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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Monde]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/562/est-ce-la-fin-des-villes</guid>
	<pubDate>Fri, 14 May 2021 22:29:30 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/562/est-ce-la-fin-des-villes</link>
	<title><![CDATA[Est-ce la fin des villes ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>PARIS – La rue de Rivoli, célèbre artère qui traverse le cœur de Paris, s’est construite par à-coups. Après des années de tergiversations sur l’aménagement de la ville, Napoléon Bonaparte en lance les travaux en 1802, mais ceux-ci sont interrompus lorsque l’empereur abdique, en 1814. La nouvelle voie demeure dans les limbes jusqu’à l’arrivée d’un autre homme fort, Napoléon III, qui achève le projet dans les années 1850. Au siècle suivant, des travaux supplémentaires aménagent cette rue emblématique pour les voitures. Mais au printemps dernier, la rue de Rivoli connaît la transformation la plus rapide de toute son histoire.</p><p>Alors que le trafic parisien doit se soumettre au confinement imposé par le Covid-19, la maire, <a href="https://www.project-syndicate.org/columnist/anne-hidalgo" target="_blank" rel="noopener">Anne Hidalgo</a>, décide le 30 avril de fermer aux voitures les trois kilomètres de la rue, afin de donner plus d’espace aux piétons et aux cyclistes. Des ouvriers repeignent le sol et transforment presque du jour au lendemain cette grande voie parisienne le long de laquelle se trouve notamment le musée du Louvre.</p><p>Mais la transformation ne s’arrête pas à la rue de Rivoli. Avec de la peinture et des poteaux de signalisation, presque 150 km de voies ont été temporairement réalloués aux vélos, dans Paris et la petite couronne, au cours des premiers mois de la pandémie – une révolution dans le réaménagement urbain. Il a plus tard été annoncé que ces changements avaient vocation à se pérenniser.</p><p>L’exemple parisien souligne l’ampleur avec laquelle la pandémie accélère le rythme de l’innovation urbaine, raccourcissant ce qui aurait pris des années à des délais de quelques mois, voire quelques semaines. Non seulement ces initiatives ont mis en lumière les vices majeurs des systèmes urbains d’avant la pandémie – par exemple les niveaux particulièrement élevés de pollution – mais elles ont permis aux édiles de court-circuiter de lourdes bureaucraties et de répondre plus efficacement aux besoins des habitants et du monde du travail.</p><p>Ces besoins évoluent rapidement. L’un des changements qui font le plus débat tient à la séparation du domicile et du lieu de travail. Aux premiers temps de l’urbanisation, les gens se rendaient à pied au travail. Plus tard, on commença d’utiliser les transports publics. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale et le développement des zones suburbaines que les employés commencèrent de prendre leur voiture pour se déplacer de leur domicile jusqu’aux immenses usines ou aux tours de bureaux où ils travaillaient.</p><p>Durant la pandémie, le travail à distance est devenu la règle dans de nombreuses industries – et beaucoup d’entreprises réserveront dorénavant à ce type de fonctionnement une part importante. Cette réintégration du travail au domicile menace l’un des derniers vestiges de l’âge industriel : les quartiers d’affaires centraux où se pressent les employés, s’empilent les bureaux et s’accumulent les gratte-ciel.</p><p>Compte tenu du nombre d’employés qui ne regagneront pas leur box, les vieux immeubles de bureaux pourraient être transformés, après la pandémie, en logements abordables, dont les villes ont le plus grand besoin. Les quartiers d’affaires unidimensionnels pourraient devenir des quartiers d’habitation animés.</p><p>Les activités de loisir se sont elles aussi transformées. De plus en plus, on dîne, on s’amuse, on pratique une activité physique en extérieur, ce qui occupe l’espace autrefois dévolu aux voitures. Ainsi, comme avec les pistes cyclables à Paris, la pandémie crée les prototypes des villes qui seront celles d’après l’automobile, centrées sur l’humain. À vrai dire, les changements réalisés à Paris s’inscrivent dans la perspective plus vaste de la « ville du quart d’heure », où les principales activités quotidiennes – notamment travailler, apprendre et faire ses courses – peuvent être menées non loin, à pied ou à bicyclette, du domicile.</p><p>Ainsi, loin de rendre les villes obsolètes, comme certains l’avaient <a href="https://www.nytimes.com/2020/07/21/business/economy/coronavirus-cities.html" target="_blank" rel="noopener">prédit</a>, la pandémie a libéré un potentiel de renaissance encore plus vaste – ce que l’économiste Joseph Schumpeter avait nommé, selon la formule restée célèbre, la « destruction créatrice », à l’échelle urbaine. La crise ne laisse guère aux gouvernements d’autre choix que d’avancer à pas rapides, en procédant empiriquement, par approximations et corrections. Les innovations extraordinaires accomplies dans la piétonnisation, le logement abordable et la redéfinition dynamique du zonage soulignent la puissance des boucles de rétroaction positives.</p><p>L’approche schumpéterienne est néanmoins, par nature, expérimentale, et même les expériences les mieux conçues échouent parfois. En outre, les coûts de ces échecs ne sont pas supportés de manière égale : ce sont celles et ceux qui ont le moins d’influence qui souffrent le plus. La pandémie de Covid-19 a par exemple touché de façon disproportionnée les populations pauvres et vulnérables.</p><p>En cette ère nouvelle de l’innovation urbaine, les dirigeants doivent veiller à minimiser les risques courus par les groupes vulnérables et défavorisés – et à leur redistribuer les bénéfices. Cela signifie, d’abord et avant tout, les écouter. Le mouvement Black Lives Matter, aux États-Unis, offre un exemple éloquent d’un groupe défavorisé exigeant d’être écouté. Les dirigeants devraient partout prêter attention aux divisions raciales et de classes pour les prendre à bras-le-corps. Quelles que soient les stratégies qui seront à cet égard mises en œuvre, l’urbanisme y occupera une place centrale.</p><p>Pour soutenir ce processus – et contribuer à maintenir la souplesse et la vitesse de l’innovation urbaine après la pandémie –, les dirigeants devraient envisager la création de plateformes numériques participatives afin de permettre aux résidents de communiquer leurs besoins. Cela pourrait aller dans le sens de mesures destinées à l’amélioration de la qualité de la vie dans les villes – surtout dans les quartiers défavorisés – en posant notamment des limites aux tendances les plus gênantes comme la hausse de la pollution et l’embourgeoisement des quartiers au détriment des classes populaires. Seule une approche agile et inclusive pourra nous permettre de saisir cette opportunité, comme il n’en survient qu’une fois par siècle, de « mieux reconstruire » – à la vérité d’assumer notre urgent devoir.</p><p>Aujourd’hui, une promenade rue de Rivoli ne révèle rien de la désolation ni de l’ennui dont nous craignions tant qu’ils s’emparent des rues des villes durant la pandémie. Bien au contraire, l’artère historique fourmille de Parisiens masqués, passant à toute allure à vélo, en scooters électriques, en bicyclettes partagées ou en rollers, à moins qu’ils ne s’arrêtent à une terrasse ou un comptoir le temps d’un café à emporter. Une rue que la pandémie avait pétrifiée reprend vie. Avec une urbanisation bienveillante, des expériences courageuses et un peu de chance, ces transformations pourraient sonner la renaissance des villes, partout dans le monde.</p><p>Traduit de l’anglais par François Boisivon</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/551/dominique-sopo-a-nouveau-le-conflit</guid>
	<pubDate>Fri, 14 May 2021 08:18:23 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/551/dominique-sopo-a-nouveau-le-conflit</link>
	<title><![CDATA[Dominique Sopo - A nouveau, le conflit...]]></title>
	<description><![CDATA[<p>A nouveau, le conflit israélo-palestinien, que l’on disait assoupi, s’est réveillé avec une force tragique. Rythmées par les roquettes lancées sur les villes israéliennes depuis la bande de Gaza et par les représailles de Tsahal contre l’enclave palestinienne, ces dernières heures sont celles d’une escalade sanglante.<br />L’escalade a en réalité commencé depuis plusieurs semaines. Ses ingrédients sont connus. D’un côté, des heurts à Jérusalem impulsés par les ratonnades pratiquées depuis avril par des groupes d’extrême-droite juifs, aggravés par la poursuite des expulsions de familles palestiniennes de Jerusalem-Est et amplifiés par la violente répression pratiquée sur l’Esplanade des Mosquées. D’un autre côté, l’inconséquence de Mahmoud Abbas annonçant fin avril le report sine die des élections législatives et poussant ainsi le Hamas – qu’il ne fallait pas beaucoup pousser - à se réfugier à nouveau dans la voie de l’action militaire envers Israël.<br />Les données d’un règlement possible de ce vieux conflit restent fondamentalement les mêmes : Israël doit voir sa sécurité assurée, l’Etat palestinien doit enfin voir le jour.<br />Pour Israël, l’illusion que les récents accords diplomatiques avec plusieurs Etats arabes vidaient la question palestinienne de toute réalité est, sinon une cécité volontaire, une tragique erreur. Tragique erreur car les Palestiniens existent et se révolteront tant qu’ils ne pourront pas prendre pleinement leur destin en main. Tragique erreur également car Israël a peut-être bien plus à craindre que la détérioration ponctuelle de sa situation sécuritaire : l’affaiblissement de ses standards démocratiques. En effet, il n’y a aucune situation dans laquelle la domination sur une population – ici les Palestiniens – n’entraîne pas inexorablement la dégradation du respect dû à chacun de ses membres. Ces dernières semaines et sans même m’attarder sur les progrès électoraux de l’extrême-droite aux élections à la Knesset, le racisme antiarabe en actes à Jérusalem en est l’un des mutiples signes, tout autant que la faible réprobation qu’il a soulevée, là où une situation analogue aurait naguère soulevé des tempêtes de protestations venues du puissant « camp de la paix » qui irriguait alors la société israélienne.<br />Pour la partie palestinienne, la nature cacochyme d’un pouvoir sans autre perspective décelable que sa survie, la réalité de la corruption, le désastre de l’émiettement de la vie politique et l’irresponsabilité des surenchères verbales et militaires du Hamas rendent à ce stade impossible une négociation politique digne de ce nom avec Israël, ce qui tombe bien puisque Netanyahu fait peu mystère de ne pas en vouloir. Le Fatah et le Hamas ont beau jeu de se renvoyer la responsabilité de l’embourbement du projet national palestinien. Mais la réalité est que cet embourbement apparaît, pour la part qui relève de la partie palestinienne, comme leur œuvre collective.<br />Sur cette scène proche-orientale, les deux parties en conflit se comportent en acteurs qui ne veulent pas d’issue négociée. Israël a vaincu les Palestiniens mais ne sait pas quoi faire de sa force que Netanyahu – par cynisme, par idéologie ou par médiocrité - l’a convaincu de ne pas convertir en paix. Notamment sous l’impulsion de la surenchère du Hamas, la partie palestinienne – par aveuglement idéologique ou par médiocrité - tient un discours illusoire sur la réalité de ses marges de manœuvre, contribuant à priver les Palestiniens d’un Etat et à en enfermer une partie dans le rêve de la restauration d’une Palestine entièrement sous leur administration.<br />Evidemment, toutes les personnes extérieures à la scène de cette impasse tragique devraient œuvrer à la paix, notamment en France. Il est dommageable qu’elles ne se comportent pas systématiquement ainsi, comme le montrent trop de posts, tweets ou publications.<br />Pour ma part, je reste fidèle à quelques principes :<br />- rappeler que la paix est possible et qu’elle est la seule voie souhaitable<br />- dénoncer le racisme et l’antisémitisme qui peuvent sévir au Proche-Orient<br />- essayer de rappeler la complexité d’un conflit dans lequel les explications simplifiées visent systématiquement à démoniser l’une des deux parties<br />- me méfier de celles et ceux qui ferment les yeux sur l’existence du racisme antiarabe et le renforcement de l’extrême-droite en Israël qui contribuent pourtant à la situation actuelle, qui se caractérise également par des émeutes chez les Arabes israéliens<br />- me méfier de celles et ceux qui ne soutiennent les Arabes et les musulmans que pour dire leur haine des Juifs.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/541/labour-isn%E2%80%99t-working</guid>
	<pubDate>Sun, 09 May 2021 06:40:44 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/541/labour-isn%E2%80%99t-working</link>
	<title><![CDATA[Labour isn’t working]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://unherd.com/author/paul-embery/" class="author"></a></p>
<p>Paul Embery is a firefighter, trade union activist, pro-Brexit campaigner and 'Blue Labour' thinker</p><p class="mobile-date">May 8, 2021</p>
<p><a href="http://twitter.com/PaulEmbery" target="_blank">PaulEmbery</a></p>
<p>May 8, 2021</p>
<p>Filed under:</p>
<p>It has long been evident to me, as someone involved in the Labour movement for over a quarter of a century, that many of my colleagues on the Left have no comprehension of what is going on. They have no idea about the extent to which traditional political tribalism has broken down in our country and the old certainties no longer apply.</p><p>This conviction struck me most forcibly during a pivotal debate on Brexit at the Labour Party’s annual conference in Liverpool in 2018. Before the discussion, I had wandered around the city’s pubs and conference fringe speaking to delegates and visitors. There was an undue chirpiness in the air. Labour was now the largest political party in western Europe, people would remind me. The glorious leader was playing to packed houses everywhere. Ergo, we stood every chance of forming the next government.</p><p>Then, during the Brexit debate itself, the conference rallied enthusiastically behind a motion explicitly putting a second EU referendum on the table. I remember gazing around the hall in despair as speaker after speaker pledged support for the motion, each drawing wild cheers and applause from delegates. That the adoption of this policy was almost certain to result in electoral oblivion seemed lost on virtually everyone present.</p><p>At that moment, <a href="https://twitter.com/PaulEmbery/status/1044558415257890816?s=20">I tweeted</a> that the conference was effectively handing a P45 to every Labour MP in the North and Midlands. I knew then that this self-inflicted wound would take years — possibly a generation — to heal. Images from the debate would that evening be beamed into the homes of loyal Labour voters across the party’s pro-Brexit heartlands, and millions among them would perceive the outcome as the ultimate kick in the teeth. Labour had betrayed its already-diminishing traditional working-class base and would pay a heavy price.</p><p>Nearly three years and one general election annihilation later, and the relationship remains in a serious state of disrepair. That point is proved by what we know so far of Thursday’s election results, and what we may reasonably predict will unfold in the coming days. That Labour, in a set of ballots two years into a parliament, appears to have lost so much ground in working-class communities against a Tory Party that has been in power for over a decade — and during that time imposed a programme of economic austerity which inflicted financial adversity on many of the nation’s poorest — speaks to the magnitude of the former’s estrangement from its one-time core vote.</p><p>That Labour’s losing Hartlepool — a seat which, since its creation in 1974, it has held at every general election — came in the end as no great surprise, itself speaks volumes. What was striking, though, was the plunge in the party’s share of the vote there by nine percentage points, and the increase in the Tory share by a remarkable 23 points.</p><p>At the time of writing, the picture looks bleak for Labour in the local authority elections, too, with the party in retreat in many areas. Heavy damage was sustained in the Midlands and North-East, and the party has lost control of at least four councils — including Harlow in Essex, a 1960s new town often described as the home of White Van Man.</p><p>The mistake — and some among Labour’s ranks are already making it — would be to lay the blame solely at the door of Sir Keir Starmer. The devastating results are attributable to the leader’s attempts to shift the party to the “centre” ground, argues the radical Left, adducing, among other things, the fact that Labour held Hartlepool under Jeremy Corbyn in 2019 (though ignoring the inconvenient truth that it did so only as a consequence of thousands of would-be Tory votes being redirected to the Brexit Party).</p><p>For their part, the Starmerites blame the Corbyn legacy, as though the rot set in only with the latter’s elevation as leader in 2015.</p><p>Both camps are profoundly wrong. The schism between the party and the working class began to materialise as long as three decades ago. The historical coalition in which Hartlepool had for generations rubbed along contentedly with Hampstead — blue collar and white collar united in the struggle for social and economic justice — started to fall apart as Labour began to be dominated by the latter, transforming itself into a party of the managerial and professional classes, graduates and urban liberals. Not only was the party abandoning those in provincial and post-industrial Britain, it started to privately — and sometimes publicly — scorn them.</p><p>The inevitable result was the steady flow of working-class votes away from Labour. Some were swept up by the likes of Ukip and even the BNP; millions more from that point simply went uncast.</p><p>For a long time, disillusioned working-class voters in the Labour heartlands were reluctant to throw in their lot with the Tories, conscious of the stigma that often came with voting for the traditional enemy. It was only in 2019 that these voters, still brimming with anger over attempts to reverse the referendum result, decided in huge numbers to back a Conservative Party that had pledged to “Get Brexit Done”. The taboo had been broken. Having voted Tory once, these voters would — as we have seen — have no hesitation in doing the same again.</p><p>All of this means that Labour faces the prospect of being out of power for another decade or more — perhaps forever. That’s why the battle that currently rages for control of the party, between its liberal and radical wings, is the proverbial two bald men fighting over a comb. If either side wins, it will find that the instrument over which it had struggled for possession turns out to be of little practical use — at least as far as forming a government is concerned.</p><p>That is because Labour’s problems are structural, cultural and elemental. They run far deeper than questions of party management and whether or not free broadband is a vote winner. If the objective is to win back the Red Wall, then neither the liberal nor radical Left has the correct prescription.</p><p>In fact, the war between the two camps is, in many respects, a phoney one. There is far more that unites them than either would care to admit — or even seem to comprehend. Both are imbued with the same bourgeois, metropolitan, globalist worldview. Both aim their pitch at the student, the social activist, the fellow middle-class progressive, at Twitter. Both obsess about identity politics and “diversity”. Both hitch their wagon to every minority crusade and then afford to it an undue level of prominence. Both are largely ignorant — and often contemptuous — of the lives and priorities of those in small-town Britain, of their communitarian impulse, traditional values, desire for belonging and sense of national pride.</p><p>For these reasons, changing the face at the top would be pointless. In fact, given that Sir Keir has personally shown signs of understanding what needs to be done to win back the Red Wall — focusing much of his language since ascending to the leadership on the themes of family, community and nation — his defenestration would, if anything, prove counter-productive. What Labour needs is a root and branch ideological overhaul, not regicide. As matters currently lie, any leader attempting to take the party in the right direction would find himself or herself shackled by a membership and activist base — as well as the greater part of a parliamentary cohort — which simply has no intention of going there.</p><p>In the more fashionable cities and the university towns, Labour continues to thrive. Witness, for example, Sadiq Khan’s predicted comfortable victory in London. And therein lies the party’s dilemma. Any organisation seeking to hold together a coalition of interest groups must be wary about indulging one part of it to such a degree that its other elements begin to feel neglected. The greater the success of Labour in the citadels of cosmopolitan liberalism, the more likely it is that the old industrial heartlands will become fretful. That is precisely what has happened.</p><p>In the way that the working-class component of Labour’s coalition was expected to — and did — make concessions in the 1990s to enable the party to broaden its appeal among the upwardly mobile middle classes, so the obligation falls today on the latter to compromise so that the party stands at least a chance of recovering the support of the former. That doesn’t necessarily mean abandoning any commitment to a radical (but nonetheless credible) economic programme: there are deep wells of support in working-class communities for a more egalitarian economy, a higher minimum wage, investment in public services, reductions in income and wealth inequality, and so on. But it does mean understanding the small-“c” conservatism and proclivity for social solidarity and cultural attachment that exists across large parts of provincial and post-industrial Britain.</p><p>It also means being prepared to put front and centre the doorstep issues — law and order, immigration, national security — which Labour activists are usually uncomfortable discussing. If that means that topics such as LGBT rights, climate change, gender identity, Palestine and the next woke cause that comes along must take more of a back seat, so be it. The party must begin to look and sound again like those who have abandoned it and reflect their priorities. Until that happens, it will be relegated to the status of a middle-class pressure group.</p><p>I have heard some inside Labour’s ranks argue that the old blue-collar vote has gone for good, and the party must now throw everything at consolidating and widening its new young, liberal, metropolitan, university-educated, pro-EU base. But so far as such a strategy would be electorally viable — and that is doubtful — what would be the point of it? If Labour could not bring itself to speak for its old working-class base living in some of the country’s most disadvantaged communities, it would have betrayed its very reason for existing. The objective — and it may never be realised — must be to win back the hearts and minds of those whose votes it must recover if it is to win power and fulfil its historical mission once more — not to write those voters off as a lost cause.</p><p>While polls are rarely useful as tools for predicting the outcome of general elections three years into the future, these latest results will prove valuable for revealing just how bad things have become for Labour. The party’s banishment from large swathes of its former strongholds, and the dogged resistance of voters in those places to all attempts at reconciliation, cannot be attributed to the standard ups and downs of electoral fortune or a desire on the part of those voters to deliver a well-deserved warning shot across Labour’s bows before returning to its fold in due course.</p><p>This is much more. The entire axis of British politics has moved. Even in 1983, when under Michael Foot it suffered a crushing election defeat at the hands of Margaret Thatcher, Labour managed to retain much of its working-class base. What we are witnessing today, by contrast, is a paradigm shift. Thursday’s elections were the latest evidence of it. The rules have been rewritten, the landscape has changed utterly. For Labour, this may yet prove terminal — only most of the party still doesn’t realise it.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/533/adolf-hitler-farted-like-a-horse</guid>
	<pubDate>Mon, 03 May 2021 20:43:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/533/adolf-hitler-farted-like-a-horse</link>
	<title><![CDATA[Adolf Hitler Farted Like a Horse]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Der Führer (leader) was known also as Der Furzer (farter) because of his uncontrollable farting</p>

<p><a rel="noopener" href="https://medium.com/@peter.preskar?source=post_page-----b7e27477971b--------------------------------"><br /><br /><br /><br /></a></p>

<p>Adolf Hitler having lunch (Image: <a href="https://www.businessinsider.com/dictators-favorite-food-eccentric-eating-habits-2015-10#hitler-was-a-vegetarian-and-by-the-end-of-his-life-ate-only-mashed-potatoes-and-broth-3" class="cq ih" rel="noopener nofollow">businessinsider.com</a>)</p>
<p id="e65a" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw je">Adolf Hitler suffered from farting, which made most of his dinner parties intolerable. His farting was the worst right after dinner, therefore Hitler would often get up from the dinner table and leave to his private quarters, much to the surprise of his guests.</p><p id="91e3" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">Hitler suffered from uncontrollable flatulence, stomach cramps, constipation, and diarrhea for most of his life. Usually, these symptoms exacerbated when he was under stress.</p><p id="06ce" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">The flatulence convinced Hitler to switch to a vegetarian diet in 1931. He never considered that a high-fiber diet worsened his flatulence.</p><p id="b677" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">On other hand, Hitler loved sweets, which certainly didn’t help his health problems.</p>
<p>Dr. Theodor Morell (second from the left) followed Adolf Hitler everywhere (Image: <a href="https://alarab.qa/article/11/11/2016/1009023-%D9%83%D9%8A%D9%81-%D8%B3%D8%A7%D8%B9%D8%AF%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%AE%D8%AF%D8%B1%D8%A7%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D9%86%D8%A7%D8%B2%D9%8A%D9%8A%D9%86-%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%AD%D8%B1%D8%A8-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%8A%D8%A9" class="cq ih" rel="noopener nofollow">alarab.qa</a>)</p>
<p id="10cb" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">Interestingly, Hitler’s farting contributed to his demise. Desperately suffering from overwhelming flatulence, Hitler turned to the services of Dr. <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Theodor_Morell" class="cq ih" rel="noopener nofollow">Theodor Morell</a> in 1936. Morell managed (at least temporarily) to calm Hitler’s farting problems and thus earned his blind trust.</p><p id="838f" class="kq kr dy dz b ks kt ku kv kw kx jd cn">Morell became Hitler’s personal physician and followed him everywhere. The new position made Morell a multi-millionaire.</p><p id="e691" class="ii ij dy ik b ew ky im in ez kz ip iq ir la it iu iv lb ix iy iz lc jb jc jd dr bw">For his problems with flatulence, Hitler received probiotic preparation Mutaflor and <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Doktor_Koster%27s_Antigaspills" class="cq ih" rel="noopener nofollow">Dr. Koester’s Anti-Gas pills</a>, which contained strychnine (rat poison).</p>
<p>Theodor Morell and Eukodal, Hitler’s favorite drug (Image of Theodor Morell:<a href="https://www.historyhit.com/did-hitlers-drug-problem-change-the-course-of-history/" class="cq ih" rel="noopener nofollow">historyhit.com</a> and image of Eukodal:<a href="https://theoutline.com/post/1103/the-nazis-were-on-meth-but-that-s-not-the-whole-story" class="cq ih" rel="noopener nofollow">theoutline.com</a>)</p>
<p id="5327" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">Theodor Morell (1886-1948) was a quasi doctor who knew almost nothing about his medical profession. Hitler’s inner circle despised Morell for being a quack. Hermann Goering, Hitler’s right-hand man, nicknamed Morell a “Reich Master of Injections.”</p><p id="834b" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">Remaining Hitler’s doctors saw how dangerous was Morell to Hitler’s health. They actually warned Hitler, however they were dismissed.</p><p id="853e" class="kq kr dy dz b ks kt ku kv kw kx jd cn">Hitler needed Morell, since Morell turned him into a <a href="https://historyofyesterday.com/drugs-in-world-war-ii-c0bc6c801b39" class="cq ih" rel="noopener nofollow">drug addict</a>.</p><p id="a746" class="ii ij dy ik b ew ky im in ez kz ip iq ir la it iu iv lb ix iy iz lc jb jc jd dr bw">Morell regularly injected Hitler with drugs, including barbiturates, opiates, and amphetamines. Altogether, severy-four substances were given to Hitler and contributed to his deteriorating health.</p><p id="a2a4" class="ii ij dy ik b ew il im in ez io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dr bw">Among others, Morell gave Hitler heroin, cocaine, methamphetamines, oxycodone (an opioid painkiller sold under brand name Eukodal), testosterone, and strychnine.</p><p id="422e" class="ii ij dy ik b ew lf im in ez lg ip iq ir lh it iu iv li ix iy iz lj jb jc jd dr bw">At the end of World War II, Adolf Hitler was a physical wreck. His hands were so riddled with injection marks that even Hitler’s passive mistress Eva Braun complained about Morell’s activities.</p><p id="82e8" class="kq kr dy dz b ks kt ku kv kw kx jd cn">There is a saying that people get the politicians and the doctors they deserve. In the case of Adolf Hitler, he got the doctor he deserved.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/507/julian-assange-le-navalny-occidental-que-tout-le-monde-a-oublie</guid>
	<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 17:13:48 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Julian Assange, le Navalny occidental que tout le monde a oublié]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Les médias nous tiennent informés heure par heure du sort peu enviable réservé à Alexandre Navalny. Nul ne s’en plaindra, d’ailleurs, vu que Moscou a une conception très particulière des droits de l’homme, si tant est que cette expression puisse franchir les murs du Kremlin. Traqué depuis des mois, baladé de cour de justice en prison, victime d’une tentative d’empoisonnement digne d’un roman de John Le Carré, le lanceur d’alerte symbolise tout ce qui ne peut plus continuer dans la Russie de Vladimir Poutine.</p><p class="article-text article-body__item">Le surprenant, donc, n’est pas que Navalny ait les soutiens qu’il mérite. Plus il en aura, mieux ce sera. Non, le surprenant est que ceux qui volent en permanence au secours de l’opposant à Poutine ne soufflent mot du sort réservé à son équivalent occidental, qui s’appelle Julian Assange. Sa destinée n’est guère plus enviable.</p><p class="article-text article-body__item">L’Australien de 49 ans est lui aussi un lanceur d’alerte traqué par la meute lancée à ses trousses. Il est poursuivi, cerné, emprisonné, menacé de rester en prison jusqu’à sa mort s’il est extradé vers les Etats-Unis, comme ces derniers en font la demande, en le traitant d’espion.</p>
<p>Navalny, Assange russe ?</p>
<p class="article-text article-body__item">On a parfois dit que Navalny était un Assange russe. Ce n’est pas faux. Mais on pourrait aussi dire que Julian Assange est un Navalny occidental, à cette différence près qu’il est oublié de tous. Il est oublié des gouvernements, des institutions internationales, des personnalités, et même des médias qui l’avaient sacralisé lorsqu’il avait fondé Wikileaks et révélé quelques-unes des frasques sanglantes de l’Empire américain, en Irak, en Afghanistan, et ailleurs.</p><p class="article-text article-body__item">C’est ce qui a conduit les Etats-Unis à mettre la tête de Julian Assange à prix, comme s’il s’agissait d’un terroriste, d’un djihadiste ou du dirigeant occulte d’un cartel international de la drogue. Pour échapper à la traque, le jeune australien avait trouvé refuge à l’ambassade d’Equateur à Londres. Il y est resté enfermé sept ans, jusqu’à son arrestation par la police britannique, en avril 2019.</p><p class="article-text article-body__item">Depuis, il est enfermé dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, à l’est de Londres. Ses conditions de détention sont telles qu’un représentant de l’ONU a pu parler de « torture mentale ». Si, pour l’heure, la justice britannique a refusé de l’extrader vers les Etats-Unis, c’est uniquement « pour des raisons de santé mentale ». Voilà qui en dit long sur son intégrité physique et psychologique.</p>
<p>Assange menacé d'une peine de 175 ans de prison</p>
<p class="article-text article-body__item">Mais Assange n’en est pas moins sous le coup d’une extradition vers un pays où il est menacé d’une peine de 175 ans de prison pour avoir mis en lumière les forfaitures et les crimes de l’armée américaine dans le monde. En cette affaire, l’élection de Joe Biden n’a rien changé, du moins pour le moment.</p><p class="article-text article-body__item">Qui en parle ? Personne, ou presque. Quand il s’agit d’Alexandre Navalny, toutes les chancelleries du monde occidental donnent de la voix. La Maison Blanche fait résonner les violons de la justice immanente. L’Union Européenne rappelle son attachement proclamé aux valeurs de liberté, ce qui fait chaud au cœur. Emmanuel Macron y va de ses admonestations, relayé par un Jean-Yves Le Drian qui se rappelle qu’il fut socialiste. Raphaël Glucksmann monte au front émotionnel avec une prestance émouvante.</p><p class="article-text article-body__item">Bravo. Ils ont raison. Mais pourquoi ne pas en faire autant à propos de Julian Assange ? Pourquoi aucune des éminences susdites n’a jugé bon de lever le petit doigt pour demander que le fondateur de Wikileaks soit libéré ? Pourquoi ne pas s’émouvoir de ses conditions de détention et du viol de ses droits légitimes ? Pourquoi un journal comme Le Monde se tait-il alors qu’en 2010 il avait érigé Assange en « héro de l’année » ? Pourquoi Libération, qui aime à défendre la veuve et l’orphelin, n’est-il pas plus loquace ?</p>
<p>Droit à l'enterrement</p>
<p class="article-text article-body__item">Certains ont viré casaque quand Julian Assange a osé ébranler la statue déjà chancelante de Hillary Clinton, alors en course électorale contre Donald Trump. Et alors ? Nul ne prétend que l’Australien soit l’équivalent du Christ et qu’il faille se prosterner devant le moindre de ses faits et gestes. Si l’on prenait autant de gants avec Alexandre Navalny, on l’abandonnerait à son triste sort sous prétexte qu’il y a encore quelques années, il était plus nationaliste que Poutine, plus xénophobe que Marine Le Pen et plus anti-immigrés que Viktor Orban.</p><p class="article-text article-body__item">Fort heureusement, on ne s’arrête pas à de tels dérapages, que Navalny lui-même n’assume plus. Quand bien même ce ne serait pas le cas, cela ne justifierait pas qu’il soit maltraité comme il l’est. Logiquement, il devrait en être de même pour Julian Assange, qui n’a rien à faire devant une cour de justice en vertu d’accusations fantaisistes qui peuvent néanmoins lui être fatales.</p><p class="article-text article-body__item">Or, pour l’heure, le seul argument qui vaille, médiatiquement parlant, c’est le deux poids deux mesures. Quoi que dise et fasse Alexandre Navalny, il a droit aux trompettes de la renommée. Quoi que dise et fasse Julian Assange, il a droit à l’enterrement à la sauvette. Oscar Wilde disait : « Appuyez-vous sur les principes : ils finiront bien par céder ». C’est fait.</p><p class="article-text article-body__item">A LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/navalny-assange-les-bons-et-les-mechants-lanceurs-dalerte" target="_blank">Navalny, Assange : les bons et les méchants lanceurs d’alerte</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/501/notre-reponse-sera-asymetrique-dure-et-rapide</guid>
	<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 21:37:59 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/501/notre-reponse-sera-asymetrique-dure-et-rapide</link>
	<title><![CDATA[notre réponse sera asymétrique, dure et rapide]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://solidariteetprogres.fr/IMG/jpg/296d86e7-7bdd-4eb4-9abe-5ecdfc6ade10.jpg" title="" type="image/jpeg"></a><br />Allocution présidentielle à l’Assemblée fédérale de Russie</p>
<p>Vladimir Poutine,<br class="autobr">
président de la Fédération de Russie<br class="autobr">
21 avril 2021</p><p>Source : <a href="http://en.kremlin.ru/events/president/transcripts/65418" class="spip_out" rel="noopener noreferrer external" target="_blank">Site de la présidence russe</a></p><p>(…)</p><p>Chers collègues,</p><p>Le sens et l’objectif de la politique de la Russie sur la scène internationale - je n’en dirai que quelques mots pour conclure mon intervention - est d’assurer la paix et la sécurité pour le bien-être de nos citoyens, pour le développement stable de notre pays. La Russie a certainement ses propres intérêts que nous défendons et continuerons à défendre dans le cadre du droit international, comme tous les autres États. Et si quelqu’un refuse de comprendre cette évidence ou ne veut pas mener un dialogue et choisit un ton égoïste et arrogant avec nous, la Russie trouvera toujours un moyen de défendre sa position.</p><p>En même temps, malheureusement, tout le monde semble habitué à la pratique des sanctions économiques illégales et à motif politique et aux tentatives brutales de certains acteurs d’imposer leur volonté aux autres par la force. Cependant, aujourd’hui, cette pratique dégénère en quelque chose d’encore plus dangereux - je fais référence à l’ingérence directe récemment révélée en Biélorussie dans <a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20210419-bi%C3%A9lorussie-le-pr%C3%A9sident-loukachenko-a-t-il-%C3%A9t%C3%A9-victime-d-une-tentative-de-coup-d-%C3%A9tat" class="spip_out" rel="noopener noreferrer external" target="_blank">une tentative visant à orchestrer un coup d’État et d’assassiner le président</a> de ce pays. En même temps, il est typique que même des actions aussi flagrantes n’aient pas été condamnées par le soi-disant « Occident collectif ». Personne n’a semblé le remarquer. Tout le monde fait comme si rien ne se passait.</p><p>Mais écoutez, vous pouvez penser ce que vous voulez du président ukrainien [Viktor] Ianoukovych ou de [Nicolas] Maduro au Venezuela. Je le répète, vous pouvez les aimer ou les détester, y compris Ianoukovitch qui a failli être tué, lui aussi, et écarté du pouvoir par un coup d’État armé. Vous pouvez avoir votre propre opinion sur la politique du président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko. Mais la pratique consistant à organiser des coups d’État et à planifier des assassinats politiques, y compris ceux de hauts fonctionnaires - eh bien, cela va trop loin. Cela dépasse toutes les limites.</p><p>Il suffit de mentionner les aveux des détenus ayant participé à la conspiration en vue d’organiser le siège de la ville de Minsk, y compris des plans visant à paralyser les infrastructures et les communications de la ville, et un arrêt complet de tout le système électrique de la capitale de la Biélorussie ! Cela signifie en fait qu’ils préparaient une cyberattaque massive. Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ? Vous savez, vous ne pouvez pas tout faire avec un seul interrupteur.</p><p>Il y a manifestement une raison pour laquelle nos collègues occidentaux se sont obstinés à rejeter les nombreuses propositions de la Russie visant à établir un dialogue international sur l’information et la cybersécurité. Nous avons présenté ces propositions à de nombreuses reprises. Ils évitent même de discuter de cette question.</p><p>Et s’il y avait eu une véritable tentative de coup d’État en Biélorussie ? Après tout, c’était le but ultime. Combien de personnes auraient été blessées ? Que serait-il advenu de la Biélorussie ? Personne ne pense à cela.</p><p>Tout comme personne ne pensait à l’avenir de l’Ukraine pendant le coup d’État dans ce pays.</p><p>Pendant ce temps, les mouvements inamicaux envers la Russie se sont poursuivis sans relâche. Certains pays ont pris l’habitude de s’en prendre à la Russie pour n’importe quelle raison, le plus souvent sans aucune raison. C’est une sorte de nouveau sport où c’est à qui criera le plus fort.</p><p>À cet égard, nous nous comportons avec une extrême retenue, je dirais même avec modestie, et je le dis sans ironie. Souvent, nous préférons ne pas répondre du tout, non seulement aux gestes inamicaux, mais même à l’impolitesse pure et simple. Nous voulons entretenir de bonnes relations avec tous ceux qui participent au dialogue international. Mais nous voyons ce qui se passe dans la vie réelle. Comme je l’ai dit, de temps en temps, ils s’en prennent à la Russie, sans raison. Et bien sûr, toutes sortes de petits Tabaquis [hyènes] courent autour d’eux comme les Tabaqui courent autour de Shere Khan [la tigresse] - tout est comme dans le livre de Kipling - ils hurlent pour rendre leur souverain heureux. Kipling était un grand écrivain.</p><p>Nous voulons vraiment maintenir de bonnes relations avec tous ceux qui sont engagés dans la communication internationale, y compris, soit dit en passant, ceux avec lesquels nous ne nous entendons pas ces derniers temps, pour ne pas dire plus. Nous ne voulons vraiment pas brûler les ponts. Mais si quelqu’un prend nos bonnes intentions pour de l’indifférence ou de la faiblesse et a l’intention de brûler ou même de faire sauter ces ponts, il doit savoir que la réponse de la Russie sera asymétrique, rapide et dure.</p><p>Ceux qui sont à l’origine de provocations qui menacent les intérêts fondamentaux de notre sécurité regretteront ce qu’ils ont fait comme ils n’ont rien regretté depuis longtemps.</p><p>Dans le même temps, je tiens à préciser que nous avons suffisamment de patience, de responsabilité, de professionnalisme, de confiance en nous-mêmes et de certitude dans notre cause, ainsi que de bon sens, lorsque nous prenons une décision, quelle qu’elle soit. Mais j’espère que personne ne pensera à franchir la « ligne rouge » à l’égard de la Russie. Nous déterminerons nous-mêmes dans chaque cas concret où elle sera tracée.</p>
<p>Renforcement militaire</p>
<p>Je dirai maintenant, comme je le fais toujours lors des discours annuels à l’Assemblée fédérale, que l’amélioration et le renforcement qualitatif des forces armées russes se poursuivent régulièrement. En particulier, une attention particulière sera accordée au développement de l’éducation militaire tant dans les écoles et académies militaires que dans les centres de formation militaire des universités civiles.</p><p>D’ici 2024, la part des armes et équipements militaires modernes dans les forces armées atteindra près de 76 %, ce qui est un très bon indicateur. Cette part dans la triade nucléaire dépassera 88 % avant la fin de cette année.</p><p>Les derniers systèmes de <a href="https://solidariteetprogres.fr/actualites-001/face-aux-nouvelles-armes.html" class="spip_in">missiles intercontinentaux hypersoniques</a> Avangard et les systèmes laser de combat Peresvet sont prêts au combat, et le premier régiment armé de missiles balistiques intercontinentaux super lourds Sarmat devrait être mis en service à la fin de 2022.</p><p>Le nombre de systèmes aériens de combat équipés de missiles hypersoniques Kinzhal et de navires de guerre armés d’armes hypersoniques de précision telles que le Kinzhal que j’ai mentionné, et de missiles Kalibr, est en augmentation. Les missiles hypersoniques Tsirkon seront bientôt mis en service au combat. Des travaux sont en cours sur d’autres systèmes de combat modernes, notamment Poseidon et Burevestnik, conformément aux plans de développement des forces armées.</p><p>En tant que leader dans la création de systèmes de combat de nouvelle génération et dans le développement de forces nucléaires modernes, la Russie exhorte une fois de plus ses partenaires à discuter des questions liées aux armements stratégiques et à la garantie de la stabilité mondiale. Le sujet et l’objectif de ces discussions pourraient être la création d’un environnement propice à une coexistence sans conflit sur la base de l’équation de sécurité, qui comprendrait non seulement les armements stratégiques traditionnels, tels que les missiles balistiques intercontinentaux, les bombardiers lourds et les sous-marins, mais - je tiens à le souligner - tous les systèmes offensifs et défensifs capables d’atteindre des objectifs stratégiques indépendamment de l’armement.</p><p>Les cinq pays nucléaires [Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie] portent une responsabilité particulière. J’espère que l’initiative d’une rencontre personnelle des chefs d’État des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (P-5), que nous avons proposée l’année dernière, se concrétisera et se tiendra dès que la situation épidémiologique le permettra.</p><p>La Russie est toujours ouverte à une large coopération internationale. Nous avons toujours plaidé pour la préservation et le renforcement du rôle clé des Nations unies dans les affaires internationales, et nous essayons d’apporter notre aide au règlement des conflits régionaux. Nous avons déjà fait beaucoup pour stabiliser la situation en Syrie et pour lancer un dialogue politique en Libye.</p><p>Comme vous le savez, la Russie a joué le rôle principal dans l’arrêt du conflit armé au Nagorny-Karabakh.</p><p>C’est sur la base du respect mutuel que nous construisons des relations avec la majorité absolue des pays du monde : en Asie, en Amérique latine, en Afrique et dans de nombreux pays européens.</p><p>Nous développons en permanence et en priorité les contacts avec nos partenaires les plus proches au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), des <a href="https://solidariteetprogres.fr/brics.html">BRICS</a>, de la Communauté des États indépendants (CEI), et avec nos alliés au sein de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC).</p><p>Nos projets communs au sein de l’Union économique eurasiatique (UEE) visent à assurer la croissance économique et le bien-être de nos populations. Il existe de nouveaux projets intéressants, tels que le développement de corridors de transport et de logistique. Je suis sûr qu’ils deviendront une infrastructure fiable pour un partenariat eurasien à grande échelle. Les idées russes de cette association large et ouverte sont déjà mises en pratique, en partie, par l’alignement sur d’autres processus d’intégration.</p><p>Tous ces projets ne sont pas seulement des idées géopolitiques mais des instruments strictement pratiques pour résoudre les tâches de développement national.</p><p>Chers collègues,</p><p>J’ai commencé l’allocution d’aujourd’hui par les questions urgentes de santé, et pour la conclure, je voudrais dire ce qui suit. Personne au monde ne savait [d’avance] quel malheur nous aurions à affronter. Cependant, nous, citoyens de Russie, avons déjà fait beaucoup et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vaincre l’épidémie. Notre pays dispose de ressources fiables pour cela. Nous les avons créées dans les domaines de la santé, de la science, de l’éducation et de l’industrie au cours des années précédentes.</p><p>Cependant, nous devons absolument aller de l’avant. Nous avons défini des tâches de développement national. Naturellement, le défi de l’épidémie a entraîné des ajustements objectifs de notre travail. Le discours d’aujourd’hui contient des instructions sur la démographie et l’aide aux familles, ainsi que sur les efforts pour lutter contre la pauvreté, augmenter les revenus, créer des emplois, améliorer l’environnement des entreprises et élever la gestion de l’État à un nouveau niveau.</p><p>Je voudrais demander au gouvernement de se concentrer sur ces tâches en préparant de nouvelles initiatives sur le développement socio-économique de la Russie et le charger de les présenter avant le 1er juillet de cette année.</p><p>Qu’est-ce que j’ai à l’esprit ? Dans notre travail quotidien, nous ne devons certainement pas oublier nos objectifs stratégiques de développement et nos objectifs de développement national, et nous devons améliorer les mécanismes permettant de les atteindre.</p><p>Nous discuterons des propositions du gouvernement avec la participation des commissions compétentes du Conseil d’État, de nos associations d’entreprises, d’experts et de la Chambre civique. Après cette large discussion, nous prendrons les décisions finales sur les actions financières et organisationnelles à venir lors de la réunion du Conseil pour le développement stratégique et les projets nationaux.</p><p>Je voudrais maintenant m’adresser une fois de plus à tous les citoyens de Russie pour leur dire que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour atteindre les objectifs fixés. Je suis sûr que nous irons de l’avant ensemble et que nous accomplirons toutes les tâches que nous nous sommes fixées.</p><p>Je vous remercie beaucoup de votre attention.</p><p>Source : <a href="http://en.kremlin.ru/events/president/transcripts/65418" class="spip_out" rel="noopener noreferrer external" target="_blank">site de la présidence russe</a></p>
<p>Guerre nucléaire<br />Pourquoi il faut avoir peur<br /><a href="https://solidariteetprogres.fr/IMG/jpg/russie-bombe-nucleaire-tsunami-002-780x470.jpg" title="" type="image/jpeg"></a></p>
<p>Le Président Joe Biden prétend vouloir « discuter » avec Poutine, mais les grandes manœuvres de l’OTAN en Ukraine et les encouragements donnés par les Occidentaux à Kiev font monter les tensions.</p><p>« Sommes-nous prêts à déclarer la guerre à la Russie pour défendre l’Ukraine ? » <a href="https://solidariteetprogres.fr/actualites-001/etes-vous-prets-a-mourir-pour-l.html" class="spip_in">a lancé le 13 avril</a> l’ancienne députée américaine Tulsi Gabbard sur FoxNews.</p><p>Les Etats-Unis pointent des milliers d’armes nucléaires vers la Russie, et cette dernière braque sur nous des milliers d’armes nucléaires (…) capables de frapper n’importe quelle ville des Etats-Unis en moins de 30 minutes, (…) et de nous infliger des souffrances dépassant l’entendement. Des centaines de millions de personnes agoniseraient en voyant leur chair se consumer sur leurs os.</p><p>Ivres d’IA, les Etats-Unis s’orientent vers une stratégie de « première frappe préventive ». Voyant la crédibilité de sa dissuasion menacée, Moscou réagit.</p><p>CNN révèle qu’en plus de ses missiles supersoniques, la Russie teste également un drone sous-marin furtif, pouvant se déplacer à 100 km/h, avec un rayon d’action de plus de 10 000 km. Doté d’une ogive nucléaire de 30 à 100 mégatonnes, Poséidon 2M39 pourrait provoquer <a href="https://www.neozone.org/societe/poseidon-2m39-la-russie-travaille-sur-une-arme-nucleaire-capable-de-declencher-des-tsunamis-radioactifs/" class="spip_out" rel="noopener noreferrer external" target="_blank">un tsunami radioactif</a>.</p><p>La présence de cobalt-60 maximiserait les retombées radioactives. En plus des ravages causés par le raz-de-marée, les sols, les côtes et les villes de l’Etat attaqué deviendraient donc inhabitables et inutilisables pour plusieurs décennies.</p><p>Espérons que cette arme inspire assez de terreur pour dissuader toute attaque !</p><p>Karel Vereycken.</p>
<p>[embedded content]</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/495/quand-la-presse-francaise-imagine-l%E2%80%99invasion-de-la-suisse</guid>
	<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 11:09:17 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Quand la presse française imagine l’invasion de la Suisse]]></title>
	<description><![CDATA[<p>«A l’heure où la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine attire tous les regards, ne serait-il pas opportun de se lancer dans une petite rapine, vite fait bien fait, façon Moyen Age? […] Un coffre-fort rempli à craquer nous attend sur notre palier. […] Seules Genève et Zurich nous intéressent. Et puis on repart aussitôt, promis.»</p><p>Voilà comment commence «Envahir la Suisse», le dossier publié ce jeudi dans <a href="https://www.sopress.net/#big-bang" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Big Bang</a>, la nouvelle revue annuelle du groupe <a href="https://www.sopress.net/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">So Press</a>, l’éditeur en vue de So Foot ou Society entre autres titres. Une revue française, vous l’avez compris.</p><p>Un dossier malin, qui assure à l’ovni journalistique (340 pages découpées en 12 chapitres à lire sur une année) une petite promo gratuite garantie en Suisse, vu les fantasmes soulevés par le sujet dans le pays à la neutralité perpétuelle proclamée. Promo assumée alors, le dossier est vraiment intéressant car s’appuyant sur de vraies sources stratégiques et militaires, c’est même tout ce qui fait son intérêt. Et ce n’est pas tous les jours qu’un magazine branché s’attarde sur le général Guisan, le réduit national et l’armée de milice, admettons-le.</p>
<p>«Un os très dur»</p>
<p>Un peu de provoc pour commencer: «Envahir la Suisse n’est pas seulement une bonne idée, cela paraît de prime abord une mission excessivement simple: rappelons que les Suisses sont tellement habitués à vivre dans l’opulence et la paix qu’ils ont tendance à oublier de fermer leurs portes à clé. Bingo», explique d’abord suavement la revue. Avant de donner la parole à des stratèges militaires, qui corrigent immédiatement: «Vouloir envahir la Suisse, c’est tomber sur un os très dur», selon le professeur d’histoire militaire Jean-Charles Jauffret, un Marseillais, qui se souvient de sa surprise en tombant sur un avion à réaction à Interlaken: «Il y a des abris dans des montagnes granitiques où les avions sont stockés. Les Alpes suisses sont truffées de repères.»</p><p>Big Bang a cependant établi un plan d’attaque redoutable. L’invasion commencerait avec une «attaque cybernétique qui prendrait pour cible le réseau électrique, combinée à une campagne aéroterrestre très violente, destinée à briser le moral de la population. Celle-ci pourrait se focaliser sur l’agglomération zurichoise et les centres de décision.» Boum. Qui vient de se rappeler que l’hypothèse d’une attaque informatique est régulièrement pointée par les responsables de la défense suisse, sans réponse assurée pour l’instant?</p><p>Serviable, le magazine a planché sur une carte de l’annexion, avec des flèches partout, et tout au centre, le réduit national. L’infanterie de la région d’Annecy et Annemasse s’attaquerait à Genève et Sion tandis que celle de Belfort viserait Zurich et Neuchâtel. Un commando de parachutistes bloquerait le tunnel du Saint-Gothard. Les cyberéquipes françaises s’en prendraient aux services du SRC à Berne…</p>
<p>«La Red Team» au rapport</p>
<p>Pour explorer ce plan d’apocalypse, le magazine a eu recours aux bons conseils d’un expert de la Red Team, cette équipe de l’armée française dont le boulot est de plancher sur des scénarios improbables de défense et d’attaque en compagnie de romanciers de science-fiction (France Culture vient de leur consacrer <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-vendredi-26-mars-2021" rel="noopener noreferrer" target="_blank">une émission</a>). «Le but du jeu est de conquérir les villes principales. Une fois que vous avez conquis Genève, Bâle et Zurich, vous contrôlez les institutions, les infrastructures, analyse l’expert, Michel Goya; il peut y avoir des maquisards ou une guérilla qui subsiste dans les montagnes, ce n’est pas grave» – Traduisez, la Suisse ce n’est pas l’Afghanistan», explicite la revue…</p><p>Big Bang revient ensuite sur la fortune qui pourrait rejaillir sur l’Hexagone – avec un éclairage des plus sérieux sur l’échange automatique de renseignements et sur l’évasion fiscale: même Pascal Saint-Amans, le directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE joue le jeu. Les failles du <a href="https://www.fedpol.admin.ch/fedpol/fr/home/kriminalitaet/geldwaescherei.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">MROS</a>, le Bureau de communication en matière de blanchiment d’argent qui dépend de Fedpol, sont aussi auscultées. «En admettant que la relative impuissance du MROS découle avant tout d’une volonté politique, le passage de la Suisse sous pavillon français pourrait permettre de changer la donne.»</p><p>Enfin, la revue revient aussi sur la nécessité pour la Suisse de se réinventer, «quand elle deviendra la 14e région française, après l’annexion». Les classes populaires seront plus visibles dans l’espace public, et les frontaliers n’auront plus d’intérêt à venir. «On redeviendra ce pays de paysans et de montagnards sans véritable industrie», avance le chorégraphe Gilles Jobin, lui qui a déjà imaginé l’invasion de la Suisse, mais cette fois par les Etats-Unis, <a href="https://www.letemps.ch/culture/danse-guerre-gilles-jobin" data-hovercard="https://www.letemps.ch/culture/danse-guerre-gilles-jobin">dans son spectacle Text to Speech</a>. «On travaillera un peu moins, on manifestera plus», plaisante l’humoriste Thomas Wiesel.</p>
<p>Une Suisse qui parlerait français</p>
<p>Le plus grand défi du nouvel Etat central sera de faire parler tout le pays dans la langue de Molière, imagine Big Bang, qui évoque la Mehrsprachigkeit fondatrice de l’identité suisse. Ah, et les «impérialistes français» apporteront dans leurs valises un nouveau cadre, celui de «l’exception culturelle». «L’art arrêtera peut-être d’être considéré comme le hobby du membre de la famille qui a raté sa vie», commente encore Thomas Wiesel; on verra enfin des films suisses, on entendra de la musique suisse et on visitera des expos d’artistes suisses. Même s’ils seront tous désormais référencés comme français.»</p><p>Entre subversion et regard décalé, il y a encore plein d’autres choses intrigantes, dérangeantes mais aussi fort distrayantes et qui donnent à penser dans ce dossier suisse. Qui ne constitue qu’un des douze chapitres de la revue, datée «du 1er mai 2021 au 1er avril 2022». Une belle utopie de presse. Big Bang, qui se présente comme «L’almanach des possibles», fait fort.</p><p>Big Bang, 340 pages, en librairie, 19,90 euros.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/494/wikileaks-hillary-clinton-email-archive</guid>
	<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 21:17:18 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/494/wikileaks-hillary-clinton-email-archive</link>
	<title><![CDATA[WikiLeaks - Hillary Clinton Email Archive]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="lead">On March 16, 2016 WikiLeaks launched a searchable archive for over 30 thousand emails &amp; email attachments sent to and from Hillary Clinton's private email server while she was Secretary of State. The 50,547 pages of documents span from 30 June 2010 to 12 August 2014. 7,570 of the documents were sent by Hillary Clinton. The emails were made available in the form of thousands of PDFs by the US State Department as a result of a Freedom of Information Act request. More PDFs were made available on February 29, 2016, and a set of additional 995 emails was imported up to February 2, 2018.</p><p class="pull-right small">Common names for email recipients and senders <a href="https://github.com/wsjdata/clinton-email-cruncher/blob/master/HRCEMAIL_names.csv" target="_blank">courtesy of WSJ</a>.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/493/les-militants-du-djihad-institut-montaigne</guid>
	<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 20:55:49 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/493/les-militants-du-djihad-institut-montaigne</link>
	<title><![CDATA[Les militants du djihad | Institut Montaigne]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="text-align-justify">L'Institut Montaigne a, depuis plusieurs années, porté une attention particulière au sujet de l’idéologie islamiste et du djihadisme. Après plusieurs travaux sur le sujet, notamment <a href="https://www.institutmontaigne.org/publications/terreur-dans-lhexagone">Terreur dans l’Hexagone</a> (2015) et <a href="https://www.institutmontaigne.org/publications/la-fabrique-de-lislamisme">La Fabrique de l’islamisme</a> (2018), il nous a paru nécessaire d'étudier le parcours sociologique et idéologique des djihadistes français et européens.</p><p class="text-align-justify">Cet ouvrage, <a href="https://www.fayard.fr/documents-temoignages/les-militants-du-djihad-9782213718286?qt-livres_li_s_interne_livre=1">Les militants du djihad</a>, est le fruit d’un travail initié en 2018 qui a permis de constituer une base de données inédite de plus de 1 460 djihadistes actifs entre 2010 et fin 2019 dans quatre pays européens (France, Royaume-Uni, Belgique et Allemagne). 700 djihadistes liés à la France y sont identifiés, ce qui représente environ 30 % des 2 500 djihadistes français estimés pour la période. </p><p class="text-align-justify">Ces femmes et ces hommes ont commis des attentats, en ont projeté (20 % des personnes identifiées dans la base de données sont des terroristes), sont partis en Syrie ou ont voulu rejoindre cette zone de guerre pour y faire le djihad. </p><p class="text-align-justify">Pourquoi ce travail ? Car il est nécessaire de s’appuyer sur des chiffres clairs et des données concrètes pour dépasser les débats passionnés, comprendre les raisons de l’engagement sans précédent de citoyens européens dans le djihadisme, et ainsi tenter d’anticiper les grandes tendances à venir du djihadisme, qui mute sous nos yeux. </p><p class="text-align-justify">Trois enseignements principaux se dégagent de ce travail :</p>
<p>Le parcours sociologique des femmes et des hommes qui choisissent le djihad montre l’homogénéité sociale et géographique du phénomène et la préexistence de failles personnelles, qui peuvent rendre les individus vulnérables aux discours radicaux. <br /> <br />L’approche religieuse et idéologique décrit les chemins intellectuels et spirituels d’accès au djihadisme et met en lumière le rôle du salafisme dans le parcours d’au moins la moitié des djihadistes français.<br /> <br />La reconstitution des réseaux éclaire la mécanique exacte du militantisme, du recrutement et de l’engagement, qui se jouent avant tout à l’échelle locale, sur des territoires précaires travaillés de longue date par l’islamisme.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/492/la-fabrique-de-lislamisme-institut-montaigne</guid>
	<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 20:51:00 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/492/la-fabrique-de-lislamisme-institut-montaigne</link>
	<title><![CDATA[La fabrique de l&#039;islamisme | Institut Montaigne]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Les Frères musulmans européens</p>
<p class="text-align-justify">L’objectif ultime des Frères Musulmans repose sur un projet d’expansion. En Europe, ils défendent des positions politiques et sociales qui doivent transcender les appartenances nationales d’origine. Les connexions entre les Frères musulmans européens et leurs homologues du Moyen-Orient sont indéniables mais elles ne sont pas systématiques, ils ne prennent pas leurs ordres en Égypte mais partagent des références et des buts similaires.</p><p class="text-align-justify">A partir des années 1980, ils s’emparent des problématiques des communautés musulmanes d’Europe, comme l’identité, l’éducation ou l’islamophobie. Ils mobilisent ensuite la communauté musulmane et constituent des réseaux, des associations et des fédérations générales ou sectorielles à différentes échelles, pour représenter cette communauté auprès des municipalités, des États européens ou de l’Union européenne. Les Frères musulmans européens s’appuient sur un discours identitaire et proposent une forme de citoyenneté musulmane. </p><p class="text-align-justify">En France, l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) s’est progressivement imposée comme un acteur majeur autour de deux thèmes centraux : la lutte contre l’islamophobie et la question de la Palestine. Au Royaume-Uni, la principale organisation liée aux Frères musulmans est la Muslim Association of Britain. Les objectifs sont similaires et ils s’appuient sur des associations caritatives islamiques. En Allemagne, l’Islamische Gemeinschaft Deutschland est moins puissante que ses homologues français et britanniques, la communauté musulmane allemande étant majoritairement turque.</p><p class="text-align-justify">Si en Europe, les Frères musulmans ont su se mouvoir avec habileté dans les années 1980 et 1990, ils ont eu depuis des difficultés à renouveler leurs cadres. Surtout, ils ont été pris de court par la montée du salafisme. Celui-ci va profiter d’une forte demande religieuse de la jeunesse européenne et de l’attrait des jeunes pour cette version simplifiée de l’islam.</p>
<p>L’encadrement de la diaspora turque par la religion</p>
<p class="text-align-justify">En Europe, les organisations religieuses turques ont pour objectif premier de maintenir le lien de la diaspora (environ cinq millions de personnes en Europe, dont près de trois millions en Allemagne) avec la communauté d’origine. </p><p class="text-align-justify">Cet encadrement est assuré par le département des Affaires étrangères de la Diyanet - institution émettant l’islam officiel - qui exerce un contrôle étroit des imams qu’elle envoie en Europe et du réseau Millî Görüs - mouvement politique - disposant d’un réseau dense de mosquées et d'associations dans les pays européens.</p>
<p>La prédication salafiste en Europe</p>
<p class="text-align-justify">Le salafisme, sans être majoritaire, est le courant islamique le plus dynamique en Europe. Il s’agit avant tout d’un salafisme quiétiste (focalisé sur le discours religieux et le comportement des croyants) plutôt que politique ou djihadiste. Il s’est imposé progressivement comme la référence à partir de laquelle chaque musulman doit juger sa pratique religieuse. </p><p class="text-align-justify">Cette diffusion n’est pas le fait d’un État seul, il est le fait d’une accumulation d’initiatives spontanées, qui émanent certes de ce que les Saoudiens ont semé, mais qui ne leur appartient plus, tant ce développement leur a échappé. Il n’existe aujourd’hui aucune organisation salafiste d’envergure en mesure de faire l’unité du mouvement.</p>
<p>Les Médias</p>
<p class="text-align-justify">Les chaînes de télévision saoudiennes, particulièrement développées au Maghreb, ont contribué à l’imprégnation théologique et religieuse des populations musulmanes françaises d’origine maghrébine. A partir de leurs relations familiales et amicales, ces populations ont été progressivement exposées à cette interprétation particulièrement rigoriste de l’islam. </p><p class="text-align-justify">L’exemple du salafisme montre l’importance des médias dans la diffusion de l’idéologie :</p>
<p>Les livres jouent aujourd’hui un rôle majeur dans la diffusion du salafisme, parce que leur gratuité et leur simplicité les rendent facilement accessibles ;<br />Les cassettes ont été diffusées au Maghreb et en Europe occidentale pour répandre la bonne parole islamiste tout au long des années 1980 et 1990 ;<br />Les chaînes de télévision par satellite occupent une place importante. Al Jazeera a su proposer une offre de débat politique inédite dans le monde arabe, couplée à la construction d’un système de propagande destiné à promouvoir les Frères musulmans et leur leader religieux, Youssef al-Qaradâwî. Les chaînes de télévision religieuse saoudiennes (Iqraa notamment) ont également contribué à l’islamisation des musulmans à travers le globe.<br />Aujourd’hui, internet et les réseaux sociaux ont pris le relais, avec une puissance impressionnante.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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