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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Janvier 2026]]></title>
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	<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 15:05:27 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[« Les Frères musulmans, les Émirats arabes unis et les universités britanniques » Entretien de Razika Adnani avec Atlantico – Razika Adnani]]></title>
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<p>Publié le 18 janvier 2026</p>
<p>© Le contenu de ce site est protégé par les droits d’auteurs. Merci de citer la source et l'auteure en cas de partage.</p><p class="has-lightgrey-background-color has-background">Les Émirats arabes unis suppriment les bourses à leurs étudiants souhaitant intégrer des universités britanniques car le risque qu’ils y soient radicalisés par les Frères musulmans est trop grand…<a href="https://atlantico.fr/article/decryptage/emirats-arabes-unis-suppriment-bourses-etudiants-souhaitant-integrer-universites-britanniques-risque-radicalises-par-freres-musulmans-trop-grand-entrisme-islamisme-fondamentalisme-radicalisation-Europe-Moyen-Orient-France-Razika-Adnani">Atlantico</a></p><p>Atlantico – Les Émirats arabes unis ont décidé de restreindre les bourses accordées à leurs étudiants souhaitant intégrer des universités britanniques, invoquant un risque de radicalisation lié à la menace des Frères musulmans sur les campus. Que révèle cette décision, prise par un État étranger, sur l’état réel des universités européennes sur la question de l’islamisme et sur la perception internationale de leur capacité à contenir l’islam politique ?</p><p>Razika Adnani – Les Émirats arabes unis sont en rivalité politico-religieuse avec le Qatar qui soutient les Frères musulmans et avec les wahhabites saoudiens, même si depuis 2014 ils se sont rapprochés de l’Arabie saoudite qui a déclaré la Confrérie comme « organisation terroriste ». Leur décision de restreindre les bourses à leurs étudiants souhaitant intégrer des universités britanniques rentre dans le cadre de cette rivalité. Ils craignent que leurs ressortissants soient endoctrinés par les Frères musulmans, leurs ennemis, dans les universités britanniques et veulent également que l’Angleterre prenne des décisions au sujet des Frères musulmans. C’est une décision met l’Angleterre devant la réalité de ses universités qui n’est pas un secret y compris dans les pays musulmans. Les proches des étudiants, dans les universités britanniques mais aussi françaises, remarquent souvent quand ils rentrent chez eux que leur rapport à la religion est devenu plus strict, voire plus fondamentaliste. En Algérie, on a commencé à le remarquer dès la fin des années 1990.</p><p>Les Émirats arabes unis sont un État musulman pratiquant un islam politique, c’est-à-dire un islam qui n’est pas séparé de sa dimension politique, car c’est cela le sens de l’islam politique. Ils stipulent dans l’article 7 de leur Constitution que l’islam est la religion de l’État et que la charia est la source principale de leur législation. Dans les universités des Émirats arabes unis, les femmes sont toutes voilées et la Constitution ne reconnaît pas l’égalité entre les hommes et les femmes. La décision des Émirats est une preuve que la lutte contre les Frères musulmans n’est pas une lutte contre l’islam politique, mais contre une forme d’islam politique celle des Frères musulmans.</p><p>Cette décision révèle également que les Frères musulmans agissent en Occident comme ils ont agi dans les pays musulmans, c’est-à-dire en ciblant les universités. C’est donc une erreur de croire que les Frères musulmans ont, en Occident, un mode d’action différent de celui qu’ils ont dans les pays musulmans comme le prétendent certains. </p><p>Atlantico – Plusieurs pays, dont les Émirats arabes unis, affirment que des phénomènes de radicalisation idéologique se développent dans certaines universités européennes. Quels sont, selon vous, les mécanismes concrets par lesquels l’université peut devenir un lieu de diffusion de l’islam politique ?</p><p>Razika Adnani-Les mécanismes sont nombreux. Le plus logique : si les étudiants arrivant à l’université sont nombreux à être dans un rapport à l’islam plus conservateur et plus extrémiste, donc plus politique, cela va imprégner l’atmosphère universitaire d’autant plus que les islamistes s’activent davantage dans les milieux universitaires.</p><p>Il y a aussi le fait que l’université européenne est aujourd’hui un lieu où s’expriment des idées wokistes. Dans mon ouvrage Sortir de l’islamisme j’explique comment l’idéologie « woke » a corrompu les valeurs d’égalité et de liberté et a fourni ainsi aux musulmans fondamentalistes et islamistes des arguments pour s’imposer. Défendre par exemple le port du voile, l’arme de guerre des islamistes, au nom de l’égalité alors qu’il est la pratique de discrimination par excellence.</p><p>L’université devient un lieu de diffusion de l’islam extrémiste et politique quand elle ne permet plus la pensée libre et créatrice dans le domaine de l’islam. Pas seulement à cause de l’activisme des islamistes, mais aussi à causes des idées et des concepts qu’elle-même produit qui empêchent cette pensée libre et créatrice de s’exprimer ainsi que tout regard critique porté sur l’islam.</p><p>Au XXe siècle, l’université française a produit le concept d’islamisme qui s’est par la suite propagé dans les autres universités européennes. Il s’inscrit parfaitement dans le projet des conservateurs et des islamistes  de mettre l’islam à l’abri de tout regard critique. Leur objectif est de contrer la réforme de l’islam et la modernisation des sociétés musulmanes voulues par les modernistes. Dans mon ouvrage j’évoque également le concept d’islamophobie.</p><p>Je m’explique. C’est à l’université française qu’on a décidé de changer le sens du terme islamisme qui désignait au départ la religion musulmane. Ils ont décidé qu’il signifiait l’islam politique qu’ils ont présenté comme la cause de tous les problèmes. Ils ont surtout décidé, et c’est là que c’est devenu un problème, que l’islamisme était un mouvement contemporain, né notamment avec la création des Frères musulmans, et qu’il n’avait rien à voir avec l’islam. Cette distinction entre l’islam et l’islamisme qui n’a aucun fondement scientifique, ne permet pas d’interroger l’islam ou de mener un travail en son sein pour lui permettre d’évoluer, pour le réformer. Voilà comment ce concept, forgé par les universitaires européens, a joué un rôle important dans le fait qu’aujourd’hui, c’est ce que je constate, la voix des musulmans qui portaient en France le projet de réformer l’islam est en recul net.</p><p>Atlantico – Des données publiques montrent que le Qatar est l’un des principaux financeurs étrangers d’universités occidentales, notamment aux États-Unis, mais aussi indirectement en Europe. Ces financements ont-ils une influence potentielle sur les orientations idéologiques, académiques ou institutionnelles des universités ? (Quels liens factuels peut-on établir entre ces financements, l’orientation idéologique de certains programmes ou partenariats universitaires, et la tolérance envers des courants liés à l’islam politique ?)</p><p>Razika Adnani- Là où il y a financement, il y a influence. Les pays pétroliers du Golfe le savent et ils ne sont pas radins sur ce plan et cela ne se limite pas au Qatar. Le concept d’islamisme comme je viens de le dire est une preuve importante de cette influence étant donné qu’il répète le discours des conservateurs musulmans, en premier lieu des Frères musulmans.  Même si l’influence n’est pas forcément financière ni forcément frériste.</p><p><br />Atlantico – En France, certaines grandes écoles et universités, dont Sciences Po, sont régulièrement citées dans le débat public sur l’islamisme, l’entrisme, le militantisme idéologique et la liberté académique. Quels faits objectifs permettent aujourd’hui d’évaluer la situation française, et observe-t-on des similitudes ou des différences avec le cas britannique ? </p><p>Razika Adnani- L’université est le milieu où l’islamisme extrémiste agit et s’active et pas uniquement en Europe, mais également dans les pays musulmans. Je l’ai vu et vécu en Algérie. C’est donc une similitude qui va au-delà de la France et l’Angleterre. Le port du voile par les étudiantes est assurément le premier fait objectif qui permet d’évaluer cette situation. Dans mon ouvrage je parle de « voilomètre », car le voile permet de mesurer le degré de pénétration de l’islam politique et conservateur dans une société.</p><p>Les débats publics en France ne sont pas des éléments suffisamment et scientifiquement fiables pour évaluer une situation étant donné qu’ils sont de plus en plus orientés par l’affect et la guerre politique entre la gauche et la droite. Dans ces débats publics, on cherche les preuves de ses convictions et c’est la meilleure manière de se tromper.  </p><p>La France, dans sa lutte contre l’islamisme, cible de plus en plus les Frères musulmans qui représentent pourtant une partie de l’islam politique et non tout l’islam politique ou l’islamisme. C’est la preuve que la rivalité entre les Frères musulmans et les autres mouvements islamistes (c’est-à-dire ceux qui ne séparent pas l’islam de la politique) s’est bien installée en France. L’intérêt de l’Occident, et en particulier de la France, n’est pas de se mettre du côté de l’un ou de l’autre, mais de lutter contre toute intrusion de l’islam dans le domaine politique et de permettre l’émergence d’un islam laïc, c’est-à-dire séparé de sa dimension politique et cela ne se fera qu’avec un travail au sein de l’islam.</p><p>Razika Adnani</p>
<p>Lire également</p>
<p>© Le contenu de ce site est protégé par les droits d’auteurs. Merci de citer la source et l'auteure en cas de partage.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 20:25:19 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[They know they’ve lost.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1236/von-der-leyen-davos-2026" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" alt="Von der Leyen Davos 2026" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1236/medium"></a> <br />Ursula Von der Leyen at Davos :</p>

<p>"1971 was the year of the so-called Nixon shock, and the decision to de-link the U.S. dollar from gold. In an instant, (…) the entire global economic order collapsed. But it also created the conditions for what would become a truly global order.</p>

<p>The seismic change we are going through today is an opportunity, in fact a necessity, to build a new form of Europe."</p>

<p>This sounded less like strategy and more like a confession.</p>

<p>The de-linking of the U.S. dollar from gold, was the very moment they seized financial control of the world. It was the mechanism through which money was severed from value and the world was quietly locked into a debt-based system with no natural limits. Once money no longer needed to be backed by anything real, it could be printed endlessly. And it was.</p>

<p>The result is the system we now inhabit:<br />• fiat currencies steadily losing purchasing power<br />• inflation hollowing out the middle class<br />• governments drowning in debt<br />• citizens trapped in permanent obligation to the same financial architecture</p>

<p>Thirty-eight trillion dollars of U.S. debt later, the picture is undeniable. Everyone owes the system but the system owes nothing to anyone.</p>

<p>I find it very revealing that Ursula would bring this moment up now. The Davos crowd are not outsiders analysing history, these are the custodians of that very system, the political representatives of the banking and financial order that engineered it. To reference the gold standard removal as a model during a time of global instability is almost an admission of method.</p>

<p>Crisis, shock, volatility; these are are the tools through which power has always been consolidated. Notice she does not speak of repair, restraint, or accountability. She speaks of opportunity. Opportunity to reshape, redesign and bring forth their “Great Reset.”</p>

<p>It seems like she still believes that enough fear, disruption, and urgency will allow a new system to be imposed from the top down, but that old playbook worked when the world was asleep. That world is gone.</p>

<p>The system she represents is unraveling, because people can now see it. Fiat is exposed, debt is unsustainable and institutions lack legitimacy. </p>

<p>The Great Reset has already failed. The architecture it depended on has been dismantled piece by piece. And whatever they may still want to do, the balance of power has shifted.</p>

<p>If anything, her remarks reveal not a coming victory, but an inability to let go. And when the architects of an old system start openly referencing the moment they captured control last time, it’s usually because they know they won’t get another chance.</p>

<p>They know they’ve lost.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 21:42:14 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La révolution iranienne de 1979 ou le discours de l&#039;effacement du féminisme au nom d&#039;une vision grandiose.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>À l’automne 1978, alors que le régime du Shah s’effondrait sous le poids du coup d’État, Michel Foucault se rendit en Iran comme correspondant spécial du Corriere della Sera. Ce qu’il y découvrit le bouleversa. Il était convaincu d’assister à un phénomène négligé par la théorie politique moderne : une révolution non pas mue par la lutte des classes, la technocratie ou le rationalisme occidental, mais par ce qu’il nommait « spiritualité politique ».</p>

<p>Foucault n’était pas le seul à être fasciné. Une grande partie de la Nouvelle Gauche européenne, désabusée par le communisme soviétique et lasse du néolibéralisme, observait l’Iran avec une sorte de nostalgie. Là, semblait-il, se levait une révolution non pas au nom du socialisme bureaucratique, mais en opposition à celui-ci ; non pas pour l’abondance matérielle, mais pour le sens. </p>

<p>Foucault décrivait les foules en des termes quasi mystiques, s’émerveillant de leur volonté d’affronter la mort et de leur refus d’exprimer leurs revendications dans le langage familier de la politique moderne. Il croyait assister à une rupture dans l'histoire, une forme de révolte qui échappait à la dialectique éculée de la gauche et de la droite.</p>

<p>Mais alors même que Foucault se laissait séduire par cette vision, des Iraniennes – féministes, écrivaines et militantes – avertissaient déjà qu'une menace plus sombre se profilait. Elles n'étaient pas dupes de la rhétorique de la transcendance. Bien avant que l'ayatollah Khomeini ne consolide son pouvoir, les féministes iraniennes avaient identifié et dénoncé le mythe central de la révolution : l'idée que la libération pouvait être atteinte par un retour à l'authenticité religieuse et que la subordination des femmes était une condition nécessaire à la résistance anti-impériale. Lorsque Foucault loua le soulèvement comme une révolte contre la modernité occidentale, ces femmes y entendirent autre chose : le discours familier d'un intellectuel idéalisant leur effacement au nom d'une vision grandiose.</p>

<p>En mars 1979, quelques semaines seulement après la victoire de la révolution, des milliers de femmes iraniennes ont envahi les rues de Téhéran pour protester contre l'imposition du voile obligatoire. Elles ont été accueillies par des coups, des menaces et des slogans tels que « le voile ou un coup de poing ». La promesse de la révolution s'est concrétisée avec une brutalité fulgurante. Ce que Foucault avait décrit comme un soulèvement spirituel s'était transformé en une législation sur le corps des femmes, une répression de la dissidence et une fusion entre théologie et violence d'État.</p>

<p>La réaction de Foucault fut frappante, non par sa cruauté, mais par son absence. Confronté aux critiques, y compris celles des Iraniennes en exil, il s'est retranché. Il n'a publié aucune analyse approfondie du régime qu'il avait jadis encensé. Au contraire, il a insisté sur le fait que les observateurs occidentaux devaient s'abstenir de juger les révolutions non occidentales selon des critères occidentaux. L'implication était claire : critiquer le traitement des femmes par la République islamique revenait à imposer des valeurs étrangères, à méconnaître une logique civilisationnelle différente. Des écrivaines comme Simin Behbahani, Azar Nafisi et d'autres, certaines encore en Iran, d'autres déjà contraintes à l'exil, comprenaient que le discours sur la différence culturelle était instrumentalisé contre elles par des figures comme Foucault et les réseaux militants européens. Elles constataient avec quelle rapidité « authenticité » devenait un euphémisme pour la coercition, et avec quelle facilité les intellectuels occidentaux excusaient la misogynie lorsqu'elle se dissimulait sous un vernis de rhétorique anti-impérialiste.</p>

<p>Ce qui les indignait le plus, ce n'était pas tant que Foucault se soit trompé, mais plutôt qu'il se soit trompé d'une manière familière. Elles reconnaissaient un schéma où la souffrance des femmes était traitée comme une contradiction secondaire, à résoudre après la révolution – ou jamais. Le monde avait déjà vu cela en Algérie, à Cuba, en Chine : des révolutions qui promettaient l'émancipation universelle tout en exigeant des femmes qu'elles attendent, endurent ou disparaissent. La fascination de Foucault pour la mort, le sacrifice et la transcendance leur semblait être une philosophie exaltée, confortablement installée à distance.</p>

<p>La critique des féministes iraniennes dépassait le simple désaccord politique. Elle révélait une faille au sein même de la pensée occidentale post-1968. Foucault avait consacré sa carrière à l'analyse du pouvoir, de la discipline et des mécanismes de régulation des corps par les institutions. Pourtant, en Iran, il ne reconnut pas un régime dont le projet central était précisément celui-ci : la régulation des corps (et des esprits) par la loi religieuse, appliquée par l'État. Celui qui avait mis en garde contre la violence insidieuse des systèmes totalisants se retrouvait désormais à en défendre un, tant qu'il paraissait extérieur à l'Occident.</p>

<p>Foucault, comme nombre de ses contemporains, en était venu à considérer l'universalisme libéral comme un masque dissimulant la domination. Les féministes iraniennes comprenaient, par l'expérience vécue, ce qu'une grande partie de la théorie occidentale avait oublié : le pouvoir ne devient pas bienveillant simplement parce qu'il rejette le langage libéral. La mainmise demeure sur la nuque, même lorsqu'elle parle au nom de Dieu.</p>

<p>L'histoire a rendu son verdict avec une patience implacable.</p>

<p>L'histoire de Foucault et de l'Iran ne se résume pas à l'échec d'un seul penseur. Aujourd'hui, alors que les Iraniennes descendent en masse dans la rue pour défier un régime qui, depuis des décennies, impose une ségrégation sexuelle, l'absence de soutien de la part des mouvements féministes occidentaux est frappante. On ne constate aucun élan durable de solidarité envers les Iraniennes qui s'opposent aux religieux totalitaires. La conclusion est difficile à éviter : les principes que ces mouvements prétendent défendre ne sont pas des engagements universels, mais des postures conditionnelles, activées de manière sélective et mises de côté lorsqu'elles entrent en conflit avec un discours politique privilégié. Ce qui subsiste, ce n'est pas un féminisme comme engagement pour les droits des femmes, mais un féminisme comme affiliation. Et c'est précisément cette substitution du principe à l'affiliation contre laquelle les féministes iraniennes de la fin des années 1970 mettaient en garde.</p>

<p>Samuel J Hyde</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 17:28:32 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[[unable to retrieve full-text...]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>[unable to retrieve full-text content]</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 17:56:04 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le Bêtisier de Maastricht]]></title>
	<description><![CDATA[<p>En 1997, cinq ans après le référendum sur le traité de Maastricht, Jean-Pierre Chevènement publiait "Le Bêtisier de Maastricht" (Editions Arléa). Voici quelques extraits des citations mises en exergue dans le livre. La crise de la zone euro jette une lumière crue sur le surréalisme de ces dernières.</p>
<p>« [Les partisans du "non"] sont des apprentis sorciers. […] Moi je leur ferai un seul conseil : Messieurs, ou vous changez d'attitude, ou vous abandonnez la politique. Il n'y a pas de place pour un tel discours, de tels comportements, dans une vraie démocratie qui respecte l'intelligence et le bon sens des citoyens. » (Jacques Delors à Quimper, 29.8.92)</p>
<p>« Ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements. » (Michel Rocard, International Herald Tribune, 28.7.92)</p><p>« Le traité de Maastricht fait la quasi-unanimité de l’ensemble de la classe politique. Les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels.» (Élisabeth Badinter, Vu de Gauche, septembre 1992)</p><p>« Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Monde, 6.5.92)</p><p>« Interrogez les peuples de Bosnie, de l’ex-Yougoslavie, de Pologne et des autres pays. Ils nous disent : “ chers amis français, entendez-nous. Apportez-nous votre soutien et votre oui. Ce sera un oui à la française, à l’amitié, à la paix, à l’union. Votre oui à l’union fera tâche d’huile dans nos pays où nous souffrons tant ”. Les gens qui sont aujourd’hui sous les bombes seraient désespérés si les Français tournaient le dos à l’unité européenne. » ( Jack Lang, France Inter, 18.9.92)</p>
<p>« Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe.» ( Julien Dray, Assemblée nationale, 6.5.92)</p>
<p>« Mon raisonnement est profondément socialdémocrate. À vrai dire, je n’ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là» (Michel Rocard, Libération, 3.8.92)</p><p>« Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure. » (Alain Madelin à Chalon-sur-Saône, 4.9.92)</p><p>« Si le “non” l’emporte, on ne reparlera plus de l’Europe mais des batailles qui se sont déroulées au cours des siècles passés.» (Simone Veil, 14.9.92)</p><p>« Un “non” au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir. » (Jacques Lesourne, Le Monde, 19.9.92) « Je suis persuadé que les jeunes nazillons qui se sont rendus odieux à Rostock votent “non” à Maastricht. » (Michel Rocard, Le Figaro, 17.9.92)</p><p>« En votant “non”, nous donnerions un magnifique cadeau, sinon à Hitler, à Bismarck. » (Alain-Gérard Slama, Le Figaro, 18.9.92)</p><p>« Moi aussi, j’ai peur de l’Allemagne. [...] Il ne faut pas prendre l’Allemagne pour un gros chien dressé parce qu’elle a été irréprochablement démocratique depuis quarante-cinq ans. » (Françoise Giroud, Le Nouvel Observateur, 3.9.92)</p><p>« M. De Villiers, donc s’installa à l’Elysée. [...] Le “non” français à Maastricht fut interprété, de fait, comme un encouragement aux nationalismes. Il relança la guerre dans les Balkans. [...] Si bien que, sans aller, comme certains, jus- qu’à imputer à ce maudit “non” le soulèvement transylvain, la nouvelle guerre de Trente ans, entre Grèce et Macédoine, les affrontements entre Ossètes du Nord et du Sud, puis entre Russes et Biélorusses, bref, sans aller jusqu’à lui attribuer toutes les guerres tribales, ou paratribales, qui enflammèrent l’Eu- rope de l’Est, on ne peut pas ne pas songer que c’est lui, et lui seul, qui offrit à Berlin l’occasion de son nouveau “Reich”.» (BHL, Le Figaro, 18.9.92)</p><p>«Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir: la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)</p><p>« Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, RTL, 30.7.92)</p><p>« Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, 20.8.92)</p><p>«L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry à Béthune, 12.9.92)</p><p>« Avec Maastricht, on rira beaucoup plus. » (Bernard Kouchner, Tours, 8.9.92)</p><p>« Si vous voulez que la Bourse se reprenne, votez “oui” à Maastricht ! » (Michel Sapin, université d’été du PS à Avignon, 31.8.92)</p><p>« Pour pouvoir dîner à la table de l’Europe [monétaire], encore faut-il savoir se tenir à cette table et ne pas manger avec ses doigts. [...] Si la monnaie unique a un mérite, et un seul, c’est d’obliger les pays à se conduire correctement.» (Jean-Marc Sylvestre, France Inter, 18.9.92)</p><p>« La France est une locomotive. Elle n’a pas le droit d’être dans le wagon de queue. [...] Le train de l’espoir ne passe pas deux fois. » ( Jack Lang, RTL, 23.8.92)</p><p>----<br />Quelques exemplaires d'occasion sont encore disponibles <a class="liens" href="http://www.amazon.fr/gp/offer-listing/2869593481?tag=chevenement20-21&amp;linkCode=sb1&amp;camp=2386&amp;creative=8474">à la vente sur Amazon</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1230/%C2%ABla-guerre-des-12-jours-une-autre-victoire-pour-les-mollahs-%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 12:22:24 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1230/%C2%ABla-guerre-des-12-jours-une-autre-victoire-pour-les-mollahs-%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[«La guerre des 12 jours, une autre victoire pour les mollahs ?»]]></title>
	<description><![CDATA[<p>FIGAROVOX/TRIBUNE - Si l’Iran est sorti de la guerre de 12 jours contre l’État hébreu avec des pertes considérables, le régime chiite iranien n’a jamais été autant glorifié, aimé et soutenu par les populations musulmanes, analyse Razika Adnani, philosophe et islamologue.</p><p class="fig-paragraph">Razika Adnani est philosophe et islamologue. Son dernier ouvrage Sortir de l’islamisme (éditions Erick bonnier, 2024). </p><p class="fig-paragraph">Beaucoup d’analystes géopolitiques ont affirmé que <a href="http://www.lefigaro.fr/international/make-iran-great-again-donald-trump-brandi-la-menace-d-un-changement-de-regime-20250623" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">le régime chiite iranien</a> était sorti affaibli de la dernière guerre, dite la guerre des 12 jours, qui l’avait opposé à Israël et aux États-Unis. En effet, l’Iran en est sorti avec des pertes considérables. Sur le plan de la politique internationale, cette guerre a révélé un Iran isolé, étant donné que ni la Russie, ni la Chine, ni les pays musulmans sunnites ne lui ont manifesté leur soutien. Sur le plan militaire, elle a montré un Iran incapable de protéger sa population en situation de guerre et qui a encaissé beaucoup de pertes. Cependant, si on analyse la situation selon l’idéologie du chiisme, l’histoire de l’islam politique, la doctrine politico-religieuse de Khomeiny et du point de vue du monde musulman, on arrive plutôt à une autre conclusion.</p><p class="fig-paragraph">L’Iran est le pays qui compte aujourd’hui <a href="https://www.lefigaro.fr/international/comment-l-iran-s-appuie-sur-les-chiites-pour-asseoir-son-influence-regionale-20200109" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">le plus de chiites</a> dans le monde et dont le pouvoir est aux mains d’un clergé chiite. Le chiisme est une version de l’islam qui est née à Médine, aujourd’hui en Arabie saoudite, en 632, le jour même de la mort du prophète d’un différend politique entre Ali, son gendre et son cousin, et les autres compagnons du prophète. Ali a revendiqué son droit légitime de succéder au prophète comme guide politique et spirituel des musulmans, que les autres compagnons du prophète ne lui ont pas reconnu. Ils ont alors désigné Abou Baker comme calife, ensuite Omar, ensuite Othman et enfin Ali. Non seulement Ali est arrivé en quatrième position, mais son pouvoir lui a été également contesté par le gouverneur de Damas Muawiya et une guerre civile qui a duré cinq ans les a opposés. Elle a fini par la victoire du dernier qui fonda la dynastie des Umayyades. Ali a été assassiné en 661 par ses anciens partisans et, en 680, son fils al-Hossein a été massacré par les Umayyades lors de la bataille de Karbala. Des événements politiques que les chiites n’ont jamais oubliés. Le chiisme, qui était une doctrine politique, est alors devenu une théologie et une idéologie constituant un islam à part entière et surtout en opposition à l’islam sunnite qui était celui de l’État.</p><p class="fig-body-link">À lire aussi <a class="fig-body-link__link" href="http://www.lefigaro.fr/vox/monde/israel-a-agi-dans-la-legalite-contre-l-iran-20250703" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">«Israël a agi dans la légalité contre l’Iran»</a></p><p class="fig-paragraph">Dans toute leur histoire, les chiites ont été animés par le désir de venger Ali et son fils al-Hossein, de reprendre le commandement politico-religieux du monde musulmans usurpé par les sunnites et de récupérer les deux villes saintes de l’islam : <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/arabie-saoudite-les-pelerins-affluent-a-la-mecque-pour-accomplir-le-rite-du-tawaf-20250602" target="_blank" data-fig-type="NewsFlash" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">La Mecque</a> et Médine. Ils ont réalisé des avancées importantes dans certaines étapes de l’histoire musulmane dont le Califat fatimide qu’ils ont créé au Xe siècle (909 -1171). Le problème, c’est qu’ils ont toujours été minoritaires dans le monde musulman et les villes saintes ont continué d’être dans les mains des sunnites, leurs ennemis ancestraux, faisant que leur désir de vengeance n’a jamais été réellement assouvi.</p><p class="fig-paragraph">Le chiisme s’est implanté en Iran et est devenu la religion officielle du pays en 1501 où la population majoritairement sunnite a été forcée de se convertir au chiisme. Les dignitaires religieux chiites se veulent toujours des descendants du prophète, ce qui leur donne un statut social et politique spécifique, mais aussi une légitimité pour porter l’idéologie et le combat du chiisme, le vrai islam selon eux, contre le sunnisme, le mauvais islam. En 1979, la branche la plus conservatrice et fanatique, guidée par Khomeiny (1902-1989), arrive à prendre le pouvoir en Iran. L’événement était grandiose pour tous les musulmans conservateurs et notamment les militants islamistes, c’est-à-dire ceux qui refusent toute séparation entre le politique et le religieux en islam. Pour les Mollahs iraniens, c’était une étape historique vers la réalisation de leur objectif final : unifier les musulmans pour constituer un seul peuple musulman indivisible sous l’autorité de l’Imam et donc du chiisme, comme l’affirme Khomeiny dans Le petit livre vert de l’Ayatollah Khomeiny.</p>
<p>Même les populations du Moyen-Orient qui ont craint l’embrasement de la région et ont voulu que la guerre s’arrête ont exprimé de l’admiration pour le régime iranien et les Mollahs</p>
<p class="fig-paragraph">Ainsi, si <a href="http://www.lefigaro.fr/international/apres-l-elimination-de-hauts-grades-iraniens-l-ayatollah-ali-khamenei-sait-qu-il-n-est-plus-intouchable-20250615" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">Khomeiny </a>évoque la guerre sainte contre l’Occident, dont fait partie Israël selon lui, qu’il présente comme le monde du mal, de l’impérialisme et de l’injustice, en finir avec l’Occident et Israël n’est pas la finalité de son idéologie qui est d’unifier tous les musulmans sous l’autorité de l’Imam, mais un des moyens vers sa réalisation. Pour les Mollahs, le conflit israélo-palestinien est ce que l’histoire leur a offert pour réaliser cette finalité. Afficher une hostilité à Israël et ses alliés les États-Unis, ce que la majorité des pays musulmans sunnites ne font plus, est le moyen le plus efficace pour influencer les populations musulmanes sunnites et les avoir dans leur camp ou même les voir se convertir au chiisme.</p><p class="fig-paragraph">Ils n’ont pas eu tout à fait tort. Le régime chiite iranien n’a jamais été autant glorifié, aimé et soutenu par les populations musulmanes - sunnites et chiites confondus - que cette fois-ci. Pour la plus grande partie, les Mollahs sont des héros. Ils sont les seuls à avoir tenu tête à Israël depuis la guerre du Kippour de 1973, à lui infliger des dégâts sur son propre territoire et à ne pas se faire petit devant l’arrogance des États-Unis. Même les populations du Moyen-Orient qui ont craint l’embrasement de la région et ont voulu que la guerre s’arrête ont exprimé de l’admiration pour le régime iranien et les Mollahs. Très rares sont les populations qui en Syrie, au Liban et en Irak ont rejeté les Mollahs en rappelant leur entrisme et les malheurs qu’ils ont causés à leur pays.</p><p>

</p><p class="fig-paragraph">Le régime iranien et par conséquent les Mollahs ne sortent pas affaiblis de <a href="http://www.lefigaro.fr/international/iran-des-funerailles-nationales-pour-les-morts-de-la-guerre-des-douze-jours-20250628" target="_blank" data-fig-type="NewsFlash" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">cette dernière guerre</a> qui les a opposés à Israël et aux États-Unis même si elle leur a démontré que l’idée du gouvernement islamique universel dont parle Khomeyni semblait plus compliquée à réaliser. Cependant, elle leur a permis d’avoir une image positive auprès d’une grande partie des populations musulmanes chiite et sunnite compris, ce qui est pour eux une victoire de plus dans leur marche vers la réalisation de la finalité de leur doctrine : gouverner spirituellement et politiquement le monde musulman.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1229/presidence-trump-la-fin-de-l%E2%80%99illusion-d%E2%80%99immunite</guid>
	<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 22:30:03 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1229/presidence-trump-la-fin-de-l%E2%80%99illusion-d%E2%80%99immunite</link>
	<title><![CDATA[Présidence TRUMP, la fin de l’illusion d’immunité.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>J’aimerais rappeler une chose essentielle.<br />Bien sûr, je me joins au concert d’articles des camarades pour condamner Trump, son administration et ce que les États-Unis sont en train de déployer....Mais je veux mettre en avant un point important...</p>

<p>Ce qui est en train de se passer avec Trump choque profondément nos sociétés occidentales blanches.<br />On parle de rupture, de folie, de dérive autoritaire, de fin de la civilisation. Mais il faut le dire clairement: ce choc est avant tout un choc de position, pas un choc de réalité.</p>

<p>Pour une grande partie du monde, ce que Trump incarne n’a rien de nouveau.</p>

<p>L’Amérique latine vit depuis des décennies sous la menace permanente de coups d’État, de sanctions, d’asphyxie économique, d’ingérences directes ou indirectes. Le Chili, le Guatemala, le Brésil, le Honduras, le Venezuela… la liste est longue. Des gouvernements élus renversés, des peuples punis collectivement, avec la bénédiction ou l’organisation directe de Washington et de ses alliés.</p>

<p>En Afrique, la colonisation n’a jamais été une “parenthèse”. C’est une violence structurante qui se prolonge par l’extraction des ressources, les frontières imposées, les guerres par procuration, les dictatures soutenues tant qu’elles servent les intérêts du Nord. Pour beaucoup de peuples africains, la brutalité impériale n’a jamais porté de masque.</p>

<p>En Asie aussi, entre guerres, occupations, sanctions, bombardements, famines organisées, expérimentations militaires et économiques, la violence occidentale est une donnée permanente, pas une exception.</p>

<p>Alors quand Trump parle d’annexer, de punir, de voler, de sanctionner, de bombarder, quand il traite le droit international comme un obstacle gênant, le Sud global ne voit pas un monstre inédit.... Il voit l’Empire qui parle enfin sans langage diplomatique.</p>

<p>Ce qui change aujourd’hui, c’est que cette violence devient visible au centre, qu’elle s’adresse aussi à des populations blanches occidentales, à leurs institutions, à leur confort moral.</p>

<p>Il faut aussi rappeler une chose essentielle: depuis plus de deux ans, un G est en cours à Gaza, sous les yeux du monde, avec le soutien explicite ou tacite de grandes puissances occidentales. Des États membres de l’OTAN, des gouvernements qui se disent démocratiques, dont le Canada et la France, ont continué à soutenir politiquement, militairement ou diplomatiquement cette destruction massive d’un peuple enfermé, bombardé, affamé.</p>

<p>Pour un Gazaoui, pour un Palestinien, pour un Yéménite, pour un Congolais, pour un Haïtien, Trump n’est pas une rupture morale.<br />Les menaces contre le Venezuela, les projets d’annexion du Groenland, le ICE qui tue, les discours impériaux décomplexés ne sont pas plus choquants que ce que ces peuples subissent depuis des décennies.</p>

<p>Trump n’est pas l’origine du problème.<br />Il est le symptôme, brutal, grotesque, accentué, d’un système impérial qui a toujours fonctionné ainsi, mais qui ne prend plus la peine de se justifier.</p>

<p>Ce que nous vivons dans les sociétés blanches occidentales, ce n’est pas l’arrivée de la barbarie.<br />C’est la fin de l’illusion d’immunité.</p>

<p>Et si cela nous choque aujourd’hui, c’est peut-être parce que, pour une fois, la violence du monde ne reste pas cantonnée à la périphérie. Elle commence à frapper le centre....</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1228/citations-de-l%E2%80%99ayatollah-khomeini-publiees-apres-la-revolution-de-1979</guid>
	<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 21:58:29 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1228/citations-de-l%E2%80%99ayatollah-khomeini-publiees-apres-la-revolution-de-1979</link>
	<title><![CDATA[Citations de l’ayatollah Khomeini, publiées après la révolution de 1979]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Cette série de citations de l’ayatollah Khomeini, publiées après la révolution de 1979, explique contre quoi le peuple iranien se bat : </p>

<p>« Nous exporterons notre révolution dans le monde entier. Jusqu’à ce que le cri “Il n’y a de dieu que Allah” résonne sur toute la Terre »… </p>

<p>« Le Coran ordonne : “Guerre ! Guerre jusqu’à la victoire !” Une religion sans guerre est une religion boiteuse. » « Tuer les infidèles est l’une des missions les plus nobles qu’Allah ait réservées à l’humanité. » </p>

<p>« L’établissement de l’État islamique dans le monde entier fait partie des grands objectifs de la révolution. » </p>

<p>« Nous nous sommes fixé comme but la diffusion mondiale de l’influence de l’islam et la suppression de la domination des conquérants du monde. » </p>

<p>« Nous souhaitons faire dépérir les racines corrompues du sionisme, du capitalisme et du communisme dans le monde entier. Nous souhaitons, comme le veut Dieu Tout-Puissant, détruire les systèmes fondés sur ces trois piliers, et promouvoir l’ordre islamique du Prophète… dans le monde de l’arrogance. » </p>

<p>« L’islam impose à tous les hommes adultes, à condition qu’ils ne soient ni handicapés ni incapables, de se préparer à la conquête des pays afin que la loi de l’islam soit obéie dans chaque pays du monde. » </p>

<p>« Ceux qui étudient la Guerre Sainte islamique comprendront pourquoi l’islam veut conquérir le monde entier. » </p>

<p>« On ne peut rendre les gens obéissants qu’avec l’épée ! L’épée est la clé du Paradis, qui ne s’ouvre que pour les Guerriers Saints ! »</p>

<p>Aucun de ces propos n’est un langage codé.</p>

<p>Il n'y a aucune métaphore dans ces discours qui sont clairs comme du cristal. C'est l'islam.</p>

<p>D'un mur ami</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1227/l%E2%80%99ukraine-entierement-russe-d%E2%80%99ici-2-ans%C2%A0-qui-est-alexandre-douguine-l%E2%80%99ideologue-qui-murmure-a-l%E2%80%99oreille-de-vladimir-poutine%C2%A0</guid>
	<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 12:06:58 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1227/l%E2%80%99ukraine-entierement-russe-d%E2%80%99ici-2-ans%C2%A0-qui-est-alexandre-douguine-l%E2%80%99ideologue-qui-murmure-a-l%E2%80%99oreille-de-vladimir-poutine%C2%A0</link>
	<title><![CDATA[&quot;L’Ukraine entièrement russe d’ici 2 ans&quot; : qui est Alexandre Douguine, l’idéologue qui murmure à l’oreille de Vladimir Poutine ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>l'essentiel Front haut, barbe fournie, mi-Raspoutine mi-Soljenitsyne, Alexandre Douguine, sulfureux idéologue russe de 63 ans, proche de Vladimir Poutine, revient dans l’actualité en déclarant dernièrement que l’Ukraine serait "totalement russe d’ici deux ans".</p><p>Alexandre Douguine vient de jeter un véritable pavé dans la mare. Alors qu’un plan de paix pour mettre fin à près de quatre ans de guerre, entre l’Ukraine et la Russie, pourrait toucher au but, l’idéologue russe ultranationaliste vient de faire des déclarations chocs dans un média en ligne pro-ukrainien. L’Ukraine serait russe "entièrement d’ici deux ans au plus tard", a affirmé, sur le site en ligne <a href="https://ukrainetoday.org/" target="_blank">Ukraine today</a>, daté du 25 novembre 2025, le philosophe ultraconservateur, proche de Vladimir Poutine.</p><p>Torpillant le plan de paix, le sulfureux universitaire moscovite refuse de croire à une "souveraineté" ukrainienne, émettant de sérieux doutes sur les <a href="https://www.ladepeche.fr/2025/11/25/guerre-en-ukraine-ils-ont-accepte-kiev-donne-son-feu-vert-au-plan-de-paix-americain-et-consent-a-limiter-son-armee-a-800-000-soldats-13073505.php" target="_self">propositions d’une fin de conflit par le président américain</a>, Donald Trump. Des propos inflammables d’abord tenus sur la propre chaîne Telegram d’<a href="https://www.ladepeche.fr/2022/08/21/attentat-mysterieux-contre-la-fille-de-leminence-grise-de-poutine-tuee-dans-lexplosion-de-sa-voiture-a-moscou-10498941.php" target="_self">Alexandre Douguine</a>, et qui ont été reproduits sur le site en ligne ukrainien.</p><p class="std-elt__inline">À lire aussi : <a href="https://www.ladepeche.fr/2025/11/26/guerre-en-ukraine-il-est-incontournable-qui-est-kirill-dmitriev-larme-secrete-de-vladimir-poutine-13072825.php">Guerre en Ukraine : "Il est incontournable…" qui est Kirill Dmitriev, l’arme secrète de Vladimir Poutine ?</a></p>
<p>Daria, sa fille, tuée dans un attentat</p>
<p>En Russie, Alexandre Douguine, 63 ans, est une véritable figure du patriotisme dont le visage rayonne sur toutes les télés. En août 2022, <a href="https://www.ladepeche.fr/2022/08/22/russie-qui-etait-daria-douguine-fille-du-cerveau-de-poutine-tuee-dans-un-attentat-a-la-voiture-piegee-10500067.php" target="_self">Daria, sa fille meurt dans un attentat à la voiture piégée</a>, dans le sud-ouest de Moscou, alors que c’est lui qui était visé. Les autorités russes, dont le FSB (ex-KGB), avaient alors attribué cette attaque aux services ukrainiens.</p><p>Depuis de longues années, on prête à Alexandre Douguine, polyglotte érudit (il parle dix langues, dont le français), un rôle de "conseiller occulte" de Poutine. Ce qu’il n’a jamais véritablement confirmé. Dans certains cercles russes, proches du pouvoir, il est cependant considéré comme "l’inspirateur intellectuel" des milieux nationalistes. Ce qui peut expliquer le durcissement et la radicalisation de la politique extérieure de Poutine, depuis ces dix dernières années et sa détestation de l’Occident. Avec une obsession majeure qui lie les deux hommes : reconstituer l’empire d’antan.</p>
<p>En relation avec le controversé Alain Soral</p>
<p class="std-elt__inline">À lire aussi : <a href="https://www.ladepeche.fr/2025/11/26/guerre-en-ukraine-voila-ce-que-je-dirais-comment-steve-witkoff-a-conseille-a-la-russie-de-presenter-son-plan-de-paix-a-donald-trump-13074934.php">Guerre en Ukraine : "Voilà ce que je dirais…" Comment Steve Witkoff a conseillé à la Russie de présenter son "plan de paix" à Donald Trump</a></p><p>En France, Douguine a été en relation avec le nationaliste radical controversé, Alain Soral, essayiste d’extrême droite, condamné pour ses propos antisémites.</p><p>Les prises de parole d’Alexandre Douguine, vu comme le "Raspoutine de Poutine" interviennent à un moment clé du conflit russo-ukrainien. Elles viennent surtout réaffirmer ses positions anti-occidentales et légitimer l’intervention russe en Ukraine, selon une vision clairement "civilisationnelle", plaçant la Russie au cœur de l’Eurasie.</p><p class="std-elt__inline">À lire aussi : <a href="https://www.ladepeche.fr/2025/11/26/guerre-en-ukraine-un-deferlement-de-478-drones-russes-dragonfire-le-canon-laser-qui-pourrait-tout-changer-13075160.php">Guerre en Ukraine : un déferlement de 478 drones russes, "DragonFire", le canon laser qui pourrait tout changer</a></p>
<p>"Radicalement anti-modernes et anti-occidentaux"</p>
<p>En France, les théories ultranationalistes de Douguine, omniprésentes en Russie, restent peu relayées. Elles sont même vivement critiquées par des intellectuels comme Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées. "Les nouveaux traditionalistes russes sont avant tout des nationalistes radicalement anti-modernes et anti-occidentaux qui, tel Douguine, dénoncent le 'mondialisme' à visage américain, souvent jumelé avec le 'sionisme' (toujours 'mondial') comme l’ennemi absolu", écrit-il en 2023, dans, La Revue des deux mondes.</p><p>L’influence de Douguine sur le plan de paix proposé par les États-Unis reste minime. Les différents observateurs du conflit notent que l’idéologue "poutinien" n’agit pas dans le cercle diplomatique et ne participe pas directement aux négociations de paix. Douguine reste un doctrinaire mais toujours dans l’ombre du maître du Kremlin.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1226/le-coup-detat-dursula-von-der-leyen-a-propos-de-laccord-avec-le-mercosur</guid>
	<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 09:18:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1226/le-coup-detat-dursula-von-der-leyen-a-propos-de-laccord-avec-le-mercosur</link>
	<title><![CDATA[Le coup d&#039;État d&#039;Ursula VON DER LEYEN à propos de l&#039;accord avec le MERCOSUR.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>DERNIÈRE MINUTE : <br />Catastrophe pour les agriculteurs de l'UE et la sécurité alimentaire européenne après la signature de l'accord de libre-échange Mercosur entre l'UE et 4 pays d'Amérique du Sud.</p>

<p>Von der Leyen a gagné, avec le soutien de ses véritables électeurs, des lobbyistes et des géants de la chimie et de l'agroalimentaire.</p>

<p>Le facteur décisif a été la décision de Meloni de soutenir l'accord.</p>

<p>La Commission européenne contourne totalement le Parlement européen démocratiquement élu. Elle entend «exclure le Parlement européen de la suite de la procédure», ce qui confère à sa présidente, Ursula von der Leyen, le pouvoir de signer directement l'accord</p>

<p>Bien qu'une coalition importante de nations se soit opposée à cette mesure — notamment la Pologne, la France, l'Irlande, la Hongrie et l'Autriche, la Belgique s'abstenant —, elle n'est pas parvenue à atteindre la «minorité de blocage» requise. La Première ministre italienne, Meloni, avait auparavant laissé entendre qu'elle ne soutiendrait pas l'accord, mais s'est finalement ralliée à von der Leyen malgré les manifestations massives des agriculteurs.</p>

<p>Les risques sont énormes. Le Brésil autorise à lui seul l'utilisation de pas moins de 3 669 pesticides. L'accent mis par l'Europe sur la consommation locale pour réduire les émissions de carbone liées au transport deviendra une farce, car les aliments importés de l'autre bout du monde seront souvent moins chers que les produits locaux. En revanche, les entreprises chimiques européennes engrangeront des profits colossaux.</p>

<p>Une grande partie des aliments que les Européens consommeront à l'avenir proviendra de l'État brésilien du Mato Grosso, qui présente le taux d'«agrotoxicité» le plus élevé au monde.</p>

<p>« Cet État brésilien est le royaume de l'industrie agricole. Coton, riz, canne à sucre, maïs, production massive de soja transgénique et utilisation record de pesticides. Le Mato Grosso remporte tous les concours mondiaux d'agrotoxicité. C'est le terme employé par ceux qui dénoncent l'empire chimique. Le Brésil autorise l'utilisation de 3 669 pesticides. C'est un véritable eldorado pour les multinationales, principalement européennes. Des produits interdits sur le Vieux Continent sont vendus ici», affirmait le documentaire franco-allemand «Pesticides : l'hypocrisie de l'Europe».</p>

<p>L'eurodéputée polonaise Anna Bryłka ( @annabrylka ) a également souligné comment l'utilisation de pesticides en Amérique du Sud représente non seulement un risque pour la santé, mais aussi un risque concurrentiel pour les agriculteurs polonais et européens.</p>

<p>Bryłka affirme que «les agriculteurs des pays du Mercosur produisent des aliments selon des normes interdites dans l'UE : utilisation d'autres produits phytosanitaires, d'hormones de croissance et absence de véritables normes environnementales ». Cette situation contraint les agriculteurs européens à concurrencer une production moins chère, pourtant interdite par la loi sur leur propre territoire. Elle qualifie par ailleurs l'importation d'aliments aux normes inconnues de «risque pour la santé de millions d'Européens».</p>

<p>Encore une « grande victoire» pour les partisans de l'UE, le tout dans une opacité totale et sans même un vote du seul organe démocratiquement élu, le Parlement européen.</p>

<p>Les députés du Parlement européen devaient discuter et voter, et leur vote n’était pas consultatif.  La Hyène a décidé de le contourner en signant avant même leur réunion. C’est une illégalité, une sorte de coup d’état qu’ils devraient dénoncer et attaquer en justice s’ils n’étaient pas veules!</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

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