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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Mars 2025]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 21:37:52 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[INFOGRAPHIES. Trois graphiques pour comprendre les enjeux de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et l&#039;Union européenne]]></title>
	<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p><p><img alt="Ensemble, l'aluminium et l'acier ont compté pour moins de 2% des exportations totales de l'Union européenne vers les Etats-Unis. (JAAK MOINEAU / HANS LUCAS / AFP)" fetchpriority="high" sizes="(min-width: 1200px) 90vw, (min-width: 560px) 100vw, 90vw" src="https://www.francetvinfo.fr/pictures/mHV9eRRDc6ICEgD1KmfjPGtG15A/102x0:784x682/100x100/filters:format(jpg)/2025/03/14/080-hl-jmoineau-1669696-67d3c68d13715172475785.jpg" style="width: 50%; height: 50%;"><br />
Ensemble, l&#39;aluminium et l&#39;acier ont compt&eacute; pour moins de 2% des exportations totales de l&#39;Union europ&eacute;enne vers les Etats-Unis. (JAAK MOINEAU / HANS LUCAS / AFP)</p><p>Donald Trump a d&eacute;cid&eacute; d&#39;imposer des droits de douane de 25% sur l&#39;aluminium et l&#39;acier en provenance d&#39;Europe. En r&eacute;action, la Commission europ&eacute;enne a annonc&eacute; qu&#39;elle allait bient&ocirc;t taxer une s&eacute;rie de produits am&eacute;ricains. Le pr&eacute;sident am&eacute;ricain menace maintenant les alcools du Vieux Continent.</p><p>La guerre commerciale est d&eacute;clar&eacute;e. Apr&egrave;s des semaines de menaces, <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/il-y-a-l-idee-que-la-force-doit-l-emporter-sur-le-droit-comment-donald-trump-bouscule-l-ordre-mondial-en-place-depuis-1945_7098012.html">Donald Trump est pass&eacute; &agrave; l&#39;offensive</a>&nbsp;: le pr&eacute;sident am&eacute;ricain a impos&eacute;, mercredi 12 mars, des droits de douane de 25% sur l&#39;acier et l&#39;aluminium europ&eacute;ens. L&#39;Europe n&#39;a pas tard&eacute; &agrave; r&eacute;agir. Promettant une riposte &quot;forte mais proportionn&eacute;e&quot;, la Commission europ&eacute;enne <a href="https://www.francetvinfo.fr/economie/commerce/hausse-des-droits-de-douane-americains-l-union-europeenne-repliquera-des-le-1er-avril-face-aux-tarifs-sur-l-acier-et-l-aluminium_7125084.html">a annonc&eacute; des taxes</a>, d&egrave;s le 1er avril, sur des produits embl&eacute;matiques venant des Etats-Unis comme les motos Harley-Davidson et le bourbon, ainsi que sur d&#39;autres produits dont la liste reste &agrave; d&eacute;finir. Au total, Bruxelles pr&eacute;voit d&#39;imposer des contre-mesures sur 28 milliards de dollars de marchandises am&eacute;ricaines. Et la surench&egrave;re continue&nbsp;: le locataire de la Maison Blanche <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/donald-trump-menace-d-imposer-des-droits-de-douane-de-200-sur-le-champagne-et-les-vins-francais-et-europeens_7127655.html">a menac&eacute; de taxer &agrave; 200% le vin et le champagne europ&eacute;ens</a>. Ni les Etats-Unis ni l&#39;Europe ne semblent pr&ecirc;ts &agrave; reculer pour l&#39;instant. Franceinfo vous expose en trois graphiques les enjeux de cette escalade.</p><h2 class="bullet">L&#39;acier et l&#39;aluminium repr&eacute;sentent moins de 2% des exportations europ&eacute;ennes</h2><p class="p1">Donald Trump a d&eacute;cid&eacute; de commencer par cibler l&#39;acier et l&#39;aluminium, mais l&#39;impact reste limit&eacute; &agrave; l&#39;&eacute;chelle du commerce transatlantique. En 2024, ces m&eacute;taux repr&eacute;sentaient moins de 2% des exportations de l&#39;Union europ&eacute;enne vers les Etats-Unis, selon les calculs de franceinfo &agrave; partir des donn&eacute;es d&#39;Eurostat.&nbsp;</p><p><img alt="hierarchy visualization" src="https://public.flourish.studio/visualisation/22077384/thumbnail" style="width: 50%; height: 50%;"></p><p data-end="1735" data-start="1138">&quot;C&#39;est assez classique dans les guerres commerciales de commencer par imposer des produits de moindre importance&quot;, commente St&eacute;phane Auray, chercheur &agrave; l&#39;Ecole nationale de la statistique et de l&#39;analyse de l&#39;information et &agrave; la Rennes School of Business. Selon ce sp&eacute;cialiste, ces droits de douane peuvent tout de m&ecirc;me avoir des cons&eacute;quences, en alourdissant la facture des entreprises d&eacute;pendant de ces mati&egrave;res premi&egrave;res pour leurs activit&eacute;s, comme l&#39;industrie automobile avec l&#39;acier. Il souligne &eacute;galement qu&#39;un risque d&#39;escalade est possible&nbsp;: toute nouvelle hausse d&#39;un droit de douane entra&icirc;nant en repr&eacute;sailles l&#39;instauration d&#39;une autre taxe &agrave; l&#39;importation.</p><p data-end="1735" data-start="1138">&quot;Ces droits de douane sont contraignants pour les entreprises, car ils perturbent les march&eacute;s, mais ce n&#39;est pas un probl&egrave;me majeur pour l&#39;industrie europ&eacute;enne de l&#39;aluminium&quot;, relativise Cyrille Mounier, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral d&#39;Aluminium France. En 2018, lors du premier mandat de Donald Trump, une taxe similaire de 25% sur l&#39;acier et de 10% sur l&#39;aluminium avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; impos&eacute;e, avec un impact finalement limit&eacute; sur les exportations europ&eacute;ennes, selon les donn&eacute;es d&#39;Eurostat. Le repr&eacute;sentant de la f&eacute;d&eacute;ration professionnelle de l&#39;industrie fran&ccedil;aise de l&#39;aluminium fait en outre valoir que l&#39;Europe produit de l&#39;aluminium brut, alors que les Etats-Unis n&#39;en fabriquent pas et doivent donc en importer. &quot;Il leur co&ucirc;terait bien plus cher de construire des usines pour produire du m&eacute;tal brut que de payer des droits de douane &agrave; 25%&quot;, estime-t-il.&nbsp;</p><h2 class="bullet">Les &eacute;conomies europ&eacute;ennes et am&eacute;ricaines sont &eacute;troitement li&eacute;es</h2><p class="p1">Les &eacute;conomies europ&eacute;enne et am&eacute;ricaine sont li&eacute;es par d&#39;importants &eacute;changes commerciaux. Les Etats-Unis sont le plus grand partenaire commercial de l&#39;UE&nbsp;: ils ont repr&eacute;sent&eacute; environ 20% des exportations europ&eacute;ennes en 2024, selon les donn&eacute;es d&#39;Eurostat. Dans l&#39;autre sens, l&#39;Europe d&eacute;pend de son partenaire am&eacute;ricain pour environ 14% de ses importations, ce qui fait des Etats-Unis le deuxi&egrave;me fournisseur de l&#39;UE, juste derri&egrave;re la Chine.</p><p><img alt="chart visualization" src="https://public.flourish.studio/visualisation/22091161/thumbnail" style="width: 50%; height: 50%;"></p><p class="p1">Ces &eacute;changes commerciaux s&#39;av&egrave;rent cons&eacute;quents dans certains secteurs en particulier. L&#39;Europe d&eacute;pend en partie des Etats-Unis pour ses importations de p&eacute;trole (plus de 12% du total des biens &eacute;chang&eacute;s), de gaz et de certains m&eacute;dicaments. Quant aux Etats-Unis, ils importent notamment des produits m&eacute;dicaux et pharmaceutiques europ&eacute;ens, qui repr&eacute;sentent pr&egrave;s de 15% de leurs importations en provenance de l&#39;UE, mais aussi des voitures ou des avions.</p><p class="ftvi_citation_quote">&quot;Une guerre commerciale sur les produits les plus &eacute;chang&eacute;s entre l&#39;UE et les Etats-Unis serait une catastrophe.&quot;<br />
<em>St&eacute;phane Auray, &eacute;conomiste &agrave; franceinfo</em></p><p class="p1">Si les taxes sur les produits les plus fr&eacute;quemment &eacute;chang&eacute;s restent pour l&#39;instant limit&eacute;es, d&#39;autres secteurs pourraient cependant trinquer. Avec des droits de douane &quot;&agrave; 200%&quot;, &quot;le business s&#39;arr&ecirc;te&quot;, a pr&eacute;venu Nicolas Ozanam, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral de la F&eacute;d&eacute;ration fran&ccedil;aise des exportateurs de vins et spiritueux, interrog&eacute; par l&#39;AFP. Cela reviendrait &agrave; tripler le prix des bouteilles d&#39;alcool tricolore sur le march&eacute; am&eacute;ricain. Or la France y a export&eacute; en 2024 pour &agrave; peu pr&egrave;s 3,9 milliards d&#39;euros, soit un quart de ses exportations totales, selon des chiffres des douanes fran&ccedil;aises et de la FEVS.</p><h2 class="bullet">La balance commerciale penche du c&ocirc;t&eacute; de l&#39;Europe&nbsp;</h2><p class="p1">Pendant sa campagne pr&eacute;sidentielle de 2024, Donald Trump a r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;nonc&eacute; le d&eacute;ficit commercial croissant des Etats-Unis avec l&#39;Europe. A raison. En dix ans, l&#39;exc&eacute;dent commercial de l&#39;Union europ&eacute;enne vis-&agrave;-vis des Etats-Unis a plus que doubl&eacute;, passant de 97,1 milliards d&#39;euros en 2014 &agrave; 198,2 milliards en 2024. Cependant, ce d&eacute;s&eacute;quilibre ne concerne que les marchandises&nbsp;: l&#39;UE a export&eacute; bien plus de produits vers les Etats-Unis qu&#39;elle n&#39;en a import&eacute;s. En revanche, pour les services, l&#39;Europe conna&icirc;t un d&eacute;ficit commercial et d&eacute;pend largement des Am&eacute;ricains.</p><p><img alt="chart visualization" src="https://public.flourish.studio/visualisation/22079735/thumbnail" style="width: 50%; height: 50%;"></p><p class="p1">Certains pays europ&eacute;ens, comme l&#39;Allemagne ou l&#39;Irlande, qui exporte plus de 50% de ses biens hors de l&#39;UE vers les Etats-Unis, sont plus vuln&eacute;rables aux cons&eacute;quences des hausses des droits de douane et risquent d&#39;&ecirc;tre particuli&egrave;rement touch&eacute;s. Au Parlement europ&eacute;en, plusieurs d&eacute;put&eacute;s ont insist&eacute; sur la n&eacute;cessit&eacute; de faire front commun face &agrave; ce d&eacute;but de guerre commerciale. En France, le ministre charg&eacute; du Commerce ext&eacute;rieur, Laurent Saint-Martin, s&#39;est montr&eacute; d&eacute;termin&eacute; &agrave; d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts fran&ccedil;ais et europ&eacute;ens&nbsp;: &quot;Nous ne c&eacute;derons pas aux menaces et prot&eacute;gerons toujours nos fili&egrave;res&quot;, a-t-il &eacute;crit sur le r&eacute;seau social X.&nbsp;</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 21:30:16 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Commerce: Qu’achète et vend l&#039;UE aux États-Unis?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>&nbsp;</p><h2>M&eacute;dicaments, voitures...: Qu&rsquo;ach&egrave;te et vend l&#39;UE aux &Eacute;tats-Unis?</h2><p>&nbsp;</p><p>L&rsquo;Union europ&eacute;enne va r&eacute;pliquer &agrave; Trump qui a d&eacute;cid&eacute; de doper les droits de douanes. Petit tour d&rsquo;horizon de ce que l&rsquo;UE importe et exporte vers son alli&eacute;.</p><p>par Marion Chevrier</p><p><img alt="Les États-Unis sont le premier partenaire de l'UE pour les exportations de biens." height="176" src="https://image.lessentiel.lu/2025/03/11/50a1fd7b-f431-4611-bb91-7a2dfbb5fb6c.avif?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&amp;fit=max&amp;w=1200&amp;h=1200&amp;rect=0%2C0%2C626%2C352&amp;s=cf6de4ad796cb2754f6a5cf7b0011eba" srcset="https://image.lessentiel.lu/2025/03/11/50a1fd7b-f431-4611-bb91-7a2dfbb5fb6c.avif?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&amp;fit=max&amp;w=400&amp;h=400&amp;rect=0%2C0%2C626%2C352&amp;s=13f4e47764ae955f52a5907a2bb8528d 400w, https://image.lessentiel.lu/2025/03/11/50a1fd7b-f431-4611-bb91-7a2dfbb5fb6c.avif?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&amp;fit=max&amp;w=1200&amp;h=1200&amp;rect=0%2C0%2C626%2C352&amp;s=cf6de4ad796cb2754f6a5cf7b0011eba 626w, https://image.lessentiel.lu/2025/03/11/50a1fd7b-f431-4611-bb91-7a2dfbb5fb6c.avif?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&amp;fit=max&amp;w=1600&amp;h=1600&amp;rect=0%2C0%2C626%2C352&amp;s=6c4da8f5c3779e74a5810a9540e5aca1 626w, https://image.lessentiel.lu/2025/03/11/50a1fd7b-f431-4611-bb91-7a2dfbb5fb6c.avif?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&amp;fit=max&amp;w=2001&amp;h=2000&amp;rect=0%2C0%2C626%2C352&amp;s=85c9eeda8e47ae81f54a7c3c6c0726e0 626w, https://image.lessentiel.lu/2025/03/11/50a1fd7b-f431-4611-bb91-7a2dfbb5fb6c.avif?auto=format%2Ccompress%2Cenhance&amp;fit=max&amp;w=800&amp;h=800&amp;rect=0%2C0%2C626%2C352&amp;s=db87fd35e3bc97bca832bf94629fe6a7 626w" style="width: 313px; height: 176px;" title="Les États-Unis sont le premier partenaire de l'UE pour les exportations de biens." width="313"></p><p>Les &Eacute;tats-Unis sont le premier partenaire de l&#39;UE pour les exportations de biens.</p><p>Alors que les droits de douane sur l&#39;acier et l&#39;aluminium voulus par Trump <a href="https://www.lessentiel.lu/fr/story/etats-unis-les-droits-de-douane-sont-effectifs-l-europe-replique-103299963" rel="noopener noreferrer" target="_blank">sont entr&eacute;s en vigueur</a> ce mercredi, l&#39;UE a imm&eacute;diatement r&eacute;pliqu&eacute; en taxant une s&eacute;rie de produits am&eacute;ricains. Mais qu&rsquo;ach&egrave;te et vend l&#39;UE aux &Eacute;tats-Unis?</p><p>En 2024, l&rsquo;UE a export&eacute; 531,6 milliards d&rsquo;euros de biens vers les &Eacute;tats-Unis et en a import&eacute; 333,4 milliards d&rsquo;euros (-5%), ce qui a g&eacute;n&eacute;r&eacute; un exc&eacute;dent commercial de 198,2 milliards d&rsquo;euros (+5,5%), selon un communiqu&eacute; transmis mardi par Eurostat. Un tiers des biens export&eacute;s sont des produits m&eacute;dicaux et pharmaceutiques (22,5%) et des v&eacute;hicules routiers (9,6%). Viennent ensuite des machines et &eacute;quipements industriels g&eacute;n&eacute;raux (6,4%), des machines, appareils et pi&egrave;ces &eacute;lectriques (6%) et des machines sp&eacute;cialis&eacute;es pour des industries particuli&egrave;res (5%).</p><p>Les &Eacute;tats-Unis, eux, nous vendent principalement des produits p&eacute;troliers (16,1%), des m&eacute;dicaments et des produits pharmaceutiques (13,8%), des machines et &eacute;quipements de production d&rsquo;&eacute;nergie (9,2%) et du gaz (5,8%).</p><p>Au sein de l&rsquo;UE, c&rsquo;est bien s&ucirc;r l&rsquo;Allemagne qui exporte le plus vers les &Eacute;tats-Unis (161,2 milliards d&rsquo;euros, soit 30% des exportations europ&eacute;ennes), loin devant l&rsquo;Irlande (72,1 milliards d&rsquo;euros), l&rsquo;Italie (64,7 milliards d&rsquo;euros), la France (47,1 milliards d&rsquo;euros), les Pays-Bas (43,4 milliards d&rsquo;euros) contre 33 milliards pour la Belgique.</p><p>C&rsquo;est aussi l&rsquo;Allemagne qui importe le plus depuis les &Eacute;tats-Unis (69 milliards d&rsquo;euros, soit 21% des importations europ&eacute;ennes), devant les Pays-Bas (68,2 milliards), la France (44 milliards), la Belgique (31,4 milliards) et l&rsquo;Italie (25,9 milliards). La balance commerciale des biens de l&rsquo;Allemagne avec les &Eacute;tats-Unis et donc largement exc&eacute;dentaire (92,2 milliards d&rsquo;euros). &Agrave; titre de comparaison, la balance fran&ccedil;aise est beaucoup plus &eacute;quilibr&eacute;e (+3 milliards d&rsquo;euros).</p><p>&nbsp;</p><h2 class="crosshead_crosshead__MxhCQ crosshead_siteAreaNews__x10eM crosshead_typeStandard__szEKi" data-testid="Crosshead">La balance luxembourgeoise en d&eacute;ficit</h2><p>&nbsp;</p><p>Et le Luxembourg? La balance des biens est d&eacute;ficitaire avec les &Eacute;tats-Unis, selon les chiffres du Statec. En 2024, le Grand-Duch&eacute; a import&eacute; pour 740 millions d&rsquo;euros de biens et n&rsquo;a export&eacute; &laquo;que&raquo; pour 437 millions d&rsquo;euros, soit un d&eacute;ficit de pr&egrave;s de 303 millions d&rsquo;euros.</p><p>Le plus gros des exportations du Luxembourg sont des m&eacute;taux communs et des produits en ces m&eacute;taux (188,5 millions), ainsi que des machines et appareils &eacute;lectriques (105,5 millions d&rsquo;euros), des &eacute;quipements de transport (50,4 millions) et des produits textiles (43,3 millions d&rsquo;euros). La moiti&eacute; des importations concernent des machines et appareils &eacute;lectriques (371,2 millions), suivi par du mat&eacute;riel de transport (190 millions) et des produits des industries chimiques (64,2 millions d&rsquo;euros).</p><p>En termes de services, le Luxembourg est &eacute;galement d&eacute;ficitaire puisque selon les derniers chiffres disponibles, il a export&eacute; en 2023 pour 6 milliards d&rsquo;euros de services vers les &Eacute;tats-Unis, mais en a import&eacute; 17 milliards.</p><h3>&nbsp;</h3>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1077/les-ventes-de-tesla-ont-chute-en-2024-mais-ce-nest-quune-partie-de-l%E2%80%99histoire</guid>
	<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 09:42:52 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Les ventes de Tesla ont chuté en 2024, mais ce n&#039;est qu&#039;une partie de l’histoire]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a href="https://rouleur-electrique.fr/actu/" class="category-button | text-uppercase">Actu voiture électrique</a></p>
<p>Le marché automobile européen traverse actuellement une période charnière, marquée par des changements significatifs dans les habitudes d’achat. Les chiffres récents révèlent une transformation majeure du paysage des véhicules électriques, particulièrement visible à travers les performances de <a href="https://rouleur-electrique.fr/voiture-electrique-tesla/">Tesla</a>.</p>
<p>Un recul historique des immatriculations électriques</p>
<p>L’année 2024 marque un tournant avec une baisse de 5,9% des immatriculations de voitures électriques dans l’Union Européenne. Les statistiques de l’ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles) montrent que seulement 1 447 934 véhicules électriques ont été immatriculés, contre 1 538 106 en 2023. En incluant le Royaume-Uni et les pays de l’AELE, ce chiffre atteint 1 993 102 unités, soit une baisse de 1,3%.</p><p></p>
<p>L’impact majeur des politiques de subventions</p>
<p>La réduction drastique des aides gouvernementales explique en grande partie cette situation. Voici les principaux changements :</p>
<p>L’Allemagne a supprimé son programme de subventions en décembre 2023<br />Le Danemark, la Suède et la France ont réduit leurs bonus écologiques<br />Les <a href="https://rouleur-electrique.fr/guide/achat/aide/">aides à l’achat</a> ont diminué dans la majorité des pays européens</p>

<p>Tesla face à une concurrence croissante</p>
<p>Le constructeur américain subit une chute de 10,8% de ses immatriculations en Europe, avec 327 034 véhicules enregistrés en 2024. Sa part de marché dans le segment électrique est passée de 18% à 16%. Ce recul s’explique notamment par :</p>
<p>Facteurs de déclin<br />Impact sur le marché</p>

<p>Concurrence accrue<br />Nouveaux modèles plus abordables</p>

<p>Évolution des préférences<br />Diversification des choix des consommateurs</p>

<p>Positionnement tarifaire<br />Modèles concurrents moins chers</p>

<p>Le marché automobile global en transition</p>
<p>Les véhicules thermiques connaissent également des difficultés majeures. Les voitures essence accusent une baisse de 4,8% dans l’UE, tandis que le diesel s’effondre avec un recul de 11,4%. Seuls les véhicules hybrides classiques montrent une croissance significative, avec une progression de 20,9%.</p>
<p>Perspectives et évolution du marché</p>
<p>L’arrivée de nouveaux modèles électriques plus abordables pourrait redistribuer les cartes en 2024. Les constructeurs traditionnels intensifient leurs efforts pour proposer des alternatives crédibles aux Tesla, avec des véhicules électriques sous la barre des 30 000 euros. Cette démocratisation pourrait stimuler les ventes et attirer de nouveaux acheteurs vers la mobilité électrique.</p><p>Le marché européen des voitures électriques traverse une phase de maturité, où la diversification de l’offre et l’ajustement des prix deviennent des facteurs déterminants. Les constructeurs devront s’adapter à cette nouvelle réalité pour maintenir leur position dans un marché de plus en plus compétitif.</p><p></p><p class="wp-block-post-author__name">Rédigé par Albert Lecoq</p><p class="wp-block-post-author__bio">Spécialiste des guides d'achat de voitures électriques, je suis passionné par les nouvelles technologies et je suis un fervent partisan de l'adoption de la technologie électrique et de la mobilité durable.</p>
<p>Réagissez à l'article</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1063/avec-musk-cest-la-fin-de-lhypocrisie-de-la-silicon-valley-desormais-letat-est-un-levier-au-service-du-prive</guid>
	<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 19:06:29 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1063/avec-musk-cest-la-fin-de-lhypocrisie-de-la-silicon-valley-desormais-letat-est-un-levier-au-service-du-prive</link>
	<title><![CDATA[&quot;Avec Musk, c&#039;est la fin de l&#039;hypocrisie de la Silicon Valley... Désormais, l&#039;État est un levier au service du privé&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Dans son livre « L’économie de l’apocalypse » (Seuil), Quinn Slobodian dissèque la montée d’un capitalisme sans limites ni frontières, porté par les rêves libertariens des ultra-riches. Zones franches, enclaves technologiques et « sécession des élites » : ces nouveaux modèles économiques défient les États-nations et fragilisent la démocratie. Entretien avec un historien qui lève le voile sur ces utopies dystopiques.</p>

<p>Depuis des décennies, démocratie et économie de marché marchent de pairs dans les esprits. Pourtant ces dernières années, les démocraties libérales semblent mal en point. Nombre d'intellectuels affirment que la faute reviendrait à un capitalisme de plus en plus dérégulé, qui s'opposerait aux volontés populaires. C'est l'explication privilégiée par Quinn Slobodian, professeur d'histoire économique et politique globale à l'université de Boston et spécialiste de l’histoire du néolibéralisme.</p>

<p>Marianne : Le fil conducteur de votre ouvrage est ce que vous appelez la « sécession des riches ». Qu’entendez-vous par cette formule ?</p>

<p>Quinn Slobodian : Depuis les années 1990, Robert Reich, économiste américain, avait déjà mis en garde contre une « sécession des élites », symbolisée par l’essor des communautés fermées et la montée des technologies numériques. Ces phénomènes isolent les classes privilégiées du reste de la société et fragmentent les espaces publics traditionnels.</p>

<p>Mon livre s’intéresse, à l’inverse, à ceux qui considèrent cette fragmentation comme une opportunité : les ultrariches qui perçoivent ces enclaves comme des zones de liberté économique et d’autonomie personnelle, échappant aux contraintes démocratiques. Ces logiques se retrouvent jusque dans les hautes sphères politiques.</p>

<p>Avez-vous des exemples précis en tête en ce sens ?</p>

<p>Par exemple, la présence massive de milliardaires dans l’administration Trump. Mon objectif est de comprendre : qu’espèrent-ils encore obtenir dans un système qu’ils dominent déjà et quel type de monde veulent-ils façonner ?</p>

<p>Justement, vous traitez longuement dans le livre de la tension entre démocratie et liberté économique. De quoi s’agit-il exactement ? En quoi consiste cette tension ?</p>

<p>Le néolibéralisme est né d’une inquiétude fondamentale : comment préserver le capitalisme face à la montée des démocraties de masse, qui risquaient de redistribuer les richesses par le vote ? Dès les années 1930, des figures comme Friedrich Hayek ou Milton Friedman ont élaboré des stratégies pour limiter l’influence des institutions démocratiques, en sanctuarisant des principes comme la propriété privée ou en renforçant des règles supranationales qui contraignent les États.</p>

<p>Par exemple, les institutions comme l’Union européenne ou l’OMC restreignent les capacités des gouvernements à réguler le commerce, les aides publiques ou le travail. Cette logique va jusqu’à promouvoir la création d’enclaves économiques au sein même des nations. Ces « micro-ordres », exempts de régulation démocratique, deviennent des modèles pour les partisans d’un capitalisme affranchi des contraintes sociales.</p>

<p>À propos des « micro-ordres » : dans votre livre, vous évoquez la possibilité de créer des micro-ordres d’une nature différente, opposés à ceux promus par les néolibéraux. Pensez-vous que ces espaces alternatifs peuvent coexister harmonieusement dans les démocraties ?</p>

<p>Critiquer certaines formes de « sécession libertarienne » ne signifie pas rejeter toute expérimentation politique à petite échelle. Des initiatives comme le municipalisme socialiste ont prouvé, par le passé, qu’on pouvait innover au niveau local et inspirer des réformes plus larges. Les campements autogérés, qu’il s’agisse d’Occupy Wall Street ou d’autres mouvements, démontrent que ces micro-ordres peuvent être des espaces de résistance face à l’injustice. Cependant, la domination des espaces numériques par des entreprises comme Meta ou Twitter complique la tâche.</p>

<p>Il est crucial de créer des institutions parallèles, combinant communautés en ligne et actions sur le terrain. Cela inclut des mouvements syndicaux renaissants, des trusts fonciers communautaires, ou des actions directes contre les énergies fossiles. Ces formes de mobilisation, loin d’être obsolètes, restent essentielles pour contrer les dérives oligarchiques.</p>

<p>Un mot sur l’investisseur néo-zélandais Peter Thiel, figure centrale de votre livre. Pourquoi est-il, selon vous, emblématique des utopies libertariennes contemporaines ?</p>

<p>Peter Thiel incarne une évolution marquante de l’imaginaire libertarien. En 2009, il déclarait que démocratie et liberté économique n’étaient plus compatibles, prônant une sortie des États-nations. Il a fait fortune avec PayPal, Palantir (surveillance pour les gouvernements), Anduril (armes) et Mithril (investissements technologiques). Inspiré par des œuvres de science-fiction et des idées conservatrices, il rêvait de créer une monnaie échappant à tout contrôle étatique, et a soutenu des projets comme le Seasteading Institute, qui cherchait à multiplier les juridictions autonomes dans le monde.</p>

<p>En 2016, il opère un tournant en soutenant Donald Trump, devenant une figure controversée dans la Silicon Valley. Plutôt que de créer un nouvel État, il s'emploie à influencer un État existant. Depuis, il a inspiré d'autres investisseurs comme David Sacks et des figures comme Elon Musk, qui exploitent leurs relations avec l’État pour obtenir des contrats fédéraux, en particulier dans l’armement et l’IA. Ce basculement révèle un abandon de l’hypocrisie passée, où la Silicon Valley critiquait l’État tout en profitant de ses soutiens. Désormais, ces acteurs revendiquent ouvertement leur collaboration avec les pouvoirs publics pour leurs propres ambitions.</p>

<p>À propos d’Elon Musk et de ses projets comme Starlink ou ses ambitions pour Mars, ceux-ci incarnent-ils une forme de « sécession technologique » ? Ces initiatives reflètent-elles les dynamiques que vous analysez ?</p>

<p>Elon Musk illustre parfaitement la nouvelle dynamique entre les grandes entreprises technologiques et l’État. Sa relation avec le gouvernement américain, marquée par sa collaboration avec plusieurs administrations, témoigne de la dépendance croissante des États envers des acteurs privés pour des fonctions essentielles, comme les satellites militaires ou l’exploration spatiale. Musk ne se contente pas de profiter du système : il cherche à le remodeler à son avantage. Par exemple, au Texas, il a créé une ville-entreprise où il peut écrire ses propres règles, incarnant une « sécession interne » sans quitter le territoire national.</p>

<p>Ce phénomène accentue les inégalités géographiques et économiques, car des juridictions locales entrent en compétition pour attirer les investissements technologiques. Cela affaiblit les gouvernements fédéraux, tout en permettant à des entreprises comme celles de Musk d'imposer leurs priorités, qu’il s’agisse d’IA, de véhicules autonomes ou d’allongement de la vie. Ce déséquilibre s’aggrave lorsque ces mêmes leaders, comme Zuckerberg ou Bezos, contrôlent les médias, les plateformes sociales et les infrastructures numériques, limitant ainsi le débat public et la critique indépendante.</p>

<p>La guerre en Ukraine a montré comment des entreprises privées, comme celles de la Silicon Valley (Starlink, Palantir), jouent un rôle stratégique dans les conflits modernes. Est-ce une conséquence logique de l’érosion des souverainetés nationales ?</p>

<p>La guerre en Ukraine illustre la dépendance des États envers les géants technologiques. Elon Musk, par exemple, contrôle l’accès des forces ukrainiennes à la connectivité satellitaire via Starlink, prenant des décisions unilatérales aux conséquences stratégiques. Ce pouvoir révèle l’influence grandissante des entreprises privées sur les gouvernements. En parallèle, ces acteurs peuvent utiliser leur position pour forcer des concessions, comme l’ouverture des marchés chinois aux services américains ou l’affaiblissement des régulations européennes sur les contenus en ligne. Ainsi, l’État devient un simple levier au service des intérêts privés.</p>

<p>Les zones franches sont souvent présentées comme des moteurs de développement économique. Quels récits alternatifs pourraient être opposés à cette rhétorique ?</p>

<p>Deux contre-arguments principaux remettent en question l’efficacité des zones franches. D’abord, elles échouent souvent à stimuler l’investissement. Le Royaume-Uni, par exemple, a créé des « freeports » pour revitaliser son industrie dans le Nord, mais ces initiatives n’ont produit que des opportunités de corruption et aucun bénéfice économique notable.</p>

<p>Ensuite, ces zones contournent les cadres légaux et démocratiques. Des exemples comme la Golden Triangle Zone au Laos, devenue un nid de criminalité, ou la zone Próspera au Honduras, qui défie la souveraineté nationale, montrent que ces projets engendrent souvent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent.</p>

<p>Le rêve d’une société sans État, tel qu’imaginé par certains néolibéraux, est-il un danger réel ou une chimère idéologique ?</p>

<p>L’idée d’un monde complètement fragmenté, où la démocratie aurait disparu et chaque territoire serait géré par des PDG-monarques, relève davantage de la science-fiction, comme dans les œuvres de William Gibson ou Neal Stephenson. Cependant, ces récits imaginent souvent un mélange de formes étatiques persistantes : des gouvernements représentatifs affaiblis coexistant avec des enclaves riches et technologiquement avancées, dominées par des intérêts privés.</p>

<p>Par exemple ?</p>

<p>Un exemple frappant est tiré du roman La Parabole du Semeur d’Octavia Butler, publié en 1993 mais se déroulant en 2024-2025. Elle y décrit une Amérique dirigée par un gouvernement réactionnaire, où des communautés fortifiées, contrôlées par des multinationales, offrent sécurité et ressources en échange de la soumission des individus. Ce modèle évoque une réalité contemporaine : des travailleurs venant de pays comme le Bangladesh ou l’Indonésie, qui migrent vers Dubaï ou Singapour pour y travailler sans droits. Cette logique de capitalisme fragmenté est aujourd’hui perçue comme une réussite dans un monde impitoyable.</p>

<p>À LIRE AUSSI : Marcel Gauchet : "La plupart de ceux qui dénoncent le néolibéralisme ne s'aperçoivent pas qu'ils sont en plein dedans"</p>

<p>Il est peu probable que le monde passe brutalement d’un système de nations interconnectées, symbolisé par les Nations unies, à une mosaïque de souverainetés privées. Mais l’essor des zones économiques spéciales et des projets dystopiques portés par les élites technologiques montre une transition inquiétante. Le mythe de l’autodétermination nationale s’effrite, et des idées autrefois inconcevables – comme annexer ou acheter des territoires, une proposition de Donald Trump – deviennent discutables. Nous ne vivons pas encore dans une économie de l’apocalypse, mais certains de ses contours se dessinent déjà.</p>

<p>***</p>

<p>...<br />Lire plus<br />Le Capitalisme de l'apocalypse. Ou le rêve d'un monde sans démocratie, Quinn Slobodian, Seuil, 368 p., 25,50 €.</p>

<p>Nidal Taibi</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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