est, par état naturel, dans une « égalité parfaite » avec les autres hommes. Il faut en effet distinguer dans le monde deux sortes de grandeurs. Les grandeurs naturelles sont des « qualités réelles et effectives de l’âme ou du corps » comme la santé, la force, la vertu, l’intelligence. Les grandeurs d’établissement sont créées par la volonté humaine, par la « fantaisie des hommes » pour honorer certains « états » ou statuts sociaux : la noblesse est le fruit de ce type de convention, dont Pascal ne discute pas plus la nécessité que la règle qui fait qu’un fils succède à son père dans la royauté.</p><p>Faudrait-il donc respecter toutes les formes d’autorité, sans se poser de questions ? Dans les régimes tyranniques, où l’on confond les grandeurs naturelles et les grandeurs d’établissement – Staline, proclamé coryphée des sciences -, le respect de tout ce qui est déclaré respectable est imposé par la violence. Dans la France monarchique et royale, il doit en aller autrement. Il y a certes des grands qui pèchent par insolence, en se croyant supérieurs en tous points aux hommes qui ne sont pas de leur rang. Ces nobles se trompent et nous trompent, dit Pascal : « nous devons quelque chose à l’une et à l’autre de ces grandeurs ; mais comme elles sont d’une nature différente, nous leur devons aussi différents respects ».</p><p>Aux grandeurs d’établissement, nous devons des respects d’établissement, « c’est-à-dire certaines cérémonies extérieures […] » qui varient selon l’importance du personnage : « il faut parler aux rois à genoux ; il faut se tenir debout dans la chambre des princes ». Le respect tient aux signes extérieurs de respect, selon les indications du protocole et des simples usages. Quant aux grandeurs naturelles, elles méritent notre estime. D’où la célèbre maxime pascalienne : « Il n’est pas nécessaire, parce que vous êtes duc, que je vous estime ; mais il est nécessaire que je vous salue ». Pascal ajoute qu’un duc peut être estimé s’il fait preuve de ses qualités naturelles, mais précise qu’un duc malhonnête mériterait encore le salut extérieur assorti d’un profond mépris intérieur.</p><p>Les « Trois discours » mériteraient une présentation moins succincte mais il faut en revenir à l’attitude des ouvriers et des employées face à Emmanuel Macron et Bruno Le Maire. Si par le plus grand des hasards les lignes qui précèdent leur tombent sous les yeux, ils se diront que Pascal leur donne raison : le président de la République et le ministre de l’Economie et des Finances ont un statut qui relève des grandeurs d’établissement : il est par conséquent nécessaire qu’on les salue !</p><p>Pourtant, cette nécessité peut être mise en question.</p><p>Plus haut, j’ai coupé une citation de Pascal : nous devons des respects d’établissement, écrit-il, « c’est-à-dire certaines cérémonies extérieures qui doivent être néanmoins accompagnées, selon la raison, d’une reconnaissance intérieure de la justice de cet ordre … ».</p><p>La « justice de cet ordre » ? Ces mots évoquent la théorie pascalienne des ordres – l’ordre de la chair, l’ordre de l’esprit, l’ordre de la charité. Ces ordres hiérarchisés sont en relation grâce à un principe de justice qui règle également les actes qui se déroulent à l’intérieur de chaque ordre (2). L’action politique s’inscrit dans l’ordre de la chair. Emmanuel Macron et Bruno Le Maire sont des « grands de chair ». Mais la force sans la justice est tyrannique et c’est bien la question de la justice que posent les ouvriers et les employées aux autorités politiques.</p><p>Face aux « gens », Emmanuel Macron fait son malin mais il a créé, depuis son élection, une confusion telle que l’ordre constitutionnel s’en trouve à nouveau récusé. Au siècle de Louis XIV et de Pascal, les statuts sociaux et politiques étaient clairement assignés : on était roi de France, ou on était duc. Depuis le début de notre siècle, on voit des hommes politiques se faire élire à la présidence de la République puis agir comme s’ils étaient chef du gouvernement. Au CHU de Rouen, les aides-soignantes parlent de leurs problèmes comme si elles avaient en face d’elles un ministre de la Santé publique et Emmanuel Macron leur répond effectivement par des considérations pratiques avant de rompre le débat au prétexte d’un manquement aux règles élémentaires de la politesse.</p><p>Mais cette politesse, qui la demande ? Et pour qui ? Emmanuel Macron pourrait rappeler que le respect est dû au président de la République. Il ne le fait pas : « je suis gentil avec les gens » s’exclame-t-il. Il invoque donc une grandeur naturelle – une vertu – et demande qu’on la reconnaisse par quelque signe qui établirait une connivence – au moins dans la gentillesse commune aux hommes de bonne volonté. Pascal jugerait que cette posture est tyrannique : la tyrannie, selon lui, c’est de sortir de son ordre pour imposer sa puissance là où elle ne doit pas s’appliquer. On n’impose pas les préceptes de la religion aux hommes de sciences ; on ne se sert pas de la reconnaissance due à une grandeur d’établissement pour faire reconnaître une grandeur naturelle. Faut-il vraiment s’incliner devant la gentillesse d’un personnage accompagné du préfet en uniforme et de gardes du corps ?</p><p>Les employées et ouvriers tancés par Emmanuel Macron ont raison de ne pas céder à ce qui n’est qu’une tentative d’intimidation. A Rouen, les employées du CHU réclament à l’Etat les moyens de soigner les malades. Elles demandent que les malades soient respectés, que leur métier soit respecté, et elles reçoivent une leçon de bonnes manières.</p><p>Devant l’usine Peugeot de Mulhouse, c’est la même requête que le délégué de la CGT adresse à l’autorité politique représentée par Bruno Le Maire. Le syndicaliste ne s’adresse pas à un simple visiteur mais au ministre des Finances qui doit effectivement vérifier, comme ministre, que la loi est respectée. Comme Emmanuel Macron, Bruno Le Maire invoque les règles de la politesse pour justifier son refus du dialogue. Mais c’est le syndicaliste qui a raison : il n’a pas à prodiguer des marques extérieures de respect à un ministre qui ne respecte pas le principe de justice dans l’ordre qui est le sien. Pour reprendre les termes de mon maître Claude Bruaire (3), le délégué CGT demande, selon la raison politique, que toute la force de l’Etat soit appliquée à la justice.</p><p>Le principe de justice est supérieur à toute la machinerie entrepreneuriale et s’impose lors de l’élaboration du budget de l’Etat. Ce sont « les gens » qui donnent des leçons de philosophie politique aux « grands » de notre époque, si fiers de leurs titres universitaires, et tellement assurés de leur puissance. Leur politesse affectée n’est que le masque de leur violence.</p><p>***</p><p>(1)    Arrêt sur images, Chronique de André Gunthert :  <a href="https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-regard-oblique/serrez-moi-la-main-ou-larme-de-la-politesse">https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-regard-oblique/serrez-moi-la-main-ou-larme-de-la-politesse</a>. En accès libre.</p><p>(2)    Cf. Christian Lazzeri, Force et justice dans la politique de Pascal, PUF, 1993.</p><p>(3)    Claude Bruaire, La raison politique, Fayard, 1974.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 22:19:10 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Michel-Edouard Leclerc: «En 2025, Amazon plie les gaules» – Economie]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Crash du bitcoin, fin des Gafa, innovation écologique… A quoi ressemblera 2025 ? Les valeureux Gaulois résistent au e-commerce et ont réussi à chasser Amazon avec les armes qui sont habituellement les leurs, s’amuse Michel-Edouard Leclerc qui, avec 50 autres personnalités, a imaginé à quoi ressemblerait l’actualité du n° 3000 de l’Opinion, le 30 avril 2025.</p><p>Vingt-cinq ans après avoir réalisé ses premières ventes dans l’Hexagone, <a href="https://www.lopinion.fr/mots-cles/amazon" target="_blank">Amazon</a> se retire de France. L’annonce a été faite ce 30 avril 2025 par le tout nouveau <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/couche-tard-pdg-carrefour-en-desaccord-gouvernement-237168" target="_blank">CEO, Alexandre Bompard</a>, qui avait été appelé en renfort à Seattle, après la conversion digitale réussie de Carrefour-Tard.</p><p>Les analystes boursiers étaient pourtant confiants, persuadés que la Covid-19 avait sonné le glas de l’hypermarché. Mais c’était sans compter sur la réactivité des enseignes françaises comme Auchan, Casidiscount et autres gaulois d’Intermarché, E.Leclerc et Système U. Dopés par un plan de relance sans précédent, les commerces spécialisés et traditionnels ont su faire feu de multiples plateformes et solutions digitales.</p><p>« Fier ». Dans l’entourage du Premier ministre, <a href="https://www.lopinion.fr/mots-cles/bruno-maire" target="_blank">Bruno Le Maire</a>, on insiste pour rappeler que cela n’a été possible que parce que sa « Loi pour un fier commerce durable » a su créer, dès 2022, les conditions de la riposte, grâce à la mesure phare de création de super-centrales d’achat européennes, désormais défendues par le nouveau ministre du commerce, Grégory Besson-Moreau.</p><p>Mais c’est bien sur le terrain de la logistique que les distributeurs français sont venus affronter Amazon. En investissant massivement en deux ans sur la livraison à cheval, les enseignes tricolores ont pu déployer un système original, dans des centres-villes désormais interdits à la circulation de camionnettes, même électriques. Le coup de grâce est venu l’an dernier d’une directive européenne, interdisant le survol des villes par <a href="https://www.lopinion.fr/drones/index" target="_blank">les drones</a> commerciaux. Amazon se voyait alors privé d’un atout majeur pour contrebalancer l’implantation locale des distributeurs.</p><p>Dans un communiqué, le nouveau patron de la FNSEA, Serge Papin, a salué « une grande victoire pour l’agriculture française et ses partenaires de la distribution ». Tel le village d’Astérix, la France aura su résister à la Légion Amazon. « Nous quittons la France aujourd’hui, pour mieux y revenir demain » promet déjà Jeff Bezos, depuis son Ehpad de Mar-a-Lago.</p><p><a href="https://www.lopinion.fr/journal/liseuse/2243" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; 50 personnalités imaginent l’actualité du 30 avril 2025 - le numéro 2000 COLLECTOR de l’Opinion</a></p><p><a href="https://www.lopinion.fr/dossier/edito/special-numero-2000-l-opinion-243158" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; LIRE AUSSI : 50 personnalités imaginent l’actualité du 30 avril 2025 - toutes les contributions</a></p><p><a href="https://www.lopinion.fr/dossier/edito/special-numero-1000-l-opinion-125791/page/0/1" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; LIRE AUSSI : Spécial numéro 1000 de l’Opinion</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 22:15:00 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Philippe Brassac: «Avril 2025. Le bitcoin sous un dollar, histoire d’un aveuglement» – Economie]]></title>
	<description><![CDATA[<p>A quoi ressemblera 2025 ? Le bitcoin est passé sous la barre d’un dollar, raconte Philippe Brassac, directeur général du Crédit Agricole, qui, avec 50 autres personnalités, a imaginé à quoi ressemblerait l’actualité du n° 3000 de l’Opinion, le 30 avril 2025.</p><p>Deux ans jour pour jour après le passage du <a href="https://www.lopinion.fr/mots-cles/bitcoin" target="_blank">bitcoin</a> sous la barre d’un dollar, de nombreux articles s’étonnent encore de la cécité collective dont nous avons pu faire preuve. Les impacts désastreux de ce que l’on a ironiquement appelé « la crise des crypto-passifs » sont encore bien présents. Nous nous sommes heureusement bien remis de l’effet perte de « richesse » qui n’avait en réalité jamais existé dans l’économie réelle. Il reste néanmoins de façon très pesante, et c’est sans doute la spécificité la plus singulière de cet évènement, une crise de nature politique et morale ressentie sur toute la planète.</p><p>Comment exiger des comptes à des responsables, puisque nous savions dès le départ qu’il n’y en avait pas ? Quelles mesures corriger, là où il n’y a pas de régulation ? Comment injecter de la liquidité de secours dans un système non monétaire et hors de tout contrôle ? Comment avoir imaginé une valeur durable en absence d’utilité objective autre que le caractère spéculatif ? Comment tant de personnes informées, sensées et éduquées ont pu se convaincre que <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/nouveau-record-bitcoin-a-veille-d-entree-en-bourse-inedite-241650" target="_blank">la valeur du bitcoin</a> ne pouvait que monter dès lors que le moindre doute provoquerait inéluctablement une prophétie autoréalisatrice inverse ? Comment ne pas avoir vu plus simplement que le masque de la nouveauté technologique dissimulait le visage millénaire de l’appât du gain ?</p><p>Toutes ces questions feront couler encore beaucoup d’encre. Economistes, historiens, philosophes et politiciens identifieront sans aucun doute rétrospectivement les signes avant-coureurs dans le but de nous éviter de tomber à nouveau dans un tel travers. Serons-nous pour autant immunisés contre la spéculation ? Je ne le parierais pas, même pour 1 bitcoin.</p><p><a href="https://www.lopinion.fr/journal/liseuse/2243" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; 50 personnalités imaginent l’actualité du 30 avril 2025 - le numéro 2000 COLLECTOR de l’Opinion</a></p><p><a href="https://www.lopinion.fr/dossier/edito/special-numero-2000-l-opinion-243158" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; LIRE AUSSI : 50 personnalités imaginent l’actualité du 30 avril 2025 - toutes les contributions</a></p><p><a href="https://www.lopinion.fr/dossier/edito/special-numero-1000-l-opinion-125791/page/0/1" target="_blank">&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; LIRE AUSSI : Spécial numéro 1000 de l’Opinion</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/525/et-si-loutil-de-la-police-avait-perdu-toute-son-utilite-depuis-son-hack-par-le-createur-de-signal</guid>
	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 22:14:33 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/525/et-si-loutil-de-la-police-avait-perdu-toute-son-utilite-depuis-son-hack-par-le-createur-de-signal</link>
	<title><![CDATA[et si l&#039;outil de la police avait perdu toute son utilité depuis son hack par le créateur de Signal ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L’impact de la révélation de Moxie Marlinspike ne s’est pas fait attendre. La semaine dernière, le créateur de Signal avait démontré <a href="https://www.vice.com/en/article/qj8pjm/cellebrite-pushes-update-after-signal-owner-hacks-device" target="_blank">l’existence de failles critiques</a> dans les extracteurs de données smartphone de Cellebrite. Ces failles permettraient de casser totalement l’intégrité des données extraites, et donc le fondement de certaines procédures pénales. Cet aspect des choses n’a pas échappé aux avocats qui commencent d’ores et déjà à utiliser ce nouveau fait pour mettre à mal les actes d’accusation.</p><p>Ainsi, selon Gizmodo, l’avocat Ramon Rozas, du Maryland, a décidé de s’appuyer sur la note de blog de Moxie Marlinspike pour demander un nouveau procès pour son client.<br />« Un nouveau procès devrait être ordonné afin que la défense puisse examiner le rapport produit par le dispositif Cellebrite à la lumière de ces nouvelles preuves, et examiner le dispositif Cellebrite lui-même », explique-t-il dans sa demande.<br />On verra si les juges seront réceptifs à ce type d’argument. Si oui, les enquêteurs et les procureurs vont avoir problème, car ils s’appuient de plus en plus sur cet outil technologique.</p><p>A découvrir aussi en vidéo :</p><p>Cette méfiance n’apparaît pas qu’aux États-Unis. En Israël, un militant des droits de l’homme a demandé aux autorités d’arrêter toute utilisation de Cellebrite au sein des forces de l’ordre, tant que la fiabilité de l’appareil n’est pas analysée.<br />Cellebrite, de son côté, tente d’éteindre le feu. Selon Vice, le fournisseur aurait déjà diffusé un patch pour minimiser la surface d’attaque des failles en question, sans pour autant publier de communiqué officiel à ce sujet.</p><p>Sources : <a href="https://gizmodo.com/signals-cellebrite-hack-is-already-causing-grief-for-th-1846773797" target="_blank">Gizmodo</a>, <a href="https://www.vice.com/en/article/qj8pjm/cellebrite-pushes-update-after-signal-owner-hacks-device" target="_blank">Vice</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/524/une-porte-derobee-infecte-des-systemes-linux-depuis-des-annees</guid>
	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 22:14:00 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/524/une-porte-derobee-infecte-des-systemes-linux-depuis-des-annees</link>
	<title><![CDATA[Une porte dérobée infecte des systèmes Linux depuis des années]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les chercheurs en sécurité de Qihoo 360 ont découvert un malware qui espionne des systèmes Linux 64 bits depuis au moins trois ans. Baptisé « RokaJakiro », il est particulièrement furtif. Pour communiquer avec ses serveurs de commande et contrôle, il utilise le port 443, réservé normalement aux flux HTTPS. Le nom du fichier d’installation est particulièrement banal (systemd-daemon, gvfsd-helper). Et il utilise une série d’algorithmes pour rester sous le radar, comme le chiffrement AES, les codages XOR et de rotation et la compression Zlib.</p><p>A découvrir aussi en vidéo :</p><p>Le malware adapte son comportement en fonction du type de compte compromis (root ou non). Il est capable d’analyser le terminal infecté, d’exfiltrer des données sensibles et d’exécuter des plugins. Ces derniers n’ont toutefois pas pu être décortiqués par les chercheurs. Par ailleurs, on ne sait pas encore quel est le mode de diffusion de ce code malveillant. Enfin, les chercheurs ont remarqué que le code avait des similitudes avec <a href="https://blog.avast.com/new-torii-botnet-threat-research" target="_blank">Torii</a>, un botnet d’objets connectés assez sophistiqué détecté en 2018 par Avast. Beaucoup de questions restent donc encore ouvertes sur ce curieux malware.</p><p>Source: <a href="https://blog.netlab.360.com/stealth_rotajakiro_backdoor_en/" target="_blank">Qihoo 360</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/523/most-secure-browser-for-your-privacy-in-2021</guid>
	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 22:07:57 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/523/most-secure-browser-for-your-privacy-in-2021</link>
	<title><![CDATA[Most secure browser for your privacy in 2021]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Your web browser is the vehicle that carries you around the Internet to your desired websites. As such, it knows precisely what sites you have visited, how long you spent browsing them, and what you clicked on (or almost clicked on). Anyone who has access to your web browser can have a window into your income, your political leanings, and even your sexual preferences.</p><p>This is why it’s so important to only use browsers you know will protect and improve your internet privacy. In this article, we explain how browsers capture so much information and which web browsers in 2019 are best at keeping your browsing history safe from data-hungry tech companies and advertisers</p><p>Further reading: <a href="https://protonmail.com/blog/internet-privacy/">Easy steps to improve your internet privacy</a></p>
<p>How you are tracked online</p>
<p>Before examining the impact your browser can have on your privacy, you need to understand how your online activity is monitored.</p><p>While having a company directly record your browsing history is a risk (see Google Chrome), the more common threats to your privacy come from online advertisers and third-party trackers. Similar to Google, advertisers and trackers want to record as much of your online browsing as possible. The more data they have, the better they can show you ads specifically tailored to you. The two tools they use to follow you around the Internet are device fingerprinting and cookies.</p>
<p>Device fingerprinting is when a site looks at all the characteristics of your device (the make and model of your device, what browser you are using, what plugins you have installed, what timezone you are in, etc.) until it has enough information to identify and follow it. Your device share this information to optimize the websites you visit. For example, websites want to know if you’re using a laptop or a smartphone so that it can select the correct font size and screen resolution. This can be surprisingly accurate. To see if your device has an easily identifiable fingerprint, check out the Electronic Frontier Foundation’s <a href="https://panopticlick.eff.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Panopticlick">Panopticlick</a>.<br />Cookies, or HTTP cookies, are tiny data packets that websites or services plant on your browser while you’re on a website. These cookies differentiate your browsers from others, like a nametag. <br />The privacy risks of Chrome</p>
<p>Any discussion of privacy and Web browsers must begin with Google Chrome. It is, by far, the most popular Web browser. Chrome handles <a rel="noreferrer noopener" aria-label="over 60 percent of web traffic" href="https://netmarketshare.com/browser-market-share.aspx?options=%7B%22filter%22%3A%7B%7D%2C%22dateLabel%22%3A%22Custom%22%2C%22attributes%22%3A%22share%22%2C%22group%22%3A%22browser%22%2C%22sort%22%3A%7B%22share%22%3A-1%7D%2C%22id%22%3A%22browsersDesktop%22%2C%22dateInterval%22%3A%22Monthly%22%2C%22dateStart%22%3A%222019-06%22%2C%22dateEnd%22%3A%222019-06%22%2C%22segments%22%3A%22-1000%22%7D" target="_blank">over 60 percent of web traffic</a>. This is unfortunate because Google uses Chrome as a window to peer into every action you take online. Unless you <a rel="noreferrer noopener" aria-label="modify your Google privacy settings" href="https://protonvpn.com/blog/how-to-delete-your-google-data/" target="_blank">modify your Google privacy settings</a>, Chrome records every site you visit so Google can serve you targeted ads.</p><p>Even worse, Chrome does very little to block other advertisers and trackers from monitoring you with cookies or device fingerprinting. A <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Washington Post" href="https://www.washingtonpost.com/technology/2019/06/21/google-chrome-has-become-surveillance-software-its-time-switch/" target="_blank">Washington Post</a> <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Washington Post" href="https://www.washingtonpost.com/technology/2019/06/21/google-chrome-has-become-surveillance-software-its-time-switch/" target="_blank">article</a> reported Chrome gathers roughly 11,000 trackers in an average week. Do you want 11,000 pairs of eyes on you every time you do an Internet search?</p>
<p>[embedded content]</p>
<p>However, you do not need to give away your personal data to access the Internet.</p><p>There are Internet browsers that do not record your every action and protect you from trackers. Switching from Chrome to one of the following browsers can drastically reduce the amount of data you are inadvertently sharing as you browse the Internet.</p><p>Further reading: <a href="https://protonmail.com/blog/google-privacy-problem/">Gmail’s privacy problem and why it matters</a></p>
<p>Best secure and privacy-first web browsers: <br />1. (tie) Brave</p>
<p>The Brave browser was designed to make privacy simple enough for everyone. It is an open source browser built on top of Chromium (an open source version of the Chrome browser), which means it’s easy for Chrome users to make the switch.</p><p>However, unlike Chrome, Brave does not collect any data about your online activity. Your data remains private and on your device.</p><p>Brave also makes blocking trackers easy. Instead of forcing users to decide which plugins and browser extensions they should download, Brave comes fully equipped. It automatically blocks all third-party and advertising cookies, and because <a rel="noreferrer noopener" aria-label="HTTPS Everywhere" href="https://www.eff.org/https-everywhere" target="_blank">HTTPS Everywhere</a> is built-in, it ensures all your connections are securely HTTPS encrypted. Brave also features <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Fingerprinting Protection" href="https://github.com/brave/brave-browser/wiki/Fingerprinting-Protection-Mode" target="_blank">Fingerprinting Protection</a> in the browser.</p><p>The company also has a social mission: to encourage websites not to rely on advertising based on tracking you around the Internet. Brave has introduced a system that allows you to reward creators and sites you visit directly.</p><p>Called <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Brave Rewards" href="https://brave.com/brave-rewards/" target="_blank">Brave Rewards</a>, it uses a utility token called a Basic Attention Token and enables you to anonymously reward the websites you visit most. Brave also has opt-in, privacy-preserving Brave Ads, and users who choose to view them earn 70% of the ad revenue, which they can then use to reward their favorite online creators.</p><p>Brave is available for <a rel="noreferrer noopener" aria-label="desktop" href="https://brave.com/download/" target="_blank">desktop</a>, <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Android" href="https://play.google.com/store/apps/details?id=com.brave.browser&amp;hl=en" target="_blank">Android</a>, and <a rel="noreferrer noopener" aria-label="iOS" href="https://apps.apple.com/gb/app/brave-browser-fast-web-privacy/id1052879175?mt=8&amp;ign-mpt=uo%3D4" target="_blank">iOS</a>. </p>
<p>1. (tie) Firefox </p>
<p>The open source Firefox is the third-most-popular browser on the Internet, behind Google’s Chrome and Apple’s Safari. Developed by Mozilla, the Firefox team has improved the browser’s privacy protections in recent years.</p><p>They have introduced <a rel="noreferrer noopener" aria-label="advanced anti-fingerprinting" href="https://blog.mozilla.org/firefox/how-to-block-fingerprinting-with-firefox/" target="_blank">advanced anti-fingerprinting</a> and <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Enhanced Tracking Protection" href="https://blog.mozilla.org/firefox/control-trackers-with-firefox/" target="_blank">Enhanced Tracking Protection</a> features this year, both of which make it much more difficult for third-party trackers to follow you around the Internet.</p><p>Unlike Brave, the standard Firefox does not automatically block advertisements. However, there are numerous browser extensions that you can download that will prevent advertisers from getting your information or showing you ads.</p><p>Or, if you primarily browse the Internet on your mobile device, <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Firefox Focus" href="https://www.mozilla.org/en-US/firefox/mobile/#focus" target="_blank">Firefox Focus</a> incorporates automatic ad blocking. (Focus was developed as an ad blocker for Safari, but was then transformed into a minimalistic privacy browser for Android users.) </p><p>Firefox is available for <a rel="noreferrer noopener" aria-label="desktop" href="https://www.mozilla.org/en-US/firefox/new/" target="_blank">desktop</a>, <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Android" href="https://play.google.com/store/apps/details?id=org.mozilla.firefox" target="_blank">Android</a>, and <a rel="noreferrer noopener" aria-label="iOS" href="https://apps.apple.com/us/app/firefox-private-safe-browser/id989804926" target="_blank">iOS</a>. </p>
<p>3. Tor browser</p>
<p>As we have discussed elsewhere, <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Tor is the best option" href="https://protonvpn.com/blog/is-tor-safe/" target="_blank">Tor is the best option</a> if privacy is your utmost concern. The Tor browser is based on Firefox, but it has been stripped down and specially calibrated to run on the Tor network.</p><p>When you use Tor, your traffic is encrypted three times and bounced between three Tor servers before it reaches your desired website. The encryption is handled in such a way that each server only has access to one set of instructions, so no server has access to both your IP address and the website you are visiting.</p><p>This setup makes it impossible for Tor to keep any records about your online activity, and every time you close your session, the browser deletes your cookie cache and browsing history. The browser itself is formatted to prevent fingerprinting, and it blocks all kinds of trackers.</p><p>Unfortunately, it also blocks a lot of plugins that websites rely on. For example, with its privacy settings fully activated, the Tor browser will block JavaScript. JavaScript can expose user information, but blocking it can make websites unusable. Using Tor can also mean performing endless CAPTCHA verifications when you try to access larger sites. Finally, the Tor browser is slower than other browsers because of the extra encryption.</p><p>Download the Tor browser app for <a rel="noreferrer noopener" aria-label="desktop" href="https://www.torproject.org/download/" target="_blank">desktop</a> and <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Android" href="https://play.google.com/store/apps/details?id=org.torproject.torbrowser&amp;hl=en_GB" target="_blank">Android</a>, as well as a Tor-approved open source <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Onion browser for iOS" href="https://apps.apple.com/gb/app/onion-browser/id519296448" target="_blank">Onion browser for iOS</a>.  </p>
<p>4. DuckDuckGo (honorable mention)</p>
<p>Unlike the other browsers mentioned above, DuckDuckGo does not have a standalone desktop browser, which means it is only a solution if you are browsing the Internet on your smartphone or tablet. With the DuckDuckGo browser, your browsing history never leaves your device. Deleting your entire browsing history is as easy as tapping a single button.</p><p>It automatically blocks ads, stops third-party trackers, and ensures HTTPS encryption on all sites where that’s possible. One feature that does set it apart is the Privacy Grade it gives each site. This makes it easy for you to evaluate how much data each website collects from you, with and without DuckDuckGo’s protections, at a single glance.</p><p>The DuckDuckGo browser is available for <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Android" href="https://play.google.com/store/apps/details?id=com.duckduckgo.mobile.android" target="_blank">Android</a> and <a rel="noreferrer noopener" aria-label="iOS" href="https://itunes.apple.com/us/app/duckduckgo-search-stories/id663592361?mt=8" target="_blank">iOS</a>.<br />You can also use the extension for <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Chrome" href="https://chrome.google.com/webstore/detail/duckduckgo-privacy-essent/bkdgflcldnnnapblkhphbgpggdiikppg?hl=en" target="_blank">Chrome</a> and <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Firefox" href="https://addons.mozilla.org/en-US/firefox/addon/duckduckgo-for-firefox/" target="_blank">Firefox</a>.</p><p>The Web browser you choose can have a dramatic impact on your overall online privacy. By switching to one of the privacy-focused browsers in this article, you can protect your browsing history from the companies and trackers that want to monitor your every digital move.</p><p>What’s your favorite web browser? Let us know in the comments below on <a href="https://twitter.com/ProtonMail">Twitter</a> or <a href="https://www.reddit.com/r/ProtonMail/">Reddit</a>.</p><p>Best Regards,<br />The ProtonMail Team</p><p>You can get a <a href="https://protonmail.com/signup" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="free secure email account from ProtonMail here">free secure email account from ProtonMail here</a>.</p><p>We also provide a <a href="https://protonvpn.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="free VPN service">free VPN service</a> to protect your privacy.</p><p>ProtonMail and ProtonVPN are funded by community contributions. If you would like to support our development efforts, you can upgrade to a <a rel="noreferrer noopener" aria-label="paid plan" href="https://protonmail.com/support/knowledge-base/paid-plans/" target="_blank">paid plan</a> or <a rel="noreferrer noopener" aria-label="donate" href="https://protonmail.com/donate" target="_blank">donate</a>. Thank you for your support.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/522/une-reaction-d%E2%80%99officiers-patriotes-et-republicains-reponse-a-l%E2%80%99appel-de-mille-militaires</guid>
	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 21:07:17 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/522/une-reaction-d%E2%80%99officiers-patriotes-et-republicains-reponse-a-l%E2%80%99appel-de-mille-militaires</link>
	<title><![CDATA[Une réaction d’officiers patriotes et républicains : Réponse à l’appel de mille militaires !]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Voici la réaction d’un certain nombre d’officiers républicains et patriotes à l’appel de 1000 militaires qu’a soutenu Mme Le Pen et qui défraie la chronique depuis quelques jours.</p><p>Bien entendu, ces officiers de haut grade ne s’expriment pas comme le feraient les communistes internationalistes que nous sommes, mais ils ont le double mérite :</p><p>a) de distinguer entre les symptômes et les causes profondes du malaise français,</p><p>b) d’appeler à une rupture de la France avec la domination du capital financier, avec la “construction” européenne qui détruit notre pays, avec la politique linguistique du “tout-anglais” et avec l’OTAN, qui nous asservit à l’impérialisme atlantique.</p><p>Georges Gastaud</p><p><a href="https://arretsurinfo.ch/wp-content/uploads/2021/04/france-armee.jpg"></a></p><p>« Les Français ont besoin d’un projet ». En aucun cas d’une guerre civile.</p>
<p>RÉPONSE À L’APPEL DE MILLE MILITAIRES</p>
<p>Jugeant qu’ il y a péril en la maison France, vingt officiers généraux de la deuxième section et plus de mille militaires en retraite ou du cadre de réserve ont lancé un appel aux instances gouvernementales.<br />Voici, sans esprit de polémique, l’opinion émise à titre personnel par un groupe de citoyens qui ont en commun d avoir servi à une période active de leur vie comme officiers dans l’ une des trois Armées . C’est à ce titre qu’ ils partagent une inquiétude concernant le présent et l avenir de la France qu’ à terme plus ou moins rapproché ils lègueront à leur descendance</p><p>Ce faisant aucun ne revendique pour autant la représentation de l’ opinion des militaires d’active ni ne suggère un quelconque engagement de la part de ces derniers, eux qui sont dédiés à servir activement et souvent au péril de leur vie leur nation considérée comme un tout.</p><p>“L’heure est grave, la France est en péril, plusieurs dangers mortels la menacent.” (…)<br />“Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables.”</p><p>Ces militaires font un constat que l’on ne peut que partager dans sa généralité mais apparaît plus discutable quand on en vient au choix plus précis des dits dangers.<br />Quant à la solution pour éradiquer le grand péril, il apparaît n’être qu’un vœu pieux.<br />En effet quand on veut soigner un mal, il convient de distinguer les symptômes et la racine du mal proprement dite et donc de distinguer le <a class="st_tag internal_tag" title="Posts tagged with traitement" href="https://www.initiative-communiste.fr/theme/traitement/" rel="tag">traitement</a> de confort comme disent les médecins du traitement curatif. Ils sont complémentaires. Le premier sans le second est inopérant et, le plus souvent, le second n’est pas humainement supportable sans l’apport du premier.</p><p>C’est dans cette approche que réside notre désaccord car si nous partageons la définition de ces dangers ils nous apparaissent comme les simples symptômes d’un mal plus profond à la racine duquel il convient de s’attaquer si l’on veut que la France survive. N’est-il pas illusoire de demander à ceux qui instillent le poison de façon probablement consciente et sans doute en toute sincérité de bien vouloir changer de seringue pour nous instiller le contre-poison ?<br />Dans sa grande majorité, la classe politique de notre pays servie par un système parlementaire plus que séculaire a été depuis des décennies dévoyée par la haute finance qui détient les cordons de la bourse et la maîtrise des grands médias et qui décide donc de qui sera ou non élu, servie en cela par toutes sortes de relais que sont parmi d’autres Bilderberg, Davos, le CRIF et les fratries.</p><p>Cette classe politique que Jean-Pierre Chevènement, alors lucide, avait qualifiée de pareille-au-même, servie par une administration solide et déférente, n’est là que pour faire exécuter les diktats de ceux qui détiennent le pouvoir c’est-à-dire la haute finance, diktats relayés par l’organisation de la Communauté européenne composée de plus de 25000 fonctionnaires qui n’ont été élus par personne mais sont investis de l’autorité que leur confèrent les traités.</p><p>Alors qu’il s’agisse d’immigration, de délitement de la nation et de la multiplication des zones de non-droit, de violence et de montée de la haine entre communautés, la classe politique aux manettes ne fait que suivre la feuille de route qui lui est dictée devant aboutir à la destruction de la nation très ancienne que nous sommes, obstacle symbolique au mondialisme montant qu’il convient de faire disparaître.</p><p>Ce qui met mortellement en péril la France, c’est tout simplement le libéralisme effréné qui est inscrit dans le marbre des traités dits européens se traduisant par la désindustrialisation du pays tout autant que par l’abaissement de notre langue, l’emploi du globish par les médias, la publicité envahissante et …le chef de l’État lui-même, c’est aussi la destruction de l’outil de l’énergie nucléaire et la politique d’auto-flagellation au plus haut niveau et en toute occasion, c’est encore le délitement de l’éducation nationale et de la politique de santé publique, c’est enfin la mise en résidence surveillée de 66 millions de Français avec port obligatoire de la muselière.</p><p>C’est tout cela que souligne notre servile alignement sur la doctrine politique et militaire anglo-saxonne que concrétisent notre appartenance à l’OTAN et notre souveraineté perdue.</p><p>Chers camarades militaires voilà ce que nous pensons être de notre devoir de vous répondre.<br />Votre appel parle à juste titre de Gilets jaunes. Et si c’était la voie qui permettrait enfin d’attaquer le mal à la racine tout en appliquant les mesures que vous préconisez pour le traitement de confort dont notre nation ressent un très urgent besoin ? Rappelons cette brève citation du alors Président Charles De Gaulle : « Les Français ont besoin d’un projet ». En aucun cas d’une guerre civile.</p><p>Sous signature de</p><p>Claude Gaucherand, contre-amiral (2S), Alain Corvez, colonel -Terre (er), Bernie Le Van Xieu, colonel-Terre (er) Jean-Marie Lauras, colonel (Air) (er), Jean Marie Six IGA (2S), Jacques Hogard, colonel-Terre (er),<br />Michel Debray, vice-amiral (2S), Olivier Frot,commissaire colonel-Terre (er) Michel Lucas colonel-Terre (er), Hubert de Gevigney, contre-amiral (2s) Philippe Bourcier de Carbon, capitaine de frégate (er), Vivian Gauvin lieutenant-colonel (Air) (er), Jean Baptiste de Fontenilles, colonel Terre (er), Regis Chamagne colonel (Air) (er)</p><p>Source: <a href="https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/une-reaction-publique-collective-dofficiers-patriotes-et-republicains-reponse-a-lappel-de-mille-militaires/?fbclid=IwAR0w9z-D8uK-Mw7QEoBV4DZNE6zvlZr2HjkVJu1vXjwGGjwatouqe6b4enA">initiative-communiste.fr</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/521/il-ne-faut-pas-plaisanter-avec-la-menace-de-putsch</guid>
	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 20:57:18 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/521/il-ne-faut-pas-plaisanter-avec-la-menace-de-putsch</link>
	<title><![CDATA[Il ne faut pas plaisanter avec la menace de Putsch...]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>"Il ne faut pas plaisanter avec cette menace de Putsch. </p>

<p>C'est vrai que si l'extrême droite prenait le pouvoir, la démocratie serait gravement en danger, avec des conséquences terribles pour nos libertés fondamentales et les valeurs humanistes que nous portons. </p>

<p>Sous ce régime, on pourrait subir des restrictions de notre liberté de circulation, voire un couvre-feu, on serait contraints de fournir aux forces de l'ordre des attestations, des sortes d'Ausweiss pour se déplacer. Des règlementations absurdes seraient imposées aux commerces par des petits chefs tatillons. La bureaucratie serait partout. On interdirait la vente d'alcool à emporter. La police mettrait des amendes aux simples promeneurs jusque sur les plages. Des militaires factieux patrouilleraient dans les rues. Des lieux culturels, des musées seraient certainement fermés et même des librairies, comme pendant les heures les plus sombres de notre histoire. Avec cette dérive autoritaire, l'exécutif pourrait décréter un état d'urgence permanent, le parlement serait réduit au rôle de chambre d'enregistrement, toutes les décisions seraient prises dans le secret par un conseil de défense, sans débat ni contre-pouvoir. </p>

<p>La justice prendrait parti contre les honnêtes citoyens, et excuserait les comportements violents des petits nervis, dans un climat de peur et d'insécurité. Des groupes minoritaires organisés imposeraient leur loi par l'intimidation.</p>

<p>Une sorte de gouvernement orwellien pourrait contrôler notre alimentation, chaques faits et geste de notre quotidien, au prétexte de s'occuper de notre santé et de prévenir les risques. Le pouvoir médical, de sinistre mémoire, serait à la botte de mandarins enfermistes.</p>

<p>Il y aurait le retour de la censure, et des plateformes de délation seraient instaurées. Nos conversations seraient épiées au moyen d'algorithmes, le délit d'opinion serait rétabli. Notre vie privée et nos données personnelles seraient confisquées. Les médias porteraient la bonne parole officielle.</p>

<p>Des méthodes totalitaires seraient appliquées à la population pour la surveiller, des mouchards implantés dans nos téléphones, et certains pousseraient cette dérive fasciste jusqu'à importer le modèle chinois de passeport sanitaire.</p>

<p>Heureusement ce scénario noir reste une menace hypothétique, car contrairement à la Russie de Poutine, nous vivons dans un état de droit garanti par les institutions européennes".</p>

<p><a href="https://www.facebook.com/julien.verges.56"><br />Julien VERGES</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/520/la-reponse-de-gilles-clavreul-a-alain-finkielkraut</guid>
	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 19:18:36 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/520/la-reponse-de-gilles-clavreul-a-alain-finkielkraut</link>
	<title><![CDATA[la réponse de Gilles Clavreul à Alain Finkielkraut]]></title>
	<description><![CDATA[<p>FIGAROVOX/TRIBUNE - Dans un entretien paru le 26 avril dans Le Figaro, Alain Finkielkraut critiquait sévèrement le terme de «tenaille identitaire». Gilles Clavreul, qui a fait l’expression sienne, défend son usage et revient sur le débat qui sous-tend leur désaccord selon lui: la nation est-elle un fait de culture ou une construction politique?</p><p class="fig-paragraph">Gilles Clavreul est co-fondateur du Printemps républicain et délégué général du club de réflexion L’Aurore. Il a été délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme de 2015 à 2017.</p><p>À découvrir</p><p class="fig-paragraph">Lorsque j’ai commencé à employer l’expression «tenaille identitaire», courant 2016, mon idée n’était pas d’habiller de neuf le poncif usé jusqu’à la corde, ni vrai ni faux comme tous les poncifs, qui voudrait que «les extrêmes se rejoignent». Pas davantage n’ai-je voulu dire qu’ils se ressemblent, qu’ils disent la même chose ou qu’ils représentent le même type de menace.</p><p class="fig-paragraph">En revanche, m’est apparu quelque chose comme un mécanisme qui rend solidaires entre elles des formes de protestation politique, sociale, religieuse, thématique très diverses, caractéristiques de l’ «âge identitaire» dans lequel, comme le signale Laurent Bouvet*, nous sommes désormais entrés. Généralisation des affirmations individuelles et collectives au détriment du commun, effacement des repères normatifs traditionnels (politiques, syndicaux, de classe, etc.), valorisation publicitaire du «narcissisme des petites différences»…Autant de signes auxquels nous ne pouvons plus échapper.</p><p class="fig-paragraph">Ce n’est pas seulement un fait politique, ni de culture, mais un fait de civilisation, sensible aussi bien dans la consommation de masse - le «venez comme vous êtes» de Mc Donald’s - que dans le militantisme radical. C’est que, pour être furieuse et stridente, la petite musique identitaire s’écrit sur une portée néo-libérale et marchande, la «dégradation de l’être en avoir et de l’avoir en paraître» dénoncée par Guy Debord. L’abaissement du politique a créé un vide, la solitude de l’individu perdu dans la foule prophétisée par Tocqueville a précipité le manque et engendré de nouveaux besoins: les propositions identitaires remplissent ce vide.</p>
<p>Pour être furieuse et stridente, la petite musique identitaire s’écrit sur une portée néo-libérale et marchande</p>
<p class="fig-paragraph">Pourquoi «tenaille»? Parce que ces propositions que tout oppose politiquement, par exemple celle des suprémacistes américains et celles des «wokes», s’articulent néanmoins autour d’un même axe, en l’occurrence celui de la race. Elles prétendent rapporter ce que l’on dit et ce que l’on pense à ce que l’on est. Ce faisant, le tout-identitaire étouffe petit à petit la conversation démocratique: rabattant le citoyen sur l’individu et l’individu sur ses attaches, sa naissance, son genre ou encore la religion dans laquelle il a été élevé, il assigne à chacun des positions fixes et tue l’idée même d’une délibération collective. Second attribut de la tenaille: la pression de la pince gauche accentue celle de la pince droite, et réciproquement. Elles s’entre-alimentent dans une surenchère d’anathèmes et de procès en sorcellerie où chacun est sommé de prendre parti ou enrôlé de force dans l’un ou l’autre camp.</p><p class="fig-paragraph"><a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/alain-finkielkraut-sarah-halimi-insecurite-ecologie-qu-est-la-gauche-devenue-20210425" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">Dans une interview parue lundi dernier dans Le Figaro</a> , Alain Finkielkraut réfute l’idée de tenaille, y voyant une «idée fausse». Tel que je comprends son raisonnement, il estime qu’on ne peut pas opposer ni mettre sur le même plan ceux qui participent de l’avènement de cet âge identitaire et ceux qui s’en inquiètent, s’en affligent et tentent d’y résister. Ceux-ci ont pour seul tort d’être parfois excessifs, poussés par l’angoisse de voir leur culture disparaître ; les premiers, en revanche, sont les agents d’une passion destructrice qui vise à ce qu’un multiculturalisme obligatoire supplante la culture française. En d’autres termes, il n’y aurait pas deux grands récits identitaires face-à-face, mais une identité menacée d’un côté et des destructeurs d’identité de l’autre, ou plus simplement une proie, le «nous» français et européen, et des prédateurs.</p>
<p>Quelle identité défend-on ? Qui s’accorde sur quoi ? Prend-on tout en bloc, ou bien s’autorise-t-on à faire le tri ?</p>
<p class="fig-paragraph">Je vois surgir immédiatement deux difficultés. D’abord je ne suis pas sûr que tous ceux qui défendent une identité menacée s’en font exactement la même idée qu’Alain Finkielkraut: Péguy, Kundera, la galanterie française dont «Finkie» faisait un magnifique éloge dans L’identité malheureuse, sont des figures assez imperceptibles, pour dire le moins, dans le programme du Rassemblement national. Nous voilà face à un premier écueil: quelle identité défend-on? Qui s’accorde sur quoi? Prend-on tout en bloc, ou bien s’autorise-t-on à faire le tri? Etc. Deuxième problème: les contempteurs de notre identité menacée veulent-ils le nivellement généralisé des valeurs et l’écrasement des origines dans un grand tout relativiste - ce qui a plutôt été la thèse d’Alain Finkielkraut depuis La défaite de la pensée - ou bien avancent-ils masqués, derrière un multiculturalisme apparent, pour imposer une identité de remplacement, comme le disent Eric Zemmour ou Renaud Camus? Dans cette dernière hypothèse, il y a certes bien confrontation des modèles, pour ne pas dire choc des civilisations ; reste que la France selon Zemmour et Camus n’est pas plus la France que l’islam selon Tariq Ramadan et Youssef Al-Qaradawi n’est l’islam - du moins, rien n’oblige à adhérer à la vision qu’ils en donnent.</p><p class="fig-paragraph">Je pourrais m’en tenir là pour dire pourquoi je garde quand même la tenaille dans ma caisse à outils: elle me sert à repousser des propositions dont l’identité est le principe, et dont je ne veux pas. Mais l’argumentation d’Alain Finkielkraut se situe sur un plan plus élevé. D’abord, il invite - et là-dessus nous tomberons entièrement d’accord - à juger les champions identitaires sur le plan à la fois intellectuel et moral: entre la pensée pauvrette et répétitive des wokes, le délire décolonial et la brutalité islamiste, d’un côté, et la culture démocratique, française et européenne, de l’autre, est-il seulement besoin de manifester sa préférence, tant elle est évidente, spontanée, immédiate?</p>
<p>Identité politique et identité culturelle</p>
<p class="fig-paragraph">Ensuite, il pose, et se pose, la question culturelle: pour Alain Finkielkraut, l’identité, c’est la culture. Eh bien, si curieux que cela paraisse, c’est sur cette idée qui sonne comme une évidence, que mon chemin s’éloigne pourtant du sien: de l’identité culturelle, qu’on recueille en héritage et qu’on perpétue, je sépare l’identité politique, celle qu’on choisit en fonction d’un projet d’organisation collective et de principes de vie auxquels on adhère. Or mon identité politique, c’est celle d’un citoyen de la République française indivisible, laïque, démocratique et sociale. Bien sûr, cette identité n’est pas sans lien avec ma culture ; mais elle ne s’y résume pas. Je peux même dire qu’en sens inverse, Méditerranéen que je suis, une partie de ma culture échappe à mon être politique. Ainsi, culture et politique se recoupent, mais ne se superposent pas.</p><p class="fig-paragraph">Alain Finkielkraut a le grand mérite de poser clairement les termes du débat: soit on fait de la nation un fait de culture, comme il l’avance. Soit, comme je le crois, la nation est d’abord une construction politique. Là est le fond de notre désaccord. On pourrait, de façon un peu scolaire, renvoyer à l’opposition entre Fichte et Renan: bien qu’Alain cite ce dernier, c’est plutôt vers le premier qu’il penche quand il fait de la nation la transcription dans l’ordre du politique d’une communauté d’idée et de sensation dont la langue est le creuset.</p>
<p>Soit on fait de la nation un fait de culture, comme il l’avance. Soit, comme je le crois, la nation est d’abord une construction politique.</p>
<p class="fig-paragraph">Or, me semble-t-il, l’histoire de la construction nationale en France témoigne d’une expérience toute autre: c’est l’Etat qui a fait la nation, d’abord sur le plan juridique, militaire et administratif, et ensuite seulement, bien plus tard, par l’unification culturelle. Ainsi, de quand faut-il dater la naissance d’une «politique de la langue», pour paraphraser Michel de Certeau? Certainement pas de la Renaissance, écrivait Colette Beaune**: vers 1500, «la langue n’est pas l’un des soucis majeurs du sentiment national français». L’erreur d’interprétation est pourtant fréquente à propos de l’édit de Villers-Cotterêts (1539): il fixe la langue administrative, mais ne lui assigne aucune fonction unificatrice. C’est la langue des papiers officiels, ce n’est pas encore celle du peuple. Plus tard, la création de l’Académie française, qui participe de l’idéal de perfection formelle du Grand Siècle, n’a rien d’un instrument de conquête des masses. Après les projets inaboutis de l’abbé Grégoire sous la Convention, il faut attendre la IIIème République pour que la mosaïque linguistique et la faible pénétration du français au sud d’une ligne Saint-Malo-Genève soient perçues comme un enjeu, la persistance des parlers locaux étant vue comme un frein à l’établissement ferme et durable du régime républicain. Mais auparavant, on compte plusieurs siècles de cohabitation paisible entre plurilinguisme et sentiment national: les divisions dont le pouvoir s’inquiète sont politiques, sociales, religieuses surtout, mais pas linguistiques.</p><p class="fig-paragraph">La culture ne devient un enjeu qu’avec l’effacement progressif et inexorable de la référence religieuse, à laquelle les plus hardis des révolutionnaires, nota Quinet, n’ont pas osé toucher un siècle plutôt. Mais dans la France en plein bouleversement technique, économique, démographique de la fin du XIXème siècle, il devient urgent de donner à une République encore fragile et contestée une base sociale solide: si on sourit aujourd’hui de la forme naïve et franchement catéchuménale de la «morale de nos pères» prônée par Jules Ferry, il faut se rappeler que des intellectuels conséquents, comme le néo-kantien Charles Renouvier, ont auparavant jeté les bases d’une «morale laïque» et proposé à la République d’assumer le «pouvoir spirituel» en lieu et place de l’Eglise. Discours si puissant qu’il est difficilement entendu de nos jours: pourtant, il nous a faits.</p>
<p>Identité de la France et identité nationale</p>
<p class="fig-paragraph">Alors, en effet, s’est épanouie une culture proprement française - française, comme le dit Braudel, et non nationale, car rien ne ressemble moins à une nation, quant à ses caractères propres, qu’une autre nation. Ce fut l’erreur de Nicolas Sarkozy, que de mal choisir ses mots, lorsqu’il se mit en quête «d’identité nationale», initiative mi-politicienne, mi-bureaucratique, à partir d’une intuition pourtant légitime: eût-il parlé d’identité de la France, sans la tremper dans le bain finalement peu révélateur de la question migratoire, l’initiative aurait pu porter ses fruits. Chérir la France, c’est être patriote ; mais exalter la nation, de façon générique, comment le faire sans être complaisant envers le nationalisme? Voilà une belle question de frontières…</p><p class="fig-paragraph">Revenons à l’aurore de la IIIème République. L’identité française y devint un projet politique à part entière, adossée à un récit unificateur, parfois oublieux des vicissitudes de l’Histoire, peu disert sur les zones d’ombre, mais plus respectueux de la diversité qu’on ne le dit souvent. Une culture-palimpseste qui se surimpose aux identités locales sans les effacer complètement. «Les France cousues ensemble» de Braudel se manifestent encore partout, les «petites patries»*** ne défient pas la culture française, au contraire elles la fortifient. Tel ces disques multicolores qui paraissent tout blancs quand on les fait tourner, c’est la richesse de ses tons, la variété de sa palette, qui fait l’unité de la France, à condition de rester toujours en mouvement. A cela, une seule limite, mais elle est nette: de la diversité, on peut tout accepter comme culture, mais on doit tout lui refuser comme politique. Ainsi, comme l’avait fermement rappelé le Conseil constitutionnel, il y a une langue corse, une histoire corse, des paysages et une âme corses ; mais il n’y a pas de peuple corse. Et pas davantage - au moment où le Gouvernement s’engage sur une pente glissante, celle de la reconnaissance d’un prétendu «droit à la différenciation» - de peuples basque, breton, afro-descendant, alsacien, etc.</p><p class="fig-paragraph">Ainsi l’identité n’est, pour la vie de la cité, ni bonne, ni mauvaise en soi. Elle est une donnée que le politique doit intégrer, mais elle n’indique rien par elle-même quant à ce qui permet à l’homme d’habiter l’espace collectif. En revanche, l’instrumentalisation idéologique de l’identité, c’est-à-dire la politique identitaire, raréfie incontestablement l’oxygène démocratique en restreignant nos choix à nos appartenances. Il y a peut-être des identités plus désirables ou plus confortables que d’autres, mais aucune politique assise sur l’identité n’est construite, selon moi, sur des fondations solides.</p>
<p>La laïcité, enfin</p>
<p class="fig-paragraph">Un dernier mot sur la laïcité. Là encore, quand bien même son histoire témoigne d’une modalité singulière de règlement de la question théologico-politique, elle est un principe philosophique et politique et non un trait culturel. Nous ne la défendons pas parce qu’elle est française, mais parce qu’elle rend possible un équilibre précieux entre les libertés individuelles et les règles de vie collective. En faire une spécialité française, c’est se résigner à ce qu’elle ne soit pas universalisable: ce n’est pas ce qu’attendent de nous les intellectuels et militants algériens, tunisiens, turcs ou iraniens qui envient notre laïcité. Ayons de l’ambition pour nos principes: ils sont plus grands que nous. Et le principe de laïcité nous intime - non pas de déchirer le palimpseste du récit français où le Texte catholique se laisse découvrir à chaque ligne ; mais de regarder avec un intérêt bienveillant et détaché toutes les écritures, pour écrire notre propre partition, librement.</p><p class="fig-paragraph">* Laurent Bouvet, Le péril identitaire, Éditions de l’Observatoire, 2020</p><p class="fig-paragraph">** Colette Beaune, Naissance de la nation France, Gallimard, 1985</p><p class="fig-paragraph">*** Olivier Grenouilleau, Nos petites patries, Gallimard, 2019</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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