<?xml version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" >
<channel>
	<title><![CDATA[Signet Loupe: Octobre 2025]]></title>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/archive/ememiom/1759276800/1761955200</link>
	<atom:link href="https://ememiom.fr/iom/blog/archive/ememiom/1759276800/1761955200" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1164/une-monnaie-adossee-a-l%E2%80%99or-et-au-xrp-se-prepare-en-secret-pour-contourner-le-dollar</guid>
	<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 09:15:58 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1164/une-monnaie-adossee-a-l%E2%80%99or-et-au-xrp-se-prepare-en-secret-pour-contourner-le-dollar</link>
	<title><![CDATA[une monnaie adossée à l’or et au XRP se prépare en secret pour contourner le dollar]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="p1-texte" data-start="386" data-end="397">En bref</p><p data-start="843" data-end="950">Les BRICS développent une monnaie numérique adossée à l’or et fonctionnant via le XRP Ledger.</p><p data-start="955" data-end="1061">L’objectif est de contourner le dollar et de créer un réseau de règlements indépendant de SWIFT.</p><p data-start="1066" data-end="1190">Russie et Chine tokenisent déjà leurs réserves d’or, pendant que l’Inde et le Brésil multiplient les tests blockchain.</p><p data-start="1195" data-end="1295">Le projet avance de façon coordonnée mais discrète, avec un déploiement possible dès 2026.</p><p data-start="1300" data-end="1401">Cette stratégie de dédollarisation pourrait rebattre les cartes du système monétaire mondial.</p><p class="p1-texte"> </p>
<p>Une monnaie numérique BRICS adossée à l’or et à la blockchain XRP</p>
<p class="p1-texte" data-start="1478" data-end="1832">Les cinq membres du bloc BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) multiplient les initiatives pour bâtir un système de règlements transfrontaliers libéré du dollar américain. Au cœur de cette stratégie : une monnaie numérique reposant sur deux piliers technologiques et géopolitiques majeurs, l’or et la blockchain XRP.</p><p class="p1-texte" data-start="1834" data-end="2200">Des documents internes, notamment issus de la New Development Bank, confirment l’existence d’un projet avancé visant à établir une devise commune interopérable, pilotée par un registre distribué (XRP Ledger), avec des mécanismes de séquestre automatisé. L’objectif : réaliser des paiements rapides, sûrs, traçables, sans passer par les réseaux de type SWIFT.</p><p class="p1-texte" data-start="1443" data-end="1960"> </p><p class="p1-texte" data-start="1443" data-end="1960">A lire aussi : <a onclick="window.open(this.href, ''); return false;" href="https://www.bdor.fr/actualites-or/cours-or-en-hausse-fed-chine-ukraine-shutdown-usa" title="Le cours de l’or explose à 4 179 $ : guerre, Fed, Chine et chaos budgétaire attisent la ruée">L’or n’a jamais été aussi stratégique : les BRICS veulent en faire le socle d’un nouveau système mondial.</a></p><p data-start="1962" data-end="2379"> </p>
<p>Russie, Chine et Brésil en tête de pont</p>
<p class="p1-texte" data-start="2246" data-end="2503">Sur le terrain, la Russie accélère la tokenisation de ses réserves d’or. Une réponse directe à l’exclusion de son système bancaire du réseau SWIFT en 2022, qui a mis en lumière la dépendance structurelle aux infrastructures financières occidentales.</p><p class="p1-texte" data-start="2505" data-end="2798">La Chine, quant à elle, poursuit une politique de renforcement de ses stocks d’or tout en développant son yuan numérique. Ces réserves deviennent le socle monétaire d’une stratégie visant à sécuriser les règlements entre États, dans un contexte de tensions croissantes avec Washington.</p><p class="p1-texte" data-start="2800" data-end="3090">Le Brésil, de son côté, intègre officiellement Ripple dans plusieurs expérimentations menées par sa banque centrale sur les systèmes de paiement distribués. Certains consortiums financiers utilisent déjà XRP Ledger pour des opérations de financement domestique et international.</p><p data-start="2800" data-end="3090"> </p>
<p>Le XRP Ledger, outil central du règlement multilatéral</p>
<p class="p1-texte" data-start="3151" data-end="3445">Les choix technologiques des BRICS ne relèvent pas du hasard. Le XRP Ledger permet de verrouiller des fonds via des contrats automatisés, libérés dès que les conditions sont remplies. Une fonctionnalité décisive pour les règlements interétatiques, où la confiance interbancaire est limitée.</p><p class="p1-texte" data-start="3447" data-end="3766">Le XRP présente également des avantages de coût, de rapidité et de traçabilité. Contrairement à d’autres cryptomonnaies, il est conçu pour un usage institutionnel, avec des délais de traitement compris entre 3 et 5 secondes, et des frais de transaction très bas un atout essentiel pour des volumes souverains.</p><p data-start="3447" data-end="3766"> </p>
<p>Une adoption progressive, mais stratégique</p>
<p class="p1-texte" data-start="3815" data-end="4116">Si le calendrier exact n’est pas public, plusieurs sources convergentes évoquent un lancement dès 2026. L’objectif est d’établir un réseau interconnecté entre les systèmes d'information financiers russes, chinois et indiens, pour des transactions en devises locales hors du contrôle américain.</p><p class="p1-texte" data-start="4118" data-end="4365">Anatoly Aksakov, président du comité des marchés financiers à la Douma, a confirmé que l’interopérabilité des infrastructures nationales est en cours de développement, dans une logique de confidentialité maximale vis-à-vis des acteurs occidentaux.</p><p data-start="4118" data-end="4365"> </p>
<p>L’Inde reste prudente… officiellement</p>
<p class="p1-texte" data-start="4409" data-end="4732">Si l’Inde participe activement aux projets techniques, sa diplomatie reste plus mesurée. Le ministre des Affaires étrangères S. Jaishankar a affirmé en mars 2025 que l’Inde ne visait pas à supplanter le dollar en tant que devise de réserve mondiale. Une déclaration perçue comme un geste d’apaisement envers Washington.</p><p class="p1-texte" data-start="4734" data-end="4920">En coulisses, l’Inde poursuit toutefois ses recherches en matière de blockchain monétaire, renforçant son infrastructure pour ne pas rester dépendante des flux bancaires occidentaux.</p><p data-start="4734" data-end="4920"> </p>
<p>Un système parallèle en construction</p>
<p class="p1-texte" data-start="4963" data-end="5297">La vision des BRICS est limpide : construire un système monétaire parallèle, basé sur des actifs tangibles comme l’or et sur des infrastructures décentralisées. Le but est de se soustraire aux instruments de contrainte géopolitique comme le gel des avoirs, les sanctions financières, ou les restrictions SWIFT.</p><p class="p1-texte" data-start="5299" data-end="5527">Cette tendance n’est plus théorique. La Russie a proposé un stablecoin adossé à l’or, la Chine étend son yuan numérique, et Ripple poursuit son déploiement dans des régions stratégiques (Asie, Moyen-Orient, Amérique latine).</p><p class="p1-texte" data-start="5299" data-end="5527"> </p><p class="p1-texte" data-start="5299" data-end="5527">Selon notre expert : <a href="https://www.youtube.com/@agencebdor?sub_confirmation=1" title="Agence BDOR - Youtube" onclick="window.open(this.href,'');return false;" onkeypress="window.open(this.href,'');return false;">Guerre monétaire en vue : les BRICS construisent une arme financière en or et en blockchain pour échapper au dollar.</a></p><p data-start="5299" data-end="5527"> </p>
<p>Une remise en cause de l’ordre monétaire établi</p>
<p class="p1-texte"> </p><p class="p1-texte" data-start="5581" data-end="5852">Le système actuel repose sur trois leviers de pouvoir : le dollar US, le réseau SWIFT et les banques centrales occidentales. En réponse, les BRICS misent sur l’or physique comme réserve ultime, et sur la tokenisation blockchain comme outil d’indépendance.</p><p class="p1-texte" data-start="5854" data-end="6067">Cette dynamique pourrait remodeler en profondeur les équilibres géo-financiers mondiaux, en offrant aux pays du Sud global un outil pour contourner les pressions exercées par les institutions de Bretton Woods.</p><p class="p1-texte" data-start="6069" data-end="6264">Le dollar resterait dominant à court terme, mais l’émergence d’un système monétaire alternatif fondé sur l’or et les technologies de registre distribué représenterait une rupture stratégique.</p><p class="p1-texte" data-start="6069" data-end="6264"> </p><p class="p1-texte" data-start="6069" data-end="6264">Sources :<br />https://infobrics.org/en/post/50822/ <br />https://coincentral.com/xrp-ledger-gains-traction-as-brics-nations-test-its-capabilities/<br />https://www.mitrade.com/insights/news/live-news/article-3-1116043-20250912/<br />https://investx.fr/en/crypto-news/brics-central-banks-betting-big-on-ripple-xrp-network/<br /></p><p class="p1-texte" data-start="6069" data-end="6264"> </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1163/loperation-militaire-speciale-une-facette-de-la-troisieme-guerre-mondiale</guid>
	<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 17:35:31 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1163/loperation-militaire-speciale-une-facette-de-la-troisieme-guerre-mondiale</link>
	<title><![CDATA[L&#039;opération militaire spéciale : une facette de la troisième guerre mondiale.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1162/russie-bombardiers" class="embed-insert" width="80%"><img class="elgg-photo" alt="La puissance et la finesse. " src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1162/medium"></a><br />Beaucoup continuent de répéter, avec une naïveté déconcertante, que la Russie, avec sa puissance militaire, aurait pu écraser l’Ukraine en quelques semaines. C’est une lecture simpliste qui ignore tout de la nature profonde de ce conflit. Moscou ne mène pas une guerre contre un pays de quarante millions d’habitants. Elle affronte, à travers l’Ukraine, l’ensemble du bloc atlantiste, l’OTAN tout entière, ses services de renseignement, ses arsenaux, ses satellites, son industrie militaire et sa machine médiatique. L’Ukraine n’est qu’un théâtre d’opération, un champ de bataille dans une guerre mondiale larvée.</p>

<p>Dans ces conditions, l’idée d’une victoire rapide n’a aucun sens. Oui, la Russie aurait pu raser Kiev en quelques jours. Oui, elle aurait pu écraser les infrastructures ukrainiennes et réduire l’État à néant. Mais un tel choix aurait eu un coût humain et politique considérable : des dizaines de milliers de morts civils, une condamnation internationale unanime, une rupture avec ses partenaires stratégiques et une perte d’influence dans le Sud global. Moscou a donc choisi une stratégie plus subtile, plus lente, mais aussi beaucoup plus ambitieuse. Elle combine pression militaire, guerre économique, bataille diplomatique, influence géopolitique et guerre informationnelle. L’objectif n’est pas seulement de gagner militairement, mais de remodeler durablement l’ordre mondial.</p>

<p>Il faut comprendre également que l’Ukraine d’aujourd’hui est l’un des territoires les plus militarisés et les plus fortifiés du monde. Des milliards d’euros d’armes occidentales, des systèmes de défense antiaérienne sophistiqués, des lignes défensives profondes, des bunkers souterrains, une surveillance satellitaire permanente : même l’armée américaine, avec toute sa puissance, avancerait difficilement dans de telles conditions. La Russie agit donc avec prudence, car les régions qu’elle revendique comme historiquement siennes ne doivent pas être réduites en ruines. Elle avance lentement, consolide chaque mètre de terrain, organise des référendums, installe des administrations, et prépare déjà l’après-guerre.</p>

<p>Ce choix stratégique prend tout son sens si l’on écoute les analyses d’Emmanuel Todd, historien et anthropologue français respecté, qui voit dans cette guerre bien plus qu’un conflit territorial. Pour Todd, il s’agit d’un affrontement civilisationnel entre un Occident en déclin et une Russie qui défend une conception plus traditionnelle, plus souveraine, de l’ordre politique et social. Il souligne que l’Occident, malgré son apparente supériorité économique et technologique, montre des signes de fragilité profonde : démographie vieillissante, crise de confiance, désindustrialisation, perte de repères idéologiques.</p>

<p>Todd insiste sur un point capital : la Russie mène cette guerre avec seulement 3,3 % de son produit intérieur brut, un effort colossal mais soutenable, alors que les pays de l’OTAN, bien plus riches, sont contraints de dépenser des sommes gigantesques simplement pour maintenir l’équilibre. Ce chiffre, à première vue technique, révèle un déséquilibre stratégique profond. Comme le souligne Todd, si une nation capable de soutenir une guerre globale avec 3,3 % de son PIB peut tenir tête à l’ensemble de l’OTAN, alors cela signifie que l’Occident n’est plus ce qu’il était. Cela signifie que l’hégémonie occidentale repose désormais sur une illusion : celle de sa propre puissance.</p>

<p>John Symers, analyste américain souvent critiqué pour sa lucidité, va encore plus loin. Il rappelle que l’OTAN, les États-Unis, l’Union européenne, le Japon et la Corée du Sud réunis représentent une part écrasante du PIB mondial, bien supérieure à celle de la Russie. Pourtant, malgré cet écart gigantesque, Moscou non seulement résiste, mais progresse. Cela prouve que la puissance brute ne se mesure pas seulement en chiffres économiques. Elle réside aussi dans la cohésion nationale, dans la capacité à endurer, dans la volonté politique et dans la profondeur historique d’un projet. Symers parle d’un « paradoxe russe » : une nation aux ressources économiques plus modestes qui parvient à tenir tête, seule, à l’Occident collectif, parce que sa stratégie est fondée sur la patience, la résilience et la clarté de ses objectifs.</p>

<p>C’est pourquoi le facteur temps est crucial dans cette guerre. Plus elle dure, plus l’économie ukrainienne s’effondre, plus l’Occident s’épuise à fournir des armes, plus les sociétés européennes et américaines se lassent de financer un conflit qui n’a plus de sens pour leurs citoyens. Chaque mois qui passe révèle davantage les fractures internes du monde occidental et renforce la position russe.</p>

<p>La lenteur de la Russie n’est donc pas un signe de faiblesse, mais une stratégie de longue haleine. Elle cherche non pas une victoire brutale et spectaculaire, mais une victoire structurelle et durable. Elle veut démontrer, par les faits, que l’ordre mondial centré sur l’Occident est arrivé à bout de souffle. Et dans cette confrontation historique, Moscou ne se bat pas seulement pour l’Ukraine : elle se bat pour redéfinir les rapports de force mondiaux, pour mettre fin à des siècles d’hégémonie unilatérale et pour ouvrir la voie à un monde multipolaire.</p>

<p>Ainsi, demander pourquoi la Russie n’a pas fini la guerre rapidement revient à poser la mauvaise question. Elle ne veut pas la finir vite. Elle veut la gagner profondément. Elle veut qu’à la fin de ce conflit, ce ne soit pas seulement un drapeau qui change sur un bâtiment, mais une ère entière qui s’achève. Car ce qui se joue aujourd’hui à Kiev, à Donetsk ou à Kharkiv, ce n’est pas seulement le destin d’un pays, mais celui du monde.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

</channel>
</rss>