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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Avril 2021]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/302/charled-rojzman-un-futur-de-folie-ou-de-raison-les</guid>
	<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 21:23:37 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Charled Rojzman - UN FUTUR DE FOLIE OU DE RAISON? Les...]]></title>
	<description><![CDATA[<p>UN FUTUR DE FOLIE OU DE RAISON?</p><p>Les camps sont désormais bien identifiés: extrême -gauche, décolonialisme, écologisme rougeâtre, pensée "woke", cancel culture et autres idiots utiles de l'islamisme et , en face, un assemblage hétéroclite de laïques, de souverainistes, de républicains du printemps, tous proches sans vouloir le dire toujours d'un nouveau rassemblement national et de ses transfuges ou du moins partageant leurs préoccupations sur l'immigration, la guerre des banlieues, la sécurité quotidienne et la survie de la nation comme les Ménard, Messiha, Maréchal, Zemmour, Charlotte d'Ornellas. Une gauche et une droite en capilotade, un islamisme représenté par des frères musulmans, des turcs erdoganistes, des tablighis, des salafistes. Des gouvernements qui tiennent la barre d'un navire qui craint de chavirer dans la tempête annoncée, s'appuyant sur une Europe à la face perdue et un droit désuet et une justice chancelante. Dans l'attente, une école qui ne se sait pas en ruines, une armée encore grande muette, une police qui gronde en sourdine et des citoyens divisés selon leurs revenus, leur lieux d'habitation et de travail, divisés également par leurs appartenances communautaires, taiseux mais parfois laissant échapper des colères pas toujours bien entendues ni bien résumées. Sur tout cela planent les ombres d'un Macworld encore américain mais désormais de plus en plus chinois et d'un djihad assumé et conquérant. Les réseaux sociaux s'empressent de n'offrir que le choix entre les arrangements soumis ou la guerre à outrance, où la raison, le dialogue et l'esprit critique n'ont plus de place ni la voix au chapitre. "Quos vult perdere Jupiter démentant". "Jupiter rend fous ceux qu'il veut perdre."</p><p>L'époque semble folle et le bon sens disparu. On est sommé d’appartenir à un camp et gare à ceux qui refusent d’être disposés dans de petites niches idéologiques. Ils sont vite vus comme des traitres à la cause. Comme dans la vie d'un individu tenté par le suicide, la dépression ou le meurtre, les sociétés balancent d'un extrême à l'autre, d'une maladie collective à une autre, élites et masses populaires unies dans le cynisme et la désespérance.</p><p>D'où viendra le salut ? La reconnaissance de la réalité? La fin des privilèges dans une nuit du 4 août renouvelée? Une révolution non manichéenne? Les retrouvailles avec l'amour de soi et la confiance en soi qui orientent l'action et déterminent un destin meilleur, même s'il faut en passer par l'usage de la force? Chacun de nous en est responsable et redevable, même si l'héritage des erreurs et des fautes passées est lourd. Nous aurons besoin de beaucoup de science et surtout de beaucoup de conscience. Charles Rojzman</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 21:20:13 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[«Il n’est plus un jour où l’actualité s’épargne une affaire de boycott ou de censure»]]></title>
	<description><![CDATA[<p>FIGAROVOX/TRIBUNE - L’omniprésence des boycotts et autres appels à la censure est un signe inquiétant pour nos sociétés occidentales, analyse Benjamin Sire. Selon lui, puritanisme progressiste et censure religieuse se nourissent et progressent dangeureusement.</p><p class="fig-paragraph">Benjamin Sire est compositeur. Il est membre du Conseil d’Administration du Printemps Républicain.</p><p class="fig-paragraph">Que ce soit en France ou dans le reste du monde, il n’est plus un jour où l’actualité s’épargne une affaire de boycott ou de censure. Religion, sexualité, mœurs, communautés, appropriation culturelle, racisme supposé, tous les sujets sont bons pour alimenter le nouvel ordre moral qui déferle sur la planète depuis quelques années.</p><p class="fig-paragraph">À l’époque du COVID et de la distanciation sociale qui l’exacerbe, ce mélange de puritanisme, d’intolérance à géométrie variable, de combats parfois légitimes et d’indignations souvent hypocrites, plombe la société et s’incarne dans les mots «cancel culture», cette mode piégeuse tout droit sortie des laboratoires de la gauche américaine.</p><p class="fig-body-link">À lire aussi :<a class="fig-body-link__link" href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/alice-coffin-pauline-harmange-quand-des-feministes-haissent-ouvertement-les-hommes-20201007" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">Alice Coffin, Pauline Harmange: Quand des féministes haïssent ouvertement les hommes</a></p><p class="fig-paragraph">La liste de ces «cancellisations» ne cesse de s’allonger et nous donne de quoi s’inquiéter. Affaire de la jeune Mila (encore gravement harcelée près d’un an après ses propos sur l’islam), plaintes actuelles à l’encontre de Netflix pour sa diffusion du film «Mignonnes», menaces permanentes reçues par le journal satirique Charlie Hebdo, appels au Boycott contre le quotidien Le Parisien, ou tel ou tel artiste, dangereuses intimidations subies par des personnalités comme Zineb El Rhazoui et Zohra Bithan orchestrée (comme souvent) par l’islamiste Idriss Sihamedi, n’en jetez plus, la coupe est pleine et on ne sait plus où donner de la tête, ici ou ailleurs.</p><p class="fig-paragraph">Ces affaires sont à distinguer de celles qui entrent en collision avec la loi et peuvent conduire à des condamnations, notamment en matière de racisme ou d’antisémitisme, ceux-ci étant de plus en plus débridés au fur et à mesure que la société se tend, de pédophilie ou de violence par exemple. Car l’une des particularités des sujets qui nous occupent ici vient justement du fait qu’à la justice se substitue le plus souvent le tribunal des réseaux et des indignations particulières, communautaires et religieuses, mécontent que la loi n’épouse pas ses desiderata.</p>
<p>La liste de ces « cancellisations » ne cesse de s’allonger et nous donne de quoi s’inquiéter.</p>
<p class="fig-paragraph">En tête de gondole de ces thèmes ignorés par le corpus législatif, notamment en France, se place le concept de blasphème. Il n’existe pas en droit et devrait donc s’abstenir d’être évoqué, mais il existe dans l’esprit des croyants à une époque où ils sont de plus en plus nombreux à souhaiter voir la loi de Dieu prévaloir sur les lois humaines locales. Cette notion de localisation a ici son importance. Contrairement à l’application des codes, la religion ne connaît pas de frontières, pas davantage que l’expression en réseaux à l’heure de la mondialisation.</p><p class="fig-paragraph">L’entrée en collision de ces différences territoriales balaye les particularismes législatifs et exacerbe les colères tandis que la vague puritaniste qui nous submerge dépasse largement la question confessionnelle, que l’on se réfère à la baroque demande de Jean-Michel Blanquer de suggérer aux élèves de porter des «tenues républicaines», ou au débat entourant le film «Mignonnes», accusé d’exhiber la sexualisation de jeunes enfants qu’il entend pourtant condamner. Au jeu de l’œuf et de la poule on ne sait d’ailleurs plus si c’est un phénomène de puritanisme purement sociétal dont la religion profite qui a initié le mouvement ou si ce puritanisme vient de la propagation de l’indignation religieuse qui modifie les codes sociaux.</p><p class="fig-body-link">À lire aussi :<a class="fig-body-link__link fig-premium-mark" href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/liberte-sexuelle-pma-pour-toutes-le-xxie-siecle-va-t-il-tuer-l-amour-20201002" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">Liberté sexuelle, PMA pour toutes... Le XXIe siècle va-t-il tuer l’amour?</a></p><p class="fig-paragraph">Dans la cascade incontinente de ces affaires mettant le blasphème en scène, l’une d’entre-elles, survenue ces jours-ci, est particulièrement à mettre en exergue et concerne la superstar planétaire Rihanna. L’objet du délit concerne le dernier défilé de mode de sa marque Savage x Fenty (Fenty étant le vrai nom de la chanteuse), diffusé sur Amazon Prime vendredi 2 octobre dernier. La déesse de la Barbade a osé, par le truchement de la DJette londonienne Coucou Chloé, insérer un hadith (parole du prophète) dans un remix illustrant la manifestation.</p><p class="fig-paragraph">Aussitôt, le cortège des outragés d’un Dieu, ne semblant pas en mesure de se défendre par lui-même, a déferlé sur les réseaux sociaux pour demander le boycott de la chanteuse, sur toute la gamme des tons pouvant être employés, allant de la plainte larmoyante à la menace explicite.</p>
<p>On ne sait (...) plus si c’est un phénomène de puritanisme (...) sociétal dont la religion profite qui a initié le mouvement ou si ce puritanisme vient de la propagation de l’indignation religieuse.</p>
<p class="fig-paragraph">On aurait pu s’attendre à ce que la star, habituée des provocations et considérée appartenir au gotha des personnalités les plus influentes du monde par le magazine Time, assume cette prétendue offense aux croyants d’un dogme dont les lecteurs les plus littéraux vouent la musique aux gémonies. Mais non. Pas de cela aux USA où la sacralisation des communautés va croissante, encore moins si la polémique devient planétaire...</p><p class="fig-paragraph">Pas de cela pour une business woman avisée, soucieuse de son image et de ses prodigalités caritatives... Pas de cela à l’ère identitaire où la loi de Dieu s’impose chaque jour davantage à la loi des hommes et où celle des minorités s’impose chaque jour davantage à celle de la majorité.</p><p class="fig-body-link">À lire aussi :<a class="fig-body-link__link" href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/tenue-republicaine-cette-querelle-revele-que-nous-n-avons-plus-d-evidences-partagees-20201001" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">Tenue républicaine: «Cette querelle révèle que nous n’avons plus d’évidences partagées»</a></p><p class="fig-paragraph">Alors, main sur le cœur et sur le clavier de la contrition, notre icône s’est fendue d’un long texte d’excuse sur son compte Instagram, allant jusqu’à «remercier la communauté musulmane d’avoir signalé un énorme oubli qui était involontairement offensant dans notre défilé Savage x Fenty. Je voudrais surtout vous présenter mes excuses pour cette erreur honnête mais non moins irréfléchie. Nous comprenons que nous avons blessé beaucoup de nos frères et sœurs musulmans, et je suis incroyablement démoralisée par tout ça!».</p><p class="fig-paragraph">Démoralisée! Rien que ça. Pourtant, la chanteuse pouvait envisager les conséquences de l’affaire, elle qui, en 2013, avait été expulsée de la mosquée d’Abu Dhabi à l’occasion d’un photo shoot durant lequel elle apparaissait pourtant entièrement voilée de noir, au prétexte que ses poses étaient jugées suggestives, ô sacrilège! L’époque est ainsi faite qu’une femme, belle de surcroît et maquillée, couverte des pieds aux cheveux et prenant une simple pose, est jugée offensante par un public, au mieux frustré, au pire incapable de freiner ses pulsions.</p>
<p>Alors, main sur le cœur et sur le clavier de la contrition, notre icône s’est fendue d’un long texte d’excuse sur son compte Instagram.</p>
<p class="fig-paragraph">Juste avant Rihanna, et lui coupant un peu l’herbe sous le pied, Coucou Chloé avait elle aussi battu sa coulpe sur Twitter avec une cynique innocence, bien que son morceau fût pourtant diffusé depuis deux ans: «À l’époque, je ne savais pas que ces samples utilisaient des textes issus d’un hadith islamique. J’assume l’entière responsabilité de ne pas avoir fait de recherches correctement sur ces mots et je tiens à remercier les personnes qui ont pris le temps de me les expliquer.»</p><p class="fig-paragraph">Mais les choses n’en sont pas restées au stade de l’excuse. Il fallait une victime et le titre endossa le rôle, se voyant retiré des plateformes de streaming par son autrice. On sourit encore à l’idée que la productrice ait prétendu ignorer l’origine et la signification des mots qu’elle avait insérés dans son titre. Il eut été sans doute plus honnête d’admettre que, ce qui était encore vaguement possible il y a deux ans, bien que déjà risqué, ne peut plus l’être aujourd’hui, voyant les religions dicter les nouvelles règles de la «décence commune».</p><p class="fig-body-link">À lire aussi :<a class="fig-body-link__link fig-premium-mark" href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/eric-zemmour-les-impostures-de-la-pensee-decoloniale-20200930" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">Éric Zemmour: «Les impostures de la pensée décoloniale»</a></p><p class="fig-paragraph">On pense avec ironie à la récente affaire «Freeze Corleone», du nom de ce rappeur, accusé d’antisémitisme et d’apologie du nazisme dans un de ses titres distribué partout par une major ayant prétendu ne pas avoir écouté la chanson avant de la diffuser, puis de la retirer consécutivement au tollé provoqué. Outre que ces excuses frôlent le ridicule, elles ne sont pas de nature à arranger l’image de feignante négligence qui entoure un milieu musical en lequel gravite, avec regret en ces circonstances, votre serviteur.</p><p class="fig-paragraph">Le buzz aurait pu en rester là. Après tout, une demande de boycott mondial frôle presque la banalité en ces temps où l’obscurantisme se pare de modernité. On l’a vu, le monde de la musique est loin d’être le seul concerné et ces tentatives, souvent couronnées de succès, touchent bien des domaines, y compris ceux auxquels on penserait le moins, comme celui du jeu vidéo, qui a été au cœur de plusieurs affaires ces dernières années.</p>
<p>Il eut été sans doute plus honnête d’admettre que, ce qui était encore vaguement possible il y a deux ans (...) ne peut plus l’être aujourd’hui.</p>
<p class="fig-paragraph">Ainsi, l’opus Little Big Planet a vu une des chansons l’illustrant être retirée, celle-ci reprenant une prière coranique. Les éditeurs du jeu Zack &amp; Wiki ont été contraints de gommer les mots «Allahu Abkar» qui y étaient présents à la suite d’une plainte du CAIR (Council on American-Islamic Relations). Il en a été de même pour Modern Warfare 2 où le mot Allah était inscrit sur un décor de toilettes et Tekken Tournament 2 où le nom du prophète était lisible sur un sol. Bref, le buzz aurait pu en rester là... Il aurait pu surtout épargner la France en dehors de son intégration à l’enclave mondialisée des réseaux, pays où, encore une fois, la notion de blasphème est légalement inexistante. Mais non...</p><p class="fig-paragraph">Et c’est là que l’affaire monte d’un cran sur l’échelle de l’absurde gravité. Dans son émission consacrée à cet abominable outrage aux croyants consistant à intégrer un hadith dans un morceau de musique, Cyril Hanouna a vu deux de ses chroniqueurs littéralement partir en roue libre dans un style qu’un Grand Inquisiteur n’aurait su désavouer.</p><p class="fig-body-link">À lire aussi :<a class="fig-body-link__link" href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/anne-sophie-chazaud-la-censure-est-desormais-un-moyen-d-action-militant-assume-20200926" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">Anne-Sophie Chazaud: «La censure est désormais un moyen d’action militant assumé»</a></p><p class="fig-paragraph">Ainsi la nouvelle venue de l’émission Touche Pas à Mon Poste, Meriem Debbagh, a pu tranquillement tenir les propos suivants, recadrée par un animateur pourtant pourfendeur du blasphème, mais voyant le large champ légal de la liberté d’expression être dépassé: «Moi, je trouve que limite j’ai envie de la tuer... parce que ça ne se fait pas du tout! Déjà son défilé c’est de la merde, son défilé est catastrophique et la lingerie est nulle à chier! En plus, elle sortait avec un prince saoudien avant, donc elle sait ce qu’elle a mis dans son show!».</p><p class="fig-paragraph">Nous vous épargnerons un retour sur les considérations propres à la qualité de la lingerie et du défilé la mettant en scène, domaine en lequel nos compétences sont vite atteintes, d’autant que les dites considérations, aussi vulgairement exprimées fussent-elles, sont parfaitement audibles. En revanche, que l’on en soit arrivé à une époque où, pour des motifs religieux, une petite vedette du PAF se croit en droit de pouvoir communiquer librement ses envies de meurtre à l’antenne, laisse sans voix.</p><p class="fig-quote__text">« Moi, je trouve que limite j’ai envie de la tuer... parce que ça ne se fait pas du tout ! »</p>
<p>Meriem Debbagh, sur l’émission Touche Pas à Mon Poste</p>
<p class="fig-paragraph">Mais Meriem Debbagh ne fut pas seule dans son réquisitoire. Elle fut rejointe dans le chœur des pleureuses par le journaliste Gilles Verdez, ancienne plume de l’Équipe et du Parisien, devenu polémiste d’infotainment à temps plein, celui-ci déclarant: «Je suis extrêmement choqué! [C’est une] provocation [] indigne [et une] insulte aux musulmans». Si le sieur Verdez avait parfaitement le droit d’être choqué et de le dire (liberté d’expression quand tu nous tiens), on est également en droit d’être «extrêmement choqué» par le fait qu’il le fut.</p><p class="fig-paragraph">Car, encore une fois, et sans ici à nouveau en appeler à la loi ou l’absence de loi définissant le blasphème, on rappellera que le «crime» imputé à Rihanna n’est en aucun cas lié à une insulte délibérée ou à une moquerie quelconque. Et cela témoigne du chemin parcouru en termes de tolérance des croyants les plus radicaux et les plus susceptibles.</p><p class="fig-paragraph">Dans un premier temps on s’attaque aux irrévérences assumées de caricaturistes, dans un second temps on condamne les promoteurs de la laïcité, puis on en vient à interdire toute évocation de la religion ou de ses dogmes par le commun non croyant des mortels, jusqu’à mettre une chape de plomb et de peur sur la société, démonétisant les institutions et leur cadre légal, de plus en plus impuissants face aux diktats citoyens.</p><p class="fig-body-link">À lire aussi :<a class="fig-body-link__link" href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/justice-filmee-la-dictature-de-la-transparence-20201007" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">Justice filmée: la dictature de la transparence?</a></p><p class="fig-paragraph">Il y a bien d’autres sujets qui mériteraient d’être débattus à l’heure où la pandémie de COVID fait planer le spectre d’une crise économique sans précédent, où les tensions internationales s’accentuent et où le péril écologique nous guette tous. Mais l’ère identitaire (et religieuse) et leurs relais médiatiques et en réseaux placent partout leurs pions, arrivant à faire de notions devant être cantonnées à la sphère privée, les sujets bénéficiant du plus large écho.</p><p class="fig-paragraph">Nous pourrions, à notre tour, être accusé de participer à cet engrenage. Mais comment se taire quand on se voit intimer l’ordre de courber l’échine sous le poids des ultimatum de plus en plus nombreux et de plus en plus étendus de croyants portant leur indignation en étendard pour nous imposer leurs fantasmes normatifs totalitaires? Comment se taire quand, chaque jour, comme Rihanna, de plus en plus de personnalités se donnent rendez-vous au Munich de l’abandon des libertés?</p>
<p>On en vient à interdire toute évocation de la religion ou de ses dogmes par le commun non croyant des mortels.</p>
<p class="fig-paragraph">Car enfin, quel monde naîtra d’une société où chacun, au prétexte de l’offense, même la plus infime, qu’il pourrait ressentir, serait en capacité de faire taire tous les autres? Imaginons un peu, comme le fit avec ironie Charlie Hebdo récemment, que les athées et les agnostiques s’y mettent et décident que la simple vue d’une église, d’un temple, d’une synagogue ou d’une mosquée constitue une offense indépassable à leurs yeux? Imaginons un peu que les uns se sentent agressés à la seule contemplation des autres et commandent leur extermination. On connaît le résultat.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/290/germanophobes-ou-vrais-defenseurs-de-l%E2%80%99europe%E2%80%89</guid>
	<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 17:12:02 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[&quot;germanophobes&quot; ou vrais défenseurs de l’Europe ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Horreur ! Scandale ! La une de Marianne « Comment l’Allemagne tond la France… et l’Europe » a mis en émoi certains gardiens du temple idéologique. Il est des vérités qui ne sont pas bonnes à dire. Germanophobe, xénophobe… l’attirail classique de ceux qui cherchent à enfermer le débat dans cette « cage aux phobes » que Philippe Muray identifiait déjà au début des années 2000…</p><p class="article-text article-body__item">Il est intéressant de constater que les plus hostiles à une réflexion un peu iconoclaste sur le couple franco-allemand sont les sociaux-démocrates, ceux qui nous expliquent depuis des décennies et malgré les démentis obstinés du réel qu’un jour viendra où l’Europe sera sociale. Les libéraux, eux, défendent depuis longtemps l’idée que la France n’aura de salut qu’en adoptant le modèle allemand, tellement plus compétitif, tellement plus efficace… Ils voient dans ce constat d’une Allemagne qui taille des croupières à la France la confirmation de leurs thèses.</p>
<p>Regarder la situation en face</p>
<p class="article-text article-body__item">Que libéraux-sociaux et sociaux-libéraux aient, pour des raisons différentes, choisi de systématiquement renoncer à défendre les intérêts des citoyens français au nom d’une idéologie qui leur semblait plus légitime – la dérégulation censée nous « adapter » à la mondialisation pour les uns, l’arrimage à l’idéal européen qui valait qu’on lui sacrifiât l’essentiel pour les autres – est un fait.</p><p class="article-text article-body__item">Ce fait ne devrait pas, ne devrait plus, nous empêcher de penser, à l’heure où l’Union européenne semble enfin, sous les coups de boutoir des impérialismes, accepter de se muer en puissance. Mieux : quiconque est authentiquement européen devrait se plier à cet exercice de réalisme plutôt que de hurler au retour des « heures les plus sombres » (on se gardera de faire remarquer que, historiquement, la lucidité à l’égard de l’Allemagne n’a pas été le fait de l’extrême droite).</p>
<p>L'industrie française à l'abandon</p>
<p class="article-text article-body__item">Disons-le clairement : le déni et la béatitude n’ont jamais fait progresser l’Europe. Croire qu’il faudrait, au nom de l’Europe, abandonner les derniers fleurons industriels français, comme on l’a fait déjà de tous les autres, et laisser notre agriculture se faire torpiller à coups de dumping social et environnemental est une pure folie. Mais cela rentre dans un partage implicite des positions auquel adhèrent sans véritablement l’avouer les tenants de la social-démocratie à la française : l’Allemagne, par la puissance de sa monnaie (le Deutsche Mark, devenu euro) et de son industrie, permet à la France de préserver son modèle social en lui assurant un endettement indolore.</p><p class="article-text article-body__item">À elle, le poids économique et politique, à nous, la bonne conscience d’avoir maintenu ce « modèle ». François Hollande se rendant à Berlin au soir de son élection et renonçant à sa promesse de renégocier le traité budgétaire européen en est l’incarnation. À aucun moment, il n’aura cherché à défendre une industrie française qu’il considérait depuis toujours comme le reste baroque d’un passé révolu.</p>
<p>Succession de renoncements</p>
<p class="article-text article-body__item">Avant lui, Nicolas Sarkozy avait également renoncé. Notamment sur un point essentiel : cette Union pour la Méditerranée, qui devait permettre à la France de retisser le lien économique et culturel qu’elle a avec l’autre rive de la Méditerranée. Tuée dans l’œuf par Angela Merkel.</p><p class="article-text article-body__item">L’Europe est le projet d’une génération traumatisée par la guerre et qui croyait profondément que l’amitié franco-allemande nous prémunirait d’un nouveau cauchemar. Puis est venue la génération qui considérait que la France, trop petite dans un monde trop grand, allait trouver dans l’Union un levier d’Archimède. Les deux ont raison. À ceci près que ces objectifs ne seront pas atteints si les citoyens français nourrissent une colère contre un système qui les aura appauvris.</p><p class="article-text article-body__item">Et, contrairement à ce qu’ânonnent les adeptes de la pensée réflexe, pointer la façon dont l’Allemagne joue sa carte dans les domaines les plus divers – industrie, énergie, agriculture – ne revient pas à dédouaner la France, à « chercher des coupables extérieurs » mais bien à pointer les élites qui ont voulu, accepté, promu cet état de fait. Il est certain qu’il leur est plus facile de fustiger ces citoyens « assistés » ou « réfractaires au changement ».</p><p class="article-text article-body__item">Nous sommes à la croisée des chemins. Le PIB par habitant de la France était, en 1980, inférieur de 5 % à celui de l’Allemagne. Il l’est aujourd’hui de 13 %. La précédente présidentielle a porté au pouvoir un des représentants de ces élites qui considéraient qu’il fallait d’abord « faire des réformes », se montrer bon élève, pour pouvoir ensuite demander poliment si nous pouvions obtenir des contreparties. Et, comme de bien entendu, de contreparties, il n’y eut jamais.</p><p class="article-text article-body__item">Emmanuel Macron a visiblement appris, même s’il ne reconnaîtra jamais avoir fait fausse route. Qu’en sera-t-il des autres candidats à la présidentielle ? Arnaud Montebourg s’était fait, en son temps, traiter de germanophobe pour avoir osé défendre l’indépendance industrielle de la France. Sans parler de Jean-Luc Mélenchon… La meilleure façon, pour les élites françaises, d’éviter l’examen de conscience. Sur l’armement, sur le nucléaire, sur l’agriculture, Marianne a posé le débat. Qui se veut homme d’État devrait proposer des réponses précises plutôt que des postures.</p><p class="article-text article-body__item">A LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/politique/la-debacle-comment-la-france-sest-tiers-mondisee">La débâcle : comment la France s'est tiers-mondisée</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/288/jadis-jetais-homme-de-gauche-intransigeant-aujourdhui</guid>
	<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 16:59:50 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/288/jadis-jetais-homme-de-gauche-intransigeant-aujourdhui</link>
	<title><![CDATA[Jadis, j&#039;étais homme de gauche intransigeant. Aujourd&#039;hui....]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Je suis pour :<br />- une réforme radicale des institutions et un retour au parlementarisme<br />- une stricte séparation des pouvoirs,<br />- la défense et l'extension du modèle social CNR 1945<br />- la mise en œuvre du préambule à la constitution qui demande la nationalisation des entreprises stratégiques ou ayant une  position de monopole (Autoroutes, télécommunications, eau, industries d'armement, etc.)<br />- pour la défense sans concession de la laïcité.<br />- la défense de la souveraineté nationale, la sortie de l'UE et de l'OTAN<br />- une politique de paix commençant par une union des nations souveraines d'Europe du Sud.<br />- et pas mal d'autres choses encore!</p>

<p>Mais je suis<br />- contre la légalisation de l'euthanasie (le suicide assisté est une expression aussi insensée qu'un cercle carré)<br />- contre la GPA<br />- contre la PMA pour toutes (limiter la PMA aux cas d'infertilité pathologique des couples)<br />- pas très emballé par le "mariage pour tous" (qui avait comme seule fonction de légitimer GPA et PMA pour toutes)<br />- contre l'intersectionnalité et les autres calembredaines de la même farine.<br />- contre le multiculturalisme et pour l'assimilation des immigrés qui veulent rester en France.</p>

<p>- Pour le retour à une école rigoureuse, fondée sur une sélection au mérite, une école qui apprend le français, les mathématiques, les langues anciennes, etc.. En gros abroger toutes les réformes depuis 1968 et repenser ce qu'on peut et doit faire pour reconstruire une école de l'exigence.</p>

<p>*Il y a quelques décennies, cela faisait de moi une homme de gauche intransigeant. Aujourd'hui la gauche (ou plutôt ce qu'il en reste, c'est-à-dire un gros quart des électeurs en majorité CSP++ est hostile à tout ce à quoi je crois) .</p>

<p><a href="https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Denis%20Collin"><br />Denis COLLIN</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 16:54:21 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/286/affaiblir-un-peu-plus-l%E2%80%99etat-et-la-france</link>
	<title><![CDATA[Affaiblir un peu plus l’Etat et la France.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Affaiblir un peu plus l’Etat et la France.</p><p>Emmanuel Macron va annoncer la suppression de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) et s’offrir ainsi, à bon compte, l’image d’un « progressiste ».</p><p>Le Premier de Cordée en chef aura ainsi son moment « populiste » en faisant semblant de s’attaquer à une technocratie de plus en plus honnie par le peuple.<br />Pourtant, il est un pur produit de cette élite : énarque, banquier, néolibéral et européiste fanatique, culturellement plus Américain que Français et dont le modèle de société est celui de Margareth Thatcher et de Ronald Reagan.<br />Ce modèle, c’est celui d’une Nation désorganisée et d’un Etat incapable d’agir (comme chacun peut le voir avec la gestion calamiteuse de la crise de la COVID-19) ; c’est le modèle d’une société désorganisée et privée d'un Etat régulateur capable d'assurer la redistribution de la richesse produite et de contraindre les plus riches à participer au bien commun. C’est le modèle d’un monde régi par des instances supranationales – OMC, FMI, Union européenne, OTAN, traités de « libre-échange » - au détriment des institutions de la Nation.</p><p>Emmanuel Macron, qui aura accru les inégalités sociales plus que tout autre Président de la République, s’offre ainsi un ersatz de « justice sociale » en faisant mine de lutter contre une école qui n’ouvrirait pas assez ses portes aux jeunes Français les plus modestes.</p><p>Tout cela est bien évidemment faux et n’est que pure communication.</p><p>Le problème ce n'est pas l'ENA, mais l'enseignement qui y est prodigué depuis 30 ans : fanatiquement néolibéral, européiste jusqu’à l’absurde, atlantiste à l’excès et beaucoup trop en phase avec la finance internationale, les grandes banques et les multinationales, plutôt qu'avec les intérêts de la Nation et du peuple.<br />Je connais quelques énarques qui ont dû apprendre à mentir, apprendre par cœur la doxa du libéralisme économique pour réussir le concours, et passer trois ans à faire semblant d’être ce qu’ils ne sont pas. De véritables infiltrés.<br />Le problème de l’ENA, c’est également le manque d’expérience de vie dans la société de la plupart des candidats, dont très peu ont travaillé avant de rejoindre les bancs de cette institution.<br />Le problème de l’ENA, c’est également de donner trop de responsabilité à la sortie de l’école à des gens trop jeunes, même s’ils sont brillants. Arnaud Montebourg en a bien parlé dans son dernier ouvrage « L’Engagement » en comparant l’ENA et l’école militaire de Saint-Cyr : à la sortie de la première, on est immédiatement aux commandes et très haut gradé ; à la sortie de la seconde, on est sous-lieutenant et on se prépare à une lente mais nécessaire ascension des échelons, fruit de l’expérience. L’une donne immédiatement toutes les responsabilités et créé des princes, l’autre met en place l’apprentissage des responsabilités.</p><p>On ne va donc pas regretter cette ENA-là dont Macron est un produit chimiquement pur.<br />Et pourtant l’ENA a une belle histoire, bien que méconnue, et pourrait être réformée intelligemment dans l’intérêt de la France.</p><p>Une belle histoire ? L’ENA est une conséquence directe du programme des « Jours Heureux » du Conseil National de la Résistance (CNR) et un exemple d’union nationale tant elle est le produit de la France gaulliste et de la France communiste, la France de la résistance.<br />C’est le général de Gaulle, président du gouvernement provisoire de la République française, qui, en octobre 1945, crée par ordonnance l’Ecole Nationale d’Administration. Un beau nom qui invite à voir dans cette école - car la France est aussi héritière des institutions romaines - le début du Cursus Honorum.<br />Mais cette ordonnance est la conséquence du travail de la « Mission provisoire de réforme de l’administration » dont le responsable n’était autre que Maurice Thorez, vice-président du Conseil et surtout secrétaire général du Parti Communiste Français.</p><p>Je dis plus haut qu'on ne regrettera pas cette ENA-là. Et pourtant, si : quelles que soient ses dérives actuelles, on regrettera rapidement l’ENA, car ce qui, demain, remplacera cette grande école sera bien pire.<br />Emmanuel Macron suit à la lettre le programme dévoilé par un Denis Kessler, ex N°2 du MEDEF qui déclarait que l’objectif était de déconstruire tout ce que le CNR avait mis en place. Emmanuel Macron le fait déjà fort bien en cassant le code du travail, les logiques redistributives de l’assurance chômage ou en sabordant la retraite par répartition au profit de ses amis les grands financiers - Larry Fink, PDG de Black Rock, en premier lieu.<br />On verra la forme communicationnelle que cela prendra, mais le but est clair : dissocier encore plus la haute fonction publique des intérêts de la Nation, sûrement « l’ouvrir au monde » en incitant à des formations croisées en « MBA » anglo-saxons et autres formations qui ne produisent que des béni-oui-oui des « lois du marché ».<br />Emmanuel Macron nous vend du « progressisme », ce sera en fait une régression accélérée vers le 19e siècle et une société toujours plus fragmentée et dangereuse.</p><p>On aurait pu imaginer autre chose, une autre ENA, et c’est ce que nous proposons à <a href="https://m.facebook.com/rsouveraine/?refid=52&amp;__tn__=%2As-R">République souveraine</a> .<br />Modifier effectivement le recrutement, pour le rendre non pas plus « facilement accessible » - ce doit rester une école formant la future élite (au sens positif) de l’administration française – mais plus ouvert, et surtout rendre impératif le fait d’avoir eu des expériences de travail dans le monde réel avant de postuler.<br />Ensuite, appliquer le principe de Saint-Cyr : cursus honorum et passer les étapes au lieu d’être immédiatement aux manettes.<br />Alterner gestion de l’Etat et stages obligatoires dans les PME et TPE, sur les postes productifs des grandes entreprises publiques ou dans des associations d’intérêt public œuvrant auprès des Français les plus démunis.<br />Surtout, interdire le pantouflage, c’est-à-dire la possibilité pour un haut fonctionnaire d’aller travailler au service du privé (et surtout des banques et de la finance mondialisée, comme Emmanuel Macron) : quand on décide de servir la France et ses concitoyens, c’est un sacerdoce – imagine-t-on des officiers français allant servir comme mercenaires, puis revenir au sommet de l’armée française ? Non ! Il doit en aller de même avec le service civil de l’Etat.<br />Et enfin, modifier l’enseignement et le libérer du carcan du libéralisme économique et de la doxa de l’organisation supranationale du monde, en l’occurrence apprendre à défendre l’intérêt national, même s’il est hors de l’Union européenne ou d’une alliance atlantique dont on voit mal en quoi elle profite à la France.</p><p>Voilà ce que tout gouvernement soucieux de l’intérêt de la Nation et des Français devrait faire avec son école de la haute administration.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 15:06:46 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/285/radiographie-dune-pre-guerre-civile-en-france</link>
	<title><![CDATA[Radiographie d&#039;une pré-guerre civile en France]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Une situation de pré-guerre civile s’installe en France. Bien sûr, les politiques et les médias feignent, une fois de plus, de ne rien voir, rien entendre. Les militaires hauts gradés qui alertent sur la vulnérabilité de la nation et sur la détermination de l’ennemi intérieur sont priés de la boucler, par un pouvoir qui jure que "ça va mieux". Les policiers qui manifestent, ce mercredi, sonnent une même alarme. Elle ne semble pas devoir être entendue davantage. Pourtant, que disent-ils ? Qu’ils n’ont jamais vu un tel degré de haine et de violence contre les forces de l’ordre. Ce ne sont plus les CRS qui mènent les assauts, mais les casseurs qui veulent tuer du flic. A Nantes, où un policier a échappé de peu à un lynchage fatal, un officier de police assure que lors de chaque manifestation, les forces de sécurité doivent faire usage de 400 à 1000 "grenades de désenclavement", afin de briser les encerclements dont ils sont eux-mêmes les victimes. 350 policiers et gendarmes ont été blessés ces deux derniers mois, lors des protestations contre la loi travail. Alors que la France est prétendument en état d’urgence, le gouvernement se comporte comme s’il ne voulait pas mesurer les tensions qui s’avivent. Elles sont portées par l’extrême gauche et des syndicats qui, comme la CGT, se radicalisent. Dans Le Figaro du 12 mai, un spécialiste de l’ordre public remarquait aussi que les groupes politiques à la manœuvre phagocytaient désormais avec une facilité déconcertante les milieux étudiants mais aussi les jeunes venus des cités qui, jusqu’alors, n’apparaissaient qu’en fin de cortège pour "dépouiller". "Jamais nous n’avions vu une telle collusion assumée".</p><p><br />Ce qui se dévoile progressivement est ce que j’annonce dans La guerre civile qui vient (1) : la contestation violente du modèle de société occidentale, capitaliste et libérale. Le rejet est porté en commun par la gauche radicalisée et par l’islam politique, qui fait passer le musulman pour le nouveau damné de la terre. Cet islam révolutionnaire s’est déjà introduit dans de nombreux syndicats. Il apporte une force conquérante inédite et potentiellement brutale. Il s’est immiscé également dans les rangs de Nuit debout, à travers la défense de la cause palestinienne et le boycott d’Israël (mouvement BDS). Les convergences que cette mobilisation, fixée sur la place de la République à Paris, tente d’établir avec les cités entrent dans la perspective d’un front uni contre le pouvoir affaibli. C’est le gourou de Nuit debout, Frédéric Lordon, qui a assuré dernièrement : "Nous ne sommes pas là pour être amis avec tout le monde et nous n’apportons pas la paix. Nous n’avons aucun projet d’unanimité démocratique". Ce mercredi, la contre-manifestation organisée par le collectif "Urgence, notre police assassine" a été annulée par la préfecture. Amal Bentounsi, sa fondatrice, s’en insurge : "Les violences policières ne viennent pas d’être inventées. Les quartiers ont servi de laboratoire à ce qui est étendu aux manifestants aujourd’hui". La guerre civile est déjà dans les esprits des islamo-gauchistes et de leurs collaborateurs, qui se disent en légitime défense face à la police criminelle. Cette même police est applaudie par une majorité de Français, pour sa vaillance lors des derniers attentats islamistes.</p><p><br />(1) Editions Pierre-Guillaume de Roux</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/277/les-europeens-se-droitisent-la-gauche-se-suicide-lentement</guid>
	<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 15:55:20 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/277/les-europeens-se-droitisent-la-gauche-se-suicide-lentement</link>
	<title><![CDATA[&quot;Les Européens se droitisent, la gauche se suicide lentement&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">C’est un résultat trop peu analysé qui en dit pourtant long sur notre situation politique et idéologique. Dans les quatre grands pays d’Europe sondés par le CEVIPOF [Centre de recherches politiques de Sciences Po] pour son Baromètre de la confiance politique en février (France, Allemagne, Italie et Royaume-Uni), 27% des citoyens seulement se classent à gauche ou à l’extrême gauche. Soyons précis : 24% en France - niveau le plus bas -, 26% en Allemagne, 25% au Royaume Uni et 31% en Italie, petite oasis dans cette grande désolation.</p><p class="article-text article-body__item">Un quart donc des citoyens de ces pays s'auto-positionnent à gauche (22%) et à l'extrême gauche (5%). Contre 20% pour le seul « centre », (jusqu’à 29% en Allemagne, puissance dominante), et surtout 33% pour la seule droite, auxquels il faut bien ajouter les 6% à l’extrême droite (14% ne se classant pas).</p><p class="article-text article-body__item">On peut combiner ces chiffres comme on voudra, le résultat est le même : cette Europe-là penche nettement à droite. D’ailleurs, les gauches partisanes y sont désormais partout des forces minoritaires, d’opposition ou d’appoint : <a href="https://www.marianne.net/monde/boudes-des-classes-populaires-dechires-par-les-luttes-internes-les-travaillistes-anglais">le parti travailliste</a> a subi une lourde défaite aux législatives, fin 2019, face à Boris Johnson. Le Parti démocrate italien est noyé dans une vaste coalition, qui va jusqu’à la Lega de Salvini ! Le SPD est membre minoritaire d’une coalition de centre-droit en Allemagne : pas sûr qu’il le soit encore en septembre prochain, après les législatives fédérales.</p><p class="article-text article-body__item"><a href="https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/divisions-et-polemiques-la-gauche-folle">Quant à la France</a>, la gauche y arbitrera sans doute le deuxième tour de la présidentielle l’an prochain, entre Marine Le Pen et un candidat du centre ou de la droite. Dans la douleur assurément… Mais avec un quart des électeurs, concentrés chez les « CSP + » et dans les métropoles, (d’où un résultat flatteur aux municipales), peut-on espérer autre chose ?</p>
<p>La gauche de l'insécurité identitaire</p>
<p class="article-text article-body__item">D’où vient un tel déclin historique ? De deux causes simples, aveuglantes même, au point qu’on ne les voit pas, qui surplombent les forces et faiblesses de ses leaders successifs : la gauche n’est plus le parti de la sécurité économique et sociale alors qu’elle devient, dans le même temps, celui de l’insécurité identitaire.</p><p class="article-text article-body__item">La vieille social-démocratie et ses compromis entre syndicats et patronat ont muté, en soutenant les traités de l’Union européenne, en variant « social-libéral », adapteur compréhensif des attentes des « marchés ». C’est Gerhard Schröder en Allemagne et Matteo Renzi en Italie qui ont imposé diverses formules de « mini-jobs » sous-payés, et c’est François Hollande en France qui a diminué le niveau de vie des classes populaires et moyennes avec « l’austérité fiscale ».</p><p class="article-text article-body__item">Ce sont les héritiers des social-démocraties qui ont ainsi imposé aux peuples - au sens social -, souvent à l’inverse de leurs promesses électorales, le modèle européen des « réformes structurelles » : augmenter la précarité pour faire reculer le chômage dans la concurrence libre et non faussée de la globalisation, tout en équilibrant les comptes publics, à rebours de leur keynésianisme historique.</p>
<p>Mort de la social-démocratie</p>
<p class="article-text article-body__item">La social-démocratie européenne en est morte : son nom était lié à l’augmentation - au moins à la défense - des protections des salariés face aux brutalités du capitalisme ; il l’est désormais à l’adaptation aux marchés et à la gestion comptable de services publics déclassés, au nom d’un internationalisme réduit à une improbable Europe post-nationale.</p><p class="article-text article-body__item">Effet pervers parmi d’autres : à ne plus peser sur la « répartition de la valeur ajoutée » (pardon pour ce vocabulaire ringard), la gauche s’est perdue, en France notamment, dans les méandres de la redistribution, suscitant au passage allergie fiscale et ressentiment contre « l’assistanat », sapant ainsi un de ses héritages les plus notables.</p><p>Une critique déstabilisante de ce qui dépend le moins de chaque personne : pays d’origine, langue maternelle, couleur de peau</p><p class="article-text article-body__item">Pour surmonter cet échec, la gauche partisane a cru bon de changer de « mythe mobilisateur » : du socialisme moribond, on est passé à l’écologisme, afin de « sauver la planète » (comme on voulait changer le monde) en luttant contre le réchauffement climatique, comme on luttait hier contre « mon ennemi la finance ».</p><p class="article-text article-body__item">Mais cet écologisme ne remet pas en cause le schéma néolibéral : imposer aux peuples de s’appauvrir, sans trop se soucier de leur avis, au nom d’une obligation morale transcendante transformée en contraintes juridiques, hier la dette, aujourd’hui le climat. Car éloge de la décroissance ou critique de la consommation, il s’agit toujours de réduire les niveaux de vie par des changements brutaux de modes de vie, sans se demander au passage comment on pourra financer une protection sociale digne de ce nom…</p>
<p>Guerre aux identités structurantes</p>
<p class="article-text article-body__item">Et puisque les gauches ne défendent plus de facto le salariat - ce collectif - contre le capitalisme, elles se sont tournées en même temps vers l’émancipation des individus de leurs dominations « systémiques ». Avec une radicalité dont on constate presque chaque semaine en France, au fil de déclarations ou de pratiques militantes, les ridicules ou les dangers.</p><p class="article-text article-body__item">Ce sont au fond les identités personnelles et collectives structurantes qui sont ici conçues comme oppressives, au lieu de reconnaître leur caractère constitutif de l’humanité et de les faire évoluer dans un sens plus égalitaire : la nation est forcément xénophobe, le genre un enfermement, et la race, un stigmate tellement renversé qu’on réhabilite le terme qu’on voulait déconstruire. Et ce dans une critique déstabilisante de ce qui dépend le moins de chaque personne – pays d’origine, langue maternelle, couleur de peau, sexe.</p><p>Le migrant transgenre pourrait-il bien être le nouveau prolétaire de cette internationale d’une humanité dégenrée</p><p class="article-text article-body__item">Ainsi le migrant transgenre pourrait-il bien être le nouveau prolétaire de cette internationale d’une humanité dégenrée : l’essentiel est que l’individu n’ait point d’attaches et qu’il subvertisse toutes les appartenances à partir duquel il peut construire sa propre identité, quitte à en jouer. Rien que de très logique à ce que ce discours un peu obsessionnel ne résiste guère, voire encourage, les réactions identitaires les plus figées dans un âge d’or fantasmé.</p><p class="article-text article-body__item">Au lieu de promouvoir une identité composée et évolutive, « déconstruisons toutes les identités ! », semble nous dire la gauche actuelle. Et l’on comprend que les saillies anecdotiques de quelques maires écologistes sur les <a href="https://www.marianne.net/politique/sus-aux-sapins-le-maire-de-bordeaux-ne-veut-plus-d-arbre-mort-illumine-pour-noel">sapins de Noël</a> ou le Tour de France, révèlent en fait la convergence de l’écologisme comme nouvelle religion et du gauchisme culturel comme son nouveau sermon.</p>
<p>Alliance ratée du populaire et du régalien</p>
<p class="article-text article-body__item">Au fond, les gauches prennent le chemin très exactement inverse de celui que leur conseille Régis Debray : réaliser l’alliance du populaire et du régalien. Elles n’entendent plus les attentes populaires par leur discours économique, leur ignorance de la question majeure de l’insécurité, par le tabou puissant qui recouvre toute question sur les capacités actuelles d’intégration de notre pays, tout en les insécurisant par leur rejet du régalien, cet État perçu comme l’instrument des dominations des minorités. Il n’est pas étonnant qu’elles ne trouvent plus leurs électeurs que chez les derniers nostalgiques et les métropolitains diplômés, qui redoutent que le climat ne leur tombe sur la tête.</p><p class="article-text article-body__item">Écologie électorale et gauchisme culturel achèvent ainsi de réduire la gauche à un ghetto politique, sociologique et idéologique : la minorité qui défend les minorités contre une majorité grandissante, et qui dénonce l’extrême droite à la première critique. Les droites, dont l’extrême justement, ne pouvaient rêver mieux et le grand capital dort tranquille depuis longtemps. Mais la République sociale, elle, est orpheline, avec son école publique laïque, obligatoire et gratuite, sa sécu, ses congés payés et ses libertés publiques – son universalisme et même son antiracisme : ce bilan plus qu’honorable, il faut bien le déposer, puisqu’il n’y a plus d’héritiers pour le faire fructifier.</p><p class="article-text article-body__item">A LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/les-mediologues/le-mouvement-woke-derniere-croisade-et-si-on-arretait-enfin-de-rendre-le-monde-meilleur">"Le mouvement woke, dernière croisade : et si on arrêtait enfin de rendre le monde meilleur ?"</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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