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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Janvier 2026]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 17:28:32 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[[unable to retrieve full-text...]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>[unable to retrieve full-text content]</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 18:46:58 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Comprendre l’intervention américaine au Venezuela]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>On ne peut pas comprendre l’enlèvement de Nicolas Maduro si l’on ignore les masses financières colossales associées à un changement de régime à Caracas.<br />Gabriel Zucman<br />janv. 04, 2026</p>

<p>Il ne s’agit pas de minorer les aspects idéologiques ou géopolitiques de l’intervention américaine – réaffirmer la doctrine Monroe, asseoir des sphères d’influence impériales.</p>

<p>Mais c’est bien le pétrole qui constitue le mobile essentiel de ce coup de force : l’accaparement et l’extraction des plus importantes réserves d’or noir du monde, longtemps exploitées avec une profitabilité inouïe par les multinationales américaines et leurs actionnaires.</p>

<p>Maduro était un dictateur brutal et corrompu, mais Trump s’entend très bien avec de nombreux dictateurs brutaux et corrompus, cela ne génère chez lui nulle hostilité.</p>

<p>L’objectif principal de l’expédition trumpiste est ailleurs : reprendre l’exploitation de la manne pétrolière vénézuélienne au profit des grandes fortunes américaines, exploitation qui avait atteint un premier paroxysme dans les années 1950, pendant cet « âge d’or » mythifié par le mouvement MAGA.</p>

<p>Si l’on veut comprendre l’ambition de la Maison Blanche, c’est sur cette histoire peu connue qu’il faut revenir : celle d’un extractivisme international poussé à son paroxysme, dont Trump cherche à écrire aujourd’hui un nouveau chapitre qui, s’il y parvient, pourrait s’avérer plus extrême encore.</p>

<p>***</p>

<p>La production pétrolière vénézuélienne commence dans les années 1910 par un vice fondateur : le pétrole est pour ainsi dire donné aux majors étrangères.</p>

<p>Le dictateur Juan Vicente Gomez accorde des concessions extraordinairement généreuses aux multinationales américaines et britanniques, qui y développent rapidement la production.</p>

<p>Dès 1929, Caracas pèse pour plus de 10 % de la production d’or noir de la planète et en est le premier exportateur mondial.</p>

<p>Initialement, Britanniques et Américains se partagent le gâteau. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les seconds finissent par rafler la mise. Le Venezuela devient le premier réceptacle des investissements internationaux américains, et sa première source de profits étrangers.</p>

<p>Il faut bien prendre la mesure des richesses ainsi extraites du Venezuela par les Etats-Unis au mitan du 20e siècle.</p>

<p>En 1957, au sommet de cet extractivisme transfrontière, les profits enregistrés par les majors américaines au Venezuela sont du même ordre de grandeur que l’ensemble des bénéfices réalisés par toutes les multinationales américaines – tous secteurs confondus – dans tous les autres pays d’Amérique latine et tous les pays d’Europe continentale confondus !</p>

<p>L’équivalent de 12 % du produit intérieur net vénézuélien – c’est-à-dire de la valeur de tous les biens et services produits chaque année dans le pays – va aux actionnaires américains. Soit à peu près autant que ce que touche la classe populaire du Venezuela, les 50 % les plus pauvres du pays.</p>

<p> <a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1222/ratio-entre-les-profits-nets-d%E2%80%99impot-realises-par-les-filiales-de-multinationales-americaines-au-venezuela-et-le-produit-interieur-net-du-venezuela" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" alt="ratio entre les profits nets d’impôt réalisés par les filiales de multinationales américaines au Venezuela et le produit intérieur net du Venezuela" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1222/medium"></a> </p>

<p>Lecture et sources : ce graphique montre l’évolution du ratio entre les profits nets d’impôt réalisés par les filiales de multinationales américaines au Venezuela et le produit intérieur net du Venezuela. Source : calculs de l’auteur à partir des enquêtes pluriannuelles du Bureau of Economic Analysis sur les activités des multinationales américaines, voir Wright et Zucman (2018) pour une présentation de ces données.<br />Le PIB du Venezuela augmente, mais au profit des grandes fortunes états-uniennes qui encaissent les dividendes et des employés américains bien payés.</p>

<p>Le Venezuela abrite en effet au début des années 1960 la plus grande communauté d’expatriés américains. Ces derniers y vivent dans des enclaves qui leur sont réservées, dotées d’hôpitaux flambants neufs et de terrains de baseball luxuriants.</p>

<p>C’est « l’âge d’or » auquel le pouvoir trumpiste souhaite revenir. Un partage de la rente pétrolière qu’on peut difficilement imaginer plus injuste et inégalitaire.</p>

<p>***</p>

<p>C’est aussi un modèle de développement foncièrement instable, qui ne peut susciter que des réactions violentes.</p>

<p>Car comment accepter que les revenus versés aux actionnaires étrangers soient du même ordre de grandeur que ceux touchés par la moitié de la population locale ?</p>

<p>Jusqu’aux années 1950, dans la foulée de Gomez, les différents régimes au pouvoir à Caracas préfèrent choyer les capitaux internationaux, maintenant une fiscalité légère, se pliant aux désidérata des majors, s’enrichissant souvent au passage.</p>

<p>À partir des années 1960, comme dans le reste de l’Amérique latine, les gouvernements successifs vont essayer de négocier des conditions financières plus équilibrées.</p>

<p>Le Venezuela prend la tête de ce mouvement. C’est un homme politique vénézuélien, Juan Pablo Pérez Alfonzo, qui se trouve derrière la création de l’OPEP (Organisation des pays producteurs de pétrole) en 1960. Le pays prend les rênes du mouvement pour faire advenir un « nouvel ordre économique international », exiger une réécriture des règles du commerce mondial.</p>

<p>Ce processus culmine dans la nationalisation, en 1976, des actifs d’ExxonMobil, Shell et Chevron au Venezuela.</p>

<p>Donald Trump a 30 ans. Il ne cesse aujourd’hui de dénoncer ce « vol ». Et ne cache guère son objectif principal : revenir aux conditions léonines de la période 1920-1960.</p>

<p>***</p>

<p>S’il y parvient, on peut envisager un doublement voire un triplement des profits de l’industrie pétrolière américaine, l’un des plus gros financeurs de Trump et du parti républicain.</p>

<p>Les réserves d’or noir du Venezuela sont en effet considérables : les plus importantes du monde. Et elles sont quasi-inexploitées, la production s’étant effondrée en raison de la mauvaise gestion du régime chaviste et du durcissement des sanctions américaines en 2017.</p>

<p> <a href="https://ememiom.fr/iom/file/view/1223/reserves-petrole-mondiales-2024" class="embed-insert"><img class="elgg-photo" alt="Réserves pétrole mondiales 2024" src="https://ememiom.fr/iom/serve-icon/1223/medium"></a> </p>

<p>Les enjeux financiers sont d’autant plus importants que les prix du pétrole sont plus élevés que dans les années 1950. Si Trump parvenait à rétablir les conditions financières qui prévalaient au milieu du 20e siècle, la manne captée par les majors américaines et leurs propriétaires en serait augmentée d’autant.</p>

<p>Quand Trump dit qu’il veut « gouverner » le Venezuela, c’est là son projet.</p>

<p>Pour fixer un ordre de grandeur, les profits d’Aramco – le principal producteur de pétrole d’Arabie saoudite, pays qui abrite les deuxièmes plus grandes réserves d’or noir – se sont élevés ces dernières années à $100-$150 milliards par an.</p>

<p>$100 à $150 milliards par an : c’est la somme en jeu, aujourd’hui, derrière l’enlèvement de Maduro</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 00:00:13 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L’euro va s’effondrer. Ce n’est plus une opinion, c’est une certitude historique.]]></title>
	<description><![CDATA[<p>On nous répète que l’euro est « irréversible ». Qu’il n’y a « pas d’alternative ». Qu’en sortir serait le chaos.</p><p>C’est exactement ce que l’on dit toujours avant l’effondrement d’un système monétaire.</p><p>Car l’histoire est implacable : aucune monnaie imposée par une technocratie, sans peuple souverain derrière elle, n’a jamais survécu durablement. L’euro ne fait pas exception. Il ne s’agit plus d’opinion, mais de mathématiques, de dette… et de temps qui s’épuise.</p><p class="article-editor-paragraph article-editor-content__has-focus">Par Ludovic Malot, entrepreneur &amp; économiste, Auteur <a class="article-editor-link article-editor-link" href="https://www.editions-maia.com/livre/le-suicide-monetaire-malot-ludovic-9782384416400/" rel="noopener noreferrer">« Le Suicide Monétaire »</a> aux éditions Maïa</p><p class="article-editor-paragraph">Il faut avoir le courage de le dire clairement : l’euro est une construction condamnée.</p><p class="article-editor-paragraph">Non pas par idéologie, mais par arithmétique, histoire et logique politique.</p><p class="article-editor-paragraph">Toutes les grandes monnaies artificielles imposées par le haut, sans peuple souverain derrière elles, ont fini de la même manière. L’euro n’échappera pas à cette loi.</p>
<p>Une monnaie sans nation : une anomalie historique</p>
<p class="article-editor-paragraph">Aucune monnaie durable n’a jamais survécu sans :</p><p class="article-editor-paragraph">un État souverain,</p><p class="article-editor-paragraph">un budget commun,</p><p class="article-editor-paragraph">un peuple politiquement unifié,</p><p class="article-editor-paragraph">une responsabilité démocratique claire.</p><p class="article-editor-paragraph">L’euro n’a aucun de ces fondements.</p><p class="article-editor-paragraph">Vingt pays, des structures économiques opposées, des cultures fiscales incompatibles, des cycles économiques divergents… liés par une seule monnaie rigide. C’est une aberration macroéconomique.</p><p class="article-editor-paragraph">Déjà dans les années 1960, Jacques Rueff avertissait :</p><p class="article-editor-paragraph">« L’inflation est l’impôt le plus injuste, car il frappe d’abord les plus faibles. »</p><p class="article-editor-paragraph">C’est exactement ce que produit l’euro aujourd’hui.</p>
<p>Une machine à dettes et à déséquilibres</p>
<p class="article-editor-paragraph">Les chiffres parlent d’eux-mêmes :</p><p class="article-editor-paragraph">Dette publique moyenne de la zone euro : ≈ 90 % du PIB</p><p class="article-editor-paragraph">Italie : ≈ 140 %</p><p class="article-editor-paragraph">France : ≈ 112 %</p><p class="article-editor-paragraph">BCE : bilan passé de 1 200 milliards € en 2007 à plus de 7 500 milliards €</p><p class="article-editor-paragraph">Déséquilibres TARGET2 : plus de 1 100 milliards € pour l’Allemagne seule</p><p class="article-editor-paragraph">Ces chiffres ne décrivent pas une zone monétaire saine, mais une fuite en avant permanente, rendue possible uniquement par la planche à billets et la répression financière.</p><p class="article-editor-paragraph">Rueff parlait déjà de cette dérive :</p><p class="article-editor-paragraph">« Le déficit budgétaire est la forme moderne de la banqueroute. »</p><p class="article-editor-paragraph">L’euro n’a pas supprimé les crises : il les a mutualisées, masquées, puis aggravées.</p>
<p>La BCE : cœur technocratique du problème</p>
<p class="article-editor-paragraph">La Banque centrale européenne n’est pas une banque centrale classique.</p><p class="article-editor-paragraph">C’est un organe politique non élu, qui :</p><p class="article-editor-paragraph">fixe les taux pour 450 millions d’Européens,</p><p class="article-editor-paragraph">redistribue silencieusement la richesse par l’inflation,</p><p class="article-editor-paragraph">choisit quels États survivent… et à quel prix.</p><p class="article-editor-paragraph">Quand une monnaie ne peut survivre que par des taux artificiellement bas, des rachats de dettes massifs et des règles constamment violées, ce n’est plus une monnaie : c’est un dispositif de contrôle.</p>
<p>L’euro comme instrument de domination</p>
<p class="article-editor-paragraph">L’euro n’est plus un projet de prospérité.</p><p class="article-editor-paragraph">C’est devenu un outil disciplinaire :</p><p class="article-editor-paragraph">austérité imposée aux peuples,</p><p class="article-editor-paragraph">chantage budgétaire,</p><p class="article-editor-paragraph">mise sous tutelle des États,</p><p class="article-editor-paragraph">destruction progressive des souverainetés nationales.</p><p class="article-editor-paragraph">Aucune tyrannie technocratique n’est éternelle. L’histoire est formelle : quand la monnaie devient un instrument de domination plutôt que d’échange, elle finit toujours par être rejetée.</p>
<p>Comment l’euro disparaîtra</p>
<p class="article-editor-paragraph">Pas par un vote.</p><p class="article-editor-paragraph">Pas par une conférence solennelle.</p><p class="article-editor-paragraph">Mais par :</p><p class="article-editor-paragraph">une crise obligataire majeure,</p><p class="article-editor-paragraph">une fracture Nord-Sud irréversible,</p><p class="article-editor-paragraph">une perte de confiance brutale,</p><p class="article-editor-paragraph">ou une sortie unilatérale déclenchée par nécessité.</p><p class="article-editor-paragraph">Toutes les grandes monnaies artificielles meurent de la même façon : par la réalité.</p>
<p>Conclusion</p>
<p class="article-editor-paragraph">L’euro ne sera pas sauvé.</p><p class="article-editor-paragraph">Il sera abandonné.</p><p class="article-editor-paragraph">Non parce que les peuples le voudront soudain, mais parce que les lois économiques sont plus fortes que les dogmes idéologiques.</p><p class="article-editor-paragraph">Jacques Rueff l’avait compris avant beaucoup d’autres : on ne triche pas durablement avec la monnaie sans en payer le prix.</p><p class="article-editor-paragraph">L’euro n’est pas une fatalité.</p>
<p>Sa disparition est une certitude historique.</p>
<p class="article-editor-paragraph">La seule question est désormais :</p><p class="article-editor-paragraph">qui aura le courage de s’y préparer — et qui paiera l’addition finale ?</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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