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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Février 2025]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 21:56:25 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[&quot;Pourquoi l&#039;Ukraine compte&quot; ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Pour ceux qui demandent : "Pourquoi l'Ukraine compte" ?<br />C'est pourquoi l'Ukraine est importante.<br />L'un des plus grands pays d'Europe compte 603 548 km2 soit plus de 40 millions 44,13 millions (2020. )</p>

<p> <a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1045/ukraine-la-carte" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" alt="Ukraine, la carte" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1045/medium"></a> </p>

<p>Classement d'avant-guerre de l'Ukraine :<br />Les premières réserves d'uranium en Europe<br />#2 en Europe 10ème place mondiale. place sur les réserves de titane;<br />2. place en termes de réserves de minerai de manganèse découvertes dans le monde (2,3 milliards de tonnes, soit 12% des réserves mondiales);<br />N° 2 mondial les plus grandes réserves de minerai de fer (30 milliards de tonnes);<br />2. place en Europe en ce qui concerne les réserves de minerai de mercure;<br />N° 3 à la place de l'Europe (13. place dans le monde) dans les réserves de gaz galvanisé (22 billions de mètres cubes)<br />4. basé sur la valeur totale des ressources naturelles de la Terre ;<br />7. place dans les réserves de charbon dans le monde (33,9 milliards de tonnes)</p>

<p>L'Ukraine est un important pays agricole :<br />Le premier en Europe en termes de labour ;<br />3. place dans le monde (25% du monde) sur le territoire de la terre noire stérile (cherjoznom) ;<br />Classé premier dans le monde pour l'exportation d'huile de tournesol et de tournesol ;<br />2. place sur Terre pour la production d'orge&4 place dans l'orge pour l'exportation;<br />numéro 3 mondial et 4ème le plus grand exportateur de maïs;<br />Le 4ème du plus grand producteur mondial de pommes de terre ;<br />Le numéro 5 mondial son plus grand producteur de seigle ;<br />5. place dans le monde pour la production d'abeilles (75 000 tonnes);<br />8. place pour l'exportation du blé parmi les pays du monde ;<br />9ème au monde. lieu pour produire des œufs de poule;<br />16. Place au monde dans l'exportation de fromage.<br />L'Ukraine peut répondre aux besoins alimentaires de 600 millions de personnes.</p>

<p>L'Ukraine est un important pays industrialisé na :<br />Premier en Europe dans la production d'ammoniac ;<br />Europe 2. et le monde est 4. le plus grand réseau de gazoducs se trouve ici<br />N° 3 en Europe. Pas de 8 dans le monde. la plus grande en termes de capacité installée des centrales nucléaires;<br />La longueur du réseau ferroviaire (21 700 km) en Europe est de 3. place 11 dans le monde entier. lieu;<br />3. place dans le monde (après les États-Unis et la France) dans la fabrication d'équipements de localisation ;<br />Le numéro 3 mondial au plus grand exportateur de fer<br />La 4ème des plus grandes centrales nucléaires au monde pour exportateur de turbines ;<br />Le 4ème du plus grand fabricant mondial de lance-roquettes ;<br />4. un endroit dans le monde pour l'exportation de l'argile<br />4. place dans les exportations mondiales de titane<br />8. place dans le monde pour l'exportation de minerai et de concentrés;<br />9. place dans le monde pour l'exportation de produits industriels de protection ;<br />10e du plus grand producteur d'acier mondial (32,4 millions de tonnes).<br />Source : Nouvelles de et sur l'Ukraine en anglais<br />Le Grand Sándor</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 20:09:57 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Emmanuel Todd et la prophétie de la chute de l’URSS]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Première parution : <a href="https://tempspresents.com/contributeurs/romain-ducoulombier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Romain Ducoulombier</a>, « Emmanuel Todd : un faux prophète ? », <a href="https://www.lepoint.fr/debats/emmanuel-todd-un-faux-prophete-22-02-2025-2583076_2.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Point</a>, 22 février 2025.</p><p>À chaque crise, il est consulté dans les médias comme un oracle. Pas un article ne manque de le rappeler : l’essayiste Emmanuel Todd, inclassable et impertinent, est l’homme qui a prévu la chute de l’URSS. Les commentaires des librairies en ligne sont unanimes : « Le premier et le seul à avoir prévu de manière complète cette disparition. »</p><p>Et pourtant… Son célèbre livre de 1976, La Chute finale, s’inscrit dans un débat nourri, pendant vingt ans, par de nombreux livres et de remarquables auteurs aujourd’hui oubliés, effacés par ce titre de gloire sur lequel Todd a bâti sa posture de chercheur et de prophète. Le dire, c’est retrouver l’intensité des controverses d’une époque désormais révolue. Voici l’histoire du passé de cette prophétie.</p>
<p>La chute finale</p>
<p>La chute de l’URSS en décembre 1991 est considérée comme l’événement inaugural d’un nouvel ordre mondial aux convulsions duquel nous assistons aujourd’hui. En France, l’idée que personne n’avait prédit cette chute est une légende tenace, enracinée dans notre mémoire collective. Personne, sauf peut-être Emmanuel Todd, avec son livre, La Chute finale, paru en 1976 chez Robert Laffont dans une collection, « Libertés 2000 », qui affichait son ambition prospectiviste.</p><p>Dans ses Mémoires (Le Voleur dans la maison vide, 1997), <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://www.lepoint.fr/postillon/jean-francois-revel-un-editorialiste-heureux-ses-annees-au-point-26-01-2024-2550797_3961.php">Jean-François Revel</a>, le futur académicien, alors directeur de L’Express, devait l’immortaliser comme le « seul livre occidental » qui ait annoncé la décomposition de la sphère soviétique avec quinze ans d’avance. Pour contredire cette légende, il faut lire des livres que plus personne ne lit, feuilleter de vieilles coupures de presse jaunies d’un passé soviétique et communiste qui a été enseveli à une vitesse étonnante, une fois sa défaite consommée. En réalité, en pleine guerre froide, un débat intellectuel intense et passionné a animé de nombreux esprits de part et d’autre de l’Atlantique. Le livre de Todd est une pièce de ce grand puzzle.</p>
<p>Un livre oublié</p>
<p>Le débat s’ouvre par la publication, en 1965, d’un livre aujourd’hui oublié, mais au titre révélateur, L’Agonie du régime en Union soviétique – il s’affiche en grosses lettres rouges et noires sur fond blanc, dans la collection « Ordre du jour » à La Table Ronde. Son auteur, Michel Garder (1916-1993), est, lui aussi, un inclassable : cet anticommuniste virulent d’origine russe est un vétéran du contre-espionnage de Vichy, déporté entre 1943 et 1945, ancien combattant blessé en Indochine, officier de renseignements des services spéciaux de l’Armée et… franc-maçon.</p><p>Dans son livre, Garder décrit l’URSS comme un régime condamné à brève échéance, miné par des contradictions insolubles entre puissance et prospérité, terreur implacable et réforme impossible. Il conclut moins au risque d’un coup d’État militaire, auquel il ne croit pas, qu’à la prise de pouvoir par le KGB, ou par des élites qui mettraient un terme à ce système inefficace. Le monde de demain sera Nord-Sud, et non plus Est-Ouest. Le livre est mal reçu, mais de Gaulle le lit et en félicite son auteur. C’est aux États-Unis qu’il va être discuté.</p><p>Il franchit l’Atlantique par l’intermédiaire du journaliste Michel Tatu. Ancien correspondant du Monde à Moscou, kremlinologue respecté, Tatu est alors en résidence à l’université Columbia, à Washington. S’il ne partage pas la thèse de Garder, il considère que la situation en URSS est suffisamment grave pour qu’il en fasse un compte rendu bienveillant dans une revue américaine de référence, Problems of Communism. Le débat est ouvert.</p><p>Depuis le milieu des années 1950, les discussions académiques aux États-Unis battent leur plein autour des transformations de l’ère Khrouchtchev. En 1969, le politiste Zbigniew Brzezinski, encore professeur à Columbia, et futur conseiller à la Sécurité nationale du président Carter, organise un large débat sur les « dilemmes du changement dans la politique soviétique ». De grands universitaires américains y participent, et tous les scénarios sont sur la table : un « choc extérieur », voire une « catastrophe domestique majeure » – Tchernobyl, 1986 –, sont envisagés. Brzezinski penche pour une ouverture progressive « à la Yougoslave » ; en 1979, il engage les États-Unis dans le soutien indirect à leur « proxy » afghan.</p>
<p>Un pamphlet écrit en quelques mois</p>
<p>Au début des années 1970, le débat revient en Europe. Dans L’URSS survivra-t-elle en 1984 ? (Fayard, 1970), le dissident soviétique Andreï Amalrik annonce la chute de l’empire soviétique sous l’effet d’une guerre sino-soviétique qu’il juge imminente. Si cette prédiction est fausse, les pages d’Amalrik sur l’effondrement du glacis impérial d’Europe de l’Est et la réunification allemande sont criantes de vérité. Son préfacier, l’historien Alain Besançon, connaît bien les débats américains. Il dresse une grille d’analyse qui résume les hypothèses en jeu : adaptation conservatrice, rénovation du régime… ou effondrement.</p><p>C’est dans cette atmosphère que le livre d’Emmanuel Todd, La Chute finale, est publié en 1976. Le titre, génial, est de Jean-François Revel ; la couverture, rouge barrée du titre en lettres d’or, est à l’ancienne. Todd, 25 ans à peine, jeune docteur de l’université de Cambridge, est alors inconnu. De retour de la Hongrie communiste, la « baraque la plus joyeuse » du camp soviétique, il écrit son pamphlet en quelques mois. C’est un tour de force.</p><p>Il y livre d’abord une réflexion sur la prédiction en histoire : si la futurologie est un non-sens, la prédiction n’est pas impossible dès lors que les évolutions mentales obéissent à la succession des générations. C’est une des constantes de ses livres ultérieurs. Todd le géopolitiste n’est pas seul à jouer aux oracles. De toutes les sciences humaines, la géopolitique est en réalité la plus tournée vers le futur. Depuis ses origines, au XIXe siècle, elle ambitionne d’être la science du comportement des États : elle n’entend pas seulement l’expliquer, mais en prévoir les évolutions et percer le mystère du grand jeu des puissances. Son histoire, dès lors, mêle les modèles d’interprétation les plus déterministes aux ambitions futurologiques.</p>
<p>Une prédiction datée et précise</p>
<p>Le constat de la faiblesse de l’URSS est le deuxième point fort du livre. Il la déduit d’une évidence statistique, la hausse de la mortalité infantile, symptôme d’une société bloquée, d’une « régression sociale et sanitaire » et d’impuissance de l’État. Son analyse, qu’il ne cessera par la suite de vouloir réduire à son intuition statistique initiale, est en réalité multifactorielle, économique et politique. Le modèle centre-périphérie y joue un rôle fondamental : l’URSS est un empire paradoxal, parce que son centre, qui a subi plus longtemps le « régime » communiste, est plus pauvre que ses périphéries. Contrairement à Garder ou Amalrik, Todd ne se fourvoie pas dans une prédiction datée et précise : la chute de l’URSS se produira, dit-il, « dans dix, vingt ou trente ans », quitte à faire une prédiction qui n’en est pas vraiment une.</p><p>L’accueil du livre est excellent, mais certains lui reprochent ses provocations – il compare bizarrement le KGB à l’IFOP, pour en prévoir l’involution possible en simple instance de recensement social –, son goût pour la politique-fiction – comment ne pas penser au « hollandisme révolutionnaire » de 2012 ? –, son excès de rationalité, contraire à la prudence des historiens. Il est reçu chez Jacques Chancel dans sa mythique émission Radioscopie. Un « pamphlet » antisoviétique, attaque le journaliste. Réponse de Todd, avec un aplomb étonnant : « On est habitués à prédire la chute du capitalisme. Je pense personnellement que l’heure est arrivée de prédire la chute de l’autre système. »</p><p>Ce dossier de réception montre avec force qu’il ne faut pas juger une prophétie sur sa simple valeur prospective. Toute prophétie est d’abord une prise de position ici et maintenant. Peu importe qu’elle se réalise, le futur qu’elle prédit est un miroir du présent que le prophète juge. Comme le suggère Chancel, c’est d’abord l’anticommunisme qui fait le succès du livre. Une prophétie exerce aussi une influence sur le futur qu’elle prédit : on n’annonce pas sans risque une chute ou un âge d’or ; les anticipations des uns et des autres peuvent en être changées. Une prédiction possède enfin un puissant effet d’accréditation de son auteur, dès lors que le futur qu’elle prédisait se produit. Peu importent les conditions dans lesquelles elle est annoncée ; l’essentiel, c’est qu’elle se soit réalisée.</p>
<p>Face à Hélène Carrère d’Encausse</p>
<p>La publication de L’Empire éclaté par l’historienne et future secrétaire perpétuelle de l’Académie française Hélène Carrère d’Encausse en 1978 est le dernier rebond du débat français sur l’avenir de l’URSS. Le livre est un immense succès éditorial. S’il s’ouvre sur le constat d’une menace existentielle sur l’Union soviétique, sa chute n’est pas annoncée. L’URSS est dans une « impasse nationale » face au réveil du monde musulman et à sa croissance démographique ; mais ce défi est de moyen terme.</p><p>Quoi qu’il en soit, le désaccord avec Todd est frontal. En 1980, ce dernier publie dans Politique internationale un article consacré à la guerre en Afghanistan. La croissance de la population turcophone, conclut-il, est un débat secondaire ; c’est l’invasion soviétique et son coût qui pousseront l’URSS à la limite de ses forces, car elle ne peut pas la payer.</p><p>Les réécritures complaisantes et les triomphes faciles ont effacé ce débat dans les années 1990. Avec La Chute finale tiré de l’oubli par un compte rendu de Jean-Claude Casanova dans L’Express en février 1990, Todd devient l’homme qui avait prévu la fin de l’URSS, sorti vainqueur d’un débat réduit à sa controverse avec Carrère d’Encausse. Fin 1991, à l’occasion d’une réédition de La Gloire des nations, cette dernière dépeint elle aussi un « Occident installé dans la certitude que la puissance soviétique était inaltérable ».</p><p>Todd, depuis, ne manque jamais une occasion de rappeler sa prescience ; il n’est pourtant ni le seul, ni le premier à avoir prédit la chute de l’URSS. On a parfois le sentiment qu’il écrit et réécrit le même livre, avec les mêmes postures et le même ton – un étrange mélange de provocations et de prédictions plus ou moins sérieuses, adossé à une anthropologie des systèmes familiaux d’un déterminisme rigide. Son dernier livre à succès, La Défaite de l’Occident, est écrit sur le même patron. Il se termine lui aussi par une prédiction : « Tout est possible ». Il est certain qu’elle se produira.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 15:07:22 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le discours explosif de Jeffrey Sachs au Parlement européen.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" src="https://www.youtube.com/embed/pJR7If7pmNo?si=pKlLMfOYHoyDNfAo" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p><p>Le 19 f&eacute;vrier, l&#39;un des plus grands politologues des derni&egrave;res d&eacute;cennies, le pr Jeffrey Sachs, a prononc&eacute; un discours v&eacute;ritablement historique au Parlement europ&eacute;en, lors d&#39;un &eacute;v&eacute;nement intitul&eacute; &laquo; G&eacute;opolitique de la paix &raquo;, organis&eacute; par l&#39;ancien secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint de l&#39;ONU et actuel d&eacute;put&eacute; europ&eacute;en Michael von der Schulenburg.&nbsp;</p><p>Il est compr&eacute;hensible que la presse n&#39;ait pas parl&eacute; de ce discours. En effet, Sachs a diss&eacute;qu&eacute; sans anesth&eacute;sie la politique des &Eacute;tats-Unis des 30 derni&egrave;res ann&eacute;es, tout comme celle de l&#39;Europe, et sa conclusion implacable est que la guerre en Ukraine n&#39;est qu&#39;une parmi de nombreuses guerres provoqu&eacute;es par les Am&eacute;ricains et soutenues par leurs alli&eacute;s europ&eacute;ens au nom de la &quot;d&eacute;mocratie&quot; et de la &quot;libert&eacute;&quot;, qui ont entra&icirc;n&eacute; uniquement des destructions et des morts, mais pas de d&eacute;mocratie ni de libert&eacute;.</p><p>Le fait que les &Eacute;tats-Unis n&#39;aient pas respect&eacute; leurs propres accords, notamment avec la Russie, a finalement conduit aux invasions en Ukraine. Une lueur d&#39;espoir, selon Sachs, est le nouveau r&eacute;gime Trump, qui mettra certainement fin &agrave; la guerre, ajoute-t-il.</p><p>&laquo; L&#39;&eacute;largissement de l&#39;OTAN. Vous vous souvenez qu&#39;au 7 f&eacute;vrier 1991, Hans-Dietrich Genscher et James Baker III ont parl&eacute; avec Gorbatchev. Genscher a tenu une conf&eacute;rence de presse o&ugrave; il a expliqu&eacute; que l&#39;OTAN ne s&#39;&eacute;tendrait pas vers l&#39;est. &quot;Nous ne profiterons pas de la dissolution du Pacte de Varsovie&quot;. Et vous comprenez qu&#39;il s&#39;agissait d&#39;un contexte juridique, pas d&#39;un contexte al&eacute;atoire. C&#39;&eacute;tait la fin de la Seconde Guerre mondiale, n&eacute;goci&eacute;e pour la r&eacute;unification de l&#39;Allemagne.</p><p>Il a &eacute;t&eacute; convenu que l&#39;OTAN ne se d&eacute;placerait pas d&#39;un centim&egrave;tre vers l&#39;est. C&#39;&eacute;tait explicite et cela figure dans de nombreux documents. Cherchez dans les Archives de la s&eacute;curit&eacute; nationale de l&#39;Universit&eacute; George Washington et vous pourrez obtenir des dizaines de documents. Il existe un site intitul&eacute; &laquo; Ce que Gorbatchev a entendu au sujet de l&#39;OTAN &raquo;. Jetez un &oelig;il, car tout ce que l&#39;on vous dit aux &Eacute;tats-Unis &agrave; ce sujet est un mensonge, mais les archives sont parfaitement claires.</p><p>Ainsi, la d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; prise en 1994 d&#39;&eacute;largir l&#39;OTAN jusqu&#39;en Ukraine. C&#39;est un projet. Ce n&#39;est pas li&eacute; &agrave; une administration ou &agrave; une autre. C&#39;est un projet du gouvernement am&eacute;ricain qui a d&eacute;but&eacute; il y a plus de 30 ans.</p><p>La Russie n&#39;a pas d&#39;autre vocation que celle europ&eacute;enne. Donc, &agrave; mesure que l&#39;Europe s&#39;&eacute;tend vers l&#39;est, la Russie ne peut rien y faire. Est-il &eacute;tonnant que nous soyons constamment en guerre ? Car une chose &agrave; propos de l&#39;Am&eacute;rique est que nous croyons toujours savoir ce que nos homologues vont faire, et nous avons toujours tort.</p><p>Et l&#39;une des raisons pour lesquelles nous nous trompons toujours est que, dans la th&eacute;orie des jeux pratiqu&eacute;e par les strat&egrave;ges am&eacute;ricains, en fait, on ne parle pas avec l&#39;autre partie. On sait juste quelle est la strat&eacute;gie de l&#39;autre partie. C&#39;est merveilleux. On gagne tellement de temps. Pas besoin de diplomatie (...).</p><p>Rien n&#39;a vraiment chang&eacute; depuis Clinton, Bush, Obama, Trump, jusqu&#39;&agrave; Biden. Au contraire, les choses se sont d&eacute;t&eacute;rior&eacute;es pas &agrave; pas. Selon moi, Biden a &eacute;t&eacute; le pire. Peut-&ecirc;tre aussi parce qu&#39;il n&#39;&eacute;tait pas &quot;compos mentis&quot; (dans toutes ses facult&eacute;s mentales, n.d.t.) ces deux derni&egrave;res ann&eacute;es. Et je le dis s&eacute;rieusement, pas comme une remarque sarcastique. Le syst&egrave;me politique am&eacute;ricain est un syst&egrave;me d&#39;image. C&#39;est un syst&egrave;me de manipulation des m&eacute;dias chaque jour. C&#39;est un syst&egrave;me de relations publiques.</p><p>Ainsi, il a pu y avoir un pr&eacute;sident qui fonctionnait pratiquement pas, mais qui est rest&eacute; au pouvoir pendant deux ans, et ils ont voulu le faire candidater pour sa r&eacute;&eacute;lection.&nbsp;</p><p>Nous ne disons la v&eacute;rit&eacute; sur presque rien dans ce monde, maintenant. Donc, ce projet a continu&eacute; depuis les ann&eacute;es 1990, le bombardement de Belgrade pendant 78 jours cons&eacute;cutifs en 1999 faisait&nbsp;<br />
partie de ce projet. La division du pays alors que les fronti&egrave;res sont sacr&eacute;es, n&#39;est-ce pas ?&nbsp;</p><p>&Agrave; l&#39;exception du Kosovo. C&#39;est acceptable. Parce que les fronti&egrave;res sont sacr&eacute;es, sauf si l&#39;Am&eacute;rique les change. Le Soudan a &eacute;t&eacute; un autre projet connexe. La r&eacute;bellion au Soudan du Sud. Cela s&#39;est produit uniquement parce que les Sud-Soudanais se sont rebell&eacute;s ? Ou puis-je vous donner le manuel de la CIA ?</p><p>Pour comprendre de quoi il s&#39;agit : les &eacute;v&eacute;nements militaires sont co&ucirc;teux. Ils n&eacute;cessitent de l&#39;&eacute;quipement, de la formation, des bases, des renseignements, des finances. Cela vient des grandes puissances. Cela ne vient pas des insurrections locales.</p><p>Le Soudan du Sud n&#39;a pas vaincu le Soudan du Nord ou le Soudan dans une bataille tribale. C&#39;&eacute;tait un projet am&eacute;ricain. Je me rendais souvent &agrave; Nairobi et je rencontrais des militaires am&eacute;ricains, des s&eacute;nateurs ou d&#39;autres personnes ayant un int&eacute;r&ecirc;t profond pour la politique soudanaise. Cela faisait partie du jeu de l&#39;unipolarit&eacute;.</p><p>Donc, l&#39;&eacute;largissement de l&#39;OTAN, comme vous le savez, a commenc&eacute; en 1999 avec la Hongrie, la Pologne et la R&eacute;publique tch&egrave;que. Et la Russie &eacute;tait extr&ecirc;mement m&eacute;contente de cela, mais ces pays &eacute;taient encore &eacute;loign&eacute;s de ses fronti&egrave;res. La Russie a protest&eacute;, mais bien s&ucirc;r, sans r&eacute;sultat. Puis est arriv&eacute; George Bush Junior. Lorsque le 11 septembre a eu lieu, le pr&eacute;sident Poutine a promis tout son soutien. Et puis, les &Eacute;tats-Unis ont d&eacute;cid&eacute;, le 20 septembre 2001, qu&#39;ils lanceraient sept guerres en cinq ans.</p><p>Au fait, ce furent les guerres de Netanyahu. L&#39;id&eacute;e &eacute;tait en partie de nettoyer les anciens alli&eacute;s sovi&eacute;tiques et en partie d&#39;&eacute;liminer les partisans du Hamas et du Hezbollah. Parce que l&#39;id&eacute;e de Netanyahu &eacute;tait qu&#39;il y aurait un seul &Eacute;tat, merci. Un seul &Eacute;tat. Ce serait Isra&euml;l. Isra&euml;l contr&ocirc;lerait tout le territoire. Et quiconque s&#39;y oppose, nous le renverserons. Pas n&eacute;cessairement nous, mais notre ami, les &Eacute;tats-Unis. C&#39;est la politique des &Eacute;tats-Unis jusqu&#39;&agrave; pr&eacute;sent. Nous ne savons pas si cela changera. Maintenant, le seul probl&egrave;me est que peut-&ecirc;tre les &Eacute;tats-Unis contr&ocirc;leront Gaza au lieu qu&#39;Isra&euml;l ne le fasse.</p><p>Mais l&#39;id&eacute;e existe depuis au moins 25 ans. En fait, elle remonte &agrave; un document appel&eacute; Clean Break que Netanyahu et son &eacute;quipe politique am&eacute;ricaine ont cr&eacute;&eacute; en 1996 pour mettre fin &agrave; l&#39;id&eacute;e de la solution &agrave; deux &Eacute;tats. Vous pouvez le trouver en ligne. Donc, ce sont des projets. Ce sont des &eacute;v&eacute;nements &agrave; long terme. Ce n&#39;est pas Clinton ? C&#39;est Bush ? C&#39;est Obama ? C&#39;est une mani&egrave;re ennuyeuse de consid&eacute;rer la politique am&eacute;ricaine comme un jeu quotidien. Mais ce n&#39;est pas cela la politique am&eacute;ricaine.</p><p>Donc, le prochain tour d&#39;&eacute;largissement de l&#39;OTAN est venu en 2004 avec sept autres pays : les trois &Eacute;tats baltes, la Roumanie, la Bulgarie, la Slov&eacute;nie et la Slovaquie. &Agrave; ce moment-l&agrave;, la Russie &eacute;tait extr&ecirc;mement f&acirc;ch&eacute;e. C&#39;&eacute;tait une violation compl&egrave;te de l&#39;accord de r&eacute;unification allemande d&#39;apr&egrave;s-guerre. En essence, c&#39;&eacute;tait un truc fondamental ou une tricherie des &Eacute;tats-Unis dans un accord de coop&eacute;ration, c&#39;est ce qui a &eacute;t&eacute; fait, parce qu&#39;ils croient en l&#39;unipolarit&eacute;. Comme tout le monde s&#39;en souvient, parce que nous venons d&#39;avoir la conf&eacute;rence de s&eacute;curit&eacute; de Munich la semaine derni&egrave;re, en 2007, le pr&eacute;sident Poutine a dit : Stop. Assez. Arr&ecirc;tez-vous maintenant.</p><p>Et, bien s&ucirc;r, ce qui s&#39;est pass&eacute;, c&#39;est qu&#39;en 2008, les &Eacute;tats-Unis ont bloqu&eacute; l&#39;&eacute;largissement de l&#39;OTAN en Ukraine et en G&eacute;orgie. C&#39;est un projet &agrave; long terme. J&#39;ai entendu M. Saakashvili &agrave; New York en mai 2008 et je suis sorti en disant : Cet homme est fou. Et un mois plus tard, une guerre a &eacute;clat&eacute;, car les &Eacute;tats-Unis ont dit &agrave; ce type de sauver la G&eacute;orgie.</p><p>Comme vous le savez, Viktor Ianoukovitch a &eacute;t&eacute; &eacute;lu en 2010 en Ukraine (pr&eacute;sident, n.d.t.) avec un programme de neutralit&eacute;. La Russie n&#39;avait aucun int&eacute;r&ecirc;t territorial ou projet en Ukraine. Je le sais. J&#39;&eacute;tais l&agrave; pendant ces ann&eacute;es. Ce que la Russie a n&eacute;goci&eacute;, c&#39;&eacute;tait un contrat de location de 25 ans, jusqu&#39;en 2042, pour la base 3.<br />
navale de S&eacute;bastopol. C&#39;est tout. Pas pour la Crim&eacute;e. Pas pour le Donbass. Rien de ce genre. Cette id&eacute;e que Poutine reconstruit l&#39;Empire russe est une propagande enfantine. Si quelqu&#39;un conna&icirc;t l&#39;histoire au jour le jour et d&#39;ann&eacute;e en ann&eacute;e, ce sont des absurdit&eacute;s. Donc, il n&#39;y a pas de projets du tout. Les &Eacute;tats-Unis ont d&eacute;cid&eacute; que cet homme devait &ecirc;tre renvers&eacute;. Cela s&#39;appelle une op&eacute;ration de changement de r&eacute;gime.</p><p>Il y a eu environ une centaine de telles op&eacute;rations des &Eacute;tats-Unis, dans vos pays et &agrave; travers le monde. C&#39;est ce que la CIA fait pour vivre. C&#39;est un type de politique &eacute;trang&egrave;re tr&egrave;s inhabituel.</p><p>Mais en Am&eacute;rique, si tu n&#39;aimes pas l&#39;autre partie, tu ne n&eacute;gocies pas avec elle, tu essaies de la renverser, de pr&eacute;f&eacute;rence secr&egrave;tement. Si &ccedil;a ne fonctionne pas secr&egrave;tement, tu le fais ouvertement. Tu dis toujours que ce n&#39;est pas ta faute. &#39;Ils&#39; sont l&#39;agresseur. &#39;Ils&#39; sont l&#39;autre partie. Ils sont Hitler. Cela revient tous les deux ou trois ans. Que ce soit Saddam Hussein, Assad ou Poutine, c&#39;est tr&egrave;s pratique.</p><p>C&#39;est la seule explication de la politique &eacute;trang&egrave;re que le peuple am&eacute;ricain re&ccedil;oit de partout. Eh bien, &#39;nous faisons face &agrave; Munich 1938&#39;. Nous ne pouvons pas parler avec l&#39;autre partie. Ce sont de mauvais ennemis, implacables. C&#39;est le seul mod&egrave;le de politique &eacute;trang&egrave;re que nous avons jamais entendu de nos m&eacute;dias. Et les m&eacute;dias le r&eacute;p&egrave;tent int&eacute;gralement parce qu&#39;ils sont compl&egrave;tement soumis au gouvernement am&eacute;ricain.</p><p>*R&eacute;volution de Ma&iuml;dan et ses cons&eacute;quences*</p><p>En 2014, les &Eacute;tats-Unis ont travaill&eacute; activement &agrave; renverser Ianoukovitch. Tout le monde conna&icirc;t l&#39;appel t&eacute;l&eacute;phonique entre ma coll&egrave;gue de l&#39;Universit&eacute; de Columbia, Victoria Nuland, et l&#39;ambassadeur des &Eacute;tats-Unis, Peter Pyatt. Il n&#39;y a pas de preuves plus claires. Les Russes ont intercept&eacute; leur conversation et l&#39;ont mise sur Internet. &Eacute;coutez-la. C&#39;est fascinant. Au fait, en faisant cela, tous ont &eacute;t&eacute; promus dans l&#39;administration Biden.</p><p>Lorsque Ma&iuml;dan a eu lieu, j&#39;ai &eacute;t&eacute; imm&eacute;diatement appel&eacute;. Oh, professeur Sachs, le nouveau premier ministre ukrainien aimerait vous voir pour discuter de la crise &eacute;conomique. Parce que je suis plut&ocirc;t bon &agrave; cela. J&#39;ai donc vol&eacute; vers Kiev et j&#39;ai &eacute;t&eacute; promen&eacute; autour de Ma&iuml;dan. On m&#39;a dit comment les &Eacute;tats-Unis avaient pay&eacute; l&#39;argent pour tous les manifestants de Ma&iuml;dan. La &#39;r&eacute;volution&#39; spontan&eacute;e de la dignit&eacute;.</p><p>*La guerre en Ukraine et le contr&ocirc;le des armes nucl&eacute;aires*</p><p>Quelle &eacute;tait l&#39;intention de Poutine dans la guerre ? Je peux vous dire quelle &eacute;tait son intention. C&#39;&eacute;tait de forcer Zelensky &agrave; n&eacute;gocier la neutralit&eacute;. Et cela s&#39;est pass&eacute; sept jours apr&egrave;s le d&eacute;but de l&#39;invasion. Vous devez comprendre cela, pas la propagande qui s&#39;&eacute;crit &agrave; ce sujet, oh l&agrave; l&agrave;, les n&eacute;gociations ont &eacute;chou&eacute; et Poutine devait prendre l&#39;Ukraine. Comprenez quelque chose d&#39;&eacute;l&eacute;mentaire. L&#39;id&eacute;e &eacute;tait de r&eacute;sister &agrave; l&#39;extension de l&#39;OTAN. Les &Eacute;tats-Unis ne sont pas &agrave; la fronti&egrave;re de la Russie. Ni plus, ni moins. Je devrais ajouter un aspect tr&egrave;s important. Pourquoi sont-ils si int&eacute;ress&eacute;s ? Parce que si la Chine ou la Russie d&eacute;cidaient d&#39;avoir une base militaire sur le Rio Grande (la fronti&egrave;re &Eacute;tats-Unis-Mexique, n.d.t.) ou &agrave; la fronti&egrave;re canadienne, non seulement les &Eacute;tats-Unis seraient effray&eacute;s, mais il y aurait une guerre en dix minutes.</p><p>Et Blinken a dit &agrave; Lavrov, en janvier 2022, que les &Eacute;tats-Unis se r&eacute;servaient le droit de d&eacute;ployer des syst&egrave;mes de missiles o&ugrave; bon leur semblait. Lorsque Zelensky a dit qu&#39;en sept jours nous n&eacute;gocierions, je connais tr&egrave;s bien les d&eacute;tails car j&#39;ai parl&eacute; &agrave; toutes les parties en d&eacute;tail. Quelques semaines plus tard, il y a eu un &eacute;change de documents que le pr&eacute;sident Poutine avait approuv&eacute;s, que Lavrov avait pr&eacute;sent&eacute;s, qui &eacute;taient g&eacute;r&eacute;s par les m&eacute;diateurs turcs. J&#39;ai vol&eacute; &agrave; Ankara pour &eacute;couter en d&eacute;tail ce que faisaient les m&eacute;diateurs. L&#39;Ukraine a renonc&eacute; unilat&eacute;ralement &agrave; un accord presque conclu.</p><p>Pourquoi ? Parce que les &Eacute;tats-Unis leur ont dit de le faire. Parce que le Royaume-Uni a mis la cerise sur le 4/4<br />
g&acirc;teau en envoyant (le Premier ministre, n.d.t.) Boris Johnson en Ukraine au d&eacute;but du mois d&#39;avril pour transmettre le message.&quot;</p><p>&Ecirc;tre l&#39;ennemi des &Eacute;tats-Unis est dangereux, mais &ecirc;tre ami est fatal. Alors permettez-moi de conclure avec quelques mots sur Trump. Trump ne veut pas perdre. C&#39;est pourquoi il est plus probable que cette guerre se termine, car Trump et le pr&eacute;sident Poutine seront d&#39;accord pour mettre fin &agrave; la guerre. Peu importe que l&#39;Europe se montre belliqueuse...</p><p>La guerre est termin&eacute;e. Alors sortez-le de vos calculs. C&#39;est fini. Et c&#39;est fini parce que Trump ne veut pas soutenir un perdant. C&#39;est tout. Il ne s&#39;agit pas d&#39;une grande moralit&eacute;, il ne veut simplement pas soutenir un perdant. C&#39;est un perdant. Ce qui sera sauv&eacute; par les n&eacute;gociations qui ont lieu en ce moment, c&#39;est l&#39;Ukraine. Ensuite, il y a l&#39;Europe.&nbsp;</p><p>L&#39;Europe a besoin d&#39;une politique &eacute;trang&egrave;re, d&#39;une v&eacute;ritable politique &eacute;trang&egrave;re. S&#39;il vous pla&icirc;t, ayez une politique &eacute;trang&egrave;re europ&eacute;enne. Vous allez vivre avec la Russie longtemps, alors s&#39;il vous pla&icirc;t, n&eacute;gociez avec la Russie,&quot; a ajout&eacute; Jeffrey Sachs.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 08:27:42 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Trump tariffs driving UK-Japan trade ties]]></title>
	<description><![CDATA[<p>“Betrayed!,” shouts the headline in Der Spiegel, Germany’s top left-wing news outlet.</p><p>“Trump’s embrace of Putin is a Molotov-Ribbentrop crisis for Europe,” declares Ambrose Evans-Pritchard in the <a href="https://www.telegraph.co.uk/business/2025/02/20/trumps-embrace-putin-molotov-ribbentrop-crisis-europe/">London Daily Telegraph</a>.</p><p>The putatively pro-Trump <a href="https://nypost.com/2025/02/20/opinion/putin-is-the-dictatorhttps:/nypost.com/2025/02/20/opinion/putin-is-the-dictator-and-10-ukraine-russia-war-truths-we-ignore-at-our-peril/-and-10-ukraine-russia-war-truths-we-ignore-at-our-peril/">New York Post</a> devoted its Feb. 21 front page to an extended screed against the US president by neocon wordsmith Douglas Murray.</p><p>From the howling in the war camp, you’d think it was the end of the world. But it’s not the end of the world: It’s just the end of them. Nothing fails like failure, and the twenty-year campaign to launch regime change in Russia from Ukraine failed miserably, as the Russian Federation built more weapons than the whole of NATO combined. Relentless Russian gains hollowed out the Ukraine Army.</p><p>The war party’s only hope is to blame their failure on Trump, and to spin out the conflict until it becomes a permanent state of war. </p><p>Trump has offered a grand design for a global builddown of armaments that would allow the United States to cut its defense budget in half and avert an eventual American debt crisis. That would leave the permanent national security establishment in Washington, Brussels, and London irrelevant and unemployed. The establishment won’t go down without a fight.</p><p>The Biden Administration believed the Russian economy would collapse under US sanctions. In March 2022 <a href="https://twitter.com/POTUS/status/1507842574865866763">President Biden</a> declared, “The Russian economy is on track to be cut in half.” On the contrary, real per capita GDP in Russia was 6% higher in 2024 than in 2021. Russia’s round-the-clock war economy has produced inflation and high interest rates, but Russians produce and consume more now than they did before the war began. </p><p>The entirety of the foreign policy establishment—from liberal globalists like Tony Blinken and Jake Sullivan to neocon Republicans like Trump’s dismissed National Security Advisor <a href="https://www.youtube.com/watch?v=iaqZ9ZYFP6U">H.R. McMaster</a> and former Defense Secretary <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-WqXbja-RIM">James Mattis</a> insisted that Ukraine would crush Russia with sufficient Western help. They were thunderingly wrong.</p><p>Asia benefitted from discounted Russian energy exports at the expense of Western Europe. As the German news service Deutsche Welle reported February 22:</p><p>In 2021, almost 50% of Russia’s exports went to European countries… Yet, by the end of 2023, less than two years after the invasion began on February 24, 2022, the picture was completely transformed. Recently published figures for 2023 show China and India out in front as Russia’s two main export markets, accounting for 32.7% and 16.8% respectively — half the total. In 2021, China accounted for 14.6% of Russian exports whereas India accounted for just 1.56%.</p><p>To the astonishment of Western war planners, Russia produced more armaments than the combined NATO countries, increasing its overall weapons output <a href="https://www.reuters.com/world/europe/russia-ramps-up-output-some-military-hardware-by-more-than-tenfold-state-company-2023-09-19/">tenfold</a>, including <a href="https://apa.az/en/america/russias-current-ammunition-production-is-seven-times-greater-than-that-of-the-west-new-york-times-411719">seven times more artillery shells</a> than the combined West according to Estonian military intelligence estimates. India, Turkey, the former Central Asian Soviet Republics, as well as China all increased their exports to Russia, trading in local currencies to avoid financial sanctions on Russia. </p><p>The foreign policy establishment can’t argue credibly that Russia’s economy is on the verge of collapse, but it continues to lie about the state of the war on the ground.</p>
<p>*/<br />]]&gt;</p>
<p>Ukraine refuses to publish casualty figures, and the Western press is full of wildly exaggerated reports of Russian casualties. But the best estimates of US military intelligence officers state that Ukraine’s casualties are significantly higher than Russia’s – and Ukraine has a quarter of Russia’s population. Some 6.3 million Ukrainians are registered as refugees in Europe, and a reported <a href="https://kyivindependent.com/bbc-650-000-conscription-aged-men-have-left-ukraine-for-europe/">650,000 Ukrainian men</a> had fled the country to avoid military service as of November 2023. Today’s total is higher.</p><p>Western media claim that Russia is taking heavy casualties in “<a href="https://foreignpolicy.com/2024/11/25/russia-ukraine-war-casualties-deaths-losses-soldiers-killed-meatgrinder-attacks/">human wave</a>” assaults. This is pure invention. The war is fought at a small-unit level with dozens rather than hundreds or thousands of soldiers engaged at any given time. A high-ranking US military intelligence officer who reports on the Ukraine war explained why in a January memorandum:</p><p>There are few troop movements or assaults that involve larger-than-platoon forces. In fact, on any given day there might be 150-200 “assaults” by the Russians. A single assault will involve one or more squads, each of seven-to-10 troops, moving on a Ukrainian position.</p><p>The two or more squads aren’t tightly coordinated, they are simply attacking at the same time in the same general area. The assault usually includes being moved to the forward lines in one or an armored personnel carrier or two and dropped off before the Ukrainians engage the APC(s).</p><p>The squad then breaks up into fire teams of three-to-four troops and starts working forward. They work forward as far as they can, searching for Ukrainian troops. Once found, the Ukrainians are engaged by the Russians using both their own weapons and whatever else they have available for the day (armed drones (that carry weapons), FPV drones (First Person Video drones (suicide drones), artillery, and aviation if available. </p><p>The attack continues until everyone in the slit trench, bunker, building, etc., in front of them is dead. Then they move on. </p><p>As can be seen, using such tactics, and with the goal of killing Ukrainian soldiers versus taking land as priority one, there is unlikely to be any sort of “breakout.”</p><p>Unlike Ukraine, Russia permits the publication of accurate casualty numbers, for example through Mediazone, “which conducts exhaustive searches of thousands and thousands of Russian websites to find reports of individual family members who have died in combat. These numbers have tracked remarkably close to estimates by various outside observers who have used confirmed reports of various units and then scaled up those numbers to get estimates,” the cited US intelligence officer wrote.</p><p>Mediazone reports that current Russian dead (end of December 2024) is just short of 87,000 and gives an upper bound of 120,000 to that number. Checking of their numbers shows that about 17,000 have died in the last 100 days – the period of the renewed Russian “offensive.”</p><p>Russian soldiers killed in action (KIA) total between 87,000 and 120,000 through December 2024, which implies wounded in action (WIA) of between 305,000 and 480,000. The Ukrainian General Staff claim of 40,000+ Russian casualties per month simply does not bear up under close scrutiny and probably overstates the case by at least 100% (they are more than doubling the numbers).</p><p>Ukraine casualties, in this intelligence officer’s estimate, are at least 108,000 KIA and 375,000 WIA. But the more likely numbers are 160,000 KIA and 640,000 WIA. In addition, Ukrainian desertions are tremendous. As of the middle of December it was being reported by several different sources that there were more than 100,000 Ukrainian soldiers who had been charged with desertion. Russia is suffering huge losses but, in absolute terms, Ukraine’s losses are probably worse. When taken as a whole, against the fact that Russia has a population of nearly 150 million (5 times larger than Ukraine), the war of attrition is not sustainable.”</p><p>Whether Russia or Ukraine started the war is an issue for sophists, not strategists, but the mainstream media have made it an obsession. Trump declared February 18 that Ukraine “should have never started“ the war three years ago, to howls of protest from the war camp.</p><p>Technically, as Trump acknowledged in a Fox News radio interview February 21, Russia fired the first shots. But Trump has stated repeatedly that Zelenskyy’s insistence on NATO membership for Ukraine was a tripwire for war. He told <a href="https://www.youtube.com/watch?v=blqIZGXWUpU">venture capitalist David Sacks</a> in a podcast last June, <a href="https://asiatimes.com/2024/06/trump-biden-nato-plans-provoked-the-ukraine-war/">as I reported</a> at the time:</p><p>“Biden was saying all the wrong things. And one of the worst things he was saying was, no, Ukraine will go into NATO. When I listened to him speak, I said, this guy’s going to start a war. As you know, for years there was never even talk of Russia going into Ukraine. That would have never happened. Russia was never going to attack Ukraine.”</p><p>Russia advanced a plan – the so-called Minsk II agreement – for an independent, sovereign and neutral Ukraine, with autonomy in language and cultural matters for Russian majority areas. Zelenskyy and his backers in Washington and London abandoned the agreement. The long-serving former German Chancellor Angela Merkel declared in her memoirs, published in November 2022, that the West pretended to negotiate with Russia on the Minsk II framework “to buy time” for Ukraine to re-arm. </p><p>Putin’s response to the extension of NATO to the Ukrainian-Russian border was the same as America’s response to the prospect of Russian missile deployments in Cuba in October 1962. As the Russian leader <a href="https://theprint.in/world/modern-ukraine-entirely-created-by-russia-read-full-text-of-vladimir-putins-speech/843801/">declared</a> on February 23, 2022, on the eve of the war:</p><p>The Alliance, its military infrastructure has reached Russia’s borders. This is one of the key causes of the European security crisis; it has had the most negative impact on the entire system of international relations and led to the loss of mutual trust.</p><p>The situation continues to deteriorate, including in the strategic area. Thus, positioning areas for interceptor missiles are being established in Romania and Poland as part of the US project to create a global missile defense system. It is common knowledge that the launchers deployed there can be used for Tomahawk cruise missiles – offensive strike systems.</p><p>In addition, the United States is developing its all-purpose Standard Missile-6, which can provide air and missile defense, as well as strike ground and surface targets. In other words, the allegedly defensive US missile defense system is developing and expanding its new offensive capabilities.</p><p>The information we have gives us good reason to believe that Ukraine’s accession to NATO and the subsequent deployment of NATO facilities has already been decided and is only a matter of time. We clearly understand that, given this scenario, the level of military threats to Russia will increase dramatically, several times over. And I would like to emphasize at this point that the risk of a sudden strike at our country will multiply.</p><p>Just as President Trump said, Ukraine and its NATO backers provoked the war. Not only did they provoke a war that never should have begun; they bungled its execution, woefully underestimating Russia’s capacity to adapt to new warfare technologies, and overestimating Washington’s ability to choke Russia with sanctions. The war party faces not only shame and humiliation but unemployment, and it will do anything in its power to prevent this.</p><p class="has-text-align-center">Thank you for registering!</p><p>An account was already registered with this email. Please check your inbox for an authentication link.</p>
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]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 14:26:54 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Que signifie le retour de Donald Trump à la Maison Blanche ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><iframe src="https://embed.radiofrance.fr/franceculture/diffusion/60f74e76-07ce-4231-96fb-29f98b8ac42e" frameborder="0" width="100%" height="auto"></iframe></p>
<p class="PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek">Avant le 5 novembre 2024, tout le monde s'attendait à un scrutin très serré : "États-Unis, une campagne tendue et indécise", titrait le journal Le Monde en octobre de la même année. Or Donald Trump a emporté cette élection haut la main, malgré l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021, et une liste interminable d'infractions qui font apparaître Richard Nixon comme un enfant de chœur. En 2017, l'écrivain Philip Roth tenait à l'encontre de Donald Trump de virulents propos, rapportés par le journal Libération : "Donald Trump souffre de narcissisme aigu ; c'est un menteur compulsif, un ignorant, un fanfaron, un être abject animé d'un esprit de revanche et déjà quelque peu sénile". Mais peu importe pour l'opinion américaine et ses Grands électeurs, le 45ᵉ président américain sera aussi le 47ᵉ, pour le meilleur et pour le pire...</p><p class="PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek">Pour percer l'énigme de ce retour triomphal, Alain Finkielkraut reçoit Laure Mandeville, journaliste au Figaro, pour son ouvrage <a href="https://editionsdesequateurs.fr/livre/Qui-est-vraiment-Donald-Trump-%3F-/216" target="_blank" rel="noopener noreferrer" class=" svelte-zw08ld svelte-zw08ld" data-testid="link">Qui est vraiment Donald Trump ?</a>, paru en 2016 et Yascha Mounk, politologue dont le dernier essai s'intitule <a href="https://editions-observatoire.com/livre/Le-piege-de-l%27identite/493" target="_blank" rel="noopener noreferrer" class=" svelte-zw08ld svelte-zw08ld" data-testid="link">Le piège de l'identité</a>.</p><p>Publicité 

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<p>L'élection de Donald Trump, un retour vraiment triomphal ?</p>
<p class="PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek">Comment expliquer la victoire de Donald Trump ? Comment comprendre qu'un tel personnage, avec des propos si insultants, notamment pour son adversaire Kamala Harris, ait obtenu tant de voix et de soutien ?</p><p class="PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek">Pour Laure Mandeville, il serait inopportun de réduire Donald Trump à sa vulgarité : "Certes, son vocabulaire est limité, certes le personnage sait être indécent et ne s'en prive pas, mais dire qu'il n'y a rien sur le plan humain chez Trump, qu'il n'y a pas la moindre nuance, est une erreur. Donald Trump a fait preuve au contraire de capacités remarquables, tant sur le plan politique que sur le plan humain, pour connecter avec une partie de l'Amérique qui avait été complètement abandonnée, occultée, oubliée, par le corps politique, Républicains et Démocrates confondus. De ce point de vue, c'est une performance de la part de Trump tout à fait remarquable. Au fond, c'est grâce à son indomptabilité plus impressionnante que jamais lors de sa tentative d'assassinat, que Trump est parvenu à se faire propulser par les Américains à la tête du pays une deuxième fois".</p><p class="PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek">Yascha Mounk achève de dépeindre son portrait : "Il y a des vérités dans ce que dit Philip Roth, Donald Trump n'est pas un intellectuel, il peut mener des propos simplistes, il dit beaucoup de choses fausses, et en même temps, il a compris une certaine vérité profonde sur son pays. On a vu que Trump est devenu le porte-parole d'une classe ouvrière multiethnique, qui a gagné en influence dans l'électorat ces dernières années, et qui surtout ne se reconnaît pas dans les profonds changements qui bouleversent l'Amérique aujourd'hui. Trump a cette capacité d'incarner le nouveau, le changement tant souhaité par une grande partie des Américains. Une majorité d'entre eux, les plus jeunes notamment, ont une vision positive de Trump, ce qui est tout à fait remarquable."</p>
<p>Wokisme VS trumpisme, à la recherche d'un coupable</p>
<p class="PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek">Un certain refrain persiste depuis le 5 novembre dernier : les "wokistes" seraient responsables de cette victoire. Après l'inflation et l'immigration, le problème "woke" obsède l'Amérique et envahit tous les débats. Pourtant, Kamala Harris n'a pas mené cette campagne "woke" qu'on lui reproche si souvent.</p><p class="PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek">Laure Mandeville rappelle que "Trump est l'expression d'une époque, celle où l'on constate un laisser-aller général dans l'expression, une absence de culture qui gagnerait du terrain, et cette volonté de dynamiter le politiquement correct, le clergé intellectuel et politique, imposé par le Parti démocrate du pays, a propulsé ce que les Américains ont vu comme un bélier partant à l'assaut de cette nouvelle forteresse idéologique et intellectuelle, qui paraissait inattaquable. Les Américains ont pris ce qu'ils avaient à leur disposition, c'est-à-dire l'homme qui est apparu et qui a fait le diagnostic suivant : un besoin de revenir à la nation, de penser différemment, de réhabiliter l'idée de protection du pays contre les grands vents de la globalisation, et plus encore, la nécessité de s'en prendre au wokisme".</p><p class="PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek">Yascha Mounk explique ainsi que "dans les années 1960, le Parti républicain incarnait les bonnes manières, il était le défenseur de la tradition américaine. À la même époque, c'était donc la gauche qui incarnait le choc, et qui voulait faire peur à 'l'establishment'. Aujourd'hui ces rôles sont inversés, et dans les faits, dans la perception des américains, ce sont les Démocrates qui incarnent désormais cette mise en ordre, ce parti des gens bien, diplômés, lettrés et qui ont le pouvoir de décider de ce qui peut être dit ou non. Tandis que le Parti républicain s'est transformé en une force contre-culturelle qui prône ces discours vulgaires et volontairement choquants".</p>
<p>Références bibliographiques</p>

<p>Yascha Mounk, Le piège de l'identité. Comment une idée progressiste est devenue une idéologie délétère, Éditions de l'Observatoire, 2023<br />Laure Mandeville, Qui est vraiment Donald Trump ?, Éditions Équateurs/Le Figaro, 2016<br />Neil Postman, Se distraire à en mourir, Flammarion, 1986</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1032/uk-military-too-run-down-to-lead-ukraine-peace-mission-says-ex-army-chief</guid>
	<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 13:59:01 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1032/uk-military-too-run-down-to-lead-ukraine-peace-mission-says-ex-army-chief</link>
	<title><![CDATA[UK military too &#039;run down&#039; to lead Ukraine peace mission, says ex-Army chief]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">The UK military is "so run down" it could not lead any future peacekeeping mission in Ukraine, the former head of the Army has said.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">Lord Dannatt told the BBC that up to 40,000 UK troops would be needed for such a mission and "we just haven't got that number available".</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">It comes after Sir Keir Starmer said the UK would "play its part" in guaranteeing Ukraine's security after the prime minister was asked this week if he was open to sending British troops as peacekeepers.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">A former Nato chief told the BBC that Britain and France should lead a force of up to 100,000 troops as part of a long-term peacekeeping effort should Russia's war with Ukraine end.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">US President Donald Trump earlier this week announced he had had a lengthy conversation with his Russian counterpart, Vladimir Putin, and that negotiations to stop the "<a target="_self" href="https://www.bbc.co.uk/news/articles/c04n622gzx7o" class="sc-c9299ecf-0 bZUiKB">ridiculous war"</a> in Ukraine would begin "immediately". </p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">Trump then "informed" Volodymyr Zelensky, the Ukrainian president, of his plan. </p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">Lord Dannatt - who was head of the Army from 2006 to 2009 - agreed that a force to keep the peace would require about 100,000 troops. </p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">However he said the UK would have to supply "quite a proportion of that and we really couldn't do it".</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">"Our military is so run down at the present moment, numerically and as far as capability and equipment is concerned, it would potentially be quite embarrassing," he told BBC Radio 4's The Week in Westminster.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">"I mean, if we were to deploy 10,000 troops, each rotation for six months, that would effectively tie up 30,000 or 40,000 troops and we just haven't got that number available.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">"So there are some big issues here that today's politicians won't really have considered."</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">It comes as Britain's foreign and defence secretaries called on the UK and Europe to "do more" to "share the burden" of regional security in a joint article for the Daily Telegraph on Saturday.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">UK Foreign Secretary David Lammy said he was <a target="_self" href="https://www.bbc.co.uk/news/articles/clyelpzqn28o" class="sc-c9299ecf-0 bZUiKB">"very encouraged" by his talks</a> on Ukraine with US Vice-President JD Vance on Friday, on the first day of the Munich Security Conference.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">"We share the view that there has to be an enduring peace," Lammy told Reuters news agency following the meeting.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">"There was an agreement that Zelensky and the Ukrainians have to be part of that negotiated deal."</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">The talks came after Vance gave a speech at the conference, in which he was expected to address possible talks to end the war but instead attacked European democracies.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">In the address, he said the greatest threat facing the continent was not from Russia and China, but "from within".</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">He added that Europe must "step up in a big way to provide for its own defence" and said he hoped a "reasonable settlement" could be reached for the war.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">Lammy and his defence colleague John Healey said that Putin had for two decades sought "to recreate the Russian empire and suffocate the countries around its borders".</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">"Too often in the past, the West has let him," they said in the Telegraph. </p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">"We did too little in 2008 when he invaded Georgia, and in 2014 when he first went into Ukraine."</p>
<p>PA Media</p>
<p>
Lord Dannatt warned the UK could not supply the troops needed for peacekeeping in Ukraine
</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">Anders Fogh Rasmussen, who was Nato secretary-general from 2009 to 2014, said "a number of European countries need to step up to the plate" for any peacekeeping mission in Ukraine, adding that the UK and France should lead that coalition by putting boots on the ground.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">"I would let military experts determine [the number] but my guess would be between 50,000 and 100,000 troops," he told BBC Newsnight.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">As of October 2024, there were 74,612 members of the UK's regular Army forces (excluding Gurkhas and volunteers), according to the latest <a target="_blank" href="https://www.gov.uk/government/statistics/quarterly-service-personnel-statistics-2024/quarterly-service-personnel-statistics-1-october-2024" class="sc-c9299ecf-0 bZUiKB">Ministry of Defence (MoD) figures</a>.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">The Army has targets on how many new recruits below the rank of officer it should take on every year, set out by the MoD. These targets have been missed in almost every single financial year since 2010-11, according to a written answer to Parliament last January. </p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">Lord Dannatt said the Labour government would need to "look at their priorities", adding: "Yes, health, education, roads, infrastructure are important, but actually defence and the security of this nation are more important."</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">The crossbench peer said he believes the UK government needs to go further than its commitment of increasing defence spending to 2.5% of GDP - a pledge that they have yet to put a timeline on when it will be delivered.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">Zelensky has previously asked for the UK and other European allies including France to send troops to Ukraine for a peacekeeping operation after the war.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">Sir Keir last month signed a "landmark" 100-year pact with Ukraine, building on the £12.8bn the UK has already sent to the country, with further commitments of £3bn every year for "as long as it takes".</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">The UK will also continue to train Ukrainian troops, 50,000 of whom have been trained on British soil so far.</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">In response to Lord Dannatt's comments, an MoD spokesperson said Britain's armed forces were "respected worldwide for their professionalism and excellence".</p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">"Right now, the Ukrainians are still fighting with huge courage. Our government is stepping up support for Ukraine's war fighters to put them in the best possible position for any talks. </p><p class="sc-eb7bd5f6-0 fYAfXe">The spokesperson cited a £150m "firepower package" announced this week "providing more drones, tanks and air defence systems".</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1031/il-y-a-du-printemps-dans-l%E2%80%99air-pour-les-liens-entre-les-etats-unis-et-la-russie-alors-que-la-revolution-de-trump-prend-de-l%E2%80%99ampleur</guid>
	<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 09:17:03 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Il y a du printemps dans l’air pour les liens entre les Etats-Unis et la Russie alors que la révolution de Trump prend de l’ampleur]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par M.K. Bhadrakumar – Le 16 février 2025 – Source <a href="https://www.indianpunchline.com/spring-is-in-the-air-in-us-russia-ties-as-trumps-revolution-gains-momentum/">Indian Punchline</a></p><p>Ce qui ressort des emblématiques événements de la semaine dernière, c’est que les trois années de rivalité entre les États-Unis et la Russie et la guerre par procuration de l’OTAN en Ukraine ont été une crise conçue de manière très délibérée par le nexus anglo-américain dans le cadre d’un programme pernicieux conçu par les néoconservateurs libéraux attachés au globalisme et installés dans l’establishment de Washington et de Londres, afin d’infliger une défaite stratégique à la Russie.</p><p>Moins d’un mois après son retour dans le Bureau ovale, le président Donald Trump a commencé à démanteler, par une série de mesures audacieuses, le mur de fer qui s’était abattu sur l’Europe centrale. Son impact est déjà visible, car les canaux de communication avec Moscou ont été rouverts, comme en témoignent l’appel du nouveau secrétaire d’État américain Marco Rubio à son homologue russe Sergueï Lavrov samedi et <a href="https://www.nytimes.com/2025/02/15/us/politics/trump-russia-ukraine-war-saudi-arabia.html">leur accord pour se rencontrer</a> au niveau des délégations en Arabie saoudite la semaine prochaine.</p><p>L’administration Trump permettra la reprise du travail diplomatique normal et discutera de la restitution rapide des biens diplomatiques saisis unilatéralement par les administrations Obama et Biden dans des actes gratuits de malignité et d’orgueil sans motif, en violation des accords de Vienne. Faites confiance à la Russie pour rendre la pareille !</p><p>L’importance en aval des comptes-rendus de Moscou et de Washington, <a href="https://www.mid.ru/en/foreign_policy/news/1997596/">ici</a> et <a href="https://www.state.gov/secretary-rubios-call-with-russian-foreign-minister-lavrov">ici</a>, sur la conversation téléphonique Rubio-Lavrov est l’accord mutuel entre les deux dirigeants – Trump et le président russe Vladimir Poutine – pour les échanges interactifs américano-russes à différents niveaux est en cours de suivi en vue d’améliorer les relations bilatérales ainsi que « sur les questions internationales clés, y compris la situation en Ukraine, les développements en Palestine et au Moyen-Orient élargi, ainsi que d’autres questions régionales ».</p><p>En outre, une équipe désignée par la Maison Blanche, composée, outre Rubio, du conseiller américain à la sécurité nationale Mike Waltz et de l’envoyé du président pour le Moyen-Orient (qui travaille également sur les questions Ukraine-Russie) Steve Witkoff, rencontrera une équipe russe dirigée par Lavrov dès cette semaine. L’inclusion de Witkoff, un négociateur « axé sur les résultats », un vieil ami de Trump, est particulièrement intéressante. Witkoff s’est rendu à Moscou la semaine dernière pour une visite solo non médiatisée, qui semble avoir été productive.</p><p>Il est clair que Trump a tiré les leçons de son premier mandat et qu’il est déterminé à ne pas se laisser émasculer à nouveau par le « marais » de Washington. C’est là que Witkoff intervient.</p><p>L’approche et le style politique de Trump sont tout à fait fascinants. Trump a commencé à passer à la vitesse supérieure dès qu’il a réussi à constituer une équipe de « loyalistes » partageant les mêmes idées pour diriger le ministère de la Justice, le Pentagone, le Trésor, etc. et, surtout, à régénérer avec force l’autorité du ministre de la Justice et de l’agence nationale de renseignement pour servir son programme.</p><p>Ainsi, en dernière analyse, il importe peu que son administration soit remplie de personnalités pro-israéliennes ou d’une poignée de partisans de la ligne dure à l’égard de la Chine. En effet, c’est Trump qui prendra les décisions. Des surprises pourraient être réservées en matière de rebondissements politiques.</p><p>Cela devrait déjà donner des nuits blanches au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, que Trump a sensibilisé à son intention d’améliorer les relations avec l’Iran. À mon avis, Trump pourrait même ne pas donner suite à son annonce spectaculaire de « prise en main » de Gaza, etc.</p><p>En ce qui concerne les relations avec la Russie, le modèle qui se dessine est que Trump s’adresse d’abord à Poutine et transmet ses décisions au département d’État et à d’autres agences pour qu’elles soient suivies d’effet. De même, le mécanisme des sommets est remis au goût du jour en tant que locomotive des relations entre grandes puissances. Il est déjà question que Trump organise des réunions au sommet avec Poutine en Arabie saoudite et avec Xi Jinping. Trump cherchera probablement à conclure un accord avec le président chinois Xi Jinping à un moment ou à un autre.</p><p>Une telle approche nécessite de réduire le rôle et l’influence de l’État profond qui a étouffé la présidence de Trump pendant la période 2016-2020. Le défi auquel Trump est confronté est formidable, étant donné le lien entre le Parti démocrate et l’État profond, et le potentiel de nuisance des médias grand public qui sont largement sous leur contrôle et hostiles à Trump.</p><p>Dans un cas flagrant cette semaine, le Wall Street Journal a délibérément déformé certaines remarques du vice-président JD Vance pour troubler l’atmosphère dans le tango naissant entre les États-Unis et la Russie. Selon l’article, Vance aurait déclaré que les États-Unis pourraient utiliser des moyens de pression économiques et militaires contre la Russie et que l’option d’envoyer l’armée américaine en Ukraine « reste à l’étude » au cas où Moscou refuserait de résoudre le conflit de bonne foi. Moscou a immédiatement demandé des éclaircissements et Vance lui-même a dû publier une réfutation pour mettre les choses au clair.</p><p>Vance a écrit sur X : « Le fait que le WSJ ait déformé mes propos comme il l’a fait pour cet article est absurde, mais pas surprenant étant donné qu’il a passé des années à faire pression pour que davantage de fils et de filles américains en uniforme soient inutilement déployés à l’étranger ».</p><p>Trump a exprimé à plusieurs reprises sa méfiance à l’égard des agences de renseignement américaines. Selon CNN, tous les employés (environ 22 000 personnes) de la CIA ont reçu une lettre leur offrant deux options : poursuivre leur service sans garantie de conserver leur emploi à l’avenir ou partir à leur demande dans le cadre du programme de licenciement différé, tout en conservant leur salaire et des avantages supplémentaires jusqu’à la fin septembre.</p><p>Il est intéressant de noter qu’un code a été « cousu » à l’intérieur de ces lettres qui permet de suivre la réexpédition de la lettre par le destinataire, comme garantie contre les fuites, ce qui était la pratique utilisée lors du licenciement des employés de l’ancien Twitter après son acquisition par le milliardaire Elon Musk, qui est maintenant considéré comme l’un des plus proches conseillers de Trump et dirige le quasi-Département de l’efficacité gouvernementale qui supervise la réduction du gouvernement fédéral !</p><p>Là encore, le démantèlement de l’USAID, qui travaillait traditionnellement comme l’« équipe B » de la CIA pour promouvoir les révolutions de couleur et les changements de régime, etc. peut également être vu dans le faisceau lumineux. Selon Vladimir Vasiliev, chercheur en chef à l’Institut des États-Unis et du Canada de l’Académie russe des sciences, qui étudie de près ce sujet, Trump a déclaré la guerre à la CIA, qu’il accuse d’être à l’origine de sa défaite électorale en 2020.</p><p>Vasiliev estime que jusqu’à présent, la lutte contre l’État profond dans le domaine du renseignement extérieur et intérieur progresse régulièrement, mais qu’elle va maintenant « s’accélérer » avec la confirmation de l’ancienne membre du Congrès, Tulsi Gabbard, au poste de chef du renseignement national, et de Kash Patel au poste de directeur du FBI.</p><p>D’autre part, la rumeur de Delhi, dominée par les compagnons de route du défunt régime de Biden, veut que l’État profond ait finalement le dernier mot et que Trump ne soit même pas autorisé à terminer son mandat de quatre ans. Mais à mon avis, il s’agit là d’un vœu pieux.</p><p>Le courage de Trump ne doit pas être sous-estimé. Il ne faut pas non plus sous-estimer les ressources et les outils sans faille dont l’État profond dispose pour inverser le cours du désarroi au sein du Parti démocrate, qui lui a toujours fourni la couverture politique nécessaire.</p><p>Il est concevable qu’il y ait une méthode dans les mouvements provocateurs de Trump, avec l’aide d’Elon Musk et de Steve Bannon, pour remuer le couteau dans la plaie de la politique européenne, y compris l’Allemagne et la Grande-Bretagne, qui constituent le haut lieu de l’euro-atlantisme sur le continent, ce qui sert à empêcher une coalescence des cliques libérales-mondialistes au sein du système transatlantique.</p><p>Patel a laissé entendre qu’il existait suffisamment de preuves d’abus de pouvoir pour condamner la vieille garde, jusqu’à M. Biden lui-même. Trump ne peut ignorer qu’il est extrêmement important d’anticiper une réaction négative des Démocrates. Les juges fédéraux des États gouvernés par les Démocrates contestent ouvertement les méthodes de Trump. Il est évident que la capacité de Trump à piéger la vieille garde dans une toile d’araignée de litiges prolongés changera la donne.</p><p>Les derniers sondages montrent que Trump bénéficie d’un soutien massif de 77 % pour nettoyer le marais. L’optique de cette croisade sera extrêmement importante pour la capacité de Trump à faire avancer son programme de politique intérieure et étrangère.</p><p>M.K. Bhadrakumar</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1030/vance-a-critique-l%E2%80%99europe-en-prononcant-un-discours-virulent</guid>
	<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 09:15:13 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1030/vance-a-critique-l%E2%80%99europe-en-prononcant-un-discours-virulent</link>
	<title><![CDATA[Vance a critiqué l’Europe en prononçant un discours virulent]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par <a href="https://www.moonofalabama.org/2025/02/vance-criticizes-europe-in-fierce-speech.html#comments">Moon of Alabama</a> – Le 15 février 2025</p><p>Le discours prononcé par le président russe Vladimir Poutine lors de la conférence de Munich sur la sécurité de 2007 a marqué les esprits.</p><p>Les concepts qui y sont évoqués commencent seulement à être reconnus :</p><p>Il est bien connu que la sécurité internationale va bien au-delà des questions liées à la stabilité militaire et politique. Elle implique la stabilité de l’économie mondiale, la lutte contre la pauvreté, la sécurité économique et le développement du dialogue entre les civilisations.</p><p>Ce caractère universel et indivisible de la sécurité est exprimé par le principe de base selon lequel « la sécurité pour l’un est la sécurité pour tous ».</p><p>…</p><p>Le monde unipolaire qui avait été proposé après la guerre froide n’a pas eu lieu non plus.</p><p>…</p><p>Il s’agit d’un monde dans lequel il n’y a qu’un seul maître, un seul souverain. Et en fin de compte, c’est pernicieux non seulement pour tous ceux qui font partie de ce système, mais aussi pour le souverain lui-même parce qu’il se détruit de l’intérieur.</p><p>…</p><p>Il n’y a aucune raison de douter que le potentiel économique des nouveaux centres de croissance économique mondiale sera inévitablement converti en influence politique et renforcera la multipolarité.</p><p>Dix-huit ans plus tard, le nouveau secrétaire d’État américain Marco Rubio <a href="https://www.moonofalabama.org/2025/02/rubio-its-not-normal-for-the-world-to-have-a-unipolar-power.html">a finalement reconnu</a> l’existence d’un monde multipolaire. Le secrétaire à la défense Pete Hegseth a <a href="https://www.moonofalabama.org/2025/02/ukraine-the-beginning-of-the-end-which-is-yet-far-away.html">anéanti tout espoir</a> d’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN. Donald Trump, en appelant le président Poutine, a accepté le concept d’une sécurité partagée, même si elle n’est pas encore indivisible. En 2007, Poutine s’était également prononcé contre l’utilisation abusive de ce que l’on appelle les ONG pour manipuler les politiques intérieures des pays étrangers. Trump a maintenant empêché l’USAID et la NED de financer ces ONG.</p><p>Dix-huit ans plus tard, les concepts fondamentaux du discours de Poutine ont donc été acceptés.</p><p>Hier, le vice-président américain JD Vance a prononcé un autre discours lors de la conférence de Munich sur la sécurité (vidéo, transcription). Il fera également écho <a href="https://gilbertdoctorow.com/2025/02/14/j-d-vance-speech-to-the-munich-security-conference/">dans les années à venir</a> :</p><p>Vance a commencé par dire que la plus grande menace pour l’Europe ne vient pas de la Russie, de la Chine ou d’autres menaces extérieures. Elle vient de l’intérieur, des instincts et du comportement antidémocratiques des personnes au pouvoir, qui bafouent la liberté d’expression au nom de la lutte contre la « désinformation » et ne respectent pas l’opposition politique.</p><p>Bien que je sois d’accord avec Vance sur ce point, je me demande s’il a conscience de l’hypocrisie des États-Unis. Ce ne sont pas les Européens qui ont lancé la campagne contre la « désinformation ». Ce sont les États-Unis qui ont inventé ce concept et qui ont utilisé leur « soft power » pour imposer la censure en Europe.</p><p>Le ministre allemand de la défense a immédiatement confirmé la critique de M. Vance sur le manque de tolérance à l’égard de l’expression politique en Europe <a href="https://www.lemonde.fr/en/europe/article/2025/02/14/vance-tells-europe-trump-is-new-sheriff-in-town-in-combative-speech_6738169_143.html">en qualifiant son discours d’inacceptable</a> :</p><p>« La démocratie pour l’ensemble de l’Europe a été remise en question par le vice-président américain », a déclaré le ministre allemand de la défense, Boris Pistorius, depuis la scène principale de la conférence. « Il parle de l’anéantissement de la démocratie. Et si je l’ai bien compris, il compare les conditions dans certaines parties de l’Europe avec celles de régions autoritaires… Ce n’est pas acceptable. »</p><p><a href="https://www.realclearpolitics.com/video/2025/02/14/full_speech_vice_president_jd_vance_addresses_munich_security_conference.html">Cette critique faite par Vance</a> est également superficielle :</p><p>J’ai été frappé par le fait qu’un ancien commissaire européen soit passé récemment à la télévision et ait semblé ravi que le gouvernement roumain vienne d’annuler l’intégralité d’une élection. Il a averti que si les choses ne se passaient pas comme prévu, la même chose pourrait se produire en Allemagne.</p><p>Ces déclarations cavalières sont choquantes pour des oreilles américaines.</p><p>Depuis des années, on nous dit que tout ce que nous finançons et soutenons l’est au nom de nos valeurs démocratiques communes. Tout, de notre politique à l’égard de l’Ukraine à la censure numérique, est présenté comme une défense de la démocratie.</p><p>Mais lorsque nous voyons des tribunaux européens annuler des élections et des hauts fonctionnaires menacer d’en annuler d’autres, nous devrions nous demander si nous nous imposons des normes suffisamment élevées.</p><p>Comme le <a href="https://x.com/RnaudBertrand/status/1890451912342008178">souligne Arnaud Bertrand</a> :</p><p>En ce qui concerne la Roumanie et la plupart des critiques formulées par Vance à l’encontre de l’Europe, les États-Unis étaient présents aux côtés de l’Europe, agissant conjointement et guidant même souvent les actions de l’Europe. En ce qui concerne la Roumanie, par exemple, je crois que le département d’État américain a été le premier à publier une déclaration le 4 décembre (<a href="https://2021-2025.state.gov/statement-on-romanias-presidential-elections/">https://2021-2025.state.gov/statement-on-romanias-presidential-elections/</a>) exprimant son inquiétude quant à « l’implication de la Russie dans une cyberactivité malveillante destinée à influencer l’intégrité du processus électoral roumain », ce qui a conduit à l’annulation des élections deux jours plus tard (et qui, il a été prouvé plus tard, était complètement faux : il s’est avéré que cette « cyberactivité malveillante » était financée par le parti roumain au pouvoir, celui qui a annulé les élections). Ce n’est qu’après cette déclaration du département d’État que les Européens ont emboîté le pas aux États-Unis.</p><p>Il est donc un peu fort, voire très fort, que Vance, moins de deux mois plus tard, fasse la leçon aux Européens sur ce sujet sans même reconnaître le rôle joué par les États-Unis dans une grande partie de ces événements.</p><p>Vance a également critiqué l’immigration massive en Europe. Mais il néglige le fait que les flux de réfugiés afghans, syriens et ukrainiens sont la conséquence des guerres que les États-Unis ont provoquées et continuent de mener. Il déplore la désindustrialisation de l’Allemagne, mais ignore le sabotage américain des pipelines Nord Stream qui en est la principale cause.</p><p>Vance appelle à plus de démocratie en Europe, mais en même temps il s’y ingère activement. En poussant les partis nationalistes contre les institutions européennes, il met en danger la paix en Europe.</p><p>Le discours est un appel à la vigilance pour que les Européens se battent pour leur propre souveraineté. En tant que tel, <a href="https://gilbertdoctorow.com/2025/02/14/j-d-vance-speech-to-the-munich-security-conference/">il pourrait avoir un impact positif</a> :</p><p>Après les jours sombres des répressions de Biden, la dépendance du pouvoir à l’égard d’agences de renseignement corrompues et la militarisation du ministère de la justice, il était remarquable d’entendre des paroles aussi courageuses de la part d’un haut fonctionnaire américain pour défendre le peuple contre les dirigeants autoritaires à Bruxelles, à Berlin et à Paris.</p><p>On voit mal comment l’usurpatrice Ursula van der Leyen et toute son équipe de détracteurs du peuple pourront se maintenir au pouvoir dans ces conditions.</p><p>Le discours de Vance peut également être considéré comme un point de rupture entre les États-Unis et l’Europe. <a href="https://unherd.com/2025/02/trumps-diplomacy-wont-bring-peace/">Il y a là un danger caché</a> :</p><p>L’européanisation de l’OTAN, présentée comme une nécessité après le retrait des États-Unis, a accéléré la militarisation du continent et la diabolisation de la Russie par ses dirigeants, perpétuant ainsi les conditions mêmes qui ont provoqué le conflit en Ukraine. Au lieu de profiter de ce moment pour s’engager dans la diplomatie, les dirigeants européens considèrent le retrait des États-Unis comme une bonne raison pour procéder à une escalade militaire. En ce sens, le découplage de Washington par rapport à l’Europe est en contradiction avec l’objectif déclaré de Trump de parvenir à la paix en Ukraine.</p><p>…</p><p>Ironiquement, la tentative des États-Unis de se distancer des affaires de sécurité européennes pourrait finalement les ramener dans un conflit encore plus important – sur lequel ils auront beaucoup moins de contrôle.</p><p>Moon of Alabama</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1029/le-portrait-de-leurope-expose-a-munich</guid>
	<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 05:22:52 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1029/le-portrait-de-leurope-expose-a-munich</link>
	<title><![CDATA[LE PORTRAIT DE L&#039;EUROPE EXPOSÉ À MUNICH.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Ce n'est pas trop dans ma manière de donner dans le genre lyrique, mais je crois, après avoir écouté attentivement le discours du vice-président J.D Vance à la conférence de Munich, que nous sommes en train de vivre en Occident un moment historique tout à fait remarquable et d'une rare intensité, comparable à ce que furent, dans mes jeunes années, l'effondrement du mur de Berlin et la fin de l'empire soviétique.</p>

<p>En mieux, car de la part des élites européennes il n'y a pas la fausse euphorie suscitée par les fausses victoires inattendues du passé (je me souviendrai toujours de ce moment de rare sincérité où Glucksmann père, ce Torquemada antisoviétique et ex-maoïste de pacotille, s'abandonna à avouer à Christine Ockrent qu'il n'avait jamais eu aussi peur qu'au moment où il vit le drapeau de l'URSS sur la place Rouge tomber et disparaître pour toujours), mais une angoisse et une peur existentielles qu'elles ne cherchent même pas à tenter de dissimuler.</p>

<p>Pour la première fois depuis 35 ans, tous les Européens peuvent voir ce que l'Europe est devenue aux yeux du reste du monde - car ce sont leurs maîtres les dirigeants américains qui viennent le leur dire en face, crûment, sans respecter aucune forme de politesse civile ou de ménagement.</p>

<p>Hier à Munich, Vance nous a dit sans détour ce que désormais nous sommes : de serviles domestiques apeurés et vantards, qui exhortent l'Amérique à mener en Europe des guerres inutiles qu'ils ne sont pas capables d'entreprendre eux-mêmes, des cafards hypocrites qui parlent de démocratie et à qui les seules idées de la liberté réelle ou de la souveraineté du peuple flanquent une frousse plus laxative que celle éprouvée par tous les dictateurs du monde, des âmes mesquines et faibles qui organisent par nihilisme et par cupidité toutes les révolutions anthropologiques nécessaires à leur propre disparition et colonisation progressives tout en continuant à donner des leçons d'universalisme au monde entier comme à l'époque de Victor Hugo et de Jules Ferry. </p>

<p>Le message est dur, mais très clair et malheureusement tout à fait justifié. </p>

<p>On peut le traduire ainsi : "Même comme esclaves consentants, vous nous êtes devenus insupportables et inutiles. Vous pouvez toujours nous mépriser, nous ne jugeons même pas opportun de vous rendre la pareille. Désormais débrouillez-vous tout seuls, et allez donc mourir en Ukraine si vraiment ça vous chante (mais vous en êtes tout à fait incapables, et Poutine le sait très bien)."</p>

<p>Mon plus grand plaisir, depuis une semaine, est de voir à la télé ou d'entendre à la radio la réaction des cocus euro-atlantistes à la fois indignés, affolés et hystériques. Adieu les charmes du beau sexe ou la lecture des oeuvres de Julien Gracq ; je ne rate plus une soirée de LCI ni une matinale de France Inter tellement cette joie sans cesse renouvelée est devenue intense.</p>

<p>BHL, Tenzer, Colosimo, Glucksmann fils, Heisbourg, la fielleuse Samantha de Bendern, Enthoven, Fourest, Couturier, Lasserre, Merchet, Semo, Tertrais, Vitkine, tous les gendarmes de Saint-Tropez de l'OTAN (Goya, Richoux et la fine équipe des clowns galonnés), plus le pauvre Darius Rochebin qui tous les soirs se livre à un exorcisme de vaudou pour essayer de ressusciter les mânes de Churchill en direct avant de laisser de guerre lasse l'activiste bandériste Alla Poedie s'abandonner à son énième crise d'hystérie délirante, j'avoue que je ne m'en lasse pas.</p>

<p>Leur grand truc, ce n'est plus seulement Munich mais Yalta (pourtant, il y avait bien Churchill à Yalta, non ?). </p>

<p>Sur le thème : Trump et Poutine sont en train de s'entendre pour découper l'Ukraine et asservir l'Europe dans notre dos, sans même faire semblant de nous consulter.</p>

<p>Ah les braves gnous ! Comme ils aiment bien pleurer en troupeau ! </p>

<p>Comment leur faire comprendre que c'est exactement le contraire ? Trump et Poutine se désintéressent de l'Europe, parce qu'elle n'est plus rien sur la carte du monde et que des peuples sans mémoire, sans courage et sans volonté autre que normative ne sont d'aucune utilité ni d'aucun agrément aux yeux des nations qui sont restées l'exact contraire ou du moins veulent le rester.</p>

<p>C'est à la fois comique et triste à en pleurer : les cabris voudraient soudain se transformer en aigles à dix têtes ("L'Europe ! L'Europe ! L'Europe ! Il faut qu'elle advienne maintenant !", clament-ils à longueur d'antenne) et, constatant qu'ils resteront toujours des cabris, se mettent à hurler en se précipitant affolés dans la direction de la ville et de ses rutilants restaurants chinois.</p>

<p>Sauf Zelensky, il est vrai. Il veut faire croire qu'il est encore un vrai truand à l'ancienne, et qu'il peut se montrer méchant si on ne lui cède pas. <br />Mais il n'a plus de pistolet ni de fusil-mitrailleur. Il ne sait pas qui pourra le protéger de tous ses anciens complices qui vont venir bientôt lui demander des comptes, y compris sur l'origine de son nom.</p>

<p>Trump a bien raison de lui signifier qu'il ne suffira pas de le sacrifier sur l'autel de la grande réconciliation avec Moscou en convoquant les élections qu'il a annulées il y a un an. </p>

<p>Il faudra d'abord piller ses cavernes d'Ali Baba, là où ses amis et lui-même ont entassé depuis trois ans la bonne dizaine de milliards de dollars que Musk n'a pas retrouvée dans les papiers de l'administration fédérale, loin des villes exsangues où le pétomane sous influence envoyait mourir pour rien des jeunes hommes par centaines de milliers.<br />La comédie est donc en train de se terminer, ainsi que la tragédie qu'elle avait à coeur de dissimuler. </p>

<p>Et mon Dieu, comme je suis heureux de pouvoir enfin assister à ce baisser de rideau, qui va faire s'effondrer tous les villages Potemkine de l'Europe ! C'est encore plus beau que l'entrée de Bonaparte à Milan, au début de La Chartreuse de Parme.</p>

<p>Philippe Forget</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1028/europe-quietly-works-on-a-plan-to-send-troops-to-ukraine-for-post-war-security</guid>
	<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 18:24:26 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1028/europe-quietly-works-on-a-plan-to-send-troops-to-ukraine-for-post-war-security</link>
	<title><![CDATA[Europe quietly works on a plan to send troops to Ukraine for post-war security]]></title>
	<description><![CDATA[<p>BRUSSELS (AP) — Increasingly alarmed that U.S. security priorities lie <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/article/nato-us-europeans-ukraine-security-russia-hegseth-d2cd05b5a7bc3d98acbf123179e6b391">elsewhere</a>, a group of European countries has been quietly working on a plan to send troops into Ukraine to help enforce any future peace settlement with Russia.</p><p>Britain and France are at the forefront of the effort, though details remain scarce. The countries involved in the discussions are reluctant to tip their hand and give Russian President Vladimir Putin an edge should he <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/article/russia-us-marc-fogel-prisoner-swap-98418693957b1fa0189ee8ac4e8b4f2d">agree to negotiate</a> an end to <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/hub/russia-ukraine">the war</a> he launched three years ago.</p><p>What is clear is that Ukraine’s President Volodymyr Zelenskyy needs a guarantee that his country’s security will be assured until peace takes hold. The best protection would be the NATO membership that Ukraine has long been promised, but the U.S. has taken that option <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/article/nato-ukraine-us-hegseth-trump-russia-a3ca747b102cae6737436596444a32d0">off the table</a>.</p><p>“I won’t get into the particular capabilities, but I do accept that if there is peace then there needs to be some sort of security guarantee for Ukraine and the U.K. will play its part in that,” British Prime Minister Keir Starmer said in cautious remarks on Thursday.</p><p>The Europeans began exploring what kind of force might be needed about a year ago, but the sense of urgency has grown amid concern that U.S. President Donald Trump might go <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/article/russia-ukraine-war-trump-putin-9bd931d9ffde1bb573fae514efb29ddd">over their heads</a>, and possibly even Ukraine’s, to clinch a deal with Putin.</p><p>Many questions remain unanswered but one stands out: what role, if any, might the United States play?</p>
<p>European powers consider the road ahead</p>
<p>In December, after Trump was elected but before he took office, a group of leaders and ministers huddled with Zelenskyy at NATO Secretary-General Mark Rutte’s residence in Brussels. They came from Britain, Denmark, France, Germany, Italy, the Netherlands and Poland. Top European Union officials attended too.</p><p>The talks built on an idea promoted by French President Emmanuel Macron in early 2024. At the time his refusal to rule out putting <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/article/paris-conference-support-ukraine-zelenskyy-c458a1df3f9a7626128cdeb84050d469">troops on the ground</a> in Ukraine prompted an outcry, notably from the leaders of Germany and Poland.</p><p>Macron appeared isolated on the European stage, but his plan has gained traction since.</p><p>Still, much about what the force might look like and who will take part will depend on the terms of any peace settlement, and more.</p><p>Italy has constitutional limits on the use of its forces. The Netherlands would need a greenlight from its parliament, as would Germany, whose position could evolve after the Feb. 23 elections usher in a new government. Poland is cautious, given lingering animosities with Ukraine that date from World War II.</p><p>“We are in a very early stage,” Hanno Pevklur, Estonia’s defense minister told The Associated Press on the sidelines of the Munich Security Conference.</p><p>While there are various ongoing discussions and rumors, it is “critical” for European allies to understand what the contact line in Ukraine will look like before coming up with a plan, Pevkur said.</p><p>If Russia and Ukraine reduce their forces along the front line to a “couple of thousand” on both sides, then “it’s not a problem for Europe to also be there,” Pevkur said, pointing out that it would be much harder if there is still a “boiling conflict.”</p>
<p>A robust security force rather than peacekeepers</p>
<p>The makeup and role of the force will be dictated by the kind of peace deal that’s reached. If Russia and Ukraine can agree terms as the negotiations progress, it’s plausible that fewer security precautions and a smaller force would be needed.</p><p>But experts and officials warn that, as things stand, the Europeans must deploy a robust and sizeable contingent, rather than a team of peacekeepers like United Nations “blue helmets.”</p><p>“It has to be a real force (so) that the Russians know that if they ever tested it that they would get crushed. And you can be sure that Russia will test it,” Ben Hodges, the former Commanding General of U.S. Army Europe, said last month at a European Policy Centre think tank event.</p><p>“They violate every single agreement. So if we send a force in there, they’ve got to have airpower, large land forces, drones, counter-drones, air and missile defense. All of that,” he said. “If they go in there with a bunch of blue helmets and rifles, they will get crushed.”</p><p>Retired French Gen. Dominique Trinquand, a former head of France’s military mission at the United Nations, agreed that U.N. peacekeepers are better suited “for deployment in zones that are far more stable.”</p><p>“For starters, mounting this operation with soldiers taken from across the world would take about a year,” he said.</p><p>There also needs to be training of Ukrainian soldiers and investment in Ukraine’s defense industry, Latvia Defense Minister Andris Sprūds told the AP.</p>
<p>How big a force?</p>
<p>The nature of the peace deal will determine the size and location of the European contingent. Zelenskyy has insisted on at least 100,000 to 150,000 troops. Media reports have speculated about a 30,000-40,000 strong force. Diplomats and officials have not confirmed either figure.</p><p>Ukraine also wants air support, not just boots on the ground.</p><p>What is clear is that the Europeans would struggle to muster a large-scale force, and certainly could not do it quickly.</p><p>In an interview on Friday with the Financial Times, Macron said that the idea of deploying a huge force is “far-fetched.”</p><p>“We have to do things that are appropriate, realistic, well thought, measured and negotiated,” he said.</p><p>U.S. Defense Secretary Pete Hegseth insisted this week on “robust international oversight of the line of contact,” a reference to the roughly 1,000-kilometer (600-mile) long front line. The Europeans are reluctant as that would require too many troops.</p><p>Nearly all agree that some kind of “American backstop” is essential. European armed forces have long relied on superior U.S. logistics, air transport and other military capabilities.</p>
<p>The U.S. lays down some rules</p>
<p>At NATO headquarters on Wednesday, Hegseth <a class="Link AnClick-LinkEnhancement" data-gtm-enhancement-style="LinkEnhancementA" href="https://apnews.com/article/nato-us-europeans-ukraine-security-russia-hegseth-d2cd05b5a7bc3d98acbf123179e6b391">began describing</a> the terms under which the U.S. might agree to a force that would help provide Ukraine with the “robust security guarantees to ensure that the war will not begin again.”</p><p>“Any security guarantee must be backed by capable European and non-European troops,” Hegseth told almost 50 of Ukraine’s Western backers. If they go to Ukraine, he said, “they should be deployed as part of a non-NATO mission.”</p><p>Putin has said that he launched the invasion in part due to NATO territory expanding too close to Russia’s borders and is unlikely to accept any operation run by the world’s biggest military organization.</p><p>Any European allies taking part would not benefit from NATO’s collective security guarantee if they were attacked, Hegseth said. He underlined that “there will not be U.S. troops deployed to Ukraine.”</p><p>He did not reveal what role the U.S. might play.</p><p>From Ukraine’s perspective, a Europe-only operation simply would not work. “Any security guarantees are impossible without the Americans,” Ukrainian Foreign Minister Andrii Sybiha warned Thursday.</p>
<p>___</p>
<p>Associated Press writers Emma Burrows in Munich, Germany and Angela Charlton and John Leicester in Paris and Jill Lawless in London contributed to this report.</p>]]></description>
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