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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Tous les articles de blog du site]]></title>
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	<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 20:29:49 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L’Allemagne s’effondre en silence : l’impuissance d’un pouvoir qui ne veut rien changer.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>En Allemagne, les trains ne circulent plus à l’heure, des ponts autoroutiers sont fermés pour raisons de sécurité et le géant Volkswagen, symbole de l’industrie allemande, prépare la suppression d’environ 100 000 emplois dans le monde, dont une grande partie sur le territoire national. Face à ce déclin, le gouvernement répond par des réformes timides et des haussements d’épaules, habillés de belles paroles sur la modernisation.</p>

<p>L’article du Spectator décrit une Allemagne qui s’effondre tranquillement, sans drame spectaculaire, mais avec une fatalité inquiétante. Les passagers bloqués dans les gares haussent les épaules quand on leur demande leur avis sur les pannes répétées de la Deutsche Bahn. Les citoyens apprennent que des ponts majeurs sont fermés du jour au lendemain sans que cela ne suscite d’indignation particulière. C’est devenu « la normale ».</p>

<p>Le projet pharaonique de la gare de Stuttgart 21, lancé il y a plus de vingt ans, ne sera pas terminé avant 2031 au mieux. Un pont sur le Rhin, artère vitale, a été fermé sans préavis parce qu’il était structurellement dangereux. Dans le cœur industriel du pays, un pont autoroutier sur trois nécessite des travaux urgents. Et pourtant, rien ne semble vraiment changer.</p>

<p>Volkswagen, incarnation de la puissance industrielle allemande, se retrouve vulnérable face à la concurrence chinoise des voitures électriques bon marché, après des années de transition énergétique trop brutale et trop rigide. Le gouvernement, au lieu de reconnaître les erreurs de stratégie, propose des réformes fiscales et sociales limitées, qui ressemblent surtout à des ajustements techniques déjà imposés par les tribunaux. Sur le sujet central des prix de l’énergie, qui pénalise lourdement l’industrie, le silence est total.</p>

<p>Le chancelier Friedrich Merz, arrivé au pouvoir avec la promesse d’un « grand bond en avant » pour la compétitivité allemande, semble incapable d’enrayer ce mouvement. Son gouvernement se contente du plus petit dénominateur commun entre partenaires de coalition réticents. Résultat : un pays qui se croyait le moteur de l’Europe perd progressivement sa capacité à entretenir ses infrastructures et son tissu industriel.</p>

<p>Ce qui est peut-être le plus triste dans ce constat, c’est que cette impuissance persiste alors que les dirigeants sont souvent ceux que l’on peine le plus à évincer. Comme en France, les responsables les plus installés ou les plus visibles politiquement ne sont pas forcément ceux dont on arrive à se débarrasser, même quand leur action (ou leur inaction) contribue à affaiblir le pays. On a parfois le sentiment que tout cela suit une trajectoire presque inéluctable : une désindustrialisation progressive, une perte de souveraineté économique, et à terme un alignement toujours plus étroit sur un modèle technocratique européen où les nations perdent peu à peu la maîtrise de leur destin.</p>

<p>L’article du Spectator conclut que tant que la classe politique allemande continuera à traiter ces problèmes comme des détails gênants plutôt que comme l’enjeu central, le fatalisme des Allemands ne fera que s’aggraver. Et l’Allemagne continuera à s’effondrer… tranquillement.</p>

<p>Source : <a href="https://spectator.com/article/germany-is-quietly-falling-apart/">The Spectator, article de Henry Donovan, 6 juillet 2026.</a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1284/l%E2%80%99inferiorite-quasi-ontologique-du-juif-dans-la-psyche-arabo-musulmane-parait-difficile-a-depasser</guid>
	<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 20:11:19 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1284/l%E2%80%99inferiorite-quasi-ontologique-du-juif-dans-la-psyche-arabo-musulmane-parait-difficile-a-depasser</link>
	<title><![CDATA[L’infériorité quasi ontologique du Juif dans la psyché arabo-musulmane paraît difficile à dépasser.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>"On peut considérer sans grand risque, et entre gens raisonnables, que la solution à deux États paraît la moins mauvaise des solutions. Voire la plus logique. Mais voilà près de quatre-vingt-dix ans déjà qu’on le dit car, a contrario des idées reçues, la partie arabe a refusé depuis 1937, et à six reprises, le partage de la Palestine en deux États. Refus du plan Peel en juillet 1937, refus du Livre blanc britannique de mai 1939 qui prévoyait pourtant l’indépendance de la Palestine dans un délai de dix ans. Refus de la résolution 181 des Nations unies du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine en deux États. Et trois « non » successifs à la proposition d’un État palestinien au côté d’Israël émise par les premier ministre israélien Ehud Barak en 2000 et 2001 et Ehud Olmert en 2007. Le projet de 2001 rétrocédait aux Palestiniens 95% du territoire de la Cisjordanie et acceptait le principe d’une cosouveraineté sur Jérusalem. Tout se passe comme si accepter l’État palestinien revenait, de fait, à accepter le fait national israélien et c’est là que le bât blesse pour une grande part de l’opinion arabe qui ne souhaite qu’un seul État. Mais à la place d’Israël.</p>

<p>Pourquoi cet État de Palestine réclamé aujourd’hui comme le remède à tous les maux de la région n’a-t-il pas vu le jour entre 1949 et 1967, en Cisjordanie et à Gaza où il n’y avait alors ni Juif ni Israélien ? Deux territoires dont nul ne disait à cette époque qu’ils étaient palestiniens et qui ne le sont devenus qu’avec l’occupation israélienne de juin 1967. Maintes fois posée, cette question demeure sans réponse.</p>

<p>Comprendre ces blocages implique d’en référer à la place du Juif dans l’économie psychique du monde musulman où, par-delà l’abolition de la dhimma, cette condition minorée et dominée perdure dans les esprits. Quand un système de croyances s’effondre, il ne disparaît pas mais prend d’autres formes, et à cet égard, l’infériorité quasi ontologique du Juif dans la psyché arabo-musulmane paraît difficile à dépasser.</p>

<p>Depuis 1948 toutefois, elle est durement démentie par un État d’Israël souverain dont l’armée inflige défaite sur défaite à des musulmans. Au sens premier du terme, c’est là un impensable qui rend compte de déclarations outrancières, mais sincères sur le fond, balançant entre le déni de réalité (« l’entité sioniste ») et les appels sans filtre à la destruction de l’État juif. Un conflit prend sa source dans les mentalités sédimentées qui constituent son substrat culturel le plus profond. C’est là qu’en commence l’analyse. [...]</p>

<p>Dans une époque sans projet collectif structurant, convoquer le combat des grands ancêtres semble donner sens à une réalité médiocre. Mais la « reductio ad <br />Hitlerum » est aussi le signe d’une inculture historique et d’une paresse intellectuelle quand, au lieu de penser à nouveaux frais une réalité nouvelle (le présent par définition étant ce qui n’a jamais été vécu), on plaque sur elle des schémas anciens en prenant le risque de ne rien comprendre ni au présent que nous vivons ni au passé que l’on convoque.</p>

<p>C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre l’usage du mot génocide à propos du conflit à Gaza. Mais pas seulement car l’usage de ce mot, dès qu’il s’agit d’Israël, est aussi ancien que l’État d’Israël lui-même. En France par exemple, c’est dès 1948 que la vieille extrême droite collaborationniste qui commence à redresser la tête, accuse l’État d’Israël par la voix de Maurice Bardèche de « génocide contre les Arabes ». Pour autant, la matrice principale de cette accusation est ailleurs, dans la propagande soviétique communiste mâtinée de vieil antisémitisme russe (cf. le procès Slansky tenu à Prague en novembre 1952 où 9 des 12 accusés, tous juifs, étaient accusés de « sionisme cosmopolite », et à Moscou même, en 1952-1953, le <br />« complot dit des Blouses blanches ») qui publie à partir de 1950, dans une multiplicité de langues, des millions de brochures « antisionistes » où « le sionisme de Tel-Aviv » (sic) est accusé de mettre ses pas dans ceux du nazisme.</p>

<p>La rhétorique arabe reprend à son compte cette accusation délirante tout en accueillant à bras ouverts, en Syrie et en Égypte en particulier, les anciens nazis devenus conseillers en matière de répression. À l’image d’Aloïs Brunner, dernier commandant du camp de Drancy, qui assiste le Syrien Hafez el-Assad dans ses œuvres de mort.</p>

<p>Les plus incultes, qui voient dans l’antisionisme une idéologie « progressiste », ignorent sans doute que l’antisionisme apparaît dès la tenue du premier congrès sioniste (Bâle, 1897) dans les milieux nationalistes d’extrême droite et cléricaux intégristes. Après la Grande Guerre et jusqu’en 1945, le nazisme et le IIIe Reich se font les champions de l’antisionisme comme le montre l’idéologue Rosenberg dès 1920 et Hitler lui-même dans Mein Kampf en 1925. Hitler, qui promet à plusieurs reprises qu’avec lui jamais un État juif ne verra le jour. À l’inverse, c’est à Paris qu’est créée fin 1946 la Ligue française pour la Palestine libre (au sens d’un État juif), qui compte parmi ses membres Jean-Paul Sartre, Jules Romains, Vercors, Raymond Aron, Simone de Beauvoir, Paul Claudel, Vladimir Jankélévitch, Louis Jouvet, Emmanuel Mounier, André Breton, Paul Éluard, François Mauriac, Maurice Merleau-Ponty et Raymond Queneau. [...]</p>

<p>Si aujourd'hui, la « reductio ad Hitlerum » se fait au détriment des Juif, c’est moins un paradoxe qu’une évolution logique que l’on voit ici à l’œuvre quand il s’agit de retourner notre culpabilité contre les Juifs dont la seule présence rappelle le crime commis par nos ascendants. Cette culpabilité est lourde à porter. Accuser les Juifs d’aujourd’hui d’un crime dont leur peuple a failli périr tout entier, c’est une habile façon de se débarrasser de ce poids moral. [...]</p>

<p>Les références aux années 1930 ou à la Seconde Guerre mondiale omniprésentes dans le débat public traduisent en premier lieu une perte de repères et réfère à un processus plus large de dépolitisation qui transforme l’histoire en tribunal et l’historien en procureur. En réalité, c’est tout le champ du politique qui migre aujourd’hui vers le terrain d’un moralisme fadasse, cette posture du bien dans laquelle se fige une conscience fière d’elle-même. Ces dernières semaines, le conflit israélo-arabe a donné lieu à la publication de nombreuses tribunes où des « Juifs sublimes » venaient dire combien l’action de l’armée israélienne à Gaza avait <br />« endolori leur judaïsme ». Mais sans nous dire comment venir à bout d’une organisation islamiste totalitaire et de nature génocidaire qui use de sa population civile pour protéger ses armes. À ce sujet, tout a déjà été dit et documenté ad nauseam, mais apparemment en vain. Car la situation était piégée dès le 8 octobre et l’État d’Israël ne pouvait pas éviter ce piège. Qu’il attaque ou non, il avait déjà perdu la bataille de l’opinion face au Hamas qui espérant de son côté le plus de victimes civiles possible, savait qu’il entraînerait l’État juif dans sa chute et dégraderait son image internationale. Cela, tout le monde le sait aujourd’hui. D’où cette question : pourquoi chez certains, le besoin ostentatoire de vertu, par souci de posture sociale, a-t-il contribué à occulter la complexité de cette guerre ? [...]</p>

<p>Alors qu’il y a cinquante ans, la Shoah existait à peine dans la Seconde Guerre mondiale, aujourd’hui le conflit mondial est souvent ramené à la Shoah. C’est un écran au double sens du terme qui permet de voir en même temps qu’il empêche. Cette tyrannie de la mémoire dont parlait souvent Pierre Nora contribue à rendre notre présent plus opaque encore. C’est ainsi qu’à propos du Rassemblement national, on convoquera sur-le-champ le régime de Vichy, et qu’à propos de Giorgia Meloni, on évoquera le fascisme italien. Récemment, un de ces « Juifs sublimes » écrivait de Netanyahou qu’il était l’héritier de Menahem Begin, et ce dernier de Jabotinsky, celui-là même, expliquait-il, dont les militants s’entraînaient jadis dans une base navale de l’Italie fasciste. CQFD. Netanyahou est donc bien l’héritier de la <br />« marche sur Rome » de 1922. Cette stupidité généalogique enferme dans les racines quand la vie, elle, les transcende pour prendre le visage d’identités en mouvement. [...]</p>

<p>L’accusation réitérée de génocide lancée contre l’État d’Israël est inséparable de la vieille accusation de déicide. À ce grief des temps religieux correspond dans les temps séculiers le crime suprême de génocide, deux crimes qui vous excluent de l’espèce humaine.</p>

<p>Seule l’histoire de la longue durée permet de comprendre que la menace existentielle qui pèse sur l’État d’Israël est la même depuis 1948, et que depuis cette date elle n’a qu’une seule cause, indéfiniment répétée et indéfiniment masquée, le refus arabe d’une souveraineté juive sur une partie de cette terre. Ce refus a beau être maquillé de mille façons et déguisé en combat anticolonialiste et progressiste, il reste un combat raciste au sens de l’impossibilité d’accepter les Juifs sur un plan d’égalité. Un combat « sudiste » (Nathan Weinstock) incapable d’accepter l’émancipation des anciens dominés. Un combat injuste quand celui qui a tout dispute des miettes de territoire à un peuple qui n’a rien.</p>

<p>L’histoire désaliène quand elle met à nu la formidable inversion qui caractérise ce conflit et qui, à ce titre, mérite notre admiration. Quand l’agresseur est grimé en agressé, quand le colonisateur est grimé en colonisé et quand le partisan de la dhimma (cf. l’article 31 de la Charte du Hamas) est maquillé en victime de l’ <br />« apartheid israélien ». Alors qu’au terme d’une sourde purification ethnique, il ne reste aujourd’hui quasiment plus de Juifs dans le monde arabe. On retrouve cette inversion dans l’histoire de la démonologie antisémite quand ce « peuple d’élite » accusé de dominer le monde comme l’assuraient les Protocoles des Sages de Sion  (1903), est anéanti quarante ans plus tard à Treblinka comme un « pauvre <br />troupeau ». C’était donc ça les « maîtres du monde » ? Des foules sérialisées et anéanties plongées dans une déréliction sans appel.</p>

<p>C’est la même inversion à laquelle on assiste aujourd’hui entre une puissance grimée en « colonialiste génocidaire » et la réalité d’un îlot de peuplement juif menant un combat existentiel au cœur d’un Proche-Orient arabe et musulman. Un État accusé de génocide quand c’est précisément le crime qu’on rêve de lui faire subir comme le montrent les déclarations des chefs du Hamas. Et du régime iranien. Mais le réel ici n’a plus de prise, il n’a même plus aucune importance, car <br />« l’important n’est pas ce qui est vrai, mais ce qui est cru » (Talleyrand). Le vrai a disparu pour laisser place au bien.</p>

<p>L’histoire aide à comprendre à la condition de ne pas commencer l’étude d’une situation par la fin. Ici par la désolation de Gaza en 2025. Mais de partir du milieu du dix-neuvième siècle quand le sursaut hébraïque (et national) venu de la Palestine ottomane (rejoint par le mouvement sioniste né en Europe orientale), se voit opposer un refus inentamé et quasi inentamable d’émancipation sur la terre des ancêtres. Un refus déguisé aujourd’hui en combat anticolonial.</p>

<p>Peut-être étudiera-t-on demain comme un cas d’école cette inversion de la réalité telle qu’on la voit à l’œuvre dans les systèmes totalitaires. En 1933, au plus fort de l’Holodomor, le quasi-génocide par la faim organisé en Ukraine par le Parti communiste de l’URSS, le premier responsable de cette catastrophe, Joseph Staline, évoquait devant le comité central de son parti « l’homme, ce capital le plus <br />précieux ». Si l’histoire, dont Paul Valéry se méfiait au plus haut point, a quelque fonction, c’est au moins celle-là, démonter les supercheries du loup déguisé en agneau et du combat réactionnaire déguisé en lutte anticoloniale de libération."</p>

<p>Georges Bensoussan, propos recueillis par Alexandre Devecchio, pour Le Figaro, le 26 juin 2025.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1283/poutine-un-agent-de-zelensky</guid>
	<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 09:44:33 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1283/poutine-un-agent-de-zelensky</link>
	<title><![CDATA[Poutine, un agent de Zelensky ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>"Passer cinq ans à dénoncer les scélérats au pouvoir à Kiev tout en les protégeant plus que ses propres soldats, n'est pas normal"...</p>

<p>(Paul Craig Roberts - ci-dessous: un exemple de publication circulant sur les réseaux sociaux russes.)</p>

<p>Les critiques concernant la manière absurde et destructrice dont Poutine mène la guerre se répandent en Russie et ne se limitent plus aux milieux militaires et aux experts en politique étrangère.</p>

<p>Après cinq années passées à simuler une guerre contre l'Ukraine au prix de nombreuses victimes, le seul résultat de Poutine est de convaincre le monde que la Russie n'est qu'un tigre de papier. Certains commencent même à se demander si Poutine n'est pas un agent de Zelensky.</p>

<p>Si Poutine continue d'éviter une victoire militaire, la guerre se déplacera en Russie, loin du champ de bataille ukrainien. Autrement dit, l'incompétence de Poutine aura étendu le conflit au point d'exiger une riposte spectaculaire de la Russie pour éviter la défaite. Il semble que cette guerre sans fin et qui ne cesse de s'étendre, que je relate depuis si longtemps, se rapproche de l'apocalypse.</p>

<p>Le titre de la publication sur les réseaux sociaux souligne que ce sont les Russes ordinaires qui paient de leur vie depuis cinq ans, tandis que les élites russes font semblant de mener une guerre.</p>

<p>«Alors, qu’est-ce que vous faites? Vous allez vous battre ? Laissez-moi rassembler un peloton composé des fils d’oligarques, de bureaucrates et de députés de la Douma, et la guerre sera finie demain.»</p>

<p>L’ennemi se fiche de ce qui vous tue, pourvu que vous mouriez.</p>

<p>L’ennemi se moque des personnes âgées, des enfants, des femmes: plus il y a de Russes qui meurent, mieux c’est.</p>

<p>L’ennemi implore l’Occident de lui fournir des armes, et l’Occident s’exécute.</p>

<p>L’ennemi est prêt à ramper à genoux s’il le faut pour obtenir des armes et tuer des Russes.</p>

<p>L’ennemi vole des milliards. Nous aussi, nous volons, même par milliards, mais l'ennemi n'hésite pas à dépenser quinze drones pour un seul de nos soldats, alors que pour nous, ce nombre est censé durer longtemps, et malheur à celui qui tombe en panne ou se perd! Il faudra payer pour lui.</p>

<p>L'ennemi frappe Kronstadt, des raffineries de pétrole. Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg est plongé dans un épais nuage de fumée noire, et ils tentent de frapper Moscou presque quotidiennement. Nous annonçons avoir pris le village de Chevtchenko, dans l'oblast de Kharkiv, qui était désert en 2022.</p>

<p>Ils nous font la guerre, et nous, on se la coule douce (excusez l'expression, mais comme la plupart des Russes, je suis, pour le moins, complètement abasourdi par ce qui se passe). Vous faites quoi? Vous allez vous battre? Où sont les frappes «systématiques et régulières» contre l'ennemi?</p>

<p>Passer cinq ans à dénoncer les scélérats au pouvoir à Kiev tout en les protégeant plus que ses propres soldats n'est pas normal. Fermer les yeux sur les problèmes en pensant que tout finira par s'arranger n'est pas normal non plus. Parler de négociation est un signe de réticence à gagner. Comment cette réticence pourrait-elle motiver les soldats à se battre?</p>

<p>Bien sûr, vous pouvez nous faire taire, nous emprisonner, nous interdire d'écrire sur les sujets qui préoccupent le public, mais le problème ne vient pas de nous. Le problème ne disparaîtra pas simplement parce que le paysage médiatique est ravagé. Bloquer Internet ne résoudra pas le problème de la prolifération des drones volant loin derrière nos lignes. L'ennemi continuera de nous tuer. Il n'est plus nécessaire d'ouvrir Internet pour savoir qu'une frappe a eu lieu quelque part en Russie.</p>

<p>Être anxieux n'est pas une mauvaise chose. Une personne anxieuse envisage toutes les possibilités, même les pires, et s'y prépare. Je souhaite que notre gouvernement devienne plus anxieux. Pour cesser d'ignorer l'ampleur des problèmes croissants, pour arrêter de célébrer sans raison et de gaspiller inutilement de l'énergie, comme Oreshnik, il faut être plus sérieux. La réponse à l'ennemi doit être ferme, voire impitoyable – et non pas une énième déclaration, désormais risible, selon laquelle tout le monde sera puni. Tout le monde qui? Ils rient aux éclats des déclarations des politiciens russes. Pas un seul n'a été puni. Ils sont tous vivants et continuent de nous frapper.</p>

<p>Zapashny racontait un jour l'histoire d'une lionne qu'il dressait. Elle lui obéissait et semblait avoir peur de lui. Mais un jour, devant elle, il trébucha. Et elle se mit à le chasser. Elle réalisa que cet homme, qui lui avait paru une force surhumaine, pouvait trébucher. Il pouvait être faible, perdre le contrôle, perdre l'équilibre. Nous avons trébuché – et pas qu'une seule fois – et nous continuons de faire preuve de faiblesse en essayant de ménager tous nos ennemis.</p>

<p>Je me fiche de ce que Sun Tzu, Lao Tzu ou même Staline ont dit. Je vis ici et maintenant. Ici et maintenant, j'absorbe et j'analyse les informations. Non seulement en tant que citoyenne de ma Russie bien-aimée, mais aussi en tant que mère de quatre enfants. Je constate que ce jeu de la soumission, ce capitalisme corrompu qui s'est répandu et a infiltré l'armée et l'économie civile, jusqu'au niveau le plus élémentaire, remet en question l'existence même de ma patrie – et donc la vie de mes enfants.</p>

<p>Je suis née et j'ai grandi en Russie. Je n'ai pas d'autre patrie et je n'en aurai jamais, et elle est en train d'être détruite.</p>

<p>Ne laissez pas l'ennemi agir ainsi que ceux qui le laissent faire. Cessez de brader la Russie. Luttez contre l'ennemi. Mobilisez-vous. Lorsque l'élite se mobilisera, cet élan se propagera instantanément à tous les secteurs et à tous les domaines, et le peuple en sera galvanisé.</p>

<p>Il est douloureux de constater notre faiblesse actuelle, car nous ne sommes pas faibles. Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg a été particulièrement pénible et écœurant: aucun sujet profond, sérieux ou véritablement utile pour l'économie. Ce n'est pas une plateforme économique, mais une tribune médiatique — une énième conférence de presse mondiale sur tout et n'importe quoi, qui, au final, ne sert à rien.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1282/emmanuel-todd-l%E2%80%99europe-a-choisi-la-guerre</guid>
	<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 07:41:44 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1282/emmanuel-todd-l%E2%80%99europe-a-choisi-la-guerre</link>
	<title><![CDATA[Emmanuel TODD :&quot;L’Europe a choisi la guerre.&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>MERCI #vincenthoudou </p>

<p>Une interview magistrale d’Emmanuel Todt</p>

<p>Chaque jour, je prie pour que les Russes ne s’énervent pas.</p>

<p>Je la recommande vivement !</p>

<p>L’Europe a choisi la guerre. C’est une guerre curieuse, en partie imaginaire, c’est-à-dire qu’elle ne mourra pas, mais qu’elle fournira aux Ukrainiens tout ce dont ils ont besoin pour tuer le plus de Russes possible. Il semble que l’Europe et les États-Unis aient décidé de se battre jusqu’au dernier Ukrainien. Chaque jour, je prie pour que les Russes ne s’énervent pas. Je pense que les Russes sont intelligents, je pense que les Iraniens sont intelligents, je pense que les Chinois sont intelligents, et je pense qu’ils ont compris les règles du jeu qu’ils doivent jouer. Donc, logiquement, ils devraient jouer pour l’effondrement du système ennemi afin d’être tranquilles, dit l’historien, démographe et anthropologue français Emmanuel Todt.</p>

<p>Et plus encore :</p>

<p>- L’Ukraine est finie. C’est un pays qui n’existera pas. L’Ukraine est un pays qui disparaîtra à long terme. La grande différence entre les Occidentaux et les Russes, c’est qu’ils n’ont pas la même conception du temps. C’est-à-dire que les Russes pensent à long terme, comme des historiens du temps long. Maintenant, les Russes attendent la crise finale de l’Union européenne. Et dès que l’Union européenne entrera en crise – cela pourrait être une crise de pays à pays ou au sein de différentes sociétés –, le régime ukrainien sera livré à lui-même, il s’effondrera et ce sera la fin de l’Ukraine, de l’Ukraine telle que nous la connaissons.</p>

<p>- Ce que les gens voient, c’est que la Russie est entrée en Ukraine, qu’il y a eu une invasion et je comprends pourquoi les gens réagissent comme ça, c’est-à-dire qu’il y a une visibilité directe de l’invasion. Mais la réalité, la raison de cette invasion, c’est que les Ukrainiens voulaient reconquérir tout le Donbass, qui, bien sûr, se trouvait dans les frontières administratives de l’Ukraine soviétique, mais qui était peuplé de Russes. Par conséquent, en termes ethnopolitiques, nous, les Occidentaux, soutenons une guerre agressive. En Iran, les États-Unis sont l’agresseur. D’abord, ils ont envoyé les Israéliens, ensuite ils y sont allés avec les Israéliens, mais la réalité, c’est qu’il y a un Occident malade, extrêmement violent, qui vit très mal son déclin global en tant que puissance économique et qui se comporte de manière très dangereuse. Mais l’idée qu’il faille prier Poutine, les dirigeants iraniens et les Chinois de rester calmes reste quand même très étrange.<br />------<br />La première étape de l’analyse, c’est que nous sommes effectivement passés à un système oligarchique. Il est vrai qu’il y a des gens très riches, très protégés. En fin de compte, faire la guerre économiquement à la Russie, c’est recréer les problèmes qui ont été créés pour les « gilets jaunes » avec l’augmentation de l’accise sur le carburant, mais maintenant en mettant des gens qui sont au bord de la survie dans une situation où ils vont mourir. Mais avoir des classes dirigeantes qui nous gardent et nous jettent dans le conflit, nous y maintiennent, contre tous nos intérêts, en nous privant d’abord de l’énergie russe, puis de l’énergie du golfe Persique, et qui s’en fichent et obéissent aux Américains, parce que l’idée d’une dissidence européenne est une blague, l’OTAN est toujours dirigée par les Américains, c’est un jeu de marionnettes, une marionnette c’est l’OTAN, une autre marionnette c’est la CIA et les Européens obéissent toujours aux Américains. Ce n’est jamais clair si nos dirigeants, les dirigeants français, obéissent aux Américains ou aux Allemands. C’est clair qu’ils n’obéissent pas aux Français. Je me demande comment c’est possible. Et ce n’est pas une question d’intérêt, ce n’est pas pour gagner plus d’argent.</p>

<p>- Il y a de la servilité.</p>

<p>- Il y a de la servilité, du sadisme, le mot nihilisme est une forme d’autodestruction et ici nous revenons à l’histoire de la décadence religieuse. Ce qui vient après le stade de la religion active et le stade de la religion zombie, c’est la religion zéro, et la religion zéro signifie zéro patriotisme. Donc, ce qui doit vraiment être expliqué à propos de la France et de nombreux pays, c’est le manque de patriotisme. Apparemment, les gens ont oublié que le patriotisme était une force économique.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1281/le-calcul-quantique-une-fenetre-ouverte-sur-notre-avenir</guid>
	<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 20:56:41 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1281/le-calcul-quantique-une-fenetre-ouverte-sur-notre-avenir</link>
	<title><![CDATA[Le calcul quantique, une fenêtre ouverte sur notre avenir]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Chaque année, la France verse 50 milliards d’euros à des sociétés américaines telles que Microsoft, IBM, Google, Nvidia… Il existe pourtant des solutions parfaitement fiables et sécurisées, administrées par des infrastructures françaises souveraines. Le faire savoir au plus grand nombre est le grand combat d’Alexandre Zapolsky, 49 ans, fondateur de Linagora et “champion français du logiciel libre”.</p>

<p>LINAGORA EN QUELQUES CHIFFRES</p>

<p>Date de création : mai 2000.<br />Chiffre d’affaires 2025 : 15,5 millions d’euros.<br />Nombre de salariés : 120.<br />Localisation : siège social à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).</p>
<p>Si l’honorable Honoré avait été notre contemporain, il se serait régalé à croquer le portrait du citoyen Zapolsky. Au XXIe siècle, difficile de faire plus balzacien que ce personnage majeur de la « French Tech », petite mais vaillante armée d’ingénieurs et d’investisseurs persuadés que notre pays peut apporter beaucoup au reste du monde en matière de logiciels et services numériques. Alexandre Zapolsky : rien que son nom est un roman ! En guise d’incipit, une ébauche de récit qui sent bon la lavande. Le jeune ambitieux grandit à La Farlède, sur les hauteurs de Toulon, avec vue sur les vignes. Rien ne le prédestine à devenir celui que les médias appellent « le champion français du logiciel libre ». À 15 ans, il met toutes ses économies dans l’achat d’une « discomobile », organise des bals et fait le DJ dans des mariages sur la Côte d’Azur. « J’adorais ça, faire danser les gens ! »</p><p>Dans ses Illusions perdues, Balzac envoyait Lucien de Rubempré chercher fortune à Paris, dans le monde de l’édition et de la presse. Pour Zapolsky, c’est la découverte de l’informatique, puis un coup de foudre précoce pour ce qu’on appelle alors le World Wide Web, qui vont décider du sort d’Alexandre, lycéen fort en maths. « J’étais élève boursier et les premiers abonnements internet coûtaient trop cher. Il fallait, en plus, payer la connexion à la minute. Alors, au culot, j’ai demandé à devenir délégué académique de mon lycée en expliquant que, dans le cadre de mes fonctions, il fallait absolument qu’on m’octroie un accès au Web ! » Première audace gagnante dans une vie qui n’en manquera pas. Le voilà « connecté » dès le début des années 1990 ; une rareté, et pas seulement dans le Var. « Et là, je m’éclate comme un fou, j’envoie des mails aux chercheurs du MIT, aux États-Unis, et ces gens me répondent ! J’ai l’impression que le monde entier est à portée de clic. »</p>
<p>“Pas question de rester spectateur”</p>
<p>Son bac E (un équivalent du bac S qui suivra, avant de disparaître à son tour) en poche, Zapolsky « monte » à Paris. Ou plus précisément à Évry, dans l’Essonne, où il intègre l’ancienne école d’ingénieurs de France Télécom, l’Institut national des télécommunications (aujourd’hui Mines-Télécom). « J’ai choisi Évry parce que l’enseignement y était gratuit et que le campus avait la meilleure connexion web de tout le pays. La promesse de transformation du monde que portait Internet me semblait irrésistible, pas question de rester spectateur. » Celui que ses copains appellent Sacha a 22 ans lorsque, en 1999, il fait deux rencontres décisives : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=npz3ovOUzlk" target="_blank" rel="noopener">Richard Stallman</a> et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=op-21RCMOwI" target="_blank" rel="noopener">Pierre Laffitte</a>.</p><p>L’Américain (né en 1953) est un programmeur réputé autant qu’un activiste éclairé, pionnier des logiciels libres (ces programmes informatiques qui garantissent à l’utilisateur quatre libertés : utiliser, étudier, modifier et redistribuer le logiciel avec accès au code source). Le Français, plus âgé (né en 1925), est une figure scientifique et politique – il a été sénateur des Alpes-Maritimes de 1985 à 2008 – vénérée par tous les technophiles de France parce qu’il a fondé, dès 1969, le pôle technologique et scientifique de Sophia Antipolis, sorte de Silicon Valley à la française.</p>
<p>À lire aussi : <a href="https://revue-laudace.fr/economie/fabrication-francaise-a-maison-robin-lhabit-fait-le-moine-guerrier/" target="_blank" rel="noopener">Fabrication française : à Maison-Robin, l’habit fait le moine-guerrier</a></p>
<p>« Ils étaient l’un et l’autre invités pour une conférence sur notre campus d’Évry, et j’ai proposé mes services pour aller les chercher à l’aéroport d’Orly, avec ma petite Golf rouge immatriculée dans le Var ! » Ah, le coup de la voiture ! Ou l’art de se constituer un début de réseau professionnel en jouant les taxis de service. « Je n’allais quand même pas manquer l’occasion de discuter avec deux de mes héros de jeunesse ! Je garde un souvenir ému des encouragements de Pierre Laffitte, qui m’a dit que si j’avais une passion pour les possibilités offertes par Linux et les logiciels libres, alors il fallait que je fonce. »</p><p>Linux, donc ! Deuxième mot préféré du jeune Zapolsky (après Internet). La propagation de ce système d’exploitation open source, créé par le Finlandais Linus Torvalds en 1991, a bouleversé le paysage informatique en introduisant un modèle de développement collaboratif, libre et gratuit, brisant le monopole des « systèmes d’exploitation propriétaires » comme Unix, Windows ou MacOS. L’étudiant y voit une chance immense pour des pays – comme la France – <a href="https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/defense-cette-etude-qui-montre-linquietante-dependance-de-leurope-au-cloud-americain-2227096" target="_blank" rel="noopener">déjà trop dépendants des acteurs américains</a> du secteur tels que Microsoft, IBM ou Oracle.</p>
<p>Google, la fausse alternative progressiste</p>
<p>« Avant même d’avoir mon diplôme, je pointais les risques de notre dépendance numérique et défendais une vision française d’Internet. Mais honnêtement, à cette époque, ça n’intéressait personne. Le simple fait d’utiliser le mot “souveraineté” vous rendait suspect et inaudible. Plus encore dans ce contexte de la fin des années 1990, où l’Amérique et ses ingénieurs faisaient rêver le monde entier. » Et Zapolsky de rappeler que lorsque Google a été lancé en 1998, le <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/histoires-economiques/licencies-pour-avoir-rappele-a-google-sa-devise-don-t-be-evil-5885140" target="_blank" rel="noopener">slogan de la firme était</a> « Don’t be evil » : « Ne soyez pas mauvais ». « Dans les médias, Larry Page et Sergey Brin étaient considérés comme des gens très cools, qui allaient incarner une alternative progressiste à Microsoft. Beaucoup de gens sont tombés dans le panneau. »</p><p>Plutôt que d’effectuer son stage de troisième année chez Andersen Consulting (futur Accenture) comme nombre de ses copains, Zapolsky décide de créer sa propre société, <a href="https://linagora.com/" target="_blank" rel="noopener">Linagora</a> – contraction de Linux et agora. Au culot, il signe trois fois sa propre convention de stage : comme employeur, tuteur et stagiaire. « À l’école, ils m’ont trouvé un peu gonflé, sourit-il. Mais je leur ai dit que je n’avais plus une minute à perdre. » Son idée : créer un fournisseur d’accès à Internet totalement gratuit, « mais je constate alors que le seul modèle économique, c’est la pub, et je n’ai pas envie de devenir marchand de pubs ».</p><p>« Avant même d’avoir mon diplôme, je pointais les risques de notre dépendance numérique et défendais une vision française d’Internet. »</p><p>Fasciné par le <a href="https://www.rtbf.be/article/retour-sur-la-folle-histoire-de-caramail-video-10669175" target="_blank" rel="noopener">succès de CaraMail, le service de chat français</a> qui comptera jusqu’à 20 millions d’utilisateurs en 2003, et par l’audace de sa fondatrice, Orianne Garcia, il change d’approche, s’allie à un autre ingénieur, Michel-Marie Maudet (toujours son associé le plus proche aujourd’hui), et pose les bases du modèle économique de Linagora : leur société sera à la fois un développeur de logiciels libres et un prestataire de services chargé du suivi et de la maintenance des briques technologiques qu’elle promeut.</p><p>« On appelle ça l’open source software assurance, une assurance logicielle : on vend de l’expertise et de l’assistance technique. Dans le monde de l’open source, le code provient des communautés. Parfois, celles-ci sont tellement informelles – un type en Corée du Sud, un autre en Espagne, un troisième en Bretagne – qu’elles n’ont aucune existence légale. Elles sont donc incapables de contractualiser avec un utilisateur personnel ou professionnel, public ou privé. Alors, on s’en occupe pour eux : nous sommes ce tiers de confiance qui garantit la durabilité des logiciels libres déployés. »</p>
<p>Première victoire face à Microsoft</p>
<p>En 2026, Linagora reste solidement posée sur ces deux piliers : le développement des logiciels d’une part, leur maintenance d’autre part. Pas besoin d’aller chercher des clients, ce sont eux qui se manifestent. Parmi ces contractants, de grands ministères – notamment celui de la Défense, le premier à avoir fait confiance à Zapolsky et Maudet dès 2001 –, des compagnies d’assurance, des banques en France et à l’étranger, des milliers de notaires, ou encore le Conseil national des barreaux, qui recommande l’utilisation de la <a href="https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-twake-workplace-une-autre-alternative-francaise-aux-suites-americaines-98542.html" target="_blank" rel="noopener">suite de logiciels souverains Twake Workplace</a> aux avocats français (pour eux, la boîte de courriels Twake Mail a été déployée en marque blanche, avec des adresses mail se terminant par avocats.fr).</p><p>« Chaque année, la France laisse partir 50 milliards vers des sociétés états-uniennes. Cinquante milliards qui ne sont même pas taxés ! »</p><p>Linagora vient aussi de décrocher son premier contrat avec un pays ayant choisi ses solutions sécurisées pour équiper tous ses fonctionnaires : l’Île Maurice. Une première victoire face à Microsoft qui, pour une fois, n’a pas gagné l’appel d’offres. « Microsoft, dont l’un des dirigeants historiques, Steve Ballmer, avait qualifié Linux de “cancer” », tient à rappeler Alexandre Zapolsky d’un ton grinçant, ajoutant que si la firme américaine a fini par adopter certains principes du travail en open source, elle n’en reste pas moins l’outil prédateur d’une domination américaine trop rarement questionnée. « Chaque année, la France laisse partir 50 milliards vers des sociétés états-uniennes. Cinquante milliards qui ne sont même pas taxés ! Microsoft, par exemple, est très présent dans les outils déployés au sein de l’Éducation nationale. Vous ne pensez pas que des sommes aussi colossales seraient mieux utilisées en France, par exemple pour préserver notre modèle social ? »</p><p>Problème : les outils et solutions made in France promus par Linagora restent largement méconnus du grand public, y compris dans l’Hexagone. Sommes-nous tous intoxiqués aux produits américains ? Comme anesthésiés par le soft power vaporeux dans lequel nous font flotter Apple, Microsoft, Google, Amazon ? « Économiquement, ce sont des monstres. <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/07/31/microsoft-depasse-les-4-000-milliards-de-dollars-de-capitalisation-boursiere-la-deuxieme-entreprise-a-depasser-ce-seuil-symbolique_6625773_3234.html" target="_blank" rel="noopener">Microsoft pèse 4 000 milliards de dollars.</a> Nvidia [processeurs, puces, NDLR] <a href="https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/13-heures/nvidia-la-multinationale-americaine-pese-5-000-milliards-de-dollars_7587182.html" target="_blank" rel="noopener">davantage encore : 5 000 milliards !</a> Comment résister à pareille puissance de feu ? »</p>
<p>Pour une troisième voie</p>
<p>Ces firmes tentaculaires arrosent le monde entier à coups de millions investis dans une communication carnassière dans le cinéma, les médias, le sport et, de manière plus subtile, dans le monde de l’entreprise et des grandes organisations, laissant partout planer l’idée que seuls les leaders mondiaux de la tech peuvent faire tourner nos systèmes informatiques et stocker nos données en toute sécurité. Une imposture !</p><p>Mais aussi une concurrence déloyale, selon Zapolsky, qui estime que, face aux risques d’ingérence, seule une volonté politique portée au sommet de l’État pourra pousser les décideurs français à opter pour des technologies souveraines. « Il existe une exception culturelle française et, au nom de cette idée salutaire, on a créé des dissymétries de marché – et heureusement, car c’est grâce à cela que nous avons encore un cinéma français varié et de qualité, ainsi qu’une édition littéraire foisonnante. Ma conviction profonde, c’est qu’Internet et l’intelligence artificielle devraient relever de la même logique : on devrait défendre l’approche et les capacités françaises comme de nouveaux volets de notre exception culturelle. »</p><p>Pas besoin d’avoir fait l’ENA pour mesurer à quel point l’actualité guerrière de ces derniers mois semble propice à un réveil des consciences sur ces questions vitales de sécurité et de souveraineté. « L’avantage avec Trump, c’est qu’il dit tout haut ce qu’il pense, dans une cacophonie désolante qui a au moins le mérite d’être transparente ! Si, face à un discours aussi agressif, les décideurs, les grands patrons et les actionnaires des groupes français ne se rendent pas compte que nous devons avoir la maîtrise de nos outils, de nos réseaux, de nos datacenters, alors quand le comprendront-ils enfin ? », souligne le dirigeant, qui plaide plus que jamais pour une « troisième voie numérique », ni inféodée aux Gafam ni chinoise.</p>
<p>À lire aussi : <a href="https://revue-laudace.fr/monde/contre-linfeodation/" target="_blank" rel="noopener">Contre l’inféodation !</a></p>
<p>En première ligne depuis un quart de siècle, l’ancien disc-jockey au destin balzacien n’a plus le temps de faire guincher ses amis, mais il mène toujours la danse quand il s’agit d’aller convaincre, débattre, argumenter. Parmi ses interlocuteurs réguliers, le nouveau <a href="https://www.caissedesdepots.fr/eclairage/actualites/olivier-sichel-nomme-directeur-general-de-la-caisse-des-depots" target="_blank" rel="noopener">patron de la Caisse des dépôts et consignations, Olivier Sichel</a>. « Un type extra, fin connaisseur des enjeux du numérique, qui va pouvoir accélérer le mouvement : il a déjà validé la mise en place d’un “indice de résilience numérique”, c’est-à-dire un outil qui permet de mesurer notre dépendance aux logiciels américains. Quand Sichel dit “Attention, danger !”, il convainc dans l’instant les patrons du CAC 40. »</p><p>Le même Sichel a annoncé, en février, la <a href="https://www.banquedesterritoires.fr/la-caisse-des-depots-va-investir-18-milliards-deuros-sur-la-souverainete-numerique" target="_blank" rel="noopener">mise en place d’un plan pour la souveraineté numérique doté d’un budget de 18 milliards d’euros d’investissements</a> d’ici à 2030. Il n’est que temps ! L’Allemagne, l’Italie, l’Estonie, les Pays-Bas ont déjà décrété l’état d’urgence. Et en <a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/PagesInternationales/Pages/cd654676-8b68-47cf-89d2-2fcaf32e9798/files/4e0c2f67-2a16-4e96-a5db-d650b1866777" target="_blank" rel="noopener">Inde, pays pionnier de la « troisième voie numérique »</a>, on parle désormais de DPI (Digital Public Infrastructures), de « biens publics numériques ». « Cela consiste à décréter que des pans entiers de notre monde connecté sont des biens communs de l’humanité et que personne n’a le droit de se les approprier », applaudit Zapolsky. Applications concrètes : plus d’un milliard de citoyens indiens utilisent des systèmes de paiement en ligne et de « wallet » numérique souverains, garants de leur « intimité numérique ». Si l’Inde le fait à si grande échelle, la France le peut sans doute elle aussi…</p>
<p>EXEMPLES D’OUTILS LINAGORA</p>

<p>La suite Twake : une solution alternative à Microsoft Teams ou Google Workspace (avec boîtes mail, visioconférence, échanges de fichiers sécurisés…).<br />Le logiciel de messagerie et de travail collaboratif OBM : il équipe des ministères (Finances, Intérieur, Défense…), des établissements publics, des collectivités locales.<br />Dans le domaine de l’intelligence artificielle : LinTo, une IA « de transcription » de la parole en texte.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1280/il-n%E2%80%99y-aura-pas-d%E2%80%99accord-entre-les-usa-et-l%E2%80%99iran</guid>
	<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 20:42:50 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1280/il-n%E2%80%99y-aura-pas-d%E2%80%99accord-entre-les-usa-et-l%E2%80%99iran</link>
	<title><![CDATA[Il n’y aura pas d’accord entre les USA et l’Iran.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Les négociations ont 60 jours pour aboutir à un accord qui ne viendra jamais.</p>

<p>Les dizaines de milliers d’Iraniens massacrés, les Iraniennes violées de façon industrielle, la menace terroriste mondiale spécialement existentielle pour Israël, la colonisation du Liban via les terroristes du Hezbollah, constituent des critères négligés par les analystes, qui doivent plaquer leur propre amoralité sur Donald Trump pour lui prêter une absence d’humanité.</p>

<p>Il n’y aura aucun accord pour deux raisons.</p>

<p>Jamais les Pasdaran ni le Hezbollah ne respectent de cessez-le-feu.</p>

<p>Ils le violent copieusement et continueront à le faire.</p>

<p>L’Iran aura la bombe nucléaire pour la rentrée si l’accord est finalisé.</p>

<p>L’opération devait avoir lieu en juin et elle a été avancée en février à cause de l’avancement du nucléaire chiite.</p>

<p>Les 24 mds prévus lors des negociations, les 100 mds dégelés, les 300 mds d’investissements, les 3 mds gagnés par mois, vont donner aux excellents ingénieurs militaires iraniens tout ce dont ils ont besoin.</p>

<p>Beaucoup d’installations souterraines sous les montagnes sont intactes, il a suffit de déblayer les accès.</p>

<p>Cette trêve a un excellent motif tactique.</p>

<p>L’opposition interne politique américaine rendait la poursuite de la guerre intenable.</p>

<p>Une dénonciation des accords, en raison des violations du cessez-le-feu, permettrait à M. Trump de se libérer de cette opposition en disant « j’ai donné sa chance à la paix ».</p>

<p>Il a fait la même chose en janvier 2025 pour libérer les otages du HamaSS, en imposant à Israël un traité catastrophique et aucune des clauses apocalyptiques n’a été appliquée car le HamaSS n’a pas respecté le cessez-le-feu.</p>

<p>En 6 ans de pouvoir Trump a toujours combattu l’islamisme.</p>

<p>Il a détruit DAESH, il a asséché le terrorisme palestinien et les Mollahs, il a fait signer les Accords d’Abraham dont il prépare l’extension à 95% du monde musulman par la paix à Gaza.</p>

<p>Les ors de Versailles et le concert médiatique sont des diversions.</p>

<p>Conclusion.</p>

<p>Donald Trump n’a pas trahi le peuple iranien, Israël, ses électeurs, les USA et le monde, il n’offrira pas aux Pasdaran l’arme suprême à l’automne.</p>

<p>La guerre et le blocus reprendront, en tordant le bras de l’opposition US et mondiale, jusqu’à la chute des Mollahs.</p>

<p>L’option contraire implique l’auto-sabotage de l’héritage MAGA, auquel seuls peuvent croire les victimes de la peste cognitive débilitante de la détestation anti-Trump.</p>

<p>Sir Winston Churchill a livré à la Gestapo la Résistance de Dunkerque pour faire croire aux Nazis que le Débarquement y aurait lieu, laissé bombarder Coventry pour préserver le secret du décodage du code Enigma.</p>

<p>L’alternative était de précipiter la fin du régime en détruisant le réseau énergétique et condamner l’Iran Libre à la pauvreté.</p>

<p>Reza ARDESTANI<br />Marjan ABADIE<br />Stephane GOLDIN<br />Mona JAFARIAN<br />Hervé GHANNAD<br />Guy MILLIERE<br />Michel FAYAD<br />Alexandre DEL VALLEE<br />Jean-Marie MONTALI</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1279/comment-donald-trump-et-benyamin-netanyahou-ont-organise-le-renversement-des-mollahs-avec-90-de-bluff</guid>
	<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 20:36:25 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1279/comment-donald-trump-et-benyamin-netanyahou-ont-organise-le-renversement-des-mollahs-avec-90-de-bluff</link>
	<title><![CDATA[Comment Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont organisé le renversement des Mollahs avec 90% de bluff.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Et comment ils vont réussir malgré ce que pense quasiment le monde entier.</p>

<p>En janvier dernier, l’opération a été reportée à cause du manque de moyens pour protéger les États du Golfe des missiles et drones iraniens.</p>

<p>L’operation devait être déclenchée en ce mois de juin mais c’était trop tard pour contrer l’avancement nucléaire et balistique iranien, donc elle a été déclenchée en février.</p>

<p>Si la France avait rallié Israël et les USA, le monde aurait suivi, la Guerre de Libération de l’Iran aurait été gagnée depuis des mois, des dizaines de milliers de vies iraniennes épargnées et des milliards de pertes économies évitées.</p>

<p>Les missiles intercepteurs coûtent très chers, les missiles bien moins chers, les drones encore moins chers, les stocks d’intercepteurs de plusieurs années ont été épuisés sans possibilité de les reconstituer assez vite.</p>

<p>Sans troupe au sol, des bombardements ne suffisent pas à renverser un régime.</p>

<p>C’est pourquoi la stratégie israélo-US repose sur un Coup d’État intérieur dirigé par le Mossad, avec certains dirigeants les dizaines de milliers de soldats ayant promis à Reza Pahlavi de combattre le régime.</p>

<p>Ces dirigeants organisés par l’équipe de M. Pahlavi et les résistances Perses, Kurdes, Baloutches, Kurdes et Arabes formeront une plateforme de transition ; d’ici 2 ans les Iraniens voteront pour le régime laïc et démocratique de leur choix.</p>

<p>Cette guerre se mène dans l’ombre et son coup final ne peut se déclencher que lorsque la chute des Mollahs semble inéluctable, car l’échec signifie la mort de pas familles de tous les insurgés.</p>

<p>Depuis le début les stratèges Israéliens et US savent que les stocks d’intercepteurs seront épuisés et que le seul moyen de victoire était l’étouffement économique, ou précipiter la fin du régime en détruisant ses capacités énergétiques en pétrole et en électricité, condamnant ainsi la Perse à la pauvreté 3 à 5 ans.</p>

<p>Pour éviter ce scénario, il faut acheter du temps auprès de l’opinion domestique US et des marchés, la pression politique anti-guerre ne faisant que monter jusqu’à devenir intenable.</p>

<p>La variable d’ajustement est cette fausse négociation, où il suffit de laisser les Pasdaran se discréditer eux-mêmes en ne respectant pas leurs engagements et retourner l’opposition politique intérieure.</p>

<p>L’opposition politique intérieure exigeant la fin de la guerre était intenable, l’échec de l’accord permettra de prolonger le blocus qui fait perdre 500 millions de dollars par jour aux Pasdaran et rend intenable leur position.</p>

<p>Vendredi l’accord est sensé être finalisé, on saura vite si le Président Trump est devenu islamiste en offrant la bombe nucléaire aux Mollahs, ou s’il les a roulé dans la farine, avec les analystes du monde entier au passage.</p>

<p>Marjan ABADIE<br />Stephane GOLDI<br />Mona JAFARIAN<br />Hervé GHANNAD<br />Guy MILLIERE<br />Michel FAYAD<br />Alexandre DEL VALLEE<br />Jean-Marie MONTALI</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1278/%C2%ABukraine-europe-and-global-security%C2%BB-19-june-2026</guid>
	<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 09:36:11 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1278/%C2%ABukraine-europe-and-global-security%C2%BB-19-june-2026</link>
	<title><![CDATA[«Ukraine, Europe and Global Security», 19 June 2026]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>This article by Sergey Lavrov was initially planned to be published in the Brussels-based “Politico-Europe”, but via a last minute decision of the outlet's editorial team the publication was canceled.</p>

<p>Some Reflections on Resolving the Ukrainian Crisis, Europe and Global Security</p>

<p>At a meeting in London on 7 June 2026, the leaders of Britain, France, and Germany, as well as Vladimir Zelensky, laid out five preconditions for Russia to secure a "just and lasting peace" in Ukraine. The united Europe now presents this list of demands as the basis for dialogue with Moscow.</p>

<p>Background</p>

<p>More than two decades of negotiation with Europe, as part of the collective West, leads to only one conclusion: engaging Russia in dialogue has served as a diplomatic smokescreen for the geopolitical expansion of Western institutions, above all NATO and the European Union, eastwards, right up to Russia's borders.</p>

<p>Europe's complicity in fuelling the Ukrainian crisis is undeniable. Together with the United States, European countries orchestrated the Orange Revolution in Kiev in 2004. To create an anti-Russian bridgehead in Ukraine, they spent years buying off politicians and entire parties, rewriting history and educational curricula, cultivating and nurturing Ukrainian nationalism, and went to great lengths to pull away Ukraine away from Russia.</p>

<p>In 2013, the European Union rejected outright our proposal for a compromise on the association agreement – a deal Brussels had long been pressing Viktor Yanukovich to sign. It is worth recalling: Ukraine was offered unilateral market opening, without reciprocal commitments – terms that would have proved incompatible with Kiev's continued membership in the CIS free-trade zone. When Viktor Yanukovich requested a deferral, the Europeans incited street riots which swiftly escalated into a coup d'état in Kiev in February 2014.</p>

<p>Germany, France and Poland then proved themselves to be equally treacherous. Having guaranteed that the agreement struck between the opposition and Viktor Yanukovich would be honoured, they washed their hands of it the instant that same opposition, their own handiwork, took power. "Democracy," they shrugged, "takes unexpected turns."</p>

<p>Europe thereafter lent its backing to the new authorities. In Odessa on 2 May 2014, the burning alive of dozens of innocent supporters of closer ties with Russia did not draw a single word of condemnation from European capitals.</p>

<p>As co-guarantors of the 2015 Minsk Agreements, France and Germany effectively encouraged the Ukrainian regime to sabotage its own commitments. As Angela Merkel and François Hollande later conceded – after the special military operation had already begun – the implementation by Kiev of the Minsk Agreements, unanimously approved by the UN Security Council, was never genuinely intended. The objective, they admitted, was merely to buy time: to shore up the Armed Forces of Ukraine and flood them with Western weaponry.</p>

<p>Russia, for its part, explored every diplomatic avenue to defuse Europe's security crisis. However, in January 2022, the United States and NATO rejected Russia's proposal for legally binding mutual security guarantees. European NATO members actively endorsed that rebuff.</p>

<p>Following the launch of the special military operation, the united Europe threw its support behind the British Prime Minister's efforts to sabotage the Istanbul negotiations between Russia and Ukraine. Boris Johnson's appeal to Kiev – "don't sign anything, just fight" – slammed the door on genuine diplomacy for the foreseeable future. </p>

<p>Current Situation</p>

<p>So what has prompted European leaders to suddenly shift their rhetoric and start talking of negotiations and what are they aiming for with these statements? For instance, the EU diplomacy head Kaja Kallas has stated: the purpose of any dialogue with Russia is to dictate Europe's terms. These include: paying "reparations" to Ukraine; withdrawing troops from Transnistria and the South Caucasus; abolishing the "foreign agents" law; and accept hard limits on the size of the Russian Federation's Armed Forces. In her framing, "there can be no just and lasting peace without accountability for Russia." During the UN Security Council session on 19 May 2026, an EU representative made the point unequivocally: "supporting Ukraine militarily does not contradict the pursuit of peace, but rather serves as a fundamental prerequisite for any credible, good-faith negotiations."</p>

<p>Europe's plan is to talk with Russia while simultaneously pressing ahead with a campaign of legal warfare orchestrated through the Council of Europe. Within this once-respected organization, an entire infrastructure is being assembled for the express purpose of "holding Russia accountable": a Register of Damage, a Claims Commission, and a Special Tribunal.</p>

<p>The European Union has also given the green light to detaining merchant vessels on the high seas. Several incidents have already taken place in the Baltic and the Atlantic. At the same time, the West studiously averts its gaze from the terrorist acts of sabotage perpetrated by the Armed Forces of Ukraine in the Black and Mediterranean Seas.</p>

<p>The real objective of Europe's leaders, then, is not to negotiate with Russia. It is to shore up the Zelensky regime and preserve it as a launchpad for continued confrontation against Russia. With this in mind, European leaders are scrambling to secure a ceasefire as quickly as possible and for one reason only: to prevent the collapse of Armed Forces of Ukraine on the battlefield. The plan is to "freeze" the conflict without addressing its root causes, and then rapidly deploy military contingents from the Anglo-French "coalition of the willing" onto Ukrainian soil.</p>

<p>It is widely known that European elites have invested their "political capital" in the confrontation with Russia, pouring hundreds of billions of dollars into propping up the Kiev regime and on ramping up the military budgets of EU member states and NATO. Europe now aims to achieve "defence readiness" against Russia by 2030. Until then, they mean to buy time by whatever means available. In a strikingly candid remark this April, Belgium's chief of staff put it bluntly: "We still have a few years. Thanks to the courage and blood of the Ukrainians, who are buying us that time."</p>

<p>The united Europe continues to dream of expansion. It intends to absorb Ukraine and Moldova, while pulling Armenia into its sphere of influence. NATO has already expanded eastward, swallowing up Finland and Sweden. As for Ukraine, it is increasingly eyed as the "striking fist" of a future European military force, independent of the United States and independent of NATO.</p>

<p>Risks to Global Security</p>

<p>This state of affairs poses serious threats to global security. A direct confrontation between NATO and Russia could rapidly escalate into an exchange of nuclear strikes, with catastrophic consequences.</p>

<p>Under the banner of "strategic autonomy," Europe is witnessing a significant build-up of its military capabilities, including in the nuclear sphere. Paris's intention to extend its "nuclear umbrella" to several EU and NATO member states is a source of deep concern. This will do nothing to strengthen the security of France itself or the recipients of its so-called protection.</p>

<p>For all that, Europe's political and military establishment continues to attribute aggressive plans to Russia – plans that, they claim, reach far beyond Ukraine. The Russian President has stated on numerous occasions that all of this is nonsense, provocation, and disinformation, all aimed solely at extracting budget funds for the fight against Russia. That is scarcely the climate for substantive dialogue.</p>

<p>Russia's Position</p>

<p>As for negotiations, Vladimir Putin reiterated at the St. Petersburg International Economic Forum that Russia is not opposed to contacts with any party. We see Europe, however, as a party bent on Russia's defeat – a stance the Europeans themselves openly avow. Dialogue with Europe, therefore, cannot be conducted as though it were an impartial third-party observer.</p>

<p>Russia would prefer to achieve the goals of the special military operation through diplomacy. That requires reliably guaranteeing security along Russia's western borders and ensuring respect and dignity for our citizens and compatriots, including the right to speak their native Russian language and practice Orthodox Christian faith. Further military, political and economic expansion by the West is unacceptable: it runs counter to the imperatives of a multipolar world.</p>

<p>European leaders should recognize that the model of regional security built in Europe over decades, ever since the adoption of the Helsinki Final Act in 1975, has been destroyed by their own hands. And it will never be restored. We must now move toward creating a continent-wide security architecture open to all Eurasian countries and that reflects today's multipolar reality.<br />The principle of equal and indivisible security trampled upon by the Euro-Atlantists, can be embodied within a new Eurasian architecture. When the time is ripe, Europe too will be able to join this great effort.</p>

<p>The key point is that meaningful dialogue requires the restoration of trust, shattered by the anti-Russian actions of the West, and Europe as part of it, in the post-Cold War era. Trust can be recovered only through concrete steps that demonstrate a sincere commitment to move away from using diplomacy as a cover for expansionist ambitions. Trust cannot be restored, nor can dialogue be resumed, through ultimatums such as the one issued to Russia in London on 7 June 2026.</p>

<p>P.S.: It is noteworthy that the London ultimatum was unequivocally reaffirmed by the ambassadors of Britain, France and Germany at the meeting at the Russian Foreign Ministry on 11 June 2026, – a meeting they had so insistently requested. That was the sole purpose of their visit to the Ministry.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 22:21:51 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Climat : le scénario du pire écarté… tout comme le plus optimiste.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les hypoth&egrave;ses les plus n&eacute;gatives, comme les plus optimistes, sur les &eacute;missions de CO2 ne sont plus d&#39;actualit&eacute;.</p><p>L&#39;information n&#39;a pas fait grand bruit et pourtant elle a d&#39;importantes implications. pour tous les scientifiques qui &eacute;tudient le climat et son &eacute;volution. Une &eacute;tude r&eacute;cemment parue dans la revue Geoscientific Model Development vient d&#39;actualiser l&#39;ensemble de sc&eacute;narios possibles d&#39;&eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre, qui seront ensuite utilis&eacute;s pour mod&eacute;liser le climat et anticiper l&#39;ampleur de la hausse de temp&eacute;ratures pouvant &ecirc;tre attendue dans les d&eacute;cennies &agrave; venir.</p><p>Bonne nouvelle, le sc&eacute;nario le plus pessimiste, qui pr&eacute;voyait une hausse sans aucun ralentissement des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre et aboutissait &agrave; un r&eacute;chauffement m&eacute;dian d&#39;ici la fin du si&egrave;cle de + 4,4 &deg;C par rapport aux niveaux pr&eacute;industriels (1850-1900), est d&eacute;sormais &eacute;cart&eacute;. En revanche, le sc&eacute;nario le plus optimiste, qui aurait pu nous permettre de limiter le r&eacute;chauffement &agrave; 1,5 &deg;C, a lui aussi &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;. Rappelons que selon le dernier rapport annuel du Programme des Nations unies pour l&#39;environnement, les plans climat des pays engag&eacute;s dans l&#39;accord de Paris, s&#39;ils sont pleinement mis en &oelig;uvre, nous conduiraient vers un r&eacute;chauffement compris entre 2,3 et 2,5 &deg;C d&#39;ici &agrave; la fin du si&egrave;cle. Les politiques r&eacute;ellement mises en place aujourd&#39;hui nous orientent plut&ocirc;t vers + 2,8 &deg;C d&#39;ici 2100.</p><p>Dans le jargon des mod&eacute;lisateurs, les nouveaux sc&eacute;narios d&#39;&eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre construits par les scientifiques sont appel&eacute;s CMIP7 (pour &quot;Coupled Model Intercomparison Projet&quot; ). Ils remplacent la version 6, qui datait de 2015. Ils ne pr&eacute;disent pas l&#39;avenir mais balayent plut&ocirc;t un spectre assez large de trajectoires potentielles.</p><p>Jusqu&#39;ici, ce sc&eacute;nario du pire &agrave; + 4,4 &deg;C (nomm&eacute; &quot;RCP8.5&quot; ) d&eacute;crivait un avenir o&ugrave; l&#39;humanit&eacute; continuait &agrave; br&ucirc;ler sans rel&acirc;che p&eacute;trole, gaz et charbon (responsables principaux du changement climatique). Les scientifiques ont donc jug&eacute; que nous avions quitt&eacute; cette trajectoire et qu&#39;il n&#39;&eacute;tait plus pertinent d&#39;effectuer des projections sur la base de cette hypoth&egrave;se.</p><p>Donald Trump n&#39;a pas tard&eacute; &agrave; reprendre cette information, &agrave; sa fa&ccedil;on :&nbsp;<em>&laquo;&quot;</em>Bon d&eacute;barras!&quot; , a-t-il lanc&eacute; sur son r&eacute;seau Truth Social. Apr&egrave;s 15 ans pass&eacute;s par les d&eacute;mocrates &agrave; nous promettre que le &quot;changement climatique&quot; allait d&eacute;truire la plan&egrave;te, le comit&eacute; climatique de haut niveau des Nations unies vient d&#39;admettre. que ses propres projections (RCP8.5) &eacute;taient fausses! Fausses! Fausses! &raquo;, a &eacute;crit le pr&eacute;sident am&eacute;ricain, faisant vraisemblablement r&eacute;f&eacute;rence au Giec, le groupe d&#39;experts internationaux sur le climat mandat&eacute;s par l&#39;ONU.</p><p><strong>&quot;Des efforts ont &eacute;t&eacute; faits&quot;&nbsp;</strong></p><p>&laquo; Mais le pr&eacute;sident Trump fait une interpr&eacute;tation totalement erron&eacute;e &raquo; de l&#39;&eacute;tude en question, se d&eacute;sole son auteur principal, Detlef Van Vuuren, professeur &agrave; l&#39;universit&eacute; d&#39;Utrecht. Car ce sc&eacute;nario du pire, parfois pr&eacute;sent&eacute; &agrave; tort comme celui du &quot;statu quo&quot; (&quot;business as usual&quot; en anglais), n&#39;a jamais &eacute;t&eacute; le plus probable pour les experts. &laquo; Ce n&#39;est pas que les scientifiques se sont tromp&eacute;s, c&#39;est que le monde a chang&eacute;, que des efforts ont &eacute;t&eacute; faits, ce qui est une bonne nouvelle, explique le climatologue Robert Vautard, qui copr&eacute;side l&#39;un des groupes de travail du Giec (et qui n&#39;a pas particip&eacute; &agrave; ces travaux). Il y a eu l&#39;accord de Paris, de nombreux pays ont mis en place des politiques climatiques, et les pays, notamment ceux en d&eacute;veloppement, ont aujourd&#39;hui acc&egrave;s &agrave; des technologies renouvelables pour produire de l&#39;&eacute;lectricit&eacute; bien moins co&ucirc;teuse qu&#39;avant.&nbsp; &quot;Le nouveau&quot; sc&eacute;nario du pire d&eacute;crit dans l&#39;&eacute;tude aboutirait ainsi &agrave; une augmentation des temp&eacute;ratures plus proche de + 3,5 &deg;C d&#39;ici la fin du si&egrave;cle.</p><p>Ce que Donald Trump omet de dire, c&#39;est que ces nouveaux travaux &eacute;cartent aussi le sc&eacute;nario qui permettait de contenir le r&eacute;chauffement en de&ccedil;&agrave; de 1,5 &deg;C, le seuil retenu par l&#39;accord de Paris. D&eacute;passer ce seuil, au moins temporairement, est d&eacute;sormais presque in&eacute;vitable, a admis l&#39;an dernier le pr&eacute;sident du Giec, Jim Skea. Le sc&eacute;nario le plus ambitieux propos&eacute; dans le CMIP7 pr&eacute;voit d&eacute;sormais une hausse moyenne des temp&eacute;ratures d&#39;au moins 1,7 &deg;C en 2100 avant un retour &eacute;ventuel sous le seuil de 1,5 &deg;C. Cela n&eacute;cessiterait n&eacute;anmoins d&#39;atteindre un bilan net n&eacute;gatif en carbone, permettantde retirer 20 gigatonnes de dioxyde de carbone par an entre 2100 et 2200...&nbsp;&laquo; Il ne faut pas le voir comme un sc&eacute;nario r&eacute;aliste mais plut&ocirc;t comme un exercice th&eacute;orique pour mieux comprendre tout le spectre du syst&egrave;me climatique &raquo;, note pour sa part Pierre Friedlingstein, du Laboratoire de m&eacute;t&eacute;orologie dynamique du CNRS, coauteur de l&#39;&eacute;tude. Si des technologies de capture du CO, existent bel et bien, il n&#39;y a pas, pour l&#39;instant, de mod&egrave;le &eacute;conomique viable qui permette. de penser qu&#39;un tel objectif soit r&eacute;alisable.</p><p>En tout cas, contrairement &agrave; ce que Donald Trump semble croire, le Giec n&#39;a rien &agrave; voir dans la publication de ces nouveaux sc&eacute;narios. &laquo; Il s&#39;agit d&#39;un exercice de mod&eacute;lisation internationale coordonn&eacute; par le Programme mondial de recherche sur le climat &raquo;, indique Pierre Friedlingstein. Comme l&#39;a rappel&eacute; un communiqu&eacute;, le Giec ne m&egrave;ne pas ses propres recherches, n&#39;exploite pas de mod&egrave;les et n&#39;effectue pas de mesures &raquo;, Son r&ocirc;le est d&#39;&eacute;valuer toute la litt&eacute;rature scientifique disponible&raquo;. Robert Vautard ajoute que ces sc&eacute;narios CMIP7, certes tr&egrave;s importants, ne seront pas les seuls pris en compte dans le septi&egrave;me rapport du Giec, dont le premier volet devrait &ecirc;tre publi&eacute; en 2028: D&#39;autres sont r&eacute;alis&eacute;s, par la Chine notamment, et il est important que les pays du Sud s&#39;approprient la question de la production des sc&eacute;narios.&nbsp;</p><p><strong>Estimations &agrave; confirmer</strong></p><p>Autre pr&eacute;cision, il s&#39;agit bien de sc&eacute;narios socio-&eacute;conomiques, pas de pr&eacute;visions climatiques. Ils explorent comment pourrait &eacute;voluer l&#39;humanit&eacute; au XXIe si&egrave;cle: est-ce qu&#39;on va basculer ou non vers une &eacute;conomie bas carbone?</p><p>Comment vont &eacute;voluer l&#39;utilisation des terres, la d&eacute;forestation?, pr&eacute;cise Pierre Friedlingstein. &laquo; Ils produisent des sc&eacute;narios d&#39;&eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre qui vont ensuite servir de point d&#39;entr&eacute;e aux mod&egrave;les climatiques, qui vont, eux, calculer la r&eacute;ponse du syst&egrave;me. Terre &agrave; ces sc&eacute;narios d&#39;&eacute;missions. &raquo; Les hausses de temp&eacute;ratures potentielles &eacute;voqu&eacute;es dans cette &eacute;tude ne sont que des estimations rapides donn&eacute;es &agrave; titre indicatif. Il faudra attendre plusieurs mois que les mod&egrave;les climatiques tourment pour clarifier les pr&eacute;visions climatiques, et notamment leurs incertitudes.</p><p>On sait que le changement climatique g&eacute;n&egrave;re des modifications dans l&#39;oc&eacute;an et sur terre, dans les for&ecirc;ts. Mais on ne conna&icirc;t pas bien leur capacit&eacute; &agrave; absorber le carbone dans le futur. On ne sait pas bien non plus comment vont r&eacute;agir les stocks de carbone pi&eacute;g&eacute;s dans le perg&eacute;lisol qui va d&eacute;geler&raquo;, explique Robert Vautard. Tous ces m&eacute;canismes encore mal compris, toutes ces r&eacute;troactions peuvent, par effet boule de neige, amplifier le r&eacute;chauffement (et dans certains cas le limiter). On pourrait d&#39;ailleurs se retrouver avec le m&ecirc;me niveau r&eacute;chauffement que pr&eacute;voyait le RCP8.5, mais 50 ans plus tard, compl&egrave;te Pierre Friedlingstein.</p><p>&nbsp;&nbsp;Anne-Laure Fr&eacute;mont</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1276/ah-quil-est-mechant-poutine-cest-bien-un-dictateur</guid>
	<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 11:15:21 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1276/ah-quil-est-mechant-poutine-cest-bien-un-dictateur</link>
	<title><![CDATA[Ah qu&#039;il est méchant Poutine, c&#039;est bien un dictateur....]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Zelensky "tend régulièrement la main" à Poutine, qui immanquablement la lui refuse. "Ah qu'il est méchant Poutine, c'est bien un dictateur, voyez il veut toujours pour la guerre.. "<br />Qui a lu le "mage du Kremlin" ?  Poutine n'a rien d'un sauvage inculte de la Toundra, il sait que ces offres de Zelensky, ne valent pas un pet de lapin. </p>

<p>D'abord l'Ukraine ne cesse de pilonner les bases pétrolières et gazières russes. Y compris maintenant avec des missiles Allemands  Torus. La Russie répond en pilonnant les bases des commandements militaires de l'Ukraine. </p>

<p>Ensuite l'Ukraine et ses copains la bande de "canards sans tête" de l'UE dont les peuples - non consultés -  sont saignés à coup de milliards d'euros extraits des budgets sociaux pour la guerre "contre la Russie", pensent ainsi tout simplement montrer que le "criminel" c'est Poutine. "Voyez comment il refuse la main tendue" ? "Voyez comment il refuse la Paix" ?</p>

<p>Zelensky vient de bombarder St Petersburg, la ville du Tzar Pierre le Grand qui l'avait construite sur la Baltique pour s'ouvrir vers l'Ouest et l'Europe au début des années 1700. St Petersburg n'était pas protégée, car jamais les Russes ne pensaient pas qu'elle serait bombardée en raison de son prestige historique et culturel et dans laquelle il y a toujours des milliers de touristes ébahis. </p>

<p>Zelensky veut la victoire! Avec toujours 20% de son territoire occupé par les Russes. Zelensky se croit le roi du" monde nouveau de Trump". Il se positionne dans le sillage des guerres de Trump, au Moyen Orient, en Afrique.. Il veut transformer son pays en bunker militaro-industriel et vendre ses services militaires à l'étranger partout où il y a des guerres ou des affrontements.</p>

<p>Question : Zelensky est-il un homme de Paix ? Non. Et Poutine le sait. Ils ont la même culture, mais pas la même histoire. Car celui qui vénère et fait des cérémonies en faveur de la mémoire des nazis ukrainiens des années 1941/1943, et qui sont responsables de "la shoah par balles" la première extermination des juifs s'est faite en d'Ukraine, c'est Zelensky, qui ce mois ci a rapatrié les restes d'officiers ukrainiens nazis officiants sous l'uniforme allemand, et leur a offert une cérémonie provocatrice aux yeux du monde. Zelensky n'a aucun tabou.</p>

<p>Qui s'en est offusqué ? La Pologne, qui elle aussi à subi les exactions nazis ukrainiennes lors de la 2ème guerre mondiale, contre la population polonaise juive ou non, et Israël qui bien que soutenant Zelensky, à trouvé qu'il allait quand même un peu loin.</p>

<p>Cette ou plutôt ces propositions de Paix réitérées par Zelensky répondent à ce que demande Trump depuis 2 ans, "un cesser le feu", et veulent ternir l'image de Poutine dans le monde hors européen. <br />Raté. En règle générale le monde des BRICS - les 2/3 de l'humanité et 40% du Pib mondial en parité mondiale de pouvoir d'achat contre 27% pour les pays du G7 - soutient la Russie, parce qu'il a besoin du pétrole, du gaz et des technologies russes pour se développer, et du soutien des Russes et Chinois contre les vomissures guerrières d'un Trump dont les pays du "Sud"  se méfient ..</p>

<p>Zelensky a pensé faire tilt en bombardant St Petersburg, en réalité il agressé les représentants de pays qui venaient à un symposium invités par Poutine. <br />Quand les ministres européens sont arrivés en Ukraine ces jours-ci "pour protéger l'Ukraine", Poutine ne les a pas bombardé.</p>

<p>Or militairement et politiquement, sauf pour l'Europe suicidaire,  Poutine a gagné la guerre. Hélas, Zelensky ne doit sa survie qu'à la bêtise et la haine d'Européens qui veulent "finir la deuxième guerre mondiale" en rasant la Russie, s'ils le pouvaient.</p>

<p>Et la question reste toujours : Qu'est-ce que l'on peut faire, nous les Européens ? Eh bien  - contrairement à l'Allemagne ou Schröder, Merkel et les Allemands qui s'expriment pour la Paix, où en Italie et en Espagne, Rien en France où les élus ont même accepté majoritairement de démultiplier le budget militaire "défense" en taillant dans le budget social. Ils ont succombé à la Doxa en cours : "la Russie va nous attaquer".</p>

<p>Entrée dans sa 5ème année de guerre et soutenue par l'UE, l'Ukraine est à bout de force moralement, physiquement, et les Ukrainiens sont de plus en plus réfractaires à la conscription. Ils continuent d'émigrer et manifestent régulièrement contre le pouvoir corrompu : ils sont victimes de leur gouvernement qui joue sur leur fibre nationaliste, jusqu'à quand ?</p>

<p>Par contre on voit chez les européens une fébrilité toute guerrière. Mais ils n'ont pas les hommes ni les armes pour entrer directement dans le conflit contre la Russie. La situation en devient en fait plus dangereuse. Certains de l'Otan envisagent que c'est peut-être le moment de mettre quelque nucléaire "tactique" dans les têtes de missiles" etc..</p>

<p>Si la guerre se poursuit, c'et parce que nous ne faisons rien pour qu'elle s'arrête. Mais la guerre finira tôt ou tard, et l'on pourra établir clairement les responsabilités des uns et des autres : Boris Johnson, Biden, Trump, Poutine, Zelensky, Von der Leyen, Kallas, Macron, etc.. et les autres têtes vides de quelques canards européens qui ne font que caqueter.</p>

<p>Quand le capitalisme est en crise, quand il juge que le rapport Capital/Travail s'amenuise pour le Capital, ou qu'il veuille au contraire augmenter ses marges de bénéfices profitant des faiblesses du mouvement du Travail, il génère des guerres. Nous sommes en plein dedans.</p>

<p>Nous n'avons donc qu'un seul choix : LA PAIX.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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