<?xml version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" >
<channel>
	<title><![CDATA[Signet Loupe: Juillet 2020]]></title>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/archive/ememiom/1593561600/1596240000</link>
	<atom:link href="https://ememiom.fr/iom/blog/archive/ememiom/1593561600/1596240000" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/119/cours-deconomie-pour-ecoliers-de-maternelle</guid>
	<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 11:46:27 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/119/cours-deconomie-pour-ecoliers-de-maternelle</link>
	<title><![CDATA[Cours d&#039;économie pour écoliers de Maternelle !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Incroyable carte qui montre, pour chaque pays européen, qui est son principal partenaire commercial. On comprend très bien en voyant celà pourquoi l'Allemagne tenait tant au "plan de relance" européen. Alors que ses clients US et Chinois sont au ralenti, il s'agit pour elle d'éviter absolument que sa clientèle européenne ne s'effondre économiquement. <br />Source : The Globalist.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/118/succession-taxer-plusieurs-fois-les-memes-biens-et-les-memes-revenus</guid>
	<pubDate>Wed, 22 Jul 2020 17:56:36 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/118/succession-taxer-plusieurs-fois-les-memes-biens-et-les-memes-revenus</link>
	<title><![CDATA[Succession : taxer plusieurs fois les mêmes biens et les mêmes  revenus ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Des petites étapes dans la vie font parfois réfléchir : Aujourd’hui c’était le paiement des droits de succession, la première et dernière fois que j’en paie. Succession qui sans être du tout misérable n’est pas celle d’un millionnaire . <br />D’avoir dû payer 2 à 3 années d’impôt sur le revenu en une seule fois, sur ce qui reste d’une vie de travail et d’économies de mes parents (lesquels ont commencé comme ouvrier et sténo dactylo et ont payé toute leurs vies leurs impôts et taxes) me laisse un sentiment non de révolte, mais celui qu’en France on ne sait que taxer et de préférence plusieurs fois les mêmes biens et les mêmes  revenus . <br />Qu’on ne me pas parle d’égalité des chances : à 56 ans,  les « chances » sont plutot derrière que devant ... En fait, notre soif d’impôts est inextinguible, autant  que celles des dépenses publiques et sociales. On vit pour être taxé afin d’être « couvert » pour à peu près tout .  <br />Je reste très attaché à l’impôt sur le revenu progressif (que j’aimerais que tout le monde paie, même un minimum), mais les « droits » de succession me laissent le sentiment désagréable qu’on dépouille au passage, sans leur demander leur avis,  le fruit du travail de ceux qui nous ont précédé. <br />Pas joli joli.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/117/etats-unis-le-neo-feodalisme-qui-vient</guid>
	<pubDate>Sun, 19 Jul 2020 21:02:59 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/117/etats-unis-le-neo-feodalisme-qui-vient</link>
	<title><![CDATA[États-Unis : le néo-féodalisme qui vient !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Source :  https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3663753930307584&amp;id=100000190399959</p>

<p>Auteur : <a href="https://www.facebook.com/natalia.rko"><br />Natalia ROUTKEVITCH</a><br />"Nous sommes entrés dans le paradigme d’une oligarchie concentrant la richesse nationale à un point jamais atteint à l’époque contemporaine. Cinq compagnies détiennent l’essentiel de la richesse nationale en Amérique! Une poignée de patrons de la tech et «leurs chiens de garde» de la finance, contrôlent chacun des fortunes de dizaines de milliards de dollars en moyenne et ils ont à peine 40 ans, ce qui veut dire que nous allons devoir vivre avec eux et leur influence pour tout le reste de nos vies! </p>

<p>La globalisation et la financiarisation ont été des facteurs majeurs de cette concentration effrénée de la richesse. La délocalisation de l’industrie vers la Chine a coûté 1,5 million d’emplois manufacturiers au Royaume-Uni, et 3,4 millions à l’Amérique. Les PME, les entreprises familiales, l’artisanat, ont été massivement détruits, débouchant sur une paupérisation des classes moyennes, qui étaient le cœur du modèle capitaliste libéral américain. </p>

<p>Ces nouveaux oligarques du XXIè siècle sont persuadés que tous les problèmes ont une réponse technologique. Ce sont des techniciens brillants, grands adeptes du transhumanisme, peu préoccupés par la baisse de la natalité ou la question de la mobilité sociale, et bien plus déconnectés des classes populaires que les patrons d’entreprises sidérurgiques d’antan. Leur niveau d’ignorance sur le plan historique ou littéraire est abyssal, et en ce sens, ils sont sans doute plus effrayants encore que l’aristocratie d’Ancien Régime. De plus, se concentrer sur les sujets symboliques comme le genre, les transgenres, le changement climatique, leur permet d’évacuer les sujets de «classe», qui pourraient menacer leur pouvoir."</p>

<p>******** </p>

<p>«L’Amérique vit un nouveau Moyen Âge, avec son oligarchie, ses clercs et son dogme» Mandeville, Laure GRAND ENTRETIEN -</p>

<p>Notre monde est entré «dans un nouveau Moyen Âge» version high-tech, marqué par un accroissement inquiétant des inégalités, avertit le géographe Joel Kotkin. «Le Meilleur des mondes»  décrit par Aldous Huxley serait-il en train de pointer le nez sur les côtes de Californie et de gagner l’Amérique? Dans son nouveau livre, L’Avènement du néo-féodalisme , le géographe américain Joel Kotkin, cousin californien du géographe français Christophe Guilluy, qui scrute depuis des années avec inquiétude la destruction des classes moyennes à la faveur de la délocalisation et de la financiarisation de l’économie, s’interroge sur la «tyrannie» que dessine l’émergence d’une oligarchie ultra-puissante et contrôlant une technologie envahissante. Joel Kotkin décrit l’alliance de l’oligarchie de la Silicon Valley, composée de quelques milliardaires passionnés de transhumanisme, et persuadés que la technologie est la réponse à tous les problèmes, avec une classe intellectuelle de «clercs» qui se comporte comme un «nouveau clergé» et instaure de nouveaux dogmes - sur la globalisation, le genre, «le privilège blanc» - avec une ferveur toute religieuse. Il devient dangereux d’exprimer ses désaccords, regrette cet ancien social-démocrate, qui explique ne plus avoir sa place à gauche. Une situation d’intolérance que le départ fracassant de la journaliste Bari Weiss du New York Times , forcée de quitter le navire sous la pression de pairs devenus «censeurs», vient d’illustrer avec éloquence. </p>

<p>LE FIGARO. - Vous publiez L’Avènement du néo-féodalisme*, un ouvrage qui décrit l’émergence en Amérique, et plus encore en Chine, en Europe et même au Japon, d’un système caractérisé par une concentration de plus en plus inégalitaire de la richesse et du pouvoir entre les mains d’une petite minorité de «seigneurs» de la tech et de la finance. Retournons-nous vraiment au Moyen Âge version high-tech ? <br />Joel KOTKIN. -  Nous vivons effectivement une époque qui rappelle le Moyen Âge avec son oligarchie, ses clercs et son dogme. Une sorte d’aristocratie de la tech a émergé et a fait alliance avec la classe intellectuelle, pour mettre en place une nouvelle vision de la société, qui a pour ambition de remplacer les valeurs plus traditionnelles portées depuis l’après-guerre par la classe moyenne. Tout l’enjeu futur de la politique est de savoir si «le tiers état» d’aujourd’hui - les classes moyennes paupérisées et les classes populaires - se soumettra à leur contrôle. Nous sommes entrés dans le paradigme d’une oligarchie concentrant la richesse nationale à un point jamais atteint à l’époque contemporaine. Cinq compagnies détiennent l’essentiel de la richesse nationale en Amérique! Une poignée de patrons de la tech et «leurs chiens de garde» de la finance, contrôlent chacun des fortunes de dizaines de milliards de dollars en moyenne et ils ont à peine 40 ans, ce qui veut dire que nous allons devoir vivre avec eux et leur influence pour tout le reste de nos vies! » </p>

<p>La globalisation et la financiarisation ont été des facteurs majeurs de cette concentration effrénée de la richesse. La délocalisation de l’industrie vers la Chine a coûté 1,5 million d’emplois manufacturiers au Royaume-Uni, et 3,4 millions à l’Amérique. Les PME, les entreprises familiales, l’artisanat, ont été massivement détruits, débouchant sur une paupérisation des classes moyennes, qui étaient le cœur du modèle capitaliste libéral américain. La crise du coronavirus a accéléré la tendance. Les compagnies de la tech sortent grandes gagnantes de l’épreuve. Jeff Bezos, le patron d’Amazon, vient juste d’annoncer que sa capitalisation a progressé de 30 milliards de dollars alors que les petites compagnies se noient! Les inégalités de classe ne font que s’accélérer, avec une élite intellectuelle et managériale qui s’en sort très bien - les fameux clercs qui peuvent travailler à distance - , et le reste de la classe moyenne qui s’appauvrit. Les classes populaires, elles, ont subi le virus de plein fouet, ont bien plus de risques de l’attraper, ont souffert du confinement dans leurs petits appartements, et ont pour beaucoup perdu leur travail. C’est un tableau très sombre qui émerge avec une caste de puissants ultra-étroite et de «nouveaux serfs», sans rien de substantiel entre les deux: 70 % des Américains estiment que leurs enfants vivront moins bien qu’eux. </p>

<p>Vous écrivez que la Silicon Valley est une sorte de laboratoire futuriste de ce qui attend l’Amérique. Votre description ne donne pas envie… </p>

<p>La Silicon Valley, jadis une terre promise des self-made-men est devenue le visage de l’inégalité et des nouvelles forteresses industrielles. Les géants technologiques comme Google ou Facebook ont tué la culture des start-up née dans les garages californiens dans les années 1970 et qui a perduré jusque dans les années 1990, car ils siphonnent toute l’innovation. Je suis évidemment pour la défense de l’environnement, mais l’idéologie verte très radicale qui prévaut en Californie avantage aussi les grandes compagnies qui seules peuvent survivre aux régulations environnementales drastiques, alors que les PME n’y résistent pas ou s’en vont ailleurs. On sous-estime cet aspect socio-économique de la «transition écologique», qui exclut les classes populaires et explique par exemple vos «gilets jaunes», comme le raconte le géographe Christophe Guilluy. Vu la concentration de richesses, l’immobilier californien a atteint des prix records et les classes populaires ont été boutées hors de San Francisco, pourtant un bastion du «progressisme» politique. La ville, qui se veut l’avant-garde de l’antiracisme et abritait jadis une communauté afro-américaine très vivante, n’a pratiquement plus d’habitants noirs, à peine 5 %, un autre paradoxe du progressisme actuel. </p>

<p>Vous parlez d’alliance de cette oligarchie avec de nouveaux clercs, presque un nouveau «clergé», gardien des nouveaux «dogmes». Que voulez-vous dire? </p>

<p>Il y a un vrai parallèle entre la situation d’aujourd’hui et l’alliance de l’aristocratie et du clergé avant la Révolution française. Et cela vaut pour tous les pays occidentaux. Ces clercs rassemblent les élites intellectuelles d’aujourd’hui, qui sont presque toutes situées à gauche. Si je les nomme ainsi, c’est pour souligner le caractère presque religieux de l’orthodoxie qu’elles entendent imposer, comme jadis l’Église catholique. Au XIIIe siècle, à l’université de Paris, personne n’aurait osé douter de l’existence de Dieu. Aujourd’hui, personne n’ose contester sans risque les nouveaux dogmes, j’en sais quelque chose. Je suis pourtant loin d’être conservateur, je suis un social-démocrate de la vieille école, qui juge les inégalités de classe plus pertinentes que les questions d’identité, de genre, mais il n’y a plus de place pour des gens comme moi dans l’univers mental et politique de ces élites. Elles entendent remplacer les valeurs de la famille et de la liberté individuelle qui ont fait le succès de l’Amérique après-guerre et la prospérité de la classe moyenne, par un credo qui allie défense du globalisme, justice sociale (définie comme la défense des minorités raciales et sexuelles, NDLR), modèle de développement durable imposé par le haut et redéfinition des rôles familiaux. Elles affirment que le développement durable est plus important que la croissance qui permettait de sortir les classes populaires de la pauvreté. Ce point créera une vraie tension sociale. Ce qui est frappant, c’est l’uniformité de ce «clergé». Parmi les journalistes, seulement 7 % se disent républicains. C’est la même chose, voire pire, dans les universités, le cinéma, la musique. On n’a plus le droit d’être en désaccord avec quoi que ce soit! Écrire que le problème de la communauté noire est plus un problème socio-économique que racial, est devenu risqué, et peut vous faire traiter de raciste! J’ai travaillé longtemps comme journaliste avant d’enseigner, et notamment pour le Washington Post , le Los Angeles Times et d’autres… Il arrive que j’y trouve encore de très bons papiers, mais dans l’ensemble, je ne peux plus les lire tellement ils sont biaisés sur les sujets liés à la question raciale, à Trump ou à la politique! Je n’ai aucune sympathie pour Donald Trump, que je juge toxique, mais la haine qu’il suscite va trop loin. On voit se développer un journalisme d’opinion penchant à gauche, qui mène à ce que la Rand Corporation (une institution de recherche prestigieuse, fondée initialement pour les besoins de l’armée américaine, NDLR) qualifie de «décomposition de la vérité» . Je dois dire avoir aussi été très choqué par le «projet 1619» (ce projet affirme que l’origine de l’Amérique n’est pas 1776 et la proclamation de l’Indépendance, mais 1619 avec l’arrivée de bateaux d’esclaves sur les côtes américaines, NDLR), lancé par le New York Times , qui veut démontrer que toute l’histoire américaine est celle d’un pays raciste. Oui l’esclavage a été une chose horrible, mais les succès et progrès américains ne peuvent être niés au nom des crimes commis. Je n’ai rien contre le fait de déboulonner les généraux confédérés, qui ont combattu pour le Sud esclavagiste. Mais vouloir déboulonner le général Ulysse Grant, grand vainqueur des confédérés, ou encore George Washington, est absurde. La destruction systématique de notre passé, et du sens de ce qui nous tient ensemble, est très dangereuse. Cela nous ramène à l’esprit de la Révolution culturelle chinoise. Si l’on continue, il n’y aura plus que des tribus. </p>

<p>Vous soulignez le danger particulier de l’alliance de l’oligarchie de la tech et des élites, en raison du rôle croissant de la technologie… </p>

<p>Je crois que c’est Huxley qui dans Le Meilleur des mondes , affirme qu’une tyrannie appuyée sur la technologie ne peut être défaite. La puissance des oligarchies et des élites culturelles actuelles est renforcée par le rôle croissant de la technologie, qui augmente le degré de contrôle de ce que nous pensons, lisons, écoutons… Quand internet est apparu, il a suscité un immense espoir. On pensait qu’il ouvrirait une ère de liberté fertile pour les idées, mais c’est au contraire devenu un instrument de contrôle de l’information et de la pensée! Même si les blogs qui prolifèrent confèrent une apparence de démocratie et de diversité, la réalité actuelle c’est quelques compagnies basées dans la Silicon Valley qui exercent un contrôle de plus en plus lourd sur le flux d’informations. Près des deux tiers des jeunes s’informent sur les réseaux sociaux. De plus, Google, Facebook, Amazon sont en train de racheter les restes des médias traditionnels qu’ils n’ont pas tués. Ils contrôlent les studios de production de films, YouTube… Henry Ford et Andrew Carnegie n’étaient pas des gentils, mais ils ne vous disaient pas ce que vous deviez penser. </p>

<p>Et que pensent ces nouveaux oligarques du XXIe siècle? </p>

<p>Ils sont persuadés que tous les problèmes ont une réponse technologique. Ce sont des techniciens brillants, grands adeptes du transhumanisme, peu préoccupés par la baisse de la natalité ou la question de la mobilité sociale, et bien plus déconnectés des classes populaires que les patrons d’entreprises sidérurgiques d’antan. Leur niveau d’ignorance sur le plan historique ou littéraire est abyssal, et en ce sens, ils sont sans doute plus effrayants encore que l’aristocratie d’Ancien Régime. De plus, se concentrer sur les sujets symboliques comme le genre, les transgenres, le changement climatique, leur permet d’évacuer les sujets de «classe», qui pourraient menacer leur pouvoir.</p>

<p>Que pensez-vous de la bataille entre Zuckerberg, qui a refusé de bannir les tweets de Trump, et les autres grands patrons de la tech, qui veulent bannir «les mauvaises pensées»? </p>

<p>Je pense que Zuckerberg a eu raison et qu’il a du courage, mais il semble être poussé à adopter un rôle de censeur. Un auteur que je connais, environnementaliste dissident, vient de voir sa page Facebook supprimée. C’est une tendance dangereuse, car laisser à quelques groupes privés le pouvoir de contrôler l’information, ouvre la voie à la tyrannie. Cela me ramène au thème central de ce livre qui se veut un manifeste en faveur de la classe moyenne, menacée de destruction après avoir été le pilier de nos démocraties. La démocratie est fondamentalement liée à la dispersion de la propriété privée. C’est pour cela que j’ai toujours eu de l’admiration pour les Pays-Bas, pays qui a toujours créé de la terre, en gagnant sur la mer, et a donc toujours assuré la croissance de sa classe moyenne. Quand cela cesse et que la richesse se concentre entre quelques mains, on revient à un contrôle de la société par le haut, qu’il soit établi par des régimes de droite ou de gauche. </p>

<p>Face à cette réalité, Trump et la rébellion anti-élites qui le porte pourraient-ils gagner à nouveau? </p>

<p>Trump est un idiot et un type détestable, qui, je l’espère, sera désavoué, car il suscite beaucoup de tensions négatives. Mais je n’ai jamais vu un président traité comme il l’a été. La volonté de le destituer était déjà envisagée avant même qu’il ait mis un pied à la Maison-Blanche! Je pense aussi que la presse n’est pas honnête à son sujet. Prenons par exemple son discours au mont Rushmore, l’un des meilleurs qu’il ait faits, et dans lequel il tente de réconcilier un soutien au besoin de justice raciale, et la défense du patrimoine américain. Il y a cité beaucoup de personnages importants comme Frederick Douglass ou Harriet Tubman, mais la presse n’en a pas moins rapporté qu’il s’agissait d’un discours raciste, destiné à rallier les suprémacistes blancs! On l’accuse de tyrannie, mais la plus grande tyrannie qui nous menace est l’alliance des oligarques et des clercs. Le seul avantage de Trump, c’est d’être un contre-pouvoir face à eux. Malheureusement, cela ne signifie pas qu’il ait une vision cohérente. Surtout, il divise terriblement le pays, or nous avons besoin d’une forme d’unité minimale. Je dirais à ce stade que Trump va avoir du mal à gagner - j’évalue ses chances à une sur trois. Il pourrait revenir si une forme de rebond économique se dessine ou s’il s’avérait évident que Joe Biden n’a plus toutes ses capacités intellectuelles. Si les démocrates l’emportent, ma prédiction est qu’ils en feront trop, et qu’une nouvelle rébellion, qui nous fera regretter Trump, surgira en boomerang. À moins qu’une nouvelle génération de jeunes conservateurs - comme Josh Hawley, JD Vance ou Marco Rubio - capables de défendre les classes populaires tout en faisant obstacle à la révolution culturelle de la gauche, ne finisse par émerger. J’aimerais aussi voir un mouvement remettant vraiment le social à l’honneur se dessiner à gauche, mais je n’y crois pas trop, vu l’obsession de l’identité… Ce qui est sûr, c’est que l’esprit de 2016 et des «gilets jaunes» ne va pas disparaître. Regardez ce qui s’est passé en Australie: on pensait que les travaillistes gagneraient, mais ce sont les populistes qui ont raflé la mise, parce que la gauche verte était devenue tellement anti-industrielle, que les classes populaires l’ont désertée! *</p>

<p>The Coming of Neo-Feudalism: A Warning to the Global Middle Class , Joel Kotkin, Hardcover, 288 p., $20,65.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/114/le-double-mouvement-du-gaullisme-aura-ete-de-reconstruire-l%E2%80%99etat-par-la-france-et-la-france-par-l%E2%80%99etat</guid>
	<pubDate>Thu, 16 Jul 2020 15:04:27 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/114/le-double-mouvement-du-gaullisme-aura-ete-de-reconstruire-l%E2%80%99etat-par-la-france-et-la-france-par-l%E2%80%99etat</link>
	<title><![CDATA[Le double mouvement du gaullisme aura été de reconstruire l’État par la France et la France par l’État]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Il y a un peu moins de trois ans, notre camarade Didier Motchane nous quittait, je relis en ce moment les textes qu'il a publié durant toutes ces années et certains ont une résonance particulière dans les conditions présentes. Didier était vraiment un visionnaire et un intellectuel de rang supérieur :</p>

<p>" Le double mouvement du gaullisme aura été de reconstruire l’État par la France et la France par l’État. Puisque l’État français, ayant déserté la France, avait entrepris de séparer la France des Français, il s'agissait d'autre chose que de mettre entre parenthèses les années d'occupation, non pas seulement parce que celles-ci demeuraient présentes à la conscience française mais surtout parce que la libération était une preuve vivante que le relèvement de la France et celui de la République se confondaient. D'où l'interpénétration réussie des idées du Conseil National de la Résistance et celles d'un Général formé aux traditions intellectuelles de la droite.<br />"Cependant la démonstration aura été faite - en 1946 et en 1958 - que si le gaullisme est parvenu, avec de Gaulle à rassembler deux fois en vingt ans le peuple français, ce ne fut jamais qu'a la faveur d'une situation de crise extrême. Le gaullisme n'est jamais parvenu à cimenter durablement la base sociale qui aurait correspondu à son concept. La preuve en est la rapidité avec laquelle ceux qui, les plus nombreux assurément, étant venus au gaullisme avec de Gaulle de la droite, y sont retournés après lui. <br />(...)<br />"Il est tout à fait vain de regretter que ce soit un homme venu de droite, devenu peut-être seul de son espèce un républicain des deux rives, que l'histoire aura investi de la mission de tenir en respect les adversaires de la République. Car c'est contre celle-ci, en même temps que contre de Gaulle - et après lui - que l'atlantisme et le libéralisme qui se sont toujours donné la main, chacun servant tour à tour de fourrier à l'autre, n'ont jamais cessé de former la trame du linceul patiemment préparé par nos élites pour l'ensevelir."</p>

<p>Citoyens actualités, supplément n°99, décembre 1997.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/113/sainte-sophie-redevient-une-mosquee</guid>
	<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 18:10:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/113/sainte-sophie-redevient-une-mosquee</link>
	<title><![CDATA[Sainte Sophie redevient une mosquée.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Sainte Sophie redevient une mosquée. </p>

<p>Il y a des problèmes économiques ? La solution : encore plus d’islam.</p>

<p>Il y a des problèmes sociaux ? La solution : encore plus d’islam.</p>

<p>Il y a de la contestation dans les rues ? La solution : encore plus d’islam.</p>

<p>Cela fonctionne comme un coupe circuit neuronal. Tant pis pour ces peuples qui votent pour des partis islamiques pour montrer qu’ils sont de bons croyants. ( en même temps ici on vote pour EELV parce qu’on aime les fleurs, c’est pas plus intelligent) </p>

<p>L’important pour le dictateur islamiste est d’effacer l’histoire non turque ( peuple envahisseur) de cette péninsule. Effacer son histoire non musulmane.</p>

<p>Ce n’est pas anecdotique. C’est ontologique. Le rouleau compresseur islamiste ne supporte ni l’histoire, ni la divergence, ni la diversité.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/112/les-fachos</guid>
	<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 12:50:04 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/112/les-fachos</link>
	<title><![CDATA[LES &quot;FACHOS&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>LES "FACHOS"</p>

<p>Qui sont les « fachos» ? Qui a un discours de haine ? Qui veut censurer et empêcher une expression libre ? Qui refuse le débat démocratique ?  Quand j’ai voulu réunir à Dresde en Allemagne les partisans et les adversaires de l’immigration, les partisans de PEGIDA, un mouvement qui se proclame ouvertement adversaire de l’islamisation et de l’immigration de masse en provenance des pays musulmans  et les  partisans de l’accueil illimité de réfugiés et l’ouvertures des frontières à « la misère du monde », qui a refusé au premier abord une proposition  de dialogue sans  langue de bois ?  Les fachos de Pegida ou leurs adversaires ? je laisse deviner la réponse. Finalement ces dialogues ont eu lieu dans toute la ville, malgré les tentatives d’obstruction violente des antifas, malgré leurs lettres de dénonciation aux universités, aux églises, à la mairie, de cette invitation faite aux fachos et à leurs opposants d’une discussion libre et sans tabous.  Le résultat fut stupéfiant une compréhension mutuelle acquise progressivement malgré des débuts houleux et même violents verbalement, une forme d’intelligence collective qui partant d’une appréhension d’une réalité complexe, permettait de chercher des solutions aux problèmes présents et futurs posés par cette arrivée en masse de vrais et de faux réfugiés. </p>

<p>En fait, tous les repères idéologiques   sont bousculés. La gauche ne combat vraiment plus les patrons, les curés et le patriarcat, mais elle s’imagine toujours dans ce combat.  Sa vision sociétale reste marquée par les avancées spectaculaires de l’émancipation des prolétaires et, comme il a été remarqué maintes fois, déçue par la recherche d’identité de sa clientèle dans un monde menaçant, elle se tourne vers ce qu’elle voit comme un nouveau prolétariat, plus digne de sa sollicitude. </p>

<p>Mais la question politique risque de rendre invisible les transformations culturelles et psychologiques des individus et, en particulier, de ceux qui appartiennent à la jeunesse des classes éduquées, vivant dans les métropoles urbaines.  Plusieurs générations ont vécu après-coup le traumatisme de l’anéantissement des juifs d’Europe et en même temps la repentance de la colonisation. Les nazis établissaient une hiérarchie entre des races supérieures et des races inférieures. Les colonisateurs croyaient en la supériorité de la civilisation européenne sur les indigènes de l ’Amérique et de l’Afrique. <br />Les nouvelles générations de l’Occident formatées par un enseignement qui condamne légitimement à la fois le génocide des juifs et les horreurs de la colonisation, ne veulent plus connaître de différences entre les êtres humains. Les européens modernes, en particulier ceux qui font partie des classes éduquées, poursuivent un rêve d’amour universel, un rêve d’un monde qui ne connaîtrait plus le racisme et la guerre. </p>

<p>Ils plaquent sur la réalité d’aujourd’hui cette utopie d’une humanité réconciliée, unie et identique. Ce refus de voir les différences et les hiérarchies entre les êtres humains et leurs cultures est une réaction parfaitement compréhensible à un passé douloureux mais aboutit à un déni de réalité. Cette jeunesse occidentale, instruite et pacifiste, établit une équivalence entre clandestins et habitants légaux d’un pays, entre les genres, entre les sexualités, entre les générations, entre les cultures et les civilisations. Pour elle, Il ne doit plus exister de hiérarchies et de différences. </p>

<p>Ceux qui s’opposent à ces indistinctions, qui veulent que les frontières et les nations subsistent, ceux qui ouvertement déclarent que les cultures n’ont pas une valeur égale, que le voile, la polygamie, les mutilations sexuelles n’ont pas droit de cité sont des fascistes, des racistes, des héritiers du nazisme ou du pétainisme. On stigmatise des populations entières qui vivent dans la peur d’un lendemain qui serait appauvri et trop différent et on qualifie de populistes ceux qui prennent leur défense.</p>

<p>L’islamisme, nouveau totalitarisme, profite de ce déni de réalité et impose sous prétexte de tolérance et d’acceptation de la diversité ses propres valeurs et ses usages pourtant en contradiction totale avec les valeurs occidentales d’égalité et de droits humains. Aujourd’hui, l’islamisme est une extrême-droite antisémite, héritière du nazisme et des fascismes européens. </p>

<p>Il s’agit donc aujourd’hui de bien identifier ce nouveau totalitarisme et de ne pas se tromper de cible dans un véritable combat pour la devise républicaine de liberté, d’égalité et de fraternité. Les collaborateurs ou les idiots utiles de l’islamisme font entrer le loup dans la bergerie, en qualifiant les conservateurs populistes qui résistent à l’islamisme de politiciens d’extrême-droite.  Même si dans les partis de ces conservateurs, il subsiste certainement des éléments anciens proches du fascisme ou en France du pétainisme,  Trump et les conservateurs américains, Salvini, Gert WIlders, Netanyaou, Orban, Pegida et leurs équivalents dans toute l’Europe sont des conservateurs, des populistes qui ont entendu la voix des peuples qui résistent à ces changements de civilisation voulus par l’islam politique, lui-même allié à un antiracisme immigrationniste qui refuse aux occidentaux le droit de préserver leur identité, différente de celle d’autres identités, et aux juifs la possibilité de rester une nation souveraine, de protéger leurs frontières et de résister à la volonté islamiste d’en faire les dhimmis d’une oumma sans limites<br />La lutte antifasciste aujourd’hui, elle doit se mener contre toutes les tentations totalitaires et en particulier contre l’islamisme qui est une extrême-droite, xénophobe, autoritaire, antisémite et anti-occidentale, comme les fascismes qui l’ont précédé au cours du siècle précédent. Les islamistes et leurs compagnons de route gauchistes, indigénistes exploitent la peur de l’extrême-droite européenne afin d’assurer le triomphe d’une idéologie mortifère et intolérante qui s’affuble du masque de la justice sociale et de l’antiracisme.  </p>

<p>Charles Rojzman<br />Source : https://www.facebook.com/723209378/posts/10158679304734379/</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/111/les-populismes-ont-ils-des-causes-economiques-ou-culturelles</guid>
	<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 10:22:12 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/111/les-populismes-ont-ils-des-causes-economiques-ou-culturelles</link>
	<title><![CDATA[Les populismes ont-ils des causes économiques ou culturelles ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Question passionnante : les populismes ont ils des causes économiques ou culturelles ? </p>

<p>Ce papier relaie la pensée de Dani Rodrik, qui est sur la deuxième option (en même temps il est économiste). J'en conseille la lecture. </p>

<p>"En définitive, pour Rodrik, la mondialisation est susceptible d’alimenter le populisme via quatre canaux. Tout d’abord, les électeurs qui subissent les coûts de la mondialisation peuvent être davantage attirés par les candidats et programmes favorables au protectionnisme et à la redistribution. Ensuite, la mondialisation peut indirectement influencer les préférences des électeurs en amplifiant les fractures culturelles et identitaires, notamment en accentuant les sentiments d’insécurité. De plus, elle peut amener les politiciens à adopter des programmes plus populistes. Enfin, elle peut amener les politiciens à mettre davantage l’accent sur les questions identitaires de façon à détourner l’attention des électeurs des problèmes économiques. Ce serait par exemple le cas si la hausse des inégalités de revenu amène les partis pro-riches à mettre en avant la question migratoire pour désamorcer les appels à un surcroît de redistribution [Mukand et Rodrik, 2018]. Les deux premiers canaux opèrent du côté de la demande ; les deux derniers du côté de l’offre."</p>

<p>https://blogs.alternatives-economiques.fr/anota/2020/07/12/pourquoi-la-mondialisation-alimente-t-elle-le-populisme?fbclid=IwAR0BHZaKTA8wI2CtAeUYqxj1hjzizvuhb-gQS1dgwq4Xnpgbl5XNYoi-Ys4</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/109/le-visage-du-fascisme-selon-francoise-giroud</guid>
	<pubDate>Sun, 12 Jul 2020 14:24:04 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/109/le-visage-du-fascisme-selon-francoise-giroud</link>
	<title><![CDATA[Le visage du fascisme selon Françoise GIROUD.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p><div style="color: rgb(32, 33, 34); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400;">Ainsi commence le fascisme.</div><div style="color: rgb(32, 33, 34); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400;">Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit&nbsp;: C&#39;est lui&nbsp;?</div><div style="color: rgb(32, 33, 34); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400;">Vous croyez&nbsp;?</div><div style="color: rgb(32, 33, 34); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400;">Il ne faut rien exag&eacute;rer&nbsp;!</div><div style="color: rgb(32, 33, 34); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400;">Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l&#39;expulser.</div><ul style="margin: 0.3em 0px 0px 1.6em; color: rgb(32, 33, 34); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400;">
	<li style="margin-bottom: 0.1em;">
	<div style="font-size: 14.4px; background-color: rgb(245, 245, 245);"><i>Gais-z-et-contents</i>, Fran&ccedil;oise Giroud, &eacute;d. &Eacute;ditions du Seuil, 1997&nbsp;&nbsp;<small>(<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/International_Standard_Book_Number" style="color: var(--color-progressive,#36c);" title="w:International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<a href="https://fr.wikiquote.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Ouvrages_de_r%C3%A9f%C3%A9rence/2-020-31608-0" style="color: var(--color-progressive,#36c);" title="Spécial:Ouvrages de référence/2-020-31608-0"><span>2-020-31608-0</span></a>)</small>, p.&nbsp;217</div>
	</li>
</ul><p>&nbsp;</p><p><span style="color: rgb(32, 33, 34); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400;">&nbsp;Finalement, il ressemble &agrave; tout le monde...&nbsp;</span></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

</channel>
</rss>