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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Culture]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sat, 27 Nov 2021 18:42:17 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Assises – Médaille d’or méritée pour le journalisme local]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>– Médaille d’or méritée pour le journalisme local</p>
<p>La rédaction du «Nouvelliste» a reçu le Prix Dumur au Club suisse de la presse, après une journée riche en panels et débats.</p>
<p>Publié: 26.11.2021, 20h35</p>
<p>Vincent Fragnière, rédacteur en chef du Nouvelliste, pose avec le Prix Dumur 2021.</p><p>KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">On comprend mieux son métier en le reformulant. L’enseignement sert à cela. Les Assises presse et démocratie, deuxièmes du nom, jouent le même rôle. Une journée entière à réfléchir, au présent et au futur, à la profession de journaliste, qui n’est toujours pas la plus populaire, mais qui reste nécessaire au bon fonctionnement de la société.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Le Club suisse de la presse et son directeur, Pierre Ruetschi, en sont convaincus. Ils invitaient ce vendredi, matin, après-midi et presque soir, une trentaine d’intervenants répartis sur sept panels. Les spécialistes de demain avaient mis leur réveil à l’aube pour échanger sur la transition numérique et la robotisation du journalisme.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">La riche actualité locale a fait manquer cette tranche réservée aux visionnaires. Retour au présent dès la mi-journée, avec un copieux volet consacré justement au traitement de proximité, ici et maintenant, au contact des gens et de ce qu’ils vivent.</p>
<p>Presse locale, presse d’avenir?</p>
<p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Question posée: l’avenir du journalisme passe-t-il désormais par la presse locale? Celle-ci était bien représentée. Des directeurs, des rédacteurs en chef et des éditeurs. Mission commune: «Dire ce qu’on pense et se faire des ennemis. Dans le Valais, 10 à 15% des gens nous détestent», résume Vincent Fragnière, depuis sept ans à la tête du «Nouvelliste». Le responsable de la «Julie», Frédéric Julliard, abonde, tout en nuançant avec humour: «Le Genevois étant par définition râleur, le taux est plus élevé chez nous.»</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Et l’indépendance? Personne ne semble craindre pour elle, tout en rappelant que la meilleure façon de la préserver, c’est d’encourager l’enquête et de lui réserver la place qu’elle mérite. La pression du monde politique n’empêche pas de révéler les dysfonctionnements qui le traversent. Les lettres d’avocat, en revanche, prennent plus de temps que les courriers des lecteurs.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Au final, chacun couche un peu sur ses convictions éditoriales, sans trancher en passant sur la photo du chœur mixte, sinon pour la laisser aux gazettes de quartier. Cela se discute. D’autant que l’image de groupe qui a clos, sur grand écran, ces Assises avait belle allure.</p>
<p>Salut collectif</p>
<p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Médaille d’or pour la rédaction du «Nouvelliste». Le Prix Dumur, le plus prestigieux de la presse romande, revient d’ordinaire à une figure marquante. Là, on salue un collectif, sans oublier l’entraîneur qui sait l’art de disposer ses joueurs et joueuses sur le terrain. Vincent Fragnière n’est pas venu à Genève pour rien. Mais à la nuit tombante, il n’avait qu’une envie: retourner à Sion fêter la récompense avec les siens. Beau moment, sur fond de métier bien incarné.</p>
<p>Publié: 26.11.2021, 20h35</p>
<p class="Feedback_root__nzXeS ArticleContainer_content-width__pYdH3">Vous avez trouvé une erreur?<a href="mailto:tes_correction@tamedia.ch?subject=Avis%20d'erreur%20%7C%20Thierry%20Mertenat%20%7C%20M%C3%A9daille%20d%E2%80%99or%20m%C3%A9rit%C3%A9e%20pour%20le%20journalisme%20local&amp;body=J'ai%20trouv%C3%A9%20une%20erreur%20dans%20cet%20article%3A%20https%3A%2F%2Fwww.tdg.ch%2Fmedaille-dor-meritee-pour-le-journalisme-local-243285718584" class="Feedback_feedbacklink__2ys-x">Merci de nous la signaler.</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/579/renouveau-medieval-l%E2%80%99effondrement-de-l%E2%80%99empire-byzantin-1109%E2%80%931204</guid>
	<pubDate>Wed, 19 May 2021 21:07:25 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Renouveau médiéval - L’effondrement de l’empire byzantin (1109–1204)]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Au début du XIIe siècle, la Première Croisade couplée à la fragmentation du sultanat seldjoukide permet à l’empire byzantin de souffler un peu. L’empereur Jean Comnène tente de taxer les marchands de Venise, ancienne possession byzantine, mais ça va s’avérer dramatique : les Vénitiens répliquent en pillant toutes les îles. En plus, les Petchenègues en profitent pour reprendre leurs raids en Thrace.</p><p>Finalement, le fossé s’élargit entre les Latins catholiques et les Grecs orthodoxes. Lorsque l’empire byzantin connaît de nouveaux revers en Anatolie face au sultanat de Roum, les Grecs attribuent ces défaites aux marchands latins accusés de piller les ressources de l’empire. En 1182, le massacre des Latins à Constantinople amplifie encore l’inimité entre les 2 camps. Au passage, la Serbie et la Bulgarie en profitent pour reprendre leur indépendance.</p><p>Au cours de la Troisième Croisade, Richard Cœur de Lion n’hésite pas à fonder un nouvel état latin à Chypre aux dépens des Byzantins. Mais c’est surtout la Quatrième Croisade qui voit le paroxysme de cette rivalité : menés par les Vénitiens, les croisés obliquent vers Constantinople au lieu de se diriger vers Jérusalem, et ils s’emparent de la ville le 12 avril 1204. Une première depuis sa fondation en l’an 350 ! A compter de cette date, l’empire byzantin n’existera plus qu’à l’état d’épave.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/OEqhb9K8SdA" title="YouTube video player" width="100%">&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;nbsp;</iframe></p>
<p><a href="https://www.herodote.net/L_irruption_des_Turcs_1055_1092_-synthese-2943-556.php">Épisode suivant</a></p><p>Vincent Boqueho</p><p>Publié ou mis à jour le : 2021-05-17 18:05:44</p><p>Seulement<br />20€/an!</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Wed, 19 May 2021 15:40:28 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Renouveau médiéval - L’effondrement de l’empire byzantin (1109–1204)]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Au début du XIIe siècle, la Première Croisade couplée à la fragmentation du sultanat seldjoukide permet à l’empire byzantin de souffler un peu. L’empereur Jean Comnène tente de taxer les marchands de Venise, ancienne possession byzantine, mais ça va s’avérer dramatique : les Vénitiens répliquent en pillant toutes les îles. En plus, les Petchenègues en profitent pour reprendre leurs raids en Thrace.</p><p>Finalement, le fossé s’élargit entre les Latins catholiques et les Grecs orthodoxes. Lorsque l’empire byzantin connaît de nouveaux revers en Anatolie face au sultanat de Roum, les Grecs attribuent ces défaites aux marchands latins accusés de piller les ressources de l’empire. En 1182, le massacre des Latins à Constantinople amplifie encore l’inimité entre les 2 camps. Au passage, la Serbie et la Bulgarie en profitent pour reprendre leur indépendance.</p><p>Au cours de la Troisième Croisade, Richard Cœur de Lion n’hésite pas à fonder un nouvel état latin à Chypre aux dépens des Byzantins. Mais c’est surtout la Quatrième Croisade qui voit le paroxysme de cette rivalité : menés par les Vénitiens, les croisés obliquent vers Constantinople au lieu de se diriger vers Jérusalem, et ils s’emparent de la ville le 12 avril 1204. Une première depuis sa fondation en l’an 350 ! A compter de cette date, l’empire byzantin n’existera plus qu’à l’état d’épave.</p>
<p>&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;nbsp;</p>
<p><a href="https://www.herodote.net/L_irruption_des_Turcs_1055_1092_-synthese-2943-556.php">Épisode suivant</a></p><p>Vincent Boqueho</p><p>Publié ou mis à jour le : 2021-05-17 18:05:44</p><p>Seulement<br />20€/an!</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/553/patrick-marsaud-un-enfant-de-paname</guid>
	<pubDate>Fri, 14 May 2021 08:23:46 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/553/patrick-marsaud-un-enfant-de-paname</link>
	<title><![CDATA[Patrick Marsaud, un enfant de Paname]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a data-pin-config="beside" href="https://pinterest.com/pin/create/button/?url=https%3A%2F%2Fwww.lejournalduvillagesaintmartin.fr%2F2021%2F05%2Fpatrick-marsaud-un-enfant-de-paname%2F&amp;media=https%3A%2F%2Fwww.lejournalduvillagesaintmartin.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2021%2F05%2F3.jpg&amp;description=Patrick%20Marsaud" data-pin-do="buttonPin"></a></p>

<p><a href="mailto:?subject=Patrick%20Marsaud%2C%20un%20enfant%20de%20Paname&amp;body=Patrick%20Marsaud%2C%20un%20enfant%20de%20Paname%20-%20https%3A%2F%2Fwww.lejournalduvillagesaintmartin.fr%2F2021%2F05%2Fpatrick-marsaud-un-enfant-de-paname%2F"></a></p>

<p>Patrick Marsaud © Cécile Lemaitre.Il connaît Paris comme sa poche et lui voue une passion sans limite. En tant qu’agent immobilier, d’abord, mais aussi comme auteur du blog John d’Orbigny, du nom de son agence. Un rendez-vous dominical toujours très attendu sur Facebook. Patrick Marsaud publie aujourd’hui deux livres qui viennent tout juste de sortir, consacrés, bien évidemment, à Paris !</p>
<p align="justify">Comment passe-t-on d’agent immobilier à auteur ?<br />Patrick Marsaud : L’immobilier, je suis tombé dedans par hasard. Une amie travaillait dans une agence et m’a évoqué cette possible voie. Ce n’était pas une vocation et on peut s’en lasser très vite. Après dix-huit ans dans un gros réseau, avenue de la République, nous avons décidé en 2009, avec mes deux associés, de créer notre propre agence et de nous éloigner des grandes franchises qui ne nous correspondaient plus.</p><p align="justify">Et vous avez commencé à « réseauter » ?<br />Sans enseigne connue ni appui logistique d’une franchise, se démarquer et intégrer les réseaux sociaux est indispensable. À l’époque, c’était uniquement sur Facebook où j’avais lancé une page consacrée à des brèves sur l’immobilier. Bien naturellement, ça n’intéressait personne ! Même si parler d’immobilier, c’est aussi parler de l’histoire d’un quartier, de ses immeubles et de ses habitants. J’ai commencé à parler de Paris par le biais de la photographie, en ciblant une époque où les gens en faisaient encore peu, jusqu’à la fin des années 70. Ensuite, et surtout après l’arrivée du numérique, tout le monde a fait des photos, bien souvent la même, cela n’a plus d’intérêt. L’intérêt, c’est la rareté.</p><p align="justify">Pouvez-vous nous parler du blog John d’Orbigny ?<br />Chaque dimanche, je publie des photos et raconte l’histoire d’une rue, d’une personne, d’un bâtiment, une gare par exemple, ou une année dans la vie à Paris. Ce sont le plus souvent des documents rarement vus. Je fais énormément de recherches, des heures par semaine en plus du travail de l’agence, car je souhaite vérifier sérieusement les sources et ne pas publier n’importe quoi. C’est une manière de parler de Paris tout en traitant d’immobilier. Le plus difficile pour moi reste de retrouver des images des quartiers populaires ou industriels, tellement il y a peu d’informations et de photos pour la première moitié du XXe siècle. Résultat, grâce au simple bouche-à-oreille, ma page compte plus de 60 000 abonnés dont les commentaires me permettent parfois d’apprendre de nouvelles choses. Finalement, celui à qui cette page fait le plus plaisir, c’est moi ! À ce jour, j’ai des dizaines de publications en cours, « ouvertes », prêtes à être complétées et publiées, peut-être dans plusieurs mois. Dans chaque rue de Paris on peut trouver des histoires, et lorsque l’on raconte des histoires aux gens, ça marche toujours !</p>
<p>© Jean-Baptiste de Baudouin</p>
<p align="justify">Comment s’est passée votre rencontre avec Michel Lagarde ?<br />Par hasard, il y a environ six mois. Il m’a contacté pour partager une publication avec des dessins de Jean Lébédeff qu’il avait acquis dans une vente aux enchères. Étant très sollicité, j’y ai d’abord jeté un œil distrait. Et puis, devant la qualité des images, nous nous sommes rencontrés. Michel voulait en faire un livre (Le Faussaire) et souhaitait que j’écrive les textes. De mon côté, j’avais un autre projet de livre, Belleville 1965. Finalement nous avons fait les deux !</p><p align="justify">Parlons justement de Belleville 1965…<br />C’est une promenade très vivante dans le Belleville de 1965, un peu plus d’un siècle après le rattachement de Belleville à Paris. Une balade d’environ deux kilomètres, du canal Saint-Martin jusqu’à l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville en passant par le métro Jourdain et République et la rue du Faubourg du Temple. Ces images ont été prises par un dessinateur industriel bellevillois, Jean-Baptiste de Baudouin. Elles nous plongent dans un quartier en pleine mutation, avec ses primeurs et ses cinémas mais également avec ses immeubles et ses ruelles qui allaient disparaître. Ces photos en couleurs, rares à cette époque, constituent un magnifique témoignage sur un Paris oublié.</p><p align="justify">Que vous évoque le 10e ?<br />Tout comme le bas de Belleville, rue du Faubourg du Temple, pour moi le 10e et le 11e forment un peu un même quartier. Il n’y a finalement que la place de la République au milieu. République, Goncourt, Parmentier… c’est la même sensibilité. Idem pour le boulevard Saint-Martin, à cheval sur le 3e arrondissement, dans ce que l’on nomme le « haut Marais », c’est un axe vers République. Le 10e, c’est bien sûr l’emblématique canal Saint-Martin que j’ai connu à mes débuts comme agent immobilier, en 1992. C’était un lieu à l’abandon, un no man’s land sans aucun commerce. Rue Beaurepaire, il n’y avait que des grossistes en tapis. On imagine mal aujourd’hui la rue à cette époque ! Un jour, une femme m’a demandé de venir visiter son bien dans un immeuble quasiment à l’abandon, rue Jean-et-Marie-Moinon. Une partie de l’immeuble était squattée par des Maliens qui avaient percé les parties communes pour installer un monte-charge. Je n’avais jamais vu ça ! Tout comme au 5-7, rue Jacques-Louvel-Tessier, devenu le plus grand squat de Paris. À cette période, le mot d’ordre était : On dégage tout pour faire du neuf ! Heureusement, ça ne s’est pas fait. Je pense que l’arrivée de la gauche à la mairie du 10e, en 1995, puis surtout le changement de majorité municipale en 2001 y sont pour quelque chose. Autrement, dans un autre style, il y avait le boulevard de Magenta, un tracé haussmannien sans aucune vie. Un axe rouge, entièrement destiné à la voiture, utilisé pour quitter Paris ou rejoindre les gares. C’était désespérant, il n’était pas question à l’époque de pistes cyclables !</p>
<p>© Jean-Baptiste de Baudouin</p>
<p align="justify">C’était un arrondissement très populaire ?<br />Oui ! La rue Bichat jusqu’à l’hôpital Saint-Louis, les rues Marie-et-Louise et Alibert, l’avenue Richerand, la rue de la Grange aux Belles… Et puis l’avenue Parmentier qui s’éteint au commencement de l’avenue Claude Vellefaux, la rue Saint-Maur bien sûr, et tout le pourtour de la place Sainte-Marthe, que les voitures contournaient encore. Les commerces périclitaient. Le passé ouvrier a disparu puisque la population qui vivait ici est partie, chassée par les promoteurs et la hausse vertigineuse des prix. En 1996, on pouvait encore trouver des appartements pour 6 000 francs le m² (915 € environ). Et le pire, c’est qu’ils étaient difficiles à vendre car les immeubles étaient dans l’ensemble très vétustes. Comme les WC étaient sur le palier et que la seule canalisation d’eau se trouvait dans la cuisine, il était compliqué d’y installer une salle de bains et des toilettes. Les WC broyeurs restaient la seule solution. Progressivement, lorsque les prix ont commencé à remonter en 1997, les populations venant de l’ouest parisien, devenu trop cher, sont arrivées autour du canal. Des gens plus jeunes, avec plus de moyens et d’exigences. Beaucoup de réhabilitations et de rénovations ont alors commencé. Tout le monde voulait un loft dans ces années-là ! Rapidement, les habitants ont retrouvé des bistrots et des commerces de proximité. Même l’hôtel du Nord qui devait être démoli fut réhabilité. Le vieux Paris fait toujours vendre, même si en l’occurrence le film fut tourné en studio. Les prix se sont envolés. Aujourd’hui, ce ne sont plus les mêmes quartiers, ce n’est plus la même population.</p><p align="justify">Comment voyez-vous demain ?<br />Le 10e est très hétéroclite, il y a de tout : des petits coins très agréables, mais aussi deux gares pas toujours fréquentables ou encore Strasbourg-Saint-Denis. Il ne faut pas se leurrer, il reste encore quelques parties de l’arrondissement à rénover afin que naisse une vraie vie de quartier agréable pour les habitants, comme à Oberkampf ou dans une partie importante de Belleville.</p><p align="justify"></p><p align="justify"></p><p>Les deux livres de Patrick Marsaud, parus aux éditions Michel Lagarde, font l’objet d’une exposition rassemblant des photographies de Jean-Baptiste de Baudouin et des dessins de Jean Lébédeff à la galerie Treize-Dix, 13 rue Taylor, 75010 paris du 19 mai au 15 juin 2021.</p>
<p><a data-pin-config="beside" href="https://pinterest.com/pin/create/button/?url=https%3A%2F%2Fwww.lejournalduvillagesaintmartin.fr%2F2021%2F05%2Fpatrick-marsaud-un-enfant-de-paname%2F&amp;media=https%3A%2F%2Fwww.lejournalduvillagesaintmartin.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2021%2F05%2F3.jpg&amp;description=Patrick%20Marsaud" data-pin-do="buttonPin"></a></p>

<p><a href="mailto:?subject=Patrick%20Marsaud%2C%20un%20enfant%20de%20Paname&amp;body=Patrick%20Marsaud%2C%20un%20enfant%20de%20Paname%20-%20https%3A%2F%2Fwww.lejournalduvillagesaintmartin.fr%2F2021%2F05%2Fpatrick-marsaud-un-enfant-de-paname%2F"></a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/546/henri-guillemin-raconte-lepopee-napoleonienne</guid>
	<pubDate>Mon, 10 May 2021 21:12:52 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/546/henri-guillemin-raconte-lepopee-napoleonienne</link>
	<title><![CDATA[Henri Guillemin raconte l&#039;épopée napoléonienne]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Henri Guillemin raconte l'épopée napoléonienne dans une collection de dix-sept documents captivants. Avec passion et sans renier son sens critique, l'historien se confronte au mythe de l'Empereur. De la naissance de Napoléon Bonaparte en Corse le 15 août 1769 à sa mort le 5 mai 1821 sur l'île de Sainte-Hélène, Guillemin décrit un général impitoyable qui "ne convoite que la considération, l'argent et le plaisir".</p>

<p> <br />17 documents vidéo à consulter</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/423/un-dimanche-une-chanson-reveurs</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 21:32:57 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/423/un-dimanche-une-chanson-reveurs</link>
	<title><![CDATA[Un dimanche, une chanson : Rêveurs]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Lorsque l'on est jeune, en matière de politique, on a facilement le sentiment que c'est l'intention qui compte, et que si l'on est pétri de bonnes intentions, alors ce que l'on fait est bien, et le résultat sera à la hauteur de nos espérances.</p>

<p>Les baby-boomers, qui voyaient la génération précédente s’être effondrée dans la guerre, pas seulement avoir perdu face a des troupes étrangères, mais avoir dénoncé, menti, trahi, assassiné, retourné sa veste, fait tant et tant de turpitudes, qu'elle n'était absolument pas un modèle, même si, les Résistants, eux, étaient un modèle, il ne leur échappait pas qu'ils n'avaient pas représenté pendant toute la durée de la guerre l'écrasante majorité du pays. </p>

<p>Alors ils cherchaient ailleurs des modèles, dans les guerres de libération du tiers-monde, Che Guevara, Ho Chi Minh, des gens dont parvenait en Occident une image extraordinairement romantique, probablement très éloignée de la réalité, pour ne pas parler de Mao Tsé toung, vu à l'époque comme une sorte de libérateur, dont on sait aujourd'hui les dizaines de millions de morts que sa politique a engendrés.</p>

<p>Il y avait donc une ambiance générale de rupture avec le passé, de rupture avec des ainés dont le discours prônait d’abord la reconstruction du pays, et l’effort, alors que ce que la jeunesse voulait c'était vivre en liberté, jouir de sa jeunesse, et du plaisir du temps qui passe, en partageant au mieux tous les bonheurs que la vie pouvait donner, le partager entre tous les individus, qui étaient naturellement là pour être heureux…</p>

<p>Alors il y avait ceux qui se tournaient vers les petites fleurs, voire les champignons ou les herbes interdites, ceux qui se tournaient vers les diverses variétés de l'extrême gauche romantique, mais ils avaient tous en commun cette absence de réalisme, ce grand romantisme qui leur faisait penser que l'intention comptait plus que la précision ou la stratégie. </p>

<p>Et tous les ennuyeux qui voulaient les faire réfléchir, qui leur disaient que la jeunesse ça ne suffit pas pour changer le monde, leur semblaient tout à fait décrits par ce slogan qui avait à l'époque sensibilisé vigoureusement cette jeunesse, quel que fut son choix, et qui avait été produit par le groupe spontanéiste « Vive la révolution », qui disait : « Nous ne sommes pas contre les vieux, nous sommes contre ce qui les a fait vieillir ! ».</p>

<p>Et c'était là l’idée : ne pas vieillir, garder son âme d'enfant, garder son innocence, ne pas participer aux combinaisons, ne pas se salir les mains dans la politique, qui finalement se termine toujours affreusement comme elle le fit en juin 1940, par l'abdication devant le mal absolu.</p>

<p>C'est comme ça que fleurirent toutes sortes de groupes et d'organisations, une grande créativité, une grande fraîcheur, un grand Printemps, mais tout cela aboutit à la fin à donner la main aux forces du marché, c'est-à-dire aux forces du Capital le plus concentré, qui lui n'était pas du tout romantique, mais avait la finesse d'exploiter toutes ces intentions, pour les transformer en marchandise.</p>

<p>Ce qu’il fit. Avec beaucoup d’astuce et de chatoyance. En recrutant comme dirigeants de la création dans les grandes agences de publicité les plus créatifs de ces contestataires, pour donner à un avenir du tout-marché les allures de la liberté finale des individus.</p>

<p>C’est ce qui arrive lorsque au lieu d’essayer de construire un programme raisonné et réfléchi, on se laisse prendre par le romantisme, par les émotions plutôt que par la raison. Mais évidemment on n’est pas raisonnable lorsqu’on a 20 ans, et la très faible capacité de dialoguer avec la génération précédente explique probablement en partie cela￼. </p>

<p>Sans repères sérieusement fixés, l’évolution n’enseigne rien, et ressemble plus à une dérive qu’à une maturité￼.￼ L’évolution de l’élite de cette génération, de l’extrême gauche vers le courant socialiste, s’est poursuivie par l’évolution du courant socialiste vers le néolibéralisme. </p>

<p>Pierre Moscovici, que je prends souvent en exemple de ce qu’est devenu aujourd’hui le Parti socialiste et ce courant politique, n’était-t-il pas membre de la Ligue communiste d'Alain Krivine dans sa jeunesse ? Celle-là même qui disait dans son « manifeste » de 1972 (« Ce que veut la Ligue communiste » ed. Maspero￼￼) que le Parti choisirait lui-même les directeurs des entreprises après la Révolution, le Parti ￼pourrait même autoriser d’autres partis, si ceux-ci avaient pris le soin de soutenir la révolution et non de s’y opposer…￼￼ mais en privé les responsables de la LC ne voyaient pas comment ce serait possible et le Parti unique leur apparaissait – à regret – comme la seule hypothèse vraisemblable. ￼</p>

<p>Et on a là une des réponses clef à la question : « Comment en sommes-nous arrivés là ».</p>

<p>Une chanson raconte ce mouvement, cette dynamique implacable. C’est surprenant mais la France est un pays où l’on arrive à faire des chansons sur beaucoup de choses y compris des raisonnements politiques qui ne sont pas si simples.</p>

<p>Le dimanche, avec plus ou moins de succès, mais pour le plaisir de quelques aficionados, je diffuse une musique sur cette page.</p>

<p>Je vous propose d’écouter aujourd’hui une chanson de 2009, dont les paroles ont été écrites par David McNeil et Alain Souchon, et la musique composée par ce dernier, qui l’interprète, elle s’appelle : « Rêveurs ». </p>

<p>Depuis 2009, de l'eau a coulé sous les ponts, et le mouvement engagé s'est poursuivi au-delà de ce que la chanson racontait.  Les dynamiques sont plus fortes que les individus, et récemment, il y a un an, Alain Souchon – qui avait fait une chanson pour dire son soutien à Arlette Laguiller – est allé sur les médias dire à quel point il était un fervent soutien du télévangéliste qui narcisse à l'Élysée…</p>

<p>  <a href="https://m.youtube.com/watch?v=b8ih6UDaXMY&amp;feature=youtu.be"><br />C'est ici</a></p>

<p>Gilles CASANOVA</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/407/lhabit-fait-le-moine-%E2%80%93-telegraph</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 20:56:06 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/407/lhabit-fait-le-moine-%E2%80%93-telegraph</link>
	<title><![CDATA[l&#039;habit fait le moine – Telegraph]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Poisson CHÈVRE</p>
<p>*L'habit fait le moine ou comment faire de la peine aux racialistes*</p><p>Par Antoine DESJARDINS (https://www.facebook.com/ANTOINE.DESJARDINS2) </p><p>Source :  https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10220826844414510&amp;id=1640720791</p><p>La vérité oblige à dire que la police ne contrôle pas au faciès, en France, mais qu'elle contrôle à juste titre, et de façon relativement rationnelle, les gens qui *mettent en circulation volontairement et de façon ostentatoire*, sans que rien ne les y oblige qu'une gloriole stupide et un mimétisme appliqué (presque scolaire), les signes extérieurs de la délinquance.</p><p>Ce mimétisme implacable fait peser sur la jeunesse des banlieues des injonctions auxquelles on aimerait bien qu'elle échappât un peu, pour goûter aux joies de la liberté </p><p>On me dira que le signe n'est pas la chose cela est vrai, mais j'examine, de la part de "racailles" (réelles ou costumées) qui se plaignent d'être harcelées, une aspiration étrange à la souffrance, quand il serait si simple de se soustraire à la méfiance en ne cherchant pas, par tous les moyens, à la susciter.</p><p>Le goût de l'uniforme et de l'uniformité est quelque chose d'universel, certes, mais il est étonnant de voir la "rébellion" emprunter son morne chemin et faire presque un métier d’une sorte de chorégraphie urbaine en costumes, extrêmement codifiée : gestes, attitudes, propos, provocations. Le livret (*)est parfaitement au point mais un peu monotone.</p><p>Si ces "jeunes" n'étaient pas habités de l'ardent désir d'attirer sur eux l'attention des forces publiques, de s'enfermer dans des stéréotypes (je n'entends pas souvent les sociologues dont c'est le métier, les inviter à les "déconstruire" pour échapper au déterminisme) ils ne feraient vraisemblablement l’objet de presque aucun harcèlement. </p><p>Cela ne leur coûterait rien qu'un peu de volonté propre, et l'envie de s'extraire du troupeau des victimes, même si faire sa mue (au fond on appelait cela jadis l'assimilation) demande un tout petit effort.</p><p>**</p><p>Si par contrôle au faciès on entend une présomption de culpabilité qui reposerait sur l'aspect du *visage* et un soupçon raciste portant sur l'origine ethnique, on se trompe, dans la plupart des cas. En France en tout cas. </p><p>Mais je vais faire de la peine aux racialistes en disant cela.</p><p>.....</p><p>(*) Il serait amusant de voir comment ce "livret" dont je parle est "sponsorisé" en quelque façon par des grandes multinationales de fringues aux marques "prestigieuses" et qui tirent les ficelles de l'âme adolescente avec une autorité que beaucoup de professeurs pourraient leur envier hihi. Soumission culturelle au capitalisme, en somme, hihi, à défaut de soumission au méchant magister.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 20:50:38 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/403/pier-paolo-pasolini-dialogue-avec-alberto-moravia-%E2%80%93-telegraph</link>
	<title><![CDATA[Pier Paolo Pasolini dialogue avec Alberto Moravia – Telegraph]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Poisson CHÈVRE</p>
<p>« Je me demande, cher Alberto, si cet antifascisme furieux qui s’épanche dans les places aujourd’hui ne serait pas au fond une arme de distraction que la classe dominante use envers les étudiants et les travailleurs pour provoquer la discorde. Inciter les masses à combattre un ennemi inexistant pendant que le consumérisme moderne rampe, s’insinue et ruine une société déjà moribonde. »</p><p>-Pier Paolo Pasolini, conversation avec Alberto Moravia-</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/353/%E2%80%98rockers-and-spies%E2%80%99-%E2%80%93-how-the-cia-used-culture-to-shred-the-iron-curtain-cia</guid>
	<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 23:01:33 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/353/%E2%80%98rockers-and-spies%E2%80%99-%E2%80%93-how-the-cia-used-culture-to-shred-the-iron-curtain-cia</link>
	<title><![CDATA[‘Rockers and spies’ – how the CIA used culture to shred the iron curtain | CIA]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="css-6ebghe">Two memories: one, from November 1989, of a crowded bar at 3am in Berlin, not far from the wall breached just 36 hours beforehand. My brother and I are in town for the craic and biggest street party of all time. An awful band called Eurocheque strikes up a cover of the Scorpions’ Big City Nights and, inebriated, the crowd joins in. An elderly couple from the eastern sector two-steps to the beat. It’s very moving. A few months earlier, the Scorpions had played a music festival in Moscow, and were already working on their most famous song: Wind of Change.</p><p class="css-6ebghe">Second memory: the less epic surroundings of Mote Park, Kent, three decades later. The Scorpions, this time for real, with bedazzling lightshow and backdrop of peace signs on a holograph of the Berlin Wall; Klaus Meine – born 1948, year of the Berlin blockade – singing Wind of Change through a chilly night. “The world is closing in/ Did you ever think/That we could be so close, like brothers … ?”</p><p class="css-6ebghe">Now, it turns out, that sparkler-swaying anthem may have been contrived by US intelligence as cultural subversion of communism. <a href="https://www.rollingstone.com/culture/culture-news/wind-of-change-podcast-990393/" data-link-name="in body link">An upcoming podcast series</a>, Wind of Change, by the New Yorker’s Pat Radden Keefe, investigates whether it was – as the journalist was told a decade ago – actually a CIA-crafted confection.</p><p class="css-6ebghe">The producers can be sure of an audience for Keefe’s exploration of “the dark byways of cold war history and … nearly a hundred interviews in four countries with rockers and spies”. But if the song was created by the agency, this was nothing new – indeed, it would have been a late arrival to a policy and practice almost as long-established as the Berlin Wall itself.</p><p>The CIA had built a facade of front structures, in pursuit of American cultural hegemony</p><p class="css-6ebghe">As the United States and Soviet Union amassed sufficient nuclear arsenals to blow the world up several times over, and – respectively – installed murderous dictatorships across Latin America and colonised Eastern Europe, each also stirred riptides of cultural subversion, one of the other. It wasn’t until 1990 that a book by <a href="https://www.foreignaffairs.com/reviews/capsule-review/2004-05-01/soft-power-means-success-world-politics" data-link-name="in body link">Joseph Nye</a> gave all this a name: Soft Power, exerted “when one country gets other countries to do want what it wants”.</p><p class="css-6ebghe">From 1947, Voice of America radio diverted its attentions from wartime to cold war, broadcasting to the USSR and Warsaw Pact countries. But the CIA had also built a facade of front structures in pursuit of American cultural hegemony, beginning with the <a href="https://www.independent.co.uk/news/world/modern-art-was-cia-weapon-1578808.html" data-link-name="in body link">Propaganda Assets Inventory</a>, which claimed indirect influence over 800 publications, and in 1950 the <a href="https://wikispooks.com/wiki/International_Organizations_Division" data-link-name="in body link">International Organisations Division</a> under a former secretary general of New York’s Museum of Modern Art, Thomas Braden.</p><p class="css-6ebghe">Appalled at the appeal of communism in Europe, these agencies waged cultural cold war against serial Soviet “peace initiatives”. A CIA-run Congress for Cultural Freedom was coordinated by Russian composer and writer Nicolas Nabokov, exiled in the US, with offices in 35 countries, funded and tasked to mount exhibitions, stage concerts and sponsor anti-communist activity, in intellectual disguise.</p><p class="css-6ebghe">Among its apparently benign charges was the vibrant, impeccably liberal, Encounter magazine, based in London and edited by Stephen Spender.</p><p class="css-6ebghe">Music, even before the Scorpions, was always central. Modernist orchestral music was anathema to the Soviets, and the imposition of classical forms a pillar of domestic cultural orthodoxy. At the centre of the tussle was the 20th century’s greatest composer, <a href="https://www.theguardian.com/music/dmitri-shostakovich" data-component="auto-linked-tag" data-link-name="in body link">Dmitri Shostakovich</a>, who worked on a knife-edge dais between innovation and censorship for what the communist cultural commissar Andrei Zhdanov called “formalism” from the decadent west. The CIA was among many trying to secure his defection when Josef Stalin released Shostakovich to address the Cultural and Scientific Congress for World Peace in New York in 1949.</p><p class="css-6ebghe">But Shostakovich frustrated and confounded his western supporters. He returned to Russia and enabled the USSR to present him as a loyal comrade, a claim as outrageous as attempts in the west, from the mid-1970s until the present, to ventriloquise Shostakovich as a political dissident.</p><p class="css-6ebghe">Soviet contempt for western modernism was an invitation to US intelligence to promote such music. Accordingly, in 1952, the CCF coordinated the <a href="https://www.academia.edu/2650721/The_Masterpieces_of_the_20th_Century_Festival_and_the_Congress_for_Cultural_Freedom_Origins_and_Consolidation" data-link-name="in body link">Festival of Twentieth-Century Masterpieces of Modern Arts</a>, in Paris. The Boston Symphony Orchestra was flown at State Department expense to perform Stravinsky’s The Rite of Spring; Braden remarked that the performance “brought more acclaim for the US than Dwight Eisenhower could in a hundred speeches”.</p><p class="css-6ebghe">Russia was equally canny: the Leningrad Philharmonic toured the BBC Proms and other venues in 1971 (I was among those who gratefully benefited) and even kept its “touring conductor”, Arvid Jansons, on hand as principal guest conductor at the Hallé orchestra in Manchester.</p><p class="css-6ebghe">The visual arts scene was also fertile terrain. Nowadays, it is hard to imagine a world divided between socialist realism in the Soviet Union and abstract expressionism as a tool of the <a href="https://www.theguardian.com/us-news/cia" data-component="auto-linked-tag" data-link-name="in body link">CIA</a> in defence of the west. But that is how the agency saw innovations pioneered by Jackson Pollock and others.</p>
<p>Abstract expressionist painter Jackson Pollock in his studio in 1953. Photograph: Tony Vaccaro/Getty Images</p>
<p class="css-6ebghe">Joseph McCarthy’s acolytes in purging the American left found abstract expressionism “unAmerican”. But the CIA begged to differ, finding in the new art an assertive individualism – in stark contrast to the collectivist confinements of socialist realism.</p><p class="css-6ebghe">The centre of gravity in fine art shifted from Paris to New York. In her book on the cultural cold war, Who Paid the Piper?, Frances Stonor Saunders says the CIA deported itself “in the manner of a Renaissance prince, except that it acted secretly”.</p><p class="css-6ebghe">The artists – Pollock especially, but also Mark Rothko and Willem de Kooning – benefited from CIA-backed international promotion, despite their political views.</p><p class="css-6ebghe">The same irony applied to jazz, still largely black music in the US, where artists’ tours, like everything else, were segregated. But the racial origins of jazz had been used in propaganda against Nazi Germany, so why not red Russia?</p><p class="css-6ebghe">The genius of Louis Armstrong was pounced upon, and the trumpeter appointed a “goodwill jazz ambassador”, dispatched on government-funded tours of Europe and Africa, while Jim Crow laws applied at home.</p><p class="css-6ebghe">Jazz “ambassadors”, however, proved less manageable than the painters. Armstrong withdrew from the post – reneging on what was intended to be a showcase tour of the USSR – after President Eisenhower refused deployment of troops to enforce desegregation laws of 1957. “Satchmo” resumed tours when the policy was reversed and a division mobilised in Arkansas.</p>
<p>Louis Armstrong playing at Lucerna Hall, Prague, in 1965. Photograph: Vaclav Chocola/All Out Productions</p>
<p class="css-6ebghe">Dizzy Gillespie joined the first State Department-organised tour in 1956, but wouldn’t attend official briefings, saying he “wasn’t going to apologise for the racist policies of America”. The white jazz pianist Dave Brubeck was another “ambassador” for US cultural policy, dispatched much later, on a 13-concert tour of the USSR in 1985.</p><p class="css-6ebghe">The CIA’s most infamous meddling with literature concerned Arthur Koestler’s Darkness at Noon and George Orwell’s Animal Farm and 1984. Copies of the former – deemed anti-communist commentary - were carried across the Iron Curtain by air balloon, while the French Communist Party ordered its members to mass-purchase, then destroy, copies.</p><p class="css-6ebghe">Everyone knows that Orwell held dictatorships of all political colours in equal contempt, and that the closing scene in Animal Farm featuring humans and pigs can refer to both systems.</p><p class="css-6ebghe">But Stonor Saunders’ book uncovered a scheme by the CIA to secure film rights to Animal Farm in order to doctor its ending, and show a revolt against the pigs, with the other tyrants – humans – omitted.</p><p class="css-6ebghe">The CIA also changed the ending of the movie version of 1984, in defiance of Orwell’s instructions. In the novel, the protagonist Winston Smith is cowered by the generic totalitarian regime; its last line is: “He loved Big Brother.” But in the film Winston and his lover, Julia, are shot down after the former declaims: “Down with Big Brother!”</p><p class="css-6ebghe">Significantly, though, whatever impact the CIA’s efforts may or may not have had, they were overtaken by the avant-garde’s own potency. By the late 1960s, cultural foment was off the leash worldwide, and the new music – integrated into protest and peace movements antagonistic towards both capitalism and communism – cut both ways in terms of the cold war. And where rock ’n’ roll culture was eroding the latter, it needed little help from US intelligence.</p><p class="css-6ebghe">Although the Prague Spring of 1968 was crushed, a band called Plastic People of the Universe chipped away at the edifice of Czech communism, only because, as keyboard player Joseph Janiček <a href="https://www.theguardian.com/music/2009/sep/06/plastic-people-velvet-revolution-1989" data-link-name="in body link">told me</a>: “In Prague in 1968, if you wanted to play your own music you became political whether you intended it or not, because the authorities deemed that you were a threat to their ‘official’ culture.” The eventual “Velvet” revolution was so-called not because of any CIA shenanigans, but in part the influence of the Velvet Underground on the Plastics and their champion, Václav Havel.</p><p class="css-6ebghe">By the time <a href="https://www.youtube.com/watch?v=WBIcfPBVxxQ" data-link-name="in body link">Bruce Springsteen played</a> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=WBIcfPBVxxQ" data-link-name="in body link">Chimes of Freedom</a> in East Berlin in 1988 – one of the most politically charged performances ever – no one was in any doubt what was happening: the CIA was irrelevant.</p><p class="css-6ebghe">But then, after that festival in Moscow in August 1989, the Scorpions released Wind of Change, with its references to the Moskva river and Gorky Park. This lyrical celebration of the proclaimed new world order sits oddly in the band’s other material from that time, markedly Crazy World, with its disillusionment: “Spend your dollars and roubles / Buy a piece of the wall … I’m so sick of it all”.</p><p class="css-6ebghe">So we’ll see what Keefe’s podcast turns up. Meanwhile, the British writer Robert Winder is about to publish a book about soft power in a post-Scorpions world, and he wonders: “It is hard in these Trump-damaged times even to recall the cultural moment when a pianist, Dave Brubeck, could be told, on a 1958 tour of Poland: ‘What you brought wasn’t just jazz. It was the Grand Canyon. It was America’.”</p><p class="css-6ebghe"><br />The first of eight episodes of Pat Radden Keefe’s podcast, Wind of Change, will be broadcast on Spotify on 11 May.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/352/lefficacite-immersive-de-la-breve-serie-caid-proche-du-docu-fiction-rtsch</guid>
	<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 19:04:34 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/352/lefficacite-immersive-de-la-breve-serie-caid-proche-du-docu-fiction-rtsch</link>
	<title><![CDATA[L&#039;efficacité immersive de la brève série &quot;Caïd&quot;, proche du docu-fiction - rts.ch]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Inspirée du film du même nom sorti il y a quatre ans, la série "Caïd" raconte en dix épisodes courts et sur le mode de l'immersion le quotidien violent de dealers d'une cité du sud de la France.</p><p>Thriller présenté dans un format court inédit où aucun épisode ne dépasse les seize minutes, "Caïd"plonge dans le quotidien de trafiquants de drogue d'une cité de Martigues (Bouches-du-Rhône). Cette série de Netflix réalisée par Nicolas Lopez et Ange Basterga envoie un réalisateur et son caméraman tourner le clip d'un rappeur qui est surtout à la tête d'un réseau de cannabis au coeur d'une "cité sensible", où ils se retrouvent embarqués malgré eux dans une guerre de gangs.</p><p>Adaptée dʹun long-métrage des mêmes créateurs sorti en 2017, ce produit dérivé relate sur le mode de l'immersion nerveuse en (fausse) caméra embarquée (le procédé de found foutage utilisé par le fameux film "Le Projet Blair Witch") règlements de compte et trafics de drogue. Soutenu sur le scénario par Nicolas Peufaillit ("Un Prophète" entre autres), "Caïd" reprend les mêmes comédiens que le film et a bénéficié de vingt-quatre jours tournage, contre quatre pour le film récompensé il y a quatre ans du prix du meilleur long-métrage au Festival Polar de Cognac.</p><p>&gt;&gt; A voir, la bande-annonce de la série:</p>
<p>[embedded content]Une série proche du docu-fiction</p>
<p>"L'idée était de se démarquer en recourant au found foutage. Il s'agissait d'adapter les codes du film d'horreur aux caïds des cités, ce qui n'avait jamais été fait. On a aussi voulu tester avec Netflix un nouveau format court, qui s'adresse et s'adapte aux nouveaux modes de consommation de la jeunesse. En termes de narration, cela nous a permis davantage de rythme et de dynamisme", expliquent Nicolas Lopez et Ange Basterga à la RTS.</p><p>La série, proche du docu-fiction et qui évoque souvent l'esprit de sa cousine italienne "Gomorra", maintient ainsi une tension constante et s'avère très réaliste. Une authenticité obtenue notamment grâce à un recrutement en forme de casting sauvage de comédiens dans les environs de Marseille.</p><p>Cette réalisation aussi incisive que fougueuse n'évite hélas pas à cette fiction une série de clichés où s'entremêlent rap, violence, drogue, destin déterminé sans points de vue nuancés. Et de finalement séduire davantage sur la forme que le fond.</p><p>Propos recueillis par Anne-Laure Gannac</p><p>Texte et adaptation web: Olivier Horner</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

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