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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de France]]></title>
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	<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 18:46:39 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Les partis et groupements politiques concourent à l&#039;expression du suffrage]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>« Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage »</p>

<p>C’est l’article 4 la Constitution de la Ve République, de 1958.</p>

<p>Les partis politiques tels que nous les avons connus au XXe siècle avaient pour caractéristique principale d’être les représentants d’idées qui pouvaient avoir une certaine capacité à être transversales du point de vue des catégories socioprofessionnelles. </p>

<p>Du côté de la droite, libérale-orléaniste ou bonapartiste, elle avait la capacité de rassembler des agriculteurs, des commerçants, des artisans, certains types de fonctionnaires, des patrons de l’industrie et du Commerce, petits, moyens et grands. </p>

<p>Du côté de la gauche, libérale ou autoritaire, elle avait la capacité de rassembler des ouvriers, des employés, d’autres types de fonctionnaires, des intellectuels, des membres des professions libérales, et quelques fortunes engagées. </p>

<p>Les options politiques que ces deux courants présentaient étaient sensiblement différentes et marquaient une inflexion forte en direction de chacun des deux systèmes d’idées de référence qui constituaient la base de regroupement des personnes qui les composaient ou sympathisaient avec leurs propositions, lorsqu’ils étaient aux affaires. </p>

<p>Tous acceptaient le cadre national comme celui du débat et celui de l’avenir car la Nation, qu’ils incarnaient ensemble et qu’ils faisaient vivre par leur commune dispute, régulière et multiforme, n’apparaissait pas comme l’obstacle à détruire pour entrer dans l’avenir. </p>

<p>La construction du dispositif supranational dont la tête est installée à Bruxelles a largement changé la donne.</p>

<p>Le néolibéralisme qui s’est développé à partir du coup d’état d’Augusto Pinochet le 11 septembre 1973 au Chili, est l’élément décisif qui a conduit à cette modification et qui a conduit à la société qui se présente devant nous.</p>

<p>Partant de l’idée que les malheurs du monde viennent du fait que les hommes ont considéré qu’ils devaient prendre en main leur destin et ont construit des théories, socialisme, fascisme, nazisme, communisme, qui toutes ont conduit à de terribles impasses, le néolibéralisme professe qu’il faudrait s’en remettre totalement au mouvement naturel du marché et déréguler tout ce qui a été construit au cours du XXe siècle pour stabiliser les sociétés occidentales.</p>

<p>La main invisible du marché, qui est le cœur de cette théorie, a besoin, pour agir au mieux, que la liberté soit maximale pour les capitaux, et la contrainte maximale pour ceux qui les servent, en étant les travailleurs que ces capitaux engagent pour se reproduire en plus grand nombre. La sécurité maximale pour le Capital étant la garantie de ses meilleurs performances financières, et l’insécurité maximale pour le Travail étant aussi la garantie de ses meilleures performances en termes de productivité. </p>

<p>Les régulations, les États, les frontières, tout cela ce ne sont à ses yeux, que des obstacles hérités de cette lubie que l’Humanité pourrait décider de son destin, que ce soit à travers des idées ou à travers des Nations.</p>

<p>Donc un système dans lequel la régulation était assurée dans le cadre de la Nation par des partis qui organisaient, à travers une alternance, l’évitement d’une explosion d’un affrontement classe contre classe dans une société dominée par des inégalités toujours fortes, mais qui allaient en se réduisant de 1945 à 1984, ne peut plus correspondre au projet que progressivement les dirigeants, arrivés par le renouvellement des générations à la tête de ces partis considéraient comme souhaitable. </p>

<p>Progressivement au titre de la « modernisation » les principaux partis de gauche comme de droite ont présenté la France comme un obstacle, une scorie, un moment du passé, et la forme gazeuse – du point de vue de l’identité nationale –, de l’Union européenne comme le seul avenir souhaitable et possible, alors que cette forme « gazeuse » n’est qu’un marchepied pour la société liquide universelle qui correspond au règne absolu de la main invisible du marché. Au règne absolu de la marchandise. </p>

<p>Cette théorie néolibérale n’est pas simplement le produit d’une pensée de quelques intellectuels, elle est la résultante du mouvement du capitalisme qui voit constamment une baisse tendancielle du taux de profit : le travail mort aggloméré dans des machines toujours plus perfectionnées, toujours plus nombreuses, jouant un rôle toujours plus grand, diminuant la valeur relative de ce dont le travail vivant peut enrichir la production, pour le compte de celui qui détient les moyens de production. Le résultat est qu’il faut toujours investir plus pour gagner toujours un peu moins, au regard des masses de capital investi.  </p>

<p>Il faut donc intensifier l’exploitation, élargir l’espace d’action du capitalisme, élargir les sphères d’action du capitalisme à l’ensemble de la vie humaine, de la naissance à la mort, et du réveil au coucher. J’en évoque les effets ici régulièrement, je ne reviens donc pas dessus. </p>

<p>La chute du mur de Berlin a été l’occasion de mettre en œuvre et de systématiser massivement ce programme néolibéral ouvrant des horizons géographiques immenses, tandis que la numérisation de la société ouvrait des horizons immenses dans la prise de contrôle de la vie humaine par des dispositifs du type smartphones et ordinateurs portables. </p>

<p>Dans ces conditions, on a vu ici les principaux partis de la gauche et de la droite obéir aux injonctions d’un système qui a pour caractéristique de concentrer la fortune à grande vitesse entre quelques mains, et de tirer vers le bas massivement les classes moyennes et les classes populaires. </p>

<p>LR avait-il quelque chose d’autre à dire que les milliardaires qui à travers Davos, la Trilatérale, Bilderberg, et quelques autres organismes d’influence ou de coordination multilatérale, imposent leurs perspectives à Bruxelles ?</p>

<p>Le PS avait-il quelque chose d’autre à dire que les milliardaires qui à travers Davos, la Trilatérale, Bilderberg, et quelques autres organismes d’influence ou de coordination multilatérale, imposent leurs perspectives à Bruxelles ?</p>

<p>La réponse est non et ils sont devenus des astres morts tous les deux. Même si leur lumière brille encore aux élections locales, comme certaines étoiles que nous voyons au ciel, alors qu’elles ont implosé il y a des milliers d’années. </p>

<p>Progressivement les catégories sociales qui se sentaient déclassées par ce dispositif, et qui se sentaient remplacées dans leurs fonctions par un autre aspect de la dérégulation qui est l’organisation d’une immigration de masse destinée à un remplacement de couches sociales organisées pour leur défense à travers des syndicats et divers organismes, par des personnes arrivant de zones totalement déstructurées du point de vue de la société et de l’État et ne présentant aucune caractéristiques ou capacité d’organisation syndicale ou de défense collective de leurs intérêts face aux employeurs et pouvant donc être payées beaucoup moins cher, ces catégories sociales n’ont plus trouvé nulle part de représentants ni de défenseurs. </p>

<p>Leur seule richesse c’est la Nation qui les protège, leur seule richesse c’est la France. Or les partis dominants étaient dirigés par des personnes qui se considéraient comme « en marche » vers l’appartenance à une élite mondialisée et pour eux, l’existence de la France était un poids mort dont il fallait se débarrasser au plus vite, pour constituer une sorte d’identité européenne, dont la capacité d’indépendance, de cohésion, ou de défense militaire n’existant pas, on voit qu’il ne s’agit que d’un marchepied vers la « société liquide » de Georges Soros, dominée par la puissance impériale américaine et ses grands leviers de pouvoir, Blackrock, Vanguard, et les Gafa. </p>

<p>Il ne restait sur le terrain de la politique qu’une seule force pour tenir le drapeau tricolore, l’extrême droite. Ou du moins, une version particulière et plus intelligente, en rupture avec la tradition paramilitaire ultra-minoritaire de l’extrême droite après 1945, une forme qui a été constituée à partir de 1972 autour de la famille Le Pen et d’un projet électoral.</p>

<p>Cette forme va survivre très petitement de 1972 à 1984, la vie politique française étant dominée par l’affrontement gauche-droite. À partir de 1983 la gauche au pouvoir annonçant qu’elle troque son « changer la vie » pour « construire l’Europe », et les inégalités qui avaient reculé depuis 1945 repartant à la hausse, ce projet va devenir progressivement le réceptacle des couches sociales abandonnées par le néolibéralisme, qui, par le mouvement même du creusement des inégalités, vont devenir de plus en plus nombreuses jusqu’à pouvoir constituer une majorité sociologique. </p>

<p>Ainsi donc ce curieux mouvement, sorti de l’extrême droite par la famille Le Pen, va devenir le premier parti de France, sans avoir véritablement une vision du monde ou un projet capable de représenter les couches – populaires – qui sont derrière lui. </p>

<p>Ce qui va permettre aux tenants du mondialisme néolibéral de les présenter comme un épouvantail absolu – non pas au nom des classes laborieuses qui seraient des classes dangereuses, ce qui est la vérité de leur pensée – mais au nom du fait que les dirigeants d’origine seraient les assassins d’Oradour-sur-Glane, les responsables de la Shoah, les représentants des heures les plus sombres de l’histoire du monde. </p>

<p>Et le bobard va marcher, mis en musique par une extrême gauche qui vit son romantisme calé entre 1917 et 1933 et qui n’a pas vu le monde changer, et une gauche de gouvernement qui verra vite l’intérêt pour se maintenir de les dénoncer comme une version extrême de la droite, qui marginaliserait ainsi la droite, lui permettant de se maintenir au pouvoir, alors qu’elle n’a plus rien à proposer aux catégories populaires de différent de ce que la droite leur propose.</p>

<p>Aujourd’hui on arrive au bout de ce cycle. Pour la troisième fois les représentants des milliardaires chantent la chanson du nazisme qui est à nos portes. Mais ça ne marche plus.</p>

<p>Le Parti socialiste qui il y a 10 ans était majoritaire au Sénat, majoritaire à l’Assemblée nationale, avec le président de la République, 80 % des départements et des grandes villes, et toutes les régions du pays, n’arrive même plus à réunir 2 % des électeurs !</p>

<p>Les Républicains qui avaient l’habitude de rassembler aussi tous les pouvoirs entre leurs mains lorsqu’ils étaient aux affaires n’arrivent pas à passer la barre des 5 % des exprimés. </p>

<p>Et celui qui représente les milliardaires n’a aucun parti. </p>

<p>Le groupuscule qu’il a constitué, a fait 2,5 % municipales et 3,5 % des inscrits aux régionales, c’est dire s’il n’existe pas, mais il a le vrai parti de notre temps pour les milliardaires : les médias. </p>

<p>Universellement possédés par ces quelques milliardaires, ils tiennent à jet continu, non seulement à travers les programmes d’information et de « débats », mais surtout à travers les programmes de fiction, un discours de propagande, permanent, monocolore, contre la Nation pour « l’Europe », la société liquide, et l’avenir radieux de liberté et de brassage culturel que nous promettent les migrations de masse. </p>

<p>Notre Zelensky à nous, même s’il n’est pas encore apparu jouant du piano de la façon aussi originale qu’élégante que le président ukrainien, n’en est pas moins une marionnette, qui rassemble – enchaînés derrière lui comme derrière l’Imperator lors d’un triomphe Romain – l’intégralité de tous ceux qui ont dirigé le pays depuis 40 ans qui sont coagulés – malgré les haines interpersonnelles qui les séparent – face aux classes laborieuses qui leur apparaissent plus que jamais comme des classes dangereuses, et qui sont assimilées par le système médiatique des milliardaires à ce qui était un phénomène politique original et nouveau du XXe siècle, une création du Capital le plus concentré, c’est-à-dire le nazisme : contresens absolu.</p>

<p>Voilà la clé de ce second tour. </p>

<p>Il ne reste plus de parti de droite, il ne reste plus de parti de gauche. </p>

<p>Il ne reste plus que l’affrontement pur et simple des milliardaires et de leur projet de société liquide, chatoyant et « sociétal » – l’Ukraine n’est-elle pas le paradis de la GPA – qui s’appuie essentiellement sur la partie la plus âgée de la société, inquiète de ce qu’elle ne comprend pas et qui préfère un malheur connu à une promesse de bonheur inconnue, face au monde du travail, lui-même désorienté, et trouvant dans l’identité française le dernier refuge de ce qui peut lui permettre de survivre. </p>

<p>La répartition des votes du premier tour par classe d’âge et catégories socioprofessionnelles est absolument transparente.</p>

<p>Il n’y a pas de débat politique possible entre les deux candidats. Il n’y a pour chacun que le souhait de mobiliser au maximum la part de la société française qui va voter pour lui pour des raisons fort diverses, c’est pourquoi ils ne peuvent se construire que contre l’autre, accroissant le malheur de la société. </p>

<p>Les cinq dernières années ont montré que la politique Davos/McKinsey mise en œuvre par Macron consistait à avancer de plus en plus fortement et violemment dans la logique du néolibéralisme, c’est-à-dire la contrainte de plus en plus forte sur la part de la société ne disposant  pas du capital qui lui permet d’échapper à tout contrôle, une contrainte à la manière de la société totalitaire chinoise et de son Crédit social (by McKinsey aussi). </p>

<p>Les palinodies du Covid – avec les réunions secrètes du Conseil de Défense nationale pour ne pas que l’on sache que c’est McKinsey qui les dirigeait – auront été, à ce titre, un galop d’essai, qui nous montre à quoi ressemblerait notre avenir si nous écoutions le discours de nos « antifascistes » d’opérette, artistes, intellectuels et autres « syndicalistes » et marionnettes diverses qui viennent nous amuser sur les écrans. </p>

<p>Dans une telle configuration, l’effet des consignes de vote est à peu près inopérant, en tout cas l’effet de ce que je pourrais dire pour ma part, car c’est un profond mouvement sociologique qui se manifeste. </p>

<p>Soit l’emportera la peur des personnes âgées avec la reconduction du président actuel et l’aggravation de tous les méfaits que nous avons observés, soit l’emportera la volonté de changement de la population active, et il sera remplacé.</p>

<p>Il ne s’agit pas de conviction individuelle, il s’agit de mouvements tectoniques profonds. </p>

<p>Dans le cas d’une victoire obtenue par la peur sidérant les couches les plus âgées, des convulsions ayant pour origine le monde du travail sont à prévoir.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 21:32:17 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le médiateur de France Travail dénonce les aberrations administratives qui pénalisent les chômeurs]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les changements incessants de réglementation de l'assurance chômage piègent les chômeurs. Pire, « ils produisent parfois des effets inverses aux bonnes intentions ! », alerte Jean-Louis Walter, le médiateur de France Travail, dans son rapport publié ce matin. Sus à la paperasse donc, à France Travail aussi!</p><p class="article-text article-body__item">Saisis en 2024 de 58 418 recours, un chiffre en hausse constante, les services de médiation de France Travail n'ont pas chômé. Selon le dernier rapport de leur médiateur Jean-Louis Walter, publié ce matin, 44 % de ces réclamations concernaient des contestations d’indemnisation, 23 % des radiations et des sanctions.</p><p class="article-text article-body__item">Dans la vie courante en effet, les changements incessants de réglementation de l'assurance chômage, pèsent lourdement sur la tête des chômeurs, sans que les politiques ne s'en émeuvent outre mesure. Plus consternant encore, « ces changements incessants produisent parfois des effets inverses aux bonnes intentions ! », alerte Jean-Louis Walter en poste depuis 2010.</p>
<p>Les pièges... du contrat de sécurisation</p>
<p class="article-text article-body__item">Penchons-nous d'abord sur le contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Ce contrat est le plus favorable aux salariés, lorsque des entreprises en difficulté veulent s'en séparer pour des raisons économiques. Puisqu'il permet à ces collaborateurs d’être mieux indemnisés pendant un an, et accompagnés dans la recherche d'un nouveau poste. Mais attention, ce CSP a ses pièges !</p><p class="article-text article-body__item">À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/economie/les-differentes-reformes-ont-cree-du-chomage-l-emploi-des-seniors-priorite-des-syndicats">"Les différentes réformes ont créé du chômage" : l'emploi des seniors, priorité des syndicats</a></p><p class="article-text article-body__item">D'abord, les licenciés qui retrouvent du boulot rapidement, sortent du dispositif. Même s'ils n'ont travaillé que trois jours, ils peuvent perdre leur allocation de sécurisation professionnelle (ASP) bonifiée. Pour le moins paradoxal ! Les plus motivés qui optent pour un premier travail, puis en décrochent un plus attrayant avant six mois, se feront eux sucrer leur prime de reclassement. « Or les personnes ne comprennent pas qu’après avoir subi un licenciement économique, elles sont sanctionnées pour avoir repris un travail de courte durée, alors que la durée de ces contrats leur est imposée ! », critique Jean-Louis Walter. C'est le cas par exemple, des "extras" dans la restauration.</p>
<p>L’embrouille du droit d’option</p>
<p class="article-text article-body__item">Depuis 2014, lorsqu’un privé d’emploi se retrouve au chômage après une période de travail, sans avoir épuisé ses droits engrangés du fait de son activité antérieure, il peut en théorie choisir : soit épuiser cette première ARE (aide au retour à l'emploi), soit en demander une nouvelle, calculée à partir des droits acquis pendant sa dernière mission, si ce nouveau droit est supérieur de 30 % à son ancienne ARE. Ce n’était déjà pas très simple à comprendre, on en conviendra. Mais depuis qu’un décret de janvier 2023 module la durée des indemnisations au chômage, en fonction du taux de chômage dans le pays, c'est pire : cette comparaison est biaisée du fait de ce changement de règles ! Dans la vraie vie, nombre de chômeurs préfèrent percevoir d'abord l'allocation la plus élevée possible, fût-ce sur une durée moindre. Mais certains d'entre eux ne peuvent même pas choisir : en effet, lorsque leur droit d'option, pour telle ou telle raison administrative interne à France Travail, leur est signifié plus d'un mois après leur inscription, il devient caduc !</p>
<p>Les chausse-trappes de la mise en inaptitude</p>
<p class="article-text article-body__item">Depuis 2021, les salariés licenciés pour inaptitude pâtissent eux, d'un calcul d'ARE catastrophique, lorsqu'ils enchaînent des arrêts maladie indemnisés par la sécu, puis des congés payés, avant de quitter leur employeur. Le rapport du médiateur de France Travail cite ainsi l'exemple de Madame E.N, 1 566,86 euros par mois. Selon son relevé, cette agent d’entretien a travaillé d'août 2019 au 15 mai 2024 dans la même entreprise. Cependant comme elle a été placée en congé maladie, indemnisée par la sécurité sociale de janvier 2020 à mars 2024, elle n'a engrangé que deux mois de salaire en avril et mai 2024, de 256,67 euros et 544,50 euros. Résultat, lorsqu'elle a été licenciée, France Travail n'a pris en compte son salaire avant maladie ; mais ces deux dernières rémunérations. Et lui a royalement octroyé 401,10 euros par mois.</p><p class="article-text article-body__item">À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/societe/ils-souffrent-apres-plus-de-3-mois-sans-salaire-des-salaries-de-leader-price-prives-de-chomage">"Ils souffrent" : après plus de 3 mois sans salaire, des salariés de Leader Price privés de chômage</a></p><p class="article-text article-body__item">À savoir également, les chômeurs en arrêt maladie sont immédiatement basculés dans la catégorie « non immédiatement disponible » pour occuper un emploi, ce qui se justifie. Simplement, nombre d'entre eux ignorent qu'à la fin de leur arrêt maladie, ils doivent se « réinscrire » dans les cinq jours à France Travail...</p>
<p>Des radiations erronées, mais incontestables</p>
<p class="article-text article-body__item">Avec France Travail, mieux vaut prendre les devants, et répondre fissa au moindre mail ou courrier. Car lorsqu'une agence radie un privé d’emploi, puis s’aperçoit au-delà d’un délai de 15 jours qu’elle a mal apprécié sa situation, elle ne peut corriger le tir ! Ce parce que ses ordinateurs ne le permettent pas. « C’est une entrave au droit de recours, tacle le rapport du médiateur, déguisée derrière le verrouillage d’une manipulation informatique. » Or une radiation, fût-ce d’un mois, peut avoir des conséquences surdimensionnées, si elle compromet par exemple le droit du chômeur à percevoir un droit à l'ASS, l’allocation spécifique de solidarité.</p><p class="article-text article-body__item">Les travailleurs de nationalité étrangère sont également en situation périlleuse, à chaque fois qu'ils doivent solliciter auprès des préfectures le renouvellement de leur permis de séjour. Car ces administrations, souvent débordées, se contentent dans un premier temps, de leur fournir un simple récépissé de leur demande. Mais ce document n'est pas reconnu par France Travail, qui peut alors décider de sucrer l'ARE de ces chômeurs nés en dehors de l'Union Européenne, le temps qu'ils présentent leur nouveau permis de séjour.</p><p class="article-text article-body__item">À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/economie/economie-francaise/travailler-plus-longtemps-avec-moins-de-jours-de-conge-et-si-on-misait-plutot-sur-l-insertion-des-jeunes">Travailler plus longtemps, avec moins de jours de congé ? Et si on misait plutôt sur l'insertion des jeunes ?</a></p><p class="article-text article-body__item">Ces ping-pongs entre administrations, trop fréquents, peuvent donc fragiliser des milliers de précaires. L'année 2025 apportera-t-elle des améliorations ? À voir.</p><p class="article-text article-body__item">Depuis le 18 décembre 2023 en effet, la loi Plein-Emploi prévoit que les allocataires au RSA, soient également inscrits à France Travail. Le médiateur Jean-Louis Walter a donc suivi avec grand intérêt la phase d'expérimentation de cette réforme qui produit certains résultats encourageants. Cependant, il s'inquiète déjà de sa phase de généralisation : « L’offre d’un accompagnement personnalisé risque en effet de se heurter à une demande forte qu’il sera difficile de satisfaire avec des moyens constants », prévient-il.</p><p class="article-text article-body__item">Cet avertissement doit résonner aux oreilles de la ministre du Travail : Astrid Panosyan-Bouvet s'apprête en effet, contre l'avis des syndicats – CFDT en tête, à publier des décrets, qui pourraient priver les allocataires au RSA ne respectant pas leur contrat d'engagement, de 30 à 100 % de ce minimum vital.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1091/il-reste-quelques-femmes-et-hommes-politiques-qui-veulent-s%E2%80%99attaquer-a-la-vraie-menace-il-reste-quelques-femmes-et-hommes-politiques-qui-veulent-s%E2%80%99attaquer-a-la-vraie-menace-soutenons-les</guid>
	<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 21:15:17 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Il reste quelques femmes et hommes politiques qui veulent s’attaquer à la vraie menace  il reste quelques femmes et hommes politiques qui veulent s’attaquer à la vraie menace. Soutenons-les !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Macron et les minets qui l’entourent dont Attal ne connaissent rien de la France réelle, du monde qui nous entoure, de la géopolitique et des rapports de force. Ces hommes ne pensent qu’à leur pouvoir, à leur plaisir et à leur image.</p>

<p>Au moment où après 3 ans de guerre un cessez- le feu se profile à l’Horizon et durant lesquels la Russie n’a réussi à conquérir que moins de 20% de l’Ukraine, les voici qu’ils nous parlent d’une menace existentielle, des chars russes à nos portes, nous distribuent des kits de survie et nous préparent à l’envoi de nos soldats pour soutenir l’Ukraine.</p>

<p>Ce sont les mêmes qui auraient pu éviter cette guerre ou la stopper au bout de trois mois.</p>

<p>L’éviter s’ils avaient eu le courage de s’opposer depuis le bombardement de Belgrade durant 70 jours sans mandat de l’ONU, à l’extension de l’OTAN jusqu’aux frontières d’une Russie dont ils n’ont pas voulu reconnaitre le besoin de sécurité alors que la France puis l’Allemagne l’avaient envahie jusqu’à Moscou alors qu’il y a 80 ans elle avait perdu 27 millions de morts pour s’opposer à la folie nazie.</p>

<p>La stopper au bout de trois mois s’ils avaient encouragé Zelensky à signer l’accord rédigé en Turquie au lieu de l’encourager à poursuivre la guerre en lui promettant comme Macron « qu’on l’aiderait jusqu’à la victoire » alors que tout analyste stratégique objectif pouvait écrire comme je l’ai fait dès le premier jour que l’Ukraine ne pouvait pas gagner cette guerre (cf Ukraine, le grand aveuglement européen).</p>

<p>Je suis persuadé que toute cette gesticulation hors du réel vise surtout à masquer leur manque de courage pour s’attaquer à la vraie menace qui depuis 2015 a tué 263 français et en a blessé plus de1000 qui sont traumatisés à vie.</p>

<p>Heureusement dans cet océan de lâcheté politicienne, il reste quelques femmes et hommes politiques qui veulent s’attaquer à la vraie menace l’islamisme liée à une immigration que ces minables dirigeants ne veulent pas contrôler. Bruno Retailleau est de ceux-là.</p>

<p>Mobilisons nous pour les soutenir et exigeons d’eux en contrepartie de notre soutien qu’ils laissent une fois pour toute leurs égos au vestiaire et qu’ils soutiennent le mieux placé d’entre eux.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1089/rap-et-antimaconnisme</guid>
	<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 19:58:38 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1089/rap-et-antimaconnisme</link>
	<title><![CDATA[Rap et antimaçonnisme]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Première parution : <a href="https://tempspresents.com/contributeurs/stephane-francois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Stéphane François</a>, « Rap et antimaçonnisme, étude d’un cas français ». La chaîne d’union,  vol. 108, n°2, 2024. pp. 95-101.</p><p>La franc-maçonnerie continue de nourrir les fantasmes d’une population étrangère au monde dans lequel elle s’inscrit : en effet, il suffit de discuter avec des « jeunes » (adolescents ou jeunes adultes) pour se rendre compte de la césure culturelle existant avec leurs aînés. Peu d’entre eux possèdent des références culturelles dépassant leur génération… Pourtant, l’antimaçonnisme reste présent, avec des argumentaires assez similaires à ceux de leurs aînés, avec des arguments similaires à ceux que l’extrême droite utilise depuis la fin du XIXe et le début du siècle suivant. Une question s’impose : s’agit-il d’un phénomène nouveau, similaire, ou sommes-nous confrontés à la persistance des vieilles antiennes de l’antimaçonnisme « classique », sous de nouveaux apparats ? Nous verrons que l’antimaçonnisme de cette génération se nourrit à la fois d’éléments provenant d’une certaine culture marginale issue de leur génération, qui elle-même s’alimente à des sources plus anciennes.</p>
<p>Freeze Corleone, un rappeur abscons, mais explicite</p>
<p>Pour se faire, nous nous intéresserons au cas de Freeze Corleone (pseudonyme d’Issa Lorenzo Diakhaté), un rappeur français. Il est une figure à part dans l’univers du rap francophone. Distant, il ne donne pas d’entretien et se place à la marge du rap français. Celui-ci est né en France le 6 juin 1992 aux Lilas, mais vivant au Sénégal, a provoqué une polémique en septembre 2020 quelques jours après la sortie de l’album, LMF (pour La Menace Fantôme). Il était accusé par la LICRA d’être ouvertement antisémite et de jouer avec les codes du néonazisme. Cette construction intellectuelle est noyée chez ce rappeur dans une masse de références à la pop-culture et aux contre-cultures telles que Star Wars ou l’univers des super héros (Marvel ou DC Comics), le tout énoncé dans un langage volontairement abscons et mâtiné d’une forme d’afrocentrisme ésotérisant, le kémitisme. Ses textes sont aussi influencés par un antimaçonnisme typique de l’extrême droite.</p><p>LMF, paru en 2020, est son premier album sorti en CD et distribué par Universal Music France, dans lequel on retrouve ses obsessions, déjà présentes sur ses précédentes productions, numériques celles-ci : le complotisme, l’ésotérisme, les contre-cultures et les juifs. Mais, confinées à des sphères contre-culturelles, elles ne provoquèrent aucune réaction.</p><p>Succès commercial dès les premiers jours, l’album a été défendu par des journalistes et des rappeurs qui ont cherché à minimiser le caractère délictueux de son contenu. Selon ces derniers, il aurait fallu voir en priorité la qualité artistique, incontestable, des productions du rappeur. La provocation est d’ailleurs la marque de fabrique de ce rappeur : l’album LMF dont la mise en ligne était prévue le 7 janvier 2020 a été décalée au 11 septembre 2020 (pour le 11 septembre 2001), et l’album numérique Projet Blue Beam a lui été mis en téléchargement le 13 novembre 2018 (date anniversaire des attentats du 13 novembre 2015).</p>
<p>Une scène rap atteinte de complotisme</p>
<p>Une frange du rap, parmi la plus underground, joue un rôle important dans la diffusion des thèses complotistes et/ou antisémites auprès d’une population relativement jeune et souvent immature idéologiquement, contrairement à d’autres scènes musicales « engagées ». Pour s’en convaincre, il suffit de regarder le nombre de vues sur youtube de certains groupes de rap. Sa tendance la plus contre-culturelle véhicule en effet un discours diffus, empreint de complotisme (Nekfeu, El Matador, Keny Arkana, etc. pour ne prendre que des exemples français) et parfois d’antisémitisme (comme le rappeur Wiley au Royaume-Uni, Kholardi en Norvège, Bissy Owa en Belgique, etc.). Ce registre musical, né dans les ghettos afro-américains états-uniens, a gardé auprès des adolescents et de jeunes adultes l’image d’une scène subversive, bien que les rappeurs, malgré leur image de « mauvais garçons » encore mise en avant aujourd’hui, soient surtout des hommes d’affaires qui gèrent très bien leur image. Comme le rap s’est « normalisé » dans les années 1990, certains musiciens, désirant garder cet aspect subversif, ont dû radicaliser leur discours, souvent dans un sens complotiste. Ainsi, nous trouvons régulièrement dans la frange la plus underground du rap des critiques de la franc-maçonnerie, des Illuminatis, des reptiliens, des satanistes etc. qui contrôlerait les esprits et le monde « Big Pharma » (« j’suis dans le complot comme Big Pharma », titre éponyme présent sur l’album LMF)…</p><p>Projet Blue Beam Intro est l’album par lequel la polémique est arrivée. Nous y trouvons le « franc-maçon », forcément synonyme de « puissant », de « gouvernant », le « juif » (la référence implicite au « complot judéo-maçonnique » est fréquente chez ce rappeur), protégé par une supposée impunité, ou la condamnation des « sociétés secrètes » :</p><p>« Tes fausses merdes sont seulement dorées</p><p>J’avance avec mes frères</p><p>Comme un franc-maçon</p><p>Mon âme pour du cash ou des ’tasses</p><p>Merci sans façon »</p><p>(JPMA pour « J’vendrai pas mon âme »)</p><p>En outre, les références à la famille Rothschild sont omniprésentes chez Freeze Corleone, qu’il associe inévitablement aux Illuminati, au groupe Bilderberg et à Rockfeller, une incontournable triade chez les conspirationnistes. De fait, la référence implicite au « complot judéo-maçonnique » de la première moitié du XXe siècle est fréquente chez ce rappeur, reprenant de vieilles antiennes de l’extrême droite complotiste, diffusées en France par Henry Coston. Les similitudes sont d’ailleurs frappantes : comme chez Coston, le « franc-maçon », chez Corleone, est forcément juif. Il manipule dans l’ombre, intouchable et riche. Les deux reprennent de façon systématique les poncifs sur la famille Rothschild. Dans une étude sur l’antimaçonnisme dans le rap, Julien Montassier explique que</p><p>« le franc-maçon est aussi Illuminati, reptilien, sataniste, il gouverne le monde, contrôle les esprits via “Big Pharma” ou les “chemtrails”, décime l’Afrique avec le SIDA et Ebola, fomente des attentats, persécute les Catholiques, persécute les Musulmans […] Le franc-maçon est la source de tous les maux et le coupable de tous les crimes, sans n’avoir pourtant à rendre des comptes à quiconque.<a href="https://tempspresents.com/2025/03/26/rap-et-antimaconnisme/#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a> »</p><p>Nous sommes manifestement dans un discours anti judéo-maçonnique identique à celui des complotistes d’extrême droite, enrichi néanmoins de quelques nouvelles thématiques. À l’exception de ces références, la structure antimaçonnique reste similaire : les francs-maçons, société secrète tentaculaire, sont là pour détruire les nations et les fondements religieux ou traditionnels des sociétés. Barruel a la vie dure.</p><p>En outre, tous ces rappeurs se présentent comme des adeptes de la « réinformation »<a href="https://tempspresents.com/2025/03/26/rap-et-antimaconnisme/#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a> et cherchent à prouver l’existence d’une « oligarchie » manipulant une « démocratie fasciste » (sic), pour reprendre des expressions utilisées par Rockin’Squat (alias Mathias Crochon, le frère de Vincent Cassel et le fils de Jean-Pierre Cassel), ancien du groupe Assassin, dans le titre « Démocratie fasciste article 3 ». Positionné politiquement à gauche initialement, celui-ci a glissé progressivement vers le conspirationnisme, au point de devenir un soutien de l’activiste afrocentriste et antisémite Kemi Seba. Le titre « Illuminazi 666 » (2009), reprenant le terme « Illuminazi » au journaliste complotiste américain Anthony Hilder en est un exemple. Son texte explique que les populations sont soumises à une politique de désinformation orchestrée par la mythique société secrète des Illuminati. Le rappeur incite évidemment son auditoire à ouvrir les yeux. Il se définit comme un rappeur « conscient ». D’autres rappeurs, tels Mysa, associent complotisme, antisémitisme et défense de l’islam ; en 2007, ce dernier chante dans son album « Le cercle » :</p><p>« Illuminati, Nouvel Ordre Mondial, franc-maçon ou sioniste/</p><p>La même merde et pour l’information on s’enlise dans le chaotique ».</p><p>L’essor de la thématique complotiste chez les rappeurs francophones est lié à un mouvement plus profond, venant des États-Unis. Ainsi, le groupe Army of Pharaoh a été l’un des premiers à développer cette thématique autour des années 2005-2010. Freeze Corleone reprend cet héritage. À ce titre, le chanson « Bâton rouge » est explicite :</p><p>« Fuck un Rothschild, fuck un Rockfeller/[…]</p><p>L’objectif se rapproche</p><p>J’arrive déterminé comme Adolf dans les années 30 »</p><p>(Bâton rouge)</p><p>Freeze Corleone y développe en outre d’autres thèmes conspirationnistes, présents également chez les théoriciens actuels de l’« État profond » – une thématique devenue célèbre grâce aux militants de la mouvance Qanon. Nous retrouvons logiquement chez lui des mots-valises issus du complotisme américain comme « MK Ultra » ou « HAARP ». Le premier était un projet des années 1970 de la CIA sur l’utilisation de drogues hallucinogènes (LSD) et de la manipulation mentale dans le cadre d’activités subversives ; le second, High Frequency Active Auroral Research Program, était un programme d’étude de l’ionosphère. Les complotistes en ont fait un programme de manipulation à la fois du climat et des ondes hertziennes par une officine secrète… En bon observateur de la contre-culture américaine, il reprend également des thématiques venant de l’ufologie, autre milieu particulièrement complotiste. Ainsi, Projet Blue Beam Intro est une référence explicite au « Project Blue Book », un programme d’enquête sur les ovnis mené par l’US Air Force de 1952 à 1969, qui fit fantasmer les ufologues complotistes américains et qui entre aujourd’hui en résonance avec la notion d’« État profond ».</p>
<p>Les Juifs, toujours les Juifs</p>
<p>Enfin, il n’hésite pas à rapper son négationnisme « Tous les jours R à F [rien à foutre] de la Shoah » dans S/O Congo, un titre portant sur la traite négrière, qui développe l’idée d’une concurrence des mémoires, qu’on retrouve au cœur de l’évolution de Dieudonné : l’esclavage et la déportation des populations africaines n’intéresseraient pas les Occidentaux au contraire de la Shoah. S’il ne cite pas les négationnistes les plus connus, le mélange contre-culture/négationnisme/complotisme présent dans ses textes est un marqueur précis, qui renvoie aux livres de l’ufologue complotiste négationniste allemand Jan Udo Holey, connu sous le pseudonyme de Jan Van Helsing, célèbre pour la série des « Livres Jaunes » (clin d’œil à l’ufologie complotiste), aux contenus à la fois contre-culturels, antisémites et négationnistes. Corleone lui dédie d’ailleurs un titre en 2019, « Livre Jaune 1 à 7, S/o Van Helsing », sur Niribu, un album d’Osirus Jack.</p><p>Le mélange qui résulte de cette vision du monde, distillé dans des chansons aux accents mystérieux pour un public jeune, associe donc bel et bien contre-culture, antisémitisme, négationnisme, extraterrestres et complotisme. Nulle référence à la religion musulmane dans ce vertigineux kaléidoscope, contrairement à ce qu’ont pu affirmer certains experts médiatiques.</p><p>Nous pourrions penser qu’une telle logorrhée ferait figure d’exception, mais ce n’est pas le cas dans la scène rap. L’essor de discours de ce type chez les rappeurs francophones est particulièrement inquiétant, car il diffuse massivement chez les amateurs de rap, peu au fait des subtilités rhétoriques de leurs artistes préférés et de leurs discours ouvertement connotés idéologiquement. Cela est d’autant plus inquiétant que ce type de discours se multiplie depuis une dizaine d’années et surtout que peu de groupes sont punis par la loi. Mais il est vrai que les scènes contre-culturelles, difficiles d’approche passent souvent sous les radars de la justice. L’essor de ces thématiques complotistes et antisémites est lié aussi à l’argent généré. Ce registre musical est devenu une industrie prospère vendant énormément, et, par conséquent, diffusant massivement ses messages nauséabonds.</p><p>Comme nous avons pu le constater avec le cas de Freeze Corleone, l’antimaçonnisme contemporain se nourrit de différents discours, aux origines diverses. À l’instar de ses aînés, son antimaçonnisme est lié à une conception conspirationniste du monde et sur une vision erronée de la franc-maçonnerie. Il la voit comme une société secrète nocive, mais sans qu’il puisse donner de détails plus précis, reprenant les schèmes classiques de l’antimaçonnisme : société secrète à contenu magique – souvent satanique – ; société secrète composée de personnes à la moralité douteuse, attirées par l’appât du gain ; groupe politique secret dirigeant le monde, etc. La critique reste donc au niveau d’une généralité, presque métaphysique, se confondant avec les Illuminati. Pour relativiser un peu ce propos, nous devons reconnaître que cette méconnaissance et cette vision erronée étaient quasiment les mêmes au XIXe siècle.</p><p>Alors, sommes-nous en face d’une nouvelle forme d’antimaçonnisme ? Nous pensons, au vu des matériaux et des thèmes mobilisés par ce rappeur, que nous sommes plutôt en présence du même antimaçonnisme qu’aux XIXe et début du XXe siècles, noyé dans une masse de références contre-culturelles. En effet, de nouvelles thématiques ne sont pas apparues, à l’exception de la référence aux Illuminati, mais celle-ci a été forgée à partir de vieux matériaux complotistes (la franc-maçonnerie comme société secrète satanique, comme société clientéliste et élitiste, comme groupe antireligieux, voire pédophile, etc.).</p><p><a href="https://tempspresents.com/2025/03/26/rap-et-antimaconnisme/#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Cité in Olivier Dard, « De l’ancien au nouveau ? Facette de l’antimaçonnisme français contemporain », in Jean-Philippe Schreiber (dir.), Les Formes contemporaines de l’antimaçonnisme, Bruxelles, Éditions de l’Université Libre de Bruxelles, 2019, p. 49.</p><p><a href="https://tempspresents.com/2025/03/26/rap-et-antimaconnisme/#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Le terme de « réinformation » est une notion utilisée par l’extrême droite, puis par les complotistes, depuis les années 2000, qui se présente comme une « alternative » au contenu des « médias officiels », forcément mensongers. Concrètement, il s’agit de promouvoir une « contre-information » qui ne serait pas manipulée par « le politiquement correct » ou les gouvernements. La « réinformation », par certains aspects, en particulier par les stratégies utilisées, est proche de la désinformation et de la propagande idéologique.</p>
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</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1085/la-gauche-grand-ecart</guid>
	<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 05:43:15 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1085/la-gauche-grand-ecart</link>
	<title><![CDATA[La gauche grand écart...]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Etonnante gauche qui défile. Elle défend la paix en Palestine et la guerre en Ukraine. Elle défend le port du voile en France et l’abandon du port du voile en Iran. Elle ferme les yeux sur les violences faites aux femmes dans les cités et les dénonce dans le milieu du cinéma. Elle défend les homosexuels et les transgenres et adule les gens issus des pays où l’homosexualité est criminalisée. Elle trouve normal que les migrants investissent un théâtre ou une église, mais pas une mosquée. Elle défend les voyous des cités, mais plus les pauvres gens des provinces. Elle est passée de l’adoration à la détestation du « grand frère russe ». Elle est pour l’accueil des migrants mais aucun de ses militants n’en héberge chez lui. Elle défend les squatteurs, tant qu’ils s’installent dans les maisons des autres. Elle explique que les cités sensibles sont une chance pour la France, mais aucun d’eux n’y habite. Elle défend le droit d’étudier à Siences-Po, mais à condition qu’on soit pro-palestinien. Elle défend Nahel, mais pas Thomas, défend Traoré et sa famille polygame, mais fustige un acteur qui a une maîtresse. Elle combat l’antisémitisme et hurle avec les antisémites. Et finalement, quand ils défilent dans la rue, on a l’impression qu’ils sont nombreux, mais c’est juste une impression. Non en fait, ils sont tous là, ils braillent mais ne représentent qu’eux mêmes.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 21:46:11 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1084/une-manipulation-russophobe-sur-fond-d%E2%80%99imposture-islamiste%C2%A0-%E2%80%93-telegraph</link>
	<title><![CDATA[Une manipulation russophobe sur fond d’imposture islamiste  – Telegraph]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Cyrille de LATTRE<br />
<img src="https://notrepays.today/wp-content/uploads/2025/03/notrepays-darmanin-et-la-duplicite-francaise-une-manipulation-russophobe-sur-fond-dimposture-islamiste.jpg" style="width: 50%; height: 50%;"></p><p>La sc&egrave;ne politique fran&ccedil;aise, sous les ors trompeurs de la vertu r&eacute;publicaine, livre aujourd&rsquo;hui un spectacle d&eacute;solant o&ugrave; l&rsquo;opportunisme le plus cynique se pare des atours de la s&eacute;curit&eacute; nationale. G&eacute;rald Darmanin, ex Ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur, et la porte-parole du gouvernement, orchestrent une man&oelig;uvre aussi grossi&egrave;re que r&eacute;v&eacute;latrice : <a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/l-attentat-contre-mon-frere-ne-peut-servir-vos-interets-la-reponse-cinglante-de-mickaelle-paty-au-gouvernement-sur-la-russie-et-le-terrorisme-20250313" target="_blank">instrumentaliser</a> l&rsquo;assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste pour alimenter une rh&eacute;torique russophobe. Derri&egrave;re cette mascarade se dissimule une r&eacute;alit&eacute; autrement plus accablante : l&rsquo;incapacit&eacute; coupable de la France &agrave; ma&icirc;triser les mouvances ultra-islamistes qu&rsquo;elle h&eacute;berge, tout en persistant dans une hypocrisie diplomatique &eacute;hont&eacute;e.</p><p>L&rsquo;affaire Paty, trag&eacute;die nationale exploit&eacute;e avec une ind&eacute;cence calcul&eacute;e, sert aujourd&rsquo;hui de pr&eacute;texte &agrave; une offensive m&eacute;diatique contre la Russie. Le criminel, d&rsquo;origine tch&eacute;tch&egrave;ne, est pr&eacute;sent&eacute; comme un embl&egrave;me des menaces venues de l&rsquo;Est, occultant volontairement son appartenance &agrave; des r&eacute;seaux islamistes transnationaux. Le Hayat Tahrir al-Sham (HTS), groupe affili&eacute; &agrave; Al-Qa&iuml;da et responsable de massacres en Syrie, compte parmi ses soutiens cette &laquo; vermine &raquo; &mdash; pour reprendre un terme cru mais explicite &mdash; que Paris et Bruxelles re&ccedil;oivent en grande pompe, comme en t&eacute;moignent des rencontres diplomatiques ambigu&euml;s.</p><p>Darmanin, dans un exercice de contorsionniste moral, omet sciemment ces affiliations. Son discours, r&eacute;duit &agrave; une caricature russophobe, &eacute;vacue toute analyse g&eacute;opolitique s&eacute;rieuse. La Tch&eacute;tch&eacute;nie, r&eacute;gion marqu&eacute;e par des conflits complexes, devient un simple &eacute;pouvantail, tandis que les racines id&eacute;ologiques du terrorisme &mdash; nourries sur le sol fran&ccedil;ais &mdash; sont ignor&eacute;es.</p><p>L&rsquo;&eacute;pisode alg&eacute;rien de Darmanin m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre exhum&eacute; comme un aveu d&rsquo;impuissance. D&eacute;posant une gerbe au monument aux morts du FLN &mdash; ennemi historique de la France &mdash;, le ministre essuya un camouflet cinglant : l&rsquo;Alg&eacute;rie refusa de reprendre des ressortissants binationaux, renvoyant la balle &agrave; une France incapable d&rsquo;assumer ses propres choix migratoires.</p><p>Pire encore, la tentative de reproduire ce sc&eacute;nario avec la Russie tourna au fiasco. Les autorit&eacute;s russes, anticipant la man&oelig;uvre, oppos&egrave;rent une fin de non-recevoir polie : les Tch&eacute;tch&egrave;nes pr&eacute;sents en France, souvent li&eacute;s &agrave; l&rsquo;islam radical, relevaient de la responsabilit&eacute; fran&ccedil;aise. Rappelons que Moscou avait explicitement mis en garde contre l&rsquo;accueil de ces &eacute;l&eacute;ments, une alerte rest&eacute;e lettre morte. Darmanin, pris en flagrant d&eacute;lit de mensonge sur sa pr&eacute;tendue visite en Russie, incarne ainsi une duplicit&eacute; flagrante.</p><p>Le traitement actuellement r&eacute;serv&eacute; aux l&eacute;gionnaires fran&ccedil;ais d&rsquo;origine russes illustre une schizophr&eacute;nie &eacute;tatique insupportable. Ces soldats, engag&eacute;s volontaires ayant servi la France durant des ann&eacute;es &mdash; parfois une d&eacute;cennie ou plus &mdash;, se voient syst&eacute;matiquement refuser la naturalisation. Leur crime ? &Ecirc;tre n&eacute;s russes. Cette discrimination, &eacute;rig&eacute;e en politique silencieuse, contraste avec la complaisance affich&eacute;e envers d&rsquo;autres nationalit&eacute;s, pourtant issues de r&eacute;gions en proie &agrave; l&rsquo;extr&eacute;misme.</p><p>Que dire d&rsquo;une nation, la France de Macron et de sa clique, qui rejette ceux qui l&rsquo;ont servi avec Honneur et Fid&eacute;lit&eacute;, tout en ouvrant ses portes &agrave; des individus dont les affiliations jihadistes sont document&eacute;es ? La r&eacute;ponse est am&egrave;re : la France, enivr&eacute;e par un anti-russisme primaire, pr&eacute;f&egrave;re sacrifier l&rsquo;honneur sur l&rsquo;autel de l&rsquo;id&eacute;ologie.</p><p>A ces l&eacute;gionnaires fran&ccedil;ais d&rsquo;origine Russe, qui ont servi mon pays, je leur dis d&rsquo;abord merci, et ensuite je leur conseille de rentrer dans la M&egrave;re Patrie, qui elle n&rsquo;oublie jamais les siens, et en tant que fran&ccedil;ais vivant en Russie, je peu le confirmer, la Russie n&rsquo;oublie jamais les siens. La France ne vous m&eacute;rite pas et elle ne m&eacute;rite pas votre engagement&nbsp;!</p><p>En manipulant l&rsquo;&eacute;motion l&eacute;gitime suscit&eacute;e par un drame national, Darmanin et ses acolytes trahissent une faillite morale et strat&eacute;gique. La russophobie, brandie comme diversion, ne saurait masquer l&rsquo;incurie dans la gestion des mouvances islamistes, ni les compromissions avec des groupes sanguinaires syriens.</p><p>La France, autoproclam&eacute;e patrie des Lumi&egrave;res, sombre dans les t&eacute;n&egrave;bres de l&rsquo;opportunisme. Elle qui se targue de valeurs universelles ferait mieux de balayer devant sa porte : cesser d&rsquo;h&eacute;berger ceux qui la ha&iuml;ssent, honorer ceux qui la servent, et retrouver une coh&eacute;rence digne de son histoire. Jusque-l&agrave;, les Darmanin de ce monde continueront d&rsquo;incarner non la grandeur, mais la d&eacute;route d&rsquo;une nation en perte de rep&egrave;res.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 14:51:31 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Ferrand confirmé par le RN, les raisons d’une infamie]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1035/ferrand-macron" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" alt="Ferrand_Macron" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1035/medium"></a></p>
<p>J’AI DIT UNE CONNERIE ! Je mérite le goulag autogéré de Vierzon !</p><p>Alors comme ça, grâce au rassemblement national qui s’est courageusement abstenu, Richard Ferrand l’escroc socialiste prescrit des mutuelles de Bretagne a été confirmé comme président pour neuf ans du Conseil constitutionnel. À une voix de majorité, Emmanuel Macron remercie chaleureusement Marine Le Pen de lui avoir évité l’humiliation.</p><p>J’avais écrit ceci sur Twitter : « Quelles contreparties espèrent-ils ? Ils n’en n’auront aucune. »</p><p>J’ai réagi trop vite, j’avais complètement tort. La magouille est finalement évidente et la position du RN infâme à plusieurs titres.</p><p>•            Tout d’abord, elle évite à Emmanuel Macron une défaite politique majeure qui l’aurait encore affaibli. L’intérêt national exige pourtant de le mettre hors d’état de nuire.</p><p>•            Ensuite, le RN a évidemment négocié une contrepartie. Marine Le Pen est terrorisée par la décision du tribunal correctionnel qui doit intervenir bientôt et qui pourrait prononcer à son encontre une peine accessoire d’inéligibilité assortie de l’exécution provisoire. Or, dans une affaire qui concernait un élu local, celui-ci avait fait l’objet d’une telle mesure ce qui avait amené le préfet à prononcer sa démission d’office. L’élu a formé un recours devant les juridictions administratives et a soulevé une Question Prioritaire de Constitutionnalité, visant à faire déclarer inconstitutionnelle par le Conseil, le texte qui permet de prononcer l’exécution provisoire d’une peine pénale. Le principe est en effet en matière pénale les voies de recours sont suspensives. Cette QPC a été transmise et on est dans l’attente de la décision du Conseil. Le porte-parole du RN dans la commission qui a audité Richard Ferrand a précisé que celui-ci les avait rassurés. On imagine bien sur quoi porte le soulagement. Il n’y a pas d’autre explication possible à la faveur que le parti de Marine Le Pen vient d’offrir à Emmanuel Macron en confirmant son candidat.</p><p>•            Enfin, le RN fait courir un risque sérieux aux institutions. Rappelons que la composition du Conseil est déjà très favorable au système Macron. Richard Ferrand s’est prononcé publiquement sur la possibilité d’un troisième mandat pour Emmanuel Macron. À l’évidence il ne serait pas possible d’obtenir une révision de la constitution en ce sens avant l’échéance de 2027. En revanche, la question a été débattue entre les constitutionnalistes l’été dernier, s’il démissionnait et ne terminait pas le mandat en cours, Emmanuel Macron pourrait-il se représenter ? En effet la Constitution ne parle pas de deux mandats successifs et donc certains ont prétendu que c’était possible. Mais avec la présence d’un conseil constitutionnel verrouillé par les macronistes, il y a un danger considérable. En effet Emmanuel Macron est capable de tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît. Il pourrait démissionner en cours de son deuxième mandat, et se représenter à la nouvelle élection qui devrait être alors organisée. Et qui donc juge de la recevabilité des candidatures à l’élection présidentielle ? Le Conseil constitutionnel pardi ! Il reçoit les candidatures, étudie leur recevabilité et publie la liste de ceux qui remplissent les conditions. Il pourrait donc retenir l’interprétation selon laquelle Macron pourrait se représenter puisqu’il n’aurait pas fait deux mandats complets successifs. Or la liste du Conseil constitutionnel est une décision administrative déclarative et définitive émanant d’une autorité constitutionnelle et bénéficiant d’une immunité juridictionnelle directe. C’EST-À-DIRE QU’IL N’Y A AUCUNE VOIE DE RECOURS et que Macron pourrait participer à l’élection présidentielle. En ces temps de crise politique majeure que ce soit sur le plan interne ou sur le plan international une telle hypothèse serait envisageable qui spéculerait sur la peur et utiliserait le réflexe Castor comme celui qui a joué à la demande de la « gauche » en faveur de Macron aux législatives. En tout cas l’écarter dès aujourd’hui ne serait pas sérieux.</p><p>On va donc encore une fois féliciter le Rassemblement National qui avec sa petite saloperie, vient de sauver les fesses de Macron. Encore bravo !</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 08:40:42 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Chronique d’un budget funèbre – Telegraph]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Prologue : L’hémicycle en ébullition</p><p>L’Assemblée Nationale, ce miroir brisé de la République, a offert hier un spectacle digne des tragédies antiques. Sous les ors fatigués du Palais Bourbon, les présidents de groupes politiques ou leurs émissaires ont défilé à la tribune, portant tour à tour les masques de la vertu, de la compromission ou de l’aveuglement volontaire. Deux motions de censure, déposées par La France Insoumise (LFI) contre le budget 2025, servaient de prétexte à cette mascarade. Mais derrière les joutes verbales, une vérité plus sombre se dessine : l’usage répété du 49.3 par François Bayrou, tel un metteur en scène épuisé, révèle moins la force d’un gouvernement que la déliquescence d’un système, le tout dans un hémicycle quasi vide, les députés devaient tous avoir piscine. </p><p>Acte I : Les incantations de la révolte </p><p>Les Insoumis, arque boutés dans leur rôle de tribuns, ont brandi l’étendard de l’austérité. « Le budget le plus sévère depuis vingt-cinq ans ! », clament-ils, accusant Emmanuel Macron et Bayrou de précipiter la France dans les ténèbres. Leur rhétorique, martelée avec la régularité d’un tocsin, se nourrit d’une colère légitime — celle d’un peuple étranglé par l’impôt — mais se perd dans les sables mouvants de l’opportunisme. Car leur véritable projet, moins économique que messianique, se résume à une litanie : « Macron doit partir », Mélenchon le sauveur doit le remplacer ! Las ! Leurs propositions, aussi creuses que bruyantes, évoquent moins un programme qu’un exorcisme. Leur vision sécuritaire, teintée d’angélisme autoritaire, promet non la concorde mais la fracture, allumant les braises d’une guerre civile dont ils feignent d’ignorer le souffle. Quant à leurs propositions de budget, c’est open bar pour tout le monde, une catastrophe.</p><p>Acte II : Les chuchotements des pragmatiques </p><p>Viennent ensuite les Socialistes, fantômes d’un passé, souvent peu glorieux, qui psalmodient leur refus de la censure « pour la stabilité ». Leur discours, enveloppé dans le linceul du réalisme, dissimule mal les tractations souterraines. Bayrou, ce Janus moderne, a su leur offrir — dans l’ombre des couloirs — les miettes nécessaires à sa survie. Le « Hell’s Kitchen » de la politique française, comme l’appelle avec délice l’auteur de ces lignes, mijote ici ses ragoûts les plus fades : des promesses échangées contre des silences, des postes contre des votes. Le Parti Socialiste, jadis porteur d’espérances pour certains dont je ne me reconnais pas, n’est plus qu’un notaire de l’immobilisme. </p><p>Les Républicains (LR), quant à eux, jouent la partition de la « responsabilité ». Le budget est mauvais ? Sans doute. Suicidaire ? Assurément. Mais voter la censure reviendrait à « jeter l’ancre en pleine tempête », argumentent-ils, préférant le naufrage programmé au chaos immédiat. Derrière cette posture se cache une guerre dynastique : Retailleau contre Wauquiez, deux prétendants au trône de 2027, qui calculent chaque geste à l’aune de leurs ambitions. La France, dans ce jeu d’échecs, n’est qu’un pion. </p><p>Acte III : Le Prophète et les Aveugles </p><p>Parmi ces voix discordantes, une seule résonne avec la clarté du cristal : celle de Charles de Courson. Le député centriste, tel Cassandre, dénonce sans relâche les dangers du budget — augmentation des dépenses publiques de 40 milliards, croissance fantôme à 0,9 %, dette abyssale. Ses mots, précis et tranchants, font écho aux analyses de Marc Touati, cet économiste persécuté pour avoir déchiré le voile des chiffres officiels. Ensemble, ils révèlent l’imposture : sous couvert d’austérité, l’État s’engouffre dans un délire dépensier, finançant chaque euro d’économie par neuf euros de dette. Le vrai visage de ce budget ? Un suicide à crédit, où les classes moyennes paieront l’addition tandis que les plus riches fuiront vers des cieux fiscaux plus cléments, tout comme nos plus grosses entreprises, dont on ne saurait que trop leur conseiller d’agir de la sorte. Quant aux petites, celles qui ne peuvent se le permettre, souvent pour des raisons légitimes, s’appliquera alors cette bonne vieille maxime romaine : « Vae victis », malheur aux vaincus !  </p><p>Acte IV : Le silence des complices </p><p>Et les autres ? Les Verts, « plus catholiques que le pape », brandissent l’étendard du Pacte Vert Européen, autre mirage coûteux, financé par la commission européennes des lobbies opaques, en charge de faire voter au parlement européen ce fameux pacte, qui aujourd’hui encore ne cesse de précipiter la France dans un abîme économique dont elle ne eut que perdre le combat face à des américains menés tambour battant par un président qui, lui, ne travaille que pour son pays, abstraction faite des dégâts que cela causera aux autres, là encore malheur aux vaincus. Le Rassemblement National, lui, grogne en chœur contre le budget mais se garde bien d’agir, préférant cultiver son statut d’opposant perpétuel responsable en vue de 2027. Quant à la majorité présidentielle, elle navigue en eaux troubles, entre psychopathie avérée d’un chef d’État, se rêvant un jour en Napoléon, l’autre en Jupiter, et, bassesses d’un Premier Ministre prêt à toutes les capitulations pour satisfaire son égo de rester le plus longtemps possible sur son trône, l’aboutissement de sa carrière dont la gestion de sa ville est à l’image de ce qu’il réserve à la France. </p><p>Épilogue : La comédie des masques</p><p>Alors, pourquoi ce refus général de censurer un budget mortifère ? La réponse se niche dans l’ADN même de cette classe politique, devenue une caste. Les députés ne travaillent plus pour le peuple, mais pour leur carrière, leurs prébendes, leur survie dans l’arène médiatique. La « stabilité » invoquée n’est qu’un leurre : elle sert à masquer la peur panique de perdre des privilèges, des postes, des réseaux. </p><p>L’exemple du gouvernement Barnier, censuré pour un budget similaire, en dit long sur l’hypocrisie du système. Hier comme aujourd’hui, les mêmes erreurs sont commises, mais les coupables changent de costume. Bayrou, stratège machiavélique, a compris que l’Assemblée dissoute en 2024 était une coquille vide, manipulable à souhait. Macron, en psychopathe froid, joue avec les institutions comme un enfant avec des allumettes. </p><p>Le Naufrage et les « Moujons » </p><p>La France sombre, lentement, irrémédiablement. Ses dirigeants, arc-boutés sur leurs certitudes, préfèrent les mensonges rassurants aux vérités douloureuses. Le peuple, transformé en « moujons » — moutons-pigeons —, regarde, impuissant, le navire prendre l’eau, pendant que le couple 14-39 continue de jouer sa partition sur le pont. Ce n’est pourtant pas le France qui coula, mais bien le Titanic, à moins que dans la réalité parallèle qui semble habiter cette caste, cela ne soit le France, qui sait ?</p><p>Mais dans les profondeurs de cette crise, une lueur persiste : celle de l’éveil citoyen. Car si les politiques ont renoncé à leur rôle, il revient aux Français d’exiger des comptes, de refuser la fatalité. Peut-être alors, dans la tourmente, renaîtra-t-il une démocratie digne de ce nom — une démocratie où les responsables assumeront leurs actes, où les budgets ne seront plus des actes de foi aveugle, mais des projets de vie. </p><p>En attendant, le rideau tombe sur un acte de plus de cette tragi-comédie. Et la question demeure : quand le public, enfin, sifflera la fin de la représentation ?</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 14:08:13 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Florian Philippot : Dislocation de l&#039;Europe : qui partira le premier ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><img src="https://media.marianne.net/assets/asmwDOyZo8CJn9AlA.jpg?w=1540&h=924&r=fill" alt="Thinkerview" width="50%" height="50%"><br />Thinkerview a pour objectifs</p>

<p>– Mettre à l’épreuve les idées/discours en décelant leurs failles, leurs limites.– Écouter les points de vue peu médiatisés afin d’élargir nos prismes de lecture.– Appréhender toute la complexité des enjeux actuels...</p>

<p><iframe width="420" height="345" src="https://www.youtube.com/embed/32OJhh95FZU"><br /></iframe></p>

<p><a href="https://x.com/f_philippot?t=4HL9pjkxhn-4MuqpNp5kfw&s=09"><br />Florian Philippot</a>, Président du parti politique souverainiste <a href="https://les-patriotes.fr/">Les<br />Patriotes</a>.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1007/%C2%AB-la-france-a-scolarise-10-des-enfants-algeriens-en-130-ans-%C2%BB-sindigne-jean-michel-aphatie</guid>
	<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 09:46:31 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1007/%C2%AB-la-france-a-scolarise-10-des-enfants-algeriens-en-130-ans-%C2%BB-sindigne-jean-michel-aphatie</link>
	<title><![CDATA[« La France a scolarisé 10% des enfants algériens en 130 ans », s&#039;indigne Jean-Michel Aphatie.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Par<br /><a href="https://x.com/FerghaneA?t=0jTDsM8d0bwTXwFdWSEBGw&amp;s=09"><br /> Fergane Azihari<br /></a></p>

<p>La faiblesse de l'oeuvre scolaire dans les colonies est en effet un lieu commun de la littérature anti-coloniale. Bilan d'autant plus accablant que la colonisation, ses atrocités incontestables, ses crimes, ses discriminations, ses spoliations étaient motivés par la nécessité de « civiliser les races inférieures », pour reprendre l'expression alors en vogue. </p>

<p>Or, si même sur l'école, les puissances européennes n'ont pas rempli leurs objectifs, c'est bien que « la mission civilisatrice » n'était que le faux-nez du despotisme menteur, n'est-ce pas ?</p>

<p>Mais comme la plupart des discours tiers-mondistes, ce lieu commun pèche par une lecture très paternaliste et partiale de l'histoire, avec de nombreux mensonges par omission.</p>

<p>Paternaliste, car s'il incrimine exclusivement une France, qui aurait sans doute pu mieux faire dans ce domaine comme ailleurs, il se garde bien d'interroger l'attitude des indigènes à l'égard des savoirs apportés par le colonisateur.</p>

<p>Ici, en effet, et comme toujours, l'indigène est relégué au rang de vulgaire spectateur à la remorque de l'histoire qui n'aurait pas la moindre emprise sur son destin, ce qui reproduit précisément un certain nombre de clichés coloniaux.</p>

<p>Ainsi, sur l'oeuvre scolaire dans les colonies, un journaliste objectif officiant dans pendant une heure de grande écoute aurait pu rappeler que les indigènes musulmans étaient particulièrement réfractaires au fait d'envoyer leurs enfants à l'école du mécréant. </p>

<p>En Algérie, « les chefs arabes se font toujours prier pour envoyer leurs enfants, notait le recteur Delacroix au début de 1860, et il en est sur lesquels les généraux sont obligés d’exercer une certaine pression pour leur faire accepter la concession d’une bourse ». </p>

<p>À l'inverse, le baron Jean-Jacques Baude note ceci à propos des juifs d'Algérie : « Leurs enfants fréquentent nos écoles, parlent notre langue, prennent notre costume : sans perdre leur esprit de caste, ils deviennent clercs d’avoués, notaires, employés d’administrations ; ils sont déjà initiés à notre législation »</p>

<p>A la fin des années 1850, le nombre d’élèves juifs scolarisés à Alger seulement est de 1700 ; 80 d’entre eux étudient dans le lycée de la ville, en 1854, alors que le nombre d’élèves musulmans n’y dépasse pas 12.</p>

<p>De fait, « Les « écoles Jules-Ferry », censées civiliser les indigènes en les sécularisant, étaient celles du colonisateur et c’est à ces deux titres (programmes d’enseignement laïcisés et rapport colonial) qu’elles seront boudées par les musulmans », rappelle l'historien Pierre-Jean Luizard.</p>

<p>Ainsi, en 1955 , 60 à 90 % des enfants juifs de Tunisie et du Maroc sont scolarisés (100 % en Algérie), contre 14 % à peine des enfants musulmans, qui demeurent sous le joug de ces lieux d'abrutissement qu'on appelle les écoles coraniques. </p>

<p>Dans son roman autobiographique, l'écrivaine marocaine Leïla Houari se remémore ceci : « Le premier jour de classe, manque de chance, je rencontre mon père, il devint rouge de colère, me prit par les oreilles et me ramena à la maison en criant que, lui vivant, aucun de ses enfants, encore moins une fille, n’irait étudier chez ces koufars (incroyants) de Français, cela suffisait qu’ils nous prennent notre pays, voilà qu’ils se mettaient aussi à détourner les jeunes de la religion par leur savoir ». </p>

<p>Il est remarquable de constater que l'on retrouve ce schéma dans tous les pays musulmans où pénètre l'influence occidentale.</p>

<p>Au Levant et en Egypte, les écoles administrées par les missions chrétiennes - qui joueront un rôle considérable dans l’émergence d’une bourgeoisie locale et occidentalisée - peinent à attirer des musulmans. Ces derniers demeurent sous-représentés dans les établissements européens. </p>

<p>En 1914, dans les provinces ottomanes de grande syrie, les missions catholiques françaises, ouvertes à toutes les confessions, scolarisent près de 50 000 élèves, mais ne comptent que 8,7% de musulmans sur un territoire où ils forment plus de 80% de la population. En Egypte, les Syro-Libanais, catholiques, juifs et étrangers dominent, suivis par les coptes et les musulmans.</p>

<p>Même configuration dans l'Inde britannique. </p>

<p>En Inde, « alors que les musulmans boudaient les écoles créées par les Anglais, les hindous avaient rapidement compris tout le parti qu’ils pouvaient tirer d’une éducation de type occidental (...). D’après les divers rapports officiels anglais de la fin du XIXe siècle, la fréquentation musulmane des écoles anglaises était négligeable (...) Un journal bengalî, note que, de 1858 à 1875, seuls cinquante-sept musulmans avaient obtenu le B.A. (diplôme anglais de « Bachelor of Arts » équivalant à notre baccalauréat), contre trois mille cent cinquante-cinq hindous (...) Malgré les efforts faits par les Anglais pour remédier à cet état de choses, tout d’abord par Lord Mayo en 1871, puis deux ans plus tard par Lord Northbrook, enfin par la commission pour l’Éducation créée en 1882 et 1884, qui tendait à encourager les musulmans à s’éduquer en créant pour eux des bourses spéciales et en favorisant les associations pour le développement de l’éducation parmi les musulmans, ceux-ci firent peu de progrès. (...) Si une partie des classes aisées commença timidement à envoyer ses enfants dans les écoles publiques et les collèges, la majorité des musulmans des classes moyennes et pauvres demeurait attachée à l’enseignement coranique traditionnel », note l'indianiste Louis Frédéric.</p>

<p>Toujours en Inde, dans les années 1930, si les femmes musulmanes fréquentaient relativement assidûment les classes primaires, elles se trouvaient pratiquement absentes des universités. Dans la même année 1935, on ne comptait que trois cents jeunes filles musulmanes dans les institutions de haut niveau, contre cinq mille cinq cents hindoues.</p>

<p>Passons sur le rôle des merdesas, des écoles coraniques, confrériques, des zaouïas qui maillaient les pays musulmans...Alors que les structures ecclésiastiques européennes ont joué un rôle clef dans l'appropriation et la traduction du savoir gréco-arabe au moyen-âge, on ne trouve aucune initiative d'ampleur similaire dans les centres d'enseignement musulmans : « La curiosité a été atténuée, émoussée par la volonté de fidélité à l’Islam (...) qui a primé en quelque sorte sur la recherche de l’altérité », note l'historien Gérard Leclerc.</p>

<p>Du Maroc à l'Inde, en passant par le Levant, pourquoi certaines communautés se sont montrées plus réfractaires que d'autres à s'approprier les philosophies et les savoirs occidentaux, avec les conséquences que l'on sait sur l'état actuel du monde musulman  ? </p>

<p>Voilà la question que Monsieur Aphatie ne posera jamais sur Quotidien, tant ce dernier ne cherche pas à informer son public, pas plus qu'il ne s'intéresse aux dynamiques endogènes à l'oeuvre dans les cultures musulmanes. </p>

<p>Il ne s'agit que de perpétuer le sanglot de l'homme blanc et de se regarder le nombril au terme de de ce que Finkielkraut a très justement appelé le « narcissisme pénitentiel ».</p>

<p>Sources : <br />- Charles-Robert Ageron, Les Algériens musulmans et la France<br />- La France en terre d'islam, Pierre Vermeren<br />- L'inde de l'islam, Louis Frédéric<br />- La mondialisation culturelle, Gérard Leclerc<br />- Le choc colonial et l'islam, Pierre-Jean Luizard<br />- Les consistoires israélites d'Algérie au XIXe siècle, Valérie Hassan<br />- Histoire des Arabes, Eugen Rogan<br />- Leïla Houari, Zeida de nulle part<br />- Georges Bensoussan, L'Alliance israélite universelle (1860-2020) : Juifs d Orient Lumières d Occident</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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