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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Économie]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sun, 04 Jul 2021 10:04:02 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Durabilité horlogère et horlogerie durable]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le développement durable s’installe dans nos montagnes. La loi invite les entreprises à prendre des mesures pour atteindre des buts précis. Une saine émulation règne pour dépasser ces objectifs légaux. Estompées par la facilité des dernières années, ces procédures sont pour beaucoup d’entre nous du déjà vu, du déjà pratiqué. Après la crise horlogère, nous retournons vers un fonctionnement raisonné. La montre mécanique s’inscrit pleinement dans la démarche du développement durable.</p>

<p>Le développement durable et l’horlogerie</p>
<p>Chercher à ménager la Terre pour les générations futures est une démarche récente pour nous tous. Plusieurs gouvernements nous y engagent et dans l’industrie horlogère, cette démarche se traduit de plusieurs manières.</p><p>Tout d’abord nous sommes invités à respecter plusieurs dispositions légales, comme la diminution de notre consommation électrique, le contrôle très strict de nos rejets d’eaux usées, la gestion de nos déchets et celles de nos matières dangereuses. Plusieurs autres sont regroupées dans l’appellation de Responsabilité Sociétale des Entreprises.</p>
<p>C’est à celui qui sera le plus attentif à s’inscrire dans la démarche<br />Ensuite pour beaucoup, viennent les mesures décidées librement.<br />En amont, il y a le choix des matières, de leur provenance et la gestion attentive des quantités mises en œuvre.</p>
<p>En aval, sont installés des panneaux solaires, des systèmes de tri pour le PET, le matériel informatique et électrique, les métaux, le papier, le carton, le bois et les emballages.</p><p>Tout autour, les manufactures sont vigilantes ; elles surveillent, adaptent et optimisent leur consommation électrique. L’objet jetable, à usage unique est pourchassé, place au recyclé. Les déplacements des personnes sont optimisés. Les parkings diminuent de surface ; ils incluent des places réservées au co-voiturage et aux vélos. Les espaces verts autour des bâtiments deviennent des prairies, des vergers et des potagers. A l’image des travailleurs horlogers, les abeilles s’activent autour des ruches.</p>
<p>Un beau challenge à faire connaître</p>
<p>Pour beaucoup, faire mieux, réussir à minimiser l’influence environnementale de l’entreprise, c’est un beau défi, un vertueux challenge.</p><p>Et comme les belles choses sont à faire connaître, les jardins s’ouvrent à tous, la vie si particulière des abeilles est expliquée aux enfants des alentours et les services de communication mettent en avant la saine approche de l’entreprise. Suivre la démarche du développement durable attentivement voire passionnément est une chose dont il faut parler, c’est un important levier promotionnel.</p>
<p>Une longue tradition locale</p>
<p>Ce développement durable est d’actualité depuis le Moyen âge dans nos montagnes.</p><p>Déterminé par le contexte historique, il s’agit alors plus d’un usage prudent des ressources disponibles que d’une volonté délibérée.</p><p>Dans le monde agricole, cela se traduit par une économie de tout, par une production et une consommation locale, par une recherche de rentabilité, de durabilité et par une politique d’investissement à très long terme. A cette époque, le coût colossal des transports, la difficulté d’accéder à l’énergie et la cherté de tous les biens incitent à une parcimonie qui ménage grandement l’environnement.</p><p>Dictées par une économie de subsistance, ces prémices du développement durable s’imposent aussi dans le monde horloger commençant. Transmis de génération en génération, les outils sont faits pour durer ; les bâtiments sont soigneusement adaptés pour le métier ; la lumière gratuite du jour contribue grandement à l’éclairage des établis. Et déjà la communication sert à la recherche d’acheteurs pour les montres et les pendules. Quant aux crises, elles vont scander le rythme du négoce et par là-même celui des revenus de la population.</p>
<p>Les découvertes de la Crise du Quartz</p>
<p>Les Trente Glorieuses, ce court temps de dépenses irraisonnées, s’achèvent par la Crise du Quartz.</p><p>Les majuscules sont nécessaires pour la nommer car à la différence des crises usuelles, dues à des difficultés économiques, aux adaptations trop lentes à la modernité ou aux guerres et à leurs corollaires, la Crise du Quartz est unique. Elle sonne le glas définitif de la gestion attentive et prudente. Les bâtiments deviennent inutiles. Les outils, les machines, la montre elle-même ne valent plus rien et les décharges se remplissent de tout et de n’importe quoi. </p>
<p>Un juste retour des choses</p>
<p>Arrivant à temps, le renouveau horloger redonne de la valeur aux montres. Aujourd’hui nous renouons avec les vertus d’économie et de gestion avisée de nos prédécesseurs, les paysans-horlogers. Non pas par un ménagement de nos ressources imposé par nos capacités financières et techniques d’autrefois, mais plutôt par une gestion attentive de notre capital commun apprise après les excès de ces dernières décades.</p>
<p>Un objet dans l’air du temps</p>
<p>L’horlogerie est bien inscrite dans cette démarche de développement durable. Oui, la montre mécanique a plusieurs atouts.</p><p>Elle est autonome, car elle se remonte gratuitement soit à la main, soit au bras du porteur.</p><p>Elle est aussi économe en tout, car elle reste fonctionnelle longtemps et elle peut être entretenue partout avec un minimum de connaissances techniques.</p><p>Elle ne se jette pas, elle s’entretient sur place, donc pas besoin de voyages en Suisse pour sa révision et, bien conçue, elle ne requiert qu’un minimum de pièces de remplacement.</p><p>Elle est vraiment durable, cette machine à compter le temps ; presque inusable, Elle accompagne l’humanité et consomme très peu d’énergie provenant de son porteur.</p><p>Qui plus est, elle se transmet de génération en génération. Oui la montre mécanique est vraiment novatrice et durable !</p><p>Benoît Conrath</p><p>Horloger chez <a href="http://www.vauchermanufacture.ch">Vaucher Manufacture Fleurier</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Thu, 24 Jun 2021 09:30:10 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/654/un-schema-de-ponzi-oui-dapres-le-president-de-la-banque-de-la-reserve-federale-americaine-oppose-a-des-observateurs-davis-que-le-terme-ponzi-est-inadapte-aux-cryptomonnaies</link>
	<title><![CDATA[un schéma de Ponzi ? Oui, d&#039;après le président de la Banque de la Réserve fédérale américaine opposé à des observateurs d&#039;avis que le terme Ponzi est inadapté aux cryptomonnaies]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le président de la Banque de la Réserve fédérale américaine vient de qualifier le Dogecoin de schéma de Ponzi. C’est une espèce de redite en termes de posture dans le lot des observateurs des cryptomonnaies. Elle divise cependant sur un certain nombre d’aspects. L’une des questions qui font surface est celle de l’utilisation du terme Ponzi. Ce dernier est-il adapté comme qualificatif du Dogecoin et des cryptomonnaies de façon générale ?</p>
<p>L’intervention du président de la Banque de la Réserve fédérale américaine fait suite au lancement d’un sondage sur Linkedin par le directeur juridique de Coinbase. Thème : comment prononcer le mot Doge ?</p>
<p><br />Sa sortie demeure en droite ligne avec un de ses avis formulés au cours de l’année précédente lors du Montana Eco Report. À la question de savoir s'il souhaitait que sa fille d'un an reçoive un bon du Trésor ou un bitcoin pour son prochain anniversaire, le président de la Banque de la Réserve fédérale américaine avait choisi la première option. Motif : les monnaies cryptographiques sont comme « une benne à ordures géante. »</p>
<p>Kashkari avait fait l'éloge de la stabilité du dollar par rapport au secteur relativement nouveau des cryptomonnaies : « La raison pour laquelle le dollar a une valeur est que le gouvernement américain a un monopole légal sur la production du dollar. Dans le monde des monnaies virtuelles et des cryptomonnaies, il existe des milliers de ces pièces de monnaie de type ordure. Des gens se sont littéralement fait escroquer pour des dizaines de milliards de dollars et la SEC s'est vu obligée de s’impliquer dans la répression de ce phénomène. »</p>
<p>[embedded content]</p>

<p><br />Un avis partagé par certains observateurs de la sphère des cryptomonnaies</p>
<p>Le développeur Haskell Stephen Diehl, auteur de What I Wish I Knew When Learning Haskell, estime que Bitcoin est le Ponzi postmoderne :</p><p>« Un stratagème classique de Ponzi est une fraude financière dans laquelle des individus effectuent des manipulations bancaires ainsi que des manipulations des états comptables pour payer continuellement de nouveaux investisseurs grâce à d'anciens investisseurs tout en maintenant l'illusion des rendements. En termes économiques, investir dans un système de Ponzi est un jeu à somme négative et est une forme de jeu comme le poker ou la roulette. Le jeu est une consommation et contrairement aux entreprises productives, rien de valeur n'est créé à partir du processus. Il y a une réserve d'argent fixe et chaque personne qui fait un profit le fait nécessairement au détriment de quelqu'un d'autre qui perd. Tout gagnant unique est nécessairement payé par plusieurs perdants. Les jeux à somme négative ne génèrent pas, dans l'ensemble, de la richesse ou de l'utilité et redistribuent simplement les fonds d'entrée à différents participants. Il y a un rendement attendu négatif de s'engager dans cette classe d'activités.</p><p>« Dans le programme de vingt ans de Bernie Madoff, de nombreux investisseurs ont vraiment gagné de l’argent et investir dans des projets de Ponzi au bon moment peut en effet vous rendre très riche. Certaines personnes deviennent également extrêmement riches en jouant à la roulette, mais ce n'est pas le cas de la majorité et vous n'entendrez jamais parler de ceux qui ont tout perdu. C'est l'essence de la raison pour laquelle les stratagèmes de Ponzi sont illégaux et considérés comme une forme de fraude, ils sont une forme de jeu d'argent qui dépend de l'asymétrie de l'information et de la collusion où le reste de la société supporte les coûts et les externalités négatives pour aider les victimes lorsque la musique s'arrête inévitablement et qu'il n'y a plus de chaises.</p><p>« Bitcoin n'est pas différent. L'achat d'un bitcoin, c'est acheter une entrée dans une base de données comptable, une collection de bits extrêmement coûteuse. Il n'a aucune manifestation dans le monde réel, ne produit rien, n'a pas d'actifs, de revenus, de clients, de trésorerie ou de dividendes. La valeur actuelle nette du bitcoin est nulle et ne peut jamais être différente de zéro. Cette valeur provient uniquement d’une forme de spéculation récursive, une illusion selon laquelle davantage de victimes viendront à spéculer, perpétuant ainsi l’escroquerie et faisant monter la “valeur “ spéculée plus haut. C'est un contrat à terme avec un sous-jacent sur la crédulité humaine, un pari qu'il y aura plus d'imbéciles à l'avenir pour payer les imbéciles actuels. Einstein a dit un jour: “ Deux choses sont infinies: l'univers et la stupidité humaine; et je ne suis pas sûr pour ce qui concerne l'univers“ et dans l'étrange monde à l'envers d'aujourd'hui, vous pouvez désormais investir dans la thèse d'Einstein et cela s'appelle bitcoin.</p><p>« Une réserve de valeur ne peut pas être basée uniquement sur la foi en une réserve inépuisable d'imbéciles prêts à payer monotonement davantage pour quelque chose indéfiniment. Il devrait être intuitivement évident pour chaque écolier que ce jeu de chaises musicales ne peut pas durer éternellement et ne durera pas. La réalité a une manière de s'affirmer et à un moment donné, ce schéma épuisera le bassin des imbéciles qui se retrouveront en train de prendre une part pathétique dans l'illusion collective d'une non-monnaie totalement inutile dans le monde réel. Les bitcoins sont totalement inadaptés à des fins monétaires, ils ne soutiennent aucune activité économique, ne sont pas adaptés aux transactions en tant qu'unité d'échange et ne peuvent jamais remplir aucune fonction au-delà d'une bulle spéculative vide.</p><p>« Cette nouvelle classe d'escroquerie diverge de ce Ponzi classique d'une manière significative et juridiquement importante. Au lieu des salles enfumées, nous avons le brouillard d'obscurantisme post-vérité induit par notre nouveau paysage médiatique qui se nourrit d'illusion, de méfiance envers les experts et de confusion comme moyen d'obscurcir le mécanisme sous-jacent du schéma de redistribution des richesses. C'est l'essence de la raison pour laquelle nous appelons cette fraude un schéma “postmoderne“, les investisseurs sophistiqués comprennent parfaitement le mécanisme de la fraude et toutes les opérations sont effectuées en public, mais la fraude dépend de l'ignorance collective et / ou de l'excès de confiance sur le fait que des individus pourront jauger leur temps de sortie du marché correctement tandis que d'autres ne le feront pas. Ce n'est pas différent de l'erreur des joueurs qui croient d'une manière ou d'une autre que leur rotation de la roulette est en quelque sorte bénie par la chance. »</p><p>Le bitcoin et autres Dogecoin remplissent-ils les critères d’un schéma de Ponzi ?</p><p>Y a-t-il dans le cas des monnaies cryptographiques une structure de paiement qui garantit que l’argent d’investisseurs spécifiques est transféré à d’anciens investisseurs sur la base de leur ancienneté ? De Bitcoin à Dogecoin en passant par Ethereum, le constat est le même : le fait d’acheter tôt ne garantit pas de faire une plus-value au moment où l’investisseur sera désireux de procéder à une revente. Tout est une question de cotation à un instant t. Ainsi, un investisseur qui fait l’acquisition de l’euro contre des dollars à un moment où la cotation est faible peut en tirer une plus-value à un moment plus favorable de l’évolution des cours.</p><p>Le bitcoin a cours légal au Salvador <a href="https://www.developpez.com/actu/315870/Le-bitcoin-a-desormais-cours-legal-au-Salvador-le-projet-de-loi-a-ete-approuve-par-le-Congres-du-pays-qui-devient-ainsi-le-premier-a-l-approuver-comme-monnaie-legale/" target="_blank">depuis le début du mois en cours</a>. Le projet de loi du président Nayib Bukele du Salvador afin de donner cours légal au bitcoin dans son pays a fait l’objet d’approbation le 9 juin par le Congrès du pays. Par 62 voix sur 84, le Salvador devient le premier pays à approuver une loi donnant cours légal au bitcoin. « La présente loi a pour objet la régularisation du bitcoin comme monnaie à cours légal, sans restriction avec pouvoir libératoire, illimité dans toute transaction. » La valeur d’une monnaie repose sur la confiance qu’on lui accorde. Quel avenir pour le bitcoin et les autres cryptomonnaies si d’autres pays suivent l’exemple du Salvador ?</p><p>Source : Linkedin</p><p>Et vous ?</p><p> Le terme Ponzi est-il adapté comme qualificatif pour les monnaies cryptographiques ?<br /> Que pensez-vous de la décision du Salvador d'adopter le bitcoin comme monnaie légale ? Est-ce un exemple à suivre ?</p><p>Voir aussi :</p><p><a href="https://www.developpez.com/actu/312831/Le-bitcoin-et-d-autres-cryptomonnaies-bases-sur-l-algorithme-Proof-of-Work-sont-un-cauchemar-suivant-les-criteres-environnementaux-sociaux-et-de-gouvernance-selon-Timothy-Swanson/" target="_blank">Le bitcoin et d'autres cryptomonnaies basés sur l'algorithme Proof of Work sont un cauchemar suivant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, selon Timothy Swanson</a><br /><a href="https://securite.developpez.com/actu/312819/Les-pirates-informatiques-a-l-origine-d-une-presumee-attaque-par-ransomware-contre-Kia-exigent-des-millions-de-dollars-en-bitcoins-plusieurs-services-en-ligne-de-la-societe-auraient-ete-touches/" target="_blank">Les pirates informatiques à l'origine d'une présumée attaque par ransomware contre Kia exigent des millions de dollars en bitcoins, plusieurs services en ligne de la société auraient été touchés</a><br /><a href="https://www.developpez.com/actu/312791/Le-bitcoin-atteint-une-capitalisation-boursiere-de-1000-milliards-de-dollars-alors-que-le-cout-de-la-cryptomonnaie-continue-de-grimper/" target="_blank">Le bitcoin atteint une capitalisation boursière de 1000 milliards de dollars alors que le coût de la cryptomonnaie continue de grimper</a><br /><a href="https://solutions-entreprise.developpez.com/actu/312684/La-plupart-des-cadres-financiers-ne-prevoient-pas-de-detenir-le-bitcoin-comme-actif-d-entreprise-d-apres-une-enquete-de-Gartner-seuls-5-pourcent-prevoient-de-le-faire-en-2021/" target="_blank">La plupart des cadres financiers ne prévoient pas de détenir le bitcoin comme actif d'entreprise, d'après une enquête de Gartner, seuls 5 % prévoient de le faire en 2021</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/652/4-industries-that-will-disappear-before-the-year-2030-by-levi-borba-jun-2021</guid>
	<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 18:36:49 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/652/4-industries-that-will-disappear-before-the-year-2030-by-levi-borba-jun-2021</link>
	<title><![CDATA[4 Industries That Will Disappear Before the Year 2030 | by Levi Borba | Jun, 2021]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>They employ almost 1/4 of the workforce, but in less than 10 years these jobs will be history.</p>

<p><a href="https://leviborba.medium.com/?source=post_page-----f9c05740362--------------------------------" rel="noopener"><br /><br /><br /><br /></a></p>

<p>Image by <a href="https://pixabay.com/users/tagechos-9643195/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=3610901" class="ck ih" rel="noopener">Niran Kasri</a> from <a href="https://pixabay.com/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=3610901" class="ck ih" rel="noopener">Pixabay</a></p>
<p id="ec39" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">Future events are uncertain, and detailed information about times to come is impossible. But we can use current trends, technological innovation, and reliable information to predict likely scenarios.</p><p id="6cff" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">During most of my career, this is what I did while working for global airlines. It worked fine — most of the time we were right. Predictions saved considerable money for these companies.</p><p id="6dbb" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">Saving money. In that lives the biggest benefit of futuristic reflections. Predictions are useful when we are planning our next investment or career choice.</p><p id="0649" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">The billionaire Bill Gates wrote a book called <a href="https://www.goodreads.com/book/show/1081637.The_Road_Ahead" class="ck ih" rel="noopener">The Road Ahead</a> twenty-six years ago. There he predicts the impact of the Personal Computer revolution. Many of these predictions materialized. In the same book, there is also a phrase that stands true to this time.</p><p id="85b5" class="ii ij je ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">We always overestimate the change that will occur in the next two years and underestimate the change that will occur in the next ten.</p><p id="2386" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">Considering the technological, socio-economical, and environmental changes of the next years, here is the list of 4industries that likely will disappear (or become niche) before 2030.</p><p id="426e" class="ii ij dt ik b es ke im in ev kf ip iq ir kg it iu iv kh ix iy iz ki jb jc jd dl eq">This form of marketing will fade due to automation, and also because it is often annoying and intrusive.</p><p id="d8bd" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">In 2017, the Guardian published an <a href="https://www.theguardian.com/us-news/2017/jun/26/jobs-future-automation-robots-skills-creative-health" class="ck ih" rel="noopener">article</a> predicting which jobs would disappear. Telemarketing had a 99% chance to be fully automated in 15 years.</p><p id="31f6" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq"><a href="https://www.zinfi.com/blog/telemarketing-is-dead" class="ck ih" rel="noopener">Nearly 70% of B2B buyers go online to search for business solutions</a> instead of waiting for a call. Today, if you call up a prospect with an offer, the chances of making a sale are less than 5%. The majority will hang up the phone.</p><p id="405e" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq"><a href="https://smallbusiness.chron.com/figures-telemarketing-2206.html" class="ck ih" rel="noopener">There are still over 8 thousand telemarketing companies in the USA</a>, but the effectiveness of most of them is questionable. Besides, their business is changing from offering products to services like credit collection.</p><p id="d4e1" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">Therefore, instead of a telemarketing operator interrupting your dinner to offer you a new credit card, soon we will only receive a call if we forget to pay for the credit card company.</p><p id="56a2" class="ii ij dt ik b es ke im in ev kf ip iq ir kg it iu iv kh ix iy iz ki jb jc jd dl eq">As with telemarketing, staffed retail will also fade because of increasing automation.</p><p id="595a" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">Take a look at the picture of any supermarket 10 years ago and compare it with the same place right now. Chances are that the number of self-checkouts at least doubled, reducing the need for human cashiers. As a result, it’s been estimated that the <a href="https://www.lovemoney.com/gallerylist/88396/industries-that-wont-exist-in-20-years" class="ck ih" rel="noopener">self-serve kiosk industry will be worth $34 billion (£27.5bn) by 2023</a>.</p><p id="6bcb" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">While the demise of the cashier is not a secret (it is one of the <a href="https://themakingofamillionaire.com/what-these-4-dying-professions-can-teach-you-about-the-future-3f0dd6cfc366" class="ck ih" rel="noopener">4 professions that will disappear in the near future</a>), other retail-associated jobs are at risk, like sellers or cleaners.</p><p id="240e" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">Places like the automated stores from Amazon Go will be everywhere. In fact, <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Amazon_Go" class="ck ih" rel="noopener">Amazon themselves declared they plan to expand from the current 30 non-staffed stores to over 3000</a>. This plan, coming from a <a href="https://entrepreneurshandbook.co/how-your-business-can-use-the-same-model-of-the-300-million-button-9f22350859f" class="ck ih" rel="noopener">company that earned $300 million just by developing a button</a>, looks plausible.</p><p id="e83a" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">Customers who have the Amazon Go app just need to enter the store, grab whatever they want and walk out with the items. Later, their account is charged.</p><p id="69ef" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">Of course, few retail sectors will remain staffed. While people do not need help to buy their groceries, niche industries like luxury stores will opt for the personal touch of sales assistants.</p><p id="58d9" class="ii ij dt ik b es ke im in ev kf ip iq ir kg it iu iv kh ix iy iz ki jb jc jd dl eq">A few months ago, I asked all my friends in our chat group when was the last time they visited a physical bank agency. Of the 8 respondents (yes, not an enormous sample size, I know), only one answered less than 1 month. On average, the last time they stepped into a bank was 3 to 4 months ago.</p><p id="cf48" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">Ask yourself the same question. Ask your friends and family too. There are exceptional cases still requiring the physical presence in a bank agency, like a few businesses or people who are not tech-savvy enough, but they are becoming a diminutive minority.</p><p id="7398" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq"><a href="https://www.lovemoney.com/gallerylist/88396/industries-that-wont-exist-in-20-years" class="ck ih" rel="noopener">Finance leaders warned</a> that those in customer service, middle and back-office roles likely will lose their places to computers soon. <a href="https://ihsmarkit.com/index.html" class="ck ih" rel="noopener">IHS Markit</a> estimates that 1.3 million bank workers in the United States will be affected, and 500,000 in the United Kingdom.</p><p id="b50b" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq"><a href="https://www.gpbullhound.com/" class="ck ih" rel="noopener">A report from GP Bullhound</a> revealed that 91% of people prefer to use an app than go into a branch. That includes me and most of my social circle. Unless you feel some peculiar pleasure by waiting in lines (I will not judge), I bet you prefer to make bank payments remotely instead of driving to the local branch.</p><p id="e072" class="ii ij dt ik b es ke im in ev kf ip iq ir kg it iu iv kh ix iy iz ki jb jc jd dl eq">Of all the sectors in this article, if there is one that I bet will disappear not before 2030, but even before 2025, are travel agencies. Or at least the ordinary travel agency.</p><p id="7877" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">Besides all the data (see more below), I base this guess on my observation as a Hotelier. Only 4 years ago we still had a considerable share of our guests coming from travel agents. Today they are rare.</p><p id="1a28" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">Most people make their reservations using portals like Booking.com, Hostelworld.com, Airbnb.com. Others book direct, using the resources from Google Hotels or TripAdvisor. Even elders do that now.</p><p id="110c" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">In 2017, <a href="https://www.traveldailymedia.com/700-travel-agents-went-out-of-business-in-uk/" class="ck ih" rel="noopener">a report from Local Data Company (LDC)</a> revealed that 700 brick-and-mortar travel agencies closed up shop in the UK alone. The research found that the biggest reason is the competition from OTAs (online travel agencies)and short-term rental companies such as Airbnb.</p><p id="866d" class="ii ij dt ik b es il im in ev io ip iq ir is it iu iv iw ix iy iz ja jb jc jd dl eq">A few travel agencies will survive, mostly in niches like extreme-sports adventure travel or group holidays for pensioners. Or to travel out of the earth, like <a href="https://spaceadventures.com/" class="ck ih" rel="noopener">the nascent but booming industry of space tourism</a>. For that, you will need a travel agency since there are no rooms at the International Space Station available at Airbnb.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/646/the-end-of-privacy-central-banks-plan-to-launch-digital-coins</guid>
	<pubDate>Tue, 15 Jun 2021 18:01:49 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/646/the-end-of-privacy-central-banks-plan-to-launch-digital-coins</link>
	<title><![CDATA[The end of privacy? Central banks plan to launch digital coins]]></title>
	<description><![CDATA[<p>The dilemma central banks face over how to tackle the world’s rapidly growing cryptocurrency market has been thrown into stark relief in recent days by two very different announcements.</p><p>On Thursday, global regulator the Basel Committee on Banking Supervision said that cryptocurrencies <a href="https://www.ft.com/content/3fe7be31-179a-47dd-9a61-8f4ea42b9c62" data-trackable="link">are some of the world’s riskiest assets</a>, and called for tougher capital rules and stricter oversight of investors’ holdings.</p><p>However El Salvador had just a day earlier <a href="https://www.ft.com/content/7b5b1cc4-50bb-437f-aa16-f106d2dbc1c7" data-trackable="link">announced</a> that it would make bitcoin a legal tender — the first country in the world to do so.</p><p>Regulators and central banks are fighting for control of the monetary system as cryptocurrencies become an increasing challenge to fiat currencies, threatening to blunt the levers policymakers rely on to control the running of their economies.</p><p>“It is no surprise that governments are not inclined to give up their monetary monopolies,” said Marion Laboure, an analyst at Deutsche Bank. “As cryptocurrencies begin to seriously compete with regular currencies and fiat currencies, regulators and policymakers will crack down.”</p><p>A digital currency revolution [could be] either a triumph of decentralisation and market forces or a triumph of centralisation and government monitoring</p><p>There are broadly two options: regulation and competition. Most countries are inching towards a combined approach of tightening supervision over cryptocurrencies and private payment systems while also developing central bank-backed digital coins.</p><p>The EU set out a regime for <a href="https://www.ft.com/content/cada4859-7b25-4ee5-95e7-01327e564a76" data-trackable="link">overseeing</a> cryptocurrency markets in September last year and national regulators in the bloc have also taken steps. For example Germany’s BaFin has been <a href="https://www.ft.com/content/98f6caf9-f8f9-47de-9cf9-4c2f1aa981aa" data-trackable="link">pushing back</a> against efforts by crypto exchange Binance to issue digital tokens that mimic more tightly controlled traditional securities.</p><p>Regulators elsewhere are also on the move. In May, the People’s Bank of China escalated its multiyear <a href="https://www.ft.com/content/c4c29bb3-c8ee-454c-a2dd-eac9f644007f" data-trackable="link">crackdown</a> on cryptocurrencies, saying that financial institutions should not accept them as payment or offer services related to them.</p><p>China, which once accounted for the majority of bitcoin trading globally, first moved to close down cryptocurrency exchanges in 2017. Last month there were also signs of greater pressure on the mining of virtual currencies, with the province of inner Mongolia setting up a <a href="https://www.ft.com/content/c26ef6bb-ed04-44a0-8ee0-5f7908e0d854" data-trackable="link">hotline</a> where people could report suspected mining outfits.</p><p>After a more sluggish start, regulators in the US are also showing <a href="https://www.ft.com/content/a2c13ce0-6e66-4751-aa65-6c668d303101" data-trackable="link">signs</a> of <a href="https://www.ft.com/content/09112208-08ce-40a1-8e50-9152f1ba03d9" data-trackable="link">taking a firmer approach</a> towards bitcoin and its peers, although there are rifts about the extent of the crackdown.</p><p>Hester Peirce, a senior member of the Securities and Exchange Commission, recently warned against overly strict regulatory requirements for cryptocurrency markets. Her remarks contrasted with new commissioner Gary Gensler’s <a href="https://www.ft.com/content/ae0d40a1-8a4a-4885-a6a7-b157e27b3311" data-trackable="link">calls</a> to bring them under closer supervision.</p><p>Meanwhile many central banks are embracing the technology behind cryptocurrency in an attempt to compete with existing coins. Nearly 90 per cent of the world’s central banks have launched projects on issuing digital currencies according to the Bank for International Settlements.</p><p>“Central banks representing a fifth of the world’s population say they are likely to issue the first central bank digital currencies in the next few years,” the BIS said in a report in January.</p><p>Potential benefits include making cross-border payments cheaper and faster and giving access to the monetary system to all individuals, rather than dividing the world into those with bank accounts and the unbanked. National digital currencies could also trigger a reshuffling of the world’s most dominant currencies.</p><p>“We do not usually associate disruption with central banks. But a major move to introduce central bank digital currencies could actually disrupt the financial system,” said Chetan Ahya, an analyst at Morgan Stanley, in a research note.</p><p>But the gamble risks sparking a vicious row about data privacy because officially run digital currencies could hand unprecedented power to policymakers.</p>
<p>Recommended</p>

<p><a href="https://www.ft.com/content/0f179c8d-aa60-41d4-96d7-5d53e78c3514" data-trackable="image-link" tabindex="-1" aria-hidden="true"><br /><br /></a></p>
<p>Unlike cryptocurrencies which operate on decentralised systems, central bank digital currencies would be issued, backed and controlled by domestic national banks, giving them the ability to pay money directly to individuals. That would allow central banks and national governments to monitor every transaction and keep a record of all money movements in their economies.</p><p>“A digital currency revolution could go in two directions: either a triumph of decentralisation and market forces or a triumph of centralisation and government monitoring of every transaction,” Randall Kroszner of the University of Chicago Booth School of Business told the Financial Times.</p><p>It could also shake up other economic relationships. Bank of England deputy governor Sir Jon Cunliffe recently said that a digital pound would allow parents to programme their children’s pocket money so that they are unable to buy sweets, illustrating the potential powers of the UK’s planned “britcoin”.</p><p>China, Sweden and the Bahamas are the world leaders in the efforts to develop national cryptocurrencies. China has already launched live trials of its digital renminbi with millions of people currently using it as an experiment.</p><p>After a slower start, central bankers in the US, Europe and the UK are also responding. The ECB recently concluded a public consultation on a digital euro and will make a decision on whether to move forward with a formal investigation phase later this summer.</p>
<p><a href="https://www.ft.com/content/f90aae62-ccca-4eda-892c-f302324ef8ba" data-embedded="true" data-asset-type="video" data-trackable="link">Video: Why every Dogecoin has its day - crypto explained</a></p>
<p>Last month US Federal Reserve chair Jay Powell outlined its plans to assess the prospects of a digital version of the dollar, although he said there would be a “thoughtful and deliberative process” this summer before making any firm commitments.</p><p>That leaves policymakers and regulators in a race against time to grapple with the ethical issues involved, as the economic role of privately run cryptocurrencies grows rapidly.</p><p>“The dilemma society faces is: do we really want a central bank to know all about our financial lives?” said Eswar Prasad of Cornell University. “The great irony is that the revolution that bitcoin set off could be the end of [financial] privacy.”</p>
<p>Weekly newsletter</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/625/est-ce-la-fin-du-bull-market-sur-le-bitcoin</guid>
	<pubDate>Sat, 05 Jun 2021 08:12:02 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/625/est-ce-la-fin-du-bull-market-sur-le-bitcoin</link>
	<title><![CDATA[Est-ce la fin du bull market sur le Bitcoin?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Chronique blockchain. Le marché a subi un assainissement: les spéculateurs ont été chassés et les investisseurs stratégiques ont pris le relais.</p><p></p><p>C’est une question légitime que doit se poser chaque investisseur. Pour rappel, le Bitcoin a dégringolé de son point haut de 65,000 dollars environ, atteint le 14 avril, subissant une baisse de 53% au plus bas le 19 mai. L’actif est passé marginalement sous les 30,000 dollars dans la journée avant de se reprendre fortement. Les cours sont depuis remontés de plus de 20%. Sur les marchés financiers traditionnels, une baisse de plus de 20% marque l’entrée dans un «bear market». Dans le monde des crypto actifs, il en faut plus pour arriver à la même conclusion. La volatilité, à la hausse comme à la baisse, est une caractéristique connue de cette classe d’actifs.</p><p>L’augmentation des cours observée jusqu’au début du mois de mai peut s’expliquer par les raisons suivantes:</p>
<p>La participation accrue des investisseurs institutionnels, surtout visible au travers de la forte augmentation des volumes sur le Chicago Mercantile Exchange (CME), la plus grosse plateforme de dérivés au monde et utilisée quasi exclusivement par des investisseurs institutionnels. Le nombre de portefeuilles détenant plus de 100 BTC a fortement augmenté sur la période<br />L’arrivée de nombreux acteurs de la finance traditionnelle ouvrant des nouveaux services à leurs clients fortunés qui cherchent à s’exposer à cette classe d’actifs.<br />L’explosion de nouveaux projets dans le domaine de la finance décentralisée qui développe de nombreux cas d’usage pour l’industrie de la blockchain.<br />Une participation plus spéculative du grand public.</p>
<p>Lors de la baisse rapide et violente, des liquidations massives ont eu lieu sur les positions en produits dérivés proposés par les grandes plateformes spécialisées comme Binance, FTX ou Bitmex. Une des particularités de l’écosystème des cryptoactifs est d’offrir la possibilité d’investir avec un effet de levier pouvant aller jusqu’à 100x sur certaines plateformes. Cela incite bien évidemment certains investisseurs à multiplier les risques sur un marché déjà très volatil. Certains se prennent à jouer comme s’ils étaient au casino. Bien évidemment, lorsque le marché va contre le positionnement de ces investisseurs imprudents, les plateformes provoquent des liquidations. Elles protègent ainsi leurs fonds d’assurance dédiés et leurs fonds propres comme n’importe quel prime broker pourrait le faire dans la finance traditionnelle.</p><p>Dans la journée du 19 mai, près de 10 milliards USD de positions ont ainsi été liquidés.</p><p>Autant dire que tout le «hot money» a disparu du marché et qu’aucune position majeure n’a été depuis reprise par le grand public au travers des produits dérivés.</p><p>Du côté des institutionnels, on a pu observer un phénomène contraire avec de très gros rachats autour des 30,000 dollars et une très légère diminution du nombre de gros portefeuilles. Le marché a subi un assainissement: les spéculateurs ont été chassés et les gros investisseurs stratégiques ont pris le relais. Ce passage de témoin a été payé par une baisse de 50% du marché, mais pour laquelle on peut considérer qu’elle était nécessaire après la surchauffe du début d’année pour créer de solides bases.</p><p>Pour le second semestre 2021, il reste tout à fait probable qu’on reparte vers de nouveaux plus hauts historiques pour finir un mouvement de hausse semblable à ceux de 2014 ou 2018. Techniquement parlant, il manque une portion de la hausse pour continuer à suivre le modèle «stock to flow» évoqué à de nombreuses reprises par le passé. Ce dernier fournit un objectif de 100,000 dollars et même une probabilité non négligeable d’atteindre 250,000 dollars. Le mouvement entamé depuis septembre 2020 permettrait ainsi de clôturer le traditionnel cycle haussier du marché sur une période de quatre ans. Au-delà de l’évolution des cours, on devrait observer une distribution des gros investisseurs vers le grand public comme dans toute fin de bulle financière de la finance traditionnelle.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/614/le-haut-de-gamme-porte-l%E2%80%99horlogerie-a-bout-de-bras</guid>
	<pubDate>Fri, 28 May 2021 16:14:01 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/614/le-haut-de-gamme-porte-l%E2%80%99horlogerie-a-bout-de-bras</link>
	<title><![CDATA[Le haut de gamme porte l’horlogerie à bout de bras]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Comme attendu, le mois d’avril s’est révélé explosif pour les exportations horlogères suisses. Après un déclin de 81,3% l’an dernier provoqué par les mesures de confinement strictes au niveau planétaire, elles affichent un rebond de 446,1% sur un an. Un chiffre jugé non pertinent par la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH), qui préfère une comparaison sur deux ans. Par rapport à avril 2019, <a href="https://www.letemps.ch/economie/tassement-exportations-horlogeres-suisses-avril" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/tassement-exportations-horlogeres-suisses-avril">qui montrait des signes de tassement</a>, la hausse se monte à 2%, à 1,8 milliard de francs.</p><p>«Les exportations ont atteint un niveau élevé le mois dernier, ce qui confirme le retour à la normale amorcé en mars (1,9 milliard). Les prochains mois seront déterminants pour confirmer cette tendance. Jusqu’ici, le niveau cumulé depuis le début de l’année (-0,4%) est identique à celui affiché il y a deux ans», précise le communiqué publié jeudi.</p><p>Lire aussi notre analyse «<a href="https://www.letemps.ch/economie/horlogerie-gare-lexces-doptimisme" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/horlogerie-gare-lexces-doptimisme">Horlogerie: gare à l’excès d’optimisme</a>»</p>
<p>Un quart des volumes perdus</p>
<p>Si les nouvelles sont positives du point de vue de la valeur globale, les statistiques détaillées traduisent une forte polarisation du marché. Seules les montres à plus de 3000 francs – prix export – affichent une croissance, de 4,1% en volume et de 10,1% en valeur. Avec 12% des volumes totaux, elles ont généré les trois quarts de la valeur de l’horlogerie suisse.</p><p>Tous les segments de prix inférieurs dégringolent. «Le nombre de garde-temps exportés s’est situé très en dessous du niveau affiché deux ans auparavant (-25,8%), en raison principalement de la baisse des produits en acier (-24%) et de ceux de la catégorie «autres matières» (-43,4%)», dans laquelle figurent notamment les montres en plastique.</p><p>Lire aussi: <a href="https://www.letemps.ch/economie/exportations-horlogeres-retrouvent-croissance" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/exportations-horlogeres-retrouvent-croissance">Les exportations horlogères retrouvent la croissance</a></p><p>Par rapport à avril 2019, ce sont ainsi 408 000 montres de moins qui ont été envoyées vers l’étranger. Le recul est de 34,4% en Europe, de 28,1% en Asie, tandis que les Amériques croissent de 1%. Depuis le début de l’année, la chute des volumes totaux s’élève à 31,5%.</p><p>Contacté, le président de la FH, Jean-Daniel Pasche, ne s’émeut pas de cette baisse qui témoigne des difficultés que rencontrent encore l’entrée et le milieu de gamme: «Ce n’est pas un phénomène nouveau et cela ne constitue pas vraiment une surprise. Nous sommes heureux de voir que l’évolution globale est positive et qu’elle répond à nos attentes».</p><p>En valeur, les Etats-Unis (+14,6%) reprennent la tête des principaux marchés d’exportation devant la Chine (+75%). La contraction reste marquée à Hongkong (-24,8%) et au Japon (-11,7%), tandis que l’Europe se situe toujours «en retrait» (-5,1%).</p>
<p>Chute des exportations globales</p>
<p>Tous secteurs confondus, les exportations suisses ont stagné à 20 milliards de francs en avril, indique jeudi l’Administration fédérale des douanes, qui se base sur des comparaisons mensuelles. Elles avaient bondi de 5,9% le mois précédent. Les plus fortes baisses sont enregistrées par les produits chimiques et pharmaceutiques (-151 millions) ainsi que la bijouterie et la joaillerie (-229 millions).</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/608/des-pistes-pour-des-cryptomonnaies-plus-durables</guid>
	<pubDate>Wed, 26 May 2021 08:30:41 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/608/des-pistes-pour-des-cryptomonnaies-plus-durables</link>
	<title><![CDATA[Des pistes pour des cryptomonnaies plus durables]]></title>
	<description><![CDATA[<p>En <a href="https://www.letemps.ch/economie/elon-musk-plus-jamais-parrain-cryptos" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/elon-musk-plus-jamais-parrain-cryptos">se détournant du bitcoin à cause de la consommation d’énergie «folle» qu’il nécessite</a>, Elon Musk a relancé mi-mai le débat sur l’empreinte écologique des cryptomonnaies. Une seule transaction engloutit plus de 1300 kWh, l’équivalent de la consommation d’un ménage américain pendant 45 jours, selon le site Digiconomist. Sur un an, le réseau qui soutient le bitcoin consomme environ 120 térawatt-heure, soit dix fois plus que Google et pratiquement autant que la Norvège. Et la majorité de cette énergie est d’origine fossile, souvent issue de centrales électriques chinoises alimentées au charbon. Deux pistes se distinguent pour améliorer l’empreinte carbone des cryptomonnaies.</p><p>Première option: privilégier les énergies renouvelables pour le minage d’une cryptomonnaie. «Le problème de la surconsommation d’énergie liée au bitcoin va devenir de plus en plus aigu, car le réseau va devenir plus complexe, les calculs à effectuer également et le nombre de mineurs va augmenter, ce qui va se traduire par une hausse de la consommation d’énergie», observe Stéphane Muller, de Lian Group, une société genevoise qui a investi dans une ferme de minage utilisant de l’électricité d’origine hydraulique en Norvège.</p>
<p>Certificat d’origine propre</p>
<p>Le coût de l’énergie demeure la variable clé pour le minage de cryptomonnaie, ce qui pousse les mineurs à adopter du courant vert s’il est moins cher, poursuit Stéphane Muller. Cette tendance se retrouve également lorsque des mineurs se regroupent dans des «pools», afin de mutualiser leur puissance de calcul et d’augmenter ainsi leurs chances de résoudre les calculs complexes nécessaires pour la validation des transactions: «De plus en plus de pools visent à utiliser davantage d’énergie renouvelable.»</p><p>Un bitcoin produit avec ce type d’électricité pourrait être considéré comme propre, ou durable. A condition que les sources d’énergie utilisées soient certifiées par un organisme indépendant, relève Jean-Marc Seigneur, responsable du CAS Blockchain de l’Université de Genève: «C’est ce que propose notamment l’Energy Web Foundation, basée à Zoug. La structure, qui regroupe de grands acteurs internationaux du marché de l’énergie, veut valoriser les projets cryptos plus respectueux de l’environnement.»</p>
<p>Désigner un validateur</p>
<p>Deuxième possibilité pour alléger l’empreinte carbone des cryptomonnaies: favoriser celles dont le fonctionnement est moins énergivore que celui du bitcoin. Tout dépend du mécanisme de validation des transactions, poursuit Jean-Marc Seigneur: «Au lieu d’attribuer une récompense au mineur qui aura résolu de complexes calculs informatiques, certaines cryptomonnaies désignent un validateur parmi leurs utilisateurs. Sa mission consiste essentiellement à vérifier que les transactions à valider ont été signées correctement; le validateur reçoit de la crypto en récompense mais il ne doit résoudre aucun problème complexe.» L’opération ne consomme quasiment pas d’énergie, précise le spécialiste de l’Université de Genève, par ailleurs actif dans la finance décentralisée responsable.</p><p>Cette méthode, dite de «proof of stake» par opposition au «proof of work» utilisé par le bitcoin, a été retenue par le cardano ou le <a href="https://www.letemps.ch/economie/blockchain-mode-french-touch" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/blockchain-mode-french-touch">tezos</a> notamment. L’ether, la deuxième plus importante crypto au monde, est en passe de l’adopter. Or ce fonctionnement n’est pas pour autant idéal: «Les validateurs ne sont pas choisis au hasard, mais en fonction de la quantité de cryptomonnaie qu’ils détiennent. Cela signifie que ceux qui sont arrivés en premier dans un projet et possèdent beaucoup de cryptos sont avantagés; cela limite la décentralisation.» Selon l’Université de Cambridge, la consommation d’énergie du bitcoin a peu de chances de reculer à moins que sa valeur ne chute, car il deviendrait moins rentable d’en miner. Un bitcoin vaut actuellement environ 37 000 dollars.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/607/le-nouvel-esprit-public-peau-de-caste</guid>
	<pubDate>Tue, 25 May 2021 21:41:23 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/607/le-nouvel-esprit-public-peau-de-caste</link>
	<title><![CDATA[Le Nouvel Esprit public - Peau de Caste]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Introduction</p>
<p class="intro-podcast aerian">Philippe Meyer :<br />  Thierry Breton, vous avez été entrepreneur, et vous avez notamment réussi un redressement spectaculaire de Thomson, vous avez été ministre de l’économie et des finances, et vous avez axé votre politique sur la modernisation de l’économie, sur la réduction de la dette et sur la valorisation du patrimoine immatériel. Depuis novembre 2019 vous êtes commissaire européen chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de l'espace.<br />Au cours des douze derniers mois, c’est l’industrie pharmaceutique qui a occupé le devant de la scène. Si les laboratoires ont réussi à développer très rapidement des vaccins, l’outil industriel n’a pas suivi. « La science a dépassé l'industrie » a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, devant le Parlement européen, le 10 février dernier.<br />Autre souci : en juin 2020, pour garantir l’approvisionnement et faciliter le déploiement des vaccins, la Commission et les États membres ont adopté une approche européenne commune. 2,3 milliards de doses de vaccins ont été commandées à six fournisseurs différents (Pfizer-BioNtech, Moderna, AstraZeneca, Curevac, Janssen, Sanofi). Pour le moment, quatre d’entre eux ont obtenu l’autorisation de mise sur le marché, délivrée par l’Agence européenne des médicaments. Confrontés début 2021 à une troisième vague épidémique aggravée par des variants plus contagieux et plus mortels, et à des retards de livraison des vaccins commandés par l’UE, certains Etats membres ont rompu les rangs et se sont tournés vers Moscou. La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré le 19 mars : « En ce qui concerne le vaccin russe, je suis d'avis que tout vaccin autorisé par l'Agence européenne du médicament devrait être utilisé dans l’UE ». Mais « si celle-ci n'intervenait pas alors l'Allemagne devrait agir pour elle-même et c'est ce que nous ferions ». Le Premier ministre italien, Mario Draghi, a tenu un discours semblable alors que la péninsule pourrait produire le vaccin russe dès juillet. Vous avez répliqué récemment que l’Union aura, d’ici mi-juillet, la capacité de fournir aux États de quoi administrer une double dose de vaccin pour au moins 70% de leur population d’ici mi-juillet.<br />Dans ce contexte de pandémie, Bruxelles a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2021passées de 4,2% à 3,8%, En 2020, son économie s'était contractée de 6,8%. En outre, neuf mois après son adoption, seuls 16 des 27 pays membres de l’Union ont ratifié le plan de relance européen.<br />Avec la Turquie, le récent pataquès protocolaire surnommé sofagate n’a pas montré une parfaite harmonie entre la Présidente de la Commission et celui du Conseil alors qu’ils venaient discuter avec le président Erdogan de l'accord entre son pays et l’Union, de la question de l'union douanière et des visas, ou encore de cette conférence sur la Méditerranée orientale tant voulue le chef de l’État turc.<br />Dans le ciel, plus précisément dans l’espace, l’Europe fait preuve de davantage d’unité. Elle pilote trois programmes :<br />Govsatcom doit permettre les communications gouvernementales par satellite dès 2020 et garantir la sécurité des services de communication aux organisations et aux opérateurs jugés stratégiques pour l'UE.<br />Galileo, système de positionnement par satellites (radionavigation).<br />Copernicus, système d'observation de la terre très important pour l'étude du changement climatique et dont on a pu écrire qu’il « confère à l'Europe un réel pouvoir de persuasion dans les relations internationales, comme en témoigne la couverture des incendies qui ont ravagé la Sibérie et l'Amazonie au cours de l'été 2019 ».<br />En réunissant l’industrie de défense et l’industrie spatiale dans une même Direction Générale, l’Union européenne a d’ailleurs pris acte de la dimension stratégique du secteur spatial.</p>
<p>Kontildondit ?</p>
<p class="intro-podcast aerian">Nicole Gnesotto :<br />Monsieur le commissaire, dans cette crise, on a l’impression que l’Union Européenne est capable du pire comme du meilleur. Le meilleur a sans doute été le plan de relance décidé l’été dernier, ou la décision d’acheter collectivement les vaccins. Quant au pire, ce sont les batailles de chiffonniers entre les Etats membres, et les difficultés dans la distribution des vaccins. Mais au delà de la gestion immédiate des crises, on peut déjà tirer quelques leçons de la performance relative de la Commission Européenne.<br />J’aimerais vous interroger non pas sur la politique, mais sur la méthode, et même sur la culture de la Commission. Il me semble que dans la crise actuelle, nous payons l’interdiction (faite par les Etats membres il y a 70 ans) pour la Commission de penser en termes politiques. On l’a confinée dans des compétences économiques et commerciales, si bien que c’est sur le mode commercial qu’elle a réagi, c’est à dire en négociant sur un temps long, en cherchant le compromis et le meilleur prix, d’où un retard sur la commande qui lui est beaucoup reproché (4 mois pour les vaccins Pfizer/BioNtech) et l’exaspération de certains Etats membres tentés par le chacun pour soi.<br />Comment faire en sorte que la Commission intègre dans ses pratiques commerciales des considérations politiques, voire géopolitiques, qui semblent fondamentales ? La Commission aurait dû acheter les vaccins, non comme des cacahuètes, mais avec l’urgence politique qu’exigeait la situation.</p><p>Thierry Breton :<br />D’abord merci de me permettre de m’exprimer sur ces sujets. Je ne partage pas votre analyse, mais je l’entends souvent, c’est donc pour moi l’occasion de corriger quelques points, et de faire entendre une musique un peu différente.<br />Cette analyse, si elle traduit une impatience tout à fait légitime de nos concitoyens européens, n’est pas vraie pour autant. D’autant qu’il s’y ajoute souvent des comparaisons pas forcément équitables, j’irai même jusqu’à dire qu’il y a une espèce de terrorisme de la comparaison, qui n’a je crois pas grand sens.<br />Voici comment je vois les choses. Tout d’abord, c’est en marchant qu’on apprend à marcher. Nous apprenons, et nous le faisons très vite, parce que les circonstances l’exigent. Non, l’Europe n’a pas négocié et acheté les vaccins comme des cacahuètes. Dès le mois de juin 2020, nous nous sommes réunis pour essayer de voir quel type de vaccins nous pourrions choisir. Et je puis vous dire que ce n’était pas une mince affaire à ce moment là, où tout le monde disait qu’il faudrait entre 5 et 10 ans avant d’avoir un vaccin efficace. Nous avons eu 105 demandes, les avons beaucoup étudiées, avons délibéré, et sélectionné 6 grands laboratoires. C’était d’ailleurs intéressant car il ne s’agissait pas de grands groupes (à part un ou deux dont Sanofi), mais de centres académiques et d’entreprises biotech.<br />Évidemment, nous savions qu’une stratégie vaccinale exigerait une industrialisation massive, nous avons donc demandé à ces biotech de s’associer avec des industriels pour pouvoir produire et livrer leurs vaccins le moment venu. Nous nous sommes positionnés sur des vaccins Oxford avant les Britanniques. Il convient d’ailleurs de noter qu’Oxford était d’abord associé à Merck avant de changer son fusil d’épaule, à la demande du gouvernement britannique, et de travailler avec AstraZeneca. Il est vrai que Pfizer a signé avec les USA quelques semaines avant de le faire avec l’Europe. J’aimerais aussi tordre le cou à cette rumeur selon laquelle nous avons tardé pour avoir un bon prix, ou que les premiers à avoir signé ont été les premiers servis. Il est vrai que nous sommes dans un monde consumériste, et qu’on a l’impression quand on achète quelque chose qu’on sera livré aussi vite qu’avec Amazon. Or il n’en va pas de même avec des vaccins.<br />C’est la deuxième phase dans laquelle nous entrons : le processus industriel. Il y eut donc d’abord les commandes, puis l’excellente surprise que des vaccins efficaces aient été mis au point dès la fin novembre, et approuvés par les autorités de santé. Je rappelle qu’entre décembre et janvier, l’Agence Européenne du Médicament approuve trois vaccins : Pfizer, Moderna et AstraZeneca. Il s’agit ensuite de les fabriquer. Après l’exploit scientifique, il s’agit d’accomplir un exploit industriel. J’en profite pour signaler que l’exploit scientifique est largement européen : BioNtech, Janssen, CureVac, ou Oxford, ces quatre vaccins ont été développés en Europe et avec des fonds européens. C’est de la recherche européenne, accélérée par la BARDA américaine (Biomédical Advanced Research and Development Authority, un bureau du département de la Santé consacré à la lutte contre les menaces d’ordre biologique). Cette coopération entre l’UE et les USA a permis d’avoir ces vaccins.<br />Quant au défi industriel, il est immense. Il faut augmenter très rapidement la capacité de production, notamment en Europe. D’ordinaire, il faut environ 4 à 5 ans pour créer une entreprise de vaccins ex nihilo. Pour réorienter des chaînes de production déjà existantes (la stratégie que nous avons adoptée), il faut normalement entre 18 et 24 mois. Ici, tout va se faire en moins de dix mois, voire six pour certaines entreprises.<br />Dès lors, pourquoi a-t-on ce sentiment, exprimé par Nicole Gnesotto ? Parce qu’en signant ces accords, l’UE signe avec ces laboratoires. AstraZeneca devait fournir 120 millions de doses au premier trimestre et 180 au deuxième. Or il se trouve que seulement 30 millions de doses seront livrées au premier trimestre. Et c’est là que commencent les comparaisons.<br />On va par exemple prendre l’exemple d’Israël et du Royaume-Uni. Israël est certes un grand pays, mais enfin c’est 9 millions d’habitants. L’Etat hébreu a fourni les données de santé de ses citoyens (anonymisées) à Pfizer, en échange de sept millions de vaccins. Ce n’est pas un chiffre considérable, si on le compare aux 446 millions d’Européens. Les données fournies par Israël seront utiles, elles vont permettre de documenter la qualité et la réceptivité du vaccin. Quant au Royaume-Uni, AstraZeneca y livre 70% de ses doses, et seulement 30% en Europe.<br />Quand je compare ensuite la montée en puissance des deux grandes plateformes industrielles mondiales qui vont régler cette pandémie, c’est à dire les Etas-Unis et l’Europe, nous montons à peu près exactement aux mêmes niveaux de production : 14 millions de doses en janvier, 28 millions en février, 64 millions en mars, 120 millions en avril et 150 millions en mai. Les Etats-Unis, à la suite d’un executive order ont choisi de ne pas exporter de doses tant que l’immunité collective ne sera pas atteinte sur leur territoire. L’Union Européenne a choisi de garder 60% des doses fabriquées en Europe et distribuera les autres 40% aux pays avec lesquels nous avons les relations les plus étroites. Il s’agit principalement du Royaume-Uni, mais aussi des pays de l’OTAN, du Mexique, de l’Arabie Saoudite, du Japon, etc.<br />J’ai été nommé à la tête de la Task Force européenne sur les vaccins le 5 février dernier. J’ai tout de suite commencé à étudier de près cet aspect industriel, en visitant les usines, en essayant de comprendre les problèmes et de repérer les améliorations possibles. J’ai aussi demandé à avoir des outils. Et je puis vous assurer qu’ils sont politiques. C’est ainsi que depuis début février, je donne ou non mon autorisation si des doses doivent quitter l’Europe. Mais cela ne suffit pas, on m’a aussi donné un second instrument, plus géopolitique cette fois. Il s’appuie sur trois principes. La réciprocité d’abord : on ne livre des doses qu’à des pays qui ont tenu leurs engagements envers l’Europe. Deuxièmement, on n’autorise les exportations que dans les pays où la situation épidémiologique est peu près comparable à la nôtre. Et troisièmement, et c’est une évolution très significative, puisque l’on connaît désormais parfaitement les 53 usines qui contribuent à la fabrication des vaccins, nous avons pu inverser le rapport de forces avec l’ensemble des fournisseurs. Désormais, c’est nous qui leur disons « voilà ce que nous attendons pour les prochaines semaines ». Si les termes des contrats sont respectés, les exportations sont autorisées, dans le cas contraire elles sont reportées.<br />Voilà comment les choses se sont passées. Et tout ceci en cinq mois.</p><p>David Djaïz :<br />Vous êtes convaincant sur les vaccins, car je partageais le même scepticisme que Nicole. J’aimerais pour ma part vous interroger sur la transition écologique et l’industrie. A n’en pas douter, les années 2020 vont être le théâtre de grandes mutations économiques, qui seront en partie placées sous le signe de la transition écologique. Le président Xi Jinping annoncé l’automne dernier que la Chine visait la neutralité carbone pour 2060. Cela aura évidemment des conséquences sur la politique industrielle chinoise, dont on voit déjà le début dans le 14ème plan. De son côté, le président Biden investit massivement dans les infrastructures et l’innovation.<br />Sur la transition écologique, l’Europe a longtemps été la première de la classe en se fixant des objectifs ambitieux. Ne risque-t-elle pas désormais de se retrouver en queue de peloton ? Sur le plan de la technologie et de la réindustrialisation verte, elle est en décrochage.<br />A quelle échelle faut-il penser la réindustiralisation ? On voit qu’il y a des plans un peu dans tous les sens, au niveau national ou européen, sur le quantique, l’aéronautique, l’aérospatial, la défense, les semi-conducteurs ... Cette désorganisation des dépenses ne risque-t-elle pas de nous faire rater le coche technologique ?</p><p>Thierry Breton :<br />C’est précisément pour répondre à ces questions que j’ai présenté une véritable stratégie industrielle dès ma prise de fonctions. C’était le 11 mars 2020, le jour où la pandémie a été déclarée par l’OMS.<br />Il y a trois axes dans cette stratégie industrielle :<br />- la mise en mouvement de l’objectif zéro carbone pour 2050<br />- une accélération de la transition numérique<br />- l’étude de nos chaînes de valeur, pour repérer les points faibles et ainsi gagner en autonomie.<br />C’était il y a un an. L’administration Trump n’était pas emballée, les Chinois ont couru après l’objectif de neutralité carbone (au passage, la leur nécessitera un développement massif du nucléaire). Et puis la crise est arrivée. A la fin du mois d’avril, je présenterai quelques aménagements de cette stratégie industrielle, même si les axes ont été prévus pour le long terme. Il y a d’abord eu le plan de relance de 750 milliards, et nous espérons pouvoir commencer à distribuer la somme dès la fin juin. Sur ces 750 milliards, 37% sont exclusivement consacrés à la décarbonation, avec toutes les conséquences que cela implique pour l’industrie automobile, l’industrie chimique ... Ce sont des sommes tout à fait considérables, qui vont nous donner les moyens de nos ambitions.<br />Pour autant, disposons-nous des outils nécessaires ? Je crois que oui : ces outils s’appellent des Projets Importants d’Intérêt Européen Commun (PIIEC) ; ils permettent à la fois d’avoir des financements publics, de la part des Etats membres, associés à des fonds privés, et sans distorsion de concurrence (un sujet ô combien important pour l’UE). Cela fonctionne plutôt bien, on l’a vu avec les batteries. J’en pousse un autre sur les semi-conducteurs, il y en a un sur l’hydrogène, on en prévoit un autre sur les clouds industriels, et un sur les lanceurs spatiaux. On les limite, et c’est tout l’intérêt de la stratégie industrielle, car cela nous permet de focaliser nos efforts, de nous fixer des priorités, tout en réunissant tous les acteurs autour de la table.<br />L’un de mes premiers patrons, René Monory, qui fut aussi mon mentor en politique, disait toujours : « c’est celui qui paye qui est le patron ». Je n’ai jamais oublié cette leçon. C’est la première fois que la Commission paye. Et massivement. C’est pourquoi j’ai bien l’intention qu’elle soit, sinon le patron, au moins l’un des principaux patrons.<br />En ce qui concerne les industries vertes, là aussi il y a énormément de projets et des fonds non négligeables. Nous avons me semble-t-il des instruments pour aller de l’avant. J’ai enseigné la gouvernance dans une université américaine, et je disais à mes étudiants que lorsqu’on est en situation de leadership et qu’il faut aligner de multiples vecteurs, je n’ai trouvé qu’une solution : aller plus vite que les autres. Quand tout le monde vous court après, tout le monde va dans le même sens.</p><p>Jean-Louis Bourlanges :<br />Je reviens sur la première analyse de Nicole Gnesotto, avec laquelle je suis à la fois d’accord et pas d’accord. Il me semble qu’elle a eu tort d’attribuer une défaillance géopolitique de l’Europe, que nous constatons depuis toujours, à la politique vaccinale. Je pense que les problèmes ont été d’un autre ordre dans ce domaine.<br />En revanche je pense qu’elle a raison de dire que depuis sa naissance, avec le traité de Paris de 1951 instituant la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l‘Acier), l’Union Européenne a eu beaucoup de mal à se situer dans une logique de puissance. Son logiciel était plutôt celui de la réconciliation et de la paix intérieure, des valeurs plutôt que de la défense des intérêts, d’exemplarité plutôt que de réciprocité. Je schématise, mais cette dimension un peu « onusienne » pèse depuis longtemps. Et récemment je constate qu’une vraie mutation est en cours. Vous y tenez une grande place, on le voit à l’étendue de votre portefeuille. En réalité, je pense que vous partagez vous aussi ce diagnostic, même si vous ne le trouvez pas pertinent sur les vaccins.<br />Pourquoi, en termes de puissance, nous autres européens avons tant décroché ces 25 dernières années ? Que s’est-il passé ? Qu’est-ce qui est imputable à l’Union Européenne, qu’est-ce qui est imputable aux sociétés européennes, qu’est-ce qui est imputable aux Etats ? Pourquoi notre communauté scientifique a-t-elle été si peu réactive ? S’agit-il d’un problème de financement ? Les GAFAM nous ont laissé sur place pendant 20 ans.<br />Notre situation me fait penser à celle des Prussiens de 1806. Après la défaite d’Iéna, de nombreux Prussiens (Hardenberg, Humboldt, Clausewitz ...) ont pris en main le destin de la Prusse, ont décidé de tirer toutes les conséquences des modernités apportées par la Révolution Française, et ont fait de leur pays une très grande puissance en quelques décennies à peine. Il me semble que nous en sommes à peu près là : nous avons beaucoup perdu ces 20 dernières années, comment pouvons-nous à votre avis redresser les choses ?</p><p>Thierry Breton :<br />Il y a trois points dans votre propos, me semble-t-il.<br />La Commission Européenne est une institution politique. En tant que telle, le pouvoir y est exercé par ceux qui ont été désignés, nommés, cooptés, ou votés par le Parlement européen. C’est mon cas, et vous êtes bien placés pour savoir que ce n’est pas nécessairement un parcours de santé.<br />En exerçant mes fonctions, qui je le répète sont politiques, je me suis vite aperçu que pour avancer, il fallait en permanence veiller à ce que tous ceux qui ont -légitimement- quelque chose à dire sur ce que vous faites soient constamment rassurés ou remis dans le droit chemin quand ils s’égarent un peu. Il faut en permanence expliquer, et c’est ce que je m’efforce de faire avec la politique vaccinale depuis le 5 février.<br />Vous l’avez rappelé, un certain nombre d’Etats ont été tentés de faire cavalier seul et de se procurer des vaccins Sputnik. Après tout, c’est compréhensible, les doses commandées tardaient à arriver, et le vaccin russe était présenté comme disponible. Au passage, je rappelle que ce vaccin est particulier : la première dose est différente de la deuxième, sa production est donc deux fois plus compliquée que les autres, et aujourd’hui les Russes sont en train de courir après toutes les usines européennes pour le produire. Il n’en demeure pas moins que des choses sont promises ici ou là. Quand j’ai vu que M. Orbán avait commandé pour la Hongrie 500 000 doses de Sputnik, je suis allé le voir, nous avons parlé pendant une heure et demie, et j’ai fait une conférence de presse à la suite de cela. Je me suis également entretenu avec le chancelier Kurz, qui revenait d’un voyage en Israël avec Mette Frederiksen, la Première ministre danoise, pour qu’ils m’expliquent ce qu’ils étaient allés y faire. « Pas grand-chose », m’a-t-il dit. J’ai donc fait une autre conférence de presse avec lui, pour dire qu’il m’avait dit que ce n’était pas grand chose. Voilà comment on réaligne les vecteurs. Je continue en permanence ce travail, il n’est pas impossible que j’aille faire un tour en Bavière bientôt, par exemple.<br />Nous avons aujourd’hui un portefeuille de vaccins considérable, et des usines parmi les plus puissantes au monde. Nous n’avons pas besoin d’autres vaccins, même si cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas bons. Outre l’approche parlementaire et industrielle, il y a aussi celle des Etats, et elle doit être menée par le dialogue, en allant voir les gens, pour maintenir une cohésion et avancer ensemble. Voilà pour le premier point.<br />Le deuxième point concerne cette ambiguïté politique de l’Union : les Etats veulent un pouvoir exécutif, à condition qu’il ne soit pas vraiment puissant et ne leur porte pas ombrage. Il nous faut trouver notre chemin là-dedans, c’est ainsi, et j’en suis tout à fait conscient. Nous ne sommes pas naïfs là-dessus, et composons avec la situation telle qu’elle est.<br />Par exemple nous discutons avec mon collègue Paolo Gentiloni, le commissaire en charge de l’économie, et dès avril 2020, nous tombons d’accord sur le fait qu’il faut absolument que tous les Etats membres s’endettent au même niveau pour sortir de cette crise, sans quoi nous allions créer une énorme distorsion dans le marché intérieur, conduisant à une fragmentation, voire une explosion de l’Union. Nous disons donc : « il faut que la Commission s’endette ». Évidemment, succès d’estime : zéro. C’est pourquoi M. Gentiloni et moi écrivons une tribune qui a provoqué quelques remous (car nous n’avions demandé à personne), mais a aussi fait avancer les choses. Il faut donc s’efforcer de bouger et de prendre des risques, dans le cadre de prudence inhérent à la construction européenne. L’Europe avance par petits pas, mais au moins, elle ne revient pas en arrière, quand un pas est fait, l’avancée est acquise.<br />Troisième point : le sentiment d’un décrochage européen. Je le comprends, et même le partage dans certains domaines. Il me semble qu’après l’arrivée de nos amis britanniques, l’Europe, qui avait commencé à élargir son champ de compétences, notamment en ce qui concerne les règles de concurrence et de commerce extérieur, ont adopté une politique extraordinairement libérale et anglo-saxonne, en sacralisant le consommateur. A mon arrivée, j’ai osé dire : « et si nous mettions l’industrie au même niveau que le consommateur ? ». Je m’efforce de le faire, car derrière l’industrie, il y a des entreprises et des emplois, et il s’agit de les préserver. Enfin, la régulation de l’espace numérique, qui passe par le DSA (Digital Services Act) et le DMA (Digital Markets Act), actuellement en discussion au Parlement et au Conseil, va nous permettre de mieux organiser notre espace informationnel, mais aussi de reprendre la main dans la deuxième vague d’évolution des données, qui concernera les données industrielles, et sera beaucoup plus importante que celle des données personnelles, qui a mené à la création des GAFAM. C’est dans ce domaine que je m’efforce de repositionner l‘Europe.</p><p>Nicole Gnesotto :<br />J’aimerais vous interroger à propos de la souveraineté européenne. La crise pandémique a mis cette notion en avant, et pas seulement sur les questions de santé. Les Etats membres se sont rendus compte du danger que représentait l’interdépendance sur le plan politique, et ces questions de souveraineté ont pris un poids considérable pour l’avenir de l’Union. Dans le portefeuille dont vous avez la charge, il y a au moins trois domaines dans lesquels la souveraineté européenne n’est pas acquise : le numérique, le spatial et la défense. En outre, la coopération entre Etats est parfois conflictuelle à leur propos, au moins s’agissant de la défense.<br />De ces trois domaines, quel est à votre avis celui où nous avons les meilleurs chances de bâtir le plus tôt une souveraineté européenne ?</p><p>Thierry Breton :<br />Je suis assez mal à l’aise avec le concept de souveraineté, car le mot lui-même est un peu polymorphe, et on a souvent tendance à y mettre ce que l’on veut. Plus je voyage et discute en Europe, plus je m’aperçois que chacun en a sa propre définition. Et derrière celle-ci, on trouve associé l’image de soi, l’Histoire, les craintes, les fantasmes ... C’est pourquoi je m’en méfie. Aussi, chaque fois que je l’emploie, je veille à l’accrocher à un autre mot, selon mon interlocuteur, pour m’assurer qu’on parle bien de la même chose ; là encore, pour s’assurer que nous allons dans le même sens. C’est pourquoi je parlerai plus volontiers d’autonomie.<br />Si l’on regarde les choses qui vont qualifier cette nécessité d’autonomie, il y a d’abord la relation très conflictuelle entre les Etats-Unis et la Chine, qui marquera à n’en pas douter les prochaines décennies. Or, nous sommes au milieu, et nous avons des relations et des partenariats avec les USA. Un peu aussi avec la Chine, mais enfin nous sommes clairement des alliés des Etats-Unis, tandis que la Chine était décrite par la précédente Commission comme « un rival systémique ». Voilà où nous en sommes, et cela ne va pas s’améliorer.<br />Dans les domaines dont je m’occupe, il s’agit de faire en sorte d’avoir des points sur lesquels nous sommes incontournables, et autonomes. Il nous faut reprendre une autonomie pour avancer, ou pour conclure des partenariats. Car tout partenariat est un rapport de forces, et l’Europe doit apprendre à gérer ces rapports de force. Ce n’est pas simple dans le contexte actuel, et je me focalise sur les points où nous pouvons retrouver une position incontestable. Vous avez cité le numérique, à l’intérieur duquel figurent les clouds industriels. Il s’agit des réseaux 5G, des objets connectés (« IoT », pour Internet of Things, l’internet des objets), qui vont révolutionner l’ensemble des processus industriels et générer des quantités massives de données industrielles. L’Europe est encore aujourd’hui le premier continent industriel de la planète, et le plus innovant. Il faut donc se mettre en position de capter et traiter correctement ces données.<br />Les semi-conducteurs sont un autre sujet essentiel. Nous étions très bin positionnés il y a 20 ans, beaucoup moins maintenant, car nous sommes passés à des logiques plus anglo-saxonnes là aussi (les « entreprises sans usines » et autres concepts douteux). Il s’agit désormais de corriger le tir, grâce aux PIIEC et au fonds de relance. Je pousse énormément pour cette reconquête industrielle des semi-conducteurs, qui vont devenir un enjeu absolument majeur.<br />Nous sommes la deuxième puissance spatiale mondiale. La France a une longue histoire dans ce secteur, et à présent l’Allemagne s’y met, avec des mini-lanceurs. Concernant la défense, c’est la première fois qu’elle devient, au niveau industriel, l’une des prérogatives de l’Union, à travers le fonds européen de défense, que j’ai poussé avant même d’imaginer que j’en aurais un jour la charge. Nous disposons d’environ 8 milliards d’euros, ils doivent permettre de lever 30 à 40 milliards, qui seront consacrés à la recherche et à l’investissement. C’est un montant tout à fait considérable.<br />Là encore, ma stratégie est assez simple. Il n’agit de ne pas trop se disperser ; il y a quelques domaines importants, comme les drones, la cybersécurité ou le quantique. Nous lançons en ce moment des appels à candidature. Je souhaite qu’un nombre important d’Etats membres répondent présent. Je m’efforce que chacun des pays membres me propose quelques entreprises, même des petites, qui pourraient participer à cet effort commun. Pour que chacun commence à créer un affectio societatis européen au sujet des industries de défense. Cela prendra des années, et même sans doute des décennies, mais cela me paraît indispensable.<br />Pour créer l’équipe qui me permet d’animer tout cela, j’ai demandé à ce que chaque pays me détache un ou une ingénieur de l’armement, pour porter ces projets : les suivre, les négocier les mettre à l’épreuve. Je m’efforce de créer cette dynamique, pour que chacun se sente concerné. Je plaide pour la fin de la naïveté. Fort du petit succès que nous avons eu avec Paolo Gentiloni avec notre tribune sur la nécessité pour l’Europe de s’endetter, j’ai vu que c’était un exercice qui avait ses chances. C’est pourquoi je l’ai aussi proposé à mon ami Josep Borrell sur la fin de la naïveté. Pour chacun de mes autres domaines, je demande à un commissaire européen légitime sur le point en question d’écrire une vision en commun. Cela permet là encore un alignement. Interne à la Commission, cette fois.</p><p>David Djaïz :<br />Pas besoin d’être grand clerc pour voir que la façon dont nous sortirons de cette énorme crise déterminera le jugement que les peuples porteront sur leurs gouvernements, ainsi que sur les institutions européennes. L’Europe joue gros dans cette affaire, et ce travail que vous menez de politisation et d’inflexion sur les vaccins est capital. A vous écouter, on sent bien qu’il y a une nécessité de passer d’une Europe très juridique, fief de juges et de technocrates, à une Europe-puissance, qui fait et produit des choses, et se soucie (entre autres) de l’industrie.<br />Comment est-ce qu’on pivote vraiment ? On a compris ce qu’est la « méthode Breton », un réalignement constant et méticuleux de chacune des parties prenantes, au coup par coup. N’y a-t-il pas aussi une réflexion sur un éventuel « Big Bang » d’après crise ? En France, on adore les grandes conventions et les changements de traités ... J’ai bien conscience qu’il est un peu incongru de vous demander cela alors même que vous êtes en plein milieu du gué, avec de l’eau jusqu’aux genoux, mais je pense que c’est dès maintenant qu’il faut se poser ces questions.</p><p>Thierry Breton :<br />Vous avez parfaitement raison. Au mois d’août dernier, pendant les trois semaines où la Commission s’est arrêtée, j’ai dit à mes collaborateurs : « on s’arrête, et on va s’efforcer d’écrire, toutes les semaines, un article sur les leçons de la crise ». Il s’agissait de prendre un peu de recul, d’examiner ce qui se passait et ce qu’il fallait changer, et comment anticiper les crises à venir. Dans le fond, l’Europe aime les crises, car c’est là qu’elle peut se remettre en question. Ce travail de publication nous a permis de nous engager, ce qui est toujours sain, et d’être transparents. Vous appelez cela un peu facétieusement « la méthode Breton », mais il ne s’agit pas de moi ; il s’agit tout simplement de faire de la politique. C’est à dire qu’il faut avoir une vision, puis l’expliquer, puis il faut mettre les uns et les autres en mouvement, en faisant en sorte que chacun y trouve sa place. C’est ce que je m’efforce de faire.<br />L’avons-nous fait suffisamment ? Je suis mal placé pour répondre à cela, mais ce dont je suis certain, c’est que dans quelque institution que ce soit, dès lors qu’on a de vrais talents disponibles et que l’autorité politique ne joue pas son rôle comme elle le devrait (à cause de trop de compromis), c’est là que la technostructure entre en jeu. Et c’est peut-être un peu ce qui s’est passé lors des dernières décennies.<br />Je vais conclure par une anecdote personnelle à ce sujet. Je n’avais jamais imaginé que je serais un jour commissaire européen, cela s’est décidé dans ma cuisine un soir d’octobre, lors d’un dîner avec mon épouse. Le lendemain, j’étais proposé, et c’est là que le parcours du combattant a commencé. Jean-Louis Bourlanges le sait mieux que personne, la procédure pour accepter un commissaire est une espèce de course d’obstacles. Il fallait donc que le Parlement m’accepte. J’arrive à Bruxelles, et tout de suite, on me dit qu’on va me « prendre en main » : me faire réciter, me coacher, me préparer. Etonné, je demande qui sont ceux qui vont décider pour moi. « Les députés » me répond-on. Pour moi il était hors de question de subir un « entraînement » en interne. Je suis donc allé voir les députés un par un, c’est comme cela que je me suis préparé.<br />Et le jour de mon audition, je prends un ascenseur et j’y rencontre un directeur que je ne connaissais pas, français. Il me dit : « Ah monsieur le commissaire ! Vous allez faire votre audition ? J’imagine que les directions vous ont entièrement préparé. Vous savez, moi, des commissaires, j’en ai fait dix ».<br />Je n’étais pas l’un d’eux.</p><p>Jean-Louis Bourlanges :<br />Thierry Breton sait peut-être que c’est moi qui suis l’auteur de son supplice, puisque j’ai fait voter cette procédure à l’époque de la Commission Barroso. Avant elle, une commission examinatrice se contentait d’envoyer une petite lettre sans aucune portée politique au président du Parlement, en disant « il est très bien sur ceci, un peu moins sur cela ». La nouvelle procédure, terrible pour les commissaires recalés comme Mme Goulard, est beaucoup plus légitimante pour ceux qui sont admis. J’ai suivi de très près votre investiture, et il est vrai qu’elle n’avait rien d’une promenade de santé. Mais c’est une procédure authentiquement politique, digne de celle observée au Congrès des Etats-Unis, dans des circonstances assez voisines.</p><p>Thierry Breton :<br />Cela n’avait rien d’un supplice. J’ai d’ailleurs conclu mon audition, qui a duré près de trois heures, en disant, très sincèrement, que même s’ils votaient contre moi, je repartirais fort d’une expérience humaine inoubliable. Voir tous les députés un par un lors de la semaine de préparation était très intense et extrêmement enrichissant.</p><p>Jean-Louis Bourlanges :<br />En tous cas la procédure est désormais politique. La Commission Européenne a été conçue par Jean Monnet pour être éloignée de la politique, et c’est devenu une institution assumant pleinement ses responsabilités politiques, devant deux chambres, l’une représentant les Etats (le Conseil européen) et une autre représentant les citoyens (le Parlement européen). C’est un système imparfait, mais auquel on ne saurait reprocher de ne pas être démocratique.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 25 May 2021 14:39:01 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Chronique économique – Le bitcoin? Une marchandise]]></title>
	<description><![CDATA[<p>OpinionMarian Stepczynski</p>
<p>Publié aujourd’hui à 06h59</p>
<p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Feriez-vous confiance à une monnaie qui, même si elle remonte ensuite, perd la moitié de sa valeur en quelques jours? Sûrement pas. Donc, le bitcoin n’est pas une monnaie, puisque le propre d’une monnaie est, outre ses fonctions de moyen de paiement et d’unité de compte (deux fonctions que cette cryptomonnaie ne remplit au demeurant qu’imparfaitement), de servir de réservoir de valeur. Un réservoir ne peut être un puits, non pas sans fond, mais dont le fond varie de hauteur au gré des circonstances.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Les cabrioles de cette cryptomonnaie, qu’il vaudrait mieux pour cette raison qualifier de cryptoactif, expliquent trois experts belges dans une tribune au «Monde»*, la rapprochent ainsi davantage d’une matière première, d’une commodity – telle que l’a d’ailleurs définie la Commodity Futures Trading Commission, l’agence américaine de surveillance des bourses de commerce – que d’une monnaie numérique au sens où ses thuriféraires s’efforcent de la présenter. Parlons donc d’une e-commodity. Ce serait en quelque sorte, dans le monde numérique, le pendant de l’or dans le monde physique, avec toutefois cette différence que les sauts de mouton qu’il arrive au métal jaune d’effectuer ne sont ni à ce point rapides comme l’éclair ni d’ampleur comparable, ce qui rend l’analogie assez bancale.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Comment se fait-il dans ces conditions que le bitcoin ait une valeur, un prix de marché, alors que, pure construction algorithmique, il ne vaut intrinsèquement rien? On a prétendu qu’il annonçait l’avènement d’un système de paiement affranchi des banques et de tout contrôle étatique, paradis libertarien auquel aspireraient les esprits agiles des nouvelles générations. Si cela était vrai, on ne comprendrait pas pourquoi tant d’autres parmi les quelque 8000 cryptomonnaies apparues au fil de la trentaine d’années écoulées depuis le lancement de la première d’entre elles s’escriment à vouloir apparaître comme stables (stablecoins), c’est-à-dire ancrées plus ou moins indéfectiblement à de belles et bonnes monnaies, ce qui les renvoie du coup à l’ordre établi qu’elles étaient censées faire disparaître. On a prétendu aussi qu’elles étaient source d’affranchissement des barrières frontalières, et libéreraient ainsi les économies de la suprématie du dollar. Mais à quel coût! La moindre transaction nouée en bitcoins prend des plombes et consomme l’électricité d’une ville entière quand ce n’est de tout un pays.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Personne mieux qu’un Paul Krugman n’a résumé la chose: «Les promoteurs de la crypto sont très doués pour le jargon technique, c’est-à-dire qu’ils utilisent une terminologie obscure pour se convaincre et convaincre les autres qu’ils proposent une nouvelle technologie révolutionnaire, même si la blockchain est en fait assez ancienne par rapport aux normes de l’infotechnologie et qu’elle n’a pas encore trouvé d’utilisation convaincante»**.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">Au vrai, l’engouement pour ce produit technologique immatériel qui ne sert à rien sauf à créer et détruire alternativement de la plus-value le fait ressembler à une chaîne de Ponzi, à cette différence près que, contrairement à l’original, il n’y a pas, à sa source, un Madoff à condamner à la perpétuité.</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi"><br />*«On est en train de permettre à des bitcoins sales de devenir des bitcoins propres» («Le Monde» du 23 mai)</p><p class="ArticleParagraph_root__3J10I ArticleContainer_content-width__pYdH3 link_focus__2-gJz link_externalicon-big__3ypDf link_externalicon__2CDAi">** «Technobabble, Libertarian Derp and Bitcoin» («New York Times» du 20 mai)</p><p>Chroniqueur à La Tribune de Genève</p>
<p>Publié aujourd’hui à 06h59</p>
<p class="Feedback_root__nzXeS ArticleContainer_content-width__pYdH3">Vous avez trouvé une erreur?<a href="mailto:tes_correction@tamedia.ch?subject=Avis%20d'erreur%20%7C%20Marian%20Stepczynski%20%7C%20Le%20bitcoin%3F%20Une%20marchandise&amp;body=J'ai%20trouv%C3%A9%20une%20erreur%20dans%20cet%20article%3A%20https%3A%2F%2Fwww.tdg.ch%2Fle-bitcoin-une-marchandise-304891750607" class="Feedback_feedbacklink__2ys-x">Rapporter maintenant.</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/561/une-occasion-en-or-le-prince-de-galles-et-dautres-dirigeants-a-propos-de-la-grande-reinitialisation-du-forum</guid>
	<pubDate>Fri, 14 May 2021 22:24:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/561/une-occasion-en-or-le-prince-de-galles-et-dautres-dirigeants-a-propos-de-la-grande-reinitialisation-du-forum</link>
	<title><![CDATA[&quot;Une occasion en or&quot; - Le Prince de Galles et d&#039;autres dirigeants à propos de la Grande Réinitialisation du Forum]]></title>
	<description><![CDATA[<p>"Il y a une occasion en or de tirer quelque chose de bon de cette crise... les crises mondiales ne connaissent pas de frontières, et soulignent à quel point nous sommes interdépendants en tant que peuple partageant une seule planète."</p><p>S'exprimant lors du lancement de la Grande Réinitialisation du Forum mercredi, tels sont les mots du Prince de Galles sur la chance qu'a l'humanité de créer un monde plus durable et plus équitable dans le sillage de la pandémie de coronavirus COVID-19.</p><p>Il a ajouté : "Si nous ne prenons pas les mesures nécessaires, et si nous ne construisons pas de manière plus verte, plus inclusive et plus durable, nous aurons alors de plus en plus de pandémies".</p><p>[embedded content]</p>
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<p>La Grande Réinitialisation sera le thème d'un sommet unique organisé par le Forum Economique Mondial en janvier 2021. La 51e réunion annuelle du Forum Economique Mondial réunira des dirigeants de gouvernements, d'entreprises et de la société civile, ainsi que des parties prenantes du monde entier, pour des dialogues en personne et virtuels. Mais, plus largement, la Grande Réinitialisation est un engagement à construire conjointement et de manière urgente les bases de notre système économique et social pour un avenir post-COVID plus juste, plus durable et plus résistant.</p><p>L'initiative est née de la plate-forme d'action COVID du Forum. Et, alors que nous entrons dans une période où il est possible de façonner la reprise de COVID-19, la Grande Réinitialisation offrira des perspectives qui aideront à informer tous ceux qui déterminent l'état futur des relations mondiales, l'orientation des économies nationales, les priorités des sociétés, la nature des modèles commerciaux et la gestion d'un bien commun mondial.</p><p></p><p>Voici un résumé de quelques-unes des citations et clips clés du lancement :</p><p>"Le meilleur mémorial que nous puissions construire pour ceux qui ont perdu la vie dans la pandémie est ce monde plus vert, plus intelligent et plus juste."</p>
<p>— Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international.</p>
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<p>"Nous ne pouvons plus jamais permettre que nos systèmes de santé, d'éducation et de soins soient sous-financés".</p>
<p>— -Sharan Burrow, secrétaire générale, Confédération syndicale internationale</p>
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<p>"La pandémie a accéléré l'adoption des technologies numériques... le haut débit est devenu l'électricité du XXIe siècle."</p>
<p>— -Bradford L. Smith, Président de Microsoft</p>
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<p>"Nous avons besoin de notre imagination ici : nous voyons chaque jour le domaine du possible, il est défini chaque jour maintenant."</p>
<p>— Bernard Looney, directeur général, BP</p>
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<p>"Le temps du cynisme est un peu derrière nous.... Être un critique de salon n'est vraiment pas acceptable. Il est temps de venir à la table des négociations et de faire la différence."</p>
<p>— -Ajay S. Banga, Directeur général, Mastercard</p>
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<p>Licence et Republication</p><p class="article-footer__source">Les opinions exprimées dans cet article sont celles de leur auteur et non celles du Forum économique mondial</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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