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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Monde]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1181/interview-explicite-de-jacques-baud-%E2%80%93-voix</guid>
	<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 21:57:18 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1181/interview-explicite-de-jacques-baud-%E2%80%93-voix</link>
	<title><![CDATA[Interview explicite de Jacques Baud – Voix]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La situation dans laquelle se retrouve Jacques Baud est littéralement kafkaïenne. Il l’explique très bien dans les réponses qu’il apporte aux questions de Roger Köppel de la Weltwoche.</p><p>L’interview vous vraiment la peine pour autant que vous puissiez comprendre l’allemand.</p><p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=XLcqwrabN68&amp;t=4695s">Dans un premier temps, Roger Köppel demande à Jacques Baud de se présenter. Ensuite, on entre dans le dur du sujet. Et là, on mesure la réalité dans laquelle ces sanctions placent notre compatriote.</a></p><p>Ces sanctions sont d’ordre politique. Et elles ont été prises par une administration composée d’individus que personne n’a élus.</p><p>Or si le concerné les enfreint, ces sanctions, il devient justiciable.</p><p>En d’autres termes, il n’est condamné par aucun tribunal mais s’il contrevient d’une manière ou d’une autre aux sanctions qui lui ont été infligées, là, il est passible de peine.</p><p>Imaginez un peu comment un homme qui, pour avoir livré des analyses dont on s’est ingénié à déformer le sens et la démarche se retrouve comme en prison, sauf qu’en prison, remarque non sans humour Jacques Baud, on est nourri.</p><p>Peut-être mal, ajouterais-je à en croire un ancien Président français mais on a à manger.</p><p>Jacques Baud a ses comptes bloqués. Pour payer loyer, nourriture et autres, seule lui reste l’aide humanitaire. Car il l’explique clairement: toute personne qui voudrait l’aider sera, elle aussi, susceptible d’être traînée devant les tribunaux.</p><p>Heureusement qu’on vit en démocratie, heureusement qu’on réagit à la moindre atteinte aux « droits humains ». Heureusement que l’on se mobilise pour toutes les victimes de dictatures, vous imaginez, sinon?</p><p>Cela dit et trêve d’ironie, au-delà de l’effroi ressenti et exprimé, que faire d’efficace pour aider Jacques Baud reste bel et bien la question!</p><p>En rappel de ses origines et de <a href="https://c.org/G2Tp7RJKRw">la pétition de soutien lancée en sa faveur</a>, je reprends la même photo de Genève pour illustrer ce sujet.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 11:18:32 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1179/la-chute-de-l%E2%80%99occident-nicolas-baverez</link>
	<title><![CDATA[La chute de l’Occident | Nicolas Baverez]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L&rsquo;Occident a perdu sa cr&eacute;dibilit&eacute; et montr&eacute; sa vuln&eacute;rabilit&eacute; en &eacute;chouant &agrave; g&eacute;rer les risques syst&eacute;miques et les chocs qui caract&eacute;risent le XXIe si&egrave;cle.</p><p>L&rsquo;Occident a domin&eacute; le monde de la fin du XVe&nbsp;si&egrave;cle au d&eacute;but du XXe&nbsp;si&egrave;cle, exportant ses modes de production, ses institutions et ses id&eacute;es sur tous les continents &agrave; travers trois grands mouvements de mondialisation&nbsp;: le XVIe&nbsp;si&egrave;cle avec les grandes d&eacute;couvertes ; le XIXe&nbsp;si&egrave;cle avec la convergence de la colonisation, de la r&eacute;volution industrielle et du libre-&eacute;change ; la fin du XXe&nbsp;si&egrave;cle avec l&rsquo;effondrement de l&rsquo;empire sovi&eacute;tique, l&rsquo;universalisation et la d&eacute;r&eacute;gulation du capitalisme, le basculement dans l&rsquo;&egrave;re num&eacute;rique. Le succ&egrave;s de l&rsquo;Occident a repos&eacute; sur quatre principes&nbsp;: l&rsquo;invention du capitalisme ; le progr&egrave;s de la science pour conna&icirc;tre et valoriser l&rsquo;univers ; la construction de la libert&eacute; politique qui permet aux individus et aux nations de d&eacute;cider de leur destin ; enfin, la conscience de l&rsquo;unit&eacute; et de la solidarit&eacute; des nations libres face aux soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;Ancien R&eacute;gime puis aux totalitarismes.</p><p>La troisi&egrave;me mondialisation a sembl&eacute; marquer le triomphe de l&rsquo;Occident, en faisant entrer l&rsquo;humanit&eacute; dans l&rsquo;&acirc;ge de l&rsquo;histoire universelle. Elle a en r&eacute;alit&eacute; provoqu&eacute; sa chute. La part des grands pays d&eacute;velopp&eacute;s dans la production mondiale a &eacute;t&eacute; ramen&eacute;e de 45 &agrave; 30 % tandis que le centre de gravit&eacute; du capitalisme basculait vers l&rsquo;Asie.</p><p>Le syst&egrave;me g&eacute;opolitique est devenu multipolaire et le leadership des &Eacute;tats-Unis s&rsquo;est d&eacute;compos&eacute; en m&ecirc;me temps qu&rsquo;ils d&eacute;mantelaient l&rsquo;ordre mondial de 1945. Enfin, les d&eacute;mocraties occidentales ont &eacute;t&eacute; frapp&eacute;es par une crise existentielle li&eacute;e &agrave; la d&eacute;stabilisation des classes moyennes, faisant le lit des mouvements et des dirigeants populistes.</p><p>L&rsquo;Occident a perdu sa cr&eacute;dibilit&eacute; et montr&eacute; sa vuln&eacute;rabilit&eacute; en &eacute;chouant &agrave; g&eacute;rer les risques syst&eacute;miques et les chocs qui caract&eacute;risent le XXIe&nbsp;si&egrave;cle. &Agrave; la suite des attentats du 11 septembre 2001, il a encha&icirc;n&eacute; les conflits sans fin. Il s&rsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute; incapable de ma&icirc;triser le krach financier de 2008 provoqu&eacute; par l&rsquo;emballement de l&rsquo;&eacute;conomie de bulles. Aujourd&rsquo;hui, &agrave; la rare exception de l&rsquo;Allemagne ou d&rsquo;Isra&euml;l, il d&eacute;montre son incapacit&eacute; &agrave; g&eacute;rer l&rsquo;&eacute;pid&eacute;mie de coronavirus et cumule catastrophe sanitaire, &eacute;croulement &eacute;conomique et troubles politiques.</p><p>L&rsquo;Occident fait d&eacute;sormais face &agrave; de puissantes forces qui lui sont hostiles et qui entendent le supplanter.</p><p>Mais l&rsquo;origine de sa chute est int&eacute;rieure, li&eacute;e &agrave; la corruption de ses valeurs, de ses institutions et de ses m&oelig;urs.</p><p>Le capitalisme de bulles a d&eacute;laiss&eacute; la production pour la sp&eacute;culation et l&rsquo;innovation pour la rente&nbsp;: il repose sur un mod&egrave;le &eacute;conomique et social insoutenable associant croissance faible, surendettement et accroissement vertigineux des in&eacute;galit&eacute;s. L&rsquo;ignorance et la d&eacute;magogie cultiv&eacute;es par les dirigeants politiques et par les r&eacute;seaux sociaux ont nourri le m&eacute;pris pour l&rsquo;&eacute;ducation et pour la science, cr&eacute;ant un foss&eacute; entre une &eacute;lite ma&icirc;trisant les nouvelles technologies et la population. La d&eacute;mocratie a &eacute;t&eacute; largement vid&eacute;e de son sens par l&rsquo;&eacute;rosion des contre-pouvoirs et de l&rsquo;&Eacute;tat de droit, l&rsquo;asservissement du d&eacute;bat public aux passions collectives, la d&eacute;ification des identit&eacute;s qui ont euthanasi&eacute; l&rsquo;id&eacute;e de bien commun, la tyrannie du court terme qui interdit toute vision de l&rsquo;avenir. Enfin, comme dans les ann&eacute;es 1930, l&rsquo;unit&eacute; des nations libres s&rsquo;est d&eacute;faite avec le tournant nationaliste, protectionniste et isolationniste des &Eacute;tats-Unis, le Brexit et la divergence de plus en plus explosive de l&rsquo;Europe entre le Nord et le Sud &ndash; autour de la gouvernance de l&rsquo;euro &ndash; comme entre l&rsquo;Ouest et l&rsquo;Est &ndash; qui a bascul&eacute; dans l&rsquo;autoritarisme sous l&rsquo;influence de la Hongrie de Viktor Orban.</p><p>L&rsquo;Occident a ainsi perdu son leader, avec la trahison par les &Eacute;tats-Unis de l&rsquo;h&eacute;ritage des P&egrave;res fondateurs comme de leurs alli&eacute;s, sa strat&eacute;gie et sa colonne vert&eacute;brale avec l&rsquo;Otan, mais surtout ses principes avec le d&eacute;voiement de la libert&eacute; politique et l&rsquo;abandon des droits de l&rsquo;homme. La force de l&rsquo;Occident a tenu &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; se remettre r&eacute;guli&egrave;rement en question &agrave; travers la comp&eacute;tition entre les individus, les entreprises et les nations, tout en restant fid&egrave;le &agrave; ses valeurs. Il doit aujourd&rsquo;hui se r&eacute;inventer, quitte &agrave; s&rsquo;inspirer de la Cor&eacute;e du Sud et de Ta&iuml;wan. En &eacute;laborant un nouveau pacte &eacute;conomique et social inclusif.</p><p>En r&eacute;orientant le capitalisme vers la production, l&rsquo;innovation et la transition &eacute;cologique. En investissant massivement dans l&rsquo;&eacute;ducation &agrave; la science, aux technologies mais aussi &agrave; la citoyennet&eacute;. En ranimant le d&eacute;bat public et en r&eacute;engageant les citoyens dans la vie des nations. En reconstruisant une alliance des d&eacute;mocraties face aux menaces des d&eacute;mocratures et du djihadisme.</p><p>En renouant avec le fil de son destin qui se confond avec la libert&eacute;. Non pour dominer le monde mais pour d&eacute;fendre, dans l&rsquo;environnement g&eacute;opolitique tr&egrave;s chaotique et dangereux du XXIe&nbsp;si&egrave;cle, la conciliation de la diversit&eacute; des cultures et l&rsquo;existence de valeurs universelles qui fondent la dignit&eacute; des hommes.</p><p>(Chronique parue dans&nbsp;Le Figaro du 04 mai 2020)</p><p>&gt;&nbsp;<a href="http://www.lefigaro.fr" target="_blank">Lefigaro.fr</a></p><p>&nbsp;</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1177/jacques-baud-nous-repond-%E2%80%93-voix</guid>
	<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 13:19:57 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1177/jacques-baud-nous-repond-%E2%80%93-voix</link>
	<title><![CDATA[Jacques BAUD nous répond – Voix]]></title>
	<description><![CDATA[<p>– Bonjour Jacques BAUD! Vous vous rappelez bien sûr la <a href="https://helenerichardfavre.ch/?s=Jacques+BAUD">série d’entretiens</a> que nous avions menés ensemble sur ce blog. C’était un article de Sylvain BESSON qui avait motivé ma démarche auprès de vous <a href="https://helenerichardfavre.ch/serie-dentretiens-avec-jacques-baud-auteur-de-gouverner-par-les-fake-news/">pour en savoir un peu plus</a>. Nous étions début septembre 2020. </p><p>Voici ce même journaliste reprendre un article paru sur <a href="https://www.rferl.org/a/eu-blacklist-russia-sanctions-shadow-fleet/33619173.html">Radio free Europe</a> et parler de vous en termes que je vous serais reconnaissante de commenter. L’article en question, paru sur le site de la <a href="https://www.tdg.ch/jacques-baud-lex-agent-secret-suisse-sanctionne-par-lue-741232896311">Tribune de Genève</a>, est déjà suivi de plus de 300 commentaires. Qu’avez-vous à nous en dire?</p><p>Jacques BAUD: Merci pour votre question. Oui, j’ai été surpris par cette information, même si je ne sais pas encore en ce moment si elle est vraie ou non. Je pars de l’idée qu’elle l’est.</p><p>Mon approche du conflit russo-ukrainien (comme des autres, d’ailleurs) est d’exposer les faits afin de comprendre ce qui se passe, avec la finalité d’y trouver une solution. Comme je le répète souvent: « de la manière de comprendre une crise découle celle de la résoudre ». Cette compréhension doit se faire indépendamment de toute préférence pour l’une ou l’autre des parties en présence. Aujourd’hui, particulièrement en Europe, si votre appréciation s’écarte un tant soit peu de la ligne officielle, vous êtes considéré comme « pro-russe » ou « conspirationniste ». Si vous lisez les commentaires des différentes interviews que j’ai accordées, les commentaires « équilibrés », « factuels » ou « balancés » reviennent le plus souvent. Après une interview qui a été publiée sur un média américain, un internaute a commenté: « Bien que Baud soit pro-ukrainien, il a bien compris la position russe! ». On est aux antipodes de ce que racontent nos journalistes. En novembre 2022, le journaliste suisse Jean-Philippe Schaller de la RTS déclarait que j’<a href="https://youtu.be/bEv4-IJsl9k?t=1510">étais un agent</a> au service de Vladimir Poutine! Quelles sont ses sources? Aucune: c’est du conspirationnisme pur et simple.</p><p>Le problème aujourd’hui est que si l’on dit que « la Russie gagne » on est automatiquement considéré comme « pro-russe ». Mais la victoire ou la défaite de l’un ou de l’autre ne dépend pas de ce que nous disons ou pensons! C’est une réalité. On pourrait même aller plus loin, j’ai expliqué dès 2022 pourquoi l’Ukraine perdait. Si on en avait tenu compte et aidé l’Ukraine non pas pour affaiblir la Russie mais pour qu’elle gagne, elle gagnerait aujourd’hui. Tout était parfaitement clair à la fin 2022. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les Américains ont conseillé à Zelensky <a href="https://www.washingtonpost.com/national-security/2022/11/05/ukraine-russia-peace-negotiations/">d’ouvrir un dialogue</a> avec la Russie.</p><p>Nos journalistes croient aider l’Ukraine, mais c’est faux. À Bruxelles, j’ai été à quatre reprises arrêté dans la rue par des Ukrainiens (de Kharkiv, Odessa et Dniepropetrovsk) qui m’ont remercié pour ce que je fais. Un Ukrainien m’a même envoyé une carte postale avec le timbre de l’attaque contre le croiseur russe Moskva dans la Mer Noire. Nous avons un regard plus polarisé que les Ukrainiens eux-mêmes sur ce conflit. D’ailleurs, pour ceux qui veulent prendre la peine de lire mes livres, ils constateront que je n’utilise aucune source russe, mais exclusivement la presse ukrainienne et américaine: je prends la presse européenne (suisse en particulier) pour les mauvais exemples! Nos journalistes n’utilisent que l’information qui sort des bureaux de l’administration ukrainienne. Les journalistes ukrainiens sont beaucoup plus honnêtes et professionnels que les nôtres. La catastrophe de la bataille de Krinky, sur le Dniepr, par exemple, a été rapportée en grands détails avec des critiques sérieuses contre les militaires britanniques qui l’avaient planifiée et dirigée. Pas un mot dans nos médias. Lisez mes livres. Il y a des centaines de notes: elles viennent presque toutes de médias ukrainiens ou américains.</p><p>Aujourd’hui, même le premier ministre belge reconnaît qu’une <a href="https://newsukraine.rbc.ua/news/russia-won-t-lose-belgium-s-pm-makes-controversial-1764794303.html">défaite de la Russie est une illusion</a>. C’était déjà ce que les Américains pensaient en novembre 2022, lorsqu’ils ont conseillé à Zelensky d’ouvrir un dialogue avec Moscou. Dire que la Russie ne perd pas ne signifie pas que l’on est pro-russe, c’est un avertissement. Qu’ont fait les Besson et autres plumitifs pour tenir compte de ces avertissements et faire en sorte que l’on aide l’Ukraine efficacement ? Rien! Rien du tout, à part vociférer contre la Russie. Le problème est qu’aujourd’hui le narratif entre en collision avec la réalité et, après 4 ans (!), le système se défend en interdisant les vues qui ne lui plaisent pas. J’ai décrit exactement les mécanismes internes à la conduite ukrainienne qui la défavorisaient sur le terrain. Qui s’en est soucié pour améliorer la conduite ukrainienne? Personne. Aujourd’hui, on s’aperçoit qu’on a loupé une occasion. Cette guerre, qu’on le veuille ou non, est plus dictée par la haine de la Russie que par l’amour de l’Ukraine. Même Zelensky s’en est aperçu.</p><p>Lorsque Sylvain Besson m’a appelé vendredi 12 décembre, il m’a demandé si je croyais que la Russie avait bien attaqué l’Ukraine, j’ai répondu que oui, mais que je pense qu’il y a eu provocation, exactement comme en Géorgie en 2008, et que je m’appuyais sur une interview d’Olekseï Arestovitch (alors conseiller de Zelensky), dans une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1xNHmHpERH8">interview du 18 mars 2019</a> au média ukrainien Apostrof’, lors de laquelle il explique qu’il faudra une guerre avec la Russie pour pouvoir entrer dans l’OTAN et que cette guerre aurait probablement lieu en « 2021-2022 ».  À ceci s’ajoutent les observations faites par les observateurs de l’OSCE entre le 16 et le 21 février 2022, qui montraient une claire intensification des frappes contre les populations du Donbass. Sans compter le décret du 24 mars 2021 de Zelensky qui déclare la reprise de la Crimée et qui marque le début de la montée en puissance de l’Ukraine sur les pourtours du Donbass. Évidemment, Besson s’est bien gardé de le mentionner dans son article!… et pour cause!</p><p>Mais il y a d’autres choses pas honnêtes. Par exemple, j’ai toujours refusé les invitations de médias officiels russes, parce que je voulais éviter que mes analyses puissent être instrumentalisées à des fins de propagande. J’ai expliqué ça aux journalistes russes qui l’ont très bien compris. Les médias mentionnés par Besson (Agoravox, media 4-4-2 et RT) sont des médias qui ont repris (sans me le demander) des interviews faites sur d’autres plateformes et/ou vendues par elles. Omerta est un média qui m’interviewe occasionnellement, dont le directeur (Régis le Sommier) apparaît également sur Europe 1 et d’autres médias mainstream français.</p><p>Quant à la présence de soldats nord-coréens en Ukraine, je ne l’ai pas mise en doute. J’ai mis en doute leur intégration dans les forces russes. Et les faits m’ont donné raison.  La conférence à laquelle j’ai participé à Winterthour portait sur la neutralité de la Suisse. Je ne me suis jamais exprimé sur les questions liées au Covid et aux vaccins, comme le suggère Besson. Contrairement à ce qu’il affirme, je n’ai jamais participé à la « formation d’armées locales », j’ai toujours été engagé dans le cadre des Nations Unies et sous leur contrôle.</p><p>Conclusion: une fois de plus, Sylvain Besson ne s’est pas montré comme un  journaliste intègre. Une étude de l’Université d’Uppsala (pas une officine comme Conspiracy Watch payée par le gouvernement britannique!) le qualifie de <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/09546553.2014.849930?scroll=top&amp;needAccess=true">conspirationniste et d’inspirateur d’Anders Breivik</a>, responsable de la tuerie d’Utoya.</p><p>Dans tous les cas de figure, penser que l’UE conduit l’Ukraine à sa perte n’est – à ma connaissance – pas un délit!</p><p>-Merci beaucoup de vos réponses, Jacques BAUD. Et juste encore pour préciser à nos lecteurs que si vous avez donc eu droit à être fiché conspirationniste par Conspiracy Watch, du seul fait de vous avoir <a href="https://www.conspiracywatch.info/sur-rt-france-jacques-baud-coche-toutes-les-cases-du-conspirationnisme-geopolitique.html">interrogé sur mon blog m’a valu d’être étiquetée telle sur ledit site.</a> C’est dire où on en est!</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1176/trump-prepare-t-il-la-prochaine-crise-economique-europeenne</guid>
	<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 12:43:54 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1176/trump-prepare-t-il-la-prochaine-crise-economique-europeenne</link>
	<title><![CDATA[Trump prépare-t-il la prochaine crise économique européenne ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://legrandcontinent.eu/fr/p/gilles-gressani/" class="text-red no-underline">Gilles Gressani</a><br />31 juillet 2025</p>
<p>Le dernier volume papier du Grand Continent paru sous la direction de <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/07/30/face-a-trump-leurope-ramasse-les-coquillages-une-conversation-avec-giuliano-da-empoli/">Giuliano da Empoli</a> — L’Empire de l’ombre  : guerre et terre au temps de l’IA — est disponible <a href="https://legrandcontinent.eu/shop/produit/empire-de-lombre/">par ici</a>, ainsi <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/offre-legc-x/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">qu’en abonnement</a></p>
<p>Au-delà des tarifs, vous êtes persuadés que nous sommes en train de manquer un élément central de la stratégie de Donald Trump de vassalisation du continent.</p>
<p>L’annonce de l’accord avec Donald Trump marque <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/07/29/le-jour-de-la-dependance/">un déclassement politique</a> et ouvre un risque réel de <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/07/29/le-jour-de-la-dependance/">dissolution de l’Union européenne</a> — mais sur le plan économique quelque chose de bien pire que n’importe quel effet de droits de douane se dessine en ce moment.</p>
<p>De quoi s’agit-il ?</p>
<p>Pour comprendre ce qui se joue, il faut faire quelques pas en arrière. </p><p>Car, loin des projecteurs du spectacle trumpiste, quelque chose s’est passé ces derniers mois d’extrêmement étonnant. </p><p>Depuis janvier, les économies qui ont récemment noué des accords asymétriques avec Trump — comme celui de dimanche avec Ursula von der Leyen — ont acheté 400 milliards de dollars supplémentaires de dette publique américaine. </p>
<p><a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/21/lempire-aux-pieds-dargile-la-faille-economique-du-projet-de-donald-trump/">La stratégie conçue</a> par le conseiller économique de Trump — <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/28/la-doctrine-miran-le-plan-de-trump-pour-disrupter-la-mondialisation/">Stephen Miran</a> — d’absorption de l’immense dette américaine par un tribut impérial est-elle en train de fonctionner ?</p>
<p>Depuis le début de son second mandat, Trump montre qu’il est pleinement conscient de la principale vulnérabilité américaine — celle que nous avions appelée précédemment <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/21/lempire-aux-pieds-dargile-la-faille-economique-du-projet-de-donald-trump/">son talon d’Achille</a>. </p><p>Elle découle de l’état extrême du cycle de l’endettement accumulé au cours du dernier quart de siècle aux États-Unis.</p><p>Sous Clinton, en 2001, les comptes étaient excédentaires. Depuis, chaque événement majeur a creusé davantage le déficit : l’éclatement de la bulle Internet, le 11 septembre, les baisses d’impôts pour les riches sous Bush, les guerres en Irak et en Afghanistan, la crise Lehman et ses suites, les baisses d’impôts pour les entreprises sous Trump, la crise Covid, puis les politiques industrielles de Biden. </p><p>À chaque fois, il y a un choc, puis un ajustement partiel, mais on ne revient jamais en arrière. Le déficit s’aggrave par paliers.</p>
<p>Et il ne semble pas y avoir de consensus pour corriger cette trajectoire dans la politique américaine.</p>
<p>Absolument. Ni les républicains, ni les démocrates ne sont prêts à faire les sacrifices nécessaires. Les finances publiques deviennent alors le réceptacle de toutes les tensions sociales et politiques du pays — c’est un contexte qu’a connu, dans une tout autre dimension, l’Italie dans les années 70-80.</p>
<p>À ce stade, quelle est la place de la dette américaine dans le monde ?</p>
<p>Je pense qu’on ne se rend pas toujours compte de l’immensité de son poids.</p><p>Aujourd’hui, la dette américaine représente plus d’un tiers de la dette publique mondiale, 35 000 milliards de dollars sur un total de 102 000 milliards, selon les données du Fonds monétaire international, et les deux-tiers de la dette de l’OCDE (59 000 milliards).</p><p>Un autre chiffre impressionnant : la moitié des nouveaux titres de dette émis dans le monde en 2025 seront des bons du Trésor américains.</p>
<p>Face à l’inertie de cette dette immense, l’administration Trump cherche donc à éviter une crise de la dette sans demander de sacrifices aux différentes composantes de sa coalition — les électeurs non-éduqués, les investisseurs de Wall Street et les seigneurs de la tech ?</p>
<p>Oui c’est exactement cela.</p><p>Plusieurs pistes sont explorées. D’abord, les droits de douane sont vus comme une taxe indirecte sur les étrangers — même si, en réalité, ce sont les consommateurs américains qui en paient le prix. Ensuite, <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/04/07/pourquoi-le-dollar-americain-va-continuer-de-dominer-le-monde-geopolitique-des-stablecoins/">Trump favorise la diffusion des stablecoins</a>, car les émetteurs sont obligés d’investir leurs réserves en bons du Trésor américain. </p><p>Mais ce sont là des solutions partielles. </p><p>Les États-Unis sont à un stade avancé de dégradation fiscale. En 2024, ils ont dû trouver des acheteurs pour l’équivalent de près d’un tiers de leur PIB en titres de nouvelle émission. </p><p>Et cela ne va pas s’arrêter là. Car Trump ne fera qu’empirer les choses, avec les plus de 3 000 milliards de nouveau déficit promis au cours des dix prochaines années via son « Big Beautiful Bill ».</p>
<p>C’est impressionnant, d’autant que les États-Unis connaissent pourtant croissance et plein emploi…</p>
<p>Et pourtant, après Israël, qui était en guerre, les États-Unis ont eu en 2024 le déficit le plus élevé de l’OCDE en proportion du PIB. </p><p>L’OCDE montre qu’ils ont la plus forte nécessité de refinancement parmi les 38 démocraties avancées, bien qu’en Italie, la dette a continué de grimper et en France, elle a littéralement explosé .</p>
<p>Mais justement, pourquoi serait-il difficile pour les États-Unis de trouver des acheteurs pour leur dette — un défaut américain semble inconcevable ? </p>
<p>Le Trésor américain doit retourner constamment sur les marchés pour emprunter des montants colossaux. Si ce n’était pas l’Amérique, avec son dollar, sa suprématie technologique et militaire, un tel pays aurait déjà sombré.</p><p>Pour contrôler le coût des intérêts, qui approche désormais les 1 000 milliards de dollars, les administrations récentes ont privilégié des titres à très court terme — les fameux bills. </p><p>En cela, il y a une continuité totale de méthode entre l’administration Biden, quand Janet Yellen était Secrétaire au Trésor, et l’administration Trump, dont la politique est mise en œuvre par Scott Bessent qui a revendiqué hier cette proximité . </p><p>Résultat : les États-Unis ont aujourd’hui la part de dette à court terme la plus élevée de l’OCDE, et celle-ci a le plus progressé ces cinq dernières années. Cela les rapproche des pays émergents, incapables de se financer à long terme. </p>
<p>Et c’est là qu’intervient la pression de Donald Trump sur le président de la Réserve fédérale, Powell ?</p>
<p>D’abord je remarque que Donald Trump attaque Powell et la Fed dans un style typique d’un autocrate de pays en développement. L’affaire des 2,5 milliards pour la rénovation du siège n’est qu’un prétexte pour le virer de ces fonctions sous de fausses apparences constitutionnelles.</p><p>L’objectif, c’est de soumettre la Fed. Virer son président pour y placer un fidèle lors du prochain renouvellement, au plus tard en mai 2026.</p>
<p>La Fed et Powell semblent aujourd’hui la seule institution qui prétende une forme d’autonomie face au recentrement exécutif total mené par Donald Trump — quelles seraient les conséquences d’une Fed soumise à la Maison-Blanche ?</p>
<p>Une Fed politisée pourrait baisser les taux comme Trump le souhaite, même si le plein emploi et une inflation importée par les droits de douane ne le justifieraient pas. Cela réduirait immédiatement le coût des intérêts, au moins des obligations à court-terme sur les plus de 10 000 milliards de dollars de dette émise chaque année. Cela relancerait l’inflation, ce qui produirait une érosion de la valeur réelle du stock de dette existant.</p>
<p>Pensez-vous qu’il s’agit d’un autre coup politico-narratif de Donald Trump, une sorte de défaut masqué — comme les tarifs sont une sorte d’impôt géopolitiquement déguisé ?</p>
<p>Oui, c’est exactement cela. </p><p>Le Trésor rembourserait les montants promis, mais en dollars dévalués par l’inflation. Les intérêts pèseraient moins car les recettes fiscales gonfleraient avec les prix. Et, en dernier recours, Trump pourrait même ordonner à la Fed de racheter directement la dette publique.</p><p>Selon Ray Dalio, fondateur du fonds Bridgewater, ce serait un « défaut non déclaré » . </p>
<p>Et c’est là qu’intervient le risque pour les économies européennes, n’est-ce pas ?</p>
<p>Nous ne nous en rendons pas bien compte, mais le risque est direct, profond, presque existentiel.</p><p>Notre degré d’exposition est massif. </p><p>Aujourd’hui, l’Europe est le premier créancier mondial du gouvernement américain, devant la Chine et le Japon. Rien qu’en Belgique et au Luxembourg, on trouve 827 milliards de dollars de créances sur les États-Unis. Ajoutez la France (375 milliards), l’Irlande (327), l’Allemagne (102), et les investissements de la zone euro dans la dette américaine sont 1,5 fois ceux du Japon et deux fois ceux de la Chine. Et cela sans compter les flux via la Suisse (303 milliards) ou le Royaume-Uni (809 milliards). </p><p>Au total, l’exposition de la zone euro pourrait atteindre 2 000 milliards de dollars sur 9 000 de dette extérieure américaine.</p>
<p>Mais il n’y aurait pas aussi un risque pour l’économie américaine ?</p>
<p>Oui ce type d’inflation peut devenir très dangereuse, comme en Italie à l’époque ou plus récemment en Turquie sous Erdoğan. Mais tout laisse penser que c’est bien le plan de Trump. Un retour à la période 1941–1951, quand la Fed garantissait le financement de la guerre à Roosevelt.</p>
<p>Et malgré tout, nos achats de dette américaine continuent — pourquoi ?</p>
<p>C’est le plus surprenant. </p><p>Depuis janvier, alors que le dollar a perdu 13 % face à l’euro, les principaux créanciers étrangers des États-Unis n’ont pas réduit leur exposition. Au contraire, ils ont acheté pour 400 milliards de dollars supplémentaires de dette Trump.</p>
<p>Faut-il chercher une explication géopolitique ou politique plutôt qu’économique ?</p>
<p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes.</p><p>La Chine continue à réduire son exposition lentement mais sûrement.</p><p>Ce sont surtout le Japon (+73 milliards), le Canada (+80), la France (+40), la Belgique (+37) — des pays qui ont adopté d’une manière plus ou moins forcée une position conciliante vis-à-vis de Trump — qui se sont engagés dans cet achat.</p>
<p>Comment expliquer cette stratégie, au vu des pertes déjà enregistrées et des risques que nous courons en augmentant notre exposition ?</p>
<p>Je n’ai aucune réponse. Je sais seulement que ceux qui ont acheté ont déjà perdu beaucoup, à cause de la dépréciation du dollar. Et si Trump affaiblit la Fed, cela ne fera que provoquer de nouvelles baisses du dollar. </p><p>Une baisse de 10 % supplémentaire — hypothèse plausible — ferait chuter de 200 milliards d’euros la valeur de nos investissements européens en dette américaine.</p>
<p>Mais qui prend ces décisions d’achat en Europe ? </p>
<p>C’est précisément l’un des points les plus problématiques. En Europe, les investisseurs en bons du Trésor américain sont de nature très diverse : banques centrales, certes, mais aussi institutions financières privées, fonds d’investissement, particuliers… </p><p>Les choix d’allocation ne résultent pas d’un centre décisionnel unique, comme en Chine. </p>
<p>Existe-t-il une forme de stratégie collective ?</p>
<p>Non, et c’est là qu’apparaît la faiblesse politique de la zone euro : une incapacité persistante à penser les grandes questions dans une optique systémique et globale. Au lieu d’une politique coordonnée, on assiste à une accumulation de décisions fragmentées, sans prise en compte des effets d’ensemble – sur les rapports de force politiques, les négociations commerciales, ou même la stabilité économique.</p><p>C’est un cas évident de problème d’action collective. </p><p>Et dans le monde trumpiste, nous pouvons nous interroger sur le rôle que pourraient jouer les grands régulateurs financiers européens. Ces derniers pourraient engager un dialogue plus ouvert avec le politique – non pas de façon contraignante, mais soft, pour orienter les grandes décisions d’allocation privées. </p><p>Il ne faut pas sacrifier l’autonomie en Europe, mais nous devons apprendre à fonctionner comme un système, justement, face à des puissances comme la Chine ou les États-Unis qui, elles, agissent comme des systèmes cohérents.</p>
<p>L’Europe pourrait-elle de nouveau être la grande perdante de l’offensive trumpiste ?</p>
<p>Tout à fait. Trump pourrait être le premier à en souffrir, bien sûr, si les investisseurs étrangers dans les actions américaines provoquaient une nouvelle chute de Wall Street. </p><p>Mais ce qui est certain, c’est que le plan de Trump semble se dessiner, et que l’assaut contre la Fed est aussi un assaut contre nous, Européens. Et cette fois-ci le coût économique pourrait faire bien plus de mal que les droits de douane.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 12:11:41 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Qu’a Trump en tête pour que les États-Unis s’adaptent à la multipolarité ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par M.K. Bhadrakumar – Le 12 décembre 2025 – Source <a href="https://www.indianpunchline.com/whats-on-trumps-mind-as-us-adjusts-to-multipolarity/">Indian Punchline</a></p><p>La transformation de l’ordre mondial en multipolarité est un travail en cours avec des variables à l’œuvre, mais son issue sera largement déterminée par l’alignement des trois grandes puissances – les États-Unis, la Russie et la Chine. Historiquement, ce « triangle » est apparu lorsque le couvercle s’est détaché du schisme sino-soviétique dans les années 1960 et qu’une féroce acrimonie publique a éclaté entre Moscou et Pékin, ce qui a incité l’administration Nixon à contrecarrer la mission secrète d’Henry Kissinger à Pékin pour rencontrer face à face le Président Mao Zedong et le Premier ministre Zhou En-lai et, espérait-il, trouver un modus vivendi pour contrer conjointement la Russie.</p><p>En réanalysant le schisme sino-soviétique, il est maintenant bien compris que le triangle Américano-sino-Soviétique n’a jamais vraiment suivi le cours envisagé par Kissinger. L’échec de Kissinger à consolider l’ouverture des relations avec la Chine était en partie dû à sa perte de pouvoir en janvier 1977 et, du point de vue systémique, c’était inévitable étant donné la complexité du chaudron bouillonnant du schisme sino-soviétique où l’idéologie se mêlait à la politique, à la géopolitique et à la realpolitik.</p><p>Alors que la mythologie occidentale dit que les États-Unis ont jeté les bases de l’essor de la Chine, l’historiographie pointe dans une autre direction, à savoir que Pékin avait toujours à l’esprit la dialectique à l’œuvre, et même un certain degré de compatibilité existait entre les intérêts chinois et américains pour contrôler l’expansion du pouvoir soviétique, Pékin étant déterminé à éviter un conflit militaire avec l’Union soviétique et concentrait son attention sur l’amélioration de sa position tactique au sein du triangle Américano-sino-soviétique.</p><p>De son côté, l’Union soviétique a également constamment encouragé l’intensification des échanges avec la Chine, malgré l’acrimonie amère et même les affrontements militaires, en vue de saper les avantages perçus que les États-Unis tiraient de la scission sino-soviétique – allant même jusqu’à chercher à persuader la Chine d’accepter le statu quo militaire et territorial en Asie.</p><p>En fait, pour retarder la coopération sino-américaine contre eux au début des années 1970, les Soviétiques ont proposé de modifier leurs revendications territoriales le long de leur frontière, de signer des pactes de non-agression et/ou des accords interdisant l’usage de la force, de fonder les relations sino-soviétiques sur les cinq principes de coexistence pacifique et de rétablir des contacts de haut niveau, y compris des liens entre partis, dans l’intérêt de leur opposition commune aux États-Unis.</p><p>Si la Chine a largement ignoré ces ouvertures, c’était presque entièrement en raison des grandes turbulences de sa politique intérieure. On se rappelle qu’à peine Mao, l’ennemi juré de l’Union soviétique, décédé en septembre 1976 (et le rideau tombé sur la Révolution culturelle), Moscou a rapidement enchaîné plusieurs gestes, y compris Brejnev envoyant un message de condoléances (le premier message du PCUS à la Chine en une décennie), suivi d’un autre message du Parti en octobre félicitant le Président nouvellement élu du PCC, Hua Guofeng, et peu de temps après, en novembre, renvoyant en Chine leur négociateur en chef pour les pourparlers frontaliers, le vice-ministre des Affaires étrangères Ilichev, afin de tenter de reprendre les pourparlers frontaliers. Mais, encore une fois, si rien n’en est sorti, ce fut à cause de l’invasion du Vietnam par la Chine et de l’intervention soviétique en Afghanistan peu de temps après, en 1980.</p><p>En effet, avec le recul, le principal héritage des années 1970, vu à travers le prisme du « triangle » États-Unis-Chine-Russie, fut la réorientation de la politique de défense de la Chine et son réalignement géopolitique avec l’Occident. La Chine n’a pas contribué de manière significative à affaiblir l’Union soviétique ou à aggraver la stagnation et la crise qui couvait dans l’économie politique soviétique.</p><p>Pendant ce temps, les divergences sino-américaines sur Taïwan et d’autres questions avaient refait surface en 1980-1982, obligeant la Chine à réévaluer sa stratégie de politique étrangère, ce qui s’est manifesté par l’annonce par Pékin, en 1982, de sa politique étrangère “indépendante” – en clair, une tentative de compter moins explicitement sur les États-Unis comme contrepoids stratégique à l’Union soviétique – et l’ouverture de « pourparlers consultatifs » avec Moscou, et une réceptivité croissante aux nombreuses ouvertures soviétiques en attente d’échanges bilatéraux (dans les domaines sportif, culturel et économique, etc.), l’orientation générale étant de réduire les tensions avec les Soviétiques et d’augmenter la marge de manœuvre de Pékin au sein du triangle Chine-États-Unis-URSS.</p><p>En effet, une détente plus large entre la Chine et l’Union soviétique a dû attendre le retrait soviétique d’Afghanistan à la suite des Accords de Genève signés en avril 1988. Néanmoins, un changement fondamental dans les relations sino-soviétiques est apparu au cours des années 1980, qui comprenait des réunions au sommet régulièrement programmées ; la reprise des liens de coopération entre le PCC et le PCUS ; l’acceptation par Pékin des propositions soviétiques en suspens de non-agression/non-recours à la force ; et la reprise des questions frontalières sino-soviétiques au niveau du vice-ministre des Affaires étrangères.</p><p>Washington a bien senti le changement d’orientation de la politique chinoise vis-à-vis de l’Union soviétique. Notamment, en examinant le changement marqué dans la stratégie chinoise, <a href="https://www.cia.gov/readingroom/docs/CIA-RDP11S00229R000201310001-2.pdf">une évaluation de la CIA notait</a> :</p><p>Plus récemment, Moscou a suivi l’appel de Brejnev en 1982 pour une amélioration des relations avec la Chine avec un arrêt de la plupart des déclarations soviétiques critiquant la Chine. Lorsque les discussions sino-soviétiques ont repris en octobre 1982, les médias soviétiques ont fortement réduit les critiques à l’égard de la Chine. Et ils sont restés discrets sur ce sujet, bien que des échanges polémiques occasionnels aient marqué la couverture sino-soviétique au moment de la visite du Premier ministre Zhao Ziyang aux États-Unis en janvier 1984. Moscou a continué à critiquer la Chine par le biais de la radio clandestine soviétique Ba Yi China. La Chine, pour sa part, a continué à critiquer la politique étrangère soviétique, bien que l’attention accordée par le passé aux politiques internes “révisionnistes” soviétiques ait pratiquement disparu depuis que les propres politiques économiques de la Chine ont été considérablement modifiées après la mort de Mao.</p><p>En résumé, avec le Secrétaire général du PCUS, Gorbatchev, consolidant le pouvoir, vers la fin 1988, par son élection à la présidence du présidium du Soviet suprême et sur, une voie parallèle, Deng avait déjoué ses rivaux politiques et était devenu le chef suprême de la Chine en 1978 – et avait lancé le programme Boluan Fanzheng pour rétablir la stabilité politique, réhabiliter les persécutés pendant la Révolution culturelle et réduire l’extrémisme idéologique – la porte s’était ouverte pour que les deux anciens adversaires entrent dans la roseraie de la réconciliation.</p><p>De manière significative, le moment de la visite de Gorbatchev à Pékin pour rencontrer Deng en 1989 était loin d’être idéal en raison des incidents de la place Tiannenmen, mais aucune des deux parties n’a proposé de reporter ou de reprogrammer la réunion. Telle était l’intensité de leur désir mutuel de réconciliation.</p><p>Aujourd’hui, le résumé ci-dessus est devenu nécessaire lorsque nous évaluons les orientations futures des politiques chinoises de l’administration Trump. La perception commune est que Trump tente de créer un fossé entre la Russie de Poutine et la Chine de Xi Jinping en vue d’isoler cette dernière et de l’empêcher de dépasser les États-Unis. Mais il n’y a aucune preuve disponible montrant un découplage entre la Russie et la Chine.</p><p>Au contraire, tous les signes montrent l’intégration progressive des deux pays. La semaine dernière, <a href="https://english.news.cn/20251202/a69a88dacc304c989ef8b088528f91e4/c.html">le Kremlin a annoncé</a> un régime sans visa pour les citoyens chinois souhaitant se rendre en Russie. Fait intéressant, c’était un mouvement réciproque. Le Financial Times a récemment rapporté qu’un homme d’affaires chinois avait acquis une participation dans le plus grand fabricant russe de drones qui approvisionne l’armée – dans le cadre de la première collaboration connue dans le domaine de l’industrie de la défense.</p><p>Avec la future puissance de Sibérie 2, la dépendance de la Chine vis-à-vis de la Russie pour sa sécurité énergétique augmentera encore. Le commerce extérieur de la Russie connaît une profonde mutation, la Chine remplaçant l’UE en tant que principal partenaire commercial de la Russie. Dans l’ensemble, les relations sino-russes sont plus étroites aujourd’hui <a href="https://merics.org/en/china-russia-dashboard-facts-and-figures-special-relationship">qu’elles ne l’ont été depuis des décennies</a>.</p><p>D’un autre côté, il n’y a aucune suggestion crédible que l’administration Trump se prépare à une guerre contre la Chine. Le Japon, sous sa nouvelle direction, marche contre le vent.</p><p>Alors, qu’a Trump en tête ? Dans son programme révolutionnaire pour la refonte du nouvel ordre mondial, Trump vise une concorde stratégique entre les États-Unis d’un côté et la Russie et la Chine de l’autre. La récente <a href="https://www.stimson.org/2025/experts-react-trump-administrations-national-security-strategy/">Stratégie de sécurité nationale</a> des États-Unis va également dans ce sens. Les implications de cette pensée révolutionnaire pour la multipolarité vont être profondes ; pour des partenaires tels que l’Inde ou des alliés comme le Japon ou l’Allemagne.</p><p>M.K. Bhadrakumar</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 14:53:42 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Quand New York s’incline, l’Occident capitule ! Par Rony Akrich – Ashdod Café]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://www.ashdodcafe.com/wp-content/uploads/2025/11/WhatsApp-Image-2025-11-05-at-07.26.52.jpeg" data-caption=""></a></p>
<p>L’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York n’est pas une simple anecdote politique : elle symbolise un basculement de civilisation. Ce qui s’est joué dans la nuit américaine, c’est la confrontation entre deux mondes : celui de l’Occident judéo-chrétien, fondé sur la raison, la liberté et la responsabilité, et celui d’un Occident nouveau, rongé par la culpabilité, la fragmentation et la haine de soi. Derrière les mots séduisants de “justice sociale” et “égalité”, s’avance un projet plus vaste : la subversion douce d’un modèle de civilisation.</p><p>Fils d’immigrés musulmans, Mamdani a été élu avec le soutien de tout l’appareil progressiste et woke — Alexandria Ocasio-Cortez, le Working Families Party, les mouvements de “justice climatique” et de “droits identitaires”. Sa campagne, enveloppée dans le langage de la compassion, promettait transports gratuits, logements publics, équité universelle. Mais sous ce vernis social s’est imposé un message idéologique : la culpabilisation morale de l’Occident et l’inversion du bien et du mal. Le même candidat qui exaltait la solidarité a accusé Israël de “génocide” et n’a évoqué le massacre du 7 octobre qu’à demi-mots. Ce n’est pas un simple glissement rhétorique : c’est le signe d’une mutation morale mondiale.</p><p>L’Occident n’est pas en train de mourir : il se dissout, lentement, sous l’effet d’un venin idéologique que ses propres élites ont fabriqué. L’ennemi n’est plus extérieur. Il se glisse dans le langage, dans la morale, dans le droit. Sous le visage séduisant du progrès social, il avance avec les armes de la vertu, les slogans de la justice et les apparences de la compassion. C’est le visage du nouveau pouvoir moral : celui de la déconstruction.<br />Née dans les campus européens d’après-guerre, la déconstruction a d’abord érodé les fondations intellectuelles de la civilisation : on a déconstruit l’Histoire, la nation, la famille, la foi, jusqu’à vider l’homme de toute identité stable. L’Europe a livré les concepts, l’Amérique a fourni les moyens. La première a théorisé la culpabilité ; la seconde en a fait une industrie. Sous couvert d’émancipation, on a appris à soupçonner tout héritage, à dénoncer toute fidélité. Le résultat : une humanité culpabilisée, désarmée, prête à accueillir sa propre négation comme progrès moral.</p><p>Les États-Unis, jadis foyer de la liberté, sont désormais frappés de plein fouet. Le pays devient le terrain d’expérimentation d’un puritanisme inversé : la religion du soupçon. Le lexique de la déconstruction — race, genre, privilège, domination — s’est allié au pouvoir bureaucratique pour imposer une nouvelle orthodoxie. Les universités et administrations se couvrent de départements “DEI” (Diversity, Equity, Inclusion) ; les entreprises se font morales, les réseaux sociaux inquisitoriaux. La vertu devient un outil de contrôle. Et dans le vide créé par la repentance occidentale, d’autres forces s’engouffrent.<br />Car au cœur de cette fragilisation s’est inséré un autre projet, plus méthodique : celui de l’entrisme islamiste. Il ne s’agit pas ici des millions de citoyens musulmans pacifiques et loyaux, mais d’un réseau idéologico-religieux qui, sous couvert d’intégration, vise à remodeler les sociétés d’accueil selon sa propre norme. Cette stratégie s’avance à pas comptés : associations, ONG, programmes sociaux, infiltration des partis, capture des symboles. Elle ne brandit plus le sabre, mais le droit ; non la violence, mais la culpabilité. On réclame d’abord reconnaissance, puis exceptions, qui deviennent précédents et enfin normes. L’État recule devant la peur d’être taxé de racisme, la démocratie s’incline devant ceux qui ne croient pas en elle. L’entrisme devient hégémonie douce.</p><p>Le “projet social” n’est plus un humanisme, c’est un instrument. Un moyen de phagocyter l’Amérique de l’intérieur, d’utiliser la bienveillance comme cheval de Troie, d’exploiter la honte occidentale pour imposer une nouvelle hiérarchie des valeurs. Le discours du “vivre ensemble” devient une arme : on efface les différences au nom de la tolérance, on détruit la fidélité au nom de l’ouverture, on rend suspecte toute attache au nom de l’universalité. C’est la conquête par absorption : on ne combat plus, on engloutit.</p><p>Ce phénomène n’est pas né aux États-Unis. Il vient d’Europe, où la philosophie de la déconstruction a remplacé la foi en la vérité par le culte du soupçon. Au départ, il s’agissait de penser autrement ; mais la critique s’est faite poison. L’Europe a engendré la théorie, l’Amérique lui a donné puissance : universités, médias, réseaux sociaux. Le progressisme s’est transformé en religion séculière, où la faute remplace le péché et la victimisation la vertu. Le totalitarisme du XXe siècle renaît sous la forme d’un moralisme sans transcendance.</p><p>Les États-Unis, laboratoire de la liberté, sont devenus le théâtre d’un totalitarisme sentimental. On ne brûle plus les livres : on les “contextualise”. On ne censure plus : on “protège des blessures”. On ne débat plus : on dénonce. Les départements de diversité ont remplacé la culture du mérite ; la peur de déplaire a remplacé le courage de penser. L’idéologie woke ne libère personne : elle discipline les consciences. Et dans cet affaissement, des forces patientes s’engouffrent.<br />Car l’entrisme islamiste, sous couvert de dialogue et de tolérance, utilise exactement les failles ouvertes par la déconstruction. Plus besoin de menaces : il suffit d’indignation. Plus besoin d’armes : il suffit d’accusations de “racisme” ou “d’islamophobie”. L’Europe et l’Amérique ont désarmé moralement leurs peuples et remis leur conscience à leurs adversaires. Dans un renversement spectaculaire, la tolérance devient le masque de la servitude volontaire.</p><p>Le plus inquiétant est la convergence entre ces deux dynamiques : la gauche progressiste et l’islamisme politique marchent désormais côte à côte, l’un fournissant le langage, l’autre la ferveur. Ensemble, ils dissolvent la civilisation occidentale dans un relativisme moral où plus rien n’a de valeur absolue — ni le vrai, ni le bien, ni la liberté. La religion du ressenti remplace la raison ; la compassion sans discernement devient doctrine d’État.<br />Une société ne meurt pas de ses ennemis, mais de ses renoncements. L’Occident ne s’effondre pas parce qu’il est attaqué, mais parce qu’il ne croit plus en sa légitimité. Il a troqué la fierté de ses racines contre le culte du doute. Il a oublié que la liberté exige un socle, que la tolérance suppose la force et que la paix se défend. Quand tout se vaut, plus rien ne vaut.</p><p>La civilisation judéo-chrétienne, fruit du dialogue entre Athènes et Jérusalem, unissait foi et raison, loi et conscience. Cet équilibre fragile a permis à l’homme occidental de chercher le vrai, d’assumer sa responsabilité. Le perdre, c’est perdre l’âme de l’humanité. Défendre cet héritage n’est pas nostalgie : c’est protéger l’avenir même de la liberté. Car sans transcendance, il ne reste que le pouvoir ; sans vérité, il ne reste que le bruit.<br />Il ne s’agit pas de rejeter l’Autre, mais de refuser la haine de soi. Pas de condamner les croyants, mais d’exposer les idéologues. Pas de fermer les portes, mais de restaurer les fondations. La vigilance n’est pas la peur, c’est la lucidité ; la fermeté n’est pas la haine, c’est le courage.</p><p>L’élection de Mamdani est un signal d’alarme : la preuve que le cœur du monde occidental bat désormais au rythme d’un discours qui le nie. Si l’Occident ne retrouve pas la conscience de lui-même, il sera avalé, non par la violence, mais par la douceur anesthésiante de ses fossoyeurs.<br />Il n’y a pas de fatalité. Il y a un choix : redevenir adulte, assumer son histoire, affirmer sa foi en la raison et sa confiance dans la liberté. Car protéger la civilisation occidentale, c’est défendre l’humanité de l’homme.</p><p>© 2025 Rony Akrich — Tous droits réservés<br />כל הזכויות שמורות</p><p>Ashdodcafe.com<br />Vous pouvez nous retrouver tous les jours sur notre <a href="https://chat.whatsapp.com/C05gcDCMnHMG4KGzqETGz9">groupe whatsapp</a> et recevoir notre  <a href="https://www.ashdodcafe.com/newsletter/?amp=1">newsletter hebdomadaire</a> en vous y inscrivant et en invitant vos amis à faire de même.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1161/le-grand-plan%C2%A0-demembrer-la-russie</guid>
	<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 12:00:59 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le grand plan : démembrer la Russie]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L’idée de dépecer la Russie n’est pas nouvelle et durant la Guerre Froide, la CIA et le Pentagone imaginèrent une doctrine visant en premier lieu à détruire l’URSS, puis à la démembrer. La première phase du plan fut une réussite, avec la dispersion des républiques soviétiques, dont beaucoup devinrent des États indépendants, dans la période 1990-1992. Mais la Guerre Froide officiellement terminée, les services secrets américains et occidentaux ont continué sur leur lancée, dans l’idée, de mettre la main sur les nouveaux États indépendants, et en second lieu <a href="https://katehon.com/fr/article/objectif-strategique-des-etats-unis-briser-et-demembrer-la-russie-ou-maintenir-lhegemonie-du?utm_referrer=https%3A%2F%2Fyandex.ru%2F">dans un plan de démembrement de la Russie</a>.</p><p>Une offensive secrète savamment menée. Le laboratoire de ce plan fut d’abord la destruction de la Yougoslavie. Véritable laboratoire (1992-2001), l’OTAN se lança dans la destruction de ce grand pays des Balkans, qui fut bientôt divisé en une demi-douzaine de pays, Slovénie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Serbie, Monténégro, Kosovo et Macédoine du Nord. Pour les anciens membres du Pacte de Varsovie, la chose fut plus aisée, les différents pays furent intégrés en grande partie dans l’Union européenne et dans l’OTAN (2004-2010), notamment la Tchéquie, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Pologne ou la Bulgarie, tandis que s’ajoutaient trois anciennes républiques soviétiques, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. La phase suivante du plan fut une offensive de révolutions colorées, visant à faire tomber l’influence russe dans des pays stratégiques pour la Russie. Les premières tentatives concernèrent la Géorgie (2003), l’Ukraine (hiver 2004-2005), ou le Kirghizistan (2005), puis de nouveau l’Ukraine (hiver 2013-2014), avec des pressions et tentatives en Biélorussie, Moldavie et Russie. Dans certains pays où la révolution avait finalement échoué, elle fut retentée (Ukraine, Maïdan), dans d’autres des « young leaders » furent poussés au pouvoir, comme en Moldavie (Sandu, 2020 à nos jours), ou en Géorgie (Zourabichvili, 2018-2024), possédant d’ailleurs des passeports étrangers (roumain pour la première, français pour la seconde).</p><p>Les limites du plan et les premières défaites de l’Occident. Après une impressionnante série de succès des services secrets US et occidentaux, les premiers échecs apparurent. La tentative sur le Kirghizistan s’écroula bientôt (2010), suivie de celle en Géorgie (2013). En Ukraine, la seconde révolution US conduisit à la résistance du Parlement de Crimée, et le retour de la péninsule au giron russe (2014), puis à l’éclatement d’un insurrection républicaine dans le Donbass, et à des résistances dans le Sud et l’Est de l’Ukraine (Odessa, Kharlov). La situation mena à l’éclatement d’une guerre qui est toujours en cours. En Biélorussie, plusieurs tentatives de révolutions colorées furent tentées, toutes contrées par le régime, jusqu’à celle de l’été 2020. En Russie, <a href="https://reseauinternational.net/demembrement-en-force-de-la-russie-politique-officielle-des-etats-unis/">objectif principal de l’opération</a>, une vaste opération échoua autour de l’élection présidentielle de 2012, puis dans des tentatives d’agitation du pays en 2014-2015, puis 2019-2021. Après l’opération spéciale militaire russe en Ukraine (2022), l’Occident, via souvent le proxy ukrainien, tenta de fonder diverses institutions illégales, censées représentées la Russie ou des séparatismes, comme la Ligue des Nations Libres*, ou le Comité pour l’indépendance de l’Ingouchie*. Dans le même temps, il avait été formé en Ukraine diverses unités d’extrémistes, comme les bataillons <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2023/02/12/bataillon-crimee-extremistes-tatars-et-neonazis-de-svoboda/">Crimée</a>* (2014), <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2022/08/09/bataillon-noman-celebicihan-rackets-viols-et-liens-avec-les-loups-gris-de-turquie/">Nomad Celebicihan</a>* (2014), <a href="https://www.ir-press.ru/fr/2024/04/24/dossier-et-enquete-armee-ukrainienne-a-quoi-ressemble-t-elle-vraiment/">5 bataillons tchétchènes de transfuges et djihadistes de l’Ichkéria</a>* (2014-2023), 1 <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2022/11/21/legion-liberte-de-la-russie-larmee-fantome-et-la-5e-colonne/">Légion Russie Liberté</a>*, les bataillons <a href="https://www.ir-press.ru/fr/2024/10/29/rdk-des-neonazis-russes-au-service-de-lukraine-atlantiste/">RDK</a>*, <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2023/11/10/bataillon-touran-lombre-de-la-legion-du-turkestan/">Touran</a>* ou <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2023/11/02/bataillon-siberie-ou-les-fantasmes-de-la-propagande-du-journal-le-monde/">Sibérie</a>* (2022-2023), sans parler, de l’unité <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2022/07/12/zagin-pogonia-organisation-de-neonazis-bielorusses-liee-a-azov-et-au-pravy-sektor/">Zagin Pogonia</a>, du <a href="https://www.ir-press.ru/fr/2024/05/26/groupe-tactique-belarus-des-bielorusses-dans-linternationale-ss-du-duk/">groupe tactique Bélarus</a>, du régiment <a href="https://www.ir-press.ru/fr/2024/07/29/kastous-kalinovski-lalliance-de-neonazis-et-de-democrates-chretiens/">Kastous Kalinovski</a> (transfuges biélorusses, 2014-2022), de la <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2022/10/30/legion-nationale-georgienne-assassins-sanguinaires-et-mercenaires-etrangers/">Légion Nationale géorgienne</a>, ou encore de la <a href="https://www.ir-press.ru/fr/2024/10/22/legion-unie-du-caucase-nazisme-islamistes-et-criminels-de-guerre/">Légion Unie du Caucase</a>* (2014 et 2022). Bien que ne rassemblant que quelques centaines de mercenaires, de fanatiques, de néonazis, d’islamistes et d’aventuriers, ces unités participèrent au narratif de <a href="https://www.ir-press.ru/fr/2025/09/27/le-grand-plan-demembrer-la-russie/">dépècement nécessaire selon l’Occident de la Russie</a>. Heureusement pour elle, la réponse ne tarda pas venir de la fédération russe.</p><p>La Russie est passée à la contre-offensive. Bien que cela ne soit pas documenté par des archives déclassifiées, il est d’ailleurs probable, à la suite du financement des djihadistes et Talibans en Afghanistan (1979-1989), que la première offensive pour démembrer la Russie, fut celle des deux guerres de Tchétchénie (1994-1996, 1999-2009). Il est assez frappant de penser que les mêmes forces furent utilisées contre la Russie, que celles financées par la CIA durant la Guerre d’Afghanistan. Vaincus, ces fanatiques se sont d’ailleurs réfugiés essentiellement en France, au Danemark et en Norvège, et sont apparus immédiatement sur le terrain de la guerre en Ukraine, dès le printemps 2014. En parallèle, les mêmes groupes furent instrumentalisés et utilisés en Libye, en Irak ou en Syrie, avec des vases communicants plus que suspects, tandis que la coalition américaine de l’OTAN s’installait justement en Afghanistan (2001-2021). Sous le Président Clinton, une brigade dite Afghane, avait été financée et organisée en Bosnie-Herzégovine (1992-1995), pour renforcer les combattants bosniaques et croates, moins expérimentés et motivés, et dans l’idée d’opposer au patriotisme et à la résiliences serbes, l’extrémisme djihadiste. Victorieuse de ces forces, dont les bases arrières sont en Occident, la Russie n’a pas tardé à interdire les ONG d’infiltrations et de manipulations sur son territoire (2011-2012), puis de légiférer sur le statut des agents de l’étranger (2020-2021), neutralisant pour de bons les tentatives occidentales de motiver de l’intérieur les séparatismes, les nationalistes, les extrémismes, le libéralisme et ses idéologiques mortifères dérivées. L’autre expression de cette contre-offensive russe réussie, fut justement le déclenchement de l’opération militaire spéciale en Ukraine. Face à un danger mortel planant sur les populations russes du Donbass, et sur la Russie elle-même, la fédération russe n’a eut d’autres choix que de tirer l’épée, pour défendre ses intérêts, sécuriser ses frontières et obtenir des garanties fermes pour son avenir.</p><p>D’autres cas de pays sont également intéressant à observer, notamment les sièges en règle menés par l’Occident contre la Corée du Nord, ou encore l’Iran, et les opérations menées par l’Occident contre la Chine. Les trois pays sont passés à un contrôle de l’information, en rejetant le mondialisme, et en protégeant leurs populations des intrusions de la guerre psychologique et cognitive. Le débat est ouvert également en Russie, alors que des efforts ont été réalisés, mais mèneront sans doute à d’autres réponses. La Russie dispose en effet désormais de son propre moteur de recherche, Yandex, avec ses propres satellites pour les applications de cartes et géolocalisations. Elle a lancé également des réseaux sociaux qui lui sont propres, comme Vkontakt, ou même RuTube, et un équivalent de Wikipédia, Ruviki, les deux derniers ayant pour l’instant une portée limitée car uniquement disponibles en langue russe (et pour Ruviki parfois d’autres langues régionales). Cette séparation des mondes est parfois contestée, mais devant les tentatives de l’Occident, dans la guerre cognitive à s’attaquer tout azimut aux « cerveaux », il est évident que la Russie devra réfléchir à d’autres moyens de se protéger de l’empire du mensonge.</p><p>* La Ligue des Nations Libres, le Comité d’indépendance de l’Ingouchie, les bataillons Crimée et Nomad Celebicihan, l’Ichkéria, la Légion Russie Liberté, le RDK, les bataillons Touran et Sibérie, ou encore la Légion Unie du Caucase, sont toutes des organisations interdites en Fédération de Russie, pour l’extrémisme, comme organisations terroristes, pour l’apologie du terrorisme ou encore pour l’incitation à la haine raciale, sans parler de faits de haute trahison.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 18:11:51 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1159/reconnaissance-de-la-palestine-par-macron-un-air-de-camouflet</link>
	<title><![CDATA[Reconnaissance de la Palestine par Macron, un air de camouflet...]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>On en parle moins mais il y a eu quand même un air de camouflet qu’a eu le président Macron à l’ONU hier. <br />Un grand absent hier à la grande messe que Macron voulait dérouler en offrande au Hamas : le prince saoudien Mohammed ben Salmane. <br />Officiellement co-auteur de « l’initiative » de reconnaissance de la Palestine, il a préféré envoyer son ministre des Affaires étrangères. <br />Dans la culture politique arabe, et en Arabie saoudite en particulier, c’est un signal clair : un camouflet diplomatique en bonne et due forme.<br />Autrement dit, il faut vraiment être l’idiot du village pour se croire adoubé en jouant le grand chaleureux à la fois avec l’émir du Qatar et avec le prince héritier saoudien. <br />Cherchez dans les archives : ces deux-là sont des frères ennemis, irréconciliables presque...</p>

<p>Je l’ai déjà dit : l’Arabie saoudite finira par abandonner Macron. <br />Elle ne misera jamais sur lui. <br />Elle suivra sa propre stratégie et, surtout, la ligne américaine. <br />Attendez et vous verrez.<br />Qui est le dindon de la farce ? <br />Une reconnaissance qui ne servira à rien. Sinon à faire plaisir aux antisemites, ennemis d’israël et à l’extrême gauche. Et au prince qatari évidemment. <br />Bravo champion mon frère.<br /><a href="https://www.facebook.com/share/1BBwzGxNmX/"><br />Faraj Alexandre RIFAI</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1155/kallas-l%E2%80%99otan-et-la-farce-des-mig-quand-la-dictature-europeenne-invente-ses-guerres</guid>
	<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 18:22:46 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[KALLAS, L’OTAN ET LA FARCE DES MIG : QUAND LA DICTATURE EUROPÉENNE INVENTE SES GUERRES.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>On croyait avoir tout vu en matière de propagande euro-atlantiste, mais non : voici maintenant que trois MIG-31 russes, aperçus douze minutes au-dessus du golfe de Finlande, deviennent une « provocation extrêmement dangereuse ». Kaja Kallas, la nouvelle égérie hystérique de Bruxelles, voit dans ce banal incident aérien le prélude à l’Apocalypse. Douze minutes d’avions russes sans plan de vol — un drame shakespearien pour l’OTAN, un « casus belli » pour l’UE, et surtout un prétexte parfait pour sortir le 19e paquet de sanctions.</p>

<p>L’HYSTÉRIE FABRIQUÉE</p>

<p>Il faut le dire : tout cela relève de la comédie militaire. Des avions militaires volent aux frontières — ce qui arrive chaque semaine entre puissances — et soudain, Tallinn crie à « l’audace sans précédent ». Les Italiens font décoller leurs F-35, Bruxelles se réunit, et Kallas appelle à « ne pas montrer de faiblesse ». Une tragédie ? Non, un sketch. Si les transpondeurs éteints sont une menace existentielle, alors la moitié de l’aviation mondiale est un danger mortel.</p>

<p>UNE GUERRE POUR SAUVER UNE DICTATURE</p>

<p>En réalité, ce n’est pas Moscou qui « teste l’Occident », mais bien l’Union européenne qui teste la patience de ses peuples. Les Européens n’en peuvent plus de la récession, de l’inflation, de la dette publique abyssale et de la censure politique. Alors il faut inventer un récit : une menace russe imminente. L’OTAN se rêve en rempart, Bruxelles en protecteur héroïque, et la dictature européenne justifie ainsi son existence par la peur. C’est la stratégie du pompier pyromane : fabriquer la panique pour rallier des citoyens lassés et sceptiques.</p>

<p>LE PROJET DES DÉMURÉS</p>

<p>Ce projet de guerre permanente est l’œuvre de véritables demeurés politiques. Ils n’ont pas d’industrie, pas d’énergie bon marché, pas d’armée digne de ce nom — mais ils crient à la guerre comme des enfants capricieux jouant avec des allumettes. Kallas et ses acolytes se rêvent Churchill, mais ils n’ont ni la stature ni l’intelligence stratégique. En réclamant l’activation de l’Article 4 de l’OTAN pour trois MIG perdus dans les nuages, ils ne montrent pas de la force : ils affichent leur ridicule.</p>

<p>VON DER LEYEN, LA FACTRICE DES SANCTIONS</p>

<p>Comme toujours, Ursula von der Leyen ajoute son couplet : « chaque provocation » doit être sanctionnée, avec cette fois un 19e train de mesures contre Moscou. Dix-neuf paquets, dix-neuf échecs : la Russie est debout, l’économie européenne s’effondre, mais Bruxelles continue d’empiler les sanctions comme un joueur de poker qui ne sait plus se retirer de la table. L’UE n’investit pas dans la paix ni dans son peuple : elle investit dans son propre effondrement.</p>

<p>LA VÉRITÉ QUE L’ON CACHE</p>

<p>La vérité, c’est que ni l’Estonie, ni la Pologne, ni la Roumanie ne sont menacées par une invasion russe. Tout cela est une construction narrative pour maintenir la peur, museler les oppositions, et sauver un projet européen en décomposition avancée. Ce n’est pas Moscou qui rôde aux frontières de l’Europe, mais bien le spectre de la faillite démocratique et économique de l’Union européenne.</p>

<p>En somme, Kallas, l’OTAN et Bruxelles rejouent toujours la même pièce : l’Europe en danger, la Russie en monstre, l’UE en sauveur. Une pièce de propagande, jouée par des acteurs de second plan, pour tenter de sauver une dictature technocratique que plus personne ne veut applaudir.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1150/si-naissait-aujourdhui-un-etat-de-palestine-la-date-de-sa-fete-nationale-serait-le-7-octobre%C2%A0par-jeff-prost</guid>
	<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 11:01:24 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1150/si-naissait-aujourdhui-un-etat-de-palestine-la-date-de-sa-fete-nationale-serait-le-7-octobre%C2%A0par-jeff-prost</link>
	<title><![CDATA[Si naissait aujourd&#039;hui un État de Palestine, la date de sa fête nationale serait le 7 octobre. Par Jeff Prost]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Israël ne peut pas gagner une guerre déclenchée par un ennemi qui fonctionne sous pavillon de complaisance d’un peuple sans état et dont le peuple même n’existe pas : les « Palestiniens » ne sont que des arabes issus des différentes productions du monde musulman au fil de migrations tardives.</p><p>Raison pour laquelle on y trouve des musulmans des Balkans et différents autres ex-colonisés de l’empire ottoman. Arafat était Égyptien etc… la Palestine, nom imposé par l’empereur Adrien en réaction à la révolte des hébreux, des siècles avant l’arrivée dévastatrices des bédouins incultes d’Arabie au tardif VIIème siècle, occupant, pillant des empires civilisations millénaires, profitant comme toujours de leurs affrontements internes et entre eux.</p><p>Ce sont les scribes de chacun de ces empires qui ont géré la majorité des administrations : coptes, juifs, autres chrétiens, perses convertis ou mis en dhimmitude bien sûr. C’est la raison pour laquelle on peut penser qu’en dehors d’une volonté réelle d’assimilation, seule une forme très dure d’assimilation, une dhimmitude inversée pourrait nous permettre de « vivre avec » cette immigration-là. Ceux qui durant les guerres Israélo-arabes n’ont pas été évacués par les armées arabes elles-mêmes ont été nommés Palestiniens par l’URSS, ce qui en pleine guerre froide était de bonne guerre. Arafat a été baptisé Palestinien par les Russes qui, rappelons-le, avaient immédiatement reconnu Israël par la décision de Staline lui-même.</p><p>Donc le Hamas se fout de cet autre camp « palestinien », celui de Gaza,  laissé aux arabes de Gaza par Israël. Comme le Hamas se fout en fait d’Israël : toute présence non islamiste dans ce qu’il considère comme une enclave dans le califat transfrontières à construire serait traitée de la même manière.</p><p>Et pour eux l’Europe, du fait du nombre de musulmans qui s’y sont récemment, implantés, devient « territoire de la guerre sainte », passant du djihad spirituel au djihad de conquête. Quand Tarik Ramadan nous disait « Nul ne peut être contraint en religion », il disait la vérité de sa propre interprétation de sa phrase : aucune contrainte n’est nécessaire puisqu’il n’existe que l’Islam en religion.</p><p>La paix consiste à l’intégrer. Sinon ce sera de force ou disparaître. Comme c’est le cas en Syrie aujourd’hui, pour alaouites, druzes, chrétiens, yézidies, avec systémiquement, viols, meurtres, tortures, humiliations, destruction des habitats, de toute trace mémorielle par le feu et à nouveau enlèvements de petites filles et de femmes aux fins d’utilisation comme esclaves sexuelles.</p><p>Israël ne peut qu’écraser Gaza militairement et non gagner une guerre qui est toute autre : un djihad islamique global pour lequel les arabes et autres sunnites de Palestine doivent périr glorieusement en martyrs et où toute paix par reconnaissance d’un État de Palestine serait un échec momentanément car il interdirait aux Gazaouis d’accomplir ce pour quoi ils sont programmés dès l’enfance : le djihad islamique qui n’admet aucun État.</p><p>La fameuse « Autorité palestinienne » continue à verser la rente aux familles de martyrs de Gaza. Ils ne sont rien d’autres au sein du futur califat rêvé que ce que sont déjà les musulmans vivant en Europe, beaucoup d’entre eux étant eux-mêmes programmés depuis le berceau à imposer la Sharia. Tous les autres sont des juifs. Et avant tout les concurrents, pourtant post-colonisés qui réussissent et se comportent avec loyauté pour les pays d’accueil : les asiatiques non musulmans surtout.</p><p>La provocation du 7 octobre est une pure exhibition réutilisant les pires méthodes terrorisantes des conquêtes islamiques précédentes, celle de l’Inde en particulier. Partout la terreur par viols, tortures, meurtres et mise en esclavage. La vidéo passée dernièrement par le Hamas n’a rien d’une bourde : elle assume ouvertement un sur-sadisme destiné à terroriser l’Occident et à faire passer le message de cet événement « miraculeux » et exemplaire aux musulmans en Europe. Gageons que si naissait aujourd’hui un État de Palestine, la date de sa fête nationale serait le 7 octobre. </p><p>Mais surtout, Macron s’est lourdement endetté vis à vis du Qatar, de ceux de ses proches qui visaient à prendre le marché de la reconstruction du port de Beyrouth et de celui de Lataquié ensuite. D’où sa complaisance active avec le Hezbollah, les Mollahs iraniens et depuis le terroriste islamiste qui a été soutenu pour prendre la Syrie et qui a été intronisé à l’Élysée. Et avant tout le Qatar dont Macron dépend financièrement. Si bien qu’à peine deux mois après le pogrom du 7 octobre, l’accord avec le Hamas, non de reconnaître un état de Palestine, -ce qui contredit les buts du Hamas-, mais d’installer en France une liste des élus du Hamas pour y développer son implantation vite et bien.</p><p>Le financier Qatar a géré les bavures de l’affaire d’une gazaouie nazie invitée aux frais des contribuables français qu’elle rêve de Bataclaniser, en lui évitant de comparaître devant la Justice en France. Son exfiltration diplomatique a évité qu’elle y entraîne avec elle le ministres Barrot lui-même, Macron derrière, ainsi que le risque qu’une enquête fouillée et publique rende public l’existence de tout un réseau d’infiltration de l’administration et d’une bonne part de la classe politique, médiatique et universitaire française par les frères musulmans et le Hamas avec financement qatari en partie.</p><p>La Guerre d’Israël n’est importée que pour importer la propagande islamiste et des troupes au sol du Hamas pour organiser la  » rue arabe » aux frais des français eux-mêmes.</p><p>Israël peut écraser Gaza. Mais cette guerre contre un ennemi de Takïya n’est que secondairement la sienne. Elle vise certes à éliminer Israël, mais sa visées est ailleurs et son adversaire local, les arabes de Gaza, n’est destiné, pour ce peuple nazifié, qu’au martyr pour faciliter la conquête de l’Europe par les porteurs du Hamas de valises pleines de cadavres réclamant vengeance, ici, maintenant, partout. Car tout devient cible dans la tête des adeptes d’une secte psychotique qui tient une multitude de ses soutiens dans une relation SM. Avec surtout aux affaires d’État des éléments totalement corrompus, achetables et sans le moindre affect pour la défense de la souveraineté nationale.</p><p>© Jeff Prost</p><p>‌‌</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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