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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Économie]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 11:14:26 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[The Camp : crash en vue pour le phare de la startup nation | Blast]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Une visite comme un rendez-vous manqué… Ce jeudi 26 mars, aux portes de The Camp, il y a un malentendu. Envoyé par Provence promotion, l’agence de développement de la métropole Aix-Marseille Provence, le carton d’invitation promettait de toucher du doigt un « nouveau modèle français » « au cœur d'un espace qui a entamé sa mue pour devenir la Capitale d'affaires française du futur ». Et notamment, au programme de cette visite de presse, une « rencontre à The Camp avec des dirigeants qui ont fait le choix de s'implanter en Provence » pour des « retours d'expérience d'entrepreneurs et de talents qui ont quitté Londres, San Francisco et Paris pour lancer des activités nouvelles à l'échelon international ». Alléchant, forcément. Sauf que... c’était la veille. Loupé.</p><p>[embedded content]</p>
<p>26 mars 2021, Aix-en-Provence, en route pour le futur...</p>
<p>Ce jour-là, à l’accueil, les agents de sécurité tiquent - plan Vigipirate oblige. Ils finissent par nous laisser entrer respirer l’air du futur. Nous resterons trois heures pour quelques prises de vues, seuls ou presque au milieu d’une sorte de vestige design à la gloire du capital et du numérique. Avec l’impression d’être des touristes perdus devant un de ces monuments de l’ère soviétique figés dans le temps, dans leurs rêves de gloire et leur monumentale mélancolie. Lost in translation...</p>
<p><a href="https://static.blast-info.fr/attachments/stories/2021/-sRduOExR1K99TSF0VOc_Q/attachment-1.jpg" target="_blank" rel="noopener noreferrer"></a><br />26 mars 2021, Aix-en-Provence, à l’entrée du campus<br />(Crédits Antoine Dreyfus / Blast)</p>
<p>Écrire qu’il n’y a personne dans les couloirs est injuste : il n’y a pas de couloirs à The Camp. Tout est en rondeur, en verre, toile et béton. Le genre de lieu qui en met plein la vue. Il y a même une piscine bioclimatique, c’est dire, un terrain de beach volley, une salle de sport, de l’ombre et des plantes.</p><p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.vezzoni-associes.com/architecture/thecamp/">L’agence Vezzoni</a> , du nom de l’architecte marseillaise qui a signé le bâtiment, a bien fait les choses. C’est très beau mais vide. Sur une matinée entière, on aura croisé une demi-douzaine de personnes maximum, dont deux consultants (externes), le fils d’un dirigeant et trois employés. Sans oublier - c’est impossible - le portrait dans le hall du fondateur, Frédéric Chevalier, disparu juste avant l’inauguration dans un accident de la route. L’impression est étrange, forcément. Et flippante, pour dire les choses. Surtout quand on a en mémoire les discours prononcés au berceau du projet, annonçant une véritable fourmilière. The Camp était « vendu » comme la Silicon valley française. Un lieu pour inventer, sous le soleil exactement et au son des cigales, la société de demain. Le génie français était de retour, le monde entier allait débarquer. On allait voir ce qu’on allait voir.</p><p>[embedded content]</p>
<p>26 mars 2021, Aix-en-Provence, The Camp : très beau, très vide...</p>
<p>Pour cet embarquement pour le futur, mis sur orbite en 2017, on se presse autour du berceau. C’est même l’embouteillage. Ils sont tous là, sur la photo et au bas des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://static.blast-info.fr/attachments/stories/2021/-sRduOExR1K99TSF0VOc_Q/attachment-9.png">éléments de communication</a> : entrepreneurs précédés d'une réputation flatteuse, grands groupes, opérateurs nationaux, collectivités, French tech (l’avant-garde de la start-up nation, « cet écosystème qui bouillonne »...), services de l'Etat.</p><p>L’investissement est à la hauteur, également : 85 millions d’euros au total dont 40 pour financer 12 000 m2 de bâtis, avec des partenaires financiers dont plusieurs du CAC 40 (Accor, Air France-KLM, Sodexo, CMA-CGM, Vinci immobilier, Vinci construction, SNCF Gare &amp; connexions, etc.), des banques (Crédit Agricole, Caisse d’Épargne, Caisse des dépôts), des collectivités territoriales, la Chambre de commerce et d’industrie Marseille-Provence et un apport de Frédéric Chevalier – l’homme/icône du hall d’entrée, qui avait fondé (puis vendu) au début de la décennie 90 <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.highco.com/">le groupe de communication HighCo</a> .</p><p class="blockquote-text">« Le camp de base de ceux qui vont explorer l'avenir »</p><p>Ça devait être la révolution en marche, donc. « The Camp est le camp de base de ceux qui vont explorer l'avenir » entend-on, alors. Jean-Claude Bailly en fut le président éphémère. Des trémolos dans la voix, l’ex-patron de La Poste lançait même : « The Camp est un projet humaniste ! »</p><p>Aujourd’hui, c’est une coquille vide. Un « courant d’air », selon le mot d’un chef d’entreprise marseillais. The Camp, c’est The Crash…</p>
<p>Vaisseau amiral de la macronie</p>
<p>Retour en arrière. En juillet 2016, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, débarque à Aix-en-Provence pour veiller sur la gestation du projet, alors en chantier. Équipé d’un casque de réalité virtuelle, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://gomet.net/quand-thecamp-se-devoile-macron-adore/">l’ancien banquier d’affaires s’offre un survol</a> du site (virtuel, donc), dont la livraison est attendue pour 2017. Il est déjà venu sur place l’année précédente (en 2015) <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://gomet.net/aix-en-provence-lancement-the-camp-leconomie-numerique-etait-cle-du-consensus-construire-metropole-demain/">lancer les grands travaux.</a> Sous le casque, Emmanuel Macron a une vision. Pour lui et pour la France.</p>
<p><a href="https://static.blast-info.fr/attachments/stories/2021/-sRduOExR1K99TSF0VOc_Q/attachment-2.jpg" target="_blank" rel="noopener noreferrer"></a><br />Le 5 juillet 2016, pas encore président de la République mais ministre, Emmanuel Macron vit « l’expérience ». Sous le casque, la startup nation est là ! Tout s’éclaire...<br />(Crédits The Camp Fred Bruneau)</p>
<p>Le patron de Bercy n’est pas encore Jupiter mais les bases de la start-up nation sont déjà là. « Face à un monde de plus en plus destructif, théorise le futur chef de l’État, il faut accélérer, avoir des structures légères pour aller plus loin (…) La France a besoin de femmes et d’hommes qui prennent des risques ». A ses côtés, Frédéric Chevalier boit du petit lait devant ce tableau qui semble dessiner en creux son portrait.</p><p>« Le monde bouge et cela oblige à de profonds changements », lance l’homme d’affaires, au sujet « d’un lieu de formation, d’acculturation, un lieu transdisciplinaire, transculturel et transgénérationnel ». « Les progrès réalisés lors des 20 prochaines années seront plus importants que ceux réalisés pendant des siècles », annonce-t-il, prophétique.</p><p>Également présent, Pierre-René Lemas, patron de la Caisse des dépôts et consignations, bras armé de l’État en matière économique, a compris le message. Tous les deux énarques, le préfet Lemas et Emmanuel Macron se connaissent bien : le second était l’adjoint du premier de 2012 à 2014 au secrétariat général de la présidence de la République, sous Hollande. « Nous investissons car nous sommes sûrs que ce projet sera rentable, assène le directeur général de la Caisse des dépôts, non seulement économiquement mais aussi sur le plan humain, environnemental ». « The Camp marque un véritable succès de la « saison deux » de la French tech », s’emballe le ministre Macron.</p><p>[embedded content]</p>
<p>Macron 1er (de cordée) et les autres, «  dans le design d’une expérience globale »… (vidéos de promotion de The Camp)</p>
<p>Sur le moment, on ne comprend pas tout : quoi s’agit-il, au juste ? D’imaginer la ville du futur ? D’incuber des start-up ? Développer des produits high tech ? Ou peut-être tout ça à la fois, ou encore autre chose ?... Peu importe. Le milieu économique aixo-marseillais et les élus présents ce jour-là rayonnent. Chacun est en persuadé : il se passe quelque chose. Ceux qui sont là partagent un même sentiment. Un truc grisant, qui vous laisse euphorique : celui d’en être. On se sourit, on parle disruption ou friction, on s’auto-congratule, on trinque à l’avenir – radieux, forcément.</p><p>Opposant historique à Maryse Joissains, maire LR d’Aix-en-Provence depuis deux décennies, Lucien-Alexandre Castronovo se souvient de l’ambiance de l’époque. Cet enthousiasme débordant, il l’a touché du doigt par ricochet lors des séances du conseil territorial : « The Camp ? Tous les élus étaient pour, rappelle ce vieux routier de la politique locale. Frédéric Chevalier était une personnalité reconnue, il s’agissait de développer la métropole en faisant du développement durable. En plus, il y avait la technopole autour, installée depuis 20 ans. Tout cela paraissait cohérent. »</p><p>Habile à sentir les choses, Maryse Joissains ne rate jamais une occasion de répéter combien The Camp va apporter à la Provence. Elle prêche en terrain conquis. Chevalier superstar !</p>
<p>Un destin fracassé dans un virage</p>
<p>Le vendredi 21 juillet 2017, dans l’après-midi, Frédéric Chevalier se tue à moto dans l’arrière-pays à 52 ans, sur la route de Cabriès. Le choc. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://gomet.net/les-reactions-mort-frederic-chevalier-tweets/">Les hommages tombent de partout</a> pour saluer « l’entrepreneur de génie » et le « visionnaire ». Renaud Muselier, président LR de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (qui a hérité d’un dossier lancé par son prédécesseur, le socialiste Michel Vauzelle), exprime sa « tristesse » comme le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, celle du patron des patrons Pierre Gataz est « très grande », son futur successeur Geoffroy Roux de Bézieux salue un « entrepreneur génial », Jean-Claude Gaudin, le maire LR de Marseille, confie son « immense émotion ». Même Marsactu, poil à gratter de la presse locale, se fend d’un mot pour celui qui, un temps, fut son financeur.</p><p>Cinq jours plus tard, la cathédrale d’Aix est recueillie, pour un dernier adieu. Le souci c’est que le patron « charismatique » que tout le monde pleure a pris, trop vite, un virage connu des motards pour provoquer des sensations fortes. Et qu’il a aussi tué une adolescente, Alexia, presque 15 ans. Carmela et Karim Belaid, ses parents, sont anéantis. Ils vont se battre trois ans dans un sentiment d’abandon pour, enfin, faire reconnaître la non-responsabilité de leur fille dans l’accident. Les assurances ont payé. Le dossier n’a jamais été judiciarisé. Et pas un mot des édiles pour la gamine…</p>
<p><a href="https://static.blast-info.fr/attachments/stories/2021/-sRduOExR1K99TSF0VOc_Q/attachment-3.jpg" target="_blank" rel="noopener noreferrer"></a><br />Frédéric Chevalier, l’inventeur de The Camp, avec Emmanuel Macron, en juillet 2016.<br />(Crédits The Camp Rea)</p>
<p>La vie continue, et les affaires avec. The show must go on. Claironné partout, l’enjeu est trop important. Homme providentiel ou pas, Aix, la Provence et la France auront leur phare. The Camp doit exister. Mais après ce coup de massue, comment rebondir ? Il faut parer au plus urgent. Un président par intérim, Jean-Claude Bailly, l’ex-boss de La Poste, est nommé. Le business reprend doucement. Le 28 septembre 2017, The Camp ouvre enfin. La fête est belle, la fusée est lancée.</p>
<p>Saison 2, Mounir brosse et dort à The Camp</p>
<p>A l’Élysée, où Emmanuel Macron s’est installé, on couve toujours le projet de près. En juillet 2018, Mounir Mahjoubi délocalise son cabinet trois jours durant sur place. De quoi montrer qu’il est toujours en pointe, donc là où ça se joue. Jamais en mal d’inspiration, le secrétaire d’État en charge du numérique débarque donc avec sa valise et sa brosse à dents. Derrière, il s’agit de vendre la French tech, l’outil/label piloté par l’État pour faire émerger la start-up nation. La chasse aux (futures) licornes est ouverte. Ça tombe bien, Mahjoubi entend passer la seconde. Reprenant l’injonction jupitérienne, il l’explique à La Provence, qui a dépêché son reporter pour saluer l’évènement : « Pendant 5 ans, la French tech a eu pour but de faire émerger des start-up, on en a plus de 10 000 en France. Maintenant cette nouvelle phase, cette saison 2, c’est passer de l’éclosion à l’envol. »</p><p>Devant la presse locale, le ministre mouille la chemise et donne de lui : Mounir précise qu’il va dormir sur place ; Mounir dans un data center ; Mounir, très pro mais très cool, répond à des étudiants au cours d’une interview « pop-corn » (sic) surréaliste : « On est une équipe de X-Men. Le professeur Xavier pourrait être le président. Il prend les décisions pour gérer le pays et nous menons son projet. »<br />Une équipe de... quoi ? De... X-Men ? Sérieusement ?</p><p class="blockquote-text">« On n’a pas besoin de mots, on veut de l'impact ! »</p><p>Si Mahjoubi reste indépassable, un modèle du genre, ses collègues de l’équipe X-Men embrayent. Les ministres défilent : un jour Muriel Pénicaud, en charge du Travail, pour décrire à l’été 2019 « le côté ruche » et les « fertilisations croisées », nourries de « toutes ces rencontres probables et improbables » qu’elle a immédiatement perçues. Jean-Yves Le Drian, lui, a sa vision. Enfin une variante, exprimée un an et demi plus tôt : lui parlait d’une « fertilisation très stimulante ». On apprécie la nuance. Une autre fois, voilà Jean-Baptiste Lemoyne, son secrétaire d’État aux affaires étrangères, qui vient carrément « montrer la voie aux leaders du G7 à Biarritz », parce qu’il a vu ici « des projets concrets qui ont de l'impact ». Et puis, le même le souligne : « on n’a pas besoin de mots, on veut de l'impact ! »</p><p>[embedded content]</p>
<p>Les ministres défilent (extraits de vidéos institutionnelles The Camp)</p>
<p>A un tel niveau, on est effectivement à des sommets, on n’a pas besoin non plus d’être à Biarritz. Difficile de faire plus creux. Or plus ça flotte, plus c’est creux, et réciproquement - la règle ne ment jamais. Et puis quand l’homme de la saison 2 Mounir Mahjoubi n’est plus là pour délivrer de fortes pensées, son successeur au numérique vient à son tour éclairer le présent. En juillet 2019, Cédric O explique combien The Camp est une réussite : « On voit que ça marche ! », lance-t-il, engagé dans son « French tech tremplin ». Paroles d’expert, là encore.</p>
<p>Virtuel vs réel , The match</p>
<p>Problème, il y a la réalité. Elle est cruelle car les résultats, qui ne se paient de mots, sont catastrophiques. A l’opposé des propos grandiloquents déposés en-veux-tu-en-voilà.</p><p>Retour au réel, donc... Depuis la mort de son fondateur, The Camp ne décolle pas. Agissant comme un révélateur, la crise du Covid l’achève. Le site se vide pendant que d’autres lieux numériques moins ambitieux, à Marseille, fonctionnent.</p><p>En février dernier, à la suite d’une alerte des commissaires aux comptes, les banques et les héritiers Chevalier se retrouvent devant <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://static.blast-info.fr/attachments/stories/2021/-sRduOExR1K99TSF0VOc_Q/attachment-6.pdf">le tribunal de commerce.</a> On est au bord de la rupture. Serge Magdeleine, le DG du Crédit agricole Alpes Provence, prend le dossier en mains. Il pèse au sein de la banque. Il est aussi directeur de la transformation digitale et IT du groupe, et membre du comité exécutif. Le digital, c’est son truc. Il accepte de remettre au pot 2,5 millions d’euros. En tout, avec le PGE (le prêt garanti par l’État mis en place lors de la crise sanitaire), 4 millions d’euros sont réinjectés. Un accord de conciliation est trouvé.</p>
<p><a href="https://static.blast-info.fr/attachments/stories/2021/-sRduOExR1K99TSF0VOc_Q/attachment-4.jpg" target="_blank" rel="noopener noreferrer"></a><br />26 mars 2021, Aix-en-Provence : print the legend !<br />(Crédits Antoine Dreyfus / Blast)</p>
<p>Pendant ce temps, la presse spécialisée fait état des grincements de dents des entreprises partenaires, dont certaines voudraient se désengager. La lettre A <a href="https://www.blast-info.fr/articles/2021/the-camp-crash-en-vue-pour-le-phare-de-la-startup-nation--sRduOExR1K99TSF0VOc_Q#footnotes">[1]</a>, par exemple : « Agnès Moutet-Lamy, directrice territoriale Grand Sud-Est de cette filiale de la SNCF chargée de la gestion des gares voyageurs (Gares &amp; Connexions, ndlr) souhaite réduire les investissements, d'autant que la baisse des redevances a été considérable. »</p>
<p>Des collectivités légères, légères, légères...</p>
<p>Les collectivités locales et territoriales continuent, elles, à soutenir le projet même si la gêne est palpable dans leurs rangs – le refus systématique opposé aux demandes de réaction est symptomatique de la tension existante autour de ce dossier. Dans la corbeille, la métropole Aix-Marseille-Provence, présidée jusqu’en 2018 par Jean-Claude Gaudin et depuis par la LR Martine Vassal, a mis 10 millions d’euros. Le conseil départemental des Bouches-du-Rhône dirigé par la même Martine Vassal détient une créance de 5 millions. Même somme pour la région Paca. Contrairement à ce que <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.challenges.fr/economie/the-camp-le-lieu-totem-daix-marseille-en-passe-detre-sauve_757692">le magazine Challenges</a> assure, la dette n’a pas été annulée. Les 20 millions des collectivités sont toujours à rembourser. Ils devaient commencer à l’être en 2020. Dans les faits, il est question de rogner 10% du total, soit 2 millions d’euros passés par pertes et profits.</p><p>[embedded content]</p>
<p>26 mars 2021, Aix-en-Provence : la ruche est vide, désespérément vide...</p>
<p>De son côté, la chambre de commerce - qui n’est pas dans le tour de table des collectivités - y est de sa poche pour un million d’euros. « Il y a eu un décalage du remboursement, précise à Blast Philippe Blanquefort, directeur général de la CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence. Compte tenu du contexte, nous avons décidé de le décaler en 2023 ». Il sera progressif : « 20 000 euros en 2023, 80 000 euros en 2024, et ainsi de suite », détaille le même Philippe Blanquefort. A condition que l’avenir ne ressemble pas au présent, et que The Camp décolle enfin.</p><p>A la chambre de commerce toujours - où Frédéric Chevalier s’était un temps investi, pilotant un club de patrons baptisé le Top 20 -, on veut encore et toujours croire à la réussite. Philippe Blanquefort, à nouveau : « Le tribunal de commerce a validé le plan de redressement, nous n’avons pas à nous prononcer sur ce protocole, ce n’est pas notre rôle. Mais dès le départ nous avons cru à ce projet. Oui, The Camp a des difficultés financières et de gouvernance mais nous sommes très bienveillants à son égard car c’est un projet essentiel pour le développement de nos territoires. »</p>
<p>Faire semblant de croire...</p>
<p>Dans le plan publiquement vendu, la société d’exploitation envisageait bien de commencer à rendre l’avance consentie à partir de la 3ème année d’exercice, censée être celle de l’équilibre. C’est ce qui était promis par les promoteurs de The Camp, encore en 2019, alors que le déficit est déjà profond. Dans les faits, ceux qui ont annoncé ce timing, comme ceux qui ont voulu y croire, ont fait preuve d’un bel élan d’optimisme. On a fait semblant de croire possible quelque chose – un mirage - qui ne l’était pas. Quand on sait que les collectivités n’ont pas le droit de consentir des avances remboursables sur plus de 5 ans, on peut s’interroger : a-t-on en toute connaissance de cause survendu des délais... qu’on savait impossible à tenir ?</p><p>[embedded content]</p>
<p>En mai 2019, Olivier Mathiot, le président de The Camp, affiche son optimisme au micro de MProvence TV. La réussite à portée de doigt...</p>
<p>Un bon connaisseur du dossier le confie à Blast, sous couvert d’anonymat : « C’est un montage inacceptable : atteindre l’équilibre en 3 ans était impossible, par conséquent ils auraient dû garantir les avances et l’activité sur le foncier. Le vrai problème c’est celui-là : avoir mis les collectivités uniquement sur la société d’exploitation et pas sur l’immobilier ». Dans le montage du projet, les deux sont en effet séparés : d’un côté l’exploitation (la SAS The Camp), de l’autre l’immobilier et le foncier (The Camp i).</p><p>Alors que la première, aujourd’hui placée sous assistance respiratoire, prend l’eau, la deuxième se porte nettement mieux : la SAS The Camp affichait 22 millions d’euros de déficit cumulé à la fin de l’exercice 2019 (le dernier déposé) ; quand à The Camp i, si la société a plus de 20 millions d’emprunts à rembourser au Crédit Agricole et à la Caisse d’Epargne, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://static.blast-info.fr/attachments/stories/2021/-sRduOExR1K99TSF0VOc_Q/attachment-7.png">la valeur vénale du site</a> est estimée, après expertise, entre 25,1 et 30,4 millions d’euros… L’argent public est donc arrivé sur la première. Il a permis en particulier de payer les loyers : 2,25 millions d’euros par an versés à la SCI The Camp i - dans les dernières et récentes négociations, ce montant aurait été revu à la baisse.</p><p>Si on résume, le contribuable a été mis à contribution pour soutenir une activité bancale sur laquelle de nombreuses questions pouvaient se poser dès le départ, pendant que les collectivités étaient tenues à l’écart de la seconde entité, sur laquelle la véritable valeur était agrégée…</p>
<p><a href="https://static.blast-info.fr/attachments/stories/2021/-sRduOExR1K99TSF0VOc_Q/attachment-5.jpg" target="_blank" rel="noopener noreferrer"></a><br />Un site... endormi (photo promotionnelle The Camp)<br />(Crédits The camp / Géraldine Aresteanu)</p>
<p>Cette dichotomie exploitation/immobilier a d’ailleurs été au cœur du bras de fer livré en coulisses ces dernières semaines, entre les banques, qui espéraient solder définitivement l’activité pour se payer sur la bête, et les collectivités pieds et poings liés, qui ont tout fait pour empêcher ce plan de se réaliser. Finalement, tout le monde a conclu qu’il était urgent d’attendre. Inenvisageable en effet, alors que les discours triomphants résonnent encore dans la pinède, d’annoncer que le projet annonciateur du monde de demain s’était déjà crashé, que l’incarnation de la startup nation était un cuisant échec et que des millions d’euros d’argent public avaient été brûlés sans garantie en aussi peu de temps - pour une ode à l’initiative privée...</p><p class="blockquote-text">« The Camp est quasiment mort avec Chevalier »</p><p>Frédéric Chevalier disparu en 2017, The Camp avait perdu son père fondateur, avec ses qualités, ses défauts, son énergie, sa vision. Le projet était fou mais au moins il était incarné. Le voilà orphelin. « The Camp est quasiment mort avec Chevalier, estime un chef d’entreprise en vue, peu amène avec ceux qui ont suivi. Il faut que quelqu’un le reprenne et l’incarne à son tour. » D’après nos informations, une offre de reprise a été faite récemment, mais elle a été refusée.</p><p>Depuis 2017, les successeurs ont géré l’après Chevalier. Il y a d’abord eu, nous l’avons vu, Jean-Paul Bailly. Président par intérim, l’ancien patron de la RATP (1994-2002) puis de La Poste (2002-2013), centriste, polytechnicien et habitué aux grands groupes, a réussi à attirer d’autres mastodontes du CAC 40, la SNCF et il a sauvé les meubles. Venu du digital, Olivier Mathiot l’a remplacé en mai 2018, en tant que président non exécutif.</p><p>« D’entrée, ça part mal, note un patron du cru. Non exécutif, ça veut dire quoi ? Il ne... prend pas de décisions ? » Cousin de Pierre Kosciusko-Morizet, ce diplômé d’HEC a été le directeur marketing de Priceminister. « Président de Rakuten France, il est un entrepreneur reconnu et engagé dans le développement de l’économie collaborative et l’essor global du secteur du numérique qui participe positivement à la création du monde de demain ! », précise une notice biographique de The Camp.</p><p>[embedded content]</p>
<p>26 mars 2021, Aix-en-Provence, lost in translation...</p>
<p>« La création du monde de demain » ? Visiblement, ce n’est pas une évidence pour tout le monde. Plusieurs sources nous l’ont affirmé : les relations entre le directeur général Patrice Ceccaldi et Olivier Mathiot ne sont pas bonnes. Arrivé en 2019, le premier a coupé dans les salaires, jugés trop nombreux et élevés. Le nombre de salariés est ainsi passé de 67 en 2018 à 53 en 2021.</p><p>Pour autant, les documents comptables que nous nous sommes procurés témoignent d’un certain embonpoint. La masse salariale pèse 3,748 millions d’euros (cotisations sociales comprises) en 2017. En 2019, elle grimpe à 4,770 millions d’euros. En 2016, le salaire du président de The Camp - il s’appelle alors Frédéric Chevalier - s’élève à 420 000 euros net (35 000 euros net mensuels). Il n’est plus « que » de 287 281 euros net (23 940 euros nets mensuels) en 2017. Et il baisse encore de 63 % en 2018 pour se fixer à 105 000 euros net (8 750 euros net, tout de même), avec l’arrivée d’Olivier Mathiot. Ce qui reste confortable pour un « non exécutif » dans une boîte aux résultats catastrophiques et sous perfusion d’argent public. D’autant que certains reprochent mezza voce à l’ex-président de France Digitale de ne pas avoir su attirer les investisseurs qu’il devait faire venir.</p>
<p>Décrochage</p>
<p>Curieusement, les mentions relatives à la rémunération de la présidence n’apparaissent plus dans les comptes déposés pour l’exercice 2019. Olivier Mathiot l’exerce au titre de Math invest, sa société... spécialisée dans la production de films pour le cinéma, à qui elle a été confiée. Interrogé par Blast, il explique qu’elle n’est plus que de « 60 000 euros annuels » « depuis 2019 ». Parce « [qu’]il s’agit d’accompagner les efforts de chacun », complète-t-il. Il nous a aussi assuré ne toucher aucune autre rémunération en lien avec The Camp – par exemple au titre d’une activité de consultant.</p><p>Si aucun document officiel ne permet de le vérifier (The Camp n’ayant pas publié ses comptes en 2020), la façon dont la rémunération du président s’est effondrée depuis 2016 témoigne a minima d’un décrochage inquiétant.</p>
<p><a href="https://static.blast-info.fr/attachments/stories/2021/-sRduOExR1K99TSF0VOc_Q/attachment-8.png" target="_blank" rel="noopener noreferrer"></a><br />Extrait des comptes 2017 et 2018 de la SAS The Camp:à la ligne 622000, le montant de la rémunération du président. En 2019, cette ligne dédiée a disparu...</p>
<p>La vie de The Camp prolongée après le jugement de conciliation du 16 février (tribunal de commerce d’Aix) – qui acte pour mémoire la poursuite de l’activité de la société d’exploitation -, une nouvelle page peut-elle s’écrire ? Le projet va-t-il enfin décoller pour flotter au même niveau que les discours qui ont présidé à sa naissance ?</p>
<p>Futur incertain</p>
<p>En off, beaucoup de proches du dossier confient leur pessimisme, laissant entendre qu’on n’a fait que repousser l’échéance. Malgré tout, si ces belles promesses ont une chance un jour de se réaliser, ce pourrait être sans Olivier Mathiot. L’auteur de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.radio-en-ligne.fr/podcasts/40-nuances-de-next">« 40 Nuances de Next »</a> (une série de podcast sur les champions de la tech française) est donné partant en mai. Franchement pas mécontent de lui, l’actuel président du truc du futur dément à Blast un éventuel départ : « Je ne sais pas d’où viennent ces rumeurs. Je n’ai pas besoin de partir pour l’instant car c’est justement une présidence non exécutive, qui ne demande pas la même implication qu’une direction générale opérationnelle, qui elle est assurée par Patrice Ceccaldi. »</p><p>L’intéressé vient pourtant d’être <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.maddyness.com/2021/03/24/olivier-mathiot-directeur-general-fonds-investissement-2050-marie-ekeland/">recruté comme directeur général</a> de 2050, un nouveau fond d’investissement aux ambitions affichées. Une nouvelle étape sur un parcours en marche vers le futur, à la vitesse de la lumière. A cette vive allure pas sûr qu’Olivier Mathiot ait le temps d’apercevoir, de tout là-haut, le crash annoncé. Quelque part, sur terre, en Provence.</p><p>Au milieu de la garrigue. Là où dort aujourd’hui un mirage.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 20:11:06 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Bitcoin : l’intenable promesse d’une monnaie pour tous]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Le 13 mars dernier, le cours de bitcoin a battu un nouveau record en dépassant les <a href="https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN2B50E1/le-cours-du-bitcoin-a-depasse-60-000-dollars.html">60 000 dollars</a>, alors qu’il valait moins de 10 000 dollars il y a un an. La première cryptomonnaie au monde apparaît ainsi plus que jamais comme un instrument spéculatif qui répond essentiellement à une recherche d’enrichissement privé.</p>
<p><a href="https://images.theconversation.com/files/393619/original/file-20210406-23-1okc8s4.jpeg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"></a><br />Évolution du prix moyen du bitcoin depuis 2017 en dollars. <a class="source" href="https://cdn.statcdn.com/Infographic/images/normal/23669.jpeg">Statista</a>, <a class="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">CC BY-NC-SA</a></p>
<p>En tant que tel, le bitcoin s’oppose radicalement à un vaste ensemble d’instruments monétaires et financiers alternatifs basés sur une reconnaissance de l’utilité de l’interdépendance des activités économiques et de leurs acteurs dans une société, tels les systèmes d’échange locaux, les monnaies locales complémentaires ayant parité avec les monnaies nationales ou fédérales, les systèmes de crédit interentreprises ou les monnaies fiscales.</p><p>Lancée en 2009, au lendemain de la crise financière, la cryptomonnaie semble également s’être éloignée de sa promesse d’origine : celle de <a href="http://www.slate.fr/story/204473/bitcoin-cours-records-engouement-speculation-cryptomonnaie-inutile-nuisible-environnement">rendre le pouvoir aux utilisateurs</a> en confiant sa gestion à une technologie plutôt qu’à une autorité centrale (Banque centrale, État, entreprise, etc.).</p><p><a href="https://journals.openedition.org/oeconomia/7702?lang=en">L’usage d’un logiciel libre</a> pour produire le bitcoin n’en a pas fait un bien « commun ». Un commun se distingue d’un bien public par le fait que sa propriété est collective (ce qui le distingue d’un bien privé) et que son usage et les modalités de sa gestion impliquent la reconnaissance et la participation de parties prenantes.</p><p>Autrement dit, il s’agit de la gestion collective d’une ressource partagée. Au-delà de la flambée spéculative de ses cours ces derniers mois, plusieurs arguments montrent que le bitcoin n’a rien d’un commun.</p>
<p>Une logique déflationniste</p>
<p>D’abord, la <a href="https://www.allnews.ch/content/points-de-vue/plan-b?utm">rareté du bitcoin</a> est incluse dans son processus même d’émission, et ce dès sa création. Elle est déterminée par la difficulté de son minage par ordinateur et est croissante. Le coût de chaque unité émise augmente et le nombre de bitcoins émis chaque année décroît.</p><p>En revanche, si la demande de bitcoins augmente, du fait de cette rareté instituée à travers son mode même de création et si ceux et celles qui le détiennent le stockent sans le faire entrer dans des opérations d’échanges de biens et services, le cours de chaque unité existante ne peut que structurellement croître.</p><p>Le bitcoin s’inscrit ainsi dans une logique déflationniste. Le prix du bitcoin augmentant, celui d’une marchandise décroît si on l’exprime en bitcoin pour savoir combien il faut payer pour l’acquérir. Quand on raisonne en bitcoin, on peut avoir l’impression d’une baisse des prix alors qu’exprimés en dollar ou en euro les prix absolus et relatifs peuvent demeurés inchangés.</p><p>Pour répondre à cette baisse nominale et exprimer des prix de plus en plus petits, la dénomination du bitcoin a été de plus en plus subdivisée. Cette baisse ne joue bien évidemment en rien sur le niveau général des prix.</p><p>Mais, l’effet déflationniste peut ne pas se révéler seulement nominal dès lors que les placements en bitcoin deviennent/deviendraient/deviendront plus conséquents. Car son émission ne se fait pas en proportion d’une demande pour un usage autre que lui-même.</p>
<p>Le bitcoin est souvent comparé par sa rareté à l’or, ces deux valeurs sont pourtant très différentes. <a class="source" href="https://www.shutterstock.com/image-photo/close-lump-gold-mine-on-wooden-689056129">Shutterstock</a></p>
<p>Il est souvent comparé par sa rareté à l’or mais celui-ci a des usages industriels et artisanaux spécifiques. Le bitcoin n’en a pas et il pourrait donc ne pas y avoir de limites à l’effondrement de son cours à la différence des métaux précieux ou de titres basés sur des biens réels.</p>
<p>Une monnaie de placement</p>
<p>Un crédit destiné à accroître la consommation et la production n’a jamais un effet déflationniste. C’est une différence forte entre la création de bitcoins et le crédit bancaire ou le financement des déficits publics : quand la monnaie créée par le crédit sert à des dépenses sous forme d’investissement et de consommation, ces dernières induisent une distribution de revenus qui peut avoir un effet inflationniste si l’offre globale de biens et services est inférieure à la demande. Mais ces dépenses ont aussi pour effet d’augmenter les capacités de production et le niveau d’activité et des échanges.</p><p>Dans le cas du bitcoin, hormis le revenu du fournisseur d’électricité et des plates-formes sur lesquelles se font les transactions avec cette monnaie virtuelle – pour autant qu’il soit converti et dépensé, et ne soit pas conservé sous forme de cryptomonnaie – celui-ci n’enclenche aucune dynamique de circuit économique comparable à celle du crédit bancaire ou de la dette publique. Il serait donc impossible qu’il joue un rôle pour relancer l’économie ou au contraire la tempérer en cas de surchauffe.</p><p>Avec le bitcoin, on se situe essentiellement dans une <a href="http://www.slate.fr/story/204473/bitcoin-cours-records-engouement-speculation-cryptomonnaie-inutile-nuisible-environnement">logique de monnaie de placement</a> et de survaleur par montée des cours sans effet réel immédiat sur l’économie ; si ce n’est un effet de richesse. Toutefois, la captation de ressources englouties dans des mécanismes spéculatifs au détriment de l’économie productive a bien des effets déflationnistes sur l’ensemble du système économique.</p><p>Le bitcoin se nourrit de la surliquidité des systèmes financiers entretenue par les programmes des banques centrales et la création de monnaie par les banques commerciales. Plus le poids du bitcoin dans les logiques de placement serait/sera important plus il absorberait/absorbera de liquidités créées par ailleurs, et plus son effet déflationniste pèserait/pèsera.</p>
<p>Une cryptomonnaie très polluante</p>
<p>Rappelons que les bitcoins sont émis en faisant tourner des ordinateurs pour résoudre des équations qui sont de plus en plus complexes afin de raréfier son émission. Ce « minage » implique donc une consommation électrique croissante.</p><p>Aujourd’hui, selon le <a href="https://cbeci.org/">Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index</a> (CBECI), la consommation annuelle du bitcoin est en train d’atteindre 128 TWh (terawatt-heure), soit 0,6 % de la consommation mondiale d’électricité (l’équivalent de la consommation d’un pays <a href="https://www.bbc.com/news/technology-56012952">comme la Norvège ou l’Argentine</a>). À titre de comparaison, la consommation électrique de Google atteint 12,2 TWh en 2019 et celle par l’ensemble des centres de données dans le monde, à l’exception de ceux qui minent du bitcoin, environ 200 TWh.</p><p>Le problème n’est pas seulement la consommation d’électricité pour produire du bitcoin, mais le fait que celle-ci pourrait être consommée pour produire des biens et services présentant une utilité réelle, en particulier si on se rappelle qu’aujourd’hui plus de <a href="https://www.afd.fr/fr/page-thematique-axe/energie">800 millions de personnes dans le monde</a> n’ont pas accès à l’électricité.</p><p>En Iran par exemple, où la production de bitcoin s’est développée illégalement, les fermes de minage seraient à l’origine de <a href="https://observers.france24.com/fr/moyen-orient/20210201-enqu%C3%AAte-iran-bitcoins-fermes-pannes-courant">pannes gigantesques de courant</a>. Une activité également entreprise depuis peu par <a href="https://www.01net.com/actualites/le-venezuela-mine-des-bitcoins-dans-un-bunker-militaire-pour-tenter-de-sauver-son-economie-2020371.html">l’armée au Venezuela</a>. En Chine, lorsque l’énergie générée par les barrages s’amenuise pendant les saisons sèches, on recourt à l’électricité produite dans le nord du pays à base de lignite ; un des charbons les plus polluants que l’on connaisse et qui fait subir aux Chinois des pics élevés de pollution.</p>
<p>La consommation annuelle du bitcoin est en train d’atteindre 128 TWh, soit l’équivalent de la consommation d’un pays comme la Norvège. <a class="source" href="https://www.shutterstock.com/image-photo/bitcoin-cryptocurrency-mining-farm-761471725">Shutterstock</a></p>
<p>Aussi, à l’opposé même d’un partage des savoirs, qui est au cœur de la gestion des communs, le bitcoin s’appuie sur une double compétence appropriée par quelques-uns : celle relative au monde financier et celle des technologies informatiques, en particulier celle du cryptage des informations.</p>
<p>Des bitcoins concentrés entre quelques mains</p>
<p>On doit aussi noter qu’à l’image même de l’hyperfinance contemporaine, la propriété des bitcoins est <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-11-18/bitcoin-whales-ownership-concentration-is-rising-during-rally">extrêmement concentrée</a>. On peut parler d’oligopole. Au printemps 2021, sur un total d’environ 100 millions de possesseurs de bitcoin, trois portefeuilles détiendraient 7,18 % de tous les bitcoins existants. Entre un et deux millions de bitcoins appartiendraient à son seul créateur Satoshi Nakamoto (ou au groupe initiateur qui se cache derrière ce nom).</p><p>Un peu plus de 100 comptes individuels détiendraient 13 % du total des comptes bitcoin (totalisant une valeur d’environ 80 milliards de dollars). Et mille individus ou entités, que l’on désigne comme étant les whales, détiendraient 40 % de la masse de bitcoins (correspondant à environ 240 milliards de dollars). Certaines sources indiquent que ces whales correspondraient à 2 500 comptes.</p><p>Cette concentration de la propriété des bitcoins, même si elle <a href="https://insights.glassnode.com/bitcoin-supply-distribution">peut être nuancée</a> tant sa mesure peut apparaître difficile, est à l’opposé de toute idée de gestion d’un commun en usage partagé.</p><p>On peut aussi remarquer que le petit nombre de détenteurs d’une portion significative de bitcoins leur donne la capacité de spéculer à la hausse, comme à la baisse, sur le cours du bitcoin et pour ceux et celles qui spéculent par des opérations à terme de s’enrichir ; alors que d’autres sont des propriétaires attendant de réaliser plus tard leurs gains, à moins que les autorités monétaires et financières, à l’instigation des autorités politiques, prennent des décisions de régulation de ce marché.</p><p>La récente forte augmentation du cours du bitcoin pourrait être attribuée aux <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-01-05/stimulus-check-some-buy-stocks-on-robinhood-bitcoin-btc-ps5-with-600">aides distribuées par le gouvernement américain</a> aux ménages. Pour certains, ces aides auraient permis de répondre à des besoins réels : rembourser leurs dettes pour prêts immobiliers, frais médicaux et pour l’éducation. Ces aides sont donc allées au système financier qui aurait subi des pertes importantes sinon.</p><p>Et pour d’autres, ayant vécu une diminution de leurs opportunités de dépenses du fait de leur confinement, les masses épargnées ont été placées et sont, pour partie, allés grossir les portefeuilles de bitcoins ; elles ont donc contribué à faire monter son cours. De ce point de vue et par bien d’autres, le bitcoin n’a rien d’une finance alternative car il est bel et bien partie prenante de l’empire de la liquidité et de ses soubresauts périodiques.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Sun, 18 Apr 2021 21:02:44 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[avec Joe Biden, enfin un impôt minimum mondial… &quot;made in USA&quot; ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">« S’il était mis en œuvre, un tel accord international conduirait à rendre caduque le modèle de développement des paradis fiscaux. » Gabriel Zucman*, économiste français, prof à la prestigieuse université de Berkeley et conseiller de Bernie Sanders, <a href="https://www.marianne.net/economie/impot-minimum-sur-les-societes-le-modele-des-paradis-fiscaux-deviendrait-caduc">n’y va pas par quatre chemins.</a> En clair, le plan de Joe Biden casserait la baraque ou plutôt les édifices fiscaux bâtis depuis des décennies dans plusieurs pays allergiques au percepteur. Par quel miracle ? Le nouveau président entend fixer une règle mondiale assez simple mais aux effets colossaux : taxer les bénéfices d’une multinationale selon la répartition territoriale de son chiffre d’affaires.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/481/ils-predisent-le-cours-du-bitcoin-sans-erreur-depuis-des-mois</guid>
	<pubDate>Sun, 18 Apr 2021 20:45:05 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/481/ils-predisent-le-cours-du-bitcoin-sans-erreur-depuis-des-mois</link>
	<title><![CDATA[Ils prédisent le cours du Bitcoin sans erreur depuis des mois !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Photo : Pixabay</p>
<p>La question n’est plus de savoir si le Bitcoin a un avenir ! Avec ses performances exceptionnelles et son adoption en masse tant par les petit porteurs que par les investisseurs institutionnels, le Bitcoin n’a plus grand chose à prouver. Non, la question qui brûle désormais toutes les lèvres porte sur son cours… Alors, que vaudra le Bitcoin en 2021 ?</p>
<p>Prédire le cours du Bitcoin… difficile mais pas impossible !</p>
<p>Le cours des cryptomonnaies dépend beaucoup de la loi du marché. Aussi, il n’est pas étonnant de constater une forte volatilité des cours. Les prédictions de cours sont donc plus compliquées à faire que sur le marché des actions par exemple. Mais difficile ne veut pas dire impossible !</p>
<p>Photo : PixabayLes justes prédictions du Bitcoin de Pantera Capital !</p>
<p>Il existe toutes sortes de prédictions sur le cours du Bitcoin, des moins optimistes aux plus folles ! Aussi, il n’est pas facile de s’y retrouver. Bien sûr, vous pourriez faire le choix de creuser la question et de collecter les modèles mathématiques associés à chaque prédiction. Mais avouez que ce travail serait fastidieux et demanderait des connaissances techniques spécifiques.</p><p>Mais que diriez-vous de prédictions qui se sont avérées relativement justes ces derniers mois ? Certainement, ces prédictions seraient dignes d’intérêt et mériteraient d’être considérées. Ça tombe bien, les <a href="https://fr.cryptonews.com/news/inflation-is-here-btc-will-hit-usd-115k-ahead-of-target-pant-9741.htm">prédictions faites par l’entreprise Pantera Capital sur le cours du Bitcoin</a> se révèlent plutôt précises ces derniers mois.</p><p>« Ça devient ridicule. Il y a un an, nous avions prédit que Bitcoin atteindrait 62 968 $ cette semaine. C'est juste le cas. » Dan Morehead, PDG de Pantera Capital</p><p>L’image ci-dessous présente les prédictions de cours de Pantera Capital et l’écart (en nombre de semaines) entre le moment de la prédiction et sa réalisation. Si le modèle st relativement peu précis autour de l’été 2020, les prédictions à partir de décembre sont étonnantes de réalisme.</p>
<p>Source : Tweet de @dan_pantera</p>
<p>Depuis janvier, le modèle anticipe quelque peu le cours réel, mais avouez que l’écart est faible ! Plus surprenant encore est de voir que Pantera Capital avait bel et bien prévu l’ATH historique du Bitcoin à la mi-avril 2021 autour des 63 000 $. Du coup, que prévoit le modèle de Pantera Capital pour la suite ?</p>
<p>Le cours du Bitcoin à l’été 2021 d’après Pantera Capital</p>
<p>Force est de constater que Pantera Capital ne prévoit que du bon pour le Bitcoin dans les mois à venir sur 2021 ! Pantera Capital fournit les objectifs de cours du Bitcoin suivants (ordre de grandeur) :</p><p>• Mi-mai 2021 : 74 500 $ ;<br />• Mi-juin 2021 : 88 500 $ ;<br />• Mi-juillet 2021 : 105 000 $ ;<br />• Mi-août 2021 : 115 000 $.</p>
<p>Un consensus des spécialistes autour d’un Bitcoin haut, très haut…</p>
<p>Si vous êtes investisseur en Bitcoin ou cherchez à le devenir, vous avez sûrement noté qu’il existe un large consensus sur le fait que le cours du Bitcoin devrait continuer à augmenter. Si les objectifs de cours sont souvent différents, la tendance reste la même.</p>
<p>Photo : Pixabay</p>
<p>Même des investisseurs institutionnels se prêtent au jeu des prédictions sur le cours du Bitcoin. Et il est intéressant de noter qu’eux-aussi entrevoient pour la plupart un avenir brillant pour le Bitcoin. Par exemple, récemment, la célèbre banque JPMorgan envisage un Bitcoin autour de 130 000 $ prochainement. De son côté, Bloomberg table sur un Bitcoin encore plus fort, avec un objectif de 400 000 $ en 2021 !</p><p>Quoi qu’il en soit, l’important est de noter l’optimisme ambiant autour du futur du Bitcoin. Loin d’un fanatisme irraisonné, cet optimisme se base également sur la stratégie de grandes entreprises qui décident de miser sur le Bitcoin. Tesla a ainsi décidé d’investir dans le Bitcoin, ce qui a provoqué une véritable onde de choc. <a href="https://fr.cryptonews.com/news/microstrategy-spent-usd-15m-on-bitcoin-dip-9546.htm">MicroStrategy</a>, autre acteur industriel important, ne cesse de renforcer ses positions en Bitcoin. Qu’on se le dise, il n’est pas trop tard pour investir dans le Bitcoin ! Le Bitcoin a encore de beaux jours devant lui !</p><p>________</p><p>Suivez nos liens d'affiliés:</p><p>Pour acheter des cryptomonnaies en Zone SEPA, Europe et citoyens français, visitez <a href="http://www.coinhouse.com/r/179207" target="_blank" rel="noopener">Coinhouse</a></p><p>Pour acheter des cryptomonnaies au Canada, visitez <a href="http://go.bitbuy.tech/aff_c?offer_id=3&amp;aff_id=1009&amp;source=FR" target="_blank" rel="noopener">Bitbuy</a></p><p>Pour générer des intérêts grâce à vos bitcoins, allez sur le site de <a href="https://blockfi.mxuy67.net/kqG6x" target="_blank" rel="noopener">BlockFi</a></p><p>Pour sécuriser ou stocker vos cryptomonnaies, procurez-vous les portefeuilles <a href="https://shop.ledger.com/?r=12b53b98a1c0&amp;tracker=CN-FR" target="_blank" rel="noopener">Ledger</a> ou <a href="https://shop.trezor.io/?offer_id=82&amp;aff_id=1814" target="_blank" rel="noopener">Trezor</a></p><p>Pour sécuriser ou stocker vos cryptomonnaies, procurez-vous les portefeuilles <a href="https://shop.ledger.com/?r=12b53b98a1c0&amp;tracker=CN-FR" target="_blank" rel="noopener">Ledger</a> ou <a href="https://shop.trezor.io/?offer_id=82&amp;aff_id=1814" target="_blank" rel="noopener">Trezor</a></p><p>Pour investir dans le minage ou les masternodes:</p><p>Pour accumuler des cryptos en jouant:</p>
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<p>[embedded content]</p>
<p>________________</p><p>Voici les sources d’informations qu’on vous propose:<br />Notre newsletter hebdomadaire gratuite: <a href="https://www.getrevue.co/profile/CryptonewsFR" target="_blank" rel="noopener">https://www.getrevue.co/profile/CryptonewsFR</a><br />Notre podcast audio: <a href="https://www.buzzsprout.com/1111262" target="_blank" rel="noopener">https://www.buzzsprout.com/1111262</a><br />Notre chaîne YouTube: <a href="https://www.youtube.com/channel/UCEu7E2wqP3t3QzAWTWF9weg" target="_blank" rel="noopener">https://www.youtube.com/channel/UCEu7E2wqP3t3QzAWTWF9weg</a><br />Twitter: <a href="https://twitter.com/cryptonews_FR" target="_blank" rel="noopener">https://twitter.com/cryptonews_FR</a><br />Instagram: <a href="https://www.instagram.com/fr_cryptonews" target="_blank" rel="noopener">https://www.instagram.com/fr_cryptonews</a><br />Facebook: <a href="https://www.facebook.com/cryptonewsFR" target="_blank" rel="noopener">https://www.facebook.com/cryptonewsFR</a><br />Telegram: <a href="https://t.me/cryptonews_FR" target="_blank" rel="noopener">https://t.me/cryptonews_FR</a></p><p>_________</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/475/how-french-companies-are-also-being-hit-hard-by-brexit</guid>
	<pubDate>Sun, 18 Apr 2021 08:32:25 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/475/how-french-companies-are-also-being-hit-hard-by-brexit</link>
	<title><![CDATA[How French companies are also being hit hard by Brexit]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Jean-Marc Barki, chief executive of French manufacturer Sealock, anticipated Brexit would disrupt his business. But the scale of the problem hit home only when one of his trucks got stuck in the UK for seven weeks.</p><p>“We went from a system of pure fluidity to a really complex one,” said Barki, whose company relies heavily on the import of a UK made synthetic component to produce its industrial adhesive. He subsequently discovered that the paperwork required to import it to the EU’s single market from Britain was missing some crucial details.</p><p>“Those kinds of delays are unthinkable for a midsize company like us,” he said. If the problems do not ease soon, he added, he will have to consider changing his product’s formula to include ingredients from Germany or Italy rather than the UK.</p>
<p>Jean-Marc Barki, chief executive of French adhesive manufacturer Sealock. He is considering sourcing ingredients for his products from Germany and Italy rather than the UK © Sealock</p>
<p>More than three months after the introduction of the UK’s new trading relationship with the EU, the damaging consequences of non-tariff barriers have become all too clear for many British companies reliant on exports to the bloc’s single market.</p><p>Perhaps less well documented has been the impact on businesses and consumers in the EU and in particular France, one of the UK’s closest trading partners.</p><p>According to the latest French customs data for February, released last Thursday, the picture has improved slightly from the sharp drop in trade between the two countries seen in January.</p><p>In the first month after the new UK-EU trade deal came into force on January 1, imports from the UK to France fell to 78 per cent of their monthly average for the second half of 2020. Analysts said the fall was caused by disruptions at the border with Britain and the impact of Covid-19 on global trade.</p><p>While February did show a recovery, with imports from the UK to France down just 2 per cent on the monthly average for the second half of 2020, exports to the UK were still down 16 per cent compared with the same monthly average last year.</p><p>“In the long term we are expecting an incredibly important impact [on trade],” said Vincent Vicard, economist at the Centre for forecasting and international information (CEPII), a research centre.</p><p>France earns its largest trade surplus from the UK, importing much less than it exports. But some French sectors, such as wine, jewellery and aircraft, rely heavily on selling their products to the UK and were hit by the steepest falls in January.</p>
<p>Haulage costs and red tape on the rise</p>
<p>Although the effect of the pandemic may have played its part in the decline, analysts also blamed Brexit related factors such as higher transit costs, more red tape, new fiscal rules, duties on certain goods and costs related to any delays from customs checks.</p>
<p>Bordeaux wine merchant Gavin Quinney is paying for trucks to come into France from the UK empty © Edward Findlay</p>
<p>Gavin Quinney, a Bordeaux wine merchant who exports most of his wine to the UK, said: “A lot of people are reporting issues with customs declarations and new paperwork.”</p><p>But he added that exporters were also often paying higher haulage fees, as they were forced to bring in relatively empty trucks from the UK and send them back full.</p><p>“There are literally no goods coming in from the UK at the moment so we agree to pay for the truck to come in empty,” Quinney said.</p><p>Costs for one truck’s transit are estimated to have risen between €80 and €300, according to an estimate by CPME, a union representing small and mid-sized companies.</p><p>Other companies have been forced to find other transit solutions. CLAAS, a German manufacturer of agricultural tractors that produces its farm vehicles in the northern French city of Le Mans, is sending its products through Ireland rather than Calais and Dover.</p><p>“We prepared for the worst-case scenario. Still, there are some hiccups,” said Trevor Tyrrell, senior vice-president for CLAAS’s western Europe sales and service division.</p>
<p>Trevor Tyrrell, from German tractor manufacturer CLAAS, said the company had been prepared for the worst but still faced hiccups © Si Barber/FT</p>
<p>And while large companies such as CLAAS have the resources to implement new logistics and adapt their cost models to include delays, many small companies reliant on trade with the UK do not, analysts said.</p>
<p>‘The worst is yet to come’</p>
<p>“For small companies, not used to dealing with international trade, the additional costs and logistics can seem too much,” said Medef, France’s largest employer federation. “Some are already considering abandoning the UK market.”</p><p>The implementation of new standards for goods, and vague or unequal implementation of the Brexit agreement in EU countries, could lead to more hurdles for French companies: “The worst is yet to come,” added Medef.</p><p>Although the UK has pushed back full customs checks on some food and agricultural products entering from the EU from April to October (and in some cases January), French exporters are already bracing for further problems once they come into force.</p>
<p>Recommended</p>

<p><a href="https://www.ft.com/content/1b08132e-0fa0-492d-8c00-3ae49c44e0e5" data-trackable="image-link" tabindex="-1" aria-hidden="true"><br /><br /></a></p>
<p>For example, food and pharmaceutical products will have to comply with the UK’s own system of certification, independent of EU labels.</p><p>Carrying out independent laboratory tests on each shipment could prove an unbearable cost for small producers, said wine merchant Quinney. “These certificates would be a disaster for us,” he said.</p><p>Pharmaceutical and chemical manufacturers are also in the line of fire, according to Vicard, as UK-specific certificates on medicine and chemicals are likely to be costly.</p><p>“When it comes to new products, companies might very well change their international production strategy to avoid the extra cost,” said Vicard.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Wed, 14 Apr 2021 12:34:04 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/443/le-bitcoin-une-monnaie-de-l%E2%80%99or-ou-rien-de-tout-cela</link>
	<title><![CDATA[Le bitcoin: une monnaie, de l’or ou rien de tout cela?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Cryptomonnaie la plus connue, le bitcoin est souvent présenté comme étant une monnaie, une réserve de valeur ou de l’or numérique. Quelques éléments de réflexion autour de ces idées.</p><p>Lire aussi: <a href="https://www.letemps.ch/en-continu" data-hovercard="https://www.letemps.ch/en-continu">La sulfureuse tentation des cryptomonnaies</a></p><p>Le bitcoin est-il une monnaie? Le bitcoin permet-il d’acheter des biens et des services facilement? C’est possible en théorie mais très peu le cas en pratique. Chaque transaction prend de longues minutes et est sujette à une commission, qui varie selon le niveau d’utilisation du réseau. Ces dernières semaines, ces frais ont varié entre 13 et 25 dollars (12 à 23 francs). «Avec de telles commissions, personne ne veut payer son café en bitcoin, mais ce dernier peut être intéressant pour envoyer de l’argent dans un autre pays, puisque les transferts internationaux facturent en moyenne 6,5% de frais. Donc pour un virement international de plus de 300 dollars, le bitcoin est meilleur marché», relève Yves Longchamp, chef de la recherche chez SEBA, une banque spécialisée dans les actifs numériques.</p><p>Le bitcoin est-il une réserve de valeur? De nombreux partisans du bitcoin prévoient que la valeur du bitcoin ne s’effondrera pas comme celle des monnaies traditionnelles, laminées par les injections massives de liquidités dans le système financier. Car il sera émis un maximum de 21 millions d’unités de bitcoin, probablement d’ici à 2140. Environ 18,5 millions ont déjà été produits, et plusieurs millions ont été perdus ou sont irrécupérables car leur propriétaire a égaré le code de son portefeuille électronique, ce qui accentue la rareté de cette cryptomonnaie. A l’inverse, un instrument financier qui perd 85% de sa valeur en moins d’un an – comme en 2018 – peut-il vraiment assurer une fonction de réserve de valeur?</p><p>Lire également: <a href="https://www.letemps.ch/economie/bitcoin-mort#:~:text=Plan%C3%A8te%20finance&amp;text=C'est%20officiel%2C%20le%20bitcoin,on%20ne%20le%20reconna%C3%AEt%20plus." data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/bitcoin-mort#:~:text=Plan%C3%A8te%20finance&amp;text=C'est%20officiel%2C%20le%20bitcoin,on%20ne%20le%20reconna%C3%AEt%20plus.">Le bitcoin est mort. Encore</a></p><p>Le bitcoin est-il de l’or? Les deux actifs affichent de nombreux points communs, en plus de se trouver en quantité limitée et de ne pas être émis par une seule entité. Comme l’or, le bitcoin est coûteux à produire, il peut être divisé, il ne produit pas d’intérêt et il ne peut pas être dupliqué. Tous deux font l’objet d'une spéculation et tous deux «sont utilisés pour des transactions entre inconnus, en absence de confiance. Parce que la valeur de l’or est universellement reconnue et parce que le bitcoin repose sur un système qui génère de la confiance par lui-même; c’est une «outside money», une monnaie qui existe par elle-même, en dehors de tout système centralisé», observe encore Yves Longchamp, auteur d’une récente étude sur le bitcoin.</p><p>Côté différences, le bitcoin n’a pas de valeur intrinsèque et son historique d’une dizaine d’années est bien maigre face aux 5000 ans d’utilisation du métal jaune. Le bitcoin est facilement transportable, peut être accessible en tout temps et peut être envoyé relativement facilement à l’autre bout du monde.</p><p>Lire finalement: <a href="https://www.letemps.ch/economie/encheres-senflamment-bitcoin" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/encheres-senflamment-bitcoin">Les enchères s’enflamment pour le bitcoin</a></p><p>Quelle utilité hors du boursicotage? «Tout dépend du résultat final. Si le bitcoin finit l’année à 10 000, on dira que c’est du boursicotage; s’il termine à 100 000 dollars, on vous félicitera pour votre investissement. L’histoire nous le dira; pour le moment, la plupart des gens sont obnubilés par le potentiel de hausse», relève notre interlocuteur.</p><p>Le bitcoin est-il écolo?</p><p>Sa production mobiliserait <a href="https://www.letemps.ch/economie/climat-preoccupe-oubliez-bitcoin" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/climat-preoccupe-oubliez-bitcoin">autant d’énergie</a> que ce qu’un pays comme la Finlande ou que l’ensemble des data centers de la planète. Cette vision est <a href="https://blogs.letemps.ch/yves-bennaim/2021/02/20/bitcoin-energies-renouvelables/" data-hovercard="https://blogs.letemps.ch/yves-bennaim/2021/02/20/bitcoin-energies-renouvelables/">systématiquement combattue</a> par les tenants de la cryptomonnaie. Pour se faire une idée, comparons avec un système de paiement traditionnel, propose le blog <a href="https://digiconomist.net/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Digiconomist</a>, qui décrit les conséquences inattendues des nouveautés numériques.</p><p>Selon ce site, une transaction en bitcoin consommerait autant d’énergie qu’environ 800 000 transactions effectuées par Visa. Mais ce calcul ne prend pas en compte l’énergie consommée indirectement par Visa à travers les déplacements journaliers de ses 20 000 employés se rendant au travail par exemple. En ajoutant cette dimension, l’empreinte carbone de Visa est multipliée par 10, à 586 000 tonnes d’équivalent carbone par an. Contre 41,4 tonnes pour le bitcoin, selon Digiconomist, soit 14 000 fois moins que Visa, dans cette logique. «Au niveau d’une transaction par contre, le bitcoin a une empreinte carbone plus élevée que Visa. Le réseau bitcoin peut effectuer 5 transactions par seconde, contre 4400 pour Visa. Si l’on observe toutes ces dimensions, le bitcoin est-il pire, meilleur ou équivalent à Visa?» se demande encore Yves Longchamp.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/441/le-fiasco-de-la-politique-de-l%E2%80%99offre-hollande-macron</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 21:45:50 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/441/le-fiasco-de-la-politique-de-l%E2%80%99offre-hollande-macron</link>
	<title><![CDATA[le fiasco de la politique de l’offre Hollande-Macron&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Environ cinquante milliards par an de <a href="https://www.marianne.net/politique/pacte-de-responsabilite-sans-les-emplois-faut-il-verser-les-7-derniers-milliards-aux" target="_blank">baisses de cotisations sociales et d’impôts</a> pour les sociétés à l’horizon 2022, <a href="http://www.gaullistelibre.com/2018/07/chomage-croissance-le-fiasco-des.html" target="_blank">trois réformes du droit du travai</a>l toutes favorables aux entreprises : on ne peut pas dire que Hollande et Macron l’ont joué petits bras pour renforcer la compétitivité de notre pays. Pourtant, comme on pouvait s’y attendre dès les prémices de cette politique, quand Macron n’était encore que conseiller à l’Elysée, cela n’a aucun effet sur notre commerce, dont le déficit a battu des records en 2020.</p>
<p>Un coûteux fiasco tristement prévisible</p>
<p class="article-text article-body__item">Les <a href="https://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2013/december/tradoc_151969.pdf" target="_blank">chiffres d’EuroStat</a> sont cruels et révélateurs : le déficit commercial de la France a battu tous les records en 2020, atteignant <a href="https://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2013/december/tradoc_151969.pdf" target="_blank">la bagatelle de 82,5 milliards d’euros</a>, de loin le plus élevé de l’UE ! Plus intéressant, notre pays cumul un excédent de 25 milliards hors de l’UE, avec un déficit abyssal de 107,6 milliards dans l’UE, où <a href="https://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2013/december/tradoc_151969.pdf" target="_blank">nous avons acheté pour 336,6 milliards en 2020 et seulement vendu pour 229 milliards</a> ! En clair, nous achetons 50% de plus à l’UE que nous lui vendons ! Non seulement nous sommes toujours perdants d’un point de vue budgétaire, avec une contribution annuelle croissante, que le plan de relance va empirer, mais en plus, nous sommes considérablement perdants commercialement. La France est toujours perdante dans une UE où nous ne défendons jamais nos intérêts.</p><p class="article-text article-body__item">Les statistiques d’EuroStat révèlent une autre information très intéressante sur l’Allemagne. Notre voisin a un commerce légèrement déficitaire au sein de l’UE et réalise donc la totalité de son excédent hors de l’UE, près de 200 milliards ! Cela s’explique par son modèle économique, qui revient à utiliser les pays d’Europe de l’Est comme base arrière où sont délocalisées bien des pièces détachées (et une part des produits finis) pour baisser le coût global, avant d’exporter le tout dans le monde entier avec l’image du « fabriqué en Allemagne ». Cela est facilité par le fait que l’Allemagne profite d’un euro très bon marché par rapport à son économie, facilitant ses exportations dans le monde, alors que ses partenaires européens souffrent d’un euro trop cher pour eux. Cela a été souligné plusieurs fois par le FMI, pour qui l’euro devrait être 18% plus cher pour l’Allemagne, et 7% moins cher pour la France !</p>
<p>Echec complet</p>
<p class="article-text article-body__item">Mais ce qui est frappant, c’est que les très mauvaises statistiques du commerce extérieur devraient pousser à une analyse critique des politiques dites de compétitivité. Depuis le rapport Gallois en 2012, Hollande et Macron ont défendu une baisse du prix du travail et de toutes les contraintes du droit social pour dynamiser notre économie et l’emploi. En cinq ans, notre pays a expérimenté un vrai choc de compétitivité, avec pas moins de 50 milliards de baisse d’impôts et de cotisations pour les entreprises par an : les 41 milliards des deux plans du quinquennat précédent agrémenté de la baisse de l’IS décidée par Macron. Cela représente un effort d’environ 250 milliards sur le mandat Macron ! Et la politique de l’offre était aussi à l’œuvre avec les trois réformes du droit du travail : loi Macron, loi El Khomri, puis ordonnances Macron. De lourdes réformes improprement dites structurelles ont déjà été conduites.</p><p>"Plus de huit ans après le virage vers la politique de l’offre d’un Hollande dont le conseiller économique était Macron, il est stupéfiant que les records du déficit commercial de notre pays ne suscitent par un droit d’inventaire beaucoup plus approfondi et sévère."</p><p class="article-text article-body__item">L’augmentation du déficit commercial démontre leur échec complet et devrait amener à se poser la question de leur coût exorbitant. L’issue était prévisible malheureusement. Alors que nous sommes dans un marché unique où le prix du travail <a href="http://www.rexecode.fr/public/Indicateurs-et-Graphiques/Competitivite-l-observatoire/Indicateurs-du-cout-de-l-heure-de-travail-en-Europe">peut être 80% plus bas en Roumanie ou en Bulgarie</a>, et que nous échangeons très librement avec des pays où il peut être encore plus bas, le baisser de quelques pourcents n’a aucun impact positif sur la localisation des entreprises en France, surtout quand on continue à ouvrir nos marchés. En outre, les pays de l’UE sont engagés dans une compétition interne qui tire tout le monde vers le bas, sauf pour les rares pays proches du plein emploi. Pour couronner le tout, ces efforts dépriment la croissance puisque leur financement impose hausses d’impôts ou baisse de la dépense publique pour compenser les baisses de cotisations sociales et d’impôts pour les entreprises…</p><p class="article-text article-body__item">Bref, plus de huit ans après le virage vers la politique de l’offre d’un Hollande dont le conseiller économique était Macron, il est stupéfiant que les records du déficit commercial de notre pays ne suscitent par un droit d’inventaire beaucoup plus approfondi et sévère. C’est toute la politique économique des deux derniers mandats qui est un fiasco aussi complet que prévisible. Pire, cela a été, entre autres, financé par les milliards d’économie sur les hôpitaux qui nous ont tant manqués… </p><p>A LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/societe/117-milliards-d-economies-en-10-ans-comment-Etat" target="_blank">11,7 milliards d'économies en 10 ans : comment l'Etat a dépouillé l'hôpital</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/438/le-plein-emploi-de-nos-voisins-est-superficiel</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 20:30:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/438/le-plein-emploi-de-nos-voisins-est-superficiel</link>
	<title><![CDATA[Le plein-emploi de nos voisins est superficiel]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Dans son impossible reconquête du plein-emploi, la France est moins seule. Le paradis supposé des autres est en fait plus proche d’un purgatoire, dans lequel le chômage de masse s’est au mieux mué en une prolifération de petits jobs morcelés. Prenons l’exemple des sept économies européennes qui font mieux que nous en matière de chômage et d’emploi : Allemagne, Autriche, Suède, Pays-Bas, Danemark, Finlande et Royaume-Uni.</p><p>La première différence avec la France réside dans la part plus élevée des jeunes de moins de 25 ans en emploi. En réalité, les plus jeunes s’insèrent avec de petits jobs à temps partiel, parallèles à leurs études. Cet écart ne témoigne pas, contrairement à l’idée répandue, d’une insertion en sortie d’études mieux réussie qu’en France. Passé l’âge de 25 ans, la performance française est comparable à celle des meilleurs modèles européens, et ces derniers, exceptée la Suède, partagent avec la France un piètre bilan en matière d’échec scolaire. L’apprentissage, cofinancé par le secteur public, joue aussi un rôle-clé dans les performances allemande, autrichienne, et britannique. Alors qu’en France bien des stages de courte durée échappent au radar statistique.</p><p>La seconde différence concerne l’insertion des femmes, avec un recours au temps partiel très élevé aux Pays-Bas, en Allemagne ou au Royaume-Uni. Les femmes sont cantonnées dans des postes ne procurant que des revenus d’appoint au soutien de famille masculin. Troisième différence : dans ces pays, le niveau d’activité des seniors est plus élevé, avec une forte dose de temps partiel. Sur toutes les tranches d’âge, les temps partiels sont en moyenne plus courts. En clair, l’emploi est plus fractionné en petits jobs de survie ou d’appoint. Tous ces emplois produisent peu de chiffre d’affaires et de base fiscale supplémentaire. Ce que le cas américain confirme, où 8 à 9 millions d’emplois se sont, en quinze ans, évaporés, notamment parmi les 15-30 ans, sans cataclysme sur la production. Ces petits jobs d’appoint, dans le commerce ou la restauration notamment, se retrouvent dans l’économie collaborative. Bref, le plein-emploi de nos voisins repose sur du temps partiel court, concentré sur les jeunes, les femmes et les seniors, qui ont été favorisés par des incitations fiscales ou des exonérations de cotisations sociales. Ce sont, dans les pays plus libéraux, des jobs du soir, du dimanche dans des services tournant 7 jours sur 7, dans le commerce, la restauration, l’hôtellerie, ou dans la santé, l’action sociale, le soutien scolaire, face à l’attrition de la sphère publique. Un morcellement des emplois qui a plus d’impact que les réformes du droit du travail que l’on met en avant.</p><p>Olivier Passet, directeur des synthèses économiques au cabinet Xerfi.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/437/swisscom-et-quatre-banques-s%E2%80%99attaquent-au-probleme-de-la-manipulation-des-cours-du-bitcoin</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 14:57:28 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/437/swisscom-et-quatre-banques-s%E2%80%99attaquent-au-probleme-de-la-manipulation-des-cours-du-bitcoin</link>
	<title><![CDATA[Swisscom et quatre banques s’attaquent au problème de la manipulation des cours du bitcoin]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="para para_$ID/NormalParagraphStyle">Swisscom collabore avec les banques SEBA, Swissquote, Sygnum, Vontobel pour mettre au point un indice de référence solide et fiable pour les cryptomonnaies. Il faut savoir que pour l’heure, les références du prix des cryptomonnaies comme le bitcoin ne proviennent pas de sources réglementées. De quoi porter atteinte à la crédibilité du marché des actifs numériques dans son ensemble et entraver son adoption au plan institutionnel, les données sur leur valeur et leurs volumes étant susceptibles de manipulation.</p><p class="para para_$ID/NormalParagraphStyle">Afin de renforcer la légitimité de l’univers des actifs numériques, les cinq entreprises partenaires ont réalisé durant deux semaines un projet pilote de taux de référence institutionnel suisse des actifs numériques (SIDAR). Les banques ont fait office de contributeurs de données et Swisscom d’agent de calcul, précise le communiuqué.</p><p class="para para_$ID/NormalParagraphStyle">«Contrairement aux sources existantes de prix des actifs numériques, le SIDAR repose exclusivement sur des données venant de banques et d’établissements financiers réglementés», explique Aetienne Sardon de Swisscom FinTech. «Avec l’adoption institutionnelle qui poussera les valeurs de marché vers de nouveaux sommets, l’établissement d’un taux de référence fiable pour les actifs numériques est une étape critique vers la constitution d’une infrastructure digne de confiance pour la finance de demain», ajoute Dominic Lohberger, Head of Brokerage chez Sygnum Bank.</p><p class="para para_$ID/NormalParagraphStyle">Un tel indice de référence institutionnel devrait notamment favoriser l’introduction de nouveaux produits financiers basés sur les cryptomonnaies, tels que des fonds négociés en bourse (FNB). La Securities and Exchange Commission a rejeté de nombreuses demandes de cotation et de négoce des FNB en bitcoins en raison de déficiences quant à la fiabilité des prix de référence utilisés, rappellent les partenaires investis dans ce projet. Ces derniers réfléchissent actuellement à un éventuel déploiement commercial.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/436/francesoir-sauve-sa-tete-malgre-le-lobbying-de-la-presse-subventionnee</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 13:53:06 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/436/francesoir-sauve-sa-tete-malgre-le-lobbying-de-la-presse-subventionnee</link>
	<title><![CDATA[FranceSoir sauve sa tête malgré le lobbying de la presse subventionnée]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>France Soir pourra garder son label de site "d'information politique et générale". Cette décision met hors d'elle la presse mainstream et déchaîne les accusations de "complotisme" et de "fake news". En fait le titre est une cible de ses "confrères" précisément à cause de son succès et de son souci d'une information vérifiée. A l'époque de la presse subventionnée, des vérités officielles, de la censure Big Tech et des chasses aux sorcières, ce n'est pas pardonnable.</p>

<p>FranceSoir a donc sauvé sa tête. Le verdict est tombé hier. Saisie fin janvier par Roselyne Bachelot, la Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP) a tranché: le site d’information peut garder son label de site « d’information politique et générale » (IPG). Théoriquement, le titre aurait accès, par conséquent, à des aides d’Etat accordées par le Ministère de la Culture et de la Communication, relevant du « fonds stratégique de développement de la presse ». France Soir n’a pas utilisé cette possibilité. En revanche, la plupart des grands titres de la presse nationale ou régionale émargent à ce fond, certains pour des montants de plusieurs centaines de millions d’euros.  A l’annonce de la décision, on a vu se multiplier les récriminations de la presse mainstream (en France synonyme de médias subventionnés). Ainsi  Le Figaro ou Libération reprennent-ils largement à leur compte les accusations de complotisme qui étaient déjà à l’origine de l’enquête diligentée par la Ministre de la Culture. On reproche à FranceSoir de ne pas s’être aligné sur les thèses officielles durant toute la crise du COVID 19: le site a largement fait place aux médecins qui, tels Didier Raoult, défendent des traitements préventifs ou précoces contre le virus. Il a invité certains des plus remarquables analystes de la crise sanitaire comme le professeur suisse Jean-Dominique Michel. ll a posé sans tabous la question de la fiabilité des vaccins, pointé les approximations du gouvernement et des instances d’experts, posé la question des libertés fondamentales….et gagné 3 millions de visiteurs uniques chaque mois. </p>

<p>Le succès, ça ne se pardonne pas au pays inventeur de la guillotine! </p>

<p>Médias du monde ancien contre média de son temps<br />Ce qui se joue autour de la tentative de déstabiliser FranceSoir de la part de ses concurrents, peut être analysé à quatre niveaux: </p>

<p>i. Il y a bien entendu un enjeu de liberté d’information et d’opinion. Ce que d’aucuns qualifient de complotiste, c’est tout simplement le souci d’informations qui ne soient pas simplement la reproduction de discours gouvernementaux et de communiqués de la bureaucratie d’Etat. </p>

<p>ii. La digitalisation des médias est profondément déstabilisante pour les médias traditionnels et elle a favorisé l’émergence de titres nouveaux, flexibles et adaptés aux nouveaux publics. C’est mondialement que les médias du monde ancien tentent de disqualifier leurs concurrents, en particulier en les accusant de propager des fausses nouvelles et en s’appuyant sur l’appareil d’Etat pour obtenir de nouveaux types de censures. </p>

<p>iii. A ceci vient s’ajouter le contexte spécifiquement français de la difficulté à réformer et faire bouger de vieilles structures. Alors même que le titre était en train de couler définitivement par refus des salariés d’évoluer, on ne pardonne pas à Xavier Azalbert d’avoir pris le taureau par les cornes et refondé le journal.  </p>

<p>iv. Enfin, il existe un autre enjeu qui est de celui de savoir si les médias veulent répondre à la soif d’information libre du public ou bien conforter l’entre-soi des grandes métropoles et de leur information contrôlée, au service du Great Reset. Très clairement les géants de la Big Tech, par la censure qu’ils mettent en oeuvre sur les réseaux sociaux, pensent que l’information doit refléter uniquement la parole officielle des visiteurs de Davos ou des amis de la Chine communiste, le tout sur fond d’agit prop gauchiste.</p>

<p>Tel David contre Goliath,  FranceSoir  combat pour l’information de tous les citoyens et nos libertés, individuelles et collectives. Il y aura d’autres tentatives de déstabilisation. Mais réjouissons-nous que, cette fois, l’Etat n’ait pas cédé à la pression des minorités ni du monde ancien.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

</channel>
</rss>