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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Avril 2021]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Fri, 16 Apr 2021 20:54:48 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Boualem Sansal. Des voix dans le désert. A propos de Sarah Halimi ( I )]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Boualem Sansal, abasourdi par l’arrêt de la Cour de Cassation, m’a confié ce matin ce qu’il écrivit concernant “l’Affaire Sarah Halimi”. Les mots de l’écrivain-lanceur d’alerte infatigable prennent encore plus de résonnance aujourd’hui.</p><p>Lisez…</p><p>“Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France. Le pays est gangrené par l’islamisme qui l’a élu terre de djihad, il est martyrisé par le terrorisme, abîmé dans ses valeurs et son mode de vie, mais rien n’y fait, la France laïque et bêtement généreuse maintient la ligne, elle protège et promeut l’islam, cheval de Troie de l’islamisme, et honore grassement ceux-là, les agents de l’UOIF, du CFCM et autres groupuscules, qui se sont autoproclamés gouverneurs de l’islam de et en France. Quel formidable succès pour eux, en peu de temps ! Encore une marche ou deux et ils seront les maîtres du pays, de très méchants maîtres, de vrais daéchiens, on peut s’en douter.</p><p>Librement ou contraint et forcé, par opportunisme ou par bêtise, ou tout simplement à son insu, on ne sait trop, l’Etat français s’est inscrit dans cette division du travail. Il participe à sa manière et selon ses moyens au plan de conquête de la planète par la soumission islamique de ses habitants. Le point de non-retour n’est plus loin d’être atteint… mais peut-être a-t-il été franchi puisque tout va à son rythme, fervent et violent.</p><p>L’antisémitisme français traditionnel qui avait reflué dans les marges obscures de la société reprend du poil de la bête à la faveur de la montée vertigineuse de l’antisémitisme islamique. Quand l’orage est là, les vents soufflent tous dans la même direction.</p><p>L’antisémitisme islamique, c’est de la haine pure, une obligation dogmatique conforme, rémunérée par des jouissances suprêmes, mais c’est aussi de la politique, des affaires. A ce train, il deviendra rapidement la valeur centrale de la France, sa colonne vertébrale. Il l’est dans certaines enclaves où on ne vit plus que dans et par la haine bienheureuse du juif.</p><p>L’assassinat de Sarah Halimi s’inscrit dans ce cadre d’évolution. Sa mort était en quelque sorte programmée. La France étant élue terre de djihad, il y a comme une fatwa naturelle sur la tête de tous les juifs de ce pays. Il y a eu les clients de l’Hyper casher à Paris, les enfants de l’école Ozar Atorah à Toulouse, Ilan Halimi à Bagneux, c’était le tour de Sarah Halimi, et demain d’autres seront la cible de l’antisémitisme islamique. Un jour, il y aura des massacres de masse, préfigurant ce à quoi beaucoup rêvent : la grande extermination finale.</p><p>Le rêve est déjà là, implanté, il travaille les esprits. La France ne le voit pas, elle refuse de comprendre qu’en la matière le rêve fait partie de la réalité, il la conçoit, l’annonce, la magnifie, l’organise, la fructifie.</p><p>Mais voilà, la France n’a jamais été très forte pour voir arriver les tempêtes. Quand elle décille, elle est déjà sinistrée, jetée sur les routes de la défaite.</p><p>Revenons à notre pauvre Sarah Halimi pour voir que dans cette affaire, il n’y a pas que l’antisémitisme islamique. Il y a la bêtise, l’aveuglement, l’entêtement, la lâcheté, la méchanceté au quotidien.</p><p>Un jeune musulman tenté par le djihad de quartier entre nuitamment chez elle par le balcon des voisins, la bat, puis prenant plaisir à la chose, la torture longuement, puis soudainement lassé la défénestre au cri de « Allah akbar ! ».</p><p>Soit dit en passant, Allah akbar n’est pas Allah est grand comme on le traduit en France, mais Allah est le plus grand, akbar est un superlatif. Les anglais qui sont de meilleurs traducteurs disent Allah the greatest. Cela veut dire qu’une sentence émise par Allah, via le coran, ne peut jamais être révoquée que par lui, aucune puissance au monde ne lui est égale ou supérieure.</p><p>Les représentants autoproclamés des musulmans et du culte musulman en France n’ont rien dit et ne disent rien. La France officielle, pareille, elle ne dit rien. Deux silences indifférents… coupables… complices.</p><p>La juge chargée d’instruire l’affaire ne voit apparemment que d’un œil, elle a refusé de qualifier le crime dans toutes ses dimensions. Elle y voyait simplement un homicide volontaire. Bon sang, on le lui a répété, c’est un abominable crime antisémite, il y a eu assassinat, séquestration, torture, barbarie, le tout au nom Allah. Mieux, elle s’est persuadée que le meurtrier était un peu dérangé sur les bords, qu’il était malade, qu’il a agi sous l’effet de la drogue, et l’a envoyé se reposer à l’hôpital. De son côté, la police n’a pas cherché très loin, elle a tellement à faire par ailleurs.</p><p>Les semaines et les mois passent. La famille est au désespoir. Des voix hurlent dans le désert. Des gens se mobilisent, des intellectuels, des écrivains, des amis. Qui les entend, qui les écoute ? Personne. L’affaire est une affaire crapuleuse et doit le rester. On ne va pas stigmatiser la religion de paix et de tolérance et faire des amalgames pour si… pour un banal homicide commis par un débile mental, drogué et oisif. Le parquet finit quand même par s’émouvoir et prie le juge d’instruction de revoir sa copie. Et là, le miracle se produit ou tout simplement la raison l’emporte : la juge reconnaît que le crime a un caractère antisémite. Il reste à souhaiter qu’elle le considère comme un facteur indiscutablement aggravant.</p><p>On en est là en France, on gère ces affaires et les dossiers afférents comme on gère des contentieux administratifs, et ainsi l’antisémitisme est en voie de retrouver le chemin de la banalité et de la petite bureaucratie qui lui a si bien réussi en d’autres temps.</p><p>Cette affaire a une autre dimension qui me terrifie. J’y vois l’expression d’un antisémitisme que je qualifierais de fondamental : tuer un juif c’est bel et bon mais tuer une juive c’est déjà un beau génocide, l’assassin coupe ainsi à la racine, car c’est par la mère, par la femme, que la judéité se transmet. En la torturant et en la défénestrant, il ne fait pas que prendre son pied, il la châtie pour avoir transmis le sang juif à des enfants. Les femmes juives sont doublement en danger.</p><p>Reculer sur cette affaire, se taire, c’est très directement se comporter en complices des Merah, des Coulibaly, des Fofana, et pis de ceux qui les arment aux plans religieux et idéologique et leur désignent les cibles. La justice en la matière est de punir sévèrement le coupable matériel, de dénoncer les maîtres à penser mais aussi et surtout d’agir fermement pour faire reculer l’idéologie qui fabrique aujourd’hui de l’antisémitisme au grand jour, en masse, et en toute légitimité.”</p><p>Boualem Sansal</p><p>Alger, janvier 2018</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 21:32:02 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Je ne dis pas que les élus EELV se... - Anne-Sophie Chazaud]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Je ne dis pas que les élus EELV se partagent environ 10 neurones à eux tous qu’ils se répartissent à tour de rôle en tirant à la courte-paille, non, je dis juste qu’un élu EELV a refusé de voter la subvention du yacht club de Vincennes au motif que «c’est polluant». Des bateaux à voile. Qui avancent avec le vent. Le vent du Dieu Éole. Du vent polluant quoi... </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Wed, 14 Apr 2021 19:55:24 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Bernard Lugan : « Décoloniaux : nous allons aboutir à une réaction atomique, ils vont s&#039;entre-dévorer, il faut laisser faire ! »]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce que le mouvement décolonialiste qui gangrène notre <a href="https://www.bvoltaire.fr/sujet/societe/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Article avec ce mot clé : Société">société</a> ? Comment expliquer son implantation dans les mentalités, avec quelles références ? Et quel est le rôle de l’université de l’<a href="https://www.bvoltaire.fr/sujet/unef/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Article avec ce mot clé : UNEF">UNEF</a> dans cette pensée ?</p><p>A-t-on une chance d’en finir un jour ?</p><p>Décryptage, analyse et perspective avec <a href="https://www.bvoltaire.fr/sujet/bernard-lugan/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Article avec ce mot clé : Bernard Lugan">Bernard Lugan</a> pour Boulevard <a href="https://www.bvoltaire.fr/sujet/voltaire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Article avec ce mot clé : Voltaire">Voltaire</a>.</p><p>[embedded content]</p><p>L’université est-elle le berceau de la repentance ?</p><p>Je ne sais pas si c’est le berceau mais, en tout cas, c’est le vecteur et un peu l’accoucheur de ce phénomène, surtout dans le domaine des sciences humaines. Je suis très sévère avec l’université, qui est mon corps d’origine dans lequel j’ai servi pendant plus de trente ans. Je suis très sévère avec la branche sciences humaines. Pour le droit et la médecine, c’est différent puisqu’il y a des concours. Il n’y a pas la prise en main idéologique comme dans les sciences humaines. Cela étant, cela ne veut pas dire que les enseignants en sciences humaines n’ont pas de bons diplômes. Ils ont tous de bons diplômes et des peaux de lapin à n’en plus finir. En plus des diplômes, pour faire carrière dans les sciences humaines, il faut être de <a href="https://www.bvoltaire.fr/sujet/gauche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Article avec ce mot clé : Gauche">gauche</a>. Si vous n’êtes pas de gauche, quels que soient les diplômes que vous pouvez avoir, vous ne risquez pas de faire carrière.<br />Tout a commencé dans les années de la fin de l’Empire colonial. Un certain courant a commencé à militer pour la décolonisation. Ce courant a pris, petit à petit, le contrôle des universités. Je parle toujours dans le domaine de l’histoire de l’Afrique et l’africanisme. Disons qu’à partir des années 70-80, lorsque les derniers anciens qui avaient une vision traditionnelle de l’histoire de l’Afrique, une nouvelle génération est apparue. Cette dernière a recruté par endogamie sur un certain nombre de points essentiels. Il fallait absolument défendre l’idée que les ethnies n’existaient pas avant la colonisation. Le fait ethnique est un fait d’enracinement. C’est donc à condamner dès le départ. Si l’Afrique a des problèmes, c’est parce qu’il y a un problème ethnique. Ce problème a été créé par la colonisation. Tout <a href="https://www.bvoltaire.fr/sujet/le-monde/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Article avec ce mot clé : Le Monde">le monde</a> sait que l’Afrique était un continent où coulait le lait et le miel, la paix et la fraternité universelle.<br />Premier courant : la colonisation est responsable de la création des ethnies.<br />Deuxième courant, qui va de pair : la colonisation n’a fait que des malheurs et n’a provoqué que des catastrophes en Afrique. Nous ne voyons systématiquement que le côté négatif.<br />Pendant trente ans, ce courant a imposé une fausse histoire de l’Afrique, a créé une histoire de l’Afrique basée sur l’autoflagellation et la repentance. Les <a href="https://www.bvoltaire.fr/sujet/etudiants/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Article avec ce mot clé : étudiants">étudiants</a> africains qui ont suivi ces cours ont été formatés par ces gens. Résultat : aujourd’hui, les décoloniaux sont issus des études d’histoire, de sociologie, d’ethnographie et de philosophie.<br />Par conséquent, l’Université française et les sciences humaines ont créé ce courant décolonial.<br />La situation n’est pas récupérable. Avec cette semi-autonomie qui existe, les recrutements vont être de plus en plus locaux. Que faisaient les rois de France lorsqu’une institution était pourrie ? Ils ne cherchaient pas à la retaper mais ils la laissaient mourir et créaient autre chose à côté. Il faut laisser se créer des universités ou des instituts supérieurs parallèles privés, peut-être d’État, et laisser mourir l’université comme aux États-Unis.<br />Il va y avoir deux universités. L’université pour les nuls, pour la plus grande masse, et les bonnes universités dans lesquelles vont aller les bons étudiants.<br />98 % des élèves ont le bac, les nuls vont donc former les nuls qui continueront à former des nuls et l’élite partira ailleurs.</p><p>L’UNEF, l’enfant de cette repentance ?</p><p>L’UNEF a toujours été un mouvement gauchiste. Déjà, à l’époque, quand j’étais étudiant, l’UNEF était le mouvement d’extrême gauche. Nous avions contre nous les gens de l’UNEF. Les élites qui entouraient <a href="https://www.bvoltaire.fr/sujet/francois-mitterrand/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Article avec ce mot clé : François Mitterrand">François Mitterrand</a> sortaient tous de l’UNEF. Tous les leaders des mouvements de l’<a href="https://www.bvoltaire.fr/sujet/ultra-gauche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Article avec ce mot clé : ultra-gauche">ultra-gauche</a> sont aussi tous sortis de l’UNEF.<br />Dernièrement, j’écoutais Julien Dray à la télévision face à Maître Goldnadel et il ne savait plus où il en était. Ces gens ont lutté pour l’universalisme, contre l’enracinement, contre tout ce qui était identitaire, pour l’immense migration mondiale et pour la planète Terre. Et aujourd’hui, ils se retrouvent attaqués par ceux qu’ils ont formés. Ces derniers les attaquent au nom du renversement des principes qui furent popularisés par eux. Ils sont donc pris à leur propre piège. Ces gens voient toutes leurs idéologies s’effondrer : l’idéologie des droits de l’homme, l’idéologie de l’universalisme et de la <a href="https://www.bvoltaire.fr/sujet/laicite/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Article avec ce mot clé : laïcité">laïcité</a>. Tout cela est faux puisque les décoloniaux n’en veulent pas.<br />Cela m’amuse beaucoup puisque j’ai toujours combattu ces idéologies. Mon courant politique n’a jamais réussi à casser ces idéologies et regarde avec amusement le fait que les enfants œdipiens de cette ultra-gauche cassent eux-mêmes les principes de leur géniteur.</p><p>Quelles sont les références idéologiques de ces « décoloniaux » ?</p><p>Edward Saïd, Américano-Libanais, a dit, dans les années 60-70, que la vision que nous avions des civilisations qui ne sont pas les civilisations européennes, blanches, occidentales, était une vision créée par les Blancs pour inférioriser tout ce qui n’est pas blanc, de façon à les inférioriser et à maintenir une domination. Pour casser cette domination, il faut attaquer les fondements mêmes de la civilisation occidentale, par ses références historiques et philosophiques. C’est le problème de la réappropriation de l’Histoire par ceux qui ne sont pas blancs. Je ne suis pas contre la réappropriation de l’Histoire. Je suis un identitaire, donc c’est très clair. Néanmoins, il y a une différence entre réappropriation de l’Histoire et enfermement de l’Histoire. Aujourd’hui, nous sommes passés de la réappropriation à l’enfermement. Nous sommes dans l’ethno-enfermement, mais plus du tout dans une réappropriation. Aujourd’hui, nous tournons à vide. Nous allons aboutir à une réaction atomique. Ils vont s’entre-dévorer.<br />Je vais vous donner un exemple. Dans le mouvement décolonial, vous avez à la fois des Noirs et des Noirs africains unis contre le monde blanc. Les Nord-Africains sont des Blancs et non des Noirs. Bien souvent, ces Nord-Africains descendent d’esclavagiste qui ont vendu les ancêtres de leurs petits copains noirs décoloniaux en esclavage. À force d’avancer, ils sont entrés en lutte les uns contre les autres. J’attends cela en frisant les moustaches et en buvant un vieux verre de rhum. Cela commence à arriver.<br />Regardez ce délicieux mouvement qui s’est produit. Ces féministes gauchistes qui sont en guerre contre eux. Nous arrivons à l’auto-exclusion au sein de ce propre mouvement. Par conséquent, la réaction atomique se fait. Je pense qu’il faut laisser faire ce phénomène et être assis au bord de l’oued et regarder passer les cadavres.</p><p>b&gt;Les « Blancs » sont-ils finalement responsables de l’esclavage et du racisme ?</p><p>Nous sommes dans une fausse histoire idéologique dans laquelle est utilisé d’une manière négative tout ce qui peut être utilisé pour détruire ce qu’on appelle le patriarcat blanc. Le patriarcat est forcément blanc. L’homme blanc de cinquante ans, à la fois phallocrate, raciste et colonialiste, etc. Pour les décoloniaux et pour tout ce mouvement, l’écriture est un des éléments de maintenance de la domination de ce patriarcat. Ils considèrent l’écriture comme un phénomène masculin. Ils sont pour la nouvelle écriture pour essayer de casser ce phénomène. C’est un phénomène de subversion totale de tout ce qui représente, à leurs yeux, le monde blanc occidental. Je pense qu’ils vont trop loin. Nous sommes dans une phase classique de révolution. Nous avons connu cela avec le phénomène maoïste avec le Petit Livre rouge. Nous sommes dans une phase exacerbée. Il faut laisser passer cette phase d’exacerbation parce que le réel sera toujours là. Après cela, il y aura une contre-révolution. Un ordre reviendra, mais ce ne sera certainement pas leur ordre.</p><p>Avez-vous un message à adresser aux indigénistes ?</p><p>Continuez ce que vous faites. Chaque jour, vous êtes en train de détruire ce que moi, contre- révolutionnaire, n’ai pas réussi à faire depuis deux siècles. Magnifique, continuez à détruire les droits de l’homme, continuez à détruire la laïcité, continuez à détruire l’universalisme et continuez à bafouer au pied les vertus de la République. Merci !</p>
<p><a href="https://www.bvoltaire.fr/bernard-lugan-decoloniaux-nous-allons-aboutir-a-une-reaction-atomique-ils-vont-sentre-devorer-il-faut-laisser-faire/#" rel="nofollow" onclick="window.print();if(typeof(_gaq) != 'undefined') { _gaq.push(['_trackEvent','PRINTFRIENDLY', 'print', 'NULL']); }else if(typeof(ga) != 'undefined') { ga('send', 'event','PRINTFRIENDLY', 'print', 'NULL'); } return false;" title="Printer Friendly, PDF &amp; Email">Imprimer ou envoyer cet article</a></p>

<p>]]&gt;</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Wed, 14 Apr 2021 19:04:32 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[&quot;Défendre l’identité de la France, c’est défendre sa souveraineté, c’est-à-dire son existence&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Depuis <a href="https://www.marianne.net/culture/marianne-vous-remet-a-niveau/quand-la-dissolution-de-generation-identitaire-en-rappelle-une-autre">la dissolution du mouvement Génération identitaire</a>, en février dernier, on ose à peine aborder la question de l’identité de la France, une question pourtant étroitement liée à celle de l’indépendance et de la souveraineté du pays, c’est-à-dire son avenir. Selon les termes mêmes du ministère de l’Intérieur, le mouvement a été interdit car il véhiculait « une idéologie incitant à la discrimination des individus à raison de leur non-appartenance à la nation française ».</p><p class="article-text article-body__item">Incroyable raisonnement. Il y a discrimination s’il y a différence de traitement entre deux individus ou groupes d’individus se trouvant dans une situation identique. Mais précisément, le citoyen français, celui qu’on appelait autrefois le régnicole, ne se trouve pas dans la même situation que l’étranger. L’État en est d’accord puisqu’il délivre des cartes d’identité au premier et des permis de séjour au second : c’est bien reconnaître que la nationalité, une notion proche de l’identité, est discriminante, qu’il existe des Français et des étrangers, et qu’à ces deux catégories, s’appliquent des règles de droit différentes. D’ailleurs, si l’État ne reconnaissait pas cette discrimination, pourquoi procéderait-il à des naturalisations dont l’objectif est précisément de l’effacer ?</p>
<p>L'art, indissociable de l'identité</p>
<p class="article-text article-body__item">« Identité française » : apparemment, l’expression est désormais considérée comme relevant du « politiquement incorrect ». Au début de son quinquennat, le président Macron avait déjà déclaré qu’il « n’y avait pas d’art français » : c’était affirmer qu’il n’y avait pas d’identité française. À la trappe les quatre magnifiques volumes de L’Art français d’André Chastel (Flammarion, 1993), malheureusement inachevés ! Un art étroitement lié à l’identité de la France : « C’est à travers leur idée de la France que les Français ont entrepris et accompli tant de choses extraordinaires dans leur art », rappelait l’auteur dans son introduction. L’art d’une nation est une des composantes fondamentales de son identité.</p><p class="article-text article-body__item">Il n’y a pas si longtemps, la gauche n’avait pas encore honte de parler d’identité française. On admettra facilement que <a href="https://www.marianne.net/agora/humeurs/braudel-l-historien-monde">Fernand Braudel</a> n’était pas un dangereux extrémiste de droite : or c’est à lui qu’on doit ce beau livre (inachevé, lui aussi) intitulé L’identité de la France (Arthaud, 1986). Il est vrai que les premiers mots de son introduction ne trouveraient guère d’écho chez nos dirigeants d’aujourd’hui : « Je le dis une fois pour toutes : j’aime la France ». Un a priori qui ne coïncide guère avec le « prêt-à-penser » actuel, fait d’Europe, d’universalisme, de cosmopolitisme, agrémenté de déconstructionnisme et autres -ismes tout aussi malsonnants.</p>
<p>Gauche et identité, un vieux malentendu</p>
<p class="article-text article-body__item">Et pourtant, Fernand Braudel était un partisan convaincu de la construction européenne. Il s’était d’ailleurs posé la question – comment l’éviter ? – de la compatibilité d’un livre sur l’identité de la France et le credo universaliste de la gauche, sa famille de pensée. Mais sa réponse était claire : « L’Europe, le monde sont parties prenantes dans notre passé (...). Mais qu’il soit entendu que, pour aucune nation, le dialogue obligatoire et de plus en plus pesant avec le monde, n’entraîne une expropriation, un effacement de sa propre histoire ».</p><p class="article-text article-body__item">« Alors qu’entendre par identité de la France ? s’interrogeait Fernand Braudel. Sinon une prise en main de la France par elle-même, sinon le résultat vivant de ce que l’interminable passé a déposé patiemment par couches successives ». Mais d’ajouter aussi « une nation ne peut être qu’au prix (...) de s’opposer à autrui sans défaillance ». Et de conclure : « Toute identité nationale implique, forcément, une certaine unité nationale, elle en est comme le reflet, la transposition, la condition ». Bref, tout le contraire de la « déconstruction » nationale à laquelle nous assistons depuis quatre ou cinq décennies.</p>
<p>Un peu d'histoire</p>
<p class="article-text article-body__item">L’identité de la France soulève directement la question de sa naissance. Depuis quand peut-on parler de « France », dans quelles conditions s’est-elle constituée ? L’historien allemand Carlrichard Brülh a publié sur le sujet, en 1994 pour la traduction française, un livre très érudit, intitulé Naissance de deux peuples. Français et Allemands, IXe-XIe s (Fayard). Il y expose comment, selon un long processus de plus de deux siècles, les deux pays sont nés de la cassure du grand royaume des Francs, issu de l’empire carolingien.</p><p class="article-text article-body__item">Ce divorce au sein du Regnum francorum a fini par donner naissance à la France et à l’Allemagne. La grande leçon de cette histoire est qu’identité et souveraineté sont nées ensemble, du même phénomène de partition. Ce sont, dès l’origine, deux notions strictement jumelles. En défendant l’identité de la France, on défend sa souveraineté et vice versa.</p><p class="article-text article-body__item">Mais Carlrichard Brülh était aussi un fervent partisan de la construction européenne. La version allemande de son livre coïncide avec la préparation du traité de Maastricht, la version française suit de peu sa signature. Or après avoir, pendant des centaines de pages, exposé qu’il ne fallait pas simplifier cette question de la naissance des deux États, il en vint lui-même, par pure idéologie, à simplifier sa conclusion. Ayant déclaré que les deux États avaient « la nette conscience d’une origine commune », ses derniers mots étaient pour souhaiter une nouvelle « amitié » (amicitia) entre Germains et Gaulois.</p>
<p>Gaulois et Germains n'ont rien en commun</p>
<p class="article-text article-body__item">Là, semble-t-il, est l’erreur. Ce qui était commun, c’étaient les populations franques qui s’étaient imposées au pouvoir et la structure franque de ce pouvoir. Mais la masse des populations sous leur contrôle était extrêmement diverse. Carlrichard Brülh explique lui-même que le Regnum francorum était composé de très nombreux regna. Par exemple, à l’ouest : Austrasie, Neustrie, Bourgogne, Aquitaine, Provence. À l’est : Bavière, Saxe, Frise, Carinthie, etc.</p><p>L’on voudrait qu’en un coup de baguette magique – le traité de Maastricht – « Gaulois » et « Germains » renouent des liens d’amitié !</p><p class="article-text article-body__item">La réunion de ces regna finira par donner, à l’ouest, la France, à l’est, l’Allemagne, mais que de différences entre ces deux regroupements ! L’ « origine commune » était celle des régimes politiques auxquels avaient été soumises ces populations, non celle des populations régnicoles elles-mêmes. À l’ouest et à l’est, les ingrédients furent différents : c’est pourquoi les identités française et allemande n’ont rien de commun.</p><p class="article-text article-body__item">Depuis mille ans, France et Allemagne se forgent des identités différentes, pour ne pas dire opposées : nation centralisée française d’un côté, empire fédéral allemand, de l’autre. Depuis cinq siècles, selon Carlrichard Brülh lui-même, les deux États ont été séparés par « une très réelle rivalité dynastique » qui est devenue « véritable antagonisme national » depuis la Révolution et l’Empire. Et l’on voudrait qu’en un coup de baguette magique – le traité de Maastricht – cette évolution millénaire se renverse subitement et que « Gaulois » et « Germains » renouent des liens d’amicitia !</p>
<p>Paris-Berlin : identité-souveraineté vs. déclin-disparition</p>
<p class="article-text article-body__item">C’était le souhait du général de Gaulle, lorsqu’il signa, le 22 janvier 1963, le traité de l’Élysée avec l’Allemagne. Mais dès le 15 juin suivant, le Bundestag votait un texte qui en contredisait radicalement l’esprit. Le général songea même à dénoncer le traité : « Ils se conduisent comme des cochons ! Ils mériteraient que nous dénoncions le traité et que nous fassions un renversement d’alliance en nous entendant avec les Russes ! » Voilà ce que fut la « réconciliation » franco-allemande, les retrouvailles entre « Gaulois » et « Germains » : l’amère constatation de leur impossibilité.</p><p>Au vu de notre histoire et de notre identité, l’Europe de Maastricht est une impossibilité.</p><p class="article-text article-body__item">Revenons à Fernand Braudel : « l’identité de la France (...), c’est le résultat vivant de ce que l’interminable passé a déposé patiemment par couches successives ». Navré pour les pacifistes béats : ces « couches successives », ce sont celles de deux identités, française et allemande, différentes, divergentes, opposées, et qui continuent à différer, diverger et s’opposer. Il n’est évidemment pas question de les attiser, de les envenimer et de revenir aux immenses malheurs que nous avons connus entre 1870 et 1945.</p><p class="article-text article-body__item">Mais soyons réalistes : au vu de notre histoire et de notre identité, l’Europe de Maastricht est une impossibilité. Le couple identité-souveraineté, c’est tout simplement, depuis le début, la marque de notre naissance, devenue garantie de notre existence. L’abandonner au profit d’une supra-souveraineté et d’une supra-identité, c’est s’abandonner soi-même. Le contraire de la définition de l’identité française par Fernand Braudel : « la prise en main de la France par elle-même ». À nous de choisir entre identité-souveraineté et déclin-disparition, c’est-à-dire entre Paris et Berlin.</p><p class="article-text article-body__item">François Joyaux est professeur émérite de civilisation de l'Asie de l'Est à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO). Collectionneur de roses anciennes, sur lesquelles il a écrit plusieurs ouvrages, il est également l'auteur de « Nam Phuong : La dernière impératrice du Vietnam » (Perrin, 2019).</p><p class="article-text article-body__item">À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/marianne-germanophobes-ou-vrais-defenseurs-de-leurope">"Marianne" : "germanophobes" ou vrais défenseurs de l’Europe ?</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/444/quand-les-ultra-progressistes-defendent-les-agressions-sexuelles-envers-les-lesbiennes</guid>
	<pubDate>Wed, 14 Apr 2021 17:15:59 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[&quot;Quand les ultra-progressistes défendent les agressions sexuelles envers les lesbiennes&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Il y a des femmes qui aiment les femmes, et qui ne sont pas attirées physiquement par les hommes. C’est ainsi, et ce n’est ni un choix ni une revendication, c’est un état de fait. Naturellement, nous ne haïssons pas les hommes, simplement ce n’est pas sexuellement « notre truc ». Or, depuis quelque temps, on nous oppose – au sein même de notre famille politique qu’est la gauche – que nous devrions par conviction accepter des relations sexuelles non désirées avec des hommes ayant transitionné.</p><p class="article-text article-body__item">Nous, signatrices de cette tribune, témoignons avoir vécu des violences sexistes, punitives et sexuelles visant à « corriger » notre orientation sexuelle au sein d’espaces se présentant pourtant comme LGBTQIAP+, ou Queer-TransPédéGouinesNonBinaires. Ce n’est pas une légende urbaine. Ce ne sont pas des cas isolés. Du reste, quand consécutivement à ces agressions, nous entreprenons de créer d'autres espaces pour nous réunir en toute sécurité et ensemble vivre sereinement notre homosexualité, nous subissons encore des brimades (agressions physiques, cyber harcèlement…) de l’extrême droite traditionnelle mais aussi de la part d’activistes qui arborent des symboles visuels de l’antifascisme (le mouvement antifasciste, qui existe depuis longtemps, fait bien sûr un gros travail de résistance, mais nous constatons qu'aujourd'hui, certains fascistes s’en revendiquent abusivement).</p><p>« Nous constatons que les hommes ayant transitionné tentent systématiquement de prendre le contrôle des associations lesbiennes. »</p><p class="article-text article-body__item">Parce qu’elle avait publié sur son blog un article sur <a href="https://christinedelphy.wordpress.com/2017/08/01/le-lesbianisme-est-la-cible-dattaques-mas-pas-de-la-part-de-ses-adversaires-habituels" target="_blank">les pressions faites aux lesbiennes pour coucher avec des hommes</a>, la sociologue lesbienne Christine Delphy a été attaquée par un collectif de trois personnes lors d’une conférence de sociologie qu’elle donnait à Toulouse. Ses agresseurs se sont employés violemment à bloquer la tenue de la conférence, <a href="https://iaata.info/Transphobie-et-feminisme-intervention-de-Clar-T-I-lors-de-la-rencontre-avec-2222.html" target="_blank">pour y lire un communiqué</a> expliquant que « dire non à une femme en tant que lesbienne parce que cette femme a un pénis, c’est confondre identité sociale de genre et désirs ou pratiques sexuelles. »…  Autrement dit, si des hommes se décrètent comme étant des femmes « à pénis », ils gagnent de fait le droit d’avoir avec nous des relations sexuelles (indépendamment de notre consentement), et de confisquer notre visibilité !</p><p class="article-text article-body__item">Nous constatons que les hommes ayant transitionné tentent systématiquement de prendre le contrôle des associations lesbiennes et qu'ils arrivent là où celles-ci ne sont pas assez vigilantes. Dans les espaces qu’ils dirigent, nous devons subir des ateliers dits de « déconstruction des préférences génitales », des lavages de cerveaux pour surmonter notre aversion au coït et à la fellation. Ce mouvement politique, qui a ouvertement utilisé la violence sexuelle punitive pour prendre le contrôle des institutions originelles de la communauté lesbienne et en dénaturer les revendications, cible maintenant le féminisme en général.  Nous avons pu  constater cela à plusieurs reprises dans l’actualité récente, notamment avec l’affaire J.K. Rowling accusée d’avoir utilisé le mot « femme » sur Twitter, ou les violences commises contre des manifestantes le 7 mars dernier lors de la traditionnelle manifestation du 8 mars (déplacée un jour avant en raison du couvre-feu). Nous allons citer les faits tels que décrit le lendemain par <a href="https://charliehebdo.fr/2021/03/societe/feminisme/quand-des-antifas-en-prennent-a-des-feministes-lors-une-manifestation/" target="_blank">des journaux comme Charlie Hebdo</a>.</p><p>« Nous entendons dénoncer les pressions toujours plus prégnantes exercées sur les jeunes lesbiennes. »</p><p class="article-text article-body__item">Attaquées pour avoir brandi des pancartes critiquant le système de la prostitution (en manifestation féministe…), elles ont été la cible de multiples jets d’œufs ininterrompus de la part d’autres manifestants portant des drapeaux queer et antifa qui les traitaient de « putophobes » et de « transphobes ». Il a fallu que d’autres féministes interviennent pour les exfiltrer, non sans s’être auparavant castagnées avec les jeteurs d’œufs.</p><p class="article-text article-body__item">Voilà qui donne une idée de ce qu’à quoi nous sommes confrontées depuis deux ou trois ans déjà, quand nous tentons par exemple d’organiser des soirées dansantes ou des tournois de foot non mixtes dans des espaces pourtant privés. Quand nous parlons de violences sexuelles punitives, j’insiste, nous n’exagérons pas : les concernés le reconnaissent d’ailleurs eux-mêmes, puisqu’il suffit de voir avec quelle violence <a href="https://terfestuneinsulte.wordpress.com/cotton-ceilling/" target="_blank">leurs menaces s’étalent ouvertement sur les réseaux sociaux</a>… Dès lors qu’ils ont, pour unique argument, accusé leurs contradictrices de « haine » et de « violence morale », tous les déchaînements leur semblent permis.</p><p>« On rencontre des jeunes qui croient en l’existence de personnes avec un utérus et des testicules fonctionnels après avoir lu des brochures militantes. »</p><p class="article-text article-body__item">Parmi les signatrices de cette tribune, il y a du reste des femmes intersexuées qui demandent qu’on arrête de les utiliser, pour faire dire tout et n’importe quoi à la biologie : il y a de fait une différence entre les personnes intersexes (qui naissent avec des organes génitaux considérés comme ambigus puis sont donc « assignées » à un sexe via des opérations mutilantes), les personnes intersexuées (qui produisent trop ou pas assez d’hormones et /ou ont des organes reproductifs non fonctionnels), et les hermaphrodites (qui n’existent guère en dehors de la mythologie). En effet, s’il existe bien des personnes qui naissent sans ovaires ni testicules fonctionnels, personne ne naît avec les deux à la fois. Or, on rencontre maintenant des jeunes qui croient en l’existence de personnes avec un utérus et des testicules fonctionnels après avoir lu des brochures militantes.</p><p class="article-text article-body__item">Par ailleurs, dans le même souci d’alerte de l’opinion publique et de recentrage du débat LGBT, nous entendons dénoncer les pressions toujours plus prégnantes exercées sur les jeunes lesbiennes pour accepter des injections de testostérone artificielle : dans certains centres LGBT en effet, des psychologues sont même formés à repérer les jeunes filles qu’ils prétendent identifier comme des « hommes trans refoulés qui s’ignorent », et les incitent à s’affirmer ainsi puis, en conséquence, à transitionner médicalement.</p><p>« En Suède, où les enfants sont autorisés à tenter de changer de sexe avec l’accord de leurs parents, une étude gouvernementale a montré que 15 % des fillettes qui en faisaient la demande étaient autistes. »</p><p class="article-text article-body__item">De pareilles pratiques ne nous renvoient-elles pas plus d’un siècle en arrière, lorsqu’Alan Turing par exemple, l’inventeur de l’ordinateur, condamné en 1952 pour homosexualité avait eu le choix entre prendre des œstrogènes (hormones féminines) artificielles ou aller en prison ?</p><p class="article-text article-body__item">Du reste, en Suède, où les enfants sont autorisés à tenter de changer de sexe avec l’accord de leurs parents, <a href="http://https://www.theguardian.com/society/2020/feb/22/ssweden-teenage-transgender-row-dysphoria-diagnoses-soar" target="_blank">une étude gouvernementale</a> a montré que 15 % des fillettes qui en faisaient la demande étaient autistes et 19 % hyperactives : voilà quand même qui interroge sur le bien-fondé de ces pratiques médicales sur des êtres juvéniles, et qui du moins réclameraient sans doute une réflexion collective non idéologisée.</p><p class="article-text article-body__item">Nous sommes de gauche et si aujourd’hui nous écrivons, c’est pour informer le grand public de la grande inversion en cours dans le féminisme français. Aux yeux de ce pseudo-féminisme inversé, quand une femme dit non ce n’est pas forcément non, les femmes oppriment les hommes en dénonçant des violences sexuelles et les enfants peuvent consentir à tout et n’importe quoi.</p><p class="article-text article-body__item">Quant à nous, nous savons que l’Histoire nous donnera raison. Regardez donc outre-Atlantique : là-bas, ils ont déjà commencé à revenir sur les excès de tout cela. Le vent tourne.</p><p class="article-text article-body__item">Signatrices :</p><p class="article-text article-body__item">Camille Girard, auxiliaire de vie</p><p class="article-text article-body__item">Carole Barthès, graphiste</p><p class="article-text article-body__item">Chantal Hervouet, cadre de la fonction publique</p><p class="article-text article-body__item">Claire Raynaud Gauthier, couturière</p><p class="article-text article-body__item">Muriel Petit, enseignante</p><p class="article-text article-body__item">Agnès Rakovec, musicienne</p><p class="article-text article-body__item">Julie Gosselin, informaticienne</p><p class="article-text article-body__item">Florence-Lina Humbert, journaliste</p><p class="article-text article-body__item">Sophie Plisson, archéologue</p><p class="article-text article-body__item">Sarah Masson, doctorante,</p><p class="article-text article-body__item">Marie Moisdon, formatrice féministe.</p><p class="article-text article-body__item">Soutien :</p><p class="article-text article-body__item">Marie-Jo Bonnet, historienne, écrivaine et militante féministe</p><p class="article-text article-body__item">Pilar Aguilar Carrasco, critique de cinéma et militante féministe</p><p class="article-text article-body__item">Laurence Croix, psychanalyste et maître de conférence à l’université.</p><p class="article-text article-body__item">Delphine Girard, professeur de Lettres.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 07:57:00 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Présidentielle 2022 : Montebourg et Piolle s’affrontent courtoisement sur le nucléaire]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="paragraph text_align_left">« Le nucléaire est-il écologique ? » C’est le thème du débat qui opposait ce lundi soir <a href="https://www.leparisien.fr/politique/presidentielle-2022-ou-est-donc-passe-arnaud-montebourg-04-04-2021-VGJ35TGEORCXBCRDZJODIR7Q6M.php" target="_blank">Arnaud Montebourg</a> et <a href="https://www.leparisien.fr/politique/europe-ecologie-les-verts-eric-piolle-une-marche-apres-l-autre-vers-la-presidentielle-16-02-2021-8425133.php" target="_blank">Éric Piolle</a>, deux candidats putatifs à la future élection présidentielle de 2022. Un débat en direct sur les réseaux sociaux à l’initiative de <a href="https://reporterre.net/" target="_blank">Reporterre</a>, site d’actualités consacré à l’environnement. Sur ce sujet clivant, qui sera au cœur de la campagne, l’ex-ministre du Redressement productif de François Hollande et le maire (EELV) de Grenoble ont défendu deux visions très différentes au cours d’un échange respectueux, parfois technique, mais passionné.</p><p class="paragraph text_align_left">Pour le premier, chantre de la réindustrialisation et du souverainisme économique, le pays ne peut se passer du nucléaire, l’une des énergies les moins émettrices en gaz à effet de serre. Après avoir offert à son contradicteur, installé de l’autre côté d’une table en bois, <a href="https://www.leparisien.fr/politique/le-miel-made-in-france-l-etonnante-reconversion-d-arnaud-montebourg-07-08-2019-8129946.php" target="_blank">un pot de miel issu de sa PME Bleu Blanc Ruche</a>, l’entrepreneur entre dans le vif du sujet. D’emblée, il refuse d’opposer énergie nucléaire et énergies renouvelables (éolien, solaire). « On aura besoin des deux pour sortir du pétrole » qui est « aujourd’hui moins cher que l’eau ou le soda dans les supermarchés ».</p><p class="paragraph text_align_left">Mais ramener de 60 % à 50 % la part du nucléaire serait, selon lui, une erreur. Il prend <a href="https://www.leparisien.fr/environnement/l-allemagne-est-elle-vraiment-ecolo-24-08-2019-8138448.php" target="_blank">l’exemple de l’Allemagne</a> qui a fermé onze centrales depuis 2011. « Pour se pourvoir en électricité, ils ont ouvert dix centrales au charbon et au gaz » fait valoir l’ex-socialiste. Quant aux Belges, « ils sortent du nucléaire en 2025 mais ils augmentent le gaz ». Et pour l’ex-ministre, les énergies renouvelables ne sont pas la panacée. Elles provoquent « des conflits d’usage avec les agriculteurs » et « ont un défaut : elles sont intermittentes : quand il n’y a pas de vent les éoliennes ne tournent pas, quand il n’y a pas de soleil, on ne produit pas d’électricité ».</p><p class="paragraph text_align_left">Le défenseur du made in France défend enfin une filière où la France occupe les avant-postes et sur laquelle il veut poursuivre les investissements. « Les panneaux photovoltaïques sont chinois alors que le nucléaire est la troisième industrie nationale en nombre d’emplois (220 000, NDLR). Nous avons des compétences en ce domaine ».</p>
<p>«En 2050, le nucléaire ne doit plus faire partie de la photo»</p>
<p class="paragraph text_align_left">Face à l’ancien avocat, Éric Piolle enfile les habits de l’ingénieur qu’il a été pendant 18 ans. « Le nucléaire peut être séduisant par bien des aspects, reconnaît-il. Mais il est trop lent dans sa capacité à nous projeter vers la neutralité carbone. Il est trop risqué et vulnérable en matière de sécurité et il freine le développement des énergies renouvelables depuis des décennies ». Bref, selon le maire de Grenoble, qui défend un modèle basé sur 100 % d’énergies renouvelables, « en 2050, le nucléaire ne doit plus faire partie de la photo ».</p><p class="paragraph text_align_left">L’écologiste insiste également sur le bilan économique fragile de cette énergie. « Le nucléaire est beaucoup trop coûteux : on a 56 réacteurs qui vont devoir s’arrêter à l’échelle de 30 ans » souligne l’élu, taclant au passage <a href="https://www.leparisien.fr/economie/fiasco-de-l-epr-de-flamanville-l-etat-lance-un-ultimatum-a-edf-28-10-2019-8182143.php" target="_blank">le « fiasco industriel » de l’EPR de Flamanville</a>, qui a déjà englouti 19 milliards d’euros. Il s’alarme aussi du problème des déchets radioactifs. Et face à Arnaud Montebourg qui s’emploie à minimiser les risques du nucléaire évoquant même à tort « zéro mort à Tchernobyl et zéro mort à Fukushima », Éric Piolle réplique fermement. « A <a href="https://www.leparisien.fr/environnement/fukushima-le-japon-se-fige-pour-les-dix-ans-de-la-triple-catastrophe-de-2011-11-03-2021-DPRX72N6R5FI5KSVJO7PPS6V6M.php" target="_blank">Fukushima</a>, on est passé tout près d’une catastrophe ». Un risque « insupportable » estime-t-il.</p><p class="paragraph text_align_left">On le voit, le nucléaire est l’un des sujets (un de plus) qui fissure la gauche. Pour autant les deux présidentiables ne se sont pas quittés fâchés. En toute fin de débat, Piolle comme Montebourg ont évoqué l’échéance présidentielle et d’éventuelles convergences. « Nous pourrons, je l’espère coopérer dans cette France de l’année prochaine. Nous sommes là pour observer les points de jonction, les points d’accord qui nous permettraient d’exercer le pouvoir ensemble et de changer la donne » a lancé Éric Piolle à Arnaud Montebourg évoquant « un champ de travail commun ».</p><p>Newsletter L'essentiel du matin</p><p>Un tour de l'actualité pour commencer la journée</p><p class="paragraph text_align_left">Interrogé sur <a href="https://www.leparisien.fr/elections/presidentielle/presidentielle-de-2022-cacophonie-chez-les-verts-apres-le-lancement-dune-nouvelle-plateforme-12-04-2021-NGUEG6H3LNGJZGEIJJCIAOGY7I.php" target="_blank">l’union de la gauche</a>, Montebourg a de nouveau exprimé sa crainte <a href="https://www.leparisien.fr/politique/presidentielle-2022-macron-devant-le-pen-au-second-tour-que-battraient-aussi-bertrand-et-pecresse-selon-un-sondage-11-04-2021-PL2DEAYKYFFWBD3VZKMKP2IHBI.php" target="_blank">de voir l’extrême droite accéder au pouvoir</a>. « Sil ne se passe rien, s’il n’y a pas d’offre politique alternative au macronisme méprisant, nous allons droit vers la victoire de Marine Le Pen. C’est autrement plus grave de savoir si on construit des réacteurs ».</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/428/facebook</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 22:29:09 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Facebook]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les marchés financiers veulent imposer une fiscalité unique à l'échelle de l'Europe. Par le bas, ils veulent harmoniser, pour cet ensemble, les assiettes de l'impôt. Ils veulent tuer l'impôt, assécher les Etats pour mieux les dépouiller. Ils rêvent d'une Europe fédérale, d'un ensemble impuissant, sans dessein pour les peuples. Illusion politique, chimère métaphysique, l'Europe est dévoyée pour rester dévouée toute entière aux marchés. Otages de la finance, d'intérêts singuliers, nous voyons disparaître notre souveraineté. Dans les mains du marché, les règles démocratiques sont proprement violées souligne le Belfortain. Il prêche dans le désert. Nous mordrons la poussière. Peuple ressaisit toi !</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 22:06:12 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[«Contre l’“islamophobie”»? ~ Je ne marche pas.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>À part donner bonne conscience à celles et ceux qui y participeront, la seule fonction originale de la marche du 10 novembre sera d’entériner le terme « <a href="https://lignesdeforce.wordpress.com/2015/08/23/et-dieu-crea-lislamophobie/" target="_blank" rel="noopener">islamophobie</a> ».</p><p>Tel politicien annonce sa participation « même s’il n’aime pas le mot », telle organisation démocrate croit noyer le poisson en ajoutant « …et contre tous les racismes », telle féministe enfin confirme sa présence, mais se retire de l’appel. Elle ne veut pas voir son nom figurer auprès de celui d’islamistes censés être repentis, mais elle supportera leur proximité physique dans le cortège ! Constatation qui n’est pas nouvelle : le concept d’ « islamophobie » rend sot. C’est d’ailleurs un des buts recherchés par ses créateurs. Il n’est pas fait pour aider à penser ou même pour dénoncer, mais pour sidérer.</p><p>Menée depuis quelques années, l’opération est d’une efficacité remarquable. Ainsi l’Union communiste libertaire, résultat de la fusion d’Alternative libertaire et de la Coordination des groupes anarchistes a pris grand soin de ne pas mentionner dans son manifeste l’aliénation religieuse parmi les phénomènes d’aliénation et de domination qu’elle combat. Cet « oubli » – en fait l’abandon d’un des socles de la pensée anarchiste – est destiné à pouvoir reprendre à l’aise et sans critique le concept d’« islamophobie ».</p><p>Le passage le plus savoureux du texte d’appel à la manifestation du 10 porte précisément – pour en récuser l’intérêt – sur la question sémantique : « L’islamophobie en France est une réalité. Quel que soit le nom qu’on lui donne [etc.] » On peut lire sur le blogue « Les mots sont importants » que le terme « islamophobie » est pour les musulmans « l’un des instruments essentiels pour lutter contre la stigmatisation qu’ils subissent ». Il s’agit bien de faire admettre ce terme précis, en considérant comme acquis qu’il décrit la réalité de manière adéquate, et non n’importe quel autre.</p><p>Il faudrait donc croire que les discriminations dont sont victimes, non pas « les musulmans », mais certain·e·s d’entre eux – les pauvres, les jeunes pauvres et les femmes pauvres (les émirs ne sont pas discriminés !) – ne relève pas du racisme, mais d’une haine particulière de leur religion supposée.</p><p>Oui, parce que c’est le moment de rappeler que toutes les personnes originaires du Maghreb ne sont pas de confession musulmane, même si elles sont de culture musulmane. Personnellement, je suis baptisé, j’ai été au catéchisme, j’ai fait ma première communion. Je suis donc « de culture catholique » ; de plus je vis dans un pays de vieille tradition judéo-chrétienne. Ça ne m’empêche pas d’être antithéiste, et d’ailleurs de dénoncer les persécutions religieuses contre les chrétiens, en Égypte ou en Chine…</p><p>Revenons à ce que l’on nous invite à croire : les discriminations contre les personnes identifiées, à tort ou à raison, comme « Arabes » ne seraient pas racistes mais « culturelles » ou « antireligieuses ». C’est se foutre du monde ! Bien sûr que la « peur de l’islam », sens originel d’« islamophobie » sert à certaines personnes et groupes politiques de masque présentable du racisme.</p><p>« Quel que soit le nom qu’on lui donne… » dit l’appel. Eh bien j’appelle le racisme : « racisme ». Quant à l’islam comme religion, je n’ai pas plus de tolérance à son égard qu’à l’égard de toutes les religions, celle dans laquelle j’ai été élevé comprise.</p><p>Edwy Plenel fait partie des signataires de l’appel. Il considère les musulmans comme des amis ; sa position a le mérite d’être cohérente. Les musulmans, j’entends par là ici celles et ceux qui sont croyant·e·s et non celles et ceux qui ont simplement baigné dans une culture musulmane sont-ils·elles mes ami·e·s ? Marx précisait justement : « Tout homme n’est pas mon frère ». Je l’ai déjà écrit dans ces pages, je vois mal comment je pourrais considérer comme ami·e celui ou celle qui pense que je mérite de brûler dans les flammes de l’enfer pour mon incroyance.</p><p>Il se trouve que la sécularisation progressive de la société a pour conséquence que beaucoup de personnes ne peuvent tout simplement pas imaginer que d’autres puissent réellement croire que je vais brûler en enfer. En somme, ces imbéciles ne peuvent ou ne veulent pas croire à la croyance. Naïveté et ignorance également coupables.</p><p>Ces personnes croyantes peuvent ne manifester aucune agressivité à mon égard dans la vie courante : elle pensent néanmoins réellement que j’irai en enfer. Il ne s’agit pas pour elles d’une métaphore. Dans leur esprit mon destin de merguez est absolument réel, aussi réel, « objectif » que le fait que le feu brûle par exemple. Et ce destin, elles le jugent réellement mérité.</p><p>Est-ce que je peux considérer de telles personnes comme des « égales », des « ami·e·s », des « frères » et des « sœurs » ? Dussé-je être diagnostiqué « phobique » du barbecue, ma réponse est non.</p><p>S’agit-il pour autant d’approuver ou de tolérer les discriminations à l’embauche, locative ou lors de sorties scolaires ou dans quelque circonstance que ce soit ? Bien sûr que non.</p><p>Pour autant, si je défends le droit d’une mère de famille (de grâce cessez de nous parler des « mamans » !) à accompagner des enfants en sortie scolaire avec le foulard qu’elle a l’habitude de mettre sur ses cheveux, on ne me fera pas croire et je ne tenterai pas de faire croire à d’autres qu’il s’agit d’un signe de liberté. C’est un signe d’aliénation, dont le propre est précisément que la personne est persuadée de l’avoir choisi.</p><p>Parle-t-on d’interdire révolutionnairement le visionnage d’émissions télévisées débilitantes ? Non. Peut-on en inférer que ce décervelage « choisi » doit échapper à la critique, qui serait nécessairement inquisitoriale (toujours les pauvres qui trinquent) ? Non.</p><p>Pour en revenir à l’appel de la manifestation du 10, il y manque un aspect de la réalité, qui confirme qu’il ne s’agit nullement de lutter « contre le racisme sous toutes ses formes », comme le prétend in extremis sa conclusion, cet aspect c’est la guerre entre les racisé·e·s.</p><p>Il est parfaitement légitime de dénoncer les agressions contre des mosquées ou des femmes voilées, mais pourquoi ne rien dire des discriminations qui visent les personnes noires de peau, les personnes de confession juive ou les roms ? Parce que ce jour-là c’est pour les musulmans ? Dimanche pour les musulmans, lundi contre l’antisémitisme, mardi contre la « négrophobie », c’est ça ? Et on oublie les roms comme d’habitude… Ou bien serait-ce parce qu’une partie non négligeable des agressions contre des personnes de confession juive est le fait de personnes au moins de culture sinon de confession musulmane ? Connaît-on des cas de juifs agressant des femmes voilées ? Ce sont des questions en passant…</p><p>Je suis hostile à tous les racismes, à toutes les religions et à toutes les stratégies identitaires.</p><p>« Contre l’“islamophobie”» ? Je ne marche pas.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 21:17:08 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Macron, avenir de la droite, RN... les confidences d&#039;Emmanuelle Mignon]]></title>
	<description><![CDATA[<p>C'est une femme de l'ombre à la parole rare. Une parole désormais libre. <a href="https://www.lepoint.fr/tags/emmanuelle-mignon" class="Link Link--entity">Emmanuelle Mignon</a> a été conseillère de <a href="https://www.lepoint.fr/tags/nicolas-sarkozy" class="Link Link--entity">Nicolas Sarkozy</a> de 2002 à 2009 avant de revenir aux côtés du président-candidat en 2012. Si elle travaille aujourd'hui au sein d'un cabinet d'avocats d'affaires, l'ex-directrice de cabinet du président Sarkozy garde un œil avisé sur la politique. Et la débâcle des Républicains aux européennes (8,48 % pour la liste menée par <a href="https://www.lepoint.fr/tags/francois-xavier-bellamy" class="Link Link--entity">François-Xavier Bellamy</a>, classée quatrième) a soulevé chez elle une inquiétude : la droite républicaine peut-elle mourir  ? Au-delà des batailles de chef, celle qui a bâti en grande partie le programme du candidat Sarkozy souhaite que <a href="https://www.lepoint.fr/tags/les-republicains" class="Link Link--entity">Les Républicains</a> revoient l'intégralité de leur logiciel et exclut toute alliance avec le Rassemblement national, comme le suggèrent certains à droite. Dans le long entretien qu'elle nous a accordé, Emmanuelle Mignon revient également sur les deux premières années du mandat d'<a href="https://www.lepoint.fr/tags/emmanuel-macron" class="Link Link--entity">Emmanuel Macron</a> et les ressemblances entre lui et Nicolas Sarkozy dans l'exercice du pouvoir.</p><p>Le Point : 8,48 % aux dernières européennes, un chef qui démissionne, une famille divisée… La droite traverse la plus grave crise de son histoire contemporaine. Comment en est-on arrivé là ?</p><p>Emmanuelle Mignon : C'est un phénomène qui vient d'assez loin et c'est très injuste, même si c'est la cruauté de la vie politique, de faire porter la responsabilité de cette situation à François-Xavier Bellamy et plus encore à Laurent Wauquiez. Les électeurs de la droite républicaine ont d'abord sanctionné ce qui s'est passé en 2017, avec un candidat qui, derrière son apparence de probité et d'intégrité, avait, semble-t-il, même s'il est présumé innocent, des choses à cacher. Ajoutez à cela une incapacité confondante à substituer un plan B – qui aurait pu fonctionner – à cause de la guerre des chefs ! N'ayant pu sanctionner cette mascarade en 2017, faute de solution alternative, les électeurs de droite se sont rattrapés en 2019. Et puis cela vient de plus loin encore. Je le dis avec beaucoup de franchise : cela vient du quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui avait beaucoup promis en 2007, sans doute trop, et sur ce point, j'ai ma part de responsabilité, mais qui n'a pas été à la hauteur des promesses faites, tant sur le plan économique que sur le régalien.</p><p>Comment expliquer que La République en marche <a class="Link" href="https://www.lepoint.fr/politique/neuilly-versailles-ces-fiefs-qui-ont-bascule-de-la-droite-a-lrem-28-05-2019-2315623_20.php" title="">ait capté une partie de l'électorat de droite</a> ?</p><p>Il faut dire les choses comme elles sont : Emmanuel Macron est le meilleur président de droite qu'on ait eu depuis un certain temps. Il faut toutefois faire attention : l'élection européenne n'est pas l'élection présidentielle. Les projections sur 2022 sont hâtives. Si Emmanuel Macron fait des réformes qui vont dans le sens souhaité par l'électorat de droite, on reste loin de ce qu'un électeur de droite considère comme nécessaire pour redresser vraiment le pays. Je crois aussi que les Français sont pragmatiques. Quoi qu'ils fassent, le quinquennat d'Emmanuel Macron ira à son terme : autant lui donner la possibilité de poursuivre son mandat dans de bonnes conditions. C'est en 2022 qu'ils feront les comptes !</p><p>Quand on vous écoute, vous dédouanez presque complètement Laurent Wauquiez…</p><p>Oui. <a class="Link" href="https://www.lepoint.fr/politique/demission-de-la-presidence-lr-pourquoi-wauquiez-n-avait-pas-le-choix-02-06-2019-2316440_20.php" title="">Sa démission laisse les vraies questions béantes</a>. Et je constate que, depuis qu'il est parti, la situation s'aggrave !</p><p>Que doivent faire Les Républicains ?</p><p>Arrêter de dire « c'est le problème Bellamy ou le problème Wauquiez » ; ce sont des maux qui viennent de plus loin. Tenir compte des erreurs du passé et repenser ce qu'ils sont en prenant en considération les mouvements très profonds qui traversent la société française – et en réalité toutes les sociétés occidentales : l'écologie, le brassage sociologique et culturel né des migrations, les transformations de la démocratie, la mondialisation, l'intelligence artificielle et la robotisation.</p><p>Faut-il lever le tabou d'une alliance avec le Rassemblement national comme le suggérait déjà en 1997 Jean d'Ormesson dans le Figaro, comme l'ont repéré <a class="Link" href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/06/03/la-faute-strategique-de-laurent-wauquiez_5470702_3232.html" target="_blank" title="">nos confrères du Monde</a> ?</p><p>Ce serait une impasse complète. D'abord, pour des raisons de culture. Les partis politiques ne peuvent pas ignorer leur histoire. Comment la droite républicaine pourrait-elle s'allier avec l'extrême droite ? C'est inimaginable pour les gaullistes et pour les centristes. On voit bien que ceux qui ont tenté l'expérience lors des régionales de 1998 ne s'en sont jamais remis. De plus, si on regarde concrètement les propositions des uns et des autres, par exemple aux européennes, on ne voit pas comment il pourrait y avoir un accord. Le RN veut la modification des institutions européennes et la suppression de la Commission. LR ne peut pas être d'accord avec cette proposition. Le RN proposait la suppression de la directive sur les travailleurs détachés. Cela ne peut pas être dans les propositions de la droite républicaine. Je pourrais multiplier les exemples. Idem pour les questions économiques. Je ne vois pas comment une alliance pourrait être possible, car ce qui éloigne LR du RN est plus important que ce qui les rapproche. Enfin, en termes de pure cuisine politique, ça me paraît clair : une partie des Républicains quitterait LR et le Rassemblement national mangerait ce qui reste. Si, effectivement, l'objectif est de plier boutique et se faire racheter par le plus offrant, qu'ils y aillent. Mais pour moi, c'est impossible.</p><p>Si on regarde dans l'Histoire, la droite républicaine tenait un discours proche de celui du RN : sur l'Europe par exemple à la fin des années 1970 avec l'appel de Cochin ou en 1990 sur l'immigration…</p><p>L'électorat de droite évolue avec son temps. Heureusement ! Il n'a plus rien de commun avec l'appel de Cochin. Et les positions sur l'immigration évoluent aussi à la faveur d'une plus grande mixité. Ce n'est pas parce qu'on trouve des thématiques et des approches communes entre le Rassemblement national aujourd'hui et ce qu'a été une partie de la droite, le RPR essentiellement, à la fin des années 1970 ou même à la fin des années 1980, que l'on doit souhaiter un rapprochement avec le Rassemblement national. De toute façon, cela ferait partir définitivement une partie de l'électorat des Républicains.</p><p>Ils sont déjà partis…</p><p>Je ne pense pas. Ils ont envoyé un signal dans ces élections. Encore une fois, ce sont des élections européennes. Et si Emmanuel Macron a récupéré l'électorat de droite, c'est qu'il existe encore un électorat de droite !</p><p>Nicolas Sarkozy, en 2007, avait droitisé son discours pour siphonner les voix du FN et cela avait fonctionné.</p><p>Il a veillé à ne pas apparaître comme trop libéral. Cela avait provoqué des tensions dans l'équipe de campagne et explique en partie les ambiguïtés de son quinquennat sur le plan économique. Et il a effectivement ramené à lui l'électorat frontiste par des propositions fortes sur le régalien. Mais la caractéristique de son discours en 2007, c'est le caractère extrêmement ouvert de ses propositions, couvrant tout le spectre de l'électorat de droite, et dont certaines, franchement et sincèrement, à gauche. C'est à partir de 2010 que la ligne s'est resserrée. Je note, parce que cela me paraît important et à mettre à son crédit, qu'aussi bien en 2007 qu'en 2012, il y a eu un vrai choix alternatif pour les Français puisqu'on a eu au deuxième tour le choix entre un candidat de gauche de gouvernement et un candidat de droite de gouvernement. La droite peut retrouver un logiciel gagnant comme en 2007, mais il ne peut pas être le même. Cela suppose un travail tout à fait considérable sur elle-même.</p><p>En 2017, le choix entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen était également un vrai choix entre, comme l'a dit le président de la République, les progressistes et les populistes. N'est-ce pas là le vrai clivage ?</p><p>Si c'est le vrai clivage, alors c'est le vrai vertige parce qu'à force de dire aux Français, c'est moi ou le RN, on finira par avoir le RN. Pour moi, l'enjeu le plus délicat est de savoir comment on arrive à continuer à faire nation dans une France effectivement divisée entre, d'un côté, les gagnants de la mondialisation, de l'autre, les perdants ou ceux qui ont le sentiment de perdre. Si le jeu politique se réduit à un choix entre Emmanuel Macron, qui porterait les espoirs des gagnants de la mondialisation, et des partis politiques dispersés qui ne parleraient qu'aux perdants, on se prépare des lendemains difficiles parce que la question, pour que le pays regarde l'avenir positivement, c'est de pouvoir réunir dans une même espérance les privilégiés et les moins privilégiés, comme avaient su le faire de Gaulle ou Mitterrand. La démocratie doit avoir deux poumons, tournés vers le progrès, mais qui parlent au peuple, ayant en commun l'essentiel des valeurs républicaines, tout en permettant l'alternance. Et en cas de crise, comme la vague d'attentats de 2015 et 2016, ceux qui gouvernent peuvent s'appuyer sur ceux qui ne gouvernent pas pour faire nation ensemble. C'est important aussi.</p><p class="Blockquote">Il faut clairement abandonner les sujets de mœurs. Les Français sont devenus libéraux : les gens vivent comme ils veulent</p><p>Qu'est-ce que la droite aujourd'hui ?</p><p>La liberté, et la responsabilité qui en est la contrepartie. Le travail, facteur d'épanouissement individuel. On a des devoirs envers son pays avant d'avoir des droits. Une certaine vision de l'immigration et de l'intégration : les nouveaux venus doivent adhérer – sans perdre leur identité – aux fondamentaux de la culture française. La droite refuse le communautarisme. Le refus de l'égalitarisme. La méritocratie à condition que tout le monde puisse faire valoir son talent et son mérite. Sur ce point, c'est bien que la gauche nous ait ouvert les yeux. Ces valeurs sont éternelles, mais il faut les confronter aux enjeux du monde d'aujourd'hui.</p><p>Quel regard portez-vous sur les deux années de quinquennat d'Emmanuel Macron ?</p>
<p>Il a, de manière tout à fait spectaculaire malgré son jeune âge, revêtu les habits du président de la République. Il exerce la fonction avec toute la dignité requise, notamment à l'international. Il y a une centralisation du pouvoir à l'Élysée qui est extrêmement forte, mais c'est dans l'ADN de la Ve République. Ça ne me dérange donc pas outre mesure. Pour lui, en revanche, c'est assez dangereux et on a bien vu que, dans la crise des Gilets jaunes, il était quand même très seul. Nicolas Sarkozy était aussi très directif dans son comportement de président de la République, mais il avait autour de lui une équipe gouvernementale et parlementaire solide. On a beaucoup critiqué les petits déjeuners hebdomadaires de la majorité à l'Élysée, mais cela avait de la tenue. Emmanuel Macron a autour de lui des ministres techniciens, très compétents, mais sans assise politique, des politiques, mais qui ne sont pas des poids lourds, et enfin, des élus de droite dont on peut se demander jusqu'à quand ils seront macronistes puisqu'ils ont déjà quitté une fois leur camp… Cet aréopage est assez fragile.</p>
<p>Durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, vous étiez l'une des dernières à parler franchement au président de la République. Doit-on bousculer un chef de l'État que l'on conseille ?</p><p>C'est le problème du pouvoir en général, qu'il soit politique ou entrepreneurial. Je dis toujours aux étudiants, qui se préparent à devenir chefs eux aussi, que la responsabilité du chef est de veiller en permanence à ce que la parole soit libre autour de lui et à ce que son équipe ne se transforme pas en cour. Si on ne parle pas franchement au président, c'est d'abord la faute du président. C'est un exercice difficile, car avoir une cour est agréable et il faut avoir le courage d'accepter d'entendre ce que l'on ne veut pas entendre. Je cite souvent Confucius : « Le plus important dans ce que vous devez savoir, c'est précisément ce que vous n'avez pas envie de savoir. » Le général de Gaulle avait une bonne technique : il renouvelait son cabinet tous les trois ans. La parole était plus libre puisqu'il n'y avait pas l'enjeu de durer. La vérité m'oblige à dire que si les conseillers sont souvent timorés, c'est aussi parce que la politique n'est pas une vérité scientifique. Vous ne dîtes rien parce que vous avez peur de vous tromper. Les meilleures décisions prises par Nicolas Sarkozy, c'est quand il avait le temps de les prendre : il nous réunissait, on discutait d'une décision, chacun donnait son avis. Le président réfléchissait ensuite quelques jours, puis nous réunissait une nouvelle fois pour nous faire connaître sa décision et surtout nous convaincre de son bien-fondé. Un nouveau tour de table était alors organisé qui conduisait généralement à la validation de la décision, mais avec les nuances ou les compléments qui la rendaient vraiment bonne et acceptable par tous. Le problème est qu'à l'Élysée, on n'a généralement pas le temps. Voilà mon modeste conseil à Emmanuel Macron : permettre cette libre discussion.</p><p>On a beaucoup comparé Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron dans leur façon de gérer la présidence. Êtes-vous d'accord ?</p><p>(Sourires) Il y a beaucoup de points communs, c'est évident. L'Élysée fait perdre en sincérité, mais gagner en épaisseur. On va voir si c'est pareil avec Emmanuel Macron.</p><p>Nicolas Sarkozy aurait dit « Emmanuel Macron, c'est moi en mieux »…</p><p>C'est en tout cas ce que semble penser l'électorat de droite !</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 21:12:58 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Européennes 2019 : L’avenir est à ceux qui ne se lèvent pas]]></title>
	<description><![CDATA[<p>« L’Europe intégrée, ça ne pouvait convenir à la France, ni aux Français… Sauf à quelques malades comme Jean Monnet, qui sont avant tout soucieux de servir les Etats-Unis. Ou alors à tous ces personnages lamentables de la IVe République. Ils trouvaient ainsi un moyen de se décharger de leurs responsabilités ! Ils n’étaient pas capables de les saisir ; alors, il fallait les repasser à d’autres. Tenir leur rang dans le monde ? Pas question ! Mettons-nous sous le parapluie. Avoir une armée et la faire obéir ? Pas question ! La donner à d’autres ! Remettre le pays debout et servir d’exemple au monde ? Pas pour eux ! L’alibi tout trouvé, c’était l’Europe. L’excuse à toutes les dérobades, à toutes les lâchetés : l’Europe intégrée ! » (Charles de Gaulle, in “C’était De Gaulle” d’Alain Peyrefitte)</p><p>Certains de mes lecteurs se sont étonnés du silence de ce blog sur le débat des élections européennes. A titre personnel, je dois dire la honte au front que je me suis pratiquement désintéresse de la campagne, moi qui d’habitude regardait tous les débats, lisait tous les programmes. Je dirais même que j’ai eu du mal à supporter cette campagne. La pauvreté des argumentaires, les cris hystériques, l’accent mis sur l’accessoire et le désintérêt pour l’essentiel, la pauvreté humaine des porte-parole des différents camps… non, franchement, il n’y a rien à retenir. Si l’affaire n’était pas sérieuse, on pourrait presque s’amuser de voir ceux qui condamnent le nationalisme taxer hystériquement leurs adversaires de « parti de l’étranger », ceux qui dénoncent les théories du complot révéler à longueur d’émissions le Grand Komplot Russo-Americain contre l’Europe. On a plus parlé de la visite de Steve Bannon à Paris – une espèce de Séguéla américain – ou des « racines chrétiennes de l’Europe » que du chômage de masse et la précarité, qui est pourtant le cancer qui ronge nos sociétés tous pays confondus.</p><p>Cette élection fait pour moi un désagréable contraste par rapport aux élections présidentielles de 2017. A l’époque, et grâce au positionnement « social-souverainiste » du Front National, on avait pu débattre – ou au moins effleurer – des questions de fond : De l’appartenance de la France à l’Euro et même à l’Union européenne, du chômage, du rôle de l’Etat. Les débats politiques n’étaient peut-être pas extraordinaires, mais au moins il y avait des gens qui proposaient des choses différentes. Cette fois-ci, c’est le même discours partout. Comme le notait à très juste titre un commentateur, l’ensemble de la classe politique française a embrassé la vision supranationale. Qu’ils soient partisans de cette Europe ou d’une autre Europe, l’ensemble des partis et des commentateurs politiques – à de très rares exceptions groupusculaires près – accepte aujourd’hui l’idée que la souveraineté ne réside pas dans la Nation, et que celle-ci doit être soumise à une normative venue d’institutions placées au dessus d’elle et de nature fédérale. Personne ne parle de sortir de l’Euro, de reprendre les instruments de la souveraineté. Ceux qui parlent d’une « sortie des traités » n’y voient qu’un moyen tactique de négocier de nouveaux traités, d’établir de nouvelles institutions tout aussi supranationales que celles d’aujourd’hui.</p><p>Vous trouvez que j’y vais un peu fort ? Je pense qu’il est inutile de donner des exemples de soumission au principe supranational chez les europhiles, tant elle me paraît évidente. Mais même les partis traditionnellement considérés comme eurosceptiques s’y mettent. Vous voulez quelques exemples ? Et bien, prenez Ian Brossat qui affirme sur la foi de l’exemple britannique qu’un Frexit serait « une folie » et qu’il faut « faire l’Europe sociale ». Ou bien la France Insoumise, qui propose un « règlement européen sur la règle verte » qui reviendrait en fait à ce que les institutions européennes impose aux nations une règle par nature constitutionnelle. Et je pourrais continuer à l’infini. Lorsque les eurolâtres dénoncent les « nationalistes », ils se fabriquent des croquemitaines qui n’existent pas. Il n’y a plus de nationalistes chez nous. Même le Rassemblement national, depuis le départ de Philippot et le recentrage sur les fondamentaux de l’extrême droite, semble nolens volens adhérer à la pensée unique supranationale.</p><p>Je pense qu’il ne faut pas banaliser ce point, qui pour moi est le grand saut conceptuel des trente dernières années. Ceux qui se remplissent la bouche du mot démocratie feraient bien de réfléchir au fait que l’idée même de démocratie est inséparable de l’idée de cité, c’est-à-dire, d’un ensemble de personnes unies par des liens de solidarité inconditionnelle et se concevant un destin commun. C’est cette solidarité inconditionnelle (ce mot est important), ce destin conçu comme commun qui permet, dans une société aux intérêts divers et souvent antagoniques, de fonder un compromis vivable, de limiter l’expression nue des rapports de force, d’imposer aux dominants des obligations envers les dominés. Cette solidarité, cette vision de destin commun existe dans beaucoup de collectivités : la famille, le village… mais la plus grande d’elles est la nation. Et c’est pourquoi la pensée politique a fait résider la souveraineté « essentiellement » à ce niveau-là. Tout pouvoir, toute contrainte exercée sur les nations ne peut avoir d’autre fondement que la force. Toute structure supranationale, quelle que soit le déguisement « démocratique » qu’elle puisse revêtir, n’est en fait qu’un lieu ou les plus forts imposent leur volonté aux plus faibles, sans qu’une quelconque solidarité vienne adoucir cette domination. L’exemple grec illustre parfaitement cette question : imaginez-vous une nation européenne administrer à l’une de ses régions et à ses habitants le traitement que l’Union européenne a administré à la Grèce et aux Grecs ? Non, bien sûr que non. A l’intérieur des nations, l’idée de devoir de solidarité réciproque est trop forte pour permettre de tels excès.</p><p>C’est pourquoi la question fondamentale n’est pas ce savoir si c’est cette Europe ou une autre Europe qu’il faut, mais de savoir si les décisions finales doivent être prises au niveau national, c’est-à-dire par des assemblées et des gouvernements représentant des individus solidaires entre eux, ou bien par des organismes supranationaux qui ne représentent et ne peuvent représenter que des rapports de force entre groupes qu’aucune solidarité ne réunit. Et la question, comme le montre l’exemple grec, n’est pas purement théorique.</p><p>A cette question, l’ensemble de notre classe politique a répondu « supranationalité ». Et l’explication est double. Du point de vue structurel, cette évolution est logique dans le contexte d’un capitalisme mondialisé qui n’a plus besoin des nations. La libre circulation des capitaux, la mise en compétition de tous contre tous nécessite précisément qu’on affaiblisse ce lien national, cette solidarité inconditionnelle qui empêche les rapports de compétition de se manifester dans toute leur force. Marx le disait déjà en 1848 : le capitalisme transforme tous les rapports sociaux en rapports monétaires, et tend à briser tout ce qui s’oppose à cette transformation. Mais au niveau de la l’idéologie, il faut aussi comprendre comment la supranationalité, qui était anathème il y a quelques années presque partout, est devenue aujourd’hui presque naturelle dans l’ensemble de la sphère politico-médiatique.</p><p>L’explication tient à mon sens à la complète domination du champ politique par les classes intermédiaires, dont le propre est de vivre dans le présent. Un groupe social qui, pour reprendre la formule d’un politicien britannique, est comme le mulet : sans la fierté d’une origine, et sans espoir de postérité. Or, l’exercice de la souveraineté implique effort et responsabilité dans le temps long. Celui qui exerce un pouvoir souverain ne peut se cacher derrière quelqu’un d’autre pour couvrir ses fautes. Et cela fait peur à nos politiques. Eh oui, nos politiques ont la trouille. La trouille de devoir vraiment gouverner, la trouille d’avoir à prendre des vraies décisions et des responsabilités qui vont avec. C’est pourquoi d’ailleurs ils ont organisé leur propre impuissance, transférant des pouvoirs à Bruxelles, à des autorités administratives indépendantes, aux juges, à toutes sortes de comités et commissions. Chaque décision fait aujourd’hui l’objet de dizaines de consultations d’organismes de toute sorte, appelés à donner un avis qui n’a aucun intérêt mais qui permet à l’autorité de diluer les responsabilités.</p><p>Imaginez-vous : si demain on récupérait les instruments de souveraineté, nos politiques ne pourraient plus se contenter de discuter de la couleur du papier peint et de réunir des « conférences citoyennes » pour ne rien faire. Il faudrait définir et mettre en œuvre une politique monétaire, une politique commerciale, une politique industrielle, une politique budgétaire. Une idée devenue inimaginable pour les jeunes politiques d’aujourd’hui. Il n’y a que les vieux pour se souvenir qu’il fut un temps où la France avait un ministère de l’industrie qui faisait une politique industrielle, un ministère des finances qui faisait la politique monétaire et budgétaire. Aujourd’hui, le ministère de l’industrie a disparu et le ministère des finances soumet son budget à Bruxelles pour approbation. A la rigueur, on pourrait se contenter d’un ministère de la transposition, qui se contenterait de prendre les directives européennes et les transcrire dans le droit interne. Et cela conviendrait parfaitement à nos politiques, qui détestent prendre des responsabilités. Mieux vaut laisser quelqu’un là-haut à Bruxelles nous dire ce qu’il faut faire et prendre le blâme si les choses tournent mal. Ces gens-là veulent une France à leur dimension : ce sont des nains, et ils veulent une France naine. Je dirai même plus : ce sont des nains qui ne peuvent imaginer que la France puisse être autre chose.</p><p>En témoigne l’argument vedette de la campagne, celui qu’on peut résumer dans la formule « unis nous sommes plus forts ». On nous a répété jusqu’à la nausée que la France toute seule ne pèse rien, qu’il nous faut cette « union de 500 millions de citoyens » pour avoir du poids devant les géants que sont la Chine, la Russie et les Etats-Unis. Seulement, il faut écouter la voix de l’expérience : en quoi l’Europe nous a permis de peser quand les Etats-Unis utilisent leur appareil judiciaire et l’extraterritorialité de leurs lois pour imposer des amendes ou faire pression sur nos entreprises ? Qu’a fait cette « Europe de 500 millions de citoyens » lorsque les américains ont décidé d’imposer unilatéralement des sanctions à l’Iran et menacé les entreprises européennes qui ne les appliqueraient pas ? Rien, bien entendu. Ou plutôt si : elle a fait des moulinets, voté des motions de principe… et à l’arrivée, aucun effet. C’est Sun Tzu qui constatait déjà, six siècles avant notre ère, que la victoire ne va pas aux armées plus nombreuses, mais aux armées les plus décidées à combattre. Les européens sont peut-être une armée de 500 millions, mais leurs troupes et surtout leurs généraux n’ont pas envie de combattre. Parce que combattre, c’est dangereux, on risque de prendre des coups. Mieux vaut s’entendre avec le chef de bande, d’être dans ses bonnes grâces même s’il faut de temps en temps lui donner son goûter pour qu’il ne vous tape pas.</p><p>Il faut quelquefois sortir de son pays pour réaliser des choses qui pourtant sont évidentes. Il y a un mois, j’ai eu l’occasion de passer quelques semaines en Hollande. Un pays dont les citoyens ont leurs priorités fort claires. Leur préoccupation est de s’enrichir, de vivre dans un cadre agréable, d’avoir une belle maison dans une belle ville. Ils n’ont aucun message à transmettre à l’humanité, aucune envie de consacrer des moyens à peser dans les affaires du monde, aucune ambition qui aille au-delà du quotidien. Ils ont la vision autocentrée qu’on peut résumer dans la formule « ça m’suffit ». Et il ne faut pas se tromper : cette position, c’est celle de la plupart des européens aujourd’hui, le tintamarre écologique servant à fournir l’indispensable petit supplément d’âme.</p><p>La France, qui avait d’elle une vision qui allait un peu plus loin que cela, est en train de rentrer dans le moule « européen ». Chez nous aussi, quelque soient les rodomontades de nos hommes politiques sur la place de la France dans le monde, on est tout à fait prêts à sortir de l’histoire, à remiser le surmoi républicain dont parlait Slama au magasin des accessoires. Quels sont les dirigeants français qui aujourd’hui sont prêts à payer le prix pour continuer à peser dans les affaires du monde ? Il suffit de regarder la manière dont le budget de la Défense est traité pour répondre à cette question. Et il n’y a pas que les armées. Un a un, les laboratoires qui ont fait notre fierté ferment, les entreprises qui forment notre base industrielle disparaissent ou sont rachetées et dépecées par des intérêts étrangers, y compris en usant de pressions politiques ou judiciaires. Ou sont les grands projets nationaux industriels et scientifiques ? On les confie à l’incompétence européenne : alors que le GPS américain fonctionne depuis un quart de siècle, le projet Galileo européen a vingt ans de retard et reste confidentiel. ITER se construit à Cadarache et, financé à minima et géré en dépit du bon sens par la Commission européenne, prend un an de retard chaque année qui passe. Et surtout n’essayez pas de constituer un champion industriel national ou européen : la commission veille et mettra des bâtons dans les roues au nom de la défense des intérêts du consommateur. Et cela ne semble gêner personne. Ces sujets sont absents du débat électoral, qu’il soit national ou européen. Au fond, on votera pour celui qui maintiendra le niveau de vie – quitte à emprunter – et qui nous permettra de mener notre petite vie tranquille. On est même prêt à accepter des immigrés pour payer nos retraites. Et après nous, le déluge. C’est un point sur lequel Macron et les « gilets jaunes » sont d’accord : les maitres mots de la politique doivent être « proximité » et « quotidien ». L’éternité ? L’Histoire ? Rien à foutre. Ecoutez ceux qui vous disent que l’Euro est une bonne chose parce que cela vous permet de voyager sans avoir à changer d’argent à la banque. Ses effets globaux ? Ses conséquences à long terme ? Aucune importance. S’il y a un argument qui illustre parfaitement la médiocrité du rêve européen d’aujourd’hui, c’est bien celui-là.</p><p>C’est là peut-être l’effet le plus pernicieux de la construction européenne. Certains europhiles sincères ont pensé possible d’injecter à l’Union européenne le surmoi à la française. C’est l’inverse qui s’est passé : c’est le provincialisme de la Mitteleuropa qui l’a emporté. La grande majorité des européens aujourd’hui ne demande à l’Europe autre chose que de préserver sa richesse et son niveau de vie, rien d’autre. Et surtout pas de se mêler des affaires du monde : ça coûte cher, on peut prendre des coups et ça rapporte peu. En France, les europhiles ont lâché la proie pour l’ombre. Ils ont réussi en trente ans à tuer l’idée même d’un projet national, mais sans être capables de créer un projet européen. Ils ont construit une société profondément médiocre, bâtie essentiellement sur les peurs. La grande expérience traumatique initiatique de notre jeunesse, c’est de devoir attendre un mois les résultats de Parcoursup, son idole politique une jeune autiste obsédée par la fin du monde.</p><p>Dans ces conditions, le débat politique n’a plus aucun intérêt. Dès lors que Le Pen comme Macron, Brossat comme Bellamy, Mélenchon comme Jadot sont d’accord pour laisser aux bonzes de Bruxelles le soin de décider de l’avenir de notre pays, dès lors que leur projet est finalement le même projet, qu’est-ce que cela change de voter pour l’un plutôt que pour l’autre ? Et quel est l’intérêt de les voir s’écharper pour savoir qui est le plus écologique, qui a les plus dansé avec Bannon ou Poutine ?</p><p>Et à l’arrivée, qu’est-ce qu’on constate ? Un vote circonstanciel. Le fait que les résultats diffèrent largement des prévisions des sondages tend d’ailleurs à indiquer que le choix des électeurs est moins un choix longuement réfléchi que le résultat d’un coup de tête de dernière minute. La polarisation organisée et voulue par l’Elysée lui a permis de rejouer la stratégie de l’élection présidentielle en appelant au vote utile contre le croquemitaine « nationaliste » et de doper la participation. La manœuvre n’a que partiellement fonctionné – le RN reste le premier parti de France – mais a permis de réduire les dégâts et surtout de poursuivre le dynamitage du paysage politique français. Les partis politiques « de gouvernement » dont on attendait qu’ils organisent un véritable bipartisme en France se retrouvent laminés : à eux deux, ils ne dépassent pas les 15%. LREM se voit donc confirmé dans son rôle de parti unique des classes intermédiaires, avec EELV dans le rôle de conscience morale. Plus que jamais le RN se voit donc confirmé dans son rôle de premier opposant… et d’opposant inéligible.</p><p>Car il y a un autre enseignement de ce scrutin, et c’est l’effondrement de l’organisation qui revendiquait la fonction d’opposition à LREM, c’est-à-dire, de la France Insoumise. Avec 6,3%, elle ne retrouve même pas le résultat du Front de Gauche de 2014. Et ne parlons même pas de ses scores de 19,6% à la présidentielle et 11% au premier tour des législatives de 2017. Même s’il passe d’un cheveu devant la liste du Parti socialiste, il peut difficilement maintenant revendiquer une primauté dans l’opposition de gauche. Mélenchon aimait à dire que la force allait à la force, et que la position de leader des Insoumis dans la gauche ne laissait d’autre alternative aux autres forces que de passer par les fourches caudines d’un ralliement inconditionnel à LFI et à son chef. J’ai toujours pensé – et je l’ai écrit largement ici – que cette attitude était suicidaire, parce qu’elle supposait que les autres organisations de gauche allaient renoncer à leur autonomie sans aucune contrepartie. Je pense que le Petit Timonier a raté le coche : en 2017, plus de souplesse dans la négociation aurait pu lui permettre d’être au deuxième tour. Après la présidentielle, un peu de bienveillance aurait pu lui permettre de regrouper derrière lui une gauche déboussolée et en mal de leader. Mais cela aurait impliqué de mettre sous contrôle les tendances « gauchistes » de son mouvement. Il a préféré leur laisser la bride sur le cou, avec les résultats qu’on connaît : LFI a humilié ses alliés institutionnels potentiels tout en pratiquant le débauchage au moyen de prébendes – le cas de Leila Chaïbi ou celui d’Emmanuel Maurel, récompensés de leur ralliement par des postes de député européen, sont de ce point de vue assez emblématiques.   </p><p>En laissant les tendances « gauchistes » agir, Mélenchon a oublié la règle N°1 de tout gourou qui veut faire son chemin dans la vie, à savoir, qu’il doit recadrer régulièrement chaque groupe de son mouvement de manière qu’aucun ne puisse réclamer une primauté quelconque sur les autres, et que tous restent dépendants du gourou. Laisser un groupe prendre l’ascendant sur les autres, c’est risquer qu’il puisse remettre en cause un jour le pouvoir du gourou lui-même. Mélenchon a commis la grave erreur de laisser les « gauchistes » de son mouvement prendre le pas sur les « centristes » comme Guénolé et les « souverainistes » comme Kuzmanovic et de pratiquer une véritable chasse aux sorcières dans la constitution de la liste pour les élections européennes. Les départs fracassants qui s’en sont suivis ne sont que la partie visible d’un gros iceberg sur lequel le Titanic insoumis s’est fracassé.</p><p>Et maintenant ? Et bien, rien ne changera. Le gouvernement n’a aucune raison pour modifier sa politique, puisqu’aucune alternative pouvant lui disputer le pouvoir n’apparaît à l’horizon. Le RN est en tête mais reste aussi inéligible qu’avant, et il est difficile de voir dans les écologistes, qui ont cru nécessaire de rappeler qu’ils étaient favorables « à la liberté d’entreprendre et à l’économie de marché », une opposition sérieuse aux politiques macroniennes. L’avenir est à ceux qui ne se lèvent pas.</p><p>Descartes</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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