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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Monde]]></title>
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	<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 12:11:41 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Qu’a Trump en tête pour que les États-Unis s’adaptent à la multipolarité ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par M.K. Bhadrakumar – Le 12 décembre 2025 – Source <a href="https://www.indianpunchline.com/whats-on-trumps-mind-as-us-adjusts-to-multipolarity/">Indian Punchline</a></p><p>La transformation de l’ordre mondial en multipolarité est un travail en cours avec des variables à l’œuvre, mais son issue sera largement déterminée par l’alignement des trois grandes puissances – les États-Unis, la Russie et la Chine. Historiquement, ce « triangle » est apparu lorsque le couvercle s’est détaché du schisme sino-soviétique dans les années 1960 et qu’une féroce acrimonie publique a éclaté entre Moscou et Pékin, ce qui a incité l’administration Nixon à contrecarrer la mission secrète d’Henry Kissinger à Pékin pour rencontrer face à face le Président Mao Zedong et le Premier ministre Zhou En-lai et, espérait-il, trouver un modus vivendi pour contrer conjointement la Russie.</p><p>En réanalysant le schisme sino-soviétique, il est maintenant bien compris que le triangle Américano-sino-Soviétique n’a jamais vraiment suivi le cours envisagé par Kissinger. L’échec de Kissinger à consolider l’ouverture des relations avec la Chine était en partie dû à sa perte de pouvoir en janvier 1977 et, du point de vue systémique, c’était inévitable étant donné la complexité du chaudron bouillonnant du schisme sino-soviétique où l’idéologie se mêlait à la politique, à la géopolitique et à la realpolitik.</p><p>Alors que la mythologie occidentale dit que les États-Unis ont jeté les bases de l’essor de la Chine, l’historiographie pointe dans une autre direction, à savoir que Pékin avait toujours à l’esprit la dialectique à l’œuvre, et même un certain degré de compatibilité existait entre les intérêts chinois et américains pour contrôler l’expansion du pouvoir soviétique, Pékin étant déterminé à éviter un conflit militaire avec l’Union soviétique et concentrait son attention sur l’amélioration de sa position tactique au sein du triangle Américano-sino-soviétique.</p><p>De son côté, l’Union soviétique a également constamment encouragé l’intensification des échanges avec la Chine, malgré l’acrimonie amère et même les affrontements militaires, en vue de saper les avantages perçus que les États-Unis tiraient de la scission sino-soviétique – allant même jusqu’à chercher à persuader la Chine d’accepter le statu quo militaire et territorial en Asie.</p><p>En fait, pour retarder la coopération sino-américaine contre eux au début des années 1970, les Soviétiques ont proposé de modifier leurs revendications territoriales le long de leur frontière, de signer des pactes de non-agression et/ou des accords interdisant l’usage de la force, de fonder les relations sino-soviétiques sur les cinq principes de coexistence pacifique et de rétablir des contacts de haut niveau, y compris des liens entre partis, dans l’intérêt de leur opposition commune aux États-Unis.</p><p>Si la Chine a largement ignoré ces ouvertures, c’était presque entièrement en raison des grandes turbulences de sa politique intérieure. On se rappelle qu’à peine Mao, l’ennemi juré de l’Union soviétique, décédé en septembre 1976 (et le rideau tombé sur la Révolution culturelle), Moscou a rapidement enchaîné plusieurs gestes, y compris Brejnev envoyant un message de condoléances (le premier message du PCUS à la Chine en une décennie), suivi d’un autre message du Parti en octobre félicitant le Président nouvellement élu du PCC, Hua Guofeng, et peu de temps après, en novembre, renvoyant en Chine leur négociateur en chef pour les pourparlers frontaliers, le vice-ministre des Affaires étrangères Ilichev, afin de tenter de reprendre les pourparlers frontaliers. Mais, encore une fois, si rien n’en est sorti, ce fut à cause de l’invasion du Vietnam par la Chine et de l’intervention soviétique en Afghanistan peu de temps après, en 1980.</p><p>En effet, avec le recul, le principal héritage des années 1970, vu à travers le prisme du « triangle » États-Unis-Chine-Russie, fut la réorientation de la politique de défense de la Chine et son réalignement géopolitique avec l’Occident. La Chine n’a pas contribué de manière significative à affaiblir l’Union soviétique ou à aggraver la stagnation et la crise qui couvait dans l’économie politique soviétique.</p><p>Pendant ce temps, les divergences sino-américaines sur Taïwan et d’autres questions avaient refait surface en 1980-1982, obligeant la Chine à réévaluer sa stratégie de politique étrangère, ce qui s’est manifesté par l’annonce par Pékin, en 1982, de sa politique étrangère “indépendante” – en clair, une tentative de compter moins explicitement sur les États-Unis comme contrepoids stratégique à l’Union soviétique – et l’ouverture de « pourparlers consultatifs » avec Moscou, et une réceptivité croissante aux nombreuses ouvertures soviétiques en attente d’échanges bilatéraux (dans les domaines sportif, culturel et économique, etc.), l’orientation générale étant de réduire les tensions avec les Soviétiques et d’augmenter la marge de manœuvre de Pékin au sein du triangle Chine-États-Unis-URSS.</p><p>En effet, une détente plus large entre la Chine et l’Union soviétique a dû attendre le retrait soviétique d’Afghanistan à la suite des Accords de Genève signés en avril 1988. Néanmoins, un changement fondamental dans les relations sino-soviétiques est apparu au cours des années 1980, qui comprenait des réunions au sommet régulièrement programmées ; la reprise des liens de coopération entre le PCC et le PCUS ; l’acceptation par Pékin des propositions soviétiques en suspens de non-agression/non-recours à la force ; et la reprise des questions frontalières sino-soviétiques au niveau du vice-ministre des Affaires étrangères.</p><p>Washington a bien senti le changement d’orientation de la politique chinoise vis-à-vis de l’Union soviétique. Notamment, en examinant le changement marqué dans la stratégie chinoise, <a href="https://www.cia.gov/readingroom/docs/CIA-RDP11S00229R000201310001-2.pdf">une évaluation de la CIA notait</a> :</p><p>Plus récemment, Moscou a suivi l’appel de Brejnev en 1982 pour une amélioration des relations avec la Chine avec un arrêt de la plupart des déclarations soviétiques critiquant la Chine. Lorsque les discussions sino-soviétiques ont repris en octobre 1982, les médias soviétiques ont fortement réduit les critiques à l’égard de la Chine. Et ils sont restés discrets sur ce sujet, bien que des échanges polémiques occasionnels aient marqué la couverture sino-soviétique au moment de la visite du Premier ministre Zhao Ziyang aux États-Unis en janvier 1984. Moscou a continué à critiquer la Chine par le biais de la radio clandestine soviétique Ba Yi China. La Chine, pour sa part, a continué à critiquer la politique étrangère soviétique, bien que l’attention accordée par le passé aux politiques internes “révisionnistes” soviétiques ait pratiquement disparu depuis que les propres politiques économiques de la Chine ont été considérablement modifiées après la mort de Mao.</p><p>En résumé, avec le Secrétaire général du PCUS, Gorbatchev, consolidant le pouvoir, vers la fin 1988, par son élection à la présidence du présidium du Soviet suprême et sur, une voie parallèle, Deng avait déjoué ses rivaux politiques et était devenu le chef suprême de la Chine en 1978 – et avait lancé le programme Boluan Fanzheng pour rétablir la stabilité politique, réhabiliter les persécutés pendant la Révolution culturelle et réduire l’extrémisme idéologique – la porte s’était ouverte pour que les deux anciens adversaires entrent dans la roseraie de la réconciliation.</p><p>De manière significative, le moment de la visite de Gorbatchev à Pékin pour rencontrer Deng en 1989 était loin d’être idéal en raison des incidents de la place Tiannenmen, mais aucune des deux parties n’a proposé de reporter ou de reprogrammer la réunion. Telle était l’intensité de leur désir mutuel de réconciliation.</p><p>Aujourd’hui, le résumé ci-dessus est devenu nécessaire lorsque nous évaluons les orientations futures des politiques chinoises de l’administration Trump. La perception commune est que Trump tente de créer un fossé entre la Russie de Poutine et la Chine de Xi Jinping en vue d’isoler cette dernière et de l’empêcher de dépasser les États-Unis. Mais il n’y a aucune preuve disponible montrant un découplage entre la Russie et la Chine.</p><p>Au contraire, tous les signes montrent l’intégration progressive des deux pays. La semaine dernière, <a href="https://english.news.cn/20251202/a69a88dacc304c989ef8b088528f91e4/c.html">le Kremlin a annoncé</a> un régime sans visa pour les citoyens chinois souhaitant se rendre en Russie. Fait intéressant, c’était un mouvement réciproque. Le Financial Times a récemment rapporté qu’un homme d’affaires chinois avait acquis une participation dans le plus grand fabricant russe de drones qui approvisionne l’armée – dans le cadre de la première collaboration connue dans le domaine de l’industrie de la défense.</p><p>Avec la future puissance de Sibérie 2, la dépendance de la Chine vis-à-vis de la Russie pour sa sécurité énergétique augmentera encore. Le commerce extérieur de la Russie connaît une profonde mutation, la Chine remplaçant l’UE en tant que principal partenaire commercial de la Russie. Dans l’ensemble, les relations sino-russes sont plus étroites aujourd’hui <a href="https://merics.org/en/china-russia-dashboard-facts-and-figures-special-relationship">qu’elles ne l’ont été depuis des décennies</a>.</p><p>D’un autre côté, il n’y a aucune suggestion crédible que l’administration Trump se prépare à une guerre contre la Chine. Le Japon, sous sa nouvelle direction, marche contre le vent.</p><p>Alors, qu’a Trump en tête ? Dans son programme révolutionnaire pour la refonte du nouvel ordre mondial, Trump vise une concorde stratégique entre les États-Unis d’un côté et la Russie et la Chine de l’autre. La récente <a href="https://www.stimson.org/2025/experts-react-trump-administrations-national-security-strategy/">Stratégie de sécurité nationale</a> des États-Unis va également dans ce sens. Les implications de cette pensée révolutionnaire pour la multipolarité vont être profondes ; pour des partenaires tels que l’Inde ou des alliés comme le Japon ou l’Allemagne.</p><p>M.K. Bhadrakumar</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 14:53:42 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Quand New York s’incline, l’Occident capitule ! Par Rony Akrich – Ashdod Café]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://www.ashdodcafe.com/wp-content/uploads/2025/11/WhatsApp-Image-2025-11-05-at-07.26.52.jpeg" data-caption=""></a></p>
<p>L’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York n’est pas une simple anecdote politique : elle symbolise un basculement de civilisation. Ce qui s’est joué dans la nuit américaine, c’est la confrontation entre deux mondes : celui de l’Occident judéo-chrétien, fondé sur la raison, la liberté et la responsabilité, et celui d’un Occident nouveau, rongé par la culpabilité, la fragmentation et la haine de soi. Derrière les mots séduisants de “justice sociale” et “égalité”, s’avance un projet plus vaste : la subversion douce d’un modèle de civilisation.</p><p>Fils d’immigrés musulmans, Mamdani a été élu avec le soutien de tout l’appareil progressiste et woke — Alexandria Ocasio-Cortez, le Working Families Party, les mouvements de “justice climatique” et de “droits identitaires”. Sa campagne, enveloppée dans le langage de la compassion, promettait transports gratuits, logements publics, équité universelle. Mais sous ce vernis social s’est imposé un message idéologique : la culpabilisation morale de l’Occident et l’inversion du bien et du mal. Le même candidat qui exaltait la solidarité a accusé Israël de “génocide” et n’a évoqué le massacre du 7 octobre qu’à demi-mots. Ce n’est pas un simple glissement rhétorique : c’est le signe d’une mutation morale mondiale.</p><p>L’Occident n’est pas en train de mourir : il se dissout, lentement, sous l’effet d’un venin idéologique que ses propres élites ont fabriqué. L’ennemi n’est plus extérieur. Il se glisse dans le langage, dans la morale, dans le droit. Sous le visage séduisant du progrès social, il avance avec les armes de la vertu, les slogans de la justice et les apparences de la compassion. C’est le visage du nouveau pouvoir moral : celui de la déconstruction.<br />Née dans les campus européens d’après-guerre, la déconstruction a d’abord érodé les fondations intellectuelles de la civilisation : on a déconstruit l’Histoire, la nation, la famille, la foi, jusqu’à vider l’homme de toute identité stable. L’Europe a livré les concepts, l’Amérique a fourni les moyens. La première a théorisé la culpabilité ; la seconde en a fait une industrie. Sous couvert d’émancipation, on a appris à soupçonner tout héritage, à dénoncer toute fidélité. Le résultat : une humanité culpabilisée, désarmée, prête à accueillir sa propre négation comme progrès moral.</p><p>Les États-Unis, jadis foyer de la liberté, sont désormais frappés de plein fouet. Le pays devient le terrain d’expérimentation d’un puritanisme inversé : la religion du soupçon. Le lexique de la déconstruction — race, genre, privilège, domination — s’est allié au pouvoir bureaucratique pour imposer une nouvelle orthodoxie. Les universités et administrations se couvrent de départements “DEI” (Diversity, Equity, Inclusion) ; les entreprises se font morales, les réseaux sociaux inquisitoriaux. La vertu devient un outil de contrôle. Et dans le vide créé par la repentance occidentale, d’autres forces s’engouffrent.<br />Car au cœur de cette fragilisation s’est inséré un autre projet, plus méthodique : celui de l’entrisme islamiste. Il ne s’agit pas ici des millions de citoyens musulmans pacifiques et loyaux, mais d’un réseau idéologico-religieux qui, sous couvert d’intégration, vise à remodeler les sociétés d’accueil selon sa propre norme. Cette stratégie s’avance à pas comptés : associations, ONG, programmes sociaux, infiltration des partis, capture des symboles. Elle ne brandit plus le sabre, mais le droit ; non la violence, mais la culpabilité. On réclame d’abord reconnaissance, puis exceptions, qui deviennent précédents et enfin normes. L’État recule devant la peur d’être taxé de racisme, la démocratie s’incline devant ceux qui ne croient pas en elle. L’entrisme devient hégémonie douce.</p><p>Le “projet social” n’est plus un humanisme, c’est un instrument. Un moyen de phagocyter l’Amérique de l’intérieur, d’utiliser la bienveillance comme cheval de Troie, d’exploiter la honte occidentale pour imposer une nouvelle hiérarchie des valeurs. Le discours du “vivre ensemble” devient une arme : on efface les différences au nom de la tolérance, on détruit la fidélité au nom de l’ouverture, on rend suspecte toute attache au nom de l’universalité. C’est la conquête par absorption : on ne combat plus, on engloutit.</p><p>Ce phénomène n’est pas né aux États-Unis. Il vient d’Europe, où la philosophie de la déconstruction a remplacé la foi en la vérité par le culte du soupçon. Au départ, il s’agissait de penser autrement ; mais la critique s’est faite poison. L’Europe a engendré la théorie, l’Amérique lui a donné puissance : universités, médias, réseaux sociaux. Le progressisme s’est transformé en religion séculière, où la faute remplace le péché et la victimisation la vertu. Le totalitarisme du XXe siècle renaît sous la forme d’un moralisme sans transcendance.</p><p>Les États-Unis, laboratoire de la liberté, sont devenus le théâtre d’un totalitarisme sentimental. On ne brûle plus les livres : on les “contextualise”. On ne censure plus : on “protège des blessures”. On ne débat plus : on dénonce. Les départements de diversité ont remplacé la culture du mérite ; la peur de déplaire a remplacé le courage de penser. L’idéologie woke ne libère personne : elle discipline les consciences. Et dans cet affaissement, des forces patientes s’engouffrent.<br />Car l’entrisme islamiste, sous couvert de dialogue et de tolérance, utilise exactement les failles ouvertes par la déconstruction. Plus besoin de menaces : il suffit d’indignation. Plus besoin d’armes : il suffit d’accusations de “racisme” ou “d’islamophobie”. L’Europe et l’Amérique ont désarmé moralement leurs peuples et remis leur conscience à leurs adversaires. Dans un renversement spectaculaire, la tolérance devient le masque de la servitude volontaire.</p><p>Le plus inquiétant est la convergence entre ces deux dynamiques : la gauche progressiste et l’islamisme politique marchent désormais côte à côte, l’un fournissant le langage, l’autre la ferveur. Ensemble, ils dissolvent la civilisation occidentale dans un relativisme moral où plus rien n’a de valeur absolue — ni le vrai, ni le bien, ni la liberté. La religion du ressenti remplace la raison ; la compassion sans discernement devient doctrine d’État.<br />Une société ne meurt pas de ses ennemis, mais de ses renoncements. L’Occident ne s’effondre pas parce qu’il est attaqué, mais parce qu’il ne croit plus en sa légitimité. Il a troqué la fierté de ses racines contre le culte du doute. Il a oublié que la liberté exige un socle, que la tolérance suppose la force et que la paix se défend. Quand tout se vaut, plus rien ne vaut.</p><p>La civilisation judéo-chrétienne, fruit du dialogue entre Athènes et Jérusalem, unissait foi et raison, loi et conscience. Cet équilibre fragile a permis à l’homme occidental de chercher le vrai, d’assumer sa responsabilité. Le perdre, c’est perdre l’âme de l’humanité. Défendre cet héritage n’est pas nostalgie : c’est protéger l’avenir même de la liberté. Car sans transcendance, il ne reste que le pouvoir ; sans vérité, il ne reste que le bruit.<br />Il ne s’agit pas de rejeter l’Autre, mais de refuser la haine de soi. Pas de condamner les croyants, mais d’exposer les idéologues. Pas de fermer les portes, mais de restaurer les fondations. La vigilance n’est pas la peur, c’est la lucidité ; la fermeté n’est pas la haine, c’est le courage.</p><p>L’élection de Mamdani est un signal d’alarme : la preuve que le cœur du monde occidental bat désormais au rythme d’un discours qui le nie. Si l’Occident ne retrouve pas la conscience de lui-même, il sera avalé, non par la violence, mais par la douceur anesthésiante de ses fossoyeurs.<br />Il n’y a pas de fatalité. Il y a un choix : redevenir adulte, assumer son histoire, affirmer sa foi en la raison et sa confiance dans la liberté. Car protéger la civilisation occidentale, c’est défendre l’humanité de l’homme.</p><p>© 2025 Rony Akrich — Tous droits réservés<br />כל הזכויות שמורות</p><p>Ashdodcafe.com<br />Vous pouvez nous retrouver tous les jours sur notre <a href="https://chat.whatsapp.com/C05gcDCMnHMG4KGzqETGz9">groupe whatsapp</a> et recevoir notre  <a href="https://www.ashdodcafe.com/newsletter/?amp=1">newsletter hebdomadaire</a> en vous y inscrivant et en invitant vos amis à faire de même.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1161/le-grand-plan%C2%A0-demembrer-la-russie</guid>
	<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 12:00:59 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le grand plan : démembrer la Russie]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L’idée de dépecer la Russie n’est pas nouvelle et durant la Guerre Froide, la CIA et le Pentagone imaginèrent une doctrine visant en premier lieu à détruire l’URSS, puis à la démembrer. La première phase du plan fut une réussite, avec la dispersion des républiques soviétiques, dont beaucoup devinrent des États indépendants, dans la période 1990-1992. Mais la Guerre Froide officiellement terminée, les services secrets américains et occidentaux ont continué sur leur lancée, dans l’idée, de mettre la main sur les nouveaux États indépendants, et en second lieu <a href="https://katehon.com/fr/article/objectif-strategique-des-etats-unis-briser-et-demembrer-la-russie-ou-maintenir-lhegemonie-du?utm_referrer=https%3A%2F%2Fyandex.ru%2F">dans un plan de démembrement de la Russie</a>.</p><p>Une offensive secrète savamment menée. Le laboratoire de ce plan fut d’abord la destruction de la Yougoslavie. Véritable laboratoire (1992-2001), l’OTAN se lança dans la destruction de ce grand pays des Balkans, qui fut bientôt divisé en une demi-douzaine de pays, Slovénie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Serbie, Monténégro, Kosovo et Macédoine du Nord. Pour les anciens membres du Pacte de Varsovie, la chose fut plus aisée, les différents pays furent intégrés en grande partie dans l’Union européenne et dans l’OTAN (2004-2010), notamment la Tchéquie, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Pologne ou la Bulgarie, tandis que s’ajoutaient trois anciennes républiques soviétiques, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. La phase suivante du plan fut une offensive de révolutions colorées, visant à faire tomber l’influence russe dans des pays stratégiques pour la Russie. Les premières tentatives concernèrent la Géorgie (2003), l’Ukraine (hiver 2004-2005), ou le Kirghizistan (2005), puis de nouveau l’Ukraine (hiver 2013-2014), avec des pressions et tentatives en Biélorussie, Moldavie et Russie. Dans certains pays où la révolution avait finalement échoué, elle fut retentée (Ukraine, Maïdan), dans d’autres des « young leaders » furent poussés au pouvoir, comme en Moldavie (Sandu, 2020 à nos jours), ou en Géorgie (Zourabichvili, 2018-2024), possédant d’ailleurs des passeports étrangers (roumain pour la première, français pour la seconde).</p><p>Les limites du plan et les premières défaites de l’Occident. Après une impressionnante série de succès des services secrets US et occidentaux, les premiers échecs apparurent. La tentative sur le Kirghizistan s’écroula bientôt (2010), suivie de celle en Géorgie (2013). En Ukraine, la seconde révolution US conduisit à la résistance du Parlement de Crimée, et le retour de la péninsule au giron russe (2014), puis à l’éclatement d’un insurrection républicaine dans le Donbass, et à des résistances dans le Sud et l’Est de l’Ukraine (Odessa, Kharlov). La situation mena à l’éclatement d’une guerre qui est toujours en cours. En Biélorussie, plusieurs tentatives de révolutions colorées furent tentées, toutes contrées par le régime, jusqu’à celle de l’été 2020. En Russie, <a href="https://reseauinternational.net/demembrement-en-force-de-la-russie-politique-officielle-des-etats-unis/">objectif principal de l’opération</a>, une vaste opération échoua autour de l’élection présidentielle de 2012, puis dans des tentatives d’agitation du pays en 2014-2015, puis 2019-2021. Après l’opération spéciale militaire russe en Ukraine (2022), l’Occident, via souvent le proxy ukrainien, tenta de fonder diverses institutions illégales, censées représentées la Russie ou des séparatismes, comme la Ligue des Nations Libres*, ou le Comité pour l’indépendance de l’Ingouchie*. Dans le même temps, il avait été formé en Ukraine diverses unités d’extrémistes, comme les bataillons <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2023/02/12/bataillon-crimee-extremistes-tatars-et-neonazis-de-svoboda/">Crimée</a>* (2014), <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2022/08/09/bataillon-noman-celebicihan-rackets-viols-et-liens-avec-les-loups-gris-de-turquie/">Nomad Celebicihan</a>* (2014), <a href="https://www.ir-press.ru/fr/2024/04/24/dossier-et-enquete-armee-ukrainienne-a-quoi-ressemble-t-elle-vraiment/">5 bataillons tchétchènes de transfuges et djihadistes de l’Ichkéria</a>* (2014-2023), 1 <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2022/11/21/legion-liberte-de-la-russie-larmee-fantome-et-la-5e-colonne/">Légion Russie Liberté</a>*, les bataillons <a href="https://www.ir-press.ru/fr/2024/10/29/rdk-des-neonazis-russes-au-service-de-lukraine-atlantiste/">RDK</a>*, <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2023/11/10/bataillon-touran-lombre-de-la-legion-du-turkestan/">Touran</a>* ou <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2023/11/02/bataillon-siberie-ou-les-fantasmes-de-la-propagande-du-journal-le-monde/">Sibérie</a>* (2022-2023), sans parler, de l’unité <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2022/07/12/zagin-pogonia-organisation-de-neonazis-bielorusses-liee-a-azov-et-au-pravy-sektor/">Zagin Pogonia</a>, du <a href="https://www.ir-press.ru/fr/2024/05/26/groupe-tactique-belarus-des-bielorusses-dans-linternationale-ss-du-duk/">groupe tactique Bélarus</a>, du régiment <a href="https://www.ir-press.ru/fr/2024/07/29/kastous-kalinovski-lalliance-de-neonazis-et-de-democrates-chretiens/">Kastous Kalinovski</a> (transfuges biélorusses, 2014-2022), de la <a href="https://www.donbass-insider.com/fr/2022/10/30/legion-nationale-georgienne-assassins-sanguinaires-et-mercenaires-etrangers/">Légion Nationale géorgienne</a>, ou encore de la <a href="https://www.ir-press.ru/fr/2024/10/22/legion-unie-du-caucase-nazisme-islamistes-et-criminels-de-guerre/">Légion Unie du Caucase</a>* (2014 et 2022). Bien que ne rassemblant que quelques centaines de mercenaires, de fanatiques, de néonazis, d’islamistes et d’aventuriers, ces unités participèrent au narratif de <a href="https://www.ir-press.ru/fr/2025/09/27/le-grand-plan-demembrer-la-russie/">dépècement nécessaire selon l’Occident de la Russie</a>. Heureusement pour elle, la réponse ne tarda pas venir de la fédération russe.</p><p>La Russie est passée à la contre-offensive. Bien que cela ne soit pas documenté par des archives déclassifiées, il est d’ailleurs probable, à la suite du financement des djihadistes et Talibans en Afghanistan (1979-1989), que la première offensive pour démembrer la Russie, fut celle des deux guerres de Tchétchénie (1994-1996, 1999-2009). Il est assez frappant de penser que les mêmes forces furent utilisées contre la Russie, que celles financées par la CIA durant la Guerre d’Afghanistan. Vaincus, ces fanatiques se sont d’ailleurs réfugiés essentiellement en France, au Danemark et en Norvège, et sont apparus immédiatement sur le terrain de la guerre en Ukraine, dès le printemps 2014. En parallèle, les mêmes groupes furent instrumentalisés et utilisés en Libye, en Irak ou en Syrie, avec des vases communicants plus que suspects, tandis que la coalition américaine de l’OTAN s’installait justement en Afghanistan (2001-2021). Sous le Président Clinton, une brigade dite Afghane, avait été financée et organisée en Bosnie-Herzégovine (1992-1995), pour renforcer les combattants bosniaques et croates, moins expérimentés et motivés, et dans l’idée d’opposer au patriotisme et à la résiliences serbes, l’extrémisme djihadiste. Victorieuse de ces forces, dont les bases arrières sont en Occident, la Russie n’a pas tardé à interdire les ONG d’infiltrations et de manipulations sur son territoire (2011-2012), puis de légiférer sur le statut des agents de l’étranger (2020-2021), neutralisant pour de bons les tentatives occidentales de motiver de l’intérieur les séparatismes, les nationalistes, les extrémismes, le libéralisme et ses idéologiques mortifères dérivées. L’autre expression de cette contre-offensive russe réussie, fut justement le déclenchement de l’opération militaire spéciale en Ukraine. Face à un danger mortel planant sur les populations russes du Donbass, et sur la Russie elle-même, la fédération russe n’a eut d’autres choix que de tirer l’épée, pour défendre ses intérêts, sécuriser ses frontières et obtenir des garanties fermes pour son avenir.</p><p>D’autres cas de pays sont également intéressant à observer, notamment les sièges en règle menés par l’Occident contre la Corée du Nord, ou encore l’Iran, et les opérations menées par l’Occident contre la Chine. Les trois pays sont passés à un contrôle de l’information, en rejetant le mondialisme, et en protégeant leurs populations des intrusions de la guerre psychologique et cognitive. Le débat est ouvert également en Russie, alors que des efforts ont été réalisés, mais mèneront sans doute à d’autres réponses. La Russie dispose en effet désormais de son propre moteur de recherche, Yandex, avec ses propres satellites pour les applications de cartes et géolocalisations. Elle a lancé également des réseaux sociaux qui lui sont propres, comme Vkontakt, ou même RuTube, et un équivalent de Wikipédia, Ruviki, les deux derniers ayant pour l’instant une portée limitée car uniquement disponibles en langue russe (et pour Ruviki parfois d’autres langues régionales). Cette séparation des mondes est parfois contestée, mais devant les tentatives de l’Occident, dans la guerre cognitive à s’attaquer tout azimut aux « cerveaux », il est évident que la Russie devra réfléchir à d’autres moyens de se protéger de l’empire du mensonge.</p><p>* La Ligue des Nations Libres, le Comité d’indépendance de l’Ingouchie, les bataillons Crimée et Nomad Celebicihan, l’Ichkéria, la Légion Russie Liberté, le RDK, les bataillons Touran et Sibérie, ou encore la Légion Unie du Caucase, sont toutes des organisations interdites en Fédération de Russie, pour l’extrémisme, comme organisations terroristes, pour l’apologie du terrorisme ou encore pour l’incitation à la haine raciale, sans parler de faits de haute trahison.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1159/reconnaissance-de-la-palestine-par-macron-un-air-de-camouflet</guid>
	<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 18:11:51 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1159/reconnaissance-de-la-palestine-par-macron-un-air-de-camouflet</link>
	<title><![CDATA[Reconnaissance de la Palestine par Macron, un air de camouflet...]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>On en parle moins mais il y a eu quand même un air de camouflet qu’a eu le président Macron à l’ONU hier. <br />Un grand absent hier à la grande messe que Macron voulait dérouler en offrande au Hamas : le prince saoudien Mohammed ben Salmane. <br />Officiellement co-auteur de « l’initiative » de reconnaissance de la Palestine, il a préféré envoyer son ministre des Affaires étrangères. <br />Dans la culture politique arabe, et en Arabie saoudite en particulier, c’est un signal clair : un camouflet diplomatique en bonne et due forme.<br />Autrement dit, il faut vraiment être l’idiot du village pour se croire adoubé en jouant le grand chaleureux à la fois avec l’émir du Qatar et avec le prince héritier saoudien. <br />Cherchez dans les archives : ces deux-là sont des frères ennemis, irréconciliables presque...</p>

<p>Je l’ai déjà dit : l’Arabie saoudite finira par abandonner Macron. <br />Elle ne misera jamais sur lui. <br />Elle suivra sa propre stratégie et, surtout, la ligne américaine. <br />Attendez et vous verrez.<br />Qui est le dindon de la farce ? <br />Une reconnaissance qui ne servira à rien. Sinon à faire plaisir aux antisemites, ennemis d’israël et à l’extrême gauche. Et au prince qatari évidemment. <br />Bravo champion mon frère.<br /><a href="https://www.facebook.com/share/1BBwzGxNmX/"><br />Faraj Alexandre RIFAI</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1155/kallas-l%E2%80%99otan-et-la-farce-des-mig-quand-la-dictature-europeenne-invente-ses-guerres</guid>
	<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 18:22:46 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1155/kallas-l%E2%80%99otan-et-la-farce-des-mig-quand-la-dictature-europeenne-invente-ses-guerres</link>
	<title><![CDATA[KALLAS, L’OTAN ET LA FARCE DES MIG : QUAND LA DICTATURE EUROPÉENNE INVENTE SES GUERRES.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>On croyait avoir tout vu en matière de propagande euro-atlantiste, mais non : voici maintenant que trois MIG-31 russes, aperçus douze minutes au-dessus du golfe de Finlande, deviennent une « provocation extrêmement dangereuse ». Kaja Kallas, la nouvelle égérie hystérique de Bruxelles, voit dans ce banal incident aérien le prélude à l’Apocalypse. Douze minutes d’avions russes sans plan de vol — un drame shakespearien pour l’OTAN, un « casus belli » pour l’UE, et surtout un prétexte parfait pour sortir le 19e paquet de sanctions.</p>

<p>L’HYSTÉRIE FABRIQUÉE</p>

<p>Il faut le dire : tout cela relève de la comédie militaire. Des avions militaires volent aux frontières — ce qui arrive chaque semaine entre puissances — et soudain, Tallinn crie à « l’audace sans précédent ». Les Italiens font décoller leurs F-35, Bruxelles se réunit, et Kallas appelle à « ne pas montrer de faiblesse ». Une tragédie ? Non, un sketch. Si les transpondeurs éteints sont une menace existentielle, alors la moitié de l’aviation mondiale est un danger mortel.</p>

<p>UNE GUERRE POUR SAUVER UNE DICTATURE</p>

<p>En réalité, ce n’est pas Moscou qui « teste l’Occident », mais bien l’Union européenne qui teste la patience de ses peuples. Les Européens n’en peuvent plus de la récession, de l’inflation, de la dette publique abyssale et de la censure politique. Alors il faut inventer un récit : une menace russe imminente. L’OTAN se rêve en rempart, Bruxelles en protecteur héroïque, et la dictature européenne justifie ainsi son existence par la peur. C’est la stratégie du pompier pyromane : fabriquer la panique pour rallier des citoyens lassés et sceptiques.</p>

<p>LE PROJET DES DÉMURÉS</p>

<p>Ce projet de guerre permanente est l’œuvre de véritables demeurés politiques. Ils n’ont pas d’industrie, pas d’énergie bon marché, pas d’armée digne de ce nom — mais ils crient à la guerre comme des enfants capricieux jouant avec des allumettes. Kallas et ses acolytes se rêvent Churchill, mais ils n’ont ni la stature ni l’intelligence stratégique. En réclamant l’activation de l’Article 4 de l’OTAN pour trois MIG perdus dans les nuages, ils ne montrent pas de la force : ils affichent leur ridicule.</p>

<p>VON DER LEYEN, LA FACTRICE DES SANCTIONS</p>

<p>Comme toujours, Ursula von der Leyen ajoute son couplet : « chaque provocation » doit être sanctionnée, avec cette fois un 19e train de mesures contre Moscou. Dix-neuf paquets, dix-neuf échecs : la Russie est debout, l’économie européenne s’effondre, mais Bruxelles continue d’empiler les sanctions comme un joueur de poker qui ne sait plus se retirer de la table. L’UE n’investit pas dans la paix ni dans son peuple : elle investit dans son propre effondrement.</p>

<p>LA VÉRITÉ QUE L’ON CACHE</p>

<p>La vérité, c’est que ni l’Estonie, ni la Pologne, ni la Roumanie ne sont menacées par une invasion russe. Tout cela est une construction narrative pour maintenir la peur, museler les oppositions, et sauver un projet européen en décomposition avancée. Ce n’est pas Moscou qui rôde aux frontières de l’Europe, mais bien le spectre de la faillite démocratique et économique de l’Union européenne.</p>

<p>En somme, Kallas, l’OTAN et Bruxelles rejouent toujours la même pièce : l’Europe en danger, la Russie en monstre, l’UE en sauveur. Une pièce de propagande, jouée par des acteurs de second plan, pour tenter de sauver une dictature technocratique que plus personne ne veut applaudir.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1150/si-naissait-aujourdhui-un-etat-de-palestine-la-date-de-sa-fete-nationale-serait-le-7-octobre%C2%A0par-jeff-prost</guid>
	<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 11:01:24 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1150/si-naissait-aujourdhui-un-etat-de-palestine-la-date-de-sa-fete-nationale-serait-le-7-octobre%C2%A0par-jeff-prost</link>
	<title><![CDATA[Si naissait aujourd&#039;hui un État de Palestine, la date de sa fête nationale serait le 7 octobre. Par Jeff Prost]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Israël ne peut pas gagner une guerre déclenchée par un ennemi qui fonctionne sous pavillon de complaisance d’un peuple sans état et dont le peuple même n’existe pas : les « Palestiniens » ne sont que des arabes issus des différentes productions du monde musulman au fil de migrations tardives.</p><p>Raison pour laquelle on y trouve des musulmans des Balkans et différents autres ex-colonisés de l’empire ottoman. Arafat était Égyptien etc… la Palestine, nom imposé par l’empereur Adrien en réaction à la révolte des hébreux, des siècles avant l’arrivée dévastatrices des bédouins incultes d’Arabie au tardif VIIème siècle, occupant, pillant des empires civilisations millénaires, profitant comme toujours de leurs affrontements internes et entre eux.</p><p>Ce sont les scribes de chacun de ces empires qui ont géré la majorité des administrations : coptes, juifs, autres chrétiens, perses convertis ou mis en dhimmitude bien sûr. C’est la raison pour laquelle on peut penser qu’en dehors d’une volonté réelle d’assimilation, seule une forme très dure d’assimilation, une dhimmitude inversée pourrait nous permettre de « vivre avec » cette immigration-là. Ceux qui durant les guerres Israélo-arabes n’ont pas été évacués par les armées arabes elles-mêmes ont été nommés Palestiniens par l’URSS, ce qui en pleine guerre froide était de bonne guerre. Arafat a été baptisé Palestinien par les Russes qui, rappelons-le, avaient immédiatement reconnu Israël par la décision de Staline lui-même.</p><p>Donc le Hamas se fout de cet autre camp « palestinien », celui de Gaza,  laissé aux arabes de Gaza par Israël. Comme le Hamas se fout en fait d’Israël : toute présence non islamiste dans ce qu’il considère comme une enclave dans le califat transfrontières à construire serait traitée de la même manière.</p><p>Et pour eux l’Europe, du fait du nombre de musulmans qui s’y sont récemment, implantés, devient « territoire de la guerre sainte », passant du djihad spirituel au djihad de conquête. Quand Tarik Ramadan nous disait « Nul ne peut être contraint en religion », il disait la vérité de sa propre interprétation de sa phrase : aucune contrainte n’est nécessaire puisqu’il n’existe que l’Islam en religion.</p><p>La paix consiste à l’intégrer. Sinon ce sera de force ou disparaître. Comme c’est le cas en Syrie aujourd’hui, pour alaouites, druzes, chrétiens, yézidies, avec systémiquement, viols, meurtres, tortures, humiliations, destruction des habitats, de toute trace mémorielle par le feu et à nouveau enlèvements de petites filles et de femmes aux fins d’utilisation comme esclaves sexuelles.</p><p>Israël ne peut qu’écraser Gaza militairement et non gagner une guerre qui est toute autre : un djihad islamique global pour lequel les arabes et autres sunnites de Palestine doivent périr glorieusement en martyrs et où toute paix par reconnaissance d’un État de Palestine serait un échec momentanément car il interdirait aux Gazaouis d’accomplir ce pour quoi ils sont programmés dès l’enfance : le djihad islamique qui n’admet aucun État.</p><p>La fameuse « Autorité palestinienne » continue à verser la rente aux familles de martyrs de Gaza. Ils ne sont rien d’autres au sein du futur califat rêvé que ce que sont déjà les musulmans vivant en Europe, beaucoup d’entre eux étant eux-mêmes programmés depuis le berceau à imposer la Sharia. Tous les autres sont des juifs. Et avant tout les concurrents, pourtant post-colonisés qui réussissent et se comportent avec loyauté pour les pays d’accueil : les asiatiques non musulmans surtout.</p><p>La provocation du 7 octobre est une pure exhibition réutilisant les pires méthodes terrorisantes des conquêtes islamiques précédentes, celle de l’Inde en particulier. Partout la terreur par viols, tortures, meurtres et mise en esclavage. La vidéo passée dernièrement par le Hamas n’a rien d’une bourde : elle assume ouvertement un sur-sadisme destiné à terroriser l’Occident et à faire passer le message de cet événement « miraculeux » et exemplaire aux musulmans en Europe. Gageons que si naissait aujourd’hui un État de Palestine, la date de sa fête nationale serait le 7 octobre. </p><p>Mais surtout, Macron s’est lourdement endetté vis à vis du Qatar, de ceux de ses proches qui visaient à prendre le marché de la reconstruction du port de Beyrouth et de celui de Lataquié ensuite. D’où sa complaisance active avec le Hezbollah, les Mollahs iraniens et depuis le terroriste islamiste qui a été soutenu pour prendre la Syrie et qui a été intronisé à l’Élysée. Et avant tout le Qatar dont Macron dépend financièrement. Si bien qu’à peine deux mois après le pogrom du 7 octobre, l’accord avec le Hamas, non de reconnaître un état de Palestine, -ce qui contredit les buts du Hamas-, mais d’installer en France une liste des élus du Hamas pour y développer son implantation vite et bien.</p><p>Le financier Qatar a géré les bavures de l’affaire d’une gazaouie nazie invitée aux frais des contribuables français qu’elle rêve de Bataclaniser, en lui évitant de comparaître devant la Justice en France. Son exfiltration diplomatique a évité qu’elle y entraîne avec elle le ministres Barrot lui-même, Macron derrière, ainsi que le risque qu’une enquête fouillée et publique rende public l’existence de tout un réseau d’infiltration de l’administration et d’une bonne part de la classe politique, médiatique et universitaire française par les frères musulmans et le Hamas avec financement qatari en partie.</p><p>La Guerre d’Israël n’est importée que pour importer la propagande islamiste et des troupes au sol du Hamas pour organiser la  » rue arabe » aux frais des français eux-mêmes.</p><p>Israël peut écraser Gaza. Mais cette guerre contre un ennemi de Takïya n’est que secondairement la sienne. Elle vise certes à éliminer Israël, mais sa visées est ailleurs et son adversaire local, les arabes de Gaza, n’est destiné, pour ce peuple nazifié, qu’au martyr pour faciliter la conquête de l’Europe par les porteurs du Hamas de valises pleines de cadavres réclamant vengeance, ici, maintenant, partout. Car tout devient cible dans la tête des adeptes d’une secte psychotique qui tient une multitude de ses soutiens dans une relation SM. Avec surtout aux affaires d’État des éléments totalement corrompus, achetables et sans le moindre affect pour la défense de la souveraineté nationale.</p><p>© Jeff Prost</p><p>‌‌</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 04:30:39 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1149/en-alaska-le-debut-cruel-d%E2%80%99un-nouvel-ordre-du-monde</link>
	<title><![CDATA[En Alaska, le début cruel d’un nouvel ordre du monde]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La rencontre de Trump avec Poutine est évidemment un évènement. Les deux personnages cumulent assez de pouvoirs sur la planète pour que ce le soit. Surtout dans un moment de dislocation géopolitique comme celui-ci. C’est aussi une humiliation de plus pour les vassaux européens et les commensaux de l’OTAN qui tiendront la bougie chez eux pendant que les dominants se passent d’eux pour décider de l’avenir de leur continent. Le contre sens de la politique suivie par les européens à propos de la Russie depuis trente ans s’étale sous leurs yeux. Car la Russie est une composante de l’Europe. Davantage que la Turquie avec qui pourtant les négociations en vue de son adhésion à l’UE sont pourtant censées continuer. Les dirigeants de l’Union européenne ont accepté le scénario conclu en 2008 à Budapest en faveur de l’annexion par l’OTAN de l’Ukraine et de la Géorgie, véritable déclaration de guerre à la Russie. Sur ce blog même j’en avais fait l’analyse et l’alerte. Je n’ai pas été le seul. Il est donc impossible de dire que cela ne se savait pas. De leur côté, les USA ont joué une partie trop compliquée. La Chine ou la Russie, il leur fallait choisir quel était le véritable « adversaire systémique ». Les atermoiements, hésitations et les allers-retours ont embrouillé leur action.  Trop tard maintenant. Poutine a gagné la guerre parce que l’Ukraine ne peut la gagner sans un engagement des USA d’une ampleur qui n’est plus à l’ordre du jour. Pour cause de Chine. Les USA ne peuvent donc pas se tirer d’affaires en vainqueurs. Ils devront accepter qu’une nouvelle carte de l’Europe soit dessinée. Pour finir, l’Europe politique y aura donc laissé sa peau. Elle a prouvé qu’elle n’existe pas et n’en a ni la volonté ni les moyens. Plus que jamais ce sera l’Europe allemande. C’est-à-dire le néant.  </p><p>L’Ukraine pensait pouvoir compter sur les USA surtout et sur les européens aussi pour garantir son indépendance contre l’invasion dont elle fait l’objet. Elle sait à quoi s’en tenir. Elle ne peut plus gagner. Non seulement pour les raisons militaires évoquées. Mais surtout parce que son système politique tient à un fil. Tout concourt à l’effondrement : avoir interdit les syndicats et les partis d’opposition, avoir maintenu Zelenski en place alors que son mandat présidentiel est fini, avoir tenté de sauver les corrompus qui pillent l’effort de guerre, les désertions massives, tout cela a brisé le lien unissant le système Zelenski à son peuple en guerre. Les bonimenteurs sur l’alliance OTAN comme garantie de défense vont manger leur chapeau. La petite gôche atlantiste aussi. Au demeurant, compte tenu de la nature des liens qui unissent les USA et Netanyahu, il est peu probable que le divorce entre atlantistes ait lieu.</p><p>Pour nous plus que jamais, compter sur qui que ce soit d’autre que soi-même pour se défendre est une naïveté qui se paiera toujours très cher. USA, Russes, Allemands et d’autres vont tirer chacun leur jus de cette nouvelle distribution des cartes de la puissance. Sauf la France, faute de politique réaliste et faute d’ambitions, faute de compréhension du moment.</p><p>Les frontières de l’Ukraine seront donc discutées en dehors de la présence des Ukrainiens. Le départ de Zelenski est la condition de l’accord. Tout simplement parce que son mandat est fini et que je ne crois pas la Russie capable de signer quoique ce soit avec quelqu’un bientôt remplacé par un autre qui pourrait tout remettre en cause. Si Trump et Poutine s’entendent sur un dépeçage accepté jusqu’où cela ira-t-il ? Serons-nous contemporains d’un nouveau Yalta, cet accord de partage du monde entre les USA et l’URSS ? Peut-être d’aucuns le voudraient-ils. Mais en l’absence de la Chine aucun arrangement n’a de valeur stable.  Et Poutine ne lâchera pas son alliance chinoise contre les promesses des paltoquets de la fin d’empire US et de leur ribambelle de marionnettes confuses en Europe. Il aura raison. Une telle étape porte en elle d’autres orages. Je note pour mémoire à cette occasion : sur cette base les appétits de bouts d’Ukraine en Pologne et en Hongrie seront rallumés. Dès lors, d’une façon ou d’une autre, la question des frontières va revenir plus forte que jamais. Nous avions proposé une conférence des frontières sous l’égide de l’OSCE en 2016. On me fit le procès stupide de m’accuser de vouloir les changer. J’argumentais qu’elles le feraient sans nous. Et que mieux valait prendre les devant en organisant la discussion que de subir les guerres que ce genre de situation déclenche. On a vu depuis comment l’Ecosse, la Catalogne, la Flandre aujourd’hui belge ont posé un problème. Encore ne fais-je ici que nommer ce que tout le monde sait puisque les intéressés se chargent de le faire savoir. Mais encore une fois, souvenons-nous que les frontières de l’ancien bloc soviétique n’ont jamais été stabilisées comme je l’ai rappelé à l’instant à propos de la Pologne et de la Hongrie. Bref, la rencontre de Trump avec Poutine sur le détroit de Behring peut être un énorme franchissement de seuil. Seul les USA assument un risque dans cette affaire. Celui de revenir sans aucune décision validée. Quant aux européens, ils n’ont aucun moyen de tirer si peu que ce soit quelque avantage que ce soit… Tel est le bilan réel de tous les bavards qui nous ont saoulé depuis 2005 avec leur coup de menton, leur insupportable arrogance atlantiste et leurs ritournelles à l’eau tiède sur l’avenir merveilleux de leurs plans. Leur temps est épuisé comme leur projet. Un gouvernement insoumis aura les mains libres pour engager tout autre chose, tout autrement pour que la France puisse déployer son offre de non-alignement altermondialiste. Une tout autre Europe peut être en vue.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1145/overextending-and-unbalancing-russia</guid>
	<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 09:17:45 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1145/overextending-and-unbalancing-russia</link>
	<title><![CDATA[Overextending and Unbalancing Russia]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1146/rand-corp-ukraine-russie" class="embed-insert"><img class="" alt="Rand Corp Ukraine Russie" src="https://ememiom.fr/iom/cache/1750503991/default/file/icons/pdf.gif"></a> Editor's Note, April 2022: We encourage you to explore this research brief and the full report that it is based on. However, because Russian state media entities and individuals sympathetic to Putin's decision to invade Ukraine have mischaracterized this research in recent weeks, we also encourage you to explore this helpful resource on Russia's “firehose of falsehood” approach to propaganda and our research on “Truth Decay,” which is a phenomenon that is driven in part by the spread of disinformation.</p>

<p>States and its allies could pursue across economic, political, and military areas to stress—overextend and unbalance—Russia’s economy and armed forces and the regime's political standing at home and abroad. Some of the options examined are clearly more promising than others, but any would need to be evaluated in terms of the overall U.S. strategy for dealing with Russia, which neither the report nor this brief has attempted to do.</p>

<p>The maxim that “Russia is never so strong nor so weak as it appears” remains as true in the current century as it was in the 19th and 20th.</p>

<p>Today’s Russia suffers from many vulnerabilities—oil and gas prices well below peak that have caused a drop in living standards, economic sanctions that have furthered that decline, an aging and soon-to-be-declining population, and increasing authoritarianism under Vladimir Putin’s now-continued rule. Such vulnerabilities are coupled with deep-seated (if exaggerated) anxieties about the possibility of Western-inspired regime change, loss of great power status, and even military attack.</p>

<p>Despite these vulnerabilities and anxieties, Russia remains a powerful country that still manages to be a U.S. peer competitor in a few key domains. Recognizing that some level of competition with Russia is inevitable, RAND researchers conducted a qualitative assessment of “cost-imposing options” that could unbalance and overextend Russia. Such cost-imposing options could place new burdens on Russia, ideally heavier burdens than would be imposed on the United States for pursuing those options.</p>

<p>The work builds on the concept of long-term strategic competition developed during the Cold War, some of which originated at RAND. A seminal 1972 RAND report posited that the United States needed to shift its strategic thinking away from trying to stay ahead of the Soviet Union in all dimensions and toward trying to control the competition and channel it into areas of U.S. advantage. If this shift could be made successfully, the report concluded, the United States could prompt the Soviet Union to shift its limited resources into areas that posed less of a threat.</p>

<p>The new report applies this concept to today’s Russia. A team of RAND experts developed economic, geopolitical, ideological, informational, and military options and qualitatively assessed them in terms of their likelihood of success in extending Russia, their benefits, and their risks and costs.</p>

<p>Economic Cost-Imposing Measures<br />Expanding U.S. energy production would stress Russia’s economy, potentially constraining its government budget and, by extension, its defense spending. By adopting policies that expand world supply and depress global prices, the United States can limit Russian revenue. Doing so entails little cost or risk, produces second-order benefits for the U.S. economy, and does not need multilateral endorsement.</p>

<p>Figure 1. Russian Petroleum Exports Are Declining</p>

<p>Year	Percentage of the total value of exports<br />2012	~70<br />2013	~70<br />2014	~68<br />2015	63<br />2016	47<br />SOURCE: United Nations (UN), UN Comtrade Database, electronic online database, 2017.</p>

<p>Imposing deeper trade and financial sanctions would also likely degrade the Russian economy, especially if such sanctions are comprehensive and multilateral. Thus, their effectiveness will depend on the willingness of other countries to join in such a process. But sanctions come with costs and, depending on their severity, considerable risks.</p>

<p>Increasing Europe’s ability to import gas from suppliers other than Russia could economically extend Russia and buffer Europe against Russian energy coercion. Europe is slowly moving in this direction by building regasification plants for liquefied natural gas (LNG). But to be truly effective, this option would need global LNG markets to become more flexible than they already are and would need LNG to become more price-competitive with Russian gas.</p>

<p>Encouraging the emigration from Russia of skilled labor and well-educated youth has few costs or risks and could help the United States and other receiving countries and hurt Russia, but any effects—both positive for receiving countries and negative for Russia—would be difficult to notice except over a very long period. This option also has a low likelihood of extending Russia.</p>

<p>NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.</p>

<p>Geopolitical Cost-Imposing Measures<br />Photo by Sgt. Mitchell Ryan/DoD<br />Syrian Democratic Forces trainees, representing an equal number of Arab and Kurdish volunteers, stand in formation at their graduation ceremony in northern Syria, August 9, 2017.</p>

<p>Photo by Sgt. Mitchell Ryan/DoD</p>

<p>Providing lethal aid to Ukraine would exploit Russia’s greatest point of external vulnerability. But any increase in U.S. military arms and advice to Ukraine would need to be carefully calibrated to increase the costs to Russia of sustaining its existing commitment without provoking a much wider conflict in which Russia, by reason of proximity, would have significant advantages.</p>

<p>Increasing support to the Syrian rebels could jeopardize other U.S. policy priorities, such as combating radical Islamic terrorism, and could risk further destabilizing the entire region. Furthermore, this option might not even be feasible, given the radicalization, fragmentation, and decline of the Syrian opposition.</p>

<p>Promoting liberalization in Belarus likely would not succeed and could provoke a strong Russian response, one that would result in a general deterioration of the security environment in Europe and a setback for U.S. policy.</p>

<p>Expanding ties in the South Caucasus—competing economically with Russia—would be difficult because of geography and history.</p>

<p>Reducing Russian influence in Central Asia would be very difficult and could prove costly. Increased engagement is unlikely to extend Russia much economically and likely to be disproportionately costly for the United States.</p>

<p>Flip Transnistria and expel the Russian troops from the region would be a blow to Russian prestige, but it would also save Moscow money and quite possibly impose additional costs on the United States and its allies.</p>

<p>NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.</p>

<p>Ideological and Informational Cost-Imposing Measures<br />Photo by Dmitry Vereshchagin/Adobe Stock<br />Muscovites protesting the war in Ukraine and Russia’s support of separatism in the Crimea on the Circular Boulevards in Moscow on March 15, 2014.</p>

<p>Photo by Dmitry Vereshchagin/Adobe Stock</p>

<p>Diminishing faith in the Russian electoral system would be difficult because of state control over most media sources. Doing so could increase discontent with the regime, but there are serious risks that the Kremlin could increase repression or lash out and pursue a diversionary conflict abroad that might run counter to Western interests.</p>

<p>Creating the perception that the regime is not pursuing the public interest could focus on widespread, large-scale corruption and further challenge the legitimacy of the state. But it is hard to assess whether political volatility and protests would lead to a more extended Russia—less able or inclined to threaten Western interests abroad—or to a Russia more inclined to lash out in retaliation or to distract, making this a high-risk option.</p>

<p>Encouraging domestic protests and other nonviolent resistance would focus on distracting or destabilizing the Russian regime and reducing the likelihood that it would pursue aggressive actions abroad, but the risks are high and it would be difficult for Western governments to directly increase the incidence or intensity of anti-regime activities in Russia.</p>

<p>Undermining Russia’s image abroad would focus on diminishing Russian standing and influence, thus undercutting regime claims of restoring Russia to its former glory. Further sanctions, the removal of Russia from non-UN international forums, and boycotting such events as the World Cup could be implemented by Western states and would damage Russian prestige. But the extent to which these steps would damage Russian domestic stability is uncertain.</p>

<p>While none of these measures has a high probability of success, any or all of them would prey on the Russian regime’s deepest anxieties and might be employed as a deterrent threat to diminish Russia’s active disinformation and subversion campaigns abroad.</p>

<p>NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.</p>

<p>Air and Space Cost-Imposing Measures<br />Sailors<br />Marines assigned to the Thunderbolts of Marine Fighter Attack Squadron (VMFA) 251 remove a training AGM-88 HARM from an F/A-18C Hornet on the flight deck of the Nimitz-class aircraft carrier USS Theodore Roosevelt (CVN 71).</p>

<p>Photo by Anthony N. Hilkowski/DVIDS</p>

<p>Reposturing bombers within easy striking range of key Russian strategic targets has a high likelihood of success and would certainly get Moscow’s attention and raise Russian anxieties; the costs and risks of this option are low as long as the bombers are based out of range of most of Russia’s theater ballistic and ground-based cruise missiles.</p>

<p>Reposturing fighters so that they are closer to their targets than bombers as a way to achieve higher sortie rates to compensate for their smaller payloads would likely concern Moscow even more than reposturing bombers, but the likelihood of success is low and risks are high. Because each aircraft would need to fly multiple sorties during a conventional conflict, Russian leaders would probably be confident that they could destroy many fighters on the ground and shut down their deployment airfields early on with few or no additions to their missile inventory.</p>

<p>Deploying additional tactical nuclear weapons to locations in Europe and Asia could heighten Russia’s anxiety enough to significantly increase investments in its air defenses. In conjunction with the bomber option, it has a high likelihood of success, but deploying more such weapons might lead Moscow to react in ways contrary to U.S. and allied interests.</p>

<p>Repositioning U.S. and allied ballistic missile defense systems to better engage Russian ballistic missiles would also alarm Moscow but would likely be the least effective option because Russia could easily saturate current systems and any planned upgrades with a small percentage of its existing missile inventory, leaving many missiles still available to hold U.S. and allied targets at risk.</p>

<p>There are also ways to get Russia to extend itself in strategic competition. In terms of benefits, such developments would exploit Moscow’s demonstrated fear of U.S. airpower capabilities and doctrines. Developing new low-observable, long-range bombers, or simply adding significantly more of types that are already available or programmed (B-2s and B-21s) would be worrisome for Moscow, as would developing autonomous or remotely piloted strike aircraft and producing them in high numbers. All options would likely incentivize Moscow to devote ever-greater resources to making its command and control systems harder, more mobile, and more redundant.</p>

<p>A key risk of these options is being drawn into arms races that result in cost-imposing strategies directed against the United States. For example, investing in ballistic missile defense systems and space-based weapons would alarm Moscow, but Russia could defend against such developments by taking measures that would probably be considerably cheaper than the costs of these systems to the United States.</p>

<p>As for likelihood of success, some options are good cost-imposing strategies, but some—such as investing more in HARMs or other electronic warfare technologies—are clearly better than others, and some approaches should be avoided, such as those that focus on space-based weapons or ballistic missile defense systems.</p>

<p>The United States might goad Russia into a costly arms race by breaking out of the nuclear arms control regime, but the benefits are unlikely to outweigh U.S. costs. The financial costs of a nuclear arms race would probably be as high for the United States as they would be for Russia, perhaps higher. But the more serious costs would be political and strategic.</p>

<p>control regime	Low	Moderate	High<br />NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.</p>

<p>Maritime Cost-Imposing Measures<br />USN<br />A U.S. sailor aboard the guided missile destroyer USS Mustin (DDG 89) fires a torpedo at a simulated target during Valiant Shield 2014 in the Pacific Ocean September 18, 2014.</p>

<p>Photo by Petty Officer 3rd Class Declan Barnes/DVIDS</p>

<p>Increasing U.S. and allied naval force posture and presence in Russia’s operating areas could force Russia to increase its naval investments, diverting investments from potentially more dangerous areas. But the size of investment required to reconstitute a true blue-water naval capability makes it unlikely that Russia could be compelled or enticed to do so.</p>

<p>Increasing naval R&D efforts would focus on developing new weapons that allow U.S. submarines to threaten a broader set of targets or enhance their ability to threaten Russian nuclear ballistic missile submarines (SSBNs), which could impose anti-submarine warfare costs on Russia. There are limited risks, but success depends on being able to develop these capabilities and on whether they are sufficiently capable of influencing Russian expenditures.</p>

<p>Shifting nuclear posture toward SSBNs would entail increasing the percentage of the U.S. nuclear triad assigned to SSBNs by increasing the size of that fleet. While it might force Russia to invest in capabilities that can operate in a blue-water environment in two oceans and would reduce risks to U.S. strategic posture, the option is unlikely to entice Russia into changing its strategy and, thus, extending itself.</p>

<p>Checking the Black Sea buildup would involve deploying strengthened North Atlantic Treaty Organization (NATO) anti-access and area denial over the Black Sea—perhaps in the form of long-range, land-based anti-ship missiles—to drive up the cost of defending Russian bases in Crimea and lower the benefit to Russia of having seized this area. Russia would certainly mount a vigorous diplomatic and informational campaign to dissuade coastal NATO and non-NATO states from participating. Also, operating in the Black Sea is politically and logistically more difficult for the U.S. Navy than the Russian Navy; it is also more dangerous for the former in a conflict.</p>

<p>NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.</p>

<p>Land and Multidomain Cost-Imposing Measures<br />#ArtemisStrike<br />Exercise Artemis Strike was a German-led tactical live-fire exercise with live Patriot and Stinger missiles at the NATO Missile Firing Installation in Chania, Greece, from October 31 to November 9, 2017. More than 200 U.S. soldiers and approximately 650 German airmen participated in the realistic training within a combined construct, exercising the rigors associated with force projection and educating operators on their air missile defense systems.</p>

<p>Photo by Anthony Sweeney/DVIDS</p>

<p>Increasing U.S. forces in Europe, increasing European NATO member ground capabilities, and deploying a large number of NATO forces on the Russian border would likely have only limited effects on extending Russia. All the options would enhance deterrence, but the risks vary. A general increase in NATO ground force capabilities in Europe—including closing European NATO member readiness gaps and increasing the number of U.S. forces stationed in traditional locations in Western Europe—would have limited risks. But large-scale deployments on Russia’s borders would increase the risk of conflict with Russia, particularly if perceived as challenging Russia’s position in eastern Ukraine, Belarus, or the Caucasus.</p>

<p>Increasing the size and frequency of NATO exercises in Europe may help to enhance readiness and deterrence, but it is unlikely to prompt a costly Russian response unless the exercises also send risky signals. Large-scale NATO exercises held near Russia’s borders and exercises that practice counterattack or offensive scenarios could be perceived as showing the intent and willingness to consider offensive operations. For example, a NATO exercise simulating a counterattack to retake NATO territory lost to advancing Russian forces might look like an exercise to prepare for an invasion of a piece of Russian territory, such as Kaliningrad.</p>

<p>Developing but not deploying an intermediate-range missile could bring Russia back into conformity with the Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty but could also prompt an acceleration of Russian missile programs. Withdrawing from that treaty and building the missiles but not deploying them in Europe would add little to U.S. capabilities and would probably prompt Russia to deploy such missiles itself—and, perhaps, invest more in ballistic missile defense. Taking the further step of deploying the missiles to Europe, assuming that NATO allies were willing, would also almost certainly prompt a Russian response, potentially involving substantial resources, or at least the diversion of substantial resources from other defense spending, though it is hard to assess what share would be directed toward defensive capabilities versus offensive or retaliatory ones.</p>

<p>Incremental investments in new technologies to counter Russian air defenses and increase U.S. long-range fires could significantly improve defense and deterrence while compelling increased Russian investment in countermeasures. Investments in more-revolutionary, next-generation technologies could have even greater effects, given the Russian concerns about new physical principles, but depending on the capability, such investments could also risk strategic stability by threatening the Russian regime and leadership security in a crisis.</p>

<p>NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.</p>

<p>Implications for the Army<br />The task of “extending Russia” need not fall primarily on the Army or even the U.S. armed forces as a whole. Indeed, the most promising ways to extend Russia—those with the highest benefit, the lowest risk, and greatest likelihood of success—likely fall outside the military domain. Russia is not seeking military parity with the United States and, thus, might simply choose not to respond to some U.S. military actions (e.g., shifts in naval presence); other U.S. military actions (e.g., posturing forces closer to Russia) could ultimately prove more costly to the United States than to Russia. Still, our findings have at least three major implications for the Army.</p>

<p>The U.S. Army should rebuild its linguistic and analytical expertise on Russia. Because Russia does pose a long-term threat, the Army needs to develop the human capital to engage in this strategic competition.<br />The Army should consider investing and encouraging the other services to invest more in capabilities, such as Army Tactical Missile Systems, Indirect Fire Protection Capability Increment 2, longer-range anti-air defense, and other systems designed to counter Russian anti-access and area denial capabilities. The Army also might consider spending some R&D resources on less-mature, more-futuristic systems (e.g., swarm unmanned aerial vehicles or remote combat vehicles). While these measures would likely be insufficient in themselves to greatly extend Russia, they would benefit U.S. deterrence efforts and could augment a broader whole-of-government policy.<br />Even if the Army were not directly involved in extending Russia per se, it would play a key role in mitigating the possible blowback. All the options to extend Russia incur some risk. As a result, enhancing U.S. deterrence posture in Europe and increasing U.S. military capabilities (e.g., an enhanced Javelin or active protection systems for Army vehicles) might need to go hand in hand with any move to extend Russia, as a way of hedging against the chance of tensions with Russia escalating into conflict.<br />Conclusions<br />The most-promising options to “extend Russia” are those that directly address its vulnerabilities, anxieties, and strengths, exploiting areas of weakness while undermining Russia’s current advantages. In that regard, Russia’s greatest vulnerability, in any competition with the United States, is its economy, which is comparatively small and highly dependent on energy exports. Russian leadership’s greatest anxiety stems from the stability and durability of the regime, and Russia’s greatest strengths are in the military and info-war realms. The table below draws from the earlier tables to identify the most-promising options.</p>

<p>Most of the options discussed, including those listed here, are in some sense escalatory, and most would likely prompt some Russian counterescalation. Thus, besides the specific risks associated with each option, there is additional risk attached to a generally intensified competition with a nuclear-armed adversary to consider. This means that every option must be deliberately planned and carefully calibrated to achieve the desired effect. Finally, although Russia will bear the cost of this increased competition less easily than the United States will, both sides will have to divert national resources from other purposes. Extending Russia for its own sake is not a sufficient basis in most cases to consider the options discussed here. Rather, the options must be considered in the broader context of national policy based on defense, deterrence, and—where U.S. and Russian interests align—cooperation.</p>

<p>NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.<br /> <a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1146/rand-corp-ukraine-russie" class="embed-insert"><img class="" alt="Rand Corp Ukraine Russie" src="https://ememiom.fr/iom/cache/1750503991/default/file/icons/pdf.gif"></a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 10:11:40 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1140/who-is-ursula-von-der-liar</link>
	<title><![CDATA[Who is Ursula von der Liar?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1141/le-visage-de-lhorrope" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" width="100%" alt="Le visage de l'horrope" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1141/medium"></a> </p>

<p>The woman so desperate for continuation of the War in Ukraine?</p>

<p>Born into privilege, her rise reeks of nepotism, with scandals shes done a good job of insuring the client media keeps hidden. Her father, Ernst Albrecht, a CDU politician (the same party thats just taken power in germany) and Lower Saxony Minister /President from 1976 to 1990, used huge inherited aristocratic wealth to secure  European Economic Community posts, gifting Ursula elite schools, Brussels roots, and insider access. </p>

<p>Just like his daughter, his anti-Russian mantra was Cold War standard, pro-NATO, anti-Moscow, Her grandfather, Carl Albrecht, a famous wealthy psychologist, lived off Bremen cotton riches and plantation ties. With a family thriving under Hitler’s shadow, passing Ursula a loaded name. She married Heiko von der Leyen in 1986, joining a noble silk dynasty with estates like Bloemersheim Castle. a Nazi relative, Joachim Freiherr von der Leyen probably isn't the only dark secret from the period. Her wealth from her paternal side is Albrecht trade cash, von der Leyen land, plus a €300,000 EU salary, all keeping her seven kids in luxury.none of whom will ever see a battlefield. </p>

<p>She’s fiercely anti-Russian, pushing to expand Germany’s military and NATO as Defence Minister (2013–2019), then choking Russia with sanctions as Commission Chief. It’s family doctrine, not vision. Her defence tenure was a cesspool: the “consultant scandal” funnelled €150 million to McKinsey and pals like Katrin Suder, flouting rules with only €2.9 million declared. Two phones from that era, subpoenaed in 2019, were wiped clean “for security” as she bolted to the EU, a blatant cover-up MPs like Tobias Lindner and Alexander Müller called criminal. The Gorch Fock ship refurb soared from €10 million to €135 million, waste she shrugged off while troops drilled with broomsticks. Then “Pfizergate”: In 2021, she texted Pfizer’s CEO for a €35 billion vaccine deal, 1.8 billion doses, no oversight. The texts? “Lost,” she says. </p>

<p>The EU Ombudsman investigated, the EPPO probes corruption, and €4 billion in doses rot unused. She’s untouchable,she plagiarized her thesis, but that's ignored, audits buried, evidence torched.<br />Ursula’s career is corruption incarnate. </p>

<p>She's in the top job due to vast privilege and her father’s clout, grandfather’s cash, husband’s title hoisted her up. Anti-Russian Blood, not brains. Her Wealth? Inherited, not made. Scandals, defence theft, missing phones, and vaccine rip-offs all prove she’s a crook, shielded by lineage. Europe’s crippled with a rotten aristocrat as a "leader" </p>

<p>None of her wealthy relatives or political elite friends will die in the War they are so desperate to start with Russia. </p>

<p>That will be your and your families privilege, as is paying her huge salary and pension.</p>

<p><a href="https://x.com/BowesChay?t=NuBiD3bdT0iVVwg6yAqqvA&s=09"><br />Chay BOWES</a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1137/lhistorien-israelien-shlomo-sand-remet-en-place-macron-concernant-son-amalgame-entre-%E2%80%9Canti-sionisme%E2%80%9D-et-%E2%80%9Cantisemitisme%E2%80%9D</guid>
	<pubDate>Sat, 31 May 2025 20:46:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1137/lhistorien-israelien-shlomo-sand-remet-en-place-macron-concernant-son-amalgame-entre-%E2%80%9Canti-sionisme%E2%80%9D-et-%E2%80%9Cantisemitisme%E2%80%9D</link>
	<title><![CDATA[L&#039;historien israélien Shlomo Sand remet en place Macron concernant son amalgame entre “anti-sionisme” et “antisémitisme”]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L’historien juif israélien, Shlomo Sand, qui avait récemment déclaré « J’ai honte d’être Israélien », a donné une véritable leçon de vocabulaire à Emmanuel Macron, qui a repris à son compte, lors de la visite de Netanyahou, le chantage à l’antisémitisme, en condamnant sans aucun fondement l’anti-sionisme.</p><p>Lettre ouverte à M. le Président de la République française<br />vendredi 21 juillet 2017 par Shlomo Sand</p><p>Par Shlomo Sand, historien israélien (Traduit de l’hébreu par Michel Bilis). Publié dans le club de Médiapart, le 21 juillet 2017.</p><p>L’historien israélien Shlomo Sand interpelle Emmanuel Macron sur son discours, tenu en présence de Benjamin Netanyahou, pour la commémoration de la rafle du Vél’ d’Hiv: « L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? »</p><p>En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien eu un antisémitisme, en France, avant et après la seconde guerre mondiale.<br />Oui, il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité.</p><p>Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. Certes, je connais depuis longtemps l’impossibilité de séparer la mémoire de la politique. Peut-être déployez-vous une stratégie sophistiquée, encore non révélée, visant à contribuer à la réalisation d’un compromis équitable, au Proche-Orient ?</p><p>J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que :</p><p>« L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !</p><p>Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, Etat juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !</p><p>Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes : ils recherchent sans relâche un ADN juif (ce, jusqu’à l’université où j’enseigne).</p><p>Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept : « sionisme » ; ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.</p><p>Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à Dieu. Dieu a donné et Dieu a repris, et lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le « Tout Puissant », pour lui substituer le sujet humain actif.</p><p>Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un Etat juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d’Arabes, est une idée morale. En 1917, la Palestine comptait 700.000 musulmans et chrétiens arabes et environ 60.000 juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies (et à celles du régime de Vichy).</p><p>En 1948, il y avait en Palestine : 650 000 juifs et 1,3 million de musulmans et chrétiens arabes dont 700.000 devinrent des réfugiés : c’est sur ces bases démographiques qu’est né l’Etat d’Israël. Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l’État d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ?</p><p>Et vint l’année 1967 : depuis lors Israël règne sur 5,5 millions de Palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire : pour une partie d’entre eux, dans une sorte de « réserve d’Indiens » en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans un « réserve de barbelés » à Gaza (70% de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés). Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de « la terre d’Israël », et s’y comporte selon son bon vouloir : jusqu’à présent, 600 000 colons israéliens juifs y ont été installés….et cela n’est pas terminé !</p><p>Est-cela le sionisme d’aujourd’hui ? Non ! Répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir, et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit État palestinien étroit doit être constitué à côté de l’État d’Israël, que l’objectif du sionisme était de fonder un État où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes, et non pas de conquérir dans sa totalité « l’antique patrie ». Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux : l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu’État juif.</p><p>Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris, et pourquoi, je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. Votre parti politique inscrit, dans son intitulé : « La République », c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner : c’est aussi mon cas. Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un État juif. Le Ministère de l’Intérieur israélien recense 75% de ses citoyens comme juifs, 21% comme musulmans et chrétiens arabes et 4% comme « autres » (sic). Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des Israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre. Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même ! Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du CRIF, et leurs « supporters » y émigreront ! Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante ! En revanche, on a pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Nétanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le « transfert » des Israéliens arabes, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions.</p><p>Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’État dans lequel il vit soit une République israélienne, et non pas un Etat communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un État, qui, par son autodéfinition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, Monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ?</p><p>Shlomo Sand, historien israélien</p><p>(Traduit de l’hébreu par Michel Bilis)</p><p>Source Mediapart</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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