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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Avril 2021]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 21:07:17 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Une réaction d’officiers patriotes et républicains : Réponse à l’appel de mille militaires !]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Voici la réaction d’un certain nombre d’officiers républicains et patriotes à l’appel de 1000 militaires qu’a soutenu Mme Le Pen et qui défraie la chronique depuis quelques jours.</p><p>Bien entendu, ces officiers de haut grade ne s’expriment pas comme le feraient les communistes internationalistes que nous sommes, mais ils ont le double mérite :</p><p>a) de distinguer entre les symptômes et les causes profondes du malaise français,</p><p>b) d’appeler à une rupture de la France avec la domination du capital financier, avec la “construction” européenne qui détruit notre pays, avec la politique linguistique du “tout-anglais” et avec l’OTAN, qui nous asservit à l’impérialisme atlantique.</p><p>Georges Gastaud</p><p><a href="https://arretsurinfo.ch/wp-content/uploads/2021/04/france-armee.jpg"></a></p><p>« Les Français ont besoin d’un projet ». En aucun cas d’une guerre civile.</p>
<p>RÉPONSE À L’APPEL DE MILLE MILITAIRES</p>
<p>Jugeant qu’ il y a péril en la maison France, vingt officiers généraux de la deuxième section et plus de mille militaires en retraite ou du cadre de réserve ont lancé un appel aux instances gouvernementales.<br />Voici, sans esprit de polémique, l’opinion émise à titre personnel par un groupe de citoyens qui ont en commun d avoir servi à une période active de leur vie comme officiers dans l’ une des trois Armées . C’est à ce titre qu’ ils partagent une inquiétude concernant le présent et l avenir de la France qu’ à terme plus ou moins rapproché ils lègueront à leur descendance</p><p>Ce faisant aucun ne revendique pour autant la représentation de l’ opinion des militaires d’active ni ne suggère un quelconque engagement de la part de ces derniers, eux qui sont dédiés à servir activement et souvent au péril de leur vie leur nation considérée comme un tout.</p><p>“L’heure est grave, la France est en péril, plusieurs dangers mortels la menacent.” (…)<br />“Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables.”</p><p>Ces militaires font un constat que l’on ne peut que partager dans sa généralité mais apparaît plus discutable quand on en vient au choix plus précis des dits dangers.<br />Quant à la solution pour éradiquer le grand péril, il apparaît n’être qu’un vœu pieux.<br />En effet quand on veut soigner un mal, il convient de distinguer les symptômes et la racine du mal proprement dite et donc de distinguer le <a class="st_tag internal_tag" title="Posts tagged with traitement" href="https://www.initiative-communiste.fr/theme/traitement/" rel="tag">traitement</a> de confort comme disent les médecins du traitement curatif. Ils sont complémentaires. Le premier sans le second est inopérant et, le plus souvent, le second n’est pas humainement supportable sans l’apport du premier.</p><p>C’est dans cette approche que réside notre désaccord car si nous partageons la définition de ces dangers ils nous apparaissent comme les simples symptômes d’un mal plus profond à la racine duquel il convient de s’attaquer si l’on veut que la France survive. N’est-il pas illusoire de demander à ceux qui instillent le poison de façon probablement consciente et sans doute en toute sincérité de bien vouloir changer de seringue pour nous instiller le contre-poison ?<br />Dans sa grande majorité, la classe politique de notre pays servie par un système parlementaire plus que séculaire a été depuis des décennies dévoyée par la haute finance qui détient les cordons de la bourse et la maîtrise des grands médias et qui décide donc de qui sera ou non élu, servie en cela par toutes sortes de relais que sont parmi d’autres Bilderberg, Davos, le CRIF et les fratries.</p><p>Cette classe politique que Jean-Pierre Chevènement, alors lucide, avait qualifiée de pareille-au-même, servie par une administration solide et déférente, n’est là que pour faire exécuter les diktats de ceux qui détiennent le pouvoir c’est-à-dire la haute finance, diktats relayés par l’organisation de la Communauté européenne composée de plus de 25000 fonctionnaires qui n’ont été élus par personne mais sont investis de l’autorité que leur confèrent les traités.</p><p>Alors qu’il s’agisse d’immigration, de délitement de la nation et de la multiplication des zones de non-droit, de violence et de montée de la haine entre communautés, la classe politique aux manettes ne fait que suivre la feuille de route qui lui est dictée devant aboutir à la destruction de la nation très ancienne que nous sommes, obstacle symbolique au mondialisme montant qu’il convient de faire disparaître.</p><p>Ce qui met mortellement en péril la France, c’est tout simplement le libéralisme effréné qui est inscrit dans le marbre des traités dits européens se traduisant par la désindustrialisation du pays tout autant que par l’abaissement de notre langue, l’emploi du globish par les médias, la publicité envahissante et …le chef de l’État lui-même, c’est aussi la destruction de l’outil de l’énergie nucléaire et la politique d’auto-flagellation au plus haut niveau et en toute occasion, c’est encore le délitement de l’éducation nationale et de la politique de santé publique, c’est enfin la mise en résidence surveillée de 66 millions de Français avec port obligatoire de la muselière.</p><p>C’est tout cela que souligne notre servile alignement sur la doctrine politique et militaire anglo-saxonne que concrétisent notre appartenance à l’OTAN et notre souveraineté perdue.</p><p>Chers camarades militaires voilà ce que nous pensons être de notre devoir de vous répondre.<br />Votre appel parle à juste titre de Gilets jaunes. Et si c’était la voie qui permettrait enfin d’attaquer le mal à la racine tout en appliquant les mesures que vous préconisez pour le traitement de confort dont notre nation ressent un très urgent besoin ? Rappelons cette brève citation du alors Président Charles De Gaulle : « Les Français ont besoin d’un projet ». En aucun cas d’une guerre civile.</p><p>Sous signature de</p><p>Claude Gaucherand, contre-amiral (2S), Alain Corvez, colonel -Terre (er), Bernie Le Van Xieu, colonel-Terre (er) Jean-Marie Lauras, colonel (Air) (er), Jean Marie Six IGA (2S), Jacques Hogard, colonel-Terre (er),<br />Michel Debray, vice-amiral (2S), Olivier Frot,commissaire colonel-Terre (er) Michel Lucas colonel-Terre (er), Hubert de Gevigney, contre-amiral (2s) Philippe Bourcier de Carbon, capitaine de frégate (er), Vivian Gauvin lieutenant-colonel (Air) (er), Jean Baptiste de Fontenilles, colonel Terre (er), Regis Chamagne colonel (Air) (er)</p><p>Source: <a href="https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/une-reaction-publique-collective-dofficiers-patriotes-et-republicains-reponse-a-lappel-de-mille-militaires/?fbclid=IwAR0w9z-D8uK-Mw7QEoBV4DZNE6zvlZr2HjkVJu1vXjwGGjwatouqe6b4enA">initiative-communiste.fr</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 11:09:51 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Thomas Pesquet : « Sans l’école publique, gratuite et obligatoire, je n’aurais sans doute pas fait grand-chose de ma vie »]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Article publié le 17 septembre 2018</p><p id="caption-attachment-616963" class="wp-caption-text">Thomas Pesquet selfie Crédits – ESA-NASA</p><p>Ce film est le fruit du travail d’une équipe de documentaristes qui m’ont suivi pendant toute la mission. Mon investissement fut d’abord d’être leur interlocuteur afin de leur indiquer ce qui était intéressant à montrer pendant la phase de préparation. Une fois à bord de la station, j’ai changé de rôle et me suis transformé en cadreur, preneur de sons, réalisateur aussi, car, évidemment, j’étais seul pour manipuler la caméra HD. J’ai donc un rapport assez proche avec le film puisque j’en signe toutes les images dans l’espace. Ce fut une expérience intéressante, mais qui m’a occasionné quelques frustrations, car il y a beaucoup d’images que j’aurais aimé faire, mais que je n’avais pas le temps de tourner. J’aurais notamment adoré montrer la préparation des <a href="http://www.esa.int/spaceinvideos/Videos/2017/01/Spacewalker_s_view">sorties extra-véhiculaires</a>, mais ma priorité n’était évidemment pas là ! Sur la fin de la mission toutefois, l’un de mes coéquipiers m’a aidé à tourner des plans dans lesquels je suis devant la caméra. Si j’ai accepté ce projet de film, c’est parce qu’il a une dimension pédagogique. Expliquer ce que l’on fait dans la station et pourquoi on le fait, c’est essentiel, tout comme il est essentiel de faire passer un message écologique. Le spectacle que nous offre la terre, c’est celui de sa beauté, mais aussi de sa fragilité.</p>
<p>Cette dimension pédagogique, de partage de vos expériences, de vos connaissances, de votre vie à bord… est une première en France. Elle a suscité un engouement inédit qui tient beaucoup à votre personnalité, non ?</p>
<p>Ce n’est pas uniquement grâce à moi, énormément de gens ont été impliqués dans cette volonté de partager la mission avec le plus grand nombre. D’autres l’ont d’ailleurs fait avant moi, notamment aux États-Unis. Mais il est vrai que j’ai été le premier Français à m’impliquer autant. Gamin, j’aurais adoré suivre le quotidien des astronautes et je me dis que pour les enfants d’aujourd’hui fascinés par l’espace, c’est extraordinaire de pouvoir vivre les travaux des astronautes en direct grâce aux technologies modernes et aux réseaux sociaux.</p>
<p>Vous avez particulièrement échangé avec les écoliers avant, pendant et après la mission. Pendant, il y a notamment eu une série d’<a href="https://proxima.cnes.fr/fr/proxima-et-les-jeunes">expériences</a> (croissance de graines, de cristaux, réaction enzymatique) réalisées conjointement par les classes et vous-même afin de comparer vos résultats, des conférences vidéos, un <a href="https://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France/Concours_d_ecriture_Le_Petit_Prince_et_Proxima">concours d’écriture</a>…, des <a href="http://www.ariss-f.org">liaisons radioamateurs.</a>Pourquoi autant d’interactions avec les scolaires  ?</p>
<p>D’abord, je dois avouer que, concernant ces petites expériences, les lycéens et collégiens ont obtenu de bien meilleurs résultats que moi. J’ai trouvé très sympa qu’ils constatent que je ratais des manipulations qu’eux parvenaient à faire ! (Rires). Pour répondre à votre question, l’<a href="https://www.esa.int">agence spatiale européenne </a>m’a accompagné dans cette démarche-là. Elle m’a aidé à mettre en place ces échanges et a créé ces kits de manipulations destinés aux écoliers. Il y a d’ailleurs au <a href="https://cnes.fr/">CNES</a> (Centre national d’études spatiales) et à l’<a href="https://www.esa.int">ESA</a> des gens qui se servent de l’espace comme outil pédagogique. Bien sûr, lorsqu’on part dans l’espace, c’est pour faire de la recherche et préparer des explorations, pas pour prendre des photos et tweeter ! Cette communication ne se fait donc que sur le temps libre des astronautes qui ont envie de le faire. Même si ce partage n’est pas, et ce ne sera jamais, un objectif des missions spatiales, celles-ci ont évidemment une dimension d’inspirations et d’éducation essentielles selon moi.</p><p>Le spatial peut être un outil pédagogique, qui aide à faire passer des connaissances. Mais on peut aussi le voir à l’envers, autrement dit, comme un moyen de faire comprendre qu’acquérir des connaissances scientifiques à l’école c’est la première étape pour des missions comme Proxima. C’est un cercle vertueux. Si, par l’exploration spatiale, on donne envie à des jeunes de suivre des études scientifiques, on rend possibles les missions du futur, missions dont ils seront les maîtres d’œuvre. Je pense aussi à cette petite fille de 5 ans qui, avec l’aide de ses parents, m’avait écrit de manière très candide son intérêt pour mon aventure. Son père lui, m’avait remercié en me disant : « grâce à vous, elle ne veut pas devenir Thomas Pesquet, mais Peggy Whitson ». Peggy Whitson était ma collègue à bord et la commandante de la station. La petite avait compris que la chef de Thomas Pesquet c’était une fille, et que c’était ça qu’elle voulait devenir ! Génial non ?</p>
<p>Vous avez un don pour la pédagogie. Vous vient-il de vos parents – votre mère était institutrice et votre père professeur de mathématiques ?</p>
<p id="caption-attachment-616966" class="wp-caption-text">Affiche film 16 levers de soleil</p><p>Le goût de l’apprentissage est dans mon caractère. J’aime découvrir des nouveautés, j’aime apprendre, avoir de nouvelles cordes à mon arc. Ce qui, d’ailleurs, n’est pas si simple, passé un certain âge. Cela m’oblige à me remettre en cause, à accepter de ne pas « bien faire », de rater… Lorsqu’on aime apprendre, souvent on aime aussi transmettre. C’est mon cas. J’aime expliquer, vulgariser les choses compliquées, utiliser des images… Et sans doute mon histoire familiale n’y est-elle pas étrangère. Outre mes parents, mon frère – après avoir fait des études d’ingénieur – s’est réorienté pour devenir prof en école d’ingénieur. En fait, je suis le seul qui a mal tourné ! Même si, enfant, je ne m’en rendais pas compte, je sais aujourd’hui qu’avoir des parents enseignants a forgé en moi la conviction de l’importance des études. C’est un moyen extraordinaire de faire de sa vie ce que l’on a envie d’en faire, de réaliser ses rêves. J’ai bien conscience que ce que je dis là ressemble à de « grands mots », que cela pourra passer pour des clichés, mais c’est pourtant la réalité. Ce n’est certes pas le seul moyen d’être heureux dans sa vie, mais c’est le moyen accessible à tous. J’ai grandi avec ça en moi. J’ai toujours eu foi dans la mission de l’école, je ne l’ai jamais remise en cause comme d’autres adolescents ou jeunes adultes peuvent le faire.</p>
<p>Y avait-il quelque chose que vous n’aimiez vraiment pas à l’école ?</p>
<p>Mais il y avait plein de choses que je n’aimais pas à l’école, que croyez-vous ?! (Rires) Le fait d’avoir conscience que l’école a tant fait pour moi ne signifie pas non plus que je me levais joyeusement tous les matins pour m’y rendre ou que j’étais toujours passionné par ce qui se passait sur le tableau noir. Je reconnais toutefois que j’étais un élève facile. Comme j’habitais à la campagne, je me levais chaque jour à 6 h, mercredi et samedi compris pour prendre le car et, ça je n’aimais pas ! Par contre, aucune matière ne me rebutait. Bien qu’ayant fait une carrière scientifique, j’étais fan de langues et de philosophie, j’ai même passé le concours général en anglais et en philo. Je me souviens aussi que j’étais très nul en travaux pratiques de physique-chimie. Je consternais mon prof tant je ratais toutes les expériences d’une façon presque absurde, un peu comme dans ces bandes dessinées où le savant fou fait jaillir du tube à essai un improbable mélange bouillonnant !</p>
<p>De quoi rêvait l’élève Thomas Pesquet ?</p>
<p>Figurez-vous que je rêvais de devenir… astronaute ! Mais j’avais bien conscience que c’était presque impossible, qu’il fallait tomber au bon endroit au bon moment. Je savais qu’il n’était pas raisonnable d’orienter toute ma vie vers un objectif si incertain. L’un de mes anciens profs de maths m’a un jour ressorti les fiches de renseignements que les élèves remplissent au début de l’année. À la question : quel métier voulez-vous faire plus tard ? J’avais écrit « pilote », ce qui était tout à fait sincère. Comme quoi, je ne m’étais pas totalement trompé. J’ignore, par contre, d’où me vient cette passion depuis toujours pour l’espace… Je ne l’ai pas hérité de mes proches, aucun n’ayant de liens avec l’activité aéronautique. Je n’avais d’ailleurs jamais pris l’avion avant d’embarquer, à 20 ans, pour Toulouse afin d’intégrer <a href="https://www.isae-supaero.fr/fr/">Supaero</a>, l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace.</p><p id="caption-attachment-616968" class="wp-caption-text">Thomas Pesquet</p>
<p>Vous échangez beaucoup avec les enseignants. Quel regard portez-vous sur leur travail ?</p>
<p>Je sais à quel point la mission d’enseigner est difficile. Les connaissances techniques, scientifiques, les savoirs ne suffisent évidemment pas. Il faut intéresser celles et ceux qui sont en face de soi, convaincre, se renouveler, mais aussi garder sa propre motivation à enseigner année après année. Or, le chômage crée beaucoup d’inquiétudes et d’interrogations chez la jeune génération. Beaucoup d’adolescents se demandent, plus qu’autrefois, à quoi va leur servir le diplôme qu’ils auront parfois eu tant de mal à obtenir. Il y a un vrai questionnement sur l’utilité de l’école qui se traduit par une remise en cause du rôle des enseignants. Pour l’avoir vu avec mes parents, puis aujourd’hui avec mon frère, je sais à quel point leur tâche est compliquée. Même si je pratique la pédagogie à mon petit niveau, je ne suis pas certain d’être capable de faire face, jour après jour, à des élèves de CM2 ou de 4e pas tous passionnés par ce que je leur raconterais.</p><p>Je sais ce que je dois à chacun de mes professeurs. C’est grâce à eux qu’il y a des parcours comme les miens et comme tant d’autres. Le système éducatif français m’a permis de beaucoup recevoir. Sans l’école publique, gratuite et obligatoire, je n’aurais sans doute pas fait grand-chose de ma vie. Je sais qu’on ne leur dit pas souvent merci, moi je le dis : merci à vous !</p>
<p>Pour finir, quelle est votre vie aujourd’hui ?</p>
<p>Aujourd’hui, je suis revenu au centre des astronautes de l’ESA, à Cologne, en Allemagne. Je continue à m’entraîner pour le cas où l’on déciderait de me renvoyer dans l’espace et je travaille sur la suite de la station spatiale internationale. D’ici une dizaine d’années, nous aimerions mettre en orbite autour de la lune une plus petite station internationale qui ne sera pas habitée de façon permanente. Elle servirait de base pour faire des missions vers la lune et pour assembler des structures sur la route vers mars. Il faut définir cette station, ses missions, les projets qui vont en bénéficier, comment on va opérer depuis le sol, avec quels réseaux de communication… les tâches ne manquent pas.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/516/une-campagne-abjecte</guid>
	<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 11:08:24 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/516/une-campagne-abjecte</link>
	<title><![CDATA[Une campagne abjecte]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Ancien EELV passé à LFI, Sergio Coronado s’est fendu sur Twitter d’un mes­sage de sou­tien à l’igno­ble cam­pa­gne EELV d’Ile-de-France, cam­pa­gne visant les « vieux » (les « boo­mers »), les chas­seurs et Alain Finkielkraut. Voici le texte de Coronado : « “Ok Boomer !” peut être résumé par : “Votre géné­ra­tion a connu le plein emploi, elle a consommé sans limi­tes, n’a pas pris soin de la pla­nète et vous voulez encore nous expli­quer ce que nous devons faire ? Vous avez échoué. Laissez-nous gérer main­te­nant” ». Ce mes­sage est tout sim­ple­ment une salo­pe­rie qui signe la nature pro­fonde de son auteur et des cra­pu­les d’EELV à qui il apporte son sou­tien. Il faut en effet ne pas man­quer d’air pour s’en pren­dre à une « géné­ra­tion qui a consommé sans limite ». Peut-être mon­sieur Coronado appar­tient-il à un milieu où l’on consomme sans limite, mais les gens qui ont plus 60 ans aujourd’hui (les « boo­mers » sont nés entre 1942 et 1960) n’ont pas passé leur jeu­nesse pendus au por­ta­ble, ou rivés sur leur écran d’ordi­na­teur… Boomer moi-même, je peux témoi­gner que la très grande majo­rité de mes cama­ra­des d’école pri­maire n’a jamais mis les pieds ni dans un lycée, ni dans un col­lège : à l’âge de 14 ans, ils sont partis au tra­vail ou, pour les chan­ceux en appren­tis­sage. Comme les gens de cette époque consom­maient sans limi­tes, ils étaient plu­sieurs cen­tai­nes de mil­liers à vivre dans des bidon­vil­les et encore plus nom­breux étaient ceux qui habi­taient des loge­ments insa­lu­bres et étroits (une famille de 5 per­son­nes dans 40 m² était chose cou­rante. Ah ! Ces salauds de pau­vres qui ne son­geaient qu’à consom­mer sans limi­tes ! Quand les cités HLM sont sor­ties de terre, elles appa­rais­sent comme de véri­ta­bles palais : salles de bain, WC, des fenê­tres par­tout et même par­fois un balcon ! Je vous le dis, ces boo­mers ne pen­saient qu’à consom­mer sans limi­tes… En plus, ils tra­vaillaient ! Quelle hor­reur ! Quant aux « boo­mers » tar­difs, ils ont connu de meilleu­res condi­tions sani­tai­res et sco­lai­res, mais aussi le chô­mage de masse [qui com­mence dans les années 70], les « plans sociaux » et la montée en flèche des iné­ga­li­tés.</p><p>Le mes­sage de ce M. Coronado s’ins­crit cepen­dant dans une orches­tra­tion sour­noise, menée depuis de nom­breu­ses années main­te­nant : les res­pon­sa­bles de la crise sont les « vieux » [« boo­mers » en nov­lan­gue] qui n’ont pensé qu’à eux avec leurs miro­bo­lan­tes retrai­tes et ont sac­cagé la pla­nète — ce que ne font évidemment pas les don­neurs de leçon à Coronado, qui ne pren­nent évidemment jamais l’avion, vivent dans des appar­te­ments où il ne fait jamais plus de 12° l’hiver et don­nent aux pau­vres leurs indem­ni­tés par­le­men­tai­res… Et pour­quoi l’atta­que contre les vieux ? Tout sim­ple­ment pour 1) jus­ti­fier la réforme des retrai­tes et 2) faire, comme en Grèce, main basse sur les pen­sions, ce qui est déjà dans les tuyaux de Bercy.</p><p>De deux choses l’une : Coronado est un crétin ou un agent sti­pen­dié. À moins que ce ne soient les deux. En tout cas, il se situe clai­re­ment du côté des pri­vi­lé­giés et il est un bon repré­sen­tant de cette petite-bour­geoi­sie demi-ins­truite, gen­tri­fiée qui peuple l’appa­reil de LFI comme celui des Verts (de gris). Pouah ! Comme disait jadis Mélenchon, qu’ils s’en aillent tous ! Et ne jamais voter EELV.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/512/%C2%ABquand-les-verts-pratiquent-la-discrimination-quils-denoncent%C2%BB</guid>
	<pubDate>Wed, 28 Apr 2021 05:15:42 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/512/%C2%ABquand-les-verts-pratiquent-la-discrimination-quils-denoncent%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[«Quand les Verts pratiquent la discrimination qu&#039;ils dénoncent»]]></title>
	<description><![CDATA[<p>FIGAROVOX/TRIBUNE - Ce week-end, EELV a partagé plusieurs affiches mettant en scène Alain Finkielkraut ou encore les «boomers» pour encourager les électeurs à s'inscrire sur les listes pour les élections régionales. Une campagne haineuse, qui vise à cliver la société, estime Anne-Sophie Chazaud.</p><p class="fig-paragraph">Anne-Sophie Chazaud est chercheuse et essayiste, auteur de «Liberté d'inexpression, des formes contemporaines de la censure», éditions de l'Artilleur 2020 et de «Le Nouvelle Révolution culturelle» à paraître en octobre 2021.<br />_________________________________________________________</p><p class="fig-paragraph">Dans le grand concours national d'inepties que semble avoir organisé le parti EELV à l'usage d'un nombre important de ses élus qui se prêtent au jeu avec zèle, au rythme métronomique et soutenu d'une ânerie (minimum) par semaine, la dernière en date représentera peut-être, par son outrance, sa bêtise et la haine qu'elle laisse transparaître, la fameuse « petite faiblesse qui vous perdra », le coup fatal de celui qui a « trop pris la confiance » (comme disent les non-boomers).</p><p class="fig-paragraph">En effet, les affiches de campagne du candidat à la présidence de la région Île-de-France, Julien Bayou, visent cette fois-ci directement une catégorie de population, ainsi que des personnalités publiques : « Les boomers, eux, ont prévu d'aller voter », décliné en thème et variations avec « Les chasseurs, eux, ont prévu d'aller voter », mais également le plus traditionnel, infantile et indémodable « Les fachos ont prévu d'aller voter », ou encore Alain Finkielkraut nommé et représenté en photo, tout comme Éric Zemmour ou encore Gérald Darmanin dont on ne distingue pas trop ce qu'ils viennent faire dans cette brumeuse galère. Bref, on le voit, le niveau intellectuel du propos concurrence avec vigueur l'élégance du procédé.</p><p class="fig-paragraph">Après les sapins de Noël prohibés pour cause d'arbres morts (à ce propos d'ailleurs, des affiches de campagne ne sont-elles pas imprimées sur du papier fabriqué, au départ, avec des arbres morts ? Hérésie !), les bateaux à voile déclarés polluants, les rêves des enfants qu'il conviendrait de contrôler afin d'empêcher ceux-ci de voler (idéal de retour à l'âge des cavernes que Thomas Pesquet n'a manifestement pas suivi, pour notre plus grand bonheur), après les subventions islamisto-complaisantes, après le dégenrage et la débitumisation des cours de récréation (ce qui revient, grosso modo, à transformer ces dernières en sortes de cloaques boueux ou de litières pour chats dans le but principal d'y empêcher les enfants qui le souhaitent, garçons ou filles, de jouer au football, pour quelque raison mystérieuse), après la suppression arbitraire de la viande à la cantine, le bannissement de la Patrouille de France du ciel lyonnais, les élucubrations insanes sur le Tour de France, l'imposition idéologique -et dont on n'a toujours pas vu le début du commencement d'un quelconque rapport avec la préservation de la planète- de l'écriture inclusive -sauf à explorer avec la curiosité minutieuse de l'ethnologue ou du psychiatre les lubies semi-délirantes de l'écoféminisme-, voici donc venu le temps beaucoup plus clair de révéler au grand jour ce qui motive toutes ces inepties : la haine, le rejet, la catégorisation, l'essentialisation et la dénonciation des adversaires politiques transformés en ennemis. Ou comment les élus d'EELV ont illustré tout seuls comme des grands le surnom de « Khmers verts » (verts à l'extérieur, rouges à l'intérieur) qui leur est attribué de plus en plus fréquemment. Joli acte manqué (donc réussi) de cette communication politique qui, se voulant clivante et disruptive, revient en boomerang contre ses promoteurs.</p>
<p>Lors des dernières élections municipales qui ont porté à la tête de certaines métropoles des élus EELV, cela s'est précisément opéré à la faveur d'une massive désertion des bureaux de vote de la part des… boomers.</p>
<p class="fig-paragraph">On ne fera pas l'injure aux vrais marxistes de qualifier la haine exprimée sur ces affiches de « haine de classe », pour une raison simple : le gros des bataillons EELV, comme l'ont montré les dernières élections municipales, est précisément constitué de privilégiés, de gagnants de la métropolisation des territoires, de CSP+ des grandes villes qui, du reste, se sont ralliés derrière Emmanuel Macron en 2017, bien à l'abri, c'est la règle, du côté du manche. Il est toujours plaisant de voir des privilégiés dénoncer les privilèges et intérêts supposés des autres (les personnes âgées –papi mamie apprécieront- ou simplement plus âgées que soi, les chasseurs ou Dieu sait qui encore). Le vote populaire, celui des classes laborieuses ou de la France périphérique est de facto méprisé.</p><p class="fig-paragraph">On commencera tout d'abord par rappeler que, lors des dernières élections municipales qui ont porté à la tête de certaines métropoles des élus EELV, cela s'est précisément opéré à la faveur d'une massive désertion des bureaux de vote de la part des… boomers, lesquels étaient au premier tour principalement soucieux de protéger leur santé en pleine arrivée du tsunami covidien puis qui, au second tour, pour beaucoup ne se sont pas déplacés, considérant que cette élection était faussée par les difficultés du premier tour et l'absence de parallélisme des formes, ce qui d'une part entache d'une certaine façon ce scrutin d'une forme d'illégitimité dans l'esprit de nombreux citoyens en le rendant infinitésimalement représentatif du corps électoral, mais aussi permet de comprendre que c'est précisément parce que le réel a été l'exact inverse de ce qui est énoncé sur les affiches de Julien Bayou que l'écologisme politique a pu gagner quelques places. L'électorat EELV, lui, s'est déplacé. C'est du reste peut-être la conscience que ce « coup » de 2020 ne serait pas réitérable qui a poussé à la faute morale et politique que représentent ces affiches stigmatisantes, discriminatoires et haineuses : zut, la démocratie revient !</p><p class="fig-paragraph">Concernant la question de l'âge induite à la fois par le visuel et par l'emploi du terme « boomer », plusieurs remarques s'imposent. Il convient tout d'abord de rappeler que ce terme désigne les personnes nées entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et la seconde moitié des années 1960, soit les citoyens âgés de 55 à 75 ans. Selon nos jeunes Gardes rouges de foire, l'ensemble de ces personnes seraient donc rassemblables dans un gigantesque sac fourre-tout à grande contenance puisqu'elles représentent environ 22,5 millions de personnes et environ 47 % du corps électoral (comme le rappelle le journaliste Benjamin Sire sur son compte Twitter). Dans le tweet calamiteux sur lequel Julien Bayou lançait cette campagne d'affichage (dont il s'est excusé depuis, ce qui ne change rien à l'intention initiale à laquelle il a bel et bien adhéré puisqu'il l'a lui-même relayée à grand son de trompe), le candidat « écologiste » déclare : « Pour défendre leurs intérêts [sic, nous soulignons], les chasseurs, les boomers et tous les autres iront voter en juin » (oui, cela s'appelle la démocratie…). Or, quels seraient les « intérêts » communs à la vingtaine de millions de personnes âgées de plus de 55 ans, si ce n'est le vague espoir de défendre leurs retraites et leur droit d'essayer d'en jouir un minimum après des années de travail lesquelles se sont déroulées pour beaucoup, à partir des années 1980 sur fond de crise économique et de précarisation tout en élevant malgré tout des enfants dont on voudrait qu'ils viennent à présent leur cracher au visage ? Qu'est-ce qui, par ailleurs, permet aux « écologistes » d'EELV de déterminer que l'ensemble amalgamé de toute cette partie de la population serait, par nature, par essentialisation, hostile à la protection de l'environnement, à la préservation de la planète ? Au plan de l'écologie politique, le mouvement n'a-t-il pas d'abord été promu par le boomer le plus archétypal qu'est Daniel Cohn-Bendit (certes plutôt intéressé par la jeunesse) ? La discrimination par l'âge, sans doute l'une des plus abjectes qui soient au plan anthropologique, qui se veut iconoclaste, est du reste l'un des grands poncifs du conformisme de l'anticonformisme, lequel règne depuis plusieurs décennies, et qui culmina notamment dans son expression à la fois grotesque et tragique lors de la Révolution culturelle chinoise. Les jeunes y étaient incités à dénoncer (voire condamner à mort) leurs propres parents et chantaient « Les parents sont importants mais Mao l'est plus encore ». L'autorité était systématiquement défiée, les scènes d'humiliation publique étaient la règle. Dans le fond, ces affiches EELV ne sont qu'une pâle copie des dazibao de leurs aïeux.</p>
<p>Tout y démontre la haine, la volonté de monter des pans de population les uns contre les autres, d'y casser aussi la solidarité inter-générationnelle en draguant grossièrement quelque électorat jeune abstentionniste, de cliver violemment la société selon un alphabet et une sémantique manichéenne et simpliste, mais dangereuse [...].</p>
<p class="fig-paragraph">L'Histoire se répétant toujours, selon Marx, deux fois, la première sous forme de tragédie, la seconde sous forme de farce, nos « écologistes » rejouent donc la scène dans l'univers à la fois haineux et ridicule, vaguement aseptisé de la société du Spectacle dont ils sont issus, reprenant tous les stéréotypes discriminatoires de leurs aînés boomers dont ils n'ont pas même conscience d'incarner le plus pur produit, le parfait rejeton.</p><p class="fig-paragraph">Car enfin, de deux choses l'une : soit, nous le disions, le terme « boomer » désigne ici les plus âgés, au plan démographique, dans une irrévérence caricaturale de carton-pâte, soit il désigne une sorte de « catégorie politique » plus large, représentant une certaine forme d'idéologie propre à ces années au cours desquelles les boomers devinrent de jeunes adultes et prirent le pouvoir. Or, si l'on accepte cette définition du terme, force est de constater que l'idéologie qui s'est alors imposée est précisément celle que Jean-Pierre Le Goff désigne comme le « gauchisme culturel », délaissant la défense des intérêts des classes les plus défavorisées afin de promouvoir les intérêts catégoriels de minorités et communautés présentées comme dominées dans une dialectique morcelée de bac à sable. Or, le mouvement « écologiste » tel qu'il se manifeste politiquement en France (et auquel ne saurait en aucun cas se réduire la conscience écologique, fort heureusement) est précisément le produit chimiquement pur de cette idéologie typiquement « boomer » (au sens politique).</p><p class="fig-paragraph">Dans tous les sens où l'on analyse ce message, donc, rien ne va, et tout y démontre la haine, la volonté de monter des pans de population les uns contre les autres, d'y casser aussi la solidarité intergénérationnelle en draguant grossièrement quelque électorat jeune abstentionniste, de cliver violemment la société selon un alphabet et une sémantique manichéenne et simpliste, mais dangereuse : « tous les autres » (sic) sont les « méchants », les « pas beaux » (comme disent les enfants), et, quand on est à court d'argument, les autres qui ne sont pas d'accord avec nous sont nécessairement des « fachos » (terme éculé jusqu'à la corde depuis plus de 40 ans et qui désigne tout ce qui se trouve désormais grosso modo à la droite de Benoît Hamon).</p><p class="fig-paragraph">Pour finir, cette manière de désigner des pans de population à la vindicte des « jeunes » (supposés penser tous semblablement, ce qui est une façon bien méprisable de les considérer, soumis qu'ils seraient à quelque déterminisme et non possesseurs de leur libre arbitre), est une figure de style qui s'est par exemple mise en scène dans cette sorte d'hystérie haineuse exprimée par l'icône du jeunisme Greta Thunberg dans son fameux salmigondis à l'ONU « How dare you », accusant, clairement, les adultes d'être tous responsables de lui avoir « volé ses rêves et sa jeunesse » et d'être tous co-responsables de la destruction de la planète tandis que seuls les jeunes allaient expliquer la vie à tout le monde désormais, sans passer par la case « école », « études » ou « écoles d'ingénieurs » -dans lesquelles on apprendrait, par exemple en travaillant et non pas en faisant l'école buissonnière à grand renfort de coups médiatiques, à trouver des procédés écologiques qui ne seraient pas fondés sur la méfiance envers la technique et le progrès.</p><p class="fig-paragraph">Ce poncif du jeune qui vient expliquer la vie à l'adulte et lui redresser moralement ses torts (assez présent dans la sphère publicitaire, car le marché y retrouve fort bien ces petits), au besoin en l'affichant de manière ignominieuse (comme dans la campagne d'affichage EELV) est éculé jusqu'à la corde mais il traduit toujours la même haine infantile que précisément une partie importante des boomers avaient portée au pouvoir et mise en situation de domination culturelle depuis 40 ans. Comme disruption progressiste, on doit pouvoir faire mieux, même sans trop travailler…</p><p class="fig-paragraph">Enfin, l'infantilisme des mises en cause pose la question de la conception de l'écologie par ce mouvement qui se révèle n'être qu'idéologique. En effet, que sait EELV de la conscience écologique de tel ou tel mis en cause ? Sait-on si Alain Finkielkraut jette du plastique sur les chemins de randonnée ? Sait-on si Gérald Darmanin se chauffe au charbon ? Sait-on si Éric Zemmour ne pratique pas le tri sélectif et se réjouit de la destruction du patrimoine naturel mondial ? On peut, par ailleurs, être opposé pour des raisons éthiques, personnelles, à la chasse, sans pour autant avoir la stupidité de méconnaître le rôle de cette pratique dans la gestion des écosystèmes naturels et de leur régulation. Quel rapport, donc, avec l'écologie ? Certaines personnes catégorisées comme « fachos » par EELV pourront, quant à elles, être particulièrement sensibles, en raison même d'ailleurs de leur conservatisme, à la préservation de l'environnement, du patrimoine naturel, des paysages, des terroirs, de la nature et de ses vertus.</p><p class="fig-paragraph">Le message porté par ces affiches est donc inepte à tous les niveaux par lesquels on peut tenter de l'analyser. Gageons que l'électorat, même jeune, qui pourra en effet cette fois-ci se déplacer aux prochaines élections, le fera savoir, démocratiquement, ce qui permettra sans doute de refermer cette parenthèse carnavalesque sans toutefois obérer la prise en compte des enjeux environnementaux dont, en réalité, les élus EELV se préoccupent fort peu, tout occupés qu'ils sont à leur refonte sociétale.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 21:34:57 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Patrick Cohen avec Marc Ferro]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Intellectuels, chefs d'entreprises, artistes, hommes et femmes politiques... Dans “C’est arrivé cette semaine”, pendant une heure, Patrick Cohen reçoit, des personnalités de tous horizons pour éclairer différemment et prendre du recul sur l'actualité de la semaine écoulée le samedi. Même recette le dimanche pour anticiper la semaine à venir. Un rendez-vous emblématique pour mieux comprendre l'air du temps et la complexité de notre monde.</p><p>Invité spécial : </p><p>-  Marc Ferro, historien</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/476/eugene-poubelle%C2%A0-histoire-d%E2%80%99un-nom-propre</guid>
	<pubDate>Sun, 18 Apr 2021 08:35:54 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/476/eugene-poubelle%C2%A0-histoire-d%E2%80%99un-nom-propre</link>
	<title><![CDATA[Eugène Poubelle : histoire d’un nom propre]]></title>
	<description><![CDATA[<p> C'est un nom qu'a priori personne ne voudrait porter. Pourtant, il serait assez flatteur d'être parent d'Eugène Poubelle. Si ce préfet de la Seine a été largement critiqué au XIXe siècle pour l'instauration des bacs à ordures ménagères, aujourd'hui, son apport à l'hygiène quotidienne est unanimement reconnu. Au point que Google célèbre ce jeudi le 190e anniversaire de sa naissance avec un doodle le mettant en scène en train de nettoyer les rues de la capitale.</p><p>À l'image du sandwich ou de la guillotine, la poubelle doit son nom à son créateur, avec la particularité que cette antonomase trouve son origine dans une volonté de critiquer et même de ridiculiser le porteur du nom. En 1883, les rues de Paris sont souvent jonchées de détritus, car chacun est libre d'y jeter ses déchets en attendant le passage des chiffonniers.</p>
<p>Premier tri sélectif</p>
<p>Face à cette situation, Eugène Poubelle impose aux propriétaires de fournir à leurs locataires des récipients « de bois garnis de fer blanc » avec couvercle, lesquels seront ensuite ramassés. Il met également en place un premier tri sélectif avec des bacs réservés aux papiers et chiffons, au verre et aux débris de vaisselle, et même un à destination des coquilles d'huîtres. Il sera également à l'origine du tout-à-l'égout.</p><p><a href="https://www.lepoint.fr/environnement/le-casse-tete-du-recyclage-des-capsules-de-cafe-18-03-2021-2418354_1927.php" class="Capsule premium" title="">À LIRE AUSSILe casse-tête du recyclage des capsules de café</a></p><p>À la fois révolutionnaire et pleine de bon sens, la mesure est très mal accueillie, notamment parce qu'elle prive les chiffonniers de leur gagne-pain. Une partie de la presse dénonce cela, ainsi que des soupçons de conflit d'intérêts avec les fabricants de récipients ou entreprises de ramassage. Durant cette polémique apparaît l'appellation moqueuse « boîtes Poubelle », dont <a class="Link" href="https://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2017/07/12/26010-20170712ARTFIG00265-quand-le-prefet-poubelle-donnait-son-nom-a-la-boite-a-ordures.php" title="">Le Figaro</a> revendique la paternité. L'expression est restée, les critiques envers le système du préfet Eugène Poubelle ont depuis été balayées.</p><p>La rédaction vous conseille</p><p>dmp</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/470/changement-de-periode-historique</guid>
	<pubDate>Sat, 17 Apr 2021 16:20:30 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/470/changement-de-periode-historique</link>
	<title><![CDATA[Changement de période historique]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Quelques son­da­ges récents ont sou­li­gné une nou­velle fois le déclin irré­mé­dia­ble de la gauche en France. Il semble bien, sauf retour­ne­ment impro­ba­ble à quel­ques mois de la pro­chaine pré­si­den­tielle que l’essen­tiel se jouera entre le « centre droit » (Macron, LREM), la droite clas­si­que (LR) et le RN de Marine Le Pen. La gauche semble vouée à faire de la figu­ra­tion au pre­mier tour pour se par­ta­ger un bon quart des électeurs. Cette situa­tion n’est pas propre à la France. La puis­sante social-démo­cra­tie alle­mande est en voie de lente dis­pa­ri­tion. En Israël, le parti tra­vailliste qui long­temps fut le pilier de ce pays joue main­te­nant les uti­li­tés. Au Royaume-Uni, les conser­va­teurs réno­vés par Boris Johnson ont fait s’écrouler le « red wall » tra­vailliste. Nos voi­sins ita­liens, dont nous sommes sou­vent si pro­ches, ne connais­sent plus, en matière de gauche, que le « cen­tro­si­nis­tra », le centre gauche qui, poli­ti­que­ment, n’est pas bien dif­fé­rent de LREM. La liste est longue ! Mais nous pou­vons, sans être exhaus­tifs, com­men­cer à réflé­chir sur ce qui appa­raît bien comme un chan­ge­ment d’époque his­to­ri­que.</p><p>Ce qui est épuisé, c’est tout un ensem­ble de caté­go­ries poli­ti­ques rui­nées par l’évolution du mode de pro­duc­tion capi­ta­liste au cours des der­niè­res décen­nies. Pour carac­té­ri­ser cette évolution, il est sans doute per­ti­nent de repren­dre l’expres­sion du phi­lo­so­phe ita­lien Diego Fusaro, « Capitalisme absolu ». Ce capi­ta­lisme est absolu pour plu­sieurs rai­sons. D’une part, il a rompu tous les liens avec les formes socia­les qui l’avaient pré­cédé. Les appar­te­nan­ces fami­lia­les, natio­na­les, reli­gieu­ses, n’ont plus aucune place : les indi­vi­dus sont des indi­vi­dus inter­chan­gea­bles, mobi­les, noma­des, qui doi­vent pou­voir cir­cu­ler à volonté dans le marché mon­dial du tra­vail. La famille et la patrie, pour tout dire, les capi­ta­lis­tes trou­vent cela par­fai­te­ment rin­gard. Accumuler du capi­tal et accu­mu­ler du patri­moine, cela n’a rien à voir. L’impé­ra­tif du capi­tal est de cir­cu­ler en per­ma­nence, alors que le patri­moine, l’usine fondée par le grand-père, la maison de famille, tout cela est du capi­tal mort, empâté dans la matière, alors que la flui­dité est la vertu pre­mière du capi­tal. On l’a trop oublié : Marx, dans Le Manifeste du parti com­mu­niste, défi­nit la bour­geoi­sie comme la grande classe révo­lu­tion­naire et le mode de pro­duc­tion capi­ta­liste ne peut sur­vi­vre qu’en révo­lu­tion­nant en per­ma­nence les forces pro­duc­ti­ves et les rap­ports de pro­duc­tion.</p><p>Le capi­ta­lisme actuel peut être dit absolu en un deuxième sens : il règne sans par­tage. Le capi­ta­lisme de la période anté­rieure sou­le­vait deux types d’oppo­si­tions qui pou­vaient se com­bi­ner : l’oppo­si­tion de la classe ouvrière — le mode de pro­duc­tion capi­ta­liste pro­duit son propre fos­soyeur — et celle d’une partie de classe domi­nante, notam­ment chez les intel­lec­tuels, por­teurs de ce que Hegel nom­mait « cons­cience mal­heu­reuse », c’est-à-dire la prise de cons­cience de l’oppo­si­tion entre les idéaux pro­cla­més par les révo­lu­tions bour­geoi­ses du XVIIIe et XIXe siècle et la réa­lité concrète du mode de pro­duc­tion capi­ta­liste. La culture bour­geoise, la « grande culture » comme dirait Adorno, est, de fait, deve­nue incom­pa­ti­ble avec le mode de pro­duc­tion capi­ta­liste au stade actuel. La véri­ta­ble opé­ra­tion de des­truc­tion de la culture menée par une frac­tion de la « classe capi­ta­liste trans­na­tio­nale » prend ainsi son sens. Les pré­ten­dus « éveillés » (woke), les acti­vis­tes trans­gen­ris­tes et autres « déco­lo­niaux » sont l’aile mar­chante du capi­tal, son extrême gauche et rien d’autre.</p><p>Pendant ce temps, la classe ouvrière a été métho­di­que­ment pul­vé­ri­sée par la mon­dia­li­sa­tion et la réor­ga­ni­sa­tion du capi­tal. Significativement, l’indus­trie auto­mo­bile fran­çaise est en voie de dis­pa­ri­tion — on annonce dans cer­tains milieux économiques que, d’ici à la fin de la décen­nie, plus aucune voi­ture ne sera cons­truite en France. Autour de la « numé­ri­sa­tion » de l’économie — le « great reset » dont parle le forum de Davos — se joue une réor­ga­ni­sa­tion struc­tu­relle du mode de pro­duc­tion capi­ta­liste avec le nou­veau pilier qui n’est plus l’entre­prise, mais la pla­te­forme (Amazon et ses émules) qui joue à la fois le rôle de marché et d’orga­ni­sa­teur de la pro­duc­tion sans avoir à en sup­por­ter les coûts et les ris­ques. Ce qui conduit à la trans­for­ma­tion du pro­lé­ta­riat tra­di­tion­nel en un « pré­ca­riat », mêlant sala­riés aux sta­tuts pré­cai­res et pseudo tra­vailleurs indé­pen­dants — en réa­lité des tra­vailleurs à façon comme l’étaient les canuts lyon­nais dans les années 1830.</p><p>Ces trans­for­ma­tions n’ont pas été com­bat­tues, mais accom­pa­gnées et même pré­cé­dées par les partis de la gauche. Champion des reven­di­ca­tions « socié­ta­les », les partis de gauche ont tourné réso­lu­ment le dos non seu­le­ment aux reven­di­ca­tions des ouvriers et employés, mais aussi à leurs préoc­cu­pa­tions et à leur men­ta­lité. Ils recru­tent électeurs et mili­tants dans les clas­ses moyen­nes supé­rieu­res ins­trui­tes, habi­tant les cen­tres-villes des gran­des métro­po­les. Ces partis sont des éléments, bien­tôt inu­ti­les d’ailleurs, de la classe capi­ta­liste trans­na­tio­nale.</p><p>Dans ces condi­tions, sur le plan social, la gauche et la droite se valent, dans l’opi­nion de ceux que Christophe Guilluy appelle « les gens ordi­nai­res ». C’est parce qu’ils sont ration­nels et qu’ils com­pren­nent assez bien ce qui est en ques­tion sur le théâ­tre poli­ti­que que les mem­bres des clas­ses popu­lai­res pré­fè­rent aujourd’hui voter pour Marine Le Pen plutôt que pour Mélenchon. Évidemment, les don­neurs de leçons dénon­ce­ront l’abru­tis­se­ment des masses par les médias et les réseaux sociaux, ou leur « alié­na­tion ». On connait le mépris des gens qui se croient ins­truits pour « ceux d’en bas ». Mais en réa­lité, le « pro­gres­sisme » appa­raît comme la prin­ci­pale menace pour les clas­ses pau­vres, pour ce pré­ca­riat qui subit le « pro­grès » dans ses pires aspects. Être conser­va­teur, au moins, c’est se pro­non­cer pour conser­ver ce que l’on a, les acquis sociaux des décen­nies de luttes ouvriè­res, mais aussi un cer­tain genre de vie auquel les « gens ordi­nai­res » sont atta­chés. Quand l’inter­na­tio­na­lisme a été liquidé au profit du mon­dia­lisme, le retour à la nation appa­raît comme un ultime refuge.</p><p>De cette situa­tion, il ne sera pas facile de sortir. En effet, toute marche arrière est inter­dite : on ne peut pas reve­nir à la situa­tion des « trente glo­rieu­ses » et au « par­tage » (pro­duit d’un rap­port de forces) entre capi­tal et tra­vail : la com­bi­nai­son des des­truc­tions mas­si­ves, de l’hégé­mo­nie des États-Unis et de la puis­sance sovié­ti­que ne revien­dra pas. Pas plus que ne revien­dra l’énergie abon­dante et bon marché qu’était le pétrole. On ne peut comp­ter sur la crois­sance infi­nie pour per­met­tre à toutes les aspi­ra­tions de coexis­ter et on sait bien qu’il n’est guère pos­si­ble que les pau­vres s’appau­vris­sent indé­fi­ni­ment et que les riches conti­nuent de s’enri­chir. Tout indi­que qu’à moyen terme nous connai­trons une crise économique et sociale de grande ampleur et per­sonne ne peut exclure une catas­tro­phe de type troi­sième guerre mon­diale dont les consé­quen­ces seraient autre­ment effroya­bles que celles de la deuxième. Comme il n’y a pas de grand com­plot dont il suf­fi­rait de démas­quer les com­plo­teurs, mais ce que ce qui est en cause, c’est le grand auto­mate qu’est le capi­tal, c’est à une révo­lu­tion radi­cale qu’il faut nous pré­pa­rer, pas seu­le­ment une révo­lu­tion sociale, mais aussi une révo­lu­tion morale. Au « tou­jours plus », au délire de toute-puis­sance de l’homme qui croit se faire tout seul, il faut sub­sti­tuer le sens des limi­tes, de la juste mesure et retrou­ver la com­mu­nauté poli­ti­que comme lieu où peut se penser véri­ta­ble­ment le bon­heur. On se sou­vient peut-être qu’un des grou­pes post-soixante-hui­tards avait pour devise : « nous vou­lons tout, tout de suite, vivre sans entra­ves et jouir sans temps mort. » Cette devise n’avait abso­lu­ment rien de révo­lu­tion­naire, contrai­re­ment à ce que croyaient ses auteurs, elle était exac­te­ment la devise du capi­ta­lisme absolu et c’est à cela que nous devons tour­ner le dos, défi­ni­ti­ve­ment après quel­ques siè­cles de crois­sance de la richesse et de la puis­sance.</p><p>Denis COLLIN – 13 avril 2021</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/469/2022-l%E2%80%99outsider-unite-nationale-citoyenne</guid>
	<pubDate>Sat, 17 Apr 2021 05:46:45 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/469/2022-l%E2%80%99outsider-unite-nationale-citoyenne</link>
	<title><![CDATA[2022 : L’OUTSIDER - UNITE NATIONALE CITOYENNE]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Macron contre Le Pen, Le Pen contre Macron… A un peu plus d’un an du second tour de l’élection présidentielle, tel est le scénario d’un « remake » sur lequel s’accordent encore la quasi-totalité des acteurs, des commentateurs et des augures professionnels d’une vie politique que la pandémie en cours a figée dans une trompeuse immobilité. La seule différence, qui n’est pas insignifiante, que ces divers spécialistes envisagent par rapport au scrutin de 2017 résiderait dans le fait que la victoire du président sortant sur sa concurrente ne lui serait pas automatiquement assurée en 2022.</p><p>Or, cette deuxième manche, présentée comme inéluctable, d’un duel qui opposerait les mêmes protagonistes qu’il y a quatre ans, les Français, dans leur très grande majorité, n’en veulent pas et jusqu’à plus ample informé, c’est à eux, c’est aux électeurs, c’est aux citoyens qu’il appartient de faire en sorte que l’histoire ne nous repasse pas les plats mal réchauffés d’une confrontation qu’ils ne souhaitent pas voir se reproduire. Qu’en est-il, pour autant que l’on puisse se risquer au jeu hasardeux des pronostics, alors que l’équation française, par ces temps difficiles et troublés est particulièrement lourde d’inconnues ?</p><p>D’un côté, l’emprise incontestée de Marine Le Pen sur son Rassemblement national, le niveau et la stabilité de son socle électoral semblent lui garantir, dans l’état actuel de l’opinion et des candidatures déclarées, l’accès à la finale. Il n’en est pas de même pour son vainqueur de 2017 dont le sort se joue en ce moment même sur sa personne, sur son bilan et sur sa capacité à vaincre le plus redoutable des adversaires, ce virus face auquel son gouvernement, sa majorité, et lui-même, empêtrés dans leurs hésitations, leurs contradictions, leurs variations, leurs promesses non tenues, leurs résultats décevants, sont apparus toujours en retard d’une guerre. La stature et les chances d’Emmanuel Macron sont singulièrement fragilisées au moment où il aborde la dernière ligne droite de ce funeste mandat quinquennal, trop long quand le chef de l’Etat n’est pas à la hauteur de ses pouvoirs et de ses responsabilités, trop court pour que son tempo soit différent de celui des législateurs.</p><p>Il y a quatre ans, la jeunesse, l’audace, la nouveauté, l’annonce d’une pratique différente de la politique, le rejet des anciens partis, (et le naufrage de François Fillon) étaient autant d’atouts qui avaient permis au séduisant transfuge de la gauche, discrètement soutenu par le grand patronat, d’arriver en tête du premier tour. La sainte horreur du nom de Le Pen, une prestation ratée de sa concurrente, et le ralliement, au nom du front républicain, de douze millions de votants (quarante-deux points gagnés d’un dimanche sur l’autre !) lui avaient permis de triompher avec 66% des suffrages exprimés. Ceux qui avaient voté pour Emmanuel Macron au premier tour, ceux qui avaient voté contre Marine Le Pen au second tour, ont été également déçus. Parvenu à l’Elysée, l’inconnu le plus célèbre de France s’y est révélé un homme sans convictions, en tout cas sans autre conviction qu’un attachement moutonnier à l’Union européenne, sans cohérence, sans boussole et sans scrupules. A la fois autoritaire et inconséquent, volontaire et velléitaire, despotique et solitaire, il n’a pas renouvelé l’art de gouverner, il n’a pas davantage apporté au pouvoir le changement et la « révolution » qu’il s’était imprudemment engagé à mener. Quant à ceux dont l’appoint massif lui avait offert la présidence sur un plateau, aussi ingrat, aussi léger, aussi oublieux que Jacques Chirac quinze ans plus tôt, il avait à peine élu ignoré et désappointé les gogos à qui il devait sa victoire écrasante. Eux s’en souviendront le jour venu et ne reporteront pas sur lui, la prochaine fois, des votes qui ne devaient rien à la sympathie pour sa personne mais tout au rejet de la fille de Jean-Marie.</p><p>Aussi bien, avant et au lieu de spéculer sur la répartition des suffrages entre le président sortant et les autres candidats à la magistrature suprême, il y aurait peut-être lieu, au moment où nous sommes et au point où il en est, de se demander si Emmanuel Macron sera en mesure de se représenter ou si, comme son prédécesseur, il ne sera pas conduit par l’évidence des sondages et l’éclatement de sa majorité, hier pléthorique, aujourd’hui divisée, à décliner le dangereux honneur d’être candidat à sa réélection. Ne sont pas seulement en cause dans cette affaire l’affaiblissement et la perte de poids d’un homme qui, comme les grand rôles de l’Opéra, ne cesse de chanter « Marchons ! Marchons ! » sans bouger d’un pouce ni les résultats vraisemblablement désastreux pour lui de ces élections départementales et régionales qui, comme les mirages dans le désert semblent s’éloigner à mesure qu’on s’en rapproche. La vraie question, la question de fond est de savoir si le Cercle de la raison sociale, si le grand lobby médiatique, financier, économique et politique qui a ses entrées à l’Elysée et qui dîne au « Siècle » misera comme en 2017 sur le jeune poulain qui s’est avéré un canasson ou s’il se trouvera un cheval de rechange.</p><p>Il est en France, en 2021, un personnage que sa cote de popularité place depuis des mois en tête du palmarès des hommes politiques. Venu de l’ex-UMP en même temps qu’un certain nombre de ralliés, ayant au fil des mois imposé son autorité au groupe parlementaire de la République en marche, bien placé de par son origine partisane et de son séjour de trois ans à Matignon pour faire l’union du centre droit et du centre gauche. Alors que, d’évidence, le parti dit des Républicains n’a pas encore choisi celui de ses représentants qui le mènerait en 2022 à une nouvelle défaite et une nouvelle humiliation, et que les Marcheurs prient tous les jours le ciel qu’un nouveau report le nouveau désastre que leur promettent les prochaines élections locales, Edouard Philippe est le mieux placé aujourd’hui, pour ne pas dire le seul candidat en mesure de prendre avec une chance réelle de l’emporter le relais que lui offriraient une majorité effilochée et une opposition démoralisée. Silencieux et discret, l’ancien Premier ministre qui peut légitimement se flatter d’être le seul représentant de la Macronie à avoir emporté une grande ville aux dernières municipales, n’en est pas moins à l’affût et la publication, dans quelques jours, d’un livre signé de son nom lui permet une opportune rentrée en scène. La correction la plus élémentaire lui a interdit jusqu’à présent de prendre ses distances avec un président qui ne l’a pas particulièrement bien traite. Mais la loyauté a ses limites. Nul ne s’étonnerait ni ne serait en droit de s’offusquer si le maire du Havre rompait le moment venu avec le futur ancien président de la République. Il n’est pas plus condamnable de trahir un traître que de voler un voleur.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 17 Apr 2021 05:39:43 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[David Dornbusch - Ça fait un moment que ces campagnes...]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Ça fait un moment que ces campagnes délirantes anti Verts m interrogent et je m'appretais à écrire quelques commentaires suite à une énième affaire ridicule à Vincennes quand je suis tombé sur cet édito d'Abel Mestre dans Le Monde que je reproduis précédé de quelques commentaires.</p><p>J'en partage très largement les analyses.</p><p>Au coeur du dispositif il y a très probablement LREM. On est pas ici pour faire de la morale mais de la politique, c'est pas charmant comme méthodes mais c'est leur choix.</p><p>Le plus surprenant dans cette affaire est surtout la coalition qui s'opère à chaque occasion.</p><p>D'un côté on a la droite poubello-mediatique, en gros tout ce qui va de Julien Aubert à Goldnadel-Zemmour, et évidemment au delà toute la fachosphère. Rien de très surprenant.</p><p>Et d'un autre côté on a ce que je vais appeler les "je suis laïc et republicain" puisque chacunes de leur intervention commence par ces mots qu'elles concernent la pêche à la ligne, les courses en sac ou la purée de céleri.<br />On va trouver comme exemple type ici le vieux stalinien Konopnicki, qui s'est mis en valeur par un post et un édito particulièrement intéressant "je suis laïc et republicain donc j'aime les aéro clubs"<br />On va évidemment trouver les roquets de la galaxie vallso-PR, j'en ai trouvé un, Delb, dont je met une photo ci dessous.<br />Et puis toute une galaxie d'ex socialistes en déshérence, qui ne semble plus savoir hoqueter rien que "je suis laïc et republicain"</p><p>Qu'est ce qui peut réunir ces 3 composantes aux motivations si disparates, LREM la peur, les ex socialos la mauvaise rancune, l'extrême droite sa haine naturelle de tout. Mystère.</p><p>Bon laissons la parole à Mestre pour des compléments d'analyses</p><p>"La « diabolisation », une occasion à saisir pour les écologistes<br />Les attaques régulières contre Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont un côté positif pour les écologistes : elles leur confèrent un statut de principal opposant au gouvernement.</p><p>Par Abel Mestre</p><p>Analyse. Parfois, il faut savoir contre-attaquer. C’est aussi vrai en politique. Les différentes polémiques qui frappent les maires écologistes depuis plusieurs semaines – menus végétariens dans les cantines à Lyon ; financement de la mosquée de Strasbourg ; propos de la maire de Poitiers, Léonore Moncond’huy, affirmant que « l’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfants » ; accusations d’« islamo-gauchisme » – sont autant d’occasions pour Europe Ecologie-Les Verts (EELV) de renforcer sa centralité dans le débat politique français.</p><p>Les stratèges écologistes sont persuadés que ces « attaques » sont le fruit d’une « stratégie délibérée » du gouvernement. A deux mois du scrutin régional, une « diabolisation » viserait le parti au tournesol pour casser sa dynamique électorale acquise lors des élections européennes de 2019, confirmée aux municipales de 2020. « C’est une cabale, un pilonnage politique, veut croire Sandra Regol, numéro 2 du parti. Et, à côté de cela, le Rassemblement national a un tapis rouge. Tout est fait pour refaire le match Macron-Le Pen. Leur stratégie est de nous avoir à l’épuisement. »</p><p>Pendant longtemps, les écologistes n’ont eu de cesse de se justifier, de rectifier leurs déclarations, ignorant le vieux principe politique qui veut qu’« en bien ou en mal, l’essentiel est que l’on parle de nous ». Ce ne serait plus le cas. Mme Regol continue : « C’est difficile, tout cela. Mais on revendique le clivage, on répond. D’où notre idée de plainte en diffamation contre Marlène Schiappa et Gérald Darmanin. » Fin mars, Julien Bayou, secrétaire national, avait en effet annoncé son intention d’attaquer les deux ministres après les accusations visant son parti de proximité avec « l’islamisme radical ».</p><p>Resserrer les rangs<br />Ces polémiques, qui se succèdent à un rythme hebdomadaire, sont usantes pour les écologistes, peu habitués à un tel déluge. Les coups les plus durs sont portés par des ministres et relayés par des personnalités de droite et d’extrême droite. Ils deviennent ainsi les épouvantails de la vie politique.</p><p>Mais si l’on change de perspective, il y a un aspect positif, pour eux, à cette « diabolisation » : c’est autour d’EELV que le débat se fait, ce sont leurs propositions et l’action de leurs élus qui clivent. In fine, cela confère au parti écologiste un statut de principal opposant au gouvernement. Un avantage certain un an avant la présidentielle. Autre point positif : cela contribue à resserrer les rangs d’une famille qui s’est souvent distinguée par son individualisme et son manque de solidarité interne.</p><p>« Même si on a fait corps face à ces attaques, il y a tout de même des dommages collatéraux, pondère David Cormand, l’ancien secrétaire national d’EELV, aujourd’hui député européen. On doit venir sur un champ de bataille qui n’est pas le nôtre, mais celui de l’extrême droite. Cela fait le jeu des fachos. S’ils [certains ministres] font cela, c’est pour créer des dissensions au sein de la gauche et des écologistes, en faisant croire que l’on a un problème avec la République. Ils veulent nous marquer du sceau de l’infamie. »</p><p>Arnauld Champremier-Trigano, conseiller en communication auprès d’EELV, est habitué à ce genre de campagne. Lui qui a travaillé pour Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle de 2012 sait les bénéfices qu’un parti peut tirer d’une telle période. « La centralité que cela nous confère est une bonne chose. On voit que l’écologie politique est le nouveau paradigme, ce contre quoi le vieux monde se mobilise. La droite et La République en marche ont des électorats âgés. Ils parlent à leur socle. Ils n’ont pas compris que l’écologie était une pensée globale qui ne se limite pas à la question environnementale mais qui comprend les questions démocratiques, sociales, de genre, etc. »</p><p>Pour M. Champremier-Trigano, c’est surtout la preuve qu’un redécoupage politique est à l’œuvre : « La pensée du passé, c’est l’extrême droite. Celle du présent, qui estime qu’il faut sauver les meubles, c’est LRM. Et celle du futur, c’est l’écologie. » Et, selon lui, il est logique que les deux premières se coalisent contre la troisième.</p><p>« Maladresse »<br />Il y a un risque pour EELV : celui de décourager les électeurs pouvant être tentés par le vote Vert et de perdre des suffrages essentiels. Jean-Daniel Lévy, directeur délégué d’Harris Interactive, estime que ce danger est plus que modéré. Selon lui, ces « polémiques apportent, au contraire, de l’eau au moulin des détracteurs d’EELV, mais ne lui portent pas préjudice ». M. Lévy poursuit : « Les écologistes parviennent à être une alternative alors qu’ils ne sont pas à l’Assemblée nationale et ne sont pas incarnés par une personnalité forte. Que l’on soit d’accord ou pas, leur projet est identifiable et en rupture avec ce qui s’est fait dans le passé, aussi bien à droite qu’à gauche. »</p><p>Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean Jaurès (proche du PS), souligne, de son côté, que la séquence vécue par EELV peut être « dommageable en ce qui concerne [son] changement de statut ». Il estime que les « effets négatifs » sont probables, « car la crédibilisation est une question très importante pour une élection présidentielle. Ils ont une maladresse, un manque de sensibilité à ce qu’est le pays ».</p><p>Mais M. Finchelstein insiste également sur les effets que ce genre de polémiques a sur l’ambiance politique générale. « Je ne comprends pas cette stratégie de diabolisation d’EELV. On voit que la frontière entre le RN et certaines autres forces politiques est de plus en plus poreuse, poursuit-il. Les intentions de vote des sondages récents montrent aussi qu’il y a une dédramatisation de l’idée d’une possible accession au pouvoir de Marine Le Pen. C’est très inquiétant. » Comme si, pour le pouvoir, il y avait une inversion des valeurs et des adversaires principaux.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 17 Apr 2021 05:38:03 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[&quot;La gauche doit s’oublier pour s’extraire de son petit espace reclus&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Cher Benoît Hamon,</p><p class="article-text article-body__item"><a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/14/benoit-hamon-mettons-nous-d-accord-sur-nos-desaccords-et-agregeons-ce-qui-nous-reunit-pour-2022_6076686_3232.html" target="_blank">Vous avez raison</a>, il y a assurément dans la gauche un socle de valeurs dans lequel beaucoup se reconnaissent. Et bien entendu, personne ne dira le contraire, il faut agir vite et fort face au réchauffement climatique et face à l’énième crise économique et sociale qui s’abat sur notre pays. Les constats sont largement partagés et l’effroi nous envahit tous chaque jour davantage. Dire que 2022 est le dernier rendez-vous est cependant inconséquent pour un responsable politique. Élémentaire.</p>
<p>La gauche morcelée</p>
<p class="article-text article-body__item">Voyez-vous, la question aujourd’hui n’est pas celle des valeurs, mais celle des projets politiques concrets qui se constituent pour gouverner le pays face à ces grands défis. Et il n’est pas vrai que toute union vaille, même sur la base d’un tout petit dénominateur commun. Le contexte, lui, n’est pas celui d’une victoire politique possible d’une des forces constituées à gauche - toutes sont données perdantes en 2022. Alors, comme vous le dites : « Après tout, si les divergences dominent les convergences, épargnons-nous le simulacre de vaines réunions de famille qui ajouteront une couche supplémentaire de dépit et de déception dans l’électorat de gauche. »</p><p>« Ces divergences - mot peut-être trop faible - dominent les convergences, et endigueront sans aucun doute l’avènement d’un projet politique national commun et ambitieux. »</p><p class="article-text article-body__item">En effet, il existe bel et bien au sein de la gauche des ruptures profondes sur l’Union européenne, sur la décentralisation, sur le travail, sur l'antiracisme, et sur bien d’autres sujets qui produisent logiquement des conflits politiques réguliers. Et ces sujets ne sont pas secondaires, ils sont fondamentaux en cela qu’ils augurent des formes d’organisation de la société bien dissemblables. Sans revenir sur chacun d’eux, ces antagonismes mis en exergue ne permettent pas aux gens, fort logiquement, d’identifier le PS, EELV, la FI ou le PC dans un espace politique cohérent. Ces divergences - mot peut-être trop faible - dominent les convergences, et endigueront sans aucun doute l’avènement d’un projet politique national commun et ambitieux. C’est une question de fond et non d’ego, même si les ego sont largement répandus.</p><p class="article-text article-body__item">Surtout, sur ces questions qui sectionnent la gauche, il n’y a pas d’éloignement évident entre deux camps qui pourraient se dissocier rationnellement. Les proximités et les discordes se réajustent et ré-ordonnent la gauche sur chaque sujet. Les conflits sont aussi à l'œuvre à l'intérieur même des partis. Tout est décousu. Ce grand désordre et l’inertie des organisations sclérosent les clarifications historiques nécessaires. En l’état, la gauche est un espace politique informe qui s’efface.</p><p>« L’élection présidentielle de 2017 et la crise des gilets jaunes avaient montré que son effondrement était jusqu’ici en route. Les récents sondages de l’IFOP et d’Elabe indiquent que sa mort est désormais actée. »</p><p class="article-text article-body__item">Dès lors, faire croire aux Français qu’une union des partis de gauche est possible et souhaitable, ce serait continuer de leur mentir. Il faut dire la vérité aux Français, la gauche n’est plus le signifiant juste qui porte l’idéal républicain d’émancipation qu’elle a pu être. Elle n’existe plus en tant que tel, et toute union des forces qui s’en réclament serait stérile et perfide. La dignité de la représentation se situe à travers cette vérité-là.</p><p class="article-text article-body__item">L’élection présidentielle de 2017 et la crise des gilets jaunes avaient montré que son effondrement était jusqu’ici en route. Les récents sondages de l’IFOP et d’Elabe indiquent que sa mort est désormais actée.</p><p class="article-text article-body__item">Pour autant, cela ne signifie guère que son idéal, que l’on évoquait juste avant, s’est lui aussi éteint. Non, il est simplement désormais orphelin d’un corpus politique concret, de figures qui l’incarnent, d’une esthétique qui le redessine et d’un camp qui le porte de façon harmonieuse. L’édification d’une nouvelle proposition de contrat social, ancrée dans les valeurs de partage, de solidarité et d’écologie et qui réenchante la vie, constitue bien la nécessité historique.</p><p>« Loin de certains de ces combats puérils et débranchés du sens commun, elle doit enfin prendre conscience des véritables conditions sociologiques et culturelles de la victoire. »</p><p class="article-text article-body__item">Pour mettre en place ce véritable aggiornamento, la gauche doit s’oublier pour s’extraire de son petit espace reclus et redescendre de son piédestal moralisant du haut duquel elle est toujours convaincue d’avoir raison et d’être en avance. Loin de certains de ces combats puérils et débranchés du sens commun, elle doit enfin prendre conscience des véritables conditions sociologiques et culturelles de la victoire. Alors, certains resteront évidemment englués dans leur petit enclos sectaire et continueront de ne se parler et de ne se comprendre qu’entre eux. Pour d’autres, il faudra non pas s’unir mais se désunir de la gauche. Ce décrochage est inévitable pour se reconnecter au pays et recomposer alors à partir des aspirations et des afflictions majoritaires du peuple français.</p><p class="article-text article-body__item">Oui, l’heure presse pour avancer et éviter bien des désastres.</p><p>A LIRE AUSSI :<a href="https://www.marianne.net/politique/gauche/union-de-la-gauche-une-reunion-pour-sauver-les-apparences" target="_blank">Union de la gauche : une réunion pour sauver les apparences ?</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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