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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Monde]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sat, 31 May 2025 20:46:55 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L&#039;historien israélien Shlomo Sand remet en place Macron concernant son amalgame entre “anti-sionisme” et “antisémitisme”]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L’historien juif israélien, Shlomo Sand, qui avait récemment déclaré « J’ai honte d’être Israélien », a donné une véritable leçon de vocabulaire à Emmanuel Macron, qui a repris à son compte, lors de la visite de Netanyahou, le chantage à l’antisémitisme, en condamnant sans aucun fondement l’anti-sionisme.</p><p>Lettre ouverte à M. le Président de la République française<br />vendredi 21 juillet 2017 par Shlomo Sand</p><p>Par Shlomo Sand, historien israélien (Traduit de l’hébreu par Michel Bilis). Publié dans le club de Médiapart, le 21 juillet 2017.</p><p>L’historien israélien Shlomo Sand interpelle Emmanuel Macron sur son discours, tenu en présence de Benjamin Netanyahou, pour la commémoration de la rafle du Vél’ d’Hiv: « L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? »</p><p>En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien eu un antisémitisme, en France, avant et après la seconde guerre mondiale.<br />Oui, il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité.</p><p>Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. Certes, je connais depuis longtemps l’impossibilité de séparer la mémoire de la politique. Peut-être déployez-vous une stratégie sophistiquée, encore non révélée, visant à contribuer à la réalisation d’un compromis équitable, au Proche-Orient ?</p><p>J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que :</p><p>« L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !</p><p>Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, Etat juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !</p><p>Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes : ils recherchent sans relâche un ADN juif (ce, jusqu’à l’université où j’enseigne).</p><p>Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept : « sionisme » ; ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.</p><p>Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à Dieu. Dieu a donné et Dieu a repris, et lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le « Tout Puissant », pour lui substituer le sujet humain actif.</p><p>Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un Etat juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d’Arabes, est une idée morale. En 1917, la Palestine comptait 700.000 musulmans et chrétiens arabes et environ 60.000 juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies (et à celles du régime de Vichy).</p><p>En 1948, il y avait en Palestine : 650 000 juifs et 1,3 million de musulmans et chrétiens arabes dont 700.000 devinrent des réfugiés : c’est sur ces bases démographiques qu’est né l’Etat d’Israël. Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l’État d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ?</p><p>Et vint l’année 1967 : depuis lors Israël règne sur 5,5 millions de Palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire : pour une partie d’entre eux, dans une sorte de « réserve d’Indiens » en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans un « réserve de barbelés » à Gaza (70% de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés). Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de « la terre d’Israël », et s’y comporte selon son bon vouloir : jusqu’à présent, 600 000 colons israéliens juifs y ont été installés….et cela n’est pas terminé !</p><p>Est-cela le sionisme d’aujourd’hui ? Non ! Répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir, et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit État palestinien étroit doit être constitué à côté de l’État d’Israël, que l’objectif du sionisme était de fonder un État où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes, et non pas de conquérir dans sa totalité « l’antique patrie ». Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux : l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu’État juif.</p><p>Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris, et pourquoi, je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. Votre parti politique inscrit, dans son intitulé : « La République », c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner : c’est aussi mon cas. Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un État juif. Le Ministère de l’Intérieur israélien recense 75% de ses citoyens comme juifs, 21% comme musulmans et chrétiens arabes et 4% comme « autres » (sic). Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des Israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre. Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même ! Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du CRIF, et leurs « supporters » y émigreront ! Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante ! En revanche, on a pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Nétanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le « transfert » des Israéliens arabes, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions.</p><p>Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’État dans lequel il vit soit une République israélienne, et non pas un Etat communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un État, qui, par son autodéfinition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, Monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ?</p><p>Shlomo Sand, historien israélien</p><p>(Traduit de l’hébreu par Michel Bilis)</p><p>Source Mediapart</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1126/lantisionisme-la-jouissance-de-trouver-enfin-un-coupable-commode</guid>
	<pubDate>Thu, 15 May 2025 19:09:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1126/lantisionisme-la-jouissance-de-trouver-enfin-un-coupable-commode</link>
	<title><![CDATA[L&#039;antisionisme,  la jouissance de trouver enfin un coupable commode.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Je parle souvent d’Israël ici, et certains n’y voient qu’une forme d’obsession, voire un réflexe de défense inconditionnelle. Je vais donc être clair. Je ne suis pas sioniste — pas au sens galvaudé, caricatural, presque hystérique que ce mot a pris aujourd’hui dans les bouches militantes. Le sionisme historique, celui de Herzl et des rescapés des pogroms, celui qui visait à offrir un refuge aux Juifs persécutés depuis deux mille ans, a atteint son but : Israël existe. Et ce but n’était pas une opinion, mais une nécessité vitale. Une réponse politique à une persécution que personne d’autre ne voulait voir.</p>

<p>Mais aujourd’hui, ce mot est devenu un chiffon rouge. Un épouvantail. Un prétexte pour délégitimer non pas une politique, mais une existence. Il ne s’agit plus de contester les choix d’un gouvernement, ce qui est sain et salutaire, mais de remettre en cause le droit même de cet État à exister. Il ne s’agit plus de critiquer des décisions, mais de construire une fiction paranoïaque et victimaire où Israël incarnerait le Mal pur, et ses ennemis, même les plus obscurantistes, seraient systématiquement disculpés.</p>

<p>Je parle d’Israël parce que je connais le terrain, je connais les gens, les colères, les blessures, les contradictions. J’y suis allé. Souvent. J’y ai vu des familles brisées des deux côtés. J’ai parlé avec des Israéliens qui dénoncent leur propre gouvernement, j’ai parlé avec des Palestiniens épuisés de survivre entre la répression, la misère, et l’instrumentalisation religieuse. J’ai organisé des dialogues entre ennemis. J’ai lu les textes sacrés, les manifestes politiques, les témoignages des extrémistes comme des pacifistes. J’ai fait ce que la plupart des militants sur internet ne feront jamais : regarder la complexité en face, sans fuir dans les slogans.</p>

<p>Et ce que je vois aujourd’hui, c’est une nouvelle forme de haine. Une haine élégante, maquillée en indignation morale. Une haine qui se croit du bon côté de l’Histoire parce qu’elle a des likes, des hashtags, et des indignations sur commande. On déteste Israël non pas malgré sa réussite, mais à cause d’elle. Parce que ce pays dérange, parce qu’il réussit, parce qu’il pense, parce qu’il débat, parce qu’il expose les échecs de ses voisins sans avoir besoin de les nommer.</p>

<p>Ce prétendu "antisionisme" est devenu le masque acceptable d’un antisémitisme recyclé. Une obsession maladive, sélective, qui ne s’intéresse qu’aux crimes juifs supposés, et ferme les yeux sur les dictatures arabes, les massacres internes, les enfants syriens gazés par leur propre État, les femmes lapidées à Kaboul, les journalistes assassinés au Caire, les opposants torturés à Téhéran.</p>

<p>Mais non, ce qui mobilise les foules, c’est Israël. L’unique démocratie du Moyen-Orient. Le pays où un Arabe peut être juge à la Cour suprême ou médecin en chef dans un hôpital. L’unique pays où l’on manifeste contre son propre gouvernement sans risquer la prison ou la mort.</p>

<p>Ce que j’entends chez certains, ce n’est pas la révolte contre l’injustice — c’est la jouissance de trouver enfin un coupable commode. Et de se donner à bon compte une posture morale. La propagande moderne, ne vous y trompez pas, ne ment pas frontalement. Elle sélectionne les faits qui servent le récit. Elle vous montre Gaza sous les bombes, mais jamais les roquettes tirées depuis des écoles. Elle vous montre la détresse palestinienne — réelle, insupportable — mais jamais la corruption de leurs dirigeants, les millions détournés, les enfants endoctrinés.</p>

<p>Et que dire de ceux qui idéalisent le Hamas ou le Hezbollah au nom de la « résistance » ? Depuis quand la liberté passe-t-elle par la soumission des femmes, la haine des Juifs, la loi de la terreur ? Depuis quand peut-on, au nom des opprimés, défendre ceux qui veulent imposer un totalitarisme religieux ?</p>

<p>Je ne défends pas Israël pour me rassurer. Je le défends parce que j’en connais les limites, les défauts, mais aussi la vitalité, le courage, les contradictions vivantes. Parce que j’ai vu la réalité – pas celle des écrans, mais celle du terrain. Et parce qu’on ne peut pas construire la paix sur une haine ritualisée et une ignorance satisfaite.</p>

<p>La souffrance palestinienne est réelle. Elle me touche. Je l’ai vue. Mais je l’ai vue aussi ailleurs : dans des pays arabes où l’on meurt dans l’indifférence générale, écrasé par ses propres dirigeants, ou par des clans adverses, sans qu’aucun militant occidental ne s’en émeuve. Il y a dans cette indignation sélective une obscénité, un aveuglement volontaire, une paresse intellectuelle.</p>

<p>La vérité, c’est que beaucoup ne veulent pas voir le réel. Ils veulent des figures, des symboles, des coupables. Israël leur fournit tout cela. Et peu importe la vérité. Peu importe la complexité. Peu importe la douleur des deux peuples.</p>

<p>Moi, je continuerai de parler. De dire ce que je vois. Même si cela dérange. Surtout si cela dérange.</p>

<p>Charles Rojzman</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Thu, 08 May 2025 12:32:17 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Évaluation des avertissements émis par le Foreign Affairs sur les risques d’une Allemagne raffermie et remilitarisée]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Andrew Korybko − Le 25 avril 2025 − Source <a>korybko.substack.com</a></p><p></p><p>Quelle est la probabilité qu’une Allemagne potentiellement ultra-nationaliste « se remette à négocier ses frontières ou outrepasse les délibérations qu’affectionne l’UE pour passer au chantage militaire ? »</p><p></p><p><a href="https://archive.is/uS7fa">Foreign Affairs</a> a émis début avril un avertissement : une Allemagne <a href="https://korybko.substack.com/p/itll-be-a-lot-easier-said-than-done">reprenant courage</a> et <a href="https://korybko.substack.com/p/the-rearm-europe-plan-will-probably">remilitarisée</a> pourrait poser un nouveau défi envers la stabilité de l’Europe. Foreign Affairs est convaincu que le « <a href="https://korybko.substack.com/p/olaf-scholzs-manifesto-for-foreign">Zeitenwende</a> » [changement d’ère historique] d’Olaf Scholz, l’ancien chancelier, « est cette fois-ci concret » au sens où son successeur Friedrich Merz dispose désormais du soutien parlementaire et populaire pour <a href="https://korybko.substack.com/p/germany-is-rebuilding-fortress-europe">transformer son pays en Grande Puissance</a>. Une telle transformation pourrait supposément bénéficier à l’Europe et à l’Ukraine, mais ne serait pas sans poser trois risques importants.</p><p>Selon les deux auteurs de l’article, ces risques impliqueraient : davantage de guerre hybride menée par la Russie contre l’Allemagne ; une montée du nationalisme dans les pays voisins de l’Allemagne, induite par cette montée de l’Allemagne ; et une possible explosion de l’ultra-nationalisme en Allemagne. Le catalyseur de tout cela est <a href="https://korybko.substack.com/p/the-eus-military-industrial-plans">le désengagement progressif</a> des États-Unis hors de l’OTAN, induit par la re-priorisation par l’administration Trump de la zone Asie-Pacifique. Au fur et à mesure de la diminution de l’influence étasunienne, des vides politiques et sécuritaires vont se faire sentir, et d’autres acteurs vont entrer en compétition pour les remplir.</p><p>Précisons que l’article traite davantage des avantages d’une mise en œuvre retardée du « Zeitenwende » de Scholz, que les auteurs présentent comme voué à se produire depuis longtemps, et comme une réponse naturelle au catalyseur susmentionné, vu que l’Allemagne constitue de facto d’ores et déjà le pays dirigeant l’UE. Dans le même temps, évoquer les risques raffermit aux yeux de certains lecteurs leur crédibilité, leur permet d’en faire subtilement porter l’ombrage à Trump, et fait apparaître les auteurs comme prescients dans l’occurrence où ces risques devaient se concrétiser.</p><p>Prenons pour commencer le premier des trois risques. Il est prédit que l’Allemagne et la Russie vont mener l’une contre l’autre davantage d’opérations de renseignements si la première assume le rôle de dirigeante du continent en contenant la seconde, chose que celle-ci considérerait bien sûr comme une menace latente pour des raisons historiques évidentes. L’article ne fait aucune mention de la manière suivant laquelle un tel nouveau rôle allemand poserait problème aux intérêts russes, et dépeint fallacieusement toute réponse potentiellement apportée par Moscou comme une agression non provoquée.</p><p>L’article se montre plus juste au sujet du deuxième risque de montée du nationalisme dans les pays voisins en réaction à une Allemagne reprenant du poil de la bête et remilitarisée, mais n’apporte guère de détails à cet égard. La Pologne constitue sans doute le candidat le plus probable pour cela, car de tels sentiments sont déjà en cours de développement dans sa société. Il s’agit d’une réaction à la coalition libéro-globaliste au pouvoir, à sa <a href="https://korybko.substack.com/p/poland-is-poised-to-play-an-important">soumission perçue</a> à l’Allemagne, et à des préoccupations de ce qu’une Allemagne potentiellement dirigée par l’AfD <a href="https://x.com/BeataSzydlo/status/1667147293680599043?lang=en">puisse essayer de revendiquer</a> ce que la Pologne considère comme ses « Territoires Récupérés ».</p><p>Le dernier risque s’établit sur ce que les auteurs décrivent comme le scénario du pire d’« un appareil militaire allemand d’abord renforcé par des gouvernements politiquement centristes et pro-européens [tombant] entre les mains de dirigeants désireux de revenir sur les frontières de l’Allemagne, ou d’abandonner les délibérations menées dans le style de l’UE pour recourir à un chantage militaire. » C’est cette potentielle conséquence qu’il est le plus important d’évaluer, car celle-ci reste incertaine, alors qu’on peut s’attendre à ce que les deux premières soient des traits durables de cette nouvelle ère géopolitique en Europe.</p><p>Il faut s’attendre à ce que le résultat des élections présidentielles polonaises, le mois prochain, détermine fortement la dynamique à venir des relations polono-allemandes. Si le conservateur sortant se voit remplacé par le candidat libéral, la Pologne va sans doute soit se subordonner encore davantage à l’Allemagne, soit compter sur la France pour jouer l’équilibre entre elle-même et les États-Unis, soit <a href="https://korybko.substack.com/p/frances-next-quarterly-nuclear-drills">se tourner vers la France</a>. Une victoire des candidats conservateur ou populiste, au contraire, diminuerait la dépendance envers l’Allemagne soit en équilibrant celle-ci avec la France, soit <a href="https://korybko.substack.com/p/poland-is-once-again-poised-to-become">en remontant la priorité des États-Unis</a>.</p><p>Il est prévu que la France apparaisse de manière plus marquée dans la politique étrangère de la Pologne dans tous les cas, au vu du partenariat historique liant ces pays depuis l’ère napoléonienne, ainsi que de leurs préoccupations actuelles partagées au sujet de la menace aux deux pays que pourrait provoquer une Allemagne raffermie et remilitarisée. Les Français sont dans l’ensemble moins soucieux que certains Polonais de voir l’Allemagne revendiquer des territoires, et se montrent nettement plus anxieux à l’idée de perdre leurs chances de diriger l’Europe ou bien dans son ensemble ou bien en partie après que le <a href="https://thealtworld.com/andrew_korybko/heres-what-i-learned-from-analyzing-the-new-cold-war-every-day-for-three-years-straight">conflit ukrainien</a> aura trouvé sa fin.</p><p>La France, l’Allemagne et la Pologne sont en compétition <a href="https://korybko.substack.com/p/france-germany-and-poland-are-competing">les unes contre les autres</a> à cet égard, les débouchés les plus probables de cette compétition étant soit une hégémonie allemande suivant la vision « Zeitenwende », soit une prise de contrôle conjointe par la France et la Pologne de l’Europe Centrale et Orientale, soit le retour d’un « Triangle de Weimar » pour diriger l’Europe de manière tripartite. Tant que resteront en vigueur les libres échanges de personnes et de capitaux au sein de l’UE, chose qui n’est évidemment pas garantie, mais reste probable, les chances de voir une Allemagne menée par l’AfD s’employer à revisiter ses frontières avec la Pologne sont faibles.</p><p>En effet, les Allemands suivant ce raisonnement pourraient simplement acheter des terres en Pologne et s’y installer selon leur bon vouloir, certes en s’assujettissant aux lois polonaises, qui ne sont guère différentes des lois allemandes pour ce qui concerne la vie quotidienne. En outre, si l’Allemagne projette certes de mener une escalade militaire sans précédent, la Pologne a déjà bien entamé la sienne, et ce de manière particulièrement réussie, puisque le pays est devenu <a href="https://notesfrompoland.com/2024/07/16/poland-has-natos-third-largest-military-new-figures-show/">la troisième armée de l’OTAN</a> en nombre l’été dernier.</p><p>Il est également <a href="https://korybko.substack.com/p/what-comes-next-after-the-us-withdrawal">peu probable</a> que les États-Unis se retirent totalement de Pologne, et encore moins de l’ensemble de l’Europe centrale et orientale, et des soldats étasuniens vont sans doute rester toujours sur place, tenant lieu de dissuasion mutuelle face à la Russie et l’Allemagne. Aucun de ces pays ne compte envahir la Pologne, si bien que cette présence serait en grande partie symbolique, dans l’objet de rassurer psychologiquement la population polonaise, historiquement traumatisée, qu’elle vit en sûreté. En tous cas, on peut en retenir que le scénario du pire évoqué par les auteurs ne va très probablement pas se produire.</p><p>En résumé, les causes en sont que : la Pologne va soit se subordonner à l’Allemagne après les prochaines élections, ou compter davantage sur la France pour équilibrer l’Allemagne (si elle ne remonte pas la priorité des États-Unis au-dessus de celles de ces deux pays) ; la libre circulation des personnes et des capitaux induite par l’UE va sans doute continuer d’exister au moins un certain temps ; et les États-Unis ne vont pas abandonner l’Europe centrale ni orientale. Ces facteurs vont donc : apaiser ou équilibrer une Allemagne ultra-nationaliste (par exemple, dirigée par l’AfD) ; et dissuader un potentiel révisionnisme allemand (que celui-ci soit légal ou militaire).</p><p>Pour conclure, on peut donc affirmer que le nouvel ordre qui est en cours de façonnement en Europe ne va probablement pas conduire à un rétablissement des risques de l’entre-deux-guerres évoqués par le scénario du pire établi par Foreign Affairs, mais plutôt à la création de sphères d’influence sans tensions militaires. Que la Pologne s’affirme fermement seule, qu’elle s’allie à la France, ou qu’elle se subordonne à l’Allemagne, il ne faut s’attendre à aucun changement de frontière que ce soit à l’Ouest ou <a href="https://korybko.substack.com/p/ukraines-western-borders-are-unlikely">à l’Est</a>, et toutes les formes de compétition germano-polonaise restent envisageables pour l’avenir.</p><p>Note du traducteur : quand les Français vont redécouvrir la notion de géopolitique et l’existence des rapports de force, ils vont véritablement tomber des nues en ouvrant les yeux sur ce type de problématique. D’ici là, continuons d’être uniformément européistes, de refuser de voir le monde tel qu’il est, et agitons nous sur notre chaise en criant : « l’Europe, l’Europe, l’Europe ». Tant que l’orchestre continue de jouer, on peut continuer de s’auto-effondrer en bons somnambules.</p><p>Andrew Korybko est un analyste politique étasunien, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la <a href="https://lesakerfrancophone.fr/thesaurus#guerre-hybride">Guerre hybride</a>.</p><p>Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1114/le-moment-trump-ou-lempire-emancipe</guid>
	<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 20:06:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1114/le-moment-trump-ou-lempire-emancipe</link>
	<title><![CDATA[LE MOMENT TRUMP ou L&#039;EMPIRE EMANCIPE]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Eh bien, voilà. Il l'avait bien dit, Donald, qu'il réglerait la question en 24 heures, et en fait cela ne lui a pris que quelques minutes.<br />Simplement, on avait omis de lui faire préciser quelle était exactement la question relative à la guerre en Ukraine qu'il entendait solder.<br />Les Américains, eux, en ont vu d'autres : Vietnam, Irak, Somalie. Quand ils lâchent leurs domestiques ou leurs mercenaires, ils le font en général rapidement, et sans trop de manières.<br />Là, bien sûr, il s'agit de quelque chose de différent.<br />Trump est le nom de ce moment où, pour éviter la faillite d'un empire qui ne tient plus, il devient vital de le libérer de ses devoirs et privilèges qui le relient au reste du monde, surtout à ses vassaux, depuis trois quarts de siècle.<br />Cela ne se fait pas sans crises ni sans drames, mais cela doit se faire, c'est tout.<br />Il en a été de même lorsque Hadrien a construit son mur breton, ou lorsque Charles De Gaulle s'est résolu à abandonner l'Algérie et liquider l'empire français d'Afrique.<br />C'était même pire car il y avait en Algérie un million d'Européens de nationalité française, plus quelques centaines de milliers de musulmans fidèles à la France, qu'il fallait sacrifier aussi violemment qu'Agamemnon Iphigénie. De surcroît, De Gaulle avait été rappelé au pouvoir grâce à Soustelle, Massu et les militaires d'Alger, qui comptaient surtout sur lui pour maintenir les départements d'Algérie au sein de la souveraineté française. <br />Pourtant il en a été ainsi, car il ne pouvait pas en être autrement. <br />Et on sourit aujourd'hui, quand on lit ce qu'écrivaient Bidault, Debré, Lacoste ou Mitterrand (oui, Mitterrand) sur l'ignominie que constituerait le renoncement à vouloir hisser vers l'universel Arabes, Berbères et Africains ainsi que le danger que cela ferait courir à la grandeur française.<br />Avec Trump, c'est à la fois plus facile et plus difficile.<br />Plus facile parce qu'il n'y a pas un million d'Américains qui vivent en Ukraine, et qu'on peut solder ce protectorat mafieux et impécunieux à très bon compte (même si les minerais et les terres rares sont surtout un prétexte commode).<br />Plus difficile parce que les Européens, comme les Japonais, ont les moyens - jusqu'à un certain degré, toutefois - de fragiliser la valeur de la dette obligataire américaine, et donc la valeur de change du dollar elle-même, en les vendant massivement sur les marchés secondaires (mais ça, peut-être que Trump le recherche justement sans le dire, car cela permettrait d'accompagner sa politique protectionniste de redressement du commerce extérieur tout en reprenant le contrôle sur la gouvernance de la Réserve Fédérale).<br />Pour autant, cela ne changera rien à la suite du film.<br />Trump a une mission à accomplir, et il va la mener à terme.<br />Cet homme que ses ennemis disent versatile, ignare et abruti a quand même suffisamment les pieds sur terre pour savoir qu'une Ukraine rattachée à l'Europe n'a pas plus de sens qu'un Texas redevenu mexicain ou indépendant.<br />Ce qui affole les Européens, en vérité, c'est qu'il les met au pied du mur.<br />"Vous voulez vraiment vous battre pour les margoulins de Kiev et les ukronazis de Galicie ? Eh bien, ma foi, allez-y. On va voir ce que vous savez faire, et si vous êtes prêts à risquer la vie de vos enfants et/ou ruiner vos économies défaillantes pour mettre Poutine en échec. Moi, j'ai des choses sérieuses à faire ; les Chinois sont autrement plus retors que vous. Si vous voulez initier des conquêtes dans le pré carré moscovite, ce n'est pas moi qui vous y aiderai. On a assez ri, et en Ukraine beaucoup trop pleuré. Bye bye, pauvres larbins vindicatifs ; on se reverra peut-être dans un autre millénaire."<br />24 heures ?<br />Non : cinq minutes, et l'affaire est réglée. Pas assez sûr de lui, Donald.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1111/ukraine-les-revelations-du-new-york-times</guid>
	<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 14:33:20 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1111/ukraine-les-revelations-du-new-york-times</link>
	<title><![CDATA[UKRAINE : LES RÉVÉLATIONS DU NEW YORK TIMES]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le New York Times avait déjà enquêté par le passé sur le rôle secret des USA, de la CIA en particulier, en Ukraine, lors de la guerre du Donbass, c'est-à-dire avant l'invasion russe. J'avais donné ici même un résumé en français de cette enquête. Fin mars, le journal américain a sorti une nouvelle enquête. Elle porte cette fois sur le rôle secret des USA depuis l'invasion russe de 2022 (ou, du moins, une partie de ce rôle secret). J'en donne ci-dessous, à nouveau, une brève synthèse en français.<br />Peu après l'invasion russe de février 2022, Washington décide de coordonner la guerre en Ukraine depuis ses bases en Europe, dans le cadre de l'OTAN. C'est ainsi que des généraux ukrainiens sont conviés à Wiesbaden, en Allemagne. C'est le quartier général américain pour les opérations militaires en Europe et en Afrique. Un partenariat est scellé. Pour coordonner cette alliance : un général ukrainien, Zabrodskyi (photo de droite), et un général américain, Donahue (photo de gauche). Sous Donahue s'organise un état-major de l'OTAN, avec un général polonais comme adjoint, un général britannique affecté à la logistique et un général canadien commis à la formation des unités ukrainiennes. Les différents services de renseignement américains intègrent ce commandement. De leur côté, les Ukrainiens implantent à Wiesbaden près d'une vingtaine d'officiers d'état-major. La guerre sera donc dirigée depuis l'Allemagne par un quartier général conjoint.<br />Le mode de fonctionnement est le suivant. Les Américains recueillent du renseignement sur les Russes, par leurs espions, par leurs satellites, par leurs écoutes des communications... Ce renseignement leur permet de désigner des cibles à frapper sur le terrain. Ils livrent aux Ukrainiens des armements aptes à cette mission : des drones navals, de l'artillerie, des lance-roquettes à longue portée... Et les Ukrainiens détruisent les cibles russes désignées par les Américains. Quelques exemples. Le navire amiral de la flotte russe de la mer Noire, le Moskva, coulé en pleine mer ; le commandement de la redoutable 58e armée russe décapité par une frappe sur l'état-major ; la base navale de Sébastopol ciblée, grâce au travail de la CIA, par des drones qui endommagent plusieurs navires et contraignent les Russes à se replier sur un port plus éloigné (les USA avaient fourni à cet effet à l'Ukraine le prototype d'un drone destiné à s'opposer, dans le futur, à une invasion chinoise à Taïwan).<br />Le New York Times conclut que l'action américaine dans la guerre en Ukraine s'inscrit dans la longue suite de confrontations avec Moscou par pays interposés, comme les conflits du Vietnam et d'Afghanistan ; et que cette guerre est d'un grand intérêt pour les USA car elle leur permet de valider, ou pas, les tactiques et les armements en usage, et de tirer d'utiles leçons en vue des conflits du futur. En cela, le journal new-yorkais apporte de l'eau au moulin de Moscou qui considère que le conflit n'est pas une guerre entre la Russie et l'Ukraine mais entre la Russie et l'OTAN, l'Ukraine faisant office de ce qu'on appelle aujourd'hui un proxy, c'est-à-dire un intermédiaire au service des USA.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1110/la-petite-histoire-sur-la-guerre-russo-ukrainienne</guid>
	<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 07:27:31 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1110/la-petite-histoire-sur-la-guerre-russo-ukrainienne</link>
	<title><![CDATA[La petite histoire sur la guerre russo-ukrainienne.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>A celles et ceux qui ne connaissent pas la vraie histoire, peut être qu’après cette lecture, certains réviseront leurs positions, enfin ceux qui ne partagent pas mes opinions.<br />Alors Français attachés à la France : ouvrez les yeux ! <br />Ne vous laissez pas non plus trahir par Macron !<br />Défendons avec acharnement la France libre,  la Paix, la liberté et l’avenir !<br />Bon week-end à tous...</p>

<p>-----------------</p>

<p>La petite histoire sur la guerre russo-ukrainienne que les médias ne veulent pas rappeler au public pour, certainement des raisons de leur appartenance à des groupes d'influence.<br />Pendant des années, il a été salué comme un héros. Pour certains, il l’est toujours. Maintenant, il est exposé.<br />Voici l’histoire de l’Ukraine et de Volodomyr Zelenskyy que vous n’entendrez pas dans les médias.<br />Zelenskyy n’a jamais eu les cartes en main. Il n’est pas un dirigeant courageux qui donne les ordres. C’est un homme désespéré, qui s’accroche au pouvoir dans un régime en train de s’effondrer, soutenu par l’argent, les armes et la propagande occidentale. Et comme l’Ukraine perd la guerre des relations publiques et la vraie guerre, il panique.<br />L’Ukraine n’était pas un acteur indépendant dans cette guerre. Les véritables courtiers en pouvoir sont à Washington, Bruxelles et Londres, jouant leurs jeux géopolitiques.<br />Cette guerre a été conçue pour affaiblir la Russie. Pour comprendre cela, vous devez comprendre l’histoire qu’ils ne vous raconteront jamais.<br />L’Ukraine et la Russie sont liées depuis plus de 1 000 ans. Kiev, la capitale de l’Ukraine, autrefois le cœur de la Rus’ de Kiev – le premier grand État slave – a jeté les bases de la Russie elle-même. Le nom même de l’Ukraine signifie « pays frontalier » – c’est-à-dire le pays frontalier de la Russie.<br />Pendant des siècles, elle a fait partie intégrante de l’Empire russe, et non d’une nation « opprimée ». Même à l’époque soviétique, l’Ukraine n’était pas occupée – elle était au cœur de l’URSS. Même le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev était ukrainien.<br />Lorsque l’URSS s’est effondrée, l’Ukraine est devenue indépendante et Washington est intervenu – non pas pour aider l’Ukraine, mais pour l’utiliser comme arme contre la Russie.<br />Les États-Unis et l’OTAN ont menti à Gorbatchev, promettant qu’ils ne s’étendraient pas « d’un pouce vers l’est ». Pourtant, l’OTAN s’est installée en Pologne et dans les États baltes.<br />L’Ukraine était le prix ultime de l’OTAN.<br />L’Occident a investi des milliards en Ukraine – en finançant des groupes politiques pro-OTAN, des ONG et des médias pour fabriquer un État antirusse.<br />En 2004, la CIA a soutenu la « Révolution orange », annulant une élection qui favorisait un candidat pro-russe.<br />Le véritable coup d’État a eu lieu en 2014.<br />Le président ukrainien démocratiquement élu, Viktor Ianoukovitch, a rejeté un accord commercial avec l’UE qui aurait détruit l’économie ukrainienne. C’était inacceptable pour Washington. Ils l’ont donc destitué par le biais d’une révolution colorée fabriquée de toutes pièces.<br />La soi-disant « révolution de Maïdan » n’était pas un mouvement populaire. C’était un coup d’État soutenu par la CIA, orchestré par des responsables comme Victoria Nuland. Washington était si effronté que Nuland a même été surprise lors d’une fuite téléphonique, choisissant personnellement le prochain dirigeant de l’Ukraine avant le départ de Ianoukovitch.<br />Les foules violentes qui ont pris le contrôle de Kiev n’étaient pas des manifestants pacifiques. Elles étaient dirigées par des groupes néonazis comme le bataillon Azov, des groupes qui célèbrent ouvertement les collaborateurs nazis et portent des insignes SS.<br />Ces mêmes groupes reçoivent désormais des armes occidentales.<br />Le régime post-coup d’État a ensuite interdit la langue russe, attaquant directement des millions d’Ukrainiens russophones à l’est.<br />C’est à ce moment-là que le Donbass et la Crimée ont dit stop. La Crimée a organisé un référendum : plus de 90 % des habitants ont voté pour le retour à la Russie. Le Donbass a également voté pour l’indépendance.<br />Les habitants du Donbass ont rejeté Kiev, mais Kiev ne les a pas laissés partir. Au lieu de cela, ils ont lancé une guerre brutale contre leur propre peuple, bombardant des civils pendant huit ans. Où était l’indignation occidentale ? Nulle part !<br />Et Zelenskyy ? Qui est-il ? Est-ce un dirigeant organique venu de nulle part ou a-t-il été installé ?<br />Covert Action a rapporté qu’en 2020, Zelenskyy a secrètement rencontré le chef du MI6, Richard Moore. Pourquoi un président étranger rencontrerait-il le principal espion du Royaume-Uni au lieu de son Premier ministre ?<br />Zelenskyy est-il un agent britannique ? Selon certaines informations, il est personnellement protégé par la sécurité britannique, et non ukrainienne. Lorsqu’il s’est rendu au Vatican, il a snobé le pape et a rencontré un évêque britannique. Devinez qui d’autre était là ? Encore Richard Moore du MI6 ! C’est une sacrée coïncidence.<br />Avant de se lancer en politique, Zelensky était comédien et acteur, jouant littéralement le rôle du président dans une émission de télévision. Puis, avec l’aide des équipes de relations publiques occidentales, la fiction est devenue réalité.<br />Sa campagne a été financée par l’oligarque Ihor Kolomoisky, qui possédait la plus grande compagnie pétrolière et la plus grande banque d’Ukraine.<br />Une fois au pouvoir, la priorité de Zelensky n’était pas de lutter contre la corruption, mais de s’assurer que BlackRock et les banques occidentales prennent le contrôle de l’économie ukrainienne.<br />Entre-temps, il a fait circuler des millions de dollars dans des comptes offshore et aurait acquis un manoir de 34 millions de dollars à Miami ainsi qu’un appartement de plusieurs centaines de livres à Londres.<br />En 2022, l’OTAN avait armé l’Ukraine jusqu’aux dents et Kiev avait amassé des forces près du Donbass.<br />La Russie avait le choix :<br />Laisser le Donbass faire face à un nettoyage ethnique ;<br />Laisser l’OTAN transformer l’Ukraine en base militaire ;<br />Ou, <br />Intervenir.<br />Elle est intervenue, tout comme d’autres nations l’auraient fait dans ces circonstances.<br />Les médias ont crié à l’« invasion non provoquée ». Mais l’expansion de l’OTAN, le coup d’État de 2014, les huit années de guerre dans le Donbass – cette guerre a été provoquée à chaque étape.<br />L’Ukraine a été érigée en pion.<br />Avec la défaite de l’Ukraine, Zelenskyy est abandonné. Donald Trump lui a dit : « Vous n’avez pas les cartes. » Et il a raison. Cette guerre a été orchestrée. L’Ukraine avait besoin d’une intervention occidentale pour gagner et cela signifierait que la troisième guerre mondiale serait/pourrait être inévitable. Il est temps que le monde se réveille face à cette réalité.<br />La guerre en Ukraine a été délibérément provoquée par l’Occident. Zelenskyy n’est qu’une autre marionnette – son temps est compté… et Trump le sait.<br />La question est : voyez-vous la vérité maintenant ? Ou bien le voyez-vous toujours comme un héros ?</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 10:49:22 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1106/la-russie-et-les-etats-unis-ont-fait-%C2%AB-trois-pas-en-avant-%C2%BB-apres-deux-jours-de-consultations-a-washington</link>
	<title><![CDATA[LA RUSSIE ET LES ÉTATS-UNIS ONT FAIT « TROIS PAS EN AVANT » APRÈS DEUX JOURS DE CONSULTATIONS À WASHINGTON]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>INDIAN PUNCHLINE<br />Version traduite</p>

<p>06.04.2025</p>

<p>La visite du directeur du Fonds Russe d'Investissement Direct et représentant spécial du président russe pour l'investissement et la coopération économique, Kirill Dmitriev, à Washington les 2 et 3 avril, la première visite de ce type d'un haut fonctionnaire du Kremlin depuis 2022, semble avoir été un accomplissement modeste dont le résultat productif sera crucial pour le reste des relations entre les États-Unis et la Russie. </p>

<p>Si le choix du président Vladimir Poutine s'est porté sur M. Dmitriev pour une mission pionnière d'une telle importance, c'est pour de bonnes raisons. Un règlement durable en Ukraine dépend de la stabilisation des liens russo-américains, qui sont profondément défectueux en raison de leur faible contenu en substance. </p>

<p>Poutine et le président américain Donald Trump partagent la conviction que le projet MAGA de ce dernier offre une rare fenêtre d'opportunité pour associer les vastes ressources de la Russie à la régénération de l'économie américaine dans un nouvel ordre où la géopolitique ne sera plus le pivot. </p>

<p>D'un point de vue historique, il s'agit d'un formidable défi dans la mesure où il ne s'agit de rien de moins que de revenir sur un siècle de mentalité conflictuelle, de part et d'autre, qui a commencé dans la période 1918-1920 lorsque les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et le Japon ont envoyé des milliers de troupes des pays baltes au nord de la Russie, de la Sibérie à la Crimée et ont expédié des millions d'euros d'aide financière et de fournitures militaires aux Russes blancs anticommunistes, dans une tentative avortée d'étrangler le bolchevisme dans son berceau.</p>

<p>L'administration Biden avait déjà sanctionné Dmitriev après l'avoir identifié comme un « allié connu de Poutine ». Mais M. Trump considère que ce défaut fatal dans l'ADN de M. Dmitriev le qualifie en fait pour être un excellent homologue de son propre envoyé spécial, Steve Witkoff, l'homme d'affaires milliardaire et ami proche du président américain. Dmitriev est un ancien banquier qui a étudié à Stanford et à Harvard et qui a travaillé chez McKinsey et Goldman. Il connaît bien les rouages de Wall Street où il a de vieux amis et associés. La Maison Blanche a apprécié le rôle de Dmitriev dans la libération du prisonnier américain Marc Fogel en février, dans le cadre d'un accord négocié par Witkoff. </p>

<p>Sans surprise, des « membres clés de l'administration américaine » ont reçu Dmitriev, y compris Witkoff. Les messages de M. Dmitriev dans les médias sociaux ont été rédigés sur un ton optimiste, ce qui indique que le dialogue naissant entre les États-Unis et la Russie est au moins en bonne voie. Les rapports russes mentionnent que l'ordre du jour de M. Dmitriev comprend la possibilité de reprendre les vols directs entre les deux pays, le cessez-le-feu en Ukraine et, surtout, la coopération dans l'Arctique et dans le domaine des terres rares. </p>

<p>Entre-temps, dans un geste significatif, alors même que M. Dmitriev se rendait à Washington, M. Trump a exclu la Russie de la liste des pays contre lesquels de nouveaux droits de douane ont été annoncés le « jour de la libération » (2 avril). </p>

<p>De même, il apparaît que des entreprises américaines ont demandé à participer au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) qui se tiendra à Saint-Pétersbourg les 19 et 20 mai. Traditionnellement, Poutine interagit personnellement avec les participants étrangers au SPIEF.</p>

<p>M. Dmitriev a probablement fait le point sur tout cela lorsqu'il a déclaré aux journalistes à Washington que ses réunions avec les représentants de l'administration constituaient un pas en avant. « Je dirais qu'aujourd'hui et hier, nous avons fait trois pas en avant sur un grand nombre de questions », a déclaré M. Dmitriev. Il a reconnu que les problèmes s'accumulaient depuis trois ans, car il n'y avait pratiquement pas de communication entre la Russie et les États-Unis. « Par conséquent, le processus de dialogue et de résolution prendra un certain temps, mais il est incontestablement positif et constructif », a-t-il déclaré. </p>

<p>Le vice-ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a laissé entendre vendredi que le deuxième cycle de discussions entre les délégations russe et américaine se concentrerait sur la simplification du processus d'obtention des visas, l'amélioration des mécanismes de voyage mutuel et la résolution des problèmes de transferts financiers pour les missions diplomatiques.</p>

<p>Certes, l'éléphant dans la pièce, ce sont les « sanctions de l'enfer » de l'Occident à l'encontre de la Russie. Même une modification affectueuse des sanctions concernant les exportations russes de produits agricoles et d'engrais se heurte à la résistance de l'Union européenne.</p>

<p>Le dialogue russo-américain continue de faire face à des tentatives de sabotage de la part de l'Ukraine et de l'UE, ainsi que de certains groupes au sein des États-Unis qui ne veulent tout simplement pas d'une normalisation avec la Russie, y compris des législateurs influents tels que le sénateur Lindsey Graham, qui est par ailleurs un fervent partisan politique de Trump.  </p>

<p>Lors de son séjour à Washington, M. Dmitriev a fait remarquer que « de nombreuses forces intéressées par le maintien de la tension » s'opposent au rétablissement du dialogue. Il a déclaré qu'elles déformaient délibérément la position de la Russie et tentaient de perturber toute démarche de coopération entre les États-Unis et la Russie, « n'épargnant ni l'argent ni les ressources pour ce faire ». (Voir l'attaque virulente de CNN contre la visite de Dmitriev ici.) </p>

<p>Les dirigeants ukrainiens considèrent que les négociations entre les États-Unis et la Russie constituent une menace existentielle. Leur belligérance et leurs tentatives de sabotage du processus de négociation sont directement liées à leur principal objectif, qui est de conserver, bon gré mal gré, les leviers du pouvoir à Kiev. </p>

<p>Face à de tels obstacles, il est appréciable que Washington et Moscou soient toujours sur la bonne voie en ce qui concerne le rétablissement complet du fonctionnement des missions diplomatiques - bien que les négociations sur l'initiative de la mer Noire lors de la récente réunion de Riyad soient en suspens. </p>

<p>D'autre part, lors du dernier sommet des dirigeants européens, il y a une semaine, de rares appels ont été lancés à l'UE pour qu'elle entame un dialogue avec la Russie. Le président finlandais Alexander Stubb a suggéré que la France ou la Grande-Bretagne entament des négociations avec Poutine. La Slovaquie et la Hongrie sont traditionnellement favorables à une telle démarche. </p>

<p>Ce vol de cerf-volant est un signal suffisamment important pour montrer que la matrice n'est peut-être plus perçue de manière binaire - comme une confrontation entre l'Occident et la Russie - mais qu'elle s'oriente vers un modus operandi de « chacun pour soi ». Si l'Europe constate que les sanctions continuent de nuire à l'UE elle-même, il est possible qu'elle reconsidère ses anciennes positions. Le fait est que la glace peut se briser à tout moment. </p>

<p>En dernière analyse, les États-Unis restent un acteur économique important dans le réseau transatlantique et le système occidental, y compris l'UE, fonctionne comme une création de Washington, et l'administration Trump est capable d'exercer des pressions sur Bruxelles. </p>

<p>Par conséquent, la question se résume à savoir dans quelle mesure l'équipe de Trump partage la vision du président concernant l'amitié et la camaraderie avec Poutine à un niveau personnel et un engagement constructif des anciens rivaux dans un esprit de coopération. Pour un observateur attentif, le secrétaire d'État Marco Rubio, qui nourrit des ambitions présidentielles, semble déjà être l'homme de la situation.</p>

<p>En effet, malgré le changement d'administration, certains responsables du gouvernement américain, même du parti républicain, sont toujours opposés au dialogue. Leur ton s'est peut-être un peu adouci, mais il n'y a pas encore de signe de « nouvelle pensée ». Autant de signes inquiétants qui montrent qu'une véritable détente russo-américaine est encore loin d'être acquise. </p>

<p>Surtout, comme si le changement de politique à l'égard de la Russie n'était pas assez compliqué, M. Trump doit également s'attaquer à la question de l'Iran, pour laquelle une échéance est attendue d'ici octobre et le spectre de la confrontation hante Washington et l'Iran, à moins qu'un accord n'apparaisse dans les trois ou quatre prochains mois. </p>

<p>Mais alors, « Douces sont les utilisations de l'adversité, qui, comme le crapaud, laid et venimeux, porte pourtant un bijou précieux dans sa tête ». L'adversité, comme l'a suggéré Shakespeare, cache souvent des leçons précieuses et des opportunités de croissance. Même dans les moments difficiles, il est possible d'acquérir de la sagesse et de trouver de la force. </p>

<p>Le « connu connu » est que Poutine jouit d'un immense respect à Téhéran. Et l'« inconnue connue » est de savoir dans quelle mesure la Russie peut contribuer à une mission de médiation pour conclure un accord entre les États-Unis et l'Iran. En d'autres termes, l'« inconnue inconnue » est la suivante : Trump cherchera-t-il à obtenir l'aide de Poutine ?</p>

<p>Tout est possible dans l'esprit révolutionnaire de Trump. Après tout, l'administration a cessé d'exiger le retrait des troupes russes de Syrie. Ce point tendancieux est absent de la nouvelle liste des conditions posées par Washington aux autorités de Damas.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1104/right-now-nato-could-not-win-a-war-with-russia</guid>
	<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 13:57:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1104/right-now-nato-could-not-win-a-war-with-russia</link>
	<title><![CDATA[Right now NATO could not win a war with Russia]]></title>
	<description><![CDATA[<p>In 2024, reflecting a popular Western belief, former Secretary of Defense Lloyd Austin said: “NATO is the most powerful and successful alliance in history.” Yet just two years earlier in 2022, after a 15-year campaign, NATO was defeated by the Taliban, a rag-tag group of poorly armed insurgents.</p><p>How can NATO’s humiliating defeat and Austin’s view be reconciled?</p><p>Of course NATO was never the most powerful military alliance in history — that accolade surely goes to the World War II Allies: the U.S., <a href="https://responsiblestatecraft.org/tag/russia/">Russia</a>, Britain, and the Commonwealth nations. Nevertheless, after 1945, NATO did its job, did it well, and those of us who served in it were proud to do so.</p><p>Since the Berlin Wall’s fall, though, its record has become tarnished. Satisfactory in Kosovo. Humiliated in Afghanistan. Strategic failure looming in Ukraine. Are we really sure NATO is up to the job of defending democratic <a href="https://responsiblestatecraft.org/regions/europe/">Europe</a> from a supposedly expansionist Russia in the doomsday scenario of a conventional NATO-Russia war?</p><p>The doomsday NATO-Russia war scenario is the defining way to explore this question. “<a href="https://www.newamerica.org/future-security/reports/army-logistics-in-the-pacific/introduction/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Amateurs talk tactics, professionals study logistics</a>,” and our strategic analysis needs to start all the way back in NATO’s logistics rear areas, then work forward to a future line of battle on the continent of Europe.</p><p>First, unlike Russia, <a href="https://responsiblestatecraft.org/russia-ammunition-ukraine/" target="_self">no major NATO nation</a> is industrially mobilized for war, as evidenced by the fact that Russia is still outproducing NATO on 155mm shells for Ukraine. Which, incidentally, gives the lie to the view that Russia is poised to take more of Europe — if we in NATO truly believed this, we would all be mobilizing at speed.</p><p>More importantly, it is not clear that NATO could mobilize at the speed or scale needed to produce the levels of equipment, ammunition, and people to match Russia. And certainly not without a long build up that would signal our intent. This is not just about lost industrial capacity, but also lost financial capacity. Of the largest NATO nations, <a href="https://www.imf.org/external/datamapper/GG_DEBT_GDP@GDD/CAN/FRA/DEU/ITA/GBR/USA" rel="noopener noreferrer" target="_blank">only Germany</a> has a debt to GDP ratio below 100%.</p><p>Second, to have the remotest chance of success in this doomsday scenario of a NATO-Russia war, U.S. forces would need to deploy at scale into continental Europe. Even if the U.S. Army was established at the necessary scale — with a <a href="https://comptroller.defense.gov/Portals/45/Documents/defbudget/FY2023/FY2023_Budget_Request_Overview_Book.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2023 establishment of 473,000</a>, under one third of the current Russian Army, it is not — the overwhelming majority of American equipment and logistics would have to travel by sea.</p><p>There, they would be vulnerable to Russian submarine-launched torpedoes and mines. As a former underwater warfare specialist, I do not believe that NATO now has the scale of anti-submarine or mine-warfare forces needed to protect Europe’s sea lines of communication.</p><p>Nor, for that matter, would these forces be able to successfully protect Europe’s hydrocarbon imports, in particular oil and LNG so critical to Europe’s economic survival. Losses because of our sea supply vulnerability would not only degrade military production, but also bring accelerating economic hardship to NATO citizens, as soaring prices and energy shortages accompanying an outbreak of war rapidly escalated the political pressure to settle.</p><p>Third, our airports, sea ports, training, and logistics bases would be exposed to conventional ballistic missile attack, against which we have extremely limited defenses. Indeed, <a href="https://www.theweek.in/news/defence/2024/12/21/oreshnik-missile-is-unstoppable-undetectable-another-military-analyst-echoes-putins-claims.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">in the case of the Oreshnik missile</a>, no defense.</p><p>An Oreshnik missile arriving at Mach 10+ would devastate a NATO arms factory, or naval, army and air force base. As in Ukraine, Russia’s ballistic campaign would also target our transport, logistics, and energy infrastructure. In 2003, while I was working for the British MOD’s Policy Planning staffs, our post 9/11 threat analysis suggested a successful attack against an LNG terminal, such as Milford Haven, Rotterdam, or Barcelona, <a href="https://www.resilience.org/stories/2004-09-20/lloyds-executive-likens-lng-attack-nuclear-explosion/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">would have sub-nuclear consequences</a>. The follow-on economic shock-waves would rapidly ripple across a European continent, now increasingly dependent on LNG.</p><p>Fourth, unlike Russia, NATO nations’ forces are a heterogenous bunch. My own experience, while leading the offshore training of all European warships at <a href="https://www.royalnavy.mod.uk/international-defence-training/onsite-courses/warfare/operational-sea-training" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Flag Officer Sea Training in Plymouth</a>, and later working with NATO forces in Afghanistan, was that all NATO forces were exceptionally enthusiastic but had very different levels of technological advancement and trained effectiveness.</p><p>Perhaps more contemporarily important, other than a handful of NATO trainers forward deployed in Ukraine, our forces are trained according to a pre-drone “maneuver doctrine" and have no real-world experience of modern peer-to-peer attritional warfighting. Whereas the Russian Army has close to three years experience now, and is unarguably the world's most battle-hardened.</p><p>Fifth, NATO’s decision-making system is cumbersome, hampered by the need to constantly communicate from Supreme Headquarters Allied Powers Europe to national capitals — a complexity made worse each time another nation is admitted.</p><p>Worse still, NATO cannot do strategy. Shortly after arriving in Afghanistan in 2007, I was shocked to find that NATO had no campaign strategy. In 2022, notwithstanding numerous Russian warnings about NATO expansion constituting a red-line, NATO was wholly unprepared, strategically, for the obvious possibility of war breaking out — as evidenced again by our inability to match Russia’s 155mm shell production.</p><p>Even now, in 2025, NATO’s Ukraine strategy is opaque, perhaps best summarized as "double-down and hope.”</p><p>In summary, NATO is positioning itself as Europe’s defender, yet lacks the industrial capacity to sustain peer-to-peer warfighting, is wholly dependent on U.S. forces for the remotest chance of success, is unable satisfactorily to defend its sea lines of communication against Russian submarine, or its training and industrial infrastructure against strategic ballistic bombardment, is comprised of a diverse mix of un-bloodied conventional forces, and lacks the capacity to think and act strategically.</p><p>An easy NATO victory cannot be assumed, and I am afraid that the opposite looks far more likely to me.</p><p>So what? Conventionally, we could now work out how to redress the manifest weaknesses revealed. Strategic audits to confirm the capability gaps. Capability analyses to work out how to fill the gaps. Conferences to decide who does what and where costs should fall. Whilst all the time muddling on, hoping that NATO might eventually prevail in Ukraine, notwithstanding all the evidence to the contrary.</p><p>But without unanimous agreement of the NATO nations to increase military investment at scale, we would be lucky to solve these capability shortfalls within ten years, let alone five.</p><p>Or we could return to consider — at last — the judgement of many Western realists that NATO expansion was the <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Touchpaper" rel="noopener noreferrer" target="_blank">touchpaper</a> for the Russo-Ukraine War. The Russians warned us, time and again, that such expansion constituted a red line. So too did some of our very greatest strategic thinkers, starting with <a href="https://www.nytimes.com/1997/02/05/opinion/a-fateful-error.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">George Kennan</a> in 1996, <a href="https://www.nytimes.com/2023/12/18/opinion/henry-kissinger-ukraine-israel.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Henry Kissinger</a>, <a href="https://responsiblestatecraft.org/2022/02/15/the-origins-of-the-ukraine-crisis-and-how-conflict-can-be-avoided/" target="_self">Jack Matlock</a>, even Bill Burns in his famous <a href="https://wikileaks.org/plusd/cables/08MOSCOW265_a.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">‘Nyet means Nyet’</a> diplomatic telegram, and most recently <a href="https://www.jstor.org/stable/24483306" rel="noopener noreferrer" target="_blank">John Mearsheimer</a> with his 2014 forecasts. All ignored.</p><p>The truth is that NATO now exists to confront the threats created by its continuing existence. Yet as our scenario shows, NATO does not have the capacity to defeat the primary threat that its continuing existence has created.</p><p>So perhaps this is the time to have an honest conversation about the future of NATO, and to ask two questions. How do we return to the sustainable peace in Europe that all sides to the conflict seek? Is NATO the primary obstacle to this sustainable peace?</p><p>From Your Site Articles</p><p>Related Articles Around the Web</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 13:09:47 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La cynique machination Britannico-Polonaises ou l’art de confisquer sous couvert de vertu – Telegraph]]></title>
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<p>Cyrille de LATTRE</p>
<p>Dans les salons feutrés de Whitehall, où l’ombre de l’impérialisme britannique plane encore sur les cartes déployées, le Royale United Service Institute (<a href="https://www.rusi.org/" target="_blank">RUSI</a>) distille, avec une froide élégance, des solutions aussi retorses que moralement équivoques. Sous la plume conjointe de <a href="https://www.rusi.org/people/keatinge#:~:text=Tom%20Keatinge%20is%20the%20founding,Foreign%20Affairs%20Committee%20ongoing%20enquiry." target="_blank">Tom Keatinge</a> et <a href="https://rusieurope.eu/team/kinga-redlowska/" target="_blank">Kinga Redlowska</a>, respectivement directeur et responsable européen du Centre Finance et Sécurité de ce think tank londonien, se déploie une argumentation sophistiquée visant à légitimer le détournement pur et simple des actifs russes gelés en Europe. Loin des fioritures diplomatiques, leur prose, en apparence technique, dissimule mal une ambition cynique : transformer l’éthique en instrument de prédation, au mépris des principes juridiques les plus élémentaires. </p><p>Leur <a href="https://www.politico.eu/article/russia-central-bank-assets-ukraine/" target="_blank">démonstration</a>, habilement structurée, s’ouvre sur un constat martelé comme une évidence : l’Europe, engluée dans ses lâchetés bureaucratiques, hésiterait indéfiniment à saisir les 300 milliards d’euros d’actifs de la Banque centrale russe immobilisés depuis l’invasion de l’Ukraine. Pourtant, arguent-ils, le droit international offrirait une échappatoire via la notion de « contre-mesures » – concept juridique autorisant des représailles proportionnées face à un acte illicite. Ainsi, confisquer ces fonds au profit de Kiev ne serait ni un vol ni une rupture du droit, mais une réponse légitime à l’agression du Kremlin. La manœuvre séduit par sa simplicité : transférer ces actifs dans un « véhicule » belge, générant des revenus annuels pour l’Ukraine, tout en préservant une réversibilité de façade. </p><p>Mais derrière cette façade de légalisme prudent, se niche une entreprise bien plus trouble. Car Keatinge et Redlowska, en véritables héritiers de l’esprit tortueux qui caractérisa jadis la Realpolitik britannique, omettent délibérément un détail essentiel : aucune guerre n’a été officiellement déclarée entre la Russie et l’Ukraine. Les termes mêmes employés par Moscou – « Opérations Spéciales » – furent choisis précisément pour éviter l’escalade juridique et symbolique qu’implique un état de guerre. En qualifiant le conflit de « guerre illégale », les auteurs biaisent le débat, instaurant un narratif belligène qui justifierait des mesures exceptionnelles. Or, c’est précisément sur ce glissement sémantique que repose leur édifice argumentatif. En essentialisant une situation complexe – où les frontières entre agression, résistance et manipulations géostratégiques s’entremêlent –, ils légitiment une confiscation qui, en d’autres circonstances, serait perçue comme un acte de piraterie financière. </p><p>L’argument des « contre-mesures », s’il peut sembler juridiquement astucieux, ouvre en réalité une boîte de Pandore dont les conséquences échappent à ses promoteurs. En sapant le principe d’immunité souveraine – pierre angulaire des relations financières internationales –, l’Europe risquerait de dissuader tout investisseur étranger de placer ses avoirs sur son sol. Qui oserait, demain, confier ses réserves à des institutions européennes, sachant qu’un différend politique pourrait suffire à les voir gelées, voire confisquées ? Les craintes exprimées par Christine Lagarde, présidente de la BCE, quant aux « risques juridiques » pour l’euro, ne relèvent pas d’un syndrome post-traumatique lié aux crises passées, comme le suggèrent avec dédain les auteurs, mais d’une lucidité élémentaire. La crédibilité d’une monnaie repose sur la confiance en son inviolabilité – or, chaque entorse à ce principe en corrode irrémédiablement l’attrait. <br class="inline">
Les auteurs balayent également d’un revers de main les mises en garde du Premier Ministre belge Bart De Wever, qualifiant la confiscation « d’acte de guerre ». Là encore, leur rhétorique joue sur un amalgame pernicieux : en insinuant que la Russie mène déjà une « guerre illégale », ils estiment que toute réplique financière serait de facto justifiée. Cette logique circulaire ignore volontairement que la légalité internationale ne se construit pas sur des analogies hasardeuses, mais sur des déclarations formalisées. Sans état de guerre officiel, les mesures de rétorsion extrêmes – telles que la saisie d’actifs souverains – demeurent, en droit, injustifiables. Pire, elles instaurent un précédent où chaque puissance pourrait, à sa guise, requalifier un conflit pour s’emparer des biens d’un adversaire. </p><p>Le projet de créer un « véhicule » belge pour administrer ces actifs, présenté comme une solution technique neutre, mérite également le soupçon. En centralisant la gestion de ces fonds à Bruxelles – cœur bureaucratique de l’UE –, les auteurs entérinent une mainmise institutionnelle sur des ressources étrangères, tout en protégeant les intérêts fiscaux belges. Cette concentration du pouvoir financier entre les mains d’une technostructure non élue pose une question démocratique majeure : au nom de quel mandat populaire l’UE s’arrogerait-elle le droit de disposer des biens d’une nation souveraine, fût-elle adversaire ? </p><p>Enfin, la proposition de fonder une « Banque de reconstruction de l’Ukraine » sur le modèle de la Kreditanstalt für Wiederaufbau allemande achève de révéler l’hypocrisie du raisonnement. Comparer la reconstruction de l’Europe post-1945 – entreprise collective encadrée par des traités – à une opération de prédation unilatérale relève de la manipulation historique. La Kreditanstalt fut un outil de solidarité, non de spoliation. Transposer ce modèle dans un contexte de confiscation revient à travestir l’idéal européen en instrument de realpolitik cynique. </p><p>Mais au-delà des arguties juridiques et des faux-semblants moraux, c’est l’intention profonde de ce rapport qui doit alerter. Keatinge et Redlowska, en insistant sur « l’urgence » d’agir avant le renouvellement biannuel de l’immobilisation des actifs en juillet, cherchent à précipiter une décision irréversible. Leur rhétorique apocalyptique – évoquant un « désastre » en cas d’inaction – vise à court-circuiter tout débat démocratique, présentant la confiscation comme une fatalité plutôt qu’un choix politique. </p><p>Or, cette précipitation dissimule une réalité plus crue : en poussant l’Europe à franchir le Rubicon financier, le RUSI œuvre moins pour la paix en Ukraine que pour la pérennisation du conflit. Car en privant la Russie de tout espoir de récupérer ses actifs – même sous conditions de réversibilité théorique –, on réduit à néant toute incitation à une résolution négociée. Les auteurs le savent pertinemment : une Ukraine financée à hauteur de 45 milliards d’euros via ces fonds n’aurait que peu d’intérêt à chercher un compromis. La logique sous-jacente est donc claire : prolonger les « Opérations Spéciales » en les transformant en une guerre d’usure, où l’Occident, juge et partie, alimenterait indéfiniment le conflit via les ressources mêmes de son adversaire. </p><p>Cette stratégie, si elle devait être adoptée, consacrerait un tournant sombre dans l’histoire européenne. En normalisant la confiscation des avoirs souverains, l’UE renoncerait à son statut de sanctuaire juridique pour devenir une zone de non-droit, où les capitaux étrangers seraient otages des vicissitudes géopolitiques. Les investisseurs asiatiques, africains ou moyen-orientaux, déjà méfiants face aux sanctions arbitraires, se détourneraient d’un continent perçu comme prédateur. La France, qui rêve de redorer son attractivité économique, en paierait le prix fort : qui oserait y investir, sachant qu’un désaccord diplomatique pourrait suffire à geler ses actifs ? Remarquez, qui aujourd’hui va aller investir en Macronie, compte tenu de la situation économique et politique du Macronistan ?</p><p>Le rapport du RUSI, sous des dehors techniques, est donc un cheval de Troie idéologique. Il incarne la résurgence d’un impérialisme financier décomplexé, où la fin – affaiblir la Russie – justifie tous les moyens, y compris les plus moralement discutables. Keatinge et Redlowska, en prétendant servir l’intérêt ukrainien, servent en réalité une vision hégémonique où l’Europe, sous influence anglo-saxonne, se muerait en gendarme arbitraire des équilibres mondiaux. </p><p>Mais l’histoire est un éternel recommencement : les empires qui ont bâti leur puissance sur la prédation finissent toujours par en être les victimes. En ouvrant la boîte de Pandore de la confiscation, l’Europe signerait son propre déclin comme place « forte » de la stabilité économique. Les lumières de Bruxelles, jadis symbole de l’unité continentale, deviendraient alors les lanternes rouges d’un capitalisme de rapine, où chaque crise serait prétexte à spolier. Gageons que les peuples européens, attachés à leur souveraineté autant qu’à leur honneur, sauront discerner le piège dissimulé sous les oripeaux vertueux de ce rapport toxique, à moins qu’Ursula Von Der Leyen le nouveau Reich Führer européen n’ai déjà acté d’un tel acte.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 18:40:07 +0000</pubDate>
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