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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de France]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sat, 11 Dec 2021 10:06:34 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Bruno Gollnisch : « Il y a au Rassemblement national une perte de tonus »]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Avec la désignation de <a href="https://www.lepoint.fr/politique/presidentielle-je-ne-changerai-pas-ma-ligne-affirme-pecresse-05-12-2021-2455344_20.php" title="">Valérie Pécresse, le casting est presque complet.</a> La présidentielle est véritablement lancée et la précampagne a déjà livré ses surprises : un président de la République solidement installé sur son socle, un bloc de gauche à l’agonie, la droite républicaine en embuscade et un duel fratricide à la droite de la droite entre <a href="https://www.lepoint.fr/tags/marine-le-pen">Marine Le Pen</a> et <a href="https://www.lepoint.fr/tags/eric-zemmour">Éric Zemmour</a>. <a href="https://www.lepoint.fr/dossiers/politique/eric-zemmour-candidat-2022/" target="_blank" title="">Le polémiste et désormais candidat a grignoté une partie des voix de la présidente du Rassemblement national</a>. De quoi compromettre la qualification au second tour de Marine Le Pen ? S’il estime que son ancienne rivale a bien tenu le choc et revient sur ses fondamentaux, <a href="https://www.lepoint.fr/tags/bruno-gollnisch">Bruno Gollnisch</a>, ancien vice-président du <a href="https://www.lepoint.fr/tags/rn---rassemblement-national">Front national</a> et ex-député européen, craint « la division du camp patriote ». Plus surprenant, il défend Emmanuel Macron et trouve « certaines attaques » contre lui « injustes ». Entretien.</p><p>Le Point : On dit qu’une élection se gagne au centre. Est-ce que, cette fois-ci, elle va se jouer à droite, voire très à droite ?</p><p>Bruno Gollnisch : Cela fait un bon bout de temps que l’élection présidentielle ne se joue plus au centre. Et, en réalité, elle s’est toujours jouée à droite ou à gauche. L’électorat gaulliste était majoritairement à droite. Pareil pour Georges Pompidou ou Valéry Giscard d’Estaing qui, en 1974, a bénéficié de l’électorat de l’UDR… En 1986, aux législatives, le programme du RPR et de l’UDF – on dirait aujourd’hui LR – était un pâle et tardif décalque du programme du Front national, incluant, par exemple, la réforme du code de la nationalité ! Ils n’en ont rien fait, bien sûr. Nicolas Sarkozy, grâce aux conseils de Patrick Buisson, avait siphonné une partie des voix du FN. Dans cette mouvance-là, ils gagnaient toujours à droite… et ne faisaient ensuite d’ouverture qu’à gauche !</p><p><a href="https://www.lepoint.fr/politique/presidentielle-2022-pecresse-fait-une-belle-entree-dans-les-sondages-06-12-2021-2455540_20.php" title="">Si on en croit les sondages, le bloc d’extrême droite est à plus de 30 % quand on ajoute les intentions de vote de Marine Le Pen, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan…</a></p><p>Ce bloc n’est « extrémiste » en rien. Je suis amusé de voir chez Éric Zemmour les mêmes accents que naguère Jean-Marie Le Pen. Il dit : « Je ne suis pas extrémiste ; mes idées, c’étaient celles que défendait le RPR. » Le Pen disait, lui aussi : « Les idées que je défends sont des idées du bon sens, c’étaient les idées que défendait le Centre national des indépendants [un parti conservateur et modéré très important sous la IVe République, NDLR]. » Et c’était vrai. C’était la classe politique française qui, longtemps, avait dérivé à gauche. Aujourd’hui, les prétendus « extrêmes », qui par définition devraient être sur les bords du gâteau, finissent par en constituer la plus grosse part ! Et nous avons assisté, lors du congrès des Républicains, à une course à l’échalote à celui qui trouverait les accents les plus radicaux (devrais-je dire extrémistes ?). <a href="https://www.lepoint.fr/politique/eric-ciotti-je-veux-un-guantanamo-a-la-francaise-10-11-2021-2451455_20.php" title="">M. Ciotti est même allé jusqu’à proposer un Guantánamo à la française,</a> ce à quoi je ne suis pas favorable, car il faut respecter les droits de la défense, et les pires criminels ont droit à un procès équitable. Même Michel Barnier, le chantre de l’Europe, <a href="https://www.lepoint.fr/politique/michel-barnier-et-les-migrants-un-electrochoc-europeen-15-10-2021-2447870_20.php" title="">a demandé que l’on s’affranchisse de la Cour de justice européenne.</a> <a href="https://www.lepoint.fr/tags/valerie-pecresse">Valérie Pécresse</a> est macron-compatible et a signé il y a dix ans avec des « indigénistes » une pétition pour une France multiculturelle et postraciale. Désormais, elle dit tout le contraire…</p><p>Ma crainte, c’était qu’Éric Zemmour soit à Marine Le Pen ce qu’avait été Christiane Taubira pour Lionel Jospin en 2002.</p><p>Que pensez-vous de la candidature d’Éric Zemmour ?</p><p>J’ai beaucoup d’estime pour Éric Zemmour, mais j’ai quelques points de divergence avec lui. Je ne suis pas gaulliste, et je n’ai pas l’intention de le devenir, même si je reconnais certains aspects de grandeur du personnage. Tout le monde est tombé sur Zemmour au sujet de Pétain, mais il n’a dit que ce que nous disent beaucoup d’historiens. Ce serait un long débat. À la différence d’Éric Zemmour, je ne suis pas non plus bonapartiste, même si je fais la part des choses dans l’héritage napoléonien. Zemmour est un homme intelligent, cultivé et courageux. Mais je lui aurais personnellement déconseillé de se présenter.</p><p>Pourquoi ?</p><p>Je suis membre du Rassemblement national, même s’il m’arrive d’être critique envers ma formation politique. Ma crainte, c’était qu’Éric Zemmour soit à Marine Le Pen ce que Christiane Taubira avait été pour Lionel Jospin en 2002. Je crains la division des voix patriotes. Aujourd’hui, il a atteint un plateau ; peut-il progresser ? Je ne sais pas. Ceux qui, à tort, prédisaient l’effondrement de Marine Le Pen se sont trompés. Elle résiste bien alors que sa campagne n’est pas suffisamment médiatisée. On n’a, par exemple, pas assez parlé dans les médias de ses propositions sur l’immigration, alors que ce sont des solutions cohérentes, efficaces, fermes, raisonnables.</p><p><a href="https://www.lepoint.fr/politique/eric-zemmour-et-le-serment-de-villepinte-05-12-2021-2455393_20.php" title="">À LIRE AUSSIÉric Zemmour et le « serment de Villepinte »</a></p><p>Mais, si Éric Zemmour atteint des intentions de vote à deux chiffres, c’est parce que peut-être Marine Le Pen ne répond pas à la « demande » de ses électeurs, comme le signale Marion Maréchal…</p><p>Il y a eu en effet, peut-être pas chez Marine Le Pen mais au Rassemblement national, une perte de tonus, voire une usure avec le temps. Mais il y a une contrepartie : c’est l’expérience. Il y a des dizaines de personnes qui ont exercé des mandats parlementaires et des centaines d’élus locaux. Il y a eu aussi une érosion du sentiment affectif, et l’exclusion de Jean-Marie Le Pen a été à cet égard une erreur et une faute. Beaucoup de gens ont été fidèles à ce mouvement, mais ont eu aussi l’impression de ne pas avoir été bien traités.</p><p>N’y a-t-il pas aussi des raisons de fond ?</p><p>Un certain nombre de sympathisants ont eu l’impression que, sur certains sujets, le discours était édulcoré ou que nous avions abandonné certains thèmes. Depuis que Marine Le Pen est repartie en campagne, je retrouve avec intérêt un certain nombre de ces thèmes…</p><p>Peut-être grâce à Zemmour…</p><p>Quant aux motivations, je ne sonde pas les reins et les cœurs. Mais, en politique, comme en économie, la concurrence est la garantie du consommateur. Contrairement à Valérie Pécresse, Marine Le Pen n’est pas opportuniste. Elle n’a pas changé fondamentalement d’attitude. Certes, nous n’étions plus audibles sur un certain nombre de sujets de société, comme la politique familiale, l’accueil de la vie ou, sur le plan économique, la lutte contre la bureaucratie qui paralyse notre pays et le fiscalisme qui spolie. Je ne dis pas qu’on avait abandonné ces sujets, mais nous n’étions plus identifiés et, comme dit Jean-Marie Le Pen, « en politique n’existe que ce qui paraît exister ». Je me réjouis donc que des initiatives aient été récemment prises dans ces domaines. En tout état de cause, je ne voudrais pas que cette compétition profite à madame Pécresse…</p><p><a href="https://www.lepoint.fr/politique/comment-marine-le-pen-a-resiste-a-la-vague-zemmour-30-11-2021-2454443_20.php" title="">À LIRE AUSSIComment Marine Le Pen a résisté à la vague Zemmour</a></p><p>Quelle est sa valeur ajoutée ? Qu’est-ce qu’il apporte de plus ? Je crois que c’est une bonne question.</p><p>Pourquoi la candidature de Marine Le Pen aurait-elle la primauté sur celle d’Éric Zemmour ?</p><p>Déjà, pour une première raison : il y a, me semble-t-il, un ordre naturel, c’est celui de l’antériorité. Il y a d’ailleurs ici une chose un peu irritante. Éric Zemmour, et pas seulement lui, nous dit qu’il est le premier à oser parler de ceci ou de cela. Quelquefois, j’ai envie de reprendre le programme du Front national d’il y a 15, 20 ou 30 ans, dont j’ai été l’un des rédacteurs, et dire, mais sans animosité : « Un peu de modestie ! » Car nous avions mis toutes ces questions sur la table et proposé les remèdes adéquats. Il en a résulté, comme aujourd’hui pour Zemmour, quantité d’épreuves, de diabolisation, de persécutions judiciaires et d’agressions physiques. <a href="https://www.lepoint.fr/politique/provocateurs-zemmour-fustige-les-militants-de-sos-racisme-07-12-2021-2455585_20.php" title="">Ces agressions physiques sont médiatisées de manière incroyable : les voyous antifas viennent bloquer les meetings de Zemmour par la violence.</a> Et l’on dit « violences à l’occasion du meeting d’Éric Zemmour », comme s’il les avait lui-même provoquées.</p><p>Le dernier exemple en date, le propos d’Éric Dupond-Moretti à l’Assemblée nationale quand il dit que Zemmour « veut rétablir l’ordre républicain qui, selon lui, serait déliquescent… Et il est incapable d’assurer la sécurité dans son propre meeting ». C’est particulièrement ignoble. Il arrive à Zemmour exactement ce qui est arrivé à Le Pen et à nous dans les années 1980, durant des décennies, et récemment encore. Nous avons donc une antériorité. Et je pense que Marine Le Pen, plutôt que de critiquer ce qui est peut-être critiquable chez Zemmour, a quand même un bon argument : « Il arrive après nous dans cette bataille. Quelle est sa valeur ajoutée ? Qu’est-ce qu’il apporte de plus ? » Je crois que c’est une bonne question.</p><p>La réponse n’est-elle pas une certaine radicalité d’Éric Zemmour que réclame une partie de l’électorat ?</p><p>Il peut dire qu’il a des positions plus tranchées. C’est possible. Mais cela peut être aussi un inconvénient. Je vois d’ailleurs qu’il a essayé d’y parer lors de son dernier meeting. On critique beaucoup Marine Le Pen parce qu’elle critique l’islamisme, et non l’islam. On a bien sûr le droit de critiquer l’islam. Cependant, je pense que le rôle des responsables politiques n’est pas de s’attaquer à une religion, mais de parer fermement à l’islamisation de la France, à l’islamisme, c’est-à-dire à la prétention de trop de musulmans à vouloir vivre et d'imposer un mode de vie peut-être adapté à des Bédouins dans l’Arabie du VIIIe siècle (et encore !) mais qui n’est pas et ne saurait être le nôtre.</p><p>Reprochez-vous à Éric Zemmour une tendance à « essentialiser » ?</p><p>Parmi les Français musulmans, il y a de la diversité. Il y en a qui sont aussi peu fervents musulmans que la majorité des Français est peu fervente catholique. Il ne faudrait pas, par des attaques contre la religion, qui est quelque chose d’intime et de profond, réveiller un sentiment d’hostilité. En tant que prof de fac, j’ai eu beaucoup d’élèves issus de ce que l’on appelle « la diversité », qui étaient des étudiants studieux, avec lesquels je n’ai jamais eu de problème. Et dont je suis persuadé qu’ils n’avaient pas d’autre désir que de s’intégrer parfaitement à la société française. Quel message apporte-t-on à ceux-là ? Est-ce qu’on veut les rejeter dans le camp de ceux qui, par leurs actions, et quelquefois leurs actes abominables, portent atteinte à la réputation de ceux qui ont la même origine ?</p><p><a href="https://www.lepoint.fr/debats/zemmour-le-club-de-l-horloge-et-le-mur-des-classes-populaires-10-11-2021-2451453_2.php" title="">À LIRE AUSSIZemmour, le Club de l’horloge et le mur des classes populaires</a></p><p>Éric Zemmour n’aide-t-il pas Marine Le Pen à lisser son image, à devenir présidentiable, en vue du deuxième tour ?</p><p>C’est ce que disent beaucoup de commentateurs. J’acquiesce à condition que les deux candidats se retrouvent au deuxième tour. Malgré tout, quand il y a des situations de compétition, c’est comme quand la vaisselle a été cassée. Il est toujours difficile de recoller les morceaux,</p><p>Au risque de me brouiller avec certains de mes amis politiques, le bilan d’Emmanuel Macron est mauvais, mais, par rapport aux précédents, ce n’est pas pire.</p><p>Quelle issue prédisez-vous à cette compétition dans laquelle les deux candidats ont l’air peu à même de se rapprocher ?</p><p>On pourrait rêver d’un deuxième tour Le Pen-Zemmour (rires). On a vu des choses plus surprenantes dans la vie politique française des deux derniers siècles ! Si Marine Le Pen, qui, encore une fois, résiste, est au deuxième tour, j’espère bien qu’Éric Zemmour lui apportera son soutien. Et inversement. Ça paraît peu probable, mais, si Zemmour était au deuxième tour contre Macron, moi, je ne voterais pas pour Macron. Les choses sont claires.</p><p>Emmanuel Macron boucle son quinquennat. Où se situe-t-il parmi les présidents qui l’ont précédé ?</p><p>Au risque de me brouiller avec certains de mes amis politiques (rires), son bilan est mauvais, mais par rapport aux précédents, ce n’est pas pire. Je ne le trouve pas pire que Chirac, je ne le trouve pas pire que Mitterrand, je ne le trouve pas pire que Hollande ni Sarkozy. Je trouve qu’il est un peu de la même veine. C’est un garçon qui est intelligent, certainement. Je ne le trouve pas haïssable. Ce que je dis me sera peut-être reproché, mais je suis surpris de la haine qu’il suscite quelquefois. Cela étant, je suis en total désaccord avec lui sur la plupart des sujets. C’est un libéral, au sens philosophique du terme un relativiste, acquis aux idées mondialistes. Il penchait plus du côté d’Alain Minc que de Patrick Buisson ! Il semble quand même que la réalité lui ait sauté au visage à l’occasion de la pandémie. Il a pu mesurer l’impact de la réduction des services publics, et de notre désindustrialisation dont résultait, par exemple, l’incapacité à fournir ne serait-ce que des masques… Mais il reste quand même sur ses illusions euro-mondialistes, dont, à mon avis, il ne sortira rien de bon.</p><p>Vous ne souscrivez pas à ce procès en arrogance et en déconnexion qui lui est fait ?</p><p>Si, mais je ne le crois pas plus déconnecté du pays réel que ne l’est Valérie Pécresse. Certaines attaques sont peut-être injustes. Par exemple, on a mis sur le compte de <a href="https://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-macron-fait-polemique-avec-les-gens-qui-ne-sont-rien-02-07-2017-2139952_20.php" title="">l’arrogance le fait qu’il a parlé des « gens qui ne sont rien »</a>. Mais il y a malheureusement des gens « qui ne sont rien », je veux dire qui n’ont pas le statut social, la reconnaissance, le minimum de revenus, la dignité qu’ils méritent et devraient avoir. Si on dit ça pour le déplorer, comme je le fais là, ce n’est pas du mépris. Il y a beaucoup de gens qui n’ont pas l’accomplissement familial, culturel, patrimonial, l’accès au logement, etc. auxquels ils devraient pouvoir prétendre, et il faut y remédier.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/797/ils-deplorent-les-effets-dont-ils-cherissent-les-causes</guid>
	<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 12:32:33 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/797/ils-deplorent-les-effets-dont-ils-cherissent-les-causes</link>
	<title><![CDATA[Ils déplorent les effets dont ils chérissent les causes.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Denis COLLIN sur sa page Facebook :</p>

<p>Ceux qui ont fait de la dénonciation de Zemmour leur nouveau fond de commerce appartiennent à la catégorie de ces hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.</p>

<p>- Zemmour tente d'apporter des réponses à la crise qu'ils ont provoquée. Que ses propositions doivent être combattues politiquement, sans aucun doute - le programme économique et social de Zemmour ressemble à celui de Pécresse. Mais il faut d'abord essayer de comprendre pourquoi tant de gens et de jeunes en particulier s'engagent avec lui.</p>

<p>- le prétendu antifascisme est une sinistre plaisanterie. Zemmour n'est pas un fasciste et il n'y aucun mouvement fasciste derrière lui. Tous ces écervelés "d'antifas" feraient bien de retourner en classe d'histoire.</p>

<p>- ce qui a fait Zemmour, c'est fondamentalement la décomposition politique de la gauche qui a abandonné les travailleurs et la patrie au profit de la "jet set" de la mode, des Frères musulmans et de tous les cinglés qui débitent à longueur de journée les âneries woke "made in USA", sans parler de ceux qui font des petites frappes de banlieue la nouvelle avant-garde. Cette décomposition de la gauche est le revers de son ralliement à la mondialisation capitaliste et à l'UE. </p>

<p>- Zemmour a pu imposer une problématique "identitaire" uniquement parce que les communautaristes soutenus par une partie de la gauche ont remis en selle le racisme et l'ethnicisme et qu'ils ont même trouvé un prophète qui annonce que la créolisation du monde est l'avenir. </p>

<p>- On ne doit pas reprocher à Zemmour son obsession de la nation, mais lui reprocher de soutenir un système économique qui précisément détruit la nation qu'il prétend défendre. S'il y avait encore des socialistes dans ce pays, ils diraient, contre Zemmour, que la défense de la patrie et la défense des travailleurs sont un seul et même combat. Bref, à Zemmour, ils opposeraient Jaurès. Mais j'ai beau me promener avec une lanterne des socialistes à la Jaurès, je le cherche en vain.</p>

<p><sup><br />Denis COLLIN :<br />Denis Collin fut, d'après Jean-Paul Salles, dans les années 1970, militant de la Ligue communiste révolutionnaire.<br /><br />En 2014, il fait un exposé à l'Université d'automne du M'PEP (Mouvement politique d’émancipation populaire créé par Jacques Nikonoff) où il se déclare conservateur. Il s'est exprimé à plusieurs reprises dans des revues de droite radicale (KRISIS et Éléments) comme dans Causeur ou dans la revue Front Populaire créée par Michel Onfray et Stéphane Simon. En 2019, il donne une conférence pour la Nouvelle Action ROYALISTE. <br /></sup></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/796/un-discours-qui-sadressait-aux-francais</guid>
	<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 12:22:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/796/un-discours-qui-sadressait-aux-francais</link>
	<title><![CDATA[Un discours qui s&#039;adressait aux Français !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Gilles CASANOVA, sur sa page Facebook :</p>

<p>Je ne suis pas un soutien politique d'Éric Zemmour. Et nombre des éléments de son programme me semblent mériter d'être combattus politiquement, maintenant qu'ils ont un écho dans le pays.</p>

<p>Je suis un soutien politique de la République et de la démocratie. Du débat public en raison où l'on échange des arguments et où l'objectif n'est pas de faire taire l'autre physiquement, mais de l'emporter politiquement en faisant appel à l'intelligence et à l'expérience des citoyens.</p>

<p>Je suis allergique à la propagande médiatique a gros bouillons. Au mensonge mille fois répété qui se donne pour une nouvelle vérité.</p>

<p>Des manifestations de centaines de milliers de Gilets jaunes ou de salariés dans tout le pays sont résumés par le système médiatique à une agitation de quelques Blacks-Blocks, opportunément placés devant les caméras, c'est habituel.</p>

<p>Maintenant c'est un meeting de lancement de campagne de 10 à 15 000 participants pendant lequel un discours politique de haut niveau est prononcé, qui fait partie du débat public, où le système ne parle que d'une douzaine de militants Agit-prop de SOS-Racisme qui avec le secours de quelques caméras servent à faire croire à un déchainement de violence qui n'a pas eu lieu.</p>

<p>Mais ce qui me peine le plus, c'est de voir ceux qui s'émeuvent lorsque c'est la CGT, ou les Gilets jaunes qui sont victimes de la même méthode, venir appuyer la propagande sans fard du système médiatique Mainstream. </p>

<p>Sans comprendre que c'est eux-mêmes qu'ils frappent !</p>

<p>Combattre des idées politiques, ce n'est pas dénaturer la réalité, les propos ou les faits.</p>

<p>Des années de cette politique de manifestations de rue contre Jean-Marie Le Pen et de provocations physiques sans répondre politiquement, ont fait passer son courant politique de 2,3 % à plus de 30 %, mais la leçon n'est pas encore suffisamment forte.</p>

<p>Évidemment lorsqu'on n'a plus rien à dire, la tentation de faire taire les autres est tellement forte. L'état de la gauche fait peine à voir, si les courants qui dominent en son sein en sont là.</p>

<p>Éric Zemmour a marqué un point de plus hier après midi pour les Français avec de telles manipulations, car contrairement à un nombre trop grand de militants de gauche qui aiment ou detestent les méthodes de la propagande, selon qu'elle dit ce qui leur plaît ou leur déplait, les Français sont las d'être pris pour des veaux par le système.</p>

<p>Il serait bon qu'il y ait au moins une voix de gauche pour relever le défi du débat, face à un discours qui s'adressait aux Français, alors que les discours de la gauche dominante s'adressent à la bien-pensance de catégories supérieures de la société… et n'ont plus rien à proposer au pays.</p>

<p>Faute de cela la disqualification de la gauche sera totale, et pour longtemps, elle ne sera plus soutenue que par le système médiatique Mainstream qui la soutient comme la corde soutient le pendu !</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/794/les-departements-se-posent-en-cle-de-voute-des-politiques-decentralisees</guid>
	<pubDate>Sun, 05 Dec 2021 13:34:49 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/794/les-departements-se-posent-en-cle-de-voute-des-politiques-decentralisees</link>
	<title><![CDATA[Les départements se posent en clé de voûte des politiques décentralisées]]></title>
	<description><![CDATA[<p></p>
<p>L’Assemblée des départements de France ouvrait ce 2 décembre à Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, les « Assises des départements ». Le rôle central du département a comme il se doit été largement mis en avant. Mais sous un prisme particulier : celui de la complémentarité avec les autres niveaux de collectivités, que ce soit la région ou la commune. Un corpus de 102 propositions a été présenté. Gouvernance, compétences, finances… les attentes en vue du prochain quinquennat sont fortes.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p>C’est dans une région comptant aujourd’hui pas moins de treize départements que se sont ouvertes ce 2 décembre les Assises des départements de France – un millier d’élus réunis à Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, en Auvergne-Rhône-Alpes… La création des grandes régions « a conforté le département », a estimé Jean-François Debat, le maire de Bourg-en-Bresse, dans son allocution d’accueil. De quoi, dès les premières prises de parole, mettre l’accent sur la nécessaire complémentarité entre niveaux de collectivités. Et sur le rôle central que le département doit plus que jamais jouer dans l’architecture des politiques publiques territoriales. En toile de fond, évidemment, deux éléments de contexte. D’une part, la crise sanitaire : celle-ci « a démontré que le département est un échelon pertinent de réponse à toute forme de crise », a par exemple assuré Jean Deguerry, le président hôte de ces Assises. D’autre part… l’approche de l’élection présidentielle : c’est le moment ou jamais de « faire entendre sa voix », de « dire ce que l’on veut ».<br />©PHOTOPQR/LE PROGRES/Catherine AULAZ – Bourg-en-Bresse 02/12/2021 – Assises nationales des Département de France – 2 décembre 2021 -Assises nationales des Départements de France à Bourg-en-Bresse (Ain) du 1er au 3 décembre 2021. A Ainterexpo. – François Sauvadet, président de l’ADF (Assemblée des Départements de France).Cette question des complémentarités, François Sauvadet – le président de l’Assemblée des départements de France (ADF), est le premier à la mettre en avant. Tout en conservant une exigence de clarté. « Nous devons avoir un débat sur l’efficacité de l’action publique et, oui, sur le bon échelon pour agir », a-t-il déclaré en ouverture, ajoutant que « tous les sujets doivent être mis sur la table » et qu’il s’agit de se mettre d’accord, notamment avec les régions, avant de porter une plateforme de propositions auprès du futur exécutif. Le piège serait de « se chamailler sur les compétences ».  François Sauvadet a eu l’occasion de s’en entretenir avec Carole Delga, son homologue de Régions de France, a-t-il précisé.<br />« Le lien n’a jamais été rompu »<br />La voix des régions était ce 2 décembre portée par le président d’Auvergne-Rhône-Alpes. « Une région où on travaille ensemble », a assuré Laurent Wauquiez qui, dans une longue intervention, a décliné cette nécessité – « malgré la loi Notre » – de « ne pas entrer dans des luttes de compétences », d’« additionner nos forces » et, donc, d’être « complémentaires ». Sur son vaste territoire, cela s’illustrerait dans de multiples domaines : le contrat de plan Etat-région, qui « s’appuie sur les départements » ; le soutien spécifique de la région à certains départements (à l’image du « pacte pour le Cantal » par lequel la région intervient dans le financement des projets départementaux) ; le travail conjoint à privilégier entre RSA et formation ; la création par la région d’une agence économique dont les départements sont partie prenante, leur permettant par ce biais de « continuer à intervenir » sur l’économie et l’industrie ; les infrastructures numériques, la politique montagne… Et en 2020, au cœur de la crise sanitaire, région et départements, a rappelé Laurent Wauquiez, ont notamment mis en place une centrale d’achat commune ainsi qu’un fonds unique de soutien aux commerçants et artisans.<br />Complémentarité, encore, avec les communes. C’est cette fois Michel Fournier – le président de l’Association des maires ruraux (AMRF), qui s’en est fait l’écho dans le cadre d’une séquence consacrée aux « solidarités territoriales ». Une enquête menée par son association témoigne d’une « unanimité des maires ruraux sur le couple département-communes », a-t-il déclaré. Même si « la loi Notre a essayé de faire exploser tout ça », même s’il regrette à la fois la « nouvelle dimension cantonale » et la perte de la compétence économique pour les départements… Michel Fournier insiste sur le fait que le soutien financier des départements est vital pour bien des communes rurales, tout comme leur « aide technique » (malgré la création de l’ANCT, « le premier réflexe » des maires est toujours de « s’adresser au département », constate-t-il). « Mon département compte 500 communes. Le lien n’a jamais été rompu », a corroboré Germinal Peiro – le président de la Dordogne, évoquant les « contrats cantonaux » à travers lesquels le département apporte au moins 25% de l’investissement nécessaire à la réalisation des projets des communes. Et l’interco dans tout ça ? Plus compliqué, visiblement… « Parfois les maires se tournent plus facilement vers le département que vers l’intercommunalité », estime Pascal Coste – le président de la Corrèze, tandis que Michel Fournier demande aux départements de « bien continuer à descendre jusqu’à la commune » même lorsque « l’État incite à avoir l’interco pour unique interlocuteur ».<br />« Que l’État soit à nos côtés »<br />Complémentarité, confiance. Ces deux termes beaucoup entendus ce jeudi dans l’Ain concernent naturellement aussi l’État. Certes, cette fois moins sous forme de constat que de vœu. Les séquences successivement consacrées à l’enfance, au vieillissement et au handicap l’ont illustré. Sur l’aide sociale à l’enfance (ASE), si la crise a souvent conduit les départements à « travailler différemment » avec les autres acteurs, le préalable est que à « l’État prenne ses responsabilités », a ainsi témoigné Florence Dabin – présidente du Maine-et-Loire qui vient d’être élue présidente du GIP Enfance en danger. Qu’il prenne ses responsabilités pour garantir les moyens financiers de l’ASE et de la PMI… ou pour assurer ses propres prérogatives, dont la pédopsychiatrie où les besoins sont béants. Côté médicosocial, le président de la Somme, Stéphane Haussoulier, regrette entre autres que le volet revalorisations salariales du Ségur de la Santé ait dans un premier temps « oublié des gens » (alors que « s’ils avaient consulté les départements, on leur aurait dit ! ») ou encore qu’il soit « plus facile de joindre la secrétaire d’Etat que le directeur de son agence régionale de santé ». De même, François Sauvadet regrette que le gouvernement ait imposé « le même prix horaire pour tout le monde pour l’aide à domicile ».<br />« Nous attendons de l’État qu’il soit à nos côtés », résume le président de l’ADF. Y compris pour « accompagner les départements les plus fragiles » au titre de « la solidarité nationale », au-delà de la péréquation horizontale initiée par les départements eux-mêmes. Et ce, d’autant plus que la situation financière des départements risque fort de connaître bientôt un sérieux contrecoup. « On parle de bonne santé financière des départements, du fait du niveau actuel des droits de mutation. Mais cela ne durera pas, les DMTO baisseront l’an prochain, la situation est explosive », prévoit François Sauvadet, qui se souvient de la chute de 70% au lendemain de la crise financière de 2008. A cette époque-là, les départements avaient pu activer d’autres leviers. Aujourd’hui ce n’est plus vrai puisque avec le transfert de la taxe sur le foncier bâti, les départements n’ont tout simplement plus de levier fiscal. Il y a aussi « des craintes sur les dotations » : l’État ne risque-t-il pas, face aux dettes du « quoi qu’il en coûte », de vouloir commencer par rogner les ressources des collectivités ?<br />Propositions de terrain<br />C’est dans ce contexte que l’ADF a présenté ce 2 décembre en fin de journée un ensemble de 102 propositions (à télécharger ci-dessous). Des propositions « issues du terrain », souligne l’association : elles émanent des réflexions de ses commissions et groupes de travail, mais aussi de débats organisés dans chaque département en amont des Assises. Elles entendent se faire l’écho des « expériences réussies, bonnes pratiques et innovations développées localement ». Les sujets couverts sont nombreux et englobent, au-delà des grandes compétences départementales, dont le social, des enjeux liés aux transitions, aux mobilités, à la démocratie locale…<br />Le fil conducteur : comment « refonder la relation avec l’État central, pour un nouvel élan de décentralisation ». Parmi les demandes transversales : donner aux départements « une clause de compétence générale en cas de crise », leur octroyer « un pouvoir réglementaire élargi » et « la possibilité d’adapter les normes »…  Dans le même esprit, l’ADF souhaite « qu’il soit mis fin aux interventions de l’État dans le pilotage des politiques publiques décentralisées et aux appels à projets qui préformatent l’action publique territoriale ». Sur le terrain des finances, les départements attendent la fin des contrats de Cahors, « une plus juste compensation des transferts », « une clause de sauvegarde pour pallier dans le temps les variations de charges et de dépenses », « une garantie d’autonomie fiscale à hauteur de 50% de leurs ressources au moins » et « une provision contracyclique pour faciliter les plans d’investissements pluriannuels ». En termes de compétences, les départements veulent être les collectivités chefs de file (ou référentes ou coordinatrices, selon les cas) en matière de gestion des réseaux, de gestion de l’eau potable, de gestion des circuits locaux d’alimentation, des grands services de prévention (dont la PMI et la médecine scolaire), de la politique familiale, de l’autonomie, des gestionnaires des collèges… Et entendent, au-delà de tout cela, pouvoir intervenir partout « où l’action de proximité départementale va de soi » : économie de proximité, aides à la pierre, précarité énergétique, transports scolaires…<br />Ces propositions voient clairement plus loin que le projet de loi 3DS qui vient de passer par le filtre de la commission des Lois de l’Assemblée nationale, laquelle a notamment tiré un trait sur les apports du Sénat concernant les compétences des départements (lire notre <a href="https://www.banquedesterritoires.fr/projet-de-loi-3ds-ce-que-les-deputes-ont-decide-en-commission" target="_blank" rel="noopener">article</a> du 1er décembre). Des vœux, donc, pour la prochaine législature. Jean Castex, attendu vendredi en début d’après-midi pour clore ces Assises en compagnie de Jacqueline Gourault et de Brigitte Bourguignon, ne devrait donc guère y apporter de réponse directe. Sauf, peut-être, pour mettre l’accent sur la formule proposée par le gouvernement concernant le transfert des routes ou sur un éventuel compromis quant au devenir des gestionnaires de collèges. L’ADF peut en revanche se prévaloir des enseignements d’un sondage commandé à l’Ifop, présenté jeudi matin (à télécharger ci-dessous), qui témoigne d’un certain capital confiance dont bénéficient les départements auprès des Français.</p>

<p>Quand l' »exode urbain » mobilise les compétences départementales<br />Parmi les « défis d’avenir » déclinés jeudi après-midi, celui de « l’exode urbain » qui marquerait la France de l’après-confinement. L’économiste Jean-Claude Delgènes a préalablement listé les conditions à remplir pour un territoire souhaitant accueillir de nouvelles populations quittant – éventuellement une partie du temps seulement – une grande métropole pour s’installer dans un environnement plus rural : l’accès à internet, les transports, les services liés à l’enfance, le sport, les vecteurs de qualité de vie tels que l’environnement et l’alimentation. Or les politiques départementales sont impliquées dans tout cela. « Fibre optique, infrastructures routières, école et enfance… Cela passe par les départements. On voit donc bien que nous sommes l’échelon qui va permettre d’organiser cette révolution », en conclut François Durovray, le président de l’Essonne, soulignant la nécessité de « s’adapter très vite » face à ce nouvel aménagement du territoire de fait. Valérie Simonet, présidente de la Creuse, a témoigné de la façon dont son département a depuis longtemps déjà, via don agence de développement, déployé des moyens pour faire connaître les atouts de ce territoire ultra-rural puis, face au succès de ses campagnes de communication, pour offrir aux nouveaux habitants les équipements et services dont ils ont besoin. Si le mouvement qui s’amorce devait se confirmer et prendre de l’ampleur, des questions de fond vont toutefois se poser. François Durovray en évoque deux. Tout d’abord, celle de l’habitat : le développement de la bi-résidentialité implique une pression immobilière supplémentaire… mais aussi peut-être la nécessité de réfléchir à de nouvelles formes d’habitat. D’autre part, celle de la fiscalité : « Aujourd’hui, la fiscalité reste liée à l’implantation des sièges sociaux », alors même que l’arrivée de populations (de télétravailleurs notamment) va nécessiter « de nouveaux équipements sur des territoires qui ne bénéficieront pas des recettes correspondantes. »</p>
<p></p><p style="text-align: justify;"><a href="https://www.banquedesterritoires.fr/sites/default/files/2021-12/ADF-IFOP%20-%20Enqu%C3%AAte%20aupr%C3%A8s%20des%20Fran%C3%A7ais%20sur%20l%27image%20des%20D%C3%A9partements%20-%2020211202.pdf" target="_blank" rel="noopener">(PDF, 578.64 Ko) (new window)</a></p><p style="text-align: justify;"><a href="https://www.banquedesterritoires.fr/sites/default/files/2021-12/CP%20Ifop-ADF%20-%20Les%20D%C3%A9partements%20en%20premi%C3%A8re%20ligne%20de%20la%20relances%20selon%20les%20Fran%C3%A7ais%20-%2020211202.pdf" target="_blank" rel="noopener">(PDF, 299.29 Ko) (new window)</a></p><p style="text-align: justify;"></p><p style="text-align: justify;">Francois-Sauvadet-</p><p style="text-align: justify;"><a href="https://www.banquedesterritoires.fr/les-departements-se-posent-en-cle-de-voute-des-politiques-decentralisees?pk_campaign=newsletter_hebdo&amp;pk_kwd=2021-12-03&amp;pk_source=Actualit%C3%A9s_Localtis&amp;pk_medium=newsletter_hebdo">https://www.banquedesterritoires.fr/les-departements-se-posent-en-cle-de-voute-des-politiques-decentralisees?pk_campaign=newsletter_hebdo&amp;pk_kwd=2021-12-03&amp;pk_source=Actualit%C3%A9s_Localtis&amp;pk_medium=newsletter_hebdo</a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/791/%C2%ABen-voulant-censurer-zemmour-la-gauche-prouve-son-incapacite-a-comprendre-les-inquietudes-des-francais%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sat, 04 Dec 2021 13:46:56 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/791/%C2%ABen-voulant-censurer-zemmour-la-gauche-prouve-son-incapacite-a-comprendre-les-inquietudes-des-francais%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[«En voulant censurer Zemmour, la gauche prouve son incapacité à comprendre les inquiétudes des Français»]]></title>
	<description><![CDATA[<p>FIGAROVOX/TRIBUNE - Stéphane Troussel, président socialiste de la Seine-Saint-Denis, a lancé une pétition pour interdire le meeting d'Éric Zemmour à Villepinte le 5 décembre. Pour Laurence Taillade, cet acte d'impuissance est le symbole d'une gauche en déclin qui préfère censurer plutôt qu'argumenter.</p><p>Laurence Taillade est essayiste, auteur de L'urgence laïque (Ed.Michalon) et Être une femme en 2020 (Ed. Michalon) et coauteur d'Une France soumise.</p><p>Stéphane Troussel lance une pétition en direction des propriétaires du parc des expositions de Villepinte, qui accueillera le meeting d'Éric Zemmour le 5 décembre, pour leur demander le retrait de la salle. Qu'un président de département, élu, se prête à ce type de guignolerie est atterrant à plusieurs titres.</p><p>Je n'ai pas de sympathie particulière pour Éric Zemmour et regrette sa décision de sortir de son rôle de polémiste, qu'il remplissait plutôt bien. Néanmoins, j'ai un attachement viscéral pour la liberté d'expression et pour la démocratie. Or, en agissant ainsi, Monsieur Troussel, qui est dépositaire des principes républicains, dont les libertés d'expression, de penser, d'entreprendre sont les piliers, s'abandonne à les dénier.</p><p>L'utilisation de la pétition relève de l'acte symbolique et met en exergue l'impuissance d'un élu à réclamer une censure qui n'a pas de fondement légal.</p>
<p>Laurence Taillade</p>
<p>On comprend que cet élu socialiste, un dinosaure qui a résisté, comme certains de sa catégorie, par le propos démagogique et le clientélisme, s'en prenne ainsi à la venue d'Éric Zemmour dans son fief. Il vit cela, selon ses propres mots, comme un «symbole révoltant». S'exprimant en écriture inclusive sur son fil Twitter, défendant bec et ongles le port du voile lors des sorties scolaires, considérant que son département est «multiculturel», donnant crédit à la victimisation permanente véhiculée par les associations anti-racistes, dont le PIR et le CCIF ont été les maîtres d'œuvre, relayant le concept d'islamophobie, il ne pouvait pas en être autrement.</p><p>Sauf que Monsieur Troussel n'est pas un militant d'association mais un président de collectivité locale et que l'on est en droit d'attendre de lui un peu plus de dignité. Il ne s'agit pas ici de remettre en cause le sentiment de «6 personnes sur 10 (qui) se disent victimes de discrimination», si l'on en croit ses propos, mais de rappeler que celui-ci a été fortement influencé par ces mouvements prétendument anti-racistes qui ont intentionnellement instrumentalisé toute forme de frustration pour lui donner une explication raciale. Le concept d'islamophobie, porté par des officines proches des Frères musulmans dont certaines sont aujourd'hui dissoutes, relayé par la galaxie racialiste qui en a fait un business, a largement contribué à créer ce sentiment exacerbé pour en faire une forme de réalité, dans un département à forte population immigrée, mal intégrée et dont certains quartiers ont cédé aux sirènes du communautarisme, de la haine de la France, de ses valeurs et du refus de l'assimilation à tout ce que notre pays représente. Oui, la présence d'Éric Zemmour là est une surprise pour Stéphane Troussel mais non, elle n'est pas négociable.</p><p>À lire aussi<a href="https://www.lefigaro.fr/vox/politique/gilles-william-goldnadel-est-ce-vraiment-l-extreme-droite-qui-menace-la-liberte-d-expression-20211122">Gilles-William Goldnadel: «Est-ce vraiment l'extrême droite qui menace la liberté d'expression ?»</a></p><p>L'utilisation de la pétition, quant à elle, relève de l'acte symbolique et met en exergue l'impuissance d'un élu à réclamer une censure qui n'a pas de fondement légal. Il faudra bien que Monsieur Troussel accepte que la Seine-Saint-Denis ne soit pas un fief mais un département français.</p><p>Notre pays s'est fondé sur la volonté du peuple de s'emparer de sa souveraineté. Il est marqué par la violence avec laquelle la République a vu le jour. La République tient sur cette démocratie où le peuple exerce le pouvoir. Or il n'existe pas de démocratie sans débat, sans liberté d'exprimer ses idées, de les confronter, de débattre, dans le cadre de la liberté d'expression. Éric Zemmour est candidat à l'élection présidentielle. Va-t-il se présenter devant les urnes sans jamais s'exprimer en contact direct avec le peuple et sans pouvoir exposer ses idées, un programme ?</p><p>La gauche nous avait habitués à cette censure dont elle devient coutumière. Ce qui est navrant, c'est qu'elle devrait, au contraire, être la garante d'un exercice démocratique exprimé à son plein. Il semble qu'à court d'arguments, à court de réflexion, le PS se soit totalement éloigné de sa capacité à répondre aux problèmes que pose ce candidat et qui sont le fond de sa popularité. Ces bien-pensants, écartant de toute discussion les préoccupations légitimes des Français quant à l'immigration, la montée du communautarisme, l'islamisme, la remise en question quotidienne de nos valeurs, de notre culture, dédaignent ceux qu'ils se prétendant représenter par le mandat et se complaisent dans la consanguinité d'idées. Pire, ils dégradent la Nation, porteuse d'un destin en commun, d'un socle historique et d'un pacte social auquel chacun décide d'adhérer librement. Le citoyen, lorsqu'il s'agit de s'exprimer dans une urne, ira toujours vers celui qui lui semble le mieux comprendre son quotidien. Force est de constater que cette gauche-là en est très loin, qu'elle a choisi délibérément de s'en éloigner et de fuir la confrontation.</p><p>Stéphane Troussel se livre à l'exercice favori de son camp : pleurnicher sur des ressentis de minorités hurlantes et ignorer la réalité des masses silencieuses.</p>
<p>Laurence Taillade</p>
<p>Au contraire, dédaignant la force de la rationalité, ces politiques indignes de la République dont ils se rengorgent se vautrent dans l'émotionnel pour mieux manipuler leurs cibles électorales. Oublié le principe d'Égalité qui les oblige à ignorer les distinctions de couleur de peau ou de religion, aux oubliettes la laïcité qui contraint à un exercice distancié de la religion. Stéphane Troussel se livre à l'exercice favori de son camp : pleurnicher sur des ressentis de minorités hurlantes et ignorer la réalité des masses silencieuses.</p><p>Agir ainsi, c'est faire le cadeau du statut de victime à Eric Zemmour, c'est le hisser au niveau d'un adversaire politique crédible. De même que son invitation sur TF1, lors du 20h de cette semaine, pose question dans le traitement de l'interview. Le travail de journaliste aurait été de le confronter aux problèmes de notre société et l'acculer au vide de son programme concernant les difficultés économiques des Français, qui ne se résument pas à l'immigration, même si cette question doit tenir un rôle majeur dans l'élection présidentielle, tant notre pays a souffert de la négliger.</p><p>Car, finalement, si Éric Zemmour prend une telle place, c'est bien que trop longtemps les autres partis politiques lui ont laissée et lui laissent encore, traitant avec dédain, dans le meilleur des cas, renvoyant au fascisme, pour d'autres, toute personne osant se confronter au réel du quotidien de nos compatriotes.</p><p>Le pouvoir rendrait fou. Prenons garde à ce que les fous ne prennent pas le pouvoir. Nous en serions collectivement responsables, d'avoir trop longtemps négligé la raison.</p><p>À VOIR AUSSI – Carl Meeus: «La présence d'Éric Ciotti a peut-être empêché le départ d'adhérents vers Éric Zemmour»</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/788/une-superbe-epine-dans-le-pied-des-indigenistes</guid>
	<pubDate>Mon, 29 Nov 2021 20:01:45 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/788/une-superbe-epine-dans-le-pied-des-indigenistes</link>
	<title><![CDATA[une superbe épine dans le pied des indigénistes]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Joséphine <a href="https://www.lejdd.fr/Societe/josephine-baker-au-pantheon-la-ceremonie-sera-tres-politique-4079463" target="_blank" rel="noopener">Baker entrera mardi 30 novembre au Panthéon</a>. Elle sera la première femme noire et la première artiste à rejoindre la cohorte des « grands hommes » et quelques femmes que la patrie reconnaissante honore de sa béatification laïque.</p><p>Mais ce n’est pas seulement l’icône noire mondiale des années trente, la star de la Revue nègre avec sa clownesque et ironique « danse sauvage », l’amie des cubistes et des surréalistes, que le président <a href="https://www.revuedesdeuxmondes.fr/tag/emmanuel-macron/" target="_blank" rel="noopener">Emmanuel Macron</a> a choisi de faire reposer aux côtés de <a href="https://www.revuedesdeuxmondes.fr/2-janvier-1942-jean-moulin-parachute-france/" target="_blank" rel="noopener">Jean Moulin</a>. C’est surtout la résistante. Celle qui chantait son amour pour Paris l’aima tellement qu’elle entra immédiatement en résistance lorsque l’occupant nazi y installa ses croix gammées. Engagée aux côtés des Forces françaises libres, elle proposa ses services au contre-espionnage. « Les Français m’ont tout donné. Je suis prête à leur donner aujourd’hui ma vie », dira la star de music-hall qui gardera une reconnaissance éternelle à la France qui l’accueillit en 1925.</p><p>Née dans le Missouri, état ségrégationniste, elle découvre à son arrivée un pays libre où « elle n’eut plus jamais peur » et où elle pouvait entrer dans n’importe quel restaurant. On l’utilisa donc pour récolter des renseignements. Patriote jusqu’à la pointe de ses accroche-cœurs ! Vénérant le général de Gaulle, « son » grand homme, qui lui offrit une croix de Lorraine lors de leur première rencontre à l’opéra d’Alger en 1943, puis une légion d’honneur à titre militaire en 1957. C’est en uniforme de l’armée de l’air française qu’elle prendra la parole aux côtés de Martin Luther King lors de la célèbre marche d’août 1963 à Washington. Car Joséphine Baker croit en la fraternité universelle et au juste combat contre le racisme. Aux États-Unis, elle se bat contre la ségrégation. En France, elle finance la Licra et s’engage aux côtés du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples).</p><p>« Les temps nouveaux ne sont peut-être plus si bien accordés à la fraternité universaliste que Joséphine Baker voulait sienne. Sa panthéonisation est un pied de nez à tous les tenants du business identitaire indigéniste, décolonial et racialiste. »</p><p>Comment imaginer une icône plus charismatique, plus consensuelle et plus française ? <a href="https://www.revuedesdeuxmondes.fr/auteur/regis-debray/" target="_blank" rel="noopener">Comme l’écrivit Régis Debray</a>, qui fut à l’origine en 2013 du mouvement pour sa panthéonisation, « Voir reposer côte à côte la chair et la science, la fantasque et le supplicié, Orphée et Jean Moulin, ne serait pas la pire façon de faire remonter de la vie au sommet de la colline […] et d’accorder la République aux temps nouveaux. »</p><p>Les temps nouveaux justement ne sont peut-être plus si bien accordés à la fraternité universaliste que Joséphine Baker voulait sienne. Sa panthéonisation est un pied de nez à tous les tenants du business identitaire indigéniste, décolonial et racialiste. Une épine dans leur pied. Comme c’est ennuyeux ce diable de femme qui ne cesse de célébrer la France qu’elle considère comme un paradis comparé aux États-Unis. Bien loin de l’infernal « État raciste systémique » qu’on dénonce en permanence dans les discours décoloniaux et leurs médias woke déférents.</p><p><a href="https://www.liberation.fr/culture/entre-ici-josephine-20211126_IAIYL5A6AFBKPMDZQZES2ALAJM/" target="_blank" rel="noopener">Libération a réglé le problème en proposant une réécriture woke de la vie de Joséphine Baker</a>. « Noire, bisexuelle, résistante, antiraciste, féministe… la danseuse et chanteuse symbolise une France plurielle à rebours des débats actuels », titre le quotidien. Comprendre « à rebours des débats actuels identitaires incarnés par les forces réactionnaires et fascisantes racistes et islamophobes ».</p><p>« Énoncer les différentes appartenances de Joséphine Baker pour en faire le symbole d’une France multiculturelle, diversitaire et dégenrée, opposée à l’universalisme “abstrait”, c’est foncer dans le contresens. »</p><p>Voilà Joséphine Baker, gaulliste et libertaire, promue à son corps défendant icône postmoderne de l’intersectionnalité et de la convergence néo-féministe décoloniale et racialiste. Bisexuelle, quelle aubaine ! Même les LGTBQ+ vont pouvoir la chaperonner. Le problème avec Joséphine Baker, c’est justement qu’elle n’est d’aucune chapelle, d’aucune tribu, d’aucune communauté. Énoncer ses différentes appartenances pour en faire le symbole d’une France multiculturelle, diversitaire et dégenrée, opposée à l’universalisme « abstrait », c’est foncer dans le contresens.</p><p></p><p><br />Libération, qui ouvre grand ses colonnes à ceux qui font la promotion de la culture woke, en connaît pourtant bien la grammaire. On s’y exprime « en tant que » noir, « en tant que » femme, en « tant que » trans , « en tant que » musulman… Et surtout on s’y exprime tant qu’on dénonce la République française, son néo-colonialisme, son universalisme hypocrite, qui masquerait en fait la discrimination permanente et le racisme systémique. Toute critique de cette essentialisation, de cette assignation identitaire est d’ordre totalitaire, colonialiste, suprématiste blanc et hétérosexuel dominant. On ne s’aventurera pas à faire parler les morts mais Joséphine Baker qui se battait pour faire disparaître les barrières entre les races, aurait-elle fait la promotion d’un néo-racisme qui a spectaculairement réhabilité la notion de race pour en faire un étendard de la lutte anti-occidentale ? Joséphine Baker se battait en tant qu’être complexe et singulier à la fois, non pour la défense d’une communauté mais pour l’abolition des apartheids, de tous les apartheids, aurait-elle applaudi à ces nouvelles idéologies où ce qui nous sépare compte plus que ce qui nous rassemble ? Preuve que le destin inclassable, donc libre, de cette icône embarrasse l’« indigénie », cette dernière rappelle ses troupes à l’ordre.</p><p>« Joséphine Baker, femme libre, inclassable et complexe. C’est cette impossibilité à l’assigner qui fait d’elle une figure encore plus exemplaire. Une femme illustre entre toutes pour notre Panthéon. Son destin est un roman à enseigner d’urgence dans nos écoles. »</p><p><a href="https://www.washingtonpost.com/opinions/2021/11/23/josephine-baker-pantheon-france-colonialism/" target="_blank" rel="noopener">Rokhaya Diallo s’est fendue d’une tribune au Washington Post</a> pour avertir que « l’histoire inspirante de Joséphine Baker ne doit pas effacer le racisme d’État français. » Dans <a href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/rokhaya-diallo-la-pantheonisation-de-josephine-baker-repare-nos-memoires-mais-cela-ne-peut-etre-suffisant-20211126_PKYNWEULHRA4TI7SVYMYWF5KCE/" target="_blank" rel="noopener">son interview à Libération</a>, elle tempère l’enthousiasme général en rappelant que Joséphine Baker « n’a jamais critiqué la domination coloniale française, contrairement à Gisèle Halimi ». Rokhaya Diallo aurait visiblement été plus à l’aise avec l’entrée au Panthéon d’une militante féministe anticolonialiste. Si tel avait été le cas, elle aurait pu approuver le choix d’une figure anticolonialiste tout en se lamentant qu’aucune femme non blanche n’ait encore été choisie pour figurer au Panthéon…</p><p>La militante décoloniale souligne l’aveuglement, le déni, les impasses de Joséphine Baker. Mais se battre, comme cette dernière le fit, dès les années 1950, contre la ségrégation aux États-Unis fait d’elle un précurseur. Elle n’a peut-être pas mené la lutte anticoloniale mais elle a sûrement applaudi de Gaulle, qu’elle approuvait tout d’un bloc, quand il accorda l’indépendance à l’Algérie et aux pays africains. Son soutien à Fidel Castro, héros de la lutte anti-impérialiste et anticolonialiste, n’est pas non plus un détail. Elle n’a pas eu peur de le revendiquer malgré ses attaches gaullistes.</p><p>Joséphine Baker, femme libre, inclassable et complexe. C’est cette impossibilité à l’assigner qui fait d’elle une figure encore plus exemplaire. Une femme illustre entre toutes pour notre Panthéon. Son destin est un roman à enseigner d’urgence dans nos écoles.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 21:10:21 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/778/les-degommeuses-du-feminisme-et-de-la-laicite-naem-bestandji</link>
	<title><![CDATA[Les &quot;dégommeuses&quot; du féminisme et de la laïcité. Naëm Bestandji]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Moins obnubilés par leur foi que par leur libido, les islamistes sont des obsédés sexuels. La régulation de leurs désirs passe par le prisme du patriarcat : les femmes, objets sexuels, sont considérées comme des proies. Elles en sont responsables par nature. Victimes potentielles, coupables certaines, il leur revient de prendre les mesures nécessaires pour se protéger des « prédateurs ». Elles doivent « religieusement » se cacher sous un voile. Ainsi dissimulées de la vue de leurs bourreaux « naturels », elles seraient « protégées ». Ces objets peuvent être regardés par les membres de la proche famille et des mâles sexuellement inactifs (les garçonnets et les impuissants) car, avec eux, l’objet sexuel n’est pas convoité. Voilà pourquoi le voile est porté en permanence, tel un carcan mobile « librement choisi » par nombre de ses adeptes, en dehors du foyer ou chaque fois que l’objet « risque » de croiser un homme étranger.</p>
<p>Le sexisme du voile, porte-étendard politique de l’islamisme</p>
<p>Cette obsession sexuelle est si énorme, et le patriarcat perçu comme meilleur moyen d’organisation sociétale, que les islamistes ont érigé le voile en porte-étendard politique de leur idéologie. La tête des musulmanes sert de support. Face à la « dépravation des Occidentales » qui osent vivre libres et cheveux au vent, l’enfermement symbolique et concret des musulmanes est brandi comme une identité à défendre et à affirmer. Cela explique pourquoi l’écrasante majorité des offensives politiques islamistes concerne cet accessoire sexiste.</p><p>Les femmes, objets sexuels, sont considérées comme des proies. Elles en sont responsables par nature. Victimes potentielles, coupables certaines, il leur revient de prendre les mesures nécessaires pour se protéger des « prédateurs ». Elles doivent se cacher sous un voile. Ainsi dissimulées de la vue de leurs bourreaux « naturels », elles seraient « protégées ».</p><p>Si le voile est leur outil matériel, le jeu sémantique des islamistes contribue à leur avancée : le consentement à la servitude patriarcale est présenté comme un « libre choix », le sexisme du voile est arboré comme une forme de féminisme, l’offense à l’islam(isme) (« islamophobie ») est déclarée être une hostilité envers les musulmans, etc. La rhétorique d’inversion et le terrain de la laïcité, plutôt que celui de l’inégalité des sexes, permettent à l’islamisme de trouver des alliés, même parmi les féministes. Depuis plus de trente ans, le cheval de Troie politico-sexiste a montré son efficacité. La jeunesse est une cible privilégiée. Les fillettes et adolescentes comptent parmi leurs priorités. Les islamistes considèrent qu’il faut les voiler « très tôt pour ne pas qu’elles se rebellent plus tard ». Si certains hésitent à sexualiser les fillettes en les voilant, tous s’accordent sur l’obligation de porter le voile (le fameux « libre choix » dans leur langage marketing) dès que les formes féminines apparaissent au début de l’adolescence. Pour cela, ils comptent aussi sur le soutien de leurs partenaires non musulmans pour permettre une meilleure diffusion de leur idéologie au sein de la société. L’écrasante majorité des musulmans vit dans les quartiers populaires. Trouver des alliés à gauche est donc indispensable. Cette étape a été largement dépassée. Les offensives dans le football en sont un bel exemple.</p>
<p>Alliance citoyenne à l’origine des « hijabeuses »</p>
<p>Alliance citoyenne, partenaire de l’islamisme politique, est une des associations les plus sexistes et rétrogrades de France. Séduite par l’approche sexiste, identitaire et victimaire de l’intégrisme musulman, elle s’est fixée pour mission d’imposer le sexisme du voile dans toutes les strates de la société. La première cible fut les piscines municipales avec les actions burqini. Puis ce fut au tour de quelques salles de sport par des offensives sexistes pro-voile. Depuis près d'un an, le football est aussi particulièrement visé. Les adolescentes sont les cibles, comme l’avaient déjà théorisé les prédicateurs islamistes.</p><p>Ainsi a été créé, au sein d’une association non religieuse d’extrême gauche, un groupe de jeunes islamistes en herbe qui, par leurs voiles, s’autodiscriminent et se définissent comme « hijabeuses » avant d’être footballeuses. Toutes imprégnées des discours de leurs « savants » qui leur ont martelé les « bienfaits du [sexisme du] voile », elles ont pour objectif de mettre la pression sur la Fédération Française de Football (FFF), la faire céder pour autoriser le sexisme politico-religieux du voile sur les terrains. Alliance citoyenne sait qu’elle ne réussira pas seule. Elle aussi a besoin d’alliés. Les Frères musulmans, dont l’idéologie est le socle des actions pro-voile d’Alliance citoyenne, comptent parmi leurs partenaires. Mais, infréquentables (le CCIF a par exemple été dissout par le gouvernement), il est nécessaire d’en trouver des moins sulfureux, des partenaires non religieux dont l’objet est la lutte contre les discriminations, angle idéal dans le cadre de la stratégie victimaire de l’islamisme politique. L’association parisienne Les dégommeuses est la partenaire rêvée.</p>
<p>Les « dégommeuses », nouvelles promotrices du sexisme politique « choisi »</p>
<p>Créée en janvier 2012, l’association Les Dégommeuses poursuit deux objectifs principaux : la promotion du foot féminin et la lutte contre le sexisme, les LGBT-phobies et toutes les discriminations.<br />Les Dégommeuses est une équipe de foot majoritairement composée de lesbiennes et de personnes trans qui a pour objectif de lutter contre les discriminations dans le sport et par le sport.<br />(site internet lesdegommeuses)</p><p>Cette intention est louable et nécessaire. Les discriminations au sein du sport, à l’image de la société, sont effectivement nombreuses. Homophobie, lesbophobie et transphobie sont légion. Le problème est que l’association se reconnaît dans une mouvance féministe intersectionnelle. Ce féminisme à temps partiel et à géométrie variable considère que, à l’intersection des discriminations que peut cumuler et subir un individu (par exemple une femme noire, lesbienne et pauvre), la lutte pour l’égalité des sexes doit céder le passage au respect de l’identité, de la culture et de l’intégrisme musulman (perçu par les intersectionnelles comme étant l’islam tout court).</p><p>L’association milite donc pour la différenciation des droits et pour des discriminations « choisies » si elles sont portées par les « concernées ». Le terme « inclusivité » fait naturellement partie du package (comme si toutes les autres formes de luttes contre les discriminations étaient « excluantes ») : les Dégommeuses est une association inclusive et qui promeut la diversité. L’inclusivité en question consiste à « inclure » toutes revendications, même les plus discriminantes, si elles sont portées par des personnes (surtout « non blanches ». L’« inclusivité » a ses limites) qui se déclarent victimes. La lutte n’a donc pas pour objectif l’égalité mais la reconnaissance de tout ce que veut porter un individu et réclamer des privilèges pour obtenir des droits particuliers. L’idée n’est plus de faire société commune par ce qui nous rassemble mais d’appeler à une société fragmentée par la mise en avant des différences. L’affichage identitaire est donc le bienvenu, seulement si cela provient des « victimes éternelles » c’est-à-dire les « non-blancs », les « racisés » pour reprendre leur terme raciste, essentialiste et paternaliste. L’islam(isme) est ainsi racialisé, passant du statut de religion ou d’idéologie politique à celui d’ethnie et rejetant du même coup la liberté de conscience (puisqu’on serait musulman de naissance et biologiquement assigné à le demeurer). Pour pouvoir distinguer visuellement cette supposée ethnie musulmane, les intersectionnelles ont adopté l’approche sexiste et patriarcale des extrémistes musulmans : le corps et la tête des femmes servent de support au porte-étendard identitaire et politique de l’islamisme : le sexisme du voile. Le sexisme et le patriarcat de l’islamisme sont ainsi présentés comme une simple « diversité » défendable au même titre que l’orientation sexuelle ou la couleur de peau.</p><p>L’islam(isme) est racialisé, passant du statut de religion ou d’idéologie politique à celui d’ethnie et rejetant du même coup la liberté de conscience.</p><p>L’islamisme politique a flairé depuis plusieurs années l’opportunité que le féminisme intersectionnel représente pour l’expansion de son idéologie grâce à son étendard politico-sexiste. Par leur partenariat avec Alliance citoyenne, les « dégommeuses » représentent un énième exemple de cette alliance idéologique contre nature.</p>
<p>Les « dégommeuses » instrumentalisent la laïcité pour promouvoir l’islamisme</p>
<p>En juin 2021, un premier tournoi de football médiatisé fut organisé avec les « hijabeuses ». Il fut notamment soutenu par l’ex footballeuse internationale française et actuelle consultante à Canal+ Jessica Houara-d'Hommeaux et complaisamment relayé entre autres par Médiapart.</p><p></p><p></p><p>En juillet, l’association s’est jointe à l’action d’Alliance citoyenne au siège de la FFF pour faire pression sur la fédération et son président Noël Le Graët. En août, grâce à l'efficace lobbynig d'Alliance citoyenne auprès de la presse, le journal Libération leur dédie un article hagiographique (1). Le 14 novembre, un nouveau match est organisé entre Les « dégommeuses » et les « hijabeuses ». L’idée de ce match symbolique, sans aucune autre importance que celle donnée par les deux associations, est toujours la même : faire plier la FFF. La publication Facebook des dégommeuses révèle toutes les contradictions et la dangerosité pour les femmes de ces revendications. L’association affirme notamment ceci : [LA LAICITE, C'EST NOUS QUI LA DEFENDONS] […] Nous voulons le respect de la laïcité, qui nous permet d'exprimer librement nos croyances et appartenances multiples.<br />La laïcité, la République, c'est nous : des femmes qui portent le voile, des lesbiennes  et des trans qui luttent ensemble.</p><p></p><p>Avant de prétendre défendre la laïcité et, pire encore, de prétendre l’incarner, il faudrait d’abord en maîtriser le principe. Son socle, son essence, est la liberté de conscience, pas « l’expression des croyances et appartenances multiples ». Cette liberté s’apprend, se forge, par la construction de la citoyenneté dans l’enfance et l’adolescence. L’individu peut ainsi jouir pleinement de sa liberté de conscience une fois adulte et exercer une citoyenneté éclairée. La séparation des Églises et de l’État actée par la loi de 1905 en est la traduction politique et juridique. Cette loi, dès son article 1, affirme que « la République assure la liberté de conscience. » Cette liberté est absolue, sans limite. Elle incarne l’expression « avoir la possibilité de croire ou de ne pas croire, d’avoir une religion ou pas, d’en changer », etc. C’est pourquoi elle ne peut pas être encadrée. Ce même article 1, juste après, pas avant, affirme que la République « garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. » La liberté de conscience est la première des libertés. « Exprimer librement nos croyances » n’est donc pas la laïcité au sens strict mais sa conséquence naturelle qui, elle, est limitée par le cadre posé dans la loi (sachant que le libre exercice des cultes n’est pas le synonyme de l’expression libre des croyances, mais c’est un autre débat). Cette limitation est nécessaire, notamment pour garantir la pleine jouissance de la liberté de conscience de chacun. C’est justement l’involontaire démonstration faite par les « dégommeuses ».</p><p>Ce match de foot concernait des jeunes filles à peine sortie de l’enfance qui n’ont pas encore atteint l’âge adulte. Elles sont en pleine construction, en plein apprentissage de leur citoyenneté par la formation de leur esprit critique et de leur libre arbitre. Le voile porté sur leur tête pose un couvercle sur cette construction. L’islamisme milite pour une liberté de culte totale et l’affichage (politico) religieux sans limite. Il rejette la liberté de conscience. Le voile est le sceau de ce rejet. Les prédicateurs islamistes, ou l’entourage social qui transmet leurs discours, ont convaincu ces adolescentes (certaines peut-être dès l’enfance) de se cacher sous un voile. Ils ont obtenu leur consentement pour remettre leur esprit critique et leur libre arbitre entre les mains de ces hommes. Diaboliser leur corps, ne plus avoir la possibilité de sentir l’air et le vent caresser leurs cheveux, comme n’importe quelle autre fille et la totalité des garçons de leur âge, sous prétexte qu’une religion l’aurait décidé pour elles sinon elles risqueraient de sexuellement exciter les hommes ici-bas et d’aller brûler en enfer pour l’éternité dans l’au-delà : pour une adolescente, c’est tout sauf la liberté de conscience. Qu’une association qui, en plus prétend défendre la laïcité, banalise et même se bat pour cela, c’est antilaïque par excellence.</p>
<p>Camper sur le terrain de la laïcité pour éviter celui de l’inégalité des sexes</p>
<p>Alors pourquoi avoir choisi le terrain de la laïcité ? Parce que, comme le veut la stratégie de l’islamisme politique à laquelle il semble que cette association adhère, cela permet d’éviter le terrain réellement concerné par le voile, celui où les islamistes n’ont aucune chance : le sexisme et le patriarcat. Il est en effet bien plus facile de défendre une « laïcité inclusive » qu’un « sexisme inclusif ».</p><p>Les éléments de langage choisis sont donc les mêmes que ceux des Frères musulmans et de leurs partenaires tels qu’Alliance citoyenne. « Foulard », par exemple, est souvent préféré à « voile » pour atténuer la portée sexiste, patriarcale, identitaire et politique de ce dernier en faisant subtilement référence au foulard traditionnel français. Voile et foulard seraient synonymes alors qu’ils n’ont rien en commun. Cela n’empêche pas les « dégommeuses » de réclamer « la fin de l'interdiction du port du foulard par la FFF ». Voilà une belle façon de banaliser l’outil le plus sexiste, rétrograde et patriarcal de l’Histoire de l’Humanité en le faisant passer pour un simple accessoire vestimentaire anodin. Considérer ces jeunes filles comme des objets de désir au point de les cacher sous un voile pour ne pas exciter ces animaux que seraient les hommes qui les regarderont jouer au foot, n’a rien à voir avec la laïcité. Parce que c’est cela, bien plus que la religion, qui est brandi par les hommes qui prescrivent le port du voile. Il n’y a pas plus sexiste que cet accessoire. Chaque millimètre carré de ce linceul transpire un patriarcat multimillénaire. Le voile a été créé dans l’antiquité au sein d’une société ultra patriarcale, bien avant l’islam, bien avant les trois grandes religions monothéistes, pour distinguer les femmes « pudiques » et respectables des prostituées et des esclaves. Cette fameuse « pudeur » fabriquée, définie et ciselée par des hommes. Cela n’a donc rien à voir avec la religion et tout à voir avec le sexisme voire le racisme : le voile a été créé pour stigmatiser, discriminer et inférioriser une partie de l’Humanité en raison de son sexe. Le défendre au nom du féminisme est bien la contradiction typique et assumée du féminisme intersectionnel.</p>
<p>En racialisant l’islam(isme), le voile devient impossible à retirer</p>
<p>L’autre manière de banaliser le sexisme du voile et de le faire passer pour victime d’une société intolérante est, comme vu plus haut, de le racialiser, de le présenter comme un élément biologique. Pour cela, les « dégommeuses » reprennent l’habituelle comparaison entre un accessoire sexiste et porte-drapeau politique d’une idéologie totalitaire, avec l’orientation sexuelle et la transidentité. Comme l’orientation sexuelle, le voile n’est donc plus un choix (il ne l’a de toute façon jamais été). Il serait physiquement greffé sur le crâne de ses porteuses. Il ferait physiquement partie de leur être. Là encore, la liberté de conscience, cœur du principe de la laïcité, est éjectée. La racialisation de l’islam(isme) rend caduque la laïcité. On voudrait essentialiser ces musulmanes à leur extrémisme religieux, on ne s’y prendrait pas autrement. Cela explique pourquoi les joueuses défendues sont « hijabeuses » avant d’être footballeuses et pourquoi il leur est psychologiquement impossible de retirer leur voile le temps des quelques minutes d’un match. Selon les islamistes, une mèche de cheveux visible est un risque sexuel trop grand. Le risque d’exciter les hommes et de gagner un ticket pour l’enfer pèse trop lourd face au plaisir futile de jouer au football. Cela porte un nom : l’endoctrinement. Cela n’a donc rien à voir avec la laïcité et tout à voir avec le sexisme le plus rétrograde.</p><p>Par leur obsession sexuelle légendaire, les islamistes ont fait du voile leur porte-étendard politique. Et ça fonctionne. Cet énième exemple montre son efficacité. Ainsi, depuis quelques années, les islamistes ont moins besoin d’agir directement puisque leurs partenaires intersectionnelles se chargent de mener, à leur place, des actions pour banaliser ce sexisme qui permet de faire avancer leur idéologie. Cela s’appelle « la da’wa par la visibilité » : « pas besoin de parler, le hijâb le fait pour nous » comme l’affirment avec satisfaction nombre d’islamistes. Peu importe les intentions de celles qui le portent. L’islam n’est qu’un prétexte pour soumettre les femmes à l’apaisement de la libido masculine en les dissimulant sous un suaire.</p><p><a class="modal_video surimg" href="https://youtu.be/SgyrIHD-7so"></a></p><p>Cette racialisation de l’islam(isme) à travers le sexisme du voile rejoint un des principaux arguments de ses prescripteurs : le port du voile n’est pas un choix mais une « obligation religieuse ». Grâce à la rhétorique d’inversion, cette obligation est présentée au grand public comme une forme de « liberté personnelle ». Cela a justement été exprimé par une « hijabeuse », dans un reportage censé promouvoir le « féminisme » de ce sexisme et dénoncer la discrimination que subirait la discrimination sexiste du voile… Ceci pour soutenir le « libre choix » de ce patriarcat sur les terrains de football. Ce reportage a été mis en ligne sur la chaîne YouTube de L'Équipière, le média français qui suit le football féminin du vestiaire au terrain, le jour de l’action dans les locaux de la FFF, le 23 juillet 2021. La « hijabeuse » en question, une adolescente encore peu habituée à respecter les éléments de langage de l’islamisme politique, a déclaré : Lorsque j’ai eu un premier match officiel […] j’ai dû rester sur le banc parce que j’ai refusé d’enlever mon voile. […] mon coach ne comprenait pas pourquoi je n’avais PAS LA POSSIBILITÉ de l’enlever.</p><p></p><p>Cette rhétorique d’inversion a ses limites. Si les militantes voilées et les féministes intersectionnelles utilisent tous les jours le terme « liberté » (de ne pas en avoir) pour le voilement, elles utilisent à dose homéopathique le terme « égalité ». Pourquoi ? Parce que la liberté peut inclure la soumission, l’égalité la rejette. On peut choisir la servitude, l’égalité y est opposée. On peut brandir le voile comme une liberté de le porter. On ne peut pas l’invoquer comme une forme d’égalité avec les hommes.</p><p>Par leur obsession sexuelle légendaire, les islamistes ont fait du voile leur porte-étendard politique.</p><p>Leur impossibilité de retirer leur voile provisoirement, quitte à ne pas avoir accès à l’emploi et à certaines activités, est la preuve ultime que leur « libre choix » est l’autre nom de l’endoctrinement. Elles ne peuvent faire autrement qu’être intransigeantes. C’est cela qui doit inquiéter et être interrogé par les « dégommeuses », non un règlement applicable à tous sans distinction.</p>
<p>L’article 1 des statuts de la FFF : cible des fanatiques « syndiquées » et de leurs soutiens</p>
<p>L’article 1 des statuts de la Fédération Française de Football, remis en cause par les militantes, indique que sont interdits, à l’occasion de compétitions ou de manifestations organisées sur le territoire de la Fédération ou en lien avec celles-ci :</p><p>– tout discours ou affichage à caractère politique, idéologique, religieux ou syndical,<br />– tout port de signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance politique, philosophique, religieuse ou syndicale,<br />– tout acte de prosélytisme ou manœuvre de propagande.</p><p>Le voile réussit l’exploit de remplir tous ces critères (les « dégommeuses » en rajoute une couche en affirmant que le foot est un jeu mais il est aussi un mode potentiel d’affirmation politique). Enfin, presque tous les critères. Il y en a un qui semble ne pas le concerner : le signe ou [la] tenue manifestant ostensiblement une appartenance syndicale. Par un mauvais calcul marketing, qui peut sembler efficace à court terme, Alliance citoyenne va, sans s’en apercevoir, combler ce manque. L’association est allée jusqu’à inventer, tout spécialement pour ses offensives islamistes dans le football, un faux « syndicat des femmes musulmanes » qui, selon les jours, se nomme « syndicat des femmes voilées et libres » ou bien « syndicat des femmes musulmanes voilées et libres ». Un syndicat est une association de personnes destinée à la défense de leurs intérêts professionnels communs [les étudiants y sont assimilés]. Le mot « syndicat », se retrouve, notamment dans le droit de la co-propriété immobilière, en droit bancaire et en droit du travail. Ainsi, au-delà de sa réalité sexiste et patriarcale, le voile n’est plus seulement un signe « religieux ». Il devient un uniforme de travail. Selon Alliance citoyenne, être voilée revêt l’appartenance à une catégorie particulière de la population qui devrait être juridiquement reconnue. Leur lutte ne concerne pas la défense de droits qu’elles ont déjà mais l’obtention de droits particuliers. D’où sa demande de droits civiques spécifiques (« droits civiques des femmes musulmanes ») depuis ses premières actions burqini en 2019.</p><p>Ainsi, la légèreté dans sa dénomination variable s’explique par le fait que ce « syndicat » islamiste n’existe officiellement pas. Aucun statut n’a été déposé pour sa création. L’intérêt est toujours de trouver une appellation marketing efficace pour asseoir l’illusion d’une crédibilité. Désirant être reconnues comme des militantes syndicales par la FFF, ces militantes voilées affichent alors leur appartenance sur leur tête, comme si des footballeurs portaient sur leur crâne un grand panneau de la CGT. Une situation inimaginable et interdite par le règlement de la FFF, mais dont Alliance citoyenne réclame un statut dérogatoire pour ses « syndiquées ». Les « hijabeuses » cochent ainsi l’intégralité des cases des interdits de l’article 1 des statuts de la fédération.</p>
<p>Le sexisme du voile montre une nouvelle fois sa dangerosité politique</p>
<p>Le voile est bien le cheval de Troie de l’islamisme. Cet accessoire sexiste est l’outil de destruction massive de l’égalité des sexes et de la laïcité. Les « dégommeuses » et les « hijabeuses » en sont les agents de terrain. Les « dégommeuses » sont sincèrement convaincues qu’elles ne soutiennent pas l’islamisme, malgré les mises en garde et des sources foisonnantes si elles prenaient la peine de s’informer un minimum. Elles sont l’incarnation classique du surnom péjorativement donné à ces individus : « idiots utiles » de l’islamisme. À un tel point qu’elles n’ont pas remarqué que, si ces LGBT intègrent le sexisme islamiste dans leur lutte, l’islamisme politique n’a jamais fait de même en retour. De la petite association « musulmane » locale en passant par feu le CCIF ou le FEMYSO au niveau européen, aucune association issue de l’idéologie des Frères musulmans n’a jamais défendu les droits des LGBT musulmans. Contrairement aux féministes intersectionnelles, les islamistes restent cohérents.</p><p>Le voile, accessoire sexiste, est l’outil de destruction massive de l’égalité des sexes et de la laïcité.</p><p>L’islamisme politique poursuit sa lente mais efficace progression grâce, dans l’écrasante majorité des cas, à son cheval de Troie qu’est le sexisme du voile. Les « dégommeuses » et Alliance citoyenne le prouvent encore aujourd’hui. Si ces associations préfèrent soutenir des jeunes filles qu’elles confortent dans leur fanatisme, la FFF a l’obligation morale de protéger toutes celles qui ne sont pas voilées, qui refusent d’être renvoyées à leur pseudo « impudeur » définie par des hommes (il faut le rappeler, le voile ne marque pas seulement la « pudeur » de celles qui le portent mais aussi « l’impudeur » de celles qui s’en dispensent). La banalisation du sexisme du voile, par sa présence sur les terrains de football, renforcera encore un peu plus la pression sur les musulmanes qui résistent au voilement de leur être. La FFF doit penser à l’écrasante majorité de ces jeunes filles, plutôt qu’à une poignée de fanatiques qui, malheureusement, ont basculé. Plus largement, la Fédération doit penser à l’image des femmes sur les terrains de football. Les femmes doivent être perçues comme les hommes : des joueuses. Les terrains n’ont pas vocation à propager, par exhibition publicitaire sur leur tête, une idéologie politico-sexiste qui les infériorise. Le règlement doit donc s’appliquer aux deux sexes de la même manière, comme le veut l’esprit de son article 1.</p><p>Au nom du principe de laïcité, et surtout, d’abord et avant tout, au nom de la lutte contre les discriminations, notamment sexistes, la FFF doit rester garante du respect de son règlement.</p><p>(1) <a href="https://www.liberation.fr/sports/football/les-hijabeuses-ces-footballeuses-qui-luttent-contre-leur-mise-au-banc-20210814_XY42ZJBCXBHJ3KFDUOB27KG6XE/" target="_blank" rel="noopener">Les Hijabeuses, ces footballeuses qui luttent contre leur mise au banc</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/777/et-si-on-supprimait-les-mutuelles</guid>
	<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 06:43:13 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/777/et-si-on-supprimait-les-mutuelles</link>
	<title><![CDATA[Et si on supprimait les mutuelles ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L'Anti-éditorial du 25 novembre 2021- épisode 26</p><p>Faut-il supprimer les mutuelles ? L’idée semble taboue, voire loufoque. Et pourtant, c’est en train de devenir l’un des thèmes de la campagne présidentielle…</p>
<p>Une cuisine typiquement française  </p>
<p>La France a un système original, sinon unique au monde. Vous le savez, nos frais de santé sont pris en charge par une double structure. D’un côté, il y a l’Assurance maladie obligatoire, la « Sécu ». De l’autre, la complémentaire santé, en particulier les mutuelles, qui couvrent 35 millions de Français.</p><p>Et c’est un système qui est à la fois double et mixte. Chacune des deux parties, la Sécu et la mutuelle, rembourse les mêmes soins. Typiquement, 70 % pour la Sécu, 30 % pour la mutuelle. Et quand l’une ne rembourse pas, l’autre non plus. Ailleurs dans le monde, les systèmes complémentaires financent des soins qui ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale. Et souvent, ils ne le font qu’au-dessus d’un certain plafond de dépenses, qui varie selon vos revenus. Un peu comme une franchise automobile en cas d’accident. C’est le bouclier sanitaire. Il est en vigueur en Allemagne.</p>
<p>Quel est le problème ?</p>
<p>Vous me direz : quel est le problème ? Pourquoi cette manie de lorgner sur les voisins puisque ça nous plaît ? Mais la critique des mutuelles est récurrente. Elle est même au cœur <a href="https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-complementaires-sante" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’un récent rapport de la Cour des comptes</a>. Les magistrats financiers trouvent le système coûteux, en raison d’importants frais de fonctionnement. Évidemment, <a href="https://www.mutualite.fr/presse/rapport-de-la-cour-des-comptes-la-mutualite-francaise-denonce-un-manque-de-serieux-et-de-transparence/">les mutuelles n’apprécient pas cette critique et contestent le calcul</a>.</p><p>Deuxième reproche : la Cour des comptes trouve le système des complémentaires « inégalitaire ». Il favorise les salariés du secteur privé par rapport aux fonctionnaires ou les actifs par rapport aux inactifs. Les personnes âgées, « du fait des pratiques de tarification à l’âge, doivent s’acquitter de cotisations élevées ».</p><p>Retraités, chômeurs et inactifs sont lésés par ce système hybride. Mais les personnes les plus pauvres le sont aussi, malgré tous les efforts pour leur assurer une meilleure couverture. Du coup, constate la Cour des comptes, « les renoncements aux soins persistent, malgré un état de santé pourtant plus dégradé proportionnellement au reste de la population ».</p><p>Jean-Charles Simon, un économiste libéral, reprend l’argument financier classique. Dans <a href="https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-supprimons-les-mutuelles-de-sante-1361654">une tribune publiée par Les Échos</a>, il accuse les mutuelles d’être structurellement coûteuses : « Les mutuelles font supporter aux ménages quelque 8 milliards de frais de gestion de toute nature. » Comme le dit la Cour des comptes, « la forte imbrication des assurances maladies de base et complémentaire se traduit par des coûts de gestion nettement supérieurs aux autres pays européens ». L’entretien de l’usine à gaz a un prix !</p><p>Deuxième critique : certes, les complémentaires santé sont en concurrence. Mais la concurrence n’est qu’apparente, alors que la réglementation « standardise l’offre », qui est très peu différenciée. Les mutuelles sont en réalité interchangeables. On a donc les inconvénients de l’usine à gaz, sans les avantages de la compétition sportive. Brigitte Dormont, professeure à l’université Paris-Dauphine, estime que ce système à double détente « freine des évolutions souhaitables, comme la généralisation du tiers payant ou un paiement plus qualitatif des médecins ». <a href="https://www.challenges.fr/economie/remboursement-des-soins-pourquoi-il-faut-creer-une-grande-secu_787880">Dans une autre tribune, cette économiste</a> avance un argument massue, dont nous avons tous fait l’expérience avec le Covid : « Ce n’est pas un hasard si, durant la crise sanitaire, par souci d’efficacité, le remboursement des soins les plus urgents a été garanti à 100 % par l’Assurance maladie : tests, vaccination, téléconsultations. » Il est donc impératif de mieux séparer les domaines d’intervention.</p><p></p>
<p>Quelle est la solution ?</p>
<p>Alors, on supprime ? Dans le jargon des hauts magistrats, voici la réponse : « La Cour n’a pas souhaité trancher entre des options qui peuvent changer le rôle des acteurs publics et privés et modifier la liberté de choix des assurés. » Pas besoin de traduire en français courant, vous avez compris ! La Cour des comptes ne veut pas s’aventurer sur le terrain politique. Elle fait un constat. Mais elle ne va pas jusqu’à préconiser de supprimer les mutuelles.</p><p>Toutefois, la Cour conseille au moins de « désimbriquer les interventions respectives de l’Assurance maladie obligatoire et de l’assurance complémentaire ». Autrement dit, chacun des deux systèmes rembourserait des soins différents.</p><p>Mais d’autres experts vont plus loin. La solution, c’est ce que l’on appelle désormais « la grande Sécu ». Qu’est-ce que la grande Sécu ? C’est l’absorption des mutuelles par le système de la Sécurité sociale. Une seule cotisation, un seul guichet, une seule couverture sociale. La même pour tous, évidemment.</p>
<p>Ça sent bon la campagne</p>
<p>Tribunes, rapports, et éditos… tout cela, il faut bien le dire, sent la bonne odeur de la campagne. Non ! Je ne parle pas de la campagne avec des poules et des vaches à lait ! Je parle de la campagne électorale. Comme par hasard, voici encore un autre rapport, commandé cette fois, tiens tiens, par le ministre de la Santé, Olivier Véran. Ce rapport, c’est celui du Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie. Il n’est pas encore officiellement remis au gouvernement <a href="https://www.la-croix.com/Economie/Assurance-maladie-vers-grande-Secu-sans-mutuelles-2021-11-18-1201185741">mais, encore tiens tiens, il circule déjà</a>.</p><p>Et en plus, il pointe d’autres dysfonctionnements ! Le système actuel « ne supprime pas les risques de reste à charge importants sur des soins essentiels ». Les séjours hospitaliers, par exemple. Et « ces restes à charge sont élevés pour les risques plus lourds liés à l’incapacité temporaire, l’invalidité, le décès ou encore le chômage. » Alors que la population française vieillit, ce problème n’est pas négligeable.</p><p>Autre grande critique : la généralisation des complémentaires santé favorise les dépassements d’honoraires, le fameux secteur 2, qui permet au médecin de fixer librement ses tarifs.</p><p>L’AntiÉditorial se demande donc si le gouvernement, à travers Olivier Véran, n’est pas en train de tester la première idée de campagne du pas-encore-candidat Macron. Avec ce concept tout beau, tout lisse et un peu ronflant, qui sent légèrement l’élément de langage : « la grande Sécu ».</p>
<p>Macron copie Mélenchon</p>
<p>Mais ce qui est amusant, c’est que la future idée du futur candidat Macron ressemble à <a href="https://www.argusdelassurance.com/acteurs/presidentielle-2017-jean-luc-melenchon-precise-ses-intentions-pour-les-complementaires-sante.116085">la vieille idée de l’ancien candidat Mélenchon.</a> En 2017, le leader de la France insoumise défendait la « sécurité sociale intégrale », autrement dit la prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie, autrement dit… la grande Sécu. Selon les calculs de la France insoumise, « ce 100 % Sécu bénéficierait de ressources largement supérieures aux besoins, ce qui permettrait ainsi à l’Assurance maladie d’embaucher en son sein l’ensemble des salariés travaillant aujourd’hui pour les organismes de complémentaire santé ». Après renégociation des prix des médicaments, régulation des tarifs pour les lunettes, les soins dentaires et les prothèses auditives, et suppression des dépassements d’honoraires…</p><p>Ce parfum de campagne qui flotte sur un sujet aussi sensible, la santé, explique <a href="https://www.lejdd.fr/Politique/tribune-xavier-bertrand-la-grande-secu-demmanuel-macron-serait-une-folie-4075607">la force des attaques d’un candidat à la candidature de la droite</a>. L’ancien assureur Xavier Bertrand multiplie les critiques. D’abord, dit-il, on ne ferait pas d’économies. La grande Sécu serait financée par les impôts ou par la dette publique. Mais dans un deuxième temps, devant les problèmes de financement, la grande Sécu deviendrait la petite. Elle « créerait une médecine à deux vitesses ». Car il y aurait « des déremboursements en rafale ». Les hauts salaires souscriraient alors à des assurances privées. À terme, on aurait « un modèle à l’anglaise ou à l’américaine, dans lequel les plus riches et les plus démunis ont chacun leur système de santé. »</p><p>Bertrand ajoute deux critiques. La première à destination de son électorat. « Ce serait la fin de la médecine libérale. » Car les médecins n’auraient qu’un seul interlocuteur, qui pourrait leur imposer de nouvelles règles. « Donc ils deviendraient, in fine, salariés. » Deuxième reproche de Xavier Bertrand, « ce serait l’appauvrissement du dialogue social dans les entreprises », parce qu’actuellement, le remboursement des soins est un thème fort de la négociation collective.</p><p>Soyons clairs, il s’agit de pré-campagne électorale. Autrement dit, la réforme n’est pas encore faite. D’autant que le secteur des complémentaires santé emploie 100 000 personnes.</p><p>Mais vous aurez au moins goûté le paradoxe intellectuel. D’un côté, un gouvernement de sensibilité libérale qui teste l’idée d’une Sécu plus étatisée. De l’autre, un candidat de droite qui se veut le défenseur des catégories populaires menacées par une Sécu à deux vitesses. L’époque est décidément aux chassés-croisés idéologiques !</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 21 Nov 2021 09:49:16 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[« Iel », qui est-ce : une personne ou un person ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p style="text-align: left;">Je profite du coup de com réussi par Le Robert en ligne (peut-on écrire aussi La Roberte ? ou mieux : L·e·a Robert·e ?) avec le prétendu pronom personnel « iel » pour rappeler quelques articles publiés par Mezetulle sur l’écriture dite inclusive. On en trouvera la récapitulation et les références dans le dossier « <a href="https://www.mezetulle.fr/lecriture-inclusive-separatrice-faites-le-test-bisous-a-tous-deux/" target="_blank" rel="noopener">L’écriture inclusive séparatrice. Faites le test bisous à tous deux</a> ».</p><p style="text-align: left;">Et voici, en outre, quelques remarques sur la nouveauté « iel ».</p><p style="text-align: left;">La définition proposée en ligne est la suivante :</p><p style="text-align: left;">« RARE. Pronom personnel sujet de la troisième personne du singulier et du pluriel, employé pour évoquer une personne quel que soit son genre. L‘usage du pronom iel dans la communication inclusive. – REM. On écrit aussi « ielle, ielles » »<a href="https://www.mezetulle.fr/iel-qui-est-ce-une-personne-ou-un-person/#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc" id="sdfootnote1anc">1</a></p><p style="text-align: left;">Trois passages me semblent importants et montrent qu’il s’agit d’un concentré de contradictions reposant sur une méthode forcée.</p><p style="text-align: left;">1° « Rare ». Comprendre : « nullement attesté dans l’usage courant, utilisé seulement par les militants et sympathisants de la mouvance woke ». Comme le fait remarquer Bernard Cerquiglini, entre autres linguistes<a href="https://www.mezetulle.fr/iel-qui-est-ce-une-personne-ou-un-person/#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc" id="sdfootnote2anc">2</a>, « rare » s’applique en général à des termes anciens qui tombent en désuétude. C’est le contraire ici. Un coup de force inverse la méthodologie pratiquée par un dictionnaire de la langue. En principe c’est l’usage répandu qui fait entrer un terme dans le dictionnaire, ici c’est une décision ultra-minoritaire qui prétend imposer ses thèses en dictant une novlangue. De l’aveu même des responsables du dictionnaire, l’usage du terme est considéré comme prévisionnel. Mais sa présence n’atteste-t-elle pas qu’on en attend un effet performatif ?</p><p style="text-align: left;">2° « évoquer une personne » : voilà un usage (attesté et très courant) extensif du genre dit féminin pour désigner quiconque, quel que soit son genre… N’eût-il pas fallu l’éviter ici, ch·e·è·r·e Robert·e (pas facile avec ce fichu accent) ? Car le substantif « personne » employé ici montre que le concept de genre dans la langue est dissocié de la notion socio-politique ainsi que du concept de sexe biologique. Qui peut croire qu’une victime, une fripouille, une canaille soient nécessairement de genre féminin ? Qui peut croire que la girafe, la panthère, la taupe ne désignent que des femelles<a href="https://www.mezetulle.fr/iel-qui-est-ce-une-personne-ou-un-person/#sdfootnote3sym" name="sdfootnote3anc" id="sdfootnote3anc">3</a> ? Poursuivons : si le genre dit féminin dans la langue (en français genre marqué) peut avoir une valeur extensive, cela est encore plus courant pour le genre dit masculin (genre non-marqué), et c’est même la règle générale. « Colette est un des plus grands écrivains de langue française du XXe siècle » : heureusement qu’on ne la compare pas uniquement aux femmes. Ah oui, mais il y a l’énoncé scélérat « le masculin l’emporte sur le féminin » qu’on ne peut plus apprendre aux petites filles. Eh bien effectivement, on n’a pas à dire cela aux élèves. Car on n’est pas obligé d’épouser les fantasmes du père Bouhours<a href="https://www.mezetulle.fr/iel-qui-est-ce-une-personne-ou-un-person/#sdfootnote4sym" name="sdfootnote4anc" id="sdfootnote4anc">4</a>, et on devrait énoncer plus justement : « en grammaire, lorsque les deux genres se rencontrent, le genre non-marqué l’emporte sur le genre marqué » – ce qui est parfaitement logique. D’ailleurs le genre non-marqué assure parfois la fonction d’un neutre : « il pleut », « il est recommandé de prendre un parapluie ».</p><p style="text-align: left;">3° La fin de la définition nous offre le bouquet final de ce petit feu d’artifice de contradictions et de mauvaise foi : on écrit aussi « ielle, ielles », histoire de réintroduire une distinction, sous la forme d’un scrupule, d’une super bonne intention qui vient bousculer la précédente. Et puis qui « on » ? Et on reste très sérieux (onne reste très sérieuse, oups, non je corrige : on·ne·s rest·e·ent très sérieu·x·s·e·s) en continuant à parler d’inclusion<a href="https://www.mezetulle.fr/iel-qui-est-ce-une-personne-ou-un-person/#sdfootnote5sym" name="sdfootnote5anc" id="sdfootnote5anc">5</a> !</p><p style="text-align: left;">Ajoutons une question simple qui fâche parce qu’elle rappelle que toute langue est articulée, formée d’unités de plusieurs niveaux qui fonctionnent et sont comprises en relation les unes avec les autres. En l’occurrence, il s’agit d’unités grammaticales : le pronom personnel s’emploie dans une séquence, une proposition. Quand on veut l’expliquer, on ne se contente pas d’une définition qui isole le mot, on fait une phrase : « iel est venu hier » ou « iel est venue » ? Passe encore avec cet exemple, car ça ne s’entend pas. Mais « iel est idiot » ou « idiote » ?</p><p style="text-align: left;">Ici, il est recommandé de prendre un parabêtise : on s’en fera un plaisir.</p><p style="text-align: left;">Notes</p>
<p>Partager :</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/774/nous-enseignants-refusons-la-recuperation-de-nos-combats-par-eric-zemmour</guid>
	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 19:40:42 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/774/nous-enseignants-refusons-la-recuperation-de-nos-combats-par-eric-zemmour</link>
	<title><![CDATA[Nous, enseignants, refusons la récupération de nos combats par Éric Zemmour.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Parce que nous sommes ou avons été enseignants, pour une partie d’entre nous en poste dans des établissements dits sensibles, que nous avons été parmi ceux qui alertent depuis deux décennies sur la fracture scolaire aggravant les inégalités sociales et enracinant les conflictualités identitaires, que nous avons témoigné depuis longtemps du danger du prosélytisme islamiste auprès de nos élèves et de ses répercussions au-delà de l’école, que nous avons appelé à une réforme profonde de la formation des enseignants libérée d’une approche pédagogiste qui dessert d’abord les catégories populaires : nous refusons la récupération idéologique de nos combats républicains à des fins électoralistes par Éric Zemmour.</p><p>Parce que nous ne sommes pas des enseignants fatalistes, ni déclinistes, qui souhaiteraient jeter au feu l’école de la République, que nous n’avons aucune intention de laisser des idéologues imposer leur lecture biaisée de l’histoire, que nous refusons de traiter nos élèves au regard de leurs origines ethniques ou religieuses pour les « christianiser » (car ce serait la voie de l’assimilation à la ­civilisation judéo-chrétienne et gréco-latine !) ou, au contraire, les enfermer dans leurs particularismes (car c’est la voie du différentialisme se disant progressiste), que nous aspirons à une école intellectuellement exigeante, clé de l’ascension sociale bloquée depuis plus de trois décennies : nous refusons le projet identitariste porté par Éric Zemmour, qui entend faire de l’école le laboratoire d’une réinitialisation des esprits en remplaçant une idéologie néfaste par une autre, aussi dangereuse pour l’unité nationale.</p>
<p>Instrumentalisation</p>
<p>En tant qu’enseignants, nous ne pouvons accepter l’instrumentalisation du désarroi des Français à l’égard des difficultés que rencontre notre système scolaire. Aussi alimentée par la descente sociale des enseignants mal rémunérés donc déconsidérés dans une société libérale qui met en équivalence salaire et valeur sociale, cette crise de l’école ne doit pas être le prétexte pour accepter le reformatage identitaire voulu par Éric Zemmour et ses partisans. Parce qu’il sait ce qui fonde l’identité du peuple en France, il a compris – comme ses adversaires de l’autre extrême – qu’en imposant la réécriture du récit national à l’école s’il accédait au pouvoir il pouvait changer notre modèle de citoyenneté.</p><p>Or, parce que l’école souffre déjà du poids pris par certaines idéologies qui éloignent trop de nos élèves de la culture, de l’art, de la littérature, des sciences, nous ne voulons pas qu’un effet de balancier conduise au pire. Éric Zemmour doit savoir que si, aujourd’hui, de nombreux enseignants s’arrangent avec les programmes scolaires et leurs insuffisances pour transmettre à leurs élèves, malgré tout, des savoirs et connaissances de qualité, nous lui disons qu’ils seront l’immense majorité à s’opposer à ses directives idéologiques.</p><p>Il doit savoir, avant de se lancer en campagne, que les enseignants de France refuseront d’enseigner que Pétain aurait sauvé les juifs français, que de Gaulle aurait été un maurrassien dans l’âme, allié tacite de Pétain, qu’il n’existerait pas de consensus historique sur l’innocence de Dreyfus, que Maurice Papon « fut la victime de combats qui le dépassaient » et que son procès aurait eu pour but de satisfaire « le mea culpa qu’exigent Serge Klarsfeld et ce que Mitterrand n’hésite pas d’appeler le lobby juif », que l’islam et l’islamisme seraient synonymes, que « l’appétit sexuel des hommes va de pair avec le pouvoir ; [que] les femmes sont le but et le butin de tout homme doué qui aspire à grimper dans la société » qu’un obscur rappeur raciste serait « le Rouget de Lisle de la contre-colonisation ».</p><p>Si nous refusons l’histoire revue et corrigée par le wokisme à la française qui tente d’infuser l’école, ce n’est pas pour que Jacques Bainville devienne l’historien de référence de nos élèves. Nous ne prônons pas un juste milieu tiède sans saveur et sans ambition pour les catégories populaires et les classes moyennes que l’institution continue souvent de trahir en mentant sur le niveau réel de leurs enfants à l’issue de leur scolarité. Nous espérons une réforme structurelle profonde de l’école de la République, non pour restaurer l’école de Jules Ferry de 1880, ses plumiers à encre et ses blouses dans des classes non mixtes, mais pour restaurer l’esprit émancipateur par les savoirs de cette école publique, oublié depuis que l’ultralibéralisme et le management constituent le logiciel de nos élites dirigeantes.</p>
<p>Vers l’émancipation</p>
<p>Cette émancipation résulte de la possession d’un capital culturel commun dont sont privés trop de nos élèves, enfermés de facto dans des identités sociales et culturelles, flattés parfois par l’institution scolaire elle-même dans la médiocrité de leur référentiel Instagram. Nous pensons que l’enseignement laïque, indifférent aux appartenances et croyances identitaires et religieuses des élèves et de leurs familles, est la seule voie de l’émancipation. Si cette laïcité n’a pas d’adjectif pour en minorer l’ambition et la portée, elle n’est pas non plus un instrument pour « christianiser les musulmans » comme l’a expliqué le polémiste-candidat. L’enseignant laïque n’est pas un missionnaire, il ne prêche pas un credo.</p><p>Le professeur transmet à son élève les moyens intellectuels de penser au-delà de lui-même, pour penser par lui-même quand il sera adulte. Il lui offre les moyens de choisir entre la liberté d’être soi et l’enfermement communautaire. La laïcité est une voie étroite et difficile. La pratique au jour le jour de notre métier n’est pas un sacerdoce mais une ambition pour éviter la dislocation de la nation qu’Éric Zemmour accélère par la violence de ses propos. La laïcité est une voie étroite à une époque où l’hystérie identitariste hurle de tous côtés, chacun annonçant son apocalypse, chacun implorant son prophète ou son sauveur. Les enseignants attachés à la laïcité ne croient pas aux miracles. L’école de la République est celle de la nation française, elle n’a honte ni de son histoire, ni de ses écrivains, ni de ses artistes. Elle aurait honte en revanche de devenir le creuset d’un roman national porté par des nostalgiques de la contre-révolution et de la Révolution nationale.</p><p>À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/eric-zemmour-ou-le-bricolage-de-l-histoire">Éric Zemmour ou le bricolage de l'Histoire</a></p><p>***</p><p>Signataires :Fatiha Agag-Boudjhalat (professeur d’histoire-géographie), Isabelle Barberis (professeur de français, maître de conférences en arts de la scène université Paris Diderot), Béatrice Benabbes (professeur d’espagnol), Peter Bernhard (professeur d’allemand université Toulouse I), Jean-Paul Brighelli (professeur de lettres modernes en classes préparatoires), Sylvie Catellin (professeur en sciences de l’information et de la communication, maître de conférences à l’université de Versailles - Saint-Quentin), Mélanie Déchalotte (professeur de lettres modernes), Gilles Denis (professeur d’histoire de la biologie, maître de conférences université de Lille), Arnaud Fabre (professeur de lettres classiques), Alexandre François (professeur de linguistique CNRS, ENS, Sorbonne Nouvelle), Nadia Geerts (professeur de philosophie en disponibilité), Héloïse Geraut (professeur d’italien), Delphine Girard (professeur de lettres classiques, cofondatrice de Vigilance Collèges Lycées), Nicolas Gliere (professeur de lettres modernes), Marion Guardelli (professeur d’anglais), Éric Guichard (professeur de philosophie ENS Lyon, CNRS), Sophie Harif (professeur d’anglais), Fayçal Jellil (professeur d’économie-gestion), Barbara Lefebvre (professeur d’histoire-géographie en disponibilité), Alexandre Lomond (professeur d’histoire-géographie), Anne Lorenzini (professeur d’anglais), Laurent Loty (professeur de lettres modernes, CNRS, Sorbonne université), Daniele Manesse (professeur émérite en sciences du langage), Céline Masson (professeur de psychologie), Adel Mtimet (professeur de philosophie), Gérald Panczer (professeur de physique, université Lyon 1), Judith Perez (professeur de lettres classiques), François de Sauza (professeur d’histoire-géographie, cofondateur de Vigilance Collèges Lycées), Laure Schmittel (professeur d’histoire-géographie), Claude Secroun (professeur d’informatique), Véronique Tacquin (professeur de lettres modernes en classes préparatoires), Laurent Toussaint (professeur d’économie, Montpellier Business School), Olivier Verdun (professeur de philosophie), Philippe Zard (professeur de littérature comparée, Paris X Nanterre).</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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