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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Thu, 07 May 2026 20:36:43 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le débarquement en Normandie, selon le Général DE GAULLE]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Mai 1964, le Général de Gaulle répond aux polémiques sur son absence aux commémorations du débarquement 6 juin et rappelle l'importance du rôle des Français dans la Libération de la France : </p>

<p>« Ces messieurs de la presse qui me reprochent de ne pas aller en Normandie vingt ans après, que faisaient-ils alors ? S'étaient-ils battus pour que la France recouvre sa liberté, pour qu'elle contribue à sa délivrance ? Que faisaient-ils pendant la guerre ? Ils ne se battaient ni en Normandie, ni ailleurs. La Libération s'est passée sans eux. Elle s'est passée d'eux. </p>

<p>Vous croyez que les Américains et les Anglais ont débarqué en Normandie pour nous faire plaisir ? Ce qu'ils voulaient, c'était glisser vers le nord le long de la mer, pour détruire les bases des V1 et des V2, prendre Anvers et, de là, donner l'assaut à l'Allemagne. Paris et la France ne les intéressaient pas. Leur stratégie, c'était d'atteindre la Ruhr, qui était l'arsenal, et de ne pas perdre un jour en chemin.</p>

<p>Churchill avait demandé à Eisenhower d'essayer de libérer Paris pour Noël. Il lui avait dit : "Personne ne pourra vous en demander davantage." Eh bien si, nous étions décidés à demander davantage ! Le peuple de Paris s'est soulevé spontanément et il aurait été probablement écrasé sous les décombres, comme le peuple de Varsovie, s'il n'avait pas été soutenu. Mais il y avait des hommes qui, trois ans plus tôt, à Koufra, s'étaient juré de libérer Paris, puis Strasbourg. Ce sont eux qui ont libéré Paris avec son peuple.</p>

<p>Mais nous n'avions pas l'accord des Américains. Quand j'ai vu que l'insurrection parisienne allait être écrasée par une division allemande intacte qui arrivait de Boulogne-sur-mer, j'ai donné l'ordre à Leclerc de foncer. C'est ainsi que nous avons évité à Paris le sort de Varsovie. Nous avons obligé les Anglo-Saxons à changer de stratégie. Les Américains ne se souciaient pas plus de libérer la France que les Russes de libérer la Pologne. Ce qu'ils voulaient, c'était en finir avec Hitler, en essuyant le moins de pertes possible. Ce qu'ils voulaient épargner, c'était le sang des boys, ce n'était pas le sang, les souffrances et l'honneur des Français.</p>

<p>Effectivement, si les Anglo-Saxons avaient pu mener leur stratégie jusqu'au bout, ils auraient peut-être réussi à frapper l'Allemagne au cœur plus vite. De toute façon, Hitler aurait fini par être battu, et la France aurait fini par être libérée. Mais si les Français étaient restés passifs, si nous n'avions pas eu de part à la défaite d'Hitler, c'est au bout du compte lui qui aurait vaincu la France. »</p>

<p>Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, tome 2.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1262/les-politiques-nationales-sont-des-politiques-imposees-par-lue</guid>
	<pubDate>Mon, 04 May 2026 20:28:27 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1262/les-politiques-nationales-sont-des-politiques-imposees-par-lue</link>
	<title><![CDATA[Les politiques nationales sont des politiques imposées par l&#039;UE.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>FLORILÈGE DE CE QU'IMPOSE L'UE <br />Ne voulant pas en sortir Zemmour, Le 9en6, Bardella, Montebourg, Mélenchon, etc... feignent de pouvoir unilatéralement changer les traités. <br />Foutaise ! </p>

<p>ZFE =&gt; directive européenne. <br />DPE =&gt; directive européenne. <br />Marché Pfizer par SMS opaque =&gt; #VonDerLeyen. <br />Marché européen de l'énergie =&gt; article 194 du TFUE. <br />TVA sur les carburants ≥ 15 % directives. <br />Immigration massive =&gt; article 67, 68 du TFUE. <br />Regroupement familiale =&gt; directive européenne. <br />OGM =&gt; directive européenne. <br />Glyphosate =&gt; directive européenne. <br />Acétamipride =&gt; règlement de l’UE. <br />Poudre de larves dans nos assiettes =&gt; Commission. <br />DNC =&gt; (protocole d’abattage total des troupeaux) =&gt; règlement européen délégué. <br />Services publics démantelés =&gt; article 106 du TFUE. <br />Agriculture dévastée =&gt; article 38 et 39 du TFUE. <br />Libre échange =&gt; compétence de la commission. <br />Diplomatie soumise à Washington =&gt; article 42 TUE. <br />Retraite =&gt; GOPÉ fixées par la commission. <br />Ubérisation =&gt; GOPÉ. <br />Réduction nombre communes et régions =&gt; GOPÉ. <br />Plan de relance qui nous coûte 40 milliards € =&gt; UE<br />France contributrice nette budget UE<br />Sanctions contre la Russie =&gt; VonDerLeyen<br />Milliards € versés au corrompu Zelensky <br />Retrait banque de France pouvoir régalien =&gt; Art. 123 TFUE <br />Délocalisations =&gt; Article 63 du TFUE <br />Euro =&gt; monnaie commune impossible à dévaluer <br />Droits de douane =&gt; impossible car pas de frontière<br />Passeport sanitaire =&gt; Parlement <br />Euro numérique =&gt; BCE <br />EUDI Wallet =&gt; Commission européenne <br />Chat Control =&gt; projet de règlement</p>

<p>Avec tous ça les partis politiques prétendu français n'envisagent pas de sortir de l'Union européenne  !<br />RN, macronie, même combat =&gt; soumission<br />#Frexit #FranceLibre</p>

<p>Critiquer les politiques menées en France, ce n’est pas pour autant envisager de sortir de l'UE ! </p>

<p>Les politiques nationales sont en réalité des politiques imposées par l'UE. <br />Donc sans en sortir de façon définitive, la France n'est plus la France.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1261/les-relations-troubles-d%E2%80%99emmanuel-macron-avec-l%E2%80%99algerie</guid>
	<pubDate>Sat, 02 May 2026 20:54:41 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1261/les-relations-troubles-d%E2%80%99emmanuel-macron-avec-l%E2%80%99algerie</link>
	<title><![CDATA[Les relations troubles d’Emmanuel Macron avec l’Algérie]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Site Mondafrique<br />Nicolas Beau</p>

<p>Dans son livre fort documenté « le grand manipulateur », Marc Endeweld revient sur les liens que le président français, Emmanuel Macron, aidé par Alexandre Benalla, a tissés avec deux oligarques algériens, Ali Haddad et Issad Rebrab.</p>

<p>La diplomatie française, qui redoutait par dessus tout une transition politique algérienne dominée par Gaïd Salah, ce chef d’état major fort éloigné des intérêts français, a tout mis en oeuvre pour soutenir le président Abdelaziz Bouteflika en fin de course.</p>

<p>De façon plus surprenante, le président français, Emmanuel Macron, a mis les bouchées doubles pour soutenir un régime algérien à l’agonie. La lecture passionnante du livre de Marc Endeweld sur les réseaux opaques du président français avec de riches hommes d’affaires algériens fournit quelques clés d’explication de cette posture surprenant de l’Elysée face à la transition démocratique algérienne.</p>

<p>Un tweet à contre temps<br />On se souvient du tweet ahurissant envoyé par le président français, le 12 mars dernier alors qu’il se trouvait en voyage officiel à Djibouti. La veille, le clan Bouteflika à l’agonie avait proposé une dérisoire feuille de route appelant, après vingt ans de rêgne, à des réformes fondamentales et à une nouvelle constitution. Depuis trois semaines, la rue algérienne dénonçait l’incurie du régime et demandait le départ des principaux dirigeants politiques honnis par le peuple. Et bien Emmanuel Macron ne trouva rien de mieux à faire que de soutenir, par un tweet, le régime finissant.</p>

<p>« La jeunesse algérienne, expliquait Emmanuel Macron, a su exprimer son espoir de changement avec dignité. La décision du Président Bouteflika ouvre une nouvelle page pour la démocratie algérienne. Nous serons aux côtés des Algériens dans cette période nouvelle, avec amitié et avec respect ». L’association des valeurs démocratiques et du nom de Bouteflika était à l’évidence d’une totale maladresse. Cette prise de position aura pour seul effet de renforcer la mobilisation populaire et la détestation du régime en place.</p>

<p>Pourquoi le président français affichait-il une position aussi peu prudente? Comment pouvait-il prendre le risque de faire huer son nom dans les manifestations qui se multiplient en Algérie, en apparaissant comme l’ultime rempart d’un système corrompu? Pour quelle raison montrait-il une telle précipitation en se substituant par les réseaux sociaux aux canaux diplomatiques habituels?</p>

<p>Des cadavres dans le placard<br />L’essai fort instructif du journaliste Marc Endeweld explique ce soutien par les liens étroits qu’Emmanuel Macron a tissés avec les hommes d’affaires les plus influents du régime algérien. A savoir Ali Haddad, l’ex patron des patrons et Issad rebrab, l’homme le plus riche d’Algérie. Le premier aura été la tirelire du clan Bouteflika dont il a servi les pires turpitudes. Le second fut le principal homme d’affaires soutenu par l’ex DRS, cette police politique qui fut, pendant un quart de siècle, la colonne vertébrale du système algérien.</p>

<p>Plus grave, le profil des intermédiaires franco–algériens à l’oeuvre dans ces relations suspectes, Alexandre Benalla en tète, laissent entrevoir des arrangements que la morale politique réprouve.</p>

<p>A la lecture du livre de Marc Endeweld, on a le sentiment en effet que les relations entre Emmanuel Macron et l’Algérie dissimulent quelques cadavres dans les placards.</p>

<p>L’échappée belle vers Alger<br />Lorsqu’au coeur de sa campagne électorale en vue de la dernière Présidentielle, Emmanuel Macron se rendit à Alger, les 13 et 14 février 2017, le candidat d' »En Marche » se trouvait dans une situation financière très périlleuse. Dans les derniers mois qui ont précédé le scrutin de 2017, note Marc Endeweld, « l’argent manquait terriblement pour poursuivre sa campagne, le budget était très entamé ».</p>

<p>Reçu comme un chef d’état par le pouvoir algérien qui misait beaucoup sur son élection, Emmanuel Macron se montrera très favorablement impressionné par Ramtane Lamamra, ministre alors des Affaires Etrangères, et Abdeslam Bouchouareb, ex ministre de l’Industrie et propriétaire d’un bel appartement à Paris, dont la réputation affairiste n’est plus à faire. Depuis, ces deux hommes sont régulièrement consultés par l’Elysée sur le dossier algérien.</p>

<p>Durant le même voyage, Emmanuel Macron qualifia la colonisation, dans une interview à la chaine de télévision Echorouk News, de « crime contre l’humanité ». Des propos surprenants dans le cadre d’une campagne qui se veut consensuelle et provenant d’un homme qui en 206, expliquait au « Point », que l’occupation de l’Algérie s’était accompagnée d' »éléments de civilisation ». Une telle audace fut payante auprès des dirigeants algériens qui, dès lors, virent en Emmanuel Macron un interlocuteur privilégié .</p>

<p>Mais durant ce même voyage, plusieurs « rencontres discrètes » furent organisées, apprend-on dans le livre d’Endeweld, « le grand manipulateur ». Plusieurs personnalités, dont l’avocat Jean Pierre Mignard et l’homme d’affaires François Touazi, avaient préparé le voyage en amont. L’ancien ministre Jean Louis Borloo et Yasmina Benguigui avaient également mis leurs carnets d’adresses au service du candidat Macron. Enfin Alexandre Benalla, le fidèle garde du corps, participait à l’expédition.</p>

<p>Ali Haddad courtisé<br />« Le 14 février, en fin de matinée, explique Marc Endeweld, un petit déjeuner est organisé sur la terrasse de l’hôtel El Aurassi avec les représentants du FCE, le forum des chefs d’entreprise, l’équivalent du Medef ». Le patron des patrons algérien et intime du clan Bouteflika, Ai Haddad, était « tout sourire », face à un Emmanuel Macron qui prend des engagements vis à vis de l’Algérie en matière d’énergies renouvelables.</p>

<p>Quelques heures plus tôt dans le même hôtel, le même Haddad prenait un autre petit déjeuner, celui-ci très discret, avec Emmanuel Macron. De cette rencontre, il ne filtrera rien.</p>

<p>A l’époque, Alexandre Djouhri, dit Alex, un ‘intermédiaire flamboyant qui est proche à la fois de Dominique de Villepin, l’ancien Premier ministre de Chirac et de Maurice Gourdault-Montagne, l’actuel secrétaire général du Quai d’Orsay, séjournait fréquemment en Algérie. Cet habitué de l’hôtel Aurassi entretenait des relations étroites avec Ali Haddad. « Selon trois sources différentes, affirme l’auteur du « Grand Manipulateur », l’homme d’affaires algérien a bien rencontré à cette occasion le futur président ». Ce que Djouhri dément.</p>

<p>Symbole de la corruption qui rêgna sous Abdelaziz Bouteflika, Ali Haddad n’est certainement pas un modèle de vertu ni de modernité. Pourquoi Emmanuel Macron prend-il le risque de le rencontrer à deux reprises? Quel profit en retirer? Autant de questions que pose, entre les lignes, l’ouvrage de Marc Endeweld.</p>

<p>Un petit monde<br />La veille de ces deux petits déjeuners avec Ali Haddad, le candidat Macron dinait avec Issad Rebrab, l’homme le plus riche d’Algérie qui fit fortune grâce à sa proximité avec les services algériens dirigés pendant un quart de siècle par le fameux général Mohamed Mediène L’homme d’affaires est au plus mal à l’époque avec le clan Bouteflika qui cherche à lui tondre la laine sur le dos et à le marginaliser. L’homme d’affaires kabyle est parfois même présenté comme un opposant au pouvoir en place</p>

<p>Pourtant Emmanuel Macron, au risque de mécontenter le clan Bouteflika, accepte l’invitation à diner de Rebrab. Première raison de cette visite peu protocolaire, le candidat connaissait bien l’industriel kabyle qui investissait massivement en Franc alors qu’il était secrétaire général adjoint à l’Elysée puis ministre de l’industrie durantle candidat François Hollande.</p>

<p>Deuxième raison de cette rencontre, les liens sont très nombreux entre les entourages du candidat et de l’oligarque. Rebrab est en effet un intime de François Touazi depuis fort longtemps. Le groupe Cevital que l’homme d’affaires a fondé a fait travailler Alexandre Benalla à l’époque où ce dernier avait créé, depuis le Maroc, la société de sécurité « Velours ». Enfin Rebrab s’est fait aider dans ses investissements en France par un ancien trader Franco-Algérien du nom de Farid Belkacemi qui participa également à la préparation du voyage d’Emmanuel Macron. Cerise sur le gâteau, Farid Belkacem est un proche ami d’Alexandre Benalla qu’il aida à se reconvertir lorsqu’il dut quitter l’Elysée au mois de juillet dernier.</p>

<p>Depuis son élection comme Président de la République, Emmanuel Macron n’a cessé de témoigner de son amitié pour l’industriel kabyle qu’il a reçu à plusieurs reprises, notamment au Château de Versailles en janvier 2019 lors du sommet « Choose France ». Une amitié est née dont on ne connait pas encore tous les ressorts.</p>

<p>Des interpellations spectaculaires<br />De là à imaginer des sources de financement algériennes dans la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, il y a un pas que plusieurs sources à Alger franchissent en privé, mais sans preuves et au sein d’un microcosme où courent les rumeurs les plus folles.</p>

<p>Ali Haddad et Issad Rebrab ont été placés, ces dernières semaines, en détention par le pouvoir militaire algérien. Qu’ils soient l’un et l’autre des amis de la France n’arrange pas leurs affaires. Le chef d’état major, Gaïd Salah, au mieux avec les Russes et apprécié par les Américains, entretient en effet des relations très tendues avec la diplomatie française. D’où cette interrogation: leurs bonnes relations avec Emmanuel Macron n’ont-elles pas aggravé leur situation?</p>

<p>Haddad et Rebrab ont été interpellés l’un et l’autre au prix de mises en scène savamment orchestrées. Les caméras ont été autorisées à filmer le premier d’entre eux alors qu’il était hué par la foule et, contre tout usage, alors qu’il se trouvait dans l’enceinte du tribunal militaire.</p>

<p>Depuis, la diplomatie française est bien silencieuse et Emmanuel Macron a renoncé à commenter la situation algérienne par tweets.</p>

<p>L’avertissement du pouvoir militaire algérien aurait-il été entendu?</p>

<p>« Le grand manipulateur, les réseaux secrets de Macron », Marc Endeweld, Stock, 20,5 euros</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1260/emmanuel-macron-et-la-tirelire-algerienne</guid>
	<pubDate>Sat, 02 May 2026 20:48:18 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1260/emmanuel-macron-et-la-tirelire-algerienne</link>
	<title><![CDATA[EMMANUEL MACRON ET LA TIRELIRE ALGÉRIENNE]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Facebook de Martine AGOSTINI-BAUDOZ<br /><a href="https://ememiom.fr/iom/blog/view/1261/les-relations-troubles-d%E2%80%99emmanuel-macron-avec-l%E2%80%99algerie"><br />Fait écho à l'article concernant le livre de Marc Endeweld</a></p>

<p>Soupçons de financement occulte de campagne électorale, trafic d'influence, association de malfaiteurs </p>

<p>Le général Teo Luzi, ex responsable au ministère de l'intérieur aujourd'hui conseiller de la Banque d'Italie, relate l'affaire </p>

<p>Lundi 13 février 2017 le candidat Macron arrive à Alger <br />Sa campagne traverse alors de graves difficultés de trésorerie, seulement 5M € collectés et le prêt bancaire de 11M € ne sera effectif que début avril, le budget est intenable <br />Le 13 février au soir et le 14 au matin, M. Macron dîne et déjeune avec les grandes fortunes d'Alger espérant un accord financier <br />Messieurs Issad Rebrab, Ali Haddad et Redha Kouniref poussés par l'homme fort du moment Saïd Bouteflika conviennent selon M. Alexandre Djouhri d'une aide de 18M €<br />M. Djouhri, buffer de luxe (intermédiaire) s'en est même vanté, estimant avoir "donné 18M à Macron"</p>

<p>C'est Mme Joan Polaschik, alors ambassadrice US en Algérie qui signale "un problème" au nouveau Secrétaire au Trésor tout juste nommé le 14 février 2017 M. Steven Mnuchin qui lance une enquête du FinCEN (Financial Crimes enforcement network) en liaison avec Ted Docks du FBI et la sénatrice Kelly Ayotte, ex procureure générale <br />Donald Trump est tenu informé </p>

<p>Pour le général Teo Luzi, c'est Mme Ayotte qui est chargée du dossier 'Macron à Alger' encore à l'heure actuelle, puisqu'entre 2020 et 2025 sous l'ère Biden rien n'avançait </p>

<p>De retour d'Alger, la campagne ne connut plus le moindre souci de trésorerie, du cash était distribué par M. Benalla en mars 2017 à des personnels non déclarés pour la sécurité de la campagne </p>

<p>Comme le disait à M. Macron le ministre algérien Ahmed Attaf:</p>

<p>"Il n'y a pas de cadeau à sens unique !"</p>

<p>M. Macron avait donc dû pour trouver un financement reconnaître au préalable le 14 février "des crimes contre l'humanité" de la colonisation française </p>

<p>Beaucoup d'autres génuflexions vinrent ensuite en échange de valises de billets ou de virements de Yusr financial</p>

<p>Le procédé de l'affaire libyenne est similaire ici <br />La sénatrice Kelly Ayotte et l'agent spécial Ted Docks ont relevé des versements suspects de Yusr financial sur des trusts en mars 2017 comme Focol holding (Nassau) ou Orrdale (Panama)<br />Ces deux trusts offshore ne révèlent dans leur historique que deux pics d'activité correspondant aux élections présidentielles puis législatives de 2017 </p>

<p>Mme Polaschik, n°2 de l'ambassade US en Libye avant d'être nommée en Algérie, a identifié Alexandre Djouhri en tant que 'buffer' (tampon) entre Khadafi et Sarkozy <br />Son rôle fut "forcément le même dans le cas algérien", confirme le général Luzi </p>

<p>Les échanges de cash via Alexandre Djouhri avaient lieu à l'Orient de Marseille, au sein de la loge Bélisaire dont Ali Haddad était membre tout comme l'émir Abd el-Kader devenu maçon de la loge Les Pyramides au XIXe s.</p>

<p>À Paris le cash passait par le MEDEF, Yasmina Benguigui et le couple Guigou pour atterrir dans la campagne Macron </p>

<p>"En février il n'y avait plus rien, en mars le cash arrivait, à tel point que le prêt accordé le 4 avril de 11M € sembla presque inutile pour la campagne de 1er tour, l'argent coulait déjà à flot" estime l'ex sénatrice Kelly Ayotte qui suit encore le dossier </p>

<p>"C'est vraiment facile de faire des campagnes ainsi, il suffit de claquer des doigts et l'argent arrive de partout, de Libye en 2007, d'Algérie en 2017, c'est comme un égout d'immoralité", a dénoncé l'ex sénatrice et procureure générale du New Hampshire </p>

<p>"Mme Polaschik a rapporté des faits impliquant le président Emmanuel Macron et les autorités de l'Algérie qui a déjà condamné lourdement la plupart des gens concernés sur des faits similaires, la partie française est la seule restée impunie à ce jour"</p>

<p>Comme l'avait hélas deviné le sénateur Hagerty du Tennessee :</p>

<p>"Ces politiciens français sont des créatures du Mal !"</p>

<p>C'est la quatrième procédure fédérale ouverte aux États-Unis où M. Macron est cité.<br />MERCI À MARTINE WINGEL</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1259/crise-energetique-mondiale-ou-capitulation-de-l%E2%80%99iran-dans-cinq-semaines</guid>
	<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 08:39:05 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1259/crise-energetique-mondiale-ou-capitulation-de-l%E2%80%99iran-dans-cinq-semaines</link>
	<title><![CDATA[Crise énergétique mondiale ou capitulation de l’Iran dans cinq semaines ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Brandon Smith − Le 30 mars 2026 − Source <a href="https://alt-market.us/global-energy-crisis-or-iranian-surrender-in-five-weeks/">Alt-Market</a></p><p>La dernière fois que les marchés énergétiques mondiaux ont connu un choc similaire à celui que nous pourrions voir cette année, c’était lors de l’embargo pétrolier arabe de 1973. Alors que les tensions s’intensifiaient pendant la guerre du Yom Kippour, lorsque la coalition arabe lança une attaque surprise contre Israël, les pays de l’OPEP unirent leurs forces pour couper l’approvisionnement en pétrole des alliés d’Israël, y compris les États-Unis. Cela gelait environ 15 % des exportations de pétrole vers l’Amérique, déclenchant la spéculation sur les marchés, la thésaurisation et l’inflation des prix.</p><p>La contagion s’étendit aux marchés asiatiques, qui dépendaient depuis longtemps du Moyen-Orient pour leurs ressources énergétiques. Cela ralentit la capacité industrielle et de nombreux gouvernements imposèrent un rationnement et un contrôle des prix.</p><p>Les images de longues files de voitures aux stations-service et de personnes remplissant des bidons supplémentaires restent gravées dans la mémoire collective de tous ceux qui ont vécu cette époque. Cependant, la véritable menace pour les États-Unis n’était pas la pénurie d’approvisionnement, mais plutôt la perspective d’un effet domino sur les marchés.</p><p>La stagflation, associée aux vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement, a été exacerbée par la panique publique. Les marchés boursiers ont également plongé en territoire de récession dans l’attente d’un ralentissement industriel. L’embargo n’a duré que cinq mois, mais les dégâts ont été considérables.</p><p>[embedded content]</p><p>La situation a considérablement changé depuis les années 1970. Les États-Unis sont bien moins dépendants des ressources énergétiques du Moyen-Orient, même si tout choc affectant le commerce mondial du pétrole peut se répercuter et affecter les marchés américains. De plus, les producteurs de pétrole arabes sont désormais largement alliés aux États-Unis, ce qui signifie qu’il y a moins de risque d’un arrêt prolongé dû à un conflit.</p><p>Dans le cas du détroit d’Ormuz, les dommages directs pour les États-Unis sont minimes. Seuls 7 % de l’ensemble des livraisons de pétrole vers les États-Unis transitent effectivement par l’Ormuz, et le pétrole vénézuélien contribue à combler ce manque. Le danger le plus grand réside dans la globalisation et le système commercial interdépendant.</p><p>Par exemple, des alliés des États-Unis comme l’Australie, l’Inde, le Japon et les Philippines sont fortement exposés à la fermeture du détroit d’Ormuz. L’Australie est actuellement à un mois d’une pénurie d’approvisionnement et le pays n’a pratiquement aucune réserve. Les Philippines ont déjà déclaré l’état d’urgence et mis en place des politiques de rationnement ; elles disposent peut-être de deux mois de réserves d’urgence. Le Japon puise actuellement dans ses réserves stratégiques de pétrole et augmente sa production d’électricité à partir du charbon.</p><p>La Chine est très exposée, 15 % de ses approvisionnements en pétrole provenant directement des puits iraniens et environ 35 % de son approvisionnement total transitant par le détroit d’Ormuz. La Chine dispose d’environ quatre mois de réserves avant que la crise ne la frappe de plein fouet.</p><p>[embedded content]</p><p>La plupart des pays asiatiques qui dépendent du pétrole et du gaz naturel transitant par le détroit d’Ormuz ont environ deux mois avant de voir apparaître une panique générale et de longues files d’attente aux stations-service, comme en 1973.</p><p>L’Iran affirme qu’il a l’intention de laisser passer les « navires non hostiles » dans le détroit, mais il a intercepté plusieurs navires chinois cette semaine après cette annonce. Il est probable que les conditions de guerre perdurent pendant au moins un mois supplémentaire et, dans le pire des cas, le détroit d’Ormuz pourrait rester fermé bien au-delà de la date butoir pour de nombreux pays à risque. Plus la guerre dure, plus le risque d’un effet domino sur les marchés est grand.</p><p>J’ai remarqué qu’il existe des « pronostiqueurs » à la solde de certains qui ajoutent leur propre touche de propagande à ces événements, notamment en avançant l’idée que l’Occident est au bord de l’effondrement à cause de la fermeture du détroit d’Ormuz. En réalité, l’Orient est bien plus exposé économiquement que l’Occident à cette guerre. Cela dit, il existe des risques pour les États-Unis, et ceux-ci dépendent de la durée du conflit.</p>
<p>Crise énergétique, dangers électoraux et guerre économique mondiale</p>
<p>Comme je l’ai noté en octobre 2024 dans mon article « <a href="https://lesakerfrancophone.fr/the-atlantic-council-a-de-grands-projets-pour-une-guerre-entre-les-etats-unis-et-liran" rel="bookmark">The Atlantic Council a de grands projets pour une guerre entre les États-Unis et l’Iran</a> », les globalistes ont déployé des efforts concertés pour entraîner les Américains et les Européens dans des conflits à long terme avec l’Iran et la Russie. Comme je l’ai noté en 2024 :</p><p>Les médias traditionnels rapportent que l’Iran a piraté les stratégies électorales de la campagne Trump et les a transmises au camp Harris. Des rumeurs diffusées par les agences de renseignement américaines affirment également que l’Iran travaillait à l’assassinat de Trump. Ces allégations sont-elles vraies ? Il existe peu de preuves publiques pour les étayer.</p><p>Peut-être que l’Iran souhaite réellement faire tomber Trump. Ou peut-être que cela fait partie d’un complot visant à s’assurer que Trump soutienne une guerre totale contre l’Iran s’il remporte l’élection. Trump a déclaré à plusieurs reprises qu’il avait l’intention de mettre fin à la guerre en Ukraine dès son retour à la Maison Blanche. Cela ruinerait plus d’une décennie de planification de la part de The Atlantic Council. Mais que se passerait-il s’ils parvenaient à entraîner les États-Unis dans un autre conflit présentant le même potentiel de guerre mondiale ? C’est ce qu’est l’Iran : un autre pivot…</p><p>Je tiens à souligner que la « guerre mondiale » peut prendre de nombreuses formes. Il pourrait s’agir d’une guerre utilisant des armes économiques plutôt que nucléaires. Il pourrait s’agir d’une série de guerres par procuration qui s’intensifient et s’étendent.</p><p>Le théâtre ukrainien sert de guerre par procuration dans laquelle la Russie s’engage indirectement avec l’OTAN, et la Russie est désormais contrainte de maintenir sa posture militaire bien plus longtemps que prévu, à un coût bien plus élevé. L’Iran a le potentiel de devenir une autre Ukraine, mais une Ukraine dans laquelle les États-Unis seraient piégés, contraints de dépenser des ressources militaires et économiques tandis que la Russie et la Chine en prolongeraient les coûts.</p><p>Dans mon article de juin 2025, « <a href="https://alt-market.us/the-iran-trap-everyone-wants-americans-to-fight-their-wars-for-them/">Le piège iranien : tout le monde veut que les Américains mènent leurs guerres à leur place</a> », j’avais prédit :</p><p>L’Iran recevra des armes et des renseignements en abondance de sources russes, prolongeant ainsi le conflit…</p><p>Le Kremlin a en substance admis que c’est déjà le cas. L’Iran a fait preuve d’une précision inhabituelle lors de certaines frappes de missiles, précisément parce qu’il a accès aux renseignements satellitaires et aux données de ciblage russes. Les Russes pourraient très bien diriger les opérations stratégiques de l’Iran, pour autant que nous le sachions. J’ai également fait valoir que :</p><p>Sur le plan politique, il y aura un profond clivage entre les conservateurs pro-israéliens et les conservateurs anti-guerre. Trump perdra une grande partie de sa base électorale si les États-Unis déploient des troupes. Les Américains détestent peut-être suffisamment les gauchistes pour que cela n’ait pas d’importance en 2026, mais ils ne vont pas non plus laisser les néoconservateurs s’en tirer à bon compte.</p><p>En d’autres termes, l’une des plus grandes catastrophes qui pourrait frapper les États-Unis à la suite de cette guerre est que des Démocrates et des gauchistes idéologiquement dérangés regagnent suffisamment d’influence politique après les élections de mi-mandat pour faire échouer toute réforme concrète et finir par ramener le cauchemar wokiste dont nous avons été témoins sous l’administration Biden. Si cela se produit, des troubles violents de grande ampleur en Amérique seront inévitables. Sans compter que la guerre avec la Russie en Ukraine sera de nouveau d’actualité.</p><p>Pour de vastes régions d’Asie, le désastre sera immédiatement palpable, avec notamment une implosion économique, un rationnement et probablement des troubles civils. Et, grâce à la globalisation, la crise économique en Asie a le potentiel de se propager aux économies occidentales.</p><p>Les pays des BRICs ont perdu une grande partie de l’influence qu’ils exerçaient sur le dollar américain il y a dix ans (les réserves de dollars et de bons du Trésor de la Chine ont été réduites de moitié et les exportations de la Chine vers les États-Unis ont considérablement baissé), mais ils peuvent encore mener une guerre économique suffisante par le biais de perturbations commerciales pour semer le chaos sur les marchés américains.</p><p>Comme je l’ai mentionné dans des articles récents, toute perturbation du « yen carry trade » est peut-être la plus grande menace pour l’économie américaine à l’heure actuelle, et cela pourrait être déclenché par des prix élevés de l’énergie au Japon ; non pas comme une attaque, mais comme une conséquence fondamentale de l’interdépendance des marchés. Tout cela dépend des véritables objectifs derrière les opérations américaines en Iran.</p><p>L’objectif est-il une occupation et un changement complet de régime ? Eh bien, c’est clairement ce que veulent les néoconservateurs et Israël. Un tel projet pourrait prendre des années à se concrétiser et nécessiterait un engagement terrestre américain maximal. Cependant, si Trump avait l’intention de mener une occupation, je pense qu’il aurait déployé des dizaines de milliers de soldats dès le premier jour.</p><p>L’objectif est-il simplement de détruire la capacité de l’Iran à projeter sa puissance militaire hors de ses frontières, ou de prendre le contrôle du détroit d’Ormuz ? Se retirer n’est pas une option à ce stade (on ne peut pas laisser Ormuz aux mains des Iraniens sans disposer d’un moyen de pression contre eux). Ce serait donc l’objectif le plus facile à atteindre avec un minimum d’opérations terrestres américaines, ce qui nous amène à notre scénario idéal…</p>
<p>La clé pour mettre fin à la guerre en Iran en cinq semaines</p>
<p>On entend constamment parler de l’exposition internationale à la fermeture du détroit d’Ormuz, mais les médias mentionnent rarement que l’Iran est l’économie la PLUS exposée de toutes. Pour l’instant, les pétroliers iraniens continuent de traverser le détroit et ces navires constituent la bouée de sauvetage économique de l’Iran. Des estimations stratégiques suggèrent que sans le passage régulier de ces pétroliers, l’économie iranienne s’effondrerait complètement en cinq semaines.</p><p>En fait, des informations filtrent déjà d’Iran, suggérant qu’un effondrement économique est en cours. Cela accélérera la volonté du régime islamique de négocier.</p><p>S’ils ne le font pas, la stratégie de Trump consistera en une invasion terrestre de l’île de Kharg ainsi que de plusieurs autres îles que l’Iran utilise pour aider à sécuriser le détroit d’Ormuz. L’île de Kharg gère environ 96 % des exportations de pétrole brut de l’Iran, ce qui en fait la plus grande faiblesse du régime.</p><p>Mais que se passerait-il si Kharg représentait un risque trop important ? L’opinion publique américaine a horreur de la moindre perte militaire, c’est pourquoi nous sommes politiquement mal équipés pour faire face à une guerre de longue durée. Il existe une autre solution, bien plus sûre…</p><p>Les cargos iraniens peuvent être pris pour cible et saisis par un blocus américain du golfe Persique, bien loin des eaux étroites du détroit d’Ormuz. Les navires pourraient être détruits, mais je soupçonne que le département de la Défense tentera d’éviter les marées noires et les catastrophes écologiques. La meilleure option consiste plutôt à capturer les pétroliers iraniens, puis à rediriger le pétrole vers les pays menacés de pénurie. L’Iran a la possibilité de désactiver le suivi GPS de ses navires (flotte fantôme), mais cela ne l’aiderait pas à contourner un blocus américain complet.</p><p>En d’autres termes, je soutiens que les États-Unis pourraient renverser la situation face à l’Iran et utiliser sa dépendance à l’égard du détroit d’Ormuz contre lui. Avec une économie iranienne en ruine, l’Iran ne sera plus en mesure d’acheter des missiles ou des drones pour se réapprovisionner auprès de la Russie et de la Chine. Il ne pourra pas payer les ressources logistiques nécessaires à son armée et ne pourra pas contenir les troubles sociaux.</p><p>Les Iraniens seraient contraints de négocier et la guerre prendrait fin rapidement, avec un risque minimal pour les troupes américaines. C’est la seule option que j’envisage pour ramener les marchés de l’énergie à un fonctionnement normal en l’espace de quelques mois tout en évitant une crise mondiale. Trump devrait considérer avec méfiance tout appel à une occupation terrestre à long terme ; ce type d’engagement militaire n’est pas nécessaire. La guerre peut être tranchée rapidement par des moyens économiques.</p><p>Brandon Smith</p><p>Traduit par Hervé pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1258/l%E2%80%99iran-vient-juste-de-proposer-a-l%E2%80%99europe-un-accord-sur-ormuz</guid>
	<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 21:07:31 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L’IRAN VIENT JUSTE DE PROPOSER À L’EUROPE UN ACCORD SUR ORMUZ.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>L’IRAN VIENT JUSTE DE PROPOSER À L’EUROPE UN ACCORD SUR ORMUZ. VOUS N’AVEZ AUCUNE IDÉE DE CE QU’ILS VIENNENT DE PROVOQUER.</p>

<p>En surface : L’Iran a offert à l’UE un accès de transit par le détroit d’Ormuz.<br />Ça ressemble à un petit coup diplomatique. De la géopolitique standard.</p>

<p>Ce n’est pas le cas. C’est une putain de bombe nucléaire financière.</p>

<p>Laissez ça vous pénétrer.</p>

<p>&gt; Le détroit d’Ormuz transporte 20 % de TOUTE la consommation mondiale de pétrole<br />&gt; La facture énergétique de l’Europe a bondi de 16,2 MILLIARDS DE DOLLARS en seulement 30 jours de guerre<br />&gt; Le gaz naturel en Europe a grimpé de 100 %. Le pétrole de 60 %. Le diesel à 200 $/baril<br />&gt; Les réserves en dollars sont déjà tombées de 70 % à 56,9 % en 25 ans<br />&gt; L’Iran a rejoint les BRICS en 2024. La Russie a interdit les transactions en dollars. L’or a atteint 5 500 $/once</p>

<p>- Si l’Europe accepte cet accord, ils paieront en euros — pas en dollars<br />- Un seul accord pétrolier majeur hors dollars suffit pour montrer au monde que ÇA PEUT ÊTRE FAIT</p>

<p>Comprenez-vous l’ampleur de ce qui se passe ?</p>

<p>- Le pétrodollar est le système financier le plus puissant jamais créé. Né en 1974. Il a forcé chaque nation sur Terre à détenir des dollars rien que pour acheter du pétrole. C’est toute la base de la domination financière américaine. Pas la force. Pas la confiance. LE PÉTROLE.</p>

<p>- Si ce système se fissure — les BRICS accélèrent, les États du Golfe réexaminent, la demande en dollars s’effondre, et l’Amérique ne peut plus financer sa dette de 34 billions de dollars à des conditions faciles. Les États-Unis ne perdent pas une bataille. Ils perdent LA GUERRE — la guerre financière qu’ils gagnent depuis 1974.</p>

<p>- Le membre du directoire de la BCE Panetta l’a dit le 2 avril : « Même si la guerre avec l’Iran se termine, le mal est fait. » Deutsche Bank a qualifié la guerre avec l’Iran de « catalyseur » pour le yuan remplaçant le pétrodollar.</p>

<p>Ils vous montrent une guerre sur les armes nucléaires et la sécurité régionale.</p>

<p>Ils NE VOUS MONTRENT PAS que la VRAIE guerre porte sur qui a le droit d’imprimer la monnaie de réserve mondiale.</p>

<p>Voici la logique — suivez-la attentivement :</p>

<p>&gt; L’Iran bloque Ormuz pour les États-Unis. L’ouvre pour l’UE avec un accord.<br />&gt; L’UE, désespérée et saignant, envisage sérieusement d’accepter l’accord.<br />&gt; L’accord est conclu en euros ou en yuan. Pas en dollars.<br />&gt; Tous les pays qui regardent — BRICS, Sud global, États du Golfe — voient ça arriver.<br />&gt; « Si l’UE peut contourner le dollar, nous aussi. »<br />&gt; La demande en dollars chute. La part de réserve s’effondre. L’inflation américaine monte.<br />&gt; Vous n’avez pas juste perdu une route commerciale. Vous avez perdu le monopole de 50 ans du dollar sur la confiance mondiale.</p>

<p>Si l’Amérique est si puissante et le dollar si sûr, pourquoi l’UE envisage-t-elle un accord avec le pays que l’Amérique bombarde ?</p>

<p>Si l’unité occidentale est si solide, pourquoi 40 pays se sont-ils réunis pour rouvrir Ormuz et n’ont-ils absolument rien obtenu ?</p>

<p>Silence total.</p>

<p>Ce n’est plus seulement une guerre au Moyen-Orient. C’est une attaque directe contre le pétrodollar — le système qui alimente tout l’empire américain.</p>

<p>Préparez-vous en conséquence.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1257/il-faut-arreter-avec-ce-pseudo-%C2%AB-racisme-anti-noir-%C2%BB-des-francais</guid>
	<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 21:03:13 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1257/il-faut-arreter-avec-ce-pseudo-%C2%AB-racisme-anti-noir-%C2%BB-des-francais</link>
	<title><![CDATA[Il faut arrêter avec ce pseudo « racisme anti noir » des Français !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Il faut arrêter avec ce pseudo « racisme anti noir » des français, que les Mélenchonistes, monomaniaques de l’anti-fascisme, exploitent au superlatif depuis l’importation du mouvement woke made in USA. </p>

<p>À 18 ans, j’ai flirté avec un étudiant sénégalais ; nous étions en 1963, dans le très bourgeois quartier du Parc Monceau à Paris, et s’il y avait bien, à l’époque, un rejet perceptible du« rebeu » (guerre d’Algérie) il n’y en avait pas à l’endroit des noirs. Gaston Monnerville était Président du Sénat et ça ne posait aucun problème. L’un des fils de Félix Houphouët-Boigny était à Sc.Po Paris en même temps que moi et on faisait de l’humour au second degré sur son patronyme à consonance…Bretonne ! 100/100 Breton d’adoption, en revanche, le Franco-Togolais Kofi Yamgnane (octogénaire comme moi aujourd’hui) maire et député du Finistère ; et qui fut aussi, je crois me rappeler, Secrétaire d’Etat dans le gouvernement de Pierre Beregovoy. J’ai des petits-neveux métis et mon ex préféré à été marié avec une Ivoirienne après moi…Dont il a eu un fils. Omar Sy est toujours parmi les personnalités préférées des Français. Quant à Christiane Taubira, j’ai gardé un merveilleux souvenir de la campagne que nous avons faite ensemble en 1994 pour les Européennes, pendant laquelle son immense talent lui a valu bien plus de suffrages qu’à moi-même. <br />Alors : <br />STOP AUX FAKE NEWS LFI ✋</p>

<p>- Ce qui pose problème, c’est le comportement de délinquants violents, de trafiquants de drogue et de wesh-wesh incontrôlables dans les « quartiers ». <br />- Ce qui pose problème, c’est l’islamisme pernicieux des Frères Musulmans, qui gangrène lesdits « quartiers »<br />- Ce qui pose problème, c’est l’afflux totalement hors de contrôle de l’immigration islamique maghrébine, subsaharienne (souvent via l’Espagne), afghane et tchétchène dans notre pays depuis 10 ans. <br />- Ce qui pose problème, c’est l’essentialisme et le racialisme pervers de l’islamo-gauchisme, sponsorisés par Téhéran. Cette pieuvre irano-chiite mollacratique ne se contente pas de communautariser la France, elle veut l’islamiser ; et ils ont commencé à investir leurs pétrodollars dans cette entreprise il y a près de 40 ans. <br />- Ce qui pose problème, c’est qu’on ne puisse plus dire les choses dans la sphère politique, médiatique et culturelle. Dire les choses telles qu’elles sont, présenter les réalités factuelles, ça fait désordre dans ces milieux qui se veulent « anti-fas » et où il est incontournable d’être pote avec Meluche…</p>

<p>Ce n’est plus du tout mon cas. J’ai toujours été politiquement et médiatiquement libre, car financièrement indépendante, ayant vécu une vie professionnelle avant et après mon parcours d’élue. Mais cette liberté coûte cher. </p>

<p>NB: juste un avis, qui sera sans doute considéré « raciste » : Bally Bagayoko n’a pas une morphologie africaine subsaharienne banale. Il doit être d’origine berbère Touareg, tribu de nomades très présente au Mali. En effet, il est particulièrement fin et longiligne de visage, traits caractéristiques de cette ethnie. </p>

<p>https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Monnerville</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1256/y-a-t-il-ou-y-aura-t-il-des-negociations-entre-les-etats-unis-et-l%E2%80%99iran</guid>
	<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 07:24:26 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1256/y-a-t-il-ou-y-aura-t-il-des-negociations-entre-les-etats-unis-et-l%E2%80%99iran</link>
	<title><![CDATA[Y a-t-il ou y aura-t-il des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Alastair Crooke – Le 26 mars 2026 – Source <a href="https://conflictsforum.substack.com/p/are-there-or-will-there-be-us-negotiations">Conflicts Forum</a></p><p>La réponse courte est « non« . Trump fabule quand il dit qu’il est déjà en négociations avec « d’importants iraniens« .</p><p>Il y a une histoire récurrente dans le « narratif des négociations » étasunien ; lors des cycles précédents de « négociations » centrées sur le conflit ukrainien, Trump suggérait régulièrement que des négociations politiques avec la Russie étaient en cours, alors qu’en réalité, Witkoff et Kushner ne faisaient qu’engager une série de pourparlers sans fin avec les Européens sur l’établissement d’un cessez-le-feu et le rôle putatif de « maintien de la paix« , dirigé par les Européens, que les Européens réclamaient. En fait, aucun « plan de paix » n’a jamais été partagé, ni montré au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.</p><p>Un « cessez-le-feu » prolongé a ensuite été considéré par la Maison Blanche comme la stratégie de contournement pour tenter de résoudre les problèmes d’architecture de sécurité enracinés entre la sphère des intérêts de sécurité de l’OTAN et de la Russie. La Russie a simplement dit « non » à la tentative de Trump de « renverser l’architecture de sécurité« .</p><p>Le même schéma de dissimulation était évident dans les pourparlers sur le cessez-le-feu à Gaza : des cessez-le-feu ont été proposés sans préciser aucun détail sur ce qui pourrait suivre dans la phase deux du cessez-le-feu.</p><p>Le week-end dernier, Witkoff et Kushner ont dressé leur liste de souhaits pour un autre cessez-le-feu, avec l’Iran cette fois, avec quelques « indices » lancés au sujet de discussion ultérieure. Même histoire. Même confabulation. Un <a href="https://finance.yahoo.com/economy/policy/articles/us-awaits-response-peace-plan-080146084.html">plan de paix en quinze points</a>, élaboré par Witkoff et Kushner, a été soumis aux médiateurs, l’affaire étant décrite par Trump comme “de très bonnes conversations productives concernant une résolution complète et totale des hostilités” car l’Iran “veut désespérément un accord”.</p><p>L’Iran, au grand dam de Trump, <a href="https://english.almayadeen.net/news/politics/tehran-rejects-talks-with-us---let-them-negotiate-with-missi">a dit « non » à cette proposition</a> ; Ebrahim Zolfaghari, porte-parole de l’armée iranienne, a déclaré “Notre premier et notre dernier mot sont les mêmes depuis le premier jour, et cela restera ainsi”.</p><p>L’Iran n’a aucun intérêt à un compromis, à ce stade, car il n’a pas atteint <a href="https://conflictsforum.substack.com/p/irans-audacious-strategic-moves-declared">son ambition stratégique</a> (audacieuse) de renverser la domination militaire et financière américano-israélienne sur la région du Golfe et de la remodeler en une vaste sphère d’intérêt économique et militaire iranienne.</p><p>En tout état de cause, l’Iran détient la domination croissante dans ce conflit – grâce à des décennies de préparation et de planification. L’Iran a déjà démontré qu’il contrôlait les vingt pour cent du pétrole mondial exporté via le détroit d’Ormuz. Il dispose donc des outils (régulation du passage des navires par la voie navigable) pour gérer le volume de pétrole exporté, et, tout aussi important, sinon plus, a la capacité d’influencer les prix à l’échelle mondiale (alors qu’avant, seuls les États-Unis pouvaient le faire).</p><p>En plus d’avoir une composante majeure de l’économie mondiale sous sa coupe (le pétrole), l’Iran dispose également d’un effet de levier sur une grande partie des chaînes d’approvisionnement mondiales et de production de matières premières : hélium ; engrais ; la nourriture et l’acide sulfurique dépendent tous dans une certaine mesure d’Ormuz, et sa fermeture pendant plus de trois semaines crée des pénuries paralysantes qui ne disparaîtront probablement pas rapidement.</p><p>La manipulation du levier économique pétrolier, ainsi que l’insistance de l’Iran pour que les navires transitant par le Détroit paient à la fois des frais élevés et prouvent que leurs cargaisons ont été achetées en Yuans, frappent également au cœur de la vulnérabilité politique de Trump, c’est-à-dire l’économie américaine, à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis.</p><p>Un rapport régional met en garde :</p><p>L’Iran a un plan pour établir des points de contrôle permanents dans le détroit d’Ormuz afin de compenser ses pertes. Si les menaces de Trump se matérialisent, l’Iran bloquera le détroit d’Ormuz, fermera les routes de la mer Rouge et le front yéménite agira pour sceller Bab al-Mandeb. L’Iran est également prêt à s’emparer des ports bahreïnis si la situation l’exige.</p><p>Trump a dit un jour que perdre l’hégémonie du dollar serait pire pour l’Amérique que de perdre une guerre majeure. Pourtant, c’est précisément ce qui est en jeu dans ce « jeu de poule mouillée » que Trump a entamé avec l’Iran, mais dont il ne sait plus comment sortir, sans humiliation dommageable.</p><p>« Washington est sous le choc », <a href="https://www.maariv.co.il/news/politics/article-1300860">écrit Anna Barsky</a>, correspondante politique en chef de (en hébreu) Ma’ariv en écho <a href="https://www.wsj.com/livecoverage/iran-war-us-israel-news-updates-2026/card/iran-sets-high-bar-in-cease-fire-talks-here-s-what-tehran-is-asking-for-cSJzK3OI8jdqvmKUao0L">à un article du Wall Street Journal</a> décrivant la liste des contre-demandes que les représentants iraniens ont transmises, par l’intermédiaire de médiateurs à l’équipe Trump, comme étant les conditions préalables de l’Iran pour un règlement :</p><p>Les responsables de la Maison Blanche ont décrit les demandes comme étant « une liste de souhaits sans lien avec la réalité sur le terrain ».</p><p>Avec ces cartes économiques déjà entre les mains de l’Iran, et sa capacité soutenir l’escalade des bombardements israélo-américains avec ses propres frappes de missiles de représailles sur les infrastructures des États du Golfe, il semble improbable que Trump obtienne une sortie plausible de cette guerre ; notamment parce que « Israël a son mot à dire » dans cette affaire, et Israël est maintenant passé de l’espoir d’un « changement de régime » à l’insistance pour que les États-Unis s’emparent de l’île de Kharg.</p><p>Israël <a href="https://conflictsforum.substack.com/p/jerusalem-believes-the-path-to-victory">a reconnu</a> que son objectif de changement de régime espéré en Iran avait échoué, écrivent les principaux commentateurs israéliens (<a href="https://www.ynet.co.il/news/article/yokra14719188">Ronen Bergman</a> et <a href="https://www.maariv.co.il/news/politics/article-1299691">Anna Barsky</a>). Ainsi, il recalibre ses objectifs — “Jérusalem [croit maintenant] que le chemin de la victoire [israélienne] passe par le contrôle de l’île de Kharg”, écrit Barsky :</p><p>Selon cette ligne de pensée, si la campagne [américano-israélienne] ne conduit pas au renversement du régime, un geste beaucoup plus tangible est nécessaire — un geste qui privera l’Iran à la fois de la capacité d’exporter du pétrole à une échelle normale et de sa capacité à menacer efficacement le trafic maritime.</p><p>Cette discussion mène à une autre conclusion : sans une présence physique à un point clé, il est très difficile d’empêcher l’Iran de revenir au même schéma … Pour changer la réalité, un contrôle réel doit être créé. Dans ce contexte, Kharg est présenté comme une cible dont la prise de contrôle pourrait simultanément priver l’Iran à la fois de revenus stratégiques et de marge d’action.</p><p>Mais, note Barsky, « On estime cependant que la vraie difficulté n’est pas du côté opérationnel mais à Washington » :</p><p>La question n’est pas de savoir si les États-Unis peuvent atteindre Kharg et prendre le contrôle de l’île. La question est de savoir si Trump est prêt à maintenir une force là-bas pendant longtemps, avec la possibilité de pertes parmi les forces américaines.</p><p>L’ancien officier de la CIA, Larry Johnson, <a href="https://sonar21.com/is-trump-serious-about-negotiations-with-iran/">écrit qu’une intervention américaine</a> à Ormuz est probablement imminente et serait désastreuse (c’est-à-dire entraînerait de nombreuses victimes américaines) :</p><p>[à] moins que Donald Trump ne reconsidère l’affaire, nous verrons probablement les États-Unis tenter de s’emparer des îles Kharg et Qeshm. Si vous lisez <a href="https://sonar21.com/looks-like-donald-trump-is-serious-about-puting-us-boots-on-the-ground-in-iran/">mon article précédent</a>, il semble que Trump utilisera à la fois la Delta Force et la Seal Team 6, ainsi que deux bataillons de Rangers et l’équipe de combat de la 1ère Brigade aéroportée de la 82e, pour s’emparer des îles.</p><p>La 31e Unité expéditionnaire militaire sera en place dans la mer d’Oman, vendredi. J’ai [maintenant] appris que Trump a annulé sa visite au CPAC ce week-end et qu’il n’assistera pas à une collecte de fonds à Mar-a-Lago vendredi soir….</p><p>« On dirait que [Trump] sera occupé à autre chose à partir de vendredi », spécule Larry Johnson :</p><p>Et puis alors ? Ces troupes seront des cibles fixes et courront un risque sérieux d’être coupées de tout ravitaillement. Si l’Iran libère un tsunami de mines, alors la seule option sera le réapprovisionnement aérien, ce qui signifie probablement que ces avions seront confrontés à des tirs dévastateurs venant des batteries côtières iraniennes et des systèmes de défense aérienne. Au lieu d’ouvrir le détroit d’Ormuz, l’action militaire américaine anticipée rendra pratiquement impossible pour tout navire d’entrer ou de sortir du golfe Persique. La fermeture complète du détroit d’Ormuz aggravera encore les dommages économiques causés à l’économie mondiale.</p><p>L’amiral iranien Ali Akbar Ahmadian a réagi à la menace de « bottes américaines sur le terrain » à Ormuz :</p><p>Depuis des années nous attendons [une invasion américaine]. Maintenant, nous n’avons qu’un message pour les soldats américains : Approchez.</p><p>Entre dans mon salon, dit l’araignée à la mouche.</p><p>Alastair Crooke</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1255/usa-donald-trump-fossoyeur-du-regime-des-petrodollars</guid>
	<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 20:27:06 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1255/usa-donald-trump-fossoyeur-du-regime-des-petrodollars</link>
	<title><![CDATA[USA: Donald Trump, fossoyeur du régime des pétrodollars?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le statut du billet vert menacé</p>

<p>Le statut du dollar repose sur le fait que les pays pétroliers vendent le pétrole en dollars, contribuant à l'hégémonie du billet vert. S'ils ne se sentent plus protégés par les USA, cet arrangement pourrait s'effondrer. Et avec lui, la montagne de dette en dollars.</p>

<p>Qu'est-ce que le mécanisme des pétrodollars?<br />Le pétrole mondial est coté et libellé en dollars, facturé en dollars, et réglé en dollars. Ce système trouve ses origines dans une série d'arrangements conclus en 1974 et 1975 entre Richard Nixon et l'Arabie saoudite, représentée par son ministre du pétrole le cheikh Yamani. Il a été convenu implicitement que le pétrole des pays producteurs du Golfe doit être majoritairement vendu en dollars, en échange de quoi ces pays bénéficient de la protection militaire américaine.</p>

<p>Conséquence: la demande mondiale pour le dollar a été garantie, car les pays acheteurs de pétrole, comme le Japon ou l'Inde, doivent se procurer en tout temps des dollars pour pouvoir acquérir de l'or noir. </p>

<p>Ce système a permis de garantir au dollar son statut de monnaie de réserve, des décennies durant, car les pays acheteurs le thésaurisent dans les coffres de leurs banques centrales aux fins de commercer dans la monnaie dominante, monnaie reine des matières premières. </p>

<p>De leur côté, les pays pétroliers, qui génèrent leurs recettes en dollars, les ont massivement recyclés dans des actifs en dollars, comme les bons du Trésor (c'est-à-dire la dette américaine), mais aussi dans l'armement américain, les actions américaines, l'intelligence artificielle, ou l'immobilier en dollars.</p>

<p>Ce système, qui explique l'alliance indéfectible entre Washington et Riyad depuis lors, a surtout permis de garantir, depuis 52 ans déjà, un financement bon marché de la dette nationale américaine, qui a explosé de 350% en 20 ans, et qui dépend très fortement de l'existence d'investisseurs prêts à l'acheter. C'est ce que Valéry Giscard d'Estaing a qualifié de «privilège exorbitant.»</p>
<p>
Ce mécanisme pourrait-il prendre l'eau?
</p><p>Ce mécanisme montre désormais ses limites. La protection des pays du Golfe par l'armée américaine n'a pas réussi à intercepter l'ensemble des attaques de drones et missiles sur l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis (EAU), le Koweït, le Qatar, Bahreïn et Oman. Ces monarchies ont vu des infrastructures endommagées et un déclin de leur image de havres stables et prospères du Moyen-Orient. </p><p>Or la protection des Etats-Unis est la partie du contrat que ces derniers doivent assurer pour justifier un système de pétrodollars déjà vieillissant. Mais la défense américaine, coûteuse et inadaptée, a été débordée par les attaques iraniennes simultanées. Bref, les alliés de Washington voient actuellement que la protection américaine n’est pas absolue et qu'elle ne peut leur garantir une sécurité totale.</p><p>
Quels facteurs menacent le régime des pétrodollars?
</p><p>Face à cette déception, les pays du Golfe pourraient se rapprocher d'autres alliés, comme la Chine. Pékin est déjà le premier client du pétrole du Golfe, leur achetant 4 fois plus de pétrole que les Etats-Unis. L'Asie en général est de loin le premier client du Golfe, désormais. Si bien que, si les USA sont les protecteurs du Golfe, l'Asie en est le client économique essentiel.</p><p>Des discussions avancées ont lieu entre Riyad et Pékin sur un commerce bilatéral de pétrole en yuan chinois. La vente de pétrole saoudien en yuans à la Chine reste toutefois une perspective lointaine, car la monnaie chinoise n'est pas totalement convertible et que la Chine instaure des contrôles des capitaux et des restrictions aux investisseurs étrangers. Reste qu'à terme, «l'alignement des intérêts entre l'Arabie saoudite et la Chine pourrait faciliter l'évolution vers des ventes de pétrole en yuan chinois», estimait déjà en août 2024 <a target="_blank" class="Blink__StyledNextLink-sc-daa3c157-1 drGPnQ HTMLView__StyledBlink-sc-d754821-0 ipAkVh" rel="nofollow noopener" href="https://www.spglobal.com/en/research-insights/special-reports/saudi-china-ties-and-renminbi-based-oil-trade?utm_source=chatgpt.com">une analyse de S&amp;P Global</a>, l'agence de notation basée à New York.</p><p>Par ailleurs, l'Iran a récemment délivré une autorisation de passage à travers le détroit d'Ormuz uniquement <a target="_blank" class="Blink__StyledNextLink-sc-daa3c157-1 drGPnQ HTMLView__StyledBlink-sc-d754821-0 ipAkVh" data-uuid-ui="20260305" rel="nofollow noopener" href="https://www.reuters.com/business/energy/china-talks-with-iran-allow-safe-oil-gas-passage-through-hormuz-sources-say-2026-03-05/">au pétrole libellé en yuan</a> chinois. Un incident scruté de près par les marchés, et susceptible d'avoir des ramifications à long terme pour le dollar.</p><p>Ainsi, la Chine fait planer une menace non négligeable pour le système des pétrodollars. Faiblement contestée jusqu'ici, le sacro-sainte entente américano-saoudienne se retrouve clairement fragilisée.</p><p>
Les pétrodollars concurrencés par les pétroyuans?
</p><p>Le régime des pétrodollars était déjà en déclin avant la guerre contre l'Iran, estime la stratège de la Deutsche Bank, Mallika Sachdeva, <a target="_blank" class="Blink__StyledNextLink-sc-daa3c157-1 drGPnQ HTMLView__StyledBlink-sc-d754821-0 ipAkVh" data-uuid-ui="0000000000622186" rel="nofollow noopener" href="https://www.dbresearch.com/PROD/IE-PROD/PDFVIEWER.calias?pdfViewerPdfUrl=PROD0000000000622186&amp;rwnode=REPORT">dans une étude très remarquée, publiée le 24 mars</a>. Ceci, car l'essentiel du pétrole du Moyen-Orient s'achemine désormais vers l'Asie. En outre, le pétrole iranien et russe, sous sanctions, se vend et s'achète hors dollar (c'est 14% de la consommation mondiale), et l'Arabie saoudite teste les possibilités de règlement de <a target="_blank" class="Blink__StyledNextLink-sc-daa3c157-1 drGPnQ HTMLView__StyledBlink-sc-d754821-0 ipAkVh" data-uuid-ui="20260116" rel="nofollow noopener" href="https://www.reuters.com/world/asia-pacific/china-led-cross-border-digital-currency-platform-sees-surge-2026-01-16/">transactions de pétrole hors dollar</a>.</p><p>Au fil du temps, la part du dollar a reculé dans les réserves de changes des banques centrales du monde, passant de 65% en 2015 à 56,9% en 2025, selon le FMI. Avec la guerre en Iran, il n'est pas exclu que les cartes soient rebattues, et que le Golfe se rapproche encore de la Chine et de l'Inde et d'autres pays consommateurs de pétrole à la suite de la déception face aux limites du parapluie militaire américain, <a target="_blank" class="Blink__StyledNextLink-sc-daa3c157-1 drGPnQ HTMLView__StyledBlink-sc-d754821-0 ipAkVh" data-uuid-ui="202603" rel="nofollow noopener" href="https://www.project-syndicate.org/commentary/iran-war-oil-crisis-historical-lessons-by-jim-o-neill-2026-03">estime Jim O'Neill</a>, l'ancien économiste de Goldman Sachs et ex-ministre du Trésor britannique. </p><p>A long terme, <a target="_blank" class="Blink__StyledNextLink-sc-daa3c157-1 drGPnQ HTMLView__StyledBlink-sc-d754821-0 ipAkVh" data-uuid-ui="20260325" rel="nofollow noopener" href="https://www.reuters.com/markets/commodities/gulf-war-rattles-petrodollar-foundations-2026-03-25/?utm_source=chatgpt.com">Reuters prédit</a> une réorientation d'un monde strictement basé sur le pétrodollar, vers un monde où coexisteraient aussi les réserves de «petroyuan», de «petroroupie» et même de «petroeuro».</p><p>Si le régime des pétrodollars perdait sa raison d'être, les conséquences seraient vertigineuses pour le dollar américain. Sans pétrodollars, les banques centrales du monde auraient moins de raisons de détenir des dollars. Le statut de monnaie de réserve du billet vert s'affaiblirait.</p><p>Mais surtout, si moins de pétrole est vendu en dollars, moins de recettes en dollars seraient recyclées dans l'achat de dette américaine. Les Etats-Unis perdraient alors leur «privilège exorbitant». </p><p>La valeur de la dette chuterait, en raison de la baisse de la demande. La nouvelle dette émise peinerait à trouver autant d'acheteurs souverains qu'actuellement. Les taux d'intérêt sur la dette augmenteraient, car la valeur des obligations baisserait, et l'Etat américain serait en difficulté pour servir l'intérêt de la dette. Une charge d'intérêt qui atteint actuellement déjà le niveau vertigineux d'environ 1000 milliards de dollars par année. </p><p>
Ne pas confondre le statut avec le taux de change!
</p><p>Erreur classique: confondre la hausse temporaire d'une monnaie avec sa domination sur le monde. Actuellement, le dollar se renforce sur le marché des changes, à la faveur de la guerre en Iran. Cela mène certains analystes à parler de sa «suprématie». Or cela revient à confondre des fluctuations de changes à court terme avec son statut de monnaie de réserve de long terme. De même, quand le dollar s’appréciait avec le début de la guerre en Ukraine, d’aucuns y voyaient le triomphe du «roi dollar» et la preuve de sa suprématie intacte au plan international. </p><p>Ce qui est vrai: depuis le 28 février, le dollar s'apprécie, comme au début de la guerre en Ukraine. Ce qui est faux: déduire la suprématie ou le statut hégémonique d'une monnaie de sa simple appréciation.</p><p>Dans les faits, le dollar ne s'apprécie significativement que face aux monnaies émergentes, qui se dévaluent. Ceci, car les économies asiatiques sont très dépendantes du pétrole du Golfe. Dès lors, les investisseurs se délestent massivement de ces monnaies. </p><p>Face au franc suisse, le dollar avait baissé depuis des années. Il avait atteint en janvier son point le plus bas depuis 2011, lorsque 1 dollar ne valait plus que 0,76 franc. Puis, il est remonté faiblement. Face à l'euro, le dollar monte depuis le 28 février, mais il avait aussi constamment baissé depuis octobre 2022, passant de 1,08 à 0,84 euro, juste avant les frappes contre Téhéran.</p><p>La raison principale de cette montée récente du dollar? L'anticipation d'une hausse des taux d'intérêt américains. L'inflation créée par la flambée du pétrole fait automatiquement grimper le dollar, car les investisseurs s'attendent à ce que les actifs en dollar, comme les obligations par exemple, soient mieux rémunérés que les actifs d'autres grandes monnaies. Et en effet, les taux d'intérêt américains sont déjà les plus élevés, à 5,25%, par rapport aux 4% sur les taux européens, et au taux très bas de 1,5% sur le franc suisse. </p>
<p><a href="https://www.blick.ch/fr/auteurs/myret-zaki-journaliste-economique-id18044784.html"><br />Myret ZAKI</a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 21:21:19 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Et si le progrès n’en était pas toujours un ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Pour Jean-Yves Autexier, ex-membre du cabinet de Jean-Pierre Chevènement à l’Intérieur sous Lionel Jospin, l’ancien Premier ministre incarna à la fois l’exigence du débat et les contradictions du social-libéralisme. Il revient sur un parcours où les arbitrages politiques ont généré, estime-t-il, des fractures durables et placé la gauche dans l’impasse.</p>
<p>La haute stature de Lionel Jospin a dominé les débats et contradictions internes de la gauche durant des décennies. On se souvient des moments-clés. L’affaire du voile des lycéennes de Creil en 1989, renvoyée à la sagesse du Conseil d’État par le ministre de l’Éducation de l’époque, éclairait déjà le débat sur la laïcité. « L’enfant au centre de l’École », mis en exergue par la loi d’orientation de 1989, polarisait la controverse entre le pédagogisme et l’esprit républicain. Et n’oublions pas le congrès de Rennes de 1990, qui campa son opposition frontale à Laurent Fabius pourtant adoubé par François Mitterrand. L’homme goûtait le débat d’idées. C’était donc un rude contradicteur.</p><p>Quand la dissolution hasardeuse de 1997 plaça Lionel Jospin au premier rang, les amis de Jean-Pierre Chevènement souhaitaient évidemment peser sur les choix, et d’abord sur les orientations européennes. L’euro allait sortir des nuées. Lionel Jospin accepta un accord substantiel avec le Mouvement des citoyens : pas d’euro sans l’Italie et l’Espagne, une modification des statuts de la Banque centrale européenne pour inscrire la croissance et l’emploi dans ses objectifs (mais il ne s’engagea pas sur les conséquences en cas de refus de nos partenaires européens). Et une affirmation claire du lien entre démocratie et nation. De sorte que la gauche plurielle semblait partir d’un bon pied. « Dans la Nation, faire retour à la République », « Le retour aux sources de notre République », « L’État véritablement expression de la Nation », « L’Europe ne doit pas se substituer à la Nation » : ces phrases ne sont pas issues d’un livre de Jean-Pierre Chevènement mais du <a href="https://www.vie-publique.fr/discours/163833-declaration-de-politique-generale-de-m-lionel-jospin-premier-ministre" target="_blank" rel="noopener">discours de politique générale du Premier ministre Lionel Jospin</a>, le 19 juin 1997.</p><p>[embedded content]</p><p>De fait, dans les premiers temps, Lionel Jospin veilla aux équilibres de sa majorité plurielle ; des réunions de ministres issus des différentes sensibilités y concouraient. Mais peu à peu, la technostructure habilement dirigée par le directeur de cabinet de Matignon remplaça les dialogues politiques. <a href="https://www.marianne.net/politique/le-premier-reniement-de-letat-hollande" target="_blank" rel="noopener">Olivier Schrameck</a> était au cœur de la toile d’araignée qui reliait tous les directeurs de cabinet des ministères ; les choix étaient préparés de longue main et s’imposaient comme les seuls possibles. L’arbitrage technocratique supplantait l’accord politique entre les composantes de la majorité plurielle. Et de fait, au fil des mois, la « majorité plurielle » s’étiola.</p>
<p>L’affaiblissement de l’État</p>
<p>La justice des mineurs fut une pomme de discorde. Lionel Jospin trancha en faveur d’Elisabeth Guigou et la réforme fut enterrée. L’<a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/le-scandale-de-la-mnef-7790613" target="_blank" rel="noopener">affaire Dominique Strauss-Kahn et la MNEF</a> mit fin à la « dream team ». Dominique Voynet trahissait son mandat pour nuire, à Bruxelles, au nucléaire français ; le Premier ministre n’en tint pas compte, il avait déjà décidé de l’abandon de Superphénix, prix de l’accord avec les Verts. Martine Aubry se débattait avec les 35 heures, réforme dont elle doutait fortement auparavant. Certes, le sociétal faisait une entrée en majesté : parité aux élections législatives, Pacs… Mais <a href="https://www.vie-publique.fr/discours/140868-article-de-m-lionel-jospin-premier-ministre-dans-le-nouvel-observate" target="_blank" rel="noopener">l’affaire corse</a> allait poser un problème autrement redoutable.</p><p>Était-il acceptable pour un gouvernement républicain de négocier avec un mouvement minoritaire indépendantiste faisant parler les armes ? Était-il possible d’accepter une « délégation du pouvoir législatif » à une Assemblée de Corse, sans défaire l’unité de la nation ? Était-il sage de choisir un mode de scrutin qui ferait des indépendantistes les maîtres du jeu ? Là encore, Lionel Jospin se trouvait à la source d’une faille qui allait diviser le pays. Le clivage entre démocrates et républicains, entre l’Europe des régions et l’unité de la nation, était patent.</p>
<p>À lire aussi : <a target="_blank" href="https://revue-laudace.fr/economie/linsecurite-energetique-une-volonte-politique/">L’insécurité énergétique, une volonté politique</a></p>
<p>Un autre débat allait concerner le rôle de l’État : dans l’économie, en premier lieu, avec la privatisation de France Télécom, de Thomson-CSF, du Crédit lyonnais, l’ouverture du capital d’Air France. Face à la fermeture de l’usine Renault à Vilvoorde ou aux suppressions d’emplois, la formule du Premier ministre est restée : « Il ne faut pas attendre tout de l’État ou du gouvernement. » Le rôle de l’État était aussi au cœur des polémiques concernant la sécurité ou l’immigration. Dans les deux cas, Lionel Jospin était sans doute tenté par la fermeté, mais sa volonté était tempérée par les options de ses alliés… et de ses amis ; la justice des mineurs n’a pas pu évoluer du fait de l’opposition d’Elisabeth Guigou, l’esprit du <a href="https://www.vie-publique.fr/rapport/25592-des-villes-sures-pour-des-citoyens-libres-actes-du-colloque-de-villepi" target="_blank" rel="noopener">colloque de Villepinte</a> d’octobre 1997 sur la sécurité peina à s’imposer.</p><p>S’agissant de l’enjeu européen, les prudences énoncées en juin 1997 s’évanouirent lorsqu’il s’agit de signer le 2 octobre 1997 le traité d’Amsterdam, qui mit en place notamment la politique étrangère et de sécurité commune, compatible avec l’Otan, renforça le rôle d’initiative de la Commission et étendit les domaines de vote à la majorité qualifiée (au lieu et place de l’unanimité). Suivra, en mars 2002, le sommet de Barcelone, la décision d’ouverture progressive des marchés électriques et gaziers, la mise en concurrence des services publics… Les fruits de la fin de mandat n’ont pas tenu la promesse des fleurs de 1997.</p>
<p>Un rapport à la France trop désincarné ?</p>
<p>Avec un contradicteur de la stature de Lion Jospin, l’échange était réel. Il était d’ailleurs loyal, ce qui peut surprendre dans le climat d’aujourd’hui, où la communication remplace l’argumentation. Que ces débats, dont l’un entraîna le départ de Jean-Pierre Chevènement du gouvernement, soient placés sous le regard du suffrage universel n’a donc rien de surprenant en démocratie. On pouvait sans doute s’étonner de voir Christiane Taubira, qui ne s’était jamais distinguée des choix gouvernementaux, faire acte de candidature en 2001, mais en faire le reproche à Jean-Pierre Chevènement était une erreur. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il incarnait des choix différents de ceux du gouvernement qu’il avait quitté en 1999. D’ailleurs, les bons esprits n’oublient pas que l’appareil socialiste de la rue de Solférino s’employait à encourager les candidatures Mamère ou Taubira, à trouver les signatures pour la candidature Besancenot, en espérant faciliter de bons désistements de second tour. On sait que les citoyens en décidèrent autrement en plaçant Jean-Marie Le Pen en deuxième position.</p><p>Avec un peu de recul, on distingue mieux le dilemme de ces années Jospin : l’impossibilité de sortir des ornières d’un social-libéralisme qui croyait pouvoir remplacer le social par le sociétal, qui acceptait sans broncher la tutelle de Bruxelles et les règles imposées par le néolibéralisme alors triomphant. Mais sans mesurer vraiment l’impact sur les milieux populaires. La sortie des urnes le 21 avril 2002 fut sans appel : 13 % des ouvriers et 13 % des employés avaient voté Jospin. Un niveau très faible pour un chef de gouvernement de gauche, après cinq années d’exercice. Jamais cependant les socialistes – à de rares et brillantes exceptions – ne firent l’analyse de l’échec, préférant l’imputer aux autres candidats et s’interdisant de ce fait de renouveler leur logiciel, qu’il s’agisse de l’Europe, de l’énergie, de l’industrie, de la sécurité… On se prend à rêver d’un Lionel Jospin combattant pour l’emploi, l’industrie, pour l’indépendance énergétique, rejetant les oukases de Bruxelles, défenseur du rôle de l’État, luttant « sans naïveté » pour le respect de la loi et de la sécurité publique, ramenant à leur place les indépendantistes corses… Sans doute le verdict populaire aurait-il été plus clément.</p><p>« La sortie des urnes le 21 avril 2002 fut sans appel : 13 % des ouvriers et 13 % des employés avaient voté Jospin. »</p><p>Peut-être aussi son rapport à la France était-il apparu trop désincarné à beaucoup de Français. La rigueur et le parler vrai n’empêchaient pas chez Pierre Mendès France un lien très intime avec les citoyens et avec une idée de la nation forgée il est vrai dans la Résistance et la France libre. Lionel Jospin écrivait dans son dernier livre une phrase éclairante sur lui-même : « La place prise par Napoléon Bonaparte dans l’imaginaire national m’intrigue. » À force de se défier des dérives démagogiques, s’est-il interdit d’embrasser tout l’imaginaire populaire ? N’y a-t-il pas là une clé pour comprendre la distance jamais brisée entre lui et les Français ?</p><p>Il reste, pour tout citoyen engagé à cette époque, la nostalgie de la vivacité d’un débat public qui n’effaçait pas le respect dû à son contradicteur. Certes, déjà, les dernières vagues du social-libéralisme s’opposaient au réveil de la souveraineté populaire, les illusions européistes étaient déjà entamées par les réalités. Ces débats préfiguraient ceux d’aujourd’hui. Du moins étaient-ils incarnés par des hommes convaincus et intègres, partisans de la discussion argumentée en raison, un tableau qui alimente les regrets d’aujourd’hui. Ce qui n’empêcha pas le cours des choses de s’imposer et les espoirs de s’enliser dans les sables du néolibéralisme.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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