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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 20:51:51 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Les Traoré, ces grands... - Charly Karl Ékoulé Maneng]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les Traoré, ces grands esclavagistes oubliés<br />Texte de Yaya sy</p><p>Voici donc ce qu'on peut qualifier de "résumé" par Isabelle Deakin-Brown : « La famille Traoré, victime auto-proclamée de racisme, hurle sur tous les toits que l'homme blanc est un esclavagiste par nature. Ces ancêtres, affirme-t-elle ont été réduits en esclavage par l'oppresseur blanc. Il n'y a rien de plus injuste et de plus abominable que l'esclavagiste blanc.<br />Mais l'Histoire montre une origine bien différente de la famille Traoré :<br />Le nom de Traoré est une déformation du nom de Tarawélé, un des quarante-quatre clans de l’ethnie Soninké, ethnie qui s’étend essentiellement en Afrique de l’Ouest sahélienne. Dans l’empire du Ghana, les soninkés se disaient “enfants de la chasse” et le groupe qui nous intéresse prit le nom patronymique de Tarawélé ou Traoré après l’occupation du royaume par Diabé Cissé.<br />Après leur conversion à l’islam au XIème siècle, les Soninkés se sont dispersés en Afrique de l’Ouest pour fonder, entre autres, le royaume de Galam, spécialisé dans le commerce de l’or, de la gomme arabique et … des esclaves … capturés dans d’autres tribus et vendus sans aucun état d’âme, non pas aux méchants blancs mais aux Maures dont ce commerce était la spécialité. Le commerce avec les Européens viendra plus tard et ne sera que la continuité des traites négrières arabo-musulmanes.<br />La société soninké évoluera très vite et ce, dès l’époque précoloniale, vers un modèle esclavagiste extrêmement brutal. A la fin du XIXème siècle, alors que les blancs ont aboli l’esclavage depuis un demi-siècle, la société soninké compte près de la moitié d’esclaves qu’il faut réprimer par la violence et parquer dans des quartiers réservés. Ces malheureux captifs ne connaîtront l’affranchissement qu’à partir du début du XXème siècle sous l’influence des vilains occidentaux colonisateurs.<br />Il est à noter que les traditions ont la vie dure chez les Soninkés puisque des cas d’esclavagisme perdurent encore de nos jours dans leur société en particulier en Mauritanie, les Maures et les Soninkés étant depuis toujours les spécialistes de ce type de commerce.<br />Le clan Traoré peut certes fièrement porter ses origines soninkés mais il serait de bon ton que toute la famille mette un genou en terre et demande pardon au nom de ses ancêtres aux autres populations africaines maltraitées par eux. Traoré, à esclavagistes, esclavagistes et demi ?»</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/403/pier-paolo-pasolini-dialogue-avec-alberto-moravia-%E2%80%93-telegraph</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 20:50:38 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/403/pier-paolo-pasolini-dialogue-avec-alberto-moravia-%E2%80%93-telegraph</link>
	<title><![CDATA[Pier Paolo Pasolini dialogue avec Alberto Moravia – Telegraph]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Poisson CHÈVRE</p>
<p>« Je me demande, cher Alberto, si cet antifascisme furieux qui s’épanche dans les places aujourd’hui ne serait pas au fond une arme de distraction que la classe dominante use envers les étudiants et les travailleurs pour provoquer la discorde. Inciter les masses à combattre un ennemi inexistant pendant que le consumérisme moderne rampe, s’insinue et ruine une société déjà moribonde. »</p><p>-Pier Paolo Pasolini, conversation avec Alberto Moravia-</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/402/jacques-julliard%C2%A0-%C2%AB%C2%A0la-suppression-de-l%E2%80%99ena-est-de-la-poudre-aux-yeux%C2%A0%C2%A0%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 18:33:15 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Jacques Julliard : « La suppression de l’ENA est de la poudre aux yeux ! »]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Il y a vingt ans, Jacques Julliard démissionnait avec fracas du conseil d'administration de l'ENA. Dans une lettre au président du conseil d'administration, Renaud Denoix de Saint-Marc, publiée par son ancien journal Le Nouvel Observateur, l'historien justifiait son départ par « le malaise qui depuis des années plane autour des fonctions de l'ENA et de sa place au sein des élites du pays ». Il plaidait pour une réforme ambitieuse de l'école – sans demander sa suppression — et voyait dans le classement de sortie la fabrication d'une « aristocratie d'État » éloignée des préoccupations du pays. <a href="https://www.lepoint.fr/tags/emmanuel-macron" class="Link Link--entity">Emmanuel Macron</a> vient d'annoncer le remplacement de l'ENA par un Institut du service public, qu'il veut plus ouvert sur la société, tout en conservant le très critiqué classement de sortie…</p>
<p>Le Point : <a href="https://www.lepoint.fr/tags/pierre-bourdieu" class="Link Link--entity">Pierre Bourdieu</a>, qui fut l'auteur de La Noblesse d'État (1989) et le pourfendeur de l'ENA, semble avoir été entendu. <a class="Link" href="https://www.lepoint.fr/politique/suppression-de-l-ena-ce-qui-va-vraiment-changer-08-04-2021-2421355_20.php#xtmc=macron-ena&amp;xtnp=1&amp;xtcr=7" title="">Emmanuel Macron va donc supprimer l'école d'administration</a> et la remplacer par un « Institut du service public » (ISP). Qu'en pense celui qui a démissionné avec fracas du conseil d'administration de l'ENA en 2000 ?</p><p>Jacques Julliard* : D'abord, s'agissant de la noblesse d'État théorisée par Bourdieu, je tiens à dire qu'aucun pays ne se passe d'une élite dirigeante. L'idée d'égalitarisme et de nivellement est absurde, car il vaut mieux contrôler les élites plutôt que de les laisser se développer seules.Pour ce qui est de la décision du président, en dehors de la tentation de faire un coup ou de prendre le contre-pied de ce qu'on le soupçonne d'être, c'est-à-dire l'homme de « l'énarchie », je ne la comprends pas. D'autant plus qu'on nous annonce que l'on va conserver le concours de sortie. Or, si j'ai démissionné du conseil d'administration de l'ENA, c'est bien pour cette raison. À l'époque, j'avais saisi le conseil d'administration car je voulais qu'on remette en cause ce classement de sortie qui fait que des « fils d'archevêques », parce qu'ils ont été premiers au concours de sortie, vont toute leur vie dominer la société. Une société à laquelle ils sont souvent peu associés…</p><p>L'idée du président est de mettre plus de diversité sociale dans la formation des élites…</p><p>Le principe de l'ENA, fondée par <a href="https://www.lepoint.fr/tags/michel-debre" class="Link Link--entity">Michel Debré</a> et de Gaulle, était de résister aux formes de copinage qu'il y a dans la désignation de la haute fonction publique. Le principe était excellent et a produit toute une série d'hommes de qualité, des énarques qui ont été pour beaucoup dans la planification à la française et ont constitué, à la fin de la IVe République et surtout sous de Gaulle, le moteur du renouvellement et de l'enrichissement de la <a href="https://www.lepoint.fr/tags/france" class="Link Link--entity">France</a>. Alors, réformer l'ENA tout en conservant ce concours de sortie est un contresens. De la poudre aux yeux ! On sera bien avancé s'il y a des fils d'ouvriers, de paysans et des classes moyennes dans la future ENA et qu'on laisse se développer, avec ce classement, la coupure entre les élites et le peuple.</p><p>Comment « reconnecter » ces futurs hauts fonctionnaires ?</p><p>Il est normal que même les meilleurs d'entre eux passent par l'expérience d'une préfecture ou d'une administration régionale. Il faut les obliger à se mêler à la population dès le début de leur formation. Tous les élèves disent d'ailleurs que le plus efficace, ce n'est pas l'école mais les stages. On avance l'idée qu'il faut démocratiser le recrutement, j'y suis favorable, mais il ne faut pas confondre la démocratisation du corps des fonctionnaires avec la démocratisation de leur action.</p><p>Cette coupure entre eux et la société ne précède-t-elle pas leur passage à l'ENA ? Entre 60 et 70 % des élèves de l'ENA sont passés par Sciences Po…</p><p>La démocratisation, il faut en effet la prendre de plus haut, idéalement dès l'enseignement secondaire. Mais malheureusement, ce qui a été fait depuis vingt ans dans l'Éducation nationale est une catastrophe. Sous prétexte de faciliter l'accès aux classes populaires, Sciences Po a supprimé la culture générale dans son concours d'entrée. Si on nous démontre, par exemple, que les classes populaires ont des difficultés en mathématiques, va-t-on les supprimer ? La République est un système égalitaire qui vise à l'excellence. Si on ne tient pas ces deux bouts, on tombe dans le « velléitarisme » que je déplore chez Macron et qui me donne le tournis…</p><p>Pour quelle raison ?</p><p>Quand il fait quelque chose, il compense par autre chose. C'est la définition du « en même temps »…</p><p>Cette question de la déconnexion des élites est revenue de façon criante avec la crise des Gilets jaunes. Or cette déconnexion, et peut-être le payent-ils, se vérifie chez beaucoup de députés En marche ! qui n'ont pas fait l'ENA…</p><p>L'interdiction du cumul des mandats pour les politiques fait qu'un député n'a plus l'expérience du terrain. Les maires, eux, restent très populaires, quelle que soit leur couleur politique. Ils ont un lien avec la population. Avec le non-cumul, on a créé une classe politique nationale avec des élus au Parlement très déconnectés des réalités du pays. J'en veux pour preuve l'organisation d'un débat à l'Assemblée nationale sur l'euthanasie dans le contexte sanitaire actuel. Il n'y a qu'en France qu'on voit ça !</p><p>*Auteur de « Carnets inédits, 1987-2020 », Bouquins, 1 152 p., 32 €.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/397/espoir-de-reconciliation-familiale-avec-le-retour-du-prince-harry-a-londres</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 17:10:13 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/397/espoir-de-reconciliation-familiale-avec-le-retour-du-prince-harry-a-londres</link>
	<title><![CDATA[Espoir de réconciliation familiale avec le retour du prince Harry à Londres]]></title>
	<description><![CDATA[<p>e d&eacute;c&egrave;s, deux mois avant ses 100 ans, de l&#39;&eacute;poux de la reine Elizabeth II marque un changement d&#39;&eacute;poque pour des g&eacute;n&eacute;rations de Britanniques familiers de la pr&eacute;sence d&eacute;vou&eacute;e, aux c&ocirc;t&eacute;s de la monarque, du patriarche de la famille royale, r&eacute;put&eacute; pour son fort caract&egrave;re, sa franchise et son humour, parfois de mauvais go&ucirc;t.</p><div id="ad-iav-1">Un an apr&egrave;s le d&eacute;part fracassant du prince Harry et de son &eacute;pouse Meghan Markle et un mois apr&egrave;s leur interview d&eacute;vastatrice &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision am&eacute;ricaine, il donne aussi &agrave; la famille l&#39;occasion de tenter de recoller les morceaux, rel&egrave;ve dimanche la presse britannique.</div><p>Lire aussi:&nbsp;<a href="https://mdb.ringier.ch/dcx_rng/La%20presse%20britannique%20rend%20hommage%20%C3%A0%20l'%C2%ABindomptable%C2%BB%20prince%20Philip" rel="noopener noreferrer" target="_blank">La presse britannique rend hommage &agrave; l&#39;&laquo;indomptable&raquo; prince Philip</a></p><p>En pleine p&eacute;riode de pand&eacute;mie, les obs&egrave;ques organis&eacute;es samedi prochain au ch&acirc;teau de Windsor, &agrave; l&#39;ouest de Londres, resteront dans le cercle familial. Seules 30 personnes seront pr&eacute;sentes, parmi lesquelles devraient figurer les quatre enfants du prince Philip et d&#39;Elizabeth II (Charles, Anne, Andrew et Edward) et leurs conjoints et enfants.</p><h3>De retour... sans Meghan</h3><p>Harry viendra de Californie. En revanche son &eacute;pouse Meghan, 39 ans, qui attend son deuxi&egrave;me enfant pour cet &eacute;t&eacute;, restera aux Etats-Unis. Son m&eacute;decin lui a conseill&eacute; de ne pas se rendre au Royaume-Uni, a pr&eacute;cis&eacute; le palais de Buckingham.</p><div id="ad-iav-2">&nbsp;</div><p>C&#39;est le grand retour du fils cadet de Charles et Diana apr&egrave;s l&#39;interview choc qu&#39;il a donn&eacute; avec son &eacute;pouse &agrave; Oprah Winfrey le 7 mars. Sortant de la r&eacute;serve habituelle des membres de la famille royale britannique, il a accus&eacute; &laquo;la Firme&raquo;, surnom de la monarchie, d&#39;avoir manqu&eacute; de soutenir sa femme, bien que celle-ci ait &eacute;voqu&eacute; ses pens&eacute;es suicidaires.</p><p>Harry et son &eacute;pouse, qui est m&eacute;tisse, ont &eacute;voqu&eacute; le racisme d&#39;un membre de la famille royale qui se serait interrog&eacute; sur la couleur de peau de leur enfant &agrave; na&icirc;tre, pr&eacute;cisant hors cam&eacute;ra qu&#39;il ne s&#39;agissait ni de la reine ni de son &eacute;poux.</p><p>Harry, 36 ans, s&#39;&eacute;tait aussi dit &laquo;vraiment d&eacute;&ccedil;u&raquo; par le manque de soutien de son p&egrave;re, le prince Charles et avait r&eacute;v&eacute;l&eacute; s&#39;&ecirc;tre &eacute;loign&eacute; de son fr&egrave;re William. Depuis sa mise en retrait de la famille royale il y a plus d&#39;un an, le prince Harry n&#39;a pas remis les pieds au Royaume-Uni.</p><h3>Histoire commune</h3><p>L&#39;ancien Premier ministre John Major a esp&eacute;r&eacute; sur la BBC que les &laquo;frictions&raquo; s&#39;apaisent &laquo;le plus rapidement possible&raquo;, estimant que la &laquo;douleur partag&eacute;e (...) repr&eacute;sente une opportunit&eacute; id&eacute;ale&raquo;.</p><p>Lire aussi:&nbsp;<a href="https://www.letemps.ch/monde/deces-philip-epoux-delisabeth-ii-une-vie-prince-consort-malgre-lui" target="_blank">D&eacute;c&egrave;s de Philip, &eacute;poux d&rsquo;Elisabeth II: une vie de prince consort malgr&eacute; lui</a></p><p>Lors d&#39;une messe comm&eacute;morative &agrave; la cath&eacute;drale de Canterbury dimanche, l&#39;archev&ecirc;que Justin Welby a appel&eacute; &agrave; prier pour la famille royale endeuill&eacute;e. Le prince Philip &laquo;manque &eacute;norm&eacute;ment &agrave; ma famille et &agrave; moi&raquo;, a confi&eacute; son fils a&icirc;n&eacute;, Charles, samedi, rendant hommage &agrave; son &laquo;cher papa&raquo;.</p><p>Samedi prochain, Harry et William suivront &agrave; pied le cercueil de leur grand-p&egrave;re jusqu&#39;&agrave; la chapelle St George du ch&acirc;teau de Windsor o&ugrave; aura lieu la c&eacute;r&eacute;monie, rappelant les images des deux fr&egrave;res ensemble derri&egrave;re celui de leur m&egrave;re Diana apr&egrave;s sa mort en 1997 &agrave; Paris.</p><p>&laquo;Tous deux ont tout &agrave; fait conscience de leur histoire commune et ils se souviendront sans aucun doute de l&#39;impact qu&#39;a eu leur grand-p&egrave;re sur leurs vies. Il y a de l&#39;espoir dans une occasion comme celle-ci, lorsque des fr&egrave;res sont unis dans la douleur, qu&#39;ils prennent un nouveau tournant&raquo;, a d&eacute;clar&eacute; une source au sein de la monarchie au tablo&iuml;d&nbsp;The Mirror.</p><h3>Sur les &eacute;paules d&#39;Harry</h3><p>Harry, duc de Sussex, profitera certainement de son s&eacute;jour au Royaume-Uni pour passer du temps aux c&ocirc;t&eacute;s de sa grand-m&egrave;re, Elizabeth II, qui f&ecirc;tera ses 95 ans le 21 avril. Ces derniers mois, il est rest&eacute; en contact avec elle via Zoom, ce qui a permis &agrave; la reine de continuer &agrave; voir son arri&egrave;re-petit-fils Archie, qui f&ecirc;tera ses deux ans le mois prochain.</p><p>Avec son entretien &agrave; CBS, &laquo;l&#39;intention de Harry n&#39;a jamais &eacute;t&eacute; de blesser ses grands-parents, seulement d&#39;expliquer pourquoi il a a choisi de prendre du recul&raquo;, le d&eacute;fend la chroniqueuse Bryony Gordon dans les colonnes du quotidien&nbsp;The Telegraph.</p><p>Harry retrouvera son p&egrave;re avec qui la relation s&#39;est d&eacute;grad&eacute;e. Dans son interview, il avait r&eacute;v&eacute;l&eacute; que le prince Charles avait cess&eacute; un temps de lui r&eacute;pondre au t&eacute;l&eacute;phone.</p><p>Pour que les tensions s&#39;apaisent, &laquo;cela d&eacute;pendra d&#39;Harry&raquo;, estime Tom Bower, auteur d&#39;une biographie du prince Charles, dans&nbsp;The Sun&nbsp;dimanche. &laquo;S&#39;il arrive avec une attitude guerri&egrave;re s&ucirc;r de son bon droit et exempt de tout reproche, il risque de sceller un divorce permanent avec sa famille&raquo;.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/360/pour-ou-contre-l%E2%80%99ecriture-inclusive-deux-linguistes-debattent</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 07:13:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/360/pour-ou-contre-l%E2%80%99ecriture-inclusive-deux-linguistes-debattent</link>
	<title><![CDATA[Pour ou contre l’écriture inclusive? Deux linguistes débattent]]></title>
	<description><![CDATA[<p>INTERVIEW - Julie Neveux, maîtresse de conférences en linguistique, et Franck Neveu, professeur de linguistique française, s’opposent sur l’utilité de cette graphie controversée.</p><p class="fig-paragraph">Depuis son apparition, l’écriture inclusive cristallise les passions. Qu’elle s’invite à l’université, dans des médias ou au sein des sphères de l’Etat, à chaque fois son utilisation crée le débat. Franck Neveu, professeur de linguistique française à la Sorbonne, et Julie Neveux, maîtresse de conférences en linguistique à la Sorbonne et <a href="https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/je-parle-comme-je-suis-portrait-de-la-france-a-travers-ses-nouveaux-mots-20201004" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">auteure de Je parle comme je suis (Grasset)</a>, ne sont pas d’accord sur son emploi et sa signification. Pour le premier, cette graphie sous-tend «une idéologie», quand pour la seconde, elle est «une nouvelle ressource linguistique disponible».</p><p class="fig-paragraph"><a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/ecriture-inclusive-les-incoherences-d-un-systeme-complexe-20210223" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">» LIRE AUSSI - Écriture inclusive: les incohérences d’un système complexe</a></p><p class="fig-paragraph">LE FIGARO. - Que vous inspire l’écriture inclusive?</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - Je suis stupéfaite de la violence des débats autour de l’écriture inclusive, qui me rappellent à quel point la langue est politique, à quel point elle est un enjeu de pouvoir et à ce titre soumise à des jeux de négociation permanents. Pourquoi tant de haine de part et d’autre? De la part des puristes de la langue, qui pensent que leur objet chéri est menacé par ces barbares militantes, mais aussi de la part de certain(e)s défenseuses et défenseurs de ce type d’écriture, qui croient à tort qu’on peut imposer à tous une façon d’écrire ou de parler…</p><p class="fig-paragraph">La langue en réalité, s’accommode mal des positions dogmatiques, elle vit sa vie plus tranquillement assez loin des débats; elle accompagne et reflète les changements profonds de nos sociétés, mais en douceur. Ainsi un volet majeur de l’écriture inclusive, le volet lexical, qui consiste à re-féminiser les noms de métier, comme «autrice» (que trois siècles de domination patriarcale avaient tout simplement évacués alors qu’ils existaient depuis le latin!) s’installe peu à peu dans la pratique des francophones.</p><p class="fig-paragraph">On peut voir en l’écriture inclusive non pas une menace terrible, mais une nouvelle ressource linguistique disponible. Dont on peut, selon ses convictions, aussi selon les habitudes nouvelles qui seront prises, se servir. Mais encore faut-il être mieux éclairé sur les termes du débat. Il ne s’agit pas seulement, loin s’en faut, de points médians. L’écriture inclusive comprend en fait trois aspects: l’aspect lexical (féminisation des noms de métiers), lancé au Québec dans les années 1970, arrivé en France près de quarante ans plus tard; l’aspect syntaxique, avec l’accord de proximité (dire «les auteurs et les actrices sont créatives» en accordant «créatives» au nom le plus proche, ici le féminin, ce qui était une possibilité jusqu’au 17e siècle); et enfin l’épineux point médian, aspect purement graphique de l’écriture inclusive et proposition qui crée le plus de polémique.</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - On sait à présent que ce que l’on appelle «inclusivisme» dans le domaine de la langue ne saurait en aucune manière se limiter à des questions d’ajustement graphique ou d’usage du lexique. Il ne s’agit pas d’équilibrer les usages du masculin et du féminin dans le discours, comme on le fait avec la nécessaire et légitime féminisation des noms de métiers.</p><p class="fig-paragraph">L’inclusivisme, comme idéologie, ne saurait être isolé d’un vaste mouvement entropique qui fait émerger un déconstructionnisme où prévaut la dialectique dominant/dominé. Celle-ci s’évertue à dénoncer en permanence la prétendue mainmise du patriarcat sur les emplois de la langue française, et à revendiquer la visibilité, dans les échanges privés comme institutionnels, des usages communautaires de la langue. Avec les traces laissées dans les emplois de la langue par l’inclusivisme on a quitté la fonction linguistique. Il s’agit souvent de tags qui servent de surligneurs idéologiques.</p><p class="fig-paragraph">Nombre d’études ont fait apparaître les incohérences de l’écriture inclusive, l’irrégularité de son application, le développement des aberrations linguistiques qu’elle impose (on a pu voir récemment préconisé au Québec l’usage de «membresse» pour membre au féminin ; ou plus proche de nous une affiche diffusée dans la ville de Montreuil portant les mentions «marché paysan.ne», «produits fermier.e.s»).</p><p class="fig-paragraph">Il est un point à souligner. L’extension de fait de l’écriture «inclusive» est en train de se transformer en application de droit. Contrairement à ce que l’on croit l’écriture «inclusive» n’a pas vocation à rester une option pour ceux qui la défendent, elle vise à s’imposer et à étendre son contrôle à tous les niveaux de l’usage linguistique. Ce qu’elle ferait d’autant plus facilement par l’immixtion mentale de l’autocensure: pour qui est-ce que je vais passer si je ne fais pas l’effort de l’inclusivisme linguistique.</p><p class="fig-quote__text">« La réalité à laquelle s’attache l’écriture dite « inclusive » n’a rien à voir avec la langue. Elle s’attache à une réalité sociale et politique »</p>
<p>Franck Neveu</p>
<p class="fig-paragraph">Ajouter des points médians permet-il vraiment de donner plus d’égalité, de visibilité des femmes?</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - Les points médians ne sont qu’une des solutions proposées pour redonner plus de visibilité aux femmes. Pour celles et ceux qui défendent cette écriture, la réponse est oui. Ecrire les auteurs.trices serait faire acte de justice dans la langue, en nommant celles à qui les autorités linguistiques ont fait barrage à partir de la moitié du XVIIe siècle, leur interdisant d’accéder aux métiers de prestige (dont celui de l’écrivain, dont le statut se professionnalise à l’époque, devenant un enjeu économique et social majeur).</p><p class="fig-paragraph">Je pense à un propos récemment tenu par Madame le Président de l’Académie Française, Hélène Carrère d’Encausse, propos rapporté par <a href="https://www.franceculture.fr/sciences-du-langage/a-lacademie-francaise-refuse-toujours-la-feminisation-des-mots-sauf-pour-la-covid" target="_blank" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">Frédéric Martel</a>: «Si Madame Hidalgo veut se faire appeler Madame la Maire, c’est son droit. Je respecte son choix. Mais “la maire”, ce n’est vraiment pas beau». Mais, pour que la maire de Paris puisse s’autoriser à se désigner comme «la maire», il faut que cette ressource soit disponible! Et tous les arguments esthétiques («autrice» et «la» maire seraient laids) ne reposent que sur une très longue habitude. Est jugé laid ce qui phonétiquement n’est pas habituel. Linguistiquement, nous sommes tous, spontanément, réactionnaires! Alors, si certaines décisions linguistiques peuvent aider la langue à être plus en accord avec la société qui la parle, tant mieux. La langue reflète la société, mais avec parfois un temps de retard.</p><p class="fig-paragraph">À VOIR AUSSI - Écriture inclusive: faut-il l’interdire dans l’administration?</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - Ni les points médians ni aucune autre marque d’«inclusivisme» appliquée à l’usage de la langue ne peut avoir d’effet sur la place des femmes dans la société, ni sur les représentations que l’on peut en avoir. La langue, même «policée», ne saurait prémunir contre les idéologies discriminatoires ou les injustices sociales. Il est curieux d’avoir à rappeler au XXIe siècle que le mot arbre et l’arbre ce n’est pas la même chose. La réalité à laquelle s’attache l’écriture dite «inclusive» n’a rien à voir avec la langue. Elle s’attache à une réalité sociale et politique. Comme le rappelle Jean-Claude Milner dans un entretien à paraître dans la revue Cités (PUF, n° 86, p. 129): «À ceux qui croient qu’en généralisant l’écriture inclusive on aura changé la réalité je pourrais répondre qu’ils retrouvent très exactement ce que Marx dénonçait comme idéologie: image inversée de la réalité. On invente une convention orthographique, pour ne pas regarder la réalité en face. […] Croire qu’en manipulant les signes inscrits sur un support, on change le monde, c’est pire que de l’idéologie, c’est de la pensée magique. Le temps des runes est revenu». L’écriture «inclusive» ne dit pas ce qui est, mais ce qui, pour ses thuriféraires, devrait être. Lorsque l’on charge la langue de la mission de refléter dans la conscience linguistique non ce qui est mais ce qui doit être, on en fait une langue artificielle, c’est-à-dire un instrument idéologique mis au service de l’expression verbale du dogmatisme.</p><p class="fig-quote__text">« Les anglophones pratiquent beaucoup plus que nous les mots épicènes pour neutraliser la langue »</p>
<p>Julie Neveux</p>
<p class="fig-paragraph">Les défenseurs de l’écriture inclusive confondraient-ils la question du genre avec le sexe?</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - Non! Ils sont tout à fait au courant bien sûr que le genre de la grammaire n’est pas toujours un indicateur du sexe; et qu’il est, le plus souvent, complètement aléatoire. Beaucoup d’objets inanimés sont ainsi au masculin sans qu’on puisse s’expliquer pourquoi, à part à remonter le cours du temps et regarder leur étymologie. «Le livre» que l’on lit est au masculin, car «liber» était masculin en latin, tandis que «la livre», unité de mesure, vient du féminin en latin «libra».. Il n’y a que pour les personnes qu’on se pose la question du sexe, et que les partisan(s) de l’écriture inclusive revendiquent que le féminin se voie. Et encore. Si je dis «personne», justement, je ne vous donne aucune indication sur le sexe. C’est ce qu’on appelle un terme «épicène», dont l’emploi fait partie des recommandations de tenants de l’écriture inclusive. Les anglophones pratiquent beaucoup plus que nous les mots épicènes pour neutraliser la langue. C’est une solution sans doute plus consensuelle. Car il est sûr que l’étiquette «masculin» est peu heureuse et n’apaise pas le débat. Il serait d’ailleurs plus pertinent, d’un point de vue linguistique, de parler de forme non marquée (par défaut), et de forme marquée (le féminin). Tout le débat tient en réalité là: dans cette question de marque, du féminin; mais aussi du pluriel. Ce qui est difficile à comprendre et accepter pour la plupart d’entre nous c’est l’idée que la marque du pluriel ne soit plus capable d’inclure. La forme au pluriel, «les étudiants», exclurait donc les étudiantes.. Or ce n’est pas comme ça que nous avons appris à parler français. Mais pour certains militant(e)s, c’est une évolution nécessaire afin de rééquilibrer les formes masculin/féminin dans le langage.</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - Les mots n’ont pas de sexe, mais ils ont un genre, qui est conventionnel, et qui en français se répartit entre deux pôles (masculin/féminin). Le genre est une catégorie grammaticale, comme le nombre, l’aspect, par exemple, ou, dans les langues flexionnelles, le cas (c’est-à-dire la fonction). Ces catégories ont un rôle morphosyntaxique. Elles permettent d’établir les relations entre les mots au sein de l’énoncé, les accords par exemple. Elles n’ont aucun effet sur les représentations du monde. Si au restaurant je commande un lapin aux pruneaux je ne demande pas qu’on me serve un lapin mâle. Si j’évoque les sentinelles qui gardent l’entrée d’un bâtiment militaire je ne féminise pas les soldats qui occupent cette fonction. Il n’y a aucune corrélation à établir entre le genre des mots et le sexe de leur référent. La langue est faite de signes. Le signe linguistique est caractérisé par la linéarité et l’arbitraire: la linéarité, parce que deux signes ne peuvent être articulés simultanément ; l’arbitraire, parce qu’il est conventionnel. Le déficit de réflexion grammaticale devient préoccupant dans la société française. L’Ecole devrait tenir son rang sur ce point, et ne rien lâcher, sauf à accepter l’idée que des courants de pensée puissent faire fond sur cette ignorance. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que le courant inclusiviste cible régulièrement la discipline linguistique à l’Université, censément porteuse de représentations patriarcales de la langue.</p><p class="fig-quote__text">« L’écriture inclusive n’est pas seulement un problème majeur pour les personnes souffrant de handicap, mais bien au-delà, pour les enfants en apprentissage »</p>
<p>Franck Neveu</p>
<p class="fig-paragraph">Est-elle vraiment inclusive, dans la mesure où elle complique la langue et la rend difficilement visible pour les personnes qui sont malvoyantes et/ou ont des difficultés à l’écrit?</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - Le point médian peut en effet rendre la lecture plus difficile. Cet aspect de l’écriture inclusive, qui est purement graphique, et n’a d’ailleurs que très peu de cohérence morphologique, est celui qui a selon moi le moins d’avenir, même si je pense qu’il va rester dans l’usage en ce qui concerne les formules d’adresse dans certains milieux, comme à l’université, où l’on dit souvent, depuis quelques années, «bonjour à tous.tes». Aucune réforme n’est jamais apte à convenir à tous, et peut être est-elle en effet portée, en ce cas précis, par un idéal impraticable, et qui n’a pas vocation à être enseigné aux plus jeunes. Mais l’usage, comme toujours, fera son travail: il ne retiendra que ce qui se pratique aisément.</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - Une tribune signée en septembre par de nombreux linguistes, et que j’ai co-rédigée, soulignait précisément ce problème. L’écriture inclusive n’est pas seulement un problème majeur pour les personnes souffrant de handicap (malvoyance, dyslexie, dyspraxie), mais bien au-delà, pour les enfants en apprentissage. L’écriture inclusive rompt avec les règles de prononciation et de ponctuation, ainsi qu’avec les règles morphologiques que les jeunes élèves sont en train d’acquérir. C’est pourquoi de nombreuses associations de parents d’élèves et une très large partie du corps enseignant se montrent hostiles à son application dans l’enseignement.</p><p class="fig-paragraph"><a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/ecriture-inclusive-le-niveau-en-orthographe-des-eleves-est-deja-bien-bas-20210223" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">» LIRE AUSSI - Écriture inclusive: le niveau en orthographe des élèves est déjà bien bas</a></p><p class="fig-paragraph">Est-il possible qu’elle entre dans l’usage alors même qu’elle est intenable à l’oral?</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - En fait, on peut très bien imaginer que coexistent différents types d’écrits et différents usages. Un usage administratif, un usage officiel (les candidat.e.s doivent se présenter à telle heure), et un usage plus quotidien. Je m’aperçois pour ma part qu’à force de pratiquer l’adresse inclusive à mes étudiant.es, je me suis mise à les saluer, à l’oral, du mot «toustes», où je prononce le «s» et le «t», pour faire entendre le masculin et le féminin. S’en portent-ils, s’en portent-elles mieux? Je ne le sais pas. Certaines tentatives resteront, la plupart s’en iront..</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - L’inclusivisme linguistique strict n’est pas seulement intenable à l’oral, il l’est tout autant à l’écrit. Il est aisé de constater que son application systématique ne dépasse guère les quelques lignes d’ouverture d’un texte. Le reste s’égare dans des incohérences qui soulignent le fait que son usage systématique est impossible, et que l’écriture «inclusive» n’est finalement qu’une position doctrinale. Quant à se généraliser, encore faut-il prendre conscience du fait que l’usage de la langue ne se limite pas au discours institutionnel. L’inclusive est contre-intuitive, c’est sa faiblesse.</p><p class="fig-quote__text">« La langue est beaucoup plus mesurée que nous ne savons l’être! C’est la meilleure arbitre de nos débats: le temps passant, elle ne retiendra, de l’écriture inclusive, que l’essentiel... »</p>
<p>Julie Neveux</p>
<p class="fig-paragraph">Il est d’ailleurs possible de noter une certaine anarchie dans ces écritures (on lit parfois «tou.tes.s» puis «tous.tes…»)…</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - Quand un nouvel emploi arrive, il y a hésitation; regardez l’alternance entre le masculin et le féminin pour «Covid»! C’est donc d’abord la marque de son caractère récent. Mais il est vrai qu’en raison de son peu de cohérence morphologique et étymologique, le découpage par le point ne risque de s’inscrire dans la durée que dans certains usages bien circonscrits.</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - Disons que son utilisation n’est pas impossible, puisqu’on l’observe déjà. Mais cette application partielle et incohérente ne peut aucunement représenter l’usage de la langue dans son ensemble. Les usages d’une langue évoluent au gré des locuteurs, et non pas en fonction des règles établies par des groupes de pression.</p><p class="fig-paragraph">Faut-il donc l’interdire comme cela a été proposé par des députés de la majorité et de l’opposition?</p><p class="fig-paragraph">Julie NEVEUX. - En matière de langue, il est absurde d’interdire. Je parle, car j’ai besoin de parler, car j’ai envie de parler. Pour le faire, je me saisis de ce qui est disponible à ce moment-là dans mon stock lexical et grammatical. Des lois peuvent bien être votées, mais si l’usage se répand, car le plus grand nombre y trouve un écho (parmi ses voisins, ses voisines), une raison (lutter contre l’inégalité), ou juste une possibilité (et pourquoi pas?), elles ne serviront à rien. Les deux dernières interventions de l’Etat en matière de langue, en 1982 en faveur de la féminisation des métiers et en 1990 pour simplifier l’orthographe, n’ont fait qu’accompagner une évolution plus lente mais inéluctable de la langue. La langue est, en réalité, beaucoup plus mesurée que nous ne savons l’être! C’est en fait la meilleure arbitre de nos débats: le temps passant, elle ne retiendra, de l’écriture inclusive, que l’essentiel...</p><p class="fig-paragraph">Franck NEVEU. - La proposition de loi portant interdiction de l’usage de l’écriture dite «inclusive» par les personnes morales en charge d’une mission de service public doit être comprise comme le prolongement des préconisations énoncées en novembre 2017 par le Premier Ministre. Le recours à la loi peut être jugé légitime, même si cela reste de peu d’effet sur les pratiques linguistiques institutionnelles, qu’il s’agisse de l’inclusive ou de l’application de la loi Toubon. Ce que la loi doit protéger, c’est l’intégrité de la morphologie de la langue française, afin de ne pas laisser se diffuser les paralogismes grammaticaux dont les conséquences sont dévastatrices sur les apprentissages linguistiques.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 07:04:50 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[«L’écriture inclusive est contre-intuitive, illisible et excluante»]]></title>
	<description><![CDATA[<p>INTERVIEW - Le député LREM de l’Indre a déposé une proposition de loi pour faire interdire cette écriture militante.</p><p class="fig-paragraph">En février dernier, François Jolivet a déposé une proposition de loi, visant à interdire l’usage de l’écriture inclusive dans les documents administratifs, signée par plus de soixante députés. Aurore Bergé, Agnès Thill, Bertrand Sorre… Ils sont aujourd’hui 115, du Parti communiste jusqu’au Rassemblement national, à le soutenir. Le député LREM explique au Figaro les raisons de son combat contre cette graphie militante, qui est, selon lui, loin d’être «inclusive».</p><p class="fig-paragraph">LE FIGARO.- Comment est né votre combat contre l’écriture inclusive?</p><p class="fig-paragraph">François JOLIVET. - J’ai toujours été lié dans mon mandat municipal au monde du handicap. Ainsi, je possède des relations avec des associations qui ont en charge des personnes dyslexiques, dyspraxiques, dysorthographiques, dites «dys». Un jour, des parents sont venus me dire que leurs enfants avaient des difficultés à lire certains documents, du fait de l’écriture dite «inclusive», et plus précisément les graphies comme le «point médian». Je le rappelle, quand on est «dys», et qu’on lit un point, on revient à la phrase du début. Cela empêche la lecture. Je me suis donc intéressé à ce sujet. Je me suis aperçu que l’université aujourd’hui fait parfois ses fiches de formation en écriture inclusive (exemple récent avec l’ONISEP sur Parcours Sup). Or, un certain nombre de personne n’arrivent pas à lire cette écriture et ne peuvent donc pas répondre. Quand on sait les effort fournis par certains pour obtenir un baccalauréat, c’est insupportable. Puis, j’ai vu que l’OMS, l’ONU, l’Union européenne publiaient en écriture inclusive. Je me suis aussi rendu compte que des collectivités communiquaient et délibéraient de cette façon. Quand on n’est pas capable de lire un document, on ne peut ni faire valoir ses droits ni contester une mesure administrative… Lorsque ma proposition de loi a été médiatisée, j’ai été très étonné du tohu-bohu qu’elle avait engendrée. Avant, je recevais 200 mails par jour, aujourd’hui, c’est 400. On m’envoie des cours, des sujets corrigés en écriture inclusive. J’ai été contacté par des étudiants de l’IEP de Grenoble, de Sciences po Paris qui m’ont expliqué que certains élèves avaient été privilégiés parce qu’ils utilisaient cette écriture. <a href="https://etudiant.lefigaro.fr/article/a-sciences-po-paris-des-points-bonus-accordes-pour-l-utilisation-de-l-ecriture-inclusive_70f90efe-777e-11eb-930c-df8a7d3f696f/" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="ETUDIANT">Le Figaro</a> <a href="https://etudiant.lefigaro.fr/article/a-sciences-po-paris-des-points-bonus-accordes-pour-l-utilisation-de-l-ecriture-inclusive_70f90efe-777e-11eb-930c-df8a7d3f696f/" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="ETUDIANT">l’a d’ailleurs révélé</a>. Je me suis dit que c’était intolérable.</p>
<p>« À l’origine, l’écriture inclusive était élitiste, mais je pense qu’elle est devenue une espèce de mode »</p>
<p class="fig-paragraph">L’écriture inclusive comporte diverses règles: point médian, double pronom, mots épicènes… Contre quelle écriture inclusive vous opposez-vous?</p><p class="fig-paragraph">Je ne m’élève pas contre la féminisation des noms, mais contre le point médian qui est selon moi un point bloquant. J’aimerais une écriture pour tous, ce que cette écriture dite «inclusive», n’est pas. Des enseignants qui enseignent le français dans d’autres pays m’ont contacté pour dire leur stupéfaction. À mon sens, le combat de l’opinion est gagné, mais le combat de quelques autoentrepreneurs de l’écriture n’est pas facile à remporter. Lorsqu’on est un homme contre l’écriture inclusive, on est catalogué de terrible machiste et de vieux réactionnaire…</p><p class="fig-paragraph">Est-elle une écriture élitiste?</p><p class="fig-paragraph">Elle est contre-intuitive, illisible, excluante et donc, elle désunie. À l’origine, l’écriture inclusive était élitiste, mais je pense qu’elle est devenue une espèce de mode. Elle est un indice de la déconstruction de notre pays et de notre culture ; tout cela, sous-couvert d’une minorité agissante qui a su faire prospérer ses idées un peu partout. Nous sommes aujourd’hui dans une dictature des minorités.</p>
<p>« Pour obtenir l’égalité femme-homme, il est préférable de voter la loi PACTE qui impose autant d’hommes que de femmes dans les conseils d’administration, plutôt que défendre l’écriture inclusive »</p>
<p class="fig-paragraph">Comment expliquez-vous alors que son usage s’étende?</p><p class="fig-paragraph">Certaines personnes ont l’impression de satisfaire un combat, peut-être de bonne foi. Ils font cela sans se poser de question. Aujourd’hui, le militantisme fait que l’on mélange parfois sa fonction et les causes qu’on peut défendre à titre personnel. Parfois, certains cèdent à une mode pour plaire à un supérieur hiérarchique. Et c’est ainsi que l’on se retrouve, dans des entreprises, avec une communication en écriture inclusive. Or, pour obtenir l’égalité femme-homme, il est préférable de voter la loi PACTE qui impose autant d’hommes que de femmes dans les conseils d’administration, qui exige des rattrapages salariaux, plutôt que défendre l’écriture inclusive.</p><p class="fig-paragraph">Votre proposition réunit des personnalités de différents bords politiques. Comment expliquer cette «convergence des luttes»?</p><p class="fig-paragraph">Nous sommes aujourd’hui 115 signataires, venant du PC jusqu’au RN, mais pas le PS. Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ont apporté leur soutien à cette proposition de loi, même s’ils ne sont plus parlementaires. Normalement les bords politiques ne signent pas en-dehors de leur propre groupe. Mais il y a des gens qui ont pensé que j’avais raison. Cette question de l’écriture inclusive va au-delà de divergences politiques. La parole publique, plutôt que de désunir, doit unir. C’est mon ambition. Je crois que le débat pour l’égalité femme-homme est juste, mais je trouve que le chemin qu’il emprunte et les moyens qu’il utilise met à l’écart les enfants dys. Il faut conserver une écriture compréhensible. À une époque où les gens ne se comprennent plus, il ne s’agit pas de leur enlever l’écriture, mais de la préserver. C’est elle qui unit.</p>
<p>« Les moments que nous vivons, et que nous avons vécu montrent combien l’attente d’égalité et de liberté sont devenues une priorité des Français »</p>
<p class="fig-paragraph">Où en est-on de cette proposition de loi?</p><p class="fig-paragraph">Nous nous sommes fixé un objectif de 200. Je pense que l’on va prendre l’initiative de faire une pétition dite à caractère institutionnel pour obtenir 100 000 signatures, d’ici à septembre. À la rentrée, le président de l’Assemblée nationale recevra la procédure constitutionnelle. La Commission l’examinera et la discutera. J’espère qu’ainsi, cette proposition de loi sera inscrite à l’ordre du jour. On verra si le gouvernement s’en saisira. On sera dans un calendrier qui permettra beaucoup de débats. Si la présidentielle ne se fera évidemment pas sur l’écriture inclusive, elle portera entre autres sur la culture française, sur les marqueurs culturels et sur l’égalité de tous pour accéder à ses droits et à l’usage de sa liberté. Les moments que nous vivons, et que nous avons vécu (gilets jaunes, crise sanitaire) montrent combien l’attente d’égalité et de liberté sont devenues une priorité des Français.</p><p class="fig-paragraph">Quand on voit l’échec de la loi Toubon dans les publicités, où l’anglais est roi, peut-on penser qu’une loi puisse faire respecter l’interdiction d’utiliser l’écriture inclusive?</p><p class="fig-paragraph">L’article de la proposition de loi modifie un code qui historiquement s’appelait le Code des procédures administratives contentieuses et qui s’appelle désormais le Code des relations entre le public et l’administration. À partir du moment où l’administration écrit et que l’usager ne peut lire, cela signifie qu’il ne peut plus faire valoir ses droits. C’est ce que modifie la proposition, l’écriture appartient donc bien au domaine de la loi. Si, dans l’entreprise, le dirigeant ne veut pas être compris de ses collaborateurs ou de ses clients, c’est son droit. Cela étant, s’il veut les exclure de promotions parce qu’ils ne parviennent pas à lire certains documents, cela relève du ressort des organisations syndicales.</p><p class="fig-paragraph">Si cette proposition de loi aboutit, où sera-t-elle interdite?</p><p class="fig-paragraph">La proposition de loi a pour objectif de l’interdire dans les documents administratifs et documents destinés aux usagers (rapports, études, procès verbaux, circulaires, notes et réponses ministérielles, avis, décisions, courriers électroniques envoyés aux usagers, publications officielles sur internet…). Tout document produit et diffusé par une personne qu’elle soit publique ou privée en charge d’une mission de service public.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/358/fatiha-boudjahlat-%C2%ABcontre-le-racisme-des-bons-sentiments-qui-livrent-les-femmes-au-patriarcat-oriental%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 07:01:18 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/358/fatiha-boudjahlat-%C2%ABcontre-le-racisme-des-bons-sentiments-qui-livrent-les-femmes-au-patriarcat-oriental%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[Fatiha Boudjahlat : «Contre le racisme des bons sentiments qui livrent les femmes au patriarcat oriental»]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="paragraph text_align_left">Fatiha Boudjahlat, enseignante et essayiste, cofondatrice du mouvement Vivre la République.</p><p class="paragraph text_align_left">« Du 27 au 31 août se tiendra le huitième congrès international des recherches féministes dans la francophonie, à Paris-Nanterre. Un événement majeur, réunissant artistes, chercheuses, militantes du monde entier, avec des financements publics français et européens considérables. Un des thèmes sera : Dés-effacer les féministes racisées. Pourtant, maghrébine donc racisée, féministe, j'ai été effacée de ce colloque.</p><p class="paragraph text_align_left">Racisé est le terme qui permet de réhabiliter la distinction raciale dans les recherches en sciences sociales. La race obsède les nouveaux sociologues et les militantes, y compris celles qui se réclament du féminisme. Les 14 et 15 juin derniers, un colloque avait déjà pour thème Approches phénoménologiques du genre et de la race. Avec toujours un seul courant de pensée représenté et homologué : celui des indigénistes.</p><p class="paragraph text_align_left">Ceux-là mêmes qui ont vu dans la victoire de l'équipe de France de foot celle de l'Afrique, refusant de considérer les joueurs comme des Français, et qui prétendent que les petits-enfants d'immigrés sont traités comme des sous-citoyens par un État structurellement raciste. Nous étions deux féministes dites universalistes, invitées dans ces réunions, Christine Le Doaré et moi. Nous allions défendre une autre vision, tout aussi légitime. Nous n'étions que deux, mais c'était déjà deux de trop.</p><p class="paragraph text_align_left">Il nous a été expliqué d'abord que notre présence, actée officiellement dans le programme dès mai, était un malentendu. Puis que nous n'étions pas en capacité de lancer et d'entretenir un débat dans des conditions sereines. Nous avons enfin pu lire que c'est la menace d'actions violentes de la part de militantes indigénistes qui avait contraint les organisatrices à nous déprogrammer.</p><p class="paragraph text_align_left">Notre discours pose problème et nos opposants fuient le débat. Nous critiquons l'intersectionnalité -concept utile quand il est étudié par des spécialistes-, qui a dévoré le féminisme et l'a détourné de ses objectifs : l'émancipation individuelle et collective des femmes. De toutes les femmes. Nous combattons le culturalisme, qui consiste à défendre des droits différents en fonction de la couleur et de la culture des femmes, en fait leur ethnie et leur religion.</p><p>Newsletter L'essentiel du matin</p><p>Un tour de l'actualité pour commencer la journée</p><p class="paragraph text_align_left">L'intersectionnalité, qui prétend faire reconnaître le cumul de discriminations (femme et noire par exemple), fonctionne comme une intersection routière : il y a toujours une priorité et un cédez le passage. Avec l'intersectionnalité, ce sont toujours les femmes qui cèdent le passage aux intérêts du groupe ethnique et religieux auquel on les assigne. Houria Bouteldja, digne représentante de ce courant de pensée, explique qu'une femme noire violée par un Noir ne devrait pas porter plainte contre cet homme pour ne pas nuire à sa communauté, des féministes s'opposent à la pénalisation du <a href="https://www.leparisien.fr/societe/harcelement-de-rue-une-video-pour-ouvrir-les-yeux-30-07-2018-7837971.php" target="_blank">harcèlement de rue</a> parce qu'elle aurait visé les hommes d'une certaine origine ethnique!</p><p class="paragraph text_align_left">Je considère que ma couleur de peau, mes origines, mes croyances ne me rendent pas différente de mes compatriotes blanches. Que ces nouvelles féministes me contestent le droit à la parole parce que je ne reste pas à la place qu'elles me destinent, voilà le racisme. Celui des bons sentiments qui livrent les femmes au patriarcat oriental. Voilement, excision, mariages précoces et/ou forcés, triptyque imposé aux femmes de la virginité, de la pudeur et de l'humilité.</p><p class="paragraph text_align_left">Que l'État et ses institutions financent sans mesure ces colloques qui ne prêchent que la haine de la République, réhabilitent le racisme, nient tous les progrès qui font de nous une communauté nationale, accrochent les femmes non blanches à de nouvelles laisses, est une faute et un scandale. Si vous refusez aux femmes qui ne sont pas blanches ce que vous exigez pour vous, ce n'est pas de la tolérance, c'est du racisme, celui qui protège vos privilèges de classe. »</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 06:57:05 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/357/andre-marie-nef-le-sexe-des-mots-jean-francois-revel</link>
	<title><![CDATA[André-Marie Nef - LE SEXE DES MOTS Jean-François Revel...]]></title>
	<description><![CDATA[<p>LE SEXE DES MOTS<br />Jean-François Revel commente la féminisation des mots :</p><p>Byzance tomba aux mains des Turcs tout en discutant du sexe des anges.<br />Le français achèvera de se décomposer dans l’illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots.<br />La querelle actuelle découle de ce fait très simple qu’il n’existe pas en français de genre neutre comme en possèdent le grec, le latin et l’allemand. D’où ce résultat que, chez nous, quantité de noms, de fonctions, métiers et titres, sémantiquement neutres, sont grammaticalement féminins ou masculins. Leur genre n’a rien à voir avec le sexe de la personne qu’ils concernent, laquelle peut être un homme.<br />Homme, d’ailleurs, s’emploie tantôt en valeur neutre, quand il signifie l’espèce humaine, tantôt en valeur masculine quand il désigne le mâle. Confondre les deux relève d’une incompétence qui condamne à l’embrouillamini sur la féminisation du vocabulaire. Un humain de sexe masculin peut fort bien être une recrue, une vedette, une canaille, une fripouille ou une andouille.<br />De sexe féminin, il lui arrive d’être un mannequin, un tyran ou un génie. Le respect de la personne humaine est-il réservé aux femmes, et celui des droits de l’homme aux hommes ?<br />Absurde!<br />Ces féminins et masculins sont purement grammaticaux, nullement sexuels.<br />Certains mots sont précédés d’articles féminins ou masculins sans que ces genres impliquent que les qualités, charges ou talents correspondants appartiennent à un sexe plutôt qu’à l’autre. On dit: «Madame de Sévigné est un grand écrivain» et «Rémy de Goumont est une plume brillante». On dit le garde des Sceaux, même quand c’est une femme, et la sentinelle, qui est presque toujours un homme.<br />Tous ces termes sont, je le répète, sémantiquement neutres. Accoler à un substantif un article d’un genre opposé au sien ne le fait pas changer de sexe. Ce n’est qu’une banale faute d’accord.<br />Certains substantifs se féminisent tout naturellement: une pianiste, avocate, chanteuse, directrice, actrice, papesse, doctoresse. Mais une dame ministresse, proviseuse, médecine, gardienne des Sceaux, officière ou commandeuse de la Légion d’Honneur contrevient soit à la clarté, soit à l’esthétique, sans que remarquer cet inconvénient puisse être imputé à l’antiféminisme. Un ambassadeur est un ambassadeur, même quand c’est une femme. Il est aussi une excellence, même quand c’est un homme. L’usage est le maître suprême.</p><p>Une langue bouge de par le mariage de la logique et du tâtonnement, qu’accompagne en sourdine une mélodie originale. Le tout est fruit de la lenteur des siècles, non de l’opportunisme des politiques. L’Etat n’a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l’abus de pouvoir quand il utilise l’école publique pour imposer ses oukases langagiers à toute une jeunesse.<br />J’ai entendu objecter: «Vaugelas, au XVIIe siècle, n’a-t-il pas édicté des normes dans ses remarques sur la langue française ?». Certes. Mais Vaugelas n’était pas ministre. Ce n’était qu’un auteur, dont chacun était libre de suivre ou non les avis. Il n’avait pas les moyens d’imposer ses lubies aux enfants. Il n’était pas Richelieu, lequel n’a jamais tranché personnellement de questions de langues.<br />Si notre gouvernement veut servir le français, il ferait mieux de veiller d’abord à ce qu’on l’enseigne en classe, ensuite à ce que l’audiovisuel public, placé sous sa coupe, n’accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants. La société française a progressé vers l’égalité des sexes dans tous les métiers, sauf le métier politique. Les coupables de cette honte croient s’amnistier (ils en ont l’habitude) en torturant la grammaire.<br />Ils ont trouvé le sésame démagogique de cette opération magique: faire avancer le féminin faute d’avoir fait avancer les femmes.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 10 Apr 2021 16:47:05 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Class action lawsuit filed against crypto wallet firm Ledger, Shopify over 2020 customer data breach]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Ledger and Shopify, which handles the online sales of Ledger's wallets, have been hit with a class action over last year's data breach.</p><p>Ledger produces some of the most popular cold wallets on the market.</p><p>The summer of 2020 saw news spread of phishing attacks against Ledger users, with the firm ultimately disclosing that it <a href="https://www.theblockcrypto.com/post/73238/ledger-data-breach-customer-emails" target="_blank" rel="noopener">suffered a data breach that June</a> during which customer contact and order information was compromised. In December, a database containing the personal information for more than <a href="https://www.theblockcrypto.com/genesis/88706/a-detailed-look-at-the-ledger-data-leak-and-other-recent-incidents">a quarter-million</a> Ledger customers was posted online. </p><p>Ledger and Shopify eventually identified a <a href="https://www.theblockcrypto.com/linked/91054/ledger-bitcoin-bounty-information">rogue Shopify employee</a> as responsible for the leak, but not before some users reported threats of home invasion and other scareware tactics. At the time, Ledger CEO Pascal Gauthier <a href="https://twitter.com/_pgauthier/status/1341084662752489472">took to Twitter</a> to reassure users that their hardware wallets had not been compromised and that their funds were safe. Nonetheless, <a href="https://www.financemagnates.com/cryptocurrency/news/sued-into-oblivion-ledger-users-threaten-legal-action-after-data-dump/">talk</a> of starting a <a href="https://ledger-claim.com/">class-action</a> case began soon after.</p><p>The lawsuit, the first to be filed in response to the information leak, comes from law firm Roche Freedman, which filed the complaint in a San Francisco court on April 6. The firm is known for its class actions against crypto firms such as <a href="https://www.theblockcrypto.com/post/60930/top-crypto-exchanges-token-issuers-named-in-friday-barrage-of-u-s-class-action-lawsuits">Binance, Tron</a> and <a href="https://www.theblockcrypto.com/post/42528/fear-and-loathing-on-the-blockchain-liebowitz-et-al-v-ifinex-et-al">iFinex</a>, the parent company of Tether and Bitfinex. Last week, Roche Freedman filed a lawsuit on behalf of a customer of Nexo, as reported by <a href="https://www.law360.com/california/articles/1371847/nexo-users-say-crypto-lender-wrongly-suspended-xrp-use" target="_blank" rel="noopener">Law360</a>. </p><p>Regarding the Ledger breach, law firm partner Kyle Roche told The Block, "We've been investigating this since the day it became public. This investigation included speaking with experts in the data security and cryptocurrency fields."</p><p>In a statement, Ledger general counsel Antoine Thibault said: "Ledger does not comment on ongoing legal issues. Ledger would however like to take this moment to remind our customers, yet again, never to divulge their 24 words and validate the identity of the recipient of your transactions. You are in sole and total control of access to your funds."</p><p>The case will hinge on the question of who is responsible for what. Ledger's wallets themselves were not compromised, but the complaint includes the security of Shopify's service as part of Ledger's duty to clients. As noted in the complaint: "[b]y operating in the crypto-asset security space, Ledger places itself between user’s funds and would-be hackers. The anonymity of its customer list is a key and obvious element of the security that Ledger offers." </p><p>Central to delegating responsibility will be the question of what Ledger and Shopify knew and how quickly they communicated that information to users. As Roche told The Block: "The case is noteworthy because two very large and sophisticated companies handling sensitive information will need to explain why it took them so long to warn their customers about such an awful and highly damaging incident."</p><p>The current complaint does not specify the amount of relief that it seeks for the class, but it does identify the "[m]atter in controversy" as worth over $5 million. Currently, the complaint references only two Ledger users directly, who together lost 4.2 BTC, 11 ETH and 150,000 XLM to phishing attacks. At today's prices, those holdings add up to $340,000, but were worth significantly less as of the time of the attacks. </p><p>A copy of the complaint can be found below:</p><p><a title="View Ledger Shopify Complaint on Scribd" href="https://www.scribd.com/document/502073705/Ledger-Shopify-Complaint#from_embed">Ledger Shopify Complaint</a> by <a title="View MichaelPatrickMcSweeney's profile on Scribd" href="https://www.scribd.com/user/265494999/MichaelPatrickMcSweeney#from_embed">MichaelPatrickMcSweeney</a> on Scribd</p><p>© 2021 The Block Crypto, Inc. All Rights Reserved. This article is provided for informational purposes only. It is not offered or intended to be used as legal, tax, investment, financial, or other advice.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 10 Apr 2021 16:45:26 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[China using Bitcoin as ‘financial weapon’ against United States: Peter Thiel]]></title>
	<description><![CDATA[<p>PayPal co-founder and venture capitalist, Peter Thiel, has warned that the Chinese central government may be supporting Bitcoin as a means to undermine the foreign and monetary policy of the United States.</p><p>But, he added, it has tried to use the Euro the same way.</p><p>Speaking at a virtual event hosted by conservative non-profit, the Richard Nixon Foundation, Thiel was <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-04-07/peter-thiel-calls-bitcoin-a-chinese-financial-weapon-at-virtual-roundtable" target="_blank" rel="noopener nofollow">commenting</a> on whether China’s <a href="https://cointelegraph.com/news/china-prepares-for-cbdc-with-cryptography-law-on-encryption-standards" data-amp="https://cointelegraph-com.cdn.ampproject.org/c/s/cointelegraph.com/news/china-prepares-for-cbdc-with-cryptography-law-on-encryption-standards/amp">central bank-issued digital currency</a>, or CBDC, could threaten the U.S. dollar’s status as a global reserve currency.</p><p>While Thiel, who is known to be pro-Bitcoin, suggested an “internal stablecoin in China” will amount to little more than “some sort of totalitarian measuring device,” he added that China may view Bitcoin as a <a href="https://cointelegraph.com/news/us-is-losing-tech-cold-war-with-china-says-ripple-co-founder" data-amp="https://cointelegraph-com.cdn.ampproject.org/c/s/cointelegraph.com/news/us-is-losing-tech-cold-war-with-china-says-ripple-co-founder/amp">tool to erode the dollar’s hegemony</a>:</p><p>“From China’s point of view, they don’t like the U.S. having this reserve currency, because it gives a lot of leverage over oil supply chains and all sorts of things like that,” he said, adding:</p><p>“Even though I'm a pro-crypto, pro-Bitcoin maximalist person, I do wonder whether if at this point, Bitcoin should also be thought of in part as a Chinese financial weapon against the U.S. where it threatens fiat money, but it especially threatens the U.S. dollar.”</p><p>Thiel alluded to Chinese efforts to denominate oil trades in <a href="https://www.nytimes.com/2007/03/27/business/worldbusiness/27iht-euros.1.5042807.html" target="_blank" rel="noopener nofollow">Euros</a> during recent years in a bid to undermine the global standing of the dollar, stating: “I think the Euro, you can think of as part of a Chinese weapon against the dollar — the last decade didn’t really work that way, but China would have liked to see two reserve currencies, like the Euro.”</p><p>The venture capitalist speculated China does not actually want its renminbi to become the <a href="https://cointelegraph.com/news/bitcoin-as-a-last-resort-murmurs-of-crypto-as-reserve-currency-abound" data-amp="https://cointelegraph-com.cdn.ampproject.org/c/s/cointelegraph.com/news/bitcoin-as-a-last-resort-murmurs-of-crypto-as-reserve-currency-abound/amp">global reserve currency</a>, noting the government would have to “open their capital accounts” among other measures “they really don’t want to do.”</p><p>As such, Thiel concludes that supporting Bitcoin offers China an elegant means to weaken the dollar’s standing internationally:</p><p>“China wants to do things to weaken [the dollar] — China’s long Bitcoin, and perhaps, from a geopolitical perspective, the U.S. should be asking some tougher questions about exactly how that works.”</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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