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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de Économie]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
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	<pubDate>Sun, 18 Apr 2021 20:45:05 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Ils prédisent le cours du Bitcoin sans erreur depuis des mois !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Photo : Pixabay</p>
<p>La question n’est plus de savoir si le Bitcoin a un avenir ! Avec ses performances exceptionnelles et son adoption en masse tant par les petit porteurs que par les investisseurs institutionnels, le Bitcoin n’a plus grand chose à prouver. Non, la question qui brûle désormais toutes les lèvres porte sur son cours… Alors, que vaudra le Bitcoin en 2021 ?</p>
<p>Prédire le cours du Bitcoin… difficile mais pas impossible !</p>
<p>Le cours des cryptomonnaies dépend beaucoup de la loi du marché. Aussi, il n’est pas étonnant de constater une forte volatilité des cours. Les prédictions de cours sont donc plus compliquées à faire que sur le marché des actions par exemple. Mais difficile ne veut pas dire impossible !</p>
<p>Photo : PixabayLes justes prédictions du Bitcoin de Pantera Capital !</p>
<p>Il existe toutes sortes de prédictions sur le cours du Bitcoin, des moins optimistes aux plus folles ! Aussi, il n’est pas facile de s’y retrouver. Bien sûr, vous pourriez faire le choix de creuser la question et de collecter les modèles mathématiques associés à chaque prédiction. Mais avouez que ce travail serait fastidieux et demanderait des connaissances techniques spécifiques.</p><p>Mais que diriez-vous de prédictions qui se sont avérées relativement justes ces derniers mois ? Certainement, ces prédictions seraient dignes d’intérêt et mériteraient d’être considérées. Ça tombe bien, les <a href="https://fr.cryptonews.com/news/inflation-is-here-btc-will-hit-usd-115k-ahead-of-target-pant-9741.htm">prédictions faites par l’entreprise Pantera Capital sur le cours du Bitcoin</a> se révèlent plutôt précises ces derniers mois.</p><p>« Ça devient ridicule. Il y a un an, nous avions prédit que Bitcoin atteindrait 62 968 $ cette semaine. C'est juste le cas. » Dan Morehead, PDG de Pantera Capital</p><p>L’image ci-dessous présente les prédictions de cours de Pantera Capital et l’écart (en nombre de semaines) entre le moment de la prédiction et sa réalisation. Si le modèle st relativement peu précis autour de l’été 2020, les prédictions à partir de décembre sont étonnantes de réalisme.</p>
<p>Source : Tweet de @dan_pantera</p>
<p>Depuis janvier, le modèle anticipe quelque peu le cours réel, mais avouez que l’écart est faible ! Plus surprenant encore est de voir que Pantera Capital avait bel et bien prévu l’ATH historique du Bitcoin à la mi-avril 2021 autour des 63 000 $. Du coup, que prévoit le modèle de Pantera Capital pour la suite ?</p>
<p>Le cours du Bitcoin à l’été 2021 d’après Pantera Capital</p>
<p>Force est de constater que Pantera Capital ne prévoit que du bon pour le Bitcoin dans les mois à venir sur 2021 ! Pantera Capital fournit les objectifs de cours du Bitcoin suivants (ordre de grandeur) :</p><p>• Mi-mai 2021 : 74 500 $ ;<br />• Mi-juin 2021 : 88 500 $ ;<br />• Mi-juillet 2021 : 105 000 $ ;<br />• Mi-août 2021 : 115 000 $.</p>
<p>Un consensus des spécialistes autour d’un Bitcoin haut, très haut…</p>
<p>Si vous êtes investisseur en Bitcoin ou cherchez à le devenir, vous avez sûrement noté qu’il existe un large consensus sur le fait que le cours du Bitcoin devrait continuer à augmenter. Si les objectifs de cours sont souvent différents, la tendance reste la même.</p>
<p>Photo : Pixabay</p>
<p>Même des investisseurs institutionnels se prêtent au jeu des prédictions sur le cours du Bitcoin. Et il est intéressant de noter qu’eux-aussi entrevoient pour la plupart un avenir brillant pour le Bitcoin. Par exemple, récemment, la célèbre banque JPMorgan envisage un Bitcoin autour de 130 000 $ prochainement. De son côté, Bloomberg table sur un Bitcoin encore plus fort, avec un objectif de 400 000 $ en 2021 !</p><p>Quoi qu’il en soit, l’important est de noter l’optimisme ambiant autour du futur du Bitcoin. Loin d’un fanatisme irraisonné, cet optimisme se base également sur la stratégie de grandes entreprises qui décident de miser sur le Bitcoin. Tesla a ainsi décidé d’investir dans le Bitcoin, ce qui a provoqué une véritable onde de choc. <a href="https://fr.cryptonews.com/news/microstrategy-spent-usd-15m-on-bitcoin-dip-9546.htm">MicroStrategy</a>, autre acteur industriel important, ne cesse de renforcer ses positions en Bitcoin. Qu’on se le dise, il n’est pas trop tard pour investir dans le Bitcoin ! Le Bitcoin a encore de beaux jours devant lui !</p><p>________</p><p>Suivez nos liens d'affiliés:</p><p>Pour acheter des cryptomonnaies en Zone SEPA, Europe et citoyens français, visitez <a href="http://www.coinhouse.com/r/179207" target="_blank" rel="noopener">Coinhouse</a></p><p>Pour acheter des cryptomonnaies au Canada, visitez <a href="http://go.bitbuy.tech/aff_c?offer_id=3&amp;aff_id=1009&amp;source=FR" target="_blank" rel="noopener">Bitbuy</a></p><p>Pour générer des intérêts grâce à vos bitcoins, allez sur le site de <a href="https://blockfi.mxuy67.net/kqG6x" target="_blank" rel="noopener">BlockFi</a></p><p>Pour sécuriser ou stocker vos cryptomonnaies, procurez-vous les portefeuilles <a href="https://shop.ledger.com/?r=12b53b98a1c0&amp;tracker=CN-FR" target="_blank" rel="noopener">Ledger</a> ou <a href="https://shop.trezor.io/?offer_id=82&amp;aff_id=1814" target="_blank" rel="noopener">Trezor</a></p><p>Pour sécuriser ou stocker vos cryptomonnaies, procurez-vous les portefeuilles <a href="https://shop.ledger.com/?r=12b53b98a1c0&amp;tracker=CN-FR" target="_blank" rel="noopener">Ledger</a> ou <a href="https://shop.trezor.io/?offer_id=82&amp;aff_id=1814" target="_blank" rel="noopener">Trezor</a></p><p>Pour investir dans le minage ou les masternodes:</p><p>Pour accumuler des cryptos en jouant:</p>
<p>Au poker sur la plateforme de jeux <a href="https://coinpoker.com/crypto" target="_blank" rel="noopener">CoinPoker</a><br />À un fantasy football mondial sur la plateforme <a href="https://sorare.pxf.io/c/2102999/902742/12209" target="_blank" rel="noopener">Sorare</a></p>
<p>Si vous voulez en apprendre plus sur le Bitcoin et l’investissement dans les cryptomonnaies, voici deux livres parfaits: “<a href="https://amzn.to/3j0wEQ1" target="_blank" rel="noopener">Comprendre Bitcoin en 2h</a>" et “<a href="https://amzn.to/38J7IJR" target="_blank" rel="noopener">Investir dans Bitcoin</a>".</p><p>Regardez la dernière vidéo “Les 5 actus cryptos de la semaine”:</p>
<p>[embedded content]</p>
<p>________________</p><p>Voici les sources d’informations qu’on vous propose:<br />Notre newsletter hebdomadaire gratuite: <a href="https://www.getrevue.co/profile/CryptonewsFR" target="_blank" rel="noopener">https://www.getrevue.co/profile/CryptonewsFR</a><br />Notre podcast audio: <a href="https://www.buzzsprout.com/1111262" target="_blank" rel="noopener">https://www.buzzsprout.com/1111262</a><br />Notre chaîne YouTube: <a href="https://www.youtube.com/channel/UCEu7E2wqP3t3QzAWTWF9weg" target="_blank" rel="noopener">https://www.youtube.com/channel/UCEu7E2wqP3t3QzAWTWF9weg</a><br />Twitter: <a href="https://twitter.com/cryptonews_FR" target="_blank" rel="noopener">https://twitter.com/cryptonews_FR</a><br />Instagram: <a href="https://www.instagram.com/fr_cryptonews" target="_blank" rel="noopener">https://www.instagram.com/fr_cryptonews</a><br />Facebook: <a href="https://www.facebook.com/cryptonewsFR" target="_blank" rel="noopener">https://www.facebook.com/cryptonewsFR</a><br />Telegram: <a href="https://t.me/cryptonews_FR" target="_blank" rel="noopener">https://t.me/cryptonews_FR</a></p><p>_________</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/475/how-french-companies-are-also-being-hit-hard-by-brexit</guid>
	<pubDate>Sun, 18 Apr 2021 08:32:25 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/475/how-french-companies-are-also-being-hit-hard-by-brexit</link>
	<title><![CDATA[How French companies are also being hit hard by Brexit]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Jean-Marc Barki, chief executive of French manufacturer Sealock, anticipated Brexit would disrupt his business. But the scale of the problem hit home only when one of his trucks got stuck in the UK for seven weeks.</p><p>“We went from a system of pure fluidity to a really complex one,” said Barki, whose company relies heavily on the import of a UK made synthetic component to produce its industrial adhesive. He subsequently discovered that the paperwork required to import it to the EU’s single market from Britain was missing some crucial details.</p><p>“Those kinds of delays are unthinkable for a midsize company like us,” he said. If the problems do not ease soon, he added, he will have to consider changing his product’s formula to include ingredients from Germany or Italy rather than the UK.</p>
<p>Jean-Marc Barki, chief executive of French adhesive manufacturer Sealock. He is considering sourcing ingredients for his products from Germany and Italy rather than the UK © Sealock</p>
<p>More than three months after the introduction of the UK’s new trading relationship with the EU, the damaging consequences of non-tariff barriers have become all too clear for many British companies reliant on exports to the bloc’s single market.</p><p>Perhaps less well documented has been the impact on businesses and consumers in the EU and in particular France, one of the UK’s closest trading partners.</p><p>According to the latest French customs data for February, released last Thursday, the picture has improved slightly from the sharp drop in trade between the two countries seen in January.</p><p>In the first month after the new UK-EU trade deal came into force on January 1, imports from the UK to France fell to 78 per cent of their monthly average for the second half of 2020. Analysts said the fall was caused by disruptions at the border with Britain and the impact of Covid-19 on global trade.</p><p>While February did show a recovery, with imports from the UK to France down just 2 per cent on the monthly average for the second half of 2020, exports to the UK were still down 16 per cent compared with the same monthly average last year.</p><p>“In the long term we are expecting an incredibly important impact [on trade],” said Vincent Vicard, economist at the Centre for forecasting and international information (CEPII), a research centre.</p><p>France earns its largest trade surplus from the UK, importing much less than it exports. But some French sectors, such as wine, jewellery and aircraft, rely heavily on selling their products to the UK and were hit by the steepest falls in January.</p>
<p>Haulage costs and red tape on the rise</p>
<p>Although the effect of the pandemic may have played its part in the decline, analysts also blamed Brexit related factors such as higher transit costs, more red tape, new fiscal rules, duties on certain goods and costs related to any delays from customs checks.</p>
<p>Bordeaux wine merchant Gavin Quinney is paying for trucks to come into France from the UK empty © Edward Findlay</p>
<p>Gavin Quinney, a Bordeaux wine merchant who exports most of his wine to the UK, said: “A lot of people are reporting issues with customs declarations and new paperwork.”</p><p>But he added that exporters were also often paying higher haulage fees, as they were forced to bring in relatively empty trucks from the UK and send them back full.</p><p>“There are literally no goods coming in from the UK at the moment so we agree to pay for the truck to come in empty,” Quinney said.</p><p>Costs for one truck’s transit are estimated to have risen between €80 and €300, according to an estimate by CPME, a union representing small and mid-sized companies.</p><p>Other companies have been forced to find other transit solutions. CLAAS, a German manufacturer of agricultural tractors that produces its farm vehicles in the northern French city of Le Mans, is sending its products through Ireland rather than Calais and Dover.</p><p>“We prepared for the worst-case scenario. Still, there are some hiccups,” said Trevor Tyrrell, senior vice-president for CLAAS’s western Europe sales and service division.</p>
<p>Trevor Tyrrell, from German tractor manufacturer CLAAS, said the company had been prepared for the worst but still faced hiccups © Si Barber/FT</p>
<p>And while large companies such as CLAAS have the resources to implement new logistics and adapt their cost models to include delays, many small companies reliant on trade with the UK do not, analysts said.</p>
<p>‘The worst is yet to come’</p>
<p>“For small companies, not used to dealing with international trade, the additional costs and logistics can seem too much,” said Medef, France’s largest employer federation. “Some are already considering abandoning the UK market.”</p><p>The implementation of new standards for goods, and vague or unequal implementation of the Brexit agreement in EU countries, could lead to more hurdles for French companies: “The worst is yet to come,” added Medef.</p><p>Although the UK has pushed back full customs checks on some food and agricultural products entering from the EU from April to October (and in some cases January), French exporters are already bracing for further problems once they come into force.</p>
<p>Recommended</p>

<p><a href="https://www.ft.com/content/1b08132e-0fa0-492d-8c00-3ae49c44e0e5" data-trackable="image-link" tabindex="-1" aria-hidden="true"><br /><br /></a></p>
<p>For example, food and pharmaceutical products will have to comply with the UK’s own system of certification, independent of EU labels.</p><p>Carrying out independent laboratory tests on each shipment could prove an unbearable cost for small producers, said wine merchant Quinney. “These certificates would be a disaster for us,” he said.</p><p>Pharmaceutical and chemical manufacturers are also in the line of fire, according to Vicard, as UK-specific certificates on medicine and chemicals are likely to be costly.</p><p>“When it comes to new products, companies might very well change their international production strategy to avoid the extra cost,” said Vicard.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Wed, 14 Apr 2021 12:34:04 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/443/le-bitcoin-une-monnaie-de-l%E2%80%99or-ou-rien-de-tout-cela</link>
	<title><![CDATA[Le bitcoin: une monnaie, de l’or ou rien de tout cela?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Cryptomonnaie la plus connue, le bitcoin est souvent présenté comme étant une monnaie, une réserve de valeur ou de l’or numérique. Quelques éléments de réflexion autour de ces idées.</p><p>Lire aussi: <a href="https://www.letemps.ch/en-continu" data-hovercard="https://www.letemps.ch/en-continu">La sulfureuse tentation des cryptomonnaies</a></p><p>Le bitcoin est-il une monnaie? Le bitcoin permet-il d’acheter des biens et des services facilement? C’est possible en théorie mais très peu le cas en pratique. Chaque transaction prend de longues minutes et est sujette à une commission, qui varie selon le niveau d’utilisation du réseau. Ces dernières semaines, ces frais ont varié entre 13 et 25 dollars (12 à 23 francs). «Avec de telles commissions, personne ne veut payer son café en bitcoin, mais ce dernier peut être intéressant pour envoyer de l’argent dans un autre pays, puisque les transferts internationaux facturent en moyenne 6,5% de frais. Donc pour un virement international de plus de 300 dollars, le bitcoin est meilleur marché», relève Yves Longchamp, chef de la recherche chez SEBA, une banque spécialisée dans les actifs numériques.</p><p>Le bitcoin est-il une réserve de valeur? De nombreux partisans du bitcoin prévoient que la valeur du bitcoin ne s’effondrera pas comme celle des monnaies traditionnelles, laminées par les injections massives de liquidités dans le système financier. Car il sera émis un maximum de 21 millions d’unités de bitcoin, probablement d’ici à 2140. Environ 18,5 millions ont déjà été produits, et plusieurs millions ont été perdus ou sont irrécupérables car leur propriétaire a égaré le code de son portefeuille électronique, ce qui accentue la rareté de cette cryptomonnaie. A l’inverse, un instrument financier qui perd 85% de sa valeur en moins d’un an – comme en 2018 – peut-il vraiment assurer une fonction de réserve de valeur?</p><p>Lire également: <a href="https://www.letemps.ch/economie/bitcoin-mort#:~:text=Plan%C3%A8te%20finance&amp;text=C'est%20officiel%2C%20le%20bitcoin,on%20ne%20le%20reconna%C3%AEt%20plus." data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/bitcoin-mort#:~:text=Plan%C3%A8te%20finance&amp;text=C'est%20officiel%2C%20le%20bitcoin,on%20ne%20le%20reconna%C3%AEt%20plus.">Le bitcoin est mort. Encore</a></p><p>Le bitcoin est-il de l’or? Les deux actifs affichent de nombreux points communs, en plus de se trouver en quantité limitée et de ne pas être émis par une seule entité. Comme l’or, le bitcoin est coûteux à produire, il peut être divisé, il ne produit pas d’intérêt et il ne peut pas être dupliqué. Tous deux font l’objet d'une spéculation et tous deux «sont utilisés pour des transactions entre inconnus, en absence de confiance. Parce que la valeur de l’or est universellement reconnue et parce que le bitcoin repose sur un système qui génère de la confiance par lui-même; c’est une «outside money», une monnaie qui existe par elle-même, en dehors de tout système centralisé», observe encore Yves Longchamp, auteur d’une récente étude sur le bitcoin.</p><p>Côté différences, le bitcoin n’a pas de valeur intrinsèque et son historique d’une dizaine d’années est bien maigre face aux 5000 ans d’utilisation du métal jaune. Le bitcoin est facilement transportable, peut être accessible en tout temps et peut être envoyé relativement facilement à l’autre bout du monde.</p><p>Lire finalement: <a href="https://www.letemps.ch/economie/encheres-senflamment-bitcoin" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/encheres-senflamment-bitcoin">Les enchères s’enflamment pour le bitcoin</a></p><p>Quelle utilité hors du boursicotage? «Tout dépend du résultat final. Si le bitcoin finit l’année à 10 000, on dira que c’est du boursicotage; s’il termine à 100 000 dollars, on vous félicitera pour votre investissement. L’histoire nous le dira; pour le moment, la plupart des gens sont obnubilés par le potentiel de hausse», relève notre interlocuteur.</p><p>Le bitcoin est-il écolo?</p><p>Sa production mobiliserait <a href="https://www.letemps.ch/economie/climat-preoccupe-oubliez-bitcoin" data-hovercard="https://www.letemps.ch/economie/climat-preoccupe-oubliez-bitcoin">autant d’énergie</a> que ce qu’un pays comme la Finlande ou que l’ensemble des data centers de la planète. Cette vision est <a href="https://blogs.letemps.ch/yves-bennaim/2021/02/20/bitcoin-energies-renouvelables/" data-hovercard="https://blogs.letemps.ch/yves-bennaim/2021/02/20/bitcoin-energies-renouvelables/">systématiquement combattue</a> par les tenants de la cryptomonnaie. Pour se faire une idée, comparons avec un système de paiement traditionnel, propose le blog <a href="https://digiconomist.net/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Digiconomist</a>, qui décrit les conséquences inattendues des nouveautés numériques.</p><p>Selon ce site, une transaction en bitcoin consommerait autant d’énergie qu’environ 800 000 transactions effectuées par Visa. Mais ce calcul ne prend pas en compte l’énergie consommée indirectement par Visa à travers les déplacements journaliers de ses 20 000 employés se rendant au travail par exemple. En ajoutant cette dimension, l’empreinte carbone de Visa est multipliée par 10, à 586 000 tonnes d’équivalent carbone par an. Contre 41,4 tonnes pour le bitcoin, selon Digiconomist, soit 14 000 fois moins que Visa, dans cette logique. «Au niveau d’une transaction par contre, le bitcoin a une empreinte carbone plus élevée que Visa. Le réseau bitcoin peut effectuer 5 transactions par seconde, contre 4400 pour Visa. Si l’on observe toutes ces dimensions, le bitcoin est-il pire, meilleur ou équivalent à Visa?» se demande encore Yves Longchamp.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/441/le-fiasco-de-la-politique-de-l%E2%80%99offre-hollande-macron</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 21:45:50 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/441/le-fiasco-de-la-politique-de-l%E2%80%99offre-hollande-macron</link>
	<title><![CDATA[le fiasco de la politique de l’offre Hollande-Macron&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="article-text article-body__item">Environ cinquante milliards par an de <a href="https://www.marianne.net/politique/pacte-de-responsabilite-sans-les-emplois-faut-il-verser-les-7-derniers-milliards-aux" target="_blank">baisses de cotisations sociales et d’impôts</a> pour les sociétés à l’horizon 2022, <a href="http://www.gaullistelibre.com/2018/07/chomage-croissance-le-fiasco-des.html" target="_blank">trois réformes du droit du travai</a>l toutes favorables aux entreprises : on ne peut pas dire que Hollande et Macron l’ont joué petits bras pour renforcer la compétitivité de notre pays. Pourtant, comme on pouvait s’y attendre dès les prémices de cette politique, quand Macron n’était encore que conseiller à l’Elysée, cela n’a aucun effet sur notre commerce, dont le déficit a battu des records en 2020.</p>
<p>Un coûteux fiasco tristement prévisible</p>
<p class="article-text article-body__item">Les <a href="https://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2013/december/tradoc_151969.pdf" target="_blank">chiffres d’EuroStat</a> sont cruels et révélateurs : le déficit commercial de la France a battu tous les records en 2020, atteignant <a href="https://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2013/december/tradoc_151969.pdf" target="_blank">la bagatelle de 82,5 milliards d’euros</a>, de loin le plus élevé de l’UE ! Plus intéressant, notre pays cumul un excédent de 25 milliards hors de l’UE, avec un déficit abyssal de 107,6 milliards dans l’UE, où <a href="https://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2013/december/tradoc_151969.pdf" target="_blank">nous avons acheté pour 336,6 milliards en 2020 et seulement vendu pour 229 milliards</a> ! En clair, nous achetons 50% de plus à l’UE que nous lui vendons ! Non seulement nous sommes toujours perdants d’un point de vue budgétaire, avec une contribution annuelle croissante, que le plan de relance va empirer, mais en plus, nous sommes considérablement perdants commercialement. La France est toujours perdante dans une UE où nous ne défendons jamais nos intérêts.</p><p class="article-text article-body__item">Les statistiques d’EuroStat révèlent une autre information très intéressante sur l’Allemagne. Notre voisin a un commerce légèrement déficitaire au sein de l’UE et réalise donc la totalité de son excédent hors de l’UE, près de 200 milliards ! Cela s’explique par son modèle économique, qui revient à utiliser les pays d’Europe de l’Est comme base arrière où sont délocalisées bien des pièces détachées (et une part des produits finis) pour baisser le coût global, avant d’exporter le tout dans le monde entier avec l’image du « fabriqué en Allemagne ». Cela est facilité par le fait que l’Allemagne profite d’un euro très bon marché par rapport à son économie, facilitant ses exportations dans le monde, alors que ses partenaires européens souffrent d’un euro trop cher pour eux. Cela a été souligné plusieurs fois par le FMI, pour qui l’euro devrait être 18% plus cher pour l’Allemagne, et 7% moins cher pour la France !</p>
<p>Echec complet</p>
<p class="article-text article-body__item">Mais ce qui est frappant, c’est que les très mauvaises statistiques du commerce extérieur devraient pousser à une analyse critique des politiques dites de compétitivité. Depuis le rapport Gallois en 2012, Hollande et Macron ont défendu une baisse du prix du travail et de toutes les contraintes du droit social pour dynamiser notre économie et l’emploi. En cinq ans, notre pays a expérimenté un vrai choc de compétitivité, avec pas moins de 50 milliards de baisse d’impôts et de cotisations pour les entreprises par an : les 41 milliards des deux plans du quinquennat précédent agrémenté de la baisse de l’IS décidée par Macron. Cela représente un effort d’environ 250 milliards sur le mandat Macron ! Et la politique de l’offre était aussi à l’œuvre avec les trois réformes du droit du travail : loi Macron, loi El Khomri, puis ordonnances Macron. De lourdes réformes improprement dites structurelles ont déjà été conduites.</p><p>"Plus de huit ans après le virage vers la politique de l’offre d’un Hollande dont le conseiller économique était Macron, il est stupéfiant que les records du déficit commercial de notre pays ne suscitent par un droit d’inventaire beaucoup plus approfondi et sévère."</p><p class="article-text article-body__item">L’augmentation du déficit commercial démontre leur échec complet et devrait amener à se poser la question de leur coût exorbitant. L’issue était prévisible malheureusement. Alors que nous sommes dans un marché unique où le prix du travail <a href="http://www.rexecode.fr/public/Indicateurs-et-Graphiques/Competitivite-l-observatoire/Indicateurs-du-cout-de-l-heure-de-travail-en-Europe">peut être 80% plus bas en Roumanie ou en Bulgarie</a>, et que nous échangeons très librement avec des pays où il peut être encore plus bas, le baisser de quelques pourcents n’a aucun impact positif sur la localisation des entreprises en France, surtout quand on continue à ouvrir nos marchés. En outre, les pays de l’UE sont engagés dans une compétition interne qui tire tout le monde vers le bas, sauf pour les rares pays proches du plein emploi. Pour couronner le tout, ces efforts dépriment la croissance puisque leur financement impose hausses d’impôts ou baisse de la dépense publique pour compenser les baisses de cotisations sociales et d’impôts pour les entreprises…</p><p class="article-text article-body__item">Bref, plus de huit ans après le virage vers la politique de l’offre d’un Hollande dont le conseiller économique était Macron, il est stupéfiant que les records du déficit commercial de notre pays ne suscitent par un droit d’inventaire beaucoup plus approfondi et sévère. C’est toute la politique économique des deux derniers mandats qui est un fiasco aussi complet que prévisible. Pire, cela a été, entre autres, financé par les milliards d’économie sur les hôpitaux qui nous ont tant manqués… </p><p>A LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/societe/117-milliards-d-economies-en-10-ans-comment-Etat" target="_blank">11,7 milliards d'économies en 10 ans : comment l'Etat a dépouillé l'hôpital</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/438/le-plein-emploi-de-nos-voisins-est-superficiel</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 20:30:14 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/438/le-plein-emploi-de-nos-voisins-est-superficiel</link>
	<title><![CDATA[Le plein-emploi de nos voisins est superficiel]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Dans son impossible reconquête du plein-emploi, la France est moins seule. Le paradis supposé des autres est en fait plus proche d’un purgatoire, dans lequel le chômage de masse s’est au mieux mué en une prolifération de petits jobs morcelés. Prenons l’exemple des sept économies européennes qui font mieux que nous en matière de chômage et d’emploi : Allemagne, Autriche, Suède, Pays-Bas, Danemark, Finlande et Royaume-Uni.</p><p>La première différence avec la France réside dans la part plus élevée des jeunes de moins de 25 ans en emploi. En réalité, les plus jeunes s’insèrent avec de petits jobs à temps partiel, parallèles à leurs études. Cet écart ne témoigne pas, contrairement à l’idée répandue, d’une insertion en sortie d’études mieux réussie qu’en France. Passé l’âge de 25 ans, la performance française est comparable à celle des meilleurs modèles européens, et ces derniers, exceptée la Suède, partagent avec la France un piètre bilan en matière d’échec scolaire. L’apprentissage, cofinancé par le secteur public, joue aussi un rôle-clé dans les performances allemande, autrichienne, et britannique. Alors qu’en France bien des stages de courte durée échappent au radar statistique.</p><p>La seconde différence concerne l’insertion des femmes, avec un recours au temps partiel très élevé aux Pays-Bas, en Allemagne ou au Royaume-Uni. Les femmes sont cantonnées dans des postes ne procurant que des revenus d’appoint au soutien de famille masculin. Troisième différence : dans ces pays, le niveau d’activité des seniors est plus élevé, avec une forte dose de temps partiel. Sur toutes les tranches d’âge, les temps partiels sont en moyenne plus courts. En clair, l’emploi est plus fractionné en petits jobs de survie ou d’appoint. Tous ces emplois produisent peu de chiffre d’affaires et de base fiscale supplémentaire. Ce que le cas américain confirme, où 8 à 9 millions d’emplois se sont, en quinze ans, évaporés, notamment parmi les 15-30 ans, sans cataclysme sur la production. Ces petits jobs d’appoint, dans le commerce ou la restauration notamment, se retrouvent dans l’économie collaborative. Bref, le plein-emploi de nos voisins repose sur du temps partiel court, concentré sur les jeunes, les femmes et les seniors, qui ont été favorisés par des incitations fiscales ou des exonérations de cotisations sociales. Ce sont, dans les pays plus libéraux, des jobs du soir, du dimanche dans des services tournant 7 jours sur 7, dans le commerce, la restauration, l’hôtellerie, ou dans la santé, l’action sociale, le soutien scolaire, face à l’attrition de la sphère publique. Un morcellement des emplois qui a plus d’impact que les réformes du droit du travail que l’on met en avant.</p><p>Olivier Passet, directeur des synthèses économiques au cabinet Xerfi.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/437/swisscom-et-quatre-banques-s%E2%80%99attaquent-au-probleme-de-la-manipulation-des-cours-du-bitcoin</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 14:57:28 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/437/swisscom-et-quatre-banques-s%E2%80%99attaquent-au-probleme-de-la-manipulation-des-cours-du-bitcoin</link>
	<title><![CDATA[Swisscom et quatre banques s’attaquent au problème de la manipulation des cours du bitcoin]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="para para_$ID/NormalParagraphStyle">Swisscom collabore avec les banques SEBA, Swissquote, Sygnum, Vontobel pour mettre au point un indice de référence solide et fiable pour les cryptomonnaies. Il faut savoir que pour l’heure, les références du prix des cryptomonnaies comme le bitcoin ne proviennent pas de sources réglementées. De quoi porter atteinte à la crédibilité du marché des actifs numériques dans son ensemble et entraver son adoption au plan institutionnel, les données sur leur valeur et leurs volumes étant susceptibles de manipulation.</p><p class="para para_$ID/NormalParagraphStyle">Afin de renforcer la légitimité de l’univers des actifs numériques, les cinq entreprises partenaires ont réalisé durant deux semaines un projet pilote de taux de référence institutionnel suisse des actifs numériques (SIDAR). Les banques ont fait office de contributeurs de données et Swisscom d’agent de calcul, précise le communiuqué.</p><p class="para para_$ID/NormalParagraphStyle">«Contrairement aux sources existantes de prix des actifs numériques, le SIDAR repose exclusivement sur des données venant de banques et d’établissements financiers réglementés», explique Aetienne Sardon de Swisscom FinTech. «Avec l’adoption institutionnelle qui poussera les valeurs de marché vers de nouveaux sommets, l’établissement d’un taux de référence fiable pour les actifs numériques est une étape critique vers la constitution d’une infrastructure digne de confiance pour la finance de demain», ajoute Dominic Lohberger, Head of Brokerage chez Sygnum Bank.</p><p class="para para_$ID/NormalParagraphStyle">Un tel indice de référence institutionnel devrait notamment favoriser l’introduction de nouveaux produits financiers basés sur les cryptomonnaies, tels que des fonds négociés en bourse (FNB). La Securities and Exchange Commission a rejeté de nombreuses demandes de cotation et de négoce des FNB en bitcoins en raison de déficiences quant à la fiabilité des prix de référence utilisés, rappellent les partenaires investis dans ce projet. Ces derniers réfléchissent actuellement à un éventuel déploiement commercial.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/436/francesoir-sauve-sa-tete-malgre-le-lobbying-de-la-presse-subventionnee</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 13:53:06 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/436/francesoir-sauve-sa-tete-malgre-le-lobbying-de-la-presse-subventionnee</link>
	<title><![CDATA[FranceSoir sauve sa tête malgré le lobbying de la presse subventionnée]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>France Soir pourra garder son label de site "d'information politique et générale". Cette décision met hors d'elle la presse mainstream et déchaîne les accusations de "complotisme" et de "fake news". En fait le titre est une cible de ses "confrères" précisément à cause de son succès et de son souci d'une information vérifiée. A l'époque de la presse subventionnée, des vérités officielles, de la censure Big Tech et des chasses aux sorcières, ce n'est pas pardonnable.</p>

<p>FranceSoir a donc sauvé sa tête. Le verdict est tombé hier. Saisie fin janvier par Roselyne Bachelot, la Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP) a tranché: le site d’information peut garder son label de site « d’information politique et générale » (IPG). Théoriquement, le titre aurait accès, par conséquent, à des aides d’Etat accordées par le Ministère de la Culture et de la Communication, relevant du « fonds stratégique de développement de la presse ». France Soir n’a pas utilisé cette possibilité. En revanche, la plupart des grands titres de la presse nationale ou régionale émargent à ce fond, certains pour des montants de plusieurs centaines de millions d’euros.  A l’annonce de la décision, on a vu se multiplier les récriminations de la presse mainstream (en France synonyme de médias subventionnés). Ainsi  Le Figaro ou Libération reprennent-ils largement à leur compte les accusations de complotisme qui étaient déjà à l’origine de l’enquête diligentée par la Ministre de la Culture. On reproche à FranceSoir de ne pas s’être aligné sur les thèses officielles durant toute la crise du COVID 19: le site a largement fait place aux médecins qui, tels Didier Raoult, défendent des traitements préventifs ou précoces contre le virus. Il a invité certains des plus remarquables analystes de la crise sanitaire comme le professeur suisse Jean-Dominique Michel. ll a posé sans tabous la question de la fiabilité des vaccins, pointé les approximations du gouvernement et des instances d’experts, posé la question des libertés fondamentales….et gagné 3 millions de visiteurs uniques chaque mois. </p>

<p>Le succès, ça ne se pardonne pas au pays inventeur de la guillotine! </p>

<p>Médias du monde ancien contre média de son temps<br />Ce qui se joue autour de la tentative de déstabiliser FranceSoir de la part de ses concurrents, peut être analysé à quatre niveaux: </p>

<p>i. Il y a bien entendu un enjeu de liberté d’information et d’opinion. Ce que d’aucuns qualifient de complotiste, c’est tout simplement le souci d’informations qui ne soient pas simplement la reproduction de discours gouvernementaux et de communiqués de la bureaucratie d’Etat. </p>

<p>ii. La digitalisation des médias est profondément déstabilisante pour les médias traditionnels et elle a favorisé l’émergence de titres nouveaux, flexibles et adaptés aux nouveaux publics. C’est mondialement que les médias du monde ancien tentent de disqualifier leurs concurrents, en particulier en les accusant de propager des fausses nouvelles et en s’appuyant sur l’appareil d’Etat pour obtenir de nouveaux types de censures. </p>

<p>iii. A ceci vient s’ajouter le contexte spécifiquement français de la difficulté à réformer et faire bouger de vieilles structures. Alors même que le titre était en train de couler définitivement par refus des salariés d’évoluer, on ne pardonne pas à Xavier Azalbert d’avoir pris le taureau par les cornes et refondé le journal.  </p>

<p>iv. Enfin, il existe un autre enjeu qui est de celui de savoir si les médias veulent répondre à la soif d’information libre du public ou bien conforter l’entre-soi des grandes métropoles et de leur information contrôlée, au service du Great Reset. Très clairement les géants de la Big Tech, par la censure qu’ils mettent en oeuvre sur les réseaux sociaux, pensent que l’information doit refléter uniquement la parole officielle des visiteurs de Davos ou des amis de la Chine communiste, le tout sur fond d’agit prop gauchiste.</p>

<p>Tel David contre Goliath,  FranceSoir  combat pour l’information de tous les citoyens et nos libertés, individuelles et collectives. Il y aura d’autres tentatives de déstabilisation. Mais réjouissons-nous que, cette fois, l’Etat n’ait pas cédé à la pression des minorités ni du monde ancien.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/425/pourquoi-le-perfectionnisme-est-lennemi-de-la-productivite</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 22:03:28 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/425/pourquoi-le-perfectionnisme-est-lennemi-de-la-productivite</link>
	<title><![CDATA[Pourquoi le perfectionnisme est l&#039;ennemi de la productivité]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="p1 infos">Republication du 1er mars 2019</p><p class="p1 lettrine">Le perfectionnisme n’est pas une conscience morale visant à bien travailler. Ce n’est pas le plaisir du travail bien fait. Le perfectionnisme est l’incapacité totale à fixer des limites réalistes et sensées à notre travail de peur de se sentir mal.</p><p class="p1">Le perfectionniste travaille beaucoup, afin de confirmer sa valeur, de se prouver qu’il vaut quelque chose. Le perfectionniste ne sait pas travailler normalement car pour lui, cela signifie mauvais travail. Et mauvais travail veut dire échec. L’échec est inacceptable pour lui. Que vont penser les autres ?</p><p class="p1">Le perfectionnisme est donc une tentative de ne jamais se retrouver nez à nez avec son estime de soi qui est donc souvent peu élevée. L’estime de soi est la valeur que l’on se porte, c’est l’opinion de soi-même. Plus elle est élevée, plus <a href="https://www.maddyness.com/2019/01/04/confiance-en-soi/" target="_blank" rel="noopener">on se fait confiance</a>. Moins elle l’est, plus le regard des autres prend de la place. Et le regard des autres ne doit pas diriger vos choix, ni la gestion de votre temps et priorités.  Par souci de perfectionnisme on peut avoir tendance à négliger ce qui est vraiment important comme tâche pour avancer vers ses objectifs. Et même s’oublier soi-même, ou oublier ses proches.</p><p class="p1">Les 2P : le peureux et le perfectionniste. Ils ont un point en commun. Ils attendent d’être prêts, que tout soit parfait pour se lancer. Du coup, ils ne se lancent jamais ou trop tard ! Que de regrets… et de « j’aurais dû »…</p>
<p>Il faut accepter que la perfection n’existe pas</p>
<p class="p1">La perfection est un concept qui n’existe pas. Elle est seulement dans les intentions. Le monde bouge, les besoins des consommateurs sont mouvants, donc ce qui est parfait pour vous ne le sera pas forcément dans six mois. Et puis, vous trouverez toujours une personne qui vous dira que votre travail, les couleurs de votre site nouveau site web auraient pu être mieux. On peut toujours améliorer un produit, et on peut aussi s’améliorer soi-même par la connaissance de soi. De même, j’entends souvent « je cherche l’homme ou la femme parfaite ». J’ajoute tout le temps les mots « parfait·e pour vous ». C’est-à-dire qu’elle vous correspond, avec ses qualités et ses défauts, à l’instant T. Car nos envies et nos goûts peuvent aussi évoluer…</p><p class="p1">Le perfectionnisme a donc une conséquence majeure. Il vous ralentit dans l’exécution des tâches vraiment importantes pour progresser vers vos objectifs professionnels ou personnels.</p><p class="p1">« Quand j’ai une tâche importante à donner, je la donne toujours à des personnes paresseuses. Parce qu’elles trouvent des solutions plus rapidement que les perfectionnistes. Elles vont à l’essentiel. »</p><p>Bill Gates</p>
<p>Quelles solutions pour sortir du perfectionnisme ?<br />Remplacer perfectionnisme par « faire de son mieux » et vous lancer</p>
<p class="p1">C’est ce que j’appelle la confiance en soi, cette capacité à se lancer malgré les doutes et les incertitudes. Les retours clients sur un produit vous feront davantage gagner de temps ! Alors acceptez les doutes et faites confiance à votre capacité à faire face à ce qui va arriver. Vous avez survécu à combien de journées « pourries » ? Toutes, puisque vous lisez cet article. Tout va bien se passer…</p>
<p>Tolérer l’échec et devenir patient</p>
<p class="p1">L’échec est la première étape de la réussite. Un enfant échoue 2000 fois avant de marcher. Vous avez tenté combien de fois de faire du vélo avant de réussir ? Le perceviez-vous comme un échec ? </p><p class="p1">Pour arriver à changer votre perception de l’échec, reprenez ce que vous pensez être un échec dans votre vie, et observez ce que cela vous a permis de développer comme qualités, que vous n’auriez pas eues sans cet « échec ». Toute réussite n’est pas immédiate, alors vous devez apprendre à devenir patient.</p>
<p>Arrêter avec le regard des autres</p>
<p class="p1">La vraie liberté est cette capacité qu’ont les enfants à être insouciants et dans l’instant présent. Ils ne se disent pas « que vont penser les autres si je dis ou je fais ci ou ça ». C’est un choix. Observez les conséquences du regard des autres sur votre vie actuelle (professionnelle, argent, carrière, amour, amis, corps). Puis, quelles auraient été les différences si vous n’aviez pas tenu compte de celui-ci ?</p>
<p>Diminuer les horaires afin de ne pas faire 13 mois en 12</p>
<p class="p1">Savez-vous que selon une étude d’Harvard 47% du temps éveillé, nous ne sommes pas concentrés sur ce que nous faisons. Divertis par nos pensées, les notifications mails, les discussions peu importantes…</p><p class="p1">Ayez bien en tête ce qui est prioritaire pour vous pour l’année à venir en clarifiant vos 2 à 3 tops objectifs. Puis développer le focus et la pleine conscience. Interrogez-vous dès que vous faites quelque chose en vous demandant :« est-ce que ce que je fais est important pour me rapprocher de mes 2-3 objectifs ». Si tel est le cas, continuez, sinon changez votre focus, c’est-à-dire là où vous mettez votre attention, votre temps et votre énergie.</p>
<p>S’affirmer et apprendre à dire non</p>
<p class="p1">L’affirmation de soi est cette capacité à exprimer ses opinions de façon ni passive ni agressive. Elle permet de savoir dire non aux autres. Pour la développer, il est important d’avoir de l’estime pour soi. On a tendance à naturellement se sous-estimer. Pour l’améliorer, listez vos 5 qualités principales, 5 compétences principales, 5 accomplissements dans votre vie. Puis, interrogez votre entourage en leur posant ces questions. « Quels sont selon toi mes 5…. »</p>
<p>Se fixer des limites et des deadlines</p>
<p class="p1">Il faut apprendre à se dire non à soi aussi. Car l’on est son pire ennemi. Pour cela mettez-vous des limites. Rappelez-vous quand on vous demande en urgence de livrer un projet ou effectuer une tâche pour « ce soir ». Vous y arrivés ! Car vous allez à l’essentiel. C’est tout l’intérêt de se fixer des dates limites à l’exécution d’une tâche.</p>
<p>Placer la barre moins haute.</p>
<p class="p1">Par exemple, au lieu de consulter 10 sites internet pour un projet, décidez de n’en consulter que 5.</p>
<p>Demander de l’aider et déléguer</p>
<p class="p1">C’est une illusion de croire que l’on peut y arriver seul.</p>
<p>Faire des to do list</p>
<p class="p1">Voir une trop longue to do list peut être effrayant et décourageant. Vous devez apprendre à l’écremer. C’est pourquoi, je vous invite à prendre un crayon et à colorer les 3 tâches principales que vous souhaitez effectuer chaque jour ou semaine. Ainsi, elles sortent du lot et rassurent votre cerveau quant à sa capacité à les accomplir. Il peut aussi se focaliser dessus.</p>
<p>Faire une « to me list »</p>
<p class="p1">Vous devez vous préserver, car le fait de se sentir bien est un moteur de la performance. Quel est votre niveau de confiance en vous, de créativité, d’audace quand vous êtes heureux. C’est pourquoi je vous invite à faire une « to me list » chaque jour. C’est-à-dire « qu’est-ce que je vais faire pour moi aujourd’hui ». Cela peut-être prendre 5 minutes pour aller discuter avec ses collègues comme s’autoriser à prendre 10 minutes pour méditer. Libre à vous, il faut une activité qui vous aide à avoir des émotions positives.</p><p class="p1 infos">François Thibault est le fondateur du cabinet FT Conseil, spécialisée dans la motivation, le développement personnel et la productivité.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/417/la-monnaie-parallele-de-salvini-peut-elle-remplacer-l%E2%80%99euro</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 21:12:22 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/417/la-monnaie-parallele-de-salvini-peut-elle-remplacer-l%E2%80%99euro</link>
	<title><![CDATA[La monnaie parallèle de Salvini peut-elle remplacer l’euro?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le gouvernement italien a annoncé l’émission de minibots, des mini-bons du Trésor, qui seraient susceptibles de devenir une monnaie parallèle à l’euro. Le décryptage de David Cayla.</p><p class="fig-paragraph">David Cayla est économiste et maître de conférences à l’université d’Angers. Il publiait l’année dernière <a href="https://livre.fnac.com/a11559846/David-Cayla-L-economie-du-reel" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">L’économie du réel</a> (De Boeck supérieur, 2018) et est l’auteur, avec Coralie Delaume, de La Fin de l’Union européenne (Michalon, 2017), et de <a href="https://livre.fnac.com/a13192750/Coralie-Delaume-10-1-questions-sur-l-Union-europeenne" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">10+1 Questions sur l’Union européenne</a> (Michalon, 2019).</p><p class="fig-paragraph">Le parlement italien a voté une motion demandant au gouvernement d’accélérer l’émission de minibots, des mini-bons du Trésor (Buoni Ordinaro del Tresorio). Quelle serait la forme de cette monnaie?</p><p class="fig-paragraph">David CAYLA.- Le projet de minibots n’est pas de créer une monnaie au sens usuel du terme car ce sont des titres qui n’auront pas cours légal, qui ne seront pas convertibles et qui ne seront pas émis par le système bancaire. Il s’agit d’une monnaie fiscale, une reconnaissance de dette, que l’État italien envisage de faire circuler dans l’économie. Concrètement, les minibots serviront à payer les entreprises à qui l’État doit de l’argent par des titres de dette, titres qui seront en retour acceptés pour le paiement des impôts.</p><p class="fig-paragraph">L’idée, en réalité, n’est pas nouvelle. En juillet 2009, la Californie, alors en situation de quasi-faillite, avait émis des bons comparables appelés IOU («I owe you», c’est-à-dire «je vous dois»). Au plus fort de la crise argentine, en 2001-2002, les provinces avaient émis des monnaies parallèles sur le même principe, la plus connue étant les bons patacón (Bono Patacón), émis par la province de Buenos Aires.</p>
<p>Les partisans d’un « Italexit » et d’une rupture franche avec l’euro, tel l’économiste et député de la Lega Claudio Borghi, militent pour des titres papier.</p>
<p class="fig-paragraph">Contrairement aux monnaies argentines, les minibots italiens seraient émis sans intérêt et sans échéance. Par ailleurs, on ne sait pas quelle forme ils pourraient prendre, car il y a deux options possibles: soit une émission de titres virtuels exclusivement électroniques ; soit la création de titres papiers qui pourraient circuler sous forme de coupures identiques à celles d’un billet. Les partisans d’un «Italexit» et d’une rupture franche avec l’euro, tel l’économiste et député de la Lega Claudio Borghi, <a href="https://www.france24.com/fr/20190605-mini-bot-italie-italexit-salvini-ligue-euro-monnaie-union-europeenne-sortie-bons-tresor" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">militent pour des titres papier.</a></p><p class="fig-paragraph">Mais pour l’instant, toute cette affaire ne repose que sur une motion du Parlement italien votée juste après les élections européennes et qui demande leur mise en place accélérée conformément au programme de la coalition gouvernementale. La décision d’y recourir ou non, et sous quelle forme, est surtout entre les mains de l’exécutif italien. Or, le ministre des finances italien <a href="https://www.repubblica.it/economia/2019/06/08/news/g20_in_giappone_si_parla_di_web_tax_e_dazi_attenzione_sull_italia_bilaterali_importanti_per_tria-228235326/?ref=RHPPLF-BH-I228236361-C8-P1-S2.4-T1" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">refuse pour l’instant d’y avoir recours</a>. C’est donc un scénario qui reste très incertain.</p><p class="fig-paragraph">Ces bons du trésor peuvent-ils à terme circuler comme une «monnaie parallèle» en Italie?</p><p class="fig-paragraph">À partir du moment où cette monnaie fiscale est, comme son nom l’indique, acceptée par l’État pour le paiement des impôts, alors toute personne qui paie des impôts en Italie peut être intéressée par en détenir. Mais sa circulation dépendra aussi de sa forme, matérielle ou virtuelle, de la confiance des individus dans son caractère sécurisé et de son acceptation en guise de paiement. Or, comme les minibots n’ont pas cours légal, il sera possible de les refuser en paiement. De plus, puisqu’ils ne donnent pas lieu à intérêt et ne peuvent servir qu’à payer l’administration fiscale, il s’agira d’une monnaie de second ordre, moins intéressante que l’euro et dont les détenteurs chercheront à se débarrasser au plus vite en la rendant au gouvernement italien dès qu’ils le pourront.</p>
<p>La Commission entend imposer de nouvelles mesures d’austérité, ce que le gouvernement refuse pour l’instant.</p>
<p class="fig-paragraph">L’adage de Greshan selon lequel «la mauvaise monnaie chasse la bonne» n’est valable que si la mauvaise monnaie a cours légal et ne peut être refusée. Dans ce cas, en effet, la «bonne» monnaie est thésaurisée (et donc arrête de circuler) et la «mauvaise» devient très vite le seul moyen de paiement en usage dans l’économie. Mais les minibots que chacun est libre de refuser ou d’accepter n’entrent pas dans cette configuration. Il y a donc de fortes chances pour que les commerçants et les salariés refusent d’être payés dans une telle monnaie. Ainsi, la «mauvaise monnaie» des minibots risque fort de peu circuler en dehors des relations entreprises / administrations. Pour qu’elle circule, il faudrait soit en imposer l’usage (mais cela est contraire à l’appartenance de l’Italie à la zone euro), soit rémunérer les détenteurs avec un intérêt, ce qui la rendrait intéressante à détenir. Mais dans ce cas, si elle devient trop intéressante, elle risque alors d’être thésaurisée et de ne pas circuler non plus.</p><p class="fig-paragraph">Est-ce un instrument politique pour l’Italie face à la Commission européenne, qui vient d’annoncer une procédure pour déficit excessif à son égard?</p><p class="fig-paragraph">Oui, c’est une menace sérieuse. Le gouvernement se trouve actuellement face à des négociations difficiles avec la Commission qui pourrait imposer à l’Italie une amende pour déficits excessifs. L’adoption du budget avait fait l’objet d’une passe d’arme similaire à l’automne qui s’était soldée par un <a href="https://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/12/19/97002-20181219FILWWW00112-budget-rome-trouve-un-accord-avec-bruxelles.php" data-fig-type="NewsFlash" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">compromis.</a> Mais, depuis, l’Italie affronte un trou d’air économique et les déficits budgétaires s’aggravent. La Commission entend donc imposer de nouvelles mesures d’austérité, ce que le gouvernement refuse pour l’instant.</p>
<p>Payer ses créanciers directement avec des bons du trésor est un moyen de contourner les marchés financiers. En somme, les minibots pourraient partiellement désarmer la Commission.</p>
<p class="fig-paragraph">Dans ces négociations, la Commission dispose d’un avantage décisif: celui des marchés financiers qui déterminent les taux d’intérêt auquel l’État italien emprunte. En effet, dès que la tension monte avec Bruxelles, le «spread» (qui mesure l’écart de taux entre l’Italie et l’Allemagne) augmente, ce qui signifie que l’Italie doit payer d’avantage pour emprunter. Or, avec une dette publique qui dépasse 130% du PIB, le coût des intérêts est énorme. Pour s’en sortir financièrement, l’Italie doit compter sur les achats de titres publics de la Banque centrale européenne. Or, depuis la crise grecque de 2015, la BCE est apparue comme un acteur politisée. Autrement dit, il est impératif pour l’Italie de trouver un accord avec les autorités européennes si elle ne veut pas voir ses taux d’intérêt exploser et si elle entend continuer de bénéficier du soutien de la BCE.</p><p class="fig-paragraph">Dans ce contexte, l’usage des minibots peut être utile. Payer ses créanciers directement avec des bons du trésor est un moyen de contourner les marchés financiers. Et comme il s’agit de titres émis sans intérêt, cela permet de réduire les frais financiers occasionnés par les dépenses publiques. En somme, les minibots pourraient partiellement désarmer la Commission. Mais ils seraient aussi perçus comme un casus belli de la part des autorités européennes, BCE comprise. L’Italie est-elle prête à la rupture, ce qui signifierait financer l’ensemble de ses dépenses publiques (dont le paiement des salaires des fonctionnaires) avec des minibots et, à terme, quitter l’euro? C’est peu probable.</p>
<p>Il serait aberrant, pour l’Italie, de vendre ses réserves d’or au moment où elle envisage de quitter l’euro.</p>
<p class="fig-paragraph">Justement, l’Italie a-t-elle les moyens de quitter la zone euro? Quels sont les scénarios envisageables à l’heure actuelle?</p><p class="fig-paragraph">L’euro n’a pas été fait pour qu’on le quitte facilement. Dans <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/politique/les-elections-europeennes-derniere-chance-pour-l-union-europeenne-20190520" data-fig-type="Article" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE" data-fig-domain="LEFIGARO">10+1 Questions sur l’Union européenne</a> , le livre que j’ai co-écrit avec Coralie Delaume, nous montrons toutes les difficultés qu’engendrerait une telle entreprise pour la France. Le cas italien est similaire au cas français. Il s’agit d’une grande économie industrielle ouverte aux autres pays européens. Rompre avec l’euro entraînera nécessairement un chaos économique et financier et une multitude de contestations juridiques de la part des créanciers floués.</p><p class="fig-paragraph">Par ailleurs, les minibots ne peuvent se substituer à l’euro. <a href="https://www.marianne.net/economie/jacques-sapir-l-objectif-du-gouvernement-italien-est-de-creer-une-monnaie-parallele-l-euro" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">Contrairement à ce qu’affirme Jacques Sapir</a>, je ne crois pas que, s’ils étaient émis, ils auraient vocation à circuler dans l’économie et à remplacer l’euro. Pour cela, il faudrait pouvoir les imposer non seulement dans les transactions internes, mais aussi vis-à-vis de l’étranger. Or, une monnaie fiscale ne peut être qu’une monnaie locale, éventuellement intéressante pour les contribuables, mais dénuée de tout intérêt dès lors qu’on ne réside pas en Italie et qu’on n’y paie pas d’impôt. Il faudrait donc pouvoir convertir les minibots en euros, ce qui suppose de les adosser à une banque centrale et d’en faire une véritable monnaie.</p><p class="fig-paragraph">Enfin, et surtout, je ne crois pas que le gouvernement italien souhaite sortir de l’euro. Le leader de la Lega et ministre de l’intérieur Mateo Salvini a récemment affirmé qu’il était envisageable de <a href="https://www.capital.fr/economie-politique/litalie-nexclut-pas-lidee-de-puiser-dans-ses-reserves-dor-1327139" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">vendre une partie des réserves d’or de la Banque d’Italie</a> pour faire face aux problèmes budgétaires italiens. Une déclaration à laquelle Mario Draghi a <a href="https://www.reuters.com/article/ecb-reserves-draghi/countries-must-seek-ecb-approval-to-manage-gold-reserves-draghi-idUSF9N1XJ02N" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">répondu</a>, faisant savoir que l’or de la Banque d’Italie n’appartenait pas au gouvernement italien et que toute vente ne pourrait se faire qu’avec l’accord de la BCE. Mais il serait aberrant, pour l’Italie, de vendre ses réserves d’or au moment où elle envisage de quitter l’euro. L’or est en effet de plus en plus recherché par les pays qui souhaitent s’affirmer sur le plan monétaire, comme la Russie ou la Chine qui en <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/06/06/la-ruee-vers-l-or-des-banques-centrales_5472274_3234.html" data-gtm-custom-categorie="navigation" data-gtm-custom-action="crossclick" data-gtm-custom-label="Contextuel" data-gtm-event="customEventSPE">multiplient les achats.</a></p>
<p>L’euro est une monnaie fragile, mal conçue, qui finira sans doute par éclater avec fracas.</p>
<p class="fig-paragraph">Aussi, le scénario le plus vraisemblable est que l’Italie cherche à rééquilibrer en sa faveur le rapport de force très déséquilibré qu’elle entretient avec la Commission en avançant la menace des minibots. Mais je ne crois pas qu’elle ira jusqu’à leur émission et je ne pense pas qu’elle soit prête à quitter l’euro dans le contexte actuel. Il faudrait vraiment que la Commission défende une ligne intransigeante et humiliante pour que le gouvernement italien décide de mettre certaines de ses menaces à exécution. Pour l’instant, il n’a aucun intérêt à se fâcher avec les entrepreneurs ni à organiser le saut dans l’inconnu qu’impliquerait une sortie de l’euro.</p><p class="fig-paragraph">Comment se porte l’euro? Si l’Italie en sort, cette monnaie a-t-elle encore un avenir?</p><p class="fig-paragraph">L’euro est une monnaie fragile, mal conçue, qui finira sans doute par éclater avec fracas. Mais je ne crois pas que sa fin viendra d’une décision politique italienne, même s’il est évident que la sortie d’un grand pays comme l’Italie la condamnerait à courte échéance.</p><p class="fig-paragraph">Je pense en revanche qu’elle aura du mal à survivre à la prochaine crise financière majeure qui touchera le continent européen. Mais il est très difficile de prévoir quand surviendra une telle crise.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 11 Apr 2021 20:59:23 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[« On évite les amis qui ont réussi. On sort moins. On reçoit peu »]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Dans « Classe moyenne, des vies sur le fil », diffusé sur Arte, en 2015, le réalisateur Frédéric Brunnquell était parti à la rencontre de quatre familles vivant avec quelques centaines d’euros par mois. La chaîne rediffuse la série sur Arte.tv. Entretien.</p><p>[ Documentaire "Classe moyenne, des vies sur le fil" : disponible sur Arte.tv du 18/12/2018 au 16/02/2019 =&gt; <a href="https://youtu.be/8xbwkrh8o6E" rel="noopener" target="_blank">https://youtu.be/8xbwkrh8o6E</a> ]</p><p>TéléObs</p><p>]</p><p>Par TéléObs</p><p>Publié le 20 décembre 2018 à 17h01</p><p>La télévision leur donne peu la parole. Cette série documentaire d’exception : « Classe moyenne, des vies sur le fil », en trois volets, s’intéressait aux oubliés de la petite classe moyenne. Frédéric Brunnquell, le réalisateur, racontait, en février 2015, à « TéléObs » le terrible cercle vicieux du sentiment de déclassement et de l’isolement.</p><p>Téléobs. Vous vous intéressez à une catégorie sociale, inconnue des statistiques, que vous nommez « la petite classe moyenne ». Que recouvre-t-elle ?</p><p>Frédéric Brunnquell. La classe moyenne inférieure, juste au-dessus de celle des Français les plus modestes. Soit 10 millions de personnes désormais exposées à des difficultés les rendant de plus en plus vulnérables. Ces gens ont une existence très différente de celle qu’ils prévoyaient il y a peu. Leur angoisse du lendemain irradie l’ensemble de la société.</p><p>Vous avez choisi de suivre 6 hommes et femmes. Comment les avez-vous rencontrés ?</p><p>Même s’ils vivent autour de nous, il n’était pas évident de les convaincre de témoigner sur une période compliquée de leur vie. Une journaliste m’a aidé en contactant des associations. J’ai ainsi rencontré Régis, qui multiplie les heures dans une brasserie de Lille, et son épouse Jacqueline, vendeuse en CDD à temps partiel. J’ai aussi connu, à Lyon, Gaëlle, intermittente du spectacle et célibataire avec 3 enfants. J’avais travaillé sur le phénomène du hard-discount et c’est ainsi que j’ai pensé à Jean-Philippe, directeur d’un de ces supermarchés dans la région de Nancy, et à sa femme Isabelle, visiteuse médicale à mi-temps. Quant à Catherine, j’étais entré un jour par hasard dans sa maison de la presse, à Paris. Nous avions discuté. Je me suis souvenu de cette petite dame qui a du caractère et des choses à dire.</p><p>Ces Français se sentent oubliés. Comment l’expriment-ils ?</p><p>De manière assez détournée. Ils ne s’intéressent plus à la politique ni à l’actualité. La plupart d’entre eux fuient les JT, ne lisent pas les journaux. Depuis que son salaire a été diminué de 25 %, Jean-Philippe laisse la télévision fermée afin de ne pas inquiéter ses enfants. Isabelle et lui se protègent du climat anxiogène, comme beaucoup de Français. Gaëlle, metteuse en scène de théâtre, ignorait même le nom du Premier ministre. Ils rejettent tout ce qui, pour eux, s’apparente à l’élite, tournent le dos au débat public. Autant de répercussions de leur impression de délaissement.</p><p>Quel est le sentiment qui domine chez ces familles précarisées ? (Extrait du documentaire disponible à cet URL : <a href="https://youtu.be/IyoO4iSb_Fs" rel="noopener" target="_blank">https://youtu.be/IyoO4iSb_Fs</a>)</p><p>La colère. Cette indignation qui naît lorsqu’on se rend soudain compte que ses aspirations ne peuvent être satisfaites. On évite les amis qui ont réussi. On sort moins, parce qu’on n’en a pas les moyens. On reçoit peu : offrir un repas coûte cher. On rompt avec certaines activités, sportives ou autres, par crainte de ne plus être à la hauteur dans certains cercles. La vie sociale se réduit. On s’enferme. On s’isole.</p><p>« Gilets jaunes » : « Le sentiment de se casser la gueule est insupportable »</p><p>Comment les enfants vivent-ils ces bouleversements ?</p><p>Tout dépend de leur âge et du contexte parental. Les plus jeunes, comme les enfants de Jean-Philippe et d’Isabelle, très couvés, ne réalisent pas la paupérisation. Dans leur cas, la famille élargie compense financièrement les besoins. Les deux pré-ados de Gaëlle composent très bien avec la situation. Ils parviennent à s’offrir des marques en courant les promos et ils en sont très fiers. Pour les plus grands, c’est un peu compliqué. Durant toute leur adolescence, ils ont vu leurs parents trimer comme des dingues pour s’en sortir avec un résultat proche de zéro. « La valeur travail » est très dépréciée auprès de ces jeunes. Pourquoi se tuer au boulot si c’est pour se retrouver au chômage à 45 ans ?</p><p>La précarisation atteint forcément l’intimité des couples... (Extrait du documentaire disponible à cet URL : <a href="https://youtu.be/oL08b9xZNf0" rel="noopener" target="_blank">https://youtu.be/oL08b9xZNf0</a>)</p><p>Rentrer le soir chez soi épuisé déstructure forcément la vie familiale. Catherine, qui travaille douze heures par jour, reconnaît qu’elle n’a pas pu s’occuper de ses filles comme elle l’aurait souhaité. Régis, qui fait de 80 à 90 heures par semaine sans connaître ses horaires à l’avance, tombe de fatigue en permanence. De retour à la maison, il ne pense qu’à dormir. Il n’a même plus l’énergie d’emmener ses enfants se balader. Les couples n’ont plus de vrais moments à deux. Et si ça va mal, ils sont bien obligés de rester ensemble. Impossible d’abandonner l’autre alors qu’il ne gagne que 600 euros par mois. La précarité interdit de choisir sa vie.</p><p>Vous avez filmé vos personnages entre juillet 2013 et mars 2014. Qu’en retenez-vous ?</p><p>On s’en tire mieux quand la famille est présente, quand son enfance a été choyée, quand ses repères restent forts, quand le système ne vous broie pas depuis trop longtemps, via des CDD à répétition. A la longue, certains s’accusent même de ce qui leur arrive et finissent par mettre en doute leurs propres capacités. Le problème qui touche souvent cette population fragile est la perte de confiance en soi.</p><p>Sylvie Véran</p><p>Classe moyenne, des vies sur le fil</p><p>« En France, dix millions de personnes forment la petite classe moyenne, oubliée des statistiques et ignorée des politiques. En équilibre instable sur un fil, compte tenu de leurs faibles revenus (à peine au-dessus du seuil de pauvreté, soit 1 200 euros pour une personne seule et 2 600 euros pour une famille avec deux enfants), ces hommes et femmes se démènent pour ne pas sombrer dans la misère. Frappés de plein fouet par la crise, ils ont vu leur niveau de vie se dégrader ». Avec sa série documentaire humaine et sans pathos, dont les trois volets sont diponible sur Arte, Frédéric Brunnquell a voulu parler de ces déclassés qui tentent de s’en sortir. Afin de mettre des visages sur cette précarité qui prospère en silence, il a suivi le quotidien de quatre familles face à la crise.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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