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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/290/germanophobes-ou-vrais-defenseurs-de-l%E2%80%99europe%E2%80%89</guid>
	<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 17:12:02 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[&quot;germanophobes&quot; ou vrais défenseurs de l’Europe ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Horreur ! Scandale ! La une de Marianne « Comment l’Allemagne tond la France… et l’Europe » a mis en émoi certains gardiens du temple idéologique. Il est des vérités qui ne sont pas bonnes à dire. Germanophobe, xénophobe… l’attirail classique de ceux qui cherchent à enfermer le débat dans cette « cage aux phobes » que Philippe Muray identifiait déjà au début des années 2000…</p><p class="article-text article-body__item">Il est intéressant de constater que les plus hostiles à une réflexion un peu iconoclaste sur le couple franco-allemand sont les sociaux-démocrates, ceux qui nous expliquent depuis des décennies et malgré les démentis obstinés du réel qu’un jour viendra où l’Europe sera sociale. Les libéraux, eux, défendent depuis longtemps l’idée que la France n’aura de salut qu’en adoptant le modèle allemand, tellement plus compétitif, tellement plus efficace… Ils voient dans ce constat d’une Allemagne qui taille des croupières à la France la confirmation de leurs thèses.</p>
<p>Regarder la situation en face</p>
<p class="article-text article-body__item">Que libéraux-sociaux et sociaux-libéraux aient, pour des raisons différentes, choisi de systématiquement renoncer à défendre les intérêts des citoyens français au nom d’une idéologie qui leur semblait plus légitime – la dérégulation censée nous « adapter » à la mondialisation pour les uns, l’arrimage à l’idéal européen qui valait qu’on lui sacrifiât l’essentiel pour les autres – est un fait.</p><p class="article-text article-body__item">Ce fait ne devrait pas, ne devrait plus, nous empêcher de penser, à l’heure où l’Union européenne semble enfin, sous les coups de boutoir des impérialismes, accepter de se muer en puissance. Mieux : quiconque est authentiquement européen devrait se plier à cet exercice de réalisme plutôt que de hurler au retour des « heures les plus sombres » (on se gardera de faire remarquer que, historiquement, la lucidité à l’égard de l’Allemagne n’a pas été le fait de l’extrême droite).</p>
<p>L'industrie française à l'abandon</p>
<p class="article-text article-body__item">Disons-le clairement : le déni et la béatitude n’ont jamais fait progresser l’Europe. Croire qu’il faudrait, au nom de l’Europe, abandonner les derniers fleurons industriels français, comme on l’a fait déjà de tous les autres, et laisser notre agriculture se faire torpiller à coups de dumping social et environnemental est une pure folie. Mais cela rentre dans un partage implicite des positions auquel adhèrent sans véritablement l’avouer les tenants de la social-démocratie à la française : l’Allemagne, par la puissance de sa monnaie (le Deutsche Mark, devenu euro) et de son industrie, permet à la France de préserver son modèle social en lui assurant un endettement indolore.</p><p class="article-text article-body__item">À elle, le poids économique et politique, à nous, la bonne conscience d’avoir maintenu ce « modèle ». François Hollande se rendant à Berlin au soir de son élection et renonçant à sa promesse de renégocier le traité budgétaire européen en est l’incarnation. À aucun moment, il n’aura cherché à défendre une industrie française qu’il considérait depuis toujours comme le reste baroque d’un passé révolu.</p>
<p>Succession de renoncements</p>
<p class="article-text article-body__item">Avant lui, Nicolas Sarkozy avait également renoncé. Notamment sur un point essentiel : cette Union pour la Méditerranée, qui devait permettre à la France de retisser le lien économique et culturel qu’elle a avec l’autre rive de la Méditerranée. Tuée dans l’œuf par Angela Merkel.</p><p class="article-text article-body__item">L’Europe est le projet d’une génération traumatisée par la guerre et qui croyait profondément que l’amitié franco-allemande nous prémunirait d’un nouveau cauchemar. Puis est venue la génération qui considérait que la France, trop petite dans un monde trop grand, allait trouver dans l’Union un levier d’Archimède. Les deux ont raison. À ceci près que ces objectifs ne seront pas atteints si les citoyens français nourrissent une colère contre un système qui les aura appauvris.</p><p class="article-text article-body__item">Et, contrairement à ce qu’ânonnent les adeptes de la pensée réflexe, pointer la façon dont l’Allemagne joue sa carte dans les domaines les plus divers – industrie, énergie, agriculture – ne revient pas à dédouaner la France, à « chercher des coupables extérieurs » mais bien à pointer les élites qui ont voulu, accepté, promu cet état de fait. Il est certain qu’il leur est plus facile de fustiger ces citoyens « assistés » ou « réfractaires au changement ».</p><p class="article-text article-body__item">Nous sommes à la croisée des chemins. Le PIB par habitant de la France était, en 1980, inférieur de 5 % à celui de l’Allemagne. Il l’est aujourd’hui de 13 %. La précédente présidentielle a porté au pouvoir un des représentants de ces élites qui considéraient qu’il fallait d’abord « faire des réformes », se montrer bon élève, pour pouvoir ensuite demander poliment si nous pouvions obtenir des contreparties. Et, comme de bien entendu, de contreparties, il n’y eut jamais.</p><p class="article-text article-body__item">Emmanuel Macron a visiblement appris, même s’il ne reconnaîtra jamais avoir fait fausse route. Qu’en sera-t-il des autres candidats à la présidentielle ? Arnaud Montebourg s’était fait, en son temps, traiter de germanophobe pour avoir osé défendre l’indépendance industrielle de la France. Sans parler de Jean-Luc Mélenchon… La meilleure façon, pour les élites françaises, d’éviter l’examen de conscience. Sur l’armement, sur le nucléaire, sur l’agriculture, Marianne a posé le débat. Qui se veut homme d’État devrait proposer des réponses précises plutôt que des postures.</p><p class="article-text article-body__item">A LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/politique/la-debacle-comment-la-france-sest-tiers-mondisee">La débâcle : comment la France s'est tiers-mondisée</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/289/le-modele-des-paradis-fiscaux-deviendrait-caduc</guid>
	<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 17:09:48 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/289/le-modele-des-paradis-fiscaux-deviendrait-caduc</link>
	<title><![CDATA[&quot;Le modèle des paradis fiscaux deviendrait caduc&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Marianne : Le Trésor américain a mis au menu de la rencontre du G20, une proposition visant à établir à l’échelle mondiale un taux d’imposition minimum sur les sociétés. Il a d’ores et déjà le soutien de la France, de l’Allemagne et du FMI. Le Covid-19 a-t-il tué la concurrence fiscale à l'œuvre depuis 40 ans ?</p><p class="article-text article-body__item">Gabriel Zucman : Bien plus que le Covid, c’est l’administration Biden qui pourrait bien tuer la concurrence fiscale internationale en appliquant une mesure de bon sens, celle que nous décrivions avec mon coauteur Emmanuel Saez dans Le Triomphe de l’injustice (Seuil, 2020) : la collecte du déficit fiscal des multinationales.</p><p>L’Europe a lancé le mouvement de concurrence fiscale internationale il y a 35 ans.</p><p class="article-text article-body__item">Une société américaine s'acquitte-t-elle d'un taux effectif de 5 % sur ses profits en Irlande ? Les États-Unis collecteraient les 16 % manquant pour arriver à 21 %. Si les autres pays se mettaient à policer leurs multinationales de la même façon, il n’y aurait plus aucun intérêt pour les entreprises à enregistrer leurs bénéfices dans les paradis fiscaux qui, logiquement, se mettraient donc à augmenter leurs propres taux. Une course au mieux-disant fiscal s’enclencherait.</p><p class="article-text article-body__item">Est-ce la fin des paradis fiscaux, et des stratégies d’optimisation agressives des multinationales, et notamment les GAFA ? Est-ce une possible nouvelle ressource pour les États afin de rembourser la dette Covid ?</p><p class="article-text article-body__item">L’enjeu n’est pas principalement budgétaire. Les taux d’intérêt sont faibles. La dette publique n’est pas un problème à l’heure actuelle. Il est plus profond que cela : il s’agit de réconcilier la mondialisation et la justice fiscale. Avec un accord international sur un impôt minimum élevé pour les profits des multinationales, le modèle développé par les paradis fiscaux deviendrait caduc. Une nouvelle forme de mondialisation débuterait.</p><p class="article-text article-body__item">Après <a href="https://www.marianne.net/economie/economie-europeenne/relance-ridiculisee-par-les-plans-biden-leurope-prend-un-retard-inquietant">un plan de relance géant</a> Joe Biden prend à nouveau l’Europe de court avec cette proposition fiscale, qui passe par une forte coordination. Cette stratégie vise-t-elle également à placer les États-Unis à la tête de « ses alliés européens », tant économiquement que sur la scène internationale ?</p><p class="article-text article-body__item">L’Europe a lancé le mouvement de concurrence fiscale internationale il y a 35 ans et s’est montrée incapable de le juguler. C’est un échec intellectuel et politique qu’il faut reconnaître et dont il faut tirer toutes les leçons. À commencer par mettre un terme à la règle de l’unanimité en matière fiscale, qui ne fonctionne pas : il y a urgence à en sortir, ce qui passe par une démocratisation des institutions européennes. Il n’y a aucune raison que le changement doive venir des États-Unis.</p>
<p>Professeur à l'université de Berkeley, l'économiste français Gabriel Zucman a été onseiller de l'aile gauche du Parti démocrate durant les primaires.<br />© AFP</p>
<p class="article-text article-body__item">À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/economie/paradis-fiscaux-les-entreprises-americaines-privent-la-france-de-6-milliards-d-euros-par">Paradis fiscaux : les entreprises américaines privent la France de 6 milliards d'euros par an</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/288/jadis-jetais-homme-de-gauche-intransigeant-aujourdhui</guid>
	<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 16:59:50 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/288/jadis-jetais-homme-de-gauche-intransigeant-aujourdhui</link>
	<title><![CDATA[Jadis, j&#039;étais homme de gauche intransigeant. Aujourd&#039;hui....]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Je suis pour :<br />- une réforme radicale des institutions et un retour au parlementarisme<br />- une stricte séparation des pouvoirs,<br />- la défense et l'extension du modèle social CNR 1945<br />- la mise en œuvre du préambule à la constitution qui demande la nationalisation des entreprises stratégiques ou ayant une  position de monopole (Autoroutes, télécommunications, eau, industries d'armement, etc.)<br />- pour la défense sans concession de la laïcité.<br />- la défense de la souveraineté nationale, la sortie de l'UE et de l'OTAN<br />- une politique de paix commençant par une union des nations souveraines d'Europe du Sud.<br />- et pas mal d'autres choses encore!</p>

<p>Mais je suis<br />- contre la légalisation de l'euthanasie (le suicide assisté est une expression aussi insensée qu'un cercle carré)<br />- contre la GPA<br />- contre la PMA pour toutes (limiter la PMA aux cas d'infertilité pathologique des couples)<br />- pas très emballé par le "mariage pour tous" (qui avait comme seule fonction de légitimer GPA et PMA pour toutes)<br />- contre l'intersectionnalité et les autres calembredaines de la même farine.<br />- contre le multiculturalisme et pour l'assimilation des immigrés qui veulent rester en France.</p>

<p>- Pour le retour à une école rigoureuse, fondée sur une sélection au mérite, une école qui apprend le français, les mathématiques, les langues anciennes, etc.. En gros abroger toutes les réformes depuis 1968 et repenser ce qu'on peut et doit faire pour reconstruire une école de l'exigence.</p>

<p>*Il y a quelques décennies, cela faisait de moi une homme de gauche intransigeant. Aujourd'hui la gauche (ou plutôt ce qu'il en reste, c'est-à-dire un gros quart des électeurs en majorité CSP++ est hostile à tout ce à quoi je crois) .</p>

<p><a href="https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Denis%20Collin"><br />Denis COLLIN</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/286/affaiblir-un-peu-plus-l%E2%80%99etat-et-la-france</guid>
	<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 16:54:21 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/286/affaiblir-un-peu-plus-l%E2%80%99etat-et-la-france</link>
	<title><![CDATA[Affaiblir un peu plus l’Etat et la France.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Affaiblir un peu plus l’Etat et la France.</p><p>Emmanuel Macron va annoncer la suppression de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) et s’offrir ainsi, à bon compte, l’image d’un « progressiste ».</p><p>Le Premier de Cordée en chef aura ainsi son moment « populiste » en faisant semblant de s’attaquer à une technocratie de plus en plus honnie par le peuple.<br />Pourtant, il est un pur produit de cette élite : énarque, banquier, néolibéral et européiste fanatique, culturellement plus Américain que Français et dont le modèle de société est celui de Margareth Thatcher et de Ronald Reagan.<br />Ce modèle, c’est celui d’une Nation désorganisée et d’un Etat incapable d’agir (comme chacun peut le voir avec la gestion calamiteuse de la crise de la COVID-19) ; c’est le modèle d’une société désorganisée et privée d'un Etat régulateur capable d'assurer la redistribution de la richesse produite et de contraindre les plus riches à participer au bien commun. C’est le modèle d’un monde régi par des instances supranationales – OMC, FMI, Union européenne, OTAN, traités de « libre-échange » - au détriment des institutions de la Nation.</p><p>Emmanuel Macron, qui aura accru les inégalités sociales plus que tout autre Président de la République, s’offre ainsi un ersatz de « justice sociale » en faisant mine de lutter contre une école qui n’ouvrirait pas assez ses portes aux jeunes Français les plus modestes.</p><p>Tout cela est bien évidemment faux et n’est que pure communication.</p><p>Le problème ce n'est pas l'ENA, mais l'enseignement qui y est prodigué depuis 30 ans : fanatiquement néolibéral, européiste jusqu’à l’absurde, atlantiste à l’excès et beaucoup trop en phase avec la finance internationale, les grandes banques et les multinationales, plutôt qu'avec les intérêts de la Nation et du peuple.<br />Je connais quelques énarques qui ont dû apprendre à mentir, apprendre par cœur la doxa du libéralisme économique pour réussir le concours, et passer trois ans à faire semblant d’être ce qu’ils ne sont pas. De véritables infiltrés.<br />Le problème de l’ENA, c’est également le manque d’expérience de vie dans la société de la plupart des candidats, dont très peu ont travaillé avant de rejoindre les bancs de cette institution.<br />Le problème de l’ENA, c’est également de donner trop de responsabilité à la sortie de l’école à des gens trop jeunes, même s’ils sont brillants. Arnaud Montebourg en a bien parlé dans son dernier ouvrage « L’Engagement » en comparant l’ENA et l’école militaire de Saint-Cyr : à la sortie de la première, on est immédiatement aux commandes et très haut gradé ; à la sortie de la seconde, on est sous-lieutenant et on se prépare à une lente mais nécessaire ascension des échelons, fruit de l’expérience. L’une donne immédiatement toutes les responsabilités et créé des princes, l’autre met en place l’apprentissage des responsabilités.</p><p>On ne va donc pas regretter cette ENA-là dont Macron est un produit chimiquement pur.<br />Et pourtant l’ENA a une belle histoire, bien que méconnue, et pourrait être réformée intelligemment dans l’intérêt de la France.</p><p>Une belle histoire ? L’ENA est une conséquence directe du programme des « Jours Heureux » du Conseil National de la Résistance (CNR) et un exemple d’union nationale tant elle est le produit de la France gaulliste et de la France communiste, la France de la résistance.<br />C’est le général de Gaulle, président du gouvernement provisoire de la République française, qui, en octobre 1945, crée par ordonnance l’Ecole Nationale d’Administration. Un beau nom qui invite à voir dans cette école - car la France est aussi héritière des institutions romaines - le début du Cursus Honorum.<br />Mais cette ordonnance est la conséquence du travail de la « Mission provisoire de réforme de l’administration » dont le responsable n’était autre que Maurice Thorez, vice-président du Conseil et surtout secrétaire général du Parti Communiste Français.</p><p>Je dis plus haut qu'on ne regrettera pas cette ENA-là. Et pourtant, si : quelles que soient ses dérives actuelles, on regrettera rapidement l’ENA, car ce qui, demain, remplacera cette grande école sera bien pire.<br />Emmanuel Macron suit à la lettre le programme dévoilé par un Denis Kessler, ex N°2 du MEDEF qui déclarait que l’objectif était de déconstruire tout ce que le CNR avait mis en place. Emmanuel Macron le fait déjà fort bien en cassant le code du travail, les logiques redistributives de l’assurance chômage ou en sabordant la retraite par répartition au profit de ses amis les grands financiers - Larry Fink, PDG de Black Rock, en premier lieu.<br />On verra la forme communicationnelle que cela prendra, mais le but est clair : dissocier encore plus la haute fonction publique des intérêts de la Nation, sûrement « l’ouvrir au monde » en incitant à des formations croisées en « MBA » anglo-saxons et autres formations qui ne produisent que des béni-oui-oui des « lois du marché ».<br />Emmanuel Macron nous vend du « progressisme », ce sera en fait une régression accélérée vers le 19e siècle et une société toujours plus fragmentée et dangereuse.</p><p>On aurait pu imaginer autre chose, une autre ENA, et c’est ce que nous proposons à <a href="https://m.facebook.com/rsouveraine/?refid=52&amp;__tn__=%2As-R">République souveraine</a> .<br />Modifier effectivement le recrutement, pour le rendre non pas plus « facilement accessible » - ce doit rester une école formant la future élite (au sens positif) de l’administration française – mais plus ouvert, et surtout rendre impératif le fait d’avoir eu des expériences de travail dans le monde réel avant de postuler.<br />Ensuite, appliquer le principe de Saint-Cyr : cursus honorum et passer les étapes au lieu d’être immédiatement aux manettes.<br />Alterner gestion de l’Etat et stages obligatoires dans les PME et TPE, sur les postes productifs des grandes entreprises publiques ou dans des associations d’intérêt public œuvrant auprès des Français les plus démunis.<br />Surtout, interdire le pantouflage, c’est-à-dire la possibilité pour un haut fonctionnaire d’aller travailler au service du privé (et surtout des banques et de la finance mondialisée, comme Emmanuel Macron) : quand on décide de servir la France et ses concitoyens, c’est un sacerdoce – imagine-t-on des officiers français allant servir comme mercenaires, puis revenir au sommet de l’armée française ? Non ! Il doit en aller de même avec le service civil de l’Etat.<br />Et enfin, modifier l’enseignement et le libérer du carcan du libéralisme économique et de la doxa de l’organisation supranationale du monde, en l’occurrence apprendre à défendre l’intérêt national, même s’il est hors de l’Union européenne ou d’une alliance atlantique dont on voit mal en quoi elle profite à la France.</p><p>Voilà ce que tout gouvernement soucieux de l’intérêt de la Nation et des Français devrait faire avec son école de la haute administration.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/285/radiographie-dune-pre-guerre-civile-en-france</guid>
	<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 15:06:46 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/285/radiographie-dune-pre-guerre-civile-en-france</link>
	<title><![CDATA[Radiographie d&#039;une pré-guerre civile en France]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Une situation de pré-guerre civile s’installe en France. Bien sûr, les politiques et les médias feignent, une fois de plus, de ne rien voir, rien entendre. Les militaires hauts gradés qui alertent sur la vulnérabilité de la nation et sur la détermination de l’ennemi intérieur sont priés de la boucler, par un pouvoir qui jure que "ça va mieux". Les policiers qui manifestent, ce mercredi, sonnent une même alarme. Elle ne semble pas devoir être entendue davantage. Pourtant, que disent-ils ? Qu’ils n’ont jamais vu un tel degré de haine et de violence contre les forces de l’ordre. Ce ne sont plus les CRS qui mènent les assauts, mais les casseurs qui veulent tuer du flic. A Nantes, où un policier a échappé de peu à un lynchage fatal, un officier de police assure que lors de chaque manifestation, les forces de sécurité doivent faire usage de 400 à 1000 "grenades de désenclavement", afin de briser les encerclements dont ils sont eux-mêmes les victimes. 350 policiers et gendarmes ont été blessés ces deux derniers mois, lors des protestations contre la loi travail. Alors que la France est prétendument en état d’urgence, le gouvernement se comporte comme s’il ne voulait pas mesurer les tensions qui s’avivent. Elles sont portées par l’extrême gauche et des syndicats qui, comme la CGT, se radicalisent. Dans Le Figaro du 12 mai, un spécialiste de l’ordre public remarquait aussi que les groupes politiques à la manœuvre phagocytaient désormais avec une facilité déconcertante les milieux étudiants mais aussi les jeunes venus des cités qui, jusqu’alors, n’apparaissaient qu’en fin de cortège pour "dépouiller". "Jamais nous n’avions vu une telle collusion assumée".</p><p><br />Ce qui se dévoile progressivement est ce que j’annonce dans La guerre civile qui vient (1) : la contestation violente du modèle de société occidentale, capitaliste et libérale. Le rejet est porté en commun par la gauche radicalisée et par l’islam politique, qui fait passer le musulman pour le nouveau damné de la terre. Cet islam révolutionnaire s’est déjà introduit dans de nombreux syndicats. Il apporte une force conquérante inédite et potentiellement brutale. Il s’est immiscé également dans les rangs de Nuit debout, à travers la défense de la cause palestinienne et le boycott d’Israël (mouvement BDS). Les convergences que cette mobilisation, fixée sur la place de la République à Paris, tente d’établir avec les cités entrent dans la perspective d’un front uni contre le pouvoir affaibli. C’est le gourou de Nuit debout, Frédéric Lordon, qui a assuré dernièrement : "Nous ne sommes pas là pour être amis avec tout le monde et nous n’apportons pas la paix. Nous n’avons aucun projet d’unanimité démocratique". Ce mercredi, la contre-manifestation organisée par le collectif "Urgence, notre police assassine" a été annulée par la préfecture. Amal Bentounsi, sa fondatrice, s’en insurge : "Les violences policières ne viennent pas d’être inventées. Les quartiers ont servi de laboratoire à ce qui est étendu aux manifestants aujourd’hui". La guerre civile est déjà dans les esprits des islamo-gauchistes et de leurs collaborateurs, qui se disent en légitime défense face à la police criminelle. Cette même police est applaudie par une majorité de Français, pour sa vaillance lors des derniers attentats islamistes.</p><p><br />(1) Editions Pierre-Guillaume de Roux</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/277/les-europeens-se-droitisent-la-gauche-se-suicide-lentement</guid>
	<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 15:55:20 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/277/les-europeens-se-droitisent-la-gauche-se-suicide-lentement</link>
	<title><![CDATA[&quot;Les Européens se droitisent, la gauche se suicide lentement&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">C’est un résultat trop peu analysé qui en dit pourtant long sur notre situation politique et idéologique. Dans les quatre grands pays d’Europe sondés par le CEVIPOF [Centre de recherches politiques de Sciences Po] pour son Baromètre de la confiance politique en février (France, Allemagne, Italie et Royaume-Uni), 27% des citoyens seulement se classent à gauche ou à l’extrême gauche. Soyons précis : 24% en France - niveau le plus bas -, 26% en Allemagne, 25% au Royaume Uni et 31% en Italie, petite oasis dans cette grande désolation.</p><p class="article-text article-body__item">Un quart donc des citoyens de ces pays s'auto-positionnent à gauche (22%) et à l'extrême gauche (5%). Contre 20% pour le seul « centre », (jusqu’à 29% en Allemagne, puissance dominante), et surtout 33% pour la seule droite, auxquels il faut bien ajouter les 6% à l’extrême droite (14% ne se classant pas).</p><p class="article-text article-body__item">On peut combiner ces chiffres comme on voudra, le résultat est le même : cette Europe-là penche nettement à droite. D’ailleurs, les gauches partisanes y sont désormais partout des forces minoritaires, d’opposition ou d’appoint : <a href="https://www.marianne.net/monde/boudes-des-classes-populaires-dechires-par-les-luttes-internes-les-travaillistes-anglais">le parti travailliste</a> a subi une lourde défaite aux législatives, fin 2019, face à Boris Johnson. Le Parti démocrate italien est noyé dans une vaste coalition, qui va jusqu’à la Lega de Salvini ! Le SPD est membre minoritaire d’une coalition de centre-droit en Allemagne : pas sûr qu’il le soit encore en septembre prochain, après les législatives fédérales.</p><p class="article-text article-body__item"><a href="https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/divisions-et-polemiques-la-gauche-folle">Quant à la France</a>, la gauche y arbitrera sans doute le deuxième tour de la présidentielle l’an prochain, entre Marine Le Pen et un candidat du centre ou de la droite. Dans la douleur assurément… Mais avec un quart des électeurs, concentrés chez les « CSP + » et dans les métropoles, (d’où un résultat flatteur aux municipales), peut-on espérer autre chose ?</p>
<p>La gauche de l'insécurité identitaire</p>
<p class="article-text article-body__item">D’où vient un tel déclin historique ? De deux causes simples, aveuglantes même, au point qu’on ne les voit pas, qui surplombent les forces et faiblesses de ses leaders successifs : la gauche n’est plus le parti de la sécurité économique et sociale alors qu’elle devient, dans le même temps, celui de l’insécurité identitaire.</p><p class="article-text article-body__item">La vieille social-démocratie et ses compromis entre syndicats et patronat ont muté, en soutenant les traités de l’Union européenne, en variant « social-libéral », adapteur compréhensif des attentes des « marchés ». C’est Gerhard Schröder en Allemagne et Matteo Renzi en Italie qui ont imposé diverses formules de « mini-jobs » sous-payés, et c’est François Hollande en France qui a diminué le niveau de vie des classes populaires et moyennes avec « l’austérité fiscale ».</p><p class="article-text article-body__item">Ce sont les héritiers des social-démocraties qui ont ainsi imposé aux peuples - au sens social -, souvent à l’inverse de leurs promesses électorales, le modèle européen des « réformes structurelles » : augmenter la précarité pour faire reculer le chômage dans la concurrence libre et non faussée de la globalisation, tout en équilibrant les comptes publics, à rebours de leur keynésianisme historique.</p>
<p>Mort de la social-démocratie</p>
<p class="article-text article-body__item">La social-démocratie européenne en est morte : son nom était lié à l’augmentation - au moins à la défense - des protections des salariés face aux brutalités du capitalisme ; il l’est désormais à l’adaptation aux marchés et à la gestion comptable de services publics déclassés, au nom d’un internationalisme réduit à une improbable Europe post-nationale.</p><p class="article-text article-body__item">Effet pervers parmi d’autres : à ne plus peser sur la « répartition de la valeur ajoutée » (pardon pour ce vocabulaire ringard), la gauche s’est perdue, en France notamment, dans les méandres de la redistribution, suscitant au passage allergie fiscale et ressentiment contre « l’assistanat », sapant ainsi un de ses héritages les plus notables.</p><p>Une critique déstabilisante de ce qui dépend le moins de chaque personne : pays d’origine, langue maternelle, couleur de peau</p><p class="article-text article-body__item">Pour surmonter cet échec, la gauche partisane a cru bon de changer de « mythe mobilisateur » : du socialisme moribond, on est passé à l’écologisme, afin de « sauver la planète » (comme on voulait changer le monde) en luttant contre le réchauffement climatique, comme on luttait hier contre « mon ennemi la finance ».</p><p class="article-text article-body__item">Mais cet écologisme ne remet pas en cause le schéma néolibéral : imposer aux peuples de s’appauvrir, sans trop se soucier de leur avis, au nom d’une obligation morale transcendante transformée en contraintes juridiques, hier la dette, aujourd’hui le climat. Car éloge de la décroissance ou critique de la consommation, il s’agit toujours de réduire les niveaux de vie par des changements brutaux de modes de vie, sans se demander au passage comment on pourra financer une protection sociale digne de ce nom…</p>
<p>Guerre aux identités structurantes</p>
<p class="article-text article-body__item">Et puisque les gauches ne défendent plus de facto le salariat - ce collectif - contre le capitalisme, elles se sont tournées en même temps vers l’émancipation des individus de leurs dominations « systémiques ». Avec une radicalité dont on constate presque chaque semaine en France, au fil de déclarations ou de pratiques militantes, les ridicules ou les dangers.</p><p class="article-text article-body__item">Ce sont au fond les identités personnelles et collectives structurantes qui sont ici conçues comme oppressives, au lieu de reconnaître leur caractère constitutif de l’humanité et de les faire évoluer dans un sens plus égalitaire : la nation est forcément xénophobe, le genre un enfermement, et la race, un stigmate tellement renversé qu’on réhabilite le terme qu’on voulait déconstruire. Et ce dans une critique déstabilisante de ce qui dépend le moins de chaque personne – pays d’origine, langue maternelle, couleur de peau, sexe.</p><p>Le migrant transgenre pourrait-il bien être le nouveau prolétaire de cette internationale d’une humanité dégenrée</p><p class="article-text article-body__item">Ainsi le migrant transgenre pourrait-il bien être le nouveau prolétaire de cette internationale d’une humanité dégenrée : l’essentiel est que l’individu n’ait point d’attaches et qu’il subvertisse toutes les appartenances à partir duquel il peut construire sa propre identité, quitte à en jouer. Rien que de très logique à ce que ce discours un peu obsessionnel ne résiste guère, voire encourage, les réactions identitaires les plus figées dans un âge d’or fantasmé.</p><p class="article-text article-body__item">Au lieu de promouvoir une identité composée et évolutive, « déconstruisons toutes les identités ! », semble nous dire la gauche actuelle. Et l’on comprend que les saillies anecdotiques de quelques maires écologistes sur les <a href="https://www.marianne.net/politique/sus-aux-sapins-le-maire-de-bordeaux-ne-veut-plus-d-arbre-mort-illumine-pour-noel">sapins de Noël</a> ou le Tour de France, révèlent en fait la convergence de l’écologisme comme nouvelle religion et du gauchisme culturel comme son nouveau sermon.</p>
<p>Alliance ratée du populaire et du régalien</p>
<p class="article-text article-body__item">Au fond, les gauches prennent le chemin très exactement inverse de celui que leur conseille Régis Debray : réaliser l’alliance du populaire et du régalien. Elles n’entendent plus les attentes populaires par leur discours économique, leur ignorance de la question majeure de l’insécurité, par le tabou puissant qui recouvre toute question sur les capacités actuelles d’intégration de notre pays, tout en les insécurisant par leur rejet du régalien, cet État perçu comme l’instrument des dominations des minorités. Il n’est pas étonnant qu’elles ne trouvent plus leurs électeurs que chez les derniers nostalgiques et les métropolitains diplômés, qui redoutent que le climat ne leur tombe sur la tête.</p><p class="article-text article-body__item">Écologie électorale et gauchisme culturel achèvent ainsi de réduire la gauche à un ghetto politique, sociologique et idéologique : la minorité qui défend les minorités contre une majorité grandissante, et qui dénonce l’extrême droite à la première critique. Les droites, dont l’extrême justement, ne pouvaient rêver mieux et le grand capital dort tranquille depuis longtemps. Mais la République sociale, elle, est orpheline, avec son école publique laïque, obligatoire et gratuite, sa sécu, ses congés payés et ses libertés publiques – son universalisme et même son antiracisme : ce bilan plus qu’honorable, il faut bien le déposer, puisqu’il n’y a plus d’héritiers pour le faire fructifier.</p><p class="article-text article-body__item">A LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/les-mediologues/le-mouvement-woke-derniere-croisade-et-si-on-arretait-enfin-de-rendre-le-monde-meilleur">"Le mouvement woke, dernière croisade : et si on arrêtait enfin de rendre le monde meilleur ?"</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/276/le-regroupement-familial-a-eu-pour-effet-d%E2%80%99installer-la-charia-en-france</guid>
	<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 14:05:30 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/276/le-regroupement-familial-a-eu-pour-effet-d%E2%80%99installer-la-charia-en-france</link>
	<title><![CDATA[Le regroupement familial a eu pour effet d’installer la charia en France.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>En islam le mariage endogamique est une obligation pour les femmes. Les hommes seuls, issus de l’immigration musulmane, peuvent se marier avec des non-musulmanes à condition que les enfants nés de cette union soient musulmans et aient un prénom arabe.</p>
 
<p>L’assimilation en France est construite sur 3 axes :</p>

<p>L’éducation républicaine et laïque via l’école publique.<br />L’imprégnation culturelle au contact de la population majoritaire et historique du pays.<br />Le métissage.<br />L’école républicaine et laïque recule devant la pression communautariste, elle adapte ses programmes d’histoire afin de flatter l’identité musulmane et culpabilise la France et son histoire. Il y a évidemment le phénomène du « Pas de vagues » mais les programmes d’histoire ont été retouchés pour des raisons apologétiques.</p>
 
<p>Une amie professeur d’histoire résumait le problème ainsi :</p>

<p>« La place de l’islam dans les programmes scolaires, s’est renforcée au cours des 3 dernières décennies quand l’histoire du fait religieux juif reste anecdotique (2-3h en 6ème) et celui du fait religieux chrétien a quasiment disparu (2h en fin d’année souvent sacrifié par le prof qui ne peut achever le programme) puisque l’histoire de Jésus est survolée d’une façon absolument scandaleuse. Certains tempèrent en répondant que l’on évoque la Chrétienté médiévale, les cathédrales…</p>

<p>Encore heureux qu’on parle du fond millénaire de notre civilisation européenne, mais quelle peut en être la compréhension pour les élèves si on n’en connaît pas la source historique et théologique : l’histoire juive, l’histoire des premiers chrétiens (étroitement liée à l’histoire de la Judée romaine…)</p>

<p>Il faut quasiment tout le 1er trimestre pour traiter de l’islam (habilement mélangé dans un deuxième temps d’étude avec les Carolingiens etc. !) qui est étudié sous toutes les coutures (religion, civilisation, confrontation avec la Chrétienté mais attention il est explicitement demandé dans les instructions officielles d’insister sur les échanges positifs avec bien sûr le mythe al-Andalus – les méchants croisés attaquent les musulmans tranquilles « chez eux » à Jérusalem et cette provocation est très mal vécue par l’islam…) ».</p>

<p>L’imprégnation culturelle est un vœu pieu car de moins en moins de jeunes de culture musulmane se sentent proches de la culture des Français, d’autant plus que la politique d’assimilation a été abandonnée sous les coups de boutoir de SOS racisme, du HCI durant la période d’influence de Wievorka apôtre du multiculturalisme, mais aussi de Roger Fauroux auteur du livre «  Nous sommes tous des immigrés » où il conseille aux Français de s’arabiser afin de lutter contre le vieillissement biologique de notre société et est persuadé que l’islam causera moins de tourments à la France que l’église catholique en son temps!</p>

<p>De plus cette immigration de peuplement s’accompagne d’une politique de logement où l’on encourage des concentrations communautaires où des modes de vie issus des pays d’origine se reproduisent dans une certaine forme de consanguinité culturelle.</p>

<p>Le métissage est en échec et n’existe pas ou de façon très exceptionnelle ; l’endogamie imposée aux femmes musulmanes interdit le métissage. Michele Tribalat a établi que l’endogamie musulmane était massive dans l’enquête « Trajectoires et Origines » de l’INED en 2008-2009 :</p>

<p>La proportion de mariages conclus avec un conjoint musulman parmi les musulmanes de 18 à 50 ans nées en France ou venues en France avant l’âge de 16 ans, s’élève à 91%. Les conjoints sont trouvés dans les familles immigrées en France ou de plus en plus souvent au pays d’origine.</p>

<p>L’obligation pour une musulmane de se marier à un musulman est une obligation issue de la charia et est le mur porteur de l’islam.</p>

<p>L’abandon du modèle d’assimilation a eu une conséquence importante, l’intensification de l’immigration puisque l’objectif de l’assimilation était un obstacle qui permettait de sélectionner les minorités aptes à s’assimiler. Ceux qui ne s’assimilaient pas, repartaient vers leurs pays d’origine. C’est cette exigence qui fit le succès du creuset républicain, respect du mode de vie français et de ses lois.</p>

<p>Sur 3,5 millions d’Italiens arrivés entre 1870 et 1940, 1,2 millions ont fait souche en France. Aujourd’hui c’est le contraire, ceux qui arrivent et refusent de s’assimiler restent et intimident ceux qui s’assimilent et les accusent de « faire leur Français », d’être des « harkis », des « bougnoules de service », des « bounty » !</p>

<p>Cela va jusqu’à faire fuir les Français de souche ou de branche de longue date des quartiers et villes où ils vivaient.</p>

<p>Les fameux « ghettos » sont d’abord le résultat de deux phénomènes : une immigration de masse rendant impossible à dessein toute assimilation, et la transposition de mœurs exogènes peu habitués dans leurs pays d’origine à l’altérité sauf dans la soumission.</p>

<p>On demande aux Français de devenir étrangers dans leurs propres quartiers, leurs propres villes, leurs départements comme en Seine Saint Denis. Pour en arriver là, il a fallu faire l’éloge de la diversité comme un enrichissement et criminaliser l’identité française comme étant un nazisme qui ne dit pas son nom.</p>

<p>On est passé par plusieurs stades : on a d’abord ringardisé le Français moyen, comme un Dupont Lajoie beauf réac et raciste pour dissuader quiconque de s’investir dans un processus d’assimilation.</p>

<p>La mise en valeur de la culture de l’autre s’est traduite par une régression, en 1993, 71% des jeunes d’origine maghrébine se sentaient plus proches du mode de vie et de culture des Français que du mode de vie de leur famille, 10 ans plus tard, le pourcentage tombe à 45%.</p>

<p>Parallèlement, en 1993, 35% des jeunes admettent que tout le monde parle Français à la maison, en 2003, ce chiffre tombe à 29%. Donc dans 71% des familles, on parle arabe à la maison.</p>

<p>De même l’endogamie ethnique est un frein à l’assimilation et souvent elle est brisée par la conversion à l’islam de jeunes d’origine européenne qui montrent ainsi patte blanche pour pouvoir se marier avec un ou une personne d’origine maghrébine et musulmane.</p>

<p>Parler de métissage d’une nation, quand on entretient le repli sur soi au nom de la mise en valeur de la culture de l’autre qui crée des désastres dans les pays d’origine et criminaliser l’identité d’un peuple et d’une nation deux fois millénaires qui a tant apporté au monde, est une folie suicidaire commise au nom du progrès, de l’antiracisme et des droits de l’homme.</p>

<p><a href="https://www.causeur.fr/author/David%20duquesne">David DUQUESNE</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/275/avec-la-pandemie-la-democratie-en-sante-fragilisee-%E2%80%93-liberation</guid>
	<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 10:11:40 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/275/avec-la-pandemie-la-democratie-en-sante-fragilisee-%E2%80%93-liberation</link>
	<title><![CDATA[Avec la pandémie, la démocratie en santé fragilisée – Libération]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Voici d&eacute;j&agrave; pr&egrave;s d&rsquo;un an, le 15 avril 2020, la Conf&eacute;rence nationale de sant&eacute; (CNS) appelait instamment les pouvoirs publics &agrave; faire, enfin, le pari de la d&eacute;mocratie en sant&eacute;. Le constat &eacute;tait alors, il est vrai, particuli&egrave;rement s&eacute;v&egrave;re. Si, dans l&rsquo;urgence, le gouvernement s&rsquo;est appuy&eacute; sur des comit&eacute;s d&rsquo;experts scientifiques pour prendre des d&eacute;cisions concernant la gestion de la crise sanitaire, la &laquo;soci&eacute;t&eacute;&raquo; a &eacute;t&eacute; oubli&eacute;e.</p><p>Les instances de d&eacute;mocratie en sant&eacute; rassemblent les diff&eacute;rentes composantes de la soci&eacute;t&eacute; civile organis&eacute;e en mati&egrave;re de sant&eacute; dans une dynamique de dialogue et de concertation. Elles n&rsquo;ont pas ou peu &eacute;t&eacute; impliqu&eacute;es. Dans les &eacute;tablissements sanitaires et m&eacute;dico-sociaux, les repr&eacute;sentants des usagers du syst&egrave;me de sant&eacute; ont &eacute;t&eacute;, eux aussi, bien souvent oubli&eacute;s. La Commission nationale consultative des droits de l&rsquo;homme, le Conseil &eacute;conomique social et environnemental et la CNS, en concertation avec le Conseil scientifique, se sont mobilis&eacute;s pour proposer au gouvernement la cr&eacute;ation d&rsquo;un comit&eacute; de liaison. Ce comit&eacute; aurait eu pour vocation de mobiliser la soci&eacute;t&eacute; civile et de d&eacute;ployer une dynamique de participation citoyenne. Le comit&eacute; de liaison aurait pu r&eacute;pondre aux enjeux majeurs que constituent l&rsquo;adh&eacute;sion de la population aux mesures de lutte contre la pand&eacute;mie, la mobilisation de l&rsquo;expertise sociale des organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile au plus pr&egrave;s des populations vuln&eacute;rables, ou encore l&rsquo;adaptation des mesures aux contextes locaux.</p><p>Il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; donn&eacute; suite &agrave; cette proposition, m&ecirc;me si quelques initiatives en faveur de la d&eacute;mocratie en sant&eacute; ont &eacute;t&eacute; prises &ndash; comme la mise en place en janvier 2021 d&rsquo;un collectif citoyen sur la vaccination. Pour tirer les le&ccedil;ons de cette crise afin d&rsquo;accompagner et adapter les mesures de lutte contre la pand&eacute;mie, trois pistes de r&eacute;flexion semblent pouvoir &eacute;clairer la fragilit&eacute; de la d&eacute;mocratie en sant&eacute;.</p><p>Posture paternaliste privil&eacute;gi&eacute;e</p><p>On a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; faire une lecture biom&eacute;dicale de la pand&eacute;mie, plut&ocirc;t qu&rsquo;une lecture sociale ou politique. Le simple fait d&rsquo;&ecirc;tre en vie est d&egrave;s lors plus important que le riche accomplissement d&rsquo;une vie. Didier Fassin parle sur ce point de la pr&eacute;&eacute;minence de la valeur de la vie humaine comme fait &laquo;physique et biologique&raquo; sur la valeur de la vie humaine comme fait &laquo;social et politique&raquo;.</p><p>Le choix d&rsquo;appliquer une grille de lecture biom&eacute;dicale limite notre capacit&eacute; &agrave; appr&eacute;hender la pand&eacute;mie du Covid-19 et la gestion de la crise dans leurs dimensions sociales, dans leurs v&eacute;cus par chacun et dans leurs cons&eacute;quences in&eacute;gales ou injustes selon la position des personnes. Les mesures d&rsquo;interdiction des visites aux personnes &acirc;g&eacute;es en Ehpad en sont une illustration de cette grille de lecture.</p><p>Dans la r&eacute;ponse &agrave; la pand&eacute;mie, c&rsquo;est une posture injonctive et paternaliste de la sant&eacute; publique qui a &eacute;t&eacute; privil&eacute;gi&eacute;e, aux d&eacute;pens des droits des personnes et de leurs autonomies. Cette posture se concr&eacute;tise souvent par des interventions qui m&ecirc;lent la culpabilisation d&rsquo;un public cible et la prise de mesures contraignantes.</p><p>Voici plus de vingt ans, Jonathan Mann, en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la pand&eacute;mie mondiale de sida, soulignait le caract&egrave;re indissociable des pratiques de sant&eacute; publique et de l&rsquo;action pour la d&eacute;fense des droits de la personne. La sant&eacute; publique visant &laquo;par d&eacute;finition&raquo; le bien de la population, il peut &ecirc;tre en effet &laquo;tentant&raquo; de restreindre la libert&eacute; d&rsquo;action d&rsquo;une personne en le justifiant par la recherche de son bien-&ecirc;tre. Certains auteurs ont utilis&eacute; le terme de &laquo;paternalisme&raquo; pour caract&eacute;riser ces situations.</p><p>A lire aussi</p><p>Il ne s&rsquo;agit pas ici d&rsquo;opposer les droits de la personne et la protection de la collectivit&eacute;. Dans certaines situations, les atteintes aux droits et libert&eacute;s par l&rsquo;Etat peuvent, bien s&ucirc;r, &ecirc;tre justifi&eacute;es &agrave; condition, toutefois, d&rsquo;&ecirc;tre ad&eacute;quates, n&eacute;cessaires et proportionn&eacute;es. Mais, face &agrave; la multiplication des injonctions faites aux personnes quant aux bons comportements &agrave; observer conduisant &agrave; une forme de gouvernance de la vie, il para&icirc;t essentiel de plaider en faveur de d&eacute;marches permettant de renforcer la capacit&eacute; d&rsquo;agir et l&rsquo;autonomie des personnes et des collectifs.</p><p>Levier d&rsquo;une solidarit&eacute; renforc&eacute;e</p><p>La d&eacute;mocratie en sant&eacute; permet d&rsquo;associer l&rsquo;ensemble des acteurs du syst&egrave;me de sant&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration et &agrave; la mise en &oelig;uvre de la politique de sant&eacute;. Ces acteurs d&eacute;tiennent une expertise d&rsquo;usage vis-&agrave;-vis des mesures envisag&eacute;es ou mises en &oelig;uvre dans le cadre des politiques de sant&eacute;. Une d&eacute;mocratie en sant&eacute; mobilis&eacute;e, aux diff&eacute;rents niveaux territoriaux, est la garante d&rsquo;une capacit&eacute; d&rsquo;action aux niveaux individuel et populationnel. Elle est le levier d&rsquo;un &laquo;agir ensemble&raquo; et d&rsquo;une solidarit&eacute; renforc&eacute;e. Elle est la condition indispensable de d&eacute;cisions efficaces, efficientes et &eacute;thiques, y compris (et peut &ecirc;tre plus encore) en situation de crise sanitaire.</p><p>A lire aussi</p><p>Les dynamiques qui irriguent notre d&eacute;mocratie dans le champ de la sant&eacute; sont plurielles : repr&eacute;sentation parlementaire, &eacute;lus des collectivit&eacute;s territoriales, soci&eacute;t&eacute; civile organis&eacute;e (CNS, etc.), partenaires sociaux, participation citoyenne. Elles pr&eacute;sentent, chacune, leur propre l&eacute;gitimit&eacute; et plus-value. Cette pluralit&eacute; peut &ecirc;tre positive &agrave; condition toutefois que ces dynamiques ne soient pas mises en concurrence entre elles et que le recours &agrave; ces dynamiques ne soit pas facultatif. Ainsi, le dispositif du &laquo;collectif citoyen sur vaccination&raquo; doit pouvoir &ecirc;tre articul&eacute; en compl&eacute;mentarit&eacute; des autres dispositifs existants et non pas se substituer &agrave; ceux-ci.</p><p>Valeurs d&eacute;mocratiques et principes &eacute;thiques me semblent indissociables. Les trois pistes de r&eacute;flexion propos&eacute;es ici &agrave; la sagacit&eacute; du lecteur me semblent illustrer, &agrave; leur mani&egrave;re, les trois dimensions de la d&eacute;finition de Paul Ric&oelig;ur d&rsquo;une vis&eacute;e &eacute;thique : &laquo;une vie bonne&raquo;, &laquo;pour et avec autrui&raquo;, &laquo;dans des institutions justes&raquo;.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/273/agnes-callamard-%C2%ABla-pandemie-du-covid-est-un-test-pour-les-droits-humains%C2%BB</guid>
	<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 09:21:18 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/273/agnes-callamard-%C2%ABla-pandemie-du-covid-est-un-test-pour-les-droits-humains%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[Agnès Callamard: «La pandémie du covid est un test pour les droits humains»]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; notamment rapporteuse sp&eacute;ciale de l&rsquo;ONU sur les ex&eacute;cutions extrajudiciaires, Agn&egrave;s Callamard vient de prendre la t&ecirc;te d&rsquo;Amnesty International (AI). Elle &eacute;voque ici le rapport annuel que publie ce mercredi l&rsquo;organisation, et appelle &agrave; une &laquo;r&eacute;ponse vigoureuse&raquo; face aux p&eacute;rils provoqu&eacute;s par un monde en transformation.</p><p>Le 23 mars 2021: <a href="https://www.letemps.ch/monde/rapporteuse-speciale-lonu-agnes-callamard-menacee-mort-un-haut-responsable-saoudien">La rapporteuse sp&eacute;ciale de l&rsquo;ONU Agn&egrave;s Callamard menac&eacute;e de mort par un haut responsable saoudien</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/271/la-gauche-du-xxeme-siecle-et-le-debat-entre-reforme-et-revolution</guid>
	<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 07:30:48 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/271/la-gauche-du-xxeme-siecle-et-le-debat-entre-reforme-et-revolution</link>
	<title><![CDATA[La gauche du XXème siècle et le débat entre Réforme et Révolution.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Il y avait un d&eacute;bat entre des gens qui avaient &agrave; peu pr&egrave;s en t&ecirc;te un m&ecirc;me mod&egrave;le &laquo; socialiste &raquo; d&rsquo;&eacute;mancipation politique, &eacute;conomique, culturelle de la classe ouvri&egrave;re et des cat&eacute;gories populaires.</p><p>Les uns disant qu&rsquo;on pouvait y parvenir par des r&eacute;formes graduelles en participant aux institutions telles qu&rsquo;elles &eacute;taient,&nbsp;et les autres disant qu&rsquo;il fallait pour y parvenir faire une r&eacute;volution, et que la participation aux institutions ne suffisait pas, et pouvait &ecirc;tre m&ecirc;me, parfois, contre-productive. Certains courants de la gauche expliquaient alors que l&rsquo;union entre les uns et les autres pour constituer une majorit&eacute; politique, correspondant &agrave; la majorit&eacute; sociologique du pays, permettrait une avanc&eacute;e pour aller dans le sens de cette perspective &laquo; socialiste &raquo; qui leur &eacute;tait commune.</p><p>Nous sommes maintenant fort loin du XXe si&egrave;cle, et il n&rsquo;y a plus aucun consensus entre les h&eacute;ritiers de ces forces en termes d&rsquo;appareil, m&ecirc;me si elles portent des noms qui sont rest&eacute;s les m&ecirc;mes.</p><p>Pierre Moscovici, qui repr&eacute;sente bien ce qu&rsquo;est devenu la pens&eacute;e dominante chez les responsables du Parti socialiste, pour prendre son exemple, n&rsquo;a aucune intention d&rsquo;aller vers la moindre &eacute;mancipation des travailleurs, il est m&ecirc;me un combattant de premi&egrave;re ligne contre l&rsquo;id&eacute;e m&ecirc;me qu&rsquo;&agrave; travers des &eacute;lections dans le cadre de la Nation une majorit&eacute; puisse d&eacute;cider du destin commun, puisqu&rsquo;il veut le pouvoir &agrave; la Commission europ&eacute;enne non &eacute;lue.&nbsp;il l&rsquo;a expliqu&eacute; &agrave; plusieurs peuples europ&eacute;ens : ce sont les trait&eacute;s qui d&eacute;cident de la politique et non les &eacute;lections nationales.</p><p>Donc il souhaite que les multinationales, &agrave; travers les divers processus de la globalisation financi&egrave;re d&eacute;cident, et que le fait d&rsquo;&ecirc;tre &laquo; de gauche &raquo; se manifeste par le fait qu&rsquo;il souhaite que ce soit fait avec une certaine dimension sociale, dont Fran&ccedil;ois Hollande, Emmanuel Macron et Manuel Valls ont montr&eacute;, &agrave; travers la r&eacute;forme du Droit du travail op&eacute;r&eacute;e par la loi El Khomri, quelle elle &eacute;tait.&nbsp;Cela n&rsquo;a pas grand-chose &agrave; voir avec l&rsquo;utopie &laquo; socialiste &raquo; qui structurait la gauche du XXe si&egrave;cle.</p><p>Les &eacute;cologistes, r&eacute;cemment promus comme une force de la &laquo; gauche &raquo;, consid&egrave;rent que ce qui compte c&rsquo;est la mise en place de dispositifs punitifs pour que les travailleurs fran&ccedil;ais&nbsp;&nbsp;consomment moins d&rsquo;&eacute;nergie, ce qui ferait du bien &agrave; l&rsquo;avenir de la plan&egrave;te. Ils souhaitent aussi pour bon nombre d&rsquo;entre eux comme l&rsquo;a expliqu&eacute; l&rsquo;ancien ministre Yves Cochet, qu&rsquo;ils arr&ecirc;tent de faire des enfants, pour faire place &agrave; tous les immigr&eacute;s qui veulent s&rsquo;installer ici et qui y ont un plein droit, pour que nous expiions notre p&eacute;ch&eacute; colonial. C&rsquo;est un point de vue, mais s&rsquo;il n&rsquo;est pas contradictoire &agrave; celui expos&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment, il n&rsquo;a pas grand-chose &agrave; voir avec l&rsquo;utopie &laquo; socialiste &raquo; qui structurait la gauche du XXe si&egrave;cle.</p><p>La France insoumise qui reprend le flambeau de la gauche de la gauche, que tenait jadis le courant communiste, consid&egrave;re que la fa&ccedil;on dont aujourd&rsquo;hui s&rsquo;exprime la lutte des classes, c&rsquo;est la d&eacute;fense de l&rsquo;islam, &laquo; religion les opprim&eacute;s &raquo; et que la lutte contre &laquo; l&rsquo;islamophobie &raquo;, aux c&ocirc;t&eacute;s des Fr&egrave;res musulmans par exemple, serait la traduction de la lutte des classes. &Ccedil;a n&rsquo;est pas totalement contradictoire au pr&eacute;c&eacute;dent, mais cela n&rsquo;a pas grand-chose &agrave; voir avec l&rsquo;utopie &laquo; socialiste &raquo; qui structurait la gauche du XXe si&egrave;cle.</p><p>L&rsquo;h&eacute;ritier du courant trotskyste, lui, va plus loin, en consid&eacute;rant qu&rsquo;il faut prendre toute la dimension strat&eacute;gique du fait que l&rsquo;islamisme, dont nous voyons l&rsquo;action arm&eacute;e, comparable &agrave; une forme de gu&eacute;rilla, &agrave; travers les attentats qui sont faits en Occident, est l&rsquo;expression moderne de l&rsquo;anti-imp&eacute;rialisme, qui avait guid&eacute; le mouvement socialiste au XXe si&egrave;cle.</p><p>Au XXe si&egrave;cle, pour prendre l&rsquo;exemple de la fin des ann&eacute;es 1970, la gauche &eacute;tait &eacute;lectoralement majoritaire au premier tour entre 50 et 52,5 % des voix, et c&rsquo;est &agrave; la suite du d&eacute;saccord entre ses deux grandes composantes, qu&rsquo;au second tour les reports s&rsquo;op&eacute;rant mal, c&rsquo;&eacute;tait la droite qui gagnait l&rsquo;&eacute;lection.</p><p>On comprend tout l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la bataille pour l&rsquo;unit&eacute; entre ces composantes, qui discutaient de savoir quelle &eacute;tait la bonne fa&ccedil;on pour arriver &agrave; un but qu&rsquo;elles d&eacute;finissaient de mani&egrave;re plus ou moins sinc&egrave;re, comme quelque chose d&rsquo;assez proche, puisque cela produisait une majorit&eacute; politique qui aurait permis que ce soit au pouvoir que se d&eacute;roule ce d&eacute;bat au sein de &laquo; la gauche &raquo;, repr&eacute;sentant la majorit&eacute; sociologique et politique du pays. Mais aujourd&rsquo;hui, si l&rsquo;on regarde les projections, lorsqu&rsquo;on interroge les gens pour savoir si il se sentent de droite, de gauche ou d&rsquo;une autre opinion, on se rend compte que c&rsquo;est entre 13 % et 26 % que se situe la part de la population qui se sent &agrave; gauche, celle-ci comprise comme les opinions qui vont de l&rsquo;extr&ecirc;me gauche dure, jusqu&rsquo;&agrave; la droite du Parti socialiste ...</p><p>On voit donc que l&rsquo;id&eacute;e de l&rsquo;unit&eacute; de la gauche, d&rsquo;une part, ne correspond pas &agrave; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un projet commun, d&rsquo;autre part l&rsquo;id&eacute;e de l&rsquo;unit&eacute; de la gauche ne correspond pas plus &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de rassembler une majorit&eacute; sociologique, puisqu&rsquo;aucun des courants de la gauche ne se r&eacute;clame plus aujourd&rsquo;hui d&rsquo;un groupe sociologique (comme la Classe ouvri&egrave;re par exemple), mais d&rsquo;un groupe qu&rsquo;il d&eacute;finit &agrave; partir d&rsquo;autres crit&egrave;res, et enfin cette id&eacute;e l&rsquo;unit&eacute; de la gauche ne correspond plus, non plus, &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de faire une majorit&eacute; &eacute;lectorale, puisque tous rassembl&eacute;s, ils ne repr&eacute;sentent qu&rsquo;une part tr&egrave;s limit&eacute;e.</p><p>Peut-&ecirc;tre vaudrait-il mieux essayer de savoir ce qu&rsquo;est au XXIe si&egrave;cle l&rsquo;&eacute;mancipation humaine, quelle est la traduction de ces valeurs humanistes en termes politiques. Probablement &ccedil;a n&rsquo;est pas l&rsquo;introduction de la s&eacute;gr&eacute;gation raciale &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des dispositifs institutionnels d&rsquo;expression des forces sociales et politiques, pour ne prendre que ce petit exemple, qui focalise les choses en ce moment.</p><p>Peut-&ecirc;tre faudrait-il comprendre aussi que le probl&egrave;me majeur est celui de savoir pourquoi l&rsquo;on discute : Si de toute fa&ccedil;on nous avons perdu en tant que Nation la souverainet&eacute; sur notre avenir et notre destin, si nos &eacute;lections ne sont qu&rsquo;un moment d&rsquo;expression du vouloir vivre souffrant des populations, mais que ce sont les trait&eacute;s sign&eacute;s il y a maintenant un certain temps, qui d&eacute;finissent seuls et d&eacute;finitivement les politiques qui seront men&eacute;es, &agrave; quoi sert tout ce d&eacute;bat.</p><p>Alors que la r&eacute;volution de la num&eacute;risation va transformer totalement l&rsquo;id&eacute;e de travail, et le mode de production d&rsquo;ensemble de notre soci&eacute;t&eacute;, c&rsquo;est la question de qui sera le souverain, le peuple, ou quelques multinationales, ou encore un groupe de gens qui se trouvent d&eacute;tenir &ndash; &agrave; moins d&rsquo;une cinquantaine &ndash; la majorit&eacute; de la richesse sur la Terre, c&rsquo;est cette question qui est majeure. Or sur cette question de la souverainet&eacute;, il se trouve qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des h&eacute;ritiers de ces partis de gauche, il y a diverses positions, dont l&rsquo;une consiste &agrave; remettre le pouvoir aux multinationales et l&rsquo;autre &agrave; des organismes multilat&eacute;raux ind&eacute;pendants, repr&eacute;sentant de fait les plus riches.</p><p>Ces appels &agrave; l&rsquo;unit&eacute; de la gauche&nbsp;ont le d&eacute;faut de passer &agrave; c&ocirc;t&eacute; des probl&egrave;mes de fond, qui sont les seuls qui peuvent structurer un d&eacute;bat public qui ait du sens. Ils ont en plus le d&eacute;faut de mettre en valeur le fait que la repr&eacute;sentante &eacute;lectorale aujourd&rsquo;hui, des cat&eacute;gories sur lesquelles la gauche s&rsquo;appuyait sociologiquement, et sur lesquelles elle a fond&eacute; son histoire, pour les repr&eacute;senter politiquement, c&rsquo;est-&agrave;-dire les ouvriers et les employ&eacute;s, c&rsquo;est tout simplement l&rsquo;extr&ecirc;me droite&nbsp;qui l&rsquo;est. Et ce n&rsquo;est pas par les discours des diverses composantes &eacute;voqu&eacute;es ici que la &laquo; gauche &raquo; pourrait en regagner la moindre partie.</p><p>Il y a un vrai combat dans les &eacute;lections &agrave; venir, c&rsquo;est celui de la R&eacute;publique, c&rsquo;est-&agrave;-dire celui que le peuple retrouve la souverainet&eacute; sur son destin. Ce combat, lui peut cr&eacute;er une majorit&eacute;, parce qu&rsquo;il peut soulever un espoir, c&rsquo;est celui-l&agrave; qu&rsquo;il faut mener.</p><p>Et ce n&rsquo;est pas la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la droite ou &agrave; la gauche du XXe si&egrave;cle parmi ceux qui vont mener ensemble ce combat, qui est la question d&eacute;cisive.</p><p>&nbsp;</p><p>Gilles CASANOVA</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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