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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Monde]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sat, 06 Nov 2021 23:06:15 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Comprendre les enjeux géopolitiques : L’Eurasie, terrain du Grand jeu]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Wayan − Le 6 Novembre 2021 − Source <a href="https://lesakerfrancophone.fr/ceg4-leurasie-terrain-du-grand-jeu">Le Saker Francophone</a></p><p></p><p>L’Eurasie, centre géostratégique de la planète, objet depuis longtemps de stratégies de domination nommées « le Grand jeu ». Voici d’abord une série de textes écrits par Christian Greiling, un spécialiste français du sujet, pour vous expliquer le contexte historique et vous permettre de mieux comprendre l’importance de ce continent et de ce qui s’y passe actuellement.</p><p>Retrouver la suite de cette analyse sur la page : <a href="https://lesakerfrancophone.fr/ceg4-leurasie-terrain-du-grand-jeu">L’Eurasie, terrain du Grand jeu</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 06 Nov 2021 12:13:39 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L’Iran a décidé de jouer la carte des Taliban]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2015/10/mollah-iran.png" data-caption=""></a></p>
<p>Le développement d’une relation forte entre la théocratie chiite iranienne et le gouvernement des extrémistes sunnites afghans, ennemis jurés dans le passé, est l’une des répercussions les plus paradoxales de la prise de pouvoir à Kaboul, le 15 août dernier, par les « Etudiants en religion ».</p>
<p><a href="https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Ali-Khameini.jpg"></a><br />Le « Guide suprême », Ali Khamenei était autrefois très virulent l’égard des talibans, qu’il qualifiait de « ramassis de mercenaires cruels et fanatiques ».</p>
<p>Lors du premier passage au pouvoir des talibans ( 1996-2001), l’Iran et le régime de l’Afghanistan « talibanisée » avaient presque failli se faire la guerre : en 1998, un conflit armé avait été évité de justesse après que des soldats taliban eurent investi le consulat iranien de Mazar-e-Sharif ( nord de l’Afghanistan). Onze diplomates iraniens avaient été tués. L’année précédente, les talibans avaient massacré trois mille hazara, minorité afghane chiite qui, pour d’évidentes raisons religieuses, linguistiques et culturelles, sont les « protégés » et alliés de Téhéran.</p><p>L’Iran soutenait aussi le célèbre commandant Ahmad Shah Massoud, Tadjik persanophone, héros du « djihad » contre les soviétique, ex maître de Kaboul devenu chef de la résistance anti talibane après sa débâcle de 1996, quand ses ennemis s’emparèrent une première fois de la capitale afghane.</p>
<p>Changement de ton de Téhéran</p>
<p>Peu après la victoire des taliban, les autorités iraniennes ont « conseillé » à leurs médias de modérer leurs critiques envers les « séminaristes » au pouvoir à Kaboul. Il a été expressément demandé aux journalistes iraniens d’éviter les termes de « brutalité », « crimes », « atrocités », termes naguère en vigueur quant il s’agissait de qualifier les talibans, symbole du « suprémacisme » sunnite incarné par les extrémistes afghans.</p><p>En fait, le réchauffement entre les deux voisins-adversaires ne date pas tout à fait d’hier : en 2005, l’ex président Mahmoud Ahmadinejad, grand pourfendeur d’Israël, avait engagé l’ébauche d’un dialogue avec les talibans. Qui, à l’époque, bataillaient avec le gouvernement afghan installé à Kaboul par les Américains. Tout ce qui pouvait contribuer à l’affaiblissement des troupes des Etats-Unis et de leurs alliés était bien entendu bon à prendre…</p><p>Le « Guide suprême », Ali Khamenei a, ces dernières années, modéré son discours, « incluant les talibans dans l’’axe de résistance’ avec la Syrie, l’Irak et le Yémen, leur fournissant armes et entraînement », ainsi que l’affirmait récemment l’ancien diplomate Bernard Chappedelaine dans le Numéro 26 de la « Revue de presse internationale ».</p><p>A la fin du mois de juin, soit un mois et demi avant la chute de Kaboul et la désastreuse opération de retrait menée par les Américains, le quotidien ultra conservateur iranien « Kayhan », dont le directeur est choisi par le « Guide », avait publié un article laissant entendre que les talibans n’étaient plus ceux que « nous connaissions avant, quand ils coupaient des têtes ». Et d’ajouter que, lors des offensives des insurgés contre le gouvernement de Kaboul « aucun crime affreux n’a eu lieu, contrairement à l’Etat islamique qui en a commis en Irak ». Le journal insistait aussi, détail qui n’en est pas un, sur le fait que les talibans avaient promis de ne pas s’en prendre aux minorités chiites afghanes.</p>
<p><a href="https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Iran-1.jpg"></a><br />Le drapeau des Taliban à la frontière de l’Iran et de l’AfghanistanLes Gardiens de la Révolution en embuscade</p>
<p>La menace de l’Organisation « Etat islamique » (EI) est en réalité l’une des raisons les plus évidentes qui pousse l’Iran à faire ami ami avec des talibans longtemps honnis. Comme le dit dans l’Orient- le-Jour la chercheuse du Carnegie Middle East Center Fatemeh Aman, « les Iraniens sont nerveux : un gouvernement entièrement dominé par les talibans n’est pas leur premier choix, mais ils n’ont plus d’autre options pour contenir l’Etat islamique et les possibles retombées d’une nouvelle guerre ».</p><p>Si le retrait des Américains fait l’affaire de l’Iran, le régime des ayatollahs s’inquiète en effet de l’instabilité que font régner en ce moment chez son voisin les combattants de l’EI dans le cadre d’une sanglante campagne d’attentats : 100 morts à l’aéroport de Kaboul, le 26 août ; 60 morts dans l’explosion qui s’est produite le 8 octobre dans une mosquée chiite de Kunduz ( Nord-afghan) ; 41 morts dans l’attentat suicide, le 15 octobre, dans une mosquée chiite de Kandahar, « capitale » historique des talibans, au cœur du pays pachtoune, l’ethnie ultra majoritaire des « Etudiants ». Tous ces attentats ont été revendiqués par l’Etat islamique au Khorassan ( EI-K).</p><p>Le changement d’orientation prise par la diplomatie iranienne est l’œuvre des « Pasdarans » , les tous puissants « Gardiens de la révolution » qui phagocytent le pouvoir à Téhéran, une emprise politique et économique que ces derniers ont encore accru en instrumentalisant à leur profit le régime des sanctions imposées à l’Iran par les Etats-Unis, l’ONU et l’Union européenne à cause du non respect par le régime de Téhéran des accords de 2015 sur le nucléaire. Les « Gardiens » profitent notamment de l’embargo imposé en tirant profit du marché noir provoqué par les sanctions économiques.</p><p>« Cette nouvelle approche à l’égard des talibans a vraisemblablement été promue par le commandant du Corps des gardiens de la révolution ( IRC), Ismail Qaani, considéré comme un vétéran des affaires afghanes qui serait notamment le pourvoyeur de combattants hazara chiites afghans en Syrie », observe le site de l’« Atlantic Council ».</p>
<p>L’Etat islamique, l’ennemi commun</p>
<p>Cet infléchissement remarquable de la politique iranienne à propos de talibans – même si elle ne s’accompagne pas d’une volonté de reconnaître le nouveau régime- est rendue plus aisée en raison des signes de bonne volonté émis par les « Etudiants en religion » avant même leur prise de pouvoir. L’année dernière, les talibans avaient nommé un mollah chiite d’ethnie hazara au poste de gouverneur de district dans une zone qu’ils contrôlaient, au nord de l’Afghanistan. Ces derniers n’ont également pas manqué de condamner les attaques à répétitions contre des mosquées chiites, attribués – ou revendiqués- par l’EI.</p><p>Tout cela n’empêche pas qu’un certain nombre de voix restent sceptiques en Iran quant à la pertinence de ce rapprochement avec un régime autrefois ennemi : les talibans n’ont fait presque aucun compromis dans la formation d’un gouvernement que leurs voisins et l’occident voulaient « inclusif ». Seul deux membres de la minorité tadjike persanophone, courtisée et soutenue par l’Iran, ont été appointés à des postes ministériels dans le gouvernement talib.</p><p>« Il y a un débat en cours en ce moment en Iran, certaines voix s’élevant contre l’hypothèse que les talibans ont changé », analyse le chercheur Adnan Tabatabai, responsable du Center for applied research in partnership with the orient », un think tank installé à l’université de Bonn, en Allemagne.</p><p>Mais dans un contexte général qui voit les puissances régionales prêtes à redevenir les acteurs d’un « grand jeu » où l’Afghanistan est à nouveau le centre, l’Iran ne peut que faire preuve de pragmatisme à l’égard d’un pays avec lequel il partage 900 kilomètres de frontière commune. Alors que l’Arabie Saoudite, grand rival de Téhéran, maintient un curieux silence pour une monarchie qui avait naguère était l’un des grands soutiens des talibans. Et qui fut l’un des trois pays, avec les Emirats Arabes Unis ( EUA) et le Pakistan, à reconnaître le régime des talibans, « Saison 1 »…</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/742/yanis-varoufakis-%C2%AB-angela-merkel-a-nui-a-l%E2%80%99europe-et-au-monde-%C2%BB</guid>
	<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 04:45:57 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Yanis Varoufakis : « Angela Merkel a nui à l’Europe et au monde »]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les élections allemandes d’aujourd’hui marquent la fin effective du règne de 16 ans d’Angela Merkel. Yanis Varoufakis décrit pour Jacobin comment elle est devenue la dirigeante la plus puissante d’Europe en temps de paix – aux dépens de l’Europe elle-même.</p><p>Source : <a href="https://jacobinmag.com/2021/09/yanis-varoufakis-angela-merkel-divided-europe-north-south-greece-debt-banks-bailout" target="_blank" rel="noopener">Jacobin Mag, Yanis Varoufakis</a><br />Traduit par les lecteurs du site Les-Crises</p>
<p><a href="https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2021/10/1-12.jpeg"></a></p>
<p id="caption-attachment-268598" class="wp-caption-text">Le long mandat d’Angela Merkel en tant que chancelière allemande prend fin alors que des élections fédérales ont lieu aujourd’hui en Allemagne. (JOHN MACDOUGALL/AFP via Getty Images)</p><p>Le mandat d’Angela Merkel restera dans les mémoires comme le paradoxe le plus cruel de l’Allemagne et de l’Europe. D’une part, elle a dominé la politique du continent comme aucun autre dirigeant en temps de paix – et elle laisse la chancellerie allemande considérablement plus puissante qu’elle ne l’avait trouvée. Mais la manière dont elle a construit ce pouvoir a condamné l’Allemagne à un déclin de longue durée et l’Union européenne à la stagnation.</p>
<p>Un déclin alimenté par la richesse</p>
<p>Il ne fait aucun doute que l’Allemagne est aujourd’hui plus forte politiquement et économiquement qu’elle ne l’était quand Merkel est devenue chancelière en 2005. Cependant, les raisons mêmes pour lesquelles l’Allemagne est plus forte sont aussi celles pour lesquelles son déclin est assuré dans une Europe en stagnation.</p><p>La puissance de l’Allemagne est le résultat de trois excédents massifs : son excédent commercial, l’excédent structurel de son gouvernement fédéral et l’afflux de l’argent des autres dans les banques de Francfort, en raison de la crise sans fin de l’euro qui se consume lentement.</p><p>Alors que l’Allemagne baigne dans l’argent, grâce à ces trois excédents, cet argent est principalement gaspillé. Au lieu d’être injecté dans les infrastructures du futur, publiques ou privées, il est soit exporté (par exemple, investi à l’étranger), soit utilisé pour acheter des biens improductifs en Allemagne (par exemple, des appartements à Berlin ou des actions Siemens).</p><p>Pourquoi les entreprises allemandes, ou le gouvernement fédéral, ne peuvent-ils pas investir ces fleuves d’argent de manière productive en Allemagne ? Parce que – et c’est là que réside une partie du cruel paradoxe – la raison pour laquelle ces excédents existent est qu’ils ne sont pas investis ! En d’autres termes, sous le règne de Mme Merkel, l’Allemagne a conclu un marché faustien : en limitant les investissements, elle a acquis auprès du reste de l’Europe et du monde des excédents qu’elle n’a pas pu ensuite investir, cela lui aurait fait perdre sa capacité future à dégager davantage d’excédents.</p><p>Si l’on s’attarde sur leur origine, les excédents massifs qui ont donné du pouvoir à l’Allemagne sous Mme Merkel sont le résultat de l’obligation faite aux contribuables allemands et, plus tard, européens de renflouer les banquiers cinglés de Francfort à condition d’organiser une crise humanitaire dans la zone périphérique de l’Europe (en particulier en Grèce) – moyen par lequel le gouvernement de Merkel a imposé une austérité sans précédent à l’égard des travailleurs tant allemands que non allemands (de manière disproportionnée, bien sûr).</p><p>En bref, le faible investissement intérieur, l’austérité généralisée et le fait de monter les fiers peuples européens les uns contre les autres ont été les moyens par lesquels les gouvernements successifs de Merkel ont transféré à l’oligarchie allemande richesse et pouvoir. Hélas, ces moyens ont également conduit à une Allemagne divisée qui passe complètement à côté de la prochaine révolution industrielle au sein d’une Union européenne qui se fragmente.</p><p>Trois épisodes permettent de comprendre comment Merkel a exercé son pouvoir à travers l’Europe pour construire, étape par étape, le cruel paradoxe qui sera son héritage.</p>
<p>Episode 1 : Le socialisme paneuropéen pour les banquiers allemands</p>
<p>En 2008, alors que les banques de Wall Street et de la City de Londres s’effondraient, Angela Merkel continuait à entretenir son image de chancelière à la main de fer, radine et prudente sur le plan financier. Pointant un doigt moralisateur vers les banquiers prodigues de l’Anglosphère, elle a fait les gros titres lors d’un discours à Stuttgart où elle a suggéré que les banquiers américains auraient dû consulter une ménagère souabe, qui leur aurait appris une chose ou deux sur la façon de gérer leurs finances.</p><p>Imaginez son horreur lorsque, peu après, elle a reçu une avalanche d’appels téléphoniques inquiets en provenance de son ministère des Finances, de sa banque centrale et de ses propres conseillers économiques, tous porteurs d’un message invraisemblable : Madame la Chancelière, nos banques aussi sont en faillite ! Pour faire fonctionner les guichets automatiques, il nous faut une injection de 406 milliards d’euros de l’argent de ces ménagères souabes – d’ici hier !</p><p>C’était la définition même du poison politique. Alors que le capitalisme mondial était en proie à des spasmes, Merkel et Peer Steinbrück, son ministre social-démocrate des Finances, introduisaient l’austérité pour la classe ouvrière allemande, prônant le mantra standard et autodestructeur du serrage de ceinture en pleine récession. Comment peut-elle maintenant se présenter devant ses propres membres du parlement – à qui elle a fait la leçon pendant des années concernant les vertus de la sobriété en matière d’hôpitaux, d’écoles, d’infrastructures, de sécurité sociale et d’environnement – pour les implorer de faire un chèque aussi colossal à des banquiers qui, quelques secondes auparavant, nageaient dans des rivières de liquidités ?</p><p>La nécessité étant la mère de l’humilité forcée, la chancelière Merkel a pris une profonde inspiration, est entrée dans le splendide Bundestag fédéral conçu par Norman Foster, a annoncé la mauvaise nouvelle à ses parlementaires abasourdis et est repartie avec le chèque demandé.</p><p>Au moins, c’est fait, a-t-elle dû penser. Sauf que ce n’était pas le cas. Quelques mois plus tard, une autre avalanche d’appels téléphoniques a exigé un nombre similaire de milliards pour les mêmes banques. Pourquoi ? Le gouvernement grec était sur le point de faire faillite. Si cela arrivait, les 102 milliards d’euros qu’il devait aux banques allemandes disparaîtraient et, peu après, les gouvernements italien, grec et irlandais feraient probablement défaut pour une créance d’un montant d’environ 500 milliards d’euros de prêts dus aux banques allemandes. À eux deux, les dirigeants français et allemands avaient intérêt à empêcher le gouvernement grec de dire la vérité, c’est-à-dire d’avouer sa faillite, pour un montant d’environ 1 000 milliards d’euros.</p><p>Angela Merkel a négligemment provoqué une crise humanitaire dans mon pays pour camoufler le sauvetage de banquiers allemands quasi-criminels.</p><p>C’est à ce moment-là que l’équipe d’Angela Merkel s’est montrée à la hauteur, en trouvant un moyen de renflouer les banquiers allemands une deuxième fois sans en informer le Bundestag : ils ont présenté le deuxième renflouement de leurs banques comme un acte de solidarité avec les cigales de l’Europe, le peuple grec. Et faire payer par les autres Européens, même les Slovaques et les Portugais beaucoup plus pauvres, un prêt qui irait momentanément dans les caisses du gouvernement grec avant de finir dans celles des banquiers allemands et français.</p><p>Ne sachant pas qu’ils payaient en réalité pour les erreurs des banquiers français et allemands, les Slovaques et les Finlandais, tout comme les Allemands et les Français, ont cru avoir la responsabilité d’assumer les dettes d’un autre pays. Ainsi, au nom de la solidarité avec ces insupportables Grecs, Mme Merkel a semé des graines du rejet entre de fiers peuples.</p>
<p>Épisode 2 : L’austérité paneuropéenne</p>
<p>Lorsque Lehman Brothers a fait faillite en septembre 2008, son dernier PDG a supplié le gouvernement américain de lui accorder une gigantesque ligne de crédit pour maintenir sa banque à flot. Supposons que le président américain lui ait répondu : « Pas de renflouement et, de plus, je ne vous autorise pas à déposer le bilan ! ». Ce serait d’une absurdité complète. Et pourtant, c’est précisément ce qu’Angela Merkel a dit au Premier ministre grec en janvier 2010 lorsque celui-ci a désespérément imploré de l’aide pour éviter de déclarer l’État grec en faillite. C’était comme dire à une personne qui est en train de tomber : je ne vais pas vous rattraper, mais vous n’avez pas non plus le droit de toucher le sol.</p><p>Quel était l’intérêt d’un double Nein aussi absurde ? Étant donné que Merkel avait toujours l’intention d’insister pour que la Grèce obtienne le prêt le plus important de l’histoire – dans le cadre du deuxième plan de sauvetage caché des banques allemandes (voir ci-dessus) – l’explication la plus plausible est aussi la plus triste : son double Nein, qui a duré quelques mois, a réussi à instiller un tel désespoir chez le Premier ministre grec qu’il a fini par accepter le programme d’austérité le plus écrasant de l’histoire. Faisant d’une pierre deux coups en un seul renflouement, Merkel a subrepticement renfloué les banques allemandes pour la deuxième fois. Et l’austérité généralisée a commencé à se répandre sur le continent, comme un feu de brousse qui aurait commencé en Grèce avant de se propager partout, y compris en France et en Allemagne.</p>
<p>Episode 3 : Jusqu’à la fin amère</p>
<p>La pandémie a offert à Angela Merkel une dernière chance de rassembler l’Allemagne et l’Europe.</p><p>Une nouvelle dette publique importante était inévitable, même en Allemagne, alors que les gouvernements tentaient de remplacer les revenus perdus pendant le confinement. Si un moment de rupture avec le passé s’imposait, c’était bien ce jour-là. Le moment était particulièrement propice pour investir les excédents allemands dans une Europe qui, simultanément, démocratisait ses processus décisionnels. Mais le dernier geste d’Angela Merkel a été de faire en sorte que ce moment soit également raté.</p><p>En mars 2020, dans un élan de panique harmonisé à la suite des confinements à l’échelle de l’UE, treize chefs de gouvernement de l’UE, dont le président français Emmanuel Macron, ont exigé de l’UE l’émission d’une dette commune (une « euro-obligation » ou eurobond) qui contribuerait à transférer les dettes nationales en hausse qui pesaient sur les faibles épaules des États membres vers l’UE comme un tout, afin d’éviter une austérité massive à la grecque dans les années post-pandémie. La chancelière Merkel, sans surprise, a dit Nein et, comme prix de consolation, a offert un fonds de relance qui ne fait strictement rien pour aider à faire face aux dettes publiques nationales croissantes – ou pour contribuer à faire pression pour que les excédents allemands accumulés soient utilisés dans l’intérêt à long terme de la société allemande.</p><p>Dans le style typique de Merkel, l’objectif du fonds de relance était de donner l’impression de faire le minimum nécessaire de ce qui est dans l’intérêt d’une majorité d’Européens (y compris une majorité d’Allemands) – sans le faire réellement ! L’acte de sabotage final de Mme Merkel avait deux dimensions.</p><p>Tout d’abord, le montant du fonds de relance est, à dessein, insignifiant sur le plan macroéconomique, c’est-à-dire qu’il est trop insuffisant pour défendre les personnes et les communautés les plus faibles de l’UE contre l’austérité qui finira par s’imposer une fois que Berlin aura donné son feu vert à la « consolidation fiscale » afin de freiner l’explosion des dettes nationales.</p><p>Deuxièmement, le fonds de relance va, en réalité, transférer des richesses des Nordistes les plus pauvres (par exemple, les Allemands et les Néerlandais) vers les oligarques du Sud de l’Europe (par exemple, les entrepreneurs grecs et italiens) ou vers les entreprises allemandes qui gèrent les services publics du Sud (par exemple, Fraport, qui gère maintenant les aéroports de la Grèce). Rien ne pourrait garantir plus efficacement la poursuite de la détérioration de la guerre des classes et de la fracture Nord-Sud en Europe que le fonds de relance de Mme Merkel – l’acte final de sabotage de l’unité économique et politique européenne.</p>
<p>Une complainte pour conclure</p>
<p>Elle a négligemment provoqué une crise humanitaire dans mon pays pour camoufler le sauvetage de banquiers allemands quasi-criminels, tout en montant les fières nations européennes les unes contre les autres.</p><p>Elle a intentionnellement saboté toutes les occasions de rassembler les Européens.</p><p>Elle a habilement comploté pour saper toute véritable transition verte en Allemagne ou dans toute l’Europe.</p><p>Elle a travaillé sans relâche pour émasculer la démocratie et empêcher la démocratisation d’une Europe désespérément antidémocratique.</p><p>Et pourtant, en observant la meute de politiciens banals et sans visage qui se bousculent pour la remplacer, je crains fort qu’Angela Merkel ne me manque. Même si, d’un point de vue analytique, mon évaluation de son mandat reste la même, je soupçonne que, d’ici peu, j’en aurai une pensée plus attendrie.</p><p>À propos de l’auteur</p><p>Yanis Varoufakis a été ministre grec des Finances pendant les premiers mois du gouvernement dirigé par Syriza en 2015. Il a notamment publié Le Minotaure planétaire et Conversations entre adultes.</p><p>Source : <a href="https://jacobinmag.com/2021/09/yanis-varoufakis-angela-merkel-divided-europe-north-south-greece-debt-banks-bailout" target="_blank" rel="noopener">Jacobin Mag, Yanis Varoufakis</a>, 26-09-2021<br />Traduit par les lecteurs du site Les-Crise<a href="https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2021/10/0-14.jpeg"></a></p><p class="text-box">Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. <a href="https://www.les-crises.fr/yanis-varoufakis-angela-merkel-a-nui-a-l-europe-et-au-monde/#">[Lire plus]</a>Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/739/l%E2%80%99empire-et-ses-techniques-de-guerre-hybride</guid>
	<pubDate>Sun, 31 Oct 2021 20:49:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/739/l%E2%80%99empire-et-ses-techniques-de-guerre-hybride</link>
	<title><![CDATA[L’Empire et ses techniques de guerre hybride]]></title>
	<description><![CDATA[<p id="caption-attachment-103318" class="wp-caption-text">Le quartier général de l’OTAN à Bruxelles</p><p>Animé d’un complexe de supériorité à toute épreuve, alimenté par sa supériorité technologique, l’Europe d’abord, puis les États Unis, ce que nous appelons « le monde occidental » dans nos textes, a toujours prétendu régner sur le monde. Piller ses ressources, imposer sa loi et son idéologie, combattre avec acharnement tout peuple ou dirigeant résistants. Bien sûr, tout cela au nom de « la civilisation », histoire de conserver bonne conscience.</p><p>Mais, au contraire de ce que pense la majorité des occidentaux, la décolonisation n’a pas entraîné la fin de la volonté de domination occidentale. Celle-ci n’a fait que prendre des moyens détournés, beaucoup moins visibles mais toujours bien présents. Nous allons vous montrer, dans ce chapitre, que la volonté impériale occidentale est toujours bien présente et les techniques utilisées pour l’exercer sans que les peuples, occidentaux ou pas, n’en soient conscients.</p><p>Pourquoi cacher « l’Empire » et son impérialisme aux yeux des peuples occidentaux ? Parce que, comme s’en est aperçu le gouvernement étasunien pendant la guerre du Vietnam, le peuple occidental, dans sa grande majorité et en particulier chez les jeunes, ne veut plus de colonisation ni de guerre d’agression. Ce peuple à une image de lui-même qui reflète la bienveillance, le sens de l’humanité et de la justice, la liberté de penser et la démocratie, les droits de l’homme…Notions que les gouvernements occidentaux vont donc être obligé d’accoler à chacune de leurs initiatives impériales afin que leurs peuples ne se rebellent pas contre elles. Guerres humanitaires, obligation de protéger des peuples martyrisés par leur « dictateur », défense des droits des minorités opprimés…Les États-Unis maquillent d’un vernis de bienveillance toutes leurs guerres impériales. Et, sous l’effet d’une intense propagande médiatique complice, la population gobe l’alibi et se débarrasse ainsi de toute culpabilité.</p><p>Mais alors pourquoi les médias, qui ne sont maintenant plus aux mains de l’État mais sont soit disant « indépendants », collaborent-ils à ce néocolonialisme ? D’une part parce que les propriétaires de ces médias sont les riches fortunes qui profitent financièrement de ce néocolonialisme et doivent donc l’entretenir pour accroître encore plus cette fortune, d’autre part pour manipuler les consciences afin que la population continue de croire qu’elle vit dans un pays démocratique, égalitaire, bienveillant. Enfin, que le meilleur et unique système socio-économique est celui dans lequel nous vivons et qu’il est « logique et bienveillant » de l’imposer aux autres, pour leur bien, les pauvres. Ce monopole médiatique permet, en dernier lieu, de cacher aux populations occidentales la décadence dans laquelle le monde occidental est engagé à cause de l’incurie du système ultralibéral que ses élites cherchent à imposer au monde entier.</p><p>Nous verrons donc dans ce chapitre les techniques que le monde occidental, en particulier le monde anglosaxon qui est un expert en guerre hybride, utilise contre les pays qui ne veulent pas coopérer avec « l’Empire ». Ingérence politique en soutenant l’opposition, Révolutions de couleurs et installation d’une marionnette au pouvoir, attaques sous fausses bannières, assassinats politiques, chantages et sanctions économiques, propagande mensongère et autres « psyops » [opérations psychologiques pour créer une situation de toute pièce], intimidation militaire allant jusqu’à lancer une « guerre humanitaire »…Entre approches théoriques et exemples concrets, nous allons vous montrer ces techniques de guerre hybride utilisées pour mettre au pas les récalcitrants (Venezuela, Cuba, Corée du Nord, Iran…) les gêneurs (Irak, Syrie, tout homme politique populaire se voulant indépendant) et les concurrents potentiels (Russie, Chine).</p><p>Mais voyons d’abord cette notion « d’Occident », « d’Empire » et de guerres hybrides impérialistes qui touchent le monde entier.</p><p>La Russie est depuis longtemps l’ennemi né de l’Empire, comme nous le verrons plus en détail dans le chapitre <a href="https://lesakerfrancophone.fr/5-le-combat-usa-vs-russie">« le combat USA-Russie »</a>.</p><p>L’Amérique du sud, dite l’arrière-cour des Etats Unis, en particulier Cuba, le Venezuela riche en pétrole et tout pays virant à gauche, sont sous les fourches caudines des Etats Unis.</p><p>Le Moyen orient et ses richesses pétrolières. L’Afghanistan en 2001 puis l’Irak, la Somalie, la Syrie, la Lybie et enfin l’Iran qui, depuis la destitution du Shah, résiste à l’impérialité étasunienne.</p><p>Nous aurons un chapitre détaillé <a href="https://lesakerfrancophone.fr/10-la-syrie">sur la Syrie</a> qui, depuis 2015, subit les foudres de l’Empire.</p><p>Même les alliés récalcitrants sont mis au pas.</p><p>L’Afrique, l’Asie, le monde entier doit obéissance à l’hégémon.</p><p>Après ces quelques exemples pour vous montrer la réalité d’un « empire étasunien », nous allons passer en revue les différentes « armes de guerre hybride » utilisées par l’Empire pour exercer son pouvoir impérial.</p><p>Voyons d’abord les maîtres d’œuvre officiels de cet impérialisme, la CIA pour l’action dans l’ombre et l’OTAN pour la force visible.</p><p>L’OTAN, le bras armé de l’Empire.</p><p>La CIA, le maître d’œuvre caché de l’impérialisme étasunien et ses supplétifs du Mi6, du Mossad et des « Five Eyes » (le regroupement des services secrets étatsuniens, anglais, canadiens, australiens, néo-zélandais).</p><p>Sans oublier le Pentagone.</p><p>A notre époque de privatisation totale, pourquoi ne pas privatiser les outils de l’impérialisme ? c’est le cas avec George Soros et les « ONG humanitaires ».</p><p>Conséquence de cette guerre hybride menée par l’intermédiaire d’ONG,</p><p>Une des plus vieilles techniques occidentales pour continuer à exercer un pouvoir sur les anciennes colonies fut d’y placer leurs propres marionnettes à la tête. Le changement de régime et sa version plus « démocratique », la révolution de couleur, continuent d’être pratiqués.</p><p>Le dollar qui est devenue la monnaie internationale est utilisé comme arme financière.</p><p>Grace au dollar et au système financier occidental, les sanctions et pressions sur l’économie des pays sont faites pour affamer le peuple afin que celui-ci se révolte contre son dirigeant qui est dans la ligne de mire de « l’Empire ».</p><p>Les attaques sous fausse bannière, un vieil outil toujours d’actualité.</p><p>Le terrorisme est depuis longtemps utilisé pour déstabiliser les gouvernements en place. La manipulation d’attentats terroristes sous fausse bannière ne date donc pas d’aujourd’hui. Après la seconde guerre mondiale, la CIA avait déjà monté l’opération Gladio et des groupes appelés Stay Behind pour empêcher l’idéologie communiste de s’étendre en Europe de l’Ouest.</p><p>Voyons maintenant ce qu’il en est du terrorisme à notre époque.</p><p>Arrestations arbitraire et assassinats par drones.</p><p>Même si on en parle peu, le risque de guerre bactériologique est bien là.</p><p>Attaques informatiques et cyber guerre comme dernière arme de guerre hybride en date.</p><p>La perversion des organismes internationaux.</p><p>Et même du sport.</p><p>Les manipulations psychologiques des populations par les médias, dites propagande de guerre ou « psyops » en anglais, sont faites pour que les peuples ne comprennent pas les causes réelles de tous ces événements qui troublent une hypothétique paix mondiale et en viennent à soutenir ces « guerres hybrides » qui ne ressemblent pas à de vraies guerres.</p><p>Voici un chapitre entier pour donner un exemple détaillé de « psyop » montée contre la Russie, <a href="https://lesakerfrancophone.fr/12-laffaire-skripal">l’affaire Skripal</a>.</p><p>Pour une bonne vue d’ensemble de l’Empire, lisez l’interview de Daniele Ganser, l’auteur du livre « les guerres illégales de l’OTAN ».</p><p>Et pour ceux qui veulent rentrer dans les détails théoriques, voici le travail d’Andrew Korybko, le spécialiste de la théorie des guerres hybrides.</p><p>Une fois ces techniques de guerre hybride bien comprises, voyons maintenant le « terrain de jeu » sur lequel l’Empire va exercer son pouvoir, l’Eurasie, dont il faut à tout prix empêcher l’intégration en sapant ses deux gros piliers de soutien, la Russie et la Chine. Ce que les spécialistes du sujet nomment <a href="https://lesakerfrancophone.fr/4-leurasie-terrain-du-grand-jeu">« le Grand jeu »</a>.</p><p>Ceux que la géopolitique internationale intéresse peu, peuvent passer directement au chapitre montrant que derrière le système dit démocratique du monde occidental se cache en réalité <a href="https://lesakerfrancophone.fr/13-ploutocratie-et-ultraliberalisme">une ploutocratie</a> et un <a href="https://lesakerfrancophone.fr/17-quest-ce-que-letat-profond">État profond</a> qui dirige l’Empire.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 31 Oct 2021 20:36:52 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Avec la Chine, la guerre grise a commencé]]></title>
	<description><![CDATA[<p>21 octobre 2021#21</p><p>L’affaire des sous-marins australiens qui oppose la France aux États-Unis n’est pas seulement une question de gros sous ou d’amour-propre. C’est le révélateur d’une crise bien plus profonde. Entre la Chine et les États-Unis, la tension ne cesse de monter. Et elle ne peut que monter encore. C’est cela qui marginalise la France. Les deux superpuissances peuvent-elles éviter ce que l’on appelle « le piège de Thucydide » ? Ou vont-elles s’enliser dans la « guerre grise » ?</p>
<p>Le piège de Thucydide, c’est quoi ?  </p>
<p>En 2017, un politologue américain, Graham Allison, publie un livre-choc : Destined for war. Traduit en français sous le titre Vers la guerre, l’ouvrage est un best-seller. Allison n’est pas le premier venu. Il a enseigné à Harvard pendant cinquante ans. Et il a conseillé plusieurs secrétaires à la Défense. Sous Reagan, Clinton et Obama.</p><p>Sa thèse, c’est que les États-Unis et la Chine sont, sinon voués à la guerre, du moins entraînés vers elle. C’est en quelque sorte leur destin. Certes, la guerre peut sembler « à la fois improbable et déraisonnable ». Certes, il étudie des situations historiques similaires dans lesquelles le conflit a pu être évité. Certes, le dernier chapitre de son livre affirme que la guerre « n’est pas inévitable ». Il n’empêche. La Chine et les États-Unis risquent d’être entraînés au conflit presque malgré eux.</p><p>Ce mécanisme, c’est ce qu’il appelle « le piège de Thucydide ». Le piège de Thucydide, c’est « l’inévitable bouleversement qui se produit quand une puissance ascendante menace de supplanter une puissance établie ». Selon lui, ce mécanisme « a jeté les deux plus grandes puissances du moment sur la voie d’un cataclysme dont personne ne veut, mais qu’elles seront incapables d’éviter. » C’est assez glaçant.</p>
<p>Le malheur grec</p>
<p>Allison se réfère à un évènement vieux de deux-mille-quatre-cents ans, la guerre du Péloponnèse. Elle a opposé deux coalitions de cités grecques, l’une menée par Athènes et l’autre par Sparte. Entre 431 et 404, les deux villes sont alors au faîte de leur puissance. Et ces deux « superpuissances » se sont livré une bataille sans merci. D’une certaine façon, on peut dire que la Grèce ne s’en est jamais relevée. Comme on l’a dit de l’Europe après la Première Guerre mondiale.</p><p>Un historien de l’époque, Thucydide, a raconté cette guerre avec un grand souci d’exactitude. Et surtout, il a essayé d’en comprendre les ressorts. Il aborde le sujet dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse : « La cause véritable, mais non avouée, en fut à mon avis la puissance à laquelle les Athéniens étaient parvenus et la crainte qu’ils inspiraient aux Lacédémoniens, qui contraignirent ceux-ci à la guerre. »</p><p>Dans cette longue phrase, tout est pesé. Tout est pensé. Tout est condensé.</p><p>1/ La guerre a des ressorts objectifs qui échappent aux discours officiels.</p><p>2/ Elle a un caractère inéluctable. Thucydide parle bien de contrainte.</p><p>3/ Il n’y a donc pas un agresseur et un agressé. La guerre obéit à une double causalité, elle commence des deux côtés, quoique de façon dissymétrique. Il y a d’un côté une puissance émergente, qui devient trop vite trop forte et trop conquérante. Il y a, en face, une puissance déclinante qui voit son hégémonie menacée et qui prend peur.</p><p>Imaginé par l’historien grec de l’Antiquité et popularisé par le politologue américain de Harvard, le « piège de Thucydide » est même devenu <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pi%C3%A8ge_de_Thucydide">un concept géostratégique</a>.</p>
<p>La Chine ne se cache plus</p>
<p>Peut-on échapper à son destin ? La guerre est-elle inéluctable ? Vous connaissez l’histoire passée. Maintenant, remplacez Sparte par Washington et Athènes par Pékin. Ajoutez que jamais dans l’histoire un rééquilibrage des pouvoirs entre deux superpuissances étatiques ne s’est fait aussi rapidement qu’aujourd’hui – ni sur le plan militaire, ni sur le plan économique, ni sur le plan technologique, ni même sur le plan idéologique.</p><p><a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/La-Suite-des-temps/Demain-la-Chine-guerre-ou-paix">Demain la Chine, guerre ou paix</a> ? Dans un essai publié par Gallimard, le sinologue Jean-Pierre Cabestan fait mine de s’interroger. En réalité, ce directeur de recherche au CNRS est très inquiet. L’arrivée au pouvoir de Xi Jimping, en 2012, a « intensifié l’affirmation de la puissance chinoise ». Pour Cabestan, « son nationalisme est de plus en plus sourcilleux et revanchard, sa politique étrangère et de sécurité est chaque jour plus agressive et dominatrice ». Le successeur de Mao, Deng Xiaoping, avait pour stratégie de passer sous les radars. Il faut, disait-il, « cacher ses talents et attendre son heure ». Le conseil remonterait à un empereur de l’époque des Tang, il y a une douzaine de siècles. Désormais, avec Xi Jimping, plus question de se cacher.</p><p>Il y a désormais un peu partout dans la région « une accumulation de passions et de poudre ». D’autant que la mue spectaculaire de l’armée chinoise, dont il passe les forces en revue et en détail, n’est pas terminée. L’objectif de la Chine est d’être la première puissance militaire et économique du monde à l’horizon 2049, cent ans après la prise de pouvoir par les communistes, c’est-à-dire d’ici une génération.</p>
<p>Guerre grise</p>
<p>Pour l’instant, bien sûr, les gesticulations et pressions contre Taïwan, ce n’est pas l’amorce d’une invasion et le début d’une guerre mondiale. Mais c’est déjà la guerre grise, celle qui ne dit pas son nom.</p><p>La « zone grise », grey zone situation en anglais, c’est un concept assez récent, mais qui s’est imposé en raison notamment des actions de la Russie et de la Chine. Ce n’est ni la guerre ni la paix, c’est l’ambiguïté. On mène des opérations qui ne sont pas suffisamment agressives pour être considérées comme ouvrant un conflit. Mais elles ont un impact suffisant pour modifier le statu quo, pour faire bouger le rapport de force. Et pour cela, on emploie des moyens qui sortent du cadre des relations internationales telles qu’on les conçoit depuis la Seconde Guerre mondiale. Par exemple, on déstabilise une élection. Ou des hackers mènent des cyberattaques sur des systèmes importants, mais pas vitaux.</p><p>Attaques cybernétiques, propagande digitale, opérations destinées à atteindre le moral des populations visées, notamment à Taïwan… Cabestan en fait l’inventaire. Il n’est pas le seul. « Faire face aux « situations de zone grise » serait devenu, ces dernières années, <a href="https://www.cairn.info/revue-defense-nationale-2018-7-page-74.html">le principal défi de sécurité pour le Japon</a> », estime la revue Défense nationale. Par zone grise, « les autorités nippones désignent des frictions répétées, ne relevant ni du temps de paix, ni du temps de guerre et qui ont trait à la souveraineté. »</p><p>Par exemple, les Chinois font des incursions maritimes dans les eaux contiguës et territoriales des îles Senkaku, qui sont contrôlées par le Japon mais revendiquées par la Chine. Mais Pékin n’envoie pas de navire de guerre. Seulement des garde-côtes. Ou des bateaux de pêche. « La république populaire a décidé de faire un usage systématique des zones grises », écrit Cabestan.</p>
<p>Équilibre par la terreur</p>
<p>L’un des éléments qui poussent à la modération, c’est la dissuasion. Le nucléaire. Si la Chine se sent capable d’envahir Taïwan, elle ne peut prendre le risque d’une escalade. Le fait d’équiper les sous-marins australiens d’une propulsion nucléaire est un premier pas pour ce pays, et un tournant par rapport au contrat avec la France. Cela pose des questions de prolifération. Encore un sujet à défricher pour L’AntiÉditorial…</p><p>Cabestan, Jean-Pierre. (2021). Demain la Chine : guerre ou paix ? Gallimard.</p><p>Allison, Graham. (2019). Vers la guerre. Odile Jacob.</p><p>Thucydide. (1990). Histoire de la guerre du Péloponnèse. Robert Laffont.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/721/ce-que-cache-le-narratif-tisse-autour-du-covid</guid>
	<pubDate>Sat, 09 Oct 2021 22:23:36 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[CE QUE CACHE LE NARRATIF TISSÉ AUTOUR DU COVID]]></title>
	<description><![CDATA[<p id="viewer-89hqn" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">(août 2021) Ernst Wolff — Journaliste, expert en finance internationale et en fonds d’investissement</p><p id="viewer-b5guh" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr"><a href="https://odysee.com/@LongXXvids:c/Ernst-Wolf-speech---summary:3?fbclid=IwAR1WFAkVCZFFAZXACCnVef6Lr5ht0Z-H9F4HkLfHbZ6oycByPUQe2Msbn54" target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="_3Bkfb _1lsz7">https://odysee.com/@LongXXvids:c/Ernst-Wolf-speech---summary:3?fbclid=IwAR1WFAkVCZFFAZXACCnVef6Lr5ht0Z-H9F4HkLfHbZ6oycByPUQe2Msbn54</a></p><p id="viewer-eo4sk" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Selon, le président américain Franklin Delano Roosevelt : « Rien ne se produit accidentellement en politique, et lorsque quelque chose se produit, vous pouvez être presque certains que cela avait été planifié pour que cela se déroule tel que cela s’est déroulé ». Si nous considérons ce qui se passe depuis janvier 2020, ces mots résonnent de manière particulièrement inquiétante. Est-il possible que tout ce dont nous avons fait l’expérience ait été planifié ? Disons-le tout de suite, je ne peux pas produire la preuve d’un tel plan, en tout cas pas sous la forme de document authentique, mais après avoir étudié cette question attentivement pendant ces 18 mois, j’affirme que nous avons un nombre impressionnant d’indices, Ils pointent tous dans cette direction et pas dans une autre.</p><p id="viewer-8013f" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Qu’ont-ils planifié et quelles sont les conséquences de ce plan ? La situation dans laquelle nous nous trouvons en ce moment est unique dans l’histoire de l’humanité. Jamais par le passé, le monde n’a été placé dans son intégralité sous la férule d’un régime coercitif de ce genre. Et, à notre époque, on n’avait jamais eu à subir autant de mesures en apparence si inintelligibles, si aberrantes — en partie du moins — et dans bien des cas si contradictoires.</p><p id="viewer-45pna" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">D’après le récit officiel, il s’agirait de la crise sanitaire la plus sérieuse de mémoire d’homme, mais les mesures qui ont été prises, loin d’améliorer la situation, n’ont fait que l’empirer. Tous les médecins peuvent confirmer qu’aujourd’hui la santé de la majorité des gens est bien pire qu’avant la crise. Et même si l’on adopte le point de vue officiel de ceux qui ont ordonné ces mesures, celles-ci sont un vrai désastre. La prétendue menace d’une quatrième vague d’infection, et l’annonce de la nécessité d’une prochaine troisième vague de vaccinations, puis d’une quatrième et même d’une cinquième, démontre que le but revendiqué des mesures sanitaires — enrayer l’épidémie — a complètement échoué.</p><p id="viewer-1ipcj" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Mais là n’est pas le cœur du problème, bien au contraire. À cause des confinements, nous sommes obligés d’à affronter une sévère crise économique. Partout dans le monde la production s’est effondrée. La logistique globale est à genoux, les chaines d’approvisionnement sont coupées, des récoltes sont perdues, l’approvisionnement en nourriture est étranglé, et par-dessus le marché s’installe une pénurie d’une grande partie des semi-conducteurs. Parallèlement, nous constatons que personne ne semble désireux de s’attaquer à ces problèmes ni de les résoudre, mais qu’au contraire ceux-ci se retrouvent multipliés et amplifiés à cause de nouvelles mesures sanitaires et de la menace permanente que font peser d’éventuelles restrictions encore inédites.</p><p id="viewer-226u5" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Un exemple récent : en Chine, le terminal fret du troisième plus gros port du monde a été fermé à cause d’un seul ouvrier testé positif. De même en Nouvelle-Zélande, où au mois d’août 5 millions de personnes ont été placées en confinement pendant 3 jours, car une seule et unique personne de 58 ans avait été testée positive.</p><p id="viewer-1s2qb" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Une grave crise du secteur des TPE et des PME se profile. Il s’agit pourtant du secteur qui fournit le plus d’emplois de par le monde, et qui génère en outre la plus grande partie des recettes fiscales. Le secteur industriel des TPE et des PME, en particulier les entreprises familiales, qui navigue dans un flot constant d’incertitudes et sous une pluie de règlements nouveaux, est poussé chaque semaine davantage vers l’abîme. Il ne s’est jamais retrouvé dans une crise aussi profonde qu’il ne l’est aujourd’hui.</p><p id="viewer-e0222" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Là encore, ce n’est pas tout. Nous faisons face en ce moment à une inflation brutale qui grimpe partout dans le monde. Elle concerne en particulier les matières premières, les prix des objets manufacturés et les produits alimentaires. De même, rien n’est fait pour pallier à cette situation, tout au contraire. On imprime sans interruption un immense flot d’argent, et le volume de ce flot continue même encore de s’accroître. Les états et les banques centrales ont, depuis le début de la crise, injecté presque 20 billions (vingt mille milliards !) de dollars dans le système monétaire mondial. Et l’on n’en voit pas la fin ! Le FMI, l’organisation financière la plus puissante du monde, s’apprête lundi à larguer, avec des droits de retrait spéciaux, 650 milliards de dollars, la plus grande somme tirées de ses propres liquidités jamais avancée.</p><p id="viewer-8t85e" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">La situation au sein de la société n’est guère meilleure. Un exemple suffira : aux USA, le pays dont l’économie est la plus forte du monde, presque 4 millions de personnes sont menacées d’être chassées de chez elles car elles ne peuvent plus payer leur loyer ou rembourser leur emprunt. Et presque dix fois plus encore d’américains sont incapables de se nourrir grâce à leur propre revenu. Voilà ce que les politiciens, en détruisant de manière intentionnelle l’économie, ont réussi à accomplir, tandis que l’inflation grandissante, quant à elle, n’y était pas parvenue. La population s’est fracturée sur l’ensemble du territoire comme jamais auparavant, et, brochant sur le tout, des mesures perfides viennent couronner ce désastre.</p><p id="viewer-7lvka" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Enfin, on assiste à un transfert prémédité du pouvoir en Afghanistan, sous la houlette des USA. Les talibans se sont vus confier 20 milliards dollars de matériel militaire, une force aérienne complète, avec 11 bases aériennes pour la soutenir prêtes à l’usage. Soyons certains que la prochaine vague de réfugiés viendra de là. Pourquoi tout cela ? Pourquoi prennent-ils ces mesures d’envergure internationale qui ont provoqué un désastre après l’autre, et pourquoi poussent-ils une majorité de l’humanité plus loin au fond de l’abîme, au lieu d’essayer de l’arracher à sa misère ?</p><p id="viewer-2rf0b" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Pour répondre à cette question, il faut en poser deux autres : qui s’intéresse activement à cet agenda global et qui en bénéficie ? La réponse est évidente. Celui qui profite le plus de la crise actuelle, et celui qui en tire les ficelles, caché derrière la scène, c’est le complexe numérico-financier. Donc un ensemble doté de dessins bien spécifiques, au sein duquel on trouve les plus grosses sociétés du Big Information Tech (IT), ainsi que les plus gros managers d’actifs de notre temps. En font partie : Apple, la société Alphabet (Google et ses métastases), Amazon, Microsoft et Facebook. La capitalisation boursière de ces cinq sociétés représente à elles seules la valeur incroyable de 9,1 billions de dollars. À titre de comparaison, le PIB de l’Allemagne, de la France et de l’Italie additionnés s’élève à 8,6 billions de dollars.</p><p id="viewer-2t49e" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">À côté de ces intérêts numériques, nous avons aussi les plus grands managers d’actifs boursiers : BlackRock, Vanguard et State Street (ainsi que Fidelity). Ils sont tous impliqués de manière significative dans ces sociétés de Big Info Tech. En outre, ces quatre sociétés, à elles seules, gèrent à l’heure actuelle un total de 22,6 billions de dollars d’actifs. Encore une fois à titre de comparaison, le PIB des 28 nations de l’UE en 2020 s’élevait à 15,7 billions de dollars.</p><p id="viewer-7q0he" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Cependant, ce n’est pas seulement la force financière titanesque sur laquelle le complexe numérico-financier s’appuie qui le rend si puissant dans ce qu’il entreprend. Prenons par exemple Big Info Tech. Ce secteur n’est pas seulement puissant en lui-même, mais il l’est aussi parce qu’il contrôle des milliers d’autres sociétés, qu’il organise les systèmes numériques de ces entreprises, et que de ce fait il exerce une surveillance constante sur leur flux de data. Big Info Tech n’est rien d’autre qu’une gigantesque tumeur cancéreuse, qui, depuis quelques années, a répandu ses métastases dans toutes les autres branches de l’économie, pour les rendre dépendantes de ses programmes et donc les dominer.</p><p id="viewer-4a745" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Nos managers d’actifs boursiers n’agissent pas différemment : ils s’impliquent dans la gestion de toutes les grandes sociétés, et sont capables d’influencer chacune des marques populaires de par le monde. Le plus colossal de ces fonds de placement, BlackRock, est aussi le fournisseur de « Aladdin Data Cloud » : un système d’analyse de données en service depuis plus de 40 ans, qui représente le service d’information le plus important sur les placements et sur la finance que le monde ait jamais connu. Par derrière, BlackRock se sert ensuite de ces données pour conseiller les plus grandes banques centrales mondiales : la Federal Reserve des USA et la BCE. À cause de cet énorme avantage dans le domaine de l’information dont BlackRock bénéficie, il est facile de deviner qui est dépendant de qui.</p><p id="viewer-bctf2" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Nous avons donc affaire à un agrégat unique dans l’histoire qui combine la puissance financière brute au pouvoir discrétionnaire que donne cette somme de données d’une taille inimaginable. Depuis le début de cette crise, cette combinaison a permis à ces sociétés de connaître une croissance commerciale et financière encore jamais vue. Pire, l’avantage qu’elles ont pris s’accélère depuis sans s’interrompre. Au cours du dernier trimestre de cette année, en avril, mai, juin, ces sociétés ont obtenu les plus gros profits de toute leur histoire, ce qui défie l’imagination. Il faut en conclure que ce complexe numérico-financier constitue un des pouvoirs globaux qui mène la course du monde. Il se tient bien au-dessus de tous les gouvernements. Il a la capacité de mettre à genoux n’importe quel pouvoir exécutif dans le monde, et de s’assurer de sa docilité.</p><p id="viewer-1q75n" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">On ne peut que s’étonner encore plus, cependant, des méthodes adoptées par ce complexe numérico-financier depuis le début de la crise. Celui-ci sape les racines mêmes du système dont il est le premier bénéficiaire : si le complexe numérico-financier détruit les TPE et les PME, alors il détruit en fait ses propres moyens de subsistance, car, rappelons-le, c’est ce secteur qui crée la plus grande partie des recettes fiscales et qui crée le plus d’emplois. De plus, lorsque l’inflation s’installe, le complexe numérico-financier souffre aussi. Enfin, lorsque ce dernier s’attaque à la paix sociale en accroissant les inégalités, alors il anéantit ceux dont il tire profit. Ce sont des objections valides, mais elles mettent à côté de la cible.</p><p id="viewer-2dm2j" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">En réalité, le complexe numérico-financier n’a pas d’autre choix que de faire ce qu’il fait en ce moment. Ce dont nous sommes témoins aujourd’hui ne correspond pas à un agenda précis à partir duquel ce même complexe numérico-financier pourrait continuer d’accumuler encore plus d’argent et de puissance, avant de s’assoir sur ses lauriers pour jouir des fruits de son labeur. Ce dont nous faisons l’expérience constitue un immense acte de désespoir, sans aucun doute le plus gigantesque qui s’est jamais produit de toute l’histoire humaine.</p><p id="viewer-2ckpe" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Ce qui a provoqué cet acte de désespoir est que le système économique auquel le complexe numérico-financier doit son existence ne peut plus être maintenu en vie dans le cadre structurel dont il hérite. Ce modèle a déjà frôlé la destruction pendant la crise financière mondiale de 2007-2008. Si les gouvernements n’avaient pas alors mobilisé d’énormes quantités d’argent tirées des recettes fiscales, et si les banques centrales n’avaient pas créé de nulle part des masses énormes d’argent, notre système se serait alors déjà effondré.</p><p id="viewer-2igar" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Mais cette planche de salut n’était que temporaire. Il fallait continuer d’accroitre les sommes d’argent injectées, ce que l’on fit pendant les 12 années qui suivirent. En outre, il fut nécessaire de baisser les taux d’intérêts plusieurs fois au cours de cette période. De ce fait, le système devint encore plus instable. À long terme, les choses ne pouvaient pas s’arranger. Et l’an dernier, on voyait poindre un prochain effondrement boursier. Ce crash a été repoussé grâce à un ultime tour de force : pour une dernière fois, les taux d’intérêts ont été réduits à zéro, et des milliers de milliards de dollars ont été injectés sur les marchés.</p><p id="viewer-u5g7" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Ces mesures ont cependant engendré un saut qualitatif à l’origine d’une situation économique toute nouvelle. Renouveler ce report aurait nécessité de fixer des taux d’intérêt négatif vraiment bas, ce qui aurait détruit les fondations du système bancaire tel qu’il existe aujourd’hui. Les banques ne peuvent fonctionner sur le long terme avec de tels taux d’intérêt négatif. On ne pourra pas repousser le crash encore une fois avec cette même approche. Face à la situation dans laquelle nous nous trouvons, il est possible d’injecter des milliers de milliards de dollars dans le système une nouvelle fois encore au grand maximum. Mais le taux d’inflation, déjà en forte croissance, deviendrait alors de plus en plus excessif jusqu’à atteindre l’hyperinflation.</p><p id="viewer-5530u" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Le complexe numérico-financier s’est donc retrouvé face à cette alternative : d’un côté l’effondrement final et, de l’autre, l’hyperinflation — c’est-à-dire une monnaie qui n’a plus aucune valeur. Cela signifie que nous sommes parvenus à un carrefour historique où le complexe numérico-financier, dans le cadre du système économique tel qu’il existe, n’a seulement de choix qu’entre deux formes d’effondrement.</p><p id="viewer-7etq2" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Que pouvaient faire ses dirigeants ? Ils ont très clairement choisi d’installer un nouveau système, et ce, d’après une double stratégie. D’un côté, loin des yeux du public, ils préparent bel et bien ce nouveau système. De l’autre, ils profitent de la phase finale du système actuel qui est à l’agonie pour le piller de fond en comble en recourant à tous les stratagèmes dont ils disposent. C’est exactement ce à quoi nous assistons depuis mars 2020. La destruction clairement préméditée et délibérée de l’économie mondiale, au bénéfice exclusif de l’expansion du complexe numérico-financier, avec en parallèle la préparation simultanée, par le truchement des banques centrales, d’un nouveau système élaboré sous l’égide des sociétés de Big Info Tech. Nous savons déjà à quoi ce système va ressembler : la suppression complète du cash et des banques commerciales sous leurs formes antérieures, et, à la place, l’introduction d’une monnaie numérique émise par les banques centrales (CBDC : Central Bank Digital Currency). Le but ultime, visiblement, sera que chacun d’entre nous n’aura plus qu’un seul compte avec lequel toutes nos transactions s’effectueront, et qui sera installé non dans une banque commerciale mais dans une banque centrale.</p><p id="viewer-9rilp" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Voici ce qui se dessine à l’arrière-plan : parce que la monnaie numérique d’une banque centrale (CBDC) sera programmable, et parce que les banques centrales peuvent créer à partir de rien des quantités illimitées d’argent, ce système économique pourra en effet opérer de cette manière avec des taux d’intérêts négatifs bas sans détruire le système. Il ne s’agit pas toutefois de la seule caractéristique des futures monnaies numériques émises par les banques centrales, car ces CBDC vont permettre aux gouvernements de surveiller toutes nos transactions. Ils pourront nous soumettre à des taux d’impositions divers et variables, tout en nous infligeant à volonté des amendes individuelles. Les gouvernements auront aussi le pouvoir de soumettre une partie de notre argent à une date d’expiration et donc d’exiger que nous en ayons dépensé une certaine quantité au cours d’un laps de temps donné. Ils pourront nous contraindre à utiliser cet argent dans des buts spécifiques et imposer que nous ne puissions acheter seulement que certains produits avec une somme donnée, ou encore que ces produits ne proviennent que d’une seule région. Surtout, les gouvernements disposeront d’un moyen d’annuler notre capacité d’effectuer des transactions d’un simple click, et donc de nous bloquer financièrement. La monnaie numérique des banques centrales serait pour un état la méthode de collecte des impôts la plus efficaces de toute l’histoire humaine ; et, à travers le contrôle des liquidités privées, rien de moins que la concrétisation d’une dictature englobant absolument tout.</p><p id="viewer-5mdgl" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Toutefois, cet édifice comporte une faille qui n’est pas négligeable : la résistance attendue du public. Il est certain qu’une large proportion des populations n’acceptera pas une telle privation de ses droits fondamentaux. On peut s’attendre à ce que l’introduction par la force étatique des monnaies numériques des banques centrales, des CBDC donc, rencontre un farouche rejet de la part de la société. Et c’est exactement ce problème, susceptible d’empêcher l’introduction de la monnaie numérique, qui mobilise de toute évidence la réflexion du complexe numérico-financier. Ils ne vont donc pas essayer d’introduire la CBDC progressivement, ce qui risquerait de soulever une forte résistance. Au contraire, ils vont plonger la société dans le chaos, de telle sorte qu’ils puissent ensuite présenter l’introduction de cette monnaie numérique comme la solution à tous les problèmes ; et ce, sous la forme du revenu universel de base (Universal Basic Income : UBI).</p><p id="viewer-fc1po" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Quiconque serait tenté de croire qu’il ne s’agit que d’une « théorie du complot » bâtie sur du vent devrait réexaminer attentivement tout ce dont nous fait l’expérience au cours de ces 18 derniers mois. Sous prétexte de combattre une maladie, des dégâts dévastateurs et irréparables ont été infligés à l’économie et aux finances. L’ampleur de cet impact ne commence à peine à se faire sentir par endroit. Dans le même temps, ils s’emploient tous les jours à ce que ces dégâts s’accentuent, tandis que parallèlement, ils s’appliquent à rendre les divisions sociales de plus en plus béantes, en poussant continuellement de nouveaux coins entre chacun de nous. Tout cela est délibérément orienté dans une seule et même direction : accentuer les tensions sociales jusqu’au bord de la guerre civile, et ce, dans le monde entier. C’est exactement cela que les puissants désirent, s’il faut en croire les informations disponibles.</p><p id="viewer-fi9ig" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">En somme, ce dont nous faisons l’expérience aujourd’hui, c’est une tentative de créer un maximum de chaos social, pour permettre ensuite, à l’acmé de ce chaos, l’arrivée d’une panacée sous la forme du revenu universel de base, l’UBI, de sorte à parvenir à un changement radical, du chaos maximum au contrôle maximum.</p><p id="viewer-eu600" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Par ailleurs, dans la perspective des puissants, il existe une seconde raison pour laquelle l’UBI doit advenir. Nous nous tenons au bord de la Quatrième Révolution Industrielle (4RI), et nous allons assister dans la période qui va suivre à la perte de millions et de millions d’emplois, à cause du déploiement de l’Intelligence Artificielle (AI). Ce qui signifie la disparition de millions de consommateurs. La demande de biens de consommation va donc s’effondrer. Or étant donné que notre système économique actuel fonctionne grâce à la consommation, il est nécessaire, pour le maintenir en vie, de s’arracher de cette spirale descendante, ce qui ne peut se produire que si tous ces consommateurs désormais sans possibilité de trouver un emploi, se voient attribuer un revenu.</p><p id="viewer-dgtfh" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Les événements qui se sont déroulés ces derniers 18 mois, tout comme ce qui se passe encore maintenant, suit de toute évidence un plan préparé. Le nom de ce plan est : « La déconstruction du système économique actuel au bénéfice des élites » — engendrer un chaos économique et social maximum et établir un nouveau système, sous couvert de fournir une aide humanitaire aux populations du monde. Il est d’ailleurs possible de consulter ce plan, puisqu’il est expliqué dans The Fourth Industrial Revolution et The Great Reset, les deux livres de Klaus Schwab.</p><p id="viewer-dk7a4" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">D’ailleurs le Forum Économique Mondial (le Forum de Davos, ou WEF : World Economic Forum) qu’il préside joue un rôle clef dans l’ensemble de cet agenda. Le WEF a réussi au cours de ces 50 dernières années à devenir un des centres opérationnels les plus importants du complexe numérico-financier. Tout d’abords, ce sont des grands patrons qui s’y sont rassemblés, ensuite tous les dirigeants politiques, puis, plus tard encore, des personnalités du monde des media — autant de personnages éminents « réseautant » les uns avec les autres. En outre, au cours des années 90, certains d’entre eux furent ciblés pour participer à des programmes de formation. Nous savons aujourd’hui que le WEF a fourni à ses « Global Leaders of Tomorrow » depuis 1992, de même qu’à ses « Young Global Leaders » depuis 2005, un cadre de formation strucuré. Et ce sont précisément ceux-là qui occupent aujourd’hui des positions de puissance ou d’influence dans les domaines politiques et économiques. Que ce soient Bill Gates, Jeff Bezos ou Jack Marr de Big Info Tech ; que ce soient le CEO de BlackRock, Larry Fink, Kristalina Georgieva présidente du FMI, ou encore l’ancien directeur de la Bank of England, Mark Carney, pour le secteur financier ; que ce soient Emanuel Macron, Sebastian Kurz ou Angela Merkel pour le monde politique : tous ont reçu une formation du WEF, ou siègent au sein de son conseil de direction.</p><p id="viewer-97qgc" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Mais ce ne sont pas seulement les 1300 membres de ce réseau liant étroitement des leaders issus de l’élite mondial qui tirent les ficelles de par le monde. Depuis 2012, se sont joints à eux une dizaine de millier de « Global Shapers » supplémentaires, âgés de moins de 30 ans, et qui ont aussi été sélectionnés par le WEF. À cet égard, ils exercent également une influence sur le cours des événements qui se déroulent sur la scène mondiale. Or nous savons à quoi doivent ressembler ces événements. Il suffit pour le vérifier de consulter les ouvrages de Klaus Schwab, le fondateur du WEF. Et ceux qui n’arrivent toujours pas à croire que tout ce dont nous avons été les témoins suit un plan devraient jeter un coup d’œil à la date de publication du Great Resetde Klaus Schwab : le 20 juin 2020, donc à peine 4 mois après que le monde entier subisse un confinement général. Pourtant, Schwab donne des instructions exactes sur la manière dont on devrait tirer parti du Covid-19 : faire subir au monde entier une destruction créatrice pour en bâtir un nouveau à l’image de l’humain tel qu’il l’envisage — un monde évocateur des ténèbres du national-socialisme.</p><p id="viewer-oq2n" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Je sais que tout cela paraît choquant, comme une apocalypse soigneusement planifiée. Et en effet, cet agenda est de toute évidence planifié. Il est également difficile de le surpasser en termes de cruauté et de mensonge. Qui aurait pu soupçonner que, sous prétexte de de protéger l’humanité des effets d’une maladie, l’économie mondiale serait poussée dans le gouffre ? Que l’on nous ôterait la liberté de se déplacer, notre droit de s’associer et de s’exprimer, notre liberté d’opinion, sans oublier que l’on condamnerait plus de 100 millions de personnes à la famine, et tout cela soi-disant pour « notre propre protection » !</p><p id="viewer-7tg95" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Qui aurait pu croire que non seulement un eugéniste sans vergogne comme Klaus Schwab oserait prêcher partout dans le monde sa sombre vision de la fusion de l’être humain et de l’intelligence artificielle (AI), mais que des milliers de disciples la relayeraient ensuite jusque dans tous ces développements profondément destructeurs que nous devons subir ? Pourtant les détails de cette vision suffiraient à glacer le sang de quiconque pense et ressent les choses normalement.</p><p id="viewer-67o1u" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Cependant, j’en arrive à mon message le plus important. Tout cet ensemble possède un autre aspect : un aspect très différent. Nous pouvons y puiser un soutien considérable et une grande force face à ce qui nous attend. Le plan de ces élites, les visions de Klaus Schwab, sont condamnés à l’échec, et ce, pour bien des raisons, dont la principale est que le narratif d’un virus mortel constituant une menace existentielle pour l’humanité n’est pas viable à long terme. Nous pouvons déjà constater comment ce tissu de mensonges s’effondre sur lui-même de partout. Nous voyons chaque jour comment, dans leurs efforts pour le légitimer, ils recourent à des arguments chaque jour plus absurdes, ainsi qu’à des diffamations d’une violence inouïe. C’est important de prendre conscience que la véhémence dont font preuve les media ces jours-ci, témoignent non pas de leur force mais de leur faiblesse. Tous ceux qui vomissent des mensonges de plus en plus grotesques, comme celui de la « pandémie des non vaccinés », qui déclarent que les gens en bonne santé sont les ennemis publics numéro un, ou qui mettent en confinement tout un pays sur la base d’un unique malade ou même d’un seul « cas » de test positif, ne le font que parce qu’ils ont épuisé tous leurs arguments. Ces déchainements sont autant de tactiques du désespoir.</p><p id="viewer-44prf" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Abraham Lincoln a dit une fois que : « vous pouvez tout le temps tromper une partie des gens, et une fois ou l’autre réussir à tromper tout le monde, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps ». C’est exactement cela. Nous verrons de nos yeux la vérité se révéler, et cela veut dire bien sûr beaucoup de chose pour nous, car — ô ironie —, cela ouvre pour nous ce que Klaus Schwab intitule « une fenêtre unique d’opportunité », mais, dans l’exacte dynamique inverse de ce qu’il entend.</p><p id="viewer-b8a5n" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">En somme, à cause de ce narratif de collapse, la crédibilité de ceux qui nous ont emmené dans cette situation s’écroule aussi chaque jour davantage : c’est donc plutôt pour nous que s’est ouverte une fenêtre unique d’opportunité. Celle-ci permet une campagne de réinformation vaste et complète. Les conditions permettant d’éclairer nos concitoyens sur le contexte véritable de cette prétendue « pandémie », sur le véritable équilibre des pouvoirs dans le monde, et sur la véritable menace à laquelle nous devons faire face, n’ont jamais été meilleures que maintenant. Elles s’améliorent même chaque jour car en face on s’empêtre dans des mensonges de plus en plus difficiles à faire avaler. Et même si le complexe digitalo-financier réussissait à mettre en service sa nouvelle monnaie, ce ne serait pas non plus la fin du monde. La monnaie numérique des banques centrales (la CBDC) ne peut fonctionner que sur la base d’un système coercitif total. Ils introduiront continuellement de nouveau contrôles sur les prix, ils accroitront continuellement le revenu minimum universel (l’UBI) et finalement généreront une inflation permanente qui exercera une pression énorme sur la population. En retour, cela conduira à une paupérisation continue et à des conflits constants avec l’état et les autorités.</p><p id="viewer-1ldu5" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Ce qu’il faut bien saisir c’est que si sans aucun doute nous entrons dans une époque dangereuse et pleine de turbulences, nous avons également un atout majeur en main : en face, les puissants ne sont pas guidés dans leurs actes par la raison mais par la cupidité et la soif du pouvoir. Ils ne peuvent rien faire d’autre au final que de s’engluer dans des problèmes toujours plus grands. Il nous faut utiliser précisément cette faiblesse et toujours garder à l’esprit que s’ils désirent posséder toujours plus d’argent, de propriétés et même mettre la main sur toutes les armes du monde, leur pouvoir n’est ni basé sur l’argent qu’il possède, ni sur leurs possessions, ni sur leurs armes, mais ne repose que sur une chose : l’ignorance dans laquelle est tenue la majorité des gens. Cette majorité ne comprend pas le jeu diabolique dans lequel la petite minorité aux commandes l’a entrainée. Si effroyables soit ce que le complexe numérico-financier et ses sbires nous ont infligé ces derniers 18 mois — et qu’ils continuent de nous infliger —, ce complexe s’est mis ainsi dans une situation dont il ne peut plus s’extirper. Prisonnier de cette situation qu’il a créé, et placé ainsi dans une situation de plus en plus désespérée, il n’a d’autre choix que de franchir davantage de « lignes rouges ».</p><p id="viewer-5jlf2" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Cela signifie pour chacun d’entre nous que, face à cette situation exceptionnelle, il est nécessaire de conserver tout simplement notre paix, d’exposer tous leurs mensonges et de montrer aux autres, peu à peu, pourquoi et par qui ils sont dupés. Lorsque nous faisons cela, et que nous réfléchissons du même coup à la force de nos arguments, alors nous pouvons non seulement résoudre le problème actuel, mais même peut-être accomplir quelque chose de bien plus grand : se servir d’une des crises les plus graves qu’a connues l’humanité pour changer la direction de son histoire, et ce faisant, franchir le seuil d’une ère nouvelle et meilleure.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 26 Sep 2021 14:56:36 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Inside the CIA&#039;s secret war plans against WikiLeaks]]></title>
	<description><![CDATA[<p>In 2017, as Julian Assange began his fifth year holed up in Ecuador’s embassy in London, the CIA plotted to kidnap the WikiLeaks founder, spurring heated debate among Trump administration officials over the legality and practicality of such an operation.</p><p>Some senior officials inside the CIA and the Trump administration even discussed killing Assange, going so far as to request “sketches” or “options” for how to assassinate him. Discussions over kidnapping or killing Assange occurred “at the highest levels” of the Trump administration, said a former senior counterintelligence official. “There seemed to be no boundaries.”</p><p>The conversations were part of an unprecedented CIA campaign directed against WikiLeaks and its founder. The agency’s multipronged plans also included extensive spying on WikiLeaks associates, sowing discord among the group’s members, and stealing their electronic devices.</p><p>While Assange had been on the radar of U.S. intelligence agencies for years, these plans for an all-out war against him were sparked by WikiLeaks’ ongoing <a href="https://wikileaks.org/vault7/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:publication" class="link rapid-noclick-resp">publication</a> of extraordinarily sensitive CIA hacking tools, known collectively as “Vault 7,” which the agency <a href="https://www.wyden.senate.gov/imo/media/doc/wyden-cybersecurity-lapses-letter-to-dni.pdf" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:ultimately concluded" class="link rapid-noclick-resp">ultimately concluded</a> represented “the largest data loss in CIA history.”</p><p>President Trump’s newly installed CIA director, Mike Pompeo, was seeking revenge on WikiLeaks and Assange, who had sought refuge in the Ecuadorian Embassy since 2012 to avoid extradition to Sweden on rape allegations he denied. Pompeo and other top agency leaders “were completely detached from reality because they were so embarrassed about Vault 7,” said a former Trump national security official. “They were seeing blood.”</p><p></p><p>
Former CIA Director Mike Pompeo in 2017. (Andrew Harrer/Bloomberg via Getty Images)</p><p>The CIA’s fury at WikiLeaks led Pompeo to publicly describe the group in 2017 as a “non-state hostile intelligence service.” More than just a provocative talking point, the designation opened the door for agency operatives to take far more aggressive actions, treating the organization as it does adversary spy services, former intelligence officials told Yahoo News. Within months, U.S. spies were monitoring the communications and movements of numerous WikiLeaks personnel, including audio and visual surveillance of Assange himself, according to former officials.</p><p>Story continues</p><p>This Yahoo News investigation, based on conversations with more than 30 former U.S. officials — eight of whom described details of the CIA’s proposals to abduct Assange — reveals for the first time one of the most contentious intelligence debates of the Trump presidency and exposes new details about the U.S. government’s war on WikiLeaks. It was a campaign spearheaded by Pompeo that bent important legal strictures, potentially jeopardized the Justice Department’s work toward prosecuting Assange, and risked a damaging episode in the United Kingdom, the United States’ closest ally.</p><p>The CIA declined to comment. Pompeo did not respond to requests for comment.</p><p>“As an American citizen, I find it absolutely outrageous that our government would be contemplating kidnapping or assassinating somebody without any judicial process simply because he had published truthful information,” Barry Pollack, Assange’s U.S. lawyer, told Yahoo News.</p><p>Assange is now housed in a London prison as the courts there decide on a U.S. request to extradite the WikiLeaks founder on charges of attempting to help former U.S. Army analyst Chelsea Manning break into a classified computer network and conspiring to obtain and publish classified documents in violation of the Espionage Act.</p><p></p><p>“My hope and expectation is that the U.K. courts will consider this information and it will further bolster its decision not to extradite to the U.S.,” Pollack added.</p><p>There is no indication that the most extreme measures targeting Assange were ever approved, in part because of objections from White House lawyers, but the agency’s WikiLeaks proposals so worried some administration officials that they quietly reached out to staffers and members of Congress on the House and Senate intelligence committees to alert them to what Pompeo was suggesting. “There were serious intel oversight concerns that were being raised through this escapade,” said a Trump national security official.</p><p>Some National Security Council officials worried that the CIA’s proposals to kidnap Assange would not only be illegal but also might jeopardize the prosecution of the WikiLeaks founder. Concerned the CIA’s plans would derail a potential criminal case, the Justice Department expedited the drafting of charges against Assange to ensure that they were in place if he were brought to the United States.</p><p>In late 2017, in the midst of the debate over kidnapping and other extreme measures, the agency’s plans were upended when U.S. officials picked up what they viewed as alarming reports that Russian intelligence operatives were preparing to sneak Assange out of the United Kingdom and spirit him away to Moscow.</p><p>The intelligence reporting about a possible breakout was viewed as credible at the highest levels of the U.S. government. At the time, Ecuadorian officials had <a href="https://www.reuters.com/article/us-ecuador-assange-exclusive/exclusive-ecuador-attempted-to-give-assange-diplomat-post-in-russia-document-idUSKCN1M12R5" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:begun efforts" class="link rapid-noclick-resp">begun efforts</a> to grant Assange diplomatic status as part of a scheme to give him cover to leave the embassy and fly to Moscow to serve in the country’s Russian mission.</p><p></p><p>
WikiLeaks founder Julian Assange appears at the window of the Ecuadorean Embassy in London on Feb. 5, 2016. (Kirsty Wigglesworth/AP)</p><p>In response, the CIA and the White House began preparing for a number of scenarios to foil Assange’s Russian departure plans, according to three former officials. Those included potential gun battles with Kremlin operatives on the streets of London, crashing a car into a Russian diplomatic vehicle transporting Assange and then grabbing him, and shooting out the tires of a Russian plane carrying Assange before it could take off for Moscow. (U.S. officials asked their British counterparts to do the shooting if gunfire was required, and the British agreed, according to a former senior administration official.)</p><p>“We had all sorts of reasons to believe he was contemplating getting the hell out of there,” said the former senior administration official, adding that one report said Assange might try to escape the embassy hidden in a laundry cart. “It was going to be like a prison break movie.”</p><p>The intrigue over a potential Assange escape set off a wild scramble among rival spy services in London. American, British and Russian agencies, among others, stationed undercover operatives around the Ecuadorian Embassy. In the Russians’ case, it was to facilitate a breakout. For the U.S. and allied services, it was to block such an escape. “It was beyond comical,” said the former senior official. “It got to the point where every human being in a three-block radius was working for one of the intelligence services — whether they were street sweepers or police officers or security guards.”</p><p></p><p>White House officials briefed Trump and warned him that the matter could provoke an international incident — or worse. “We told him, this is going to get ugly,” said the former official.</p><p>As the debate over WikiLeaks intensified, some in the White House worried that the campaign against the organization would end up “weakening America,” as one Trump national security official put it, by lowering barriers that prevent the government from targeting mainstream journalists and news organizations, said former officials.</p><p>The fear at the National Security Council, the former official said, could be summed up as, “Where does this stop?”</p><p></p><p>When WikiLeaks launched its website in December 2006, it was a nearly unprecedented model: Anyone anywhere could submit materials anonymously for publication. And they did, on topics ranging from secret fraternity rites to details of the U.S. government’s Guantánamo Bay detainee operations.</p><p>Yet Assange, the lanky Australian activist who led the organization, didn’t get much attention until 2010, when WikiLeaks released gun camera footage of a 2007 airstrike by U.S. Army helicopters in Baghdad that killed at least <a href="https://www.nytimes.com/2010/04/06/world/middleeast/06baghdad.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:a dozen" class="link rapid-noclick-resp">a dozen</a> people, including two <a href="https://www.theguardian.com/us-news/2020/jun/15/all-lies-how-the-us-military-covered-up-gunning-down-two-journalists-in-iraq" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:Reuters" class="link rapid-noclick-resp">Reuters</a> journalists, and wounded <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/newsnight/9136984.stm" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:two young children" class="link rapid-noclick-resp">two young children</a>. The Pentagon had <a href="https://www.reuters.com/investigates/special-report/witness-yates-injury/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:refused" class="link rapid-noclick-resp">refused</a> to release the dramatic video, but someone had provided it to WikiLeaks.</p><p></p><p>
WikiLeaks releases leaked 2007 footage of a U.S. Apache helicopter fatally shooting a group of men at a public square in eastern Baghdad. (U.S. Military via Wikileaks.org)</p><p>Later that year, WikiLeaks also published several caches of classified and sensitive U.S. government documents related to the wars in Afghanistan and Iraq, as well as more than 250,000 U.S. diplomatic cables. Assange was hailed in <a href="https://assangedefense.org/events/nyc-free-assange-rally-press-conference/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:some" class="link rapid-noclick-resp">some</a> <a href="https://www.baltimoresun.com/opinion/op-ed/bs-ed-op-0417-assange-defense-20190415-story.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:circles" class="link rapid-noclick-resp">circles</a> as a <a href="https://www.helsinkitimes.fi/columns/columns/viewpoint/16341-assange-is-a-hero-not-a-criminal.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:hero" class="link rapid-noclick-resp">hero</a> and in others as a villain. For U.S. intelligence and law enforcement agencies, the question was how to deal with the group, which operated differently than typical news outlets. “The problem posed by WikiLeaks was, there wasn’t anything like it,” said a former intelligence official.</p><p>How to define WikiLeaks has long confounded everyone from government officials to press advocates. Some view it as an independent journalistic institution, while others have asserted it is a handmaiden to foreign spy services.</p><p>“They’re not a journalistic organization, they’re nowhere near it,” William Evanina, who retired as the U.S.’s top counterintelligence official in early 2021, told Yahoo News in an interview. Evanina declined to discuss specific U.S. proposals regarding Assange or WikiLeaks.</p><p></p><p>But the Obama administration, fearful of the consequences for press freedom — and chastened by the blowback from its own aggressive leak hunts — restricted investigations into Assange and WikiLeaks. “We were stagnated for years,” said Evanina. “There was a reticence in the Obama administration at a high level to allow agencies to engage in” certain kinds of intelligence collection against WikiLeaks, including signals and cyber operations, he said.</p><p>That began to change in 2013, when Edward Snowden, a National Security Agency contractor, fled to Hong Kong with a massive trove of classified materials, some of which revealed that the U.S. government was <a href="https://www.reuters.com/article/us-usa-nsa-spying/u-s-court-mass-surveillance-program-exposed-by-snowden-was-illegal-idUSKBN25T3CK" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:illegally" class="link rapid-noclick-resp">illegally</a> spying on Americans. WikiLeaks helped arrange Snowden’s escape to Russia from Hong Kong. A WikiLeaks editor also accompanied Snowden to Russia, staying with him during his 39-day enforced stay at a Moscow airport and <a href="https://www.vogue.com/article/sarah-harrison-edward-snowden-wikileaks-nsa" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:living with him" class="link rapid-noclick-resp">living with him</a> for three months after Russia granted Snowden asylum.</p><p>In the wake of <a href="https://www.lawfareblog.com/snowden-revelations" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:the Snowden revelations" class="link rapid-noclick-resp">the Snowden revelations</a>, the Obama administration allowed the intelligence community to prioritize collection on WikiLeaks, according to Evanina, now the CEO of the Evanina Group. Previously, if the FBI needed a search warrant to go into the group’s databases in the United States or wanted to use subpoena power or a national security letter to gain access to WikiLeaks-related financial records, “that wasn’t going to happen,” another former senior counterintelligence official said. “That changed after 2013.”</p><p></p><p>
An image of Edward Snowden on a giant screen in Hong Kong on June 23, 2013. (Sam Tsang/South China Morning Post via Getty Images)</p><p>From that point onward, U.S. intelligence worked closely with friendly spy agencies to build a picture of WikiLeaks’ network of contacts “and tie it back to hostile state intelligence services,” Evanina said. The CIA assembled a group of analysts known unofficially as “the WikiLeaks team” in its Office of Transnational Issues, with a mission to examine the organization, according to a former agency official.</p><p>Still chafing at the limits in place, top intelligence officials lobbied the White House to redefine WikiLeaks — and some high-profile journalists — as <a href="https://www.nytimes.com/2018/11/16/us/politics/trump-administration-assange-wikileaks.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:“information brokers,”" class="link rapid-noclick-resp">“information brokers,”</a> which would have opened up the use of more investigative tools against them, potentially paving the way for their prosecution, according to former officials. It “was a step in the direction of showing a court, if we got that far, that we were dealing with agents of a foreign power,” a former senior counterintelligence official said.</p><p>Among the journalists some U.S. officials wanted to designate as “information brokers” were Glenn Greenwald, then a columnist for the Guardian, and Laura Poitras, a documentary filmmaker, who had both been instrumental in publishing documents provided by Snowden.</p><p>“Is WikiLeaks a journalistic outlet? Are Laura Poitras and Glenn Greenwald truly journalists?” the former official said. “We tried to change the definition of them, and I preached this to the White House, and got rejected.”</p><p></p><p>The Obama administration’s policy was, “If there’s published works out there, doesn’t matter the venue, then we have to treat them as First-Amendment-protected individuals,” the former senior counterintelligence official said. “There were some exceptions to that rule, but they were very, very, very few and far between.” WikiLeaks, the administration decided, did not fit that exception.</p><p>In a statement to Yahoo News, Poitras said reported attempts to classify herself, Greenwald and Assange as “information brokers” rather than journalists are “bone-chilling and a threat to journalists worldwide.”</p><p>“That the CIA also conspired to seek the rendition and extrajudicial assassination of Julian Assange is a state-sponsored crime against the press,” she added.</p><p>“I am not the least bit surprised that the CIA, a longtime authoritarian and antidemocratic institution, plotted to find a way to criminalize journalism and spy on and commit other acts of aggression against journalists,” Greenwald told Yahoo News.</p><p>By 2015, WikiLeaks was the subject of an intense debate over whether the organization should be targeted by law enforcement or spy agencies. Some argued that the FBI should have sole responsibility for investigating WikiLeaks, with no role for the CIA or the NSA. The Justice Department, in particular, was “very protective” of its authorities over whether to charge Assange and whether to treat WikiLeaks “like a media outlet,” said Robert Litt, the intelligence community’s senior lawyer during the Obama administration.</p><p></p><p>
Glenn Greenwald and Laura Poitras at a news conference in 2014. (Eduardo Munoz/Reuters)</p><p>Then, in the summer of 2016, at the height of the presidential election season, came a seismic episode in the U.S. government’s evolving approach to WikiLeaks, when the website began publishing Democratic Party emails. The U.S. intelligence community later concluded the Russian military intelligence agency known as the GRU had hacked the emails.</p><p>In response to the leak, the NSA began surveilling the Twitter accounts of the suspected Russian intelligence operatives who were disseminating the leaked Democratic Party emails, according to a former CIA official. This collection revealed direct messages between the operatives, who went by the moniker Guccifer 2.0, and WikiLeaks’ Twitter account. Assange at the time steadfastly denied that the Russian government was the source for the emails, which were also published by mainstream news organizations.</p><p>Even so, Assange’s communication with the suspected operatives settled the matter for some U.S. officials. The events of 2016 “really crystallized” U.S. intelligence officials’ belief that the WikiLeaks founder “was acting in collusion with people who were using him to hurt the interests of the United States,” said Litt.</p><p>After the publication of the Democratic Party emails, there was “zero debate” on the issue of whether the CIA would increase its spying on WikiLeaks, said a former intelligence official. But there was still “sensitivity on how we would collect on them,” the former official added.</p><p></p><p>The CIA now considered people affiliated with WikiLeaks valid targets for various types of spying, including close-in technical collection — such as bugs — sometimes enabled by in-person espionage, and “remote operations,” meaning, among other things, the hacking of WikiLeaks members’ devices from afar, according to former intelligence officials.</p><p>The Obama administration’s view of WikiLeaks underwent what Evanina described as a “sea change” shortly before Donald Trump, helped in part by WikiLeaks’ release of Democratic campaign emails, won a surprise victory over Hillary Clinton in the 2016 election.</p><p>As Trump’s national security team took their positions at the Justice Department and the CIA, officials wondered whether, despite his campaign trail <a href="https://www.youtube.com/watch?v=mUtT0b0EnSw" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:declaration" class="link rapid-noclick-resp">declaration</a> of “love” for WikiLeaks, Trump’s appointees would take a more hard-line view of the organization. They were not to be disappointed.</p><p>“There was a fundamental change on how [WikiLeaks was] viewed,” said a former senior counterintelligence official. When it came to prosecuting Assange — something the Obama administration had declined to do — the Trump White House had a different approach, said a former Justice Department official. “Nobody in that crew was going to be too broken up about the First Amendment issues.”</p><p></p><p>On April 13, 2017, wearing a U.S. flag pin on the left lapel of his dark gray suit, Pompeo strode to the podium at the Center for Strategic and International Studies (CSIS), a Washington think tank, to deliver to a standing-room-only crowd his first public remarks as Trump’s CIA director.</p><p>Rather than use the platform to give an overview of global challenges or to lay out any bureaucratic changes he was planning to make at the agency, Pompeo devoted much of his speech to the threat posed by WikiLeaks.</p><p>“WikiLeaks walks like a hostile intelligence service and talks like a hostile intelligence service and has encouraged its followers to find jobs at the CIA in order to obtain intelligence,” he said.</p><p>“It’s time to call out WikiLeaks for what it really is: a non-state hostile intelligence service often abetted by state actors like Russia,” he continued.</p><p></p><p>
Pompeo answers questions at the Center for Strategic and International Studies in Washington in 2017. (Pablo Martinez Monsivais/AP)</p><p>It had been barely five weeks since WikiLeaks had stunned the CIA when it announced it had obtained a massive tranche of files — which it dubbed “Vault 7” — from the CIA’s ultrasecret hacking division. Despite the CIA’s ramped up collection on WikiLeaks, the announcement came as a complete surprise to the agency, but as soon as the organization posted the <a href="https://wikileaks.org/ciav7p1/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:first materials" class="link rapid-noclick-resp">first materials</a> on its website, the CIA knew it was facing a catastrophe.</p><p>Vault 7 “hurt the agency to its core,” said a former CIA official. Agency officials “used to laugh about WikiLeaks,” mocking the State Department and the Pentagon for allowing so much material to escape their control.</p><p>Pompeo, apparently fearful of the president’s wrath, was initially reluctant to even brief the president on Vault 7, according to a former senior Trump administration official. “Don’t tell him, he doesn’t need to know,” Pompeo told one briefer, before being advised that the information was too critical and the president had to be informed, said the former official.</p><p>Irate senior FBI and NSA officials repeatedly demanded interagency meetings to determine the scope of the damage caused by Vault 7, according to another former national security official.</p><p>The NSA believed that, although the leak revealed only CIA hacking operations, it could also give countries like Russia or China clues about NSA targets and methods, said this former official.</p><p></p><p>Pompeo’s aggressive tone at CSIS reflected his “brash attitude,” said a former senior intelligence official. “He would want to push the limits as much as he could” during his tenure as CIA director, the former official said.</p><p>The Trump administration was sending more signals that it would no longer be bound by the Obama administration’s self-imposed restrictions regarding WikiLeaks. For some U.S. intelligence officials, this was a welcome change. “There was immense hostility to WikiLeaks in the beginning from the intelligence community,” said Litt.</p><p>Vault 7 prompted “a brand-new mindset with the administration for rethinking how to look at WikiLeaks as an adversarial actor,” Evanina said. “That was new, and it was refreshing for the intelligence community and the law enforcement community.” Updates on Assange were frequently included in Trump’s President’s Daily Brief, a top-secret document prepared by U.S. intelligence agencies that summarizes the day’s most critical national security issues, according to a former national security official.</p><p>The immediate question facing Pompeo and the CIA was how to hit back against WikiLeaks and Assange. Agency officials found the answer in a legal sleight of hand. Usually, for U.S. intelligence to secretly interfere with the activities of any foreign actor, the president must sign a document called a “finding” that authorizes such covert action, which must also be briefed to the House and Senate intelligence committees. In very sensitive cases, notification is limited to Congress’s so-called Gang of Eight — the four leaders of the House and Senate, plus the chairperson and ranking member of the two committees.</p><p>But there is an important carveout. Many of the same actions, if taken against another spy service, are considered “offensive counterintelligence” activities, which the CIA is allowed to conduct without getting a presidential finding or having to brief Congress, according to several former intelligence officials.</p><p>Often, the CIA makes these decisions internally, based on interpretations of so-called “common law” passed down in secret within the agency’s legal corps. “I don’t think people realize how much [the] CIA can do under offensive [counterintelligence] and how there is minimal oversight of it,” said a former official.</p><p></p><p>
Assange discusses the publication of secret U.S. documents about the war in Afghanistan at a 2010 press conference in London. (Julian Simmonds/Shutterstock)</p><p>The difficulty in proving that WikiLeaks was operating at the direct behest of the Kremlin was a major factor behind the CIA’s move to designate the group as a hostile intelligence service, according to a former senior counterintelligence official. “There was a lot of legal debate on: Are they operating as a Russian agent?” said the former official. “It wasn’t clear they were, so the question was, can it be reframed on them being a hostile entity.”</p><p>Intelligence community lawyers decided that it could. When Pompeo declared WikiLeaks “a non-state hostile intelligence service,” he was neither speaking off the cuff nor repeating a phrase concocted by a CIA speechwriter. “That phrase was chosen advisedly and reflected the view of the administration,” a former Trump administration official said.</p><p>But Pompeo’s declaration surprised Litt, who had left his position as general counsel of the Office of the Director for National Intelligence less than three months previously. “Based on the information that I had seen, I thought he was out over his skis on that,” Litt said.</p><p>For many senior intelligence officials, however, Pompeo’s designation of WikiLeaks was a positive step. “We all agreed that WikiLeaks was a hostile intelligence organization and should be dealt with accordingly,” said a former senior CIA official.</p><p></p><p>Soon after the speech, Pompeo asked a small group of senior CIA officers to figure out “the art of the possible” when it came to WikiLeaks, said another former senior CIA official. “He said, ‘Nothing’s off limits, don’t self-censor yourself. I need operational ideas from you. I’ll worry about the lawyers in Washington.’” CIA headquarters in Langley, Va., sent messages directing CIA stations and bases worldwide to prioritize collection on WikiLeaks, according to the former senior agency official.</p><p>The CIA’s designation of WikiLeaks as a non-state hostile intelligence service enabled “the doubling down of efforts globally and domestically on collection” against the group, Evanina said. Those efforts included tracking the movements and communications of Assange and other top WikiLeaks figures by “tasking more on the tech side, recruiting more on the human side,” said another former senior counterintelligence official.</p><p>This was no easy task. WikiLeaks associates were “super-paranoid people,” and the CIA estimated that only a handful of individuals had access to the Vault 7 materials the agency wanted to retrieve, said a former intelligence official. Those individuals employed security measures that made obtaining the information difficult, including keeping it on encrypted drives that they either carried on their persons or locked in safes, according to former officials.</p><p>WikiLeaks claimed it had published only a fraction of the Vault 7 documents in its possession. So, what if U.S. intelligence found a tranche of those unpublished materials online? At the White House, officials began planning for that scenario. Could the United States launch a cyberattack on a server being used by WikiLeaks to house these documents?</p><p></p><p>
Assange presents U.S. military documents on the Iraq War at press conference in London on Oct. 23, 2010. (Shutterstock)</p><p>Officials weren’t sure if the Defense Department had the authority to do so at the time, absent the president’s signature. Alternatively, they suggested, perhaps the CIA could carry out the same action under the agency’s offensive counterintelligence powers. After all, officials reasoned, the CIA would be erasing its own documents. However, U.S. spies never located a copy of the unpublished Vault 7 materials online, so the discussion was ultimately moot, according to a former national security official.</p><p>Nonetheless, the CIA had some successes. By mid-2017, U.S. spies had excellent intelligence on numerous WikiLeaks members and associates, not just on Assange, said former officials. This included what these individuals were saying and who they were saying it to, where they were traveling or going to be at a given date and time, and what platforms these individuals were communicating on, according to former officials.</p><p>U.S. spy agencies developed good intelligence on WikiLeaks associates’ “patterns of life,” particularly their travels within Europe, said a former national security official. U.S. intelligence was particularly keen on information documenting travel by WikiLeaks associates to Russia or countries in Russia’s orbit, according to the former official.</p><p>At the CIA, the new designation meant Assange and WikiLeaks would go from “a target of collection to a target of disruption,” said a former senior CIA official. Proposals began percolating upward within the CIA and the NSC to undertake various disruptive activities — the core of “offensive counterintelligence” — against WikiLeaks. These included paralyzing its digital infrastructure, disrupting its communications, provoking internal disputes within the organization by planting damaging information, and stealing WikiLeaks members’ electronic devices, according to three former officials.</p><p></p><p>Infiltrating the group, either with a real person or by inventing a cyber persona to gain the group’s confidence, was quickly dismissed as unlikely to succeed because the senior WikiLeaks figures were so security-conscious, according to former intelligence officials. Sowing discord within the group seemed an easier route to success, in part because “those guys hated each other and fought all the time,” a former intelligence official said.</p><p>But many of the other ideas were “not ready for prime time,” said the former intelligence official.</p><p>“Some dude affiliated with WikiLeaks was moving around the world, and they wanted to go steal his computer because they thought he might have” Vault 7 files, said the former official.</p><p>The official was unable to identify that individual. But some of these proposals may have been eventually approved. In December 2020, a German hacker closely affiliated with WikiLeaks who assisted with the Vault 7 publications <a href="https://media.ccc.de/v/rc3-11512-cia_vs_wikileaks" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:claimed" class="link rapid-noclick-resp">claimed</a> that there had been an attempt to break into his apartment, which he had secured with an elaborate locking system. The hacker, Andy Müller-Maguhn, also said he had been tailed by mysterious figures and that his encrypted telephone had been bugged.</p><p></p><p>
Andy Müller-Maguhn speaks at the Cyber Security Summit in Bonn, Germany, in 2014. (Ollendorf/Itterman (Telekom))</p><p>Asked whether the CIA had broken into WikiLeaks’ associates’ homes and stolen or wiped their hard drives, a former intelligence official declined to go into detail but said that “some actions were taken.”</p><p></p><p>By the summer of 2017, the CIA’s proposals were setting off alarm bells at the National Security Council. “WikiLeaks was a complete obsession of Pompeo’s,” said a former Trump administration national security official. “After Vault 7, Pompeo and [Deputy CIA Director Gina] Haspel wanted vengeance on Assange.”</p><p>At meetings between senior Trump administration officials after WikiLeaks started publishing the Vault 7 materials, Pompeo began discussing kidnapping Assange, according to four former officials. While the notion of kidnapping Assange preceded Pompeo’s arrival at Langley, the new director championed the proposals, according to former officials.</p><p>Pompeo and others at the agency proposed abducting Assange from the embassy and surreptitiously bringing him back to the United States via a third country — a process known as rendition. The idea was to “break into the embassy, drag [Assange] out and bring him to where we want,” said a former intelligence official. A less extreme version of the proposal involved U.S. operatives snatching Assange from the embassy and turning him over to British authorities.</p><p>Such actions were sure to create a diplomatic and political firestorm, as they would have involved violating the sanctity of the Ecuadorian Embassy before kidnapping the citizen of a critical U.S. partner — Australia — in the capital of the United Kingdom, the United States’ closest ally. Trying to seize Assange from an embassy in the British capital struck some as “ridiculous,” said the former intelligence official. “This isn’t Pakistan or Egypt — we’re talking about London.”</p><p>British acquiescence was far from assured. Former officials differ on how much the U.K. government knew about the CIA’s rendition plans for Assange, but at some point, American officials did raise the issue with their British counterparts.</p><p></p><p>
The Ecuadorian Embassy in London, where WikiLeaks founder Julian Assange resided for seven years. (Will Oliver/EPA/Shutterstock)</p><p>“There was a discussion with the Brits about turning the other cheek or looking the other way when a team of guys went inside and did a rendition,” said a former senior counterintelligence official. “But the British said, ‘No way, you’re not doing that on our territory, that ain’t happening.’” The British Embassy in Washington did not return a request for comment.</p><p>In addition to diplomatic concerns about rendition, some NSC officials believed that abducting Assange would be clearly illegal. “You can’t throw people in a car and kidnap them,” said a former national security official.</p><p>In fact, said this former official, for some NSC personnel, “This was the key question: Was it possible to render Assange under [the CIA’s] offensive counterintelligence” authorities? In this former official’s thinking, those powers were meant to enable traditional spy-versus-spy activities, “not the same kind of crap we pulled in the war on terror.”</p><p>Some discussions even went beyond kidnapping. U.S. officials had also considered killing Assange, according to three former officials. One of those officials said he was briefed on a spring 2017 meeting in which the president asked whether the CIA could assassinate Assange and provide him “options” for how to do so.</p><p></p><p>“It was viewed as unhinged and ridiculous,” recalled this former senior CIA official of the suggestion.</p><p>It’s unclear how serious the proposals to kill Assange really were. “I was told they were just spitballing,” said a former senior counterintelligence official briefed on the discussions about “kinetic options” regarding the WikiLeaks founder. “It was just Trump being Trump."</p><p>Nonetheless, at roughly the same time, agency executives requested and received “sketches” of plans for killing Assange and other Europe-based WikiLeaks members who had access to Vault 7 materials, said a former intelligence official. There were discussions “on whether killing Assange was possible and whether it was legal,” the former official said.</p><p>Yahoo News could not confirm if these proposals made it to the White House. Some officials with knowledge of the rendition proposals said they had heard no discussions about assassinating Assange.</p><p>In a statement to Yahoo News, Trump denied that he ever considered having Assange assassinated. “It’s totally false, it never happened,” he said. Trump seemed to express some sympathy for Assange’s plight. “In fact, I think he’s been treated very badly,” he added.</p><p>Whatever Trump’s view of the matter at the time, his NSC lawyers were bulwarks against the CIA’s potentially illegal proposals, according to former officials. “While people think the Trump administration didn’t believe in the rule of law, they had good lawyers who were paying attention to it,” said a former senior intelligence official.</p><p></p><p>
Then-President Donald Trump at CIA headquarters in Langley, Va., in 2017. (Mandel Ngan/AFP via Getty Images)</p><p>The rendition talk deeply alarmed some senior administration officials. John Eisenberg, the top NSC lawyer, and Michael Ellis, his deputy, worried that “Pompeo is advocating things that are not likely to be legal,” including “rendition-type activity,” said a former national security official. Eisenberg wrote to CIA General Counsel Courtney Simmons Elwood expressing his concerns about the agency’s WikiLeaks-related proposals, according to another Trump national security official.</p><p>It’s unclear how much Elwood knew about the proposals. “When Pompeo took over, he cut the lawyers out of a lot of things,” said a former senior intelligence community attorney.</p><p>Pompeo’s ready access to the Oval Office, where he would meet with Trump alone, exacerbated the lawyers’ fears. Eisenberg fretted that the CIA director was leaving those meetings with authorities or approvals signed by the president that Eisenberg knew nothing about, according to former officials.</p><p>NSC officials also worried about the timing of the potential Assange kidnapping. Discussions about rendering Assange occurred before the Justice Department filed any criminal charges against him, even under seal — meaning that the CIA could have kidnapped Assange from the embassy without any legal basis to try him in the United States.</p><p>Eisenberg urged Justice Department officials to accelerate their drafting of charges against Assange, in case the CIA’s rendition plans moved forward, according to former officials. The White House told Attorney General Jeff Sessions that if prosecutors had grounds to indict Assange they should hurry up and do so, according to a former senior administration official.</p><p>Things got more complicated in May 2017, when the Swedes dropped their rape investigation into Assange, who had always denied the allegations. White House officials developed a backup plan: The British would hold Assange on a bail jumping charge, giving Justice Department prosecutors a 48-hour delay to rush through an indictment.</p><p>Eisenberg was concerned about the legal implications of rendering Assange without criminal charges in place, according to a former national security official. Absent an indictment, where would the agency bring him, said another former official who attended NSC meetings on the topic. “Were we going to go back to ‘black sites’?”</p><p></p><p>As U.S. officials debated the legality of kidnapping Assange, they came to believe that they were racing against the clock. Intelligence reports warned that Russia had its own plans to sneak the WikiLeaks leader out of the embassy and fly him to Moscow, according to Evanina, the top U.S. counterintelligence official from 2014 through early 2021.</p><p>The United States “had exquisite collection of his plans and intentions,” said Evanina. “We were very confident that we were able to mitigate any of those [escape] attempts.”</p><p>Officials became particularly concerned when suspected Russian operatives in diplomatic vehicles near the Ecuadorian Embassy were observed practicing a “starburst” maneuver, a common tactic for spy services, whereby multiple operatives suddenly scatter to escape surveillance, according to former officials. This may have been a practice run for an exfiltration, potentially coordinated with the Ecuadorians, to get Assange out of the embassy and whisk him out of the country, U.S. officials believed.</p><p></p><p>
Assange greets supporters outside the Ecuadorian Embassy in London on May 19, 2017. (Frank Augstein/AP)</p><p>“The Ecuadorians would tip off the Russians that they were going to be releasing Assange on the street, and then the Russians would pick him up and spirit him back to Russia,” said a former national security official.</p><p>Officials developed multiple tactical plans to thwart any Kremlin attempt to spring Assange, some of which envisioned clashes with Russian operatives in the British capital. “There could be anything from a fistfight to a gunfight to cars running into each other,” said a former senior Trump administration official.</p><p>U.S. officials disagreed over how to interdict Assange if he attempted to escape. A proposal to initiate a car crash to halt Assange’s vehicle was not only a “borderline” or “extralegal” course of action — “something we’d do in Afghanistan, but not in the U.K.” — but was also particularly sensitive since Assange was likely going to be transported in a Russian diplomatic vehicle, said a former national security official.</p><p>If the Russians managed to get Assange onto a plane, U.S. or British operatives would prevent it from taking off by blocking it with a car on the runway, hovering a helicopter over it or shooting out its tires, according to a former senior Trump administration official. In the unlikely event that the Russians succeeded in getting airborne, officials planned to ask European countries to deny the plane overflight rights, the former official said.</p><p>Eventually, the United States and the U.K. developed a “joint plan” to prevent Assange from absconding and giving Vladimir Putin the sort of propaganda coup he had enjoyed when Snowden fled to Russia in 2013, Evanina said.</p><p></p><p>
Russian President Vladimir Putin said at a press conference in Moscow on July 1, 2013, that his country had never extradited anyone before. (Alexander Nemenov/AFP via Getty Images)</p><p>“It’s not just him getting to Moscow and taking secrets,” he said. “The second wind that Putin would get — he gets Snowden and now he gets Assange — it becomes a geopolitical win for him and his intelligence services.”</p><p>Evanina declined to comment on the plans to prevent Assange from escaping to Russia, but he suggested that the “Five Eyes” intelligence alliance between the United States, the U.K., Canada, Australia and New Zealand was critical. “We were very confident within the Five Eyes that we would be able to prevent him from going there,” he said.</p><p>But testimony in a Spanish criminal investigation strongly suggests that U.S. intelligence may also have had inside help keeping tabs on Assange’s plans.</p><p>By late 2015, Ecuador had hired a Spanish security company called UC Global to protect the country’s London embassy, where Assange had already spent several years running WikiLeaks from his living quarters. Unbeknownst to Ecuador, however, by mid-2017 UC Global was also working for U.S. intelligence, <a href="https://www.aph.gov.au/-/media/Estimates/fadt/bud2021/tabled_docs/Senator_Rice_tabled_docs_combined_-_Julian_Assange_extradition_hearing.pdf?la=en&amp;hash=A2F67C9BE4BAFDECDF9FB3E683D043D68888A1A4" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:according to" class="link rapid-noclick-resp">according to</a> two former employees <a href="https://www.judiciary.uk/wp-content/uploads/2021/01/USA-v-Assange-judgment-040121.pdf" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:who testified" class="link rapid-noclick-resp">who testified</a> in a Spanish criminal investigation <a href="https://english.elpais.com/elpais/2019/09/25/inenglish/1569384196_652151.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:first reported" class="link rapid-noclick-resp">first reported</a> by the newspaper El País.</p><p>The Spanish firm was providing U.S. intelligence agencies with detailed reports of Assange’s activities and visitors as well as video and audio surveillance of Assange from secretly installed devices in the embassy, the employees testified. A former U.S. national security official confirmed that U.S. intelligence had access to video and audio feeds of Assange within the embassy but declined to specify how it acquired them.</p><p>By December 2017, the plan to get Assange to Russia appeared to be ready. UC Global had learned that Assange would “receive a diplomatic passport from Ecuadorian authorities, with the aim of leaving the embassy to transit to a third state,” a former employee said. On Dec. 15, Ecuador made Assange an official diplomat of that country and planned to assign him to its embassy in Moscow, according to <a href="https://www.documentcloud.org/documents/5004881-Carta-Canciller#document/p5/a461230" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:documents obtained" class="link rapid-noclick-resp">documents obtained</a> by the Associated Press.</p><p></p><p>
Assange prepares to make a statement at the Ecuadorian Embassy in London on May 19, 2017. (Matt Dunham/AP)</p><p>Assange said he “was not aware” of the plan struck by the Ecuadorian foreign minister to assign him to Moscow, and refused to “accept that assignment,” said Fidel Narvaez, who was the first secretary at the Ecuadorian Embassy in London in 2017 and 2018.</p><p>Narvaez told Yahoo News that he was directed by his superiors to try and get Assange accredited as a diplomat to the London embassy. “However, Ecuador did have a plan B,” said Narvaez, “and I understood it was to be Russia.”</p><p>Aitor Martínez, a Spanish lawyer for Assange who worked closely with Ecuador on getting Assange his diplomat status, also said the Ecuadorian foreign minister presented the Russia assignment to Assange as a fait accompli — and that Assange, when he heard about it, immediately rejected the idea.</p><p>On Dec. 21, the Justice Department <a href="https://www.nbcnews.com/politics/national-security/u-s-secretly-filed-charges-against-assange-last-year-n994786" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:secretly" class="link rapid-noclick-resp">secretly</a> <a href="https://www.washingtonpost.com/context/julian-assange-affidavit-in-support-of-criminal-complaint/?noteId=30444df7-8e81-4b83-8756-905d36d4600d&amp;questionId=5168c0b1-31f3-4f4f-8fc6-12e551db640c&amp;utm_term=.0bc674fe12a6&amp;itid=lk_inline_manual_4" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:charged" class="link rapid-noclick-resp">charged</a> Assange, increasing the chances of legal extradition to the United States. That same day, UC Global recorded a meeting held between Assange and the head of Ecuador’s intelligence service to discuss Assange’s escape plan, <a href="https://english.elpais.com/elpais/2019/09/25/inenglish/1569384196_652151.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:according to" class="link rapid-noclick-resp">according to</a> El País. “Hours after the meeting” the U.S. ambassador relayed his knowledge of the plan to his Ecuadorian counterparts, reported El País.</p><p>Martínez says the plan — organized by the head of Ecuadorian intelligence — to sneak Assange out of the London embassy and onward, as a diplomat, to a third country was canceled after they learned the Americans were aware of it.</p><p>But U.S. intelligence officials believed Russia planned to exfiltrate Assange, <a href="https://www.theguardian.com/world/2018/sep/21/julian-assange-russia-ecuador-embassy-london-secret-escape-plan" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:reportedly" class="link rapid-noclick-resp">reportedly</a> on Christmas Eve. According to the former UC Global employee, the company’s boss discussed with his American contacts the possibility of leaving the embassy door open, as if by accident, “which would allow persons to enter from outside the embassy and kidnap the asylee.”</p><p></p><p>In testimony <a href="https://www.theguardian.com/media/2020/sep/30/us-intelligence-sources-discussed-poisoning-julian-assange-court-told" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:first reported" class="link rapid-noclick-resp">first reported</a> in the Guardian, another idea also took shape. “Even the possibility of poisoning Mr. Assange was discussed,” the employee said his boss told him.</p><p>Even Assange appeared to fear assassination. Some Vault 7 material, which CIA officials believed to be even more damaging than the files WikiLeaks had published, had been distributed among Assange’s colleagues with instructions to publish it if one of them were killed, according to U.S. officials.</p><p>A primary question for U.S. officials was whether any CIA plan to kidnap or potentially kill Assange was legal. The discussions occurred under the aegis of the agency’s new “offensive counterintelligence” authorities, according to former officials. Some officials thought this was a highly aggressive, and likely legally transgressive, interpretation of these powers.</p><p>Without a presidential finding — the directive used to justify covert operations — assassinating Assange or other WikiLeaks members would be illegal, according to several former intelligence officials. In some situations, even a finding is not sufficient to make an action legal, said a former national security official. The CIA’s newfound offensive counterintelligence powers regarding WikiLeaks would not have stretched to assassination. “That kind of lethal action would be way outside of a legitimate intelligence or counterintelligence activity,” a former senior intelligence community lawyer said.</p><p>In the end, the assassination discussions went nowhere, said former officials.</p><p>The idea of killing Assange “didn’t get serious traction,” said a former senior CIA official. “It was, this is a crazy thing that wastes our time.”</p><p></p><p>Inside the White House, Pompeo’s impassioned arguments on WikiLeaks were making little headway. The director’s most aggressive proposals were “probably taken seriously” in Langley but not within the NSC, a former national security official said.</p><p>Even Sessions, Trump’s “very, very anti-Assange” attorney general, was opposed to CIA’s encroachment onto Justice Department territory, and believed that the WikiLeaks founder’s case was best handled through legal channels, said the former official.</p><p>Sessions’ concerns mirrored the tensions between the ramped-up intelligence collection and disruption efforts aimed at WikiLeaks, and the Justice Department’s goal of convicting Assange in open court, according to former officials. The more aggressive the CIA’s proposals became, the more other U.S. officials worried about what the discovery process might reveal if Assange were to face trial in the United States.</p><p></p><p>“I was part of every one of those conversations,” Evanina said. “As much as we had the greener light to go do things, everything we did or wanted to do had repercussions in other parts of the administration.” As a result, he said, sometimes administration officials would ask the intelligence community to either not do something or do it differently, so that “we don’t have to sacrifice our collection that’s going to be released publicly by the bureau to indict WikiLeaks.”</p><p>Eventually, those within the administration arguing for an approach based in the courts, rather than on espionage and covert action, won the policy debate. On April 11, 2019, after Ecuador’s new government revoked his asylum and evicted him, British police <a href="https://www.youtube.com/watch?v=6ml1S18nHt0" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:carried" class="link rapid-noclick-resp">carried</a> the WikiLeaks founder out of the embassy and arrested him for failing to surrender to the court over a warrant issued in 2012. The U.S. government unsealed its initial indictment of Assange the same day.</p><p>That indictment focused exclusively on allegations that in 2010, Assange offered to help Manning, the Army intelligence analyst, crack a password to break into a classified U.S. government network, an act that would have gone beyond journalism. But in a move that drew howls from <a href="https://www.washingtonpost.com/opinions/2019/05/24/assange-prosecution-is-threat-journalists-around-world/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:press advocates" class="link rapid-noclick-resp">press advocates</a>, prosecutors later tacked on <a href="https://www.justice.gov/opa/press-release/file/1165556/download" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:Espionage Act charges" class="link rapid-noclick-resp">Espionage Act charges</a> against Assange for publishing classified information — something that U.S. media outlets do regularly.</p><p>Assange’s legal odyssey appears to have only just begun. In January, a British judge <a href="https://www.judiciary.uk/wp-content/uploads/2021/01/USA-v-Assange-judgment-040121.pdf" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:ruled" class="link rapid-noclick-resp">ruled</a> Assange could not be extradited to the United States, finding that he would be a suicide risk in a U.S. prison. Although Assange supporters hoped the Biden administration might drop the case, the United States, undeterred, appealed the decision. In July, a U.K. court formally permitted the U.S. appeal to proceed.</p><p></p><p>
Assange, facing an extradition warrant in London, is seen arriving at Westminster Magistrates’ Court on April 11, 2019. (Rob Pinney/LNP/Shutterstock)</p><p>Pollack, Assange’s lawyer, told Yahoo News that if Assange is extradited to face trial, “the extreme nature of the type of government misconduct that you’re reporting would certainly be an issue and potentially grounds for dismissal.” He likened the measures used to target Assange to those deployed by the Nixon administration against Daniel Ellsberg for leaking the Pentagon Papers, noting the charges against Ellsberg were ultimately dismissed as well.</p><p>Meanwhile, WikiLeaks may be increasingly obsolete. The growing ability of groups and individuals — whistleblowers or dissidents, spies or criminals — to publish leaked materials online diminishes the group’s raison d’être. “We’re kind of post-WikiLeaks right now,” said a former senior counterintelligence official.</p><p>Yet spy services are increasingly using a WikiLeaks-like model of posting stolen materials online. In 2018, the Trump administration granted the CIA aggressive new secret <a href="https://www.yahoo.com/now/secret-trump-order-gives-cia-more-powers-to-launch-cyberattacks-090015219.html" data-ylk="slk:authorities;outcm:mb_qualified_link;_E:mb_qualified_link;ct:story;" class="link rapid-noclick-resp yahoo-link">authorities</a> to undertake the same sort of hack-and-dump operations for which Russian intelligence has used WikiLeaks. Among other actions, the agency has <a href="https://www.yahoo.com/now/secret-trump-order-gives-cia-more-powers-to-launch-cyberattacks-090015219.html" data-ylk="slk:used its new powers;outcm:mb_qualified_link;_E:mb_qualified_link;ct:story;" class="link rapid-noclick-resp yahoo-link">used its new powers</a> to covertly release information online about a Russian company that worked with Moscow’s spy apparatus.</p><p>For a former Trump national security official, the lessons of the CIA’s campaign against WikiLeaks are clear. “There was an inappropriate level of attention to Assange given the embarrassment, not the threat he posed in context,” said this official.</p><p>“We should never act out of a desire for revenge.”</p><p>Cover thumbnail photo illustration: Yahoo News; photos: Kirsty Wigglesworth/AP, Getty Images (2), CIA, WikiLeaks.</p><p>____</p><p>Read more from Yahoo News:</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/718/the-british-american-coup-that-ended-australian-independence-john-pilger</guid>
	<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 22:30:56 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[The British-American coup that ended Australian independence | John Pilger]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="dcr-1jp9ryy">Across the media and political establishment in Australia, a silence has descended on the memory of the great, reforming prime minister <a href="https://www.theguardian.com/world/2014/oct/21/gough-whitlam-dies-at-age-98" title="" data-link-name="in body link">Gough Whitlam</a>. His achievements are recognised, if grudgingly, his mistakes noted in false sorrow. But a critical reason for his extraordinary political demise will, they hope, be buried with him.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Australia briefly became an independent state during the Whitlam years, 1972-75. An American commentator wrote that no country had “reversed its posture in international affairs so totally without going through a domestic revolution”. Whitlam ended his nation’s colonial servility. He abolished royal patronage, moved Australia towards the Non-Aligned Movement, supported “zones of peace” and opposed nuclear weapons testing.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Although not regarded as on the left of the Labor party, Whitlam was a maverick social democrat of principle, pride and propriety. He believed that a foreign power should not control his country’s resources and dictate its economic and foreign policies. He proposed to “buy back the farm”. In drafting the first Aboriginal lands rights legislation, his government raised the ghost of the greatest land grab in human history, Britain’s colonisation of Australia, and the question of who owned the island-continent’s vast natural wealth.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Latin Americans will recognise the audacity and danger of this “breaking free” in a country whose establishment was welded to great, external power. Australians had served every British imperial adventure since the Boxer rebellion was crushed in China. In the 1960s, Australia pleaded to join the US in its invasion of Vietnam, then provided “black teams” to be run by the <a href="https://www.theguardian.com/us-news/cia" data-component="auto-linked-tag" data-link-name="in body link">CIA</a>. US diplomatic cables published last year by WikiLeaks disclose the names of leading figures in both main parties, including a future prime minister and foreign minister, as Washington’s informants during the Whitlam years.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Whitlam knew the risk he was taking. The day after his election, he ordered that his staff should not be “vetted or harassed” by the Australian security organisation, Asio – then, as now, tied to Anglo-American intelligence. When his ministers publicly condemned the US bombing of Vietnam as “corrupt and barbaric”, a CIA station officer in Saigon said: “We were told the Australians might as well be regarded as North Vietnamese collaborators.”</p><p class="dcr-1jp9ryy">Whitlam demanded to know if and why the CIA was running a spy base at Pine Gap near Alice Springs, a giant vacuum cleaner which, as Edward Snowden revealed recently, allows the US to spy on everyone. “Try to screw us or bounce us,” the prime minister warned the US ambassador, “[and Pine Gap] will become a matter of contention”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Victor Marchetti, the CIA officer who had helped set up Pine Gap, later told me, “This threat to close Pine Gap caused apoplexy in the White House … a kind of Chile [coup] was set in motion.”</p><p class="dcr-1jp9ryy">Pine Gap’s top-secret messages were decoded by a CIA contractor, TRW. One of the decoders was Christopher Boyce, a young man troubled by the “deception and betrayal of an ally”. Boyce revealed that the CIA had infiltrated the Australian political and trade union elite and referred to the governor-general of Australia, Sir John Kerr, as “our man Kerr”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Kerr was not only the Queen’s man, he had longstanding ties to Anglo-American intelligence. He was an enthusiastic member of the Australian Association for Cultural Freedom, described by Jonathan Kwitny of the Wall Street Journal in his book, The Crimes of Patriots, as “an elite, invitation-only group … exposed in Congress as being founded, funded and generally run by the CIA”. The CIA “paid for Kerr’s travel, built his prestige … Kerr continued to go to the CIA for money”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">When Whitlam was re-elected for a second term, in 1974, the White House sent Marshall Green to Canberra as ambassador. Green was an imperious, sinister figure who worked in the shadows of America’s “deep state”. Known as “the coupmaster”, he had played a central role in the 1965 coup against President Sukarno in Indonesia – which cost up to a million lives. One of his first speeches in Australia, to the Australian Institute of Directors, was described by an alarmed member of the audience as “an incitement to the country’s business leaders to rise against the government”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">The Americans and British worked together. In 1975, Whitlam discovered that Britain’s <a href="https://www.theguardian.com/uk/mi6" data-component="auto-linked-tag" data-link-name="in body link">MI6</a> was operating against his government. “The Brits were actually decoding secret messages coming into my foreign affairs office,” he said later. One of his ministers, Clyde Cameron, told me, “We knew MI6 was bugging cabinet meetings for the Americans.” In the 1980s, senior CIA officers revealed that the “Whitlam problem” had been discussed “with urgency” by the CIA’s director, William Colby, and the head of MI6, Sir Maurice Oldfield. A deputy director of the CIA said: “Kerr did what he was told to do.”</p><p class="dcr-1jp9ryy">On 10 November 1975, Whitlam was shown a top-secret telex message sourced to Theodore Shackley, the notorious head of the CIA’s East Asia division, who had helped run the coup against Salvador Allende in Chile two years earlier.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Shackley’s message was read to Whitlam. It said that the prime minister of Australia was a security risk in his own country. The day before, Kerr had visited the headquarters of the Defence Signals Directorate, Australia’s NSA, where he was briefed on the “security crisis”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">On 11 November – the day Whitlam was to inform parliament about the secret CIA presence in Australia – he was summoned by Kerr. Invoking archaic vice-regal “reserve powers”, Kerr sacked the democratically elected prime minister. The “Whitlam problem” was solved, and Australian politics never recovered, nor the nation its true independence.</p><p>John Pilger’s investigation into the coup against Whitlam is described in full in his book, A Secret Country (Vintage), and in his documentary film, Other People’s Wars, which can be viewed on http://<a href="http://johnpilger.com/" title="" data-link-name="in body link">www.johnpilger.com</a>/</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 22:24:10 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Voici la raison pour laquelle l’Australie a annulé son contrat d’achat de sous-marins français]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Pour se protéger de l’hostilité des États-Unis.</p><p>Par <a href="https://www.moonofalabama.org/2021/09/to-protect-itself-from-us-hostility-australia-decides-to-buy-us-submarines.html#more">Moon of Alabama</a> – Le 16 septembre 2021</p><p>Hier, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie <a href="https://www.abc.net.au/news/2021-09-15/allied-naval-united-states-biden-australia-nuclear-submarines/100465628">ont annoncé</a> que ce dernier pays achèterait des sous-marins à propulsion nucléaire pour défendre les intérêts des États-Unis contre la Chine :</p>
<p>La prochaine flotte de sous-marins de l'Australie sera à propulsion nucléaire dans le cadre d'un plan audacieux qui mettra au rebut un programme controversé de 90 milliards de dollars visant à construire jusqu'à 12 sous-marins de conception française.</p>

<p>Selon ABC, l'Australie utilisera des technologies américaines et britanniques pour configurer sa prochaine flotte de sous-marins dans le but de remplacer ses sous-marins actuels de classe Collins par d’autres plus adapté à la détérioration de l'environnement stratégique.</p>
<p>Il s’agit d’une victoire énorme mais à court terme pour les États-Unis, avec un prix de consolation pour la Grande-Bretagne et une perte stratégique de souveraineté et de contrôle budgétaire pour l’Australie.</p><p>Il s’agit aussi d’une nouvelle gifle des États-Unis à la France et à l’Union européenne. L’accord mettra en colère la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie et, bien sûr, la Chine. Il bouleversera le régime international de non-prolifération nucléaire et pourrait conduire à une nucléarisation militaire accrue de la Corée du Sud et du Japon.</p><p>L’Australie possède actuellement 6 sous-marins de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Collins-class_submarine">classe Collins</a>. Il s’agit de sous-marins à moteur diesel basés sur des modèles suédois mais partiellement construits en Australie. Ils sont relativement lents et ont une portée et une endurance moyennes. Ils ont été construits entre 1990 et 2003 et sont principalement destinés à un usage défensif. Il y a eu beaucoup de problèmes pendant la construction car l’Australie n’a pas les capacités techniques et la profondeur industrielle pour fabriquer des produits aussi compliqués. L’histoire opérationnelle de ces sous-marins est également assez mitigée, plusieurs scandales s’étant succédé. Ils doivent être modernisés pour être utilisés pendant une autre décennie.</p><p>Dans les années 2010, l’Australie a commencé à chercher une nouvelle génération de sous-marins. Après une <a href="https://csbaonline.org/research/publications/gateway-to-the-indo-pacific-australian-defense-strategy-and-the-future-of-t/publication/1">longue discussion</a>, elle a décidé de s’en tenir à des engins à propulsion conventionnelle. Les nouveaux sous-marins devaient à nouveau être construits en Australie d’après une conception étrangère.</p><p>L’Allemagne, le Japon et la France ont été invités à faire des propositions. Le constructeur naval public français Naval Group (DCNS) avait remporté la commande pour 12 nouveaux bateaux et un contrat de 50 milliards d’euros. Ironie du sort, le modèle français de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Barracuda-class_submarine_(France)">Shortfin Barracuda</a> à propulsion conventionnelle proposé par la France est basé sur son propre modèle de classe Barracuda à propulsion nucléaire. Pour l’Australie, la France a donc dû concevoir une centrale conventionnelle pour un sous-marin qui a été conçu à l’origine, comme tous <a href="https://uploads.fas.org/2016/12/Frances-Choice-for-Naval-Nuclear-Propulsion.pdf">les sous-marins français</a>, pour fonctionner avec un réacteur nucléaire à uranium faiblement enrichi (UFE). Il était tout à fait évident que cette conversion inhabituelle se heurterait à des difficultés et à des retards.</p><p>En juin dernier, Peter Lee, alias Chinahand, <a href="https://www.patreon.com/posts/52725188">écrivait</a> à propos de ce programme retardé :</p>
<p>Le programme a officiellement "quelques problèmes" et le Premier ministre australien Scott Morrison a eu une entrevue avec le président français Macron pour tenter de remettre le projet sur les rails.</p>

<p>Bien que le contrat ait été signé en 2016, la construction n'a pas encore commencé, et le premier sous-marin du programme ne sera pas lancé avant une autre décennie. Au moins.</p>

<p>Cela ne cadre pas avec l'ambition déclarée de la marine australienne de déployer sa puissance armée contre une invasion de Taïwan par la RPC qui pourrait se produire au cours des prochaines années. On parle donc de dépenser quelques milliards de dollars pour moderniser la flotte actuelle de sous-marins de classe Collins en guise de palliatif, ou même de se procurer en urgence des sous-marins allemands.</p>

<p>Il est également question d'annuler, de menacer d'annuler et/ou de modifier le contrat des sous-marins d'attaque pour faire mieux. Et peut-être orienter le projet vers l'Allemagne ou vers le choix de l'Amérique, le Japon.</p>
<p>Il s’avère que le constructeur choisi par l’Amérique pour les sous-marins australiens n’est pas le Japon mais les États-Unis eux-mêmes.</p><p>Nous apprenons maintenant que les discussions sur l’abandon du contrat avec les Français en faveur de la construction de sous-marins nucléaires par les États-Unis avait déjà commencé en avril 2020 et ont été finalisées lors d’un sommet entre les États-Unis, l’Australie et la Grande-Bretagne au début du mois de juin 2021. Cela s’est donc <a href="https://www.abc.net.au/news/2021-09-16/australia-us-uk-nuclear-option-china-morrison-biden/100466150">passé avant</a> que le Premier ministre Scott Morrison ne rencontre le Président français Macron pour remettre le projet franco-australien sur les rails !</p>
<p>Ce que le Premier ministre n'a pas dit à Macron au cours de ce long dîner à Paris - et peut-être la raison pour laquelle le président français pourrait être particulièrement fâché - c'est que Morrison avait, un jour ou deux auparavant, déjà conclu un accord informel avec le président américain Joe Biden et le Premier ministre britannique Boris Johnson pour une prolongation d'un accord de partage de la technologie nucléaire.</p>

<p>Cette révélation donne une nouvelle tournure à la réunion tripartite du 12 juin à Carbis Bay, en Cornouailles, entre les deux PM et le président américain. ...</p>

<p>ABC croit savoir que le gouvernement fédéral a commencé à explorer l'option du sous-marin à propulsion nucléaire il y a environ 18 mois, lorsque Linda Reynolds était encore ministre de la défense.</p>
<p>En outre, le 30 août, les ministres français et australiens des affaires étrangères et de la défense se sont rencontrés et ont publié une <a href="https://www.foreignminister.gov.au/minister/marise-payne/media-release/inaugural-australia-france-22-ministerial-consultations">déclaration commune</a> sur la coopération bilatérale dans un certain nombre de domaines politiques. La coopération en matière de défense en faisait partie :</p>
<p>Les deux parties se sont engagées à approfondir la coopération dans le domaine de l'industrie de la défense et à renforcer leur avantage capacitaire dans la région. Les ministres ont souligné l'importance du programme de sous-marins du futur. Ils ont convenu de renforcer la coopération en matière de recherche scientifique militaire par le biais d'un partenariat stratégique entre le groupe des sciences et technologies de la défense et la direction générale de l'armement.</p>
<p>Seize jours plus tard, la France apprenait qu’elle avait perdu un énorme contrat de défense en raison d’un revirement à 180 degrés de son « partenaire » australien. Il n’est donc pas étonnant que les Français <a href="https://www.politico.eu/article/france-slams-australia-us-e50b-submarine-deal/">soient furieux</a> :</p>
<p>Le gouvernement français a réagi à la décision de l'Australie de rompre un contrat de sous-marins avec la France d'une valeur de plus de 50 milliards d'euros pour acquérir des sous-marins à propulsion nucléaire de fabrication américaine.</p>

<p>"C'est un coup de poignard dans le dos. Nous avions établi une relation de confiance avec l'Australie, et cette confiance a été trahie", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian dans un entretien accordé à France Info jeudi matin. Le Drian a ajouté qu'il était "en colère et très amer de cette rupture", ajoutant qu'il avait parlé à son homologue australien il y a plusieurs jours et qu'il n'avait reçu aucune indication sérieuse au sujet de cette démarche.</p>

<p>En vertu d'un accord annoncé mercredi par le président américain Joe Biden, l'Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis formeront une nouvelle alliance appelée AUKUS, dans le cadre de laquelle les trois pays partageront entre eux des technologies avancées. Dans le cadre de ce nouveau pacte, Canberra abandonnera son accord sur les sous-marins avec la France.</p>
<p>Les Français accusent, à juste titre, les États-Unis de cette décision :</p>
<p>Dans une déclaration publiée avant l'interview, Le Drian et la ministre des Armées Florence Parly ont dit : "Cette décision est contraire à la lettre et à l'esprit de la coopération qui prévalait entre la France et l'Australie."</p>

<p>Le communiqué poursuit : "Le choix américain d'écarter un allié et partenaire européen comme la France d'un partenariat structurant avec l'Australie, alors que nous sommes confrontés à des défis sans précédent dans la région indo-pacifique... témoigne d'un manque de cohérence que la France ne peut que constater et regretter."</p>
<p>L’ambassadeur de France aux États-Unis a été un peu moins direct avec cette pique :</p>
<p>Philippe Etienne @Ph_Etienne - <a href="https://twitter.com/Ph_Etienne/status/1438332770242240512">2:43 UTC – 16 Sep 2021</a></p>

<p>Fait intéressant, il y a exactement 240 ans, la marine française a vaincu la marine britannique dans la baie de Chesapeake, ouvrant la voie à la victoire de Yorktown et à l'indépendance des États-Unis.</p>
<p>Il existe des raisons militaires de préférer les sous-marins nucléaires aux sous-marins à moteur diesel, si l’on envisage d’assiéger une côte étrangère éloignée de la sienne. Les sous-marins nucléaires (SSN) sont plus rapides et peuvent rester en mission beaucoup plus longtemps que ceux à moteur diesel (SSK).</p>
<p><a href="https://www.moonofalabama.org/11i/aussubmap.jpg">Agrandir</a></p>
<p>Mais les bateaux nucléaires présentent également de nombreux inconvénients. Ils sont plus grands et plus chers que les navires conventionnels. Ils coûtent près de 50 % de plus. Ils nécessitent également une infrastructure dédiée et une formation nucléaire très spécialisée pour les équipages. L’Australie ne dispose pas et ne peut pas fournir le combustible nécessaire aux réacteurs nucléaires.</p><p>Le prix des nouveaux sous-marins que l’Australie devra payer sera beaucoup plus élevé que celui des sous-marins français. Quelque 3 milliards de dollars ont déjà été engloutis dans le contrat français. La France exigera à juste titre une compensation supplémentaire pour l’annulation. Le nouveau contrat avec les États-Unis ou le Royaume-Uni coûtera plus cher que le contrat français mais ne comprendra que 8 bateaux au lieu de 12. Comme trois bateaux sont nécessaires pour en garder un en mer (pendant que les deux autres sont en formation ou en maintenance), la capacité réelle de patrouille de la marine australienne passera de 4 à 2-3 sous-marins en mer.</p><p>Un prix beaucoup plus élevé pour des bateaux moins nombreux et plus compliqués, cela va bouleverser le budget de défense de l’Australie pour les décennies à venir.</p><p>Si le passage à la propulsion nucléaire était la seule raison de l’Australie pour changer de cheval, elle aurait pu s’en tenir à la conception originale du Barracuda français. Celui-ci présente l’avantage d’utiliser de l’uranium faiblement enrichi, disponible dans le commerce. L’Australie ne serait pas dépendante de la France pour les nouveaux approvisionnements en combustible. Les bateaux britanniques et américains utilisent des réacteurs nucléaires avec de l’uranium hautement enrichi (HEU 60%). Comme l’Australie a maintenant décidé d’acheter ces bateaux, elle sera à jamais dépendante de ces fournisseurs.</p><p>Les <a href="https://twitter.com/james_acton32/status/1438257514731147277">partisans de la non-prolifération</a> et l’AIEA vont <a href="https://carnegieendowment.org/2017/07/03/australia-and-nuclear-submarines-pub-71437">s’insurger</a> contre cet accord. Quel sera le degré de supervision de l’UHE ? Qui y aura accès ?</p><p>Les sous-marins à propulsion nucléaire sont également perçus comme des armes offensives, et non comme des armes défensives raisonnables. Il y a plus de pays sur cette carte que la seule Chine.</p>
<p><a href="https://www.moonofalabama.org/11i/asiapacificmap.jpg">Agrandir</a></p>
<p>Le fait que l’Australie, qui ne compte que 25 millions d’habitants, achète des sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire ne sera pas bien accueilli par son voisin du nord, l’Indonésie, dix fois plus peuplé. D’autres pays voisins, comme la Nouvelle-Zélande, rejettent toute utilisation de combustible nucléaire et ne laisseront pas entrer dans leurs ports les navires ou bateaux qui en utilisent.</p><p>Le nouveau contrat va également bouleverser les plans australiens de fabrication des sous-marins sur son propre sol. Alors que le projet français était prêt à démarrer la phase de construction proprement dite au début de l’année prochaine, l’ensemble du projet de sous-marin va maintenant entrer dans une nouvelle phase de définition de 18 mois, après laquelle des contrats réels devront être négociés et signés. Entre-temps, il faudra s’occuper des centaines d’ingénieurs australiens qui se sont déplacés en France pour aider à la conception et des spécialistes qui ont été engagés par Naval Group en Australie. L’Australie ne dispose pas de beaucoup de personnes possédant ces connaissances. Que vont-ils faire en attendant que le nouveau projet démarre réellement ?</p><p>Le Royaume-Uni proposera à l’Australie d’acheter des sous-marins de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Astute-class_submarine">classe Astute</a> fabriqués en Grande-Bretagne, tandis que les États-Unis offriront probablement la version plus petite de leurs sous-marins de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Virginia-class_submarine">classe Virginia</a>. Étant donné que les deux pays disposent de chaînes de production actives pour ces sous-marins, il ne sera pas judicieux, d’un point de vue économique, de construire en Australie même plus que quelques petites pièces pour ces sous-marins . Les États-Unis exerceront toutes les pressions nécessaires pour s’assurer que leur offre remportera la course. Un indice de cela est que l’Australie a également annoncé qu’elle allait acquérir des missiles américains Tomahawk à longue portée qui seront utilisés avec les sous-marins.</p><p>Le premier des bateaux français destinés à l’Australie devait être prêt au début des années 2030. L’Australie devra maintenant attendre une dizaine d’années supplémentaires avant d’obtenir de nouveaux navires.</p><p>Sa gamme de Collins actuelle nécessitera plus qu’un simple carénage pour être maintenue aussi longtemps. Cela va coûter cher. Les Allemands pourraient s’engouffrer dans la brèche en proposant leurs <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Type_214_submarine">sous-marins de type 214</a> à propulsion par hydrogène. Bien que ces bateaux soient beaucoup plus petits, ils offrent une longue endurance, peuvent être approvisionnés assez rapidement et coûtent beaucoup moins cher que les sous-marins à propulsion nucléaire.</p><p>Dans l’ensemble, je ne vois aucun avantage pour l’Australie dans cette décision.</p><p>Quelle est alors la raison de cette initiative ?</p><p>Cela s’appelle du chantage.</p><p>La Chine est de loin le premier partenaire commercial de l’Australie. Les « stratèges » américains et australiens affirment que les sous-marins sont nécessaires pour protéger de la Chine les routes commerciales maritimes de l’Australie avec son principal partenaire commercial…qui est la Chine. Cela n’a, comme le montre <a href="https://twitter.com/CarlZha/status/1438331127844851712">cette scène</a>, aucun sens.</p><p>La seule raison pour laquelle l’Australie s’est tournée politiquement et militairement contre la Chine est le chantage qu’exercent les États-Unis. Il y a deux ans, le politologue « réaliste » américain John Mearsheimer est venu en Australie pour expliquer aux Australiens (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=YsFwKzYI5_4">voir la vidéo</a> à 33 minutes) comment cela fonctionne.</p><p>Comme <a href="https://caitlinjohnstone.com/2021/09/16/australia-continues-its-plunge-into-authoritarianism-and-military-brinkmanship/">le résume</a> Caitlin Johnstone :</p>
<p>"Maintenant, certaines personnes disent qu'il y a une alternative : vous pouvez marcher avec la Chine", a déclaré Mearsheimer. "Exact, vous avez un choix ici : vous pouvez marcher avec la Chine plutôt qu'avec les États-Unis. Il y a deux choses que je dirai à ce sujet. Numéro un, si vous marchez avec la Chine, vous devez comprendre que vous serez notre ennemi. Vous décidez alors de devenir un ennemi des États-Unis. Parce qu'encore une fois, nous parlons d'une compétition sécuritaire intense."</p>

<p>"Vous êtes soit avec nous, soit contre nous", a-t-il poursuivi. "Et si vous faites un commerce important avec la Chine, et que vous êtes amical avec elle, vous sapez les États-Unis dans cette compétition sécuritaire. Vous nourrissez la bête, de notre point de vue. Et cela ne va pas nous rendre heureux. Et quand nous ne sommes pas contents, il ne faut pas sous-estimer à quel point nous pouvons être méchants. Il suffit de demander à Fidel Castro."</p>

<p>Les rires nerveux de l'auditoire du think tank australien ont ponctué les observations incendiaires de Mearsheimer. La CIA est connue pour avoir tenté de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Assassination_attempts_on_Fidel_Castro">nombreuses tentatives</a> d'assassinat contre Castro.</p>

<p>Voilà donc ce qu'il en est. L'Australie ne s'aligne pas sur les États-Unis pour se protéger de la Chine. L'Australie s’aligne sur les États-Unis pour se protéger des États-Unis.</p>
<p>Joe Biden a peut-être <a href="https://www.abc.net.au/news/2021-09-16/joe-biden-calls-scott-morrison-that-fellow-down-under/13544140">oublié le nom</a> du Premier ministre australien. Mais Scott Morrison se souvient pour qui on attend de lui qu’il travaille. En 1975, les États-Unis et le Royaume-Uni ont <a href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2014/oct/23/gough-whitlam-1975-coup-ended-australian-independence">lancé un coup d’État</a> contre le Premier ministre australien Gough Whitlam, qui faisait avancer son pays vers l’indépendance. Peu de gens aux États-Unis s’en souviennent, mais les politiciens australiens si. Depuis, leur pays a toujours fait ce qu’on lui disait de faire.</p><p>C’est ce qui explique toute cette histoire.</p><p>Moon of Alabama</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/706/peter-dale-scott-les-vraies-raisons-de-la-guerre-en-afghanistan</guid>
	<pubDate>Fri, 03 Sep 2021 21:26:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/706/peter-dale-scott-les-vraies-raisons-de-la-guerre-en-afghanistan</link>
	<title><![CDATA[Peter Dale Scott : Les vraies raisons de la guerre en Afghanistan]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Fild : Dans un <a href="https://deep-news.media/2020/12/11/assassinat-massoud-zones-dombre/" target="_blank" rel="noopener">récent article</a> publié sur le site Deep News Média, vous offrez une analyse inédite et percutante de l’assassinat du commandant Massoud. Sachant que nous allons commémorer les vingt ans de sa mort, et que son fils est au cœur de l’actualité après la reprise de l’Afghanistan par les Talibans, quel est votre regard sur ce meurtre, ses enjeux et ses circonstances ?</p><p>Peter Dale Scott : Il faut d'abord replacer cet assassinat dans le plus vaste contexte géostratégique de l’époque. Avant même l’arrivée au pouvoir de George W. Bush en janvier 2001, son futur Vice-président Dick Cheney souhaitait imposer une stratégie de pénétration en Asie centrale. Son principal objectif était de déployer des forces armées dans cette région anciennement dominée par l’URSS, et ce dans le but d’y sécuriser les récents investissements américains dans des pays tels que le Kazakhstan. Dirigée par Dick Cheney entre 1995 et 2000, la firme Halliburton était active depuis 1997 dans l’exploitation des réserves pétrolières d’Asie centrale. En 1998, lors d’un discours devant des industriels du pétrole, Cheney <a href="https://archive.is/S8txF#selection-1551.0-1561.1" target="_blank" rel="noopener">déclara</a> n’avoir jamais « vu émerger si soudainement une région en tant que zone de grande importance stratégique comme c’est le cas aujourd’hui pour [le bassin] caspien ».</p><p>Obsédé par la sécurité énergétique des États-Unis, le Vice-président Cheney avait donc comme objectif de déployer l’armée américaine en Asie centrale, tandis que l’administration Bush <a href="https://www.monde-diplomatique.fr/2002/01/ABRAMOVICI/8328" target="_blank" rel="noopener">négociait</a> différentes questions avec les Talibans, dont le passage du gazoduc TAPI en Afghanistan. Élaborés <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1385.102-1397.4" target="_blank" rel="noopener">en juillet 2001</a>, alors que ces négociations échouaient, les plans du cabinet Bush pour envahir ce pays enclavé qu’est l’Afghanistan dépendaient de l’utilisation du territoire de Massoud comme base arrière dans l’impénétrable vallée du Panjshir - la seule région afghane jamais envahie par les Talibans -. Ils nécessitaient par ailleurs un déploiement sur le territoire de l’allié régional des États-Unis, le Pakistan. Or, ce pays et Massoud étaient de farouches ennemis. Essentiellement, bien que le « Lion du Panjshir » accueillait positivement l’assistance de la CIA, il <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-2063.0-2077.11" target="_blank" rel="noopener">rejetait catégoriquement</a> toute idée d’une invasion terrestre menée sous l’égide du Pentagone.</p><p>En outre, Massoud s’était opposé au projet du gazoduc TAPI, qui était promu par l’Union Oil Company of California (Unocal) et qui aurait contourné les adversaires de Washington, soit la Russie et l’Iran. Infligeant un revers aux États-Unis, Massoud avait signé <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1971.0-1977.11" target="_blank" rel="noopener">un accord</a> d’un million de dollars avec le rival argentin d’Unocal. Selon le journaliste Steve Coll, les responsables de la CIA ont cherché à amplifier le soutien clandestin en faveur de Massoud. Au final, la CIA ne put remplir cet objectif à cause des obstructions du Département d’État et de hauts fonctionnaires de l’administration Bush qui, jusqu’en juillet 2001, pensaient pouvoir forger <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1983.0-1993.20" target="_blank" rel="noopener">des relations diplomatiques</a> avec les Talibans et ne voulaient pas s’aliéner le gouvernement pakistanais.</p><p>L’assassinat de Massoud le 9 septembre 2001, suivi par les tragiques attentats contre les Tours jumelles et le Pentagone deux jours plus tard, ont rendu possible l’invasion américaine de l’Afghanistan. Le meurtre de Massoud fut planifié <a href="https://archive.is/9m78Y#selection-423.0-441.548" target="_blank" rel="noopener">avec la complicité active</a> du réseau du « cheikh aveugle » Omar Abdel Rahman, qui était emprisonné aux États-Unis à cette époque. Abdel Rahman était alors <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1311.129-1319.4" target="_blank" rel="noopener">sous étroite surveillance</a> dans sa prison, <a href="https://archive.is/yWVB8#selection-953.2-957.120" target="_blank" rel="noopener">à l’instar</a> de son unique contact extérieur avec des islamistes étrangers – un discret agent des postes new-yorkais nommé Ahmed Abdel Sattar. Ce dernier, avec un <a href="https://archive.is/3V2SA#selection-417.1-417.309" target="_blank" rel="noopener">autre messager</a> d’Abdel Rahman nommé <a href="https://gulfnews.com/uae/us-mans-letter-tied-to-massouds-death-1.386512" target="_blank" rel="noopener">Yassir al-Sirri</a>, a <a href="https://fildmedia.com/article/peter-dale-scott-les-vraies-raisons-de-la-guerre-en-afghanistan#selection-1353.0-1357.4">co</a>-<a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1255.1-1255.308" target="_blank" rel="noopener">rédigé</a> le courrier de présentation ayant permis aux deux faux journalistes - mais vrais terroristes d’al-Qaïda - d’avoir accès à Massoud et de l’assassiner. Par conséquent, on ne peut exclure la possibilité que les autorités américaines savaient que le gênant commandant Massoud allait être liquidé par ces islamistes, mais qu’elles n’aient pas cherché à déjouer ce projet.</p><p>Le 10 septembre 2001, soit le lendemain de cet assassinat, des hauts fonctionnaires de l’administration Bush se sont réunis pour discuter à nouveau <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1121.0-1121.355" target="_blank" rel="noopener">des plans</a> de la Directive Présidentielle de Sécurité Nationale NSPD-9. Il s’agissait du document qui, <a href="https://archive.is/OWfWp#selection-1385.102-1397.4" target="_blank" rel="noopener">dès juillet 2001</a>, préparait une intervention militaire contre les Talibans. Dans tous les cas, comme je l’explique dans ma <a href="https://deep-news.media/2020/12/11/assassinat-massoud-zones-dombre/" target="_blank" rel="noopener">longue analyse</a> dédiée à cette question, la campagne militaire américaine sur le territoire afghan a été planifiée avant le 11-Septembre, et ces attentats ainsi que l’assassinat de Massoud ont permis au cabinet Bush de légitimer cette catastrophique intervention.</p><p>Fild : Première étape de la guerre contre le terrorisme, l’intervention militaire des États-Unis et de leurs alliés en Afghanistan s’est en conclue par une véritable débâcle stratégique. Ainsi, quel bilan dressez-vous de ce que l’administration Bush a nommé sa « guerre globale contre la terreur », et qui a été poursuivie par ses successeurs ?</p><p>Peter Dale Scott : Le 11 septembre 2001, dans les heures suivant les attaques meurtrières perpétrées ce jour-là, George W. Bush, Donald Rumsfeld et Dick Cheney avaient engagé les États-Unis dans ce qu’ils appelèrent ensuite la « guerre contre la terreur ». Selon moi, nous devrions plutôt l’appeler la « guerre de terreur », un déluge de violence ayant été employé contre les civils par tous les belligérants, qu’ils soient des acteurs étatiques ou non. Une guerre de terreur se caractérise par la prépondérance d’armes de destruction indiscriminées, qu’il s’agisse d’engins explosifs improvisés posés au bord des routes ou de missiles lancés depuis les airs par des drones de haute technologie.</p><p>Cette « guerre de terreur » fut déclarée par George W. Bush le soir du 11 septembre 2001, lorsqu’<a href="https://georgewbush-whitehouse.archives.gov/news/releases/2001/09/20010911-16.es.html" target="_blank" rel="noopener">il annonça</a> dans son discours à la nation que les États-Unis ne feraient « aucune distinction entre les terroristes qui ont perpétré ces actes et ceux qui les hébergent ». Cependant, la notion voulant que cette « guerre globale contre la terreur » eut pour objectif de poursuivre les terroristes perdit de sa crédibilité en 2003, lorsque cette formule fut appliquée à l’Irak de Saddam Hussein - un pays connu non pas pour héberger des terroristes mais pour en avoir été la cible. En 2005, cette notion fut de nouveau décrédibilisée suite à la publication de ce que l’on appelle le « Mémo de Downing Street ». Dans ce document, le directeur du MI6 britannique <a href="https://web.archive.org/web/20070310182232/http:/www.csmonitor.com/2005/0517/dailyUpdate.html" target="_blank" rel="noopener">rapporta</a>, après une visite à Washington en 2002, que « Bush voulait faire tomber Saddam Hussein par une action militaire, justifiée par le lien entre le terrorisme et les ADM [Armes de Destruction Massive]. Mais les faits et les renseignements étaient truqués pour répondre aux objectifs politiques. » Plus tard, de faux récits liant l’Irak aux ADM, aux attaques à l’anthrax et au minerai d’uranium du Niger prétendument acquis par Bagdad furent publiés aux moments opportuns. Rappelons alors que, quelques heures seulement <a href="https://archive.is/xrFXy#selection-1129.0-1137.345" target="_blank" rel="noopener">après le 11-Septembre</a>, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld parlait d’élargir les objectifs de la riposte américaine au 11-Septembre et de « frapper S.H. [Saddam Hussein] ».</p><p>« Arabie saoudite, Qatar et Pakistan, des alliés des USA, également soutiens financiers des djihadistes ».</p><p>Fild : Estimez-vous donc que la lutte contre le terrorisme n’était pas l’objectif principal du Président Bush et de ses successeurs ?</p><p>Peter Dale Scott : À Washington, l’establishment de la sécurité nationale continue d’affirmer que les guerres menées par les États-Unis sur le continent asiatique depuis le 11-Septembre 2001 entraient dans le cadre d’une « guerre globale contre la terreur ». Néanmoins, cette campagne militaire contre le terrorisme a été menée avec la coopération de l’Arabie saoudite, du Qatar et du Pakistan. Or, ces trois pays sont les principaux soutiens financiers et politiques des réseaux djihadistes que les États-Unis sont censés avoir combattu jusqu’à présent. En parallèle, les plus farouches opposants à ces intégristes sunnites – les gouvernements d’Irak, de Libye, de Syrie et d’Iran – ont été renversés (Irak et Libye), déstabilisés avec l’appui des États-Unis (Syrie) ou sanctionnés et menacés de guerre en tant que composante de l’« Axe du Mal » (Iran). J’en déduis que cette guerre contre le terrorisme n’a pas été menée pour le motif officiel de combattre ce fléau, mais pour d’autres raisons. En effet, la plupart des experts constatent que les campagnes militaires des États-Unis à l’étranger ont radicalement amplifié la menace terroriste au lieu de la réduire, contrairement aux opérations de police ou de renseignement. Parmi les raisons inavouées de ces interventions militaires post-11-Septembre, nous pouvons en identifier deux principales. La première était la volonté d’établir une présence durable des forces armées américaines dans les régions riches en hydrocarbures de l’Asie centrale et du Moyen-Orient. L’autre raison majeure était de justifier un dispositif de sécurité intérieure permanent et gigantesque, notamment destiné à neutraliser la menace d’opposition aux politiques militaristes. Si ce deuxième objectif a été rempli, le premier se solde par un bilan humain effroyable et un retrait humiliant des forces américaines de ces régions. Washington ayant désormais comme projet d’empêcher la Russie et la Chine de concurrencer les États-Unis.</p><p>En conclusion, si la « guerre contre la terreur » semble péniblement arriver à son terme, Washington poursuivra la militarisation sans limite de sa politique étrangère – notamment par le biais de guerres par procuration –, actant ainsi la faillite complète de sa diplomatie publique et de son prétendu rôle de « gendarme du monde ».</p><p>01/09/2021 - Toute reproduction interdite.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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