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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 20:22:37 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La vision européenne du Général de Gaulle (selon un rapport déclassifié de la CIA)]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Le Général de Gaulle exerce une fascination légitime auprès des Européens épris de souveraineté. En France, aucun parti politique n’ose défier le mythe. Mieux : tous se réclament, à intervalle régulier, de son héritage, n’hésitant pas à tordre l’histoire pour mieux servir leur propagande.</p><p>Charles de Gaulle, c’est le fondateur de la 5e République, l’ennemi des pouvoirs Américains, la figure tutélaire de la France libre, celui qui se tient au-dessus des querelles partisanes qu’il juge futiles et dangereuses. Bref, le dernier géant de l’histoire politique de l’Hexagone. Le diptyque La Bataille de Gaulle, sorti cet été, dépeint avec brio le personnage.</p><p>En 1967, de Gaulle est président de la France depuis presque dix ans. Il marque l’histoire par trois grands moments : son fameux cri « Vive le Québec libre ! » à Montréal, sa position sur Israël après la guerre des Six Jours (il qualifie le peuple juif d’« élite, sûr de lui-même et dominateur » - <a href="https://www.youtube.com/watch?v=25hAYHwboFk">voir la conférence de presse</a>), et son veto répété à l’entrée du Royaume-Uni dans le marché commun.</p><p>Cette année-là, la CIA a publié <a href="https://www.cia.gov/readingroom/docs/CIA-RDP79-00927A005600040003-6.pdf">un « rapport spécial »</a>, aujourd’hui déclassifié, décrivant avec acuité la vision européenne du héros de la Deuxième Guerre mondiale. En voici quelques extraits choisis.</p><p>Selon De Gaulle, note la CIA, « l’Europe est déjà bien engagée dans la première phase de l’évolution en trois étapes vers l’unité continentale qu’il préconise depuis longtemps. Le développement du climat de détente en Europe l’encourage à passer à la deuxième étape - l’entente - en direction de la troisième, à savoir une coopération “de l’Atlantique à l’Oural” », incluant peut-être la Grande-Bretagne.</p><p>« …Si nous voulons nous unir au sein d’une Europe organisée, nous affirmons que cela doit se faire sur la base de la réalité des États, et non en les anéantissant dans une intégration dont nul ne sait ce qu’elle serait… »</p><p>Charles de Gaulle, juin 1963</p><p>De Gaulle espère de ses vœux « l’établissement d’une confédération paneuropéenne souple, au sein de laquelle Paris et Moscou collaboreraient afin de maintenir l’Allemagne sous contrôle. Dans l’union qu’il envisage, chaque État conserverait sa souveraineté, mais la prépondérance de la France en tant que porte-parole de l’Europe occidentale serait garantie par sa force nucléaire. »</p><p>Quant à l’URSS, précise la CIA, De Gaulle « rejette l’idée selon laquelle l’attachement de Moscou au communisme l’exclurait de la politique européenne. »</p><p>Sur le plan économique, « l’Europe de De Gaulle constituerait une zone de libre-échange en son sein, sans pour autant exclure des regroupements régionaux plus étroitement intégrés. Sur le plan politique, elle serait composée d’États souverains exerçant l’ensemble des fonctions normales d’entités politiques indépendantes, bien que les ambitions allemandes soient maintenues sous contrôle. Cette Europe serait néanmoins suffisamment unie pour entreprendre des projets communs et fonctionnerait comme une confédération souple d’États pour les questions touchant le continent dans son ensemble. »</p><p>« Il est possible qu’une évolution se produise… qui puisse un jour nous permettre d’établir, de l’Atlantique à l’Oural, une “détente”, puis… une “entente” et… peut-être un jour une coopération… »</p><p>Charles de Gaulle, septembre 1963</p><p>L’essentiel de cette politique est exposé dès 1960, lorsque De Gaulle appelle à un renforcement des échanges commerciaux, des échanges culturels et des visites diplomatiques en Europe de l’Est et en Russie. Autant de premières étapes vers une détente à l’échelle européenne. Pour lui, l’entente devait être obtenue grâce à un certain degré de désarmement contrôlé, « y compris de la part des États-Unis », tandis que la coopération devait prendre la forme d’un effort organisé dans des domaines tels que l’aide aux pays en développement et la collaboration en matière de recherche scientifique.</p><p>La rupture sino-soviétique aurait convaincu De Gaulle que son projet d’une Europe indépendante, s’étendant « de l’Atlantique à l’Oural », devenait plus réalisable. C’est dans ce contexte qu’il a intensifié son rapprochement diplomatique avec les pays d’Europe de l’Est à partir de 1964. En deux ans, la France développa des relations politiques, économiques et culturelles avec la quasi-totalité du bloc de l’Est, culminant avec les échanges de visites entre De Gaulle et le Premier ministre soviétique Alexeï Kossyguine.</p><p>De Gaulle estimait également que sa marge de manœuvre en Europe s’était accrue en raison de l’engagement croissant des États-Unis au Vietnam, signe que Washington ne pouvait guère faire davantage que maintenir une politique de statu quo dans la zone de l’OTAN. « Cela facilita la mise en œuvre de sa décision, mûrie de longue date, de se retirer de l’OTAN - une organisation dont il estimait qu’elle portait atteinte à l’indépendance de la France et perpétuait la guerre froide », souligne la CIA.</p><p>Ce paragraphe du rapport est particulièrement révélateur de la méfiance gaullienne envers les États-Unis :</p><p>« Par ses initiatives en Europe de l’Est et contre l’OTAN, ainsi que par plusieurs autres actions spectaculaires - notamment sa campagne visant à mettre fin à la primauté du dollar dans la finance internationale -, de Gaulle a cherché à réduire le rôle des États-Unis en Europe. Il considère que l’élimination de l’ “hégémonie” américaine est tout aussi essentielle à la réalisation de son rêve d’une “Europe européenne” que la réceptivité des pays de l’Est à ses ouvertures. »</p><p>En outre, ajoute la CIA, « il était résolu à empêcher l’évolution vers le supranationalisme qu’il voyait à l’œuvre dans les propositions avancées par la Commission de la CEE en 1965 dans le cadre d’un “paquet” de mesures relatives aux règles de financement de la politique agricole commune. »</p><p>Le rôle que De Gaulle entendait faire jouer à l’URSS dans son Europe de l’avenir « n’est pas entièrement clair », relève la CIA. « La France comme l’URSS souhaitent toutes deux maintenir l’Allemagne sous contrôle. De Gaulle envisage un accord bilatéral informel avec la Russie, selon lequel Moscou ne chercherait pas à usurper le rôle de la France en Europe occidentale ni à parler au nom de celle-ci sur la scène mondiale. Paris et Moscou, les deux puissances nucléaires du continent, seraient respectivement les porte-parole de l’Europe occidentale et de l’Europe orientale. Chacune disposerait de sa propre sphère d’influence, mais ces deux sphères se chevaucheraient en ce qui concerne l’Allemagne et sur les autres questions exigeant une voix à l’échelle du continent. »</p><p>Avant tout, « De Gaulle veut s’assurer que la France demeure libre de suivre toute ligne d’action qu’elle juge nécessaire. Ainsi, quelle que soit l’évolution des relations de travail entre les deux puissances, elles n’iraient pas jusqu’à constituer une alliance engageant la France aux côtés de l’URSS. Après avoir retiré la France de l’alliance occidentale, De Gaulle éviterait de s’enchaîner à une autre. Il semble convaincu que les Russes rechercheront le soutien de l’Europe occidentale si, et lorsque, la menace chinoise s’intensifie. »</p><p>Selon ce rapport de la CIA, le projet européen de De Gaulle s’inscrivait avant tout dans son ambition de restaurer la puissance et le prestige international de la France.</p><p>L’auteur estime que De Gaulle considérait l’Europe comme un levier permettant à la France de retrouver un rôle de premier plan qu’elle ne pouvait plus assumer par ses seuls moyens nationaux. Le document interprète ainsi sa politique européenne comme une stratégie visant à exercer un leadership français sur l’Europe occidentale, puis, à terme, sur un espace continental plus large.</p><p>Bien sûr, la vision gaullienne fut vivement combattue par Washington et Londres. Elle remettait directement en cause leurs ambitions hégémoniques, reposant sur la vassalisation de l’Europe occidentale et le rejet de tout rapprochement entre la Russie et l’Allemagne (selon la conception exposée par H. J. Mackinder dès 1904). La démission de De Gaulle en avril 1969, après un référendum perdu, sonne le glas de sa vision, qui fut peu ou prou abandonnée par tous les présidents de la 5e République qui lui ont succédé.</p><p>Les articles que je publie ici sont entièrement gratuits. Si vous souhaitez soutenir mon travail et le développement de mon média, Antithèse, considérez un abonnement à ce dernier et faites vivre ainsi l’information libre ! C’est ici: <a href="https://www.antithese.info/abonnements/">https://www.antithese.info/abonnements/</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1286/declin-americain-et-totalitarisme-global</guid>
	<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 11:16:17 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1286/declin-americain-et-totalitarisme-global</link>
	<title><![CDATA[Déclin américain et totalitarisme global]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Juillet 2026 – Source <a href="https://nicolasbonnal.wordpress.com/">Nicolas Bonnal</a></p><p></p><p>Par sa bêtise et ses mauvaises manières, Donald Trump est en train de casser (d’achever de casser plutôt) la domination américaine. On arrive vraiment à cet Après l’Empire qu’annonçait Todd parmi tant d’autres. Deux questions émergent : Trump sabote-t-il exprès l’empire et le dollar ? Et qu’aura-t-on après ?</p><p>Pour parler de Trump, de Macron, d’Ursula ou de Lula (très impopulaire au Brésil…), je ne connais rien de mieux que cet extrait de la Biographie universelle, publiée en 1814 et retrouvée par votre serviteur grâce à Google books :</p><p>Étonné d’entendre une vieille femme prier les dieux de conserver les jours de Denys, il voulut connaître le motif d’une prière si extraordinaire, tant il connaissait la haine qu’on lui portait. « Je prie les dieux, lui dit cette femme,  de te donner une longue vie, parce que je crains que celui qui te succédera » ne soit plus méchant que toi, puisque tu es pire que tous ceux qui t’ont précédé.</p><p>Trump pourrait aussi être le dernier président US, dans un occident mondialisé où toutes les nations jadis blanches et chrétiennes finissent broyées et mêlées dans un athanor qui enchante le FMI, l’ONU et Davos. La France a pris la tête de l’autodestruction nationale en Europe avec l’Allemagne comme on sait : quel couple franco-allemand ça nous fait.</p><p>Aux USA ce serait donc au défenseur de MAGA de démolir ce qui peut l’être : avec 20% de baisse du dollar cette année et une impopularité globale de l’Hegemon, on y est presque.</p><p>Dans un très bon texte Arnaud Bertrand rappelait ces jours-ci que mystérieusement Trump embrasse l’Amérique, mais (que) c’est pour l’étouffer :</p><p>Certes, Trump est fondamentalement un impérialiste dans la rhétorique et l’instinct. Ses menaces d’annexer le Groenland et le Canada, ou de transformer Gaza en un lieu de villégiature, devraient dissiper tout doute ou notion romantique. Néanmoins, il est incontestable que lorsque vous examinez la position de l’Amérique sur les principaux fronts stratégiques qui définissent le statut de grande puissance, le schéma d’une retraite est indubitable.</p><p>Au tout début de son administration, le 3 février, <a href="https://x.com/RnaudBertrand/status/1886082749779607997">j’écrivais</a> que nous assistions à l’avènement “d’un ordre mondial post-américain – apporté par l’Amérique elle-même” – un retrait impérial quelque peu contrôlé et déguisé en épreuve de force, plutôt que de le voir s’effondrer sous son propre poids.</p><p>Si l’on regarde les actions plutôt que les mots, cette thèse n’a fait qu’être confirmée depuis.</p><p>La capacité à punir financièrement ceux qui ne se plient pas aux exigences des États-Unis touche à sa fin. Il existe une alternative au réseau du dollar. Et il ne s’agit pas d’une « nouvelle monnaie de réserve ».</p><p>Trump anéantit l’Amérique sur tous les plans : monétaire, économique, militaire, diplomatique et même technologique, rappelle Arnaud. Il en fait une île aux pingouins ou une terre Ubu bis. Le dollar semble dans la ligne de mire.</p><p>Le problème c’est que quelque chose succédera au dollar et que la nouvelle monnaie sera totalitaire, digitale et globale. Alastair Crooke l’a dit :</p><p>L’alternative est la solution envisagée par la Chine : une fusion des plateformes de paiement de détail Fintech avec les cadres numériques bancaires et de la banque centrale, basée sur la blockchain et d’autres technologies numériques.</p><p>Cela n’a pas l’air de l’affoler. Nous si. La dématérialisation de l’argent ce sera la fin de nos haricots stricto sensu.</p><p>On va citer Brandon Smith alors, qui se méfie de Trump depuis toujours : il fournit une opposition corrompue (cf. Epstein) ou inepte au système.</p><p>Brandon <a href="https://lesakerfrancophone.fr/unification-des-cbdc-les-banques-globales-nous-disent-que-la-fin-du-systeme-du-dollar-est-proche">rappelle</a> :</p><p>Les globalistes finiront par avancer deux arguments prévisibles :</p><p>Une monnaie de réserve mondiale sous le contrôle d’une seule nation est injuste et nous, en tant que banquiers mondiaux, devons rendre le système « plus égalitaire ».<br />Pourquoi avoir une monnaie de réserve puisque toutes les transactions sont de toute façon modérées par notre grand livre ? Le dollar n’est pas plus facile à utiliser pour le commerce international que n’importe quelle autre CBDC, n’est-ce pas ?<br />Enfin, le dollar doit mourir parce qu’il fait partie intégrante de l’« ancien monde » des échanges matériels. Les globalistes souhaitent une société sans argent liquide parce que c’est une société facilement contrôlable. Pensez aux confinements Covid et aux tentatives de passeport vaccinal – S’ils avaient mis en place un système sans argent liquide à l’époque, ils auraient obtenu tout ce qu’ils voulaient. Vous refusez le vaccin expérimental ? Nous fermerons vos comptes numériques et vous mourrez de faim.<br />Cela a même été partiellement tenté (pensez aux manifestations des camionneurs canadiens), mais avec de l’argent physique, il y a toujours un moyen de contourner un embargo numérique. Sans argent physique, vous n’avez pas d’autres options, à moins que vous ne prévoyiez de vivre complètement de la terre et de troquer des biens et des services (un mode de vie auquel la plupart des gens du premier monde ont besoin de beaucoup de temps pour s’habituer).</p><p>Brandon se veut optimiste, l’américain étant encore armé :</p><p>Je pense qu’un pourcentage important de la population américaine partira en guerre avant d’accepter une société sans argent liquide, mais en attendant, il faut toujours faire face à l’inévitabilité d’un effondrement du dollar.</p><p>Effondrement que Trump met en place.</p><p>On a beaucoup parlé des Brics. Les textes d’Escobar relèvent de l’hypnose personnalisée : Dieu est revenu sur terre avec ces Brics et le méchant occident va être châtié – alors que tout le monde l’a copié… Et il n’est pas le seul : dans notre manie à chercher des sauveurs, nous en trouvons partout, même et surtout ceux qui sont au pouvoir depuis vingt ans ou plus, et donnent toutes les garanties au système global et à ses agents invisibles (enfin, pour ceux qui refusent de voir).</p><p>Plus terre à terre, Edward Slavsquat déclare :</p><p>Que viennent de déclarer les BRICS ?<br />A l’instar de la déclaration de Kazan – qui a changé la donne, la déclaration des BRICS de cette année sert de manifeste pour l’ordre mondial multipolaire. Contenant 126 engagements, le document se lit comme une Déclaration des droits contre la tyrannie mondiale de l’Occident collectif.<br />Je vous encourage à lire l’intégralité de la déclaration, mais en voici les grandes lignes :<br />Les BRICS s’engagent à améliorer la gouvernance mondiale, les Nations Unies jouant un rôle central dans le système international<br />Les BRICS reconnaissent le FMI comme le centre du filet de sécurité financier mondial, mais s’inquiètent du fait qu’il n’y a pas assez de femmes aux postes de direction du FMI<br />Les BRICS s’engagent à mettre en œuvre l’Agenda 2030 pour le développement durable<br />Les BRICS appellent la communauté internationale à maintenir et à intensifier ses efforts pour lutter contre le changement climatique. Les BRICS passeront à des moyens de transport sans émissions ou à faibles émissions afin de réduire leur empreinte carbone<br />Les BRICS plaident en faveur d’un système international de calcul des émissions de carbone, équitable et inclusif, et collaborent avec le secteur privé pour créer des marchés du carbone<br />Les BRICS reconnaissent le leadership de l’OMS dans la direction et la coordination de l’action sanitaire internationale, notamment en période de crise<br />Les BRICS comprennent qu’une OMS bien financée permettra de garantir des vaccins pour tous et d’atteindre les objectifs de développement durable liés à la santé<br />Les BRICS se félicitent de l’adoption de l’Accord de l’OMS sur les pandémies, qui contribuera à protéger le monde des futures pandémies<br />Après avoir gardé le silence pendant près d’un mois, les BRICS ont exprimé leur vive inquiétude face aux attaques non provoquées d’Israël contre l’Iran, sans mentionner le nom d’Israël<br />Une nouvelle ère de bonne entente et d’inclusion durables…</p><p>Inclusion rime avec illusion. En Europe tous les imbéciles courent après les Brics ou après Trump. On voit bien que cette fausse opposition destinée à tromper la galerie finira par un Enfer global et numérique, un cirque tenu par ceux que l’autre nomma justement un jour « les gnomes de Londres ».</p><p>Le reste était dit par Franck Zappa :</p><p>L’illusion de liberté durera tant qu’il sera rentable de la faire durer. Au moment où l’illusion deviendra trop coûteuse à maintenir, ils enlèveront simplement le décor, ils tireront les rideaux, ils déplaceront les tables et les chaises et vous verrez le mur de briques au fond du théâtre.</p><p>Demandez à Fink et à BlackRock ce qu’ils en pensent…</p><p>Allez, on relit encore Brandon :</p><p>Vous refusez le vaccin expérimental ? Nous fermerons vos comptes numériques et vous mourrez de faim.</p><p><a href="https://nicolasbonnal.wordpress.com/">Nicolas Bonnal</a> sur <a href="https://www.amazon.fr/Nicolas-Bonnal/e/B001K7A4X0#">Amazon.fr</a></p><p>Sources</p>
<p>Brandon Smith – <a href="https://lesakerfrancophone.fr/unification-des-cbdc-les-banques-globales-nous-disent-que-la-fin-du-systeme-du-dollar-est-proche">CDBC</a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 20:29:49 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[L’Allemagne s’effondre en silence : l’impuissance d’un pouvoir qui ne veut rien changer.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>En Allemagne, les trains ne circulent plus à l’heure, des ponts autoroutiers sont fermés pour raisons de sécurité et le géant Volkswagen, symbole de l’industrie allemande, prépare la suppression d’environ 100 000 emplois dans le monde, dont une grande partie sur le territoire national. Face à ce déclin, le gouvernement répond par des réformes timides et des haussements d’épaules, habillés de belles paroles sur la modernisation.</p>

<p>L’article du Spectator décrit une Allemagne qui s’effondre tranquillement, sans drame spectaculaire, mais avec une fatalité inquiétante. Les passagers bloqués dans les gares haussent les épaules quand on leur demande leur avis sur les pannes répétées de la Deutsche Bahn. Les citoyens apprennent que des ponts majeurs sont fermés du jour au lendemain sans que cela ne suscite d’indignation particulière. C’est devenu « la normale ».</p>

<p>Le projet pharaonique de la gare de Stuttgart 21, lancé il y a plus de vingt ans, ne sera pas terminé avant 2031 au mieux. Un pont sur le Rhin, artère vitale, a été fermé sans préavis parce qu’il était structurellement dangereux. Dans le cœur industriel du pays, un pont autoroutier sur trois nécessite des travaux urgents. Et pourtant, rien ne semble vraiment changer.</p>

<p>Volkswagen, incarnation de la puissance industrielle allemande, se retrouve vulnérable face à la concurrence chinoise des voitures électriques bon marché, après des années de transition énergétique trop brutale et trop rigide. Le gouvernement, au lieu de reconnaître les erreurs de stratégie, propose des réformes fiscales et sociales limitées, qui ressemblent surtout à des ajustements techniques déjà imposés par les tribunaux. Sur le sujet central des prix de l’énergie, qui pénalise lourdement l’industrie, le silence est total.</p>

<p>Le chancelier Friedrich Merz, arrivé au pouvoir avec la promesse d’un « grand bond en avant » pour la compétitivité allemande, semble incapable d’enrayer ce mouvement. Son gouvernement se contente du plus petit dénominateur commun entre partenaires de coalition réticents. Résultat : un pays qui se croyait le moteur de l’Europe perd progressivement sa capacité à entretenir ses infrastructures et son tissu industriel.</p>

<p>Ce qui est peut-être le plus triste dans ce constat, c’est que cette impuissance persiste alors que les dirigeants sont souvent ceux que l’on peine le plus à évincer. Comme en France, les responsables les plus installés ou les plus visibles politiquement ne sont pas forcément ceux dont on arrive à se débarrasser, même quand leur action (ou leur inaction) contribue à affaiblir le pays. On a parfois le sentiment que tout cela suit une trajectoire presque inéluctable : une désindustrialisation progressive, une perte de souveraineté économique, et à terme un alignement toujours plus étroit sur un modèle technocratique européen où les nations perdent peu à peu la maîtrise de leur destin.</p>

<p>L’article du Spectator conclut que tant que la classe politique allemande continuera à traiter ces problèmes comme des détails gênants plutôt que comme l’enjeu central, le fatalisme des Allemands ne fera que s’aggraver. Et l’Allemagne continuera à s’effondrer… tranquillement.</p>

<p>Source : <a href="https://spectator.com/article/germany-is-quietly-falling-apart/">The Spectator, article de Henry Donovan, 6 juillet 2026.</a></p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1284/l%E2%80%99inferiorite-quasi-ontologique-du-juif-dans-la-psyche-arabo-musulmane-parait-difficile-a-depasser</guid>
	<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 20:11:19 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1284/l%E2%80%99inferiorite-quasi-ontologique-du-juif-dans-la-psyche-arabo-musulmane-parait-difficile-a-depasser</link>
	<title><![CDATA[L’infériorité quasi ontologique du Juif dans la psyché arabo-musulmane paraît difficile à dépasser.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>"On peut considérer sans grand risque, et entre gens raisonnables, que la solution à deux États paraît la moins mauvaise des solutions. Voire la plus logique. Mais voilà près de quatre-vingt-dix ans déjà qu’on le dit car, a contrario des idées reçues, la partie arabe a refusé depuis 1937, et à six reprises, le partage de la Palestine en deux États. Refus du plan Peel en juillet 1937, refus du Livre blanc britannique de mai 1939 qui prévoyait pourtant l’indépendance de la Palestine dans un délai de dix ans. Refus de la résolution 181 des Nations unies du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine en deux États. Et trois « non » successifs à la proposition d’un État palestinien au côté d’Israël émise par les premier ministre israélien Ehud Barak en 2000 et 2001 et Ehud Olmert en 2007. Le projet de 2001 rétrocédait aux Palestiniens 95% du territoire de la Cisjordanie et acceptait le principe d’une cosouveraineté sur Jérusalem. Tout se passe comme si accepter l’État palestinien revenait, de fait, à accepter le fait national israélien et c’est là que le bât blesse pour une grande part de l’opinion arabe qui ne souhaite qu’un seul État. Mais à la place d’Israël.</p>

<p>Pourquoi cet État de Palestine réclamé aujourd’hui comme le remède à tous les maux de la région n’a-t-il pas vu le jour entre 1949 et 1967, en Cisjordanie et à Gaza où il n’y avait alors ni Juif ni Israélien ? Deux territoires dont nul ne disait à cette époque qu’ils étaient palestiniens et qui ne le sont devenus qu’avec l’occupation israélienne de juin 1967. Maintes fois posée, cette question demeure sans réponse.</p>

<p>Comprendre ces blocages implique d’en référer à la place du Juif dans l’économie psychique du monde musulman où, par-delà l’abolition de la dhimma, cette condition minorée et dominée perdure dans les esprits. Quand un système de croyances s’effondre, il ne disparaît pas mais prend d’autres formes, et à cet égard, l’infériorité quasi ontologique du Juif dans la psyché arabo-musulmane paraît difficile à dépasser.</p>

<p>Depuis 1948 toutefois, elle est durement démentie par un État d’Israël souverain dont l’armée inflige défaite sur défaite à des musulmans. Au sens premier du terme, c’est là un impensable qui rend compte de déclarations outrancières, mais sincères sur le fond, balançant entre le déni de réalité (« l’entité sioniste ») et les appels sans filtre à la destruction de l’État juif. Un conflit prend sa source dans les mentalités sédimentées qui constituent son substrat culturel le plus profond. C’est là qu’en commence l’analyse. [...]</p>

<p>Dans une époque sans projet collectif structurant, convoquer le combat des grands ancêtres semble donner sens à une réalité médiocre. Mais la « reductio ad <br />Hitlerum » est aussi le signe d’une inculture historique et d’une paresse intellectuelle quand, au lieu de penser à nouveaux frais une réalité nouvelle (le présent par définition étant ce qui n’a jamais été vécu), on plaque sur elle des schémas anciens en prenant le risque de ne rien comprendre ni au présent que nous vivons ni au passé que l’on convoque.</p>

<p>C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre l’usage du mot génocide à propos du conflit à Gaza. Mais pas seulement car l’usage de ce mot, dès qu’il s’agit d’Israël, est aussi ancien que l’État d’Israël lui-même. En France par exemple, c’est dès 1948 que la vieille extrême droite collaborationniste qui commence à redresser la tête, accuse l’État d’Israël par la voix de Maurice Bardèche de « génocide contre les Arabes ». Pour autant, la matrice principale de cette accusation est ailleurs, dans la propagande soviétique communiste mâtinée de vieil antisémitisme russe (cf. le procès Slansky tenu à Prague en novembre 1952 où 9 des 12 accusés, tous juifs, étaient accusés de « sionisme cosmopolite », et à Moscou même, en 1952-1953, le <br />« complot dit des Blouses blanches ») qui publie à partir de 1950, dans une multiplicité de langues, des millions de brochures « antisionistes » où « le sionisme de Tel-Aviv » (sic) est accusé de mettre ses pas dans ceux du nazisme.</p>

<p>La rhétorique arabe reprend à son compte cette accusation délirante tout en accueillant à bras ouverts, en Syrie et en Égypte en particulier, les anciens nazis devenus conseillers en matière de répression. À l’image d’Aloïs Brunner, dernier commandant du camp de Drancy, qui assiste le Syrien Hafez el-Assad dans ses œuvres de mort.</p>

<p>Les plus incultes, qui voient dans l’antisionisme une idéologie « progressiste », ignorent sans doute que l’antisionisme apparaît dès la tenue du premier congrès sioniste (Bâle, 1897) dans les milieux nationalistes d’extrême droite et cléricaux intégristes. Après la Grande Guerre et jusqu’en 1945, le nazisme et le IIIe Reich se font les champions de l’antisionisme comme le montre l’idéologue Rosenberg dès 1920 et Hitler lui-même dans Mein Kampf en 1925. Hitler, qui promet à plusieurs reprises qu’avec lui jamais un État juif ne verra le jour. À l’inverse, c’est à Paris qu’est créée fin 1946 la Ligue française pour la Palestine libre (au sens d’un État juif), qui compte parmi ses membres Jean-Paul Sartre, Jules Romains, Vercors, Raymond Aron, Simone de Beauvoir, Paul Claudel, Vladimir Jankélévitch, Louis Jouvet, Emmanuel Mounier, André Breton, Paul Éluard, François Mauriac, Maurice Merleau-Ponty et Raymond Queneau. [...]</p>

<p>Si aujourd'hui, la « reductio ad Hitlerum » se fait au détriment des Juif, c’est moins un paradoxe qu’une évolution logique que l’on voit ici à l’œuvre quand il s’agit de retourner notre culpabilité contre les Juifs dont la seule présence rappelle le crime commis par nos ascendants. Cette culpabilité est lourde à porter. Accuser les Juifs d’aujourd’hui d’un crime dont leur peuple a failli périr tout entier, c’est une habile façon de se débarrasser de ce poids moral. [...]</p>

<p>Les références aux années 1930 ou à la Seconde Guerre mondiale omniprésentes dans le débat public traduisent en premier lieu une perte de repères et réfère à un processus plus large de dépolitisation qui transforme l’histoire en tribunal et l’historien en procureur. En réalité, c’est tout le champ du politique qui migre aujourd’hui vers le terrain d’un moralisme fadasse, cette posture du bien dans laquelle se fige une conscience fière d’elle-même. Ces dernières semaines, le conflit israélo-arabe a donné lieu à la publication de nombreuses tribunes où des « Juifs sublimes » venaient dire combien l’action de l’armée israélienne à Gaza avait <br />« endolori leur judaïsme ». Mais sans nous dire comment venir à bout d’une organisation islamiste totalitaire et de nature génocidaire qui use de sa population civile pour protéger ses armes. À ce sujet, tout a déjà été dit et documenté ad nauseam, mais apparemment en vain. Car la situation était piégée dès le 8 octobre et l’État d’Israël ne pouvait pas éviter ce piège. Qu’il attaque ou non, il avait déjà perdu la bataille de l’opinion face au Hamas qui espérant de son côté le plus de victimes civiles possible, savait qu’il entraînerait l’État juif dans sa chute et dégraderait son image internationale. Cela, tout le monde le sait aujourd’hui. D’où cette question : pourquoi chez certains, le besoin ostentatoire de vertu, par souci de posture sociale, a-t-il contribué à occulter la complexité de cette guerre ? [...]</p>

<p>Alors qu’il y a cinquante ans, la Shoah existait à peine dans la Seconde Guerre mondiale, aujourd’hui le conflit mondial est souvent ramené à la Shoah. C’est un écran au double sens du terme qui permet de voir en même temps qu’il empêche. Cette tyrannie de la mémoire dont parlait souvent Pierre Nora contribue à rendre notre présent plus opaque encore. C’est ainsi qu’à propos du Rassemblement national, on convoquera sur-le-champ le régime de Vichy, et qu’à propos de Giorgia Meloni, on évoquera le fascisme italien. Récemment, un de ces « Juifs sublimes » écrivait de Netanyahou qu’il était l’héritier de Menahem Begin, et ce dernier de Jabotinsky, celui-là même, expliquait-il, dont les militants s’entraînaient jadis dans une base navale de l’Italie fasciste. CQFD. Netanyahou est donc bien l’héritier de la <br />« marche sur Rome » de 1922. Cette stupidité généalogique enferme dans les racines quand la vie, elle, les transcende pour prendre le visage d’identités en mouvement. [...]</p>

<p>L’accusation réitérée de génocide lancée contre l’État d’Israël est inséparable de la vieille accusation de déicide. À ce grief des temps religieux correspond dans les temps séculiers le crime suprême de génocide, deux crimes qui vous excluent de l’espèce humaine.</p>

<p>Seule l’histoire de la longue durée permet de comprendre que la menace existentielle qui pèse sur l’État d’Israël est la même depuis 1948, et que depuis cette date elle n’a qu’une seule cause, indéfiniment répétée et indéfiniment masquée, le refus arabe d’une souveraineté juive sur une partie de cette terre. Ce refus a beau être maquillé de mille façons et déguisé en combat anticolonialiste et progressiste, il reste un combat raciste au sens de l’impossibilité d’accepter les Juifs sur un plan d’égalité. Un combat « sudiste » (Nathan Weinstock) incapable d’accepter l’émancipation des anciens dominés. Un combat injuste quand celui qui a tout dispute des miettes de territoire à un peuple qui n’a rien.</p>

<p>L’histoire désaliène quand elle met à nu la formidable inversion qui caractérise ce conflit et qui, à ce titre, mérite notre admiration. Quand l’agresseur est grimé en agressé, quand le colonisateur est grimé en colonisé et quand le partisan de la dhimma (cf. l’article 31 de la Charte du Hamas) est maquillé en victime de l’ <br />« apartheid israélien ». Alors qu’au terme d’une sourde purification ethnique, il ne reste aujourd’hui quasiment plus de Juifs dans le monde arabe. On retrouve cette inversion dans l’histoire de la démonologie antisémite quand ce « peuple d’élite » accusé de dominer le monde comme l’assuraient les Protocoles des Sages de Sion  (1903), est anéanti quarante ans plus tard à Treblinka comme un « pauvre <br />troupeau ». C’était donc ça les « maîtres du monde » ? Des foules sérialisées et anéanties plongées dans une déréliction sans appel.</p>

<p>C’est la même inversion à laquelle on assiste aujourd’hui entre une puissance grimée en « colonialiste génocidaire » et la réalité d’un îlot de peuplement juif menant un combat existentiel au cœur d’un Proche-Orient arabe et musulman. Un État accusé de génocide quand c’est précisément le crime qu’on rêve de lui faire subir comme le montrent les déclarations des chefs du Hamas. Et du régime iranien. Mais le réel ici n’a plus de prise, il n’a même plus aucune importance, car <br />« l’important n’est pas ce qui est vrai, mais ce qui est cru » (Talleyrand). Le vrai a disparu pour laisser place au bien.</p>

<p>L’histoire aide à comprendre à la condition de ne pas commencer l’étude d’une situation par la fin. Ici par la désolation de Gaza en 2025. Mais de partir du milieu du dix-neuvième siècle quand le sursaut hébraïque (et national) venu de la Palestine ottomane (rejoint par le mouvement sioniste né en Europe orientale), se voit opposer un refus inentamé et quasi inentamable d’émancipation sur la terre des ancêtres. Un refus déguisé aujourd’hui en combat anticolonial.</p>

<p>Peut-être étudiera-t-on demain comme un cas d’école cette inversion de la réalité telle qu’on la voit à l’œuvre dans les systèmes totalitaires. En 1933, au plus fort de l’Holodomor, le quasi-génocide par la faim organisé en Ukraine par le Parti communiste de l’URSS, le premier responsable de cette catastrophe, Joseph Staline, évoquait devant le comité central de son parti « l’homme, ce capital le plus <br />précieux ». Si l’histoire, dont Paul Valéry se méfiait au plus haut point, a quelque fonction, c’est au moins celle-là, démonter les supercheries du loup déguisé en agneau et du combat réactionnaire déguisé en lutte anticoloniale de libération."</p>

<p>Georges Bensoussan, propos recueillis par Alexandre Devecchio, pour Le Figaro, le 26 juin 2025.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1283/poutine-un-agent-de-zelensky</guid>
	<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 09:44:33 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1283/poutine-un-agent-de-zelensky</link>
	<title><![CDATA[Poutine, un agent de Zelensky ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>"Passer cinq ans à dénoncer les scélérats au pouvoir à Kiev tout en les protégeant plus que ses propres soldats, n'est pas normal"...</p>

<p>(Paul Craig Roberts - ci-dessous: un exemple de publication circulant sur les réseaux sociaux russes.)</p>

<p>Les critiques concernant la manière absurde et destructrice dont Poutine mène la guerre se répandent en Russie et ne se limitent plus aux milieux militaires et aux experts en politique étrangère.</p>

<p>Après cinq années passées à simuler une guerre contre l'Ukraine au prix de nombreuses victimes, le seul résultat de Poutine est de convaincre le monde que la Russie n'est qu'un tigre de papier. Certains commencent même à se demander si Poutine n'est pas un agent de Zelensky.</p>

<p>Si Poutine continue d'éviter une victoire militaire, la guerre se déplacera en Russie, loin du champ de bataille ukrainien. Autrement dit, l'incompétence de Poutine aura étendu le conflit au point d'exiger une riposte spectaculaire de la Russie pour éviter la défaite. Il semble que cette guerre sans fin et qui ne cesse de s'étendre, que je relate depuis si longtemps, se rapproche de l'apocalypse.</p>

<p>Le titre de la publication sur les réseaux sociaux souligne que ce sont les Russes ordinaires qui paient de leur vie depuis cinq ans, tandis que les élites russes font semblant de mener une guerre.</p>

<p>«Alors, qu’est-ce que vous faites? Vous allez vous battre ? Laissez-moi rassembler un peloton composé des fils d’oligarques, de bureaucrates et de députés de la Douma, et la guerre sera finie demain.»</p>

<p>L’ennemi se fiche de ce qui vous tue, pourvu que vous mouriez.</p>

<p>L’ennemi se moque des personnes âgées, des enfants, des femmes: plus il y a de Russes qui meurent, mieux c’est.</p>

<p>L’ennemi implore l’Occident de lui fournir des armes, et l’Occident s’exécute.</p>

<p>L’ennemi est prêt à ramper à genoux s’il le faut pour obtenir des armes et tuer des Russes.</p>

<p>L’ennemi vole des milliards. Nous aussi, nous volons, même par milliards, mais l'ennemi n'hésite pas à dépenser quinze drones pour un seul de nos soldats, alors que pour nous, ce nombre est censé durer longtemps, et malheur à celui qui tombe en panne ou se perd! Il faudra payer pour lui.</p>

<p>L'ennemi frappe Kronstadt, des raffineries de pétrole. Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg est plongé dans un épais nuage de fumée noire, et ils tentent de frapper Moscou presque quotidiennement. Nous annonçons avoir pris le village de Chevtchenko, dans l'oblast de Kharkiv, qui était désert en 2022.</p>

<p>Ils nous font la guerre, et nous, on se la coule douce (excusez l'expression, mais comme la plupart des Russes, je suis, pour le moins, complètement abasourdi par ce qui se passe). Vous faites quoi? Vous allez vous battre? Où sont les frappes «systématiques et régulières» contre l'ennemi?</p>

<p>Passer cinq ans à dénoncer les scélérats au pouvoir à Kiev tout en les protégeant plus que ses propres soldats n'est pas normal. Fermer les yeux sur les problèmes en pensant que tout finira par s'arranger n'est pas normal non plus. Parler de négociation est un signe de réticence à gagner. Comment cette réticence pourrait-elle motiver les soldats à se battre?</p>

<p>Bien sûr, vous pouvez nous faire taire, nous emprisonner, nous interdire d'écrire sur les sujets qui préoccupent le public, mais le problème ne vient pas de nous. Le problème ne disparaîtra pas simplement parce que le paysage médiatique est ravagé. Bloquer Internet ne résoudra pas le problème de la prolifération des drones volant loin derrière nos lignes. L'ennemi continuera de nous tuer. Il n'est plus nécessaire d'ouvrir Internet pour savoir qu'une frappe a eu lieu quelque part en Russie.</p>

<p>Être anxieux n'est pas une mauvaise chose. Une personne anxieuse envisage toutes les possibilités, même les pires, et s'y prépare. Je souhaite que notre gouvernement devienne plus anxieux. Pour cesser d'ignorer l'ampleur des problèmes croissants, pour arrêter de célébrer sans raison et de gaspiller inutilement de l'énergie, comme Oreshnik, il faut être plus sérieux. La réponse à l'ennemi doit être ferme, voire impitoyable – et non pas une énième déclaration, désormais risible, selon laquelle tout le monde sera puni. Tout le monde qui? Ils rient aux éclats des déclarations des politiciens russes. Pas un seul n'a été puni. Ils sont tous vivants et continuent de nous frapper.</p>

<p>Zapashny racontait un jour l'histoire d'une lionne qu'il dressait. Elle lui obéissait et semblait avoir peur de lui. Mais un jour, devant elle, il trébucha. Et elle se mit à le chasser. Elle réalisa que cet homme, qui lui avait paru une force surhumaine, pouvait trébucher. Il pouvait être faible, perdre le contrôle, perdre l'équilibre. Nous avons trébuché – et pas qu'une seule fois – et nous continuons de faire preuve de faiblesse en essayant de ménager tous nos ennemis.</p>

<p>Je me fiche de ce que Sun Tzu, Lao Tzu ou même Staline ont dit. Je vis ici et maintenant. Ici et maintenant, j'absorbe et j'analyse les informations. Non seulement en tant que citoyenne de ma Russie bien-aimée, mais aussi en tant que mère de quatre enfants. Je constate que ce jeu de la soumission, ce capitalisme corrompu qui s'est répandu et a infiltré l'armée et l'économie civile, jusqu'au niveau le plus élémentaire, remet en question l'existence même de ma patrie – et donc la vie de mes enfants.</p>

<p>Je suis née et j'ai grandi en Russie. Je n'ai pas d'autre patrie et je n'en aurai jamais, et elle est en train d'être détruite.</p>

<p>Ne laissez pas l'ennemi agir ainsi que ceux qui le laissent faire. Cessez de brader la Russie. Luttez contre l'ennemi. Mobilisez-vous. Lorsque l'élite se mobilisera, cet élan se propagera instantanément à tous les secteurs et à tous les domaines, et le peuple en sera galvanisé.</p>

<p>Il est douloureux de constater notre faiblesse actuelle, car nous ne sommes pas faibles. Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg a été particulièrement pénible et écœurant: aucun sujet profond, sérieux ou véritablement utile pour l'économie. Ce n'est pas une plateforme économique, mais une tribune médiatique — une énième conférence de presse mondiale sur tout et n'importe quoi, qui, au final, ne sert à rien.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1282/emmanuel-todd-l%E2%80%99europe-a-choisi-la-guerre</guid>
	<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 07:41:44 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1282/emmanuel-todd-l%E2%80%99europe-a-choisi-la-guerre</link>
	<title><![CDATA[Emmanuel TODD :&quot;L’Europe a choisi la guerre.&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>MERCI #vincenthoudou </p>

<p>Une interview magistrale d’Emmanuel Todt</p>

<p>Chaque jour, je prie pour que les Russes ne s’énervent pas.</p>

<p>Je la recommande vivement !</p>

<p>L’Europe a choisi la guerre. C’est une guerre curieuse, en partie imaginaire, c’est-à-dire qu’elle ne mourra pas, mais qu’elle fournira aux Ukrainiens tout ce dont ils ont besoin pour tuer le plus de Russes possible. Il semble que l’Europe et les États-Unis aient décidé de se battre jusqu’au dernier Ukrainien. Chaque jour, je prie pour que les Russes ne s’énervent pas. Je pense que les Russes sont intelligents, je pense que les Iraniens sont intelligents, je pense que les Chinois sont intelligents, et je pense qu’ils ont compris les règles du jeu qu’ils doivent jouer. Donc, logiquement, ils devraient jouer pour l’effondrement du système ennemi afin d’être tranquilles, dit l’historien, démographe et anthropologue français Emmanuel Todt.</p>

<p>Et plus encore :</p>

<p>- L’Ukraine est finie. C’est un pays qui n’existera pas. L’Ukraine est un pays qui disparaîtra à long terme. La grande différence entre les Occidentaux et les Russes, c’est qu’ils n’ont pas la même conception du temps. C’est-à-dire que les Russes pensent à long terme, comme des historiens du temps long. Maintenant, les Russes attendent la crise finale de l’Union européenne. Et dès que l’Union européenne entrera en crise – cela pourrait être une crise de pays à pays ou au sein de différentes sociétés –, le régime ukrainien sera livré à lui-même, il s’effondrera et ce sera la fin de l’Ukraine, de l’Ukraine telle que nous la connaissons.</p>

<p>- Ce que les gens voient, c’est que la Russie est entrée en Ukraine, qu’il y a eu une invasion et je comprends pourquoi les gens réagissent comme ça, c’est-à-dire qu’il y a une visibilité directe de l’invasion. Mais la réalité, la raison de cette invasion, c’est que les Ukrainiens voulaient reconquérir tout le Donbass, qui, bien sûr, se trouvait dans les frontières administratives de l’Ukraine soviétique, mais qui était peuplé de Russes. Par conséquent, en termes ethnopolitiques, nous, les Occidentaux, soutenons une guerre agressive. En Iran, les États-Unis sont l’agresseur. D’abord, ils ont envoyé les Israéliens, ensuite ils y sont allés avec les Israéliens, mais la réalité, c’est qu’il y a un Occident malade, extrêmement violent, qui vit très mal son déclin global en tant que puissance économique et qui se comporte de manière très dangereuse. Mais l’idée qu’il faille prier Poutine, les dirigeants iraniens et les Chinois de rester calmes reste quand même très étrange.<br />------<br />La première étape de l’analyse, c’est que nous sommes effectivement passés à un système oligarchique. Il est vrai qu’il y a des gens très riches, très protégés. En fin de compte, faire la guerre économiquement à la Russie, c’est recréer les problèmes qui ont été créés pour les « gilets jaunes » avec l’augmentation de l’accise sur le carburant, mais maintenant en mettant des gens qui sont au bord de la survie dans une situation où ils vont mourir. Mais avoir des classes dirigeantes qui nous gardent et nous jettent dans le conflit, nous y maintiennent, contre tous nos intérêts, en nous privant d’abord de l’énergie russe, puis de l’énergie du golfe Persique, et qui s’en fichent et obéissent aux Américains, parce que l’idée d’une dissidence européenne est une blague, l’OTAN est toujours dirigée par les Américains, c’est un jeu de marionnettes, une marionnette c’est l’OTAN, une autre marionnette c’est la CIA et les Européens obéissent toujours aux Américains. Ce n’est jamais clair si nos dirigeants, les dirigeants français, obéissent aux Américains ou aux Allemands. C’est clair qu’ils n’obéissent pas aux Français. Je me demande comment c’est possible. Et ce n’est pas une question d’intérêt, ce n’est pas pour gagner plus d’argent.</p>

<p>- Il y a de la servilité.</p>

<p>- Il y a de la servilité, du sadisme, le mot nihilisme est une forme d’autodestruction et ici nous revenons à l’histoire de la décadence religieuse. Ce qui vient après le stade de la religion active et le stade de la religion zombie, c’est la religion zéro, et la religion zéro signifie zéro patriotisme. Donc, ce qui doit vraiment être expliqué à propos de la France et de nombreux pays, c’est le manque de patriotisme. Apparemment, les gens ont oublié que le patriotisme était une force économique.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1281/le-calcul-quantique-une-fenetre-ouverte-sur-notre-avenir</guid>
	<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 20:56:41 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1281/le-calcul-quantique-une-fenetre-ouverte-sur-notre-avenir</link>
	<title><![CDATA[Le calcul quantique, une fenêtre ouverte sur notre avenir]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Chaque année, la France verse 50 milliards d’euros à des sociétés américaines telles que Microsoft, IBM, Google, Nvidia… Il existe pourtant des solutions parfaitement fiables et sécurisées, administrées par des infrastructures françaises souveraines. Le faire savoir au plus grand nombre est le grand combat d’Alexandre Zapolsky, 49 ans, fondateur de Linagora et “champion français du logiciel libre”.</p>

<p>LINAGORA EN QUELQUES CHIFFRES</p>

<p>Date de création : mai 2000.<br />Chiffre d’affaires 2025 : 15,5 millions d’euros.<br />Nombre de salariés : 120.<br />Localisation : siège social à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).</p>
<p>Si l’honorable Honoré avait été notre contemporain, il se serait régalé à croquer le portrait du citoyen Zapolsky. Au XXIe siècle, difficile de faire plus balzacien que ce personnage majeur de la « French Tech », petite mais vaillante armée d’ingénieurs et d’investisseurs persuadés que notre pays peut apporter beaucoup au reste du monde en matière de logiciels et services numériques. Alexandre Zapolsky : rien que son nom est un roman ! En guise d’incipit, une ébauche de récit qui sent bon la lavande. Le jeune ambitieux grandit à La Farlède, sur les hauteurs de Toulon, avec vue sur les vignes. Rien ne le prédestine à devenir celui que les médias appellent « le champion français du logiciel libre ». À 15 ans, il met toutes ses économies dans l’achat d’une « discomobile », organise des bals et fait le DJ dans des mariages sur la Côte d’Azur. « J’adorais ça, faire danser les gens ! »</p><p>Dans ses Illusions perdues, Balzac envoyait Lucien de Rubempré chercher fortune à Paris, dans le monde de l’édition et de la presse. Pour Zapolsky, c’est la découverte de l’informatique, puis un coup de foudre précoce pour ce qu’on appelle alors le World Wide Web, qui vont décider du sort d’Alexandre, lycéen fort en maths. « J’étais élève boursier et les premiers abonnements internet coûtaient trop cher. Il fallait, en plus, payer la connexion à la minute. Alors, au culot, j’ai demandé à devenir délégué académique de mon lycée en expliquant que, dans le cadre de mes fonctions, il fallait absolument qu’on m’octroie un accès au Web ! » Première audace gagnante dans une vie qui n’en manquera pas. Le voilà « connecté » dès le début des années 1990 ; une rareté, et pas seulement dans le Var. « Et là, je m’éclate comme un fou, j’envoie des mails aux chercheurs du MIT, aux États-Unis, et ces gens me répondent ! J’ai l’impression que le monde entier est à portée de clic. »</p>
<p>“Pas question de rester spectateur”</p>
<p>Son bac E (un équivalent du bac S qui suivra, avant de disparaître à son tour) en poche, Zapolsky « monte » à Paris. Ou plus précisément à Évry, dans l’Essonne, où il intègre l’ancienne école d’ingénieurs de France Télécom, l’Institut national des télécommunications (aujourd’hui Mines-Télécom). « J’ai choisi Évry parce que l’enseignement y était gratuit et que le campus avait la meilleure connexion web de tout le pays. La promesse de transformation du monde que portait Internet me semblait irrésistible, pas question de rester spectateur. » Celui que ses copains appellent Sacha a 22 ans lorsque, en 1999, il fait deux rencontres décisives : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=npz3ovOUzlk" target="_blank" rel="noopener">Richard Stallman</a> et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=op-21RCMOwI" target="_blank" rel="noopener">Pierre Laffitte</a>.</p><p>L’Américain (né en 1953) est un programmeur réputé autant qu’un activiste éclairé, pionnier des logiciels libres (ces programmes informatiques qui garantissent à l’utilisateur quatre libertés : utiliser, étudier, modifier et redistribuer le logiciel avec accès au code source). Le Français, plus âgé (né en 1925), est une figure scientifique et politique – il a été sénateur des Alpes-Maritimes de 1985 à 2008 – vénérée par tous les technophiles de France parce qu’il a fondé, dès 1969, le pôle technologique et scientifique de Sophia Antipolis, sorte de Silicon Valley à la française.</p>
<p>À lire aussi : <a href="https://revue-laudace.fr/economie/fabrication-francaise-a-maison-robin-lhabit-fait-le-moine-guerrier/" target="_blank" rel="noopener">Fabrication française : à Maison-Robin, l’habit fait le moine-guerrier</a></p>
<p>« Ils étaient l’un et l’autre invités pour une conférence sur notre campus d’Évry, et j’ai proposé mes services pour aller les chercher à l’aéroport d’Orly, avec ma petite Golf rouge immatriculée dans le Var ! » Ah, le coup de la voiture ! Ou l’art de se constituer un début de réseau professionnel en jouant les taxis de service. « Je n’allais quand même pas manquer l’occasion de discuter avec deux de mes héros de jeunesse ! Je garde un souvenir ému des encouragements de Pierre Laffitte, qui m’a dit que si j’avais une passion pour les possibilités offertes par Linux et les logiciels libres, alors il fallait que je fonce. »</p><p>Linux, donc ! Deuxième mot préféré du jeune Zapolsky (après Internet). La propagation de ce système d’exploitation open source, créé par le Finlandais Linus Torvalds en 1991, a bouleversé le paysage informatique en introduisant un modèle de développement collaboratif, libre et gratuit, brisant le monopole des « systèmes d’exploitation propriétaires » comme Unix, Windows ou MacOS. L’étudiant y voit une chance immense pour des pays – comme la France – <a href="https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/defense-cette-etude-qui-montre-linquietante-dependance-de-leurope-au-cloud-americain-2227096" target="_blank" rel="noopener">déjà trop dépendants des acteurs américains</a> du secteur tels que Microsoft, IBM ou Oracle.</p>
<p>Google, la fausse alternative progressiste</p>
<p>« Avant même d’avoir mon diplôme, je pointais les risques de notre dépendance numérique et défendais une vision française d’Internet. Mais honnêtement, à cette époque, ça n’intéressait personne. Le simple fait d’utiliser le mot “souveraineté” vous rendait suspect et inaudible. Plus encore dans ce contexte de la fin des années 1990, où l’Amérique et ses ingénieurs faisaient rêver le monde entier. » Et Zapolsky de rappeler que lorsque Google a été lancé en 1998, le <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/histoires-economiques/licencies-pour-avoir-rappele-a-google-sa-devise-don-t-be-evil-5885140" target="_blank" rel="noopener">slogan de la firme était</a> « Don’t be evil » : « Ne soyez pas mauvais ». « Dans les médias, Larry Page et Sergey Brin étaient considérés comme des gens très cools, qui allaient incarner une alternative progressiste à Microsoft. Beaucoup de gens sont tombés dans le panneau. »</p><p>Plutôt que d’effectuer son stage de troisième année chez Andersen Consulting (futur Accenture) comme nombre de ses copains, Zapolsky décide de créer sa propre société, <a href="https://linagora.com/" target="_blank" rel="noopener">Linagora</a> – contraction de Linux et agora. Au culot, il signe trois fois sa propre convention de stage : comme employeur, tuteur et stagiaire. « À l’école, ils m’ont trouvé un peu gonflé, sourit-il. Mais je leur ai dit que je n’avais plus une minute à perdre. » Son idée : créer un fournisseur d’accès à Internet totalement gratuit, « mais je constate alors que le seul modèle économique, c’est la pub, et je n’ai pas envie de devenir marchand de pubs ».</p><p>« Avant même d’avoir mon diplôme, je pointais les risques de notre dépendance numérique et défendais une vision française d’Internet. »</p><p>Fasciné par le <a href="https://www.rtbf.be/article/retour-sur-la-folle-histoire-de-caramail-video-10669175" target="_blank" rel="noopener">succès de CaraMail, le service de chat français</a> qui comptera jusqu’à 20 millions d’utilisateurs en 2003, et par l’audace de sa fondatrice, Orianne Garcia, il change d’approche, s’allie à un autre ingénieur, Michel-Marie Maudet (toujours son associé le plus proche aujourd’hui), et pose les bases du modèle économique de Linagora : leur société sera à la fois un développeur de logiciels libres et un prestataire de services chargé du suivi et de la maintenance des briques technologiques qu’elle promeut.</p><p>« On appelle ça l’open source software assurance, une assurance logicielle : on vend de l’expertise et de l’assistance technique. Dans le monde de l’open source, le code provient des communautés. Parfois, celles-ci sont tellement informelles – un type en Corée du Sud, un autre en Espagne, un troisième en Bretagne – qu’elles n’ont aucune existence légale. Elles sont donc incapables de contractualiser avec un utilisateur personnel ou professionnel, public ou privé. Alors, on s’en occupe pour eux : nous sommes ce tiers de confiance qui garantit la durabilité des logiciels libres déployés. »</p>
<p>Première victoire face à Microsoft</p>
<p>En 2026, Linagora reste solidement posée sur ces deux piliers : le développement des logiciels d’une part, leur maintenance d’autre part. Pas besoin d’aller chercher des clients, ce sont eux qui se manifestent. Parmi ces contractants, de grands ministères – notamment celui de la Défense, le premier à avoir fait confiance à Zapolsky et Maudet dès 2001 –, des compagnies d’assurance, des banques en France et à l’étranger, des milliers de notaires, ou encore le Conseil national des barreaux, qui recommande l’utilisation de la <a href="https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-twake-workplace-une-autre-alternative-francaise-aux-suites-americaines-98542.html" target="_blank" rel="noopener">suite de logiciels souverains Twake Workplace</a> aux avocats français (pour eux, la boîte de courriels Twake Mail a été déployée en marque blanche, avec des adresses mail se terminant par avocats.fr).</p><p>« Chaque année, la France laisse partir 50 milliards vers des sociétés états-uniennes. Cinquante milliards qui ne sont même pas taxés ! »</p><p>Linagora vient aussi de décrocher son premier contrat avec un pays ayant choisi ses solutions sécurisées pour équiper tous ses fonctionnaires : l’Île Maurice. Une première victoire face à Microsoft qui, pour une fois, n’a pas gagné l’appel d’offres. « Microsoft, dont l’un des dirigeants historiques, Steve Ballmer, avait qualifié Linux de “cancer” », tient à rappeler Alexandre Zapolsky d’un ton grinçant, ajoutant que si la firme américaine a fini par adopter certains principes du travail en open source, elle n’en reste pas moins l’outil prédateur d’une domination américaine trop rarement questionnée. « Chaque année, la France laisse partir 50 milliards vers des sociétés états-uniennes. Cinquante milliards qui ne sont même pas taxés ! Microsoft, par exemple, est très présent dans les outils déployés au sein de l’Éducation nationale. Vous ne pensez pas que des sommes aussi colossales seraient mieux utilisées en France, par exemple pour préserver notre modèle social ? »</p><p>Problème : les outils et solutions made in France promus par Linagora restent largement méconnus du grand public, y compris dans l’Hexagone. Sommes-nous tous intoxiqués aux produits américains ? Comme anesthésiés par le soft power vaporeux dans lequel nous font flotter Apple, Microsoft, Google, Amazon ? « Économiquement, ce sont des monstres. <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/07/31/microsoft-depasse-les-4-000-milliards-de-dollars-de-capitalisation-boursiere-la-deuxieme-entreprise-a-depasser-ce-seuil-symbolique_6625773_3234.html" target="_blank" rel="noopener">Microsoft pèse 4 000 milliards de dollars.</a> Nvidia [processeurs, puces, NDLR] <a href="https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/13-heures/nvidia-la-multinationale-americaine-pese-5-000-milliards-de-dollars_7587182.html" target="_blank" rel="noopener">davantage encore : 5 000 milliards !</a> Comment résister à pareille puissance de feu ? »</p>
<p>Pour une troisième voie</p>
<p>Ces firmes tentaculaires arrosent le monde entier à coups de millions investis dans une communication carnassière dans le cinéma, les médias, le sport et, de manière plus subtile, dans le monde de l’entreprise et des grandes organisations, laissant partout planer l’idée que seuls les leaders mondiaux de la tech peuvent faire tourner nos systèmes informatiques et stocker nos données en toute sécurité. Une imposture !</p><p>Mais aussi une concurrence déloyale, selon Zapolsky, qui estime que, face aux risques d’ingérence, seule une volonté politique portée au sommet de l’État pourra pousser les décideurs français à opter pour des technologies souveraines. « Il existe une exception culturelle française et, au nom de cette idée salutaire, on a créé des dissymétries de marché – et heureusement, car c’est grâce à cela que nous avons encore un cinéma français varié et de qualité, ainsi qu’une édition littéraire foisonnante. Ma conviction profonde, c’est qu’Internet et l’intelligence artificielle devraient relever de la même logique : on devrait défendre l’approche et les capacités françaises comme de nouveaux volets de notre exception culturelle. »</p><p>Pas besoin d’avoir fait l’ENA pour mesurer à quel point l’actualité guerrière de ces derniers mois semble propice à un réveil des consciences sur ces questions vitales de sécurité et de souveraineté. « L’avantage avec Trump, c’est qu’il dit tout haut ce qu’il pense, dans une cacophonie désolante qui a au moins le mérite d’être transparente ! Si, face à un discours aussi agressif, les décideurs, les grands patrons et les actionnaires des groupes français ne se rendent pas compte que nous devons avoir la maîtrise de nos outils, de nos réseaux, de nos datacenters, alors quand le comprendront-ils enfin ? », souligne le dirigeant, qui plaide plus que jamais pour une « troisième voie numérique », ni inféodée aux Gafam ni chinoise.</p>
<p>À lire aussi : <a href="https://revue-laudace.fr/monde/contre-linfeodation/" target="_blank" rel="noopener">Contre l’inféodation !</a></p>
<p>En première ligne depuis un quart de siècle, l’ancien disc-jockey au destin balzacien n’a plus le temps de faire guincher ses amis, mais il mène toujours la danse quand il s’agit d’aller convaincre, débattre, argumenter. Parmi ses interlocuteurs réguliers, le nouveau <a href="https://www.caissedesdepots.fr/eclairage/actualites/olivier-sichel-nomme-directeur-general-de-la-caisse-des-depots" target="_blank" rel="noopener">patron de la Caisse des dépôts et consignations, Olivier Sichel</a>. « Un type extra, fin connaisseur des enjeux du numérique, qui va pouvoir accélérer le mouvement : il a déjà validé la mise en place d’un “indice de résilience numérique”, c’est-à-dire un outil qui permet de mesurer notre dépendance aux logiciels américains. Quand Sichel dit “Attention, danger !”, il convainc dans l’instant les patrons du CAC 40. »</p><p>Le même Sichel a annoncé, en février, la <a href="https://www.banquedesterritoires.fr/la-caisse-des-depots-va-investir-18-milliards-deuros-sur-la-souverainete-numerique" target="_blank" rel="noopener">mise en place d’un plan pour la souveraineté numérique doté d’un budget de 18 milliards d’euros d’investissements</a> d’ici à 2030. Il n’est que temps ! L’Allemagne, l’Italie, l’Estonie, les Pays-Bas ont déjà décrété l’état d’urgence. Et en <a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/PagesInternationales/Pages/cd654676-8b68-47cf-89d2-2fcaf32e9798/files/4e0c2f67-2a16-4e96-a5db-d650b1866777" target="_blank" rel="noopener">Inde, pays pionnier de la « troisième voie numérique »</a>, on parle désormais de DPI (Digital Public Infrastructures), de « biens publics numériques ». « Cela consiste à décréter que des pans entiers de notre monde connecté sont des biens communs de l’humanité et que personne n’a le droit de se les approprier », applaudit Zapolsky. Applications concrètes : plus d’un milliard de citoyens indiens utilisent des systèmes de paiement en ligne et de « wallet » numérique souverains, garants de leur « intimité numérique ». Si l’Inde le fait à si grande échelle, la France le peut sans doute elle aussi…</p>
<p>EXEMPLES D’OUTILS LINAGORA</p>

<p>La suite Twake : une solution alternative à Microsoft Teams ou Google Workspace (avec boîtes mail, visioconférence, échanges de fichiers sécurisés…).<br />Le logiciel de messagerie et de travail collaboratif OBM : il équipe des ministères (Finances, Intérieur, Défense…), des établissements publics, des collectivités locales.<br />Dans le domaine de l’intelligence artificielle : LinTo, une IA « de transcription » de la parole en texte.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1280/il-n%E2%80%99y-aura-pas-d%E2%80%99accord-entre-les-usa-et-l%E2%80%99iran</guid>
	<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 20:42:50 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1280/il-n%E2%80%99y-aura-pas-d%E2%80%99accord-entre-les-usa-et-l%E2%80%99iran</link>
	<title><![CDATA[Il n’y aura pas d’accord entre les USA et l’Iran.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Les négociations ont 60 jours pour aboutir à un accord qui ne viendra jamais.</p>

<p>Les dizaines de milliers d’Iraniens massacrés, les Iraniennes violées de façon industrielle, la menace terroriste mondiale spécialement existentielle pour Israël, la colonisation du Liban via les terroristes du Hezbollah, constituent des critères négligés par les analystes, qui doivent plaquer leur propre amoralité sur Donald Trump pour lui prêter une absence d’humanité.</p>

<p>Il n’y aura aucun accord pour deux raisons.</p>

<p>Jamais les Pasdaran ni le Hezbollah ne respectent de cessez-le-feu.</p>

<p>Ils le violent copieusement et continueront à le faire.</p>

<p>L’Iran aura la bombe nucléaire pour la rentrée si l’accord est finalisé.</p>

<p>L’opération devait avoir lieu en juin et elle a été avancée en février à cause de l’avancement du nucléaire chiite.</p>

<p>Les 24 mds prévus lors des negociations, les 100 mds dégelés, les 300 mds d’investissements, les 3 mds gagnés par mois, vont donner aux excellents ingénieurs militaires iraniens tout ce dont ils ont besoin.</p>

<p>Beaucoup d’installations souterraines sous les montagnes sont intactes, il a suffit de déblayer les accès.</p>

<p>Cette trêve a un excellent motif tactique.</p>

<p>L’opposition interne politique américaine rendait la poursuite de la guerre intenable.</p>

<p>Une dénonciation des accords, en raison des violations du cessez-le-feu, permettrait à M. Trump de se libérer de cette opposition en disant « j’ai donné sa chance à la paix ».</p>

<p>Il a fait la même chose en janvier 2025 pour libérer les otages du HamaSS, en imposant à Israël un traité catastrophique et aucune des clauses apocalyptiques n’a été appliquée car le HamaSS n’a pas respecté le cessez-le-feu.</p>

<p>En 6 ans de pouvoir Trump a toujours combattu l’islamisme.</p>

<p>Il a détruit DAESH, il a asséché le terrorisme palestinien et les Mollahs, il a fait signer les Accords d’Abraham dont il prépare l’extension à 95% du monde musulman par la paix à Gaza.</p>

<p>Les ors de Versailles et le concert médiatique sont des diversions.</p>

<p>Conclusion.</p>

<p>Donald Trump n’a pas trahi le peuple iranien, Israël, ses électeurs, les USA et le monde, il n’offrira pas aux Pasdaran l’arme suprême à l’automne.</p>

<p>La guerre et le blocus reprendront, en tordant le bras de l’opposition US et mondiale, jusqu’à la chute des Mollahs.</p>

<p>L’option contraire implique l’auto-sabotage de l’héritage MAGA, auquel seuls peuvent croire les victimes de la peste cognitive débilitante de la détestation anti-Trump.</p>

<p>Sir Winston Churchill a livré à la Gestapo la Résistance de Dunkerque pour faire croire aux Nazis que le Débarquement y aurait lieu, laissé bombarder Coventry pour préserver le secret du décodage du code Enigma.</p>

<p>L’alternative était de précipiter la fin du régime en détruisant le réseau énergétique et condamner l’Iran Libre à la pauvreté.</p>

<p>Reza ARDESTANI<br />Marjan ABADIE<br />Stephane GOLDIN<br />Mona JAFARIAN<br />Hervé GHANNAD<br />Guy MILLIERE<br />Michel FAYAD<br />Alexandre DEL VALLEE<br />Jean-Marie MONTALI</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1279/comment-donald-trump-et-benyamin-netanyahou-ont-organise-le-renversement-des-mollahs-avec-90-de-bluff</guid>
	<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 20:36:25 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1279/comment-donald-trump-et-benyamin-netanyahou-ont-organise-le-renversement-des-mollahs-avec-90-de-bluff</link>
	<title><![CDATA[Comment Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont organisé le renversement des Mollahs avec 90% de bluff.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Et comment ils vont réussir malgré ce que pense quasiment le monde entier.</p>

<p>En janvier dernier, l’opération a été reportée à cause du manque de moyens pour protéger les États du Golfe des missiles et drones iraniens.</p>

<p>L’operation devait être déclenchée en ce mois de juin mais c’était trop tard pour contrer l’avancement nucléaire et balistique iranien, donc elle a été déclenchée en février.</p>

<p>Si la France avait rallié Israël et les USA, le monde aurait suivi, la Guerre de Libération de l’Iran aurait été gagnée depuis des mois, des dizaines de milliers de vies iraniennes épargnées et des milliards de pertes économies évitées.</p>

<p>Les missiles intercepteurs coûtent très chers, les missiles bien moins chers, les drones encore moins chers, les stocks d’intercepteurs de plusieurs années ont été épuisés sans possibilité de les reconstituer assez vite.</p>

<p>Sans troupe au sol, des bombardements ne suffisent pas à renverser un régime.</p>

<p>C’est pourquoi la stratégie israélo-US repose sur un Coup d’État intérieur dirigé par le Mossad, avec certains dirigeants les dizaines de milliers de soldats ayant promis à Reza Pahlavi de combattre le régime.</p>

<p>Ces dirigeants organisés par l’équipe de M. Pahlavi et les résistances Perses, Kurdes, Baloutches, Kurdes et Arabes formeront une plateforme de transition ; d’ici 2 ans les Iraniens voteront pour le régime laïc et démocratique de leur choix.</p>

<p>Cette guerre se mène dans l’ombre et son coup final ne peut se déclencher que lorsque la chute des Mollahs semble inéluctable, car l’échec signifie la mort de pas familles de tous les insurgés.</p>

<p>Depuis le début les stratèges Israéliens et US savent que les stocks d’intercepteurs seront épuisés et que le seul moyen de victoire était l’étouffement économique, ou précipiter la fin du régime en détruisant ses capacités énergétiques en pétrole et en électricité, condamnant ainsi la Perse à la pauvreté 3 à 5 ans.</p>

<p>Pour éviter ce scénario, il faut acheter du temps auprès de l’opinion domestique US et des marchés, la pression politique anti-guerre ne faisant que monter jusqu’à devenir intenable.</p>

<p>La variable d’ajustement est cette fausse négociation, où il suffit de laisser les Pasdaran se discréditer eux-mêmes en ne respectant pas leurs engagements et retourner l’opposition politique intérieure.</p>

<p>L’opposition politique intérieure exigeant la fin de la guerre était intenable, l’échec de l’accord permettra de prolonger le blocus qui fait perdre 500 millions de dollars par jour aux Pasdaran et rend intenable leur position.</p>

<p>Vendredi l’accord est sensé être finalisé, on saura vite si le Président Trump est devenu islamiste en offrant la bombe nucléaire aux Mollahs, ou s’il les a roulé dans la farine, avec les analystes du monde entier au passage.</p>

<p>Marjan ABADIE<br />Stephane GOLDI<br />Mona JAFARIAN<br />Hervé GHANNAD<br />Guy MILLIERE<br />Michel FAYAD<br />Alexandre DEL VALLEE<br />Jean-Marie MONTALI</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/1278/%C2%ABukraine-europe-and-global-security%C2%BB-19-june-2026</guid>
	<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 09:36:11 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/1278/%C2%ABukraine-europe-and-global-security%C2%BB-19-june-2026</link>
	<title><![CDATA[«Ukraine, Europe and Global Security», 19 June 2026]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>This article by Sergey Lavrov was initially planned to be published in the Brussels-based “Politico-Europe”, but via a last minute decision of the outlet's editorial team the publication was canceled.</p>

<p>Some Reflections on Resolving the Ukrainian Crisis, Europe and Global Security</p>

<p>At a meeting in London on 7 June 2026, the leaders of Britain, France, and Germany, as well as Vladimir Zelensky, laid out five preconditions for Russia to secure a "just and lasting peace" in Ukraine. The united Europe now presents this list of demands as the basis for dialogue with Moscow.</p>

<p>Background</p>

<p>More than two decades of negotiation with Europe, as part of the collective West, leads to only one conclusion: engaging Russia in dialogue has served as a diplomatic smokescreen for the geopolitical expansion of Western institutions, above all NATO and the European Union, eastwards, right up to Russia's borders.</p>

<p>Europe's complicity in fuelling the Ukrainian crisis is undeniable. Together with the United States, European countries orchestrated the Orange Revolution in Kiev in 2004. To create an anti-Russian bridgehead in Ukraine, they spent years buying off politicians and entire parties, rewriting history and educational curricula, cultivating and nurturing Ukrainian nationalism, and went to great lengths to pull away Ukraine away from Russia.</p>

<p>In 2013, the European Union rejected outright our proposal for a compromise on the association agreement – a deal Brussels had long been pressing Viktor Yanukovich to sign. It is worth recalling: Ukraine was offered unilateral market opening, without reciprocal commitments – terms that would have proved incompatible with Kiev's continued membership in the CIS free-trade zone. When Viktor Yanukovich requested a deferral, the Europeans incited street riots which swiftly escalated into a coup d'état in Kiev in February 2014.</p>

<p>Germany, France and Poland then proved themselves to be equally treacherous. Having guaranteed that the agreement struck between the opposition and Viktor Yanukovich would be honoured, they washed their hands of it the instant that same opposition, their own handiwork, took power. "Democracy," they shrugged, "takes unexpected turns."</p>

<p>Europe thereafter lent its backing to the new authorities. In Odessa on 2 May 2014, the burning alive of dozens of innocent supporters of closer ties with Russia did not draw a single word of condemnation from European capitals.</p>

<p>As co-guarantors of the 2015 Minsk Agreements, France and Germany effectively encouraged the Ukrainian regime to sabotage its own commitments. As Angela Merkel and François Hollande later conceded – after the special military operation had already begun – the implementation by Kiev of the Minsk Agreements, unanimously approved by the UN Security Council, was never genuinely intended. The objective, they admitted, was merely to buy time: to shore up the Armed Forces of Ukraine and flood them with Western weaponry.</p>

<p>Russia, for its part, explored every diplomatic avenue to defuse Europe's security crisis. However, in January 2022, the United States and NATO rejected Russia's proposal for legally binding mutual security guarantees. European NATO members actively endorsed that rebuff.</p>

<p>Following the launch of the special military operation, the united Europe threw its support behind the British Prime Minister's efforts to sabotage the Istanbul negotiations between Russia and Ukraine. Boris Johnson's appeal to Kiev – "don't sign anything, just fight" – slammed the door on genuine diplomacy for the foreseeable future. </p>

<p>Current Situation</p>

<p>So what has prompted European leaders to suddenly shift their rhetoric and start talking of negotiations and what are they aiming for with these statements? For instance, the EU diplomacy head Kaja Kallas has stated: the purpose of any dialogue with Russia is to dictate Europe's terms. These include: paying "reparations" to Ukraine; withdrawing troops from Transnistria and the South Caucasus; abolishing the "foreign agents" law; and accept hard limits on the size of the Russian Federation's Armed Forces. In her framing, "there can be no just and lasting peace without accountability for Russia." During the UN Security Council session on 19 May 2026, an EU representative made the point unequivocally: "supporting Ukraine militarily does not contradict the pursuit of peace, but rather serves as a fundamental prerequisite for any credible, good-faith negotiations."</p>

<p>Europe's plan is to talk with Russia while simultaneously pressing ahead with a campaign of legal warfare orchestrated through the Council of Europe. Within this once-respected organization, an entire infrastructure is being assembled for the express purpose of "holding Russia accountable": a Register of Damage, a Claims Commission, and a Special Tribunal.</p>

<p>The European Union has also given the green light to detaining merchant vessels on the high seas. Several incidents have already taken place in the Baltic and the Atlantic. At the same time, the West studiously averts its gaze from the terrorist acts of sabotage perpetrated by the Armed Forces of Ukraine in the Black and Mediterranean Seas.</p>

<p>The real objective of Europe's leaders, then, is not to negotiate with Russia. It is to shore up the Zelensky regime and preserve it as a launchpad for continued confrontation against Russia. With this in mind, European leaders are scrambling to secure a ceasefire as quickly as possible and for one reason only: to prevent the collapse of Armed Forces of Ukraine on the battlefield. The plan is to "freeze" the conflict without addressing its root causes, and then rapidly deploy military contingents from the Anglo-French "coalition of the willing" onto Ukrainian soil.</p>

<p>It is widely known that European elites have invested their "political capital" in the confrontation with Russia, pouring hundreds of billions of dollars into propping up the Kiev regime and on ramping up the military budgets of EU member states and NATO. Europe now aims to achieve "defence readiness" against Russia by 2030. Until then, they mean to buy time by whatever means available. In a strikingly candid remark this April, Belgium's chief of staff put it bluntly: "We still have a few years. Thanks to the courage and blood of the Ukrainians, who are buying us that time."</p>

<p>The united Europe continues to dream of expansion. It intends to absorb Ukraine and Moldova, while pulling Armenia into its sphere of influence. NATO has already expanded eastward, swallowing up Finland and Sweden. As for Ukraine, it is increasingly eyed as the "striking fist" of a future European military force, independent of the United States and independent of NATO.</p>

<p>Risks to Global Security</p>

<p>This state of affairs poses serious threats to global security. A direct confrontation between NATO and Russia could rapidly escalate into an exchange of nuclear strikes, with catastrophic consequences.</p>

<p>Under the banner of "strategic autonomy," Europe is witnessing a significant build-up of its military capabilities, including in the nuclear sphere. Paris's intention to extend its "nuclear umbrella" to several EU and NATO member states is a source of deep concern. This will do nothing to strengthen the security of France itself or the recipients of its so-called protection.</p>

<p>For all that, Europe's political and military establishment continues to attribute aggressive plans to Russia – plans that, they claim, reach far beyond Ukraine. The Russian President has stated on numerous occasions that all of this is nonsense, provocation, and disinformation, all aimed solely at extracting budget funds for the fight against Russia. That is scarcely the climate for substantive dialogue.</p>

<p>Russia's Position</p>

<p>As for negotiations, Vladimir Putin reiterated at the St. Petersburg International Economic Forum that Russia is not opposed to contacts with any party. We see Europe, however, as a party bent on Russia's defeat – a stance the Europeans themselves openly avow. Dialogue with Europe, therefore, cannot be conducted as though it were an impartial third-party observer.</p>

<p>Russia would prefer to achieve the goals of the special military operation through diplomacy. That requires reliably guaranteeing security along Russia's western borders and ensuring respect and dignity for our citizens and compatriots, including the right to speak their native Russian language and practice Orthodox Christian faith. Further military, political and economic expansion by the West is unacceptable: it runs counter to the imperatives of a multipolar world.</p>

<p>European leaders should recognize that the model of regional security built in Europe over decades, ever since the adoption of the Helsinki Final Act in 1975, has been destroyed by their own hands. And it will never be restored. We must now move toward creating a continent-wide security architecture open to all Eurasian countries and that reflects today's multipolar reality.<br />The principle of equal and indivisible security trampled upon by the Euro-Atlantists, can be embodied within a new Eurasian architecture. When the time is ripe, Europe too will be able to join this great effort.</p>

<p>The key point is that meaningful dialogue requires the restoration of trust, shattered by the anti-Russian actions of the West, and Europe as part of it, in the post-Cold War era. Trust can be recovered only through concrete steps that demonstrate a sincere commitment to move away from using diplomacy as a cover for expansionist ambitions. Trust cannot be restored, nor can dialogue be resumed, through ultimatums such as the one issued to Russia in London on 7 June 2026.</p>

<p>P.S.: It is noteworthy that the London ultimatum was unequivocally reaffirmed by the ambassadors of Britain, France and Germany at the meeting at the Russian Foreign Ministry on 11 June 2026, – a meeting they had so insistently requested. That was the sole purpose of their visit to the Ministry.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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