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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Monde]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 09:15:13 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Vance a critiqué l’Europe en prononçant un discours virulent]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par <a href="https://www.moonofalabama.org/2025/02/vance-criticizes-europe-in-fierce-speech.html#comments">Moon of Alabama</a> – Le 15 février 2025</p><p>Le discours prononcé par le président russe Vladimir Poutine lors de la conférence de Munich sur la sécurité de 2007 a marqué les esprits.</p><p>Les concepts qui y sont évoqués commencent seulement à être reconnus :</p><p>Il est bien connu que la sécurité internationale va bien au-delà des questions liées à la stabilité militaire et politique. Elle implique la stabilité de l’économie mondiale, la lutte contre la pauvreté, la sécurité économique et le développement du dialogue entre les civilisations.</p><p>Ce caractère universel et indivisible de la sécurité est exprimé par le principe de base selon lequel « la sécurité pour l’un est la sécurité pour tous ».</p><p>…</p><p>Le monde unipolaire qui avait été proposé après la guerre froide n’a pas eu lieu non plus.</p><p>…</p><p>Il s’agit d’un monde dans lequel il n’y a qu’un seul maître, un seul souverain. Et en fin de compte, c’est pernicieux non seulement pour tous ceux qui font partie de ce système, mais aussi pour le souverain lui-même parce qu’il se détruit de l’intérieur.</p><p>…</p><p>Il n’y a aucune raison de douter que le potentiel économique des nouveaux centres de croissance économique mondiale sera inévitablement converti en influence politique et renforcera la multipolarité.</p><p>Dix-huit ans plus tard, le nouveau secrétaire d’État américain Marco Rubio <a href="https://www.moonofalabama.org/2025/02/rubio-its-not-normal-for-the-world-to-have-a-unipolar-power.html">a finalement reconnu</a> l’existence d’un monde multipolaire. Le secrétaire à la défense Pete Hegseth a <a href="https://www.moonofalabama.org/2025/02/ukraine-the-beginning-of-the-end-which-is-yet-far-away.html">anéanti tout espoir</a> d’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN. Donald Trump, en appelant le président Poutine, a accepté le concept d’une sécurité partagée, même si elle n’est pas encore indivisible. En 2007, Poutine s’était également prononcé contre l’utilisation abusive de ce que l’on appelle les ONG pour manipuler les politiques intérieures des pays étrangers. Trump a maintenant empêché l’USAID et la NED de financer ces ONG.</p><p>Dix-huit ans plus tard, les concepts fondamentaux du discours de Poutine ont donc été acceptés.</p><p>Hier, le vice-président américain JD Vance a prononcé un autre discours lors de la conférence de Munich sur la sécurité (vidéo, transcription). Il fera également écho <a href="https://gilbertdoctorow.com/2025/02/14/j-d-vance-speech-to-the-munich-security-conference/">dans les années à venir</a> :</p><p>Vance a commencé par dire que la plus grande menace pour l’Europe ne vient pas de la Russie, de la Chine ou d’autres menaces extérieures. Elle vient de l’intérieur, des instincts et du comportement antidémocratiques des personnes au pouvoir, qui bafouent la liberté d’expression au nom de la lutte contre la « désinformation » et ne respectent pas l’opposition politique.</p><p>Bien que je sois d’accord avec Vance sur ce point, je me demande s’il a conscience de l’hypocrisie des États-Unis. Ce ne sont pas les Européens qui ont lancé la campagne contre la « désinformation ». Ce sont les États-Unis qui ont inventé ce concept et qui ont utilisé leur « soft power » pour imposer la censure en Europe.</p><p>Le ministre allemand de la défense a immédiatement confirmé la critique de M. Vance sur le manque de tolérance à l’égard de l’expression politique en Europe <a href="https://www.lemonde.fr/en/europe/article/2025/02/14/vance-tells-europe-trump-is-new-sheriff-in-town-in-combative-speech_6738169_143.html">en qualifiant son discours d’inacceptable</a> :</p><p>« La démocratie pour l’ensemble de l’Europe a été remise en question par le vice-président américain », a déclaré le ministre allemand de la défense, Boris Pistorius, depuis la scène principale de la conférence. « Il parle de l’anéantissement de la démocratie. Et si je l’ai bien compris, il compare les conditions dans certaines parties de l’Europe avec celles de régions autoritaires… Ce n’est pas acceptable. »</p><p><a href="https://www.realclearpolitics.com/video/2025/02/14/full_speech_vice_president_jd_vance_addresses_munich_security_conference.html">Cette critique faite par Vance</a> est également superficielle :</p><p>J’ai été frappé par le fait qu’un ancien commissaire européen soit passé récemment à la télévision et ait semblé ravi que le gouvernement roumain vienne d’annuler l’intégralité d’une élection. Il a averti que si les choses ne se passaient pas comme prévu, la même chose pourrait se produire en Allemagne.</p><p>Ces déclarations cavalières sont choquantes pour des oreilles américaines.</p><p>Depuis des années, on nous dit que tout ce que nous finançons et soutenons l’est au nom de nos valeurs démocratiques communes. Tout, de notre politique à l’égard de l’Ukraine à la censure numérique, est présenté comme une défense de la démocratie.</p><p>Mais lorsque nous voyons des tribunaux européens annuler des élections et des hauts fonctionnaires menacer d’en annuler d’autres, nous devrions nous demander si nous nous imposons des normes suffisamment élevées.</p><p>Comme le <a href="https://x.com/RnaudBertrand/status/1890451912342008178">souligne Arnaud Bertrand</a> :</p><p>En ce qui concerne la Roumanie et la plupart des critiques formulées par Vance à l’encontre de l’Europe, les États-Unis étaient présents aux côtés de l’Europe, agissant conjointement et guidant même souvent les actions de l’Europe. En ce qui concerne la Roumanie, par exemple, je crois que le département d’État américain a été le premier à publier une déclaration le 4 décembre (<a href="https://2021-2025.state.gov/statement-on-romanias-presidential-elections/">https://2021-2025.state.gov/statement-on-romanias-presidential-elections/</a>) exprimant son inquiétude quant à « l’implication de la Russie dans une cyberactivité malveillante destinée à influencer l’intégrité du processus électoral roumain », ce qui a conduit à l’annulation des élections deux jours plus tard (et qui, il a été prouvé plus tard, était complètement faux : il s’est avéré que cette « cyberactivité malveillante » était financée par le parti roumain au pouvoir, celui qui a annulé les élections). Ce n’est qu’après cette déclaration du département d’État que les Européens ont emboîté le pas aux États-Unis.</p><p>Il est donc un peu fort, voire très fort, que Vance, moins de deux mois plus tard, fasse la leçon aux Européens sur ce sujet sans même reconnaître le rôle joué par les États-Unis dans une grande partie de ces événements.</p><p>Vance a également critiqué l’immigration massive en Europe. Mais il néglige le fait que les flux de réfugiés afghans, syriens et ukrainiens sont la conséquence des guerres que les États-Unis ont provoquées et continuent de mener. Il déplore la désindustrialisation de l’Allemagne, mais ignore le sabotage américain des pipelines Nord Stream qui en est la principale cause.</p><p>Vance appelle à plus de démocratie en Europe, mais en même temps il s’y ingère activement. En poussant les partis nationalistes contre les institutions européennes, il met en danger la paix en Europe.</p><p>Le discours est un appel à la vigilance pour que les Européens se battent pour leur propre souveraineté. En tant que tel, <a href="https://gilbertdoctorow.com/2025/02/14/j-d-vance-speech-to-the-munich-security-conference/">il pourrait avoir un impact positif</a> :</p><p>Après les jours sombres des répressions de Biden, la dépendance du pouvoir à l’égard d’agences de renseignement corrompues et la militarisation du ministère de la justice, il était remarquable d’entendre des paroles aussi courageuses de la part d’un haut fonctionnaire américain pour défendre le peuple contre les dirigeants autoritaires à Bruxelles, à Berlin et à Paris.</p><p>On voit mal comment l’usurpatrice Ursula van der Leyen et toute son équipe de détracteurs du peuple pourront se maintenir au pouvoir dans ces conditions.</p><p>Le discours de Vance peut également être considéré comme un point de rupture entre les États-Unis et l’Europe. <a href="https://unherd.com/2025/02/trumps-diplomacy-wont-bring-peace/">Il y a là un danger caché</a> :</p><p>L’européanisation de l’OTAN, présentée comme une nécessité après le retrait des États-Unis, a accéléré la militarisation du continent et la diabolisation de la Russie par ses dirigeants, perpétuant ainsi les conditions mêmes qui ont provoqué le conflit en Ukraine. Au lieu de profiter de ce moment pour s’engager dans la diplomatie, les dirigeants européens considèrent le retrait des États-Unis comme une bonne raison pour procéder à une escalade militaire. En ce sens, le découplage de Washington par rapport à l’Europe est en contradiction avec l’objectif déclaré de Trump de parvenir à la paix en Ukraine.</p><p>…</p><p>Ironiquement, la tentative des États-Unis de se distancer des affaires de sécurité européennes pourrait finalement les ramener dans un conflit encore plus important – sur lequel ils auront beaucoup moins de contrôle.</p><p>Moon of Alabama</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1029/le-portrait-de-leurope-expose-a-munich</guid>
	<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 05:22:52 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1029/le-portrait-de-leurope-expose-a-munich</link>
	<title><![CDATA[LE PORTRAIT DE L&#039;EUROPE EXPOSÉ À MUNICH.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Ce n'est pas trop dans ma manière de donner dans le genre lyrique, mais je crois, après avoir écouté attentivement le discours du vice-président J.D Vance à la conférence de Munich, que nous sommes en train de vivre en Occident un moment historique tout à fait remarquable et d'une rare intensité, comparable à ce que furent, dans mes jeunes années, l'effondrement du mur de Berlin et la fin de l'empire soviétique.</p>

<p>En mieux, car de la part des élites européennes il n'y a pas la fausse euphorie suscitée par les fausses victoires inattendues du passé (je me souviendrai toujours de ce moment de rare sincérité où Glucksmann père, ce Torquemada antisoviétique et ex-maoïste de pacotille, s'abandonna à avouer à Christine Ockrent qu'il n'avait jamais eu aussi peur qu'au moment où il vit le drapeau de l'URSS sur la place Rouge tomber et disparaître pour toujours), mais une angoisse et une peur existentielles qu'elles ne cherchent même pas à tenter de dissimuler.</p>

<p>Pour la première fois depuis 35 ans, tous les Européens peuvent voir ce que l'Europe est devenue aux yeux du reste du monde - car ce sont leurs maîtres les dirigeants américains qui viennent le leur dire en face, crûment, sans respecter aucune forme de politesse civile ou de ménagement.</p>

<p>Hier à Munich, Vance nous a dit sans détour ce que désormais nous sommes : de serviles domestiques apeurés et vantards, qui exhortent l'Amérique à mener en Europe des guerres inutiles qu'ils ne sont pas capables d'entreprendre eux-mêmes, des cafards hypocrites qui parlent de démocratie et à qui les seules idées de la liberté réelle ou de la souveraineté du peuple flanquent une frousse plus laxative que celle éprouvée par tous les dictateurs du monde, des âmes mesquines et faibles qui organisent par nihilisme et par cupidité toutes les révolutions anthropologiques nécessaires à leur propre disparition et colonisation progressives tout en continuant à donner des leçons d'universalisme au monde entier comme à l'époque de Victor Hugo et de Jules Ferry. </p>

<p>Le message est dur, mais très clair et malheureusement tout à fait justifié. </p>

<p>On peut le traduire ainsi : "Même comme esclaves consentants, vous nous êtes devenus insupportables et inutiles. Vous pouvez toujours nous mépriser, nous ne jugeons même pas opportun de vous rendre la pareille. Désormais débrouillez-vous tout seuls, et allez donc mourir en Ukraine si vraiment ça vous chante (mais vous en êtes tout à fait incapables, et Poutine le sait très bien)."</p>

<p>Mon plus grand plaisir, depuis une semaine, est de voir à la télé ou d'entendre à la radio la réaction des cocus euro-atlantistes à la fois indignés, affolés et hystériques. Adieu les charmes du beau sexe ou la lecture des oeuvres de Julien Gracq ; je ne rate plus une soirée de LCI ni une matinale de France Inter tellement cette joie sans cesse renouvelée est devenue intense.</p>

<p>BHL, Tenzer, Colosimo, Glucksmann fils, Heisbourg, la fielleuse Samantha de Bendern, Enthoven, Fourest, Couturier, Lasserre, Merchet, Semo, Tertrais, Vitkine, tous les gendarmes de Saint-Tropez de l'OTAN (Goya, Richoux et la fine équipe des clowns galonnés), plus le pauvre Darius Rochebin qui tous les soirs se livre à un exorcisme de vaudou pour essayer de ressusciter les mânes de Churchill en direct avant de laisser de guerre lasse l'activiste bandériste Alla Poedie s'abandonner à son énième crise d'hystérie délirante, j'avoue que je ne m'en lasse pas.</p>

<p>Leur grand truc, ce n'est plus seulement Munich mais Yalta (pourtant, il y avait bien Churchill à Yalta, non ?). </p>

<p>Sur le thème : Trump et Poutine sont en train de s'entendre pour découper l'Ukraine et asservir l'Europe dans notre dos, sans même faire semblant de nous consulter.</p>

<p>Ah les braves gnous ! Comme ils aiment bien pleurer en troupeau ! </p>

<p>Comment leur faire comprendre que c'est exactement le contraire ? Trump et Poutine se désintéressent de l'Europe, parce qu'elle n'est plus rien sur la carte du monde et que des peuples sans mémoire, sans courage et sans volonté autre que normative ne sont d'aucune utilité ni d'aucun agrément aux yeux des nations qui sont restées l'exact contraire ou du moins veulent le rester.</p>

<p>C'est à la fois comique et triste à en pleurer : les cabris voudraient soudain se transformer en aigles à dix têtes ("L'Europe ! L'Europe ! L'Europe ! Il faut qu'elle advienne maintenant !", clament-ils à longueur d'antenne) et, constatant qu'ils resteront toujours des cabris, se mettent à hurler en se précipitant affolés dans la direction de la ville et de ses rutilants restaurants chinois.</p>

<p>Sauf Zelensky, il est vrai. Il veut faire croire qu'il est encore un vrai truand à l'ancienne, et qu'il peut se montrer méchant si on ne lui cède pas. <br />Mais il n'a plus de pistolet ni de fusil-mitrailleur. Il ne sait pas qui pourra le protéger de tous ses anciens complices qui vont venir bientôt lui demander des comptes, y compris sur l'origine de son nom.</p>

<p>Trump a bien raison de lui signifier qu'il ne suffira pas de le sacrifier sur l'autel de la grande réconciliation avec Moscou en convoquant les élections qu'il a annulées il y a un an. </p>

<p>Il faudra d'abord piller ses cavernes d'Ali Baba, là où ses amis et lui-même ont entassé depuis trois ans la bonne dizaine de milliards de dollars que Musk n'a pas retrouvée dans les papiers de l'administration fédérale, loin des villes exsangues où le pétomane sous influence envoyait mourir pour rien des jeunes hommes par centaines de milliers.<br />La comédie est donc en train de se terminer, ainsi que la tragédie qu'elle avait à coeur de dissimuler. </p>

<p>Et mon Dieu, comme je suis heureux de pouvoir enfin assister à ce baisser de rideau, qui va faire s'effondrer tous les villages Potemkine de l'Europe ! C'est encore plus beau que l'entrée de Bonaparte à Milan, au début de La Chartreuse de Parme.</p>

<p>Philippe Forget</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1028/europe-quietly-works-on-a-plan-to-send-troops-to-ukraine-for-post-war-security</guid>
	<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 18:24:26 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1028/europe-quietly-works-on-a-plan-to-send-troops-to-ukraine-for-post-war-security</link>
	<title><![CDATA[Europe quietly works on a plan to send troops to Ukraine for post-war security]]></title>
	<description><![CDATA[<p>BRUSSELS (AP) — Increasingly alarmed that U.S. security priorities lie <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/article/nato-us-europeans-ukraine-security-russia-hegseth-d2cd05b5a7bc3d98acbf123179e6b391">elsewhere</a>, a group of European countries has been quietly working on a plan to send troops into Ukraine to help enforce any future peace settlement with Russia.</p><p>Britain and France are at the forefront of the effort, though details remain scarce. The countries involved in the discussions are reluctant to tip their hand and give Russian President Vladimir Putin an edge should he <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/article/russia-us-marc-fogel-prisoner-swap-98418693957b1fa0189ee8ac4e8b4f2d">agree to negotiate</a> an end to <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/hub/russia-ukraine">the war</a> he launched three years ago.</p><p>What is clear is that Ukraine’s President Volodymyr Zelenskyy needs a guarantee that his country’s security will be assured until peace takes hold. The best protection would be the NATO membership that Ukraine has long been promised, but the U.S. has taken that option <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/article/nato-ukraine-us-hegseth-trump-russia-a3ca747b102cae6737436596444a32d0">off the table</a>.</p><p>“I won’t get into the particular capabilities, but I do accept that if there is peace then there needs to be some sort of security guarantee for Ukraine and the U.K. will play its part in that,” British Prime Minister Keir Starmer said in cautious remarks on Thursday.</p><p>The Europeans began exploring what kind of force might be needed about a year ago, but the sense of urgency has grown amid concern that U.S. President Donald Trump might go <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/article/russia-ukraine-war-trump-putin-9bd931d9ffde1bb573fae514efb29ddd">over their heads</a>, and possibly even Ukraine’s, to clinch a deal with Putin.</p><p>Many questions remain unanswered but one stands out: what role, if any, might the United States play?</p>
<p>European powers consider the road ahead</p>
<p>In December, after Trump was elected but before he took office, a group of leaders and ministers huddled with Zelenskyy at NATO Secretary-General Mark Rutte’s residence in Brussels. They came from Britain, Denmark, France, Germany, Italy, the Netherlands and Poland. Top European Union officials attended too.</p><p>The talks built on an idea promoted by French President Emmanuel Macron in early 2024. At the time his refusal to rule out putting <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/article/paris-conference-support-ukraine-zelenskyy-c458a1df3f9a7626128cdeb84050d469">troops on the ground</a> in Ukraine prompted an outcry, notably from the leaders of Germany and Poland.</p><p>Macron appeared isolated on the European stage, but his plan has gained traction since.</p><p>Still, much about what the force might look like and who will take part will depend on the terms of any peace settlement, and more.</p><p>Italy has constitutional limits on the use of its forces. The Netherlands would need a greenlight from its parliament, as would Germany, whose position could evolve after the Feb. 23 elections usher in a new government. Poland is cautious, given lingering animosities with Ukraine that date from World War II.</p><p>“We are in a very early stage,” Hanno Pevklur, Estonia’s defense minister told The Associated Press on the sidelines of the Munich Security Conference.</p><p>While there are various ongoing discussions and rumors, it is “critical” for European allies to understand what the contact line in Ukraine will look like before coming up with a plan, Pevkur said.</p><p>If Russia and Ukraine reduce their forces along the front line to a “couple of thousand” on both sides, then “it’s not a problem for Europe to also be there,” Pevkur said, pointing out that it would be much harder if there is still a “boiling conflict.”</p>
<p>A robust security force rather than peacekeepers</p>
<p>The makeup and role of the force will be dictated by the kind of peace deal that’s reached. If Russia and Ukraine can agree terms as the negotiations progress, it’s plausible that fewer security precautions and a smaller force would be needed.</p><p>But experts and officials warn that, as things stand, the Europeans must deploy a robust and sizeable contingent, rather than a team of peacekeepers like United Nations “blue helmets.”</p><p>“It has to be a real force (so) that the Russians know that if they ever tested it that they would get crushed. And you can be sure that Russia will test it,” Ben Hodges, the former Commanding General of U.S. Army Europe, said last month at a European Policy Centre think tank event.</p><p>“They violate every single agreement. So if we send a force in there, they’ve got to have airpower, large land forces, drones, counter-drones, air and missile defense. All of that,” he said. “If they go in there with a bunch of blue helmets and rifles, they will get crushed.”</p><p>Retired French Gen. Dominique Trinquand, a former head of France’s military mission at the United Nations, agreed that U.N. peacekeepers are better suited “for deployment in zones that are far more stable.”</p><p>“For starters, mounting this operation with soldiers taken from across the world would take about a year,” he said.</p><p>There also needs to be training of Ukrainian soldiers and investment in Ukraine’s defense industry, Latvia Defense Minister Andris Sprūds told the AP.</p>
<p>How big a force?</p>
<p>The nature of the peace deal will determine the size and location of the European contingent. Zelenskyy has insisted on at least 100,000 to 150,000 troops. Media reports have speculated about a 30,000-40,000 strong force. Diplomats and officials have not confirmed either figure.</p><p>Ukraine also wants air support, not just boots on the ground.</p><p>What is clear is that the Europeans would struggle to muster a large-scale force, and certainly could not do it quickly.</p><p>In an interview on Friday with the Financial Times, Macron said that the idea of deploying a huge force is “far-fetched.”</p><p>“We have to do things that are appropriate, realistic, well thought, measured and negotiated,” he said.</p><p>U.S. Defense Secretary Pete Hegseth insisted this week on “robust international oversight of the line of contact,” a reference to the roughly 1,000-kilometer (600-mile) long front line. The Europeans are reluctant as that would require too many troops.</p><p>Nearly all agree that some kind of “American backstop” is essential. European armed forces have long relied on superior U.S. logistics, air transport and other military capabilities.</p>
<p>The U.S. lays down some rules</p>
<p>At NATO headquarters on Wednesday, Hegseth <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/article/nato-us-europeans-ukraine-security-russia-hegseth-d2cd05b5a7bc3d98acbf123179e6b391">began describing</a> the terms under which the U.S. might agree to a force that would help provide Ukraine with the “robust security guarantees to ensure that the war will not begin again.”</p><p>“Any security guarantee must be backed by capable European and non-European troops,” Hegseth told almost 50 of Ukraine’s Western backers. If they go to Ukraine, he said, “they should be deployed as part of a non-NATO mission.”</p><p>Putin has said that he launched the invasion in part due to NATO territory expanding too close to Russia’s borders and is unlikely to accept any operation run by the world’s biggest military organization.</p><p>Any European allies taking part would not benefit from NATO’s collective security guarantee if they were attacked, Hegseth said. He underlined that “there will not be U.S. troops deployed to Ukraine.”</p><p>He did not reveal what role the U.S. might play.</p><p>From Ukraine’s perspective, a Europe-only operation simply would not work. “Any security guarantees are impossible without the Americans,” Ukrainian Foreign Minister Andrii Sybiha warned Thursday.</p>
<p>___</p>
<p>Associated Press writers Emma Burrows in Munich, Germany and Angela Charlton and John Leicester in Paris and Jill Lawless in London contributed to this report.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1027/ukraine-le-debut-de-la-fin-qui-est-encore-loin</guid>
	<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 13:51:29 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1027/ukraine-le-debut-de-la-fin-qui-est-encore-loin</link>
	<title><![CDATA[Ukraine. Le Début De La Fin (Qui Est Encore Loin)]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par <a href="https://www.moonofalabama.org/2025/02/ukraine-the-beginning-of-the-end-which-is-yet-far-away.html#comments">Moon of Alabama</a> – Le 13 février 2025</p><p>La manœuvre d’ouverture de Trump dans les négociations avec la Russie au sujet de l’Ukraine a provoqué quelques vagues.</p><p>Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, <a href="https://www.moonofalabama.org/2025/02/trump-tells-ukrainian-war-party-that-the-game-is-up.html">a annoncé que la frontière</a>, c’est-à-dire l’Ukraine, devra céder du territoire à la Russie. Il n’y aura pas de place pour l’Ukraine dans l’OTAN. Les États-Unis ne donneront aucune garantie de sécurité à l’Ukraine. Ni l’armée américaine ni l’OTAN ne participeront à une mission de maintien de la paix en Ukraine.</p><p>Avec cela, les États-Unis ont concédé à la Russie deux de leurs principales demandes. Quatre oblasts ukrainiens et la Crimée feront partie de la Russie. L’élargissement de l’OTAN vers l’est a été stoppé. Tout déploiement américain en Ukraine est, pour l’instant, hors de question.</p><p>Le diable est cependant dans les détails. La Russie voudra des accords juridiques et des garanties. Elle sait que ceux-ci pourraient (encore) être cassés, mais il est toujours préférable de les avoir que pas du tout.</p><p>Il n’y a pas non plus d’accord du tout, quand, où et comment les combats pourraient cesser.</p><p>L’administration Trump souhaite un cessez-le-feu immédiat le long de la ligne de contact actuelle. Pour la Russie, ce n’est qu’une répétition des accords de Minsk 1 et 2 qui ont été utilisés pour soutenir l’Ukraine. Ce n’est pas une solution suffisante.</p><p><a href="http://www.en.kremlin.ru/events/president/news/76259">La lecture russe de l’appel</a> Trump-Poutine d’hier dit :</p><p>Donald Trump s’est prononcé en faveur de l’arrêt des hostilités dès que possible et de la résolution pacifique de la crise.</p><p>À son tour, Vladimir Poutine a souligné qu’il était nécessaire d’éliminer les causes profondes du conflit.</p><p>Trump veut un cessez-le-feu, Poutine veut plus.</p><p>La question de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN n’est qu’un élément des causes profondes du conflit. Ce qui est nécessaire pour conclure la guerre, c’est une structure de sécurité européenne indivisible de longue durée dans laquelle chaque grand pays peut se sentir en sécurité.</p><p>Fin 2021, la Russie a présenté deux documents aux États-Unis et à l’OTAN qui donnaient des solutions potentielles. Les discussions à ce sujet n’ont même pas commencé. Ce sera un long processus.</p><p>À moins qu’une structure de sécurité indivisible en Europe ne soit trouvée et convenue, la Russie devra utiliser des moyens militaires pour garantir sa sécurité et celle de ses alliés. Son Opération Militaire Spéciale devrait se poursuivre jusqu’à ce que cet objectif soit atteint.</p><p>Il n’y a aucun signe que Trump ait reconnu le problème en jeu et soit prêt à en parler. Lorsqu’il découvrira qu’il n’y a pas de solution à court terme, c’est à dire un cessez-le-feu, il voudra peut-être abandonner le problème et ignorer le résultat : « Laissez l’Europe s’en occuper ... »</p><p>Lorsque l’administration Biden a provoqué et exécuté la guerre par procuration contre la Russie, les principaux pays européens ont ignoré leurs propres intérêts et se sont comportés comme des vassaux des États-Unis. Ils font maintenant du bruit parce qu’ils sont exclus du processus de paix.</p><p>Eh bien, si vous vous comportez comme des vassaux et ignorez votre propre intérêt, pourquoi êtes-vous étonné quand vous êtes traité comme des vassaux et que vos propres intérêts sont ignorés ? Ayez du courage et battez-vous pour vos intérêts. Alors peut-être, juste peut-être, d’autres commenceront également à avoir vos intérêts à l’esprit.</p><p>Moon of Alabama</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 07:39:22 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1026/changement-de-regime-le-discours-integral-de-jd-vance-a-munich</link>
	<title><![CDATA[Changement de régime: le discours intégral de J.D. Vance à Munich]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="intro">À la suite de <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/12/trump-appelle-poutine-la-negociation-sur-la-fin-de-la-guerre-en-ukraine-a-commence-leurope-semble-a-ce-jour-totalement-exclue/">l’appel téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump</a> de ce mercredi et des <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/12/sur-lotan-et-lukraine-les-nouvelles-lignes-rouges-americaines-le-discours-integral-de-pete-hegseth-a-bruxelles/">déclarations de Pete Hegseth à Bruxelles</a>, et alors que les négociations directes entre Washington et Moscou pour la fin de la guerre ont officiellement commencé en laissant totalement de côté les Européens, J.D. Vance aurait pu parler d’Ukraine. </p><p class="intro">À la place, il a tenu un discours essentiellement identitaire et politique, confirmant implicitement une ligne qui se dégage de manière de plus en plus évidente : l’Europe — qui a pourtant dépensé nettement plus pour soutenir Kiev que les États-Unis — <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/13/apres-lappel-entre-trump-et-poutine-lunion-se-trouve-evincee-des-negociations-sur-lukraine/">ne pourra pas avoir son mot à dire dans les discussions sur l’avenir de l’Ukraine</a>.</p><p class="intro">Pendant vingt minutes, à l’une des tribunes les plus visibles de la diplomatie mondiale et dans un moment particulièrement critique, le vice-président des États-Unis a choisi de se focaliser sur ce qu’il considère comme une dérive des élites européennes : du cas d’un citoyen britannique condamné pour une prière silencieuse à côté d’un centre de soin pratiquant l’avortement à celui des élections en Roumanie, J.D. Vance n’a fait qu’effleurer les priorités stratégiques des États-Unis. Le cœur de son intervention s’est concentré sur la défense des « valeurs communes » qui seraient, selon le vice-président des États-Unis, bafouées par les Européens eux-mêmes.</p><p class="intro">Une ingérence qui paraît inédite tout en demeurant cohérente avec une tendance que nous analysons depuis plusieurs semaines : le tournant impérial trumpiste s’accompagne d’une tentative de vassalisation européenne.</p><p class="intro">À quelques jours à peine du scrutin en Allemagne qui se tiendra le 23 février, le vice-président américain a explicitement affirmé la volonté de la Maison-Blanche d’imposer sa ligne, au risque de compliquer les relations avec les gouvernements issus des partis traditionnels de droite et de gauche. Il a défendu à Munich les prises de position d’Elon Musk qui, malgré ses fonctions au sein du D.O.G.E et son omniprésence aux côtés de Trump à la Maison Blanche, <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/09/que-veut-elon-musk-en-allemagne/">n’a pas hésité à interférer directement dans l’élection allemande en offrant une plateforme à la leader de l’AfD Alice Weidel</a>. Selon Vance, pour qui « exprimer ses opinions n’est pas une ingérence électorale, même lorsque les gens expriment des opinions en dehors de votre propre pays, et même lorsque ces personnes sont très influentes » il ne s’agit là que de l’usage de la liberté d’expression par un citoyen particulièrement influent : « si les Américains ont survécu à dix ans de Greta Thunberg, vous survivrez bien à quelques mois d’Elon Musk ».</p><p class="intro">Le vice-président des États-Unis est allé plus loin. En affirmant qu’il n’y avait « pas de place en démocratie pour les cordons sanitaires », il a clairement fait référence au contexte électoral allemand et à la possibilité d’une entrée de l’AfD au gouvernement avec la CDU — une union des droites qui semble peu probable au niveau fédéral mais qui <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/29/lunion-des-droites-en-allemagne-sur-limmigration-cartographie-et-contexte-dun-possible-effet-domino/">aurait des conséquences pour tout le paysage politique allemand si elle se concrétisait au niveau des Länder</a>. Sur X, Alice Weidel a salué le clin d’œil de J.D. Vance .</p><p class="intro">Dans un discours confrontationnel, aux accents éminemment identitaires, il s’en est pris à la principale menace pour l’Europe — le danger de l’intérieur — et critiqué comme « le problème le plus urgent de ce temps » la migration de masse, en faisant directement le lien entre celle-ci et l’attentat ayant eu lieu à Munich la veille de son discours. Du Royaume-Uni à la Suède en passant par l’Écosse, l’Allemagne et la Roumanie, le vice-président américain a attaqué ce qu’il considère comme une dérive systémique du continent : un recul prétendu de la liberté d’expression. Empruntant aux thèmes de ce que l’idéologue poutinien Alexandre Douguine a appelé <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/23/lere-du-wokisme-de-droite-genealogie-de-larc-douguine-musk/">le « wokisme de droite »</a>, il a fustigé une élite européenne considérée comme vieillissante — reprenant l’image d’une forteresse Davos déconnectée des citoyens — et s’appuyant sur « des mots hideux de l’ère soviétique tels que désinformation et mésinformation » — avant de qualifier les Commissaires européens de Commissars. Dans la droite ligne du mouvement MAGA qui a conduit à l’insurrection du 6 janvier 2021, Vance appelle les Européens à respecter leurs peuples et la « démocratie » — en précisant explicitement que celle-ci peut très bien se passer des « grandes institutions que nous avons construites ».</p><p>Merci à tous les délégués, sommités et professionnels des médias rassemblés, et merci tout particulièrement à notre hôte de la Conférence de Munich sur la sécurité d’avoir pu organiser un événement aussi incroyable. Nous sommes, bien sûr, ravis d’être ici.</p><p>L’une des choses dont je voulais parler aujourd’hui, ce sont bien sûr nos valeurs communes.</p><p>C’est formidable d’être de retour en Allemagne. <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2024/02/20/trump-est-en-train-de-reveiller-leurope-j-d-vance-a-munich/">Comme vous l’avez entendu tout à l’heure, j’étais ici l’année dernière en tant que sénateur des États-Unis</a>. J’ai croisé <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2024/05/06/la-doctrine-lammy-une-conversation-avec-le-prochain-ministre-britannique-des-affaires-etrangeres/">le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy</a> qui plaisantait en disant que nous avions tous les deux des postes différents l’année dernière de ceux que nous avons maintenant.</p><p>Mais il est désormais temps, dans nos pays, pour tous ceux qui ont eu la chance de se voir confier un pouvoir politique par nos peuples respectifs, de l’utiliser à bon escient pour améliorer leur vie. Et je tiens à dire que j’ai eu la chance, pendant mon séjour ici, de passer un peu de temps en dehors des murs de cette conférence au cours des dernières 24 heures. Et j’ai été très impressionné par l’hospitalité des gens alors qu’ils sont encore sous le choc de l’horrible attentat d’hier. La première fois que je suis venu à Munich, c’était avec ma femme, qui est ici avec moi aujourd’hui pour un voyage personnel. J’ai toujours aimé la ville de Munich et j’ai toujours aimé ses habitants.</p><p>Je tiens à dire que nous sommes très émus et que nos pensées et nos prières vont à Munich et à toutes les personnes touchées par le mal qui a été infligé à cette belle communauté. Nous pensons à vous, nous prions pour vous et il va de soi que nous vous soutiendrons dans les jours et les semaines à venir. </p><p>(Applaudissements)</p><p>J’espère que ce n’est pas la dernière salve d’applaudissements que je recevrai. Mais nous sommes réunis à cette conférence, bien sûr, pour discuter de sécurité.</p><p>Habituellement, nous parlons des menaces qui pèsent sur notre sécurité extérieure et je vois de nombreux haut gradés réunis ici aujourd’hui. Mais alors que l’administration Trump est très préoccupée par la sécurité européenne et croit que nous pouvons parvenir à un règlement raisonnable entre la Russie et l’Ukraine, nous pensons également qu’il est important que l’Europe prenne des mesures importantes dans les années à venir pour assurer sa propre défense. </p><p>Car la menace qui m’inquiète le plus vis-à-vis de l’Europe n’est pas la Russie, ce n’est pas la Chine, ce n’est aucun autre acteur extérieur.</p><p>Et ce qui m’inquiète, c’est la menace de l’intérieur : le recul de l’Europe sur certaines de ses valeurs les plus fondamentales. Des valeurs partagées avec les États-Unis. </p><p>Or j’ai été frappé qu’un ancien commissaire européen puisse récemment s’exprimer à la télévision pour se réjouir que le gouvernement roumain annule une élection présidentielle. Il a averti que si les choses ne se déroulaient pas comme prévu, la même chose pourrait se produire en Allemagne également.</p><p>Ces déclarations cavalières sont choquantes pour les oreilles américaines.</p><p>Pendant des années, on nous a dit que tout ce que nous financions et soutenions l’était au nom de nos valeurs démocratiques communes. Tout — de notre politique envers l’Ukraine au numérique — est présenté comme une défense de la démocratie.</p><p>Mais lorsque nous voyons des tribunaux européens annuler des élections et de hauts fonctionnaires menacer d’en annuler d’autres, nous devons nous demander si nous nous imposons des normes suffisamment élevées. Et je dis « nous » parce que je crois fondamentalement que nous sommes dans la même équipe. Nous devons faire plus que parler de valeurs démocratiques. Nous devons les vivre maintenant, dans la mémoire vivante de beaucoup d’entre vous dans cette salle.</p><p>La guerre froide a opposé les défenseurs de la démocratie à des forces beaucoup plus tyranniques sur ce continent. Considérez le camp dans ce combat qui a censuré les dissidents, qui a fermé les églises, qui a annulé les élections : étaient-ils les gentils ? Certainement pas. Et Dieu merci, ils ont perdu la Guerre froide. Ils ont perdu parce qu’ils n’ont ni apprécié ni respecté tous les bienfaits extraordinaires de la liberté. La liberté de surprendre, de faire des erreurs, d’inventer, de construire. Il s’avère que l’on ne peut pas imposer l’innovation ou la créativité, tout comme on ne peut pas forcer les gens à penser, à ressentir ou à croire. Et ces deux choses sont sans aucun doute liées. Malheureusement, quand je regarde l’Europe aujourd’hui, on ne sait pas toujours très bien ce qui est arrivé à certains des vainqueurs de la Guerre froide.</p><p>Je regarde Bruxelles, où des commissars européens avertissent les citoyens qu’ils ont l’intention de fermer les réseaux sociaux en période de troubles civils dès qu’ils repèrent ce qu’ils ont jugé être, je cite, du « contenu haineux ».</p><p>Ou bien dans ce pays même, où la police a mené des descentes contre des citoyens soupçonnés d’avoir posté des commentaires antiféministes en ligne dans le cadre, je cite toujours, de la lutte contre la misogynie sur Internet.</p><p>Je me tourne vers la Suède, où le gouvernement a condamné il y a deux semaines un activiste chrétien pour avoir participé à des incendies de Corans, qui ont entraîné le meurtre de son ami. Comme l’a fait remarquer de manière effrayante le juge dans son affaire, les lois suédoises, censées protéger la liberté d’expression, n’accordent pas, et je cite, « un laissez-passer » pour faire ou dire n’importe quoi sans risquer d’offenser le groupe qui détient cette croyance.</p><p>Peut-être plus inquiétant encore, je me tourne vers nos très chers amis du Royaume-Uni, où le recul des droits de conscience a mis en péril les libertés fondamentales des Britanniques, en particulier des croyants. Il y a un peu plus de deux ans, le gouvernement britannique a accusé Adam Smith Connor, un kinésithérapeute de 51 ans et ancien combattant, du crime odieux d’avoir prié en silence pendant trois minutes à 50 mètres d’une clinique d’avortement. Il n’a gêné personne, n’a interagi avec personne ; il a simplement prié en silence. Après que les forces de l’ordre britanniques l’eurent repéré et lui eurent demandé pour quelle raison il priait, Adam a répondu simplement qu’il priait pour le fils qu’il aurait pu avoir avec son ex-petite amie et qu’ils avaient fait avorter des années auparavant.</p><p>Les agents sont restés de marbre et Adam a été reconnu coupable d’avoir enfreint la nouvelle loi gouvernementale sur les « zones tampons », qui criminalise la prière silencieuse et d’autres actions susceptibles d’influencer la décision d’une personne dans un rayon de 200 mètres autour d’un centre d’avortement. Il a été condamné à payer des milliers de livres de frais de justice à l’accusation. </p><p>J’aimerais pouvoir dire que c’était un hasard, un exemple unique et fou d’une loi mal écrite, promulguée contre une seule personne — mais non.</p><p>En octobre dernier, il y a quelques mois à peine, le gouvernement écossais a commencé à distribuer des lettres aux citoyens dont les maisons se trouvaient dans des zones dites « d’accès sécurisé », les avertissant que même la prière privée chez eux pouvait constituer une infraction à la loi. Naturellement, le gouvernement a exhorté les lecteurs à signaler tout citoyen soupçonné de crime d’opinion en Grande-Bretagne et dans toute l’Europe. </p><p>La liberté d’expression, je le crains, est en recul.</p><p>Et dans un souci d’humour, chers amis, mais aussi dans un souci de vérité, je serai prêt à admettre que parfois, les voix les plus fortes en faveur de la censure ne viennent pas d’Europe mais de mon propre pays — où l’administration précédente a menacé et intimidé les réseaux sociaux pour qu’ils censurent ce qu’elle appelait la désinformation. La désinformation, comme par exemple l’idée que le coronavirus s’était probablement échappé d’un laboratoire en Chine. Notre propre gouvernement a encouragé les entreprises privées à faire taire les personnes qui osaient dire ce qui s’est avéré être une vérité évidente.</p><p>Je viens donc ici aujourd’hui non seulement avec une observation, mais aussi avec une proposition. L’administration Biden semblait prête à tout pour faire taire les gens qui exprimaient leur opinion : l’administration Trump fera exactement le contraire. Et j’espère que nous pourrons travailler ensemble à Washington.</p><p>Il y a un nouveau shérif en ville. </p><p>Sous la direction de Donald Trump, nous pouvons être en désaccord avec vos opinions, mais nous nous battrons pour défendre votre droit de les exprimer sur la place publique. Êtes-vous d’accord ? Nous en sommes au point où la situation est devenue si critique qu’en décembre dernier, la Roumanie a carrément annulé les résultats d’une élection présidentielle sur la base des vagues soupçons d’une agence de renseignement et des énormes pressions de ses voisins continentaux.</p><p>Si j’ai bien compris, l’argument était que la désinformation russe avait infecté les élections roumaines. Mais je demanderais à mes amis européens de prendre du recul : vous pouvez penser qu’il est mal que la Russie achète des publicités sur les réseaux sociaux pour influencer vos élections. Nous le pensons également. Vous pouvez même le condamner sur la scène mondiale. Mais si votre démocratie peut être détruite avec quelques centaines de milliers de dollars de publicité numérique provenant d’un pays étranger, alors c’est qu’elle n’était pas très solide au départ.</p><p>La bonne nouvelle, c’est que je pense que vos démocraties sont nettement moins fragiles que ce que beaucoup de gens craignent apparemment.</p><p>Et je pense fondamentalement que permettre à nos citoyens d’exprimer leur opinion les rendra encore plus forts. </p><p>Ce qui, bien sûr, nous ramène à Munich — où les organisateurs de cette conférence ont interdit aux législateurs représentant les partis populistes de gauche et de droite de participer à ces conversations. </p><p>Or là encore, nous ne sommes pas obligés d’être d’accord avec tout ou partie de ce que les gens disent, mais lorsque des personnes, lorsque des dirigeants politiques représentent une circonscription importante, il nous incombe au moins de dialoguer avec eux. Or pour beaucoup d’entre nous, de l’autre côté de l’Atlantique, tout cela ressemble de plus en plus à de vieux intérêts bien établis qui se cachent derrière des mots hideux de l’ère soviétique tels que désinformation et mésinformation, et qui n’aiment tout simplement pas l’idée que quelqu’un ayant un point de vue différent puisse exprimer une opinion différente ou, Dieu nous en préserve, voter différemment ou, pire encore, gagner une élection.</p><p>Nous sommes à une conférence sur la sécurité. </p><p>Et je suis sûr que vous êtes tous venus ici prêts à parler de la manière exacte dont vous comptez augmenter les dépenses de défense au cours des prochaines années, conformément à un nouvel objectif que vous vous êtes fixé. Et c’est très bien car, comme le président Trump l’a clairement indiqué, il estime que nos amis européens doivent jouer un rôle plus important dans l’avenir de ce continent. </p><p>Nous ne pensons pas que vous entendiez bien ce terme de partage du fardeau — mais nous pensons qu’il est important, dans le cadre d’une alliance commune, que les Européens prennent le relais pendant que l’Amérique se concentre sur les régions du monde qui sont en grand danger. Mais laissez-moi également vous demander comment vous allez même commencer à réfléchir aux questions budgétaires si nous ne savons pas ce que nous défendons en premier lieu ?</p><p>J’ai eu de très nombreuses conversations intéressantes avec beaucoup de personnes réunies ici dans cette salle. J’ai beaucoup entendu parler de ce dont vous avez besoin pour vous défendre — et, bien sûr, c’est important. Mais ce qui m’a semblé un peu moins clair, et certainement à de nombreux citoyens européens, c’est la raison exacte pour laquelle vous vous défendez : quelle est la vision positive qui anime ce pacte de sécurité partagé que nous considérons tous comme si important ? Or je crois profondément qu’il n’y a pas de sécurité si vous avez peur des voix, des opinions et de la conscience qui guident votre propre peuple.</p><p>L’Europe est confrontée à de nombreux défis, mais la crise à laquelle ce continent est actuellement confronté, la crise à laquelle nous sommes tous confrontés ensemble, je crois, est une crise que nous avons nous-mêmes provoquée. Si vous craignez vos propres électeurs, l’Amérique ne peut rien faire pour vous. D’ailleurs, vous ne pouvez rien faire non plus pour le peuple américain qui m’a élu et qui a élu le président Trump. Vous avez besoin de mandats démocratiques pour accomplir quoi que ce soit de valable dans les années à venir. N’avons-nous rien appris ? Que les mandats faibles produisent des résultats instables ? Mais il y a tant de choses utiles qui peuvent être accomplies avec le type de mandat démocratique qui, je pense, viendra d’une plus grande écoute des voix de vos citoyens.</p><p>Si vous voulez profiter d’économies compétitives, si vous voulez profiter d’une énergie abordable et de chaînes d’approvisionnement sûres, alors vous avez besoin de mandats pour gouverner, car vous devez faire des choix difficiles pour profiter de toutes ces choses. Nous le savons très bien en Amérique : on ne peut pas obtenir un mandat démocratique en censurant ses adversaires ou en les mettant en prison, qu’il s’agisse du chef de l’opposition, d’un humble chrétien en train de prier ou d’un journaliste qui tente de rapporter l’actualité.</p><p>On ne peut pas non plus en obtenir un en ignorant son électorat de base sur des questions aussi centrales que celle de savoir qui peut faire partie de notre société commune. </p><p>Et de tous les défis urgents auxquels sont confrontés les pays représentés ici, <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/13/le-pape-francois-contre-donald-trump-la-lettre-aux-eveques-americains-et-la-theologie-de-la-condition-migratoire/">je crois qu’il n’y a rien de plus urgent que l’immigration de masse</a>. </p><p>Aujourd’hui, près d’une personne sur cinq vivant dans ce pays est venue de l’étranger. C’est bien sûr un record historique. C’est un chiffre similaire, d’ailleurs, aux États-Unis, également un record historique. Le nombre d’immigrés entrés dans l’Union en provenance de pays non membres de l’Union a doublé rien qu’entre 2021 et 2022. Et bien sûr, il a encore augmenté depuis.</p><p>Et nous connaissons cette situation. Elle ne vient pas de nulle part. C’est le résultat d’une série de décisions conscientes prises par des politiciens de tout le continent et d’autres à travers le monde sur une période d’une décennie. Nous avons vu les horreurs engendrées par ces décisions hier dans cette ville même. Je ne peux pas en parler sans penser aux terribles victimes qui ont vu une belle journée d’hiver à Munich gâchée. Nos pensées et nos prières les accompagnent et les accompagneront toujours.</p><p>Mais pourquoi cela s’est-il produit ? C’est une histoire terrible, mais que nous avons entendue bien trop souvent en Europe et, malheureusement, bien trop souvent aussi aux États-Unis. Un demandeur d’asile, souvent un jeune homme d’une vingtaine d’années, déjà connu de la police, fonce dans une foule avec sa voiture et détruit une communauté. Combien de fois devrons-nous subir ces revers épouvantables avant de changer de cap et de donner une nouvelle direction à notre civilisation commune ? Aucun électeur de ce continent n’est allé aux urnes pour ouvrir les vannes à l’entrée non contrôlée de millions d’immigrés.</p><p>Les Anglais ont voté pour le Brexit. Que vous soyez d’accord ou non, ils ont voté pour. Et de plus en plus, partout en Europe, les gens votent pour des dirigeants politiques qui promettent de mettre fin à une immigration incontrôlée. Il se trouve que je partage bon nombre de ces préoccupations mais vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec moi. Je pense simplement que les gens se soucient de leur foyer, de leurs rêves, de leur sécurité et de leur capacité à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. </p><p>Et ils sont intelligents. Je pense que c’est l’une des choses les plus importantes que j’ai apprises au cours de mon bref passage en politique.</p><p>Contrairement à ce que l’on peut entendre à Davos, les citoyens de tous nos pays ne se considèrent généralement pas comme des animaux éduqués ou comme des rouages interchangeables d’une économie mondiale. Et il n’est guère surprenant qu’ils ne veuillent pas être ballotés ou impitoyablement ignorés par leurs dirigeants. C’est le rôle de la démocratie de trancher ces grandes questions par les urnes. Je crois que rejeter les gens, rejeter leurs préoccupations ou, pire encore, fermer les médias, interrompre les élections ou exclure les gens du processus politique ne protège rien. En fait, c’est le moyen le plus sûr de détruire la démocratie. S’exprimer et exprimer ses opinions n’est pas une ingérence électorale, même lorsque les gens expriment des opinions en dehors de votre propre pays, et même lorsque ces personnes sont très influentes.</p><p>Et croyez-moi, je dis cela avec humour, si la démocratie américaine peut survivre à dix ans de réprimandes de Greta Thunberg, vous pouvez survivre à quelques mois d’Elon Musk. Mais ce à quoi aucune démocratie, qu’elle soit allemande, américaine ou européenne, ne survivra, c’est de dire à des millions d’électeurs que leurs pensées et leurs préoccupations, leurs aspirations, leurs demandes d’aide sont invalides ou ne méritent même pas d’être prises en considération. La démocratie repose sur le principe sacré que la voix du peuple compte. Il n’y a pas de place pour les cordons sanitaires. Soit vous défendez le principe, soit vous ne le faites pas. </p><p>Le peuple européen a une voix. Les dirigeants européens ont le choix. </p><p>Je suis fermement convaincu que nous n’avons pas à avoir peur de l’avenir. Vous pouvez accepter ce que votre peuple vous dit, même si c’est surprenant, même si vous n’êtes pas d’accord. Et si vous le faites, vous pouvez affronter l’avenir avec certitude et confiance, en sachant que la nation vous soutient tous. C’est là, pour moi, que réside la grande magie de la démocratie. Elle ne se trouve pas derrière les murs en pierre épaisse de ces bâtiments ou ces beaux hôtels. Elle ne se trouve même pas dans les grandes institutions que nous avons construites ensemble en tant que société partagée.</p><p>Croire en la démocratie, c’est comprendre que chacun de nos citoyens a de la sagesse et une voix. Et si nous refusons d’écouter cette voix, même nos combats les plus fructueux n’aboutiront à rien. Comme l’a dit un jour le pape Jean-Paul II, qui est à mon avis l’un des plus grands défenseurs de la démocratie sur ce continent ou ailleurs : n’ayez pas peur. Nous ne devons pas avoir peur de notre peuple, même lorsqu’il exprime des opinions qui ne sont pas en accord avec ses dirigeants. Merci à tous. Bonne chance à vous tous. Que Dieu vous bénisse.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1023/rubrique-anti-depresseurs</guid>
	<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 15:42:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1023/rubrique-anti-depresseurs</link>
	<title><![CDATA[Rubrique : anti-dépresseurs.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Emmanuel Todd avait pointé que « Le job de Trump allait être de gérer la défaite américaine face aux Russes ».<br />C’est commencé. Et ça sent la fin de partie.</p>

<p>Dans une surenchère ruineuse pour ses propres intérêts, l’Union Européenne dirigée par l’agent américain belliciste von der Leyen s’était précipitée à la suite de l’administration démocrate pour déclarer la guerre à la Russie. À une Europe alignée sur l’hystérie des tarés qui dirigent les pays baltes, Trump vient de leur dire directement et indirectement : « vous avez servilement soutenu Biden, eh bien démerdez-vous, nous on se barre ». Et le spectacle des valets désormais sans maître que sont les dirigeants européens, Macron en tête, est une friandise.</p>

<p>Donald Trump : « Je viens d’avoir un appel téléphonique long et très productif avec le président russe Vladimir Poutine [….] Nous avons chacun parlé des points forts de nos nations respectives et du grand avantage que nous tirerons un jour de notre collaboration. Mais d’abord, comme nous en sommes tous deux convenus, nous voulons mettre un terme aux millions de morts qui ont lieu dans la guerre avec la Russie et l’Ukraine. Le président Poutine a même utilisé ma devise de campagne très forte, « LE BON SENS ». Nous y croyons tous deux très fermement. Nous avons convenu de travailler ensemble, en étroite collaboration, notamment en visitant nos nations respectives. »</p>

<p>Ça c’est pour rappeler à l’Occident qui est le patron et que les questions se règlent entre grandes personnes. Pour les détails c’est Pete Hegseth le secrétaire d’État à la défense américain qui s’y est collé à la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN : «Pas d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. C’est l’Europe, et non l’OTAN ou les États-Unis, qui doit prendre l’initiative d’assurer la sécurité de l’Ukraine. Tout déploiement de troupes européennes en Ukraine ne sera pas couvert par l’article 5 et ne sera pas considéré comme une opération de l’OTAN. Aucune troupe américaine sur le terrain. Les Européens doivent prendre l’initiative de fournir une aide létale et non létale à l’Ukraine. » Traduction : démerdez-vous, on se barre (bis).<br />On n’est pas plus aimable.</p>

<p>Macron, Starmer, Scholz, VDL, Rutte, Kalas, etc. etc. font rentrer des tonnes de Lexomil, de Temesta, Valium, Effexor, et autres Prozac. Gare aux ruptures de stocks.</p>

<p>Pour ceux qui avaient prévu cette issue depuis trois ans, attention aux excès de schadenfreude. Cela peut conduire à l’indigestion de pop-corn.</p>

<p><a href="https://linktr.ee/Regisdecastelnau?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR1BPHEEEybd45oLLs5Rr6_N2bvnOwN6lCVVyviTwCHSRgktKYeS5HT61Cw_aem_kWzwVfETweC5XgLQJc4xLw">Régis de CASTELNAU</a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 10:44:52 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Rebâtir le système du droit d’asile]]></title>
	<description><![CDATA[<p data-line-id="49ec1bf9891e468e804243768837efb2"><span style="font-size: 14.4px;"><a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1021/rebuilding-the-Asylum-system">English version</a></span></p><p data-line-id="49ec1bf9891e468e804243768837efb2">NEW YORK &ndash; L&rsquo;Union europ&eacute;enne doit admettre sa propre responsabilit&eacute; dans l&rsquo;absence de politique commune en mati&egrave;re d&rsquo;asile, absence qui a cette ann&eacute;e chang&eacute; une situation g&eacute;rable d&rsquo;arriv&eacute;e croissante de r&eacute;fugi&eacute;s en une nouvelle crise politique majeure. Chaque &Eacute;tat membre s&rsquo;est &eacute;go&iuml;stement concentr&eacute; sur ses propres int&eacute;r&ecirc;ts, au point d&rsquo;agir bien souvent au d&eacute;triment des int&eacute;r&ecirc;ts d&rsquo;autrui. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;est n&eacute;e une panique chez les demandeurs d&rsquo;asile, au sein de l&rsquo;opinion publique, et du c&ocirc;t&eacute; des autorit&eacute;s en charge de l&rsquo;application de la loi, une situation dont les demandeurs d&rsquo;asile sont les premiers &agrave; souffrir.&nbsp;</p><p data-line-id="9625ad2e15724e8f8fc546d8bdb2701f">L&rsquo;UE a d&eacute;sormais besoin d&rsquo;un plan global de r&eacute;ponse &agrave; cette crise, qui r&eacute;affirme l&rsquo;efficacit&eacute; de la gouvernance sur les flux de demandeurs d&rsquo;asile, afin que les migrations puissent s&rsquo;effectuer dans l&rsquo;ordre et la s&eacute;curit&eacute;, &agrave; un rythme adapt&eacute; aux capacit&eacute;s europ&eacute;ennes d&rsquo;absorption des r&eacute;fugi&eacute;s. Afin d&rsquo;&ecirc;tre complet, ce plan devra s&rsquo;&eacute;tendre au-del&agrave; des fronti&egrave;res de l&rsquo;Europe. La situation est moins chaotique, et beaucoup moins co&ucirc;teuse, lorsque les demandeurs d&rsquo;asile potentiels demeurent au sein ou proches de leur localisation actuelle.</p><p data-line-id="e2a45c09cfaf4e98bc062ba64620dfce">En tant qu&rsquo;origine de la crise actuelle en Syrie, le sort de la population syrienne doit &ecirc;tre inscrit au plus haut des priorit&eacute;s, sans pour autant que soient oubli&eacute;s d&rsquo;autres demandeurs d&rsquo;asile et migrants. De m&ecirc;me, ce plan europ&eacute;en devra s&rsquo;accompagner d&rsquo;une r&eacute;ponse mondiale, sous l&rsquo;autorit&eacute; des <a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/syria-civil-war-un-security-council-by-jeffrey-d-sachs-2015-09">Nations Unies et avec la participation de ses pays membres</a>. Ceci viendrait r&eacute;partir la charge de la crise syrienne sur les &eacute;paules d&rsquo;un plus grand nombre d&rsquo;&Eacute;tats, tout en permettant l&rsquo;instauration de normes mondiales pour la gestion des difficult&eacute;s plus largement li&eacute;es aux d&eacute;placements forc&eacute;s.</p><p data-line-id="c48397008d2244d190db6c40b22fdf5f">Les six composantes de ce plan global doivent &ecirc;tre les suivantes.</p><p data-line-id="dd84aecf9ecc4e3cb77441222c5a6d06">Premi&egrave;rement, et au cours d&rsquo;un avenir proche, il appartiendra &agrave; l&rsquo;UE d&rsquo;accepter au moins un million de demandeurs d&rsquo;asile chaque ann&eacute;e. Pour ce faire, il lui faudra r&eacute;partir la charge de mani&egrave;re &eacute;quitable &ndash; principe enfin approuv&eacute; par une majorit&eacute; qualifi&eacute;e lors du <a href="http://www.consilium.europa.eu/en/meetings/european-council/2015/09/23/">sommet de mercredi dernier</a>.</p><p data-line-id="c789ad4cc4e94d37b1ba80fc24a0c17b">Un financement ad&eacute;quat se r&eacute;v&eacute;lera crucial. Il s&rsquo;agirait pour l&rsquo;UE d&rsquo;apporter 15&nbsp;000&nbsp;&euro; par demandeur d&rsquo;asile au cours de chacune des deux premi&egrave;res ann&eacute;es, afin de contribuer &agrave; couvrir le logement, la sant&eacute; et les co&ucirc;ts d&rsquo;&eacute;ducation de ces populations &ndash; et d&rsquo;inciter plus activement les &Eacute;tats membres &agrave; accepter les r&eacute;fugi&eacute;s. L&rsquo;UE pourrait lever ces fonds en &eacute;mettant des obligations &agrave; long terme via sa capacit&eacute; d&rsquo;emprunt AAA largement inexploit&eacute;e, ce qui aura pour b&eacute;n&eacute;fice ajout&eacute; de susciter une stimulation budg&eacute;taire fort n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie europ&eacute;enne.</p><p data-line-id="b0d8ddf5fda548f890a034ea1881c64b">Il sera tout aussi important de permettre &agrave; la fois aux &Eacute;tats et aux demandeurs d&rsquo;asile d&rsquo;exprimer leurs pr&eacute;f&eacute;rences, en usant le moins possible de la contrainte. Le placement des r&eacute;fugi&eacute;s l&agrave; o&ugrave; ils le souhaitent &ndash; et l&agrave; o&ugrave; ils sont d&eacute;sir&eacute;s &ndash; constituera une condition sine qua non de r&eacute;ussite.</p><p data-line-id="fc2005acf7784351b79e9df1df3c0e9c">Deuxi&egrave;mement, l&rsquo;UE doit conduire l&rsquo;effort mondial d&rsquo;apport d&rsquo;un financement ad&eacute;quat au Liban, &agrave; la Jordanie et &agrave; la Turquie, afin de venir en aide aux quatre millions de r&eacute;fugi&eacute;s vivant actuellement dans ces pays.</p><p data-line-id="84982ff34221401683088c3698be84c5">Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, seule une part minime des financements n&eacute;cessaires aux soins les plus basiques a &eacute;t&eacute; lev&eacute;e. Si l&rsquo;on y int&egrave;gre l&rsquo;&eacute;ducation, la formation et d&rsquo;autres besoins essentiels, les co&ucirc;ts annuels s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &agrave; au moins 5&nbsp;000&nbsp;&euro; par r&eacute;fugi&eacute;, soit au total &agrave; 20&nbsp;milliards&nbsp;&euro;. L&rsquo;aide actuelle de l&rsquo;UE &agrave; la Turquie, doubl&eacute;e la semaine derni&egrave;re, ne s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve encore aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;&agrave; 1&nbsp;milliard&nbsp;&euro;. Il s&rsquo;agirait &eacute;galement pour l&rsquo;UE de contribuer &agrave; la cr&eacute;ation de zones &eacute;conomiques sp&eacute;ciales, b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;un statut commercial privil&eacute;gi&eacute; dans la r&eacute;gion, y compris en Tunisie et au Maroc, afin d&rsquo;attirer l&rsquo;investissement et de cr&eacute;er des emplois &agrave; la fois pour les locaux et les r&eacute;fugi&eacute;s.</p><p data-line-id="d6963dedba624589bb328f917bae1216">Il appartiendrait &agrave; l&rsquo;UE de s&rsquo;engager financi&egrave;rement en faveur des pays frontaliers, &agrave; hauteur chaque ann&eacute;e d&rsquo;au moins 8 &agrave; 10&nbsp;milliards&nbsp;&euro;, le reste des financements provenant des &Eacute;tats-Unis et du reste du monde. Ceci pourrait s&rsquo;ajouter au montant des obligations &agrave; long terme &eacute;mises en soutien aux demandeurs d&rsquo;asile en Europe.</p><p data-line-id="2e70fcfc22e440828aa2a58282506113">Troisi&egrave;mement, l&rsquo;UE doit imm&eacute;diatement commencer &agrave; b&acirc;tir une Agence des migrations et du droit d&rsquo;asile, et plus tard un corps commun de gardes-fronti&egrave;res en son sein. L&rsquo;actuel <a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/refugees-europe-obsolete-asylum-system-by-robert-skidelsky-2015-09">patchwork de 28&nbsp;syst&egrave;mes distincts en mati&egrave;re d&rsquo;asile</a> ne fonctionne pas&nbsp;: il se r&eacute;v&egrave;le couteux, inefficace, et produit des r&eacute;sultats extr&ecirc;mement incoh&eacute;rents sur le plan de la d&eacute;termination des personnes admissibles au droit d&rsquo;asile. Cette nouvelle agence pourrait ainsi progressivement harmoniser les proc&eacute;dures&nbsp;; instaurer des r&egrave;gles communes en mati&egrave;re d&rsquo;emploi et d&rsquo;entrepreneuriat, ainsi que des avantages adapt&eacute;s&nbsp;; et &eacute;laborer une politique efficace de retour au pays pour les migrants non admissibles au droit d&rsquo;asile, dans le respect des droits de la personne.</p><p data-line-id="3cfa2ce37e0d4bf9a3ae91bc1da91fa6">Quatri&egrave;mement, il est n&eacute;cessaire d&rsquo;&eacute;tablir des voies s&eacute;curis&eacute;es pour les demandeurs d&rsquo;asile, en commen&ccedil;ant par leur permettre de passer de Gr&egrave;ce et d&rsquo;Italie vers leur pays de destination. Il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;une urgence extr&ecirc;me si l&rsquo;UE entend mettre un terme &agrave; la panique. L&rsquo;&eacute;tape suivante logique consisterait &agrave; &eacute;tendre ces voies s&ucirc;res jusqu&rsquo;aux r&eacute;gions frontali&egrave;res, en r&eacute;duisant ainsi le nombre de migrants entreprenant une travers&eacute;e p&eacute;rilleuse de la M&eacute;diterran&eacute;e. Si les demandeurs d&rsquo;asile peuvent avoir une chance raisonnable d&rsquo;atteindre enfin l&rsquo;Europe, il est alors peu probable qu&rsquo;ils restent l&agrave; ils se situent. Ceci exigera une n&eacute;gociation avec les pays situ&eacute;s en premi&egrave;re ligne, en coop&eacute;ration avec l&rsquo;Agence de l&rsquo;ONU pour les r&eacute;fugi&eacute;s, afin que puissent y &ecirc;tre install&eacute;s des centres de gestion &ndash; avec pour priorit&eacute; la Turquie.</p><p data-line-id="b28a87c3f16e4d27bdedf09d5aeb39e3">Les arrangements op&eacute;rationnels et financiers d&eacute;velopp&eacute;s par l&rsquo;UE devront &ecirc;tre utilis&eacute;s aux fins de l&rsquo;instauration de normes mondiales pour la gestion des migrants et demandeurs d&rsquo;asile. Il s&rsquo;agit l&agrave; de la cinqui&egrave;me composante du plan global.</p><p data-line-id="e74bac63c5c14b2c8fb9b1ba70b89468">Enfin, afin de pouvoir absorber et int&eacute;grer plus d&rsquo;un million de migrants et demandeurs d&rsquo;asile chaque ann&eacute;e, l&rsquo;UE devra mobiliser le secteur priv&eacute; &ndash; ONG, organismes humanitaires, et entreprises &ndash; afin que celui-ci apporte son parrainage. Ceci exigera non seulement des financements suffisants, mais &eacute;galement les capacit&eacute;s humaines et technologiques n&eacute;cessaires &agrave; la mise en contact de ces migrants et soutiens priv&eacute;s.</p><p data-line-id="5946fb61d5164b3dbbb7d9b7049c1f9f">L&rsquo;exode n&eacute; d&rsquo;une guerre syrienne d&eacute;chirante n&rsquo;aurait jamais d&ucirc; se changer en crise. Accentu&eacute; au fil du temps, facile &agrave; entrevoir, cet exode aurait pu &ecirc;tre pleinement g&eacute;rable pour l&rsquo;Europe et la communaut&eacute; internationale. Le Premier ministre hongrois Viktor Orb&aacute;n a lui aussi r&eacute;cemment pr&eacute;sent&eacute; un plan en six points de r&eacute;ponse &agrave; la crise. Seulement voil&agrave;, en subordonnant les droits humains des demandeurs d&rsquo;asile et migrants &agrave; la s&eacute;curit&eacute; des fronti&egrave;res, ce plan menace de diviser et de d&eacute;truire l&rsquo;UE, en lui faisant renoncer aux valeurs sur lesquelles elle s&rsquo;est b&acirc;tie, et violer les lois cens&eacute;es la gouverner.</p><p data-line-id="0fc526e104254a8993d6e57ca0d93bad">Il est grand temps que l&rsquo;UE r&eacute;agisse en produisant une politique de droit d&rsquo;asile v&eacute;ritablement europ&eacute;enne, afin que puissent cesser la panique et les souffrances humaines inutiles.</p><p data-line-id="0fc526e104254a8993d6e57ca0d93bad">&nbsp;</p><p data-line-id="0fc526e104254a8993d6e57ca0d93bad"><span style="font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;, Helvetica, &quot;Lucida Grande&quot;, Arial, sans-serif; font-size: 12.96px; font-style: normal; font-weight: 400;">Sep 26, 2015</span></p><p data-line-id="a31e92b2eed548c6a090f2a8c51ea703">Traduit de Georges SOROS par Martin Morel</p><p data-line-id="a31e92b2eed548c6a090f2a8c51ea703">&nbsp;</p><div class="nmd-item" style="box-sizing: border-box; display: flex; font-family: &quot;Noto Sans&quot;, Helvetica, Arial, Verdana, sans-serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; background-color: rgb(250, 250, 250);">
<p><a class="track-event avatar-wrapper u-noprint" data-entity-id="3b337c0246f86f2c0f1b240b" data-entity-link-name="george-soros" data-entity-type="member" data-event-action="click" data-href-original="/columnist/george-soros" data-language="english" href="https://www.project-syndicate.org/columnist/george-soros" style="box-sizing: border-box; color: var(--link-color,var(--c-text)); text-decoration-line: underline; text-decoration-color: var(--link-color); flex: 0 0 auto; --link-color: var(--color-brand); text-underline-offset: 3px;" title="Profile of George Soros"><img alt="George Soros" class="avatar" src="https://webapi.project-syndicate.org/library/f6a0a31ce1d3796b9dc37dee5cc25f95.square-small.1.JPG" style="box-sizing: border-box; display: inline-block; border-radius: 50%; margin-right: 0.625rem; overflow: hidden; width: 3.125rem;"></a></p>
<div class="name-wrapper" style="box-sizing: border-box; flex: 1 1 auto; min-width: 12.5rem;"><h2 class="author" style="box-sizing: border-box; font-size: var(--fs-d); line-height: inherit; color: inherit; font-family: var(--font-sans); text-transform: uppercase;"><a class="track-event" data-entity-id="3b337c0246f86f2c0f1b240b" data-entity-link-name="george-soros" data-entity-type="member" data-event-action="click" data-href-original="/columnist/george-soros" data-language="english" href="https://www.project-syndicate.org/columnist/george-soros" style="box-sizing: border-box; color: var(--link-color,var(--c-text));" title="Profile of George Soros">George Soros</a></h2><div class="meta meta--block" style="box-sizing: border-box; font-size: var(--fs-s); line-height: 1.4; color: var(--c-grey-2); font-weight: 400;"><p class="u-noprint" style="box-sizing: border-box;">Writing for PS since<strong style="box-sizing: border-box;">&nbsp;1997</strong><br style="box-sizing: border-box;">
<strong style="box-sizing: border-box;">126</strong>&nbsp;Commentaries</p></div></div></div><div class="readmore u-mt-se u-text" style="box-sizing: border-box; margin-top: 1.25rem; font-family: var(--font-serif); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; background-color: rgb(250, 250, 250); max-height: none;"><p style="box-sizing: border-box;">George Soros is Chairman of Soros Fund Management and the Open Society Foundations. A pioneer of the hedge-fund industry, he is the author of many books, including&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;"><a href="https://www.wiley.com/en-us/The+Alchemy+of+Finance%2C+2nd+Edition-p-9780471445494" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The Alchemy of Finance">The Alchemy of Finance</a></em>,&nbsp;<a href="https://scribepublications.com.au/books-authors/books/the-new-paradigm-for-financial-markets" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The New Paradigm for Financial Markets: The Credit Crisis of 2008 and What it Means"><em style="box-sizing: border-box;">The New Paradigm for Financial Markets: The Credit Crisis of 2008 and What it Means</em></a>, and&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;"><a href="https://www.publicaffairsbooks.com/titles/george-soros/the-tragedy-of-the-european-union/9781610394222/" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The Tragedy of the European Union: Disintegration or Revival?">The Tragedy of the European Union: Disintegration or Revival?</a></em><em style="box-sizing: border-box;">&nbsp;</em>His most recent book is&nbsp;<a href="https://www.publicaffairsbooks.com/titles/george-soros/in-defense-of-open-society/9781541736702/" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="In Defense of Open Society"><em style="box-sizing: border-box;">In Defense of Open Society</em></a>&nbsp;(Public Affairs, 2019).&nbsp;</p></div><p data-line-id="a31e92b2eed548c6a090f2a8c51ea703">&nbsp;</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1021/rebuilding-the-asylum-system</guid>
	<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 10:34:21 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1021/rebuilding-the-asylum-system</link>
	<title><![CDATA[Rebuilding the Asylum System]]></title>
	<description><![CDATA[<p data-line-id="e2941b136e7e4210afd381114d1e27a3"><span style="font-size: 14.4px;">
<a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1022/rebatir-le-systeme-du-droit-d%E2%80%99asile">
Version Fran&ccedil;aise</a></span></p><p data-line-id="e2941b136e7e4210afd381114d1e27a3">NEW YORK &ndash; The European Union needs to accept responsibility for the lack of a common asylum policy, which has transformed this year&rsquo;s growing influx of refugees from a manageable problem into yet another political crisis. Each member state has selfishly focused on its own interests, often acting against the interests of others. This precipitated panic among asylum seekers, the general public, and the authorities responsible for law and order. Asylum seekers have been the main victims.</p><p data-line-id="f7f9ec91f2004621b66ead98daf755fc">The EU needs a comprehensive plan to respond to the crisis, one that reasserts effective governance over the flows of asylum-seekers so that they take place in a safe, orderly way, and at a pace that reflects Europe&rsquo;s capacity to absorb them. To be comprehensive, the plan has to extend beyond the borders of Europe. It is less disruptive and much less expensive to maintain potential asylum-seekers in or close to their present location.</p><p data-line-id="39910cee8c0246ff86eac479d6131a91">As the origin of the current crisis is Syria, the fate of the Syrian population has to be the first priority. But other asylum seekers and migrants must not be forgotten. Similarly, a European plan must be accompanied by a global response, under the authority of the <a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/syria-civil-war-un-security-council-by-jeffrey-d-sachs-2015-09">United Nations and involving its member states</a>. This would distribute the burden of the Syrian crisis over a larger number of states, while also establishing global standards for dealing with the problems of forced migration more generally.</p><p data-line-id="044e13619f4b45d3b24eb6a3fe394d28">Here are the six components of a comprehensive plan.</p><p data-line-id="e494e914ff9247aeac1d92af9946dbcf">First, the EU has to accept at least a million asylum-seekers annually for the foreseeable future. And, to do that, it must share the burden fairly &ndash; a principle that a qualified majority finally established at <a href="http://www.consilium.europa.eu/en/meetings/european-council/2015/09/23/">last Wednesday&rsquo;s summit</a>.</p><p data-line-id="bcee2a778b824e86b13362472d6838ea">Adequate financing is critical. The EU should provide &euro;15,000 ($16,800) per asylum-seeker for each of the first two years to help cover housing, health care, and education costs &ndash; and to make accepting refugees more appealing to member states. It can raise these funds by issuing long-term bonds using its largely untapped AAA borrowing capacity, which will have the added benefit of providing a justified fiscal stimulus to the European economy.&nbsp;</p><p data-line-id="354fa6e6df474fa89b95e1e7b6110403">It is equally important to allow both states and asylum-seekers to express their preferences, using the least possible coercion. Placing refugees where they want to go &ndash; and where they are wanted &ndash; is a sine qua non of success.</p><p data-line-id="c0ecf71a39554f779a4e4449d657240a">Second, the EU must lead the global effort to provide adequate funding to Lebanon, Jordan, and Turkey to support the four million refugees currently living in those countries.</p><p data-line-id="01c69b93339c45709a22c6ff7bda2f27">Thus far, only a fraction of the funding needed for even basic care has been raised. If education, training, and other essential needs are included, the annual costs are at least &euro;5,000 per refugee, or &euro;20 billion. EU aid today to Turkey, though doubled last week, still amounts to just &euro;1 billion. In addition, the EU also should help create special economic zones with preferred trade status in the region, including in Tunisia and Morocco, to attract investment and generate jobs for both locals and refugees.</p><p data-line-id="3a6f74486ac94b398ba6a8c43c210f39">The EU would need to make an annual commitment to frontline countries of at least &euro;8-10 billion, with the balance coming from the United States and the rest of the world. This could be added to the amount of long-term bonds issued to support asylum-seekers in Europe.</p><p data-line-id="7f1e35a3f3e9495daeaf83c8b4c53803">Third, the EU must immediately start building a single EU Asylum and Migration Agency and eventually a single EU Border Guard. The current <a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/refugees-europe-obsolete-asylum-system-by-robert-skidelsky-2015-09">patchwork of 28 separate asylum systems</a> does not work: it is expensive, inefficient, and produces wildly inconsistent results in determining who qualifies for asylum. The new agency would gradually streamline procedures; establish common rules for employment and entrepreneurship, as well as consistent benefits; and develop an effective, rights-respecting return policy for migrants who do not qualify for asylum.</p><p data-line-id="545a1ee2150f4379bd610cecf68598fc">Fourth, safe channels must be established for asylum-seekers, starting with getting them from Greece and Italy to their destination countries. This is very urgent in order to calm the panic. The next logical step is to extend safe avenues to the frontline region, thereby reducing the number of migrants who make the dangerous Mediterranean crossing. If asylum-seekers have a reasonable chance of ultimately reaching Europe, they are far more likely to stay where they are. This will require negotiating with frontline countries, in cooperation with the UN Refugee Agency, to establish processing centers there &ndash; with Turkey as the priority.</p><p data-line-id="53d0ed12f84d4ebeb1106723357ef746">The operational and financial arrangements developed by the EU should be used to establish global standards for the treatment of asylum-seekers and migrants. This is the fifth piece of the comprehensive plan.</p><p data-line-id="4ff202f79f7d4399a808f04a82683760">Finally, to absorb and integrate more than a million asylum seekers and migrants a year, the EU needs to mobilize the private sector &ndash; NGOs, church groups, and businesses &ndash; to act as sponsors. This will require not only sufficient funding, but also the human and IT capacity to match migrants and sponsors.</p><p data-line-id="d432e92512754de89411f3ef19e384fa">The exodus from war-torn Syria should never have become a crisis. It was long in the making, easy to foresee, and eminently manageable by Europe and the international community. Hungarian Prime Minister Viktor Orb&aacute;n has now also produced a six-point plan to address the crisis. But his plan, which subordinates the human rights of asylum-seekers and migrants to the security of borders, threatens to divide and destroy the EU by renouncing the values on which it was built and violating the laws that are supposed to govern it.</p><p data-line-id="c9fc89aea4ec4949ad1700e0628cbb5f">The EU must respond with a genuinely European asylum policy that will put an end to the panic and the unnecessary human suffering.</p><p data-line-id="c9fc89aea4ec4949ad1700e0628cbb5f"><span style="font-size: 12.96px;">Sep 26, 2015</span></p><div class="nmd-item" style="box-sizing: border-box; display: flex; font-family: &quot;Noto Sans&quot;, Helvetica, Arial, Verdana, sans-serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; background-color: rgb(250, 250, 250);">
<p><a class="track-event avatar-wrapper u-noprint" data-entity-id="3b337c0246f86f2c0f1b240b" data-entity-link-name="george-soros" data-entity-type="member" data-event-action="click" data-href-original="/columnist/george-soros" data-language="english" href="https://www.project-syndicate.org/columnist/george-soros" style="box-sizing: border-box; color: var(--link-color,var(--c-text)); text-decoration-line: underline; text-decoration-color: var(--link-color); flex: 0 0 auto; --link-color: var(--color-brand); text-underline-offset: 3px;" title="Profile of George Soros"><img alt="George Soros" class="avatar" src="https://webapi.project-syndicate.org/library/f6a0a31ce1d3796b9dc37dee5cc25f95.square-small.1.JPG" style="box-sizing: border-box; display: inline-block; border-radius: 50%; margin-right: 0.625rem; overflow: hidden; width: 3.125rem;"></a></p>
<div class="name-wrapper" style="box-sizing: border-box; flex: 1 1 auto; min-width: 12.5rem;"><h2 class="author" style="box-sizing: border-box; font-size: var(--fs-d); line-height: inherit; color: inherit; font-family: var(--font-sans); text-transform: uppercase;"><a class="track-event" data-entity-id="3b337c0246f86f2c0f1b240b" data-entity-link-name="george-soros" data-entity-type="member" data-event-action="click" data-href-original="/columnist/george-soros" data-language="english" href="https://www.project-syndicate.org/columnist/george-soros" style="box-sizing: border-box; color: var(--link-color,var(--c-text));" title="Profile of George Soros">George Soros</a></h2><div class="meta meta--block" style="box-sizing: border-box; font-size: var(--fs-s); line-height: 1.4; color: var(--c-grey-2); font-weight: 400;"><p class="u-noprint" style="box-sizing: border-box;">Writing for PS since<strong style="box-sizing: border-box;">&nbsp;1997</strong><br style="box-sizing: border-box;">
<strong style="box-sizing: border-box;">126</strong>&nbsp;Commentaries</p></div></div></div><div class="readmore u-mt-se u-text" style="box-sizing: border-box; margin-top: 1.25rem; font-family: var(--font-serif); font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; background-color: rgb(250, 250, 250); max-height: none;"><p style="box-sizing: border-box;">George Soros is Chairman of Soros Fund Management and the Open Society Foundations. A pioneer of the hedge-fund industry, he is the author of many books, including&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;"><a href="https://www.wiley.com/en-us/The+Alchemy+of+Finance%2C+2nd+Edition-p-9780471445494" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The Alchemy of Finance">The Alchemy of Finance</a></em>,&nbsp;<a href="https://scribepublications.com.au/books-authors/books/the-new-paradigm-for-financial-markets" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The New Paradigm for Financial Markets: The Credit Crisis of 2008 and What it Means"><em style="box-sizing: border-box;">The New Paradigm for Financial Markets: The Credit Crisis of 2008 and What it Means</em></a>, and&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;"><a href="https://www.publicaffairsbooks.com/titles/george-soros/the-tragedy-of-the-european-union/9781610394222/" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="The Tragedy of the European Union: Disintegration or Revival?">The Tragedy of the European Union: Disintegration or Revival?</a></em><em style="box-sizing: border-box;">&nbsp;</em>His most recent book is&nbsp;<a href="https://www.publicaffairsbooks.com/titles/george-soros/in-defense-of-open-society/9781541736702/" style="box-sizing: border-box; color: var(--text-link-color); text-decoration-skip-ink: auto;" title="In Defense of Open Society"><em style="box-sizing: border-box;">In Defense of Open Society</em></a>&nbsp;(Public Affairs, 2019).&nbsp;</p></div>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1017/at-usaid-waste-and-abuse-runs-deep-%E2%80%93-the-white-house</guid>
	<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 13:45:01 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1017/at-usaid-waste-and-abuse-runs-deep-%E2%80%93-the-white-house</link>
	<title><![CDATA[At USAID, Waste and Abuse Runs Deep – The White House]]></title>
	<description><![CDATA[<p>For decades, the United States Agency for International Development (USAID) has been unaccountable to taxpayers as it funnels massive sums of money to the ridiculous — and, in many cases, malicious — pet projects of entrenched bureaucrats, with next-to-no oversight.</p><p>Here are only a few examples of the WASTE and ABUSE:</p><p>The list literally goes on and on — and it has all been happening for decades.</p><p>Under President Trump, the waste, fraud, and abuse ENDS NOW.</p>
<p>Skip to content<br />Fact Sheets<br />At USAID, Waste and Abuse Runs Deep<br />February 3, 2025<br />For decades, the United States Agency for International Development (USAID) has been unaccountable to taxpayers as it funnels massive sums of money to the ridiculous — and, in many cases, malicious — pet projects of entrenched bureaucrats, with next-to-no oversight.</p>

<p>Here are only a few examples of the WASTE and ABUSE:</p>

<p>$1.5 million to “advance diversity equity and inclusion in Serbia’s workplaces and business communities”<br />$70,000 for production of a “DEI musical” in Ireland<br />$2.5 million for electric vehicles for Vietnam<br />$47,000 for a “transgender opera” in Colombia<br />$32,000 for a “transgender comic book” in Peru<br />$2 million for sex changes and “LGBT activism” in Guatemala<br />$6 million to fund tourism in Egypt<br />Hundreds of thousands of dollars for a non-profit linked to designated terrorist organizations — even AFTER an inspector general launched an investigation<br />Millions to EcoHealth Alliance — which was involved in research at the Wuhan lab<br />“Hundreds of thousands of meals that went to al Qaeda-affiliated fighters in Syria”<br />Funding to print “personalized” contraceptives birth control devices in developing countries<br />Hundreds of millions of dollars to fund “irrigation canals, farming equipment, and even fertilizer used to support the unprecedented poppy cultivation and heroin production in Afghanistan,” benefiting the Taliban<br />The list literally goes on and on — and it has all been happening for decades.</p>

<p>Under President Trump, the waste, fraud, and abuse ENDS NOW.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1011/la-guerre-dukraine-france-culture-pierre-lellouche</guid>
	<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 13:57:51 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1011/la-guerre-dukraine-france-culture-pierre-lellouche</link>
	<title><![CDATA[La guerre d&#039;Ukraine / France culture / Pierre Lellouche]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L'opération militaire spéciale lancée par Vladimir Poutine le 24 février 2022 devait durer trois jours, elle avait pour objectif de renverser le régime nazi de Kiev et de ramener l'Ukraine dans le giron de la grande Russie. Les choses ont tourné autrement. La guerre éclair est devenue une guerre sans fin meurtrière, et comme le constatent, chacun à sa manière, nos invités, elle a changé la face du monde.<br />Comment penser ce basculement ? Quels sont les nouveaux rapports de force ? Où en sommes-nous maintenant que se dissipe la douce chimère de la fin de l'histoire ? Quelle paix est souhaitable ? Quelle paix est possible ? Que doit faire l'Europe ?<br />Alain Finkielkraut reçoit pour en parler, Pierre Lellouche, spécialiste en géopolitique des conflits, auteur de <a href="https://www.odilejacob.fr/catalogue/histoire-et-geopolitique/geopolitique-et-strategie/engrenages_9782415010461.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Engrenages : La guerre d'Ukraine et le basculement du monde</a>, et Nicolas Tenzer, philosophe politique, essayiste, qui fait paraître, <a href="https://editions-observatoire.com/livre/Notre%20guerre/502" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Notre guerre, Le crime et l'oubli, pour une pensée stratégique</a>.</p>
<p>"Entre l'empire américain surpuissant et l'empire russe déclinant, mais qu' à partir de 1999, Poutine a voulu faire renaître, au fil des ans, l'affaire ukrainienne s'est trouvée prise en tenaille" (P .Lellouche)</p>
<p>"Ce à quoi on assiste, c'est en fait le troisième épisode de la Guerre de sécession d'Ukraine au cours du siècle écoulé. A chaque fois, ça a correspondu soit à l'effondrement du pouvoir en Russie, soit à une guerre mondiale. Il y a eu trois tentatives, 1917, 1920. Et là, ni les vainqueurs, ni les vaincus, ni les Russes rouges, ni les Bolcheviques, ni les blancs ne voulaient d'Ukraine. Il y a eu 1941, l'arrivée des nazis, avec la complicité de <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-quatre-questions-sur-stepan-bandera-figure-historique-presentee-par-la-propagande-russe-comme-le-symbole-de-la-nazification-du-pays_5683016.html" target="_blank" rel="noopener">Bandera</a> pour l'extermination des Juifs en Ukraine. Et là encore, le nationalisme ukrainien a raté. Staline a repris le contrôle, élargi les frontières et tracé les frontières de l'Ukraine de 1991, et puis il y a eu 1991. Le divorce entre la Russie, la Biélorussie et l'Ukraine, suivi une semaine plus tard par la dissolution de l'Union soviétique. Et là, l'Ukraine est apparue à nouveau, pour la première fois, après avoir été longtemps le fantôme de l'Europe. Et la question s'est posée de savoir ce qu'on allait en faire.</p><p>La position initiale des Américains et des Français, à l'époque Georges Bush père et François Mitterrand, rappelle Pierre Lellouche, était de laisser l'Ukraine aux Russes pour avoir la paix. Encore mieux ; en 1994, les Américains ont puissamment aidé les Russes à dénucléariser l'Ukraine et à rendre aux Russes les quelques 5000 armes nucléaires héritées de l'Union soviétique qui étaient sur le sol ukrainien. "Donc, ni la France, ni l'Amérique n'étaient chauds pour voir l'Ukraine changer de camp. Ensuite, le sort de l'Ukraine s'est trouvé pris en tenaille dans l'évolution des relations entre les deux empires, l'empire américain qui était surpuissant et l'empire russe qui était déclinant, mais que, à partir de 1999, Poutine a voulu faire renaître. Et c'est là qu'au fil des années, l'affaire ukrainienne s'est trouvée prise en tenaille entre les deux. Il y a eu des divergences assez vite." Pierre Lellouche</p><p>"J''ai une lecture pour parties différentes", reprend Nicolas Tenzer. "Dans la mesure où je crois que ce qui s'est passé à partir de 1989-1991, c'est tout simplement l'émergence et la libération des nations ou de ce que Milan Kundera appelait les Petites nations - même si l'Ukraine est une moyenne nation plutôt qu'une petite nation. C'est-à-dire que pour la première fois, ces peuples emprisonnés derrière le rideau de fer se sont mis à rêver Et heureusement, c'est un progrès considérable dans l'histoire de l'humanité à la liberté et à l'indépendance et à l'affirmation d'eux-mêmes. Et ils ont redécouvert toutes ces nations, d'ailleurs - pas seulement l'Ukraine, mais l'Ukraine aussi. Ils ont découvert leur passé. Ils ont compris qu'ils avaient été soumis à une forme de domination coloniale ou impériale, en quelque sorte, par l'URSS jadis, et qu'il n'était absolument pas question qu'ils retombent dans le joug de la Russie parce que c'était tout simplement la privation de ce pour quoi ils s'étaient battus et de leurs idéaux mais aussi des idéaux que l'Europe avait fait sien." Nicolas Tenzer.</p>
<p>"Quand on lit tous les écrits de Poutine depuis 2000, on s'aperçoit que pour lui, tout simplement, les autres nations, en tout cas celles de l'ancien empire soviétique, n'ont pas le droit à l'existence" (N. Tenzer)</p>
<p>"Et à partir de ce moment-là évidemment, lorsque Poutine en particulier est arrivé au pouvoir, il a considéré une seule chose c'était qu'il fallait retourner en quelque sorte à une forme de domination impériale que le droit des peuples la liberté la liberté d'abord individuelle des personnes mais aussi la liberté des nations, n'avait strictement aucun sens. Et  quand on voit effectivement tous les écrits de Poutine depuis 2000, on s'aperçoit que pour lui, tout simplement, les autres nations, en tout cas celles de l'ancien empire soviétique, n'ont pas le droit à l'existence. Et du côté des Occidentaux, et alors peut-être qu'il y a sur un petit point, je pourrais rejoindre Pierre Lellouche, nous n'avons pas pris les décisions qui s'imposaient. C'est-à-dire que nous sommes restés dans l'entre-deux. D'abord, nous avons tous aidé la Russie. (...)"  Nicolas Tenzer</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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