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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Janvier 2026]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 17:56:04 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le Bêtisier de Maastricht]]></title>
	<description><![CDATA[<p>En 1997, cinq ans après le référendum sur le traité de Maastricht, Jean-Pierre Chevènement publiait "Le Bêtisier de Maastricht" (Editions Arléa). Voici quelques extraits des citations mises en exergue dans le livre. La crise de la zone euro jette une lumière crue sur le surréalisme de ces dernières.</p>
<p>« [Les partisans du "non"] sont des apprentis sorciers. […] Moi je leur ferai un seul conseil : Messieurs, ou vous changez d'attitude, ou vous abandonnez la politique. Il n'y a pas de place pour un tel discours, de tels comportements, dans une vraie démocratie qui respecte l'intelligence et le bon sens des citoyens. » (Jacques Delors à Quimper, 29.8.92)</p>
<p>« Ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements. » (Michel Rocard, International Herald Tribune, 28.7.92)</p><p>« Le traité de Maastricht fait la quasi-unanimité de l’ensemble de la classe politique. Les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels.» (Élisabeth Badinter, Vu de Gauche, septembre 1992)</p><p>« Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Monde, 6.5.92)</p><p>« Interrogez les peuples de Bosnie, de l’ex-Yougoslavie, de Pologne et des autres pays. Ils nous disent : “ chers amis français, entendez-nous. Apportez-nous votre soutien et votre oui. Ce sera un oui à la française, à l’amitié, à la paix, à l’union. Votre oui à l’union fera tâche d’huile dans nos pays où nous souffrons tant ”. Les gens qui sont aujourd’hui sous les bombes seraient désespérés si les Français tournaient le dos à l’unité européenne. » ( Jack Lang, France Inter, 18.9.92)</p>
<p>« Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe.» ( Julien Dray, Assemblée nationale, 6.5.92)</p>
<p>« Mon raisonnement est profondément socialdémocrate. À vrai dire, je n’ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là» (Michel Rocard, Libération, 3.8.92)</p><p>« Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure. » (Alain Madelin à Chalon-sur-Saône, 4.9.92)</p><p>« Si le “non” l’emporte, on ne reparlera plus de l’Europe mais des batailles qui se sont déroulées au cours des siècles passés.» (Simone Veil, 14.9.92)</p><p>« Un “non” au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir. » (Jacques Lesourne, Le Monde, 19.9.92) « Je suis persuadé que les jeunes nazillons qui se sont rendus odieux à Rostock votent “non” à Maastricht. » (Michel Rocard, Le Figaro, 17.9.92)</p><p>« En votant “non”, nous donnerions un magnifique cadeau, sinon à Hitler, à Bismarck. » (Alain-Gérard Slama, Le Figaro, 18.9.92)</p><p>« Moi aussi, j’ai peur de l’Allemagne. [...] Il ne faut pas prendre l’Allemagne pour un gros chien dressé parce qu’elle a été irréprochablement démocratique depuis quarante-cinq ans. » (Françoise Giroud, Le Nouvel Observateur, 3.9.92)</p><p>« M. De Villiers, donc s’installa à l’Elysée. [...] Le “non” français à Maastricht fut interprété, de fait, comme un encouragement aux nationalismes. Il relança la guerre dans les Balkans. [...] Si bien que, sans aller, comme certains, jus- qu’à imputer à ce maudit “non” le soulèvement transylvain, la nouvelle guerre de Trente ans, entre Grèce et Macédoine, les affrontements entre Ossètes du Nord et du Sud, puis entre Russes et Biélorusses, bref, sans aller jusqu’à lui attribuer toutes les guerres tribales, ou paratribales, qui enflammèrent l’Eu- rope de l’Est, on ne peut pas ne pas songer que c’est lui, et lui seul, qui offrit à Berlin l’occasion de son nouveau “Reich”.» (BHL, Le Figaro, 18.9.92)</p><p>«Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir: la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)</p><p>« Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, RTL, 30.7.92)</p><p>« Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, 20.8.92)</p><p>«L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry à Béthune, 12.9.92)</p><p>« Avec Maastricht, on rira beaucoup plus. » (Bernard Kouchner, Tours, 8.9.92)</p><p>« Si vous voulez que la Bourse se reprenne, votez “oui” à Maastricht ! » (Michel Sapin, université d’été du PS à Avignon, 31.8.92)</p><p>« Pour pouvoir dîner à la table de l’Europe [monétaire], encore faut-il savoir se tenir à cette table et ne pas manger avec ses doigts. [...] Si la monnaie unique a un mérite, et un seul, c’est d’obliger les pays à se conduire correctement.» (Jean-Marc Sylvestre, France Inter, 18.9.92)</p><p>« La France est une locomotive. Elle n’a pas le droit d’être dans le wagon de queue. [...] Le train de l’espoir ne passe pas deux fois. » ( Jack Lang, RTL, 23.8.92)</p><p>----<br />Quelques exemplaires d'occasion sont encore disponibles <a class="liens" href="http://www.amazon.fr/gp/offer-listing/2869593481?tag=chevenement20-21&amp;linkCode=sb1&amp;camp=2386&amp;creative=8474">à la vente sur Amazon</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 17:07:15 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Frédéric Chatillon : l’éminence brune du RN]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1215/frederic-chatillon" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" alt="Frédéric CHATILLON" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1215/medium"></a> C’est un proche que Marine Le Pen veut à tout prix cacher. Mouillé dans les affaires de financement du parti, ce gudard pur et dur partage les obsessions « antisionistes » d’Alain Soral, tout en se passionnant pour Assad et Poutine.</p>

<p>­défense (GUD) dont il devient le président en 1991. Cette filiale d’Ordre nouveau, spécialisée dans le tabassage des gauchistes, manie la barre de fer avec la même délicatesse que l’humour : ses troupes se nomment joyeusement les « Waffen Assas ». Mais ça, c’était avant, bien sûr.</p>

<p>Désormais chef d’entreprise, à la tête d’une petite société au nom breton (Riwal) qui prépare et imprime tous les kits de campagne du RN, Frédéric Chatillon est censé avoir changé. C’est du moins ce qu’affirmait Marine Le Pen en 2017 pour justifier le recours à ce prestataire de services douteux, qu’elle qualifie de « très bon fournisseur » et « compétent ». Et tant pis s’il a pu avoir, à 20 ans, des « engagements à l’extrême droite » comme d’autres politiques en ont eu à « l’extrême gauche ». Pour Denis Le Moal, un ancien gudard qui rappelle que Chatillon organisait « chaque année un dîner pour le jour anniversaire du Führer » dans sa jeunesse, la seule chose qui cloche dans la qualification de « néonazi » à son sujet serait « l’emploi abusif de 'néo' ».</p>

<p>Avec sa carrure de boxeur, ses 54 printemps et ses cheveux plaqués n’ont rien lissé de ses convictions passées. Avant de devenir le conseiller en communication de la présidente du RN, Chatillon était déjà le chouchou des Le Pen. À commencer par le père. Riwal sera mise au service des trois mairies remportées par le FN en région PACA, dès sa création, en 1995.</p>

<p>Les liaisons dangereuses<br />La proximité avec Jean-Marie Le Pen est telle que ce dernier devient le parrain d’une de ses filles. Le « Menhir », comme l’appellent ses fidèles, est aussi le parrain d’une fille de Dieudonné – que Chatillon adore. Lorsque l’humoriste décerne à Robert Faurisson le « prix de l’infréquentabilité » sur la scène du Zénith en 2008, Chatillon multiplie les quenelles dans la salle en chantant la ritournelle « Shoah nanas ». Rien d’anormal pour ce fan de Faurisson, de Roger Garaudy (deux grandes figures du négationnisme français) et de Léon Degrelle. Le célèbre Waffen-SS belge, à qui il a rendu visite en Espagne en 1992, lui aurait dit : « Si j’avais eu un fils, j’aurais voulu qu’il soit comme vous. »</p>

<p>En Italie, où il vit le plus souvent, Chatillon fréquente volontiers les dirigeants de la Ligue du Nord et de l’extrême droite fasciste. C’est d’ailleurs en sa compagnie que Marine Le Pen a effectué sa tournée italienne de 2011, l’un des rares moments où les deux amis de trente ans ont été pris en photo côte à côte . D'habitude, ils veillent à ne pas apparaître ensemble en public.</p>

<p>Tout en laissant Marine Le Pen prendre la lumière et le pouvoir, Chatillon et quelques autres n’ont jamais cessé de rêver au « Front de la foi », à savoir l’alliance des islamistes et des nationalistes chrétiens contre les juifs. Soit la ligne d’égalité & Réconciliation. Animé par Alain Soral, le mouvement, parrainé en coulisses par Chatillon, a été cofondé en 2017 par deux de ses hussards, comme lui anciens nervis du GUD : Jildaz Mahé O’Chinal (directeur marketing de Riwal) et Philippe Péninque, une autre éminence grise de Marine Le Pen, l’homme avec qui elle a mené la purge contre Bruno Mégret.</p>

<p>À l'occasion, Frédéric Chatillon ne dédaigne pas le nationalisme arabe, particulièrement syrien. La famille Assad, qui a contribué à financer le GUD dès 1994, est un peu sa seconde famille d’adoption. Au point de s’en faire le principal propagandiste en France via sa société Riwal Syria. Ah ! la Syrie des Assad… ces financiers du Hezbollah – que Chatillon soutient – et ces grands ennemis historiques d’Israël ! « Ce n’est pas parce que je vais en Syrie que je suis antisémite », se défend l’intéressé. On sourit.</p>

<p>Chatillon, qui partage les obsessions de Soral et Dieudonné, leur a fait découvrir la Syrie et ses tyrans lors d’un premier voyage en 2006, en compagnie de Thierry Meyssan. Dix ans plus tard, il emmenait cette fois une délégation rassemblant des personnalités d’extrême droite et des élus Républicains, dont Thierry Mariani. Et comme les amis d’Assad sont souvent ceux de Poutine, Chatillon est un parfait rouge-brun auquel on peut ajouter une touche de vert.</p>

<p>En 2009, on a pu l’apercevoir lors d’une manifestation contre le « génocide palestinien », posant aux côtés du collectif Cheikh Yassine d’Abdelhakim Sefrioui, l’islamiste ayant mené campagne contre Samuel Paty. On comprend pourquoi Marine Le Pen tient à le cacher. Pourtant, il joue un rôle capital au sein du RN. En 2013, par exemple, c’est lui qui a obtenu un prêt de 10 millions d’euros de banques italiennes pour renflouer les caisses du parti.</p>

<p>Mis en examen à trois reprises, Chatillon a été condamné le 16 juin 2020 à trente mois d’emprisonnement, dont dix ferme, et 250 000 euros d’amende pour « escroquerie » et « abus de biens sociaux » dans l’affaire des « kits de campagne » du FN. Riwal est accusée d’avoir surfacturé des tracts fournis au FN pour gonfler le remboursement des frais de campagne aux législatives de 2012. L’appel est en cours. Un bracelet électronique dispense Chatillon d’un séjour en prison. Un jugement récent lui interdit en principe d’entretenir une « relation commerciale avec le FN ». Qu’à cela ne tienne : il a cédé sa place au sein de la société Riwal à Alex Loustau, son fidèle associé et ancien du GUD lui-même.</p>

<p>Tapi dans l’ombre, Frédéric Chatillon n’apparaît plus dans l’organigramme du RN, dont la devanture ripolinée est plus présentable que celle du FN. Il n’empêche : son arrière-boutique renferme encore quelques articles peu ragoûtants. </p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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