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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Mai 2026]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sun, 10 May 2026 06:35:34 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[[9 mai : « journée de l&#039;Europe » commémorant la « déclaration Schuman ». Oui, mais...]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>[9 mai : « journée de l'Europe » commémorant la « déclaration Schuman » du 9 mai 1950 à l'origine de la création de la CEE, ancêtre de l’UE]</p>

<p>Le 9 mai 1950, Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, publiait une déclaration co-écrite avec son principal conseiller Jean Monnet, dans laquelle il proposait de mettre en commun les productions française et allemande de charbon et d'acier.</p>

<p>Cette déclaration déboucha sur la création, en 1951, de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), puis sur celle, en 1957, de la Communauté économique européenne (CEE). Elle est donc considérée comme l’acte fondateur de la construction européenne.</p>

<p>En vérité, c’est indéniable aujourd’hui, cette « naissance de l’Europe » fut le début de la mort des Nations !</p>

<p>Et le parcours des hommes qui ont créé la CEE est édifiant !</p>

<p>Voyez plutôt…</p>

<p>Robert Schuman, né allemand puisque la Moselle était alors allemande, d’un père allemand et d’une mère luxembourgeoise, n’était devenu français qu’en 1919. Cette même année, il se fit élire député et le resta pendant 30 ans. Se sentant plus européen que français, il était naturellement européiste, convaincu que la paix ne pourrait s’installer en Europe qu’à la faveur de la construction d’un organisme fédéral au sein duquel les pays européens mutualiseraient leur politique économique (une économie libérale, évidemment…). En juin 1940, sous-secrétaire d'État aux Réfugiés dans le gouvernement Reynaud, il fut avec le maréchal Pétain un des principaux partisans de l'armistice. Le 10 juillet 1940, à Vichy, il fit partie des parlementaires qui lui accordèrent les pleins pouvoirs. À la Libération, en 1944, il fut déchu de ses droits civiques. Il écrivit au général de Gaulle pour le supplier de les lui rendre, ce que ce dernier fit grâce à l’intervention de quelques résistants gaullistes qui avaient connu Schuman avant-guerre. Il put ainsi continuer sa carrière politique comme député en 1945 puis président du Conseil et ministre des Affaires étrangères en 1947.</p>

<p>Jean Monnet, de son côté, était fils de commerçant et commerçant lui-même. Très tôt, il considéra lui aussi que le meilleur moyen d’installer la paix était de mondialiser les échanges commerciaux. Dès 1904, il partit vivre à Londres, où il devint négociateur en cognac. Pendant la Première Guerre mondiale et dans les années 1920, il vécut à New York et devint haut fonctionnaire à la Société des nations, puis banquier. Il passa ensuite l’entièreté de la Seconde Guerre mondiale à Washington comme collaborateur du président Roosevelt, dont il entretint la méfiance à l’égard du général de Gaulle, au point qu’en 1944, à la Libération, les Américains ont tenté - heureusement en vain - de faire de la France un territoire administré par leurs soins, à la manière du Japon ! Il était convaincu que les États-Unis étaient l’avenir de la planète et que les pays européens devaient se placer sous leur protection, pour ne pas dire sous leur autorité. En 1945, une fois la guerre finie, il revint vivre en France après plus de 40 ans à avoir vécu à Londres, New York et Washington et devint le plus proche collaborateur de Schuman.</p>

<p>Afin de bâtir cette Europe qu’ils appelaient de leurs vœux, ces deux hommes travaillèrent étroitement avec Walter Hallstein, un ancien soldat de la Wehrmacht parti après la guerre aux États-Unis, où il fut incorporé, comme beaucoup d’autres anciens nazis, à des groupes de travail américains lors desquels ils transmirent à l’administration américaine toutes les connaissances scientifiques et économiques qu’ils avaient accumulées en travaillant au sein du IIIe Reich.</p>

<p>Schuman, Monnet et Hallstein furent surnommés « les pères de l’Europe » et sont aujourd’hui encore vantés comme tels par l’UE et par tous les européistes… qui se gardent bien de rappeler leur passé, tout en ayant le toupet de clamer sur tous les toits que la création de la CEE est l’œuvre de résistants soucieux d’éviter le retour de l’extrême droite et de la guerre sur le continent européen !</p>

<p>Les décennies qui suivirent la création de la CECA de la CEE, journalistes et hommes politiques ont enjolivé tout cela et mis sous le tapis les éléments gênants, qui n’apparaissent pas davantage dans les manuels scolaires, où l’on décrit la construction européenne d’une manière très édulcorée.</p>

<p>Nos dirigeants font en sorte, via les programmes scolaires, de persuader chaque nouvelle génération que la raison pour laquelle la paix perdure en Europe depuis 1945, c’est la CEE puis l’UE. Cela pour nous faire avaler leur politique mondialiste, européiste, libérale, atlantiste et multiculturaliste !</p>

<p>Mais tout cela est faux.</p>

<p>Si nous sommes en paix aujourd’hui, c’est surtout parce que le chancelier allemand Konrad Adenauer, très proche du général de Gaulle, a eu l’intelligence politique de décider d’en finir avec les visées expansionnistes de l’Allemagne, qui duraient depuis un siècle et avaient donné lieu à trois guerres.</p>

<p>La raison pour laquelle nous vivons une paix durable aujourd’hui, c’est parce que l’Allemagne et l’Italie, après la guerre, sont enfin devenues de véritables démocraties et se sont réconciliées avec la France et l’Angleterre. L’amitié entre les peuples : voilà ce qui fait la paix. Et certainement pas la globalisation économique et le règne de l’argent-roi.</p>

<p>L’Union européenne est une énorme escroquerie. Comme disait De Gaulle, c’est un « machin » voulu par les États-Unis pour soumettre les nations européennes à leurs désirs.</p>

<p>Parler de souveraineté européenne est un parfait oxymore. Il ne peut pas y avoir de souveraineté européenne, car il n’y a pas de peuple européen. L’Europe est un continent, rien de plus. En démocratie, la souveraineté appartient au peuple, et ce qui définit un peuple, c’est l’appartenance à un pays, à une Nation. Non, il n’y a pas (et il n’y aura jamais) de peuple européen, pas plus qu’il n’y a de peuple américain, asiatique, africain ou océanien ! C’est d’ailleurs pourquoi, si l’expression « souveraineté européenne » est un oxymore, l’expression « souveraineté nationale » est quant à elle un pléonasme. La souveraineté est forcément nationale, puisque la souveraineté, C’EST la Nation ! La démocratie, c’est le peuple souverain. C’est au peuple, par l’intermédiaire de ceux qu’il élit, de décider du sort du pays, et à personne d’autre. Et certainement pas à une instance supranationale imposée aux peuples par les élites !</p>

<p>La CEE n’a été créée, comme son nom l’indique, que pour des raisons économiques, et a toujours été soumise aux États-Unis, notamment via l’OTAN. C’est ce que De Gaulle a toujours dénoncé et c’est pourquoi il avait retiré la France de l’OTAN en 1966 et entretenait ostensiblement des relations avec l’URSS et la Chine sans se préoccuper de ce qu’en pensaient les Américains. Hélas, après son départ, ses successeurs ont fait le choix de retourner dans le giron américain et, depuis, la France s’est complètement fondue dans l’idéologie mondialiste, européiste, libérale, atlantiste et multiculturaliste. Elle a même réintégré l’OTAN (sur décision de Sarkozy) !</p>

<p>Mais déjà, dès après la Première Guerre mondiale, sous l’influence de Jean Monnet (déjà lui !), les dirigeants français successifs avaient abandonné les idéaux républicains et cédé à la globalisation et au libéralisme que les Américains appelaient de leurs vœux, imposant au peuple français une politique dont il ne voulait majoritairement pas.</p>

<p>Comme on peut le voir, le passage du général de Gaulle à la tête de l’État (mai 1958-avril 1969) n’a donc finalement été qu’une parenthèse républicaine dans le régime libéral, technocratique et mondialiste dans lequel nous sommes englués depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Et, la parenthèse De Gaulle exceptée, il n’y a plus vraiment de République en tant que telle en France depuis Clemenceau, soit depuis plus d’un siècle, car il n’y a pas de véritable République sans souveraineté du peuple, or, le peuple est continuellement bafoué et son opinion ignorée depuis des décennies maintenant…</p>

<p>L’amitié entre les peuples, oui ! La coopération entre pays européens, oui ! La confiscation des souverainetés nationales par une poignée de technocrates non-élus plaçant l’économie (libérale, de surcroît) avant la politique et expliquant, via des directives, aux dirigeants comment ils doivent gouverner leur pays, non !</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Thu, 07 May 2026 20:36:43 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1263/le-debarquement-en-normandie-selon-le-general-de-gaulle</link>
	<title><![CDATA[Le débarquement en Normandie, selon le Général DE GAULLE]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Mai 1964, le Général de Gaulle répond aux polémiques sur son absence aux commémorations du débarquement 6 juin et rappelle l'importance du rôle des Français dans la Libération de la France : </p>

<p>« Ces messieurs de la presse qui me reprochent de ne pas aller en Normandie vingt ans après, que faisaient-ils alors ? S'étaient-ils battus pour que la France recouvre sa liberté, pour qu'elle contribue à sa délivrance ? Que faisaient-ils pendant la guerre ? Ils ne se battaient ni en Normandie, ni ailleurs. La Libération s'est passée sans eux. Elle s'est passée d'eux. </p>

<p>Vous croyez que les Américains et les Anglais ont débarqué en Normandie pour nous faire plaisir ? Ce qu'ils voulaient, c'était glisser vers le nord le long de la mer, pour détruire les bases des V1 et des V2, prendre Anvers et, de là, donner l'assaut à l'Allemagne. Paris et la France ne les intéressaient pas. Leur stratégie, c'était d'atteindre la Ruhr, qui était l'arsenal, et de ne pas perdre un jour en chemin.</p>

<p>Churchill avait demandé à Eisenhower d'essayer de libérer Paris pour Noël. Il lui avait dit : "Personne ne pourra vous en demander davantage." Eh bien si, nous étions décidés à demander davantage ! Le peuple de Paris s'est soulevé spontanément et il aurait été probablement écrasé sous les décombres, comme le peuple de Varsovie, s'il n'avait pas été soutenu. Mais il y avait des hommes qui, trois ans plus tôt, à Koufra, s'étaient juré de libérer Paris, puis Strasbourg. Ce sont eux qui ont libéré Paris avec son peuple.</p>

<p>Mais nous n'avions pas l'accord des Américains. Quand j'ai vu que l'insurrection parisienne allait être écrasée par une division allemande intacte qui arrivait de Boulogne-sur-mer, j'ai donné l'ordre à Leclerc de foncer. C'est ainsi que nous avons évité à Paris le sort de Varsovie. Nous avons obligé les Anglo-Saxons à changer de stratégie. Les Américains ne se souciaient pas plus de libérer la France que les Russes de libérer la Pologne. Ce qu'ils voulaient, c'était en finir avec Hitler, en essuyant le moins de pertes possible. Ce qu'ils voulaient épargner, c'était le sang des boys, ce n'était pas le sang, les souffrances et l'honneur des Français.</p>

<p>Effectivement, si les Anglo-Saxons avaient pu mener leur stratégie jusqu'au bout, ils auraient peut-être réussi à frapper l'Allemagne au cœur plus vite. De toute façon, Hitler aurait fini par être battu, et la France aurait fini par être libérée. Mais si les Français étaient restés passifs, si nous n'avions pas eu de part à la défaite d'Hitler, c'est au bout du compte lui qui aurait vaincu la France. »</p>

<p>Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, tome 2.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1262/les-politiques-nationales-sont-des-politiques-imposees-par-lue</guid>
	<pubDate>Mon, 04 May 2026 20:28:27 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1262/les-politiques-nationales-sont-des-politiques-imposees-par-lue</link>
	<title><![CDATA[Les politiques nationales sont des politiques imposées par l&#039;UE.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>FLORILÈGE DE CE QU'IMPOSE L'UE <br />Ne voulant pas en sortir Zemmour, Le 9en6, Bardella, Montebourg, Mélenchon, etc... feignent de pouvoir unilatéralement changer les traités. <br />Foutaise ! </p>

<p>ZFE =&gt; directive européenne. <br />DPE =&gt; directive européenne. <br />Marché Pfizer par SMS opaque =&gt; #VonDerLeyen. <br />Marché européen de l'énergie =&gt; article 194 du TFUE. <br />TVA sur les carburants ≥ 15 % directives. <br />Immigration massive =&gt; article 67, 68 du TFUE. <br />Regroupement familiale =&gt; directive européenne. <br />OGM =&gt; directive européenne. <br />Glyphosate =&gt; directive européenne. <br />Acétamipride =&gt; règlement de l’UE. <br />Poudre de larves dans nos assiettes =&gt; Commission. <br />DNC =&gt; (protocole d’abattage total des troupeaux) =&gt; règlement européen délégué. <br />Services publics démantelés =&gt; article 106 du TFUE. <br />Agriculture dévastée =&gt; article 38 et 39 du TFUE. <br />Libre échange =&gt; compétence de la commission. <br />Diplomatie soumise à Washington =&gt; article 42 TUE. <br />Retraite =&gt; GOPÉ fixées par la commission. <br />Ubérisation =&gt; GOPÉ. <br />Réduction nombre communes et régions =&gt; GOPÉ. <br />Plan de relance qui nous coûte 40 milliards € =&gt; UE<br />France contributrice nette budget UE<br />Sanctions contre la Russie =&gt; VonDerLeyen<br />Milliards € versés au corrompu Zelensky <br />Retrait banque de France pouvoir régalien =&gt; Art. 123 TFUE <br />Délocalisations =&gt; Article 63 du TFUE <br />Euro =&gt; monnaie commune impossible à dévaluer <br />Droits de douane =&gt; impossible car pas de frontière<br />Passeport sanitaire =&gt; Parlement <br />Euro numérique =&gt; BCE <br />EUDI Wallet =&gt; Commission européenne <br />Chat Control =&gt; projet de règlement</p>

<p>Avec tous ça les partis politiques prétendu français n'envisagent pas de sortir de l'Union européenne  !<br />RN, macronie, même combat =&gt; soumission<br />#Frexit #FranceLibre</p>

<p>Critiquer les politiques menées en France, ce n’est pas pour autant envisager de sortir de l'UE ! </p>

<p>Les politiques nationales sont en réalité des politiques imposées par l'UE. <br />Donc sans en sortir de façon définitive, la France n'est plus la France.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1261/les-relations-troubles-d%E2%80%99emmanuel-macron-avec-l%E2%80%99algerie</guid>
	<pubDate>Sat, 02 May 2026 20:54:41 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1261/les-relations-troubles-d%E2%80%99emmanuel-macron-avec-l%E2%80%99algerie</link>
	<title><![CDATA[Les relations troubles d’Emmanuel Macron avec l’Algérie]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Site Mondafrique<br />Nicolas Beau</p>

<p>Dans son livre fort documenté « le grand manipulateur », Marc Endeweld revient sur les liens que le président français, Emmanuel Macron, aidé par Alexandre Benalla, a tissés avec deux oligarques algériens, Ali Haddad et Issad Rebrab.</p>

<p>La diplomatie française, qui redoutait par dessus tout une transition politique algérienne dominée par Gaïd Salah, ce chef d’état major fort éloigné des intérêts français, a tout mis en oeuvre pour soutenir le président Abdelaziz Bouteflika en fin de course.</p>

<p>De façon plus surprenante, le président français, Emmanuel Macron, a mis les bouchées doubles pour soutenir un régime algérien à l’agonie. La lecture passionnante du livre de Marc Endeweld sur les réseaux opaques du président français avec de riches hommes d’affaires algériens fournit quelques clés d’explication de cette posture surprenant de l’Elysée face à la transition démocratique algérienne.</p>

<p>Un tweet à contre temps<br />On se souvient du tweet ahurissant envoyé par le président français, le 12 mars dernier alors qu’il se trouvait en voyage officiel à Djibouti. La veille, le clan Bouteflika à l’agonie avait proposé une dérisoire feuille de route appelant, après vingt ans de rêgne, à des réformes fondamentales et à une nouvelle constitution. Depuis trois semaines, la rue algérienne dénonçait l’incurie du régime et demandait le départ des principaux dirigeants politiques honnis par le peuple. Et bien Emmanuel Macron ne trouva rien de mieux à faire que de soutenir, par un tweet, le régime finissant.</p>

<p>« La jeunesse algérienne, expliquait Emmanuel Macron, a su exprimer son espoir de changement avec dignité. La décision du Président Bouteflika ouvre une nouvelle page pour la démocratie algérienne. Nous serons aux côtés des Algériens dans cette période nouvelle, avec amitié et avec respect ». L’association des valeurs démocratiques et du nom de Bouteflika était à l’évidence d’une totale maladresse. Cette prise de position aura pour seul effet de renforcer la mobilisation populaire et la détestation du régime en place.</p>

<p>Pourquoi le président français affichait-il une position aussi peu prudente? Comment pouvait-il prendre le risque de faire huer son nom dans les manifestations qui se multiplient en Algérie, en apparaissant comme l’ultime rempart d’un système corrompu? Pour quelle raison montrait-il une telle précipitation en se substituant par les réseaux sociaux aux canaux diplomatiques habituels?</p>

<p>Des cadavres dans le placard<br />L’essai fort instructif du journaliste Marc Endeweld explique ce soutien par les liens étroits qu’Emmanuel Macron a tissés avec les hommes d’affaires les plus influents du régime algérien. A savoir Ali Haddad, l’ex patron des patrons et Issad rebrab, l’homme le plus riche d’Algérie. Le premier aura été la tirelire du clan Bouteflika dont il a servi les pires turpitudes. Le second fut le principal homme d’affaires soutenu par l’ex DRS, cette police politique qui fut, pendant un quart de siècle, la colonne vertébrale du système algérien.</p>

<p>Plus grave, le profil des intermédiaires franco–algériens à l’oeuvre dans ces relations suspectes, Alexandre Benalla en tète, laissent entrevoir des arrangements que la morale politique réprouve.</p>

<p>A la lecture du livre de Marc Endeweld, on a le sentiment en effet que les relations entre Emmanuel Macron et l’Algérie dissimulent quelques cadavres dans les placards.</p>

<p>L’échappée belle vers Alger<br />Lorsqu’au coeur de sa campagne électorale en vue de la dernière Présidentielle, Emmanuel Macron se rendit à Alger, les 13 et 14 février 2017, le candidat d' »En Marche » se trouvait dans une situation financière très périlleuse. Dans les derniers mois qui ont précédé le scrutin de 2017, note Marc Endeweld, « l’argent manquait terriblement pour poursuivre sa campagne, le budget était très entamé ».</p>

<p>Reçu comme un chef d’état par le pouvoir algérien qui misait beaucoup sur son élection, Emmanuel Macron se montrera très favorablement impressionné par Ramtane Lamamra, ministre alors des Affaires Etrangères, et Abdeslam Bouchouareb, ex ministre de l’Industrie et propriétaire d’un bel appartement à Paris, dont la réputation affairiste n’est plus à faire. Depuis, ces deux hommes sont régulièrement consultés par l’Elysée sur le dossier algérien.</p>

<p>Durant le même voyage, Emmanuel Macron qualifia la colonisation, dans une interview à la chaine de télévision Echorouk News, de « crime contre l’humanité ». Des propos surprenants dans le cadre d’une campagne qui se veut consensuelle et provenant d’un homme qui en 206, expliquait au « Point », que l’occupation de l’Algérie s’était accompagnée d' »éléments de civilisation ». Une telle audace fut payante auprès des dirigeants algériens qui, dès lors, virent en Emmanuel Macron un interlocuteur privilégié .</p>

<p>Mais durant ce même voyage, plusieurs « rencontres discrètes » furent organisées, apprend-on dans le livre d’Endeweld, « le grand manipulateur ». Plusieurs personnalités, dont l’avocat Jean Pierre Mignard et l’homme d’affaires François Touazi, avaient préparé le voyage en amont. L’ancien ministre Jean Louis Borloo et Yasmina Benguigui avaient également mis leurs carnets d’adresses au service du candidat Macron. Enfin Alexandre Benalla, le fidèle garde du corps, participait à l’expédition.</p>

<p>Ali Haddad courtisé<br />« Le 14 février, en fin de matinée, explique Marc Endeweld, un petit déjeuner est organisé sur la terrasse de l’hôtel El Aurassi avec les représentants du FCE, le forum des chefs d’entreprise, l’équivalent du Medef ». Le patron des patrons algérien et intime du clan Bouteflika, Ai Haddad, était « tout sourire », face à un Emmanuel Macron qui prend des engagements vis à vis de l’Algérie en matière d’énergies renouvelables.</p>

<p>Quelques heures plus tôt dans le même hôtel, le même Haddad prenait un autre petit déjeuner, celui-ci très discret, avec Emmanuel Macron. De cette rencontre, il ne filtrera rien.</p>

<p>A l’époque, Alexandre Djouhri, dit Alex, un ‘intermédiaire flamboyant qui est proche à la fois de Dominique de Villepin, l’ancien Premier ministre de Chirac et de Maurice Gourdault-Montagne, l’actuel secrétaire général du Quai d’Orsay, séjournait fréquemment en Algérie. Cet habitué de l’hôtel Aurassi entretenait des relations étroites avec Ali Haddad. « Selon trois sources différentes, affirme l’auteur du « Grand Manipulateur », l’homme d’affaires algérien a bien rencontré à cette occasion le futur président ». Ce que Djouhri dément.</p>

<p>Symbole de la corruption qui rêgna sous Abdelaziz Bouteflika, Ali Haddad n’est certainement pas un modèle de vertu ni de modernité. Pourquoi Emmanuel Macron prend-il le risque de le rencontrer à deux reprises? Quel profit en retirer? Autant de questions que pose, entre les lignes, l’ouvrage de Marc Endeweld.</p>

<p>Un petit monde<br />La veille de ces deux petits déjeuners avec Ali Haddad, le candidat Macron dinait avec Issad Rebrab, l’homme le plus riche d’Algérie qui fit fortune grâce à sa proximité avec les services algériens dirigés pendant un quart de siècle par le fameux général Mohamed Mediène L’homme d’affaires est au plus mal à l’époque avec le clan Bouteflika qui cherche à lui tondre la laine sur le dos et à le marginaliser. L’homme d’affaires kabyle est parfois même présenté comme un opposant au pouvoir en place</p>

<p>Pourtant Emmanuel Macron, au risque de mécontenter le clan Bouteflika, accepte l’invitation à diner de Rebrab. Première raison de cette visite peu protocolaire, le candidat connaissait bien l’industriel kabyle qui investissait massivement en Franc alors qu’il était secrétaire général adjoint à l’Elysée puis ministre de l’industrie durantle candidat François Hollande.</p>

<p>Deuxième raison de cette rencontre, les liens sont très nombreux entre les entourages du candidat et de l’oligarque. Rebrab est en effet un intime de François Touazi depuis fort longtemps. Le groupe Cevital que l’homme d’affaires a fondé a fait travailler Alexandre Benalla à l’époque où ce dernier avait créé, depuis le Maroc, la société de sécurité « Velours ». Enfin Rebrab s’est fait aider dans ses investissements en France par un ancien trader Franco-Algérien du nom de Farid Belkacemi qui participa également à la préparation du voyage d’Emmanuel Macron. Cerise sur le gâteau, Farid Belkacem est un proche ami d’Alexandre Benalla qu’il aida à se reconvertir lorsqu’il dut quitter l’Elysée au mois de juillet dernier.</p>

<p>Depuis son élection comme Président de la République, Emmanuel Macron n’a cessé de témoigner de son amitié pour l’industriel kabyle qu’il a reçu à plusieurs reprises, notamment au Château de Versailles en janvier 2019 lors du sommet « Choose France ». Une amitié est née dont on ne connait pas encore tous les ressorts.</p>

<p>Des interpellations spectaculaires<br />De là à imaginer des sources de financement algériennes dans la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, il y a un pas que plusieurs sources à Alger franchissent en privé, mais sans preuves et au sein d’un microcosme où courent les rumeurs les plus folles.</p>

<p>Ali Haddad et Issad Rebrab ont été placés, ces dernières semaines, en détention par le pouvoir militaire algérien. Qu’ils soient l’un et l’autre des amis de la France n’arrange pas leurs affaires. Le chef d’état major, Gaïd Salah, au mieux avec les Russes et apprécié par les Américains, entretient en effet des relations très tendues avec la diplomatie française. D’où cette interrogation: leurs bonnes relations avec Emmanuel Macron n’ont-elles pas aggravé leur situation?</p>

<p>Haddad et Rebrab ont été interpellés l’un et l’autre au prix de mises en scène savamment orchestrées. Les caméras ont été autorisées à filmer le premier d’entre eux alors qu’il était hué par la foule et, contre tout usage, alors qu’il se trouvait dans l’enceinte du tribunal militaire.</p>

<p>Depuis, la diplomatie française est bien silencieuse et Emmanuel Macron a renoncé à commenter la situation algérienne par tweets.</p>

<p>L’avertissement du pouvoir militaire algérien aurait-il été entendu?</p>

<p>« Le grand manipulateur, les réseaux secrets de Macron », Marc Endeweld, Stock, 20,5 euros</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1260/emmanuel-macron-et-la-tirelire-algerienne</guid>
	<pubDate>Sat, 02 May 2026 20:48:18 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1260/emmanuel-macron-et-la-tirelire-algerienne</link>
	<title><![CDATA[EMMANUEL MACRON ET LA TIRELIRE ALGÉRIENNE]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Facebook de Martine AGOSTINI-BAUDOZ<br /><a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1261/les-relations-troubles-d%E2%80%99emmanuel-macron-avec-l%E2%80%99algerie"><br />Fait écho à l'article concernant le livre de Marc Endeweld</a></p>

<p>Soupçons de financement occulte de campagne électorale, trafic d'influence, association de malfaiteurs </p>

<p>Le général Teo Luzi, ex responsable au ministère de l'intérieur aujourd'hui conseiller de la Banque d'Italie, relate l'affaire </p>

<p>Lundi 13 février 2017 le candidat Macron arrive à Alger <br />Sa campagne traverse alors de graves difficultés de trésorerie, seulement 5M € collectés et le prêt bancaire de 11M € ne sera effectif que début avril, le budget est intenable <br />Le 13 février au soir et le 14 au matin, M. Macron dîne et déjeune avec les grandes fortunes d'Alger espérant un accord financier <br />Messieurs Issad Rebrab, Ali Haddad et Redha Kouniref poussés par l'homme fort du moment Saïd Bouteflika conviennent selon M. Alexandre Djouhri d'une aide de 18M €<br />M. Djouhri, buffer de luxe (intermédiaire) s'en est même vanté, estimant avoir "donné 18M à Macron"</p>

<p>C'est Mme Joan Polaschik, alors ambassadrice US en Algérie qui signale "un problème" au nouveau Secrétaire au Trésor tout juste nommé le 14 février 2017 M. Steven Mnuchin qui lance une enquête du FinCEN (Financial Crimes enforcement network) en liaison avec Ted Docks du FBI et la sénatrice Kelly Ayotte, ex procureure générale <br />Donald Trump est tenu informé </p>

<p>Pour le général Teo Luzi, c'est Mme Ayotte qui est chargée du dossier 'Macron à Alger' encore à l'heure actuelle, puisqu'entre 2020 et 2025 sous l'ère Biden rien n'avançait </p>

<p>De retour d'Alger, la campagne ne connut plus le moindre souci de trésorerie, du cash était distribué par M. Benalla en mars 2017 à des personnels non déclarés pour la sécurité de la campagne </p>

<p>Comme le disait à M. Macron le ministre algérien Ahmed Attaf:</p>

<p>"Il n'y a pas de cadeau à sens unique !"</p>

<p>M. Macron avait donc dû pour trouver un financement reconnaître au préalable le 14 février "des crimes contre l'humanité" de la colonisation française </p>

<p>Beaucoup d'autres génuflexions vinrent ensuite en échange de valises de billets ou de virements de Yusr financial</p>

<p>Le procédé de l'affaire libyenne est similaire ici <br />La sénatrice Kelly Ayotte et l'agent spécial Ted Docks ont relevé des versements suspects de Yusr financial sur des trusts en mars 2017 comme Focol holding (Nassau) ou Orrdale (Panama)<br />Ces deux trusts offshore ne révèlent dans leur historique que deux pics d'activité correspondant aux élections présidentielles puis législatives de 2017 </p>

<p>Mme Polaschik, n°2 de l'ambassade US en Libye avant d'être nommée en Algérie, a identifié Alexandre Djouhri en tant que 'buffer' (tampon) entre Khadafi et Sarkozy <br />Son rôle fut "forcément le même dans le cas algérien", confirme le général Luzi </p>

<p>Les échanges de cash via Alexandre Djouhri avaient lieu à l'Orient de Marseille, au sein de la loge Bélisaire dont Ali Haddad était membre tout comme l'émir Abd el-Kader devenu maçon de la loge Les Pyramides au XIXe s.</p>

<p>À Paris le cash passait par le MEDEF, Yasmina Benguigui et le couple Guigou pour atterrir dans la campagne Macron </p>

<p>"En février il n'y avait plus rien, en mars le cash arrivait, à tel point que le prêt accordé le 4 avril de 11M € sembla presque inutile pour la campagne de 1er tour, l'argent coulait déjà à flot" estime l'ex sénatrice Kelly Ayotte qui suit encore le dossier </p>

<p>"C'est vraiment facile de faire des campagnes ainsi, il suffit de claquer des doigts et l'argent arrive de partout, de Libye en 2007, d'Algérie en 2017, c'est comme un égout d'immoralité", a dénoncé l'ex sénatrice et procureure générale du New Hampshire </p>

<p>"Mme Polaschik a rapporté des faits impliquant le président Emmanuel Macron et les autorités de l'Algérie qui a déjà condamné lourdement la plupart des gens concernés sur des faits similaires, la partie française est la seule restée impunie à ce jour"</p>

<p>Comme l'avait hélas deviné le sénateur Hagerty du Tennessee :</p>

<p>"Ces politiciens français sont des créatures du Mal !"</p>

<p>C'est la quatrième procédure fédérale ouverte aux États-Unis où M. Macron est cité.<br />MERCI À MARTINE WINGEL</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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