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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Monde]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Mon, 28 Feb 2022 22:07:08 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Crise en Ukraine : victoire stratégique pour la Chine, danger pour l’Europe]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La Russie a reconnu l’indépendance des territoires séparatistes du Donbass. Ses troupes sont prêtes à pénétrer sur le territoire ukrainien où déjà les Spetsnaz opèrent.</p><p>Je ne peux que condamner cette action contrevenant au respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et au droit international, même si les précédents des référendums d’autodétermination de Bosnie-Herzégovine de 1992 et la déclaration d’indépendance du Kosovo, suivis de déploiements militaires par les USA ou l’OTAN servent de prétexte à la Russie.</p><p>On peut être étonné de l’impréparation de l’Occident, car l’offensive hybride russe est préparée de longue date : déploiement de troupes qui ont attiré l’attention, certes, mais avant attaques cyber clairement identifiées, déploiement d’agents provocateurs en Ukraine, distribution de 700000 passeports russes à des Ukrainiens d’origine russe (ce qui est en soit une invasion), vote au parlement russe d’une résolution reconnaissant l’indépendance des républiques autoproclamées de l’est de l’Ukraine, ballet diplomatique avec la Chine.</p><p>L’opération militaire en cours aurait pu être évitée si, dès 2014, l’OTAN et l’UE n’avaient pas encouragé l’éviction du président ukrainien démocratiquement élu ; si la Russie n’avait pas réagi à cette ingérence par l’annexion de la Crimée et le soutien aux revendications des séparatistes russophones du Donbass.</p><p>L’Ukraine aurait dû dès son indépendance en 1991 devenir neutre et fédérale, reconnaissant les droits de ses minorités russophone et tatare et adoptant le bilinguisme. Elle n’a en effet cessé de frôler des guerres civiles que la géographie des résultats électoraux prédisait.</p><p>Surtout l’extension sans fin de l’OTAN à l’est (dont celle, en cours de facto, à l’Ukraine), le refus de la mise en place d’une grande conférence sur la paix et la sécurité en Europe, le refus d’entendre le besoin de protection des minorités russes dans les pays de l’ex-URSS (près de 20 millions de Russes de l’étranger proche) et le refus du multilatéralisme au profit d’une hégémonie étasunienne dans les relations internationales ont été les facteurs d’une guerre froide larvée entre l’Occident et la Russie. Par ailleurs, la relance de la course aux armements initiée par les USA a été perçue à Moscou comme une menace : mise en place du « bouclier antimissile » en 2012, arrêt des discussions sur les accords New START (traité de réduction des armes stratégiques), sortie des USA du FNI (traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire) en 2020, ou encore sortie des USA du traité dit « ciel ouvert » en 2019 ont été autant d’étapes d’une escalade à laquelle l’Union européenne n’a fait qu’emboîter le pas. La Russie de son côté a renforcé ses dispositifs militaires, dont le plus grave a été le déploiement de missiles nucléaires de moyenne portée Iskander dans l’enclave de Kaliningrad en 2018.</p><p>Rien n’a été fait pour remédier à la montée des tensions, bien au contraire. Ainsi, aucune pression n’a été exercée en sept ans par l’UE pour que soient ratifiés par l’Ukraine les accords de Minsk, lesquels prévoyaient une autonomie des régions séparatistes dans les frontières ukrainiennes. Depuis 8 ans, la situation de guerre dans les régions de Louhansk et de Donetsk n’a donc pas été résorbée – 14000 êtres humains y ont trouvé la mort. Notons que l’Ukraine, malgré une armée de plus de 280000 soldats n’est absolument pas préparée pour tenir tête à l’armée russe. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky le sait fort bien – il faut dire qu’il a été sûrement, et paradoxalement, le plus sage des dirigeants européens ces dernières semaines, car il comprend le rapport de force réelle et que si celui-ci s’exacerbe, les rodomontades occidentales seront suivies de peu d’effets concrets sur le terrain. L’Ukraine a été utilisée comme prétexte à l’escalade, d’abord par la Russie, mais aussi par les Etats-Unis et pourrait être le pion sacrifié dont la conséquence serait un démembrement plus grave encore. La perte des deux républiques autoproclamées de l’est est un minimum presque acceptable. Plus grave serait l’extension de l’offensive jusqu’aux rives du Dniepr et la prise de la région de Marioupol qui permettrait à la Russie d’assurer une continuité territoriale avec la Crimée et qui est, je le crois, son objectif stratégique de long terme et dont elle se saisira immédiatement si les USA enjoignaient l’Ukraine à une riposte militaire.</p><p>La réalité, c’est que l’Ukraine est laissée à elle-même.</p><p>La France, elle, paie très cher les conséquences de son abandon manifeste de souveraineté nationale par son retour depuis 2009 dans le commandement intégré de l’OTAN. Emmanuel Macron ne peut à la fois être juge et partie en proposant des solutions de paix bienvenues d’un côté et en demeurant de l’autre soumis aux intérêts de l’OTAN et de l’UE. La voix d’une France souveraine, indépendante et non alignée aurait pu apporter une solution diplomatique ; elle aurait eu à tout le moins plus de crédit. Cela exige de cesser de suivre la ligne politique du clan des néoconservateurs et des faucons états-uniens pour qui l’OTAN et son extension permanente sont l’alpha et l’oméga d’une vision des Etats-Unis comme la « Nation utile » et donc hégémonique.</p><p>Aujourd’hui, les fauteurs de guerre des deux camps, partisans du choc des civilisations, des empires contre les nations, semblent marquer un point. Pour la France, plus que jamais alignée sur un empire américain qui la méprise, la rupture définitive avec la Russie ne fera qu’accélérer le déclin – « C’est de la guerre entre Napoléon et les Russes que date notre décadence » déclarait de Gaulle.</p><p>Pour le monde, le renforcement des liens entre une Russie éloignée de l’Europe et une Chine impérialiste dessine les frontières de deux blocs et les fronts d’une nouvelle guerre froide à l’échelle du monde.</p><p>Le positionnement atlantiste de la France et les nouvelles sanctions économiques que l’OTAN et l’UE prévoient d’infliger déjà à la Russie, en plus des sanctions déjà existantes, ne resteront pas sans conséquences pour les peuples d’Europe. Ces sanctions, comme les précédentes, frapperont aussi les Français et nos entreprises. Le prix du gaz russe sera encore accru, avec des conséquences graves pour notre population, tandis que les exportations agricoles et industrielles françaises se verront privées de marchés importants dans le monde russophone. Il y a plus de 500 entreprises françaises en Russie. Qui sait que ces entreprises françaises sont le premier employeur privé sur le marché russe ? L’Europe importe un tiers de son gaz de Russie. Or, la totalité ne pourra être compensée par le gaz de schiste étasunien ou celui du Qatar.</p><p>La conséquence d’une éventuelle rupture de l’approvisionnement en gaz russe pourrait conduire à une crise économique sans précédent : de l’industrie allemande qui sera gravement touchée à la désagrégation définitive de l’Ukraine dont les finances et le système politique ne supporteront pas un choc du gaz en plus de l’occupation de son territoire.</p><p>Enfin et surtout, l’isolement de la Russie par le camp occidental précipitera inéluctablement son alliance avec la Chine, déjà largement avancée.</p><p>L’action commune des deux pays dans le cadre de l’Organisation de la coopération de Shanghai et la multiplication des ingérences extérieures signent bien une nouvelle configuration géopolitique, dont le camp occidental sortira affaibli. Notons que cette alliance en construction a été rejointe par l’Iran – là encore, le retrait unilatéral des USA de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, après quinze ans de négociation, accroît les tensions et précipite l’Iran dans les bras de la Chine.</p><p>Pour se prémunir de sanctions éventuelles, la Russie a développé avec la Chine un système SWIFT autonome (CIPS) et a liquidé ses réserves en dollars. Le risque pour les USA est de plomber le dollar comme monnaie de référence mondiale, pourtant l’objectif géostratégique premier de Washington. Si tel devait être le cas, l’affaire ukrainienne serait un terrible coup du scorpion de la Chine contre les USA dont elle veut briser la domination hégémonique.</p><p>Lors du « premier conflit d’Ukraine » qui a vu l’annexion de la Crimée par la Russie, c’est déjà la Chine qui lui était venue en secours pour tenir bon face aux sanctions occidentales. Ainsi la Chine avait sauvé l’économie russe par le biais d’un prêt financier de 50 milliards de dollars et d’une entente commerciale de plus de 400 milliards de dollars, matérialisée par l’achat de gaz naturel russe sur… 30 ans, à un très bon prix sous le cours, donnant un immense avantage à la Chine. De plus, la Chine investissait également 25 milliards pour construire le gazoduc « Force de Sibérie » pour acheminer le gaz. Il est en fonction depuis 2019. Cela avait sauvé la Russie, et depuis la coopération entre les deux puissances n’a fait que s’accélérer : accords commerciaux, agricoles, spatiaux (avec le projet notable de construction d’une base commune permanente sur la Lune) et bien entendu géostratégique avec des votes communs réguliers au Conseil de Sécurité de l’ONU et surtout des transferts de technologies militaires au profit de la Chine, au point que la Chine est aidée pour le développement de son système de défense anti-missiles, domaine dans lequel la Russie a un avantage comparatif notable.</p><p>Cette fois, en préparation de la deuxième crise ukrainienne, la Russie a signé un nouvel accord de coopération avec la Chine, lors de la visite officielle de Vladimir Poutine à Xi Jinping, le 4 février dernier où a été signé un nouvel accord gazier de 30 ans !</p><p>Aujourd’hui, la Russie livre près de 17 milliards de mètres cubes de gaz à la Chine. Le nouvel accord prévoit de livrer 48 milliards de mètres cubes de gaz en 2025 !</p><p>Les premières installations pour réorienter le gaz fourni à l’Europe vers l’est sont déjà posées, il s’agit du titanesque gazoduc « Force de Sibérie 2 » qui traversera tout le continent, depuis la zone d’extraction de Yamal au nord de la Russie – dont l’entreprise française TotalEnergies pourrait être finalement exclue – jusqu’à la Chine. Celle-ci, de surcroît, s’engage à acheter 300 000 barils de pétrole par jour sur 10 ans à la Russie !</p><p>Résultat, la Chine reçoit un soutien massif en hydrocarbures à bas coût lui permettant de… ne plus dépendre du gaz liquéfié des Etats-Unis ni du charbon d’Australie. Ça tombe bien pour Pékin compte tenu de l’accord stratégique AUKUS (Australie, Royaume-Uni, USA dont la France est exclue) orienté contre la Chine dans le cadre du redéploiement stratégique des USA dans le Pacifique et dans l’Océan Indien. Fort logiquement, ayant reçu le soutien chinois dans l’affaire ukrainienne, la Russie soutient la Chine face à l’alliance AUKUS en particulier dans ses prétentions en mer de Chine et sur Taïwan.</p><p>Mais ce n’est pas tout ! Chine et Russie se promettent de faire croître leurs échanges commerciaux de 40%, et de les libeller non pas en dollars, mais en Euros ! D’ailleurs, la plus grande partie du commerce entre Moscou et Pékin se fait déjà en Euro. C’est là que la Chine porte principalement le fer contre les Etats-Unis d’Amérique.</p><p>Dans l’affaire ukrainienne, la chine est largement gagnante : approvisionnements garantis en gaz bon marché, contrôle sur la Russie qu’elle loge dans son escarcelle stratégique tout en déstabilisant l’Europe durablement, et enfin, elle retarde de facto le redéploiement stratégique des USA dans la zone indopacifique – toute riposte d’envergure des USA sera autant de moins à déployer face à la Chine.  </p><p>Souhaitons-nous voir la Russie se détacher définitivement de l’Europe vers laquelle elle est naturellement tournée ? Car, il doit être clair à chacun que l’alliance de la Russie avec la Chine est un pis-aller : avec la Chine, la Russie sera toujours un second couteau, menacée démographiquement et économiquement dans son extrême est sibérien et vendant son gaz à bas coût.</p><p>Le destin de la Russie était de s’aligner sur l’Occident – c’était la volonté initiale de Boris Eltsine et même de Vladimir Poutine alors jeune président de Russie – l’entêtement à vouloir étendre l’OTAN a brisé le destin d’une Europe des Nations où la Russie avait toute sa place, ce qui était la vision du Général de Gaulle.</p><p>Qu’avons-nous à gagner, nous Européens et spécifiquement Français, à perdre la Russie et à renforcer ainsi encore et encore la Chine ?</p><p>Voulons-nous que soit tiré un nouveau rideau de fer ?</p><p>Souhaitons-nous un tel dénouement ?</p><p>Si la réponse est non, cela exige d’œuvrer à un monde multilatéral et non à un monde où les blocs se confrontent en visant une hégémonie dévastatrice pour tous.</p><p>
<a>
Georges Kuzmanovic
</a>, Président de <a href="https://www.republique-souveraine.fr/projet/texte-dorientations-programmatiques/">République souveraine</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Wed, 09 Feb 2022 21:20:50 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/835/la-taxonomie-une-maladie-europeenne</link>
	<title><![CDATA[La taxonomie, une maladie européenne]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Pendant que les can­di­dats et les médias essaient de nous inté­res­ser, sans y par­ve­nir vrai­ment, à la cam­pa­gne en vue de l’élection pré­si­den­tielle fran­çaise, la com­mis­sion de l’Union euro­péenne s’occupe de notre avenir.<br />
Elle s’est enga­gée dans l’élaboration d’une « taxo­no­mie » (en bruxel­lois dans le texte) des acti­vi­tés économiques, per­met­tant de les clas­ser dans la caté­go­rie « verte » ou « non verte ». Il s’agit de dis­tin­guer celles qui sont com­pa­ti­bles avec le « déve­lop­pe­ment dura­ble » de l’Union euro­péenne et nos mul­ti­ples tra­jec­toi­res de « tran­si­tion écologique et énergétique » vers la neu­tra­lité car­bone en 2050, de celles qui ne le sont pas.<br />
Cette clas­si­fi­ca­tion aura des consé­quen­ces impor­tan­tes pour les États et pour les inves­tis­seurs privés. Les États ne pour­ront plus sub­ven­tion­ner le déve­lop­pe­ment des acti­vi­tés économiques se trou­vant dans la mau­vaise colonne de la « taxo­no­mie ». Les ban­ques et les fonds d’inves­tis­se­ment pour­ront exiger que les pro­jets qui leur seront pré­sen­tés par les entre­pre­neurs soient consi­dé­rés comme « verts », ce qui sécu­ri­sera leurs inves­tis­se­ments.<br />
Le voca­bu­laire uti­lisé dans ces négo­cia­tions est loin d’être neutre. Il mêle la tech­no­cra­tie la plus abs­conse et la morale à des­ti­na­tion des jeunes enfants, un jargon incom­pré­hen­si­ble fait de seuils dont la jus­ti­fi­ca­tion scien­ti­fi­que et tech­ni­que ne peut être com­prise que de quel­ques spé­cia­lis­tes, et un code cou­leur pour le commun des mor­tels, sem­bla­ble aux petits visa­ges sou­riants ou gri­ma­çants à l’inten­tion des enfants des écoles pri­mai­res.<br />
Cela me rap­pelle les négo­cia­tions com­mer­cia­les inter­na­tio­na­les des années 1990, bap­ti­sées « Uruguay round », conclues par la créa­tion de l’orga­ni­sa­tion mon­diale du com­merce en 1995. Dans ces négo­cia­tions, les États-Unis ont imposé que les aides publi­ques à l’agri­culture, dans le monde entier, soient clas­sées de façon à pou­voir être pla­cées dans trois boîtes : une verte, une orange et une rouge. Seules les aides pou­vant être pla­cées dans la boîte verte seraient auto­ri­sées après la signa­ture d’un nouvel accord, les autres devant dis­pa­raî­tre. Tout à fait par hasard, la boîte verte cor­res­pon­dait au sys­tème amé­ri­cain d’aide à l’agri­culture, tandis que la poli­ti­que agri­cole com­mune, fondée à cette époque sur une pro­tec­tion du marché euro­péen et une garan­tie des prix agri­co­les, tom­bait dans la boîte rouge. L’Union euro­péenne a, bien entendu, accepté de réfor­mer sa poli­ti­que agri­cole dans le sens voulu par les États-Unis, en 1992. Elle a pro­gres­si­ve­ment déman­telé la pro­tec­tion du marché euro­péen et laissé la concur­rence mon­diale fixer le revenu des agri­culteurs euro­péens, ce qui a favo­risé une indus­tria­li­sa­tion de l’agri­culture dont tout le monde déplore les effets aujourd’hui, en raison de ses consé­quen­ces sur l’envi­ron­ne­ment et la santé, sans que per­sonne ne remette en cause les rai­sons de cette évolution.<br />
La dis­cus­sion sur la taxo­no­mie euro­péenne d’aujourd’hui pré­sente des simi­li­tu­des avec cette ancienne négo­cia­tion.<br />
Cette dis­tinc­tion entre ce qui est vert et ce qui ne l’est pas, entre le bien et le mal, laisse penser qu’il pour­rait y avoir un chemin indo­lore de « tran­si­tion » vers une crois­sance dura­ble, grâce au déve­lop­pe­ment de tech­no­lo­gies nous per­met­tant de vivre demain comme aujourd’hui tout en ayant fait ce que nous devions pour « sauver la pla­nète ».<br />
C’est une super­che­rie, car aucune tech­no­lo­gie, aucune source d’énergie n’est « verte » au sens où elle serait sans impact sur notre envi­ron­ne­ment. Toutes sont consom­ma­tri­ces d’énergie, qu’il faudra pro­duire, et de matiè­res (métaux, miné­raux, eau…) qu’il faudra extraire de l’envi­ron­ne­ment.<br />
La voi­ture électrique dont la bat­te­rie sera rechar­gée par de l’électricité pro­duite par des éoliennes, des pan­neaux solai­res, voir des réac­teurs nucléai­res, ne pro­duira pas de CO2 lorsqu’elle rou­lera sur nos routes (ce qui ne sera pas vrai si l’électricité est pro­duite avec du char­bon, du gaz ou du fioul). En revan­che, sa cons­truc­tion aura généré une pro­duc­tion de gaz à effet de serre supé­rieure à celle de la cons­truc­tion d’une voi­ture à moteur ther­mi­que. Le métal et le plas­ti­que néces­sai­res à son assem­blage, s’ils ne peu­vent pas être com­plè­te­ment recy­clés, géné­re­ront des déchets. Le recy­clage de ces véhi­cu­les électriques lui-même consom­mera des quan­ti­tés impor­tan­tes d’énergie. Celui des bat­te­ries est encore bien loin d’être garanti. Enfin, pour ali­men­ter en électricité un parc auto­mo­bile équivalent à celui du parc de véhi­cu­les ther­mi­ques d’aujourd’hui, il faudra pro­duire et poser des mil­liers de kilo­mè­tres de câbles de cuivre et d’après cer­tains experts consom­mer en 30 ans plus de réser­ves de ce métal que nous n’en avons consommé depuis l’aube de l’huma­nité. Les mines de cuivre sont de moins en moins pro­duc­ti­ves. Le pour­cen­tage de mine­rai dans la roche de plus en plus faible et il faut dépla­cer et trans­for­mer des quan­ti­tés crois­san­tes de roches pour extraire, à l’aide de pro­duits chi­mi­ques, le mine­rai qui est ensuite trans­porté vers les lieux de consom­ma­tion. Mais cela ne nous trou­blera pas, cette acti­vité minière se dérou­lant loin de chez nous, en Amérique du Sud ou bien en Afrique, alors qu’en Europe, aucun projet minier ne peut être déve­loppé en raison de l’oppo­si­tion des opi­nions publi­ques.<br />
Il n’y a rien de très écologique dans tout cela et l’amé­lio­ra­tion en termes d’émissions de CO2 sera payée par d’impor­tan­tes dégra­da­tions des milieux et une exploi­ta­tion ren­for­cée des res­sour­ces métal­li­ques de la pla­nète, portée un niveau sans pré­cé­dent.<br />
Ces nou­vel­les tech­no­lo­gies « de tran­si­tion » devraient être pré­sen­tées pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire des ten­ta­ti­ves de trou­ver des solu­tions à l’impasse du déve­lop­pe­ment du capi­ta­lisme fondé sur la consom­ma­tion sans limite d’énergies fos­si­les. Ces ten­ta­ti­ves com­por­tent d’impor­tan­tes consé­quen­ces néga­ti­ves sur l’envi­ron­ne­ment qui sont loin d’être connues et évaluables avant leur géné­ra­li­sa­tion.<br />
Aussi, plutôt que de pro­mou­voir de grands bas­cu­le­ments tech­no­lo­gi­ques, obéis­sant à des calen­driers très serrés, d’ailleurs inte­na­bles, il serait plus pru­dent de mul­ti­plier les ini­tia­ti­ves, de tester, d’étudier les consé­quen­ces de chacun de nos actes sur notre envi­ron­ne­ment, d’aller len­te­ment en somme.<br />
Mais la len­teur ne cor­res­pond pas aux inté­rêts du capi­ta­lisme finan­cier à la recher­che de nou­veaux mar­chés qu’il faut déve­lop­per rapi­de­ment pour géné­rer des taux de retour sur inves­tis­se­ments rapi­des et élevés. La « taxo­no­mie euro­péenne » sécu­ri­sera les inves­tis­se­ments futurs et contri­buera au déve­lop­pe­ment de ces nou­veaux mar­chés, en leur don­nant un label écologique et en assu­rant la bonne cons­cience des consom­ma­teurs.<br />
Cette pru­dence ne convient pas non plus à ce qu’est deve­nue la poli­ti­que qui, faute d’être capa­ble de pro­po­ser un projet de société, pré­sente un cata­lo­gue de solu­tions tech­ni­ques. Les partis poli­ti­ques ne nous pro­po­sent plus de choi­sir entre le socia­lisme ou le capi­ta­lisme, la coo­pé­ra­tion ou la concur­rence, la fra­ter­nité ou la défense de nos inté­rêts égoïstes, la droite ou la gauche, mais entre le nucléaire ou les énergies renou­ve­la­bles, la réno­va­tion ther­mi­que totale ou par­tielle de nos loge­ments, la 5 G pour tous main­te­nant au plus tard, etc.<br />
Le capi­ta­lisme a connu une période de crois­sance extra­or­di­naire au len­de­main de la Deuxième Guerre mon­diale jusqu’au début des années 1970. Là, il a connu un pre­mier coup d’arrêt dont il s’est sorti en s’affran­chis­sant des contrain­tes natio­na­les qui limi­taient son déve­lop­pe­ment, ce que l’on a décrit comme la mon­dia­li­sa­tion ou la glo­ba­li­sa­tion de l’économie. Ce deuxième souf­fle n’a pas été dura­ble et depuis le début des années 2000 les économistes s’inter­ro­gent pour savoir si nous sommes entrés dans une phase longue de sta­gna­tion économique.<br />
Mis en cause du point de vue de sa capa­cité à géné­rer une crois­sance économique dura­ble, le capi­ta­lisme l’est aussi en raison des résul­tats de cette crois­sance économique : des­truc­tion mas­sive de l’envi­ron­ne­ment, épuisement des res­sour­ces natu­rel­les à com­men­cer par les énergies fos­si­les, bou­le­ver­se­ments cli­ma­ti­ques, explo­sion des iné­ga­li­tés dans le monde entier. Cette évolution a été syn­thé­ti­sée par l’économiste Branko Milanovic en 2016 grâce à sa « courbe de l’éléphant » décri­vant l’évolution des reve­nus de la popu­la­tion mon­diale. Cette courbe mon­trait une aug­men­ta­tion forte en pour­cen­tage, mais déri­soire valeur abso­lue, des reve­nus des plus pau­vres, une explo­sion des reve­nus les plus riches, et entre les deux un effon­dre­ment du revenu des clas­ses dites moyen­nes, c’est-à-dire la grande majo­rité de la popu­la­tion mon­diale.<br />
Dans ces condi­tions, l’accu­mu­la­tion du capi­tal a besoin d’inven­ter un récit ver­tueux pour se retrou­ver une légi­ti­mité. Cette taxo­no­mie y contri­buera en habillant de vert la pour­suite de la crois­sance économique dans les mêmes condi­tions que celles dont nous déplo­rons les effets aujourd’hui.<br />
Mais il y a un autre visage de ce débat euro­péen sur la taxo­no­mie.<br />
Il s’est concen­tré sur l’énergie, en par­ti­cu­lier sur le fait de savoir s’il fal­lait clas­ser le nucléaire et le gaz dans la caté­go­rie des « pro­duits verts » ou non. Le gou­ver­ne­ment fran­çais a défendu ce point de vue en expli­quant que la pro­duc­tion d’électricité d’ori­gine nucléaire était peu émettrice de CO2, à la dif­fé­rence de la pro­duc­tion d’électricité uti­li­sant des énergies fos­si­les. L’Allemagne et la Pologne ont défendu l’intro­duc­tion du gaz dans la caté­go­rie verte en expli­quant que celui-ci émettait beau­coup moins de gaz à effet de serre pour pro­duire de l’électricité que le char­bon ou le lignite et per­met­tait une baisse impor­tante et rapide des émissions de gaz à effet de serre du sec­teur de l’énergie dans les pays ne sou­hai­tant pas uti­li­ser l’énergie nucléaire. La France, l’Allemagne et la Pologne se sont enten­dues pour défen­dre leurs inté­rêts, deve­nus com­muns, et ont obtenu gain de cause auprès de la Commission de l’Union euro­péenne qui a inté­gré le nucléaire et le gaz dans les énergies de tran­si­tion pour une durée limi­tée.<br />
Les Verts alle­mands à peine arri­vés au pou­voir avec leurs par­te­nai­res du SPD en ont été un peu fâchés, sans aller jusqu’à se reti­rer de la coa­li­tion. Pascal Canfin, ex-minis­tre EELV du gou­ver­ne­ment de Jean-Marc Ayrault et ex-direc­teur géné­ral du WWF, main­te­nant député euro­péen macro­nisme s’est féli­cité de ce com­pro­mis.<br />
Sans tran­cher sur le fait de savoir si le nucléaire et le gaz sont des énergies écologiques ou non, il faut cons­ta­ter que grâce à cet acte délé­gué, la Commission euro­péenne étend sen­si­ble­ment son champ de com­pé­tence sans que per­sonne n’y trouve à redire.<br />
Le traité de Lisbonne entrée en vigueur le 1er décem­bre 2009 a fait de la poli­ti­que énergétique une com­pé­tence par­ta­gée : les États mem­bres sont com­pé­tents pour tout ce que l’union n’a pas décidé de régler elle-même. L’arti­cle 194 du TFUE (traité sur le fonc­tion­ne­ment de l’Union euro­péenne) pré­cise que les États mem­bres conser­vent le droit de déter­mi­ner leur mix de pro­duc­tion énergétique. En d’autres termes, les États mem­bres ont le droit de choi­sir s’ils pré­fè­rent recou­rir au nucléaire, au gaz ou à tout autre source d’énergie pour répon­dre à leurs besoins. Cependant l’arti­cle 191 du même traité pré­voit que l’Union euro­péenne peut adop­ter, pour pro­té­ger l’envi­ron­ne­ment, des mesu­res affec­tant sen­si­ble­ment le choix d’un État membre entre les dif­fé­ren­tes sour­ces d’énergie et la struc­ture géné­rale de son appro­vi­sion­ne­ment énergétique.<br />
C’est un bon exem­ple de l’équilibre du droit de l’Union euro­péenne : entre la liberté lais­sée aux états mem­bres et le pou­voir de la Commission euro­péenne, c’est ce der­nier qui finit tou­jours par l’empor­ter. Dans l’exem­ple qui nous occupe, la liberté lais­sée aux États de choi­sir leur mix énergétique n’est plus qu’un leurre, puisqu’un acte délé­gué de la com­mis­sion de l’Union euro­péenne peut en réa­lité le défi­nir. Il est amu­sant de voir les can­di­dats à l’élection pré­si­den­tielle en France défen­dre ou récu­ser le recours à l’énergie nucléaire pour pro­duire de l’électricité alors qu’en réa­lité, la réponse à cette ques­tion ne dépend déjà plus d’eux, mais de l’avenir du texte que la Commission euro­péenne a mis en consul­ta­tion au début du mois de février. Il faut pré­ci­ser que le texte en ques­tion ne peut plus être amendé, il ne peut plus être qu’adopté ou rejeté par le Parlement euro­péen et le conseil euro­péen.<br />
Il y a par ailleurs quel­que chose d’irréel à voir la Commission euro­péenne déci­der du bon mix énergétique pour l’Union euro­péenne d’ici à 2050, au moment où les résul­tats désas­treux de la poli­ti­que de libé­ra­li­sa­tion du marché de l’énergie qu’elle a impo­sée en Europe affec­tent dure­ment la popu­la­tion. Les prix de l’électricité et du gaz sont au plus haut. La com­mis­sion a d’ailleurs dû oublier pour quel­que temps les règles qu’elle a impo­sées ces der­niè­res années, pour per­met­tre aux gou­ver­ne­ments euro­péens de cor­ri­ger mas­si­ve­ment les « dys­fonc­tion­ne­ments » du marché de l’énergie, en sub­ven­tion­nant les entre­pri­ses, en fixant des prix régu­lés de vente de l’énergie très loin des cours astro­no­mi­ques atteints sur « les mar­chés », en accor­dant des chè­ques au consom­ma­teur pour qu’ils puis­sent se chauf­fer et se dépla­cer, en pra­ti­quant la fis­ca­lité qu’ils sou­hai­taient sur l’énergie.<br />
En quel­ques semai­nes, l’Europe a remis en vigueur tous les outils de l’économie admi­nis­trée qui avait permis à l’Europe de sortir de la pré­ca­rité énergétique.<br />
Étonnamment, cela ne sus­cite aucun vrai débat en France et ailleurs, sur la libé­ra­li­sa­tion du marché de l’énergie, la per­ti­nence de la poli­ti­que de l’Union euro­péenne et des moda­li­tés d’inter­ven­tion de la Commission euro­péenne. Des amé­na­ge­ments tem­po­rai­res sont pro­po­sés, mais per­sonne ne se risque à deman­der que nous sor­tions de ce cadre absurde, imposé par pure idéo­lo­gie par la Commission euro­péenne appuyée par un cer­tain nombre d’États mem­bres de l’Union, convain­cus que la concur­rence était la réponse à toutes les ques­tions.<br />
Bien au contraire, les can­di­dats à gauche comme à droite, se disent par­ti­sans d’une Europe forte. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Elle dis­pose déjà d’une force consi­dé­ra­ble. Les États-Unis d’Amérique sont, per­sonne ne le contes­tera, un vieil État fédé­ral. Mais dans celui-ci, le niveau fédé­ral n’a jamais pré­tendu impo­ser à chacun des États son mix électrique, une fis­ca­lité indi­recte unique, ni beau­coup d’autres choses impo­sées au sein de l’Union euro­péenne. Impuissante à l’exté­rieur, l’Union euro­péenne dis­pose d’une puis­sance déme­su­rée à l’inté­rieur. La com­mis­sion la ren­force chaque jour sous les applau­dis­se­ments. Thierry Breton vient de pré­sen­ter un plan de déve­lop­pe­ment de l’indus­trie euro­péenne des semi-conduc­teurs. Au lieu de lais­ser les États mem­bres déve­lop­per leur poli­ti­que indus­trielle, les allian­ces qu’il sou­haite avec d’autres états mem­bres de l’union, la com­mis­sion veut impo­ser un cadre à tous les États mem­bres, conforme au droit de la concur­rence de l’Union euro­péenne, la com­mis­saire en charge de ce dos­sier l’a réaf­firmé. Généreusement, Thierry Breton pré­voit un finan­ce­ment de son plan, en partie par le plan de relance euro­péen, lequel est financé par les contri­bu­tions des États mem­bres et la France paie beau­coup plus qu’elle ne reçoit à ce titre. C’est ainsi que si la France veut faire quel­que chose dans le domaine des semi-conduc­teurs, elle va fina­le­ment payer plus cher en le fai­sant dans le cadre euro­péen que si elle le fai­sait toute seule, en étant de sur­croît sou­mise aux inter­mi­na­bles pro­cé­du­res de l’Union qui font que nous arri­vons tou­jours après la bataille.<br />
Évidemment cela n’est pas un sujet de débat pour une élection pré­si­den­tielle en France, puis­que chacun sait que nous élisons un Président de la République dis­po­sant de pou­voirs tel­le­ment étendus qu’il pourra trans­for­mer le pays en cinq ans sans être soumis à toutes ces choses secondai­res…<br />
La cam­pa­gne pré­si­den­tielle est déci­dé­ment déconnec­tée de la réa­lité et il est dif­fi­cile de repro­cher aux citoyens de s’en désin­té­res­ser.<br />
Jean-François Collin<br />
9 février 2022</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 22:16:33 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Il n’y a pas qu’en Europe que la résistance s’installe]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les protestations concernant les décès post-vaccinaux s’étendent à la Corée du Sud</p><p>Par <a href="https://www.rt.com/news/544464-south-korea-vaccine-death-protests/">Russia Today</a> − Le 26 decembre 2021</p><p>Des manifestants affirmant que des membres de leur famille ont été tués par les vaccins Covid-19 sont montrés lors d’un rassemblement au début du mois en Corée du Sud. YouTube / Conseil des familles et des victimes du vaccin Covid-19</p><p>L’une des nations les plus vaccinées au monde voit son opinion publique s’opposer de plus en plus aux vaccins Covid-19. Les manifestations contre les décès consécutifs à la vaccination se multiplient en Corée du Sud.</p><p>Des manifestants se sont réunis à Busan dimanche, après qu’un rassemblement similaire ait eu lieu à Séoul le jour de Noël. Des manifestants mécontents ont brandi de grands portraits de membres de leur famille décédés – comme ceux qui sont généralement exposés lors des funérailles en Corée du Sud – et ont témoigné de la façon dont leurs proches sont morts peu après avoir été vaccinés contre le Covid-19.</p><p>Des dizaines de portraits funéraires ont été exposés lors de la manifestation de samedi au complexe gouvernemental de Séoul. Les manifestants ont demandé au gouvernement d’identifier les causes des effets indésirables et d’admettre que les vaccins sont à blâmer.</p><p>[embedded content]</p><p>Plus de 1 000 Sud-Coréens <a href="https://koreajoongangdaily.joins.com/2021/08/24/national/socialAffairs/covid19-vaccine-deaths/20210824191200483.html">sont morts</a> peu après avoir reçu des injections de vaccins anti Covid-19, mais le gouvernement n’a confirmé un lien de causalité avec les vaccins que dans un petit nombre de cas. Dans l’un des rares cas où un effet indésirable grave a été reconnu, une aide-soignante a été, en août, victime d’un accident du travail et a reçu des allocations gouvernementales après avoir été <a href="https://www.yahoo.com/now/korea-nurse-eligible-govt-benefit-024721124.html">paralysée</a> à la suite d’une injection d’AstraZeneca.</p><p>Une semaine seulement après le lancement des vaccins Covid-19, fin février début mars, l’agence sud-coréenne de <a href="https://www.kdca.go.kr/board.es?mid=a20501000000&amp;bid=0015&amp;list_no=712645&amp;act=view">contrôle et de prévention des maladies</a> a déclaré que sept personnes étaient décédées et que 24 autres avaient signalé des effets indésirables graves après avoir reçu les vaccins d’AstraZeneca. Le gouvernement aurait ouvert une enquête en août après le décès d’un adolescent qui ne présentait aucune pathologie sous-jacente, suite à l’inoculation du vaccin Covid-19 de Pfizer-BioNTech.</p><p>Une association appelée Conseil des familles et des victimes du vaccin Covid-19 a organisé des rassemblements dans plusieurs villes de Corée du Sud. Dimanche, les manifestants <a href="https://www.yna.co.kr/view/AKR20211226056600051?section=search">ont défilé</a> de l’hôtel de ville de Busan à l’université nationale de l’éducation de Busan, selon Yonhap News.</p><p>La sécurité des vaccins pourrait devenir un sujet de controverse lors de l’élection présidentielle en Corée du Sud. La semaine dernière, le parti d’opposition <a href="https://www.yna.co.kr/view/AKR20211221147400001?section=search">People’s Power</a> a organisé une audience publique sur les effets secondaires des vaccins, invitant les victimes présumées et les membres de leur famille à proposer des mesures de soutien que le candidat présidentiel Yoon Seok-yeol pourrait adopter.</p><p>Kim Jong-in, le président de campagne du parti, aurait accusé l’administration du président Moon Jae-in d’être indifférente aux dommages causés par les vaccins. L’administration s’est engagée à indemniser les victimes des effets secondaires des vaccins, mais c’est également elle qui décide si les blessures et les décès sont attribués aux vaccins. « Je pense que les gens ont atteint un point où ils ne peuvent plus faire confiance au gouvernement », a déclaré Kim.</p><p>La Corée du Sud a l’un des <a href="https://www.usnews.com/news/best-countries/articles/covid-19-vaccination-rates-by-country">taux de vaccination</a> les plus élevés au monde, et le vaccin Covid-19 n’a pas fait exception. Environ 83 % des Sud-Coréens ont été vaccinés contre le Covid-19, ce qui en fait l’un des taux le plus élevé parmi les pays du G20.</p><p>Russia Today</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Sun, 26 Dec 2021 09:51:59 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/817/biden-ouvre-la-voie-a-une-ideologie-dangereuse</link>
	<title><![CDATA[Biden ouvre la voie à une idéologie dangereuse]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Si l’on se penche sur les organisations qui ont contribué à la préparation et à la présentation de personnalités politiques américaines telles qu’Ilhan Omar ou Rashida Tlaib, dans leMichigan, ainsi qu’un nombre important d’islamistes qui se sont portés candidats aux élections américaines, on se rend compte qu’elles proviennent toutes d’une même source, ce qui explique ce récit unifié et l’utilisation d’un vocabulaire commun.</p><p>Le Conseil des relations américano-islamiques, qui se définit comme la plus grande organisation musulmane des libertés civiles – et dont le directeur exécutif, Nihad Awad, ne cache pas son admiration pour le régime turc ni ses liens étroits avec Erdogan –, est l’unique source de cette vague politique islamiste qui déferle depuis peu aux États-Unis.</p><p>Awad a appelé la direction du Congrès et l’administration Biden-Harris à soutenir ce projet de loi et à rendre concret ce poste d’envoyé spécial. «Alors que l’islamophobie mondiale, les politiques étatiques antimusulmanes et les incidents motivés par la haine augmentent au cours des deux dernières décennies, la communauté musulmane américaine a toujours appelé à la création d’un poste d’envoyé spécial pour surveiller et combattre ce flot croissant de haine», écrit-il.</p><p>Au cours du présent mois, le Conseil des relations américano-islamiques a décerné à Ilhan Omar le prix du fonctionnaire américano-musulman de l’année pour «son militantisme au sein de la Chambre des représentants des États-Unis, à la lumière de sa récente querelle avec la représentante Lauren Boebert [la représentante du Colorado], qui a tenu des propos islamophobes à l’encontre de sa collègue membre du Congrès».</p><p>C’est exactement ainsi que fonctionnent les islamistes: en se victimisant, puis en glorifiant leurs actions au nom de «l’islamophobie», profitant du fait que le président Joe Biden ouvre la voie à l’idéologie la plus dangereuse de notre histoire moderne.</p><p>«L’administration est impatiente de travailler avec le Congrès afin de garantir que le secrétaire d’État dispose de la flexibilité et de l’autorité permissive nécessaires pour désigner un bureau ainsi qu’un envoyé spécial et pour fournir un rapport annuel de surveillance des actes d’islamophobie dans les pays étrangers», déclare la Maison Blanche.</p><p>Les Américains doivent comprendre que les islamistes sont des oppresseurs dans leur propre patrie. Ils sont prêts à tout pour manipuler la bonne volonté de l’Américain moyen qui respecte la liberté de religion et s’attend à ce que les autres le fassent aussi.</p><p>Les deux cent douze députés républicains qui ont voté contre cette loi ne sont pas des «islamophobes». Au contraire, ils ont pris cette mesure courageuse afin de défendre des musulmans qui, comme moi, croient en la Constitution américaine et sont la cible des islamistes américains – justement parce qu’ils y croient. Ils l’ont fait pour protéger la première modification apportée à la Constitution, qui garantit la liberté d’expression en interdisant au Congrès de restreindre la presse ou les droits des individus à s’exprimer librement.</p><p>Cependant, le combat est loin d’être fini. L’année prochaine, le projet de loi sera présenté au Sénat américain, où il devrait stagner – comme il se doit – tandis que des sénateurs tels queTed Cruz devraient se concentrer sur la désignation des Frères musulmans comme groupe terroriste avant qu’il ne soit trop tard.</p><p>Dalia al-Aqidi est chercheuse principale au Center for Security Policy. Twitter: @DaliaAlAqidi</p><p>NDLR: L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.</p><p>Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/771/derriere-la-crise-entre-lue-et-la-pologne-la-revanche-du-politique-sur-le-juridique</guid>
	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 18:47:47 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/771/derriere-la-crise-entre-lue-et-la-pologne-la-revanche-du-politique-sur-le-juridique</link>
	<title><![CDATA[Derrière la crise entre l&#039;UE et la Pologne, la revanche du politique sur le juridique]]></title>
	<description><![CDATA[<p>

 12h45 , le 12 novembre 2021, modifié à 12h48 , le 12 novembre 2021</p><p>La décision du Tribunal constitutionnel polonais selon laquelle la Constitution nationale doit primer sur le droit européen est apparue comme un coup de semonce porté à l'édifice juridique européen et a déclenché une série de débats. La hiérarchie des normes semblait acquise à partir du moment où un État adhérait à ce nœud de traités qu'est l'Union européenne (UE) : le droit national en conflit avec le droit européen devait céder. La Cour de justice de l'Union (CJUE) était la gardienne scrupuleuse de la solidité des liens juridiques unissant les différentes composantes de cet ensemble. Mais en revenant sur ce postulat, le Tribunal polonais a pris une décision très politique.</p><p>Celle-ci est apparue d'autant plus choquante aux yeux des observateurs que le gouvernement de Varsovie est considéré par plus d'un comme autoritaire et malmenant l'État de droit.</p><p>Le débat possible sur les rapports entre le droit national et le droit européen a donc été rendu inaudible, car il a été placé à des niveaux qui faisaient de la discussion quelque chose d'impossible à tolérer. Pour certains, l'affaire était trop grave : l'État de droit, et même l'avenir de l'Union étaient en jeu. La décision polonaise devait donc absolument être révisée.</p><p>La question devenait dès lors "comment faire plier ce gouvernement?" Or, comme la capacité de l'Union à faire appliquer certaines de ses décisions est aussi puissante que celle de la Société des Nations en son temps, c'est-à-dire nulle, il n'y avait que l'arme économique et celle des fonds promis au titre du plan de relance "EU Next generation" qui pouvaient peut-être faire plier Varsovie.</p><p>Que l'Union doive recourir à pareille menace en dit long sur l'état de dégradation des rapports politiques en son sein.</p><p>Pour d'autres, acquis à un certain souverainisme et prêts à oublier les atteintes à l'État de droit orchestrées par le gouvernement polonais, la Pologne était libre de ses choix, et c'est le droit européen qui devait céder. Peu importe la nature des décisions prises, la démocratie impliquait un renversement dans la hiérarchie des normes.</p><p>Le débat impossible prend ainsi une nouvelle fois place, avec l'opposition supposée entre, d'un côté, le camp du droit et du bien et de l'autre, le camp du souverainisme arc-bouté, nationaliste et, dans le fond, condamnable. La pensée binaire avait encore une fois frappé.</p><p>L'UE est pétrie de paradoxes : projet politique, elle s'est construite sur la méfiance envers le politique et a voulu le museler par le droit et l'économique.</p><p>Désormais, le politique revient à la charge sous différentes formes, illustrant à sa manière la théorie du frigo de Jacques Rupnik. Ce dernier, en analysant l'éclatement du fédéralisme yougoslave, l'expliquait par des conflits conservés au réfrigérateur pendant l'ère de Tito, mais au prix d'un pourrissement inquiétant. L'Union européenne, sans basculer dans la guerre civile, expérimente elle aussi les retours d'un politique trop longtemps endigué.</p>
<p>Le politique saisi par le droit</p>
<p>Le projet européen se voulait un projet politique dont l'arc allait du rétablissement de la paix sur le continent à la lutte contre le communisme.</p><p>Il est l'enfant de l'Europe vaticane des années 1950, un projet chrétien-démocrate qui s'est pensé aussi bien contre le keynésianisme que contre le socialisme et, surtout, le communisme.</p><p>Le projet était très largement fondé sur l'idée que des solidarités successives de nature économique débordant sur d'autres domaines donneraient naissance à quelque chose d'hybride qui ne serait ni État-nation, ni Empire, mais une sorte de fédération des nations.</p><p>En réalité, le projet s'est construit sur la méfiance à l'égard du politique, visant à l'enserrer, le limiter et le placer sous la férule du marché et du droit (lois budgétaires encadrées, gestion de la monnaie confiée à une banque centrale indépendante, ordre juridique émanant de la concurrence libre et non faussée…). Le politique étant assimilé à la guerre, au nationalisme ou encore aux préjugés, il ne pouvait qu'inspirer la défiance.</p><p>Mais il ne s'est pas seulement agi de l'encadrer. Il s'est aussi agi de se substituer à lui, et d'imaginer ses intentions. C'est ici que la CJUE entre en scène, comme je l'indique dans mon livre : sa méthode d'interprétation du droit poursuit des objectifs de nature politique. Elle considère que le droit ne doit pas être strictement appliqué, mais appréhendé de façon extensive, dans le cadre des objectifs implicites contenus dans les traités : en cas de litige, l'interprétation du droit doit toujours privilégier un supposé "esprit des traités", impliquant le renforcement de l'intégration supranationale.</p><p>Les prérogatives accordées au juge lui donnent donc un pouvoir presque constituant, puisqu'il lui appartient de combler les lacunes supposées du droit communautaire.</p><p>On voit donc bien là comment le juridique est censé guider et soumettre le politique.</p>
<p>L'UE ou l'art du paradoxe : défense de l'État de droit et méfiance à l'égard de la démocratie</p>
<p>La méfiance à l'égard du politique s'est parfois transformée en dérive antidémocratique. Cela, moins pour les raisons habituellement évoquées (Parlement européen faiblement doté de pouvoirs, technocratie omnipotente) que du fait d'une sorte de suspicion de la part des autorités européennes vis-à-vis de ce qui pouvait sortir des urnes nationales.</p><p>L'élection d'Alexis Tsípras en Grèce avait ainsi été accueillie par la surprenante sortie de Jean-Claude Juncker, l'ancien président de la Commission européenne, qui avait affirmé qu'"il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens".</p><p>L'UE, qui se veut le parangon de l'État de droit, exige son respect de la part des nations européennes pour obtenir une adhésion ou, pour ses membres, des fonds dans le cadre de son plan de relance. Mais, dans le même temps, elle n'hésite pas à vider la démocratie de l'intérieur ou en rend l'exercice compliqué.</p><p>Il faut se souvenir combien, dans les pays du Sud durant les années 2011 et suivantes, il a été difficile de former des majorités, car les choix des citoyens risquaient d'être incompatibles avec les règles européennes. Que l'on se remémore, à cet égard, la difficile accession du bloc des gauches au Portugal, le fonctionnement récent de la démocratie espagnole ou les nouveaux rôles des présidents italiens, comme Giorgio Napolitano ou Sergio Matarella, grands ordonnateurs de gouvernements européistes.</p>
<p>Le paradoxe économique : quand l’économique capture le politique</p>
<p>L'autre paradoxe vient de l'économie. Cette dernière devait donner naissance à du politique, mais le marché a finalement capturé le politique.</p><p>Les politiques économiques non coopératives l'ont emporté, et la recherche de la compétitivité a fait oublier que l'Union européenne était, au départ, une communauté de partenaires et pas uniquement de concurrents.</p><p>La logique de la libre circulation des capitaux et l'affirmation de la logique concurrentielle ont autonomisé la sphère économique, qui est devenue centrale dans le projet européen. L'objectif désormais était la mise en œuvre de réformes structurelles affectant la protection sociale et le marché du travail. De plus en plus de domaines économiques, comme la politique commerciale, sont ainsi soustraits de la délibération collective.</p><p>En somme, les paradoxes traversant l'organisation juridique et économique de l'Union en font non seulement un lieu de développement des travers les plus inquiétants de la seconde mondialisation (la mondialisation financière, débutée à la fin des années 1970) à travers les possibilités de concurrence déloyale (dumping social et fiscal) qu'ils ouvrent, mais nourrissent aussi les contestations.</p><p>Cet arrière-plan met à mal certains piliers sur lesquels repose l'adhésion des citoyens à l'UE et participe à l'intensification de la fréquence à laquelle l'Union rencontre des crises depuis 2010 (la crise dite grecque, la crise migratoire, les tensions à l'est, etc.). Ce faisant, la contestation de l'ordre européen, ne pouvant s'opérer sur un terrain politique cadenassé, s'est déportée dans les domaines économique et juridique.</p><p>Que l'on songe déjà au Brexit : le Royaume-Uni avait fait du retour à la supériorité au droit britannique sur celui de l'Europe une pierre angulaire de sa sortie. Et dans l'ordre économique, les pays d'Europe centrale et orientale cédaient, ces dernières années, au contre-projet de mondialisation chinois, les nouvelles routes de la soie. Mais le politique prend désormais d'autres visages.</p>
<p>Les différents visages du retour du politique</p>
<p>Il y aurait tout un nuancier à explorer pour observer le retour du politique dans la contestation contre l'UE.</p><p>Il est revenu de manière inquiétante lors de la crise dite grecque, durant laquelle les préjugés à l'égard des pays du sud ont prospéré un peu partout. Le nationalisme que l'Europe avait combattu depuis sa création revenait sous la forme d'un racisme décomplexé. Souvenons-nous de certains titres de journaux allemands ou encore des sorties de l'ancien président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, parlant de la préférence des habitants du sud pour l'alcool et les femmes.</p><p>Mais le politique n'a pas cessé d'exister dans les pays forts et dominants du continent, comme l'Allemagne qui, d'une part, adhérait à l'ordre économique et juridique européen, mais, de l'autre, disposait d'une Cour constitutionnelle ne cédant pas d'un pouce sur la souveraineté allemande, exigeant que l'Allemagne puisse toujours décider par soi-même et pour soi-même.</p><p>La Pologne, sans détenir la même puissance - et peu importent ses motifs - voulait à son tour faire valoir la possibilité d'imposer son ordre juridique national et a porté la contestation là où le Royaume-Uni l'avait fait avant elle : sur le terrain du droit. En faisant prévaloir son droit sur celui de l'Europe, elle n'est pas le héraut de la démocratie retrouvée de demain qui reconquiert fièrement sa souveraineté, mais le signe supplémentaire de la décomposition d'un ordre européen fondé sur le droit et le marché.</p><p>La déconstruction européenne continuera d'emprunter les chemins du droit, d'autant plus que les sujets clés à venir sont à haute teneur juridique : gestion des flux migratoires, dumping social, fiscal, normes techniques, sanitaires, phytosanitaires. La Pologne poursuit le travail britannique et l'Union européenne n'a rien d'autre à offrir. Elle est en panne d'imaginaire et a montré que face aux enjeux de nos économies, elle apparaît confuse, contradictoire et exacerbe les tensions plus qu'elle ne parvient à les résoudre.</p><p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/crise-ue-pologne-le-retour-du-politique-170577">article original</a>.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/768/cop26-comment-les-elites-nous-preparent-un-%E2%80%9Cpass-carbone%E2%80%9C</guid>
	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 14:53:12 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/768/cop26-comment-les-elites-nous-preparent-un-%E2%80%9Cpass-carbone%E2%80%9C</link>
	<title><![CDATA[COP26 : comment les élites nous préparent un “pass carbone“]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>1.Le prince Charles en roue libre</p>
<p>Lors de la COP26,  le <a href="https://www.nbcnews.com/video/u-k-s-prince-charles-addresses-u-n-cop26-climate-conference-in-glasgow-125089861646">Prince Charles</a> a tenu des propos surréalistes concernant le futur de l’humanité. Des propos, qui par ailleurs, ont été peu ou pas repris par les médias hexagonaux.</p><p>La feuille de route ne parle pas de confinement pour fin 2021 mais de pénuries et d’installation de contrôles militaires pour le programme de transition et de renoncement à la dette. </p><p>Il a expliqué, d’un ton sur et monotone, qu’il fallait mettre en place une campagne militaire qui imposera la nouvelle transition économique mondiale afin de sauver la planète en y injectant des milliers de milliards de dollars, une somme plus importante que le PIB mondial !</p><p>Il affirme que les pays sont gravement endettés et qu’ils ne pourront pas faire face aux défis climatiques.</p><p>Qui pouvait mieux annoncer cette grande réinitialisation du monde que « son Altesse » dont l’obsession climatique est bien connue de tous !</p><p>Ségolène Royal l’avait d’ailleurs fait venir chez nous, en décembre 2015, pour trôner aux côtés de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Bloomberg">Michael Bloomberg</a> (un des mécènes de Joe Biden), <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Al_Gore">Al Gore</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&amp;fulltext=1&amp;search=Arnold%20Schwarzenegger&amp;ns0=1">Arnold Schwarzenegger</a>, au sommet de la COP21 aboutissant aux fameux Accords de Paris.</p><p>Si ces dirigeants mondiaux mettaient à disposition cet argent fictif gagné via la spéculation boursière, ce n’est pas pour le bien de l’humanité mais pour en contrôler l’avenir.</p><p>Comment imaginer un seul instant que Jeff Bezos, le patron d’Amazon, devenu milliardaire en vendant des gadgets chinois aux Américains et aux Européens en détruisant leur industrie et leur petit commerce, puisse à un moment devenir une partie de la solution au problème climatique !</p><p>Nous assistons, donc, à la mise en place du Nouvel ordre mondial, une dictature mise en place par le secteur privé mondialiste, qui veut mettre fin aux démocraties que nous connaissons en utilisant systématiquement la menace pour arriver à ses fins.</p><p>Pour rappel, du 9 au 11 novembre 2020, s’est tenue une rencontre de haut niveau, baptisée  <a href="https://fr.weforum.org/events/green-horizon-summit-the-pivotal-role-of-finance-2020">Green Horizon summit </a>, réunissant une centaine de décideurs financiers et économiques de haut vol, tous avides d’examiner comment passer de la théorie climatique à la spéculation verte : le Great Reset de leur portefeuille au détriment de la planète.</p><p>Selon les organisateurs, le sommet avait pour but d’accélérer l’innovation financière dans le climat, en promouvant des initiatives semblables à celles des obligations vertes.</p>
<p>2.Et maintenant l’état d’urgence climatique</p>
<p>En 2015, c’était la menace terroriste, depuis 2 ans nous sommes en état d’urgence sanitaire et demain ce sera la menace climatique.</p><p>En effet, comment ne pas admettre la conformité massive et sans questionnement des peuples aux réglementations restrictives et liberticides du COVID.</p><p>L’idée de confinement climatique pourrait être facilement normalisée à la lumière du respect massif des confinements pandémiques.</p><p>Alors qu’avec la crise sanitaire, beaucoup de responsables se rendent à l’évidence que la mondialisation financière a rongé la substance productive de nos économies et fragilisé nos secteurs publics, cette « Caste » voit comme une énorme menace le retour aux recettes économiques élémentaires ayant fait leurs preuves lors de la reconstruction d’après-guerre.</p><p>Pour ces élites déconnectées, il s’agit, donc, de saisir la formidable occasion que leur offre la peur suscitée par la crise sanitaire mondiale, pour imposer une dictature climatique et de contrôler directement le portefeuille de chaque citoyen.</p><p>De faire en sorte que l’essentiel des investissements soit affecté exclusivement au fameux <a href="https://ec.europa.eu/info/strategy/priorities-2019-2024/european-green-deal_fr">New Green Deal</a> et que les citoyens se comportent comme il faut.</p><p>L’idée est donc de mettre en place une tyrannie plus intrusive en misant sur le fait que les gens peuvent être plus disposés à accepter le suivi et les limitations liées aux quotas carbone personnels pour obtenir un climat plus sûr.</p><p>Si, lors de cette COP26, les gouvernements décident soudainement de bannir le CO2 de leur économie, le monde pourrait connaître un retournement brutal des valeurs d’un tiers de l’économie mondiale, soit la partie liée aux hydrocarbures (lignite, charbon, gaz, pétrole, etc.) et l’écosystème qu’elles entretiennent (exploitation minière, pétrochimie, plastique, etc.).</p><p>Mieux vaut donc prendre les devants et organiser le verdissement de la finance mondiale, afin de limiter les frais et surtout les secousses.</p><p>Pour cette finance-là, faute d’une réelle opposition de la part de gouvernants obéissant à l’intérêt général et non aux lobbies, la crise pandémique de Covid-19 a offert une fenêtre de tir pour mettre en place le type de société totalitaire et de surveillance dont elle rêve depuis longtemps.</p><p>Car s’il s’agit, officiellement, de sauver le climat et la planète, en réalité, ce n’est que l’ultime bouée de sauvetage de la bulle des « actifs verts » et un moyen efficace pour la faire gonfler.</p><p>Nos élites, présentes à Glasgow,  préparent donc des quotas de carbone personnels obligatoires qui introduiraient le rationnement dans tous les domaines de votre vie et ceci via une application qui enregistrerait vos déplacements, vos dépenses de chauffage et même la nourriture que vous mangez.</p><p>D’ailleurs, cette proposition avait été présentée dans la revue scientifique <a href="https://www.nature.com/articles/s41893-021-00756-w">Nature</a> par quatre experts de l’environnement comme un moyen de réduire les émissions mondiales de carbone.</p><p>Le discours ambiant de cette COP26 est donc que, face aux problèmes écologiques présents et à venir,  il est nécessaire de mettre dans l’esprit collectif,  que chaque citoyen soit conscient d’avoir un rôle à jouer dans la lutte contre le changement climatique, en proposant l’instauration d’un compte ou pass carbone.</p><p>À l’image d’un compte en banque, ce compte carbone sera crédité de 2000kg de carbone par français par an, suivant les accords de Paris.<br />Il sera demandé lors de tout achat de produits ou services de première main générant une quantité non négligeable de carbone dans son cycle de production / commercialisation de présenter son compte ou pass carbone sur lequel sera débité le montant de carbone lié à la dépense.</p><p>Il est donc envisagé que pass sanitaire se transformera en pass carbone et donc une limitation des voyages, de la  nourriture, des de km en voiture, etc…</p><p>Le tout au nom de la prochaine crise à venir : le changement climatique.</p><p>Aujourd’hui le pass, renouvelé à minima jusqu’en juillet 2022, offre un QR code pour le vaccin. Et demain ce sera pour votre bilan carbone.</p><p>Et le surlendemain ?</p><p>Reste à savoir si les populations mondiales vont se laisser faire et se faire esclavagiser et de la sorte par cette caste.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/767/scoop-quest-ce-que-le-great-reset-recherche-vraiment-avec-le-passe-sanitaire</guid>
	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 14:51:09 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/767/scoop-quest-ce-que-le-great-reset-recherche-vraiment-avec-le-passe-sanitaire</link>
	<title><![CDATA[Scoop : qu&#039;est-ce que le Great Reset recherche vraiment avec le passe sanitaire ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Peut-être vous êtes-vous demandé, comme moi, quelle mouche avait brutalement piqué Emmanuel Macron le 12 juillet lorsqu’il a annoncé la mise en place d’un passe sanitaire restreint dès le mois d’août. Il est encore trop tôt pour avoir toutes les réponses aux questions qui peuvent se poser, notamment sur le poids exact de l’industrie pharmaceutique dans les décisions politiques (on pense ici aux disparitions étonnantes de certains chefs d’Etat hostiles à la vaccination, qui laissent à penser que des méthodes de persuasion parfois assez violentes sont utilisées dans le milieu… l’Histoire éclaircira ces affaires). </p><p>Les langues commencent toutefois à se délier dans les milieux industriels, et ce qu’on apprend ne manque pas d’intérêt. </p>
<p>Thalès au coeur du passe sanitaire</p>
<p>C’est en allant sur le <a href="https://dis-blog.thalesgroup.com/identity-biometric-solutions/2021/07/27/how-digital-id-can-help-citizens-access-government-services-from-anywhere/?utm_source=twitter&amp;utm_medium=Hootsuite&amp;utm_term=&amp;utm_content=&amp;utm_campaign=DIS-Digital-Identity">blog de l’entreprise Thalès (en anglais)</a> qu’on comprend dans quelle cohérence d’ensemble s’inscrit cette première étape du capitalisme de surveillance qui s’appelle le passe sanitaire. Thalès entend en effet proposer une solution globale d’identité numérique et nous expose avec une forme de naïveté comment ce projet va se décliner. </p><p>Thalès écrit donc :</p><p>So-called digital ‘vaccination passports’ will play a key role in enabling citizens to access all manner of services and will act as a precursor to the rollout of mobile digital IDs.</p><p>(Les passeports vaccinaux joueront un rôle-clé dans la capacité des citoyens à accéder à toutes sortes de services et agiront comme des précurseurs au passage vers l’identité numérique sur téléphone portable).</p><p>Le passe sanitaire est donc un “précurseur” ! L’anticipation d’un système généralisé où l’identité ne sera plus établie par un document officiel “autonome” comme une carte d’identité, mais bien par un “portefeuille” numérique conservé sur un cloud et une application dont l’archivage échappera à l’utilisateur. </p><p>Autrement dit, il s’agit de nous habituer à changer de mode d’établissement de notre identité. </p>
<p>Un portefeuille digital pour accéder aux services publics</p>
<p>Sur le fond, Thalès ne cache pas l’ambition “centrale” du passe sanitaire, qui est de devenir une plate-forme d’accès aux différents services publics disponibles sur Internet. Pour ce faire, le passe-sanitaire repose sur un “wallet”, un portefeuille numérique, <a href="https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/07/01/de-lunion-monetaire-a-lurss-la-planification-centrale-europeenne-organisee-par-la-bce/">pour lequel la Commission Européenne a d’ores et déjà posé les bases</a>. </p><p>In both cases, the deployment of a digital wallet – primarily for digital driving licenses – will act as a gateway and the foundations for other vital government services, such as health passes.</p><p>(Dans tous les cas, le déploiement du portefeuille digital – initialement pour le permis de conduire – fonctionnera comme une plateforme d’accès et des piliers pour d’autres services publics vitaux, comme les passes sanitaires”. </p><p>On comprend donc que le passe sanitaire est la face émergée d’un iceberg technique qui se constitue progressivement, et qui va bouleverser la notion d’identité “administrative”. Désormais, les citoyens seront directement gérés par un Big Data qui permettra de leur donner accès à certains lieux ou à certains services par le contrôle de l’intelligence numérique. </p>
<p>Quand le portefeuille digital remplacera le passeport</p>
<p>Dans la palette de services que “l’ID numérique” devra rendre, on trouve en particulier le remplacement en bonne et due forme du bon vieux passeport actuel. Celui-ci sera bientôt rangé aux oubliettes de la préhistoire et remplacé par une application sur un téléphone, où toutes les données individuelles seront centralisées. </p><p>Last butcertainlynot least, the EU Digital Identity will allow citizens to use their documentation across the entire region.</p><p>(Enfin et pas des moindres, l’identité digitale européenne permettra aux citoyens d’utiliser leurs documents à travers tout le continent). </p><p>On se souvient que l’Europe s’était fondée sur l’aspiration à un continent sans frontière et sans contrôles d’identité. Subrepticement, on est passé à une Europe avec des contrôles universels poussés à un point inconnu jusqu’ici. C’est sans doute le progrès des Lumières qui veut ça. </p>
<p>Portefeuille digital et euro numérique</p>
<p>Mais c’est une autre fonctionnalité du “wallet” qui doit retenir l’attention, car <a href="https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/08/17/%f0%9f%8e%96pour-eviter-la-ruine-par-leuro-numerique-preparez-votre-secession-monetaire/">elle rejoint le projet d’euro numérique que nous avons évoqué cette semaine</a>. Il s’agit de l’utilisation du portefeuille digital comme moyen de paiement. </p><p>It gets really exciting when you realise that the wallet can host both digitalised identity and payment credentials. This could allow people, for example, to pay a deposit on a new apartment or settle an outstanding speeding fine directly from their smartphone. </p><p>(Cela devient exaltant de penser que le portefeuille digital peut héberger à la fois une identité numérique et des moyens de paiement. Ceci permettrait aux gens, par exemple, de payer une caution pour un nouvel appartement ou de régler une amende pour excès de vitesse directement depuis un smartphone). </p><p>On y vient, donc : le passe sanitaire devrait déboucher sur une ramification future, le paiement en ligne, par exemple des impôts ou des amendes. Ou du loyer. Ou des traites sur en emprunt bancaire…</p><p>Bref, si l’on se souvient que l’euro numérique serait à la main complète de la Banque Centrale Européenne, l’espace de liberté qui restera au consommateur pour arbitrer ses dépenses va devenir de plus en plus contraint. Du propre aveu de Thalès, en effet, l’Etat saura tout de vous, y compris de votre situation financière ou bancaire. </p>
<p>La porte ouverte au crédit social</p>
<p>On va bien dans quel état de dépendance ce système entreprend, sans que ce projet ne soit publiquement explicité auprès des citoyens, de placer les individus. Se met en place une architecture qui rendra possible le “crédit social” à la chinoise : le wallet contiendra des marqueurs indiquant qui n’a pas payé ses impôts, ou ses dettes, qui a roulé trop vite, qui a tardivement réglé sa pension alimentaire. Et si le marquer apparaît, l’individu sera interdit d’accès à certains services, ou à certains achats. </p><p>Peu à peu, il sera marginalisé, sans possibilité de s’y opposer. </p><p>C’est bien à cela que sert le passe sanitaire. Il n’est pas une fin en soi. Il est un début, un précédent, une mise en bouche. Vous savez désormais dans l’attente de quoi il sera maintenu après le 15 novembre.  </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/765/150-000-milliards-de-dollars-tel-est-le-cout-estime-de-la-croisade-contre-le-changement-climatique</guid>
	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 12:40:29 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/765/150-000-milliards-de-dollars-tel-est-le-cout-estime-de-la-croisade-contre-le-changement-climatique</link>
	<title><![CDATA[150 000 milliards de dollars. Tel est le cout estimé de la croisade contre le changement climatique]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Tyler Durden – Le mardi 19 octobre 2021 – Source <a href="https://www.zerohedge.com/energy/one-bank-reveals-dismal-truth-about-150-trillion-crusade-against-climate-change">Zero Hedge</a></p><p>La semaine dernière, Bank of America a déclenché une tempête de réactions dans les camps des partisans et des opposants au changement climatique, lorsqu’elle a publié l’un de ses énormes tomes de « Recherche thématique », cette fois-ci couvrant le monde du « Transwarming », et qui sert d’introduction clé à la réalité du plan Zero Carbone d’aujourd’hui, ne serait-ce que pour être l’une des premières banques à <a href="https://www.zerohedge.com/markets/here-hidden-150-trillion-agenda-behind-crusade-against-climate-change">quantifier le coût</a> de la plus grande remise en question économique, écologique et sociale de l’histoire moderne.</p><p>En résumé, pas moins de 150 000 milliards de dollars de nouveaux investissements en capital seraient nécessaires pour atteindre un monde « zéro carbone » sur 30 ans – ce qui équivaut à 5 000 milliards de dollars d’investissements annuels – c’est-à-dire deux fois le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_mondial_brut">PIB mondial actuel</a>.</p><p>Il va sans dire que le secteur privé est loin de disposer du capital nécessaire pour réaliser cet investissement. C’est pourquoi Bank of America estime généreusement que tout ou partie de la facture devra être payée par les banques centrales sous la forme de dizaines de milliards de dollars d’assouplissement quantitatif. Et comme l’assouplissement quantitatif est essentiellement une monétisation de la dette, et que 150 000 milliards de dollars de nouvelles dettes auraient des conséquences dévastatrices sur l’économie, la BofA a eu l’amabilité de partager ses calculs sur l’ampleur de l’inflation que provoquerait ce projet de milliardaires : le scénario de « monétisation totale », dans lequel les banques centrales injecteraient 5 000 milliards de dollars de liquidités chaque année via un assouplissement quantitatif durant 30 ans, entraînerait une inflation supplémentaire de 3 % pendant une bonne décennie. Il s’agirait d’une inflation s’ajoutant à celle déjà en cours.</p><p>Et nous en arrivons au cœur du sujet, car comme BofA l’admet, la croisade contre le changement climatique, la doctrine GES, le monde « Zero Carbone », quel que soit le nom qu’on veuille lui donner, devient un feu vert au plus grand épisode d’assouplissement quantitatif de l’histoire, un épisode enveloppé dans le vernis « noble » de la lutte pour la cause la plus importante de l’histoire de la civilisation, mais en réalité, c’est juste le plus grand plan de transfert de richesse de l’histoire :</p><p>Nous venons de voir un pic d’inflation supplémentaire de &lt;1% par an sur un horizon de trois décennies. Dans des scénarios plus agressifs où les banques centrales choisissent d’absorber la moitié ou la totalité de la facture de la décarbonation par le biais de l’assouplissement quantitatif, les risques d’un choc inflationniste augmentent. Néanmoins, nous pensons que notre troisième cas est le plus probable, car il serait politiquement difficile de justifier une impulsion monétaire beaucoup plus expansive. Il est vrai que si les banquiers centraux ont exprimé le désir de contribuer à rendre l’économie plus verte, leurs achats d’obligations d’entreprises ont historiquement été limités aux politiques de crise par le biais de l’assouplissement quantitatif et restent bien en deçà des achats de dette souveraine. En tant que tel, tout achat d’obligations vertes d’entreprises serait probablement limité à la fois par la taille des futurs programmes d’achat et par leur proportion par rapport à l’ensemble du marché des obligations d’entreprises, avec des allocations légèrement plus élevées dans le cadre de politiques d’achat plus progressives qui mettent l’accent sur les préoccupations environnementales.</p><p>À ce stade, la sonnette d’alarme devrait être tirée, même par les progressistes les plus écervelés, car malgré tous les avantages vantés, les coûts commencent à apparaître et – au moins pour les deux ou trois prochaines générations – ils seront absolument écrasants pour la classe moyenne, tout en permettant aux 1 % les plus riches de piller et de saccager pratiquement tous les actifs du monde. Pensez-y comme au plus grand vol mandaté de l’histoire du monde, et vous comprendrez soudain pourquoi tous les milliardaires en jet privé soutiennent si bruyamment un monde « zéro carbone ».</p><p>Mais il y a pire.</p><p>Maintenant que le génie est sorti de la bouteille et que les questions difficiles telles que « qui va payer pour tout cela » sont posées, la Bank of America a publié un rapport de suivi dans lequel elle indique très clairement que « contrairement à certains arguments, nous pensons que les efforts d’atténuation du changement climatique sont susceptibles de nuire à la croissance au cours des dix prochaines années environ« .</p><p>Dans sa note intitulée « A hot take on climate change », l’économiste en chef de la Bank of America, Ethan Harris, passe d’abord en revue toutes les étapes familières expliquant pourquoi il est si impératif – et noble – de faire quelque chose pour lutter contre les gaz à effet de serre (semblable à ce que nous avons lu pendant une grande partie du début du 20e siècle, où, <a href="https://paperspast.natlib.govt.nz/newspapers/ROTWKG19120814.2.56.5">depuis 1912</a>, article après article, on se lamentait sur la catastrophe que représentait le réchauffement de la planète, du moins jusqu’aux années 1970, lorsque l’absence de réchauffement réel de la planète a incité les « scientifiques » à suggérer que le refroidissement de la planète et une « nouvelle ère glaciaire » étaient inévitables). Au moins, les scientifiques pouvaient s’accorder sur le fait qu’il s’agissait de « quelque chose de global » (il s’est avéré que cela signifiait en réalité « une impression monétaire globale »), et comme Harris l’a exposé, c’est ce sur quoi le « consensus scientifique » semble s’accorder maintenant :</p>
<p>Le comportement humain a un impact significatif sur le changement climatique et les événements climatiques.<br />Même dans le cadre d’hypothèses optimistes – comme l’atteinte d’un taux d’émissions nettes nul d’ici 2050 – les impacts vont probablement augmenter au cours de ce siècle.<br />Il est beaucoup plus efficace d’agir maintenant que d’attendre trop tard.<br />L’incertitude quant à l’impact exact n’est pas une excuse pour l’inaction : un large éventail de résultats signifie qu’il est plus urgent d’agir, et non moins.</p>
<p>Rien de ce qui précède n’est nouveau, puisque les médias grand public bombardent leur public depuis dix ans de platitudes émotionnelles et d’appels qualitatifs expliquant pourquoi il faut agir.</p><p>Cependant, comme nous <a href="https://www.zerohedge.com/markets/here-hidden-150-trillion-agenda-behind-crusade-against-climate-change">l’avons abordé</a> la semaine dernière, toute discussion sur l’économie du changement climatique devrait commencer et se terminer par le fait qu’il s’agit de l’exemple ultime d’« externalités » – des activités privées (généralement pour des sociétés dont les descendants et les actionnaires se situent désormais dans le top 0,01% de la richesse mondiale) qui créent des coûts publics. En effet, comme l’écrit Harris, le changement climatique est l’externalité ultime, car une activité menée à un endroit a un impact sur le monde entier. Le fait que le changement climatique soit mondial par nature et qu’une si grande partie des bénéfices des actions reviennent à tout le monde a des implications importantes.</p><p>Premièrement, contrairement à d’autres « courses » technologiques, l’atténuation du changement climatique est davantage un « jeu » de coopération qu’une compétition. Lorsque des pays comme les États-Unis et la Chine « rivalisent » pour développer de nouvelles technologies, deux points de conflit tendent souvent à apparaître : une lutte pour la part de marché et une lutte pour la supériorité géopolitique. En revanche, les pays qui développent des technologies efficaces d’atténuation du changement climatique sont fortement incités à en partager les bénéfices. S’ils gardent la technologie pour eux, l’impact sur leur propre climat sera beaucoup plus faible.</p><p>C’est formidable… si seulement ce n’était pas une chimère. Pourquoi ? Parce que le récent refus de Xi Jinping, le plus grand pollueur de la planète, de se joindre à ses homologues de la « croisade contre le changement climatique » au sommet COP26 Net Zero qui se tiendra en Italie à la fin du mois, est un spectacle géant destiné aux masses. Parce que si le plus grand pollueur du monde fait clairement savoir qu’il n’a aucun intérêt à réduire réellement ses propres émissions de CO2, alors tous ceux qui prêchent des conneries sur un « jeu coopératif » peuvent aller se faire voir.</p><p>Cependant, là où Harris a quelque peu raison, c’est en soulignant le « consensus déprimant de la littérature sur le changement climatique » selon lequel, même si tout le monde coopère, la terre continuera à se réchauffer car il existe des décalages dans le lien entre les GES [Gaz à Effet de Serre] et le réchauffement de la planète. En effet, dans le meilleur des cas – chaque pays atteignant des objectifs agressifs au milieu du siècle – le changement de politique atténuera le problème, mais ne l’arrêtera pas. Ainsi, selon BofA, « les événements climatiques constitueront un risque croissant, d’intensité variable, dans presque tous les scénarios plausibles ».</p><p>En d’autres termes, le théâtre de l’absurde du « zéro carbone » est un théâtre où les motivations des acteurs divergent clairement – où seule une convergence dès le départ pourrait faire fonctionner le système – et où même le meilleur scénario de coopération totale n’a aucune chance d’arrêter réellement le problème, mais seulement de l’atténuer. Oh, et pendant ce temps, le monde devrait supporter des coûts de quelque 150 000 milliards de dollars.</p><p>Ce qui nous amène à l’évaluation principale de BofA : tout cela sera-t-il bon ou mauvais pour la croissance ? Ici, nous trouvons une vérité inattendue…</p><p>Selon BofA, les rapports de presse et de nombreuses études sur le changement climatique se concentrent sur le mauvais côté de l’économie – l’impact sur la demande globale plutôt que sur la capacité de production. Par exemple, le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) affirme que l’objectif de zéro émission nette réduirait l’emploi dans le secteur de l’énergie traditionnelle de 5 millions d’ici 2030, mais créerait 14 millions d’emplois dans le secteur de l’énergie propre. Ils affirment également que « l’augmentation des emplois et des investissements stimulerait la production économique, ce qui se traduirait par une augmentation nette du PIB mondial jusqu’en 2030. » La croissance du PIB mondial serait en moyenne de 0,4 plus élevée sur la période 2020 à 2030. L’inconvénient serait que certains pays seraient gagnants et d’autres perdants, et que l’inflation – une fois que l’on prend en compte les milliers de milliards d’euros d’assouplissement quantitatif des banques centrales nécessaires pour financer toute cette croisade – pourrait être de 1 à 3 % plus élevée.</p><p>Ici, Bank of America n’est pas d’accord et écrit qu’au moment où des efforts sérieux d’atténuation du changement climatique seront entrepris, l’économie mondiale sera probablement proche du plein emploi. Ce sera probablement le cas aux États-Unis. Par conséquent, pour doter l’industrie en personnel, il faut retirer des travailleurs du reste de l’économie. Dans le même temps, la mise en place d’une infrastructure d’énergie verte nécessitera plus qu’un doublement des investissements dans le secteur, qui passeront d’environ 2 % du PIB actuellement à une moyenne de 4,5 % sur la période 2020-30. D’où viendront ces 2,5 % du PIB ? (alerte spoiler : impression monétaire, et tout le monde le sait).</p><p>Ou alors : Harris admet qu’à court terme, les banques centrales pourraient en effet s’accommoder de la poussée de la demande, permettant ainsi à leurs économies de surchauffer. D’où l’estimation de l’AIE d’une hausse de l’inflation de 1 à 3 %. Cependant, l’économiste de BofA n’est pas d’accord avec cette estimation non plus. Si la Fed autorise un dépassement permanent du potentiel économique, l’inflation ne fera pas qu’augmenter, elle aura tendance à surchauffer. Comme dans les années 1970, il y aura une boucle de rétroaction entre l’inflation des prix, l’inflation des salaires et les attentes en matière de prix.</p><p>Traduction : la croisade « zéro carbone » contre le changement climatique est en réalité…. la condition nécessaire et suffisante pour déclencher l’hyperinflation dont les nations massivement endettées du monde ont besoin pour dégonfler leur dette.</p><p>Mais attendez, ce n’est pas tout, car comme le concède Harris ensuite, en réalité, alors que l’inflation va monter en flèche, l’atténuation du climat est « également susceptible de ralentir l’offre de l’économie, en particulier dans la phase d’accélération ». Il explique plus loin :</p><p>Les grands changements structurels dans l’économie ont tendance à créer de grands défis de transition. Les travailleurs doivent passer d’un secteur à l’autre, certaines industries vont connaître un essor tandis que d’autres vont se contracter, et à mesure que les réglementations et les taxes augmentent, le capital qui avait été investi dans la production et l’utilisation d’énergies sales deviendra rapidement obsolète.</p><p>Tout cela signifie une croissance tendancielle plus faible pendant la transition d’une économie sale à une économie verte. Et, comme indiqué plus haut, il n’y a même aucune garantie que la transition vers une économie verte sera un jour achevée une fois qu’elle aura commencé ; au mieux, nous pourrions être coincés pour toujours dans la phase d’« atténuation ».</p><p>Le gain très asymétrique – concède BofA – se produit sur le très long terme, les avantages s’accumulant ici et maintenant pour ceux qui sont susceptibles de récolter les bénéfices de la générosité de l’impression des banques centrales, qui seront naturellement ceux qui possèdent les actifs résistant à l’inflation tels que les actions, les matières premières et, bien sûr, les cryptos ; tandis que la douleur sera supportée par tous les autres, c’est-à-dire, malheureusement, par les classes moyennes et inférieures, et aura de plus des effets « sur le long terme », alors que les avantages d’un climat plus propre apportera (peut-être) des bénéfices à leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants. Leur génération, cependant, sera sacrifiée sur l’autel des 0,1 %. Car comme toute vraie religion, le « changement climatique » exige aussi un sacrifice pour qu’une poignée d’élus puisse vivre mieux.</p>
<p>La partie visible de l’iceberg</p>
<p>Voilà pour la théorie, mais que se passe-t-il sur le terrain ? Comme l’explique Harris, les progrès en matière de politique sont terriblement lents, car certaines politiques continuent d’aggraver le problème au lieu de le résoudre. Prenons deux exemples. Premièrement, selon l’AIE, les pays dépensent plus de 400 milliards de dollars par an pour subventionner principalement la consommation de pétrole, mais aussi de gaz et d’électricité. Dans de nombreux cas, il existe un conflit entre l’aide aux pauvres et l’aide à l’environnement. Deuxièmement, malgré ce que BofA appelle « l’élévation du niveau de la mer et l’augmentation du nombre d’ouragans », certains pays encouragent l’installation de maisons dans des zones à risque en subventionnant les assurances et les secours en cas de catastrophe. C’est presque comme si les pays eux-mêmes, et certainement les milliardaires des plages de Malibu, ne croyaient pas à l’augmentation du niveau des mers. Là encore, il y a conflit entre deux objectifs : aider les personnes vulnérables et réduire le coût des événements climatiques.</p><p>Entre-temps, le changement climatique et les efforts d’atténuation climatique semblent déjà avoir un impact sur l’économie mondiale. Bien que les scientifiques prennent bien soin d’éviter d’attribuer une relation de cause à effet entre le changement climatique et les événements climatiques individuels – peut-être pour la même raison que la « science » est apparue comme une farce à motivation politique lorsqu’il s’est agi de tirer des conclusions hâtives et idéologiques pendant la mise en scène Covid – ils soulignent néanmoins certaines tendances inquiétantes. Prenons deux exemples mis en évidence par BofA : « Premièrement, les données publiées par l’Agence de protection de l’environnement montrent que le nombre d’incendies de forêt aux États-Unis n’a montré aucune tendance entre 1983 et 2020. Toutefois, si l’on se concentre uniquement sur les grands incendies, le nombre d’hectares brûlés semble avoir augmenté de manière significative à partir de 2000 environ. Deuxièmement, le Geophysical Fluid Dynamics Laboratory rassemble des études sur les ouragans et les cyclones tropicaux. Son rapport est parsemé des qualificatifs habituels (confiance moyenne à élevée), mais les preuves indiquent une augmentation de l’intensité des tempêtes ces dernières années. » Chère Bank of America, c’est ce qu’on appelle une recherche d’objectif torturée : pressez les données suffisamment fort et n’importe quel modèle que vous voulez finira par en émerger.</p><p>Plus important encore, BofA admet qu’il existe désormais des preuves que le changement climatique et l’atténuation de ses effets jouent « un certain rôle » dans la récente hausse des prix de l’énergie (à cela nous répondons que non seulement l’atténuation du changement climatique joue « un certain rôle » mais que la principale raison de la crise énergétique mondiale est la poussée idiote vers une utopie GES, ce dont nous avions déjà averti en juin dans « <a href="https://www.zerohedge.com/markets/why-one-bank-thinks-esg-could-trigger-hyperinflation">Will ESG Trigger Energy Hyperinflation</a>« ).</p><p>Mais le pire, c’est qu’étant donné les perspectives réglementaires et la stigmatisation qui prévaut actuellement en ce qui concerne les combustibles fossiles, les investissements dans les capacités d’énergie sale seront faibles et dépendront de coûts élevés. Pendant ce temps, l’énergie verte n’augmente pas assez rapidement pour combler le vide. De façon ironique, les changements dans les régimes de vent et de pluie semblent avoir affecté l’offre d’énergie éolienne et hydraulique. Ces mêmes énergies éolienne et hydraulique qui étaient censées sortir le monde de sa dépendance aux combustibles fossiles. Parce que les scientifiques étaient tellement aveugles pour faire avancer leur agenda politique qu’ils n’ont pas vu ce qui était juste devant leur nez, de la même manière que Reuters <a href="https://www.reuters.com/technology/rocking-down-electric-avenue-good-luck-charging-your-car-2021-10-13/">a découvert</a> la semaine dernière que les villes européennes et américaines qui prévoient d’éliminer progressivement les moteurs à combustion au cours des 15 prochaines années doivent d’abord combler un manque de prises de recharge pour des millions de résidents qui garent leur voiture dans la rue. Oups – peut-être qu’avec le recul, les décideurs et les scientifiques auraient dû penser d’abord à l’évidence, au lieu de se précipiter sur l’agenda qui leur rapporte le plus d’argent…</p><p>Tyler Durden</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 13 Nov 2021 20:02:50 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Saïf al-Islam Kadhafi, sur le point d’annoncer sa candidature, sera-t-il le favori de la présidentielle en Libye ? L&#039;édito de Michel Taube]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Si une énième conférence internationale sur la Libye se tient aujourd’hui à Paris, après Berlin, Rome et de nombreuses autres capitales, l’événement du jour ne se produira peut-être pas dans la capitale française mais bien dans la région tripolitaine.</p><p>A Paris donc, le président français Emmanuel Macron accueille une conférence de haut niveau en présence, tout de même, d’une vingtaine de chefs d’États, dont la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris, la chancelière allemande Angela Merkel (tiens les noces d’adieu avec Emmanuel en Bourgogne n’étaient donc pas sa dernière visite française), le Premier ministre italien Mario Draghi et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. Les principaux protagonistes libyens seront-ils nombreux à Paris ? Le président du Conseil présidentiel, Mohamed Al-Menfi, et le premier ministre sont attendus, mais pas les candidats à la prochaine élection.<br /></p><p>C’est que les élections présidentielles approchent en Libye. Elles sont prévues pour le 24 décembre, suivies des législatives deux mois après. C’est déjà un miracle si elles ont lieu après des années de tergiversations et de tensions entre forces libyennes sous couvert de bras de fer entre puissances régionales (Turquie, Égypte, Émirats arabes unis, Congo Brazzaville, Maroc…) et mondiales (la Russie, les États-Unis, l’Italie et la France).</p><p>Dix ans après la chute de Mouammar Kadhafi à la suite du soulèvement du peuple libyen et de l’intervention des Nations unies, largement à l’initiative de la France, une lueur d’espoir se lèverait-elle dans le désert libyen ?</p><p>Le corps électoral est évalué à près de 3 millions d’électeurs. Mais les élections auront-elles lieu dans de bonnes conditions ? Les organisations de défense des libertés, comme Human Rights Watch, interpellent les participants du Sommet de Paris : “les autorités libyennes peuvent-elles garantir des élections sans coercition, discrimination et intimidation des électeurs, des candidats et des partis politiques ? […] Existe-t-il un plan de sécurité solide pour les bureaux de vote ? Le système judiciaire est-il en mesure de traiter rapidement et équitablement les litiges liés aux élections ? Les organisateurs des élections peuvent-ils garantir que des observateurs indépendants auront accès aux bureaux de vote, même dans les zones reculées ?”</p><p>Les grands de ce monde risquent aussi de ne pas avoir les mêmes priorités : la vice-présidente américaine aura beau jeu d’insister sur le sort alarmant des migrants, demandeurs d’asile et autres réfugiés en Libye ou passant par la Libye. Facile pour Madame Harris car ce ne sont pas les États-Unis qui ont à gérer cette pression migratoire. Certes, les violations des droits de l’homme sur le sol libyen y sont constantes et la communauté internationale devrait subordonner ses aides à la Libye au respect de ces libertés.</p><p>Il est certain aussi que l’Europe a le plus grand intérêt à ce que la Libye retrouve les voies de la stabilité, condition pour mieux assurer évidemment la gestion sur place, et non sur nos côtes méditerranéennes, de ces dizaines de milliers de candidats à la migration vers le nord. Sans parler des enjeux pétroliers. En période de crise énergétique mondiale, le sol libyen est l’objet de convoitises incessantes.</p><p>Stabilité, disions-nous ? Parlons-en justement ? Car c’est la clé de l’avenir de la Libye. </p><p>Or qui sera candidat à la présidence de la République libyenne ? Le dépôt des candidatures a débuté lundi 8 novembre. La commission électorale libyenne et son président Emad al-Sayeh ont annoncé que les candidats à la présidence ont jusqu’au 22 novembre pour se déclarer, ceux aux législatives jusqu’au 7 décembre.</p><p>ET surtout qui a le plus de chance de gagner ? </p><p>Le maréchal Khalifa Haftar, l’homme de Benghazi, soutenu par les Émirats arabes unis et l’Égypte, va certainement se déclarer rapidement. Il a renoncé depuis septembre au commandement de l’Armée nationale libyenne pour préparer la présidentielle. </p><p>Le Premier ministre libyen Abdel Hamid Dbeibah devrait aussi se présenter.</p><p>Mais ces acteurs, connus de la scène internationale, sont, dans l’esprit des citoyens libyens, associés à une décennie d’anarchie et de violences incessantes. C’est pourquoi, grand paradoxe de la situation (ruse de l’histoire ?), le grand favori est peut-être celui qui porte le nom de son père et auquel sont associées, certes des décennies de dictature, mais aussi de stabilité et de prospérité du peuple libyen ! Kadhafi est en train de se faire un prénom : Saïf al-Islam.</p><p>Et selon nos informations, Saïf al-Islam Kadhafi devrait annoncer sa candidature d’ici la fin de la semaine. Selon plusieurs observateurs attentifs du dossier libyen et surtout des Libyens que nous avons pu joindre sur place, il se passe en Libye ce que se passe en Tunisie : l’anarchie, l’effondrement économique, les attentats conduisent les citoyens à regretter les années Ben Ali et Kadhafi. Les droits de l’hommistes européens s’en offusqueront mais l’impérieux désir, besoin et droit légitime à la stabilité, condition du développement, de l’éducation, de la prospérité, du respect de l’environnement et de la gestion des flux migratoires, va peser lourd dans l’isoloir de chaque votant le 24 décembre en Libye.</p><p>N’en déplaise à Paris, le nom Kadhafi est associé à cette perte de stabilité dans l’esprit des Libyens. Et Saïf al-Islam, le libéral du régime sous les années de son père, pourrait bénéficier d’une rente historique insoupçonnée qui pourrait l’aider à l’emporter le 24 décembre.</p><p>Si l’élection a bel et bien lieu dans six semaines, le père Noël à Tripoli aura peut-être un nom connu de tous…</p><p>Michel Taube</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 06 Nov 2021 23:06:49 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L’Eurasie, terrain du « Grand Jeu »]]></title>
	<description><![CDATA[<p></p><p>L’Eurasie, centre géostratégique de la planète, objet depuis longtemps de stratégies de domination nommées « le Grand jeu ». Voici d’abord une série de textes écrits par Christian Greiling, un spécialiste français du sujet, pour vous expliquer le contexte historique et vous permettre de mieux comprendre l’importance de ce continent et de ce qui s’y passe actuellement.</p><p>Voyons maintenant plus en détail l’histoire contemporaine autour de ce « grand jeu ».</p><p>D’abord un point de vue occidental,</p><p>puis le « point de vue alternatif ».</p><p>L’Eurasie, centre de gravité d’un monde multipolaire en formation, abandonnant le monde unipolaire étasunien dans les poubelles de l’histoire.</p><p>Les deux fondations principales de cette « Eurasie multipolaire » sont la Russie et la Chine.</p><p>C’est bien sûr la Chine, puisqu’elle en a la capacité financière, qui aide au financement d’une grande partie de l’infrastructure nécessaire à l’intégration eurasiatique avec son colossal projet d’infrastructure nommé « Nouvelles Routes de la Soie », que nous verrons plus en détail dans le chapitre sur la Chine.</p><p>C’est la Russie qui garantit l’aspect sécuritaire du bloc eurasien grâce à sa puissance militaire et la finesse diplomatique du gouvernement de Vladimir Poutine.</p><p>Voyons maintenant l’intégration eurasienne en marche.</p><p>L’inde, le troisième grand pôle du continent hésite, à cause de sa peur de la Chine et des pressions occidentales.</p><p>Un des moyens de résister aux pressions déstructurantes des États-Unis pour empêcher l’intégration eurasiatique est de créer un réseau financier intégré et d’arrêter d’utiliser le dollar pour leurs échanges commerciaux.</p><p>Une fois le cadre eurasiatique défini, nous allons nous pencher plus avant sur les deux principaux piliers eurasiens, pays sans lesquels aucune intégration n’aurait lieu et qui du coup sont dans la ligne de mire de l’Empire, <a href="https://lesakerfrancophone.fr/ceg6-la-russie">la Russie</a> et <a href="https://lesakerfrancophone.fr/ceg8-la-chine">la Chine</a>. Mais commençons par étudier <a href="https://lesakerfrancophone.fr/ceg5-le-combat-usa-vs-russie">la guerre hybride entre la Russie et l’OTAN</a> sur le terrain eurasien.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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