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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Fri, 31 May 2024 04:58:22 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[France | Recette Jambon Fumé au Barbecue]]></title>
	<description><![CDATA[<p id="u177808-4">1 Jambon de 2,5 à 3 kg</p><p id="u177808-6">Bouillon de poulet</p><p id="u177808-8">Huile végétale</p><p id="u177808-10">Poivre noir</p><p id="u177808-12">Paprika</p><p id="u177808-14">1 cuillère à soupe de sucre</p><p id="u177808-16">Sel</p><p id="u177808-18">Moutarde</p><p id="u177808-20">Piment de Cayenne</p><p id="u177808-22">Clous de girofle</p><p>Granulés de bois suggéré : Mélange de compétition</p><p id="u177807-4">1. À l'aide de votre couteau bien aiguisé, faites de longues entailles, d'un centimètre de profondeur, en forme de croix. quand le jambon va chauffer, ces coupes formeront de petites tranchées qui donneront à votre jambon un bel aspect. Il permet également à la saveur de fumée de pénétrer plus profondément dans la viande.</p><p id="u177807-6">2. Mélangez le poivre, le paprika, le sucre, le sel, la moutard et le piment de Cayenne.</p><p id="u177807-8">3. Couvrir le jambon entier avec une légère couche d'huile pour aider à maintenir les épices en place. Assaisonnez généreusement. À ce stade, vous pouvez le couvrir et le placer dans le réfrigérateur pendant prêt d'une heure ou pendant une nuit.</p><p id="u177807-10">4. Fumez à chaud sur votre Barbecue, à une température d'environ 105°C / 220°F à 120°C / 250°F, pendant 3 à 5 heures, selon la profondeur de la saveur de fumée que vous souhaitez obtenir.</p><p id="u177807-12">5. Préparez la sauce à badigeonner en mélangeant le bouillon de poulet, l'huile végétale, la moutarde et les clous de girofle. Réchauffer à feu moyen et badigeonner le jambon toutes les demi-heures.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/958/politique-europeenne%C2%A0-un-premier-bilan-des-grandes-decisions-sur-les-vehicules-electriques</guid>
	<pubDate>Sun, 19 May 2024 11:00:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/958/politique-europeenne%C2%A0-un-premier-bilan-des-grandes-decisions-sur-les-vehicules-electriques</link>
	<title><![CDATA[Politique européenne : un premier bilan des grandes décisions sur les véhicules électriques]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par José Martí − Le 28 avril 2024 − Source Le Saker Francophone</p><p>Cela fait des dizaines d’années que l’on “construit” une Union européenne supra-nationale, justifiée par l’idée que les États nationaux sont trop égoïstes pour pouvoir servir, et encore moins entrapercevoir le bien commun. Il est peut-être temps, à l’approche des élections d’une représentation populaire, d’établir un bilan de cette “construction”. Nous avons décidé ici de contribuer à ce bilan sur un plan important : la protection de l’environnement, les transports et l’énergie. Tout cela se cristallise autour du véhicule électrique.<br /></p><p>Dans leur immense sagesse supranationale, au service du bien commun et au-dessus des égoïsmes étatiques, les institutions supranationales, commission en-tête, et son parlement servile et corrompu dans son sillage, ont adopté fin 2022 une décision qui n’a échappé à l’attention de personne : <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/10/27/l-union-europeenne-trouve-un-accord-sur-la-fin-des-moteurs-thermiques-en-2035_6147631_3234.html">l’interdiction de facto des ventes de voitures et véhicules utilitaires légers neufs à essence et diesel, ainsi que des hybrides d’ici à 2035</a>. Une décision énorme, qui aura forcément été méticuleusement étudiée, du fait des colossales conséquences qu’elle porte sur des sujets aussi divers que :</p>
<p>L’écosystème des entreprises agissant dans le domaine du transport automobile. En jeu, des emplois, des évolutions normatives colossales, des chaînes d’approvisionnement à revoir, etc.<br />L’organisation des infrastructures. Prévoir des bornes de recharge en nombre, des moyens de production électrique à la hauteur, équiper la population, y compris les personnes qui ne disposent pas d’une place de parking dédié.<br />Le coût d’achat, de maintenance, d’assurance, pour le citoyen. La durée de vie des véhicules ainsi produits.<br />Le maintien en condition de sécurité du parc — il faut savoir qu’un objet doté de batteries, a fortiori s’il est en charge, peut prendre feu spontanément très rapidement, et que l’incendie qui en résulte est <a href="https://www.youtube.com/watch?v=518ddNigwQQ">particulièrement difficile à contenir, et encore plus à éteindre</a>.</p>
<p>Auraient forcément également dû être étudiés, de toute évidence, les prémisses même de l’idée fondamentale, à savoir que le remplacement du parc thermique vers un parc électrique est de nature à diminuer la pollution ; étude réalisée sur l’ensemble du cycle de vie des véhicules : comprenant leur conception, leur mise au point, leurs tests, l’industrialisation de leur fabrication, leur fabrication, leur transport, leur maintenance, leur recyclage. Le simple fait qu’un véhicule ne produit pas de CO2 pendant qu’il roule ne constitue qu’un tout petit aspect de tout ce cycle.</p><p>Bien entendu, de la part d’organisations aussi empressées à produire des montagnes de normes, de processus de vérification, de spécifications, il va de soi que le Citoyen européen pouvait attendre de la part de la sage Commission européenne qu’elle s’applique à elle-même ce niveau normatif : qu’elle conduise et justifie une décision politico-industrielle de cette ampleur par des études et des processus à la hauteur des enjeux.</p><p>Ce qui s’est produit est tout autre. La Commission européenne, pilotée par des idéologues bien pensants, a pris cette décision sans consulter aucun acteur du marché, sans mener d’étude de préparation. Il a simplement été décidé d’appliquer ce changement, et que tout le réel allait s’adapter.</p><p>Nous ne décrétons pas cette idée de notre propre chef. Ce sont les experts issus de l’industrie, et le marché lui-même, qui le disent. Voici ce que monsieur Jean-Dominique Sénard, le 20 mars 2024, lors d’une audition face au Sénat français, a trouvé à exprimer :</p><p>[embedded content]</p><p>Au vu de l’importance de cette analyse, nous publions ici en texte la transcription de cette audition.</p><p>Je ferai simplement une remarque au passage, c’est que la décision a été prise à Bruxelles après des dialogue qui n’étaient pas toujours très faciles ; il se trouve qu’à cette époque-là l’industrie automobile n’avait pas forcément le vent en poupe et je dirais que nous avons à l’époque été un peu soumis à une forme de déni autour des capacités d’innovation — je l’avais vécu comme d’autres dans le monde automobile avec beaucoup de souffrance mais c’est comme ça — et je voudrais simplement faire remarquer que la décision a été prise avec un niveau d’analyse d’impact proche de pas grand-chose. J’espère ne choquer personne en vous disant que l’analyse d’impact n’a pas été faite — j’en veux pour preuve qu’une fois la décision prise, tout le monde a découvert ou a fait mine de découvrir que nous avions un énorme sujet autour de la question des ressources nécessaires pour alimenter les usines de batterie que nous sommes en train de mettre en place en France et nos concurrents de la même manière considérant que de fait l’Europe était dépourvue d’accès significatif aux mines dans le monde qui produisent les métaux nécessaires à la fabrication des batteries. J’ai cité le lithium, le nickel, le manganèse, le cobalt, je parle des terres rares, ne serait-ce que le cuivre aussi [qui] est un sujet majeur comme vous le savez, et même à court terme. Donc cette découverte, liée à un certain nombre de rapports qui sont sortis après coup et qui ont été très bien faits évidemment ont tout simplement entraîné le fait que l’industrie automobile se retrouvait devant des défis majeurs qui n’avaient pas été anticipés. Je ne vais pas faire trop long sur ce sujet mais chacun sait et on ne va quand même pas le reprocher à la Chine que depuis 25 ans la Chine avait mis en place une stratégie extraordinairement directive en la matière mettant la main sur une quantité significative d’exploitation minière dans le monde, en Afrique et ailleurs. La Chine domine aujourd’hui entre 60 et 70 % de l’accès aux mines nécessaires aux métaux pour la production d’énergie électrique, et peut-être un pas plus loin elle domine entre 70 et 75 % — selon les métaux — l’industrie de la transformation de ces métaux qui, je vous le rappelle, est une industrie extrêmement lourde qui nécessite des investissements majeurs parce que le métal, une fois extrait de la mine, doit être raffiné en plusieurs étapes pour être capable ensuite d’être intégré dans des cellules de batterie ; faire une cathode et faire une anode nécessite évidemment des métaux — je n’ai pas évoqué le graphite, j’aurais pu le faire puisque il est absolument essentiel pour fabriquer une anode — et donc ce constat-là, soyons clair, il faut regarder les choses en face, c’est pour ça que je crois que la lucidité est la première des vertus, au fond est apparue après la décision et non pas avant. L’autre sujet qui est apparu effectivement dans la foulée, c’est que les demandes que vont nécessiter l’électrification de la mobilité en Europe mais pas seulement parce qu’il s’agit là aussi de la décarbonation de l’ensemble de l’industrie qui est en train d’électrifier une immense partie des processus de production — et donc là je sors un instant de l’automobile mais cette demande d’énergie, notamment d’énergie électrique, est considérable et les chiffres aujourd’hui que nous avons devant nous, y compris ceux que le gouvernement français nous présente dans le cadre de la stratégie de décarbonation sont des chiffres qui aujourd’hui impressionnent par l’ampleur des besoins nécessaires et que donc nous nous retrouvons, tant en termes de capacité électrique disponible que de son prix qui est une incertitude aujourd’hui devant un deuxième grand défi.<br />[…]</p><p>On se rendait déjà compte, depuis quelques mois, que les ventes de véhicules électriques, dès lors que les aides publiques à l’achat se tarissent, ont une tendance unifiée dans tous les pays à s’effondrer. Voici quelques articles de presse qui en témoignent :</p><p>En parallèle de cela, les personnes qui ont accepté d’acheter en premier des véhicules électriques se rendent compte qu’il est particulièrement difficile de les revendre sur le second marché : la décote subie par un véhicule électrique d’occasion est très significativement supérieure à celle d’un véhicule thermique. <a href="https://www.wardsauto.com/dealers/used-bevs-another-storm-cloud-ahead-mass-bev-adoption">Marché de l’occasion : un autre orage sur la voie de l’adoption de masse des véhicules électriques</a> — wardsauto.com.</p><p>Et quand on y prête attention, on trouve pour dire du bien inconditionnel des véhicules électriques les acteurs de la communication comme les hommes politiques, les journalistes… Mais les ingénieurs, dans leur écrasante majorité, se montrent nettement plus prudents, et ce depuis de nombreuses années.</p><p>Ce qui est en train de se produire est un désastre industriel majeur, à l’échelle du continent européen, piloté, voulu, assumé par des élites totalement déconnectées et corrompues. Nous avons financé à grands frais des institutions européennes totalement dysfonctionnelles. Bien entendu, ce désastre se retrouve sur d’autres sujets, tels que la viabilité de la monnaie Euro, un engagement géopolitique délirant dans la guerre en Ukraine, une politique sanitaire plus que dommageable… En vérité, on peinerait à trouver un seul domaine dans lequel ces institutions apportent quelque chose de significativement bon pour le citoyen européen.</p><p>On va continuer de nous expliquer qu’il faut plus d’Europe pour résoudre ces problèmes. De notre côté, nous pensons que plus d’Europe correspond simplement à plus de déconnexion vis-à-vis du réel, et donc encore plus de désastre.</p><p>Merci à la chaîne youtube <a href="https://www.youtube.com/@VoituresIngenierie">Voitures et Ingénierie</a> pour la persistante pertinence de ses analyses. Elle aura grandement inspiré et apporté des sources à la prise d’angle du présent article.</p><p>José Martí</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sun, 19 May 2024 08:41:51 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/957/obsede-par-%C2%AB-l%E2%80%99islam-%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[Obsédé par « l’islam »?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>A tous mes "amis" </p>

<p>Qui me reprochent d’être obsédé par « l’islam » et qui prétendent que je publie  sur mon mur  trop de  textes ou d’ articles qui discréditent les musulmans déjà, selon eux, victimes d’islamophobie dans les sociétés occidentales.</p>

<p>Je voudrais être clair : chacun, selon moi, est livre de croire ce qu’il veut : y compris ce qu’un esprit rationaliste se refuse à croire : que Moïse a reçu les tables de la loi sur le mont Sinaï, que l’ange Gabriel a dicté le Coran à Mohammed  et que celui-ci est monté au ciel sur sa jument, que Jésus a été conçu par le Saint-Es II prit… Je le répète : chacun est livre de croire ce qu’il vaut, y compris bien sûr d’être athée ou agnostique. Chacun est libre d’avoir une foi qui le relie au divin et de prier dans le silence de sa maison ou en groupe avec ses frères de religion.</p>

<p>Ici, il s’agit d’autre chose : il s’agit d’une idéologie politique totalitaire qui n’accepte pas la diversité des croyances et des incroyances, tout comme dans le passé le nazisme, le stalinisme, le maoïsme,  le polpotisme, l’inquisition, la Terreur… Cette idéologie politique issue du Coran et des Hadith et qui pratique à la lettre une partie des  enseignements du Coran et de la biographie du Prophète lui-même, est conquérante et s’oppose absolument à une conception de la vie et des relations entre les humains que je défends, avec d’autres, dans ma pensée et ma pratique.</p>

<p>Les musulmans, dans leur majorité, me disent mes amis, ne défendent pas les actions monstrueuses du Hamas, de  l’Etat islamique ou  de Boko Haram. Ils ont raison. Mais trop souvent beaucoup de musulmans les justifient en les mettant en parallèle avec les exactions américaines, européennes et surtout israéliennes ou même en affirmant  que ces mouvements ne sont que les marionnettes des précédents et n’ont rien à voir avec l’islam véritable. Sans le vouloir, ils constituent ainsi  une masse qui se prépare à accepter  l’intolérable. Les russes et les allemands, dans leur totalité,  n’étaient pas, à l’avènement du stalinisme et du nazisme, favorables à la création d’un état totalitaire, mais ils étaient réceptifs à une propagande qui leur proposait une certaine vision manichéenne du monde.</p>

<p>Je ne suis pas « obsédé » par l’islam. C’est cet islam-là qui se rend obsédant et propagandiste dans le monde d’aujourd’hui, en conquérant peu à peu les esprits, encore rétifs à ses visions et ses actions. </p>

<p>Cela ne signifie pas qu’il faille absoudre de leurs fautes, les égoïsmes, les violents,  les semeurs de haine, partout où ils existent. Le combat que je mène, depuis longtemps, contre la haine et le mensonge, je n’y renoncerai jamais mais je n’accepterai pas qu’on m’empêche de dire ce que je pense et ce que je vois, sous le prétexte d’une lutte pour la justice et l’égalité, en Europe comme au Moyen-Orient qui, une fois de plus, sert de bouclier et de prête-nom à un nouveau  totalitarisme. </p>

<p>Charles Rojzman</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/956/30-ans-apres-trois-penseurs-quil-est-urgent-de-redecouvrir</guid>
	<pubDate>Sat, 18 May 2024 18:27:26 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/956/30-ans-apres-trois-penseurs-quil-est-urgent-de-redecouvrir</link>
	<title><![CDATA[30 ans après, trois penseurs qu&#039;il est urgent de redécouvrir]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Décédés il y a trente ans cette année, Guy Debord, Jacques Ellul et Christopher Lasch s'avèrent d'une grande actualité. Alors que les militants et universitaires de gauche n'ont aujourd'hui d'yeux que pour Michel Foucault ou Judith Butler, il serait urgent qu'ils redécouvrent la pensée de ces trois auteurs radicaux.</p><p>Le 25 juin 1984, disparaît le philosophe postmoderne Michel Foucault, né en 1926. Du mouvement queer et des études de genre à l'idée selon laquelle le pouvoir s'exerce moins verticalement qu'entre individus (« micropouvoirs ») dans une société productrice de « normes » (le fameux « construit » social), son legs va de l'université, où il reste l'un des auteurs les plus cités en sciences sociales, jusqu'au monde militant. Hostile au socialisme, en sympathie à la fin de sa vie avec le néolibéralisme – car il permettrait l'affirmation du sujet – ou la révolution iranienne, il n'en reste pas moins un penseur clé des gauches « radicales ». À l'occasion du quarantième anniversaire de sa mort, un Congrès mondial lui est consacré sous l'égide du Centre Michel Foucault, avec pas moins de cinquante événements à travers le monde.</p><p>À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/politique/irrationalisme-anti-progressisme-anti-universalisme-la-gauche-t-elle-perdu-la-tete">Irrationalisme, anti-progressisme, anti-universalisme : la gauche a-t-elle perdu la tête ?</a></p><p>Les commémorations sont bien plus modestes, voire inexistantes, pour le trentième anniversaire de la disparition de Christopher Lasch, Jacques Ellul et Guy Debord, tous trois décédés en 1994, respectivement les 14 février, 19 mai et 30 novembre. Penseurs majeurs du XXe siècle, ils sont pourtant largement ignorés de la gauche… qui gagnerait d'autant plus à les lire en priorité. Leurs analyses développent en effet une critique culturelle radicale des sociétés sous le capitalisme et offrent des outils conceptuels puissants pour comprendre notre présent.</p>
<p>Plus conservateur que progressiste</p>
<p>Dans le Manifeste du Parti communiste (1848), <a href="https://www.marianne.net/agora/lectures/la-lutte-finale-on-a-lu-les-dernieres-annees-de-karl-marx-de-marcello-musto">Karl Marx</a> et <a href="https://www.marianne.net/agora/engels-vrai-pere-du-marxisme">Friedrich Engels</a> écrivaient : « La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment […] l'ensemble des rapports sociaux […]. Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l'époque bourgeoise de toutes les précédentes. Tous les rapports sociaux, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d'idées antiques et vénérables, se dissolvent […]. Tout ce qui avait solidité et permanence s'en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané […]. » À maints égards, les travaux de Debord, Lasch et Ellul approfondissent ce constat et prolongent la pensée de Marx, quoique d'une façon très hétérodoxe, loin du dogmatisme des syndicats ou du Parti communiste contemporains.</p><p>C'est, en bonne partie, à <a href="https://www.marianne.net/agora/entretiens-et-debats/jean-claude-michea-les-nouvelles-classes-moyennes-urbaines-ont-pour-role-dencadrer-le-capitalisme">Jean-Claude Michéa</a> et aux éditions Climat – à présent sous parapluie Flammarion – que l'on doit l'introduction en France des écrits de l'historien et sociologue américain Christopher Lasch, né en 1932. En 2003, dans une recension de son essai Le seul et vrai paradis. Une histoire de l’idéologie du progrès et de ses critiques, la Revue du MAUSS (Mouvement anti-utilitaire en sciences sociales) le présente comme « historien (et figure hétérodoxe) de la gauche américaine, spécialiste de l’histoire de la famille et des femmes, critique de la société thérapeutique et du narcissisme contemporains, pourfendeur des nouvelles élites du capitalisme avancé », animé par une « volonté de poursuivre une analyse de la société moderne dans la perspective d’une théorie critique de la culture contemporaine et de ses idéologies, notamment des idéologies progressistes ».</p><p>À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/entretiens-et-debats/laurent-ottavi-le-populisme-de-lasch-articule-des-traditions-liberales-socialistes-conservatrices-et-religieuses">Laurent Ottavi : "Le populisme de Lasch articule des traditions libérales, socialistes, conservatrices et religieuses"</a></p><p>Son œuvre – une dizaine d'ouvrages, dont sept traduits en français – analyse les mutations de la société et du sujet états-uniens depuis le XIXe siècle. Contrairement aux gauches qui dominent le champ politique et intellectuel, Lasch est plutôt conservateur que progressiste sur le plan social, plutôt partisan des petits artisans et producteurs que du salariat et de l'industrie, plus favorable à l'autonomie qu'au dirigisme étatique, aux petites unités sociales et à l'enracinement – au sens de <a href="https://www.marianne.net/agora/analyses/ecologie-travail-progres-pourquoi-simone-weil-a-encore-raison-80-ans-apres-sa-mort">Simone Weil</a> – en tant que cadres de formation de l'esprit civique qu'au gigantisme métropolitain et au « bougisme » de la gauche contemporaine.</p>
<p>L'importance de la Technique</p>
<p>Dans son essai Christopher Lasch face au Progrès (L'Escargot, 2022), Laurent Ottavi estime que les « douloureuses épreuves à venir » rendront d'autant plus nécessaire de redécouvrir sa pensée qu'elles « exigeront de revenir à l'essentiel : la vie intérieure et la vie publique ; la capacité d'initiative ; les grands desseins ; les liens de fidélité ; la solidarité ; la transmission ; le courage ; la morale ; l'indépendance ; la conscience de ses obligations ; le sens du sacrifice, tiré d'une compréhension de l'âpreté et de la tragédie de la vie ». Aux antipodes du catéchisme du Progrès qui anime la gauche… C'est en elles que Lasch voit les ferments d'une vie libre et autonome.</p><p>Lui aussi sociologue et historien, l'anarchiste et théologien protestant Jacques Ellul, né en 1912, s'est interrogé, encore jeune : « Si Marx vivait aujourd'hui, quel serait pour lui l'élément fondamental de la société ? » Selon lui, c'est la Technique qui constituerait un déterminant plus important que l'économie. Concept central de son œuvre, la Technique n'inclut pas que l’ensemble des outils, procédés et procédures de l’industrie moderne, concrets (automobiles, ordinateurs…) ou abstraits (management, marketing…), mais désigne aussi le principe qui préside à leur développement exponentiel.</p><p>Les techniques modernes, loin d'être au service des humains, ont acquis leur autonomie, au point que, dans L'Empire du non-sens, il écrit que « c’est la Technique elle-même qui devient un milieu [...]. C’est-à-dire ce dans quoi on trouve les possibilités de vivre, les orientations de sa vie, ce qui nous entoure totalement, et ce que nous sommes obligés de connaître avant de connaître quoi que ce soit d’autre. La Technique nous entoure comme un cocon total et sans faille qui rend la Nature parfaitement inutile (à notre évaluation immédiate), dominée, secondaire, et insignifiante. »</p><p>À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/culture/jacques-ellul-precurseur-de-l-ecologie-politique-et-de-la-decroissance">Jacques Ellul, précurseur de l’écologie politique et de la décroissance</a></p><p>Du ministre ou du PDG sautant de téléconférence en avion au livreur Deliveroo téléguidé par un algorithme, de l’employé filant sur sa trottinette électrique un casque sur les oreilles lui diffusant de la musique électronique à l'ado abîmant son temps sur son « smartphone », tout notre environnement contemporain confirme les analyses d'Ellul. « Par son caractère englobant, et l'ensemble des interactions qu'il provoque, le développement technologique entretient un imaginaire de puissance et de croissance et intègre toujours plus d'éléments nouveaux, y compris les êtres vivants. Nous vivons à notre corps défendant dans un univers de plus en plus technicisé, dont il convient de saisir les enjeux », résume Édouard V. Piély dans Jacques Ellul : Face à la puissance technologique (L'Escargot, 2024).</p>
<p>Debord et le Spectacle</p>
<p>En comparaison avec les sages universitaires Lasch et Ellul, Guy Debord fait plus « rock'n'roll », en raison d'un ancrage dans les avant-gardes. Il fonde successivement l'Internationale lettriste (1952-1957), puis l'Internationale situationniste (1957-1972). Partageant avec <a href="https://www.marianne.net/culture/litterature/arthur-rimbaud-un-siecle-et-demi-plus-tard-la-force-inalterable-de-une-saison-en-enfer">Arthur Rimbaud</a> la certitude que « la vraie vie est absente », Debord et les situationnistes ont la « conviction que c'est dans la vie quotidienne que se jouent le plus immédiatement les transformations révolutionnaires », écrit Patrick Marcolini dans Le mouvement situationniste. Une histoire intellectuelle (L'échappée, 2013).</p><p>À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/anselm-jappe-pour-debord-le-capitalisme-a-fait-reculer-la-misere-materielle-au-prix-dune-alienation-grandissante">Anselm Jappe : "Pour Debord, le capitalisme a fait reculer la misère matérielle au prix d’une aliénation grandissante"</a></p><p>La création de « situations », la psychogéographie, les « dérives » à travers les grandes villes introduisent le jeu comme un art de vivre destiné à réinventer la vie, déprise du prévisible, de l'utilitaire – c'est-à-dire de l'emprise marchande sur l'existence : « Se masquer la question politique posée par la misère de la vie quotidienne veut dire se masquer la profondeur des revendications portant sur la richesse possible de cette vie ; revendications qui ne sauraient mener à moins qu'à une réinvention de la révolution », affirme Debord en 1961. Révolution qui ne saurait passer par les « bureaucraties politiques et syndicales de gauche », qui ne sont à ses yeux qu'« un mécanisme d'intégration à la société capitaliste ».</p><p>À LIRE AUSSI : <a href="https://www.marianne.net/agora/entretiens-et-debats/patriotes-critiques-du-progres-et-defenseurs-des-limites-on-vous-presente-les-conservateurs-de-gauche">Patriotes, critiques du progrès et défenseurs des limites : on vous présente les "conservateurs de gauche"</a></p><p>Par son œuvre très diverse (tracts, revues, films, essais) et sa vie même, Guy Debord a tenté d'unir théorie critique et pratique révolutionnaire dans le sens d'une autonomie indissociablement individuelle et collective. Sa réflexion l'a conduit à théoriser le concept qui donne son titre à son essai majeur : La Société du spectacle (1967). Par « spectacle », Debord décrit un « phénomène de dépossession par lequel l'homme contemple ce dont il est exclu », <a href="https://www.marianne.net/agora/lectures/portrait-dun-penseur-radical-on-a-lu-guy-debord-abolir-le-spectacle-demmanuel-roux">explique Emmanuel Roux</a> (Guy Debord. Abolir le spectacle, Michalon, 2022). Il synthétise le règne totalisant de la marchandise, la domination des images et représentations sur la vie vécue, la dépossession pour chacun du pouvoir sur sa vie. Ses critiques de la séparation et de la spécialisation qui divisent décisionnaires et exécutants, spectacle et spectateurs, n'ont rien perdu de leur tranchant. Mieux : elles ont gagné en acuité à mesure que, comme il l'écrivait en 1978, « le spectacle n’a fait que rejoindre plus exactement son concept ».</p><p>Il est lointain le temps où Debord prônait un idéal révolutionnaire de conseils ouvriers s'autodéterminant démocratiquement. De Netflix, Amazon et Twitter à Uber et Deliveroo, la Technique, le narcissisme et le spectacle ont étendu – notamment via les smartphones – une emprise presque totale sur les modes de vie et les imaginaires. Et si la vraie « déconstruction », la vraie « décolonisation » qu'il convenait d'engager passait par les voies tracées par Lasch, Ellul et Debord ?</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/955/le-changement-climatique-est-normal-et-naturel-et-ne-peut-etre-controle</guid>
	<pubDate>Fri, 03 May 2024 21:48:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/955/le-changement-climatique-est-normal-et-naturel-et-ne-peut-etre-controle</link>
	<title><![CDATA[Le changement climatique est normal et naturel et ne peut être contrôlé]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Frits Byron Soepyan − Le 30 mars 2024 −  Source <a href="https://www.realclearmarkets.com/articles/2024/03/30/climate_change_is_normal_and_natural_and_cant_be_controlled_1021250.html">Real Clear Markets</a></p><p></p><p>La NASA a <a href="https://climate.nasa.gov/">affirmé</a> que “la Terre se réchauffe à un rythme sans précédent” et que “l’activité humaine en est la cause principale”. D’autres ont proposé de dépenser des milliards de dollars pour <a href="https://www.usaid.gov/climate/progress-on-climate-finance">contrôler</a> le climat. Mais sommes-nous responsables du changement climatique ? Et que pouvons-nous faire pour y remédier ?</p><p>“Le climat de la planète Terre n’a jamais cessé de changer depuis la genèse de la Terre, parfois relativement rapidement, parfois très lentement, mais toujours sûrement”, déclare <a href="https://co2coalition.org/teammember/patrick-moore/">Patrick Moore</a> dans <a href="https://www.google.com/books/edition/Fake_Invisible_Catastrophes_and_Threats/r8dizgEACAAJ?hl=en">Fausses catastrophes invisibles et menaces de malheur</a>. Espérer un “climat parfait et stable” est aussi futile que d’espérer que le temps sera toujours le même et agréable, tous les jours de l’année, pour toujours.</p><p>En d’autres termes, le changement climatique est normal et naturel, et vous pouvez oublier de le contrôler.</p><p>Par exemple, les <a href="https://www.space.com/solar-cycle-frequency-prediction-facts">cycles solaires</a>, déterminés par le champ magnétique du Soleil sur des périodes de 8 à 14 ans, exercent une influence majeure sur le temps et le climat. Ils libèrent des quantités variables d’énergie et produisent des taches solaires sombres à la surface du Soleil. Les <a href="https://wattsupwiththat.com/2023/07/05/solar-activity-cycle-25-surpasses-cycle-24/">effets</a> des cycles solaires sur la Terre varient, certaines régions se réchauffant de plus de 1°C et d’autres se refroidissant.</p><p>Les changements climatiques résultent des variations de l’interaction de l’énergie solaire avec la couche d’ozone de la Terre, ce qui influence les niveaux d’ozone et les températures stratosphériques. Celles-ci, à leur tour, influencent la vitesse des vents d’ouest en est et la stabilité du vortex polaire. Le fait que le vortex polaire reste stable et proche de l’Arctique ou qu’il plonge vers le sud détermine si les hivers aux latitudes moyennes de l’hémisphère nord sont rigoureux ou doux.</p><p>Outre les cycles solaires, il existe trois <a href="https://climate.nasa.gov/news/2948/milankovitch-orbital-cycles-and-their-role-in-earths-climate">cycles de Milankovitch</a> dont la durée varie de 26 000 à 100 000 ans. Ils comprennent l’excentricité, ou la forme, de l’orbite elliptique de la Terre autour du Soleil. De petites fluctuations dans la forme de l’orbite influencent la durée des saisons. Par exemple, lorsque l’orbite ressemble davantage à un ovale qu’à un cercle, les étés de l’hémisphère nord sont plus longs que les hivers et les printemps plus longs que les automnes.</p><p>Les cycles de Milankovitch impliquent également l’obliquité, c’est-à-dire l’angle d’inclinaison de l’axe de la Terre. Cette inclinaison explique l’existence de saisons, et plus l’inclinaison de la Terre est importante, plus les saisons sont extrêmes. Des angles d’inclinaison plus importants peuvent entraîner la fonte et le recul des glaciers et des calottes glaciaires, car chaque hémisphère reçoit plus de rayonnement solaire pendant l’été et moins pendant l’hiver.</p><p>Enfin, la Terre en rotation, telle une toupie, oscille légèrement sur son axe. Connu sous le nom de précession, ce troisième cycle de Milankovitch provoque des contrastes saisonniers plus marqués dans un hémisphère et moins marqués dans l’autre.</p><p>Les courants océaniques et éoliens, qui se déplacent de l’espace vers la Terre, influencent également le climat.</p><p>Par exemple, en <a href="https://oceanservice.noaa.gov/facts/ninonina.html">temps normal</a>, dans l’océan Pacifique, les alizés soufflent d’est en ouest le long de l’équateur, poussant les eaux de surface chaudes de l’Amérique du Sud vers l’Asie. Lors du phénomène <a href="https://oceanservice.noaa.gov/facts/ninonina.html">El Niño</a>, les alizés faiblissent et les eaux chaudes s’inversent, se déplaçant vers l’est et la côte ouest des États-Unis. D’autres fois, pendant <a href="https://oceanservice.noaa.gov/facts/ninonina.html">La Niña</a>, les alizés deviennent plus forts que d’habitude et davantage d’eau chaude est poussée vers l’Asie. Aux États-Unis et au Canada, ces phénomènes font que certaines régions deviennent plus chaudes, plus froides, plus humides ou plus sèches que d’habitude.</p><p>Outre El Niño et La Niña, il existe également <a href="https://www.climate.gov/news-features/understanding-climate/climate-variability-north-atlantic-oscillation">l’oscillation nord-atlantique</a>, qui est due à une faible pression atmosphérique dans l’océan Atlantique Nord, près du Groenland et de l’Islande (connue sous le nom de dépression subpolaire ou dépression islandaise), et à une forte pression atmosphérique dans le centre de l’océan Atlantique Nord (connue sous le nom d’anticyclone subtropical ou d’anticyclone des Açores). La force relative de ces régions de basses et hautes pressions atmosphériques influe sur le climat de l’est des États-Unis et du Canada, ainsi que sur celui de l’Europe, en influençant à la fois les températures et les précipitations.</p><p>De même, c’est grâce aux <a href="https://www.britannica.com/video/185630/role-cells-extent-Hadley-rainforests-deserts">cellules de Hadley</a> que la Terre possède des forêts pluviales équatoriales délimitées par des <a href="https://earthobservatory.nasa.gov/biome/biodesert.php">déserts</a> au nord et au sud. Comme le soleil réchauffe le plus la Terre à l’équateur, l’air de part et d’autre de l’équateur est plus froid et plus dense. Par conséquent, l’air frais souffle vers l’équateur tandis que l’air équatorial chaud et moins dense s’élève et se refroidit, libérant de l’humidité sous forme de pluie et créant une végétation luxuriante. L’air ascendant et plus sec atteint la stratosphère en soufflant vers le nord et le sud pour s’installer dans les régions rendues arides par le manque d’humidité atmosphérique.</p><p>Ces phénomènes et d’autres qui influencent notre climat échappent largement au contrôle de l’homme.</p><p>Frits Byron Soepyan</p><p>Associé scientifique et de recherche à la CO2 Coalition, Arlington, VA, est titulaire d’un doctorat en génie chimique de l’université de Tulsa et a travaillé comme ingénieur en systèmes de traitement et chercheur dans des projets liés à l’énergie.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 03 May 2024 13:03:07 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Röpke, l’économiste qui voulait dépasser l’offre et la demande]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Le fondateur de l’ordo-libéralisme, un courant qui vise à créer les conditions-cadres permettant la concurrence libre, était opposé au capitalisme de laissez-faire cher à Adam Smith, celui de l’ordre spontané et de la main invisible. Il préférait une voie médiane qui intègre un filet de sécurité sociale, selon Richard Ebeling, professeur d’éthique à l’école de management «The Citadel», aux Etats-Unis. Le penseur allemand, cofondateur de l’Institut du Mont Pèlerin qui allait donner naissance au néo-libéralisme, s’est toujours inquiété de la déshumanisation de la société. Il ne considérait l’économie que dans ses relations avec la société.</p>
<p>Un fort impact sur la Suisse</p>
<p>Wilhelm Röpke est né près de Hanovre en 1899. Professeur d’économie à 24 ans, le plus jeune d’Allemagne, il fut très tôt confronté aux totalitarismes, qu’ils soient communiste, fasciste ou nazi. Dénonçant la politique national-socialiste et sa brutalité, il perdit son emploi et fuit en Turquie puis, dès 1937, à Genève pour y enseigner à l’Institut Universitaire de Hautes Etudes Internationales (IUHEI), aujourd'hui l'IHEID. Il y resta 30 ans. «Lors de ses cours, passionné et détaché de l’objectivité scientifique, il y avait de l’électricité dans l’air», a indiqué Richard Ebeling.</p><p>Ses écrits ont été nombreux. Aux côtés d’ouvrages, comme «Civitas Humana», il publia ses analyses dans la Gazette de Lausanne ainsi que la NZZ. Son impact a été majeur tant en Suisse qu’en Allemagne. Pour Pierre Bessard, directeur de l’Institut Libéral, «si la Suisse est l’économie la plus libre d’Europe et si elle a si bien résisté au centralisme en vigueur en Europe, c’est aussi grâce à Wilhelm Röpke et à celui qui l’a invité à Genève, le libéral William Rappard, fondateur de l’IUHEI».</p><p>Défenseur d’un libéralisme défini par son ouverture et sa tolérance, Wilhelm Röpke a toujours été critique à l’égard de l’intervention de l’État, parce qu’elle crée un risque de déshumanisation des relations sociales. «Avec l’augmentation de la taille de l’État providence, la redistribution réelle ne se fait pas de Pierre à Paul, mais de Pierre à l’État, et c’est ce dernier qui définit qui reçoit et combien», a déclaré Richard Ebeling. Sa critique de l’État n’était donc pas économique, mais éthique. La politique sociale étatique détruit, à son avis, la classe moyenne et les modes de coopération volontaire entre individus et petits groupes. Les valeurs défendues par Wilhelm Röpke étaient celles de la bourgeoisie, celles de liberté, de responsabilité, de fidélité et leur ancrage dans la famille, la religion, la communauté.</p><p>Cet avocat de l’État minimum, aurait aujourd’hui critiqué l’UE et son intégration sous la contrainte, préférant une forme d’association flexible entre pays membres, a ajouté Richard Ebeling.</p><p>Libéral sans aucun doute, Wilhelm Röpke était, sous maints aspects, également un conservateur. Pessimiste à l’égard de la modernité, de l’industrialisation, de l’urbanisation et adversaire des grandes compagnies, il cherchait à préserver les valeurs d’antan. Mais, selon Tim Petersen, chercheur à l’Institut Röpke, «c’était un utopiste rétrograde dans la mesure où les valeurs qu’il voulait conserver n’ont jamais existé». Il était aussi conservateur par son opposition au droit de vote des femmes. Pourtant, les conservateurs eux-mêmes ne l’appréciaient guère, tant il était favorable au libre échange et critique à l’égard de l’État, écrit Gerhard Schwarz, ex-directeur d’Avenir Suisse, dans la NZZ.</p><p>Lire dans les archives:</p><p><a href="http://www.letempsarchives.ch/page/JDG_1966_02_14/3/roepke" rel="nofollow noopener" target="_blank">L’annonce du décès de Wilhelm Röpke</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/953/le-phenomene-telegram-a-la-fois-messagerie-et-reseau-social-un-concurrent-serieux-pour-meta</guid>
	<pubDate>Sun, 28 Apr 2024 11:12:15 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/953/le-phenomene-telegram-a-la-fois-messagerie-et-reseau-social-un-concurrent-serieux-pour-meta</link>
	<title><![CDATA[Le phénomène Telegram, à la fois messagerie et réseau social : un concurrent sérieux pour Meta ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Quelles sont ses forces, ses faiblesses et les possibilités de son évolution future ?</p>
<p>Telegram ne se limite pas à être une application de messagerie instantanée qui compte plus de 900 millions d’utilisateurs actifs mensuels. C’est également un réseau social prometteur, en passe de devenir un sérieux concurrent pour les plateformes Meta. En outre, Telegram est une société privée totalement possédée par son fondateur. L’entreprise compte seulement 30 ingénieurs et ne possède pas de département des ressources humaines. Telegram mise sur la qualité et la fiabilité de ses services plutôt que sur le marketing pour attirer et fidéliser ses utilisateurs. La société s’engage aussi à préserver une impartialité politique.</p><p></p><p>Telegram a été développé en 2013 par les frères Pavel et Nikolaï Dourov. L’accent principal a été mis sur la transmission sécurisée des données grâce à l’utilisation du protocole cryptographique MTProto, qui assure un chiffrement de bout en bout, du serveur à l’utilisateur pour les chats standards, et d’utilisateur à utilisateur pour les chats secrets. Pendant longtemps, Telegram fonctionnait sans modèle de monétisation. Pendant ce période, il était financé par son PDG Pavel Dourov. En 2015 Durov a admit que le fonctionnement de Telegram lui coûtait 12 millions de dollars par an. </p><p>Aujourd’hui, Telegram dispose de deux principales sources de monétisation : l’abonnement premium et la publicité. L’introduction de méthodes de monétisation n’a pas détérioré l’expérience utilisateur. La version premium offre seulement un petit ensemble de fonctionnalités supplémentaires, telles que la déchiffrement de messages audio et vidéo en texte et la possibilité d’interdire aux autres utilisateurs d’envoyer des messages vocaux. La publicité apparaît uniquement dans des chaînes publiques sous forme de courts messages textuels. Les publicités sont clairement indiquées et ne peuvent être confondues avec le contenu.</p><p>Examinons d’autres fonctionnalités qui distinguent Telegram de ses concurrents. D’abord, Telegram n’est pas seulement une messagerie instantanée, mais aussi un réseau social grâce à ses chaînes. Une chaîne Telegram est un outil de communication unidirectionnelle, mais les utilisateurs peuvent laisser des réactions et des commentaires. L’utilisation des chaînes est pleinement intégrée dans l’interface utilisateur : les messages des chaînes arrivent comme de simples messages privés. Il est à noter que Telegram n’utilise pas de système de recommandation : les utilisateurs voient sur la page principale uniquement les chaînes auxquels ils sont abonné, et elles s’affichent dans l’ordre chronologique des dernières publications. Cela permet d’éviter que des chaînes moins populaires mais importants pour l’utilisateur ne se perdent dans le flux de nouvelles.</p><p>Une autre caractéristique remarquable de Telegram est son stockage cloud gratuit. Tant que le compte reste actif, tous les fichiers, photos, audios et vidéos sont sauvegardés sans limitation de volume. L’application elle-même ne nécessite pas plus de 100 Mo de mémoire, et le cache peut toujours être nettoyé via le menu principal.</p><p>Telegram offre également de vastes options pour la gestion de l’envoi de messages : il est possible de programmer l’envoi, d’envoyer des messages sans notification ou de créer des messages qui s’auto-détruisent. Les utilisateurs peuvent aussi interdire la retransmission de leurs messages.</p><p>Le code de Telegram et son API sont ouverts aux développeurs. Il existe également une API pour les chat bots. Les possibilités d’interaction avec les chat bots sont presque illimitées, allant de la création de stickers à partir de photos au paiement de services, en passant par l’intégration avec des outils comme Chat GPT et Midjourney. Un chat bot ressemble à n’importe quel autre chat, l’interaction reste simple et intuitive. </p><p>Une autre fonctionnalité utile de Telegram est la possibilité de remplacer le numéro de téléphone enregistré sur le profil par un pseudonyme. Les utilisateurs peuvent également être recherchés par ce pseudonyme, ce qui ajoute une couche de confidentialité et permet de garder le numéro de téléphone mobile secret.</p><p>Telegram possède de nombreuses fonctionnalités utiles, mais l’une des plus importantes est la présence de chats secrets, où le chiffrement de bout en bout va d’un utilisateur à l’autre. Cela signifie que les messages sont stockés uniquement sur les appareils des participants au dialogue. Pourquoi alors tous les chats ne sont-ils pas chiffrés de cette manière par défaut ? La raison en est que si l’appareil est perdu, les données des chats secrets ne peuvent pas être récupérées, et il n’est pas possible de se connecter à ces chats à partir de différents appareils via un seul compte. </p><p>Selon DataAI, Telegram se classe actuellement sixième parmi les applications les plus utilisées dans le monde. Cette popularité attire inévitablement l’attention des services de sécurité nationaux de différents pays ainsi que de grandes corporations comme Google et Apple, qui cherchent à exercer un contrôle sur la plateforme. Apple menace parfois de retirer Telegram de l’AppStore et entrave ses mises à jour, tandis que Google a bloqué la technologie de domain fronting, qui constituait une protection importante pour le messager contre les blocages. Comment Telegram réussit-il à rester indépendant et à maintenir sa neutralité?</p><p>Premièrement, Telegram appartient à son fondateur, ce qui lui permet de prendre des décisions indépendantes sans ingérence extérieure. Deuxièmement, le siège de Telegram est basé aux Émirats Arabes Unis, un pays connu pour sa neutralité politique.</p><p>La pandémie de COVID-19 a révélé l’ampleur de la liberté offerte par Telegram, se manifestant par sa gestion de la communication durant cette période critique. Telegram est devenu l’un des rares réseaux sociaux à ne pas censurer les publications critiques sur les mesures de lutte contre le virus et la vaccination. La plateforme a collaboré activement avec les canaux gouvernementaux pour diffuser des informations officielles sur les mesures prises, mais n’a pas bloqué les voix critiques. Ainsi, différentes opinions ont pu coexister sur la plateforme, tandis que les services comme ceux de Meta supprimaient les publications contenant des informations jugées peu fiables. « Il est sensé de confronter des opinions opposées et d’espérer que la vérité émerge de ces débats, » a déclaré Pavel Dourov dans une interview.</p><p>Les principaux problèmes qui limitent la popularité de Telegram incluent les risques liés à l’utilisation de son haut niveau de confidentialité à des fins malveillantes et le nombre relativement faible d’utilisateurs dans certains pays. La sécurité et la liberté représentent un dilemme complexe. Cependant, il est important de se rappeler que le chiffrement de bout en bout protège la liberté d’expression et aide à se défendre contre le piratage, le vol de données, la fraude et la divulgation illégale d’informations. En ce qui concerne le manque d’utilisateurs, Telegram offre toujours d’importantes possibilités. Bien que tous les amis et membres de la famille ne soient pas inscrits sur cette plateforme, Telegram peut être utilisé non seulement pour communiquer, mais aussi comme un réseau social pour lire des chaînes, publier du contenu, ainsi comme un espace de stockage cloud gratuit.</p><p>Actuellement, Telegram compte 41 millions d’utilisateurs en Europe, ce qui est légèrement inférieur au seuil de 45 millions nécessaire pour être reconnu comme une « très grande plateforme ». Cependant, le site officiel de Telegram présente une section sur le Digital Service Act qui détaille les mesures prises par la plateforme pour se conformer à ces normes :</p>
<p>La plateforme définit les comportements et contenus interdits, tels que le spam, la promotion de la violence, le contenu sexuel illégal et d’autres activités illégales.<br />Telegram utilise des méthodes de modération automatiques et manuelles pour son contenu public<br />Actions possibles de Telegram inclut la suspension temporaire ou permanente de certaines fonctionnalités du compte, l’étiquetage des comptes comme « Faux » ou « Fraude », et la possibilité de bloquer ou de supprimer des utilisateurs et du contenu en cas de violations graves.<br />Telegram n’utilise pas d’algorithmes de recommandation pour promouvoir du contenu, mais propose des contenus basés sur les requêtes et abonnements des utilisateurs<br />Les utilisateurs peuvent contacter Telegram via le bot @EURegulation, qui sert de point de contact unique dans le cadre du Digital Service Act. <br />Les autorités de l’UE peuvent contacter Telegram via un représentant à Bruxelles pour les questions liées à l’Acte sur les services numériques.</p>
<p>En 2018, le RGPD a été publié, et peu après, Telegram a mis à jour son application pour se conformer à cette réglementation. Selon un article sur le site officiel de Telegram, la plateforme a été initialement conçue pour protéger les données personnelles, ce qui a nécessité peu de modifications pour répondre aux exigences du RGPD. Telegram propose un chat bot où les utilisateurs peuvent demander une copie de toutes les données enregistrées les concernant et obtenir des clarifications supplémentaires sur la confidentialité.</p><p>Je pense que la popularité de Telegram continuera de croître, bien qu’il ne remplace pas WhatsApp, dont les utilisateurs sont déjà habitués à son interface et possèdent les chats et groupes nécessaires. Étant donné les nombreuses fonctionnalités de Telegram, les deux plateformes peuvent être complémentaires. De plus, il est possible que de nouveaux concurrents émergent, tels que Signal et Olvid, qui sont des plateformes plus récentes et gagnent en popularité.</p><p>Elizaveta Kolpakova</p><p>Liste de références:</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/952/ces-futures-voitures-electriques-qui-arrivent-en-france-vont-revolutionner-la-recharge</guid>
	<pubDate>Sun, 28 Apr 2024 09:05:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/952/ces-futures-voitures-electriques-qui-arrivent-en-france-vont-revolutionner-la-recharge</link>
	<title><![CDATA[ces futures voitures électriques qui arrivent en France vont révolutionner la recharge]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Poids lourds de la voiture électrique en Chine, le constructeur Xpeng qui arrive en France cette année profite du Salon de Pékin pour présenter ses nouvelles technologies. Parmi elles, il y a la recharge ultra-rapide avec une puissance phénoménale de 800 kW, de quoi récupérer "un kilomètre d'autonomie toutes les secondes". Ou de recharger une voiture électrique en 5 minutes environ.</p>
<p><a href="https://images.frandroid.com/wp-content/uploads/2023/04/xpeng-s4-supercharger.jpg" target="_blank" rel="noopener"></a><br />Xpeng P7</p>
<p>Si l’autonomie des voitures électriques n’est plus vraiment un souci, on peut toujours se poser quelques questions concernant la densité du réseau de recharge. Au rythme où s’accélèrent les ventes de voitures électriques, le réseau a du mal à suivre dans certains pays.</p><p>Mais au lieu de miser sur la surabondance de bornes de recharge, certains acteurs préfèrent parier sur la puissance de recharge. L’équation est simple : moins une voiture passe de temps à la borne, plus la borne peut accueillir de voitures, et moins il y a besoin de bornes.</p>
<p>Une recharge en moins de cinq minutes ? Ce sera bientôt possible</p>
<p>Les constructeurs chinois sont souvent acteurs de la mobilité au sens large du terme, et comme <a href="https://www.frandroid.com/produits/tesla" target="_blank" rel="noopener">Tesla</a>, ils proposent leur propre réseau de recharge. On pense notamment à Nio et <a href="https://www.frandroid.com/marques/nio/1501594_voiture-electrique-on-a-essaye-la-recharge-des-batteries-en-cinq-minutes-et-cest-bluffant" target="_blank" rel="noopener">son ingénieux système d’échange de batterie</a> qui consiste à changer une batterie vide par une batterie pleine en moins de cinq minutes.</p>
<p><a href="https://images.frandroid.com/wp-content/uploads/2023/12/nio-malmo-1.jpg" target="_blank" rel="noopener"></a><br />Une station d’échange de batterie Nio</p>
<p>Xpeng préfère jouer sur la puissance de recharge. Et les chiffres récemment annoncés sont tout bonnement impressionnants. Le constructeur compte mettre en place d’ici le troisième trimestre des bornes de recharge ultra-rapide capable de recharger à une puissance de 800 kW, soit quasiment autant que pour un camion électrique !</p><p>Plus concrètement, Xpeng annonce que via cette borne, la voiture pourra récupérer un kilomètre d’autonomie par seconde. Faites le calcul, personne ne fait ça actuellement. Cela donnerait virtuellement 3 600 km/h si cette puissance pouvait être soutenue sur une heure, à comparer avec les 2 047 km/h de <a href="https://www.frandroid.com/marques/zeekr/1986202_2047-km-h-cette-voiture-electrique-qui-arrive-en-france-bat-le-record-du-monde-de-recharge" target="_blank" rel="noopener">la Zeekr 001 qui détient actuellement le record</a>. Pour Xpeng, cela donnerait donc une recharge de 10 à 80 % en cinq minutes environ. Encore plus rapide que les 11,5 minutes de la Zeekr 001.</p>
<p>La concurrence est à l’affût</p>
<p>Enfin personne, c’était sans compter sur Dongfeng, <a href="https://www.frandroid.com/survoltes/voitures-electriques/2004192_recharger-sa-voiture-electrique-sera-aussi-rapide-quun-plein-dessence-avec-cette-future-borne" target="_blank" rel="noopener">qui vient d’annoncer quasiment en même temps ses futures bornes de recharge</a>, acceptant un taux de recharge de 8C, c’est-à-dire huit fois la capacité de la batterie. Ainsi, une batterie de 125 kWh pourrait accepter une puissance maximale de 1 000 kW.</p>
<p><a href="https://images.frandroid.com/wp-content/uploads/2023/12/zeekr-borne-recharge-00004.jpeg" target="_blank" rel="noopener"></a><br />Borne de recharge Zeekr</p>
<p>Très bien ces chiffres, mais quand est-il dans la réalité ? Pour le moment, aucune voiture, même chez Xpeng, n’accepte une telle puissance. Cette puissance est atteinte avec une intensité d’environ 1 000 ampères, ce qui signifie donc qu’il faut que la batterie accepte une tension de 1 000 volts et ça n’existe pas encore. Toutefois, certaines voitures s’en rapprochent, comme la <a href="https://www.frandroid.com/marques/nio/1981472_voici-le-premier-moteur-900-volts-pour-voitures-electriques-tout-comprendre-a-cette-technologie-revolutionnaire" target="_blank" rel="noopener">Nio ET9</a> ou la <a href="https://www.frandroid.com/survoltes/voitures-electriques/1978090_voici-la-premiere-voiture-electrique-au-monde-a-se-doter-dune-batterie-solide-revolutionnaire" target="_blank" rel="noopener">IM L6</a> qui dépassent les <a href="https://www.frandroid.com/survoltes/voitures-electriques/1537354_pourquoi-les-voitures-electriques-800-volts-vont-ringardiser-les-modeles-actuels" target="_blank" rel="noopener">900 volts</a>.</p><p>De son côté, l’un des plus grands concurrents de Xpeng, Zeekr, propose aussi des bornes de recharge <a href="https://www.frandroid.com/marques/zeekr/1889617_voici-la-borne-de-recharge-la-plus-rapide-au-monde-le-plein-en-moins-de-5-minutes" target="_blank" rel="noopener">avec une puissance maximale de 800 kW</a>. Zeekr annonce même mieux que Xpeng, avec 1,7 kilomètre d’autonomie récupéré chaque seconde. Mais en dehors de certains camions électriques, comme le <a href="https://www.frandroid.com/marques/tesla/1942964_le-tesla-semi-electrique-et-son-autonomie-xxl-pourrait-bientot-faire-son-arrivee-en-europe-grace-a-cette-loi#:~:text=Le%20Tesla%20Semi%20est%20une,charge%2C%20et%20en%20conditions%20r%C3%A9elles." target="_blank" rel="noopener">Tesla Semi</a> par exemple, aucune voiture n’accepte une telle puissance.</p><p>Précisons que ces bornes de 800 kW de puissance pourrait bien se retrouver en France à l’avenir, puisque <a href="https://www.frandroid.com/survoltes/voitures-electriques/1999512_les-allechantes-voitures-electriques-dxpeng-arrivent-bientot-en-france-pourquoi-on-a-hate-de-les-avoir" target="_blank" rel="noopener">Xpeng prévoit de faire son arrivée dans l’hexagone cette année</a>.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/951/des-jours-sombres-pour-la-voiture-electrique-les-mauvaises-nouvelles-saccumulent</guid>
	<pubDate>Thu, 25 Apr 2024 22:23:31 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/951/des-jours-sombres-pour-la-voiture-electrique-les-mauvaises-nouvelles-saccumulent</link>
	<title><![CDATA[Des jours sombres pour la voiture électrique ? Les mauvaises nouvelles s&#039;accumulent]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Un virage contesté pour la voiture électrique</p><p>Est-ce un tournant décisif ou simplement un obstacle de plus sur la route de la transition énergétique ? La récente cascade de mauvaises nouvelles concernant le secteur des véhicules électriques suscite des interrogations quant à la viabilité de ce marché. Il y a quelques jours, un événement a particulièrement marqué les esprits : Stephen Scherr, le PDG du géant de la location de voitures Hertz, a démissionné suite à un pari massif de l'entreprise sur les véhicules électriques.</p><p>Ces dernières années, Hertz a investi massivement dans l'achat de véhicules électriques, notamment avec une commande importante de véhicules auprès de Tesla et Polestar, dans le but de convertir progressivement sa flotte. Cet investissement ambitieux semble maintenant poser des défis significatifs à l'entreprise, soulignant les incertitudes qui entourent le marché des véhicules électriques.</p><p>Les obstacles à l'adoption de l'électrique</p><p>Les raisons de ce revirement sont multiples. Les clients de Hertz expriment des réticences, principalement dues à la peur de ne pas trouver de stations de recharge facilement. De plus, les coûts de réparation, souvent sous-estimés, s'avèrent bien plus élevés pour les véhicules électriques que pour leurs homologues à moteur thermique. Cela concerne non pas le moteur, mais la carrosserie. Ce phénomène n'est pas isolé. À l'échelle européenne, les derniers chiffres montrent un recul de la part de marché des véhicules électriques au profit du diesel. Les constructeurs eux-mêmes rencontrent des difficultés : Tesla voit le prix de son action chuter, Ford revoit sa stratégie pour son pickup F150 électrique face à un manque d'intérêt des consommateurs, et Volkswagen peine à vendre sa gamme tout électrique ID, malgré d'importants rabais.</p><p>Vers un changement de cap dans l'industrie automobile ?</p><p>La question se pose alors : est-il encore possible de faire machine arrière ? Selon le journaliste économique François Lenglet, la réponse est " oui ". L'Europe prévoit d'interdire la vente de nouveaux véhicules thermiques à partir de 2035, mais déjà, certains à Bruxelles envisagent un scénario plus progressif. Dans ce contexte d'incertitude, comment les constructeurs peuvent-ils planifier leurs investissements ? La solution résiderait dans le pragmatisme, à l'image de ce que propose Stellantis : offrir pour chaque modèle une option hybride (électrique et thermique) sur les mêmes plateformes de fabrication, afin de s'adapter aux demandes fluctuantes des consommateurs.</p><p>Réflexions sur l'avenir de l'électrique</p><p>Peut-on réellement envisager l'abandon de la voiture électrique à ce stade ? La transition vers l'électrique a été initiée de manière quelque peu précipitée, en réaction au scandale du Dieselgate de 2015, qui a révélé les manipulations de plusieurs constructeurs, dont Volkswagen, concernant les émissions de polluants de leurs véhicules. Cette décision s'est faite sans une réelle réflexion sur l'empreinte carbone réelle des véhicules électriques, la mise en place de réseaux de recharge adéquats, la production d'électricité nécessaire, et sans considérer la concurrence chinoise, de plus en plus menaçante pour l'industrie automobile européenne.</p><p>Cet ensemble de circonstances interroge sur la stratégie à adopter pour une transition énergétique réussie. Alors que l'engouement initial pour les véhicules électriques semble s'essouffler, il devient impératif de repenser notre approche en tenant compte des réels besoins des consommateurs, de l'infrastructure disponible et des enjeux écologiques mondiaux. La voiture électrique, présentée comme une solution d'avenir, doit surmonter de nombreux défis pour s'imposer comme une alternative crédible et durable au moteur thermique.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 13 Apr 2024 07:11:05 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Breton &amp; co, les mousquetaires du déclin]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Le navire Atos menace de sombrer avant l’été. En charge de l’informatique des JO, de la Sécu, des impôts ou des centrales nucléaires, le groupe jadis symbole du génie national ploie sous un océan de dettes (4,8 milliards). Les principaux responsables s’appellent Breton, Mustier et Meunier, patrons surpayés multipliant les fautes, et un aréopage de conseillers, repreneurs et administrateurs, dont un ex-Premier ministre (Edouard Philippe) avide de jetons de présence. Blast a enquêté sur les causes et les responsabilités de ce sabordage. A tout seigneur tout honneur, ce premier volet ouvre sur les têtes d’affiche.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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