<?xml version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" >
<channel>
	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Monde]]></title>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/group/71/all?offset=30</link>
	<atom:link href="https://ememiom.fr/iom/blog/group/71/all?offset=30" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1149/en-alaska-le-debut-cruel-d%E2%80%99un-nouvel-ordre-du-monde</guid>
	<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 04:30:39 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1149/en-alaska-le-debut-cruel-d%E2%80%99un-nouvel-ordre-du-monde</link>
	<title><![CDATA[En Alaska, le début cruel d’un nouvel ordre du monde]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La rencontre de Trump avec Poutine est évidemment un évènement. Les deux personnages cumulent assez de pouvoirs sur la planète pour que ce le soit. Surtout dans un moment de dislocation géopolitique comme celui-ci. C’est aussi une humiliation de plus pour les vassaux européens et les commensaux de l’OTAN qui tiendront la bougie chez eux pendant que les dominants se passent d’eux pour décider de l’avenir de leur continent. Le contre sens de la politique suivie par les européens à propos de la Russie depuis trente ans s’étale sous leurs yeux. Car la Russie est une composante de l’Europe. Davantage que la Turquie avec qui pourtant les négociations en vue de son adhésion à l’UE sont pourtant censées continuer. Les dirigeants de l’Union européenne ont accepté le scénario conclu en 2008 à Budapest en faveur de l’annexion par l’OTAN de l’Ukraine et de la Géorgie, véritable déclaration de guerre à la Russie. Sur ce blog même j’en avais fait l’analyse et l’alerte. Je n’ai pas été le seul. Il est donc impossible de dire que cela ne se savait pas. De leur côté, les USA ont joué une partie trop compliquée. La Chine ou la Russie, il leur fallait choisir quel était le véritable « adversaire systémique ». Les atermoiements, hésitations et les allers-retours ont embrouillé leur action.  Trop tard maintenant. Poutine a gagné la guerre parce que l’Ukraine ne peut la gagner sans un engagement des USA d’une ampleur qui n’est plus à l’ordre du jour. Pour cause de Chine. Les USA ne peuvent donc pas se tirer d’affaires en vainqueurs. Ils devront accepter qu’une nouvelle carte de l’Europe soit dessinée. Pour finir, l’Europe politique y aura donc laissé sa peau. Elle a prouvé qu’elle n’existe pas et n’en a ni la volonté ni les moyens. Plus que jamais ce sera l’Europe allemande. C’est-à-dire le néant.  </p><p>L’Ukraine pensait pouvoir compter sur les USA surtout et sur les européens aussi pour garantir son indépendance contre l’invasion dont elle fait l’objet. Elle sait à quoi s’en tenir. Elle ne peut plus gagner. Non seulement pour les raisons militaires évoquées. Mais surtout parce que son système politique tient à un fil. Tout concourt à l’effondrement : avoir interdit les syndicats et les partis d’opposition, avoir maintenu Zelenski en place alors que son mandat présidentiel est fini, avoir tenté de sauver les corrompus qui pillent l’effort de guerre, les désertions massives, tout cela a brisé le lien unissant le système Zelenski à son peuple en guerre. Les bonimenteurs sur l’alliance OTAN comme garantie de défense vont manger leur chapeau. La petite gôche atlantiste aussi. Au demeurant, compte tenu de la nature des liens qui unissent les USA et Netanyahu, il est peu probable que le divorce entre atlantistes ait lieu.</p><p>Pour nous plus que jamais, compter sur qui que ce soit d’autre que soi-même pour se défendre est une naïveté qui se paiera toujours très cher. USA, Russes, Allemands et d’autres vont tirer chacun leur jus de cette nouvelle distribution des cartes de la puissance. Sauf la France, faute de politique réaliste et faute d’ambitions, faute de compréhension du moment.</p><p>Les frontières de l’Ukraine seront donc discutées en dehors de la présence des Ukrainiens. Le départ de Zelenski est la condition de l’accord. Tout simplement parce que son mandat est fini et que je ne crois pas la Russie capable de signer quoique ce soit avec quelqu’un bientôt remplacé par un autre qui pourrait tout remettre en cause. Si Trump et Poutine s’entendent sur un dépeçage accepté jusqu’où cela ira-t-il ? Serons-nous contemporains d’un nouveau Yalta, cet accord de partage du monde entre les USA et l’URSS ? Peut-être d’aucuns le voudraient-ils. Mais en l’absence de la Chine aucun arrangement n’a de valeur stable.  Et Poutine ne lâchera pas son alliance chinoise contre les promesses des paltoquets de la fin d’empire US et de leur ribambelle de marionnettes confuses en Europe. Il aura raison. Une telle étape porte en elle d’autres orages. Je note pour mémoire à cette occasion : sur cette base les appétits de bouts d’Ukraine en Pologne et en Hongrie seront rallumés. Dès lors, d’une façon ou d’une autre, la question des frontières va revenir plus forte que jamais. Nous avions proposé une conférence des frontières sous l’égide de l’OSCE en 2016. On me fit le procès stupide de m’accuser de vouloir les changer. J’argumentais qu’elles le feraient sans nous. Et que mieux valait prendre les devant en organisant la discussion que de subir les guerres que ce genre de situation déclenche. On a vu depuis comment l’Ecosse, la Catalogne, la Flandre aujourd’hui belge ont posé un problème. Encore ne fais-je ici que nommer ce que tout le monde sait puisque les intéressés se chargent de le faire savoir. Mais encore une fois, souvenons-nous que les frontières de l’ancien bloc soviétique n’ont jamais été stabilisées comme je l’ai rappelé à l’instant à propos de la Pologne et de la Hongrie. Bref, la rencontre de Trump avec Poutine sur le détroit de Behring peut être un énorme franchissement de seuil. Seul les USA assument un risque dans cette affaire. Celui de revenir sans aucune décision validée. Quant aux européens, ils n’ont aucun moyen de tirer si peu que ce soit quelque avantage que ce soit… Tel est le bilan réel de tous les bavards qui nous ont saoulé depuis 2005 avec leur coup de menton, leur insupportable arrogance atlantiste et leurs ritournelles à l’eau tiède sur l’avenir merveilleux de leurs plans. Leur temps est épuisé comme leur projet. Un gouvernement insoumis aura les mains libres pour engager tout autre chose, tout autrement pour que la France puisse déployer son offre de non-alignement altermondialiste. Une tout autre Europe peut être en vue.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1145/overextending-and-unbalancing-russia</guid>
	<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 09:17:45 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1145/overextending-and-unbalancing-russia</link>
	<title><![CDATA[Overextending and Unbalancing Russia]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1146/rand-corp-ukraine-russie" class="embed-insert"><img class="" alt="Rand Corp Ukraine Russie" src="https://ememiom.fr/iom/cache/1750503991/default/file/icons/pdf.gif"></a> Editor's Note, April 2022: We encourage you to explore this research brief and the full report that it is based on. However, because Russian state media entities and individuals sympathetic to Putin's decision to invade Ukraine have mischaracterized this research in recent weeks, we also encourage you to explore this helpful resource on Russia's “firehose of falsehood” approach to propaganda and our research on “Truth Decay,” which is a phenomenon that is driven in part by the spread of disinformation.</p>

<p>States and its allies could pursue across economic, political, and military areas to stress—overextend and unbalance—Russia’s economy and armed forces and the regime's political standing at home and abroad. Some of the options examined are clearly more promising than others, but any would need to be evaluated in terms of the overall U.S. strategy for dealing with Russia, which neither the report nor this brief has attempted to do.</p>

<p>The maxim that “Russia is never so strong nor so weak as it appears” remains as true in the current century as it was in the 19th and 20th.</p>

<p>Today’s Russia suffers from many vulnerabilities—oil and gas prices well below peak that have caused a drop in living standards, economic sanctions that have furthered that decline, an aging and soon-to-be-declining population, and increasing authoritarianism under Vladimir Putin’s now-continued rule. Such vulnerabilities are coupled with deep-seated (if exaggerated) anxieties about the possibility of Western-inspired regime change, loss of great power status, and even military attack.</p>

<p>Despite these vulnerabilities and anxieties, Russia remains a powerful country that still manages to be a U.S. peer competitor in a few key domains. Recognizing that some level of competition with Russia is inevitable, RAND researchers conducted a qualitative assessment of “cost-imposing options” that could unbalance and overextend Russia. Such cost-imposing options could place new burdens on Russia, ideally heavier burdens than would be imposed on the United States for pursuing those options.</p>

<p>The work builds on the concept of long-term strategic competition developed during the Cold War, some of which originated at RAND. A seminal 1972 RAND report posited that the United States needed to shift its strategic thinking away from trying to stay ahead of the Soviet Union in all dimensions and toward trying to control the competition and channel it into areas of U.S. advantage. If this shift could be made successfully, the report concluded, the United States could prompt the Soviet Union to shift its limited resources into areas that posed less of a threat.</p>

<p>The new report applies this concept to today’s Russia. A team of RAND experts developed economic, geopolitical, ideological, informational, and military options and qualitatively assessed them in terms of their likelihood of success in extending Russia, their benefits, and their risks and costs.</p>

<p>Economic Cost-Imposing Measures<br />Expanding U.S. energy production would stress Russia’s economy, potentially constraining its government budget and, by extension, its defense spending. By adopting policies that expand world supply and depress global prices, the United States can limit Russian revenue. Doing so entails little cost or risk, produces second-order benefits for the U.S. economy, and does not need multilateral endorsement.</p>

<p>Figure 1. Russian Petroleum Exports Are Declining</p>

<p>Year	Percentage of the total value of exports<br />2012	~70<br />2013	~70<br />2014	~68<br />2015	63<br />2016	47<br />SOURCE: United Nations (UN), UN Comtrade Database, electronic online database, 2017.</p>

<p>Imposing deeper trade and financial sanctions would also likely degrade the Russian economy, especially if such sanctions are comprehensive and multilateral. Thus, their effectiveness will depend on the willingness of other countries to join in such a process. But sanctions come with costs and, depending on their severity, considerable risks.</p>

<p>Increasing Europe’s ability to import gas from suppliers other than Russia could economically extend Russia and buffer Europe against Russian energy coercion. Europe is slowly moving in this direction by building regasification plants for liquefied natural gas (LNG). But to be truly effective, this option would need global LNG markets to become more flexible than they already are and would need LNG to become more price-competitive with Russian gas.</p>

<p>Encouraging the emigration from Russia of skilled labor and well-educated youth has few costs or risks and could help the United States and other receiving countries and hurt Russia, but any effects—both positive for receiving countries and negative for Russia—would be difficult to notice except over a very long period. This option also has a low likelihood of extending Russia.</p>

<p>NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.</p>

<p>Geopolitical Cost-Imposing Measures<br />Photo by Sgt. Mitchell Ryan/DoD<br />Syrian Democratic Forces trainees, representing an equal number of Arab and Kurdish volunteers, stand in formation at their graduation ceremony in northern Syria, August 9, 2017.</p>

<p>Photo by Sgt. Mitchell Ryan/DoD</p>

<p>Providing lethal aid to Ukraine would exploit Russia’s greatest point of external vulnerability. But any increase in U.S. military arms and advice to Ukraine would need to be carefully calibrated to increase the costs to Russia of sustaining its existing commitment without provoking a much wider conflict in which Russia, by reason of proximity, would have significant advantages.</p>

<p>Increasing support to the Syrian rebels could jeopardize other U.S. policy priorities, such as combating radical Islamic terrorism, and could risk further destabilizing the entire region. Furthermore, this option might not even be feasible, given the radicalization, fragmentation, and decline of the Syrian opposition.</p>

<p>Promoting liberalization in Belarus likely would not succeed and could provoke a strong Russian response, one that would result in a general deterioration of the security environment in Europe and a setback for U.S. policy.</p>

<p>Expanding ties in the South Caucasus—competing economically with Russia—would be difficult because of geography and history.</p>

<p>Reducing Russian influence in Central Asia would be very difficult and could prove costly. Increased engagement is unlikely to extend Russia much economically and likely to be disproportionately costly for the United States.</p>

<p>Flip Transnistria and expel the Russian troops from the region would be a blow to Russian prestige, but it would also save Moscow money and quite possibly impose additional costs on the United States and its allies.</p>

<p>NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.</p>

<p>Ideological and Informational Cost-Imposing Measures<br />Photo by Dmitry Vereshchagin/Adobe Stock<br />Muscovites protesting the war in Ukraine and Russia’s support of separatism in the Crimea on the Circular Boulevards in Moscow on March 15, 2014.</p>

<p>Photo by Dmitry Vereshchagin/Adobe Stock</p>

<p>Diminishing faith in the Russian electoral system would be difficult because of state control over most media sources. Doing so could increase discontent with the regime, but there are serious risks that the Kremlin could increase repression or lash out and pursue a diversionary conflict abroad that might run counter to Western interests.</p>

<p>Creating the perception that the regime is not pursuing the public interest could focus on widespread, large-scale corruption and further challenge the legitimacy of the state. But it is hard to assess whether political volatility and protests would lead to a more extended Russia—less able or inclined to threaten Western interests abroad—or to a Russia more inclined to lash out in retaliation or to distract, making this a high-risk option.</p>

<p>Encouraging domestic protests and other nonviolent resistance would focus on distracting or destabilizing the Russian regime and reducing the likelihood that it would pursue aggressive actions abroad, but the risks are high and it would be difficult for Western governments to directly increase the incidence or intensity of anti-regime activities in Russia.</p>

<p>Undermining Russia’s image abroad would focus on diminishing Russian standing and influence, thus undercutting regime claims of restoring Russia to its former glory. Further sanctions, the removal of Russia from non-UN international forums, and boycotting such events as the World Cup could be implemented by Western states and would damage Russian prestige. But the extent to which these steps would damage Russian domestic stability is uncertain.</p>

<p>While none of these measures has a high probability of success, any or all of them would prey on the Russian regime’s deepest anxieties and might be employed as a deterrent threat to diminish Russia’s active disinformation and subversion campaigns abroad.</p>

<p>NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.</p>

<p>Air and Space Cost-Imposing Measures<br />Sailors<br />Marines assigned to the Thunderbolts of Marine Fighter Attack Squadron (VMFA) 251 remove a training AGM-88 HARM from an F/A-18C Hornet on the flight deck of the Nimitz-class aircraft carrier USS Theodore Roosevelt (CVN 71).</p>

<p>Photo by Anthony N. Hilkowski/DVIDS</p>

<p>Reposturing bombers within easy striking range of key Russian strategic targets has a high likelihood of success and would certainly get Moscow’s attention and raise Russian anxieties; the costs and risks of this option are low as long as the bombers are based out of range of most of Russia’s theater ballistic and ground-based cruise missiles.</p>

<p>Reposturing fighters so that they are closer to their targets than bombers as a way to achieve higher sortie rates to compensate for their smaller payloads would likely concern Moscow even more than reposturing bombers, but the likelihood of success is low and risks are high. Because each aircraft would need to fly multiple sorties during a conventional conflict, Russian leaders would probably be confident that they could destroy many fighters on the ground and shut down their deployment airfields early on with few or no additions to their missile inventory.</p>

<p>Deploying additional tactical nuclear weapons to locations in Europe and Asia could heighten Russia’s anxiety enough to significantly increase investments in its air defenses. In conjunction with the bomber option, it has a high likelihood of success, but deploying more such weapons might lead Moscow to react in ways contrary to U.S. and allied interests.</p>

<p>Repositioning U.S. and allied ballistic missile defense systems to better engage Russian ballistic missiles would also alarm Moscow but would likely be the least effective option because Russia could easily saturate current systems and any planned upgrades with a small percentage of its existing missile inventory, leaving many missiles still available to hold U.S. and allied targets at risk.</p>

<p>There are also ways to get Russia to extend itself in strategic competition. In terms of benefits, such developments would exploit Moscow’s demonstrated fear of U.S. airpower capabilities and doctrines. Developing new low-observable, long-range bombers, or simply adding significantly more of types that are already available or programmed (B-2s and B-21s) would be worrisome for Moscow, as would developing autonomous or remotely piloted strike aircraft and producing them in high numbers. All options would likely incentivize Moscow to devote ever-greater resources to making its command and control systems harder, more mobile, and more redundant.</p>

<p>A key risk of these options is being drawn into arms races that result in cost-imposing strategies directed against the United States. For example, investing in ballistic missile defense systems and space-based weapons would alarm Moscow, but Russia could defend against such developments by taking measures that would probably be considerably cheaper than the costs of these systems to the United States.</p>

<p>As for likelihood of success, some options are good cost-imposing strategies, but some—such as investing more in HARMs or other electronic warfare technologies—are clearly better than others, and some approaches should be avoided, such as those that focus on space-based weapons or ballistic missile defense systems.</p>

<p>The United States might goad Russia into a costly arms race by breaking out of the nuclear arms control regime, but the benefits are unlikely to outweigh U.S. costs. The financial costs of a nuclear arms race would probably be as high for the United States as they would be for Russia, perhaps higher. But the more serious costs would be political and strategic.</p>

<p>control regime	Low	Moderate	High<br />NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.</p>

<p>Maritime Cost-Imposing Measures<br />USN<br />A U.S. sailor aboard the guided missile destroyer USS Mustin (DDG 89) fires a torpedo at a simulated target during Valiant Shield 2014 in the Pacific Ocean September 18, 2014.</p>

<p>Photo by Petty Officer 3rd Class Declan Barnes/DVIDS</p>

<p>Increasing U.S. and allied naval force posture and presence in Russia’s operating areas could force Russia to increase its naval investments, diverting investments from potentially more dangerous areas. But the size of investment required to reconstitute a true blue-water naval capability makes it unlikely that Russia could be compelled or enticed to do so.</p>

<p>Increasing naval R&D efforts would focus on developing new weapons that allow U.S. submarines to threaten a broader set of targets or enhance their ability to threaten Russian nuclear ballistic missile submarines (SSBNs), which could impose anti-submarine warfare costs on Russia. There are limited risks, but success depends on being able to develop these capabilities and on whether they are sufficiently capable of influencing Russian expenditures.</p>

<p>Shifting nuclear posture toward SSBNs would entail increasing the percentage of the U.S. nuclear triad assigned to SSBNs by increasing the size of that fleet. While it might force Russia to invest in capabilities that can operate in a blue-water environment in two oceans and would reduce risks to U.S. strategic posture, the option is unlikely to entice Russia into changing its strategy and, thus, extending itself.</p>

<p>Checking the Black Sea buildup would involve deploying strengthened North Atlantic Treaty Organization (NATO) anti-access and area denial over the Black Sea—perhaps in the form of long-range, land-based anti-ship missiles—to drive up the cost of defending Russian bases in Crimea and lower the benefit to Russia of having seized this area. Russia would certainly mount a vigorous diplomatic and informational campaign to dissuade coastal NATO and non-NATO states from participating. Also, operating in the Black Sea is politically and logistically more difficult for the U.S. Navy than the Russian Navy; it is also more dangerous for the former in a conflict.</p>

<p>NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.</p>

<p>Land and Multidomain Cost-Imposing Measures<br />#ArtemisStrike<br />Exercise Artemis Strike was a German-led tactical live-fire exercise with live Patriot and Stinger missiles at the NATO Missile Firing Installation in Chania, Greece, from October 31 to November 9, 2017. More than 200 U.S. soldiers and approximately 650 German airmen participated in the realistic training within a combined construct, exercising the rigors associated with force projection and educating operators on their air missile defense systems.</p>

<p>Photo by Anthony Sweeney/DVIDS</p>

<p>Increasing U.S. forces in Europe, increasing European NATO member ground capabilities, and deploying a large number of NATO forces on the Russian border would likely have only limited effects on extending Russia. All the options would enhance deterrence, but the risks vary. A general increase in NATO ground force capabilities in Europe—including closing European NATO member readiness gaps and increasing the number of U.S. forces stationed in traditional locations in Western Europe—would have limited risks. But large-scale deployments on Russia’s borders would increase the risk of conflict with Russia, particularly if perceived as challenging Russia’s position in eastern Ukraine, Belarus, or the Caucasus.</p>

<p>Increasing the size and frequency of NATO exercises in Europe may help to enhance readiness and deterrence, but it is unlikely to prompt a costly Russian response unless the exercises also send risky signals. Large-scale NATO exercises held near Russia’s borders and exercises that practice counterattack or offensive scenarios could be perceived as showing the intent and willingness to consider offensive operations. For example, a NATO exercise simulating a counterattack to retake NATO territory lost to advancing Russian forces might look like an exercise to prepare for an invasion of a piece of Russian territory, such as Kaliningrad.</p>

<p>Developing but not deploying an intermediate-range missile could bring Russia back into conformity with the Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty but could also prompt an acceleration of Russian missile programs. Withdrawing from that treaty and building the missiles but not deploying them in Europe would add little to U.S. capabilities and would probably prompt Russia to deploy such missiles itself—and, perhaps, invest more in ballistic missile defense. Taking the further step of deploying the missiles to Europe, assuming that NATO allies were willing, would also almost certainly prompt a Russian response, potentially involving substantial resources, or at least the diversion of substantial resources from other defense spending, though it is hard to assess what share would be directed toward defensive capabilities versus offensive or retaliatory ones.</p>

<p>Incremental investments in new technologies to counter Russian air defenses and increase U.S. long-range fires could significantly improve defense and deterrence while compelling increased Russian investment in countermeasures. Investments in more-revolutionary, next-generation technologies could have even greater effects, given the Russian concerns about new physical principles, but depending on the capability, such investments could also risk strategic stability by threatening the Russian regime and leadership security in a crisis.</p>

<p>NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.</p>

<p>Implications for the Army<br />The task of “extending Russia” need not fall primarily on the Army or even the U.S. armed forces as a whole. Indeed, the most promising ways to extend Russia—those with the highest benefit, the lowest risk, and greatest likelihood of success—likely fall outside the military domain. Russia is not seeking military parity with the United States and, thus, might simply choose not to respond to some U.S. military actions (e.g., shifts in naval presence); other U.S. military actions (e.g., posturing forces closer to Russia) could ultimately prove more costly to the United States than to Russia. Still, our findings have at least three major implications for the Army.</p>

<p>The U.S. Army should rebuild its linguistic and analytical expertise on Russia. Because Russia does pose a long-term threat, the Army needs to develop the human capital to engage in this strategic competition.<br />The Army should consider investing and encouraging the other services to invest more in capabilities, such as Army Tactical Missile Systems, Indirect Fire Protection Capability Increment 2, longer-range anti-air defense, and other systems designed to counter Russian anti-access and area denial capabilities. The Army also might consider spending some R&D resources on less-mature, more-futuristic systems (e.g., swarm unmanned aerial vehicles or remote combat vehicles). While these measures would likely be insufficient in themselves to greatly extend Russia, they would benefit U.S. deterrence efforts and could augment a broader whole-of-government policy.<br />Even if the Army were not directly involved in extending Russia per se, it would play a key role in mitigating the possible blowback. All the options to extend Russia incur some risk. As a result, enhancing U.S. deterrence posture in Europe and increasing U.S. military capabilities (e.g., an enhanced Javelin or active protection systems for Army vehicles) might need to go hand in hand with any move to extend Russia, as a way of hedging against the chance of tensions with Russia escalating into conflict.<br />Conclusions<br />The most-promising options to “extend Russia” are those that directly address its vulnerabilities, anxieties, and strengths, exploiting areas of weakness while undermining Russia’s current advantages. In that regard, Russia’s greatest vulnerability, in any competition with the United States, is its economy, which is comparatively small and highly dependent on energy exports. Russian leadership’s greatest anxiety stems from the stability and durability of the regime, and Russia’s greatest strengths are in the military and info-war realms. The table below draws from the earlier tables to identify the most-promising options.</p>

<p>Most of the options discussed, including those listed here, are in some sense escalatory, and most would likely prompt some Russian counterescalation. Thus, besides the specific risks associated with each option, there is additional risk attached to a generally intensified competition with a nuclear-armed adversary to consider. This means that every option must be deliberately planned and carefully calibrated to achieve the desired effect. Finally, although Russia will bear the cost of this increased competition less easily than the United States will, both sides will have to divert national resources from other purposes. Extending Russia for its own sake is not a sufficient basis in most cases to consider the options discussed here. Rather, the options must be considered in the broader context of national policy based on defense, deterrence, and—where U.S. and Russian interests align—cooperation.</p>

<p>NOTE: For all the tables in this brief, high and low rankings for costs and risks are inverted in desirability from the rest of the table; i.e., low costs are good in the same way that a high likelihood of success is. Thus, a low cost is shaded in light orange while a low likelihood of success is shaded in dark orange. All assessments listed in the tables in this brief are based on analysis by the report’s authors.<br /> <a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1146/rand-corp-ukraine-russie" class="embed-insert"><img class="" alt="Rand Corp Ukraine Russie" src="https://ememiom.fr/iom/cache/1750503991/default/file/icons/pdf.gif"></a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1140/who-is-ursula-von-der-liar</guid>
	<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 10:11:40 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1140/who-is-ursula-von-der-liar</link>
	<title><![CDATA[Who is Ursula von der Liar?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1141/le-visage-de-lhorrope" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" width="100%" alt="Le visage de l'horrope" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1141/medium"></a> </p>

<p>The woman so desperate for continuation of the War in Ukraine?</p>

<p>Born into privilege, her rise reeks of nepotism, with scandals shes done a good job of insuring the client media keeps hidden. Her father, Ernst Albrecht, a CDU politician (the same party thats just taken power in germany) and Lower Saxony Minister /President from 1976 to 1990, used huge inherited aristocratic wealth to secure  European Economic Community posts, gifting Ursula elite schools, Brussels roots, and insider access. </p>

<p>Just like his daughter, his anti-Russian mantra was Cold War standard, pro-NATO, anti-Moscow, Her grandfather, Carl Albrecht, a famous wealthy psychologist, lived off Bremen cotton riches and plantation ties. With a family thriving under Hitler’s shadow, passing Ursula a loaded name. She married Heiko von der Leyen in 1986, joining a noble silk dynasty with estates like Bloemersheim Castle. a Nazi relative, Joachim Freiherr von der Leyen probably isn't the only dark secret from the period. Her wealth from her paternal side is Albrecht trade cash, von der Leyen land, plus a €300,000 EU salary, all keeping her seven kids in luxury.none of whom will ever see a battlefield. </p>

<p>She’s fiercely anti-Russian, pushing to expand Germany’s military and NATO as Defence Minister (2013–2019), then choking Russia with sanctions as Commission Chief. It’s family doctrine, not vision. Her defence tenure was a cesspool: the “consultant scandal” funnelled €150 million to McKinsey and pals like Katrin Suder, flouting rules with only €2.9 million declared. Two phones from that era, subpoenaed in 2019, were wiped clean “for security” as she bolted to the EU, a blatant cover-up MPs like Tobias Lindner and Alexander Müller called criminal. The Gorch Fock ship refurb soared from €10 million to €135 million, waste she shrugged off while troops drilled with broomsticks. Then “Pfizergate”: In 2021, she texted Pfizer’s CEO for a €35 billion vaccine deal, 1.8 billion doses, no oversight. The texts? “Lost,” she says. </p>

<p>The EU Ombudsman investigated, the EPPO probes corruption, and €4 billion in doses rot unused. She’s untouchable,she plagiarized her thesis, but that's ignored, audits buried, evidence torched.<br />Ursula’s career is corruption incarnate. </p>

<p>She's in the top job due to vast privilege and her father’s clout, grandfather’s cash, husband’s title hoisted her up. Anti-Russian Blood, not brains. Her Wealth? Inherited, not made. Scandals, defence theft, missing phones, and vaccine rip-offs all prove she’s a crook, shielded by lineage. Europe’s crippled with a rotten aristocrat as a "leader" </p>

<p>None of her wealthy relatives or political elite friends will die in the War they are so desperate to start with Russia. </p>

<p>That will be your and your families privilege, as is paying her huge salary and pension.</p>

<p><a href="https://x.com/BowesChay?t=NuBiD3bdT0iVVwg6yAqqvA&s=09"><br />Chay BOWES</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1137/lhistorien-israelien-shlomo-sand-remet-en-place-macron-concernant-son-amalgame-entre-%E2%80%9Canti-sionisme%E2%80%9D-et-%E2%80%9Cantisemitisme%E2%80%9D</guid>
	<pubDate>Sat, 31 May 2025 20:46:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1137/lhistorien-israelien-shlomo-sand-remet-en-place-macron-concernant-son-amalgame-entre-%E2%80%9Canti-sionisme%E2%80%9D-et-%E2%80%9Cantisemitisme%E2%80%9D</link>
	<title><![CDATA[L&#039;historien israélien Shlomo Sand remet en place Macron concernant son amalgame entre “anti-sionisme” et “antisémitisme”]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L’historien juif israélien, Shlomo Sand, qui avait récemment déclaré « J’ai honte d’être Israélien », a donné une véritable leçon de vocabulaire à Emmanuel Macron, qui a repris à son compte, lors de la visite de Netanyahou, le chantage à l’antisémitisme, en condamnant sans aucun fondement l’anti-sionisme.</p><p>Lettre ouverte à M. le Président de la République française<br />vendredi 21 juillet 2017 par Shlomo Sand</p><p>Par Shlomo Sand, historien israélien (Traduit de l’hébreu par Michel Bilis). Publié dans le club de Médiapart, le 21 juillet 2017.</p><p>L’historien israélien Shlomo Sand interpelle Emmanuel Macron sur son discours, tenu en présence de Benjamin Netanyahou, pour la commémoration de la rafle du Vél’ d’Hiv: « L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? »</p><p>En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien eu un antisémitisme, en France, avant et après la seconde guerre mondiale.<br />Oui, il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité.</p><p>Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. Certes, je connais depuis longtemps l’impossibilité de séparer la mémoire de la politique. Peut-être déployez-vous une stratégie sophistiquée, encore non révélée, visant à contribuer à la réalisation d’un compromis équitable, au Proche-Orient ?</p><p>J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que :</p><p>« L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !</p><p>Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, Etat juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !</p><p>Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes : ils recherchent sans relâche un ADN juif (ce, jusqu’à l’université où j’enseigne).</p><p>Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept : « sionisme » ; ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.</p><p>Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à Dieu. Dieu a donné et Dieu a repris, et lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le « Tout Puissant », pour lui substituer le sujet humain actif.</p><p>Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un Etat juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d’Arabes, est une idée morale. En 1917, la Palestine comptait 700.000 musulmans et chrétiens arabes et environ 60.000 juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies (et à celles du régime de Vichy).</p><p>En 1948, il y avait en Palestine : 650 000 juifs et 1,3 million de musulmans et chrétiens arabes dont 700.000 devinrent des réfugiés : c’est sur ces bases démographiques qu’est né l’Etat d’Israël. Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l’État d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ?</p><p>Et vint l’année 1967 : depuis lors Israël règne sur 5,5 millions de Palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire : pour une partie d’entre eux, dans une sorte de « réserve d’Indiens » en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans un « réserve de barbelés » à Gaza (70% de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés). Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de « la terre d’Israël », et s’y comporte selon son bon vouloir : jusqu’à présent, 600 000 colons israéliens juifs y ont été installés….et cela n’est pas terminé !</p><p>Est-cela le sionisme d’aujourd’hui ? Non ! Répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir, et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit État palestinien étroit doit être constitué à côté de l’État d’Israël, que l’objectif du sionisme était de fonder un État où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes, et non pas de conquérir dans sa totalité « l’antique patrie ». Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux : l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu’État juif.</p><p>Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris, et pourquoi, je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. Votre parti politique inscrit, dans son intitulé : « La République », c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner : c’est aussi mon cas. Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un État juif. Le Ministère de l’Intérieur israélien recense 75% de ses citoyens comme juifs, 21% comme musulmans et chrétiens arabes et 4% comme « autres » (sic). Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des Israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre. Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même ! Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du CRIF, et leurs « supporters » y émigreront ! Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante ! En revanche, on a pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Nétanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le « transfert » des Israéliens arabes, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions.</p><p>Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’État dans lequel il vit soit une République israélienne, et non pas un Etat communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un État, qui, par son autodéfinition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, Monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ?</p><p>Shlomo Sand, historien israélien</p><p>(Traduit de l’hébreu par Michel Bilis)</p><p>Source Mediapart</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1126/lantisionisme-la-jouissance-de-trouver-enfin-un-coupable-commode</guid>
	<pubDate>Thu, 15 May 2025 19:09:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1126/lantisionisme-la-jouissance-de-trouver-enfin-un-coupable-commode</link>
	<title><![CDATA[L&#039;antisionisme,  la jouissance de trouver enfin un coupable commode.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Je parle souvent d’Israël ici, et certains n’y voient qu’une forme d’obsession, voire un réflexe de défense inconditionnelle. Je vais donc être clair. Je ne suis pas sioniste — pas au sens galvaudé, caricatural, presque hystérique que ce mot a pris aujourd’hui dans les bouches militantes. Le sionisme historique, celui de Herzl et des rescapés des pogroms, celui qui visait à offrir un refuge aux Juifs persécutés depuis deux mille ans, a atteint son but : Israël existe. Et ce but n’était pas une opinion, mais une nécessité vitale. Une réponse politique à une persécution que personne d’autre ne voulait voir.</p>

<p>Mais aujourd’hui, ce mot est devenu un chiffon rouge. Un épouvantail. Un prétexte pour délégitimer non pas une politique, mais une existence. Il ne s’agit plus de contester les choix d’un gouvernement, ce qui est sain et salutaire, mais de remettre en cause le droit même de cet État à exister. Il ne s’agit plus de critiquer des décisions, mais de construire une fiction paranoïaque et victimaire où Israël incarnerait le Mal pur, et ses ennemis, même les plus obscurantistes, seraient systématiquement disculpés.</p>

<p>Je parle d’Israël parce que je connais le terrain, je connais les gens, les colères, les blessures, les contradictions. J’y suis allé. Souvent. J’y ai vu des familles brisées des deux côtés. J’ai parlé avec des Israéliens qui dénoncent leur propre gouvernement, j’ai parlé avec des Palestiniens épuisés de survivre entre la répression, la misère, et l’instrumentalisation religieuse. J’ai organisé des dialogues entre ennemis. J’ai lu les textes sacrés, les manifestes politiques, les témoignages des extrémistes comme des pacifistes. J’ai fait ce que la plupart des militants sur internet ne feront jamais : regarder la complexité en face, sans fuir dans les slogans.</p>

<p>Et ce que je vois aujourd’hui, c’est une nouvelle forme de haine. Une haine élégante, maquillée en indignation morale. Une haine qui se croit du bon côté de l’Histoire parce qu’elle a des likes, des hashtags, et des indignations sur commande. On déteste Israël non pas malgré sa réussite, mais à cause d’elle. Parce que ce pays dérange, parce qu’il réussit, parce qu’il pense, parce qu’il débat, parce qu’il expose les échecs de ses voisins sans avoir besoin de les nommer.</p>

<p>Ce prétendu "antisionisme" est devenu le masque acceptable d’un antisémitisme recyclé. Une obsession maladive, sélective, qui ne s’intéresse qu’aux crimes juifs supposés, et ferme les yeux sur les dictatures arabes, les massacres internes, les enfants syriens gazés par leur propre État, les femmes lapidées à Kaboul, les journalistes assassinés au Caire, les opposants torturés à Téhéran.</p>

<p>Mais non, ce qui mobilise les foules, c’est Israël. L’unique démocratie du Moyen-Orient. Le pays où un Arabe peut être juge à la Cour suprême ou médecin en chef dans un hôpital. L’unique pays où l’on manifeste contre son propre gouvernement sans risquer la prison ou la mort.</p>

<p>Ce que j’entends chez certains, ce n’est pas la révolte contre l’injustice — c’est la jouissance de trouver enfin un coupable commode. Et de se donner à bon compte une posture morale. La propagande moderne, ne vous y trompez pas, ne ment pas frontalement. Elle sélectionne les faits qui servent le récit. Elle vous montre Gaza sous les bombes, mais jamais les roquettes tirées depuis des écoles. Elle vous montre la détresse palestinienne — réelle, insupportable — mais jamais la corruption de leurs dirigeants, les millions détournés, les enfants endoctrinés.</p>

<p>Et que dire de ceux qui idéalisent le Hamas ou le Hezbollah au nom de la « résistance » ? Depuis quand la liberté passe-t-elle par la soumission des femmes, la haine des Juifs, la loi de la terreur ? Depuis quand peut-on, au nom des opprimés, défendre ceux qui veulent imposer un totalitarisme religieux ?</p>

<p>Je ne défends pas Israël pour me rassurer. Je le défends parce que j’en connais les limites, les défauts, mais aussi la vitalité, le courage, les contradictions vivantes. Parce que j’ai vu la réalité – pas celle des écrans, mais celle du terrain. Et parce qu’on ne peut pas construire la paix sur une haine ritualisée et une ignorance satisfaite.</p>

<p>La souffrance palestinienne est réelle. Elle me touche. Je l’ai vue. Mais je l’ai vue aussi ailleurs : dans des pays arabes où l’on meurt dans l’indifférence générale, écrasé par ses propres dirigeants, ou par des clans adverses, sans qu’aucun militant occidental ne s’en émeuve. Il y a dans cette indignation sélective une obscénité, un aveuglement volontaire, une paresse intellectuelle.</p>

<p>La vérité, c’est que beaucoup ne veulent pas voir le réel. Ils veulent des figures, des symboles, des coupables. Israël leur fournit tout cela. Et peu importe la vérité. Peu importe la complexité. Peu importe la douleur des deux peuples.</p>

<p>Moi, je continuerai de parler. De dire ce que je vois. Même si cela dérange. Surtout si cela dérange.</p>

<p>Charles Rojzman</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1124/evaluation-des-avertissements-emis-par-le-foreign-affairs-sur-les-risques-d%E2%80%99une-allemagne-raffermie-et-remilitarisee</guid>
	<pubDate>Thu, 08 May 2025 12:32:17 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1124/evaluation-des-avertissements-emis-par-le-foreign-affairs-sur-les-risques-d%E2%80%99une-allemagne-raffermie-et-remilitarisee</link>
	<title><![CDATA[Évaluation des avertissements émis par le Foreign Affairs sur les risques d’une Allemagne raffermie et remilitarisée]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Andrew Korybko − Le 25 avril 2025 − Source <a>korybko.substack.com</a></p><p></p><p>Quelle est la probabilité qu’une Allemagne potentiellement ultra-nationaliste « se remette à négocier ses frontières ou outrepasse les délibérations qu’affectionne l’UE pour passer au chantage militaire ? »</p><p></p><p><a href="https://archive.is/uS7fa">Foreign Affairs</a> a émis début avril un avertissement : une Allemagne <a href="https://korybko.substack.com/p/itll-be-a-lot-easier-said-than-done">reprenant courage</a> et <a href="https://korybko.substack.com/p/the-rearm-europe-plan-will-probably">remilitarisée</a> pourrait poser un nouveau défi envers la stabilité de l’Europe. Foreign Affairs est convaincu que le « <a href="https://korybko.substack.com/p/olaf-scholzs-manifesto-for-foreign">Zeitenwende</a> » [changement d’ère historique] d’Olaf Scholz, l’ancien chancelier, « est cette fois-ci concret » au sens où son successeur Friedrich Merz dispose désormais du soutien parlementaire et populaire pour <a href="https://korybko.substack.com/p/germany-is-rebuilding-fortress-europe">transformer son pays en Grande Puissance</a>. Une telle transformation pourrait supposément bénéficier à l’Europe et à l’Ukraine, mais ne serait pas sans poser trois risques importants.</p><p>Selon les deux auteurs de l’article, ces risques impliqueraient : davantage de guerre hybride menée par la Russie contre l’Allemagne ; une montée du nationalisme dans les pays voisins de l’Allemagne, induite par cette montée de l’Allemagne ; et une possible explosion de l’ultra-nationalisme en Allemagne. Le catalyseur de tout cela est <a href="https://korybko.substack.com/p/the-eus-military-industrial-plans">le désengagement progressif</a> des États-Unis hors de l’OTAN, induit par la re-priorisation par l’administration Trump de la zone Asie-Pacifique. Au fur et à mesure de la diminution de l’influence étasunienne, des vides politiques et sécuritaires vont se faire sentir, et d’autres acteurs vont entrer en compétition pour les remplir.</p><p>Précisons que l’article traite davantage des avantages d’une mise en œuvre retardée du « Zeitenwende » de Scholz, que les auteurs présentent comme voué à se produire depuis longtemps, et comme une réponse naturelle au catalyseur susmentionné, vu que l’Allemagne constitue de facto d’ores et déjà le pays dirigeant l’UE. Dans le même temps, évoquer les risques raffermit aux yeux de certains lecteurs leur crédibilité, leur permet d’en faire subtilement porter l’ombrage à Trump, et fait apparaître les auteurs comme prescients dans l’occurrence où ces risques devaient se concrétiser.</p><p>Prenons pour commencer le premier des trois risques. Il est prédit que l’Allemagne et la Russie vont mener l’une contre l’autre davantage d’opérations de renseignements si la première assume le rôle de dirigeante du continent en contenant la seconde, chose que celle-ci considérerait bien sûr comme une menace latente pour des raisons historiques évidentes. L’article ne fait aucune mention de la manière suivant laquelle un tel nouveau rôle allemand poserait problème aux intérêts russes, et dépeint fallacieusement toute réponse potentiellement apportée par Moscou comme une agression non provoquée.</p><p>L’article se montre plus juste au sujet du deuxième risque de montée du nationalisme dans les pays voisins en réaction à une Allemagne reprenant du poil de la bête et remilitarisée, mais n’apporte guère de détails à cet égard. La Pologne constitue sans doute le candidat le plus probable pour cela, car de tels sentiments sont déjà en cours de développement dans sa société. Il s’agit d’une réaction à la coalition libéro-globaliste au pouvoir, à sa <a href="https://korybko.substack.com/p/poland-is-poised-to-play-an-important">soumission perçue</a> à l’Allemagne, et à des préoccupations de ce qu’une Allemagne potentiellement dirigée par l’AfD <a href="https://x.com/BeataSzydlo/status/1667147293680599043?lang=en">puisse essayer de revendiquer</a> ce que la Pologne considère comme ses « Territoires Récupérés ».</p><p>Le dernier risque s’établit sur ce que les auteurs décrivent comme le scénario du pire d’« un appareil militaire allemand d’abord renforcé par des gouvernements politiquement centristes et pro-européens [tombant] entre les mains de dirigeants désireux de revenir sur les frontières de l’Allemagne, ou d’abandonner les délibérations menées dans le style de l’UE pour recourir à un chantage militaire. » C’est cette potentielle conséquence qu’il est le plus important d’évaluer, car celle-ci reste incertaine, alors qu’on peut s’attendre à ce que les deux premières soient des traits durables de cette nouvelle ère géopolitique en Europe.</p><p>Il faut s’attendre à ce que le résultat des élections présidentielles polonaises, le mois prochain, détermine fortement la dynamique à venir des relations polono-allemandes. Si le conservateur sortant se voit remplacé par le candidat libéral, la Pologne va sans doute soit se subordonner encore davantage à l’Allemagne, soit compter sur la France pour jouer l’équilibre entre elle-même et les États-Unis, soit <a href="https://korybko.substack.com/p/frances-next-quarterly-nuclear-drills">se tourner vers la France</a>. Une victoire des candidats conservateur ou populiste, au contraire, diminuerait la dépendance envers l’Allemagne soit en équilibrant celle-ci avec la France, soit <a href="https://korybko.substack.com/p/poland-is-once-again-poised-to-become">en remontant la priorité des États-Unis</a>.</p><p>Il est prévu que la France apparaisse de manière plus marquée dans la politique étrangère de la Pologne dans tous les cas, au vu du partenariat historique liant ces pays depuis l’ère napoléonienne, ainsi que de leurs préoccupations actuelles partagées au sujet de la menace aux deux pays que pourrait provoquer une Allemagne raffermie et remilitarisée. Les Français sont dans l’ensemble moins soucieux que certains Polonais de voir l’Allemagne revendiquer des territoires, et se montrent nettement plus anxieux à l’idée de perdre leurs chances de diriger l’Europe ou bien dans son ensemble ou bien en partie après que le <a href="https://thealtworld.com/andrew_korybko/heres-what-i-learned-from-analyzing-the-new-cold-war-every-day-for-three-years-straight">conflit ukrainien</a> aura trouvé sa fin.</p><p>La France, l’Allemagne et la Pologne sont en compétition <a href="https://korybko.substack.com/p/france-germany-and-poland-are-competing">les unes contre les autres</a> à cet égard, les débouchés les plus probables de cette compétition étant soit une hégémonie allemande suivant la vision « Zeitenwende », soit une prise de contrôle conjointe par la France et la Pologne de l’Europe Centrale et Orientale, soit le retour d’un « Triangle de Weimar » pour diriger l’Europe de manière tripartite. Tant que resteront en vigueur les libres échanges de personnes et de capitaux au sein de l’UE, chose qui n’est évidemment pas garantie, mais reste probable, les chances de voir une Allemagne menée par l’AfD s’employer à revisiter ses frontières avec la Pologne sont faibles.</p><p>En effet, les Allemands suivant ce raisonnement pourraient simplement acheter des terres en Pologne et s’y installer selon leur bon vouloir, certes en s’assujettissant aux lois polonaises, qui ne sont guère différentes des lois allemandes pour ce qui concerne la vie quotidienne. En outre, si l’Allemagne projette certes de mener une escalade militaire sans précédent, la Pologne a déjà bien entamé la sienne, et ce de manière particulièrement réussie, puisque le pays est devenu <a href="https://notesfrompoland.com/2024/07/16/poland-has-natos-third-largest-military-new-figures-show/">la troisième armée de l’OTAN</a> en nombre l’été dernier.</p><p>Il est également <a href="https://korybko.substack.com/p/what-comes-next-after-the-us-withdrawal">peu probable</a> que les États-Unis se retirent totalement de Pologne, et encore moins de l’ensemble de l’Europe centrale et orientale, et des soldats étasuniens vont sans doute rester toujours sur place, tenant lieu de dissuasion mutuelle face à la Russie et l’Allemagne. Aucun de ces pays ne compte envahir la Pologne, si bien que cette présence serait en grande partie symbolique, dans l’objet de rassurer psychologiquement la population polonaise, historiquement traumatisée, qu’elle vit en sûreté. En tous cas, on peut en retenir que le scénario du pire évoqué par les auteurs ne va très probablement pas se produire.</p><p>En résumé, les causes en sont que : la Pologne va soit se subordonner à l’Allemagne après les prochaines élections, ou compter davantage sur la France pour équilibrer l’Allemagne (si elle ne remonte pas la priorité des États-Unis au-dessus de celles de ces deux pays) ; la libre circulation des personnes et des capitaux induite par l’UE va sans doute continuer d’exister au moins un certain temps ; et les États-Unis ne vont pas abandonner l’Europe centrale ni orientale. Ces facteurs vont donc : apaiser ou équilibrer une Allemagne ultra-nationaliste (par exemple, dirigée par l’AfD) ; et dissuader un potentiel révisionnisme allemand (que celui-ci soit légal ou militaire).</p><p>Pour conclure, on peut donc affirmer que le nouvel ordre qui est en cours de façonnement en Europe ne va probablement pas conduire à un rétablissement des risques de l’entre-deux-guerres évoqués par le scénario du pire établi par Foreign Affairs, mais plutôt à la création de sphères d’influence sans tensions militaires. Que la Pologne s’affirme fermement seule, qu’elle s’allie à la France, ou qu’elle se subordonne à l’Allemagne, il ne faut s’attendre à aucun changement de frontière que ce soit à l’Ouest ou <a href="https://korybko.substack.com/p/ukraines-western-borders-are-unlikely">à l’Est</a>, et toutes les formes de compétition germano-polonaise restent envisageables pour l’avenir.</p><p>Note du traducteur : quand les Français vont redécouvrir la notion de géopolitique et l’existence des rapports de force, ils vont véritablement tomber des nues en ouvrant les yeux sur ce type de problématique. D’ici là, continuons d’être uniformément européistes, de refuser de voir le monde tel qu’il est, et agitons nous sur notre chaise en criant : « l’Europe, l’Europe, l’Europe ». Tant que l’orchestre continue de jouer, on peut continuer de s’auto-effondrer en bons somnambules.</p><p>Andrew Korybko est un analyste politique étasunien, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la <a href="https://lesakerfrancophone.fr/thesaurus#guerre-hybride">Guerre hybride</a>.</p><p>Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1114/le-moment-trump-ou-lempire-emancipe</guid>
	<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 20:06:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1114/le-moment-trump-ou-lempire-emancipe</link>
	<title><![CDATA[LE MOMENT TRUMP ou L&#039;EMPIRE EMANCIPE]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Eh bien, voilà. Il l'avait bien dit, Donald, qu'il réglerait la question en 24 heures, et en fait cela ne lui a pris que quelques minutes.<br />Simplement, on avait omis de lui faire préciser quelle était exactement la question relative à la guerre en Ukraine qu'il entendait solder.<br />Les Américains, eux, en ont vu d'autres : Vietnam, Irak, Somalie. Quand ils lâchent leurs domestiques ou leurs mercenaires, ils le font en général rapidement, et sans trop de manières.<br />Là, bien sûr, il s'agit de quelque chose de différent.<br />Trump est le nom de ce moment où, pour éviter la faillite d'un empire qui ne tient plus, il devient vital de le libérer de ses devoirs et privilèges qui le relient au reste du monde, surtout à ses vassaux, depuis trois quarts de siècle.<br />Cela ne se fait pas sans crises ni sans drames, mais cela doit se faire, c'est tout.<br />Il en a été de même lorsque Hadrien a construit son mur breton, ou lorsque Charles De Gaulle s'est résolu à abandonner l'Algérie et liquider l'empire français d'Afrique.<br />C'était même pire car il y avait en Algérie un million d'Européens de nationalité française, plus quelques centaines de milliers de musulmans fidèles à la France, qu'il fallait sacrifier aussi violemment qu'Agamemnon Iphigénie. De surcroît, De Gaulle avait été rappelé au pouvoir grâce à Soustelle, Massu et les militaires d'Alger, qui comptaient surtout sur lui pour maintenir les départements d'Algérie au sein de la souveraineté française. <br />Pourtant il en a été ainsi, car il ne pouvait pas en être autrement. <br />Et on sourit aujourd'hui, quand on lit ce qu'écrivaient Bidault, Debré, Lacoste ou Mitterrand (oui, Mitterrand) sur l'ignominie que constituerait le renoncement à vouloir hisser vers l'universel Arabes, Berbères et Africains ainsi que le danger que cela ferait courir à la grandeur française.<br />Avec Trump, c'est à la fois plus facile et plus difficile.<br />Plus facile parce qu'il n'y a pas un million d'Américains qui vivent en Ukraine, et qu'on peut solder ce protectorat mafieux et impécunieux à très bon compte (même si les minerais et les terres rares sont surtout un prétexte commode).<br />Plus difficile parce que les Européens, comme les Japonais, ont les moyens - jusqu'à un certain degré, toutefois - de fragiliser la valeur de la dette obligataire américaine, et donc la valeur de change du dollar elle-même, en les vendant massivement sur les marchés secondaires (mais ça, peut-être que Trump le recherche justement sans le dire, car cela permettrait d'accompagner sa politique protectionniste de redressement du commerce extérieur tout en reprenant le contrôle sur la gouvernance de la Réserve Fédérale).<br />Pour autant, cela ne changera rien à la suite du film.<br />Trump a une mission à accomplir, et il va la mener à terme.<br />Cet homme que ses ennemis disent versatile, ignare et abruti a quand même suffisamment les pieds sur terre pour savoir qu'une Ukraine rattachée à l'Europe n'a pas plus de sens qu'un Texas redevenu mexicain ou indépendant.<br />Ce qui affole les Européens, en vérité, c'est qu'il les met au pied du mur.<br />"Vous voulez vraiment vous battre pour les margoulins de Kiev et les ukronazis de Galicie ? Eh bien, ma foi, allez-y. On va voir ce que vous savez faire, et si vous êtes prêts à risquer la vie de vos enfants et/ou ruiner vos économies défaillantes pour mettre Poutine en échec. Moi, j'ai des choses sérieuses à faire ; les Chinois sont autrement plus retors que vous. Si vous voulez initier des conquêtes dans le pré carré moscovite, ce n'est pas moi qui vous y aiderai. On a assez ri, et en Ukraine beaucoup trop pleuré. Bye bye, pauvres larbins vindicatifs ; on se reverra peut-être dans un autre millénaire."<br />24 heures ?<br />Non : cinq minutes, et l'affaire est réglée. Pas assez sûr de lui, Donald.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1111/ukraine-les-revelations-du-new-york-times</guid>
	<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 14:33:20 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1111/ukraine-les-revelations-du-new-york-times</link>
	<title><![CDATA[UKRAINE : LES RÉVÉLATIONS DU NEW YORK TIMES]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le New York Times avait déjà enquêté par le passé sur le rôle secret des USA, de la CIA en particulier, en Ukraine, lors de la guerre du Donbass, c'est-à-dire avant l'invasion russe. J'avais donné ici même un résumé en français de cette enquête. Fin mars, le journal américain a sorti une nouvelle enquête. Elle porte cette fois sur le rôle secret des USA depuis l'invasion russe de 2022 (ou, du moins, une partie de ce rôle secret). J'en donne ci-dessous, à nouveau, une brève synthèse en français.<br />Peu après l'invasion russe de février 2022, Washington décide de coordonner la guerre en Ukraine depuis ses bases en Europe, dans le cadre de l'OTAN. C'est ainsi que des généraux ukrainiens sont conviés à Wiesbaden, en Allemagne. C'est le quartier général américain pour les opérations militaires en Europe et en Afrique. Un partenariat est scellé. Pour coordonner cette alliance : un général ukrainien, Zabrodskyi (photo de droite), et un général américain, Donahue (photo de gauche). Sous Donahue s'organise un état-major de l'OTAN, avec un général polonais comme adjoint, un général britannique affecté à la logistique et un général canadien commis à la formation des unités ukrainiennes. Les différents services de renseignement américains intègrent ce commandement. De leur côté, les Ukrainiens implantent à Wiesbaden près d'une vingtaine d'officiers d'état-major. La guerre sera donc dirigée depuis l'Allemagne par un quartier général conjoint.<br />Le mode de fonctionnement est le suivant. Les Américains recueillent du renseignement sur les Russes, par leurs espions, par leurs satellites, par leurs écoutes des communications... Ce renseignement leur permet de désigner des cibles à frapper sur le terrain. Ils livrent aux Ukrainiens des armements aptes à cette mission : des drones navals, de l'artillerie, des lance-roquettes à longue portée... Et les Ukrainiens détruisent les cibles russes désignées par les Américains. Quelques exemples. Le navire amiral de la flotte russe de la mer Noire, le Moskva, coulé en pleine mer ; le commandement de la redoutable 58e armée russe décapité par une frappe sur l'état-major ; la base navale de Sébastopol ciblée, grâce au travail de la CIA, par des drones qui endommagent plusieurs navires et contraignent les Russes à se replier sur un port plus éloigné (les USA avaient fourni à cet effet à l'Ukraine le prototype d'un drone destiné à s'opposer, dans le futur, à une invasion chinoise à Taïwan).<br />Le New York Times conclut que l'action américaine dans la guerre en Ukraine s'inscrit dans la longue suite de confrontations avec Moscou par pays interposés, comme les conflits du Vietnam et d'Afghanistan ; et que cette guerre est d'un grand intérêt pour les USA car elle leur permet de valider, ou pas, les tactiques et les armements en usage, et de tirer d'utiles leçons en vue des conflits du futur. En cela, le journal new-yorkais apporte de l'eau au moulin de Moscou qui considère que le conflit n'est pas une guerre entre la Russie et l'Ukraine mais entre la Russie et l'OTAN, l'Ukraine faisant office de ce qu'on appelle aujourd'hui un proxy, c'est-à-dire un intermédiaire au service des USA.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1110/la-petite-histoire-sur-la-guerre-russo-ukrainienne</guid>
	<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 07:27:31 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1110/la-petite-histoire-sur-la-guerre-russo-ukrainienne</link>
	<title><![CDATA[La petite histoire sur la guerre russo-ukrainienne.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>A celles et ceux qui ne connaissent pas la vraie histoire, peut être qu’après cette lecture, certains réviseront leurs positions, enfin ceux qui ne partagent pas mes opinions.<br />Alors Français attachés à la France : ouvrez les yeux ! <br />Ne vous laissez pas non plus trahir par Macron !<br />Défendons avec acharnement la France libre,  la Paix, la liberté et l’avenir !<br />Bon week-end à tous...</p>

<p>-----------------</p>

<p>La petite histoire sur la guerre russo-ukrainienne que les médias ne veulent pas rappeler au public pour, certainement des raisons de leur appartenance à des groupes d'influence.<br />Pendant des années, il a été salué comme un héros. Pour certains, il l’est toujours. Maintenant, il est exposé.<br />Voici l’histoire de l’Ukraine et de Volodomyr Zelenskyy que vous n’entendrez pas dans les médias.<br />Zelenskyy n’a jamais eu les cartes en main. Il n’est pas un dirigeant courageux qui donne les ordres. C’est un homme désespéré, qui s’accroche au pouvoir dans un régime en train de s’effondrer, soutenu par l’argent, les armes et la propagande occidentale. Et comme l’Ukraine perd la guerre des relations publiques et la vraie guerre, il panique.<br />L’Ukraine n’était pas un acteur indépendant dans cette guerre. Les véritables courtiers en pouvoir sont à Washington, Bruxelles et Londres, jouant leurs jeux géopolitiques.<br />Cette guerre a été conçue pour affaiblir la Russie. Pour comprendre cela, vous devez comprendre l’histoire qu’ils ne vous raconteront jamais.<br />L’Ukraine et la Russie sont liées depuis plus de 1 000 ans. Kiev, la capitale de l’Ukraine, autrefois le cœur de la Rus’ de Kiev – le premier grand État slave – a jeté les bases de la Russie elle-même. Le nom même de l’Ukraine signifie « pays frontalier » – c’est-à-dire le pays frontalier de la Russie.<br />Pendant des siècles, elle a fait partie intégrante de l’Empire russe, et non d’une nation « opprimée ». Même à l’époque soviétique, l’Ukraine n’était pas occupée – elle était au cœur de l’URSS. Même le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev était ukrainien.<br />Lorsque l’URSS s’est effondrée, l’Ukraine est devenue indépendante et Washington est intervenu – non pas pour aider l’Ukraine, mais pour l’utiliser comme arme contre la Russie.<br />Les États-Unis et l’OTAN ont menti à Gorbatchev, promettant qu’ils ne s’étendraient pas « d’un pouce vers l’est ». Pourtant, l’OTAN s’est installée en Pologne et dans les États baltes.<br />L’Ukraine était le prix ultime de l’OTAN.<br />L’Occident a investi des milliards en Ukraine – en finançant des groupes politiques pro-OTAN, des ONG et des médias pour fabriquer un État antirusse.<br />En 2004, la CIA a soutenu la « Révolution orange », annulant une élection qui favorisait un candidat pro-russe.<br />Le véritable coup d’État a eu lieu en 2014.<br />Le président ukrainien démocratiquement élu, Viktor Ianoukovitch, a rejeté un accord commercial avec l’UE qui aurait détruit l’économie ukrainienne. C’était inacceptable pour Washington. Ils l’ont donc destitué par le biais d’une révolution colorée fabriquée de toutes pièces.<br />La soi-disant « révolution de Maïdan » n’était pas un mouvement populaire. C’était un coup d’État soutenu par la CIA, orchestré par des responsables comme Victoria Nuland. Washington était si effronté que Nuland a même été surprise lors d’une fuite téléphonique, choisissant personnellement le prochain dirigeant de l’Ukraine avant le départ de Ianoukovitch.<br />Les foules violentes qui ont pris le contrôle de Kiev n’étaient pas des manifestants pacifiques. Elles étaient dirigées par des groupes néonazis comme le bataillon Azov, des groupes qui célèbrent ouvertement les collaborateurs nazis et portent des insignes SS.<br />Ces mêmes groupes reçoivent désormais des armes occidentales.<br />Le régime post-coup d’État a ensuite interdit la langue russe, attaquant directement des millions d’Ukrainiens russophones à l’est.<br />C’est à ce moment-là que le Donbass et la Crimée ont dit stop. La Crimée a organisé un référendum : plus de 90 % des habitants ont voté pour le retour à la Russie. Le Donbass a également voté pour l’indépendance.<br />Les habitants du Donbass ont rejeté Kiev, mais Kiev ne les a pas laissés partir. Au lieu de cela, ils ont lancé une guerre brutale contre leur propre peuple, bombardant des civils pendant huit ans. Où était l’indignation occidentale ? Nulle part !<br />Et Zelenskyy ? Qui est-il ? Est-ce un dirigeant organique venu de nulle part ou a-t-il été installé ?<br />Covert Action a rapporté qu’en 2020, Zelenskyy a secrètement rencontré le chef du MI6, Richard Moore. Pourquoi un président étranger rencontrerait-il le principal espion du Royaume-Uni au lieu de son Premier ministre ?<br />Zelenskyy est-il un agent britannique ? Selon certaines informations, il est personnellement protégé par la sécurité britannique, et non ukrainienne. Lorsqu’il s’est rendu au Vatican, il a snobé le pape et a rencontré un évêque britannique. Devinez qui d’autre était là ? Encore Richard Moore du MI6 ! C’est une sacrée coïncidence.<br />Avant de se lancer en politique, Zelensky était comédien et acteur, jouant littéralement le rôle du président dans une émission de télévision. Puis, avec l’aide des équipes de relations publiques occidentales, la fiction est devenue réalité.<br />Sa campagne a été financée par l’oligarque Ihor Kolomoisky, qui possédait la plus grande compagnie pétrolière et la plus grande banque d’Ukraine.<br />Une fois au pouvoir, la priorité de Zelensky n’était pas de lutter contre la corruption, mais de s’assurer que BlackRock et les banques occidentales prennent le contrôle de l’économie ukrainienne.<br />Entre-temps, il a fait circuler des millions de dollars dans des comptes offshore et aurait acquis un manoir de 34 millions de dollars à Miami ainsi qu’un appartement de plusieurs centaines de livres à Londres.<br />En 2022, l’OTAN avait armé l’Ukraine jusqu’aux dents et Kiev avait amassé des forces près du Donbass.<br />La Russie avait le choix :<br />Laisser le Donbass faire face à un nettoyage ethnique ;<br />Laisser l’OTAN transformer l’Ukraine en base militaire ;<br />Ou, <br />Intervenir.<br />Elle est intervenue, tout comme d’autres nations l’auraient fait dans ces circonstances.<br />Les médias ont crié à l’« invasion non provoquée ». Mais l’expansion de l’OTAN, le coup d’État de 2014, les huit années de guerre dans le Donbass – cette guerre a été provoquée à chaque étape.<br />L’Ukraine a été érigée en pion.<br />Avec la défaite de l’Ukraine, Zelenskyy est abandonné. Donald Trump lui a dit : « Vous n’avez pas les cartes. » Et il a raison. Cette guerre a été orchestrée. L’Ukraine avait besoin d’une intervention occidentale pour gagner et cela signifierait que la troisième guerre mondiale serait/pourrait être inévitable. Il est temps que le monde se réveille face à cette réalité.<br />La guerre en Ukraine a été délibérément provoquée par l’Occident. Zelenskyy n’est qu’une autre marionnette – son temps est compté… et Trump le sait.<br />La question est : voyez-vous la vérité maintenant ? Ou bien le voyez-vous toujours comme un héros ?</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1106/la-russie-et-les-etats-unis-ont-fait-%C2%AB-trois-pas-en-avant-%C2%BB-apres-deux-jours-de-consultations-a-washington</guid>
	<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 10:49:22 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1106/la-russie-et-les-etats-unis-ont-fait-%C2%AB-trois-pas-en-avant-%C2%BB-apres-deux-jours-de-consultations-a-washington</link>
	<title><![CDATA[LA RUSSIE ET LES ÉTATS-UNIS ONT FAIT « TROIS PAS EN AVANT » APRÈS DEUX JOURS DE CONSULTATIONS À WASHINGTON]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>INDIAN PUNCHLINE<br />Version traduite</p>

<p>06.04.2025</p>

<p>La visite du directeur du Fonds Russe d'Investissement Direct et représentant spécial du président russe pour l'investissement et la coopération économique, Kirill Dmitriev, à Washington les 2 et 3 avril, la première visite de ce type d'un haut fonctionnaire du Kremlin depuis 2022, semble avoir été un accomplissement modeste dont le résultat productif sera crucial pour le reste des relations entre les États-Unis et la Russie. </p>

<p>Si le choix du président Vladimir Poutine s'est porté sur M. Dmitriev pour une mission pionnière d'une telle importance, c'est pour de bonnes raisons. Un règlement durable en Ukraine dépend de la stabilisation des liens russo-américains, qui sont profondément défectueux en raison de leur faible contenu en substance. </p>

<p>Poutine et le président américain Donald Trump partagent la conviction que le projet MAGA de ce dernier offre une rare fenêtre d'opportunité pour associer les vastes ressources de la Russie à la régénération de l'économie américaine dans un nouvel ordre où la géopolitique ne sera plus le pivot. </p>

<p>D'un point de vue historique, il s'agit d'un formidable défi dans la mesure où il ne s'agit de rien de moins que de revenir sur un siècle de mentalité conflictuelle, de part et d'autre, qui a commencé dans la période 1918-1920 lorsque les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et le Japon ont envoyé des milliers de troupes des pays baltes au nord de la Russie, de la Sibérie à la Crimée et ont expédié des millions d'euros d'aide financière et de fournitures militaires aux Russes blancs anticommunistes, dans une tentative avortée d'étrangler le bolchevisme dans son berceau.</p>

<p>L'administration Biden avait déjà sanctionné Dmitriev après l'avoir identifié comme un « allié connu de Poutine ». Mais M. Trump considère que ce défaut fatal dans l'ADN de M. Dmitriev le qualifie en fait pour être un excellent homologue de son propre envoyé spécial, Steve Witkoff, l'homme d'affaires milliardaire et ami proche du président américain. Dmitriev est un ancien banquier qui a étudié à Stanford et à Harvard et qui a travaillé chez McKinsey et Goldman. Il connaît bien les rouages de Wall Street où il a de vieux amis et associés. La Maison Blanche a apprécié le rôle de Dmitriev dans la libération du prisonnier américain Marc Fogel en février, dans le cadre d'un accord négocié par Witkoff. </p>

<p>Sans surprise, des « membres clés de l'administration américaine » ont reçu Dmitriev, y compris Witkoff. Les messages de M. Dmitriev dans les médias sociaux ont été rédigés sur un ton optimiste, ce qui indique que le dialogue naissant entre les États-Unis et la Russie est au moins en bonne voie. Les rapports russes mentionnent que l'ordre du jour de M. Dmitriev comprend la possibilité de reprendre les vols directs entre les deux pays, le cessez-le-feu en Ukraine et, surtout, la coopération dans l'Arctique et dans le domaine des terres rares. </p>

<p>Entre-temps, dans un geste significatif, alors même que M. Dmitriev se rendait à Washington, M. Trump a exclu la Russie de la liste des pays contre lesquels de nouveaux droits de douane ont été annoncés le « jour de la libération » (2 avril). </p>

<p>De même, il apparaît que des entreprises américaines ont demandé à participer au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) qui se tiendra à Saint-Pétersbourg les 19 et 20 mai. Traditionnellement, Poutine interagit personnellement avec les participants étrangers au SPIEF.</p>

<p>M. Dmitriev a probablement fait le point sur tout cela lorsqu'il a déclaré aux journalistes à Washington que ses réunions avec les représentants de l'administration constituaient un pas en avant. « Je dirais qu'aujourd'hui et hier, nous avons fait trois pas en avant sur un grand nombre de questions », a déclaré M. Dmitriev. Il a reconnu que les problèmes s'accumulaient depuis trois ans, car il n'y avait pratiquement pas de communication entre la Russie et les États-Unis. « Par conséquent, le processus de dialogue et de résolution prendra un certain temps, mais il est incontestablement positif et constructif », a-t-il déclaré. </p>

<p>Le vice-ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a laissé entendre vendredi que le deuxième cycle de discussions entre les délégations russe et américaine se concentrerait sur la simplification du processus d'obtention des visas, l'amélioration des mécanismes de voyage mutuel et la résolution des problèmes de transferts financiers pour les missions diplomatiques.</p>

<p>Certes, l'éléphant dans la pièce, ce sont les « sanctions de l'enfer » de l'Occident à l'encontre de la Russie. Même une modification affectueuse des sanctions concernant les exportations russes de produits agricoles et d'engrais se heurte à la résistance de l'Union européenne.</p>

<p>Le dialogue russo-américain continue de faire face à des tentatives de sabotage de la part de l'Ukraine et de l'UE, ainsi que de certains groupes au sein des États-Unis qui ne veulent tout simplement pas d'une normalisation avec la Russie, y compris des législateurs influents tels que le sénateur Lindsey Graham, qui est par ailleurs un fervent partisan politique de Trump.  </p>

<p>Lors de son séjour à Washington, M. Dmitriev a fait remarquer que « de nombreuses forces intéressées par le maintien de la tension » s'opposent au rétablissement du dialogue. Il a déclaré qu'elles déformaient délibérément la position de la Russie et tentaient de perturber toute démarche de coopération entre les États-Unis et la Russie, « n'épargnant ni l'argent ni les ressources pour ce faire ». (Voir l'attaque virulente de CNN contre la visite de Dmitriev ici.) </p>

<p>Les dirigeants ukrainiens considèrent que les négociations entre les États-Unis et la Russie constituent une menace existentielle. Leur belligérance et leurs tentatives de sabotage du processus de négociation sont directement liées à leur principal objectif, qui est de conserver, bon gré mal gré, les leviers du pouvoir à Kiev. </p>

<p>Face à de tels obstacles, il est appréciable que Washington et Moscou soient toujours sur la bonne voie en ce qui concerne le rétablissement complet du fonctionnement des missions diplomatiques - bien que les négociations sur l'initiative de la mer Noire lors de la récente réunion de Riyad soient en suspens. </p>

<p>D'autre part, lors du dernier sommet des dirigeants européens, il y a une semaine, de rares appels ont été lancés à l'UE pour qu'elle entame un dialogue avec la Russie. Le président finlandais Alexander Stubb a suggéré que la France ou la Grande-Bretagne entament des négociations avec Poutine. La Slovaquie et la Hongrie sont traditionnellement favorables à une telle démarche. </p>

<p>Ce vol de cerf-volant est un signal suffisamment important pour montrer que la matrice n'est peut-être plus perçue de manière binaire - comme une confrontation entre l'Occident et la Russie - mais qu'elle s'oriente vers un modus operandi de « chacun pour soi ». Si l'Europe constate que les sanctions continuent de nuire à l'UE elle-même, il est possible qu'elle reconsidère ses anciennes positions. Le fait est que la glace peut se briser à tout moment. </p>

<p>En dernière analyse, les États-Unis restent un acteur économique important dans le réseau transatlantique et le système occidental, y compris l'UE, fonctionne comme une création de Washington, et l'administration Trump est capable d'exercer des pressions sur Bruxelles. </p>

<p>Par conséquent, la question se résume à savoir dans quelle mesure l'équipe de Trump partage la vision du président concernant l'amitié et la camaraderie avec Poutine à un niveau personnel et un engagement constructif des anciens rivaux dans un esprit de coopération. Pour un observateur attentif, le secrétaire d'État Marco Rubio, qui nourrit des ambitions présidentielles, semble déjà être l'homme de la situation.</p>

<p>En effet, malgré le changement d'administration, certains responsables du gouvernement américain, même du parti républicain, sont toujours opposés au dialogue. Leur ton s'est peut-être un peu adouci, mais il n'y a pas encore de signe de « nouvelle pensée ». Autant de signes inquiétants qui montrent qu'une véritable détente russo-américaine est encore loin d'être acquise. </p>

<p>Surtout, comme si le changement de politique à l'égard de la Russie n'était pas assez compliqué, M. Trump doit également s'attaquer à la question de l'Iran, pour laquelle une échéance est attendue d'ici octobre et le spectre de la confrontation hante Washington et l'Iran, à moins qu'un accord n'apparaisse dans les trois ou quatre prochains mois. </p>

<p>Mais alors, « Douces sont les utilisations de l'adversité, qui, comme le crapaud, laid et venimeux, porte pourtant un bijou précieux dans sa tête ». L'adversité, comme l'a suggéré Shakespeare, cache souvent des leçons précieuses et des opportunités de croissance. Même dans les moments difficiles, il est possible d'acquérir de la sagesse et de trouver de la force. </p>

<p>Le « connu connu » est que Poutine jouit d'un immense respect à Téhéran. Et l'« inconnue connue » est de savoir dans quelle mesure la Russie peut contribuer à une mission de médiation pour conclure un accord entre les États-Unis et l'Iran. En d'autres termes, l'« inconnue inconnue » est la suivante : Trump cherchera-t-il à obtenir l'aide de Poutine ?</p>

<p>Tout est possible dans l'esprit révolutionnaire de Trump. Après tout, l'administration a cessé d'exiger le retrait des troupes russes de Syrie. Ce point tendancieux est absent de la nouvelle liste des conditions posées par Washington aux autorités de Damas.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

</channel>
</rss>