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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Avril 2021]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 17:13:48 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Julian Assange, le Navalny occidental que tout le monde a oublié]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Les médias nous tiennent informés heure par heure du sort peu enviable réservé à Alexandre Navalny. Nul ne s’en plaindra, d’ailleurs, vu que Moscou a une conception très particulière des droits de l’homme, si tant est que cette expression puisse franchir les murs du Kremlin. Traqué depuis des mois, baladé de cour de justice en prison, victime d’une tentative d’empoisonnement digne d’un roman de John Le Carré, le lanceur d’alerte symbolise tout ce qui ne peut plus continuer dans la Russie de Vladimir Poutine.</p><p class="article-text article-body__item">Le surprenant, donc, n’est pas que Navalny ait les soutiens qu’il mérite. Plus il en aura, mieux ce sera. Non, le surprenant est que ceux qui volent en permanence au secours de l’opposant à Poutine ne soufflent mot du sort réservé à son équivalent occidental, qui s’appelle Julian Assange. Sa destinée n’est guère plus enviable.</p><p class="article-text article-body__item">L’Australien de 49 ans est lui aussi un lanceur d’alerte traqué par la meute lancée à ses trousses. Il est poursuivi, cerné, emprisonné, menacé de rester en prison jusqu’à sa mort s’il est extradé vers les Etats-Unis, comme ces derniers en font la demande, en le traitant d’espion.</p>
<p>Navalny, Assange russe ?</p>
<p class="article-text article-body__item">On a parfois dit que Navalny était un Assange russe. Ce n’est pas faux. Mais on pourrait aussi dire que Julian Assange est un Navalny occidental, à cette différence près qu’il est oublié de tous. Il est oublié des gouvernements, des institutions internationales, des personnalités, et même des médias qui l’avaient sacralisé lorsqu’il avait fondé Wikileaks et révélé quelques-unes des frasques sanglantes de l’Empire américain, en Irak, en Afghanistan, et ailleurs.</p><p class="article-text article-body__item">C’est ce qui a conduit les Etats-Unis à mettre la tête de Julian Assange à prix, comme s’il s’agissait d’un terroriste, d’un djihadiste ou du dirigeant occulte d’un cartel international de la drogue. Pour échapper à la traque, le jeune australien avait trouvé refuge à l’ambassade d’Equateur à Londres. Il y est resté enfermé sept ans, jusqu’à son arrestation par la police britannique, en avril 2019.</p><p class="article-text article-body__item">Depuis, il est enfermé dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, à l’est de Londres. Ses conditions de détention sont telles qu’un représentant de l’ONU a pu parler de « torture mentale ». Si, pour l’heure, la justice britannique a refusé de l’extrader vers les Etats-Unis, c’est uniquement « pour des raisons de santé mentale ». Voilà qui en dit long sur son intégrité physique et psychologique.</p>
<p>Assange menacé d'une peine de 175 ans de prison</p>
<p class="article-text article-body__item">Mais Assange n’en est pas moins sous le coup d’une extradition vers un pays où il est menacé d’une peine de 175 ans de prison pour avoir mis en lumière les forfaitures et les crimes de l’armée américaine dans le monde. En cette affaire, l’élection de Joe Biden n’a rien changé, du moins pour le moment.</p><p class="article-text article-body__item">Qui en parle ? Personne, ou presque. Quand il s’agit d’Alexandre Navalny, toutes les chancelleries du monde occidental donnent de la voix. La Maison Blanche fait résonner les violons de la justice immanente. L’Union Européenne rappelle son attachement proclamé aux valeurs de liberté, ce qui fait chaud au cœur. Emmanuel Macron y va de ses admonestations, relayé par un Jean-Yves Le Drian qui se rappelle qu’il fut socialiste. Raphaël Glucksmann monte au front émotionnel avec une prestance émouvante.</p><p class="article-text article-body__item">Bravo. Ils ont raison. Mais pourquoi ne pas en faire autant à propos de Julian Assange ? Pourquoi aucune des éminences susdites n’a jugé bon de lever le petit doigt pour demander que le fondateur de Wikileaks soit libéré ? Pourquoi ne pas s’émouvoir de ses conditions de détention et du viol de ses droits légitimes ? Pourquoi un journal comme Le Monde se tait-il alors qu’en 2010 il avait érigé Assange en « héro de l’année » ? Pourquoi Libération, qui aime à défendre la veuve et l’orphelin, n’est-il pas plus loquace ?</p>
<p>Droit à l'enterrement</p>
<p class="article-text article-body__item">Certains ont viré casaque quand Julian Assange a osé ébranler la statue déjà chancelante de Hillary Clinton, alors en course électorale contre Donald Trump. Et alors ? Nul ne prétend que l’Australien soit l’équivalent du Christ et qu’il faille se prosterner devant le moindre de ses faits et gestes. Si l’on prenait autant de gants avec Alexandre Navalny, on l’abandonnerait à son triste sort sous prétexte qu’il y a encore quelques années, il était plus nationaliste que Poutine, plus xénophobe que Marine Le Pen et plus anti-immigrés que Viktor Orban.</p><p class="article-text article-body__item">Fort heureusement, on ne s’arrête pas à de tels dérapages, que Navalny lui-même n’assume plus. Quand bien même ce ne serait pas le cas, cela ne justifierait pas qu’il soit maltraité comme il l’est. Logiquement, il devrait en être de même pour Julian Assange, qui n’a rien à faire devant une cour de justice en vertu d’accusations fantaisistes qui peuvent néanmoins lui être fatales.</p><p class="article-text article-body__item">Or, pour l’heure, le seul argument qui vaille, médiatiquement parlant, c’est le deux poids deux mesures. Quoi que dise et fasse Alexandre Navalny, il a droit aux trompettes de la renommée. Quoi que dise et fasse Julian Assange, il a droit à l’enterrement à la sauvette. Oscar Wilde disait : « Appuyez-vous sur les principes : ils finiront bien par céder ». C’est fait.</p><p class="article-text article-body__item">A LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/navalny-assange-les-bons-et-les-mechants-lanceurs-dalerte" target="_blank">Navalny, Assange : les bons et les méchants lanceurs d’alerte</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/501/notre-reponse-sera-asymetrique-dure-et-rapide</guid>
	<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 21:37:59 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/501/notre-reponse-sera-asymetrique-dure-et-rapide</link>
	<title><![CDATA[notre réponse sera asymétrique, dure et rapide]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://solidariteetprogres.fr/IMG/jpg/296d86e7-7bdd-4eb4-9abe-5ecdfc6ade10.jpg" title="" type="image/jpeg"></a><br />Allocution présidentielle à l’Assemblée fédérale de Russie</p>
<p>Vladimir Poutine,<br class="autobr">
président de la Fédération de Russie<br class="autobr">
21 avril 2021</p><p>Source : <a href="http://en.kremlin.ru/events/president/transcripts/65418" class="spip_out" rel="noopener noreferrer external" target="_blank">Site de la présidence russe</a></p><p>(…)</p><p>Chers collègues,</p><p>Le sens et l’objectif de la politique de la Russie sur la scène internationale - je n’en dirai que quelques mots pour conclure mon intervention - est d’assurer la paix et la sécurité pour le bien-être de nos citoyens, pour le développement stable de notre pays. La Russie a certainement ses propres intérêts que nous défendons et continuerons à défendre dans le cadre du droit international, comme tous les autres États. Et si quelqu’un refuse de comprendre cette évidence ou ne veut pas mener un dialogue et choisit un ton égoïste et arrogant avec nous, la Russie trouvera toujours un moyen de défendre sa position.</p><p>En même temps, malheureusement, tout le monde semble habitué à la pratique des sanctions économiques illégales et à motif politique et aux tentatives brutales de certains acteurs d’imposer leur volonté aux autres par la force. Cependant, aujourd’hui, cette pratique dégénère en quelque chose d’encore plus dangereux - je fais référence à l’ingérence directe récemment révélée en Biélorussie dans <a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20210419-bi%C3%A9lorussie-le-pr%C3%A9sident-loukachenko-a-t-il-%C3%A9t%C3%A9-victime-d-une-tentative-de-coup-d-%C3%A9tat" class="spip_out" rel="noopener noreferrer external" target="_blank">une tentative visant à orchestrer un coup d’État et d’assassiner le président</a> de ce pays. En même temps, il est typique que même des actions aussi flagrantes n’aient pas été condamnées par le soi-disant « Occident collectif ». Personne n’a semblé le remarquer. Tout le monde fait comme si rien ne se passait.</p><p>Mais écoutez, vous pouvez penser ce que vous voulez du président ukrainien [Viktor] Ianoukovych ou de [Nicolas] Maduro au Venezuela. Je le répète, vous pouvez les aimer ou les détester, y compris Ianoukovitch qui a failli être tué, lui aussi, et écarté du pouvoir par un coup d’État armé. Vous pouvez avoir votre propre opinion sur la politique du président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko. Mais la pratique consistant à organiser des coups d’État et à planifier des assassinats politiques, y compris ceux de hauts fonctionnaires - eh bien, cela va trop loin. Cela dépasse toutes les limites.</p><p>Il suffit de mentionner les aveux des détenus ayant participé à la conspiration en vue d’organiser le siège de la ville de Minsk, y compris des plans visant à paralyser les infrastructures et les communications de la ville, et un arrêt complet de tout le système électrique de la capitale de la Biélorussie ! Cela signifie en fait qu’ils préparaient une cyberattaque massive. Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ? Vous savez, vous ne pouvez pas tout faire avec un seul interrupteur.</p><p>Il y a manifestement une raison pour laquelle nos collègues occidentaux se sont obstinés à rejeter les nombreuses propositions de la Russie visant à établir un dialogue international sur l’information et la cybersécurité. Nous avons présenté ces propositions à de nombreuses reprises. Ils évitent même de discuter de cette question.</p><p>Et s’il y avait eu une véritable tentative de coup d’État en Biélorussie ? Après tout, c’était le but ultime. Combien de personnes auraient été blessées ? Que serait-il advenu de la Biélorussie ? Personne ne pense à cela.</p><p>Tout comme personne ne pensait à l’avenir de l’Ukraine pendant le coup d’État dans ce pays.</p><p>Pendant ce temps, les mouvements inamicaux envers la Russie se sont poursuivis sans relâche. Certains pays ont pris l’habitude de s’en prendre à la Russie pour n’importe quelle raison, le plus souvent sans aucune raison. C’est une sorte de nouveau sport où c’est à qui criera le plus fort.</p><p>À cet égard, nous nous comportons avec une extrême retenue, je dirais même avec modestie, et je le dis sans ironie. Souvent, nous préférons ne pas répondre du tout, non seulement aux gestes inamicaux, mais même à l’impolitesse pure et simple. Nous voulons entretenir de bonnes relations avec tous ceux qui participent au dialogue international. Mais nous voyons ce qui se passe dans la vie réelle. Comme je l’ai dit, de temps en temps, ils s’en prennent à la Russie, sans raison. Et bien sûr, toutes sortes de petits Tabaquis [hyènes] courent autour d’eux comme les Tabaqui courent autour de Shere Khan [la tigresse] - tout est comme dans le livre de Kipling - ils hurlent pour rendre leur souverain heureux. Kipling était un grand écrivain.</p><p>Nous voulons vraiment maintenir de bonnes relations avec tous ceux qui sont engagés dans la communication internationale, y compris, soit dit en passant, ceux avec lesquels nous ne nous entendons pas ces derniers temps, pour ne pas dire plus. Nous ne voulons vraiment pas brûler les ponts. Mais si quelqu’un prend nos bonnes intentions pour de l’indifférence ou de la faiblesse et a l’intention de brûler ou même de faire sauter ces ponts, il doit savoir que la réponse de la Russie sera asymétrique, rapide et dure.</p><p>Ceux qui sont à l’origine de provocations qui menacent les intérêts fondamentaux de notre sécurité regretteront ce qu’ils ont fait comme ils n’ont rien regretté depuis longtemps.</p><p>Dans le même temps, je tiens à préciser que nous avons suffisamment de patience, de responsabilité, de professionnalisme, de confiance en nous-mêmes et de certitude dans notre cause, ainsi que de bon sens, lorsque nous prenons une décision, quelle qu’elle soit. Mais j’espère que personne ne pensera à franchir la « ligne rouge » à l’égard de la Russie. Nous déterminerons nous-mêmes dans chaque cas concret où elle sera tracée.</p>
<p>Renforcement militaire</p>
<p>Je dirai maintenant, comme je le fais toujours lors des discours annuels à l’Assemblée fédérale, que l’amélioration et le renforcement qualitatif des forces armées russes se poursuivent régulièrement. En particulier, une attention particulière sera accordée au développement de l’éducation militaire tant dans les écoles et académies militaires que dans les centres de formation militaire des universités civiles.</p><p>D’ici 2024, la part des armes et équipements militaires modernes dans les forces armées atteindra près de 76 %, ce qui est un très bon indicateur. Cette part dans la triade nucléaire dépassera 88 % avant la fin de cette année.</p><p>Les derniers systèmes de <a href="https://solidariteetprogres.fr/actualites-001/face-aux-nouvelles-armes.html" class="spip_in">missiles intercontinentaux hypersoniques</a> Avangard et les systèmes laser de combat Peresvet sont prêts au combat, et le premier régiment armé de missiles balistiques intercontinentaux super lourds Sarmat devrait être mis en service à la fin de 2022.</p><p>Le nombre de systèmes aériens de combat équipés de missiles hypersoniques Kinzhal et de navires de guerre armés d’armes hypersoniques de précision telles que le Kinzhal que j’ai mentionné, et de missiles Kalibr, est en augmentation. Les missiles hypersoniques Tsirkon seront bientôt mis en service au combat. Des travaux sont en cours sur d’autres systèmes de combat modernes, notamment Poseidon et Burevestnik, conformément aux plans de développement des forces armées.</p><p>En tant que leader dans la création de systèmes de combat de nouvelle génération et dans le développement de forces nucléaires modernes, la Russie exhorte une fois de plus ses partenaires à discuter des questions liées aux armements stratégiques et à la garantie de la stabilité mondiale. Le sujet et l’objectif de ces discussions pourraient être la création d’un environnement propice à une coexistence sans conflit sur la base de l’équation de sécurité, qui comprendrait non seulement les armements stratégiques traditionnels, tels que les missiles balistiques intercontinentaux, les bombardiers lourds et les sous-marins, mais - je tiens à le souligner - tous les systèmes offensifs et défensifs capables d’atteindre des objectifs stratégiques indépendamment de l’armement.</p><p>Les cinq pays nucléaires [Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie] portent une responsabilité particulière. J’espère que l’initiative d’une rencontre personnelle des chefs d’État des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (P-5), que nous avons proposée l’année dernière, se concrétisera et se tiendra dès que la situation épidémiologique le permettra.</p><p>La Russie est toujours ouverte à une large coopération internationale. Nous avons toujours plaidé pour la préservation et le renforcement du rôle clé des Nations unies dans les affaires internationales, et nous essayons d’apporter notre aide au règlement des conflits régionaux. Nous avons déjà fait beaucoup pour stabiliser la situation en Syrie et pour lancer un dialogue politique en Libye.</p><p>Comme vous le savez, la Russie a joué le rôle principal dans l’arrêt du conflit armé au Nagorny-Karabakh.</p><p>C’est sur la base du respect mutuel que nous construisons des relations avec la majorité absolue des pays du monde : en Asie, en Amérique latine, en Afrique et dans de nombreux pays européens.</p><p>Nous développons en permanence et en priorité les contacts avec nos partenaires les plus proches au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), des <a href="https://solidariteetprogres.fr/brics.html">BRICS</a>, de la Communauté des États indépendants (CEI), et avec nos alliés au sein de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC).</p><p>Nos projets communs au sein de l’Union économique eurasiatique (UEE) visent à assurer la croissance économique et le bien-être de nos populations. Il existe de nouveaux projets intéressants, tels que le développement de corridors de transport et de logistique. Je suis sûr qu’ils deviendront une infrastructure fiable pour un partenariat eurasien à grande échelle. Les idées russes de cette association large et ouverte sont déjà mises en pratique, en partie, par l’alignement sur d’autres processus d’intégration.</p><p>Tous ces projets ne sont pas seulement des idées géopolitiques mais des instruments strictement pratiques pour résoudre les tâches de développement national.</p><p>Chers collègues,</p><p>J’ai commencé l’allocution d’aujourd’hui par les questions urgentes de santé, et pour la conclure, je voudrais dire ce qui suit. Personne au monde ne savait [d’avance] quel malheur nous aurions à affronter. Cependant, nous, citoyens de Russie, avons déjà fait beaucoup et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vaincre l’épidémie. Notre pays dispose de ressources fiables pour cela. Nous les avons créées dans les domaines de la santé, de la science, de l’éducation et de l’industrie au cours des années précédentes.</p><p>Cependant, nous devons absolument aller de l’avant. Nous avons défini des tâches de développement national. Naturellement, le défi de l’épidémie a entraîné des ajustements objectifs de notre travail. Le discours d’aujourd’hui contient des instructions sur la démographie et l’aide aux familles, ainsi que sur les efforts pour lutter contre la pauvreté, augmenter les revenus, créer des emplois, améliorer l’environnement des entreprises et élever la gestion de l’État à un nouveau niveau.</p><p>Je voudrais demander au gouvernement de se concentrer sur ces tâches en préparant de nouvelles initiatives sur le développement socio-économique de la Russie et le charger de les présenter avant le 1er juillet de cette année.</p><p>Qu’est-ce que j’ai à l’esprit ? Dans notre travail quotidien, nous ne devons certainement pas oublier nos objectifs stratégiques de développement et nos objectifs de développement national, et nous devons améliorer les mécanismes permettant de les atteindre.</p><p>Nous discuterons des propositions du gouvernement avec la participation des commissions compétentes du Conseil d’État, de nos associations d’entreprises, d’experts et de la Chambre civique. Après cette large discussion, nous prendrons les décisions finales sur les actions financières et organisationnelles à venir lors de la réunion du Conseil pour le développement stratégique et les projets nationaux.</p><p>Je voudrais maintenant m’adresser une fois de plus à tous les citoyens de Russie pour leur dire que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour atteindre les objectifs fixés. Je suis sûr que nous irons de l’avant ensemble et que nous accomplirons toutes les tâches que nous nous sommes fixées.</p><p>Je vous remercie beaucoup de votre attention.</p><p>Source : <a href="http://en.kremlin.ru/events/president/transcripts/65418" class="spip_out" rel="noopener noreferrer external" target="_blank">site de la présidence russe</a></p>
<p>Guerre nucléaire<br />Pourquoi il faut avoir peur<br /><a href="https://solidariteetprogres.fr/IMG/jpg/russie-bombe-nucleaire-tsunami-002-780x470.jpg" title="" type="image/jpeg"></a></p>
<p>Le Président Joe Biden prétend vouloir « discuter » avec Poutine, mais les grandes manœuvres de l’OTAN en Ukraine et les encouragements donnés par les Occidentaux à Kiev font monter les tensions.</p><p>« Sommes-nous prêts à déclarer la guerre à la Russie pour défendre l’Ukraine ? » <a href="https://solidariteetprogres.fr/actualites-001/etes-vous-prets-a-mourir-pour-l.html" class="spip_in">a lancé le 13 avril</a> l’ancienne députée américaine Tulsi Gabbard sur FoxNews.</p><p>Les Etats-Unis pointent des milliers d’armes nucléaires vers la Russie, et cette dernière braque sur nous des milliers d’armes nucléaires (…) capables de frapper n’importe quelle ville des Etats-Unis en moins de 30 minutes, (…) et de nous infliger des souffrances dépassant l’entendement. Des centaines de millions de personnes agoniseraient en voyant leur chair se consumer sur leurs os.</p><p>Ivres d’IA, les Etats-Unis s’orientent vers une stratégie de « première frappe préventive ». Voyant la crédibilité de sa dissuasion menacée, Moscou réagit.</p><p>CNN révèle qu’en plus de ses missiles supersoniques, la Russie teste également un drone sous-marin furtif, pouvant se déplacer à 100 km/h, avec un rayon d’action de plus de 10 000 km. Doté d’une ogive nucléaire de 30 à 100 mégatonnes, Poséidon 2M39 pourrait provoquer <a href="https://www.neozone.org/societe/poseidon-2m39-la-russie-travaille-sur-une-arme-nucleaire-capable-de-declencher-des-tsunamis-radioactifs/" class="spip_out" rel="noopener noreferrer external" target="_blank">un tsunami radioactif</a>.</p><p>La présence de cobalt-60 maximiserait les retombées radioactives. En plus des ravages causés par le raz-de-marée, les sols, les côtes et les villes de l’Etat attaqué deviendraient donc inhabitables et inutilisables pour plusieurs décennies.</p><p>Espérons que cette arme inspire assez de terreur pour dissuader toute attaque !</p><p>Karel Vereycken.</p>
<p>[embedded content]</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/495/quand-la-presse-francaise-imagine-l%E2%80%99invasion-de-la-suisse</guid>
	<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 11:09:17 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Quand la presse française imagine l’invasion de la Suisse]]></title>
	<description><![CDATA[<p>«A l’heure où la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine attire tous les regards, ne serait-il pas opportun de se lancer dans une petite rapine, vite fait bien fait, façon Moyen Age? […] Un coffre-fort rempli à craquer nous attend sur notre palier. […] Seules Genève et Zurich nous intéressent. Et puis on repart aussitôt, promis.»</p><p>Voilà comment commence «Envahir la Suisse», le dossier publié ce jeudi dans <a href="https://www.sopress.net/#big-bang" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Big Bang</a>, la nouvelle revue annuelle du groupe <a href="https://www.sopress.net/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">So Press</a>, l’éditeur en vue de So Foot ou Society entre autres titres. Une revue française, vous l’avez compris.</p><p>Un dossier malin, qui assure à l’ovni journalistique (340 pages découpées en 12 chapitres à lire sur une année) une petite promo gratuite garantie en Suisse, vu les fantasmes soulevés par le sujet dans le pays à la neutralité perpétuelle proclamée. Promo assumée alors, le dossier est vraiment intéressant car s’appuyant sur de vraies sources stratégiques et militaires, c’est même tout ce qui fait son intérêt. Et ce n’est pas tous les jours qu’un magazine branché s’attarde sur le général Guisan, le réduit national et l’armée de milice, admettons-le.</p>
<p>«Un os très dur»</p>
<p>Un peu de provoc pour commencer: «Envahir la Suisse n’est pas seulement une bonne idée, cela paraît de prime abord une mission excessivement simple: rappelons que les Suisses sont tellement habitués à vivre dans l’opulence et la paix qu’ils ont tendance à oublier de fermer leurs portes à clé. Bingo», explique d’abord suavement la revue. Avant de donner la parole à des stratèges militaires, qui corrigent immédiatement: «Vouloir envahir la Suisse, c’est tomber sur un os très dur», selon le professeur d’histoire militaire Jean-Charles Jauffret, un Marseillais, qui se souvient de sa surprise en tombant sur un avion à réaction à Interlaken: «Il y a des abris dans des montagnes granitiques où les avions sont stockés. Les Alpes suisses sont truffées de repères.»</p><p>Big Bang a cependant établi un plan d’attaque redoutable. L’invasion commencerait avec une «attaque cybernétique qui prendrait pour cible le réseau électrique, combinée à une campagne aéroterrestre très violente, destinée à briser le moral de la population. Celle-ci pourrait se focaliser sur l’agglomération zurichoise et les centres de décision.» Boum. Qui vient de se rappeler que l’hypothèse d’une attaque informatique est régulièrement pointée par les responsables de la défense suisse, sans réponse assurée pour l’instant?</p><p>Serviable, le magazine a planché sur une carte de l’annexion, avec des flèches partout, et tout au centre, le réduit national. L’infanterie de la région d’Annecy et Annemasse s’attaquerait à Genève et Sion tandis que celle de Belfort viserait Zurich et Neuchâtel. Un commando de parachutistes bloquerait le tunnel du Saint-Gothard. Les cyberéquipes françaises s’en prendraient aux services du SRC à Berne…</p>
<p>«La Red Team» au rapport</p>
<p>Pour explorer ce plan d’apocalypse, le magazine a eu recours aux bons conseils d’un expert de la Red Team, cette équipe de l’armée française dont le boulot est de plancher sur des scénarios improbables de défense et d’attaque en compagnie de romanciers de science-fiction (France Culture vient de leur consacrer <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-vendredi-26-mars-2021" rel="noopener noreferrer" target="_blank">une émission</a>). «Le but du jeu est de conquérir les villes principales. Une fois que vous avez conquis Genève, Bâle et Zurich, vous contrôlez les institutions, les infrastructures, analyse l’expert, Michel Goya; il peut y avoir des maquisards ou une guérilla qui subsiste dans les montagnes, ce n’est pas grave» – Traduisez, la Suisse ce n’est pas l’Afghanistan», explicite la revue…</p><p>Big Bang revient ensuite sur la fortune qui pourrait rejaillir sur l’Hexagone – avec un éclairage des plus sérieux sur l’échange automatique de renseignements et sur l’évasion fiscale: même Pascal Saint-Amans, le directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE joue le jeu. Les failles du <a href="https://www.fedpol.admin.ch/fedpol/fr/home/kriminalitaet/geldwaescherei.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">MROS</a>, le Bureau de communication en matière de blanchiment d’argent qui dépend de Fedpol, sont aussi auscultées. «En admettant que la relative impuissance du MROS découle avant tout d’une volonté politique, le passage de la Suisse sous pavillon français pourrait permettre de changer la donne.»</p><p>Enfin, la revue revient aussi sur la nécessité pour la Suisse de se réinventer, «quand elle deviendra la 14e région française, après l’annexion». Les classes populaires seront plus visibles dans l’espace public, et les frontaliers n’auront plus d’intérêt à venir. «On redeviendra ce pays de paysans et de montagnards sans véritable industrie», avance le chorégraphe Gilles Jobin, lui qui a déjà imaginé l’invasion de la Suisse, mais cette fois par les Etats-Unis, <a href="https://www.letemps.ch/culture/danse-guerre-gilles-jobin" data-hovercard="https://www.letemps.ch/culture/danse-guerre-gilles-jobin">dans son spectacle Text to Speech</a>. «On travaillera un peu moins, on manifestera plus», plaisante l’humoriste Thomas Wiesel.</p>
<p>Une Suisse qui parlerait français</p>
<p>Le plus grand défi du nouvel Etat central sera de faire parler tout le pays dans la langue de Molière, imagine Big Bang, qui évoque la Mehrsprachigkeit fondatrice de l’identité suisse. Ah, et les «impérialistes français» apporteront dans leurs valises un nouveau cadre, celui de «l’exception culturelle». «L’art arrêtera peut-être d’être considéré comme le hobby du membre de la famille qui a raté sa vie», commente encore Thomas Wiesel; on verra enfin des films suisses, on entendra de la musique suisse et on visitera des expos d’artistes suisses. Même s’ils seront tous désormais référencés comme français.»</p><p>Entre subversion et regard décalé, il y a encore plein d’autres choses intrigantes, dérangeantes mais aussi fort distrayantes et qui donnent à penser dans ce dossier suisse. Qui ne constitue qu’un des douze chapitres de la revue, datée «du 1er mai 2021 au 1er avril 2022». Une belle utopie de presse. Big Bang, qui se présente comme «L’almanach des possibles», fait fort.</p><p>Big Bang, 340 pages, en librairie, 19,90 euros.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/494/wikileaks-hillary-clinton-email-archive</guid>
	<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 21:17:18 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/494/wikileaks-hillary-clinton-email-archive</link>
	<title><![CDATA[WikiLeaks - Hillary Clinton Email Archive]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="lead">On March 16, 2016 WikiLeaks launched a searchable archive for over 30 thousand emails &amp; email attachments sent to and from Hillary Clinton's private email server while she was Secretary of State. The 50,547 pages of documents span from 30 June 2010 to 12 August 2014. 7,570 of the documents were sent by Hillary Clinton. The emails were made available in the form of thousands of PDFs by the US State Department as a result of a Freedom of Information Act request. More PDFs were made available on February 29, 2016, and a set of additional 995 emails was imported up to February 2, 2018.</p><p class="pull-right small">Common names for email recipients and senders <a href="https://github.com/wsjdata/clinton-email-cruncher/blob/master/HRCEMAIL_names.csv" target="_blank">courtesy of WSJ</a>.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/493/les-militants-du-djihad-institut-montaigne</guid>
	<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 20:55:49 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/493/les-militants-du-djihad-institut-montaigne</link>
	<title><![CDATA[Les militants du djihad | Institut Montaigne]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="text-align-justify">L'Institut Montaigne a, depuis plusieurs années, porté une attention particulière au sujet de l’idéologie islamiste et du djihadisme. Après plusieurs travaux sur le sujet, notamment <a href="https://www.institutmontaigne.org/publications/terreur-dans-lhexagone">Terreur dans l’Hexagone</a> (2015) et <a href="https://www.institutmontaigne.org/publications/la-fabrique-de-lislamisme">La Fabrique de l’islamisme</a> (2018), il nous a paru nécessaire d'étudier le parcours sociologique et idéologique des djihadistes français et européens.</p><p class="text-align-justify">Cet ouvrage, <a href="https://www.fayard.fr/documents-temoignages/les-militants-du-djihad-9782213718286?qt-livres_li_s_interne_livre=1">Les militants du djihad</a>, est le fruit d’un travail initié en 2018 qui a permis de constituer une base de données inédite de plus de 1 460 djihadistes actifs entre 2010 et fin 2019 dans quatre pays européens (France, Royaume-Uni, Belgique et Allemagne). 700 djihadistes liés à la France y sont identifiés, ce qui représente environ 30 % des 2 500 djihadistes français estimés pour la période. </p><p class="text-align-justify">Ces femmes et ces hommes ont commis des attentats, en ont projeté (20 % des personnes identifiées dans la base de données sont des terroristes), sont partis en Syrie ou ont voulu rejoindre cette zone de guerre pour y faire le djihad. </p><p class="text-align-justify">Pourquoi ce travail ? Car il est nécessaire de s’appuyer sur des chiffres clairs et des données concrètes pour dépasser les débats passionnés, comprendre les raisons de l’engagement sans précédent de citoyens européens dans le djihadisme, et ainsi tenter d’anticiper les grandes tendances à venir du djihadisme, qui mute sous nos yeux. </p><p class="text-align-justify">Trois enseignements principaux se dégagent de ce travail :</p>
<p>Le parcours sociologique des femmes et des hommes qui choisissent le djihad montre l’homogénéité sociale et géographique du phénomène et la préexistence de failles personnelles, qui peuvent rendre les individus vulnérables aux discours radicaux. <br /> <br />L’approche religieuse et idéologique décrit les chemins intellectuels et spirituels d’accès au djihadisme et met en lumière le rôle du salafisme dans le parcours d’au moins la moitié des djihadistes français.<br /> <br />La reconstitution des réseaux éclaire la mécanique exacte du militantisme, du recrutement et de l’engagement, qui se jouent avant tout à l’échelle locale, sur des territoires précaires travaillés de longue date par l’islamisme.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/492/la-fabrique-de-lislamisme-institut-montaigne</guid>
	<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 20:51:00 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/492/la-fabrique-de-lislamisme-institut-montaigne</link>
	<title><![CDATA[La fabrique de l&#039;islamisme | Institut Montaigne]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Les Frères musulmans européens</p>
<p class="text-align-justify">L’objectif ultime des Frères Musulmans repose sur un projet d’expansion. En Europe, ils défendent des positions politiques et sociales qui doivent transcender les appartenances nationales d’origine. Les connexions entre les Frères musulmans européens et leurs homologues du Moyen-Orient sont indéniables mais elles ne sont pas systématiques, ils ne prennent pas leurs ordres en Égypte mais partagent des références et des buts similaires.</p><p class="text-align-justify">A partir des années 1980, ils s’emparent des problématiques des communautés musulmanes d’Europe, comme l’identité, l’éducation ou l’islamophobie. Ils mobilisent ensuite la communauté musulmane et constituent des réseaux, des associations et des fédérations générales ou sectorielles à différentes échelles, pour représenter cette communauté auprès des municipalités, des États européens ou de l’Union européenne. Les Frères musulmans européens s’appuient sur un discours identitaire et proposent une forme de citoyenneté musulmane. </p><p class="text-align-justify">En France, l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) s’est progressivement imposée comme un acteur majeur autour de deux thèmes centraux : la lutte contre l’islamophobie et la question de la Palestine. Au Royaume-Uni, la principale organisation liée aux Frères musulmans est la Muslim Association of Britain. Les objectifs sont similaires et ils s’appuient sur des associations caritatives islamiques. En Allemagne, l’Islamische Gemeinschaft Deutschland est moins puissante que ses homologues français et britanniques, la communauté musulmane allemande étant majoritairement turque.</p><p class="text-align-justify">Si en Europe, les Frères musulmans ont su se mouvoir avec habileté dans les années 1980 et 1990, ils ont eu depuis des difficultés à renouveler leurs cadres. Surtout, ils ont été pris de court par la montée du salafisme. Celui-ci va profiter d’une forte demande religieuse de la jeunesse européenne et de l’attrait des jeunes pour cette version simplifiée de l’islam.</p>
<p>L’encadrement de la diaspora turque par la religion</p>
<p class="text-align-justify">En Europe, les organisations religieuses turques ont pour objectif premier de maintenir le lien de la diaspora (environ cinq millions de personnes en Europe, dont près de trois millions en Allemagne) avec la communauté d’origine. </p><p class="text-align-justify">Cet encadrement est assuré par le département des Affaires étrangères de la Diyanet - institution émettant l’islam officiel - qui exerce un contrôle étroit des imams qu’elle envoie en Europe et du réseau Millî Görüs - mouvement politique - disposant d’un réseau dense de mosquées et d'associations dans les pays européens.</p>
<p>La prédication salafiste en Europe</p>
<p class="text-align-justify">Le salafisme, sans être majoritaire, est le courant islamique le plus dynamique en Europe. Il s’agit avant tout d’un salafisme quiétiste (focalisé sur le discours religieux et le comportement des croyants) plutôt que politique ou djihadiste. Il s’est imposé progressivement comme la référence à partir de laquelle chaque musulman doit juger sa pratique religieuse. </p><p class="text-align-justify">Cette diffusion n’est pas le fait d’un État seul, il est le fait d’une accumulation d’initiatives spontanées, qui émanent certes de ce que les Saoudiens ont semé, mais qui ne leur appartient plus, tant ce développement leur a échappé. Il n’existe aujourd’hui aucune organisation salafiste d’envergure en mesure de faire l’unité du mouvement.</p>
<p>Les Médias</p>
<p class="text-align-justify">Les chaînes de télévision saoudiennes, particulièrement développées au Maghreb, ont contribué à l’imprégnation théologique et religieuse des populations musulmanes françaises d’origine maghrébine. A partir de leurs relations familiales et amicales, ces populations ont été progressivement exposées à cette interprétation particulièrement rigoriste de l’islam. </p><p class="text-align-justify">L’exemple du salafisme montre l’importance des médias dans la diffusion de l’idéologie :</p>
<p>Les livres jouent aujourd’hui un rôle majeur dans la diffusion du salafisme, parce que leur gratuité et leur simplicité les rendent facilement accessibles ;<br />Les cassettes ont été diffusées au Maghreb et en Europe occidentale pour répandre la bonne parole islamiste tout au long des années 1980 et 1990 ;<br />Les chaînes de télévision par satellite occupent une place importante. Al Jazeera a su proposer une offre de débat politique inédite dans le monde arabe, couplée à la construction d’un système de propagande destiné à promouvoir les Frères musulmans et leur leader religieux, Youssef al-Qaradâwî. Les chaînes de télévision religieuse saoudiennes (Iqraa notamment) ont également contribué à l’islamisation des musulmans à travers le globe.<br />Aujourd’hui, internet et les réseaux sociaux ont pris le relais, avec une puissance impressionnante.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/491/confessions-dun%C2%A0general-irakien-mes-anciens-compagnons-darmes-ont-rejoint-daesh</guid>
	<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 20:41:35 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/491/confessions-dun%C2%A0general-irakien-mes-anciens-compagnons-darmes-ont-rejoint-daesh</link>
	<title><![CDATA[Confessions d&#039;un général irakien : &quot;Mes anciens compagnons d&#039;armes ont rejoint Daesh&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Grand, mince, une fine moustache blanche, le docteur Waleed Kattan affiche une prestance assez british. Cet ophtalmologiste de 66 ans, formé en <a href="https://www.lepoint.fr/tags/autriche" class="Link Link--entity">Autriche</a> et en <a href="https://www.lepoint.fr/tags/grande-bretagne" class="Link Link--entity">Grande-Bretagne</a>, dirige depuis quelques années une clinique à Erbil, capitale du Kurdistan irakien. Il a fui Bagdad après deux tentatives d'assassinat. À l'époque de <a href="https://www.lepoint.fr/tags/saddam-hussein" class="Link Link--entity">Saddam Hussein</a>, cet orthodoxe était le chrétien le plus gradé de l'armée irakienne.  À la tête du grand hôpital militaire de Bagdad, Waleed Kattan a examiné les yeux et prescrit des lunettes à la plupart des officiers supérieurs. « Je côtoyais la crème du parti Baas, qui dirigeait alors le pays. Même si j'étais chrétien, j'entretenais avec eux une vraie solidarité. C'étaient des frères d'armes. Nous étions des laïques. Pourtant, beaucoup d'entre eux sont devenus les cadres de l'armée de Daesh », constate l'ancien général.</p><p>Le Point.fr : Un chrétien pouvait donc devenir général du temps de Saddam Hussein…</p><p>Waleed Kattan : Je n'ai jamais aimé Saddam Hussein. Mais il était issu du parti Baas, un parti laïque, fondé par un Syrien chrétien, Michel Aflak, en 1947 à Damas. À l'époque de Saddam Hussein, l'<a href="https://www.lepoint.fr/tags/irak" class="Link Link--entity">Irak</a> comptait 1,5 million de chrétiens. Combien en reste-t-il aujourd'hui ? 200 000 ? 300 000 ? La plupart vivent aujourd'hui dans la région autonome du Kurdistan. Musulmans sunnites et chiites, chrétiens, et même yazidis, nous étions des Irakiens. Et les chiites irakiens se sont battus avec autant de détermination que les autres durant la guerre contre l'<a href="https://www.lepoint.fr/tags/iran" class="Link Link--entity">Iran</a>.</p><p>L'ouvrage du journaliste américain Michael Weiss, auteur de État islamique. Au coeur de l'armée de la terreur, révèle que Abou Ali al-Anbari, qui dirige Amniyat, les services de sécurité de Daesh, est un ancien agent des renseignements du régime de Saddam. Comment des laïques ont-ils pu rejoindre les pires des islamistes ?</p><p>Le régime irakien n'a été laïque que jusqu'à la première guerre du Golfe. Saddam Hussein a ensuite pris un virage islamiste très marqué. Un virage, qui, je pense, a échappé aux Occidentaux. En mettant en avant la religiosité de l'État, il cherchait sans doute à détourner les critiques liées à l'effondrement de notre économie provoqué par les sanctions économiques. Mais c'est surtout après 2003 que beaucoup de cadres qui dirigeaient l'Irak sont devenus islamistes, par réaction vis-à-vis des Américains qui ont détruit notre pays.</p><p>Vous connaissez donc les anciens baasistes qui encadrent aujourd'hui les combattants de l'État islamique ?</p><p>Oui, je connais la plupart d'entre eux. Pour moi, l'État islamique, c'est la bête de l'Apocalypse, ce sont des monstres, et il n'est pas question d'excuser leurs atrocités. Mais il faut savoir que les Américains, à partir de 2003, ont donné le pouvoir en Irak aux Iraniens, aux chiites, qui nous ont persécutés. Mon frère a été tué, j'ai eu la chance d'échapper à deux tentatives d'assassinat. C'est pourquoi je me suis installé au Kurdistan. Ma femme, dentiste, exerce également à Erbil. Avant même la prise de pouvoir de Mossoul par l'État islamique, les chrétiens vivaient dans la crainte permanente des enlèvements, des extorsions de fonds.</p><p>Quel regard l'ancien général porte-t-il sur les peshmergas, les combattants kurdes ?</p><p>Je connais personnellement de nombreux officiers supérieurs kurdes. Contrairement à leurs homologues de l'armée irakienne, eux, en revanche, n'hésitent pas à se battre en première ligne. Quant aux soldats, ils sont très combatifs, très déterminés. Mais ils ne possèdent pas l'armement pour reprendre seuls la ville de Mossoul, qui compte deux millions d'habitants.</p><p>Avez-vous encore des contacts avec des gens de Mossoul ?</p><p>C'est de plus en plus difficile, mais nous arrivons encore à savoir ce qui se passe. Notamment quand des hommes de Daesh se rasent la barbe et vont se fondre, incognito, dans le flux des réfugiés. Vous, les Européens, vous êtes trop naïfs : vous accueillez chez vous des criminels islamistes qui ne cherchent qu'à vous détruire. Retenez ces chiffres : nous étions 1,5 million de chrétiens en Irak. Aujourd'hui, nous ne sommes plus que 200 000. Tous les jours, des familles chrétiennes partent.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/490/pourquoi-les-anciens-officiers-baasistes-de-saddam-hussein-rallies-a-l%E2%80%99etat-islamique-pourraient-bien-en-etre-le-talon-d%E2%80%99achille</guid>
	<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 20:38:43 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/490/pourquoi-les-anciens-officiers-baasistes-de-saddam-hussein-rallies-a-l%E2%80%99etat-islamique-pourraient-bien-en-etre-le-talon-d%E2%80%99achille</link>
	<title><![CDATA[Pourquoi les anciens officiers baasistes de Saddam Hussein ralliés à l’Etat islamique pourraient bien en être le talon d’Achille]]></title>
	<description><![CDATA[<p>©Reuters</p>
<p>Des hauts et des Baas</p>
<p class="ArticlePreview__Summary-sc-16faepc-4 wiNgz">Pour structurer son administration et son armée, l'organisation Etat islamique peut compter sur le savoir-faire de nombreux anciens officiers baasistes du régime de feu Saddam Hussein. Idéologiquement laïc et nationaliste, le baasisme a des objectifs différents de ceux de l'EI. Le degré d'adhésion réel des anciens du Parti Baas à l'Etat islamique peut donc être questionné.</p>
<p>Atlantico : On sait que l'organisation Etat islamique compte dans ses troupes de nombreux anciens du Parti Baas irakien orphelins de Saddam Hussein. Qu'est-ce que le baasisme dans la région et qui sont ces baasistes ?</p>
<p>Alain Rodier : Le parti Baas (Parti de la résurrection arabe et socialiste) a été créé en 1947 à Damas. Il avait pour objectif l'unification de tous les pays arabes en une seule nation. Il est parvenu au pouvoir en Syrie en 1963 puis après une éclipse de quatre ans, il y est revenu sur le devant de la scène en 1970 et perdure aujourd'hui. En Irak, après un bref passage en 1963, il s'est établi en 1968 et a disparu avec Saddam Hussein en 2003. A l'origine, le parti Baas prônait un socialisme arabe en insistant sur l'obligation de laïcité des institutions afin de préserver toutes les communautés religieuses. Avec le temps, les partis Baas syrien et irakien ont divergé pour finir par se séparer totalement. Il convient de ne pas oublier que la Syrie s'est opposée à l'Irak lors de la première guerre du Golfe (1990-1991) rejoignant une coalition de 34 Etats dont faisaient partie les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l'Arabie Saoudite, la Turquie, etc. A l’époque, Hafez el-Assad n’avait pas attiré les critiques des adversaires d’aujourd’hui de son fils. Et pourtant, il avait été à la base de bon nombre d’horreurs, en particulier contre les Frères musulmans.</p>
<p>Comment expliquer ce ralliement à l'organisation djihadiste Etat islamique alors même que l'idéologie baasiste est plutôt nationaliste et laïque ?</p>
<p>En fait, alors que l'Irak était soumis aux sanctions internationales 1991, personne ne s'est vraiment inquiété du fait que le régime de Saddam Hussein évoluait discrètement. De laïc, il est progressivement devenu religieux. Les constructions de palais ont fait place à celles de mosquées dont la plus grande du monde à Bagdad. La mention "Allah Akbar" a été rajoutée sur le drapeau national irakien. La consommation d'alcool a été prohibée en public et dans les restaurants. Bien sûr, cette démarche était adoptée par Saddam Hussein à des fins politiques. Il souhaitait allier l'islamisme qui progressait au nationalisme arabe. Mais cela a eu des répercussions directes sur les nominations dans le parti et dans les institutions. La nouvelle garde était également jugée sur sa foi islamique, la laïcité étant peu à peu oubliée. Après l'intervention américaine de 2003, ce sentiment s'est fortement exacerbé car les Irakiens ont pensé être les victimes d’une immense injustice. Or, les seuls à offrir un peu de résistance étaient les cadres du parti Baas et les islamistes radicaux qui, bien naturellement, se sont unis contre l’ennemi commun.</p>
<p>Quel rôle jouent les Baasistes au sein de l'organisation Etat islamique ?</p>
<p>Le plus connu, Izzal Ibrahim al Douri dirigeait le mouvement Jash Rijal al-Tariqa al-Nashibandiq qui s'est allié avec les mouvements sunnites qui résistaient à l'"occupation" américaine. Il a rejoint l'Etat Islamique d'Irak (EII), l'ancêtre de Daesh. Il y a servi de chef militaire à l'organisation Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) lorsqu’elle a été fondée en 2013. L’EI (Daesh) a pour sa part été officiellement créé le 29 juin 2014. Douri aurait été tué en avril 2015 mais sa mort n'a jamais été confirmée. A son image, les cadres du régime de Saddam Hussein, soit par conviction, soit par opportunisme, servent en tant que professionnels de la guerre et du renseignement. Ce sont par exemple eux qui étaient aux commandes des matériels un tant soit peu sophistiqués récupérés sur les armées irakiennes et syriennes (chars, artillerie, transmissions, etc.). Ils étaient les seuls à savoir s’en servir…</p>
<p>Pourraient-ils éventuellement représenter une frange de l'EI moins extrémiste avec laquelle il serait possible de négocier ? C'est ce que suggère dans une interview l'ancien négociateur du Vatican en Irak, le Père Jean-Marie Benjamin. <a class="Colorbox" href="http://www.famillechretienne.fr/filinfo/les-frappes-seules-ne-vaincront-pas-daech-181686" target="_blank">(voir ici)</a></p>
<p>L’idée est séduisante. Elle a déjà été appliquée par les Américains entre 2006 et 2008 avec les milices des "fils d’Irak" appartenant au mouvement du "réveil" (Sahwa). Elles étaient majoritairement composées de membres de tribus sunnites de la province d’al Anbar. Cette région d’où l’EII avait été chassé par le Sahwa était alors devenue la plus sûre d’Irak. Aujourd’hui, elle est aux mains de Daesh dans sa quasi-totalité. Les autorités irakiennes (chiites) de l’époque s’étaient engagées à intégrer les hommes de ces milices dans l’armée nationale ou au moins, dans la fonction publique. Des cadres du parti Baas devaient être également réintégrés ou, tout au moins, toucher une retraite. Une bonne partie de ces promesses n’ont pas été tenues. Il en résulte que la suspicion est maintenant la règle, les sunnites et les ex-Baasistes n’ayant aucune confiance dans le pouvoir central de Bagdad. La présence massive des pasdarans de la Révolution iraniens aux côtés des milices chiites irakiennes n’est pas là pour les rassurer, d’autant que des exactions sur les populations civiles leur sont imputées.</p><p>Cela n’empêche qu’il y a quelque chose à creuser dans cette direction : tenter de convaincre les autorités irakiennes d’accorder une amnistie et une reconnaissance officielle à tous ceux qui accepteraient de se retourner contre Daesh, accorder une place dans les instances gouvernementales et administratives aux Sunnites et anciens Baasiste et convaincre ces derniers de la sincérité de ces mesures. Mais pour l’instant nous en sommes au niveau du vœu pieux.</p><p>Là où je rejoins complètement le Père Jean-Marie Benjamin, c’est sur le fait que pour gagner cette "guerre", les services secrets ont un rôle primordial à jouer : nouer des relations avec les "infréquentables", engager des tractations avec les uns et les autres, recueillir des renseignements de sources humaines qui viennent compléter les sources techniques, et agir. Encore faut-il que les autorités politiques leur en donne l’ordre.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/459/accrochage-verbal-entre-ministres-turc-et-grec-lors-dune-conference-de-presse-a-ankara</guid>
	<pubDate>Fri, 16 Apr 2021 05:25:39 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/459/accrochage-verbal-entre-ministres-turc-et-grec-lors-dune-conference-de-presse-a-ankara</link>
	<title><![CDATA[Accrochage verbal entre ministres turc et grec lors d&#039;une conférence de presse à Ankara]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Le ministre des affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, et son homologue grec, Nikos Dendias, se sont notamment opposés devant les caméras sur les frontières maritimes, les migrants et le traitement des minorités.</p><p class="fig-paragraph">Un accrochage verbal acrimonieux a opposé jeudi les ministres turc et grec des Affaires étrangères, qui ont publiquement étalé leurs divergences sur plusieurs dossiers lors d'une conférence de presse à Ankara.</p><p class="fig-body-link">À lire aussi :<a class="fig-body-link__link fig-premium-mark" href="https://www.lefigaro.fr/international/la-france-reaffirme-son-soutien-a-la-grece-face-a-la-turquie-d-erdogan-20210323" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">La France réaffirme son soutien à la Grèce face à la Turquie d’Erdogan</a></p><p class="fig-paragraph">Le Turc Mevlut Cavusoglu et Grec Nikos Dendias se sont notamment opposés devant les caméras sur les frontières maritimes, les migrants et le traitement des minorités lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à Ankara du ministre grec censée pourtant consolider le dialogue entamé par les deux pays pour résoudre leurs contentieux. «Si vous portez de telles accusations lourdes contre mon pays et mon peuple, je suis obligé d'y répondre», a fulminé Melvut Cavusoglu, visiblement excédé par des déclarations de son homologue grec.</p>
<p>Des propos «inacceptables»</p>
<p class="fig-paragraph">Nikos Dendias a notamment critiqué les activités turques en mer Égée et en Méditerranée orientale et ce qu'il considère comme une application déficiente de la part d'Ankara d'un accord sur les migrants avec l'Union européenne. «La position de la Grèce est claire et ce n'est pas la première fois que vous l'entendez: la Turquie a violé en mer Égée et à la Méditerranée orientale le droit international et la convention (internationale) de la mer et les droits même souverains de la Grèce, la Turquie a effectué 400 vols au-dessus du sol grec», a-t-il déclaré.</p><p class="fig-paragraph">Sur le dossier des migrants, Melvut Cavusoglu s'est défendu en affirmant que la Turquie s'était comportée d'une «manière décente» et accusé Athènes d'avoir «refoulé 80.000 personnes lors des quatre dernières années». Il a en outre affirmé que les activités d'Ankara en Méditerranée orientale visaient à «protéger les intérêts de la Turquie et des Chypriotes-turcs». «Nous avons nos divergences sur ces sujets mais si vous venez ici pour accuser la Turquie alors que nous avions convenu de discuter de ces dossiers, je suis obligé de répondre», a-t-il ajouté, qualifiant à plusieurs reprises les propos de son homologue grec d'«inacceptables».</p><p class="fig-body-link">À lire aussi :<a class="fig-body-link__link fig-premium-mark" href="https://www.lefigaro.fr/histoire/grece-turquie-la-guerre-de-mille-ans-20201116" target="_blank" data-fig-type="Article" rel="noopener" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">Grèce-Turquie: la guerre de mille ans</a></p><p class="fig-paragraph">Les tensions entre les deux pays voisins et membres de l'Otan, aux relations historiquement délicates, se sont aggravées ces dernières années en raison notamment de forages gaziers effectués par la Turquie dans des eaux grecques en Méditerranée orientale. Leurs relations sont aussi empoisonnées par des griefs réciproques sur le traitement des minorités musulmane en Grèce et orthodoxe en Turquie, ainsi que par la gestion des flux migratoires aux frontières terrestres et maritimes des deux pays. Dans ce contexte, des responsables grecs et turcs ont repris cette année des discussions «exploratoires» afin d'aplanir certains de leurs différends.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/446/quand-la-presse-conservatrice-israelienne-parle-de-l%E2%80%99arabie-saoudite%E2%80%A6</guid>
	<pubDate>Wed, 14 Apr 2021 19:06:54 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/446/quand-la-presse-conservatrice-israelienne-parle-de-l%E2%80%99arabie-saoudite%E2%80%A6</link>
	<title><![CDATA[Quand la presse conservatrice israélienne parle de l’Arabie saoudite…]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les relations entre l’Arabie saoudite et son voisin israélien sont pour le moins complexes. De l’extérieur, il est toujours compliqué de comprendre ce qui est de l’ordre du réel et ce qui est de l’ordre du fantasme. Ainsi, quand le prince Faisal ben Farhan al-Saoud, ministre des Affaires étrangères du Royaume, déclarait il y a quelques jours que la normalisation avec Israël apporterait d’énormes avantages au Moyen-Orient, on ne peut y voir qu’un indice intéressant sur ce que pourrait être l’avenir et sur la façon dont le Royaume voit son voisin.</p><p>Bien évidemment, une normalisation, et c’est ce que le gouvernement saoudien précise systématiquement, serait conditionnée à un règlement du conflit entre Israël et la Palestine. Toutefois, les propos plutôt encourageants et les signaux faibles montrant un rapprochement entre Tel-Aviv et Riyad sont assez fréquents ces derniers temps, y compris du côté israélien.</p><p>Ainsi, il y a quelques jours, le journal Makor Rishon, réputé proche des conservateurs sionistes de droite, sortait un numéro spécial Arabie saoudite, avec un dossier de 23 pages sur le pays. Venant d’un journal conservateur, on aurait pu s’attendre à une vision critique, mais pas du tout. L’Arabie saoudite y est présentée dans toute sa complexité et toute sa modernité.</p><p>Le pays y est comparé à Israël en termes de revenus par habitant, de taxes, de coût de la vie, les récentes réformes sont commentées, des pages touristiques montrent les sites culturels les plus remarquables et présentent les Saoudiens sous un jour plutôt sympathique. La tonalité du dossier montre une certaine déception par rapport à la nouvelle administration américaine. Selon les auteurs de l’article, si Donald Trump avait été réélu, il aurait davantage encouragé au rapprochement entre les deux pays.</p><p>Le dossier se compose d’une partie politique, internationale, il aborde également la question des femmes, la gestion de la Covid-19 sur les Lieux saints, il explique la gouvernance dynastique, puis traite d’emploi, de pétrole, de la communauté juive et enfin du sport et du tourisme sur lequel il est dithyrambique.</p><p>Ce genre de reportage est surprenant, mais il y a une explication: «En fait, on oublie beaucoup qu’Israël a été fondé par des juifs européens et occidentaux et que lors des origines, les séfarades, juifs orientaux, venant souvent de pays arabes, se sont sentis un peu relégués car leur culture arabe était moins considérée», nous explique une journaliste israélienne, citant notamment la difficile intégration des juifs yéménites, et surtout le traitement réservé à leurs enfants, parfois séparés de leurs parents, lors de leur arrivée en Israël il y a plusieurs décennies.</p><p>Beaucoup d’Israéliens juifs sont en effet de culture et d’origine arabes, parlent la langue et se sentent souvent très à l’aise lorsqu’ils se rendent dans des pays arabes, l’afflux de touristes israéliens à Dubaï en décembre dernier montre parfaitement cette attirance assez naturelle et ce goût du voyage et de la découverte qui les animent.</p><p>Le problème, qui reste entier, est celui de la paix avec la Palestine. Car les Israéliens séfarades ne sont traditionnellement pas vraiment ceux qui sont le plus disposés à faire des concessions vis-à-vis des Palestiniens, tandis que les ashkénazes sont historiquement ceux qui ont conduit les processus de paix précédents.</p><p>L’autre problème est la place des Arabes de nationalité israélienne. Longtemps mis à l’écart, ils sont désormais de plus en plus présents dans la société et sont actuellement électoralement en position d’arbitre pour la nomination du futur gouvernement. Un récent sondage montrait d’ailleurs que pour la première fois, une majorité d’Israéliens étaient en faveur d’un gouvernement soutenu par les députés arabes, ce qui montre aussi une vraie forme de changement des mentalités.</p><p>En définitive, le dicton selon lequel on ne fait la paix qu’avec ses ennemis n’a jamais été autant d’actualité. Le ministre des Affaires étrangères saoudien a clairement expliqué ce qu’il manquait pour avancer dans un processus de normalisation, qu’un journal conservateur religieux israélien appelle de ses vœux.</p><p>Tout va donc dépendre de la façon dont Israël va mettre fin à la crise politique qui le mine. Si le nouveau gouvernement est capable de faire les gestes nécessaires et si l’Autorité palestinienne y est disposée, alors peut-être que les mots du prince Faisal ben Farhan al-Saoud qui disait la semaine dernière que «si nous progressons sur la question israélo-palestinienne, nous pourrons, espérons-le, accueillir dans le Royaume des citoyens israéliens de toutes les confessions, pas seulement des musulmans» pourront devenir une réalité. Cela créerait une stabilité et une paix durable dans la région ainsi que des opportunités économiques de premier plan.</p><p>Arnaud Lacheret est Docteur en science politique, Associate Professor à l’Arabian Gulf University de Bahreïn où il dirige la French Arabian Business School, partenaire de l’Essec dans le Golfe. Il est l’auteur de « La femme est l’avenir du Golfe » paru aux éditions Le Bord de l’Eau.</p><p>Twitter: @LacheretArnaud</p><p>NDLR : L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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