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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/414/principale-consequence-de-labandon-du-modele-dassimilation</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 21:10:19 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/414/principale-consequence-de-labandon-du-modele-dassimilation</link>
	<title><![CDATA[Principale conséquence de l&#039;abandon du modèle d&#039;assimilation.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>L’abandon du modèle d’assimilation a eu une conséquence importante, l’intensification de l’immigration puisque l’objectif de l’assimilation était un obstacle qui permettait de sélectionner les minorités aptes à s’assimiler.</p>

<p>Ceux qui ne s’assimilaient pas, repartaient vers leurs pays d’origine. C’est cette exigence qui fit le succès du creuset républicain, respect du mode de vie français et de ses lois.</p>

<p>Sur 3,5 millions d’Italiens arrivés entre 1870 et 1940, 1,2 millions ont fait souche en France.</p>

<p>Aujourd’hui c’est le contraire, ceux qui arrivent et refusent de s’assimiler restent et intimident ceux qui s’assimilent et les accusent de « faire leur Français », d’être des « harkis », des « bougnoules de service », des « bounty »!<br />Cela va jusqu’à faire fuir les Français de souche ou de branche de longue date des quartiers et villes où ils vivaient.<br />Les fameux « ghettos » sont d’abord le résultat de deux phénomènes :<br />Une immigration de masse rendant impossible à dessein toute assimilation, et la transposition de mœurs exogènes peu habituées dans leurs pays d’origine à l’altérité sauf dans la soumission.<br />On demande aux Français de devenir étrangers dans leurs propres quartiers, leurs propres villes, leurs départements comme en Seine Saint Denis.</p>

<p>Pour en arriver là, il a fallu faire l’éloge de la diversité comme un enrichissement et criminaliser l’identité française comme étant un nazisme qui ne dit pas son nom.</p>

<p>On est passé par plusieurs stades, on a d’abord ringardisé le Français moyen, comme un Dupont Lajoie beauf réac et raciste pour dissuader quiconque de s’investir dans un processus d’assimilation.</p>

<p>La mise en valeur de la culture de l’autre s’est traduite par une régression, en 1993, 71% des jeunes d’origine maghrébine se sentaient plus proches du mode de vie et de culture des Français que du mode de vie de leur famille, 10 ans plus tard, le pourcentage tombe à 45%.</p>

<p>Parallèlement, en 1993, 35% des jeunes admettent que tout le monde parle Français à la maison, en 2003, ce chiffre tombe à 29%.</p>

<p>Donc dans 71% des familles, on parle arabe à la maison.</p>

<p>De même l’endogamie ethnique est un frein à l’assimilation et souvent elle est brisée par la conversion à l’islam de jeunes d’origine européenne qui montre ainsi patte blanche pour pouvoir se marier avec un ou une personne d’origine maghrébine et musulmane.</p>

<p>Parler de métissage d’une nation quand on entretient le repli sur soi au nom de la mise en valeur de la culture de l’autre qui crée des désastres dans les pays d’origine et criminaliser l’identité d’un peuple et d’une nation deux fois millénaires qui a tant apporté au monde, est une folie suicidaire commise au nom du progrès, de l’antiracisme et des droits de l’homme.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/413/charles-rojzman-10022019</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 21:03:31 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/413/charles-rojzman-10022019</link>
	<title><![CDATA[Charles Rojzman / 10/02/2019]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Ecrit dans les débuts des "gilets jaunes" : Au fur et à mesure que se rapproche l’échéance de samedi prochain, l’hystérie collective s’étend et touche désormais pratiquement de nombreux habitants de ce pays. Les ennemis se révèlent, les paranoïas se réveillent, avec leur cortège de discours incendiaires, à teneur souvent complotiste. Les « gilets jaunes » véritables sont désormais pris dans le piège des extrémismes de droite et de gauche, à moins d’un réveil peu probable de ce cauchemar.</p><p>L’origine proche de ce désastre, on la connait. Elle part d’une colère légitime d’une grande partie du peuple entraîné malgré lui dans une chute sociale et qui compare son sort précaire avec des privilèges étalés au grand jour. Mais on méconnait l’origine lointaine de ce désastre : ces dizaines d’années de ressentiments accumulés qui ont abouti à des haines, désormais clamées au grand jour. Les violences civiles que je pressentais depuis longtemps au vu des divisions du pays, manifestées d’abord à propos de la question de l’islam et de l’immigration, se sont tournées vers celui qui représente l’autorité suprême, le Président de la République. Rien de plus banal. Le premier pas vers la guerre civile, c’est la mise en cause du chef, surtout si celui-ci montre sa faiblesse. Or, ce garant de la solidité des institutions ne s’est pas montré à la hauteur d’une fonction qu’il a discrédité par ses errements caractériels et ses alliances fragiles ou ténébreuses.</p><p>Les violences du quotidien, l’insécurité grandissante, la peur de perdre son identité culturelle ont donné le sentiment à beaucoup de gens qu’ils ne pouvaient plus changer leur destin et ce sentiment d’impuissance a été renforcé par le cynisme ou l’inconscience des pouvoirs.</p><p>La suite des événements est incertaine. Beaucoup de choses dépendent de ce qui se passer samedi, en particulier de la capacité de l’Etat à faire face à toutes ces colères divergentes mais réunies pour l’occasion. La raison va-t-elle l’emporter sur les rêves chimériques d’un grand soir et permettre, en profitant de cette crise, la transformation de ce pays sur le moyen le long terme? Rien n’est moins sûr. Comme le dit Carl Gustav Jung: "En présence d'une situation donnée, la discussion basée sur des arguments de raison ne demeure possible et n'a de chances d'aboutir que tant que le potentiel émotionnel inhérent à la situation n'a pas dépassé un certain seuil critique. Dès que ce dernier est franchi par la température affective et l'émotivité, les possibilités et l'efficacité de la raison se trouvent anéanties; s'y substituent des slogans et des désirs chimériques et fumeux; c'est-à-dire que la raison fait place à une espèce d'état de possession collective qui se propage à la manière d'une épidémie psychique."</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/412/charia-ce-que-revele-la-decision-de-la-cedh</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 21:01:48 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/412/charia-ce-que-revele-la-decision-de-la-cedh</link>
	<title><![CDATA[Charia, ce que révèle la décision de la CEDH]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La charia a-t-elle sa place en Europe? Si oui, à quelles conditions? Ce sont les questions que se posent actuellement les instances du Conseil de l'Europe.</p><p><a href="http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/12/26/31002-20181226ARTFIG00181-charia-ce-que-revele-la-decision-de-la-cedh.php" rel="noopener" target="_blank">http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/12/26/31002-20181226ARTFIG00181-charia-ce-que-revele-la-decision-de-la-cedh.php</a></p><p>Non, la CEDH n'a pas érigé la charia en droit de l'homme !</p><p><a href="http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/12/28/31003-20181228ARTFIG00078-non-la-cedh-n-a-pas-erige-la-charia-en-droit-de-l-homme.php" rel="noopener" target="_blank">http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/12/28/31003-20181228ARTFIG00078-non-la-cedh-n-a-pas-erige-la-charia-en-droit-de-l-homme.php</a></p><p><a href="https://twitter.com/ECLJ_Official/status/1078654809748791296?s=09" rel="noopener" target="_blank">https://twitter.com/ECLJ_Official/status/1078654809748791296?s=09</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/411/%C2%AB-on-evite-les-amis-qui-ont-reussi-on-sort-moins-on-recoit-peu-%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 20:59:23 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/411/%C2%AB-on-evite-les-amis-qui-ont-reussi-on-sort-moins-on-recoit-peu-%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[« On évite les amis qui ont réussi. On sort moins. On reçoit peu »]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Dans « Classe moyenne, des vies sur le fil », diffusé sur Arte, en 2015, le réalisateur Frédéric Brunnquell était parti à la rencontre de quatre familles vivant avec quelques centaines d’euros par mois. La chaîne rediffuse la série sur Arte.tv. Entretien.</p><p>[ Documentaire "Classe moyenne, des vies sur le fil" : disponible sur Arte.tv du 18/12/2018 au 16/02/2019 =&gt; <a href="https://youtu.be/8xbwkrh8o6E" rel="noopener" target="_blank">https://youtu.be/8xbwkrh8o6E</a> ]</p><p>TéléObs</p><p>]</p><p>Par TéléObs</p><p>Publié le 20 décembre 2018 à 17h01</p><p>La télévision leur donne peu la parole. Cette série documentaire d’exception : « Classe moyenne, des vies sur le fil », en trois volets, s’intéressait aux oubliés de la petite classe moyenne. Frédéric Brunnquell, le réalisateur, racontait, en février 2015, à « TéléObs » le terrible cercle vicieux du sentiment de déclassement et de l’isolement.</p><p>Téléobs. Vous vous intéressez à une catégorie sociale, inconnue des statistiques, que vous nommez « la petite classe moyenne ». Que recouvre-t-elle ?</p><p>Frédéric Brunnquell. La classe moyenne inférieure, juste au-dessus de celle des Français les plus modestes. Soit 10 millions de personnes désormais exposées à des difficultés les rendant de plus en plus vulnérables. Ces gens ont une existence très différente de celle qu’ils prévoyaient il y a peu. Leur angoisse du lendemain irradie l’ensemble de la société.</p><p>Vous avez choisi de suivre 6 hommes et femmes. Comment les avez-vous rencontrés ?</p><p>Même s’ils vivent autour de nous, il n’était pas évident de les convaincre de témoigner sur une période compliquée de leur vie. Une journaliste m’a aidé en contactant des associations. J’ai ainsi rencontré Régis, qui multiplie les heures dans une brasserie de Lille, et son épouse Jacqueline, vendeuse en CDD à temps partiel. J’ai aussi connu, à Lyon, Gaëlle, intermittente du spectacle et célibataire avec 3 enfants. J’avais travaillé sur le phénomène du hard-discount et c’est ainsi que j’ai pensé à Jean-Philippe, directeur d’un de ces supermarchés dans la région de Nancy, et à sa femme Isabelle, visiteuse médicale à mi-temps. Quant à Catherine, j’étais entré un jour par hasard dans sa maison de la presse, à Paris. Nous avions discuté. Je me suis souvenu de cette petite dame qui a du caractère et des choses à dire.</p><p>Ces Français se sentent oubliés. Comment l’expriment-ils ?</p><p>De manière assez détournée. Ils ne s’intéressent plus à la politique ni à l’actualité. La plupart d’entre eux fuient les JT, ne lisent pas les journaux. Depuis que son salaire a été diminué de 25 %, Jean-Philippe laisse la télévision fermée afin de ne pas inquiéter ses enfants. Isabelle et lui se protègent du climat anxiogène, comme beaucoup de Français. Gaëlle, metteuse en scène de théâtre, ignorait même le nom du Premier ministre. Ils rejettent tout ce qui, pour eux, s’apparente à l’élite, tournent le dos au débat public. Autant de répercussions de leur impression de délaissement.</p><p>Quel est le sentiment qui domine chez ces familles précarisées ? (Extrait du documentaire disponible à cet URL : <a href="https://youtu.be/IyoO4iSb_Fs" rel="noopener" target="_blank">https://youtu.be/IyoO4iSb_Fs</a>)</p><p>La colère. Cette indignation qui naît lorsqu’on se rend soudain compte que ses aspirations ne peuvent être satisfaites. On évite les amis qui ont réussi. On sort moins, parce qu’on n’en a pas les moyens. On reçoit peu : offrir un repas coûte cher. On rompt avec certaines activités, sportives ou autres, par crainte de ne plus être à la hauteur dans certains cercles. La vie sociale se réduit. On s’enferme. On s’isole.</p><p>« Gilets jaunes » : « Le sentiment de se casser la gueule est insupportable »</p><p>Comment les enfants vivent-ils ces bouleversements ?</p><p>Tout dépend de leur âge et du contexte parental. Les plus jeunes, comme les enfants de Jean-Philippe et d’Isabelle, très couvés, ne réalisent pas la paupérisation. Dans leur cas, la famille élargie compense financièrement les besoins. Les deux pré-ados de Gaëlle composent très bien avec la situation. Ils parviennent à s’offrir des marques en courant les promos et ils en sont très fiers. Pour les plus grands, c’est un peu compliqué. Durant toute leur adolescence, ils ont vu leurs parents trimer comme des dingues pour s’en sortir avec un résultat proche de zéro. « La valeur travail » est très dépréciée auprès de ces jeunes. Pourquoi se tuer au boulot si c’est pour se retrouver au chômage à 45 ans ?</p><p>La précarisation atteint forcément l’intimité des couples... (Extrait du documentaire disponible à cet URL : <a href="https://youtu.be/oL08b9xZNf0" rel="noopener" target="_blank">https://youtu.be/oL08b9xZNf0</a>)</p><p>Rentrer le soir chez soi épuisé déstructure forcément la vie familiale. Catherine, qui travaille douze heures par jour, reconnaît qu’elle n’a pas pu s’occuper de ses filles comme elle l’aurait souhaité. Régis, qui fait de 80 à 90 heures par semaine sans connaître ses horaires à l’avance, tombe de fatigue en permanence. De retour à la maison, il ne pense qu’à dormir. Il n’a même plus l’énergie d’emmener ses enfants se balader. Les couples n’ont plus de vrais moments à deux. Et si ça va mal, ils sont bien obligés de rester ensemble. Impossible d’abandonner l’autre alors qu’il ne gagne que 600 euros par mois. La précarité interdit de choisir sa vie.</p><p>Vous avez filmé vos personnages entre juillet 2013 et mars 2014. Qu’en retenez-vous ?</p><p>On s’en tire mieux quand la famille est présente, quand son enfance a été choyée, quand ses repères restent forts, quand le système ne vous broie pas depuis trop longtemps, via des CDD à répétition. A la longue, certains s’accusent même de ce qui leur arrive et finissent par mettre en doute leurs propres capacités. Le problème qui touche souvent cette population fragile est la perte de confiance en soi.</p><p>Sylvie Véran</p><p>Classe moyenne, des vies sur le fil</p><p>« En France, dix millions de personnes forment la petite classe moyenne, oubliée des statistiques et ignorée des politiques. En équilibre instable sur un fil, compte tenu de leurs faibles revenus (à peine au-dessus du seuil de pauvreté, soit 1 200 euros pour une personne seule et 2 600 euros pour une famille avec deux enfants), ces hommes et femmes se démènent pour ne pas sombrer dans la misère. Frappés de plein fouet par la crise, ils ont vu leur niveau de vie se dégrader ». Avec sa série documentaire humaine et sans pathos, dont les trois volets sont diponible sur Arte, Frédéric Brunnquell a voulu parler de ces déclassés qui tentent de s’en sortir. Afin de mettre des visages sur cette précarité qui prospère en silence, il a suivi le quotidien de quatre familles face à la crise.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 20:58:38 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Fr / Les avantages inattendus de l&#039;écriture cryptée]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Admettons, devons-nous, que la liberté doit avoir son propre espace.</p><p>J'ai passé environ la dernière décennie de ma vie à développer des outils de prise de notes et de gestion de fichiers, dont le plus important est une application de prise de notes cryptée. Et quand je parle aux autres de la façon dont leur vie a changé une fois qu’ils savaient que leurs pensées et leurs paroles étaient privées, la réponse est toujours la même: «Je me sens libre», c’est ce que j’entends. Ils parlent de la différence subtile mais puissante que la vie privée vous apporte. Vous vous habituez au luxe de savoir que ce que vous dites ne sera jamais répété.</p><p>Ceux qui n'ont pas essayé la vie privée en ligne me demandent ce que c'est. Eh bien voilà:</p><p>Imaginez que vous étiez dans une pièce avec 50 personnes. Tout autour de vous, dans toutes les directions, des personnes respirent le même air en circulation que vous. Il y a beaucoup de monde. L'environnement change radicalement vos pensées. Vous êtes distrait. Vous êtes influencé par ce que vous entendez. Vous n'avez pas les mêmes pensées que si vous étiez seul.</p><p>Maintenant, imaginez que tout ce que vous avez dit dans cette pièce a 1% de chance d’être entendu par quelqu'un d’autre. Changements de vie. Soudain, vous vous inquiétez de ce que vous avez dit. Que pourriez-vous dire? Vous êtes une personne totalement différente. Vous devenez une version modérée de vous-même, limitée dans votre créativité et votre dynamisme.</p><p>La vie sur Internet consiste à être dans une pièce avec 50 millions de personnes. Nous ne sommes pas nous-mêmes là. Nous devons être beaucoup plus prudents envers nous-mêmes. Nous nous adaptons où que nous soyons. Et nous nous multiplions. Nous sommes une centaine de personnes différentes, en fonction de l'endroit où nous nous trouvons sur le Web ce jour-là. Je sais que lorsque je parle avec des amis sur Slack ou que je rédige une note sur Evernote ou Google Docs, il y a toujours 1% de chances que ce que je tape soit un jour lu par quelqu'un d'autre. Et avec cette pensée persistante dans le fond de mon esprit à tout moment, je n'écris pas comme j'écrirais dans un journal privé. J'écris comme si un public était présent. Je marque une pause entre chaque phrase pour regarder dans les deux sens.</p><p>J'écris comme pour dire: "si cela se présentait, en quoi cela me ferait-il paraître? Que penseraient les autres de moi?" Et de cette façon, mon écriture perd sa partie la plus importante: moi.</p><p>C'est pourquoi j'ai passé du temps sur le cryptage et la confidentialité. Je ne veux pas l'inquiétude et le souci des autres qui me surveillent. Je ne veux pas avoir à vérifier mes portes tous les soirs. Je veux savoir que je suis en sécurité pour être moi. Et sûr d'avoir mes meilleures pensées. Ecrire sans souci de perfection.</p><p>Je veux juste écrire comme si c'était l'affaire de personne</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 20:58:04 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/409/la-russie-selon-les-idiots-utiles-par-gilles-casanova</link>
	<title><![CDATA[La Russie selon les idiots utiles par Gilles CASANOVA]]></title>
	<description><![CDATA[<p>06/08/2018</p><p>"Toujours actuel !</p><p>On peut ajouter à la liste des méfaits de la Russie selon les idiots utiles, l’invention et la promotion des Gilets jaunes…"</p><p>L’Union soviétique avait cette caractéristique d’être un pouvoir organisé non à partir d’une démocratie représentative mais à partir de conseils, en russe « soviets » d’où procédait un système politique appuyé sur un système économique qui avait mis fin à la propriété privée des moyens de production.</p><p>Ce système, donc, pouvait avoir comme visée de s’étendre dans le monde et d’imposer son système social, économique et politique au monde entier.</p><p>On comprend donc pourquoi un expansionnisme soviétique pouvait être dénoncé en Occident avec l’idée que les « soviets » voulaient s’emparer de l’ensemble de la Terre pour y faire régner leur système à la fois économique et politique.</p><p>La guerre froide procédait de cette analyse.</p><p>Mais aujourd’hui si nous observons la Russie : économiquement elle est revenue au capitalisme, la propriété privée des moyens de production y est absolument identique à ce qu’elle est dans tout l’Occident.</p><p>Si dans le passé on imagine bien qu’une crise politique aurait pu engendrer une révolution communiste en Occident qui aurait étendu l’espace des soviets, comme l’espace d’un système économique et politique, aujourd’hui quelle serait l’objectif des Russes, vendre leur gaz plus cher ?</p><p>Ce serait pour cela qu’ils auraient monté et développé l’affaire Alexandre Benalla-Emmanuel Macron ?</p><p>C’est pour acheter le Coca-Cola moins cher qu’ils auraient fait élire Trump ?</p><p>Pour avoir des réductions sur l’intégrale des Beatles remasterisée, qu’ils auraient imposé le Brexit ?</p><p>Je veux bien que ces gens veuillent la guerre, mais quand on veut la guerre à moins d’être un imbécile – comme ces philosophes que le monde nous envie – il faut avoir des buts de guerre.</p><p>Pour vouloir la guerre, quelles sont les buts de guerre de la Russie ?</p><p>Si nous regardons leur système politique, il est basé sur des élections au suffrage universel, avec scrutin secret, comme c’est le cas dans tous l’Occident.</p><p>Si vous me dites que leur système politique est truqué, alors expliquez-moi comment les 36 % de Marine Le Pen font une poignée de députés en France, où le système ne serait pas truqué… un système où lorsqu’on vote non à un référendum, on applique le oui...</p><p>Si nous comparons la Russie d’aujourd’hui à l’Union soviétique, elle a perdu 22 des 23 États qui la composaient, et elle a gagné, dans chacun de ces 22 États, de puissantes bases militaires de l’OTAN qui entourent et ceinturent son territoire.</p><p>Et on prétend que ces gens là organisent en permanence chez nous des crises et des difficultés ?</p><p>Mais qu’est-ce que ça leur rapporte ?</p><p>Ils aiment faire le Mal ?</p><p>Je vois autre chose : je vois les États-Unis d’Amérique qui nous ont expliqué à la fin du siècle dernier dans un document du Département d’État qui avait malencontreusement fuité sur l’Internet que l’Europe étant la principale puissance commerciale, si elle arrivait à faire une alliance de longue durée avec la Russie qui possède d’immenses richesses naturelles, elle pourrait devenir un concurrent aux États-Unis d’Amérique et leur passer devant en terme de puissance économique.</p><p>Et qu’il fallait construire tous les conflits possibles pour empêcher cette alliance.</p><p>Là je vois un motif réel et sérieux pour les États-Unis de construire ici et là des crises, les Balkans, l’Ukraine, et d’autres que l’on a pas encore vues, pour s’opposer à ceux qui avaient eu en tête au moment de la chute du Mur de Berlin de construire une « Maison commune européenne » avec la Russie.</p><p>Mais maintenant à force d’agressions et de sanctions contre la Russie, celle-ci se tourne vers la Chine, système tellement démocratique que nous encensons chaque jour.</p><p>Cette même Chine qui est un danger bien plus grand que l’Europe pour les États-Unis.</p><p>C’est ce qui explique pourquoi le très habile Donald Trump – qui en plus joue au fou pour abuser les Européens qui sont retombés dans le culte de l’apparence comme au XIXe siècle – ce Donald Trump a envie de recoudre les choses avec la Russie, parce qu’il a compris que le danger principal pour les États-Unis d’Amérique c’est la Chine et pas l’Europe, et qu’il vaut encore mieux que la Russie se rapproche de l’Europe que la Chine.</p><p>Pour l’instant ce qu’il essaye de faire c’est de la rapprocher des États-Unis sans la rapprocher de l’Europe, ce qui n’est pas très facile...</p><p>En attendant, allons-nous continuer à braire comme des ânes que la Russie organise tous nos malheurs ?</p><p>Le Brexit, les élections, les scandales ?</p><p>Mais qu’on m’explique son intérêt ?</p><p>À part bien sur cette explication obscurantiste : « c’est l’empire du Mal ! ».</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/408/hiroshima-un-pretexte-pour-etaler-ignorance-hypocrisie-et-fausse-compassion-par-regis-de-castelnau</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 20:57:34 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/408/hiroshima-un-pretexte-pour-etaler-ignorance-hypocrisie-et-fausse-compassion-par-regis-de-castelnau</link>
	<title><![CDATA[Hiroshima : un prétexte pour étaler ignorance, hypocrisie et fausse compassion par Régis de CASTELNAU]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Rubrique : révisionnisme historique.</p><p>Le 6 août, date anniversaire du bombardement d’Hiroshima a permis de nouveau d’étaler ignorance, hypocrisie et fausse compassion.</p><p>Taper sur les Américains à tout propos en ce moment est facile surtout qu’ils ont Donald Trump comme président. Et il est vrai qu’il y a beaucoup à dire, par exemple alors que la déclassification d’un certain nombre de documents permet de confirmer officiellement qu’il n’y avait aucune raison de lancer la guerre d’agression de Bush contre l’Irak avec les conséquences épouvantables que l’on connaît. Mais là, curieusement personne ne demande la condamnation et la pendaison de ce président criminel et de sa bande. Et chez nous, tous ces néocons qui ont soutenu cette stratégie sont toujours aux manettes.</p><p>En revanche sur le bombardement d’Hiroshima, qu’est-ce qu’on n’entend pas !<br />« Évidemment, cette décision n’a été dictée que par la pure méchanceté. Le Japon ayant déjà capitulé, il ne s’agissait en fait que d’impressionner Staline ». On ne va pas ici rappeler les éléments d’un débat historique qui démontrerait avec un minimum de bonne foi que cette mesure a été l’objet d’une décision prise en fonction d’un bilan coûts avantages, comme le sont TOUTES LES DÉCISIONS PRISES EN TEMPS DE GUERRE. Et qu’elle a permis de mettre fin aux hostilités.</p><p>Juste quelques observations :<br />• allié du nazisme le Japon a imposé au monde une guerre d’extermination qui a globalement fait plus de 60 millions de morts.</p><p>• Comme l’Allemagne, le Japon s’est livré sans déclaration à une guerre destinée à la conquête d’un « espace vital ». L’agression de Pearl Harbour était destinée affaiblir les États-Unis pour avoir les mains libres en Asie.</p><p>• comme l’Allemagne, le Japon s’est livré à des exactions abominables dans tous les pays conquis et en particulier en Chine. Et là aussi avec le soutien indéfectible de son peuple qui savait tout. Extermination de masse, massacre de prisonniers, utilisation d’armes interdites etc. etc, qui n’avaient rien à envier à celles commises en Europe par l’Allemagne. Il faut d’ailleurs noter que le Japon aujourd’hui refuse toujours de reconnaître ses responsabilités entraînant ainsi de fortes tensions avec les pays victimes de ses forfaits.</p><p>Rappelons aussi que le Japon refuse toujours de signer le traité de l'ONU sur l'interdiction de l'arme atomique approuvé le 7 juillet 2017 par 122 pays.</p><p>• Les statisticiens de l’armée américaine avaient calculé, après la prise d’Okinawa, qu’une conquête terrestre du Japon coûterait 600 000 tués à l’armée américaine. (Oui oui, en temps de guerre on fait ce genre de calcul avant de lancer une opération).</p><p>• Après la catastrophe entraînée par les traités de paix signés après la première guerre mondiale, qui n’avaient pas empêché le retour de la guerre, les Américains considéraient à raison qu’il fallait mener une guerre « juste » et « régler définitivement » le problème. Concernant ce dernier point la capitulation sans condition du Japon était indispensable.<br />• Aussi terrible soit-il, les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki l’ont permis. Cette décision a été prise évidemment en fonction de nombreux critères et d’abord de l’intérêt des États-Unis dont on rappelle qu’ils avaient fait l’objet d’une agression japonaise et d’une déclaration de guerre de l’Allemagne.<br />• On rappellera enfin, que les soviétiques travaillaient également sur l’arme atomique, et qu’ils ont pu l’obtenir très rapidement. Et c’est justement cet équilibre, et non pas l’UE comme nous le serinent les imbéciles, qui a assuré par la dissuasion la paix en Europe depuis 70 ans.<br />• Il faut commémorer le bombardement d’Hiroshima, pour perpétuer le souvenir de quelque chose qui doit nous inciter à dire « plus jamais ça ! » Sans beaucoup d’illusions malheureusement.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 20:56:06 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[l&#039;habit fait le moine – Telegraph]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Poisson CHÈVRE</p>
<p>*L'habit fait le moine ou comment faire de la peine aux racialistes*</p><p>Par Antoine DESJARDINS (https://www.facebook.com/ANTOINE.DESJARDINS2) </p><p>Source :  https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10220826844414510&amp;id=1640720791</p><p>La vérité oblige à dire que la police ne contrôle pas au faciès, en France, mais qu'elle contrôle à juste titre, et de façon relativement rationnelle, les gens qui *mettent en circulation volontairement et de façon ostentatoire*, sans que rien ne les y oblige qu'une gloriole stupide et un mimétisme appliqué (presque scolaire), les signes extérieurs de la délinquance.</p><p>Ce mimétisme implacable fait peser sur la jeunesse des banlieues des injonctions auxquelles on aimerait bien qu'elle échappât un peu, pour goûter aux joies de la liberté </p><p>On me dira que le signe n'est pas la chose cela est vrai, mais j'examine, de la part de "racailles" (réelles ou costumées) qui se plaignent d'être harcelées, une aspiration étrange à la souffrance, quand il serait si simple de se soustraire à la méfiance en ne cherchant pas, par tous les moyens, à la susciter.</p><p>Le goût de l'uniforme et de l'uniformité est quelque chose d'universel, certes, mais il est étonnant de voir la "rébellion" emprunter son morne chemin et faire presque un métier d’une sorte de chorégraphie urbaine en costumes, extrêmement codifiée : gestes, attitudes, propos, provocations. Le livret (*)est parfaitement au point mais un peu monotone.</p><p>Si ces "jeunes" n'étaient pas habités de l'ardent désir d'attirer sur eux l'attention des forces publiques, de s'enfermer dans des stéréotypes (je n'entends pas souvent les sociologues dont c'est le métier, les inviter à les "déconstruire" pour échapper au déterminisme) ils ne feraient vraisemblablement l’objet de presque aucun harcèlement. </p><p>Cela ne leur coûterait rien qu'un peu de volonté propre, et l'envie de s'extraire du troupeau des victimes, même si faire sa mue (au fond on appelait cela jadis l'assimilation) demande un tout petit effort.</p><p>**</p><p>Si par contrôle au faciès on entend une présomption de culpabilité qui reposerait sur l'aspect du *visage* et un soupçon raciste portant sur l'origine ethnique, on se trompe, dans la plupart des cas. En France en tout cas. </p><p>Mais je vais faire de la peine aux racialistes en disant cela.</p><p>.....</p><p>(*) Il serait amusant de voir comment ce "livret" dont je parle est "sponsorisé" en quelque façon par des grandes multinationales de fringues aux marques "prestigieuses" et qui tirent les ficelles de l'âme adolescente avec une autorité que beaucoup de professeurs pourraient leur envier hihi. Soumission culturelle au capitalisme, en somme, hihi, à défaut de soumission au méchant magister.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 20:55:13 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/406/enquete-sur-la-secte-neoliberale-%E2%80%93-telegraph</link>
	<title><![CDATA[Enquête sur LA SECTE néolibérale – Telegraph]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Poisson CHÈVRE</p>
<p>Source : https://www.marianne.net/archive/enquete-sur-la-secte-neoliberale</p><p>Date publication : 18/08/1997</p><p>Auteur : <a href="https://www.marianne.net/auteur/jean-francois-kahn" target="_blank">Jean-François KAHN</a></p><p>Ce que nous voulons montrer ici est pour une part une évidence... murmurée, souvent, mais généralement informulée. Parce que la censure médiatique est trop forte. Ce constat tient en cinq assertions:</p><p>Les néolibéraux, à la fois hypermi-noritaires et ultra-influents, constituent une véritable secte.</p><p>Cette secte reproduit en creux, formellement au moins, le discours communiste du temps où la vulgate marxiste brillait de tous ses feux.</p><p>Le néolibéralisme est au libéralisme véritable ce que le stalinisme fut au socialisme, à la fois sa prolongation et sa totale perversion.</p><p>Sous les dehors de l'internationalisme (ou du mondialisme), le néolibéralisme véhicule une formidable haine de toute spécificité nationale non conforme. En clair, il déteste la France</p><p>Cela étant dit, et comme le communisme des années 30, il charrie, au milieu d'un fatras d'erreurs, un certain nombre d'incontestables vérités.</p><p>Précisons:</p><p>Les néo-libéraux constituent une secte.</p><p>D'abord, ils ont leur pro-pre dieu, qu'ils appellent «le marché». Comme toutes les divinités unitaires, celui-ci est invisible, inreprésen-table, immatériel, ineffable, omniprésent, inaccessible, intemporel et incontournable. Son ubiquité le dispute à sa transcendance. Il est à la fois le vrai, le bon, le droit et le juste. Nul ne doit, ou ne peut, se soustraire à sa volonté, car sa «main invisible» n'est que l'autre forme de la divine providence. Ses ordres, révélés à quelques prophètes, ont été gravés dans des tables de la loi et nul ne saurait, sans préjudice grave, s'en émanciper ou s'en soustraire. S'écarter de cette orthodoxie confine à l'hérésie. La seule ligne séculière possible est donc celle qui consiste à se soumettre passivement à la «loi du marché» comme métaphore de la volonté de Dieu. Toute résistance, c'est-à-dire toute tentative de correction ou de régulation, s'apparente à une rébellion que le réel (comme reflet du Ciel) sanctionne immanquablement. Au dieu Marché, les néolibéraux élèvent des temples - les Bourses des valeurs -, servis par des prêtres initiés qui seuls ont droit d'officier dans le saint des saints. Ils lui consacrent un culte, lui adressent (en anglais, leur langage liturgique) des prières et des cantiques, lui dédient un droit canon. Mais surtout, autour de lui, inspirés par lui, affirment-ils, comme poulie protéger, ils élaborent un dogme qui se veut l'armature de leur théologie. Dogme simple, simpliste même, tenant en une dizaine de credo seulement (par exemple: «Je crois que la seule raison ici-bas est celle qui s'incarne dans le libre processus de formation des prix sur un marché libre»), principes évidemment sacrés qu'ils psalmodient à satiété et dans lesquels ils s'enferment à double tour, n'acceptant jamais, sous aucun prétexte, d'en réviser la moindre parcelle.</p><p>Tout est jugé à cette aune, interprété à cette lumière. Aucune réalité ne peut être prise en compte qui ne rentre dans ce carcan. Sur 40 faits que leur offre l'actualité, 38 infirmeraient-ils un tant soit peu leurs certitudes que les néolibéraux ne prendraient en compte que les deux faits qui restent et qui les confortent</p><p>En fonction de quoi ils restent entre eux, devisent entre eux, dialoguent entre eux, confinés dans les lieux qu'ils contrôlent, scotchés à leur caste et ancrés à leur classe, coupés de tout ce qui, dans le monde extérieur, ne reproduit pas à l'identique leurs intimes convictions. Infirmes du réel, ils ne lisent rien, n'écoutent rien qui ne rentre totalement dans le cadre de leur rationalité. Forcément, puisque toute pensée différente est fausse par définition, une vérité unique induisant un discours unique dont ils sont les détenteurs.</p><p>Toutes ces particularités suffiraient, à l'évidence, à en faire une secte.</p><p>Ils ne représentent rien mais ils sont partout</p><p>Mais il y a plus significatif encore: c'est que les néolibéraux sont ultraminoritaires (s'ils se présentaient aux élections sous leurs vraies couleurs, ils recueilleraient moins de 5% des suffrages, comme Ariette Laguiller) tout en exerçant une influence majeure grâce à leur omniprésence dans les lieux de pouvoir et de propagande. Et, en particulier, grâce à leur conquête des grands médias. Certes, il y a partout des journalistes qui récusent la nouvelle «vulgate» (Laurent Mauduit au Monde, Laurent Joffrin à Libération, Eric Zemmour au Figaro, Stéphane Paoli à France Inter. entres autres). Mais pratiquement tous les services économiques des radios, des télévisions, de la presse écrite sont, au mieux sous l'influence, au pire sous le contrôle des néolibéraux. Tous les autres courants, y compris le courant authentiquement libéral, sont, soit purement et simplement exclus, soit implacablement marginalisés.</p><p>Quant aux centres de décision (c'est-à-dire là où siègent les «décideurs: »comme on dit), du CNPF au Conseil monétaire de la Banque de France, de l'université Dauphine à Radio Classique - y compris ceux où la gauche a ses grandes entrées -, les néolibéraux les ont systématiquement investis. D'un côté, ils se sont emparés de l'ex-Parti républicain devenu Démocratie libérale; de l'autre, ils commencent à infiltrer le courant du PS dit de la gauche «moderne». En termes démocratiques, ils ne représentent rien, mais ils sont - et en position de force - partout où se forge le destin de la France.</p><p>Cette secte reproduit le discours communiste d'antan: ce qui précède le montre déjà éloquemment. A quoi on ajoutera le simplisme théorique (enlever partout l'Etat devient aussi miraculeux que le mettre partout); le dualisme manichéen absolu (pas de troisième voie possible); la conception purement guerrière du dialogue (le débat n'est qu'un combat); la langue de bois (toujours les mêmes mots et expressions qui s'enroulent autour des mêmes arguments de plomb); le rejet des déviationnismes et des révisionnismes; la diabolisation de la contradiction (tout ce qui n'est pas strictement néolibéral est rejeté dans l'enfer du socialisme étatiste et collectiviste); l'internationalisme comme alibi d'un ralliement à un leadership hégémonique; la conviction très stalinienne qu'une vérité unique induit une pensée unique; la fascination qu'exercent les concepts de «conquête» et de «taille critique» en justification de l'impérialisme économique et de l'ultraconcentration financière; la pratique, enfin, d'une lutte des classes à l'envers.</p><p>Pour eux, l'exception française est une horreur absolue</p><p>Mais, surtout, comme hier les sectateurs de l'Union soviétique, les néolibéraux ont un modèle absolu - les Etats-Unis d'Amérique - dont il convient, selon eux, non seulement d'adopter la philosophie, mais encore d'imiter scrupuleusement les méthodes et les procédés. L'Union soviétique, aux yeux des communistes, affichait sa supériorité à travers ses mirifiques taux de croissance, ses prix qui n'augmentaient jamais, ses plans quinquennaux prométhéens. Jamais, évidemment, ils ne se posaient la question du coût social et humain, ni ne s'interrogeaient sur l'indice subjectif de bonheur ni sur l'indice objectif de liberté. Les néolibéraux ne raisonnent pas autrement. Pour eux, les Etats-Unis, outre un credo et un symbole, ce sont d'abord de merveilleuses statistiques. Ils ne veulent pas savoir ce qu'il y a derrière. Quand on le leur dit, ils n'écoutent pas. Aucun d'entre eux en réalité (et on aurait pu en dire de même des communistes) n'accepterait la régression absolue que représenterait, dans de nombreux domaines, un total alignement sur le modèle américain. Mais ils font comme si.</p><p>Que le néolibéralisme soit à la fois la prolongation et la négation du libéralisme authentique, c'est ce que nous examinons dans l'encadré page 26.</p><p>Les néolibéraux détestent la France. C'est évidemment la conséquence de tout ce qui a été constaté plus haut. Pour eux, tout ce qui, en tant que spécificité nationale, ne s'intègre pas au modèle anglo-saxon est à éradiquer. Pour eux, l'exception française est une horreur absolue. Le New York Times publia à propos du pays de Descartes, qui n'est pour eux que celui de Dupont-la-Joie, une étude injurieuse et caricaturale. Loin de s'indigner, ils applaudirent ostensiblement. Rien de ce qui déprécie notre pays, qualifié d'étriqué, de ringard, de prétentieux, de conservateur, de replié sur ses illusions, ses tabous et ses acquis, n'est jamais à leurs yeux trop outrancier. Les insupporte surtout l'idée qu'il pourrait, lui aussi, être porteur d'un modèle. Ce qui se traduit en privé par cette phrase passe-partout qu'ils répètent à tout bout de champ: «La France est un pays de merde. »Que les Américains et les Anglais aient construit leur modèle à partir de leurs spécificités ne leur est apparemment pas venu à l'esprit.</p><p>Reste qu'il en est du néolibéralisme comme du communisme. De même que le communisme continuait de véhiculer, au milieu d'un fatras d'absurdités, certaines des idées fortes que lui avaient léguées ses origines sociales - démocrates -, de même le néolibéralisme porte en lui - en ce qui concerne, par exemple, l'esprit d'entreprise, l'autonomie personnelle, le libre-échange, la critique des gestions bureaucratiques, ou la nécessité d'une certaine rigueur financière - quelques vérités essentielles de la pensée libérale originelle. C'est pourquoi il ne faut en aucun cas se comporter à son égard comme lui-même se comporte envers ses contradicteurs. Le critiquer, le démystifier, le contrer, oui, mais l'écouter, l'entendre, le décrypter. Nous acceptons, nous, ce débat.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/405/impressionnante-bravo-elisabeth-christian-barbaray</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 20:52:58 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/405/impressionnante-bravo-elisabeth-christian-barbaray</link>
	<title><![CDATA[Impressionnante : BRAVO ! Elisabeth... - Christian Barbaray]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Impressionnante : BRAVO !</p><p>Elisabeth Moreno, née à Tarrafal, au nord de l'île de Santiago (Cap-Vert), est l'aînée d'une fratrie de six enfants. Son père travaille sur les chantiers et sa mère fait des ménages, ses deux parents ne savent ni lire ni écrire. Sa famille émigre en France en 1977, et s'installe dans une cité d'Athis-Mons, dans l'Essonne, pour trouver une structure hospitalière pouvant accueillir une de ses sœurs, gravement brûlée dans un accident domestique.</p><p>En tant qu'aînée, elle est bien souvent la deuxième maman : « Très tôt, j'ai ressenti le besoin d'être un soutien pour ma famille. J'ai construit ma vie en ce sens, en essayant de trouver les solutions qui pourraient l'aider. D'autant plus que mes parents ne savaient pas lire ni écrire. Vous savez, j'ai finalement un parcours d'émigrée classique. Mais cela n'a jamais été un poids. »</p><p>À l'école, une orientation vers un CAP lui est proposée, ce qu'elle refuse en souhaitant poursuivre vers un bac littéraire, puis de faire des études supérieures de droit, afin de devenir avocate. Après une maîtrise, finalement en droit des affaires à l’université Paris XII, elle débute dans un cabinet juridique.</p><p>En 1991, elle fonde une entreprise du bâtiment avec son mari, une société qui compte jusqu'à 30 collaborateurs</p><p>En 1998, après avoir divorcé, elle prend un poste chez France Telecom pour piloter les ventes PME et PMI de la région Paris Sud. En 2002, elle passe chez Dell comme directrice des grands comptes et y reste dix ans, passe par la la division marocaine du groupe, puis est promue directrice commerciale EMEA (Europe Moyen Orient Afrique) de Dell pour les grands comptes stratégiques, lors de son retour en France. Elle bénéficie de la possibilité, également, durant son parcours dans cette entreprise, de reprendre temporairement des études à 35 ans en 2006, pour obtenir un Executive MBA à l'ESSEC et à l'université de Mannheim en Allemagne. Elle devient également juge consulaire bénévole au tribunal de commerce de Bobigny en janvier 2015, après une formation à l'École nationale de la magistrature</p><p>Elle a également des engagements associatifs, ayant notamment participé à la fondation, avec d'autres Cap-verdiens, du Cabo Verde business club en 2005, et de la Casa Cabo Verde de 2008 à 2011, avec des actions tournées vers la diaspora cap-verdienne en France.</p><p>En 2012, elle est recrutée par Lenovo comme directrice commerciale Europe. Cinq ans plus tard, en 2017, elle devient présidente directrice générale France du groupe Lenovo. Ses parents rentrent au Cap vert, pour y tenir un hôtel, mais continuent à suivre, avec une certaine fierté, son parcours.</p><p>En janvier 2019, elle est nommée présidente de HP Afrique, et s'installe, avec son second mari et une de ses deux filles en Afrique du Sud</p><p>Le 6 juillet 2020, elle est nommée, dans le gouvernement Castex, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances, en remplacement de Marlène Schiappa.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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