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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Monde]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/767/scoop-quest-ce-que-le-great-reset-recherche-vraiment-avec-le-passe-sanitaire</guid>
	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 14:51:09 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Scoop : qu&#039;est-ce que le Great Reset recherche vraiment avec le passe sanitaire ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Peut-être vous êtes-vous demandé, comme moi, quelle mouche avait brutalement piqué Emmanuel Macron le 12 juillet lorsqu’il a annoncé la mise en place d’un passe sanitaire restreint dès le mois d’août. Il est encore trop tôt pour avoir toutes les réponses aux questions qui peuvent se poser, notamment sur le poids exact de l’industrie pharmaceutique dans les décisions politiques (on pense ici aux disparitions étonnantes de certains chefs d’Etat hostiles à la vaccination, qui laissent à penser que des méthodes de persuasion parfois assez violentes sont utilisées dans le milieu… l’Histoire éclaircira ces affaires). </p><p>Les langues commencent toutefois à se délier dans les milieux industriels, et ce qu’on apprend ne manque pas d’intérêt. </p>
<p>Thalès au coeur du passe sanitaire</p>
<p>C’est en allant sur le <a href="https://dis-blog.thalesgroup.com/identity-biometric-solutions/2021/07/27/how-digital-id-can-help-citizens-access-government-services-from-anywhere/?utm_source=twitter&amp;utm_medium=Hootsuite&amp;utm_term=&amp;utm_content=&amp;utm_campaign=DIS-Digital-Identity">blog de l’entreprise Thalès (en anglais)</a> qu’on comprend dans quelle cohérence d’ensemble s’inscrit cette première étape du capitalisme de surveillance qui s’appelle le passe sanitaire. Thalès entend en effet proposer une solution globale d’identité numérique et nous expose avec une forme de naïveté comment ce projet va se décliner. </p><p>Thalès écrit donc :</p><p>So-called digital ‘vaccination passports’ will play a key role in enabling citizens to access all manner of services and will act as a precursor to the rollout of mobile digital IDs.</p><p>(Les passeports vaccinaux joueront un rôle-clé dans la capacité des citoyens à accéder à toutes sortes de services et agiront comme des précurseurs au passage vers l’identité numérique sur téléphone portable).</p><p>Le passe sanitaire est donc un “précurseur” ! L’anticipation d’un système généralisé où l’identité ne sera plus établie par un document officiel “autonome” comme une carte d’identité, mais bien par un “portefeuille” numérique conservé sur un cloud et une application dont l’archivage échappera à l’utilisateur. </p><p>Autrement dit, il s’agit de nous habituer à changer de mode d’établissement de notre identité. </p>
<p>Un portefeuille digital pour accéder aux services publics</p>
<p>Sur le fond, Thalès ne cache pas l’ambition “centrale” du passe sanitaire, qui est de devenir une plate-forme d’accès aux différents services publics disponibles sur Internet. Pour ce faire, le passe-sanitaire repose sur un “wallet”, un portefeuille numérique, <a href="https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/07/01/de-lunion-monetaire-a-lurss-la-planification-centrale-europeenne-organisee-par-la-bce/">pour lequel la Commission Européenne a d’ores et déjà posé les bases</a>. </p><p>In both cases, the deployment of a digital wallet – primarily for digital driving licenses – will act as a gateway and the foundations for other vital government services, such as health passes.</p><p>(Dans tous les cas, le déploiement du portefeuille digital – initialement pour le permis de conduire – fonctionnera comme une plateforme d’accès et des piliers pour d’autres services publics vitaux, comme les passes sanitaires”. </p><p>On comprend donc que le passe sanitaire est la face émergée d’un iceberg technique qui se constitue progressivement, et qui va bouleverser la notion d’identité “administrative”. Désormais, les citoyens seront directement gérés par un Big Data qui permettra de leur donner accès à certains lieux ou à certains services par le contrôle de l’intelligence numérique. </p>
<p>Quand le portefeuille digital remplacera le passeport</p>
<p>Dans la palette de services que “l’ID numérique” devra rendre, on trouve en particulier le remplacement en bonne et due forme du bon vieux passeport actuel. Celui-ci sera bientôt rangé aux oubliettes de la préhistoire et remplacé par une application sur un téléphone, où toutes les données individuelles seront centralisées. </p><p>Last butcertainlynot least, the EU Digital Identity will allow citizens to use their documentation across the entire region.</p><p>(Enfin et pas des moindres, l’identité digitale européenne permettra aux citoyens d’utiliser leurs documents à travers tout le continent). </p><p>On se souvient que l’Europe s’était fondée sur l’aspiration à un continent sans frontière et sans contrôles d’identité. Subrepticement, on est passé à une Europe avec des contrôles universels poussés à un point inconnu jusqu’ici. C’est sans doute le progrès des Lumières qui veut ça. </p>
<p>Portefeuille digital et euro numérique</p>
<p>Mais c’est une autre fonctionnalité du “wallet” qui doit retenir l’attention, car <a href="https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/08/17/%f0%9f%8e%96pour-eviter-la-ruine-par-leuro-numerique-preparez-votre-secession-monetaire/">elle rejoint le projet d’euro numérique que nous avons évoqué cette semaine</a>. Il s’agit de l’utilisation du portefeuille digital comme moyen de paiement. </p><p>It gets really exciting when you realise that the wallet can host both digitalised identity and payment credentials. This could allow people, for example, to pay a deposit on a new apartment or settle an outstanding speeding fine directly from their smartphone. </p><p>(Cela devient exaltant de penser que le portefeuille digital peut héberger à la fois une identité numérique et des moyens de paiement. Ceci permettrait aux gens, par exemple, de payer une caution pour un nouvel appartement ou de régler une amende pour excès de vitesse directement depuis un smartphone). </p><p>On y vient, donc : le passe sanitaire devrait déboucher sur une ramification future, le paiement en ligne, par exemple des impôts ou des amendes. Ou du loyer. Ou des traites sur en emprunt bancaire…</p><p>Bref, si l’on se souvient que l’euro numérique serait à la main complète de la Banque Centrale Européenne, l’espace de liberté qui restera au consommateur pour arbitrer ses dépenses va devenir de plus en plus contraint. Du propre aveu de Thalès, en effet, l’Etat saura tout de vous, y compris de votre situation financière ou bancaire. </p>
<p>La porte ouverte au crédit social</p>
<p>On va bien dans quel état de dépendance ce système entreprend, sans que ce projet ne soit publiquement explicité auprès des citoyens, de placer les individus. Se met en place une architecture qui rendra possible le “crédit social” à la chinoise : le wallet contiendra des marqueurs indiquant qui n’a pas payé ses impôts, ou ses dettes, qui a roulé trop vite, qui a tardivement réglé sa pension alimentaire. Et si le marquer apparaît, l’individu sera interdit d’accès à certains services, ou à certains achats. </p><p>Peu à peu, il sera marginalisé, sans possibilité de s’y opposer. </p><p>C’est bien à cela que sert le passe sanitaire. Il n’est pas une fin en soi. Il est un début, un précédent, une mise en bouche. Vous savez désormais dans l’attente de quoi il sera maintenu après le 15 novembre.  </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 12:40:29 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/765/150-000-milliards-de-dollars-tel-est-le-cout-estime-de-la-croisade-contre-le-changement-climatique</link>
	<title><![CDATA[150 000 milliards de dollars. Tel est le cout estimé de la croisade contre le changement climatique]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Tyler Durden – Le mardi 19 octobre 2021 – Source <a href="https://www.zerohedge.com/energy/one-bank-reveals-dismal-truth-about-150-trillion-crusade-against-climate-change">Zero Hedge</a></p><p>La semaine dernière, Bank of America a déclenché une tempête de réactions dans les camps des partisans et des opposants au changement climatique, lorsqu’elle a publié l’un de ses énormes tomes de « Recherche thématique », cette fois-ci couvrant le monde du « Transwarming », et qui sert d’introduction clé à la réalité du plan Zero Carbone d’aujourd’hui, ne serait-ce que pour être l’une des premières banques à <a href="https://www.zerohedge.com/markets/here-hidden-150-trillion-agenda-behind-crusade-against-climate-change">quantifier le coût</a> de la plus grande remise en question économique, écologique et sociale de l’histoire moderne.</p><p>En résumé, pas moins de 150 000 milliards de dollars de nouveaux investissements en capital seraient nécessaires pour atteindre un monde « zéro carbone » sur 30 ans – ce qui équivaut à 5 000 milliards de dollars d’investissements annuels – c’est-à-dire deux fois le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_mondial_brut">PIB mondial actuel</a>.</p><p>Il va sans dire que le secteur privé est loin de disposer du capital nécessaire pour réaliser cet investissement. C’est pourquoi Bank of America estime généreusement que tout ou partie de la facture devra être payée par les banques centrales sous la forme de dizaines de milliards de dollars d’assouplissement quantitatif. Et comme l’assouplissement quantitatif est essentiellement une monétisation de la dette, et que 150 000 milliards de dollars de nouvelles dettes auraient des conséquences dévastatrices sur l’économie, la BofA a eu l’amabilité de partager ses calculs sur l’ampleur de l’inflation que provoquerait ce projet de milliardaires : le scénario de « monétisation totale », dans lequel les banques centrales injecteraient 5 000 milliards de dollars de liquidités chaque année via un assouplissement quantitatif durant 30 ans, entraînerait une inflation supplémentaire de 3 % pendant une bonne décennie. Il s’agirait d’une inflation s’ajoutant à celle déjà en cours.</p><p>Et nous en arrivons au cœur du sujet, car comme BofA l’admet, la croisade contre le changement climatique, la doctrine GES, le monde « Zero Carbone », quel que soit le nom qu’on veuille lui donner, devient un feu vert au plus grand épisode d’assouplissement quantitatif de l’histoire, un épisode enveloppé dans le vernis « noble » de la lutte pour la cause la plus importante de l’histoire de la civilisation, mais en réalité, c’est juste le plus grand plan de transfert de richesse de l’histoire :</p><p>Nous venons de voir un pic d’inflation supplémentaire de &lt;1% par an sur un horizon de trois décennies. Dans des scénarios plus agressifs où les banques centrales choisissent d’absorber la moitié ou la totalité de la facture de la décarbonation par le biais de l’assouplissement quantitatif, les risques d’un choc inflationniste augmentent. Néanmoins, nous pensons que notre troisième cas est le plus probable, car il serait politiquement difficile de justifier une impulsion monétaire beaucoup plus expansive. Il est vrai que si les banquiers centraux ont exprimé le désir de contribuer à rendre l’économie plus verte, leurs achats d’obligations d’entreprises ont historiquement été limités aux politiques de crise par le biais de l’assouplissement quantitatif et restent bien en deçà des achats de dette souveraine. En tant que tel, tout achat d’obligations vertes d’entreprises serait probablement limité à la fois par la taille des futurs programmes d’achat et par leur proportion par rapport à l’ensemble du marché des obligations d’entreprises, avec des allocations légèrement plus élevées dans le cadre de politiques d’achat plus progressives qui mettent l’accent sur les préoccupations environnementales.</p><p>À ce stade, la sonnette d’alarme devrait être tirée, même par les progressistes les plus écervelés, car malgré tous les avantages vantés, les coûts commencent à apparaître et – au moins pour les deux ou trois prochaines générations – ils seront absolument écrasants pour la classe moyenne, tout en permettant aux 1 % les plus riches de piller et de saccager pratiquement tous les actifs du monde. Pensez-y comme au plus grand vol mandaté de l’histoire du monde, et vous comprendrez soudain pourquoi tous les milliardaires en jet privé soutiennent si bruyamment un monde « zéro carbone ».</p><p>Mais il y a pire.</p><p>Maintenant que le génie est sorti de la bouteille et que les questions difficiles telles que « qui va payer pour tout cela » sont posées, la Bank of America a publié un rapport de suivi dans lequel elle indique très clairement que « contrairement à certains arguments, nous pensons que les efforts d’atténuation du changement climatique sont susceptibles de nuire à la croissance au cours des dix prochaines années environ« .</p><p>Dans sa note intitulée « A hot take on climate change », l’économiste en chef de la Bank of America, Ethan Harris, passe d’abord en revue toutes les étapes familières expliquant pourquoi il est si impératif – et noble – de faire quelque chose pour lutter contre les gaz à effet de serre (semblable à ce que nous avons lu pendant une grande partie du début du 20e siècle, où, <a href="https://paperspast.natlib.govt.nz/newspapers/ROTWKG19120814.2.56.5">depuis 1912</a>, article après article, on se lamentait sur la catastrophe que représentait le réchauffement de la planète, du moins jusqu’aux années 1970, lorsque l’absence de réchauffement réel de la planète a incité les « scientifiques » à suggérer que le refroidissement de la planète et une « nouvelle ère glaciaire » étaient inévitables). Au moins, les scientifiques pouvaient s’accorder sur le fait qu’il s’agissait de « quelque chose de global » (il s’est avéré que cela signifiait en réalité « une impression monétaire globale »), et comme Harris l’a exposé, c’est ce sur quoi le « consensus scientifique » semble s’accorder maintenant :</p>
<p>Le comportement humain a un impact significatif sur le changement climatique et les événements climatiques.<br />Même dans le cadre d’hypothèses optimistes – comme l’atteinte d’un taux d’émissions nettes nul d’ici 2050 – les impacts vont probablement augmenter au cours de ce siècle.<br />Il est beaucoup plus efficace d’agir maintenant que d’attendre trop tard.<br />L’incertitude quant à l’impact exact n’est pas une excuse pour l’inaction : un large éventail de résultats signifie qu’il est plus urgent d’agir, et non moins.</p>
<p>Rien de ce qui précède n’est nouveau, puisque les médias grand public bombardent leur public depuis dix ans de platitudes émotionnelles et d’appels qualitatifs expliquant pourquoi il faut agir.</p><p>Cependant, comme nous <a href="https://www.zerohedge.com/markets/here-hidden-150-trillion-agenda-behind-crusade-against-climate-change">l’avons abordé</a> la semaine dernière, toute discussion sur l’économie du changement climatique devrait commencer et se terminer par le fait qu’il s’agit de l’exemple ultime d’« externalités » – des activités privées (généralement pour des sociétés dont les descendants et les actionnaires se situent désormais dans le top 0,01% de la richesse mondiale) qui créent des coûts publics. En effet, comme l’écrit Harris, le changement climatique est l’externalité ultime, car une activité menée à un endroit a un impact sur le monde entier. Le fait que le changement climatique soit mondial par nature et qu’une si grande partie des bénéfices des actions reviennent à tout le monde a des implications importantes.</p><p>Premièrement, contrairement à d’autres « courses » technologiques, l’atténuation du changement climatique est davantage un « jeu » de coopération qu’une compétition. Lorsque des pays comme les États-Unis et la Chine « rivalisent » pour développer de nouvelles technologies, deux points de conflit tendent souvent à apparaître : une lutte pour la part de marché et une lutte pour la supériorité géopolitique. En revanche, les pays qui développent des technologies efficaces d’atténuation du changement climatique sont fortement incités à en partager les bénéfices. S’ils gardent la technologie pour eux, l’impact sur leur propre climat sera beaucoup plus faible.</p><p>C’est formidable… si seulement ce n’était pas une chimère. Pourquoi ? Parce que le récent refus de Xi Jinping, le plus grand pollueur de la planète, de se joindre à ses homologues de la « croisade contre le changement climatique » au sommet COP26 Net Zero qui se tiendra en Italie à la fin du mois, est un spectacle géant destiné aux masses. Parce que si le plus grand pollueur du monde fait clairement savoir qu’il n’a aucun intérêt à réduire réellement ses propres émissions de CO2, alors tous ceux qui prêchent des conneries sur un « jeu coopératif » peuvent aller se faire voir.</p><p>Cependant, là où Harris a quelque peu raison, c’est en soulignant le « consensus déprimant de la littérature sur le changement climatique » selon lequel, même si tout le monde coopère, la terre continuera à se réchauffer car il existe des décalages dans le lien entre les GES [Gaz à Effet de Serre] et le réchauffement de la planète. En effet, dans le meilleur des cas – chaque pays atteignant des objectifs agressifs au milieu du siècle – le changement de politique atténuera le problème, mais ne l’arrêtera pas. Ainsi, selon BofA, « les événements climatiques constitueront un risque croissant, d’intensité variable, dans presque tous les scénarios plausibles ».</p><p>En d’autres termes, le théâtre de l’absurde du « zéro carbone » est un théâtre où les motivations des acteurs divergent clairement – où seule une convergence dès le départ pourrait faire fonctionner le système – et où même le meilleur scénario de coopération totale n’a aucune chance d’arrêter réellement le problème, mais seulement de l’atténuer. Oh, et pendant ce temps, le monde devrait supporter des coûts de quelque 150 000 milliards de dollars.</p><p>Ce qui nous amène à l’évaluation principale de BofA : tout cela sera-t-il bon ou mauvais pour la croissance ? Ici, nous trouvons une vérité inattendue…</p><p>Selon BofA, les rapports de presse et de nombreuses études sur le changement climatique se concentrent sur le mauvais côté de l’économie – l’impact sur la demande globale plutôt que sur la capacité de production. Par exemple, le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) affirme que l’objectif de zéro émission nette réduirait l’emploi dans le secteur de l’énergie traditionnelle de 5 millions d’ici 2030, mais créerait 14 millions d’emplois dans le secteur de l’énergie propre. Ils affirment également que « l’augmentation des emplois et des investissements stimulerait la production économique, ce qui se traduirait par une augmentation nette du PIB mondial jusqu’en 2030. » La croissance du PIB mondial serait en moyenne de 0,4 plus élevée sur la période 2020 à 2030. L’inconvénient serait que certains pays seraient gagnants et d’autres perdants, et que l’inflation – une fois que l’on prend en compte les milliers de milliards d’euros d’assouplissement quantitatif des banques centrales nécessaires pour financer toute cette croisade – pourrait être de 1 à 3 % plus élevée.</p><p>Ici, Bank of America n’est pas d’accord et écrit qu’au moment où des efforts sérieux d’atténuation du changement climatique seront entrepris, l’économie mondiale sera probablement proche du plein emploi. Ce sera probablement le cas aux États-Unis. Par conséquent, pour doter l’industrie en personnel, il faut retirer des travailleurs du reste de l’économie. Dans le même temps, la mise en place d’une infrastructure d’énergie verte nécessitera plus qu’un doublement des investissements dans le secteur, qui passeront d’environ 2 % du PIB actuellement à une moyenne de 4,5 % sur la période 2020-30. D’où viendront ces 2,5 % du PIB ? (alerte spoiler : impression monétaire, et tout le monde le sait).</p><p>Ou alors : Harris admet qu’à court terme, les banques centrales pourraient en effet s’accommoder de la poussée de la demande, permettant ainsi à leurs économies de surchauffer. D’où l’estimation de l’AIE d’une hausse de l’inflation de 1 à 3 %. Cependant, l’économiste de BofA n’est pas d’accord avec cette estimation non plus. Si la Fed autorise un dépassement permanent du potentiel économique, l’inflation ne fera pas qu’augmenter, elle aura tendance à surchauffer. Comme dans les années 1970, il y aura une boucle de rétroaction entre l’inflation des prix, l’inflation des salaires et les attentes en matière de prix.</p><p>Traduction : la croisade « zéro carbone » contre le changement climatique est en réalité…. la condition nécessaire et suffisante pour déclencher l’hyperinflation dont les nations massivement endettées du monde ont besoin pour dégonfler leur dette.</p><p>Mais attendez, ce n’est pas tout, car comme le concède Harris ensuite, en réalité, alors que l’inflation va monter en flèche, l’atténuation du climat est « également susceptible de ralentir l’offre de l’économie, en particulier dans la phase d’accélération ». Il explique plus loin :</p><p>Les grands changements structurels dans l’économie ont tendance à créer de grands défis de transition. Les travailleurs doivent passer d’un secteur à l’autre, certaines industries vont connaître un essor tandis que d’autres vont se contracter, et à mesure que les réglementations et les taxes augmentent, le capital qui avait été investi dans la production et l’utilisation d’énergies sales deviendra rapidement obsolète.</p><p>Tout cela signifie une croissance tendancielle plus faible pendant la transition d’une économie sale à une économie verte. Et, comme indiqué plus haut, il n’y a même aucune garantie que la transition vers une économie verte sera un jour achevée une fois qu’elle aura commencé ; au mieux, nous pourrions être coincés pour toujours dans la phase d’« atténuation ».</p><p>Le gain très asymétrique – concède BofA – se produit sur le très long terme, les avantages s’accumulant ici et maintenant pour ceux qui sont susceptibles de récolter les bénéfices de la générosité de l’impression des banques centrales, qui seront naturellement ceux qui possèdent les actifs résistant à l’inflation tels que les actions, les matières premières et, bien sûr, les cryptos ; tandis que la douleur sera supportée par tous les autres, c’est-à-dire, malheureusement, par les classes moyennes et inférieures, et aura de plus des effets « sur le long terme », alors que les avantages d’un climat plus propre apportera (peut-être) des bénéfices à leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants. Leur génération, cependant, sera sacrifiée sur l’autel des 0,1 %. Car comme toute vraie religion, le « changement climatique » exige aussi un sacrifice pour qu’une poignée d’élus puisse vivre mieux.</p>
<p>La partie visible de l’iceberg</p>
<p>Voilà pour la théorie, mais que se passe-t-il sur le terrain ? Comme l’explique Harris, les progrès en matière de politique sont terriblement lents, car certaines politiques continuent d’aggraver le problème au lieu de le résoudre. Prenons deux exemples. Premièrement, selon l’AIE, les pays dépensent plus de 400 milliards de dollars par an pour subventionner principalement la consommation de pétrole, mais aussi de gaz et d’électricité. Dans de nombreux cas, il existe un conflit entre l’aide aux pauvres et l’aide à l’environnement. Deuxièmement, malgré ce que BofA appelle « l’élévation du niveau de la mer et l’augmentation du nombre d’ouragans », certains pays encouragent l’installation de maisons dans des zones à risque en subventionnant les assurances et les secours en cas de catastrophe. C’est presque comme si les pays eux-mêmes, et certainement les milliardaires des plages de Malibu, ne croyaient pas à l’augmentation du niveau des mers. Là encore, il y a conflit entre deux objectifs : aider les personnes vulnérables et réduire le coût des événements climatiques.</p><p>Entre-temps, le changement climatique et les efforts d’atténuation climatique semblent déjà avoir un impact sur l’économie mondiale. Bien que les scientifiques prennent bien soin d’éviter d’attribuer une relation de cause à effet entre le changement climatique et les événements climatiques individuels – peut-être pour la même raison que la « science » est apparue comme une farce à motivation politique lorsqu’il s’est agi de tirer des conclusions hâtives et idéologiques pendant la mise en scène Covid – ils soulignent néanmoins certaines tendances inquiétantes. Prenons deux exemples mis en évidence par BofA : « Premièrement, les données publiées par l’Agence de protection de l’environnement montrent que le nombre d’incendies de forêt aux États-Unis n’a montré aucune tendance entre 1983 et 2020. Toutefois, si l’on se concentre uniquement sur les grands incendies, le nombre d’hectares brûlés semble avoir augmenté de manière significative à partir de 2000 environ. Deuxièmement, le Geophysical Fluid Dynamics Laboratory rassemble des études sur les ouragans et les cyclones tropicaux. Son rapport est parsemé des qualificatifs habituels (confiance moyenne à élevée), mais les preuves indiquent une augmentation de l’intensité des tempêtes ces dernières années. » Chère Bank of America, c’est ce qu’on appelle une recherche d’objectif torturée : pressez les données suffisamment fort et n’importe quel modèle que vous voulez finira par en émerger.</p><p>Plus important encore, BofA admet qu’il existe désormais des preuves que le changement climatique et l’atténuation de ses effets jouent « un certain rôle » dans la récente hausse des prix de l’énergie (à cela nous répondons que non seulement l’atténuation du changement climatique joue « un certain rôle » mais que la principale raison de la crise énergétique mondiale est la poussée idiote vers une utopie GES, ce dont nous avions déjà averti en juin dans « <a href="https://www.zerohedge.com/markets/why-one-bank-thinks-esg-could-trigger-hyperinflation">Will ESG Trigger Energy Hyperinflation</a>« ).</p><p>Mais le pire, c’est qu’étant donné les perspectives réglementaires et la stigmatisation qui prévaut actuellement en ce qui concerne les combustibles fossiles, les investissements dans les capacités d’énergie sale seront faibles et dépendront de coûts élevés. Pendant ce temps, l’énergie verte n’augmente pas assez rapidement pour combler le vide. De façon ironique, les changements dans les régimes de vent et de pluie semblent avoir affecté l’offre d’énergie éolienne et hydraulique. Ces mêmes énergies éolienne et hydraulique qui étaient censées sortir le monde de sa dépendance aux combustibles fossiles. Parce que les scientifiques étaient tellement aveugles pour faire avancer leur agenda politique qu’ils n’ont pas vu ce qui était juste devant leur nez, de la même manière que Reuters <a href="https://www.reuters.com/technology/rocking-down-electric-avenue-good-luck-charging-your-car-2021-10-13/">a découvert</a> la semaine dernière que les villes européennes et américaines qui prévoient d’éliminer progressivement les moteurs à combustion au cours des 15 prochaines années doivent d’abord combler un manque de prises de recharge pour des millions de résidents qui garent leur voiture dans la rue. Oups – peut-être qu’avec le recul, les décideurs et les scientifiques auraient dû penser d’abord à l’évidence, au lieu de se précipiter sur l’agenda qui leur rapporte le plus d’argent…</p><p>Tyler Durden</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/762/saif-al-islam-kadhafi-sur-le-point-d%E2%80%99annoncer-sa-candidature-sera-t-il-le-favori-de-la-presidentielle-en-libye%C2%A0-ledito-de-michel-taube</guid>
	<pubDate>Sat, 13 Nov 2021 20:02:50 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Saïf al-Islam Kadhafi, sur le point d’annoncer sa candidature, sera-t-il le favori de la présidentielle en Libye ? L&#039;édito de Michel Taube]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Si une énième conférence internationale sur la Libye se tient aujourd’hui à Paris, après Berlin, Rome et de nombreuses autres capitales, l’événement du jour ne se produira peut-être pas dans la capitale française mais bien dans la région tripolitaine.</p><p>A Paris donc, le président français Emmanuel Macron accueille une conférence de haut niveau en présence, tout de même, d’une vingtaine de chefs d’États, dont la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris, la chancelière allemande Angela Merkel (tiens les noces d’adieu avec Emmanuel en Bourgogne n’étaient donc pas sa dernière visite française), le Premier ministre italien Mario Draghi et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. Les principaux protagonistes libyens seront-ils nombreux à Paris ? Le président du Conseil présidentiel, Mohamed Al-Menfi, et le premier ministre sont attendus, mais pas les candidats à la prochaine élection.<br /></p><p>C’est que les élections présidentielles approchent en Libye. Elles sont prévues pour le 24 décembre, suivies des législatives deux mois après. C’est déjà un miracle si elles ont lieu après des années de tergiversations et de tensions entre forces libyennes sous couvert de bras de fer entre puissances régionales (Turquie, Égypte, Émirats arabes unis, Congo Brazzaville, Maroc…) et mondiales (la Russie, les États-Unis, l’Italie et la France).</p><p>Dix ans après la chute de Mouammar Kadhafi à la suite du soulèvement du peuple libyen et de l’intervention des Nations unies, largement à l’initiative de la France, une lueur d’espoir se lèverait-elle dans le désert libyen ?</p><p>Le corps électoral est évalué à près de 3 millions d’électeurs. Mais les élections auront-elles lieu dans de bonnes conditions ? Les organisations de défense des libertés, comme Human Rights Watch, interpellent les participants du Sommet de Paris : “les autorités libyennes peuvent-elles garantir des élections sans coercition, discrimination et intimidation des électeurs, des candidats et des partis politiques ? […] Existe-t-il un plan de sécurité solide pour les bureaux de vote ? Le système judiciaire est-il en mesure de traiter rapidement et équitablement les litiges liés aux élections ? Les organisateurs des élections peuvent-ils garantir que des observateurs indépendants auront accès aux bureaux de vote, même dans les zones reculées ?”</p><p>Les grands de ce monde risquent aussi de ne pas avoir les mêmes priorités : la vice-présidente américaine aura beau jeu d’insister sur le sort alarmant des migrants, demandeurs d’asile et autres réfugiés en Libye ou passant par la Libye. Facile pour Madame Harris car ce ne sont pas les États-Unis qui ont à gérer cette pression migratoire. Certes, les violations des droits de l’homme sur le sol libyen y sont constantes et la communauté internationale devrait subordonner ses aides à la Libye au respect de ces libertés.</p><p>Il est certain aussi que l’Europe a le plus grand intérêt à ce que la Libye retrouve les voies de la stabilité, condition pour mieux assurer évidemment la gestion sur place, et non sur nos côtes méditerranéennes, de ces dizaines de milliers de candidats à la migration vers le nord. Sans parler des enjeux pétroliers. En période de crise énergétique mondiale, le sol libyen est l’objet de convoitises incessantes.</p><p>Stabilité, disions-nous ? Parlons-en justement ? Car c’est la clé de l’avenir de la Libye. </p><p>Or qui sera candidat à la présidence de la République libyenne ? Le dépôt des candidatures a débuté lundi 8 novembre. La commission électorale libyenne et son président Emad al-Sayeh ont annoncé que les candidats à la présidence ont jusqu’au 22 novembre pour se déclarer, ceux aux législatives jusqu’au 7 décembre.</p><p>ET surtout qui a le plus de chance de gagner ? </p><p>Le maréchal Khalifa Haftar, l’homme de Benghazi, soutenu par les Émirats arabes unis et l’Égypte, va certainement se déclarer rapidement. Il a renoncé depuis septembre au commandement de l’Armée nationale libyenne pour préparer la présidentielle. </p><p>Le Premier ministre libyen Abdel Hamid Dbeibah devrait aussi se présenter.</p><p>Mais ces acteurs, connus de la scène internationale, sont, dans l’esprit des citoyens libyens, associés à une décennie d’anarchie et de violences incessantes. C’est pourquoi, grand paradoxe de la situation (ruse de l’histoire ?), le grand favori est peut-être celui qui porte le nom de son père et auquel sont associées, certes des décennies de dictature, mais aussi de stabilité et de prospérité du peuple libyen ! Kadhafi est en train de se faire un prénom : Saïf al-Islam.</p><p>Et selon nos informations, Saïf al-Islam Kadhafi devrait annoncer sa candidature d’ici la fin de la semaine. Selon plusieurs observateurs attentifs du dossier libyen et surtout des Libyens que nous avons pu joindre sur place, il se passe en Libye ce que se passe en Tunisie : l’anarchie, l’effondrement économique, les attentats conduisent les citoyens à regretter les années Ben Ali et Kadhafi. Les droits de l’hommistes européens s’en offusqueront mais l’impérieux désir, besoin et droit légitime à la stabilité, condition du développement, de l’éducation, de la prospérité, du respect de l’environnement et de la gestion des flux migratoires, va peser lourd dans l’isoloir de chaque votant le 24 décembre en Libye.</p><p>N’en déplaise à Paris, le nom Kadhafi est associé à cette perte de stabilité dans l’esprit des Libyens. Et Saïf al-Islam, le libéral du régime sous les années de son père, pourrait bénéficier d’une rente historique insoupçonnée qui pourrait l’aider à l’emporter le 24 décembre.</p><p>Si l’élection a bel et bien lieu dans six semaines, le père Noël à Tripoli aura peut-être un nom connu de tous…</p><p>Michel Taube</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Sat, 06 Nov 2021 23:06:49 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L’Eurasie, terrain du « Grand Jeu »]]></title>
	<description><![CDATA[<p></p><p>L’Eurasie, centre géostratégique de la planète, objet depuis longtemps de stratégies de domination nommées « le Grand jeu ». Voici d’abord une série de textes écrits par Christian Greiling, un spécialiste français du sujet, pour vous expliquer le contexte historique et vous permettre de mieux comprendre l’importance de ce continent et de ce qui s’y passe actuellement.</p><p>Voyons maintenant plus en détail l’histoire contemporaine autour de ce « grand jeu ».</p><p>D’abord un point de vue occidental,</p><p>puis le « point de vue alternatif ».</p><p>L’Eurasie, centre de gravité d’un monde multipolaire en formation, abandonnant le monde unipolaire étasunien dans les poubelles de l’histoire.</p><p>Les deux fondations principales de cette « Eurasie multipolaire » sont la Russie et la Chine.</p><p>C’est bien sûr la Chine, puisqu’elle en a la capacité financière, qui aide au financement d’une grande partie de l’infrastructure nécessaire à l’intégration eurasiatique avec son colossal projet d’infrastructure nommé « Nouvelles Routes de la Soie », que nous verrons plus en détail dans le chapitre sur la Chine.</p><p>C’est la Russie qui garantit l’aspect sécuritaire du bloc eurasien grâce à sa puissance militaire et la finesse diplomatique du gouvernement de Vladimir Poutine.</p><p>Voyons maintenant l’intégration eurasienne en marche.</p><p>L’inde, le troisième grand pôle du continent hésite, à cause de sa peur de la Chine et des pressions occidentales.</p><p>Un des moyens de résister aux pressions déstructurantes des États-Unis pour empêcher l’intégration eurasiatique est de créer un réseau financier intégré et d’arrêter d’utiliser le dollar pour leurs échanges commerciaux.</p><p>Une fois le cadre eurasiatique défini, nous allons nous pencher plus avant sur les deux principaux piliers eurasiens, pays sans lesquels aucune intégration n’aurait lieu et qui du coup sont dans la ligne de mire de l’Empire, <a href="https://lesakerfrancophone.fr/ceg6-la-russie">la Russie</a> et <a href="https://lesakerfrancophone.fr/ceg8-la-chine">la Chine</a>. Mais commençons par étudier <a href="https://lesakerfrancophone.fr/ceg5-le-combat-usa-vs-russie">la guerre hybride entre la Russie et l’OTAN</a> sur le terrain eurasien.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sat, 06 Nov 2021 23:06:15 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Comprendre les enjeux géopolitiques : L’Eurasie, terrain du Grand jeu]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Wayan − Le 6 Novembre 2021 − Source <a href="https://lesakerfrancophone.fr/ceg4-leurasie-terrain-du-grand-jeu">Le Saker Francophone</a></p><p></p><p>L’Eurasie, centre géostratégique de la planète, objet depuis longtemps de stratégies de domination nommées « le Grand jeu ». Voici d’abord une série de textes écrits par Christian Greiling, un spécialiste français du sujet, pour vous expliquer le contexte historique et vous permettre de mieux comprendre l’importance de ce continent et de ce qui s’y passe actuellement.</p><p>Retrouver la suite de cette analyse sur la page : <a href="https://lesakerfrancophone.fr/ceg4-leurasie-terrain-du-grand-jeu">L’Eurasie, terrain du Grand jeu</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 06 Nov 2021 12:13:39 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/749/l%E2%80%99iran-a-decide-de-jouer-la-carte-des-taliban</link>
	<title><![CDATA[L’Iran a décidé de jouer la carte des Taliban]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2015/10/mollah-iran.png" data-caption=""></a></p>
<p>Le développement d’une relation forte entre la théocratie chiite iranienne et le gouvernement des extrémistes sunnites afghans, ennemis jurés dans le passé, est l’une des répercussions les plus paradoxales de la prise de pouvoir à Kaboul, le 15 août dernier, par les « Etudiants en religion ».</p>
<p><a href="https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Ali-Khameini.jpg"></a><br />Le « Guide suprême », Ali Khamenei était autrefois très virulent l’égard des talibans, qu’il qualifiait de « ramassis de mercenaires cruels et fanatiques ».</p>
<p>Lors du premier passage au pouvoir des talibans ( 1996-2001), l’Iran et le régime de l’Afghanistan « talibanisée » avaient presque failli se faire la guerre : en 1998, un conflit armé avait été évité de justesse après que des soldats taliban eurent investi le consulat iranien de Mazar-e-Sharif ( nord de l’Afghanistan). Onze diplomates iraniens avaient été tués. L’année précédente, les talibans avaient massacré trois mille hazara, minorité afghane chiite qui, pour d’évidentes raisons religieuses, linguistiques et culturelles, sont les « protégés » et alliés de Téhéran.</p><p>L’Iran soutenait aussi le célèbre commandant Ahmad Shah Massoud, Tadjik persanophone, héros du « djihad » contre les soviétique, ex maître de Kaboul devenu chef de la résistance anti talibane après sa débâcle de 1996, quand ses ennemis s’emparèrent une première fois de la capitale afghane.</p>
<p>Changement de ton de Téhéran</p>
<p>Peu après la victoire des taliban, les autorités iraniennes ont « conseillé » à leurs médias de modérer leurs critiques envers les « séminaristes » au pouvoir à Kaboul. Il a été expressément demandé aux journalistes iraniens d’éviter les termes de « brutalité », « crimes », « atrocités », termes naguère en vigueur quant il s’agissait de qualifier les talibans, symbole du « suprémacisme » sunnite incarné par les extrémistes afghans.</p><p>En fait, le réchauffement entre les deux voisins-adversaires ne date pas tout à fait d’hier : en 2005, l’ex président Mahmoud Ahmadinejad, grand pourfendeur d’Israël, avait engagé l’ébauche d’un dialogue avec les talibans. Qui, à l’époque, bataillaient avec le gouvernement afghan installé à Kaboul par les Américains. Tout ce qui pouvait contribuer à l’affaiblissement des troupes des Etats-Unis et de leurs alliés était bien entendu bon à prendre…</p><p>Le « Guide suprême », Ali Khamenei a, ces dernières années, modéré son discours, « incluant les talibans dans l’’axe de résistance’ avec la Syrie, l’Irak et le Yémen, leur fournissant armes et entraînement », ainsi que l’affirmait récemment l’ancien diplomate Bernard Chappedelaine dans le Numéro 26 de la « Revue de presse internationale ».</p><p>A la fin du mois de juin, soit un mois et demi avant la chute de Kaboul et la désastreuse opération de retrait menée par les Américains, le quotidien ultra conservateur iranien « Kayhan », dont le directeur est choisi par le « Guide », avait publié un article laissant entendre que les talibans n’étaient plus ceux que « nous connaissions avant, quand ils coupaient des têtes ». Et d’ajouter que, lors des offensives des insurgés contre le gouvernement de Kaboul « aucun crime affreux n’a eu lieu, contrairement à l’Etat islamique qui en a commis en Irak ». Le journal insistait aussi, détail qui n’en est pas un, sur le fait que les talibans avaient promis de ne pas s’en prendre aux minorités chiites afghanes.</p>
<p><a href="https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Iran-1.jpg"></a><br />Le drapeau des Taliban à la frontière de l’Iran et de l’AfghanistanLes Gardiens de la Révolution en embuscade</p>
<p>La menace de l’Organisation « Etat islamique » (EI) est en réalité l’une des raisons les plus évidentes qui pousse l’Iran à faire ami ami avec des talibans longtemps honnis. Comme le dit dans l’Orient- le-Jour la chercheuse du Carnegie Middle East Center Fatemeh Aman, « les Iraniens sont nerveux : un gouvernement entièrement dominé par les talibans n’est pas leur premier choix, mais ils n’ont plus d’autre options pour contenir l’Etat islamique et les possibles retombées d’une nouvelle guerre ».</p><p>Si le retrait des Américains fait l’affaire de l’Iran, le régime des ayatollahs s’inquiète en effet de l’instabilité que font régner en ce moment chez son voisin les combattants de l’EI dans le cadre d’une sanglante campagne d’attentats : 100 morts à l’aéroport de Kaboul, le 26 août ; 60 morts dans l’explosion qui s’est produite le 8 octobre dans une mosquée chiite de Kunduz ( Nord-afghan) ; 41 morts dans l’attentat suicide, le 15 octobre, dans une mosquée chiite de Kandahar, « capitale » historique des talibans, au cœur du pays pachtoune, l’ethnie ultra majoritaire des « Etudiants ». Tous ces attentats ont été revendiqués par l’Etat islamique au Khorassan ( EI-K).</p><p>Le changement d’orientation prise par la diplomatie iranienne est l’œuvre des « Pasdarans » , les tous puissants « Gardiens de la révolution » qui phagocytent le pouvoir à Téhéran, une emprise politique et économique que ces derniers ont encore accru en instrumentalisant à leur profit le régime des sanctions imposées à l’Iran par les Etats-Unis, l’ONU et l’Union européenne à cause du non respect par le régime de Téhéran des accords de 2015 sur le nucléaire. Les « Gardiens » profitent notamment de l’embargo imposé en tirant profit du marché noir provoqué par les sanctions économiques.</p><p>« Cette nouvelle approche à l’égard des talibans a vraisemblablement été promue par le commandant du Corps des gardiens de la révolution ( IRC), Ismail Qaani, considéré comme un vétéran des affaires afghanes qui serait notamment le pourvoyeur de combattants hazara chiites afghans en Syrie », observe le site de l’« Atlantic Council ».</p>
<p>L’Etat islamique, l’ennemi commun</p>
<p>Cet infléchissement remarquable de la politique iranienne à propos de talibans – même si elle ne s’accompagne pas d’une volonté de reconnaître le nouveau régime- est rendue plus aisée en raison des signes de bonne volonté émis par les « Etudiants en religion » avant même leur prise de pouvoir. L’année dernière, les talibans avaient nommé un mollah chiite d’ethnie hazara au poste de gouverneur de district dans une zone qu’ils contrôlaient, au nord de l’Afghanistan. Ces derniers n’ont également pas manqué de condamner les attaques à répétitions contre des mosquées chiites, attribués – ou revendiqués- par l’EI.</p><p>Tout cela n’empêche pas qu’un certain nombre de voix restent sceptiques en Iran quant à la pertinence de ce rapprochement avec un régime autrefois ennemi : les talibans n’ont fait presque aucun compromis dans la formation d’un gouvernement que leurs voisins et l’occident voulaient « inclusif ». Seul deux membres de la minorité tadjike persanophone, courtisée et soutenue par l’Iran, ont été appointés à des postes ministériels dans le gouvernement talib.</p><p>« Il y a un débat en cours en ce moment en Iran, certaines voix s’élevant contre l’hypothèse que les talibans ont changé », analyse le chercheur Adnan Tabatabai, responsable du Center for applied research in partnership with the orient », un think tank installé à l’université de Bonn, en Allemagne.</p><p>Mais dans un contexte général qui voit les puissances régionales prêtes à redevenir les acteurs d’un « grand jeu » où l’Afghanistan est à nouveau le centre, l’Iran ne peut que faire preuve de pragmatisme à l’égard d’un pays avec lequel il partage 900 kilomètres de frontière commune. Alors que l’Arabie Saoudite, grand rival de Téhéran, maintient un curieux silence pour une monarchie qui avait naguère était l’un des grands soutiens des talibans. Et qui fut l’un des trois pays, avec les Emirats Arabes Unis ( EUA) et le Pakistan, à reconnaître le régime des talibans, « Saison 1 »…</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 04:45:57 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/742/yanis-varoufakis-%C2%AB-angela-merkel-a-nui-a-l%E2%80%99europe-et-au-monde-%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[Yanis Varoufakis : « Angela Merkel a nui à l’Europe et au monde »]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les élections allemandes d’aujourd’hui marquent la fin effective du règne de 16 ans d’Angela Merkel. Yanis Varoufakis décrit pour Jacobin comment elle est devenue la dirigeante la plus puissante d’Europe en temps de paix – aux dépens de l’Europe elle-même.</p><p>Source : <a href="https://jacobinmag.com/2021/09/yanis-varoufakis-angela-merkel-divided-europe-north-south-greece-debt-banks-bailout" target="_blank" rel="noopener">Jacobin Mag, Yanis Varoufakis</a><br />Traduit par les lecteurs du site Les-Crises</p>
<p><a href="https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2021/10/1-12.jpeg"></a></p>
<p id="caption-attachment-268598" class="wp-caption-text">Le long mandat d’Angela Merkel en tant que chancelière allemande prend fin alors que des élections fédérales ont lieu aujourd’hui en Allemagne. (JOHN MACDOUGALL/AFP via Getty Images)</p><p>Le mandat d’Angela Merkel restera dans les mémoires comme le paradoxe le plus cruel de l’Allemagne et de l’Europe. D’une part, elle a dominé la politique du continent comme aucun autre dirigeant en temps de paix – et elle laisse la chancellerie allemande considérablement plus puissante qu’elle ne l’avait trouvée. Mais la manière dont elle a construit ce pouvoir a condamné l’Allemagne à un déclin de longue durée et l’Union européenne à la stagnation.</p>
<p>Un déclin alimenté par la richesse</p>
<p>Il ne fait aucun doute que l’Allemagne est aujourd’hui plus forte politiquement et économiquement qu’elle ne l’était quand Merkel est devenue chancelière en 2005. Cependant, les raisons mêmes pour lesquelles l’Allemagne est plus forte sont aussi celles pour lesquelles son déclin est assuré dans une Europe en stagnation.</p><p>La puissance de l’Allemagne est le résultat de trois excédents massifs : son excédent commercial, l’excédent structurel de son gouvernement fédéral et l’afflux de l’argent des autres dans les banques de Francfort, en raison de la crise sans fin de l’euro qui se consume lentement.</p><p>Alors que l’Allemagne baigne dans l’argent, grâce à ces trois excédents, cet argent est principalement gaspillé. Au lieu d’être injecté dans les infrastructures du futur, publiques ou privées, il est soit exporté (par exemple, investi à l’étranger), soit utilisé pour acheter des biens improductifs en Allemagne (par exemple, des appartements à Berlin ou des actions Siemens).</p><p>Pourquoi les entreprises allemandes, ou le gouvernement fédéral, ne peuvent-ils pas investir ces fleuves d’argent de manière productive en Allemagne ? Parce que – et c’est là que réside une partie du cruel paradoxe – la raison pour laquelle ces excédents existent est qu’ils ne sont pas investis ! En d’autres termes, sous le règne de Mme Merkel, l’Allemagne a conclu un marché faustien : en limitant les investissements, elle a acquis auprès du reste de l’Europe et du monde des excédents qu’elle n’a pas pu ensuite investir, cela lui aurait fait perdre sa capacité future à dégager davantage d’excédents.</p><p>Si l’on s’attarde sur leur origine, les excédents massifs qui ont donné du pouvoir à l’Allemagne sous Mme Merkel sont le résultat de l’obligation faite aux contribuables allemands et, plus tard, européens de renflouer les banquiers cinglés de Francfort à condition d’organiser une crise humanitaire dans la zone périphérique de l’Europe (en particulier en Grèce) – moyen par lequel le gouvernement de Merkel a imposé une austérité sans précédent à l’égard des travailleurs tant allemands que non allemands (de manière disproportionnée, bien sûr).</p><p>En bref, le faible investissement intérieur, l’austérité généralisée et le fait de monter les fiers peuples européens les uns contre les autres ont été les moyens par lesquels les gouvernements successifs de Merkel ont transféré à l’oligarchie allemande richesse et pouvoir. Hélas, ces moyens ont également conduit à une Allemagne divisée qui passe complètement à côté de la prochaine révolution industrielle au sein d’une Union européenne qui se fragmente.</p><p>Trois épisodes permettent de comprendre comment Merkel a exercé son pouvoir à travers l’Europe pour construire, étape par étape, le cruel paradoxe qui sera son héritage.</p>
<p>Episode 1 : Le socialisme paneuropéen pour les banquiers allemands</p>
<p>En 2008, alors que les banques de Wall Street et de la City de Londres s’effondraient, Angela Merkel continuait à entretenir son image de chancelière à la main de fer, radine et prudente sur le plan financier. Pointant un doigt moralisateur vers les banquiers prodigues de l’Anglosphère, elle a fait les gros titres lors d’un discours à Stuttgart où elle a suggéré que les banquiers américains auraient dû consulter une ménagère souabe, qui leur aurait appris une chose ou deux sur la façon de gérer leurs finances.</p><p>Imaginez son horreur lorsque, peu après, elle a reçu une avalanche d’appels téléphoniques inquiets en provenance de son ministère des Finances, de sa banque centrale et de ses propres conseillers économiques, tous porteurs d’un message invraisemblable : Madame la Chancelière, nos banques aussi sont en faillite ! Pour faire fonctionner les guichets automatiques, il nous faut une injection de 406 milliards d’euros de l’argent de ces ménagères souabes – d’ici hier !</p><p>C’était la définition même du poison politique. Alors que le capitalisme mondial était en proie à des spasmes, Merkel et Peer Steinbrück, son ministre social-démocrate des Finances, introduisaient l’austérité pour la classe ouvrière allemande, prônant le mantra standard et autodestructeur du serrage de ceinture en pleine récession. Comment peut-elle maintenant se présenter devant ses propres membres du parlement – à qui elle a fait la leçon pendant des années concernant les vertus de la sobriété en matière d’hôpitaux, d’écoles, d’infrastructures, de sécurité sociale et d’environnement – pour les implorer de faire un chèque aussi colossal à des banquiers qui, quelques secondes auparavant, nageaient dans des rivières de liquidités ?</p><p>La nécessité étant la mère de l’humilité forcée, la chancelière Merkel a pris une profonde inspiration, est entrée dans le splendide Bundestag fédéral conçu par Norman Foster, a annoncé la mauvaise nouvelle à ses parlementaires abasourdis et est repartie avec le chèque demandé.</p><p>Au moins, c’est fait, a-t-elle dû penser. Sauf que ce n’était pas le cas. Quelques mois plus tard, une autre avalanche d’appels téléphoniques a exigé un nombre similaire de milliards pour les mêmes banques. Pourquoi ? Le gouvernement grec était sur le point de faire faillite. Si cela arrivait, les 102 milliards d’euros qu’il devait aux banques allemandes disparaîtraient et, peu après, les gouvernements italien, grec et irlandais feraient probablement défaut pour une créance d’un montant d’environ 500 milliards d’euros de prêts dus aux banques allemandes. À eux deux, les dirigeants français et allemands avaient intérêt à empêcher le gouvernement grec de dire la vérité, c’est-à-dire d’avouer sa faillite, pour un montant d’environ 1 000 milliards d’euros.</p><p>Angela Merkel a négligemment provoqué une crise humanitaire dans mon pays pour camoufler le sauvetage de banquiers allemands quasi-criminels.</p><p>C’est à ce moment-là que l’équipe d’Angela Merkel s’est montrée à la hauteur, en trouvant un moyen de renflouer les banquiers allemands une deuxième fois sans en informer le Bundestag : ils ont présenté le deuxième renflouement de leurs banques comme un acte de solidarité avec les cigales de l’Europe, le peuple grec. Et faire payer par les autres Européens, même les Slovaques et les Portugais beaucoup plus pauvres, un prêt qui irait momentanément dans les caisses du gouvernement grec avant de finir dans celles des banquiers allemands et français.</p><p>Ne sachant pas qu’ils payaient en réalité pour les erreurs des banquiers français et allemands, les Slovaques et les Finlandais, tout comme les Allemands et les Français, ont cru avoir la responsabilité d’assumer les dettes d’un autre pays. Ainsi, au nom de la solidarité avec ces insupportables Grecs, Mme Merkel a semé des graines du rejet entre de fiers peuples.</p>
<p>Épisode 2 : L’austérité paneuropéenne</p>
<p>Lorsque Lehman Brothers a fait faillite en septembre 2008, son dernier PDG a supplié le gouvernement américain de lui accorder une gigantesque ligne de crédit pour maintenir sa banque à flot. Supposons que le président américain lui ait répondu : « Pas de renflouement et, de plus, je ne vous autorise pas à déposer le bilan ! ». Ce serait d’une absurdité complète. Et pourtant, c’est précisément ce qu’Angela Merkel a dit au Premier ministre grec en janvier 2010 lorsque celui-ci a désespérément imploré de l’aide pour éviter de déclarer l’État grec en faillite. C’était comme dire à une personne qui est en train de tomber : je ne vais pas vous rattraper, mais vous n’avez pas non plus le droit de toucher le sol.</p><p>Quel était l’intérêt d’un double Nein aussi absurde ? Étant donné que Merkel avait toujours l’intention d’insister pour que la Grèce obtienne le prêt le plus important de l’histoire – dans le cadre du deuxième plan de sauvetage caché des banques allemandes (voir ci-dessus) – l’explication la plus plausible est aussi la plus triste : son double Nein, qui a duré quelques mois, a réussi à instiller un tel désespoir chez le Premier ministre grec qu’il a fini par accepter le programme d’austérité le plus écrasant de l’histoire. Faisant d’une pierre deux coups en un seul renflouement, Merkel a subrepticement renfloué les banques allemandes pour la deuxième fois. Et l’austérité généralisée a commencé à se répandre sur le continent, comme un feu de brousse qui aurait commencé en Grèce avant de se propager partout, y compris en France et en Allemagne.</p>
<p>Episode 3 : Jusqu’à la fin amère</p>
<p>La pandémie a offert à Angela Merkel une dernière chance de rassembler l’Allemagne et l’Europe.</p><p>Une nouvelle dette publique importante était inévitable, même en Allemagne, alors que les gouvernements tentaient de remplacer les revenus perdus pendant le confinement. Si un moment de rupture avec le passé s’imposait, c’était bien ce jour-là. Le moment était particulièrement propice pour investir les excédents allemands dans une Europe qui, simultanément, démocratisait ses processus décisionnels. Mais le dernier geste d’Angela Merkel a été de faire en sorte que ce moment soit également raté.</p><p>En mars 2020, dans un élan de panique harmonisé à la suite des confinements à l’échelle de l’UE, treize chefs de gouvernement de l’UE, dont le président français Emmanuel Macron, ont exigé de l’UE l’émission d’une dette commune (une « euro-obligation » ou eurobond) qui contribuerait à transférer les dettes nationales en hausse qui pesaient sur les faibles épaules des États membres vers l’UE comme un tout, afin d’éviter une austérité massive à la grecque dans les années post-pandémie. La chancelière Merkel, sans surprise, a dit Nein et, comme prix de consolation, a offert un fonds de relance qui ne fait strictement rien pour aider à faire face aux dettes publiques nationales croissantes – ou pour contribuer à faire pression pour que les excédents allemands accumulés soient utilisés dans l’intérêt à long terme de la société allemande.</p><p>Dans le style typique de Merkel, l’objectif du fonds de relance était de donner l’impression de faire le minimum nécessaire de ce qui est dans l’intérêt d’une majorité d’Européens (y compris une majorité d’Allemands) – sans le faire réellement ! L’acte de sabotage final de Mme Merkel avait deux dimensions.</p><p>Tout d’abord, le montant du fonds de relance est, à dessein, insignifiant sur le plan macroéconomique, c’est-à-dire qu’il est trop insuffisant pour défendre les personnes et les communautés les plus faibles de l’UE contre l’austérité qui finira par s’imposer une fois que Berlin aura donné son feu vert à la « consolidation fiscale » afin de freiner l’explosion des dettes nationales.</p><p>Deuxièmement, le fonds de relance va, en réalité, transférer des richesses des Nordistes les plus pauvres (par exemple, les Allemands et les Néerlandais) vers les oligarques du Sud de l’Europe (par exemple, les entrepreneurs grecs et italiens) ou vers les entreprises allemandes qui gèrent les services publics du Sud (par exemple, Fraport, qui gère maintenant les aéroports de la Grèce). Rien ne pourrait garantir plus efficacement la poursuite de la détérioration de la guerre des classes et de la fracture Nord-Sud en Europe que le fonds de relance de Mme Merkel – l’acte final de sabotage de l’unité économique et politique européenne.</p>
<p>Une complainte pour conclure</p>
<p>Elle a négligemment provoqué une crise humanitaire dans mon pays pour camoufler le sauvetage de banquiers allemands quasi-criminels, tout en montant les fières nations européennes les unes contre les autres.</p><p>Elle a intentionnellement saboté toutes les occasions de rassembler les Européens.</p><p>Elle a habilement comploté pour saper toute véritable transition verte en Allemagne ou dans toute l’Europe.</p><p>Elle a travaillé sans relâche pour émasculer la démocratie et empêcher la démocratisation d’une Europe désespérément antidémocratique.</p><p>Et pourtant, en observant la meute de politiciens banals et sans visage qui se bousculent pour la remplacer, je crains fort qu’Angela Merkel ne me manque. Même si, d’un point de vue analytique, mon évaluation de son mandat reste la même, je soupçonne que, d’ici peu, j’en aurai une pensée plus attendrie.</p><p>À propos de l’auteur</p><p>Yanis Varoufakis a été ministre grec des Finances pendant les premiers mois du gouvernement dirigé par Syriza en 2015. Il a notamment publié Le Minotaure planétaire et Conversations entre adultes.</p><p>Source : <a href="https://jacobinmag.com/2021/09/yanis-varoufakis-angela-merkel-divided-europe-north-south-greece-debt-banks-bailout" target="_blank" rel="noopener">Jacobin Mag, Yanis Varoufakis</a>, 26-09-2021<br />Traduit par les lecteurs du site Les-Crise<a href="https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2021/10/0-14.jpeg"></a></p><p class="text-box">Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. <a href="https://www.les-crises.fr/yanis-varoufakis-angela-merkel-a-nui-a-l-europe-et-au-monde/#">[Lire plus]</a>Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sun, 31 Oct 2021 20:49:55 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L’Empire et ses techniques de guerre hybride]]></title>
	<description><![CDATA[<p id="caption-attachment-103318" class="wp-caption-text">Le quartier général de l’OTAN à Bruxelles</p><p>Animé d’un complexe de supériorité à toute épreuve, alimenté par sa supériorité technologique, l’Europe d’abord, puis les États Unis, ce que nous appelons « le monde occidental » dans nos textes, a toujours prétendu régner sur le monde. Piller ses ressources, imposer sa loi et son idéologie, combattre avec acharnement tout peuple ou dirigeant résistants. Bien sûr, tout cela au nom de « la civilisation », histoire de conserver bonne conscience.</p><p>Mais, au contraire de ce que pense la majorité des occidentaux, la décolonisation n’a pas entraîné la fin de la volonté de domination occidentale. Celle-ci n’a fait que prendre des moyens détournés, beaucoup moins visibles mais toujours bien présents. Nous allons vous montrer, dans ce chapitre, que la volonté impériale occidentale est toujours bien présente et les techniques utilisées pour l’exercer sans que les peuples, occidentaux ou pas, n’en soient conscients.</p><p>Pourquoi cacher « l’Empire » et son impérialisme aux yeux des peuples occidentaux ? Parce que, comme s’en est aperçu le gouvernement étasunien pendant la guerre du Vietnam, le peuple occidental, dans sa grande majorité et en particulier chez les jeunes, ne veut plus de colonisation ni de guerre d’agression. Ce peuple à une image de lui-même qui reflète la bienveillance, le sens de l’humanité et de la justice, la liberté de penser et la démocratie, les droits de l’homme…Notions que les gouvernements occidentaux vont donc être obligé d’accoler à chacune de leurs initiatives impériales afin que leurs peuples ne se rebellent pas contre elles. Guerres humanitaires, obligation de protéger des peuples martyrisés par leur « dictateur », défense des droits des minorités opprimés…Les États-Unis maquillent d’un vernis de bienveillance toutes leurs guerres impériales. Et, sous l’effet d’une intense propagande médiatique complice, la population gobe l’alibi et se débarrasse ainsi de toute culpabilité.</p><p>Mais alors pourquoi les médias, qui ne sont maintenant plus aux mains de l’État mais sont soit disant « indépendants », collaborent-ils à ce néocolonialisme ? D’une part parce que les propriétaires de ces médias sont les riches fortunes qui profitent financièrement de ce néocolonialisme et doivent donc l’entretenir pour accroître encore plus cette fortune, d’autre part pour manipuler les consciences afin que la population continue de croire qu’elle vit dans un pays démocratique, égalitaire, bienveillant. Enfin, que le meilleur et unique système socio-économique est celui dans lequel nous vivons et qu’il est « logique et bienveillant » de l’imposer aux autres, pour leur bien, les pauvres. Ce monopole médiatique permet, en dernier lieu, de cacher aux populations occidentales la décadence dans laquelle le monde occidental est engagé à cause de l’incurie du système ultralibéral que ses élites cherchent à imposer au monde entier.</p><p>Nous verrons donc dans ce chapitre les techniques que le monde occidental, en particulier le monde anglosaxon qui est un expert en guerre hybride, utilise contre les pays qui ne veulent pas coopérer avec « l’Empire ». Ingérence politique en soutenant l’opposition, Révolutions de couleurs et installation d’une marionnette au pouvoir, attaques sous fausses bannières, assassinats politiques, chantages et sanctions économiques, propagande mensongère et autres « psyops » [opérations psychologiques pour créer une situation de toute pièce], intimidation militaire allant jusqu’à lancer une « guerre humanitaire »…Entre approches théoriques et exemples concrets, nous allons vous montrer ces techniques de guerre hybride utilisées pour mettre au pas les récalcitrants (Venezuela, Cuba, Corée du Nord, Iran…) les gêneurs (Irak, Syrie, tout homme politique populaire se voulant indépendant) et les concurrents potentiels (Russie, Chine).</p><p>Mais voyons d’abord cette notion « d’Occident », « d’Empire » et de guerres hybrides impérialistes qui touchent le monde entier.</p><p>La Russie est depuis longtemps l’ennemi né de l’Empire, comme nous le verrons plus en détail dans le chapitre <a href="https://lesakerfrancophone.fr/5-le-combat-usa-vs-russie">« le combat USA-Russie »</a>.</p><p>L’Amérique du sud, dite l’arrière-cour des Etats Unis, en particulier Cuba, le Venezuela riche en pétrole et tout pays virant à gauche, sont sous les fourches caudines des Etats Unis.</p><p>Le Moyen orient et ses richesses pétrolières. L’Afghanistan en 2001 puis l’Irak, la Somalie, la Syrie, la Lybie et enfin l’Iran qui, depuis la destitution du Shah, résiste à l’impérialité étasunienne.</p><p>Nous aurons un chapitre détaillé <a href="https://lesakerfrancophone.fr/10-la-syrie">sur la Syrie</a> qui, depuis 2015, subit les foudres de l’Empire.</p><p>Même les alliés récalcitrants sont mis au pas.</p><p>L’Afrique, l’Asie, le monde entier doit obéissance à l’hégémon.</p><p>Après ces quelques exemples pour vous montrer la réalité d’un « empire étasunien », nous allons passer en revue les différentes « armes de guerre hybride » utilisées par l’Empire pour exercer son pouvoir impérial.</p><p>Voyons d’abord les maîtres d’œuvre officiels de cet impérialisme, la CIA pour l’action dans l’ombre et l’OTAN pour la force visible.</p><p>L’OTAN, le bras armé de l’Empire.</p><p>La CIA, le maître d’œuvre caché de l’impérialisme étasunien et ses supplétifs du Mi6, du Mossad et des « Five Eyes » (le regroupement des services secrets étatsuniens, anglais, canadiens, australiens, néo-zélandais).</p><p>Sans oublier le Pentagone.</p><p>A notre époque de privatisation totale, pourquoi ne pas privatiser les outils de l’impérialisme ? c’est le cas avec George Soros et les « ONG humanitaires ».</p><p>Conséquence de cette guerre hybride menée par l’intermédiaire d’ONG,</p><p>Une des plus vieilles techniques occidentales pour continuer à exercer un pouvoir sur les anciennes colonies fut d’y placer leurs propres marionnettes à la tête. Le changement de régime et sa version plus « démocratique », la révolution de couleur, continuent d’être pratiqués.</p><p>Le dollar qui est devenue la monnaie internationale est utilisé comme arme financière.</p><p>Grace au dollar et au système financier occidental, les sanctions et pressions sur l’économie des pays sont faites pour affamer le peuple afin que celui-ci se révolte contre son dirigeant qui est dans la ligne de mire de « l’Empire ».</p><p>Les attaques sous fausse bannière, un vieil outil toujours d’actualité.</p><p>Le terrorisme est depuis longtemps utilisé pour déstabiliser les gouvernements en place. La manipulation d’attentats terroristes sous fausse bannière ne date donc pas d’aujourd’hui. Après la seconde guerre mondiale, la CIA avait déjà monté l’opération Gladio et des groupes appelés Stay Behind pour empêcher l’idéologie communiste de s’étendre en Europe de l’Ouest.</p><p>Voyons maintenant ce qu’il en est du terrorisme à notre époque.</p><p>Arrestations arbitraire et assassinats par drones.</p><p>Même si on en parle peu, le risque de guerre bactériologique est bien là.</p><p>Attaques informatiques et cyber guerre comme dernière arme de guerre hybride en date.</p><p>La perversion des organismes internationaux.</p><p>Et même du sport.</p><p>Les manipulations psychologiques des populations par les médias, dites propagande de guerre ou « psyops » en anglais, sont faites pour que les peuples ne comprennent pas les causes réelles de tous ces événements qui troublent une hypothétique paix mondiale et en viennent à soutenir ces « guerres hybrides » qui ne ressemblent pas à de vraies guerres.</p><p>Voici un chapitre entier pour donner un exemple détaillé de « psyop » montée contre la Russie, <a href="https://lesakerfrancophone.fr/12-laffaire-skripal">l’affaire Skripal</a>.</p><p>Pour une bonne vue d’ensemble de l’Empire, lisez l’interview de Daniele Ganser, l’auteur du livre « les guerres illégales de l’OTAN ».</p><p>Et pour ceux qui veulent rentrer dans les détails théoriques, voici le travail d’Andrew Korybko, le spécialiste de la théorie des guerres hybrides.</p><p>Une fois ces techniques de guerre hybride bien comprises, voyons maintenant le « terrain de jeu » sur lequel l’Empire va exercer son pouvoir, l’Eurasie, dont il faut à tout prix empêcher l’intégration en sapant ses deux gros piliers de soutien, la Russie et la Chine. Ce que les spécialistes du sujet nomment <a href="https://lesakerfrancophone.fr/4-leurasie-terrain-du-grand-jeu">« le Grand jeu »</a>.</p><p>Ceux que la géopolitique internationale intéresse peu, peuvent passer directement au chapitre montrant que derrière le système dit démocratique du monde occidental se cache en réalité <a href="https://lesakerfrancophone.fr/13-ploutocratie-et-ultraliberalisme">une ploutocratie</a> et un <a href="https://lesakerfrancophone.fr/17-quest-ce-que-letat-profond">État profond</a> qui dirige l’Empire.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 31 Oct 2021 20:36:52 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Avec la Chine, la guerre grise a commencé]]></title>
	<description><![CDATA[<p>21 octobre 2021#21</p><p>L’affaire des sous-marins australiens qui oppose la France aux États-Unis n’est pas seulement une question de gros sous ou d’amour-propre. C’est le révélateur d’une crise bien plus profonde. Entre la Chine et les États-Unis, la tension ne cesse de monter. Et elle ne peut que monter encore. C’est cela qui marginalise la France. Les deux superpuissances peuvent-elles éviter ce que l’on appelle « le piège de Thucydide » ? Ou vont-elles s’enliser dans la « guerre grise » ?</p>
<p>Le piège de Thucydide, c’est quoi ?  </p>
<p>En 2017, un politologue américain, Graham Allison, publie un livre-choc : Destined for war. Traduit en français sous le titre Vers la guerre, l’ouvrage est un best-seller. Allison n’est pas le premier venu. Il a enseigné à Harvard pendant cinquante ans. Et il a conseillé plusieurs secrétaires à la Défense. Sous Reagan, Clinton et Obama.</p><p>Sa thèse, c’est que les États-Unis et la Chine sont, sinon voués à la guerre, du moins entraînés vers elle. C’est en quelque sorte leur destin. Certes, la guerre peut sembler « à la fois improbable et déraisonnable ». Certes, il étudie des situations historiques similaires dans lesquelles le conflit a pu être évité. Certes, le dernier chapitre de son livre affirme que la guerre « n’est pas inévitable ». Il n’empêche. La Chine et les États-Unis risquent d’être entraînés au conflit presque malgré eux.</p><p>Ce mécanisme, c’est ce qu’il appelle « le piège de Thucydide ». Le piège de Thucydide, c’est « l’inévitable bouleversement qui se produit quand une puissance ascendante menace de supplanter une puissance établie ». Selon lui, ce mécanisme « a jeté les deux plus grandes puissances du moment sur la voie d’un cataclysme dont personne ne veut, mais qu’elles seront incapables d’éviter. » C’est assez glaçant.</p>
<p>Le malheur grec</p>
<p>Allison se réfère à un évènement vieux de deux-mille-quatre-cents ans, la guerre du Péloponnèse. Elle a opposé deux coalitions de cités grecques, l’une menée par Athènes et l’autre par Sparte. Entre 431 et 404, les deux villes sont alors au faîte de leur puissance. Et ces deux « superpuissances » se sont livré une bataille sans merci. D’une certaine façon, on peut dire que la Grèce ne s’en est jamais relevée. Comme on l’a dit de l’Europe après la Première Guerre mondiale.</p><p>Un historien de l’époque, Thucydide, a raconté cette guerre avec un grand souci d’exactitude. Et surtout, il a essayé d’en comprendre les ressorts. Il aborde le sujet dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse : « La cause véritable, mais non avouée, en fut à mon avis la puissance à laquelle les Athéniens étaient parvenus et la crainte qu’ils inspiraient aux Lacédémoniens, qui contraignirent ceux-ci à la guerre. »</p><p>Dans cette longue phrase, tout est pesé. Tout est pensé. Tout est condensé.</p><p>1/ La guerre a des ressorts objectifs qui échappent aux discours officiels.</p><p>2/ Elle a un caractère inéluctable. Thucydide parle bien de contrainte.</p><p>3/ Il n’y a donc pas un agresseur et un agressé. La guerre obéit à une double causalité, elle commence des deux côtés, quoique de façon dissymétrique. Il y a d’un côté une puissance émergente, qui devient trop vite trop forte et trop conquérante. Il y a, en face, une puissance déclinante qui voit son hégémonie menacée et qui prend peur.</p><p>Imaginé par l’historien grec de l’Antiquité et popularisé par le politologue américain de Harvard, le « piège de Thucydide » est même devenu <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pi%C3%A8ge_de_Thucydide">un concept géostratégique</a>.</p>
<p>La Chine ne se cache plus</p>
<p>Peut-on échapper à son destin ? La guerre est-elle inéluctable ? Vous connaissez l’histoire passée. Maintenant, remplacez Sparte par Washington et Athènes par Pékin. Ajoutez que jamais dans l’histoire un rééquilibrage des pouvoirs entre deux superpuissances étatiques ne s’est fait aussi rapidement qu’aujourd’hui – ni sur le plan militaire, ni sur le plan économique, ni sur le plan technologique, ni même sur le plan idéologique.</p><p><a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/La-Suite-des-temps/Demain-la-Chine-guerre-ou-paix">Demain la Chine, guerre ou paix</a> ? Dans un essai publié par Gallimard, le sinologue Jean-Pierre Cabestan fait mine de s’interroger. En réalité, ce directeur de recherche au CNRS est très inquiet. L’arrivée au pouvoir de Xi Jimping, en 2012, a « intensifié l’affirmation de la puissance chinoise ». Pour Cabestan, « son nationalisme est de plus en plus sourcilleux et revanchard, sa politique étrangère et de sécurité est chaque jour plus agressive et dominatrice ». Le successeur de Mao, Deng Xiaoping, avait pour stratégie de passer sous les radars. Il faut, disait-il, « cacher ses talents et attendre son heure ». Le conseil remonterait à un empereur de l’époque des Tang, il y a une douzaine de siècles. Désormais, avec Xi Jimping, plus question de se cacher.</p><p>Il y a désormais un peu partout dans la région « une accumulation de passions et de poudre ». D’autant que la mue spectaculaire de l’armée chinoise, dont il passe les forces en revue et en détail, n’est pas terminée. L’objectif de la Chine est d’être la première puissance militaire et économique du monde à l’horizon 2049, cent ans après la prise de pouvoir par les communistes, c’est-à-dire d’ici une génération.</p>
<p>Guerre grise</p>
<p>Pour l’instant, bien sûr, les gesticulations et pressions contre Taïwan, ce n’est pas l’amorce d’une invasion et le début d’une guerre mondiale. Mais c’est déjà la guerre grise, celle qui ne dit pas son nom.</p><p>La « zone grise », grey zone situation en anglais, c’est un concept assez récent, mais qui s’est imposé en raison notamment des actions de la Russie et de la Chine. Ce n’est ni la guerre ni la paix, c’est l’ambiguïté. On mène des opérations qui ne sont pas suffisamment agressives pour être considérées comme ouvrant un conflit. Mais elles ont un impact suffisant pour modifier le statu quo, pour faire bouger le rapport de force. Et pour cela, on emploie des moyens qui sortent du cadre des relations internationales telles qu’on les conçoit depuis la Seconde Guerre mondiale. Par exemple, on déstabilise une élection. Ou des hackers mènent des cyberattaques sur des systèmes importants, mais pas vitaux.</p><p>Attaques cybernétiques, propagande digitale, opérations destinées à atteindre le moral des populations visées, notamment à Taïwan… Cabestan en fait l’inventaire. Il n’est pas le seul. « Faire face aux « situations de zone grise » serait devenu, ces dernières années, <a href="https://www.cairn.info/revue-defense-nationale-2018-7-page-74.html">le principal défi de sécurité pour le Japon</a> », estime la revue Défense nationale. Par zone grise, « les autorités nippones désignent des frictions répétées, ne relevant ni du temps de paix, ni du temps de guerre et qui ont trait à la souveraineté. »</p><p>Par exemple, les Chinois font des incursions maritimes dans les eaux contiguës et territoriales des îles Senkaku, qui sont contrôlées par le Japon mais revendiquées par la Chine. Mais Pékin n’envoie pas de navire de guerre. Seulement des garde-côtes. Ou des bateaux de pêche. « La république populaire a décidé de faire un usage systématique des zones grises », écrit Cabestan.</p>
<p>Équilibre par la terreur</p>
<p>L’un des éléments qui poussent à la modération, c’est la dissuasion. Le nucléaire. Si la Chine se sent capable d’envahir Taïwan, elle ne peut prendre le risque d’une escalade. Le fait d’équiper les sous-marins australiens d’une propulsion nucléaire est un premier pas pour ce pays, et un tournant par rapport au contrat avec la France. Cela pose des questions de prolifération. Encore un sujet à défricher pour L’AntiÉditorial…</p><p>Cabestan, Jean-Pierre. (2021). Demain la Chine : guerre ou paix ? Gallimard.</p><p>Allison, Graham. (2019). Vers la guerre. Odile Jacob.</p><p>Thucydide. (1990). Histoire de la guerre du Péloponnèse. Robert Laffont.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 09 Oct 2021 22:23:36 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[CE QUE CACHE LE NARRATIF TISSÉ AUTOUR DU COVID]]></title>
	<description><![CDATA[<p id="viewer-89hqn" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">(août 2021) Ernst Wolff — Journaliste, expert en finance internationale et en fonds d’investissement</p><p id="viewer-b5guh" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr"><a href="https://odysee.com/@LongXXvids:c/Ernst-Wolf-speech---summary:3?fbclid=IwAR1WFAkVCZFFAZXACCnVef6Lr5ht0Z-H9F4HkLfHbZ6oycByPUQe2Msbn54" target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="_3Bkfb _1lsz7">https://odysee.com/@LongXXvids:c/Ernst-Wolf-speech---summary:3?fbclid=IwAR1WFAkVCZFFAZXACCnVef6Lr5ht0Z-H9F4HkLfHbZ6oycByPUQe2Msbn54</a></p><p id="viewer-eo4sk" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Selon, le président américain Franklin Delano Roosevelt : « Rien ne se produit accidentellement en politique, et lorsque quelque chose se produit, vous pouvez être presque certains que cela avait été planifié pour que cela se déroule tel que cela s’est déroulé ». Si nous considérons ce qui se passe depuis janvier 2020, ces mots résonnent de manière particulièrement inquiétante. Est-il possible que tout ce dont nous avons fait l’expérience ait été planifié ? Disons-le tout de suite, je ne peux pas produire la preuve d’un tel plan, en tout cas pas sous la forme de document authentique, mais après avoir étudié cette question attentivement pendant ces 18 mois, j’affirme que nous avons un nombre impressionnant d’indices, Ils pointent tous dans cette direction et pas dans une autre.</p><p id="viewer-8013f" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Qu’ont-ils planifié et quelles sont les conséquences de ce plan ? La situation dans laquelle nous nous trouvons en ce moment est unique dans l’histoire de l’humanité. Jamais par le passé, le monde n’a été placé dans son intégralité sous la férule d’un régime coercitif de ce genre. Et, à notre époque, on n’avait jamais eu à subir autant de mesures en apparence si inintelligibles, si aberrantes — en partie du moins — et dans bien des cas si contradictoires.</p><p id="viewer-45pna" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">D’après le récit officiel, il s’agirait de la crise sanitaire la plus sérieuse de mémoire d’homme, mais les mesures qui ont été prises, loin d’améliorer la situation, n’ont fait que l’empirer. Tous les médecins peuvent confirmer qu’aujourd’hui la santé de la majorité des gens est bien pire qu’avant la crise. Et même si l’on adopte le point de vue officiel de ceux qui ont ordonné ces mesures, celles-ci sont un vrai désastre. La prétendue menace d’une quatrième vague d’infection, et l’annonce de la nécessité d’une prochaine troisième vague de vaccinations, puis d’une quatrième et même d’une cinquième, démontre que le but revendiqué des mesures sanitaires — enrayer l’épidémie — a complètement échoué.</p><p id="viewer-1ipcj" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Mais là n’est pas le cœur du problème, bien au contraire. À cause des confinements, nous sommes obligés d’à affronter une sévère crise économique. Partout dans le monde la production s’est effondrée. La logistique globale est à genoux, les chaines d’approvisionnement sont coupées, des récoltes sont perdues, l’approvisionnement en nourriture est étranglé, et par-dessus le marché s’installe une pénurie d’une grande partie des semi-conducteurs. Parallèlement, nous constatons que personne ne semble désireux de s’attaquer à ces problèmes ni de les résoudre, mais qu’au contraire ceux-ci se retrouvent multipliés et amplifiés à cause de nouvelles mesures sanitaires et de la menace permanente que font peser d’éventuelles restrictions encore inédites.</p><p id="viewer-226u5" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Un exemple récent : en Chine, le terminal fret du troisième plus gros port du monde a été fermé à cause d’un seul ouvrier testé positif. De même en Nouvelle-Zélande, où au mois d’août 5 millions de personnes ont été placées en confinement pendant 3 jours, car une seule et unique personne de 58 ans avait été testée positive.</p><p id="viewer-1s2qb" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Une grave crise du secteur des TPE et des PME se profile. Il s’agit pourtant du secteur qui fournit le plus d’emplois de par le monde, et qui génère en outre la plus grande partie des recettes fiscales. Le secteur industriel des TPE et des PME, en particulier les entreprises familiales, qui navigue dans un flot constant d’incertitudes et sous une pluie de règlements nouveaux, est poussé chaque semaine davantage vers l’abîme. Il ne s’est jamais retrouvé dans une crise aussi profonde qu’il ne l’est aujourd’hui.</p><p id="viewer-e0222" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Là encore, ce n’est pas tout. Nous faisons face en ce moment à une inflation brutale qui grimpe partout dans le monde. Elle concerne en particulier les matières premières, les prix des objets manufacturés et les produits alimentaires. De même, rien n’est fait pour pallier à cette situation, tout au contraire. On imprime sans interruption un immense flot d’argent, et le volume de ce flot continue même encore de s’accroître. Les états et les banques centrales ont, depuis le début de la crise, injecté presque 20 billions (vingt mille milliards !) de dollars dans le système monétaire mondial. Et l’on n’en voit pas la fin ! Le FMI, l’organisation financière la plus puissante du monde, s’apprête lundi à larguer, avec des droits de retrait spéciaux, 650 milliards de dollars, la plus grande somme tirées de ses propres liquidités jamais avancée.</p><p id="viewer-8t85e" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">La situation au sein de la société n’est guère meilleure. Un exemple suffira : aux USA, le pays dont l’économie est la plus forte du monde, presque 4 millions de personnes sont menacées d’être chassées de chez elles car elles ne peuvent plus payer leur loyer ou rembourser leur emprunt. Et presque dix fois plus encore d’américains sont incapables de se nourrir grâce à leur propre revenu. Voilà ce que les politiciens, en détruisant de manière intentionnelle l’économie, ont réussi à accomplir, tandis que l’inflation grandissante, quant à elle, n’y était pas parvenue. La population s’est fracturée sur l’ensemble du territoire comme jamais auparavant, et, brochant sur le tout, des mesures perfides viennent couronner ce désastre.</p><p id="viewer-7lvka" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Enfin, on assiste à un transfert prémédité du pouvoir en Afghanistan, sous la houlette des USA. Les talibans se sont vus confier 20 milliards dollars de matériel militaire, une force aérienne complète, avec 11 bases aériennes pour la soutenir prêtes à l’usage. Soyons certains que la prochaine vague de réfugiés viendra de là. Pourquoi tout cela ? Pourquoi prennent-ils ces mesures d’envergure internationale qui ont provoqué un désastre après l’autre, et pourquoi poussent-ils une majorité de l’humanité plus loin au fond de l’abîme, au lieu d’essayer de l’arracher à sa misère ?</p><p id="viewer-2rf0b" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Pour répondre à cette question, il faut en poser deux autres : qui s’intéresse activement à cet agenda global et qui en bénéficie ? La réponse est évidente. Celui qui profite le plus de la crise actuelle, et celui qui en tire les ficelles, caché derrière la scène, c’est le complexe numérico-financier. Donc un ensemble doté de dessins bien spécifiques, au sein duquel on trouve les plus grosses sociétés du Big Information Tech (IT), ainsi que les plus gros managers d’actifs de notre temps. En font partie : Apple, la société Alphabet (Google et ses métastases), Amazon, Microsoft et Facebook. La capitalisation boursière de ces cinq sociétés représente à elles seules la valeur incroyable de 9,1 billions de dollars. À titre de comparaison, le PIB de l’Allemagne, de la France et de l’Italie additionnés s’élève à 8,6 billions de dollars.</p><p id="viewer-2t49e" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">À côté de ces intérêts numériques, nous avons aussi les plus grands managers d’actifs boursiers : BlackRock, Vanguard et State Street (ainsi que Fidelity). Ils sont tous impliqués de manière significative dans ces sociétés de Big Info Tech. En outre, ces quatre sociétés, à elles seules, gèrent à l’heure actuelle un total de 22,6 billions de dollars d’actifs. Encore une fois à titre de comparaison, le PIB des 28 nations de l’UE en 2020 s’élevait à 15,7 billions de dollars.</p><p id="viewer-7q0he" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Cependant, ce n’est pas seulement la force financière titanesque sur laquelle le complexe numérico-financier s’appuie qui le rend si puissant dans ce qu’il entreprend. Prenons par exemple Big Info Tech. Ce secteur n’est pas seulement puissant en lui-même, mais il l’est aussi parce qu’il contrôle des milliers d’autres sociétés, qu’il organise les systèmes numériques de ces entreprises, et que de ce fait il exerce une surveillance constante sur leur flux de data. Big Info Tech n’est rien d’autre qu’une gigantesque tumeur cancéreuse, qui, depuis quelques années, a répandu ses métastases dans toutes les autres branches de l’économie, pour les rendre dépendantes de ses programmes et donc les dominer.</p><p id="viewer-4a745" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Nos managers d’actifs boursiers n’agissent pas différemment : ils s’impliquent dans la gestion de toutes les grandes sociétés, et sont capables d’influencer chacune des marques populaires de par le monde. Le plus colossal de ces fonds de placement, BlackRock, est aussi le fournisseur de « Aladdin Data Cloud » : un système d’analyse de données en service depuis plus de 40 ans, qui représente le service d’information le plus important sur les placements et sur la finance que le monde ait jamais connu. Par derrière, BlackRock se sert ensuite de ces données pour conseiller les plus grandes banques centrales mondiales : la Federal Reserve des USA et la BCE. À cause de cet énorme avantage dans le domaine de l’information dont BlackRock bénéficie, il est facile de deviner qui est dépendant de qui.</p><p id="viewer-bctf2" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Nous avons donc affaire à un agrégat unique dans l’histoire qui combine la puissance financière brute au pouvoir discrétionnaire que donne cette somme de données d’une taille inimaginable. Depuis le début de cette crise, cette combinaison a permis à ces sociétés de connaître une croissance commerciale et financière encore jamais vue. Pire, l’avantage qu’elles ont pris s’accélère depuis sans s’interrompre. Au cours du dernier trimestre de cette année, en avril, mai, juin, ces sociétés ont obtenu les plus gros profits de toute leur histoire, ce qui défie l’imagination. Il faut en conclure que ce complexe numérico-financier constitue un des pouvoirs globaux qui mène la course du monde. Il se tient bien au-dessus de tous les gouvernements. Il a la capacité de mettre à genoux n’importe quel pouvoir exécutif dans le monde, et de s’assurer de sa docilité.</p><p id="viewer-1q75n" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">On ne peut que s’étonner encore plus, cependant, des méthodes adoptées par ce complexe numérico-financier depuis le début de la crise. Celui-ci sape les racines mêmes du système dont il est le premier bénéficiaire : si le complexe numérico-financier détruit les TPE et les PME, alors il détruit en fait ses propres moyens de subsistance, car, rappelons-le, c’est ce secteur qui crée la plus grande partie des recettes fiscales et qui crée le plus d’emplois. De plus, lorsque l’inflation s’installe, le complexe numérico-financier souffre aussi. Enfin, lorsque ce dernier s’attaque à la paix sociale en accroissant les inégalités, alors il anéantit ceux dont il tire profit. Ce sont des objections valides, mais elles mettent à côté de la cible.</p><p id="viewer-2dm2j" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">En réalité, le complexe numérico-financier n’a pas d’autre choix que de faire ce qu’il fait en ce moment. Ce dont nous sommes témoins aujourd’hui ne correspond pas à un agenda précis à partir duquel ce même complexe numérico-financier pourrait continuer d’accumuler encore plus d’argent et de puissance, avant de s’assoir sur ses lauriers pour jouir des fruits de son labeur. Ce dont nous faisons l’expérience constitue un immense acte de désespoir, sans aucun doute le plus gigantesque qui s’est jamais produit de toute l’histoire humaine.</p><p id="viewer-2ckpe" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Ce qui a provoqué cet acte de désespoir est que le système économique auquel le complexe numérico-financier doit son existence ne peut plus être maintenu en vie dans le cadre structurel dont il hérite. Ce modèle a déjà frôlé la destruction pendant la crise financière mondiale de 2007-2008. Si les gouvernements n’avaient pas alors mobilisé d’énormes quantités d’argent tirées des recettes fiscales, et si les banques centrales n’avaient pas créé de nulle part des masses énormes d’argent, notre système se serait alors déjà effondré.</p><p id="viewer-2igar" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Mais cette planche de salut n’était que temporaire. Il fallait continuer d’accroitre les sommes d’argent injectées, ce que l’on fit pendant les 12 années qui suivirent. En outre, il fut nécessaire de baisser les taux d’intérêts plusieurs fois au cours de cette période. De ce fait, le système devint encore plus instable. À long terme, les choses ne pouvaient pas s’arranger. Et l’an dernier, on voyait poindre un prochain effondrement boursier. Ce crash a été repoussé grâce à un ultime tour de force : pour une dernière fois, les taux d’intérêts ont été réduits à zéro, et des milliers de milliards de dollars ont été injectés sur les marchés.</p><p id="viewer-u5g7" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Ces mesures ont cependant engendré un saut qualitatif à l’origine d’une situation économique toute nouvelle. Renouveler ce report aurait nécessité de fixer des taux d’intérêt négatif vraiment bas, ce qui aurait détruit les fondations du système bancaire tel qu’il existe aujourd’hui. Les banques ne peuvent fonctionner sur le long terme avec de tels taux d’intérêt négatif. On ne pourra pas repousser le crash encore une fois avec cette même approche. Face à la situation dans laquelle nous nous trouvons, il est possible d’injecter des milliers de milliards de dollars dans le système une nouvelle fois encore au grand maximum. Mais le taux d’inflation, déjà en forte croissance, deviendrait alors de plus en plus excessif jusqu’à atteindre l’hyperinflation.</p><p id="viewer-5530u" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Le complexe numérico-financier s’est donc retrouvé face à cette alternative : d’un côté l’effondrement final et, de l’autre, l’hyperinflation — c’est-à-dire une monnaie qui n’a plus aucune valeur. Cela signifie que nous sommes parvenus à un carrefour historique où le complexe numérico-financier, dans le cadre du système économique tel qu’il existe, n’a seulement de choix qu’entre deux formes d’effondrement.</p><p id="viewer-7etq2" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Que pouvaient faire ses dirigeants ? Ils ont très clairement choisi d’installer un nouveau système, et ce, d’après une double stratégie. D’un côté, loin des yeux du public, ils préparent bel et bien ce nouveau système. De l’autre, ils profitent de la phase finale du système actuel qui est à l’agonie pour le piller de fond en comble en recourant à tous les stratagèmes dont ils disposent. C’est exactement ce à quoi nous assistons depuis mars 2020. La destruction clairement préméditée et délibérée de l’économie mondiale, au bénéfice exclusif de l’expansion du complexe numérico-financier, avec en parallèle la préparation simultanée, par le truchement des banques centrales, d’un nouveau système élaboré sous l’égide des sociétés de Big Info Tech. Nous savons déjà à quoi ce système va ressembler : la suppression complète du cash et des banques commerciales sous leurs formes antérieures, et, à la place, l’introduction d’une monnaie numérique émise par les banques centrales (CBDC : Central Bank Digital Currency). Le but ultime, visiblement, sera que chacun d’entre nous n’aura plus qu’un seul compte avec lequel toutes nos transactions s’effectueront, et qui sera installé non dans une banque commerciale mais dans une banque centrale.</p><p id="viewer-9rilp" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Voici ce qui se dessine à l’arrière-plan : parce que la monnaie numérique d’une banque centrale (CBDC) sera programmable, et parce que les banques centrales peuvent créer à partir de rien des quantités illimitées d’argent, ce système économique pourra en effet opérer de cette manière avec des taux d’intérêts négatifs bas sans détruire le système. Il ne s’agit pas toutefois de la seule caractéristique des futures monnaies numériques émises par les banques centrales, car ces CBDC vont permettre aux gouvernements de surveiller toutes nos transactions. Ils pourront nous soumettre à des taux d’impositions divers et variables, tout en nous infligeant à volonté des amendes individuelles. Les gouvernements auront aussi le pouvoir de soumettre une partie de notre argent à une date d’expiration et donc d’exiger que nous en ayons dépensé une certaine quantité au cours d’un laps de temps donné. Ils pourront nous contraindre à utiliser cet argent dans des buts spécifiques et imposer que nous ne puissions acheter seulement que certains produits avec une somme donnée, ou encore que ces produits ne proviennent que d’une seule région. Surtout, les gouvernements disposeront d’un moyen d’annuler notre capacité d’effectuer des transactions d’un simple click, et donc de nous bloquer financièrement. La monnaie numérique des banques centrales serait pour un état la méthode de collecte des impôts la plus efficaces de toute l’histoire humaine ; et, à travers le contrôle des liquidités privées, rien de moins que la concrétisation d’une dictature englobant absolument tout.</p><p id="viewer-5mdgl" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Toutefois, cet édifice comporte une faille qui n’est pas négligeable : la résistance attendue du public. Il est certain qu’une large proportion des populations n’acceptera pas une telle privation de ses droits fondamentaux. On peut s’attendre à ce que l’introduction par la force étatique des monnaies numériques des banques centrales, des CBDC donc, rencontre un farouche rejet de la part de la société. Et c’est exactement ce problème, susceptible d’empêcher l’introduction de la monnaie numérique, qui mobilise de toute évidence la réflexion du complexe numérico-financier. Ils ne vont donc pas essayer d’introduire la CBDC progressivement, ce qui risquerait de soulever une forte résistance. Au contraire, ils vont plonger la société dans le chaos, de telle sorte qu’ils puissent ensuite présenter l’introduction de cette monnaie numérique comme la solution à tous les problèmes ; et ce, sous la forme du revenu universel de base (Universal Basic Income : UBI).</p><p id="viewer-fc1po" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Quiconque serait tenté de croire qu’il ne s’agit que d’une « théorie du complot » bâtie sur du vent devrait réexaminer attentivement tout ce dont nous fait l’expérience au cours de ces 18 derniers mois. Sous prétexte de combattre une maladie, des dégâts dévastateurs et irréparables ont été infligés à l’économie et aux finances. L’ampleur de cet impact ne commence à peine à se faire sentir par endroit. Dans le même temps, ils s’emploient tous les jours à ce que ces dégâts s’accentuent, tandis que parallèlement, ils s’appliquent à rendre les divisions sociales de plus en plus béantes, en poussant continuellement de nouveaux coins entre chacun de nous. Tout cela est délibérément orienté dans une seule et même direction : accentuer les tensions sociales jusqu’au bord de la guerre civile, et ce, dans le monde entier. C’est exactement cela que les puissants désirent, s’il faut en croire les informations disponibles.</p><p id="viewer-fi9ig" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">En somme, ce dont nous faisons l’expérience aujourd’hui, c’est une tentative de créer un maximum de chaos social, pour permettre ensuite, à l’acmé de ce chaos, l’arrivée d’une panacée sous la forme du revenu universel de base, l’UBI, de sorte à parvenir à un changement radical, du chaos maximum au contrôle maximum.</p><p id="viewer-eu600" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Par ailleurs, dans la perspective des puissants, il existe une seconde raison pour laquelle l’UBI doit advenir. Nous nous tenons au bord de la Quatrième Révolution Industrielle (4RI), et nous allons assister dans la période qui va suivre à la perte de millions et de millions d’emplois, à cause du déploiement de l’Intelligence Artificielle (AI). Ce qui signifie la disparition de millions de consommateurs. La demande de biens de consommation va donc s’effondrer. Or étant donné que notre système économique actuel fonctionne grâce à la consommation, il est nécessaire, pour le maintenir en vie, de s’arracher de cette spirale descendante, ce qui ne peut se produire que si tous ces consommateurs désormais sans possibilité de trouver un emploi, se voient attribuer un revenu.</p><p id="viewer-dgtfh" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Les événements qui se sont déroulés ces derniers 18 mois, tout comme ce qui se passe encore maintenant, suit de toute évidence un plan préparé. Le nom de ce plan est : « La déconstruction du système économique actuel au bénéfice des élites » — engendrer un chaos économique et social maximum et établir un nouveau système, sous couvert de fournir une aide humanitaire aux populations du monde. Il est d’ailleurs possible de consulter ce plan, puisqu’il est expliqué dans The Fourth Industrial Revolution et The Great Reset, les deux livres de Klaus Schwab.</p><p id="viewer-dk7a4" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">D’ailleurs le Forum Économique Mondial (le Forum de Davos, ou WEF : World Economic Forum) qu’il préside joue un rôle clef dans l’ensemble de cet agenda. Le WEF a réussi au cours de ces 50 dernières années à devenir un des centres opérationnels les plus importants du complexe numérico-financier. Tout d’abords, ce sont des grands patrons qui s’y sont rassemblés, ensuite tous les dirigeants politiques, puis, plus tard encore, des personnalités du monde des media — autant de personnages éminents « réseautant » les uns avec les autres. En outre, au cours des années 90, certains d’entre eux furent ciblés pour participer à des programmes de formation. Nous savons aujourd’hui que le WEF a fourni à ses « Global Leaders of Tomorrow » depuis 1992, de même qu’à ses « Young Global Leaders » depuis 2005, un cadre de formation strucuré. Et ce sont précisément ceux-là qui occupent aujourd’hui des positions de puissance ou d’influence dans les domaines politiques et économiques. Que ce soient Bill Gates, Jeff Bezos ou Jack Marr de Big Info Tech ; que ce soient le CEO de BlackRock, Larry Fink, Kristalina Georgieva présidente du FMI, ou encore l’ancien directeur de la Bank of England, Mark Carney, pour le secteur financier ; que ce soient Emanuel Macron, Sebastian Kurz ou Angela Merkel pour le monde politique : tous ont reçu une formation du WEF, ou siègent au sein de son conseil de direction.</p><p id="viewer-97qgc" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Mais ce ne sont pas seulement les 1300 membres de ce réseau liant étroitement des leaders issus de l’élite mondial qui tirent les ficelles de par le monde. Depuis 2012, se sont joints à eux une dizaine de millier de « Global Shapers » supplémentaires, âgés de moins de 30 ans, et qui ont aussi été sélectionnés par le WEF. À cet égard, ils exercent également une influence sur le cours des événements qui se déroulent sur la scène mondiale. Or nous savons à quoi doivent ressembler ces événements. Il suffit pour le vérifier de consulter les ouvrages de Klaus Schwab, le fondateur du WEF. Et ceux qui n’arrivent toujours pas à croire que tout ce dont nous avons été les témoins suit un plan devraient jeter un coup d’œil à la date de publication du Great Resetde Klaus Schwab : le 20 juin 2020, donc à peine 4 mois après que le monde entier subisse un confinement général. Pourtant, Schwab donne des instructions exactes sur la manière dont on devrait tirer parti du Covid-19 : faire subir au monde entier une destruction créatrice pour en bâtir un nouveau à l’image de l’humain tel qu’il l’envisage — un monde évocateur des ténèbres du national-socialisme.</p><p id="viewer-oq2n" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Je sais que tout cela paraît choquant, comme une apocalypse soigneusement planifiée. Et en effet, cet agenda est de toute évidence planifié. Il est également difficile de le surpasser en termes de cruauté et de mensonge. Qui aurait pu soupçonner que, sous prétexte de de protéger l’humanité des effets d’une maladie, l’économie mondiale serait poussée dans le gouffre ? Que l’on nous ôterait la liberté de se déplacer, notre droit de s’associer et de s’exprimer, notre liberté d’opinion, sans oublier que l’on condamnerait plus de 100 millions de personnes à la famine, et tout cela soi-disant pour « notre propre protection » !</p><p id="viewer-7tg95" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Qui aurait pu croire que non seulement un eugéniste sans vergogne comme Klaus Schwab oserait prêcher partout dans le monde sa sombre vision de la fusion de l’être humain et de l’intelligence artificielle (AI), mais que des milliers de disciples la relayeraient ensuite jusque dans tous ces développements profondément destructeurs que nous devons subir ? Pourtant les détails de cette vision suffiraient à glacer le sang de quiconque pense et ressent les choses normalement.</p><p id="viewer-67o1u" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Cependant, j’en arrive à mon message le plus important. Tout cet ensemble possède un autre aspect : un aspect très différent. Nous pouvons y puiser un soutien considérable et une grande force face à ce qui nous attend. Le plan de ces élites, les visions de Klaus Schwab, sont condamnés à l’échec, et ce, pour bien des raisons, dont la principale est que le narratif d’un virus mortel constituant une menace existentielle pour l’humanité n’est pas viable à long terme. Nous pouvons déjà constater comment ce tissu de mensonges s’effondre sur lui-même de partout. Nous voyons chaque jour comment, dans leurs efforts pour le légitimer, ils recourent à des arguments chaque jour plus absurdes, ainsi qu’à des diffamations d’une violence inouïe. C’est important de prendre conscience que la véhémence dont font preuve les media ces jours-ci, témoignent non pas de leur force mais de leur faiblesse. Tous ceux qui vomissent des mensonges de plus en plus grotesques, comme celui de la « pandémie des non vaccinés », qui déclarent que les gens en bonne santé sont les ennemis publics numéro un, ou qui mettent en confinement tout un pays sur la base d’un unique malade ou même d’un seul « cas » de test positif, ne le font que parce qu’ils ont épuisé tous leurs arguments. Ces déchainements sont autant de tactiques du désespoir.</p><p id="viewer-44prf" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Abraham Lincoln a dit une fois que : « vous pouvez tout le temps tromper une partie des gens, et une fois ou l’autre réussir à tromper tout le monde, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps ». C’est exactement cela. Nous verrons de nos yeux la vérité se révéler, et cela veut dire bien sûr beaucoup de chose pour nous, car — ô ironie —, cela ouvre pour nous ce que Klaus Schwab intitule « une fenêtre unique d’opportunité », mais, dans l’exacte dynamique inverse de ce qu’il entend.</p><p id="viewer-b8a5n" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">En somme, à cause de ce narratif de collapse, la crédibilité de ceux qui nous ont emmené dans cette situation s’écroule aussi chaque jour davantage : c’est donc plutôt pour nous que s’est ouverte une fenêtre unique d’opportunité. Celle-ci permet une campagne de réinformation vaste et complète. Les conditions permettant d’éclairer nos concitoyens sur le contexte véritable de cette prétendue « pandémie », sur le véritable équilibre des pouvoirs dans le monde, et sur la véritable menace à laquelle nous devons faire face, n’ont jamais été meilleures que maintenant. Elles s’améliorent même chaque jour car en face on s’empêtre dans des mensonges de plus en plus difficiles à faire avaler. Et même si le complexe digitalo-financier réussissait à mettre en service sa nouvelle monnaie, ce ne serait pas non plus la fin du monde. La monnaie numérique des banques centrales (la CBDC) ne peut fonctionner que sur la base d’un système coercitif total. Ils introduiront continuellement de nouveau contrôles sur les prix, ils accroitront continuellement le revenu minimum universel (l’UBI) et finalement généreront une inflation permanente qui exercera une pression énorme sur la population. En retour, cela conduira à une paupérisation continue et à des conflits constants avec l’état et les autorités.</p><p id="viewer-1ldu5" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Ce qu’il faut bien saisir c’est que si sans aucun doute nous entrons dans une époque dangereuse et pleine de turbulences, nous avons également un atout majeur en main : en face, les puissants ne sont pas guidés dans leurs actes par la raison mais par la cupidité et la soif du pouvoir. Ils ne peuvent rien faire d’autre au final que de s’engluer dans des problèmes toujours plus grands. Il nous faut utiliser précisément cette faiblesse et toujours garder à l’esprit que s’ils désirent posséder toujours plus d’argent, de propriétés et même mettre la main sur toutes les armes du monde, leur pouvoir n’est ni basé sur l’argent qu’il possède, ni sur leurs possessions, ni sur leurs armes, mais ne repose que sur une chose : l’ignorance dans laquelle est tenue la majorité des gens. Cette majorité ne comprend pas le jeu diabolique dans lequel la petite minorité aux commandes l’a entrainée. Si effroyables soit ce que le complexe numérico-financier et ses sbires nous ont infligé ces derniers 18 mois — et qu’ils continuent de nous infliger —, ce complexe s’est mis ainsi dans une situation dont il ne peut plus s’extirper. Prisonnier de cette situation qu’il a créé, et placé ainsi dans une situation de plus en plus désespérée, il n’a d’autre choix que de franchir davantage de « lignes rouges ».</p><p id="viewer-5jlf2" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Cela signifie pour chacun d’entre nous que, face à cette situation exceptionnelle, il est nécessaire de conserver tout simplement notre paix, d’exposer tous leurs mensonges et de montrer aux autres, peu à peu, pourquoi et par qui ils sont dupés. Lorsque nous faisons cela, et que nous réfléchissons du même coup à la force de nos arguments, alors nous pouvons non seulement résoudre le problème actuel, mais même peut-être accomplir quelque chose de bien plus grand : se servir d’une des crises les plus graves qu’a connues l’humanité pour changer la direction de son histoire, et ce faisant, franchir le seuil d’une ère nouvelle et meilleure.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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