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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Mars 2025]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 19:37:18 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Déploiement en Ukraine : une initiative dangereuse, sans objectifs clairs ni stratégie cohérente.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Aujourd'hui, les dirigeants européens se sont réunis à Paris pour un sommet de la « coalition des volontaires » visant à renforcer le soutien à l'Ukraine.</p>

<p>La réunion a rassemblé plus de 30 dirigeants de pays européens, de l'OTAN et de l'UE, dans le but d’intensifier l’aide militaire et de discuter des garanties de sécurité à long terme pour l'Ukraine.</p>

<p>Le sommet visait à finaliser les garanties de sécurité et à envisager le déploiement de troupes de maintien de la paix, bien que les détails restent flous.</p>

<p>L’annonce par Emmanuel Macron et Keir Starmer d’un possible envoi de troupes franco-britanniques en Ukraine, sous couvert de « maintien de la paix », suscite de vives critiques parmi les experts militaires et stratégiques. Loin d’être une réponse mesurée, cette initiative apparaît comme un théâtre politique risqué, dépourvu d’objectifs de guerre clairs et ignorant les principes fondamentaux de la dissuasion nucléaire.<br />Une mission floue, des objectifs incohérents<br />D’après des sources militaires britanniques citées par The Telegraph (23/03/2025), le plan de Starmer semble davantage relever d’une « mise en scène politique » (« Political Theatre ») que d’une stratégie réaliste. Les critiques portent sur :</p>

<p>L’absence de mandat clair : Aucun accord de paix n’étant en place, ces troupes ne pourront pas jouer un rôle de médiation crédible.</p>

<p>Le flou sur leur mission : S’agit-il de protéger des zones ukrainiennes ? D’entraîner des soldats ? D’intervenir en cas d’offensive russe ? Aucune réponse précise n’est fournie.</p>

<p>Le risque d’enlisement : Sans lignes rouges clairement définies, ces soldats pourraient passer de « casques bleus » à belligérants directs en quelques heures.</p>

<p>Comme le résume un officier britannique : « Envoyer des troupes sans objectif militaire précis, c’est les exposer inutilement. C’est de la politique spectacle, pas de la stratégie. »</p>

<p>Une violation des principes de base de la dissuasion nucléaire<br />Le déploiement de troupes de deux puissances nucléaires, la France et le Royaume-Uni, dans une zone de guerre totale impliquant une troisième puissance nucléaire, la Russie (première puissance nucléaire mondiale en termes d’armes et de vecteurs), constitue une aberration stratégique.</p>

<p>Le principe fondamental de la dissuasion : On évite tout face-à-face direct entre nations dotées de l’arme atomique, car un incident (tir accidentel, escalade locale, provocations, etc.) pourrait déclencher une spirale incontrôlable.</p>

<p>Un précédent gravissime : Si des soldats français ou britanniques sont tués par des forces russes (ou inversement), la tentation de riposter – y compris par des frappes conventionnelles étendues – deviendrait politiquement irrésistible. Or, dans un tel scénario, Poutine a explicitement menacé d’utiliser « tous les moyens disponibles ».</p>

<p>Un prétexte à l’escalade ?<br />Cette initiative crée un risque calculé :</p>

<p>Provocation indirecte : En plaçant des troupes occidentales sur le terrain, on augmente mécaniquement les chances d’un incident. Une attaque russe (volontaire ou non) contre elles pourrait alors servir de justification à une intervention plus large.</p>

<p>Jeu dangereux pour l’Europe : La France et le Royaume-Uni, en agissant sans coordination claire au sein de l’OTAN, pourraient entraîner le continent dans une guerre dont personne ne veut – et dont personne n’a défini les limites.</p>

<p>Les Européens, divisés par des réticences fortes face à l’initiative franco-britannique, mettent principalement Washington au défi et non Moscou. Le positionnement pris par Macron et Starmer lors de ce sommet de la « coalition des volontaires » met la Russie en position de force dans les négociations en cours avec les États-Unis. Ces derniers apparaissent faibles et donnent toute latitude à la Russie de poursuivre sa guerre d’attrition et sa lente conquête de l’Ukraine. Les Russes peuvent en effet argumenter que tant que les Européens ne s’alignent pas sur les Américains, toute négociation est de facto caduque.</p>

<p>« Londres et Paris continuent d'élaborer des plans d’intervention militaire en Ukraine. Tout cela est déguisé en une sorte de mission de maintien de la paix », a déclaré Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.</p>

<p>Une provocation organisée contre les Américains et Donald Trump</p>

<p>Volodymyr Zelensky, lors d'une interview sur France 2 le 26 mars, a affirmé que Donald Trump pourrait mettre fin à la guerre en 24 heures, en acceptant l’Ukraine dans l’OTAN – un point rejeté par Trump, Mark Rutte (Secrétaire général de l’OTAN) et même Joe Biden.</p>

<p>Zelensky a aussi déclaré que la Maison Blanche avait « adopté la propagande et le narratif du Kremlin » et a exprimé son mécontentement à l’égard des déclarations de Steve Witkoff, envoyé américain chargé de négocier un cessez-le-feu.</p>

<p>On peut être certains que Donald Trump goûtera fort peu ces piques clairement qui lui sont clairement destinées.</p>

<p>Jouer avec le feu<br />Macron et Starmer prétendent « stabiliser » l’Ukraine, mais leur plan manque de cadre légal, d’objectifs militaires clairs et de prise en compte des risques nucléaires. Soit ils ignorent les fondamentaux stratégiques – ce qui est grave –, soit ils les connaissent et acceptent délibérément le danger. Dans les deux cas, c’est une faute historique.</p>

<p>Par ailleurs, l’attitude des Européens favorise la position des durs du régime au Kremlin. Ces derniers ne veulent pas d’un cessez-le-feu : d’une part, l’économie russe, non seulement résiliente mais en forte croissance (contrairement à l’économie européenne), et d’autre part, la Russie engrangeant des succès géopolitiques, notamment avec le développement des BRICS, préfèrent continuer la guerre, d’autant que l’armée russe étouffe chaque jour un peu plus une armée ukrainienne exsangue.</p>

<p>La position des Européens ultra-engagés (Macron, Starmer, von der Leyen en tête) leur donne un prétexte pour poursuivre la guerre. Le Kremlin, en effet, a maintes fois affirmé qu’il ne souhaite pas un « cessez-le-feu », mais un règlement global et un traité international en la matière. Il refuse l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et le déploiement de troupes de l’OTAN en Ukraine. Cette guerre est existentielle pour la Russie, et la position européenne les incite à continuer, prenant ainsi tout ce qu’ils peuvent, à savoir l’est de l’Ukraine au-delà du Dnipro, ainsi qu’Odessa. Le temps joue en faveur de la Russie.</p>

<p>Une hypothèse :<br />Cette détermination renouvelée et belliciste de Zelensky, Macron, Starmer et von der Leyen – bien que les moyens réels fassent défaut – pourrait être le fait des néocons américains, menacés d’une défaite stratégique en Ukraine et de l’effondrement de tout ce qu’ils ont construit depuis 1994. Après leur défaite lors des dernières élections présidentielles américaines, certes leur pouvoir a diminué, en particulier aux États-Unis, mais ils restent puissants, notamment au sein de l’Union européenne, où de nombreux dirigeants actuels leur doivent beaucoup pour leurs carrières et partagent leur vision d’un monde occidental dominé par les États-Unis.</p>

<p>Sous couvert de « défense de l’Ukraine » et de « défense des valeurs européennes », ils pourraient jouer ce coup dangereux pour tenter un double objectif : maintenir vive la flamme néoconservatrice jusqu’aux prochaines élections américaines et accélérer le processus de fédéralisation de l’Union européenne, en substituant un choix éclairé des peuples (par exemple, via des référendums) par une peur entretenue d’une invasion russe improbable.</p>

<p>Ce qui inquiète également dans ce contexte tendu avec des dirigeants jouant avec es allumettes à côtés de barils de poudres, c'est l'unanimité craintive, ou le silence gêné, de la quasi totalité de la classe politique en Europe et en particulier en France.</p>

<p>Que ce projet réussisse ou échoue, il aurait pour corollaire ce que la RAND avait clairement écrit dès 2018 : le sacrifice de l’Ukraine. Et cela, Macron, Starmer, von der Leyen et Zelensky le savent parfaitement.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 18:40:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1086/la-russie-represente-t-elle-une-menace</link>
	<title><![CDATA[La Russie représente-t-elle une menace ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Tel le loup des comptines d’antan, la menace russe est brandie de façon quasi quotidienne depuis des mois. Selon certains, elle serait même devenue « existentielle » pour l’Europe. Par-delà les déclamations et les effets de manche des personnalités politiques et des « experts » qui se relaient sur les chaînes d’information en continu, essayons d’y voir clair et d’apprécier à sa juste mesure la réalité de cette menace.<br /> On ne peut pas répondre à cette question sans mettre de côté le narratif occidental qui se résume à : « la Russie est l’agresseur et l’Ukraine le pays agressé » et sans avoir une vision claire des enjeux de ce conflit qui dépasse largement l’Ukraine. L’Occident a la mémoire courte lorsqu’il évoque « l’emploi désinhibé de la force » par la Russie, lui qui n’a cessé de conduire des opérations militaires depuis la fin de la guerre froide. Tellement convaincu de son bon droit et que l’emploi de la force relève de sa seule compétence, il est en quelque sorte désarçonné intellectuellement qu’un pays hors de son contrôle puisse se sentir menacé et utiliser la force sans lui demander son autorisation.<br /> Est-ce que cela signifie accorder un nihil obstat à la Russie et céder à toutes ses exigences ? Certainement pas, mais cela signifie au moins les étudier et les prendre en compte sans les balayer avec mépris. La diplomatie ne se limite pas à discuter avec ses amis mais elle consiste aussi à maintenir le contact avec ses compétiteurs, voire ses adversaires pour faire en sorte que la guerre soit l’ultime recours.<br /> Il est plus que temps de faire notre examen de conscience, de comprendre ce qui se passe dans la tête de l’autre et de bloquer la montée aux extrêmes sous peine de s’acheminer vers une extension généralisée du conflit à moyen terme.<br /> Nous exposons dans une première partie les raisons d’être sceptiques sur la réalité d’une menace russe « existentielle » pour dans un deuxième temps, donner des éléments d’appréciation sur la réalité de cette menace.<br />Trois éléments de contexte qui autorisent un certain scepticisme sur la réalité d’une menace russe «existentielle». La manipulation des foules n’est pas l’apanage des régimes autoritaires<br /> Nous sommes à l’ère des manipulations à grande échelle des opinions publiques et dans ce domaine, les Américains et les Européens ont acquis une expertise indéniable. On sait depuis Gustave Le Bon que la psychologie des foules repose sur des sentiments primaires tels que la haine et la peur. Un bon meneur de foule est celui qui est capable de générer et d’exciter ces sentiments obtenant ainsi ce qu’il veut de son opinion publique.<br /> Les opérations de désinformation conduites lors des guerres menées par les États-Unis et leurs alliés, que ce soit au Kosovo en 1999, en Irak en 2003 ou encore en Libye en 2011 en sont des exemples éclatants : diabolisation à outrance de l’adversaire ; déformation voire invention de faits comme la soi-disant présence d’armes de destruction massives justifiant le déclenchement de la deuxième guerre du Golfe en 2003. Rien n’a été épargné pour justifier des engagements militaires profondément déstabilisateurs et contrevenant aux règles du droit international.                                      La guerre en Ukraine ne fait pas exception. Poutine était soi-disant malade et le voilà bien vivant; son pouvoir était au bord de l’effondrement et il est toujours là après 25 ans d’exercice ; l’image de l’armée russe a été «vendue» aux opinions occidentales pendant trois ans comme une piètre armée, mal équipée, mal commandée et subissant des pertes effroyables et voilà maintenant qu’elle constitue une menace redoutable et que le « front se rapproche de chez nous ». Par quel tour de magie, une armée considérée comme peu performante peut-elle se transformer en menace existentielle pour l’Europe ?<br />La bonne conscience de l’Occident et le deux poids deux mesures<br /> Nous vivons, nous Occidentaux, dans un milieu politique et culturel doté d’une bonne conscience inaltérable, convaincus que nous sommes d’être la boussole morale de l’univers. C’est la raison pour laquelle, nous ne craignons pas le deux poids deux mesures. Il est en quelque sorte connaturel à notre façon de penser.<br /> L’intégrité territoriale du Koweït hier et de l’Ukraine aujourd’hui ne se discutent pas mais celles de la Serbie et de l’Arménie ne pèsent pas lourd lorsqu’il s’agit de remodeler le monde ou de ménager les pays fournisseurs d’énergie fossile. On invente des faits invraisemblables comme l’affaire des couveuses au Koweït pour justifier la première guerre du Golfe en 1990 mais on ferme les yeux sur le nettoyage ethnique opéré par l’Azerbaïdjan au Nagorno-Karabakh.                                                        On peut assassiner des chefs d’État tels que Saddam Hussein ou Kadhafi sans que cela suscite une émotion particulière. Un changement de régime orchestré par l’Occident, comme le coup d’État de Maïdan en 2014 est légitime ; les tentatives russes – ou présentées comme telles – pour influencer les élections dans les pays de l’Est ou au Caucase sont illégitimes et conduisent à l’annulation des élections et l’interdiction pour certains candidats de se présenter, comme c’est le cas en Roumanie.<br /> Ce deux poids deux mesures et l’utilisation à géométrie variable du droit international qui caractérisent la conduite des pays occidentaux dans les relations internationales sont devenus tout bonnement indéfendables et inacceptables au reste du monde et expliquent en grande partie le profond ressentiment de la majorité des États. Les Assemblées générales des Nations Unies montrent cette fracture ; mais aussi le nombre d’États qui ont rejoint le mouvement des pays non alignés, soit 120 États, l’expansion des BRICS (Brésil-Russie-Inde-Chine-Afrique du Sud-Egypte-Indonésie-Iran-Ethiopie-EAU-Arabie Saoudite et bientôt la Turquie, soit 4 milliards d’habitants), l’Union africaine. La Russie est fortement impliquée au niveau diplomatique dans tous ces forums alors que nous devrions y avoir toute notre place.<br /> Ce deux poids deux mesures accompagné de grandes leçons de morale sur la démocratie et l’État de droit est, en grande partie, à l’origine de la perte de légitimité morale de l’Occident<br />Vers une Europe fédérale « quoiqu’il en coûte »<br /> Troisième élément. Nous sommes gouvernés en France et au niveau des institutions européennes par des personnalités politiques qui ont un projet politique précis : celui d’une Europe fédérale dans laquelle les États deviendraient des Länder. Au nom de ce projet, les résultats du référendum sur le « Traité établissant une Constitution pour l’Europe » en 2005 ont été superbement ignorés et ont donné lieu au Traité de Lisbonne donnant à l’Union européenne une personnalité juridique. Au nom de ce projet, Madame Ursula Von der Leyen, présidente réélue à la tête de la Commission européenne, se conduit en véritable chef d’État. Au nom de ce projet, le président français, Emmanuel Macron est prêt à mutualiser notre dissuasion nucléaire montrant d’ailleurs sur ce sujet, une véritable constance depuis 2017.<br /> La poursuite de ce projet fédéral semble être l’unique boussole du président français. Ce qui le sert est mis en avant et ce qui peut lui nuire est mis de côté. C’est la raison pour laquelle le chef de l’État peut proclamer que la culture française n’existe pas et le lendemain, faire appel au patriotisme. Ses prises de parole controversées et contestées, y compris par nos partenaires européens, donnent le sentiment qu’il s’inscrit dans un combat personnel contre Poutine tout en cherchant à faire oublier nos échecs diplomatiques au Proche-Orient où la voix de la France ne compte plus comme l’a souligné notre ancien ambassadeur en Israël, Eric Danon, et en Afrique d’où nous avons été évincés sans ménagement au bénéfice d’autres puissances telles que la Russie, la Turquie et la Chine. Lorsque Dominique de Villepin évoque « l’excitation stratégique » du président français, il n’a sans doute pas tort.<br />Pourquoi être sceptique ?<br /> Lorsqu’une bonne partie de la classe politique et médiatique brandit la menace russe, nous avons donc de bonnes raisons d’être sceptiques car nous sommes avertis des vraies-fausses menaces et de leur capacité à manipuler l’opinion publique ; nous sommes avertis aussi de leur incapacité à juguler les vraies menaces : celles qui tuent en France (islam radical, crime organisé) et celles qui détruisent notre tissu social et notre économie (combien d’entreprises travaillant pour la défense sont passées sous contrôle américain depuis trente ans ?). Nous avons de bonnes raisons d’être sceptiques car, à peine masquée, se profile à chaque fois une nouvelle étape vers plus de fédéralisme comme si la France, pays de plus de 60 millions d’habitants, n’était plus capable de se gouverner par elle-même.<br /> Ces éléments de contexte, s’ils permettent d’émettre un doute sérieux sur la réalité d’une menace russe « existentielle » doivent être néanmoins complétés par une étude la plus objective possible de la réalité de cette menace.<br />La menace russe : entre mythes et réalités<br />Un bloc sino-russe constituerait une menace forte pour l’Europe et les grands équilibres mondiaux<br /> De par sa taille, ses ressources, ses armements, notamment son arsenal nucléaire, et son positionnement eurasiatique, la Russie joue naturellement un rôle géopolitique majeur sans pour autant constituer par elle-même une grande puissance capable de rivaliser avec les États-Unis ou la Chine. En effet, la Russie souffre de deux handicaps majeurs :<br />• sa grande faiblesse démographique (150 millions d’habitants ; un taux de fécondité de 1,4 enfant par femme qui ne remonte pas en dépit de la promotion des valeurs conservatrices et une pyramide des âges comparable à celle des pays de l’Union européenne pris dans leur ensemble) ;<br />• sa relative faiblesse économique en raison de sa dépendance aux hydrocarbures (1) et son PIB équivalent à celui de l’Espagne. Néanmoins, soulignons qu’en dépit de sa faiblesse, l’économie russe a déjoué les pronostics et ne s’est pas effondrée avec les sanctions.<br /> Tout réside donc dans le jeu des alliances. Si la Russie s’allie avec les pays d’Europe, en particulier la France et l’Allemagne, elle constitue alors une menace pour les puissances maritimes que sont les États-Unis et le Royaume-Uni ; c’est la raison pour laquelle les Anglo-saxons ont tout fait pour couper les liens entre la France et la Russie d’une part (annulation de la vente d’un bâtiment de projection et de commandement Mistral en 2014 suite à l’annexion de la Crimée) et l’Allemagne et la Russie d’autre part (sabotage du gazoduc Nord Stream en 2022).<br /> Si la Russie se retourne vers l’Asie et la Chine, c’est alors l’Europe continentale qui peut se retrouver menacée. Dans une vision à courte vue, l’administration Biden a cherché à couper les liens économiques entre les pays d’Europe et la Russie obligeant celle-ci à se jeter dans les bras de la Chine et à chercher des alliances avec d’autres pays également en froid avec l’Occident. C’est une grave faute géopolitique car, si la Russie prise isolément ne constitue pas une menace redoutable, en revanche, un bloc sino-russe constitue une menace sérieuse pour l’Europe et les grands équilibres mondiaux.<br /> Si la géopolitique a une raison d’être, c’est bien de montrer que par-delà les événements et l’actualité, la tendance de fond qui se dessine constitue, à moyen terme, une menace sérieuse pour les pays d’Europe. C’est la raison pour laquelle, en dépit de sa brutalité et son arrogance, la politique étrangère de Trump, à 180 degrés de ses prédécesseurs, est sage dans son principe, tout du moins en ce qui concerne l’Europe. La Russie, même si elle est un voisin peu commode, doit rester arrimée à l’Europe et ne pas se constituer en bloc avec la Chine.<br /> L’équilibre des forces est une donnée essentielle des relations internationales et il convient de rappeler que si la France vaincue de Napoléon est revenue dans le Concert européen lors du Congrès de Vienne, elle le doit à la grande habileté de son ministre des relations extérieures Talleyrand et à la Russie. Ce qui était vrai pour l’Europe au XIXe siècle l’est pour le monde à notre époque.<br />Conflit en Ukraine : expansion territoriale ou coup d’arrêt à l’influence occidentale ?<br /> Rappelons les lignes rouges de la politique étrangère russe pour bien comprendre le cadre général : (a) La Russie refuse que l’Ukraine adhère à l’OTAN ; (b) Elle refuse aussi la présence de troupes étrangères en Ukraine ; (3) Elle refuse tout accès de l’Ukraine au nucléaire militaire ; (4) Elle exige la protection de la langue russe dans les régions russophones de l’Ukraine.<br />La Russie est-elle dans une logique d’expansion territoriale ?<br /> Oui, en première approche si l’on considère la reprise de la Crimée en 2014 par un coup de force mais sans violence, l’appui aux séparatistes du Donbass de 2014 à 2022 et au final l’occupation d’environ 20% du territoire ukrainien en 2025.<br /> Non en deuxième lecture, car ce conflit dépasse de loin le cadre ukrainien et s’inscrit dans un Niet catégorique face à la volonté occidentale de ramener, par tous les moyens, dans sa zone d’influence les anciens pays du bloc soviétique.<br /> En effet, de 1999 à 2004, on assiste à une progression constante de l’influence occidentale sans réaction du côté russe : en 1999, le GUAM réunissant la Géorgie, l’Ukraine, l’Azerbaïdjan et la Moldavie est créé pour tenter d’échapper à l’influence russe ; en 2003, la « révolution des roses » en Géorgie, après les élections législatives, voit l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Saakashvili, candidat pro-occidental ; cette « révolution des roses » est suivie de près en 2004 par la « révolution orange » en Ukraine qui voit l’annulation des élections et l’arrivée au pouvoir du candidat pro occidental Viktor Iouchtchenko. Ces deux « révolutions » bénéficient de l’appui inconditionnel des anglo-saxons pour qui l’ingérence dans les affaires intérieures d’un pays est une chose normale et qu’ils considèrent comme un droit exclusif.<br /> A partir de cette date, la Russie, qui jusqu’à alors présent avait laissé faire, réagit pour tenter de reprendre le contrôle de ses marches. En 2008, elle lance une opération militaire en Géorgie qui aboutit à la sécession de l’Ossétie du Sud. Mais cela ne freine pas les velléités du camp occidental car en 2009, l’Union européenne (UE) lance le Partenariat oriental avec les six pays de l’espace ex-soviétique – Belarus, Ukraine, Moldavie, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan – suivi en 2013 d’un accord d’association entre l’UE et la Moldavie d’une part et l’UE et la Géorgie d’autre part.<br /> En 2014, la « révolution de Maïdan », orchestrée par la CIA et financée par l’USAID, aboutit au départ de Ianoukovitch. C’est la révolution de trop, le « 11 septembre 2001 » de la Russie selon l’expression de Pierre Verluise car l’Ukraine est considérée comme le berceau de la Russie. La réaction russe, manifestement bien anticipée, est immédiate avec la prise de contrôle de la République autonome de Crimée.<br /> A partir de cette date, l’Ukraine cristallise l’affrontement entre la Russie et l’Occident. Le conflit se déplace à bas bruit médiatique dans le Donbass où pendant 8 ans, l’armée ukrainienne affronte les séparatistes soutenus par l’armée russe. Au niveau politique, les accords de Minsk censés trouver une solution diplomatique s’avèrent être « un moyen de gagner du temps » comme le reconnaitra, avec cynisme ou candeur, Angela Merkel, chancelier allemand de 2005 à 2021. Persuadé à tort qu’il peut répéter à grande échelle le coup de la Crimée, Poutine tente une opération militaire qui vise à renverser le régime de Kiev, desserrer l’étau ukrainien autour du Donbass et ramener l’Ukraine dans sa zone d’influence. S’ensuit alors une guerre de haute intensité entre la Russie soutenue par la Chine, l’Iran et la Corée du Nord, et l’Ukraine soutenue par les Occidentaux.<br /> En résumé, les opérations militaires de la Russie ont pour objectif moins une expansion territoriale que  (i) la volonté de conserver des leviers de puissance (la Crimée et le port de Sébastopol 2014) et (ii) mettre un coup d’arrêt aux ingérences et aux opérations de déstabilisation de l’Occident (Caucase 2008, Syrie 2015) ainsi qu’à l’élargissement de l’OTAN (Ukraine 2022).<br /> Ce point est essentiel et a été souligné à maintes reprises. La Russie ne veut pas d’une extension indéfinie de l’OTAN vers l’Est avec l’installation de systèmes d’armes capables de faire peser une menace sur son territoire et particulièrement Moscou. C’est un argument qui mérite d’être entendu. Est-ce que les États-Unis accepteraient le déploiement d’une base militaire russe au Mexique ou à Cuba ? C’est très peu probable. L’armée russe a-t-elle les moyens d’envahir l’Europe ?<br /> La réponse doit être nuancée. A première vue, l’armée russe n’a guère brillé pendant cette campagne. Même si elle a repris l’initiative depuis décembre 2023, les gains territoriaux sont réels mais limités. A ce rythme, il faudrait plusieurs dizaines d’années avant d’arriver au bord du Rhin. Ensuite, en admettant que les pertes « colossales » de l’armée russe soient vérifiées, il faudrait à la Russie un réservoir humain autrement plus conséquent s’il lui prenait l’envie d’envahir l’Europe.<br /> Cette perspective, soutenue par certains cénacles de l’OTAN ou proches de l’OTAN, ayant conservé le logiciel de la guerre froide, est donc à court-moyen terme totalement irréaliste.<br /> Posons donc la question autrement : qu’a cherché à faire l’armée russe en Ukraine ? Elle a d’abord cherché l’anéantissement de l’armée ukrainienne et de l’appareil de défense ukrainien en lui infligeant des pertes massives sur le front et en détruisant dans la profondeur les infrastructures indispensables à l’effort de guerre. C’est d’abord une guerre par épuisement avant d’être une guerre de conquête territoriale. Ce faisant, la Russie a aussi provoqué l’assèchement de nos stocks et donc un affaiblissement militaire ponctuel de l’Occident. Il faudra autre chose que des forums à Londres ou à Paris pour pallier cet affaiblissement, reconstituer des stocks et permettre à l’industrie de défense de se réorganiser.<br /> Est-ce que l’armée russe sort renforcée de cette guerre ? En dépit des pertes importantes, il est permis de le penser car elle a su tirer rapidement les leçons de ses échecs initiaux et reconfigurer son économie et son industrie pour soutenir son effort de guerre. On peut donc raisonnablement estimer que la Russie dispose maintenant d’une armée aguerrie et d’un solide complexe militaro-industriel capable de faire peser une menace sur des petits pays tels que les pays baltes ou la Moldavie si les relations venaient à se détériorer.<br /> Précisons cependant que la menace n’est pas que militaire. La Russie a fait de la désinformation et de la guerre hybride un art à part entière. La France en sait quelque chose dans certains de ses territoires d’outre-mer, où la Russie (et la Turquie pour un objectif différent) a utilisé l’Azerbaïdjan comme proxy chargé d’appuyer et soutenir les revendications violentes des partisans de l’indépendance mais aussi en Afrique d’où  nous avons été chassés, en partie à cause de l’arrogance du comportement des plus hautes autorités françaises, et en partie en raison de notre incapacité à contrer efficacement la propagande russe antifrançaise en Afrique.<br /> Si les relations entre la France et la Russie venaient à se détériorer encore plus, nous pourrions effectivement avoir à faire face à des opérations de déstabilisation à grande échelle comme des troubles intérieurs sur le territoire national par le biais de certaines communautés soutenues et instrumentalisées par la Russie, des cyberattaques d’ampleur ou des attaques dans le domaine spatial (destruction de nos satellites et donc d’une partie de nos capacités garantissant notre autonomie d’appréciation stratégique). Ce type de menace est donc à prendre avec le plus grand sérieux.<br />Que doivent faire la France et l'Europe ?<br /> A l’évidence, la Russie, à l’instar de la Chine, est dans une quête de puissance qui puise sa force dans un ressentiment profond et durable à l’encontre de l’Occident en raison des promesses faites lors de l’effondrement de l’Union soviétique et non tenues depuis. Faut-il continuer à attiser ce ressentiment et continuer à exciter nos opinions publiques ou au contraire faut-il chercher les voies de l’apaisement ?<br /> La deuxième solution est la seule raisonnable. La France qui se targue d’être une puissance d’équilibre avait un rôle historique à jouer dans ce conflit, au lieu de quoi, elle s’est alignée sur la politique anglosaxonne de soutien inconditionnel à l’Ukraine pour in fine, se trouver en porte-à-faux après l’élection de Donald Trump, écartée du processus de paix et obligée de poursuivre une ligne intransigeante totalement décalée par rapport à la réalité du terrain et de ses propres moyens militaires.<br /> Est-ce que chercher l’apaisement signifie abdiquer et donc ouvrir la voie à d’autres conflits ? Nous ne le pensons pas mais reconnaissons que le risque existe. Les pays européens, doivent effectivement se doter d’une puissance militaire correspondant à leur rang et à leurs prétentions à peser sur les affaires du monde.</p>

<p> Non seulement pour être respecté de la Russie et lui tenir tête lorsque c’est nécessaire, mais aussi parce que d’autres puissances, animées d’ambitions territoriales adossées à des idéologies, manifestent des appétits de puissance de plus en plus insatiables.</p>

<p>François-Régis Legrier, Philippe Kalfayan  23/03/2025</p>

<p>François-Régis Legrier est colonel à la retraite et professeur de géopolitique.</p>

<p>Philippe Kalfayan est juriste internationaliste, conseil en stratégie et spécialiste de l’espace post-soviétique.</p>

<p>Notes<br />1) Ce qui fait dire dans les milieux néoconservateurs que la Russie n’est qu’une station-service dotée de missiles nucléaires</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 05:43:15 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1085/la-gauche-grand-ecart</link>
	<title><![CDATA[La gauche grand écart...]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Etonnante gauche qui défile. Elle défend la paix en Palestine et la guerre en Ukraine. Elle défend le port du voile en France et l’abandon du port du voile en Iran. Elle ferme les yeux sur les violences faites aux femmes dans les cités et les dénonce dans le milieu du cinéma. Elle défend les homosexuels et les transgenres et adule les gens issus des pays où l’homosexualité est criminalisée. Elle trouve normal que les migrants investissent un théâtre ou une église, mais pas une mosquée. Elle défend les voyous des cités, mais plus les pauvres gens des provinces. Elle est passée de l’adoration à la détestation du « grand frère russe ». Elle est pour l’accueil des migrants mais aucun de ses militants n’en héberge chez lui. Elle défend les squatteurs, tant qu’ils s’installent dans les maisons des autres. Elle explique que les cités sensibles sont une chance pour la France, mais aucun d’eux n’y habite. Elle défend le droit d’étudier à Siences-Po, mais à condition qu’on soit pro-palestinien. Elle défend Nahel, mais pas Thomas, défend Traoré et sa famille polygame, mais fustige un acteur qui a une maîtresse. Elle combat l’antisémitisme et hurle avec les antisémites. Et finalement, quand ils défilent dans la rue, on a l’impression qu’ils sont nombreux, mais c’est juste une impression. Non en fait, ils sont tous là, ils braillent mais ne représentent qu’eux mêmes.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1084/une-manipulation-russophobe-sur-fond-d%E2%80%99imposture-islamiste%C2%A0-%E2%80%93-telegraph</guid>
	<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 21:46:11 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Une manipulation russophobe sur fond d’imposture islamiste  – Telegraph]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Cyrille de LATTRE<br />
<img src="https://notrepays.today/wp-content/uploads/2025/03/notrepays-darmanin-et-la-duplicite-francaise-une-manipulation-russophobe-sur-fond-dimposture-islamiste.jpg" style="width: 50%; height: 50%;"></p><p>La sc&egrave;ne politique fran&ccedil;aise, sous les ors trompeurs de la vertu r&eacute;publicaine, livre aujourd&rsquo;hui un spectacle d&eacute;solant o&ugrave; l&rsquo;opportunisme le plus cynique se pare des atours de la s&eacute;curit&eacute; nationale. G&eacute;rald Darmanin, ex Ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur, et la porte-parole du gouvernement, orchestrent une man&oelig;uvre aussi grossi&egrave;re que r&eacute;v&eacute;latrice : <a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/l-attentat-contre-mon-frere-ne-peut-servir-vos-interets-la-reponse-cinglante-de-mickaelle-paty-au-gouvernement-sur-la-russie-et-le-terrorisme-20250313" target="_blank">instrumentaliser</a> l&rsquo;assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste pour alimenter une rh&eacute;torique russophobe. Derri&egrave;re cette mascarade se dissimule une r&eacute;alit&eacute; autrement plus accablante : l&rsquo;incapacit&eacute; coupable de la France &agrave; ma&icirc;triser les mouvances ultra-islamistes qu&rsquo;elle h&eacute;berge, tout en persistant dans une hypocrisie diplomatique &eacute;hont&eacute;e.</p><p>L&rsquo;affaire Paty, trag&eacute;die nationale exploit&eacute;e avec une ind&eacute;cence calcul&eacute;e, sert aujourd&rsquo;hui de pr&eacute;texte &agrave; une offensive m&eacute;diatique contre la Russie. Le criminel, d&rsquo;origine tch&eacute;tch&egrave;ne, est pr&eacute;sent&eacute; comme un embl&egrave;me des menaces venues de l&rsquo;Est, occultant volontairement son appartenance &agrave; des r&eacute;seaux islamistes transnationaux. Le Hayat Tahrir al-Sham (HTS), groupe affili&eacute; &agrave; Al-Qa&iuml;da et responsable de massacres en Syrie, compte parmi ses soutiens cette &laquo; vermine &raquo; &mdash; pour reprendre un terme cru mais explicite &mdash; que Paris et Bruxelles re&ccedil;oivent en grande pompe, comme en t&eacute;moignent des rencontres diplomatiques ambigu&euml;s.</p><p>Darmanin, dans un exercice de contorsionniste moral, omet sciemment ces affiliations. Son discours, r&eacute;duit &agrave; une caricature russophobe, &eacute;vacue toute analyse g&eacute;opolitique s&eacute;rieuse. La Tch&eacute;tch&eacute;nie, r&eacute;gion marqu&eacute;e par des conflits complexes, devient un simple &eacute;pouvantail, tandis que les racines id&eacute;ologiques du terrorisme &mdash; nourries sur le sol fran&ccedil;ais &mdash; sont ignor&eacute;es.</p><p>L&rsquo;&eacute;pisode alg&eacute;rien de Darmanin m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre exhum&eacute; comme un aveu d&rsquo;impuissance. D&eacute;posant une gerbe au monument aux morts du FLN &mdash; ennemi historique de la France &mdash;, le ministre essuya un camouflet cinglant : l&rsquo;Alg&eacute;rie refusa de reprendre des ressortissants binationaux, renvoyant la balle &agrave; une France incapable d&rsquo;assumer ses propres choix migratoires.</p><p>Pire encore, la tentative de reproduire ce sc&eacute;nario avec la Russie tourna au fiasco. Les autorit&eacute;s russes, anticipant la man&oelig;uvre, oppos&egrave;rent une fin de non-recevoir polie : les Tch&eacute;tch&egrave;nes pr&eacute;sents en France, souvent li&eacute;s &agrave; l&rsquo;islam radical, relevaient de la responsabilit&eacute; fran&ccedil;aise. Rappelons que Moscou avait explicitement mis en garde contre l&rsquo;accueil de ces &eacute;l&eacute;ments, une alerte rest&eacute;e lettre morte. Darmanin, pris en flagrant d&eacute;lit de mensonge sur sa pr&eacute;tendue visite en Russie, incarne ainsi une duplicit&eacute; flagrante.</p><p>Le traitement actuellement r&eacute;serv&eacute; aux l&eacute;gionnaires fran&ccedil;ais d&rsquo;origine russes illustre une schizophr&eacute;nie &eacute;tatique insupportable. Ces soldats, engag&eacute;s volontaires ayant servi la France durant des ann&eacute;es &mdash; parfois une d&eacute;cennie ou plus &mdash;, se voient syst&eacute;matiquement refuser la naturalisation. Leur crime ? &Ecirc;tre n&eacute;s russes. Cette discrimination, &eacute;rig&eacute;e en politique silencieuse, contraste avec la complaisance affich&eacute;e envers d&rsquo;autres nationalit&eacute;s, pourtant issues de r&eacute;gions en proie &agrave; l&rsquo;extr&eacute;misme.</p><p>Que dire d&rsquo;une nation, la France de Macron et de sa clique, qui rejette ceux qui l&rsquo;ont servi avec Honneur et Fid&eacute;lit&eacute;, tout en ouvrant ses portes &agrave; des individus dont les affiliations jihadistes sont document&eacute;es ? La r&eacute;ponse est am&egrave;re : la France, enivr&eacute;e par un anti-russisme primaire, pr&eacute;f&egrave;re sacrifier l&rsquo;honneur sur l&rsquo;autel de l&rsquo;id&eacute;ologie.</p><p>A ces l&eacute;gionnaires fran&ccedil;ais d&rsquo;origine Russe, qui ont servi mon pays, je leur dis d&rsquo;abord merci, et ensuite je leur conseille de rentrer dans la M&egrave;re Patrie, qui elle n&rsquo;oublie jamais les siens, et en tant que fran&ccedil;ais vivant en Russie, je peu le confirmer, la Russie n&rsquo;oublie jamais les siens. La France ne vous m&eacute;rite pas et elle ne m&eacute;rite pas votre engagement&nbsp;!</p><p>En manipulant l&rsquo;&eacute;motion l&eacute;gitime suscit&eacute;e par un drame national, Darmanin et ses acolytes trahissent une faillite morale et strat&eacute;gique. La russophobie, brandie comme diversion, ne saurait masquer l&rsquo;incurie dans la gestion des mouvances islamistes, ni les compromissions avec des groupes sanguinaires syriens.</p><p>La France, autoproclam&eacute;e patrie des Lumi&egrave;res, sombre dans les t&eacute;n&egrave;bres de l&rsquo;opportunisme. Elle qui se targue de valeurs universelles ferait mieux de balayer devant sa porte : cesser d&rsquo;h&eacute;berger ceux qui la ha&iuml;ssent, honorer ceux qui la servent, et retrouver une coh&eacute;rence digne de son histoire. Jusque-l&agrave;, les Darmanin de ce monde continueront d&rsquo;incarner non la grandeur, mais la d&eacute;route d&rsquo;une nation en perte de rep&egrave;res.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1083/infographies-trois-graphiques-pour-comprendre-les-enjeux-de-la-guerre-commerciale-entre-les-etats-unis-et-lunion-europeenne</guid>
	<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 21:37:52 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1083/infographies-trois-graphiques-pour-comprendre-les-enjeux-de-la-guerre-commerciale-entre-les-etats-unis-et-lunion-europeenne</link>
	<title><![CDATA[INFOGRAPHIES. Trois graphiques pour comprendre les enjeux de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et l&#039;Union européenne]]></title>
	<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p><img alt="Ensemble, l'aluminium et l'acier ont compté pour moins de 2% des exportations totales de l'Union européenne vers les Etats-Unis. (JAAK MOINEAU / HANS LUCAS / AFP)" fetchpriority="high" sizes="(min-width: 1200px) 90vw, (min-width: 560px) 100vw, 90vw" src="https://www.francetvinfo.fr/pictures/mHV9eRRDc6ICEgD1KmfjPGtG15A/102x0:784x682/100x100/filters:format(jpg)/2025/03/14/080-hl-jmoineau-1669696-67d3c68d13715172475785.jpg" style="width: 50%; height: 50%;"><br />
Ensemble, l&#39;aluminium et l&#39;acier ont compt&eacute; pour moins de 2% des exportations totales de l&#39;Union europ&eacute;enne vers les Etats-Unis. (JAAK MOINEAU / HANS LUCAS / AFP)</p><p>Donald Trump a d&eacute;cid&eacute; d&#39;imposer des droits de douane de 25% sur l&#39;aluminium et l&#39;acier en provenance d&#39;Europe. En r&eacute;action, la Commission europ&eacute;enne a annonc&eacute; qu&#39;elle allait bient&ocirc;t taxer une s&eacute;rie de produits am&eacute;ricains. Le pr&eacute;sident am&eacute;ricain menace maintenant les alcools du Vieux Continent.</p><p>La guerre commerciale est d&eacute;clar&eacute;e. Apr&egrave;s des semaines de menaces, <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/il-y-a-l-idee-que-la-force-doit-l-emporter-sur-le-droit-comment-donald-trump-bouscule-l-ordre-mondial-en-place-depuis-1945_7098012.html">Donald Trump est pass&eacute; &agrave; l&#39;offensive</a>&nbsp;: le pr&eacute;sident am&eacute;ricain a impos&eacute;, mercredi 12 mars, des droits de douane de 25% sur l&#39;acier et l&#39;aluminium europ&eacute;ens. L&#39;Europe n&#39;a pas tard&eacute; &agrave; r&eacute;agir. Promettant une riposte &quot;forte mais proportionn&eacute;e&quot;, la Commission europ&eacute;enne <a href="https://www.francetvinfo.fr/economie/commerce/hausse-des-droits-de-douane-americains-l-union-europeenne-repliquera-des-le-1er-avril-face-aux-tarifs-sur-l-acier-et-l-aluminium_7125084.html">a annonc&eacute; des taxes</a>, d&egrave;s le 1er avril, sur des produits embl&eacute;matiques venant des Etats-Unis comme les motos Harley-Davidson et le bourbon, ainsi que sur d&#39;autres produits dont la liste reste &agrave; d&eacute;finir. Au total, Bruxelles pr&eacute;voit d&#39;imposer des contre-mesures sur 28 milliards de dollars de marchandises am&eacute;ricaines. Et la surench&egrave;re continue&nbsp;: le locataire de la Maison Blanche <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/donald-trump-menace-d-imposer-des-droits-de-douane-de-200-sur-le-champagne-et-les-vins-francais-et-europeens_7127655.html">a menac&eacute; de taxer &agrave; 200% le vin et le champagne europ&eacute;ens</a>. Ni les Etats-Unis ni l&#39;Europe ne semblent pr&ecirc;ts &agrave; reculer pour l&#39;instant. Franceinfo vous expose en trois graphiques les enjeux de cette escalade.</p><h2 class="bullet">L&#39;acier et l&#39;aluminium repr&eacute;sentent moins de 2% des exportations europ&eacute;ennes</h2><p class="p1">Donald Trump a d&eacute;cid&eacute; de commencer par cibler l&#39;acier et l&#39;aluminium, mais l&#39;impact reste limit&eacute; &agrave; l&#39;&eacute;chelle du commerce transatlantique. En 2024, ces m&eacute;taux repr&eacute;sentaient moins de 2% des exportations de l&#39;Union europ&eacute;enne vers les Etats-Unis, selon les calculs de franceinfo &agrave; partir des donn&eacute;es d&#39;Eurostat.&nbsp;</p><p><img alt="hierarchy visualization" src="https://public.flourish.studio/visualisation/22077384/thumbnail" style="width: 50%; height: 50%;"></p><p data-end="1735" data-start="1138">&quot;C&#39;est assez classique dans les guerres commerciales de commencer par imposer des produits de moindre importance&quot;, commente St&eacute;phane Auray, chercheur &agrave; l&#39;Ecole nationale de la statistique et de l&#39;analyse de l&#39;information et &agrave; la Rennes School of Business. Selon ce sp&eacute;cialiste, ces droits de douane peuvent tout de m&ecirc;me avoir des cons&eacute;quences, en alourdissant la facture des entreprises d&eacute;pendant de ces mati&egrave;res premi&egrave;res pour leurs activit&eacute;s, comme l&#39;industrie automobile avec l&#39;acier. Il souligne &eacute;galement qu&#39;un risque d&#39;escalade est possible&nbsp;: toute nouvelle hausse d&#39;un droit de douane entra&icirc;nant en repr&eacute;sailles l&#39;instauration d&#39;une autre taxe &agrave; l&#39;importation.</p><p data-end="1735" data-start="1138">&quot;Ces droits de douane sont contraignants pour les entreprises, car ils perturbent les march&eacute;s, mais ce n&#39;est pas un probl&egrave;me majeur pour l&#39;industrie europ&eacute;enne de l&#39;aluminium&quot;, relativise Cyrille Mounier, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral d&#39;Aluminium France. En 2018, lors du premier mandat de Donald Trump, une taxe similaire de 25% sur l&#39;acier et de 10% sur l&#39;aluminium avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; impos&eacute;e, avec un impact finalement limit&eacute; sur les exportations europ&eacute;ennes, selon les donn&eacute;es d&#39;Eurostat. Le repr&eacute;sentant de la f&eacute;d&eacute;ration professionnelle de l&#39;industrie fran&ccedil;aise de l&#39;aluminium fait en outre valoir que l&#39;Europe produit de l&#39;aluminium brut, alors que les Etats-Unis n&#39;en fabriquent pas et doivent donc en importer. &quot;Il leur co&ucirc;terait bien plus cher de construire des usines pour produire du m&eacute;tal brut que de payer des droits de douane &agrave; 25%&quot;, estime-t-il.&nbsp;</p><h2 class="bullet">Les &eacute;conomies europ&eacute;ennes et am&eacute;ricaines sont &eacute;troitement li&eacute;es</h2><p class="p1">Les &eacute;conomies europ&eacute;enne et am&eacute;ricaine sont li&eacute;es par d&#39;importants &eacute;changes commerciaux. Les Etats-Unis sont le plus grand partenaire commercial de l&#39;UE&nbsp;: ils ont repr&eacute;sent&eacute; environ 20% des exportations europ&eacute;ennes en 2024, selon les donn&eacute;es d&#39;Eurostat. Dans l&#39;autre sens, l&#39;Europe d&eacute;pend de son partenaire am&eacute;ricain pour environ 14% de ses importations, ce qui fait des Etats-Unis le deuxi&egrave;me fournisseur de l&#39;UE, juste derri&egrave;re la Chine.</p><p><img alt="chart visualization" src="https://public.flourish.studio/visualisation/22091161/thumbnail" style="width: 50%; height: 50%;"></p><p class="p1">Ces &eacute;changes commerciaux s&#39;av&egrave;rent cons&eacute;quents dans certains secteurs en particulier. L&#39;Europe d&eacute;pend en partie des Etats-Unis pour ses importations de p&eacute;trole (plus de 12% du total des biens &eacute;chang&eacute;s), de gaz et de certains m&eacute;dicaments. Quant aux Etats-Unis, ils importent notamment des produits m&eacute;dicaux et pharmaceutiques europ&eacute;ens, qui repr&eacute;sentent pr&egrave;s de 15% de leurs importations en provenance de l&#39;UE, mais aussi des voitures ou des avions.</p><p class="ftvi_citation_quote">&quot;Une guerre commerciale sur les produits les plus &eacute;chang&eacute;s entre l&#39;UE et les Etats-Unis serait une catastrophe.&quot;<br />
<em>St&eacute;phane Auray, &eacute;conomiste &agrave; franceinfo</em></p><p class="p1">Si les taxes sur les produits les plus fr&eacute;quemment &eacute;chang&eacute;s restent pour l&#39;instant limit&eacute;es, d&#39;autres secteurs pourraient cependant trinquer. Avec des droits de douane &quot;&agrave; 200%&quot;, &quot;le business s&#39;arr&ecirc;te&quot;, a pr&eacute;venu Nicolas Ozanam, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral de la F&eacute;d&eacute;ration fran&ccedil;aise des exportateurs de vins et spiritueux, interrog&eacute; par l&#39;AFP. Cela reviendrait &agrave; tripler le prix des bouteilles d&#39;alcool tricolore sur le march&eacute; am&eacute;ricain. Or la France y a export&eacute; en 2024 pour &agrave; peu pr&egrave;s 3,9 milliards d&#39;euros, soit un quart de ses exportations totales, selon des chiffres des douanes fran&ccedil;aises et de la FEVS.</p><h2 class="bullet">La balance commerciale penche du c&ocirc;t&eacute; de l&#39;Europe&nbsp;</h2><p class="p1">Pendant sa campagne pr&eacute;sidentielle de 2024, Donald Trump a r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;nonc&eacute; le d&eacute;ficit commercial croissant des Etats-Unis avec l&#39;Europe. A raison. En dix ans, l&#39;exc&eacute;dent commercial de l&#39;Union europ&eacute;enne vis-&agrave;-vis des Etats-Unis a plus que doubl&eacute;, passant de 97,1 milliards d&#39;euros en 2014 &agrave; 198,2 milliards en 2024. Cependant, ce d&eacute;s&eacute;quilibre ne concerne que les marchandises&nbsp;: l&#39;UE a export&eacute; bien plus de produits vers les Etats-Unis qu&#39;elle n&#39;en a import&eacute;s. En revanche, pour les services, l&#39;Europe conna&icirc;t un d&eacute;ficit commercial et d&eacute;pend largement des Am&eacute;ricains.</p><p><img alt="chart visualization" src="https://public.flourish.studio/visualisation/22079735/thumbnail" style="width: 50%; height: 50%;"></p><p class="p1">Certains pays europ&eacute;ens, comme l&#39;Allemagne ou l&#39;Irlande, qui exporte plus de 50% de ses biens hors de l&#39;UE vers les Etats-Unis, sont plus vuln&eacute;rables aux cons&eacute;quences des hausses des droits de douane et risquent d&#39;&ecirc;tre particuli&egrave;rement touch&eacute;s. Au Parlement europ&eacute;en, plusieurs d&eacute;put&eacute;s ont insist&eacute; sur la n&eacute;cessit&eacute; de faire front commun face &agrave; ce d&eacute;but de guerre commerciale. En France, le ministre charg&eacute; du Commerce ext&eacute;rieur, Laurent Saint-Martin, s&#39;est montr&eacute; d&eacute;termin&eacute; &agrave; d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts fran&ccedil;ais et europ&eacute;ens&nbsp;: &quot;Nous ne c&eacute;derons pas aux menaces et prot&eacute;gerons toujours nos fili&egrave;res&quot;, a-t-il &eacute;crit sur le r&eacute;seau social X.&nbsp;</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1082/commerce-qu%E2%80%99achete-et-vend-lue-aux-etats-unis</guid>
	<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 21:30:16 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1082/commerce-qu%E2%80%99achete-et-vend-lue-aux-etats-unis</link>
	<title><![CDATA[Commerce: Qu’achète et vend l&#039;UE aux États-Unis?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p><h2>M&eacute;dicaments, voitures...: Qu&rsquo;ach&egrave;te et vend l&#39;UE aux &Eacute;tats-Unis?</h2><p>&nbsp;</p><p>L&rsquo;Union europ&eacute;enne va r&eacute;pliquer &agrave; Trump qui a d&eacute;cid&eacute; de doper les droits de douanes. Petit tour d&rsquo;horizon de ce que l&rsquo;UE importe et exporte vers son alli&eacute;.</p><p>par Marion Chevrier</p><p><img alt="Les États-Unis sont le premier partenaire de l'UE pour les exportations de biens." height="176" src="https://image.lessentiel.lu/2025/03/11/50a1fd7b-f431-4611-bb91-7a2dfbb5fb6c.avif?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&amp;fit=max&amp;w=1200&amp;h=1200&amp;rect=0%2C0%2C626%2C352&amp;s=cf6de4ad796cb2754f6a5cf7b0011eba" srcset="https://image.lessentiel.lu/2025/03/11/50a1fd7b-f431-4611-bb91-7a2dfbb5fb6c.avif?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&amp;fit=max&amp;w=400&amp;h=400&amp;rect=0%2C0%2C626%2C352&amp;s=13f4e47764ae955f52a5907a2bb8528d 400w, https://image.lessentiel.lu/2025/03/11/50a1fd7b-f431-4611-bb91-7a2dfbb5fb6c.avif?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&amp;fit=max&amp;w=1200&amp;h=1200&amp;rect=0%2C0%2C626%2C352&amp;s=cf6de4ad796cb2754f6a5cf7b0011eba 626w, https://image.lessentiel.lu/2025/03/11/50a1fd7b-f431-4611-bb91-7a2dfbb5fb6c.avif?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&amp;fit=max&amp;w=1600&amp;h=1600&amp;rect=0%2C0%2C626%2C352&amp;s=6c4da8f5c3779e74a5810a9540e5aca1 626w, https://image.lessentiel.lu/2025/03/11/50a1fd7b-f431-4611-bb91-7a2dfbb5fb6c.avif?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&amp;fit=max&amp;w=2001&amp;h=2000&amp;rect=0%2C0%2C626%2C352&amp;s=85c9eeda8e47ae81f54a7c3c6c0726e0 626w, https://image.lessentiel.lu/2025/03/11/50a1fd7b-f431-4611-bb91-7a2dfbb5fb6c.avif?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&amp;fit=max&amp;w=800&amp;h=800&amp;rect=0%2C0%2C626%2C352&amp;s=db87fd35e3bc97bca832bf94629fe6a7 626w" style="width: 313px; height: 176px;" title="Les États-Unis sont le premier partenaire de l'UE pour les exportations de biens." width="313"></p><p>Les &Eacute;tats-Unis sont le premier partenaire de l&#39;UE pour les exportations de biens.</p><p>Alors que les droits de douane sur l&#39;acier et l&#39;aluminium voulus par Trump <a href="https://www.lessentiel.lu/fr/story/etats-unis-les-droits-de-douane-sont-effectifs-l-europe-replique-103299963" rel="noopener noreferrer" target="_blank">sont entr&eacute;s en vigueur</a> ce mercredi, l&#39;UE a imm&eacute;diatement r&eacute;pliqu&eacute; en taxant une s&eacute;rie de produits am&eacute;ricains. Mais qu&rsquo;ach&egrave;te et vend l&#39;UE aux &Eacute;tats-Unis?</p><p>En 2024, l&rsquo;UE a export&eacute; 531,6 milliards d&rsquo;euros de biens vers les &Eacute;tats-Unis et en a import&eacute; 333,4 milliards d&rsquo;euros (-5%), ce qui a g&eacute;n&eacute;r&eacute; un exc&eacute;dent commercial de 198,2 milliards d&rsquo;euros (+5,5%), selon un communiqu&eacute; transmis mardi par Eurostat. Un tiers des biens export&eacute;s sont des produits m&eacute;dicaux et pharmaceutiques (22,5%) et des v&eacute;hicules routiers (9,6%). Viennent ensuite des machines et &eacute;quipements industriels g&eacute;n&eacute;raux (6,4%), des machines, appareils et pi&egrave;ces &eacute;lectriques (6%) et des machines sp&eacute;cialis&eacute;es pour des industries particuli&egrave;res (5%).</p><p>Les &Eacute;tats-Unis, eux, nous vendent principalement des produits p&eacute;troliers (16,1%), des m&eacute;dicaments et des produits pharmaceutiques (13,8%), des machines et &eacute;quipements de production d&rsquo;&eacute;nergie (9,2%) et du gaz (5,8%).</p><p>Au sein de l&rsquo;UE, c&rsquo;est bien s&ucirc;r l&rsquo;Allemagne qui exporte le plus vers les &Eacute;tats-Unis (161,2 milliards d&rsquo;euros, soit 30% des exportations europ&eacute;ennes), loin devant l&rsquo;Irlande (72,1 milliards d&rsquo;euros), l&rsquo;Italie (64,7 milliards d&rsquo;euros), la France (47,1 milliards d&rsquo;euros), les Pays-Bas (43,4 milliards d&rsquo;euros) contre 33 milliards pour la Belgique.</p><p>C&rsquo;est aussi l&rsquo;Allemagne qui importe le plus depuis les &Eacute;tats-Unis (69 milliards d&rsquo;euros, soit 21% des importations europ&eacute;ennes), devant les Pays-Bas (68,2 milliards), la France (44 milliards), la Belgique (31,4 milliards) et l&rsquo;Italie (25,9 milliards). La balance commerciale des biens de l&rsquo;Allemagne avec les &Eacute;tats-Unis et donc largement exc&eacute;dentaire (92,2 milliards d&rsquo;euros). &Agrave; titre de comparaison, la balance fran&ccedil;aise est beaucoup plus &eacute;quilibr&eacute;e (+3 milliards d&rsquo;euros).</p><p>&nbsp;</p><h2 class="crosshead_crosshead__MxhCQ crosshead_siteAreaNews__x10eM crosshead_typeStandard__szEKi" data-testid="Crosshead">La balance luxembourgeoise en d&eacute;ficit</h2><p>&nbsp;</p><p>Et le Luxembourg? La balance des biens est d&eacute;ficitaire avec les &Eacute;tats-Unis, selon les chiffres du Statec. En 2024, le Grand-Duch&eacute; a import&eacute; pour 740 millions d&rsquo;euros de biens et n&rsquo;a export&eacute; &laquo;que&raquo; pour 437 millions d&rsquo;euros, soit un d&eacute;ficit de pr&egrave;s de 303 millions d&rsquo;euros.</p><p>Le plus gros des exportations du Luxembourg sont des m&eacute;taux communs et des produits en ces m&eacute;taux (188,5 millions), ainsi que des machines et appareils &eacute;lectriques (105,5 millions d&rsquo;euros), des &eacute;quipements de transport (50,4 millions) et des produits textiles (43,3 millions d&rsquo;euros). La moiti&eacute; des importations concernent des machines et appareils &eacute;lectriques (371,2 millions), suivi par du mat&eacute;riel de transport (190 millions) et des produits des industries chimiques (64,2 millions d&rsquo;euros).</p><p>En termes de services, le Luxembourg est &eacute;galement d&eacute;ficitaire puisque selon les derniers chiffres disponibles, il a export&eacute; en 2023 pour 6 milliards d&rsquo;euros de services vers les &Eacute;tats-Unis, mais en a import&eacute; 17 milliards.</p><h3>&nbsp;</h3>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1081/winston-et-volodymyr</guid>
	<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 16:53:46 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1081/winston-et-volodymyr</link>
	<title><![CDATA[WINSTON ET VOLODYMYR.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>En réaction à la façon brutale dont le président ukrainien a été reçu par le pouvoir américain, à Washington, on compare de nouveau Volodymyr Zelensky à Winston Churchill. De même qu'il est de bon ton de citer Hitler, Munich ou Staline dès que l'on parle de l'Ukraine. Alors, Volodymyr Zelensky est-il le nouveau Winston Churchill ?</p>

<p>A l'origine, Zelensky n'est pas un politicien, mais un comédien de cinéma et un comique de télévision, qui a connu le succès en Russie. Il ne parlait d'ailleurs que le russe et a dû apprendre l'ukrainien par la suite. Puis il s'est lancé en politique et a été élu président il y a 6 ans. Tout le monde l'a oublié mais sa victoire avait été accueillie froidement en Occident. Les commentateurs de l'époque, ignorant la suite, prétendaient que l'Ukraine était tombée bien bas pour se choisir un animateur de télévision comme président. Ce qu'on a aussi oublié, c'est son premier contact avec les présidents américains. A l'époque, Trump terminait son précédent mandat. Et il avait tenté d'obtenir de Zelensky des informations sur l'affaire Hunter Biden, ce qui avait provoqué un scandale. Hunter Biden, c'est le fils de Joe Biden, un personnage impliqué dans de nombreuses affaires délictueuses, dont une histoire de corruption en Ukraine.</p>

<p>Certains se souviennent peut-être des Pandora Papers. C'est une enquête internationale de journalistes d'investigation qui, sur base de documents confidentiels, a révélé tous ces puissants qui transfèrent discrètement leur argent vers des paradis fiscaux afin d'échapper à l'impôt. Parmi eux, Volodymyr Zelensky. Avec son épouse, il avait mis au point des mécanismes de transfert des revenus de sa société de production audiovisuelle, notamment vers la place financière de Londres, afin d'échapper au fisc ukrainien.</p>

<p>Puis vint la guerre. Pour rappel, Zelensky s'était fait élire avec pour programme de ramener la paix dans le Donbass, où la guerre civile faisait rage depuis cinq ans. Avec la soudaine invasion russe de 2022, la situation change radicalement et le président ukrainien passe d'un quasi anonymat à la stature d'un héros international. C'est l'agressé qui refuse de céder à la force et qui poursuit vaillamment le combat. C'est celui qui reste à Kiev alors que l'armée russe approche des faubourgs.</p>

<p>Cette image masque d'autres réalités. Dès l'entrée en guerre, Zelensky et sa majorité politique décrètent la loi martiale en Ukraine, ce qui peut se comprendre. Mais, tirant parti de cette loi, ils suspendent la plupart des partis politiques d'opposition, la plupart des médias d'opposition, une partie des droits syndicaux et ils suspendent aussi les élections (qui auraient dû avoir lieu l'an dernier).</p>

<p>Il n'y a plus de presse libre en Ukraine. Celle d'opposition est interdite. Le reste est aux mains du pouvoir ou financé par des fonds américains (jusqu'ici, du moins) en sorte de diffuser le message qu'on attend d'elle. Quant aux journalistes, ils sont exempts de conscription pour exercer leur métier, une exemption qui peut prendre fin en sorte qu'ils veillent à ne pas froisser le pouvoir s'ils ne veulent pas recevoir un ordre de mobilisation pour le front.</p>

<p>Zelensky s'appuie sur un exécutif politique largement corrompu, comme c'est courant depuis longtemps en Ukraine (et pas seulement en Ukraine...). Il a d'ailleurs dû limoger à plusieurs reprises de ses ministres et fonctionnaires, sous la pression de l'administration Biden qui voyait qu'une partie de l'aide américaine pour la guerre était détournée en chemin par le pouvoir ukrainien.</p>

<p>En septembre 2022, pour ce que l'on en sait à ce stade, c'est Zelensky qui autorise les services secrets ukrainiens à faire sauter les deux gazoducs Nord Stream, en mer Baltique, c'est-à-dire à mener une attaque secrète dans les eaux européennes, contre une infrastructure appartenant pour moitié à l'Europe.</p>

<p>En novembre 2022, il s'oppose violemment aux Occidentaux au sujet de l'affaire du missile tombé en Pologne. Pour rappel, lors d'un bombardement russe sur l'Ukraine, un missile franchit la frontière, tombe sur un village polonais où il tue deux personnes. D'emblée Zelensky annonce qu'il s'agit d'un missile russe, que c'est donc une agression contre un pays membre de l'OTAN ce qui entraîne, via l'article 5 de l'OTAN, toute l'alliance atlantique à entrer en guerre aux côtés de l'Ukraine contre la Russie. Rapidement, les Polonais démentant l'affirmation de Zelensky en expliquant qu'il s'agit en fait d'un missile ukrainien de défense aérienne, tiré lors de l'attaque russe, et retombé en sol polonais. Zelensky maintient sa position. L'OTAN intervient, les Allemands aussi, pour contredire Zelensky. Il n'en démord pas, la tension grimpe. Il faut que ce soit Joe Biden lui-même qui confirme qu'il s'agit bien d'un missile ukrainien pour mettre fin aux échanges. Dans cette affaire, Zelensky était disposé à risquer une 3e guerre mondiale, c'est-à-dire l'apocalypse, pour se trouver des soutiens supplémentaires dans la guerre contre Moscou.</p>

<p>Plus généralement, il faut bien le dire, Zelensky n'a cessé de mentir au monde entier pendant les trois années de guerre, en présentant le conflit ukrainien selon une propagande bien huilée et omniprésente, en accusant les Russes de tout et n'importe quoi (apparition d'une armée nord-coréenne sur le front, bombardements sur les centrales nucléaires de Tchernobyl et Zaporija, etc.), propos relayés religieusement par les médias et politiciens occidentaux, le tout en vue d'alimenter une guerre sans fin contre la Russie.</p>

<p>Pourtant, la guerre sans fin n'est pas dans l'intérêt de l'Ukraine, de la population ukrainienne. Non seulement le pays n'est pas en mesure de gagner la guerre mais, chaque jour qui passe, ce sont des morts, des blessés, des destructions supplémentaires, du terrain grignoté par les Russes et un Etat ukrainien dans une situation financière de plus en plus critique. Par contre, la guerre sans fin est dans l'intérêt personnel de l'homme politique Zelensky. La guerre, c'est comme la bourse : tant que ça n'est pas fini, les pertes, aussi importantes soient-elles, ne sont pas actées. Le jour où l'on met fin à la guerre, le résultat s'impose à tous. Et le résultat, pour l'Ukraine, sera forcément mauvais. Or, pendant les années précédentes, il aura été demandé des sacrifices considérables à la population. Le réveil va être brutal. Et, à la première élection venue, Zelensky risque d'en payer le prix. Un peu à l'image d'un Netanyahou, s'il veut que sa carrière politique se poursuive, il faut que la guerre fasse de même.</p>

<p>Ceci exposé, je vois déjà venir les réactions : « Oui, mais Poutine... », « Oui, mais Trump... », « Oui, mais Machin... ». Je n'établis pas des classements. Je constate simplement une chose : Volodymyr Zelensky est tout ce que l'on veut, mais il n'est pas Churchill.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 11:58:31 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1079/laccord-entre-le-president-syrien-et-les-kurdes-leur-permet-de-gagner-du-temps-face-a-trump</link>
	<title><![CDATA[&quot;L&#039;accord entre le président syrien et les Kurdes leur permet de gagner du temps face à Trump&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L'accord, conclu ce 10 mars entre le président syrien par intérim, Ahmed al-Charaa, et le leader des Forces démocratiques syriennes (FDS) – dominées par les Kurdes –, Mazloum Abdi, prévoit notamment « l'intégration » dans le cadre de l'État syrien toutes les institutions civiles et militaires relevant de l'administration autonome kurde. Alors que cette ethnie est marginalisée et réprimée dans ce pays depuis des décennies, cet accord lui est-il bénéfique ? Entretien avec Thomas Pierret, chargé de recherche au CNRS et à l'Institut de recherches et d'études sur les mondes arabes et musulmans (IREMAM).</p><p class="article-text article-body__item">Alors que la Syrie est secouée, ces derniers jours, par des affrontements d’une violence inédite depuis <a href="https://www.marianne.net/monde/proche-orient/personne-ne-veut-plus-mourir-pour-ce-regime-en-syrie-la-fin-du-regime-al-assad-vu-depuis-homs-et-hama">la chute de l'ancien président Bachar al-Assad</a>, le président par intérim du pays a voulu lancer un signal fort d’unité. Ainsi, ce lundi 10 mars, Ahmed al-Charaa a annoncé un accord historique, conclu sous la médiation des États-Unis, avec Mazloum Abdi, le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes.</p><p class="article-text article-body__item">L'objectif : « intégrer » dans le cadre de l'État syrien toutes les institutions civiles et militaires relevant de l'administration autonome kurde – à savoir les postes-frontières, l'aéroport et les champs pétroliers et gaziers. « La communauté kurde est une composante essentielle de l’État syrien », qui « garantit son droit à la citoyenneté et l'ensemble de ses droits constitutionnels », est-il également précisé dans cet accord, qui prévoit en outre un cessez-le-feu et l’intégration des FDS dans l’armée syrienne.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 09:48:21 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Rapport de force]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Bernard Pons − Mars 2025</p><p id="caption-attachment-128893" class="wp-caption-text">Bernard Pons, 2025, Homme dimension maximum, huile sur papier, 81/81cm</p><p>J’observe que l’élément de langage « rapport de force » apparaît chez tous les éditorialistes bien dressés.</p><p>Mis à part que ça ressemble plutôt à une blague, juste un exemple, le personnel cumulé des trois armes de l’armée britannique ne remplit même pas les tribunes du stade de Wembley. Ils ont déjà refilé leurs chars Challenger (qui se sont fait démolir) aux Ukrainiens. Pour les avions, ils ont les vieux Eurofighter Typhoon qu’ils sont en train de retirer progressivement du service parce qu’ils sont complètement obsolètes. Ils ont également 33 F35, le célèbre fer à repasser américain complètement dysfonctionnel qu’ils ont été obligés d’acheter.</p><p>Ceci n’inquiète pas le côté Russe ; Parce que lui il a : des SU 57, SU 35, SU 34, SU 30, MIG 35, MIG 31, MIG 29, etc. Au total, les forces aérospatiales russes disposent d’environ 1500 avions de combat, ce qui en fait une des plus grandes forces aériennes du monde. Sans oublier bien sûr les missiles Oreshnik qui peuvent frapper Londres en 15 minutes. Sans oublier non plus que les sous-marins français ne peuvent fonctionner sans l’aval des USA depuis la vente d’Alstom.</p><p>Voulez-vous vraiment que la France attaque la Russie + la Chine + les USA ?</p><p>Ceci posé ; Que nous devions être forts, cela relève de l’évidence, une colonne vertébrale soutient un cœur pulsant du sang frais. Pour continuer la métaphore, sans cœur, une colonne vertébrale n’est qu’un tas d’os. Et le cœur, c’est quoi ? Eh bien l’économie Monsieur, et tout économiste sérieux vous dira que la rupture des liens économiques et commerciaux avec la Russie a accéléré le processus de désindustrialisation de l’Europe. Les plus grandes économies du continent perdent leur compétitivité dans le contexte de l’Amérique et de la Chine dynamiques. Sans économie solide, – et elle ne peut l’être sans les BRICS – le réalisme du rapport de force ressemble à un crapaud voulant devenir bœuf.</p><p>Il me semble évident que les rapports de forces compris comme cela n’ont pas de sens, mais peut-être faut-il mieux définir les acteurs.</p><p>Les Kennedy nous disent :</p><p>« Notre véritable ennemi n’est ni la Russie ni l’Ukraine. Ce n’est même pas la Chine. Ce sont ceux qui ont provoqué et tenté de perpétuer les guerres – afin de pouvoir blanchir des milliards de notre argent dans leurs propres poches. Ce sont eux qui ont financé les révoltes et l’instabilité partout dans le monde via l’USAID. Ce sont ceux qui ont commis des crimes innommables sur des enfants sur une île et qui se sont considérés au-dessus de la loi. Ce sont ceux qui manipulent les gens avec une propagande sans fin en achetant tous les médias – en utilisant nos impôts. Ce sont eux qui ont semé tant de divisions parmi notre propre peuple. Ce sont ceux qui ont tiré une balle dans la tête de mon père, de mon oncle et @realDonaldTrump, l’ami de John John Kennedy junior, décédé dans un accident d’avion lors de sa campagne présidentielle financée par …Trump. Ce sont eux qui ont empoisonné notre propre peuple pendant des années juste pour pouvoir en tirer davantage de profit. C’est le même groupe de personnes. Et nous ne nous arrêterons pas tant que nous n’aurons pas brisé l’État profond en mille morceaux et récupéré notre pays. Si cela n’a pas été clair, il s’agit de Soros, Bill Gates, Schwab, BlackRock, Big Military, Big Pharma, les politiciens corrompus comme les Clinton, Biden, Chuck Schumer, Pelosi, Mitch McConnell et Fauci, et plus important encore, les bureaucrates non élus qui contrôlent et dirigent efficacement le FBI, la CIA et le DOJ contre la volonté du peuple. Pendant des années, notre gouvernement a<br />été une marionnette et un complice. » Robert Kennedy.</p><p>Si cela n’a pas été clair, il s’agit de Soros, Bill Gates, Schwab, BlackRock, Big Military, Big Pharma, et de leurs fils incestueux, j’ai nommé notre président français. Vu comme cela, ce n’est pas les trois avions anglais qu’ils veulent envoyer au combat dans le « rapport de force » mais toute la pyramide ; Vanguard, BlackRock et consorts et leur shadow banking. Chacun se lovant dedans comme dans un enclos. Il s’agit du contrat Fordien, pour ne pas dire le contrat Faustien, « toit, nourriture et sécurité contre temps de travail à l’usine ». La pyramide, c’est tout cela, chacun cherchant à se placer, le combat des classes remplacé par le combat des places. Voici donc le paradigme cerné, et qui dit paradigme dit enclos. Celui qui dit enclos dit : positionnement dans cet enclos ; la posture. Tout est là ; chacun cherchant à être bien positionné par rapport à cette clôture, chacun se place du côté du bien, puis le bien du bien pour les meilleurs, les plus serviles, jusqu’à s’emmurer vivant dans le mur du bien pour les plus crétins. Voici la posture totalitaire ; emmuré dans le bien. Voilà le secret de la recette du totalitarisme.</p><p>C’est cela le rapport de force, sortir de la grotte. Et croyez-moi, il y a du monde dans la grotte. Quelques hommes essaient de nous l’expliquer avec le mouvement des non-alignés :</p>
<p>Conférence de Bandung (1955) : C’est l’événement fondateur de l’esprit non-aligné,<br />Conférence de Brioni (1956) : Une réunion cruciale entre Tito (Yougoslavie), Nehru (Inde) et Nasser (Égypte) à Brioni, en Yougoslavie, pour préparer Belgrade.<br />Conférence de Belgrade (1961) : Première conférence officielle du mouvement des non-alignés, à Belgrade (Yougoslavie). Le Brésil a envoyé un observateur.</p>
<p>Ensuite le Mouvement des non-alignés (NAM) continue d’organiser des sommets réguliers pour promouvoir l’indépendance des pays du Sud et un nouvel ordre mondial. (le monde se divise en trois catégories géopolitiques ; l’occident, l’orient Indonésie et Chine, et les pays du Sud, la Russie faisant partie de cette catégorie).</p>
<p>Le Caire, Égypte (1964) : Consolidation du NAM après Belgrade, avec un accent sur la décolonisation.<br />Lusaka, Zambie (1970) : Ajout des objectifs de paix et de non-alignement face aux blocs Est-Ouest.<br />Alger, Algérie (1973) : Appel à un nouvel ordre économique international (NIEO), influençant les émergents.<br />Colombo, Sri Lanka (1976) : Officialisation du terme « Mouvement des non-alignés » dans les documents.<br />La Havane, Cuba (1979) : Premiers signes de tensions internes sur l’alignement avec l’URSS.<br />New Delhi, Inde (1983) : Positionnement comme « le plus grand mouvement pour la paix ».<br />Harare, Zimbabwe (1986) : Focus sur l’apartheid et la désindustrialisation.<br />Belgrade, Yougoslavie (1989) : Dernier sommet avant la fin de la Guerre froide.<br />Jakarta, Indonésie (1992) : Révision des objectifs post-Guerre froide.<br />Carthagène, Colombie (1995) : Adaptation à la globalisation.<br />Durban, Afrique du Sud (1998) : Renforcement des liens Sud-Sud.<br />Kuala Lumpur, Malaisie (2003) : Réponse aux tensions post-11 septembre.<br />La Havane, Cuba (2006) : Critique de l’unilatéralisme américain.<br />Charm el-Cheikh, Égypte (2009) : Soutien à l’autodétermination (ex. : Sahara occidental).<br />Téhéran, Iran (2012) : Focus sur la souveraineté face aux sanctions.<br />Île Margarita, Venezuela (2016) : Développement durable et critiques du néocolonialisme.<br />Bakou, Azerbaïdjan : Renforcement du multilatéralisme.<br />Kampala, Ouganda (2024) : accent sur la coopération Sud-Sud.</p>
<p>Que disent-ils ? ; « nous n’allons pas sacrifier ce que nous sommes ». « Les mêmes droits pour tous, pas de racisme, vive le développement ». Ces deux idées fortes conjointes ont mis le sud en orbite. – les pays qui ne souhaitaient pas s’inscrire dans la logique d’affrontement Est-Ouest mais au contraire favoriser l’indépendance effective des pays du Sud.</p><p>Cette liste n’est pas exhaustive, des nombreuses conférences apparaissent en Amérique latine : Forum de São Paulo (FSP) 1990 São Paulo, Brésil.<br />sous l’impulsion de Lula da Silva, soutenu par Fidel Castro.</p>
<p>« Nous manifestons notre volonté commune de réaffirmer un caractère émancipateur, de corriger ses conceptions erronées, et de dépasser toute forme de bureaucratisme et toute absence de véritable démocratie sociale de masse. »<br />« Promouvoir des propositions d’unité d’action consensuelles dans la lutte anti-impérialiste et populaire, en opposition à l’intégration sous la domination impérialiste, et définir les bases d’un nouveau concept d’unité et d’intégration continentale. » Ces mouvements appellent un nouvel ordre économique, « vous n’allez pas continuer à nous dominer ; on a les ressources. Il faut repenser l’économie mondiale. »</p>
<p>Le premier qui a eu la puissance, la résilience de lever la tête est le président Poutine, il y a bien longtemps. Cet homme nous l’explique depuis la chute du mur en initialisant les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui partagent des racines idéologiques du NAM – indépendance et de non-alignement face aux puissances occidentales – Le premier sommet formel a lieu en 2009 à Iekaterinbourg, Russie (BRIC), suivi de l’ajout de l’Afrique du Sud en 2010 (BRICS, 3e sommet, Sanya, Chine, 2011). Les BRICS reprennent des revendications du NAM avec un focus économique et pragmatique plutôt que politique ou idéologique.</p><p>Les sommets s’enchaînent</p>
<p>Sanya, Chine (14 avril 2011) : Entrée de l’Afrique du Sud (BRICS).<br />Oufa, Russie (8-9 juillet 2015) : Lancement de la Nouvelle Banque de Développement (NBD).<br />Chine (23-24 juin 2022) : Expansion envisagée.<br />Johannesbourg, Afrique du Sud (2023) : Invitation de nouveaux membres.<br />Kazan, Russie (2024) : Première avec les 10 membres, thème « Renforcer le<br />multilatéralisme ».<br />(et bientôt) – Rio de Janeiro, Brésil (6-7 juillet 2025) : Prochain sommet, présidence brésilienne.</p>
<p>Souvenez-vous du vieux Lula qui a fondé le mouvement en 1990 São Paulo, Brésil. Le président Lula qui a été en prison en 1980 ; Accusé de violation de la Loi de sécurité nationale pour avoir organisé des grèves illégales. Il a été condamné à 3 ans et demi de prison par un tribunal militaire, mais la Cour suprême militaire l’a libéré en 1981 après un appel. Et encore l’opération Lava Jato (2018-2019) pour bloquer un second mandat.</p><p>Toujours par les mêmes qui ont tiré sur Kennedy.</p><p>Ils sont toujours là. Le camp de la pyramide est solide. Le projet caché de Macron, c’est la réhabilitation de cette dynastie à Moscou avec l’Europe comme levier.</p><p>Pas sûr que ce rapport de force soit la volonté populaire. C’est une guerre servile (merci Goscinny !) l’exact contraire de ce qu’est une civilisation, à savoir : l’entente naturelle entre individus dans un village. C’est une guerre mondiale où il ne s’agit pas de trois avions anglais contre 1500 avions SU57 Russes. Mais bien plus profond, le combat est très ancien. (1880), Dostoïevski écrit dans Les Frères Karamazov</p><p>L’amour de l’humanité, l’humilité devant les hommes, voilà une force terrible, la plus forte de toutes, et il n’y en a point de semblable.</p><p>Maintenant souvenons-nous de Soljenitsyne</p><p>Et c’est là justement que se trouve, négligée par nous, mais si simple, si accessible, la clé de notre libération : Le refus de participer personnellement au mensonge ! Qu’importe si le mensonge recouvre tout, s’il devient maître de tout, mais soyons intraitables au moins sur ce point : qu’il ne le devienne pas par moi !</p><p>Bernard Pons</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 09:42:52 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Les ventes de Tesla ont chuté en 2024, mais ce n&#039;est qu&#039;une partie de l’histoire]]></title>
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<p><a href="https://rouleur-electrique.fr/actu/" class="category-button | text-uppercase">Actu voiture électrique</a></p>
<p>Le marché automobile européen traverse actuellement une période charnière, marquée par des changements significatifs dans les habitudes d’achat. Les chiffres récents révèlent une transformation majeure du paysage des véhicules électriques, particulièrement visible à travers les performances de <a href="https://rouleur-electrique.fr/voiture-electrique-tesla/">Tesla</a>.</p>
<p>Un recul historique des immatriculations électriques</p>
<p>L’année 2024 marque un tournant avec une baisse de 5,9% des immatriculations de voitures électriques dans l’Union Européenne. Les statistiques de l’ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles) montrent que seulement 1 447 934 véhicules électriques ont été immatriculés, contre 1 538 106 en 2023. En incluant le Royaume-Uni et les pays de l’AELE, ce chiffre atteint 1 993 102 unités, soit une baisse de 1,3%.</p><p></p>
<p>L’impact majeur des politiques de subventions</p>
<p>La réduction drastique des aides gouvernementales explique en grande partie cette situation. Voici les principaux changements :</p>
<p>L’Allemagne a supprimé son programme de subventions en décembre 2023<br />Le Danemark, la Suède et la France ont réduit leurs bonus écologiques<br />Les <a href="https://rouleur-electrique.fr/guide/achat/aide/">aides à l’achat</a> ont diminué dans la majorité des pays européens</p>

<p>Tesla face à une concurrence croissante</p>
<p>Le constructeur américain subit une chute de 10,8% de ses immatriculations en Europe, avec 327 034 véhicules enregistrés en 2024. Sa part de marché dans le segment électrique est passée de 18% à 16%. Ce recul s’explique notamment par :</p>
<p>Facteurs de déclin<br />Impact sur le marché</p>

<p>Concurrence accrue<br />Nouveaux modèles plus abordables</p>

<p>Évolution des préférences<br />Diversification des choix des consommateurs</p>

<p>Positionnement tarifaire<br />Modèles concurrents moins chers</p>

<p>Le marché automobile global en transition</p>
<p>Les véhicules thermiques connaissent également des difficultés majeures. Les voitures essence accusent une baisse de 4,8% dans l’UE, tandis que le diesel s’effondre avec un recul de 11,4%. Seuls les véhicules hybrides classiques montrent une croissance significative, avec une progression de 20,9%.</p>
<p>Perspectives et évolution du marché</p>
<p>L’arrivée de nouveaux modèles électriques plus abordables pourrait redistribuer les cartes en 2024. Les constructeurs traditionnels intensifient leurs efforts pour proposer des alternatives crédibles aux Tesla, avec des véhicules électriques sous la barre des 30 000 euros. Cette démocratisation pourrait stimuler les ventes et attirer de nouveaux acheteurs vers la mobilité électrique.</p><p>Le marché européen des voitures électriques traverse une phase de maturité, où la diversification de l’offre et l’ajustement des prix deviennent des facteurs déterminants. Les constructeurs devront s’adapter à cette nouvelle réalité pour maintenir leur position dans un marché de plus en plus compétitif.</p><p></p><p class="wp-block-post-author__name">Rédigé par Albert Lecoq</p><p class="wp-block-post-author__bio">Spécialiste des guides d'achat de voitures électriques, je suis passionné par les nouvelles technologies et je suis un fervent partisan de l'adoption de la technologie électrique et de la mobilité durable.</p>
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