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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Wed, 10 Apr 2024 17:18:08 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Et si la voiture électrique adoptait le modèle économique du téléphone mobile ? | Economie]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Alors que la commercialisation de la <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-voiture-electrique" title="voiture electrique">voiture électrique</a> produite en grande série est sur le point de démarrer au Japon, aux Etats-Unis, en Italie, en France, etc., la question de son modèle économique reste posée.</p><p><br />Si les nouvelles <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-voitures-electriques" title="voitures electriques">voitures électriques</a> n'ont pas à rougir de leurs lignes et apportent une vraie valeur ajoutée en terme de silence de fonctionnement, elles restent pénalisées par rapport aux <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-voitures" title="voitures">voitures</a> à moteurs thermiques dans plusieurs domaines majeurs.</p><p><br />La comparaison n'est guère à l'avantage du <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-vehicule-electrique" title="vehicule electrique">véhicule électrique</a> en matière d'agrément de conduite. Il est difficile de parler de plaisir de conduite au volant d'une <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-voiture" title="voiture">voiture</a> électrique alourdie de batteries de 150 à 200 kg dont la vitesse est bridée par l'électronique ainsi que par de multiples dispositifs d'aide à la conduite écologique qui visent à dissuader le conducteur de la moindre accélération vive qui réduit d'autant l'autonomie de la voiture.</p><p><br />Quant à son <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-prix" title="prix">prix</a>, il pourrait rester dissuasif vis-à-vis de la clientèle des particuliers et constituer un frein à l'<a href="https://www.latribuneauto.com/fr-achat" title="achat">achat</a> et au développement du marché de la voiture électrique au niveau mondial. Les incitations fiscales des gouvernements pourront certainement avoir un effet d'entraînement provisoire, mais combien de temps les contribuables Français accepteront que chaque voiture électrique zéro émission vendue consomme 5 000 euros sur le budget de l'Etat en super <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-bonus-ecologique" title="bonus ecologique">bonus écologique</a> ?</p><p><br />Si les sondages réalisés sur les intentions d'achat en matière de <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-vehicules-electriques" title="vehicules electriques">véhicules d'électriques</a> mettent en avant qu'une majorité de Français est prête à <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-acheter-voiture-electrique" title="acheter voiture electrique">acheter une voiture électrique</a>, au même prix qu'une voiture thermique, combien seraient-ils avec des voitures électriques vendues de 10 000 à 15 000 euros plus chères qu'une voiture thermique?</p><p><br />Dans ce panorama électrique, la faible autonomie du véhicule électrique, handicapée par le poids élevé des batteries constituent le talon d'Achille de la voiture électrique depuis plus de cent ans.</p><p><br />La première voiture à dépasser la vitesse de 100 km/h en 1899 n'est autre que la Jamais Contente, une voiture électrique !</p><p><br />Sans compter la durée de vie des batteries, et donc des voitures, qui ne devrait guère aller au-delà des dix ans du fait des pertes de charge subies.</p><p><br />Difficile dans ces conditions de croire au scénario envisagé par <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-renault" title="renault">Renault</a> qui table sur une part de marché du véhicule électrique à l'horizon 2020 de 10%. Les prévisions de <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-volkswagen" title="volkswagen">Volkswagen</a> qui situent le véhicule électrique à 1.5% du marché semblent plus raisonnables.</p><p><br />N'y-a-t-il pas aujourd'hui sur les routes Françaises moins de 10 000 véhicules électriques en circulation, pour près de 40 millions de voitures en circulation, alors que PSA <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-peugeot" title="peugeot">Peugeot</a>-Citroën est historiquement l'un des principaux constructeurs <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-automobiles" title="automobiles">automobiles</a> de voitures électriques au monde ?</p><p><br />Indépendamment de la conception et de la construction de voitures électriques par les constructeurs électriques, le développement à grande échelle du véhicule électrique implique la mise en place d'une coûteuse infrastructure de recharge et d'échange des batteries.</p><p><br />Et c'est là que le modèle économique du téléphone portable devient une solution pour développer le véhicule électrique.</p><p><br />Une comparaison avec la situation du marché du téléphone mobile a été réalisée par le cabinet BearingPoint dans « Le modèle du téléphone mobile au secours de la voiture électrique ».</p><p><br />Elle met en évidence le potentiel technologique de la téléphonie mobile au début des années 1990, mais son absence de modèle économique viable et pérenne. Des antennes trop rares, une trop faible autonomie et des prix dissuasifs qui limitaient l'usage des téléphones mobiles à quelques cadres dirigeants d'entreprises. 20 ans après, le taux d'équipement des Français en téléphone mobile dépassent les 90%, et le secteur de la téléphonie mobile est l'un des plus rentables au monde.</p><p><br />C'est la construction d'un réseau d'antennes relais et la subvention de la vente des téléphones mobiles lors de l'achat de forfait de <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-consommations" title="consommations">consommations</a> téléphoniques qui a permis ce développement.</p><p><br />Selon Bearing Point, c'est en s'inspirant du modèle économique de la téléphonie mobile que le marché du véhicule électrique se développera, « La batterie pourrait être à la voiture ce que la carte SIM est au téléphone ».</p><p><br />Le conducteur achèterait un véhicule électrique sans batterie au constructeur <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-automobile" title="automobile">automobile</a> au <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-prix-voiture" title="prix voiture">prix d'une voiture</a> thermique diesel. Il souscrirait parallèlement  à un forfait de mobilité comprenant la location d'une batterie, sa recharge, son échange et son entretien. C'est un prestataire de service de mobilité qui assurerait ce service, à l'instar de Better Place en Israël et au Danemark.</p><p><br />Pour ne pas être dissuasif, ce forfait mensuel devrait être vendu à environ 100 euros par mois. Une somme qui au volant d'une citadine diesel permettraient de parcourir environ 2 000 km par mois.</p><p>L'opérateur de mobilité pourrait réaliser au fil des ans des économies d'échelle rendant ce service de mobilité rentable et assurer le recyclage des batteries lithium-ion des <a href="https://www.latribuneauto.com/fr-vehicules-zero-emission" title="vehicules zero emission">véhicules zéro-émission</a>.</p><p><br />A ce jour, sauf erreur de notre part, à l'horizon du premier semestre 2011, seul Better Place, en Israël et au Danemark, se prépare à assurer ce service de mobilité avec un système de recharge des batteries levant dans la pratique la contrainte d'autonomie de la voiture électrique.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 07 Apr 2024 18:18:29 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Bitcoin Will Never Be a Currency—It&#039;s Something Way Weirder]]></title>
	<description><![CDATA[<p>The value of bitcoin surged past $1,000 this week, the first time it has reached such heights since late 2013. But don't let that big number fool you: this strange and controversial technology is no closer to becoming a mainstream currency. Even Olaf Carlson-Wee, the first employee at Coinbase, <a href="https://www.wired.com/2014/03/what-is-bitcoin/">the country's most important bitcoin company</a>, will tell you that bitcoin will never be a substitute for the dollar.</p><p class="paywall">"It was a big mistake that any of this was ever compared to currency," Carlson-Wee says.</p><p class="paywall">This seemingly pessimistic sentiment is what you hear more and more often, not only from people on the fringes on the bitcoin community but those at the heart of it. Bitcoin is not something the average person will ever use to buy and sell stuff, they say, particularly in the US and other Western countries. The world just doesn't need a dedicated digital currency. It's already pretty darn easy to pay for stuff with dollars, thanks to debit cards and the internet and any number of smartphone services. And even if the need was there, too many legal, regulatory, and cultural hurdles stand in bitcoin's path to mainstream adoption. Right now, bitcoin is useful mainly as digital gold---as an investment. Precious metal-style speculation is <a href="http://www.nytimes.com/2017/01/03/business/dealbook/bitcoin-price-soars-fueled-by-speculation-and-global-currency-turmoil.html?_r=0">why bitcoin's value is on the rise</a>: The price is going up because people think the price will keep going up---particularly people in China, which now dominates the bitcoin landscape.</p><p class="paywall">Bitcoin is also a useful way of moving money across international borders, and that will likely be its main application over the next several years. But for Carlson-Wee, bitcoin is most valuable as something else entirely---not as a new currency, not as a new gold, not as a new Western Union, not even as a new stock, but as something that enables financial phenomena that have never existed before, what Carlson-Wee calls "programmatic finance." Through the idea of a blockchain, Carlson-Wee believes, it will power businesses that essentially own and run themselves---a role more important than any one currency.</p><p class="paywall">He believes this so strongly, in fact, that he left Coinbase this past summer to start Polychain Capital, a new kind of hedge fund designed to back this new breed of business. Backed by $10 million in venture capital from the likes of Andreessen Horowitz and Union Square Ventures, Polychain only invests in bitcoin and other digital "tokens" that live on a blockchain, the distributed online ledger that makes bitcoin possible. That may sound like Polychain merely invests in online currencies, but the idea is more ambitious than that. Thanks to <a href="https://www.wired.com/2014/09/ethereum-backers-raise-15-million/">Ethereum</a> and other alternatives to the bitcoin network, such tokens are increasingly prevalent online, and they're intended to function as digital versions of anything that holds value---not just money. Ethereum, for example, runs "smart contracts"---software programs that can potentially drive entire businesses.</p><p class="paywall">"For the first time, we're seeing software automate business itself---the business entity," says Carlson-Wee, who bought his first bitcoin in 2011, when it was $2 a coin, and penned his undergraduate thesis on the technology that same year. With Polychain, he is betting on this new kind of business---and only this new kind of business.</p><p>On Their Own</p><p class="paywall">Carlson-Wee declined to discuss the company's specific investments. But one example of the kind of investment he has his eye on is <a data-offer-url="https://news.bitcoin.com/golem-project-aims-decentralize-internet-computing/" class="external-link" data-event-click="{&quot;element&quot;:&quot;ExternalLink&quot;,&quot;outgoingURL&quot;:&quot;https://news.bitcoin.com/golem-project-aims-decentralize-internet-computing/&quot;}" href="https://news.bitcoin.com/golem-project-aims-decentralize-internet-computing/" rel="noopener" target="_blank">The Golem Project</a>, an effort to create a new incarnation of the world wide web that's completely decentralized. Right now, the web may be distributed across many servers, but it's still run by central authorities such as <a href="https://www.wired.com/2016/10/internet-finally-belongs-everyone/">ICANN</a>, and it still has <a href="https://www.wired.com/2016/10/internet-outage-ddos-dns-dyn/">central points of failure</a>. Golem is creating an alternative system that's completely distributed. No one person or company or government owns it. No one individual or group can decide how it operates or when to shut it down. It operates according to the will of the many.</p><p class="paywall">There's also <a data-offer-url="http://filecoin.io/" class="external-link" data-event-click="{&quot;element&quot;:&quot;ExternalLink&quot;,&quot;outgoingURL&quot;:&quot;http://filecoin.io/&quot;}" href="http://filecoin.io/" rel="noopener" target="_blank">Filecoin</a>, an Amazon-cloud-like data storage service that operates without Amazon or any other central authority. And perhaps most famously, at least in bitoin circles, there's <a href="https://www.wired.com/2016/06/biggest-crowdfunding-project-ever-dao-mess/">the Decentralized Autonomous Organization</a>, better known as the DAO. Also built atop the Ethereum blockchain, the DAO operated as a new kind of venture capital fund, one controlled not by someone like Marc Andreessen or Peter Thiel but by thousands of people spread across the internet. It's a key example, because it shows the weakness in smart contracts: it was hacked last year to the tune of $50 million. The kind of blockchain businesses that interest Carlson-Wee are still a long way from maturity, and as online entities, these creations will never be completely safe from online attack, as Carslon-Wee admits.</p><p class="paywall">But he also believes there are safer ways of building systems like the DAO. They should be built in a modular way, he says, much like any secure software. And he believes that ultimately, decentralized operations like Golem or the DAO will be the norm. One day, he says, the world will use a decentralized Facebook, not Facebook itself, a decentralized Uber, a decentralized Etsy, and on and on into every sector of the economy. "We're going to see whole industries plowed over by software contracts living in these blockchains," he says. Carlson-Wee is not the first person to propose such a future, and he acknowledges that if it arrives at all, it's still a long way off. But his fund is betting that it will.</p><p class="paywall">In may respects, this is a new way of investing (though Polychain <a data-offer-url="http://metastablecapital.com/" class="external-link" data-event-click="{&quot;element&quot;:&quot;ExternalLink&quot;,&quot;outgoingURL&quot;:&quot;http://metastablecapital.com/&quot;}" href="http://metastablecapital.com/" rel="noopener" target="_blank">isn't its only practitioner</a>). If Polychain buys the digital tokens that underpin the Golem Project, it is quite literally buying a piece of the operation. And this is the only way of buying into the operation. The Golem Project isn't really a company. The project has no shares, only blockchain tokens. If Polychain buys these tokens, it isn't quite a VC investment. And it's not really a stock purchase. It's a third thing that doesn't really have a name yet. "There is no company. There is no stock," says Richard Craib, CEO of another crytocurrency-driven hedge fund, <a href="https://www.wired.com/2016/12/7500-faceless-coders-paid-bitcoin-built-hedge-funds-brain/">Numerai</a>, who has also invested in Polychain. "But this feels like a stock."</p><p class="paywall">These radically new financial concepts offer the best context for thinking about bitcoin. It's not something that will improve what the world has, such as money or stock. It's something that will give the world stuff it has never had. Maybe.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/947/european-apocalypse-now</guid>
	<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 21:17:04 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/947/european-apocalypse-now</link>
	<title><![CDATA[European Apocalypse Now]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les déclarations va-t’en guerre ne cessent de fleurir dans la bouche des hommes politiques, <a href="https://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-emmanuel-macron-annonce-la-creation-d-une-coalition-pour-fournir-des-missiles-et-bombes-20240226">Emmanuel Macron en particulier</a>, ce qui est plus qu’inquiétant. <a href="https://t.me/kompromatmedia_2/150">Emmanuel Todd, un vrai sage, a dénoncé l’indigence intellectuelle des dirigeants occidentaux</a>. Il aurait dû préciser en premier lieu les Européens. Le but ici de jean-françois Geneste est de décrire pour Russie Politics un scénario catastrophe, hélas crédible sinon probable.</p><p>Reprenons d’une manière un peu plus scientifique le propos de Todd. La Russie n’a que 150 millions d’habitants pour une surface de 17 millions de km². À l’est, elle a la Chine qui en a 1,4 milliard pour 9,6 millions de km² et à l’ouest elle a l’UE et une population d’environ 500 millions pour une superficie de 4,3 millions de km².</p><p>Maintenant, faisons appel à une notion physique intuitive et connue de chacun. Si vous avez un récipient entouré de vide qui est plein d’un gaz et si vous ouvrez le robinet, ce n’est pas le vide qui va l’emplir, mais il va se purger ! Autrement dit, les anciens le disaient dès le moyen âge au moins, la nature a horreur du vide.</p><p>Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, la Russie a vocation à se remplir et on voit bien géopolitiquement qu’elle subit des pressions de tous côtés :</p>
<p>Pression démographique chinoise à l’est avec une forme d’invasion de sociétés de cette nation sinon de nombreux immigrés.<br />Pression européenne à l’ouest qui est plus économique que démographique, mais avec une volonté de faire main basse sur les ressources naturelles russes (comme les Chinois très probablement d’ailleurs de l’autre côté)<br />Pression migratoire des pays d’Asie centrale et anciens membres de l’URSS<br />Pression géopolitique au nord par les États-Unis qui veulent avant tout démanteler un rival stratégique</p>
<p>Nous voyons là le caractère débile des discours euroatlantistes qui prédisent une potentielle volonté d’invasion militaire de l’Europe dans les années à venir une fois le conflit ukrainien réglé. Rien ne saurait être plus faux !</p><p>Comme l’a fait remarquer Dmitri Medvedev, en cas d’implication plus forte de l’OTAN dans l’affrontement, du fait de sa fragilité démographique et de l’étendue de son périmètre (environ 30 000 km), le pays n’a pas les moyens de mener un combat symétrique conventionnel. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu d’avertissements. Ils ont même été assez nombreux pour que nous nous dispensions  de donner quelque référence que ce soit.</p><p>Néanmoins, le scénario de guerre nucléaire totale nous semble prématuré et avoir une « solution » intermédiaire. En effet, un conflit direct avec les USA serait destructeur pour la Russie. Mais une alerte de détermination envers ces derniers serait peut-être suffisante. Voilà la thèse.</p><p><a href="https://photos.onedrive.com/share/A39AF9D379E403FD!17598?cid=A39AF9D379E403FD&amp;resId=A39AF9D379E403FD!17598&amp;authkey=!AODGHRkLUu91-aI&amp;ithint=video&amp;e=uLc8US">Des torpilles Poséidon avec des charges de 100 mégatonnes</a> créeraient un gigantesque tsunami sur toute l’Europe, Grande-Bretagne incluse, et noieraient le continent jusqu’à Varsovie. Rappelons le principe d’un raz-de-marée. Il s’agit d’un soliton, une sorte de vague d’un genre identifié seulement au dix-neuvième siècle et que l’on nomme aussi mascaret. Dans le cas qui nous intéresse, elle se propage à 800 km/h. En haute mer, c’est une tranche d’eau assez épaisse qui se déplace et qui n’augmente la hauteur que de quelques centimètres. Néanmoins, il y a la question de l’énergie mécanique de ce phénomène qui, nous dit un célèbre théorème, doit se conserver. À l’approche des côtes le fond devient nul, cela implique qu’une partie de l’énergie cinétique va se transformer en énergie potentielle, c’est-à-dire que l’altitude de la déferlante va augmenter. Tout dépend de l’énergie initiale, bien entendu, mais imaginer une vague de 500 mètres de haut n’est pas déraisonnable.</p><p>Voilà  ce qui attend les rivaux de la Russie, Union européenne en tête, mais les États-Unis pourraient subir un sort identique puisque l’essentiel de leur population est réparti sur les littoraux est et ouest en un nombre qui a été (sous-) évalué par Medvedev à 150 millions de personnes.</p><p>Le déclenchement du feu nucléaire pourrait néanmoins se contenter, en guise d’avertissement, de noyer seulement l’Europe, avec, disons, au moins 450 millions de morts et les États-Unis ne bougeraient pas. En voici la raison principale.</p><p>Lorsque le public, voire certains militaires, s’imagine un tel conflit, chacun pense aux missiles balistiques qui ont été rendus célèbres par les films catastrophes d’Hollywood. Le programme dénommé « guerre des étoiles » élaboré sous Ronald Reagan et dont le sigle est <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_de_d%C3%A9fense_strat%C3%A9gique">SDI</a>, a mis dans l’inconscient collectif de l’Occident qu’une parade défensive à une attaque massive serait possible. Au-delà du fait que même dans ce contexte cela n’est pas vrai, d’autant plus avec l’avènement des missiles hypersoniques, une offensive sous-marine comme celle décrite plus haut ne peut en aucun cas être évitée. Une riposte américaine entraînerait donc la disparition des États-Unis et <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/declarations-de-donald-trump-sur-l-otan-l-europe-serait-elle-capable-d-assurer-sa-defense-seule-sans-le-soutien-des-etats-unis_6363469.html">les déclarations de Donald Trump</a> récemment laissent bien voir la tendance actuelle. Quel serait d’ailleurs l’intérêt de l’oncle Sam à répliquer ?</p><p>Remarquons de surcroît que la perte de l’Europe pour les deux protagonistes serait d’autant moins douloureuse qu’elle serait une zone sinistrée économiquement, ce qui est en voie bien avancée. Elle ne manquerait pas davantage au reste du monde si elle était suffisamment affaiblie. Or, que voyons-nous ? Les incapables au pouvoir dans tous les pays de notre continent, pour paraphraser Emmanuel Todd, travaillent chaque jour, sous la férule de Washington, à nous ébranler jusqu’à ce que notre disparition du globe ne pèse finalement plus rien, quelle que soit la méthode pour achever cela.</p><p>Beaucoup se sont satisfaits de l’opposition quasi-unanime de par le monde otanesque à la déclaration d’Emmanuel Macron et ont trouvé cela suffisant, lui jetant la pierre. Certes, on peut le blâmer, mais penser qu’il aurait fait cela de lui-même serait lui donner bien plus de pouvoir qu’il n’en a jamais eu. Il est clairement l’instrument, depuis maintenant près de sept ans au moins, de puissances étrangères et est manifestement suffisamment tenu non seulement pour être docile, mais aussi pour couler la France quoi qu’il en coûte. Etant aux ordres clairement pour toutes ses actions, il n’y aucune raison pour que cette dernière incartade n’ait pas été concoctée dans quelques officine « qui nous veut du bien ». Les Français doivent donc se réveiller. Il nous faut choisir des gens indépendants du système. Il se trouve qu’aucune des oppositions actuelles représentées au parlement, n’a fait montre d’une capacité à nous faire échapper à la férule qui nous anéantit. On se demande même si cela changerait quoi que ce soit si l’une quelconque d’entre elles arrivait au pouvoir. Il faut donc aller chercher nos futurs représentants ailleurs que ceux qui nous sont présentés sur les plateaux de télévision. Qu’on se le dise !</p><p>Par Jean-François Geneste, ancien directeur scientifique du groupe EADS/Airbus Group, PDG de WARPA.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/946/tyrannie-digitale-et-servitude-numerique%C2%A0-le-cauchemar-arrive</guid>
	<pubDate>Sun, 03 Mar 2024 11:04:07 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/946/tyrannie-digitale-et-servitude-numerique%C2%A0-le-cauchemar-arrive</link>
	<title><![CDATA[Tyrannie digitale et servitude numérique : le cauchemar arrive]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Mars 2024 – Source <a href="https://nicolasbonnal.wordpress.com/">Nicolas Bonnal</a></p><p></p><p>L’Europe de Breton et de Bill Gates va imposer une tyrannie digitale inédite en Europe, et que nous étions nombreux à avoir décrite. Dans mon Internet nouvel voie initiatique (initiatique était ironique, comme pour Mitterrand, mais il faut croire que depuis Voltaire ou Montesquieu l’ironie n’est plus de mise) publié aux Belles Lettres, célébré par la presse, inspiratrice de thèses, Une du Monde des Livres et traduite au Brésil par l’institut Piaget (tout ça pour rien), j’avais rappelé les chiffres : ils veulent soixante millions (et pas 600) de survivants, ils veulent chasser la viande (les 99% les plus pauvres, tels que décrits par Gibson dans ses livres sur le cyberspace), ils veulent nos gnostiques techno anéantir la chair (pas de carbone) et créer un alias digital, semblables à ceux décrits par Wegener dans son Etudiant de Prague (Baudrillard en parle bien) ou par Chamisso.</p><p>En vérité on ne va être rien. Entre euro numérique et personnalité (et non identité) digitale ils vont tout liquider. Ils avaient déjà liquidé l’âme et l’esprit (voyez mes textes sur Steiner), ils vont liquider les corps et leur semblant de liberté et de consommation. La fin des religions les aide. De toute manière les religions avec leur jugement dernier, leur programmation mentale et leur servitude spirituelle nous préparaient au cauchemar techno-gnostique et au camp d’extermination numérique. Le vaccinat dénonce ses apostats. Cela n’empêche pas une disparition des religions, pas seulement de la caricaturale catholique romaine déshonorée en place Saint-Pierre dans l’indifférence générale du troupeau catho déjà dénoncé par Bloy, Bernanos ou même Montesquieu (« le pape est une vieille idole que l’on encense par habitude »).</p><p>L’outil crée la fonction, dit-on, et on a raison. Avec un outil de contrôle absolu et permanent la démocratie techno-bourgeoise (quelle classe révolutionnaire tout de même, comme disait Marx, que cette bourgeoisie) va dépasser Hitler et Staline et peut-être rivaliser avec Pol Pot, mais plus finement. On a des ficelles pour se moquer et truander les marionnettes, on n’a pas besoin de les pousser au canon de fusil pour qu’elle crève dans une jungle. Le 666 était donc là depuis le début des années 70 (code-barres), la chasse au pétrole aussi (premiers pots catalytiques en 1971 en Californie), le reste était affaire d’inflation-impression-bancaire, d’éducation, d’abrutissement. C’est souvent la même chose : avant on t’apprenait à aller te faire tuer par l’allemand, aujourd’hui par le chasseur de carbone. Le contrôle digital du cerveau a été chose simple. On a programmé une génération pour bien vivre (les boomers), on programme les petits-enfants des boomers pour crever.</p><p>Qui va garder le camp de concentration d’abord, d’extermination ensuite ? On a une énorme administration et un énorme étatisme partout (Chine et Russie paradis libertariens peut-être ?) et on a une administration conditionnée qui veut nous ôter la gêne de penser et la peine de vivre (Tocqueville toujours). Après on a un troupeau télé et digitalisé de première catégorie qui ne se rend plus compte de rien et qui avait été de toute manière conditionné par le pouvoir moderne, le Minotaure de Jouvenel.</p><p>L’élite mondialiste est devenue motivée mais son pouvoir absolu via la technologie va la rendre plus motivée encore. Elle va donc avec l’aide de notre hébétude (mot qu’on retrouve chez Baudrillard, Mgr Gaume, Debord ou Tocqueville) accéléré le programme Davos-Hariri qui a compris que plus on révèle moins on est cru. Peut-être que toute cela sera terminé avant 2030, avant que le troupeau ait réalisé.</p><p>Je me fais de plus en plus insulter et menacer, par d’anciennes relations (j’attaque le pape, la religion, les gentils hommes politiques, la gentille société démocratique-bureaucratique, la gentille philanthropie décrite par Jack London, que sais-je encore ?)… C’est une belle récompense. Tout cela montre que nous allons perdre.</p><p><a href="https://nicolasbonnal.wordpress.com/">Nicolas Bonnal</a> sur <a href="https://www.amazon.fr/Nicolas-Bonnal/e/B001K7A4X0#">Amazon.fr</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/945/les-villes-intelligentes-et-le-cauchemar-du-georeperage</guid>
	<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 11:19:59 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/945/les-villes-intelligentes-et-le-cauchemar-du-georeperage</link>
	<title><![CDATA[Les villes intelligentes et le cauchemar du géorepérage]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Simplicius Le Penseur – Le 16 mars 2023 – Source <a href="https://darkfutura.substack.com/p/smart-cities-and-the-geofencing-nightmare">Dark Futura</a></p><p></p><p>Il y a beaucoup de bruit numérique autour des bêtes noires bien connues que sont la 5G et les agendas climatiques du WEF. C’est en partie le fait des élites, qui ont intérêt à créer une dissonance en amplifiant l’adhésion aux théories les plus farfelues et en reléguant les autres au rang de parias sociaux.</p><p>En fait, de nos jours, le simple fait de prononcer les mots “5G”, ou “WEF”, ou “Agenda Climatique”, suscite une sorte de grimace intérieure chez les gens, même dans le spectre de la “pensée dissidente”, qui ont tout simplement été frappés d’une sorte de dégoût pour les plus marginaux de ces concepts en raison de la teinte caricaturale qu’ils ont prise sur l’internet.</p>
<p>La 5e génération</p>
<p>Malheureusement, ces concepts ont fait l’objet d’un tel nombre de théories du complot qu’ils sont devenus des feuilles de vigne pour les véritables agendas sinistres qui se cachent juste en dessous de la surface.</p><p>Dans le cas de la 5G, les théories les plus folles vont de la manipulation mentale par RFID en graphite à une fréquence d’activation du coronavirus. Et bien que je sois moi-même un fier conspirationniste convaincu, je ne fais aucune discrimination à l’encontre des personnes les plus lunatiques de notre circonscription, je pense que le bruit qu’elles génèrent fournit par inadvertance une couverture commode pour les véritables agendas en jeu.</p><p>Au fil des ans, une multitude d’articles d’auteurs estimés tels qu’Alistair Cooke, Brandon Smith, Charles Hugh Smith et d’autres ont été publiés sur ces sujets, à tel point qu’ils ont pris une teinte de woo-woo alarmiste pour de nombreuses personnes. Mais la plupart d’entre eux sont passés à côté de la plaque, notamment en ce qui concerne les véritables intentions qui se cachent derrière le déploiement massif de la 5G et sa place au sommet de la pyramide des agendas de l’élite. Et bien qu’il y ait la possibilité d’un ensemble secret d’objectifs secondaires et tertiaires, ils relèveraient de programmes pilotes très étroitement ciblés, supervisés par de petits “groupes au sein de groupes” qui ne seraient pas liés à l’objectif principal du programme dans son ensemble.</p><p>Quel est donc l’objectif principal de la campagne mondialiste en faveur de la 5G, vous demandez-vous ?</p>
<p>Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9orep%C3%A9rage">géo-repérage</a></p>
<p>Lorsque la plupart des gens pensent à la 5G, ce qui leur vient d’abord à l’esprit, ce sont des choses comme : des vitesses d’internet plus rapides, une latence plus faible et un streaming vidéo HD/4k omniprésent. Bien sûr, ce sont là des chevaux de Troie bienvenus qui nous incitent à baisser notre garde, mais le véritable cœur de la question commence avec le principe du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9orep%C3%A9rage">géo-repérage</a> ou geofencing. Qu’est-ce que c’est ? Le geofencing est un moyen de suivre et de délimiter une zone géographique donnée en établissant une “frontière” numérique. D’une certaine manière, c’est ce que fait déjà votre téléphone portable lorsqu’il entre dans les “zones” d’un pylône ou d’une tour de téléphonie mobile.</p><p>Mais le problème est que les itérations précédentes de la technologie des données, comme la 4G, n’ont pas l’acuité spatiale nécessaire pour un positionnement extrêmement précis. Avez-vous déjà remarqué que la fonction de localisation de votre iPhone, comme “Find My iPhone”, peut donner une estimation approximative de la position qui se situe toujours dans une zone vaguement large de plusieurs mètres ?</p><p>La précision de la 4G LTE se mesure en dizaines de mètres, tandis que celle de la 5G se mesure en centimètres en raison de l’étroitesse de son faisceau, celui-là même qui risque d’endommager l’ADN humain, de déclencher des cancers potentiels, etc.</p><p>Randall Stephenson, PDG d’AT&amp;T, en parle ici à 23:00 :</p><p>[embedded content]</p><p>Il est particulièrement instructif de l’entendre dire cela car AT&amp;T est le leader mondial de l’intégration de la 5G. Pour beaucoup, le nom de l’entreprise évoque un service de téléphonie mobile moyen, mais AT&amp;T est aujourd’hui un conglomérat mondial qui possède ou a possédé certaines des marques les plus puissantes, comme TimeWarner, CNN, etc. Cela en fait l’une des entreprises les plus influentes en termes de contrôle du contenu sociétal et de l’expérience générale de notre vie quotidienne.</p><p>Qu’est-ce que la capacité extrême de géofencement de la 5G lui permet de faire ?</p><p>Principalement : l’acuité granulaire de la 5G en matière de géofencing fournit la base et l’infrastructure sous-jacente, le fondement, de la future “ville intelligente” en laquelle ils prévoient de transformer nos sociétés. Elle permet aux capteurs déployés partout d’avoir des capacités de suivi très précises de tous les autres capteurs à proximité, avec des temps de latence extrêmement faibles. Cela permet d’intégrer comme jamais auparavant la distribution des systèmes et services d’IA et de robotique dans une ville donnée, étant donné que chaque “machine” sera mise en réseau de manière à ce qu’elle ait une “conscience” extrêmement précise de la géolocalisation des autres dans l’espace, par rapport aux capacités actuelles de la 4G. Il existe quelques concepts subsidiaires liés à cela, tels que <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_des_objets">l’internet des objets</a>.</p><p>Mais surtout, le véritable “côté obscur” de ce que permet le geofencing est la création de “zones” précisément délimitées, qui permettent de suivre les mouvements d’une personne avec une résolution finement granulaire (à quelques centimètres près) et, le cas échéant (et bien sûr, il y aura de tels “besoins”), d’empêcher son accès à partir de “zones interdites”.</p><p>Il est compréhensible qu’une grande partie de tout cela puisse sembler être du blabla technique. Mais il ne s’agit que d’un travail de fond ; quelques exemples mettront en lumière les véritables dangers inhérents.</p><p>L’application la plus urgente, et de loin, concerne la conformité des Covid-ID et des QR-Codes. Une ville en réseau 5G peut créer des géo-barrières qui identifieraient la conformité de votre appareil, ou son absence de conformité, à distance et avec beaucoup plus de précision. Il peut s’agir de quelque chose d’aussi simple que l’entrée d’un magasin qui scannera automatiquement votre appareil (téléphone, bracelet, puce RFID, etc.), signalera une “violation” et vous empêchera d’entrer. Bien que la crise Covid soit dépassée et que nombre des initiatives totalitaires qu’elle a engendrées soient mort-nées, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_powers_that_be">TPTB</a> a certainement télégraphié ses plans pour d’autres “épidémies” à venir – ce n’est pas la dernière fois que nous entendons parler de pressions en faveur des Vax-Pass.</p><p></p><p>Cela s’étend également à des secteurs généraux d’une ville donnée, qui peuvent être entièrement “isolés numériquement” par le biais de ces géo-barrières précises. Cela s’inscrit dans l’agenda du WEF qui vise à promouvoir non seulement les “villes intelligentes” en général, mais aussi sa vision spécifique des “<a href="https://www.bitchute.com/video/eFETToZbMqE5/">villes de 15 minutes</a>“, qu’il a déjà testée dans de nombreux endroits. Ces villes de 15 minutes ne sont que le précurseur, une sorte de déploiement en douceur, du plan complet de refonte totale de la société envisagé dans l’ancien Agenda 21, puis dans le plan révisé de l’Agenda 2030.</p><p>Leurs “jeunes leaders mondiaux” sont bien sûr les premiers à imposer ces initiatives à leurs citoyens. Le Canadien Trudeau est le <a href="https://www.thegatewaypundit.com/2023/02/report-justin-trudeau-hijacks-canadas-healthcare-threatens-provincial-premiers-cut-off-healthcare-funding-unless-agree-digital-health-video/">premier d’entre eux</a> :</p><p></p><p>Extrait de l’article cité ci-dessus :</p><p>Je leur ai dit que nous ne pourrions pas obtenir de financement pour nos soins de santé si les premiers ministres n’acceptaient pas les cartes d’identité numériques… Vous ne pourrez pas accéder aux soins de santé sans ces cartes d’identité numériques. En fait, vous ne pourrez pas avoir de compte en banque ou effectuer des transactions financières en ligne… Pour les agriculteurs et les consommateurs, vous ne pourrez pas entrer dans les magasins. Les agriculteurs et les consommateurs ne pourront pas entrer dans les magasins. Ils ne pourront même pas vendre quelque part. Une fois ce système mis en place, c’est là que la monnaie numérique interviendra.</p><p>Bien entendu, ces initiatives sont présentées sous le couvert de la lutte contre la “crise climatique”. Depuis des années, de nombreuses grandes autorités municipales comme la ville de New York ont réfléchi à des plans pour créer différentes versions de ces zones inspirées de la “ville des 15 minutes”, dans le but de restreindre les déplacements et la liberté individuelle sous le prétexte de réduire les dépenses en carbone.</p><p>Mais là où les choses deviennent vraiment sombres en ce qui concerne l’intégration de la 5G, c’est lorsque nous commençons à descendre dans le terrier des “<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Personal_carbon_credits">crédits carbone personnels</a>“. Cette invention du WEF est destinée à être fusionnée avec le schéma général de la “ville intelligente”. Utilisant le changement climatique comme couverture, l’attribution de crédits carbone est conçue pour suivre nos utilisations personnelles de carbone avec un système punitif intégré qui nous pénalisera si nous dépassons l’allocation de carbone.</p><p><a href="https://twitter.com/sosReports/status/1624425485907230720">https://twitter.com/sosReports/status/1624425485907230720</a></p><p>Il peut s’agir de quelque chose d’aussi simple que d’utiliser trop d’eau, trop de chauffage ou de carburant, de voyager en dehors de la “zone de 15 minutes” désignée sans permis comme <a href="https://www.bitchute.com/video/eFETToZbMqE5/">décrit dans cette vidéo</a>, de ne pas faire don d’une partie donnée de vos fonds à une initiative “d’action climatique” inventée de toutes pièces, etc. Ce que la 5G permet, c’est la surveillance complète et, plus important encore, l’application de ces efforts. Sans la 5G, ils ne peuvent pas suivre chacun de ces éléments, en particulier vos mouvements spatiaux, avec la granularité et la résolution nécessaires pour une application à grande échelle.</p><p>La 5G permet également aux “antennes” et aux capteurs d’être beaucoup plus petits tout en étant plus répandus, puisqu’ils utilisent des longueurs d’onde plus courtes, ce qui signifie – comme l’a expliqué le PDG d’AT&amp;T dans la vidéo ci-dessus – qu’ils seront omniprésents partout à une densité bien plus grande que les pylônes et les tours de téléphonie mobile qui parsèment actuellement le paysage.</p>
<p>Objectifs finaux</p>
<p>Si la prétendue “crise climatique” n’est qu’un faux-fuyant, qu’est-ce qui se cache vraiment derrière ces efforts pour imposer un contrôle aussi totalitaire sur nos vies ? La réponse réside dans le simple fait que le système financier mondial s’effondre lentement depuis longtemps et que c’est la seule façon de sortir d’une impasse inextricable. L’agenda climatique, envisagé pour la première fois lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, a été conçu dès le départ comme un moyen de mettre en œuvre un contrôle toujours plus important sur la stabilité financière du “système” – sinon, si les gens sont autorisés à agir librement, la bulle de la dette mondiale engendrée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et l’ère de Bretton Woods finira par faire imploser le système bancaire mondial, précairement surendetté et à l’équilibre fragile.</p><p></p><p>La chose la plus ennuyeuse pour les banquiers, c’est lorsque le troupeau n’utilise pas son argent de la manière qui sert le mieux le système – cette monstruosité alambiquée sans fin qu’ils ont créée. Pour que le système fiduciaire puisse continuer à fonctionner, il faut que les citadins fassent circuler l’argent autant que possible. Dans un concept parfois appelé vélocité financière, la stagnation de l’argent est une gêne importante dans les rouages du système financier mondial. Malheureusement, en période de récession, les gens ont tendance à épargner et à thésauriser leur argent, ce qui crée de gros problèmes pour les contrôleurs du système.</p><p>C’est la principale raison qui sous-tend les projets de déploiement des <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Central_bank_digital_currency">CBDC</a> (monnaies numériques des banques centrales) et d’obsolescence progressive de l’utilisation de l’argent liquide. Avec les CBDC, ils peuvent contrôler quand et comment vous utilisez vos fonds. Associées à un éventuel système de “crédit carbone personnel”, elles constituent la fusion parfaite des technologies qui leur permettra non seulement de s’assurer que vous continuez à dépenser votre argent, mais aussi de vous pénaliser automatiquement si vous enfreignez les règles de plus en plus strictes en matière d’allocation de carbone.</p><p>Écoutez le directeur général de la BRI (Banque des règlements internationaux) l’expliquer lui-même :</p><p lang="en" dir="ltr" xml:lang="en">Listen very carefully <a href="https://twitter.com/hashtag/CBDC?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#CBDC</a> <a href="https://t.co/bescK7kj8F">pic.twitter.com/bescK7kj8F</a></p><p>— Edward Dowd (@DowdEdward) <a href="https://twitter.com/DowdEdward/status/1624258852379320320?ref_src=twsrc%5Etfw">February 11, 2023</a></p><p>La principale différence avec la CBDC, c’est que la Banque centrale aura le contrôle absolu des règles et des règlements qui détermineront l’utilisation de cette expression de la responsabilité de la Banque centrale, et nous aurons également la technologie pour faire respecter cela… et cela fait une énorme différence par rapport à ce qu’est l’argent liquide.</p><p>Ce qu’il dit, c’est qu’ils détermineront comment vous pouvez utiliser la monnaie numérique, quels sont les paramètres spécifiques, les conditions, etc. Ce n’est pas différent de la manière dont le gouvernement a longtemps imposé des conditions à l’utilisation des aides sociales et des bons d’alimentation, comme le fait de ne pouvoir acheter que du “fromage gouvernemental” spécial plutôt que du fromage de marque.</p><p>Les banquiers centraux envisagent d’ores et déjà de créer des monnaies numériques assorties de “minuteries” ou de dates d’expiration, ce qui permettrait de n’utiliser ces fonds que dans un laps de temps donné. Il est certain que de telles obligations ne seront pas initialement attachées à toutes les monnaies numériques ; peut-être seulement dans des cas particuliers, comme lorsque le gouvernement vous accorde “gracieusement” des mesures de relance, comme le tristement célèbre programme d’aide Covid de M. Biden, qui sera assorti de telles “conditions”.</p><p>Un résumé de décembre 2021 de la Banque du Canada <a href="https://www.bankofcanada.ca/2021/12/staff-working-paper-2021-67/">montre déjà</a> qu’elle est en train de conceptualiser de telles monnaies :</p><p>L’un des inconvénients de l’argent liquide est qu’il peut être perdu et qu’il n’y a aucun moyen de le récupérer. Nous envisageons une fonctionnalité potentielle pour résoudre ce problème pour l’argent numérique hors ligne : une date d’expiration pour automatiser la récupération de la perte personnelle. Si cette fonction était activée, l’argent numérique ne pourrait pas être dépensé après sa date d’expiration. Les consommateurs dont l’argent numérique a expiré recevraient automatiquement les fonds sur leur compte en ligne sans avoir à déposer une réclamation.</p><p>Bien sûr, ils ont d’abord habillé cela d’un prétexte “inoffensif” pour éviter que les véritables intentions, déclenchées plus tard dans le cadre d’une “crise” sans doute fabriquée, ne soient révélées.</p><p>Cependant, au fur et à mesure que la société progressera au cours de la prochaine décennie, une grande partie de l’autonomisation prévue avec le remplacement de nombreuses strates d’emplois par l’IA entraînera l’inscription permanente de larges segments de la société dans des systèmes de revenu universel – une autre des pierres angulaires du plan du Forum économique mondial (WEF).</p><p>Des essais de RBU (revenu de base universel) sont déjà en cours dans de nombreux États et nations, de la Californie à <a href="https://www.nature.com/articles/d41586-020-02088-9">l’Espagne</a>, en passant par l’Allemagne, la Finlande, Hong Kong, l’Écosse et d’autres encore. Ces RBU sont, bien sûr, prévus pour être administrés avec la pilule empoisonnée des monnaies numériques, sous-tendues par les fondations de la 5G – qui rassembleront le tout en un seul système serré et omniprésent.</p><p></p><p>Le versement du RBU sera subordonné à toute une série de “conditions”, telles que le respect des vaccinations, l’attribution de crédits carbone et tout ce que l’on voudra bien nous imposer.</p><p>À l’heure actuelle, nous avons probablement tous vu la vidéo tristement célèbre du PDG de Pfizer, Albert Bourla, discutant de la “pilule numérique” qui permettra l’application de la “conformité”, de sorte que – dans son exemple – les médecins puissent savoir avec certitude que les patients prennent les médicaments qui leur ont été prescrits. La 5G sera l’élément clé de la gestion de l’intégration entre vos “digi-médicaments” et vos “dispositifs de conformité” mis en réseau dans l’“Internet des objets”.</p><p>[embedded content]</p><p>Bien entendu, si l’on extrapole, ce contrôle de la “conformité” s’appliquera à de nombreux autres domaines de la vie et de la société, une fois que l’infrastructure 5G lui donnera la bande passante nécessaire pour suivre ces données avec précision.</p><p>Ici aussi, le geofencing jouera un rôle clé en vous “pénalisant” en cas de non-conformité, en vous empêchant d’accéder à certains secteurs et segments de la société. Par exemple, les zones réservées aux personnes “respectueuses des règles” comprendront les bons magasins et les aliments “sains”, tandis que les personnes “non respectueuses des règles” seront séquestrées dans des quartiers miteux comme la zone <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Capitol_Hill_Occupied_Protest">CHAZ</a> de Seattle, où tous les principaux détaillants ont abandonné le navire depuis longtemps en raison des vagues de criminalité incontrôlées.</p><p>Cette société “sans argent liquide” est vraiment brutale.</p><p>Certains pourraient considérer que les discussions sur la 5G sont un peu dépassées. Après tout, cela fait des années que l’on construit des spectres récurrents sans que les conséquences effrayantes soient encore palpables autour de nous. Mais comme l’indiquait une vidéo sur la 5G du Council on Foreign Relations il y a seulement deux ans, “il faudra des années avant que le potentiel de la 5G ne soit pleinement réalisé”.</p><p>Une <a href="https://youtu.be/9O7ynktrKWI">vidéo similaire</a> du WEF résume la situation de manière succincte : “La 4G permettait de connecter les gens, la 5G permet de connecter les appareils”. Cela va vraiment à l’essentiel et préfigure l’importance que l’IA jouera dans la “révolution 5G” à venir. Maintenant que la société a récemment goûté aux nouveaux systèmes d’IA que Big Tech a mis au point ces dernières années, nous ne pouvons qu’imaginer la façon dont ils joueront un rôle d’intégration dans les nouveaux appareils de l’“Internet des objets” qui devraient dominer les futures “villes intelligentes” auxquelles nous sommes destinés.</p>
<p>L’ère des villes néo-libres</p>
<p>Que nous réserve l’avenir, se demande-t-on ? Bon nombre des plus grands acteurs de la technologie s’efforcent de construire leurs propres visions de l’utopie, des néo-villes babyloniennes, construites à partir de la base avec les prémisses les plus radicales de l’utopie technologique à l’esprit.</p><p>C’est quelque chose que l’on avait prédit depuis longtemps. Les géants de la technologie peuvent lire dans le vent la trajectoire de la société. Les plus ambitieux et les plus avant-gardistes (lisez : les plus machiavéliques) d’entre eux ont probablement prévu le déclin de la gouvernance locale en vue d’une éventuelle dissolution, laissant un vide de pouvoir aux entreprises – agissant en tant que gardiens municipaux – pour ouvrir la voie vers l’avenir en reconstruisant la société selon leur propre vision (tout en la dominant).</p><p lang="en" dir="ltr" xml:lang="en">Davos</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/944/la-confiscation-des-actifs-russes-serait-une-victoire-strategique-de-moscou</guid>
	<pubDate>Sat, 17 Feb 2024 14:09:46 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/944/la-confiscation-des-actifs-russes-serait-une-victoire-strategique-de-moscou</link>
	<title><![CDATA[La confiscation des actifs russes serait une victoire stratégique de Moscou !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Dès le déclenchement de l’opération militaire russe sur le territoire de l’Ukraine, le 24 février 2022, parallèlement à la mise en place d’une série de sanctions contre la Russie, les décideurs du bloc « atlantiste » ont promptement trouvé le consensus sur le gel des actifs financiers russes que la banque centrale de la Fédération de Russie a confiés auparavant à leur institutions financières en investissant dans des produits financiers, dont les titres de dettes gouvernementales des pays qu’ils représentent.</p>

<p>De la certitude revanchiste vers la frénésie des sanctions <br />Dans la nuit du 27 février 2022, Ursula van der Leyen, la patronne de la Commission européenne, a annoncé que l’Union Européenne et ses partenaires ont pris la décision de « geler » les actifs de la banque centrale russe, « pour ne pas permettre à la banque de Russie d’utiliser ses propres réserves internationales, afin d’affaiblir l’effet des sanctions occidentales ».   </p>

<p>Le 1er mars 2022, M. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie français dans une interview à France Info a fait le résumé précis des projets et certitudes du camp Occidental vis-à-vis de Moscou : « Oui, les sanctions sont efficaces. Les sanctions économiques et financières sont même d’une efficacité redoutable. Et je ne veux laisser planer aucune ambiguïté sur la détermination européenne sur ce sujet. Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie […] Nous allons donc provoquer l’effondrement de l’économie russe ».</p>

<p>Une semaine plus tard, le 7 mars 2022, la Fédération de Russie est officiellement devenue le leader mondial au niveau du nombre des sanctions émises contre un état, en dépassant celui de l’Iran qui a détenu ce palmarès jusqu’à ce jour.</p>

<p>Des mois se sont écoulés et les adversaires de la Russie ont commencé à faire des constats de plus en plus inquiétants : si la quantité record des sanctions dans l’histoire de l’humanité a bien produit des effets nuisibles sur l’économie russe, cette nuisance s’est avérée incomparablement plus modérée que celle escomptée et annoncée d’avance par l’exultation du ministre français. </p>

<p>Contrairement à l’effondrement rapide tant espéré, l’économie russe a démontré une fâcheuse stabilité et force totalement inattendues par les attaquants qui n’ont pas pris en compte dans leurs calculs plusieurs facteurs clés, dont celui du haut professionnalisme de sa gouvernance.</p>

<p>L’inefficacité des sanctions a mené vers une véritable panique opérationnelle de leurs auteurs qui s’est traduite par l’engagement de nouveaux paquets de sanctions en continu, dont la frénésie a fait atteindre le nombre tout à fait anecdotique pour janvier 2024 : 2778 sanctions.</p>

<p>Ce nombre inouï peut être comparé qu’au niveau de son inefficacité dans l’obtention de l’objectif visé : l’effondrement de l’économie de la Fédération de Russie.</p>

<p>L’immunité souveraine gênante<br />Parallèlement à des vagues successives de sanctions antirusses et au vu de leur inefficacité flagrante, dès le printemps 2022 des voix de plus en plus audibles ont commencé à se lever pour faire jouer une nouvelle carte considérée comme particulièrement efficace contre l’économie russe : la confiscation pure et simple des actifs gelés de la banque centrale de Russie qui s’élèvent à plus de 300 milliards de dollars américains et leur injection dans la lutte contre Moscou.  </p>

<p>Après plus d’un an et demi depuis le début des diverses réflexions sur la possibilité de la spoliation de l’argent souverain russe, le 24 janvier 2024, la Commission des affaires étrangères du Sénat américain a fait le premier pas tangible dans ce sens en approuvant le projet de loi « Rebuilding Economic Prosperity and Opportunity (REPO) for Ukrainians Act » (« Reconstruction de la prospérité et des opportunités économiques pour les Ukrainiens ») visant à confisquer les actifs russes, afin de les transférer vers l’Ukraine et, surtout donner l’exemple à suivre à ses partenaires européens qui détiennent la plus grande part de l’investissement étranger de Russie. Avec cette approbation, la confiscation des fonds souverains russes peut avoir lieu dès son adoption par l’ensemble du Sénat, de la Chambre des représentants et la promulgation par le président Joe Biden.</p>

<p>Une semaine auparavant, lors du Forum économique mondial qui s’est tenu à Davos du 15 au 19 janvier 2024, David Cameron, ministre britannique des Affaires étrangères, a déclaré : « Nous avons déjà gelé ces avoirs. La question qui se pose ensuite est : que devrions-nous faire ensuite ? Et je pense qu’il y a un argument juridique, un argument moral et un argument politique… quand Poutine a lancé cette invasion illégale, le monde a changé et nous devons changer avec lui. Et reconnaissons que nous sommes dans un monde plus dangereux, plus incertain et plus difficile et que nous devons donc être prêts à réfléchir de manière innovante sur la manière dont nous utilisons ces ressources pour aider l’Ukraine ».</p>

<p>En ce qui concerne les « pensées » de monsieur Cameron, nul doute qu’il y a un « argument politique » ; pour « un argument moral » – il est plus que discutable. En ce qui concerne « un argument juridique » – le ministre britannique ne fait que prendre ses désirs pour des réalités : de même que pour l’initiative occidentale précédente de juger le président russe dans le cadre d’un « tribunal pour l’Ukraine » auprès de la CPI (voir mon analyse « Le tribunal pour l’Ukraine » : la chasse aux sorcières à l’occidentale »), la saisie unilatérale des biens de l’État russe constituerait une grossière violation du droit international.</p>

<p>Les États disposent de l’immunité souveraine, en ce qui concerne leur propriété, et sont exemptés de la juridiction des autres pays – l’expropriation de leurs biens est interdite. Nulle dérogation à cette interdiction n’est légale. La possibilité de confiscation des avoirs souverains gelés de la Fédération de Russie n’est qu’une spéculation politique hors le champ de la légalité. Les dispositions du droit international sont sans équivoque et ne sont pas soumises à une interprétation : l’unique possibilité légale de confisquer les actifs souverains d’un état est la décision du Conseil de sécurité de l’ONU, le verdict de la Cour internationale de Justice de l’ONU ou un accord signé par les parties concernées dans le cadre d’un traité de paix sur les réparations suite à un conflit armé. Dans tous les cas de figures, dans le cadre du conflit actuel nulle action ne peut avoir lieu sans le consentement officiel de la Russie.</p>

<p>Le projet de spoliation des actifs souverains russes – une excellente nouvelle pour Moscou<br />Parmi les effets délétères qui seront inévitablement produits par la confiscation des actifs russes, on peut citer deux majeurs, dont le premier est l’autodestruction de la réputation étatique que bénéficiait jusqu’à présent l’ensemble du monde Occidental en tant qu’espace du respect des droits. La perte inévitable de cette réputation mènera directement à la perte de confiance envers le système financier occidental basé sur le dollar américain et l’euro et donc envers la sûreté d’investissement dans des produits financiers proposés par ce dernier.</p>

<p>Il est à souligner qu’avant même d’arriver au gel et à l’éventuelle confiscation illicite des actifs de l’état russe, le monde non-occidental a déjà pris la voie de la dédollarisation. Dédollarisation qui été initiée par Moscou dès l’arrivée de Poutine au pouvoir et qui est une des principales réelles causes de la guerre en Ukraine. Depuis le début du conflit orchestré par les USA en Ukraine via le coup d’état de 2014, la Russie s’est débarrassée de l’intégralité de la dette américaine qu’elle possédait. Si encore en 2010 la Russie faisait partie des dix plus grands détenteurs de bons du Trésor américain, avec plus de 176 milliards USD, en 2015 elle en a détenu qu’à hauteur d’environ 90 milliards, soit sa masse totale pratiquement divisée par deux en 5 ans. Au lancement de l’opération militaire en Ukraine, la Russie ne détenait que dans les 2 milliards de cette dette et même ce modeste chiffre a été réduit à 99.25% dans la période de février 2022 à novembre 2023. Aujourd’hui l’investissement russe dans la dette américaine est nul.</p>

<p>Parallèlement au fait de se débarrasser des bons du Trésor américain, la Fédération de Russie a déclenché le processus progressif de la libération du monde du système des « pétrodollars ». Une spirale vicieuse est déclenchée : l’ébranlement du système des « pétrodollars » porterait inévitablement un coup significatif au marché des bons du Trésor américain. La baisse de la demande du dollar sur la scène internationale enclenchera automatiquement une dévaluation de la monnaie et, de fait, la baisse de la demande de bons du Trésor qui mènera, mécaniquement, à une augmentation de leur taux d’intérêt, en rendant, tout simplement, impossible le financement de la dette publique américaine au niveau que l’on connait aujourd’hui. </p>

<p>Cet élément est un danger existentiel pour l’état américain qui explique un grand nombre des initiatives politico-militaires de la Maison Blanche depuis le 5 février 2003.</p>

<p>En tandem avec la Russie, la Chine de même, se débarrasse progressivement de ce dangereux débiteur. Si en 2015 elle détenait des bons outre-Atlantique pour plus de 1270 milliards USD, au début de la guerre en Ukraine ce chiffre s’élevait à moins de 970 milliards, soit une baisse de ¼ en 7 ans. Et malgré cette baisse déjà très significative, dès février 2022 l’Empire du Milieu a fait encore diminuer ses avoirs en dette américaine à -24%.</p>

<p>En prenant l’exemple de plusieurs pays, la Russie, la Chine en tête, c’est l’Egypte qui vient de prendre la voie de la dédollarisation en faveur des monnaies nationales dans les échanges commerciaux russo-égyptiens. Parallèlement à la dédollarisation de ses échanges, l’Egypte a également fait grandement diminuer son investissement dans des bons du trésor américain, avec la diminution de plus de 70% depuis le début de la guerre en Ukraine.</p>

<p>La situation sur le marché européen n’est guère plus enviable : la fuite des capitaux étrangers y prenne de l’ampleur et ne fera que s’accentuer.</p>

<p>Dans ce contexte, le seul gel illégal et illégitime des fonds souverains russes par les états appliquant la stratégie du « tout permis » n’a fait que grandement conforter les tendances irréversibles qui se développent sur les marchés financiers.</p>

<p>En ce qui concerne leur confiscation, même partielle – cela mènera directement vers une crise internationale majeure et une grave déstabilisation financière au niveau mondial en défaveur directe des marchés financiers occidentaux. La probabilité est très élevée qu’un effet d’avalanche sera ainsi provoqué au niveau des processus du désinvestissement et du retrait des placements financiers étatiques non-occidentaux qui a déjà lieu aujourd’hui dans le monde occidental d’une manière progressive.</p>

<p>Pratiquement aucun état hors bloc « atlantiste » ne prendra le risque de se faire spolier, si un jour leur politique souveraine ira à l’encontre des intérêts américains ou européens : non seulement les actifs étatiques actuellement présents sur le marché occidental le quitteront d’une manière accélérée, mais, surtout, les futurs fonds se tourneront vers des produits financiers qui ne représenteront pas des risques associés à l’offre occidentale, notamment ceux des marchés alternatifs de l’Asie et du Golfe Persique.</p>

<p>Le second effet majeur de la spoliation des réserves souveraines de la banque centrale de Russie sera la légitimation directe de la Russie dans sa légalisation de la nationalisation/confiscation des actifs occidentaux présents sur le marché russe à titre de dédommagement financier vis-à-vis des avoir spoliés.  </p>

<p>La confiscation par des occidentaux des avoirs que Moscou leur a confiés confirmera, de facto, une fois de plus, le bienfondé de la cause russe auprès de l’opinion de la quasi-intégralité du monde non-occidental dans sa confrontation avec le camp « atlantiste » qui se positionne ainsi ouvertement dans le rôle de la civilisation supérieure se situant au-dessus de toute loi internationale, face à des nations inférieures, dont le reste du monde est composé.</p>

<p>Du côté de la Russie, la confiscation à titre de compensation des actifs des grands groupes occidentaux présents sur le territoire russe serait tout à fait légitime aux yeux des acteurs économiques non-occidentaux et ne portera pas de réel préjudice vis-à-vis des futurs investissements étrangers non occidentaux sur le marché russe qui continuera à bénéficier de réputation d’une zone sûre pour des investissements étrangers, contrairement aux marchés occidentaux. Ceci est sans mentionner le fait que les actifs privés ne disposent d’aucune immunité et protection similaires à celles des actifs souverains, ni sur le plan national, ni sur le plan international.</p>

<p>Ainsi, les pertes financières russes causées par des initiatives de Washington et de ses satellites seront non seulement réputées nulles, mais en plus elles seront directement converties en pertes financières considérables des entreprises du camp adverse. En se basant sur des statistiques nationales, on peut estimer les pertes par pays en milliards de dollars américains. Notamment, la France perdra jusqu’à 16,6 milliards, les Pays-Bas jusqu’à 50,1 milliards, le Royaume-Uni jusqu’à 18,9 milliards, la Suisse jusqu’à 28,5 milliards, l’Allemagne jusqu’à 17,3 milliards, l’Italie jusqu’à 12,9 milliards, Japon jusqu’à 4,6 milliards, le Canada jusqu’à 2,9 milliards et les Etats-Unis jusqu’à 9,6 milliards.</p>

<p>En ce qui concerne les risques réputationnels dus à la confiscation russe vis-à-vis des potentiels grands investisseurs occidentaux – ils sont bien réels, mais peuvent être tout à fait négligés : dans tous les cas de figures il est dorénavant exclu que de considérables investissements de la part des acteurs économiques occidentaux peuvent avoir lieu sur le marché russe dans les horizons visibles du futur. Ce qui est parfaitement réciproque concernant les investissements étatiques ou privés russes sur les marchés occidentaux.  </p>

<p>Avec le principe des vases communicants, Moscou récupèrera ainsi ses actifs financiers actuellement bloqués pour un délai indéterminé et, de fait, ce n’est pas l’argent russe, mais celui des entreprises occidentales qui sera envoyé à l’Ukraine.</p>

<p>Tactiquement, à court terme, les effets du transfert à l’Ukraine des fonds russes spoliés seront tout à fait négatifs pour la Russie : l’argent sera investi dans la guerre contre son propriétaire et fera qu’allonger le conflit armé. Néanmoins, les effets positifs d’une injectionfinancière considérable pour soutenir le régime de Kiev doivent être nuancés : si elle soutiendrait fortement le sphère économique et sociale de l’Ukraine, les retombées sur les champs de batailles seraient relativement limitées, car, d’une part, elles ne pourraient pas compenser d’une manière significative la pénurie de matériel militaire et de munitions sur le marché occidental et, d’autre part, ne pourraient nullement combler le manque de personnel combattant qualifié qui grandit d’une manière exponentielle dans les rangs des forces armées ukrainiennes. </p>

<p>Les « règles » du monde Occidental<br />Aujourd’hui, Moscou d’une manière forcée par les circonstances actuelles n’a pu qu’à adapter la technique qui fera effondrer la réputation financière de l’Occident collectif traditionnellement égocentrique. Si l’ignorance des « partenaires » occidentaux de la technique en cours de développement est compréhensible – il est tout à fait étonnant que cela va de même pour leur allié au sein de la coalition « atlantiste » qui est le Japon. Japon, qui ne doit ne pas percevoir des similitudes au niveau des effets escomptés par Moscou avec celle de l’art martial fondé par le japonais Morihei Ueshiba – l’Aikido, dont l’un des principes de base est l’utilisation de la force de l’adversaire lui-même. La Russie n’a nul besoin de produire des efforts pour que l’Occident atteint d’hystérie collective autodétruit l’un des fondements qui fait son autorité et l’attractivité par le monde : la sécurité des investissements dans des produits financiers, dont il est émetteur.</p>

<p>Les responsables américains et européens répètent avec une persistance toute particulière les mantras sur « l’ordre international fondé sur des règles et violé par la Russie ». On ne peut que les décevoir et leur rappeler : non, l’ordre international n’est nullement fondé sur des « règles », dont aucun de ses actuels défenseurs n’a jamais pris la peine de détailler pour une raison simple qu’elles n’existent pas, mais sur des lois internationales en vigueur à la suite de signatures de reconnaissance suivie de ratifications par des états souverains.</p>

<p>Il y a bien un ordre basé sur des « règles » et non pas sur des lois. Mais ce n’est nullement celui international, mais celui du grand banditisme et du crime organisé. Ce sont bien les « règles » qui le gouverne – les règles de la jungle, les règles du plus fort. Etant donné que les pays-membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord agissent depuis des décennies sur la scène internationale avec des méthodes propres à une bande organisée qui ne respecte que ses propres règles et dont les résultats de l’activité sont incomparablement plus néfastes pour le reste du monde que ceux de l’intégralité du crime organisé de la planète – l’utilisation par cette dernière du lexique où les « règles » remplacent les lois internationales prend tout son sens.   </p>

<p><a><br />Oleg Nesterenko</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/943/le-nouveau-monde-versus-le-monde-reel</guid>
	<pubDate>Sat, 27 Jan 2024 12:58:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/943/le-nouveau-monde-versus-le-monde-reel</link>
	<title><![CDATA[Le nouveau monde versus le monde réel !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Force est de reconnaître que, sur la forme, Gabriel Attal est assez bluffant : très à l'aise dans ses interventions, ayant manifestement potassé ses dossiers, décontracté et affable avec ses interlocuteurs. D'aucuns ont ricané de voir ses fiches posées sur une botte de foin. Soit. Mais un pupitre aurait été encore plus ridicule.</p>

<p>Sur le fond, c'est une autre affaire. Il était prévisible que sa panoplie de mesures d'urgence ne suffirait pas à éteindre la colère des agriculteurs. On pouvait aussi s'attendre à voir le leader du mouvement, Jérôme Bayle, cloué au pilori par une partie des protestataires lui reprochant sa trop grande connivence avec le Premier ministre. La médiatisation attise toujours les jalousies.</p>

<p>Le nœud du problème est qu'une large partie de la population ne fait plus confiance aux beaux parleurs de la politique, qui ont trop souvent trahi leurs promesses, et ne supporte plus l'arrogance qui caractérise trop souvent la Macronie depuis sept ans. On nous avait vendu l'idée d'un Nouveau Monde débarrassé des lourdeurs administratives et des mentalités poussiéreuses ; nous avons récolté une technocratie encore plus kafkaïenne et bornée qu'autrefois.</p>

<p>Les agriculteurs envisagent désormais de bloquer Paris. Sans doute est-ce la seule solution pour obtenir gain de cause.</p>

<p>Souhaitons qu'ils ne dégradent pas l'espace public et ne se livrent pas à des actions qui pourraient entacher le soutien massif de l'opinion dont ils bénéficient.</p>

<p>Toutefois, si jamais ils se retrouvaient dans l'obligation de se délester de quelques kilos de lisier, je connais un endroit idéal, spacieux, grouillant d'écolos du dimanche qui rêvent de transformer la capitale en forêt géante, situé place de l'Hôtel de Ville.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/942/jacques-delors-fossoyeur-de-la-gauche-francaise-et-chef-dorchestre-d%E2%80%99une-europe-allemande-et-liberale</guid>
	<pubDate>Sat, 30 Dec 2023 17:56:49 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/942/jacques-delors-fossoyeur-de-la-gauche-francaise-et-chef-dorchestre-d%E2%80%99une-europe-allemande-et-liberale</link>
	<title><![CDATA[Jacques Delors, fossoyeur de la gauche française et chef d&#039;orchestre d’une Europe allemande et libérale.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Par Hadrien Mathoux.<br />Publié le 29/12/2023 à 19:04</p>

<p>Le concert de louanges qui accompagne la mort de l’ancien socialiste ne doit pas faire oublier la lourdeur de son bilan : par son action pro-européenne, Delors a été l’un des principaux artisans de la conversion de la gauche au libéralisme sauvage, entraînant la France dans un engrenage dont le pays ne s'est toujours pas extirpé.</p>

<p>Contrairement à Jacques Delors, l'auteur de ces lignes ne croit pas aux signes du destin, miracles surnaturels et autre providence divine. On se bornera donc à interpréter la mort quasi-simultanée de Wolfgang Schaüble, impitoyable ministre des Finances allemand prêt à faire plonger les Grecs dans la misère, et celle de Jacques Delors (https://www.marianne.net/politique/union-europeenne/mort-de-jacques-delors-figure-de-la-deuxieme-gauche-europeenne), comme une sinistre facétie du hasard. La faucheuse n'a certes pas manqué d'ironie, en emportant à vingt-quatre heures d'intervalle le visage d'une Europe cynique assumant son ultralibéralisme et celui, bien plus idéaliste en apparence, qui a rendu cette Europe possible.</p>

<p>A LIRE AUSSI : Wolfgang Schäuble et Jacques Delors : une logique, un couple, des enfants<br />https://www.marianne.net/economie/wolfgang-schauble-et-jacques-delors-une-logique-un-couple-des-enfants</p>

<p>Comme l'on pouvait s'y attendre, un concert de louanges a suivi la mort de l'ancien président de la Commission européenne. Le respect naturel dû à un défunt n'explique toutefois pas entièrement l'ampleur des panégyriques (https://www.marianne.net/politique/homme-d-action-humaniste-l-hommage-inattendu-de-lfi-a-jacques-delors) dressés en hommage à Jacques Delors : s' y est exprimée là une foi envers le « rêve européen » qui confine au fanatisme. Car s'il n'est nulle question d'accabler un homme aux convictions respectables arrivé au terme de sa vie, il semble nécessaire de rappeler le véritable bilan de l'ancien socialiste. Car Jacques Delors n'est pas que « l'inépuisable artisan de notre Europe » décrit par Emmanuel Macron, le « géant » applaudi par Olivier Faure ou « l'immense Européen » cajolé par Raphaël Glucksmann.</p>

<p>https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1740058892938457202?t=GHEvczZtWLnGGhW7VpfNdQ&amp;s=19</p>

<p>https://twitter.com/CBeaune/status/1740698221608137184?t=0nzsekrmDmBMwb_Wh-hVrw&amp;s=19</p>

<p>Il est aussi — et surtout ? — le fossoyeur d'une certaine idée du socialisme, et l'homme qui, au nom de convictions jusqu'au-boutistes, a plongé la France dans les vents tourbillonnants de la mondialisation et du libéralisme sauvage. Chantre d'une « deuxième gauche » qui a bien souvent ressemblé à une première droite, Jacques Delors est l'un des hommes-clefs du double septennat de François Mitterrand, celui qui lui a fait prendre un virage à 180 degrés au mitan des années 1980 pour l'engager dans une autoroute sans demi-tour possible : celle de l'Europe, de la défaite des nations et du règne des marchés financiers.</p>

<p>L'ARTISAN DE LA RIGUEUR EN FRANCE ET EN EUROPE</p>

<p>Cette influence débute lors des deux premières années de mandat du premier président socialiste de la Ve République, entre 1981 et 1983. Ministre de l'Economie et des Finances, Delors n'apprécie guère le projet de socialisme à la française mis en œuvre par le gouvernement dont il fait partie.<br />Jour après jour, inlassablement, il submerge Mitterrand de rapports catastrophistes et de mises en garde, pour le pousser à s'aligner sur le néolibéralisme alors triomphant aux Etats-Unis (Ronald Reagan) et en Grande-Bretagne (Margaret Thatcher). Bien sûr, l'inadaptation du projet mitterrandien aux réalités économiques contemporaines méritait réflexion ; bien sûr, il était inenvisageable de continuer à engager la France dans ce qui ressemblait à une impasse.</p>

<p>Mais plutôt que de réformer le socialisme français en conservant ses principes fondamentaux, Delors, au nom d'un entêtement déguisé en « réalisme », défend bec et ongles la compromission : austérité budgétaire, désindexation des salaires sur l'inflation, et maintien acharné de la France dans le système monétaire européen. Le chômage et la pauvreté explosent instantanément dans le pays.</p>

<p>A LIRE AUSSI : "Europe sans frontière", "pause des réformes"… Jacques Delors, éternel "social-libéral", en 5 citations<br />https://www.marianne.net/politique/gauche/europe-sans-frontiere-pause-des-reformes-jacques-delors-eternel-social-liberal-en-5-citations</p>

<p>Delors a-t-il sacrifié le socialisme sur l'autel de son rêve d'Europe ? Nommé président de la Commission des communautés européenne (future Commission européenne) en 1985, il entraîne (avec son assentiment) la France dans une voie sans retour dès l'année suivante avec l'adoption de l'Acte unique, qui consacre les quatre « grandes libertés » de circulation, notamment celles des biens et des capitaux. Le marché commun devient marché unique, et l'économico-financier prend alors le pas sur le politique. La concurrence régule les rapports sociaux, les services publics sont démantelés, toute forme de protectionnisme et de politique industrielle nationale est interdite, les capitaux circulent sans aucune barrière, les travailleurs détachés autorisent un dumping social et le nivellement par le bas de la protection sociale.<br />On aurait tort de présenter la libéralisation de l'Europe comme le fruit d'un complot orchestré par des magnats de la finance : avec une « gauche » telle que celle de Jacques Delors, les forces de l'argent n'ont pas eu besoin d'accomplir le sale boulot. Comme le résume Jean-Pierre Chevènement, « Jacques Delors a infusé dans la politique français une dose de néolibéralisme supérieure à toutes celles qu’il eut été possible d’imposer par la voie légale normale. Il a ainsi infléchi de manière indélébile la trajectoire de la gauche française. »</p>

<p>https://twitter.com/chevenement/status/1740304437288071201?t=wFhZY_hmbBFcNdLLKFgZdw&amp;s=19</p>

<p>Chantre en paroles d'une « Europe sociale », Delors n'a cessé de mettre en œuvre le contraire en actes, en construisant l'Europe des marchés et des financiers, ouverte aux grands vents de la mondialisation. Idéalisme naïf, ou cynisme bien calculé ? Impossible à dire, mais une chose est sûre, les Allemands ont bien cerné le personnage, et su l'utiliser à leur avantage.<br />En bon chrétien fédéraliste, Jacques Delors pourfendait les « égoïsmes nationaux » et pestait contre des nationalismes jugés étriqués. Il n'a donc pas lésiné à appliquer ses principes (https://www.marianne.net/politique/union-europeenne/de-klapisch-aux-erasmus-days-lerasmus-de-jacques-delors-un-mythe-europeiste-a-la-peau-dure), même si ceux-ci se sont révélés totalement antinomiques aux intérêts de son pays. Après l'Acte unique vient le traité de Maastricht, autre grand-œuvre du président de la Commission européenne, dont l'obsession est de parachever l'unité de l'organisation supranationale avec la mise en place d'une monnaie unique.<br />Après avoir poussé pour maintenir la France dans le système monétaire européen dans les années 1980, le socialiste publie le « rapport Delors » préparant l'union économique et monétaire qui advient en 1999. Entre temps, il a poussé de tout son poids pour qu'advienne la réunification de l'Allemagne, déclarant « Ich habe keine Angst » (« Je n'ai pas peur ») à la télévision en direct de Berlin. Peu importe que de nombreux dirigeants français craignent qu'une Allemagne unique écrase les autres États-membres de son poids démographique et économique : grand ami du chancelier Helmut Kohl, Jacques Delors n'a que faire des vieilleries patriotiques. Que vive l'Europe, et tant pis pour la France.</p>

<p>HÉROS EN ALLEMAGNE</p>

<p>C'est pourtant exactement le scénario redouté par les Cassandre eurosceptiques qui se produit dès les années 1990. Le géant germanique impose son ordolibéralisme rigide à l'Europe, bénéficie d'un euro mal adapté aux économies de ses voisins et n'hésite pas à adopter une attitude non-coopérative pour tirer un maximum de profit de la construction élaborée par Jacques Delors.<br />Depuis la mort de l'ex-président de la Commission européenne, un défilé involontairement comique de personnalités allemandes chante les louanges de son héros. Le chancelier Olaf Scholz décrit un « visionnaire », l'héritière Ursula von Der Leyen avoue que « Delors a façonné des générations entières d'Européens, dont la sienne ». La politiste allemande Ulrike Guérot raconte « l'Europe chaleureuse » de Delors dans une tribune au Monde, etc, etc, etc. Au moins nos voisins d'outre-Rhin ne se montrent-ils pas ingrats à l'égard de leur bienfaiteur.</p>

<p>https://twitter.com/Bundeskanzler/status/1740074766462280036?t=MORp0aa5wjJXImjAxoLBzA&amp;s=19</p>

<p>Jacques Delors n'a jamais esquissé l'ombre d'un remords quant aux conséquences pour le moins fâcheuses de son action. Une anecdote issue d'une rencontre de la CFDT en novembre 1988 dans un salon du Parlement de Strasbourg l'illustre : entouré de militants syndicaux, en confiance, Jacques Delors leur confie être « extrêmement fier » de trois réalisations du temps de son passage au gouvernement : la désindexation des salaires, « ce qu'aucun gouvernement de droite n'a jamais réussi à faire alors qu'ils en rêvaient depuis toujours » ; imposer au pays « un plan de rigueur qui a dû faire pâlir Raymond Barre de jalousie » ; et « convaincre [ses] amis socialistes qu'il fallait donner la primauté au marché et donc rétrocéder au secteur privé marchand les services publics non-régaliens. » Un programme de libéral après tout très classique dans sa violence sociale, mais mis en oeuvre par un membre se revendiquant de la gauche.<br />Dans son éloge funèbre (https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/12/28/le-double-heritage-de-jacques-delors_6208097_3232.html), Le Monde appelle à « mesure[r] combien Jacques Delors a contribué à "changer la vie" de centaines de millions d’Européens, à rebours de l’idée reçue qui caricature l’Union comme irrémédiablement éloignée des préoccupations quotidiennes de ses citoyens ». On se permettra donc une pensée pour les centaines de milliers d'ouvriers français aux vies brisées par le chômage, la précarité et le désespoir depuis 1983 et la mise en œuvre enthousiaste des préconisations de Jacques Delors.</p>

<p>https://www.marianne.net/politique/jacques-delors-fossoyeur-de-la-gauche-francaise-et-chef-d-orchestre-dune-europe-allemande-et-liberale</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/941/le-gros-porc-le-gros-con-et-le-violeur-une-fable-qui-pue-la-mort</guid>
	<pubDate>Fri, 29 Dec 2023 20:40:33 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/941/le-gros-porc-le-gros-con-et-le-violeur-une-fable-qui-pue-la-mort</link>
	<title><![CDATA[Le gros porc, le gros con et le violeur : une fable qui pue la mort !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Il n'y a rien de plus urgent, de plus grave, de plus crucial que de savoir si Depardieu est un "gros con", un "gros porc"... ou un violeur. Les deux premiers qualificatifs ne sont pas punissables par la justice - s'il fallait mettre tous les gros porcs et des gros cons en prison, on n'en finirait jamais... Seul le troisième qualificatif est un crime, et le jugement des crimes dans un État de droit n'est pas du ressort des assemblées de lyncheurs, mais des tribunaux. Comme je ne fréquente pas Depardieu, ni toutes les belles gens qui se sont manifestées d'un côté ou de l'autre dans cette affaire, qu'il soit un gros con ou un gros porc, cela m'est parfaitement égal. Pour le reste, voir la justice qui, me semble-t-il, est saisie.<br />Ce que révèle cette affaire:</p>

<p>1) deux poids, deux mesures. Parmi les anti-Depardieu, on trouve, mais pas qu'eux, des défenseurs des "courageux résistants du Hamas" qui se sont courageusement manifestés par des viols de masse et imposent chez eux la charia (sûrement une bonne manière de lutter contre le patriarcat ?). Parmi les dénonciateurs du gros porc", une bonne partie de ceux qui ont porté aux nues un type médiocre, le nommé Ladj Ly, inculpé pour sa participation à un "crime d'honneur" (il est condamné pour enlèvement et séquestration, dans une affaire qui est, en fait, une tentative de meurtre... ) Mais Ladj Ly fait partie de la catégorie "petits anges" et non de celle des "gros porcs". Dans la même catégorie "deux poids, deux mesures", de notoires défenseurs et pratiquants de la pédophilie n'ont jamais été inquiétés et plus personne ne parle de M. Duhamel (qui ne devait pas être un "gros porc"). Etc. Donc pourquoi Depardieu, aujourd'hui, lui dont l'inconduite  est notoire depuis très longtemps.</p>

<p>2) Aujourd'hui, on adore la grossièreté, la vulgarité, l'humour (sic) scatologique mis en spectacle. Je ne  citerai pas de nom pour ne pas me faire encore plus d'ennemis. Pourquoi la retenue, le sens des convenances, la simple politesse, la courtoisie, la galanterie disparaissent-ils de nos conduites quotidiennes ?  Haïr Depardieu, c'est se dédouaner à bon marché, sur le dos du baudet, comme dans la fable de la Fontaine, de cette évolution des mœurs que tous chérissent par ailleurs. L'affaire Depardieu, ce n'est rien d'autre qu'une variante sur le thème "Les animaux malades de la peste".</p>

<p>3) La présomption d'innocence ne vaut plus que pour le ministre de la justice, coupable à l'insu de son plein gré et donc innocenté. Mais le gugusse que les tribunaux médiatiques désignent doit être exécuté sans autre forme de procès. Il y a quelques années, une philosophe (sic) féministe avait déclaré qu'en matière de violences et crimes dont les femmes sont les victimes, il fallait inverser la charge de la preuve et donc l'homme mis en cause est donc présumé coupable jusqu'à ce qu'il ait réussi à prouver son innocence... Les tribunaux populaires à la sauce maoïste des années 1970 se portent bien. L'idéologie a changé et chacun peut jouir tranquillement de sa puissance dans le maniement du fouet symbolique. Compensation de toutes les frustrations que nous subissons dans ce monde de plus en plus surveillé, contrôlé, policé et de plus en plus soumis aux "brigades des mœurs" façon Téhéran</p>

<p>4) Propre au monde de la connexion généralisée, l'abolition entre le public et le privé et entre le commun et l'intime. Si on faisait le compte des artistes qui furent de "gros cons" et de "gros porcs" dans l'intimité, on viderait fissa les musées et les bibliothèques. Pourquoi ne pas interdire Sade? Et André Gide? etc. </p>

<p>Toute cette histoire pue la mort. La mort d'une civilisation à laquelle en toute bonne foi les "braves gens" apportent leur concours.</p>

<p><a href="https://denis-collin.blogspot.com/?m=1">Denis COLLIN </a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/938/la-vision-globaliste-les-villes-prisons-%E2%80%9C15-minutes%E2%80%9D-et-la-fin-de-la-propriete-privee</guid>
	<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 11:14:27 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/938/la-vision-globaliste-les-villes-prisons-%E2%80%9C15-minutes%E2%80%9D-et-la-fin-de-la-propriete-privee</link>
	<title><![CDATA[La vision globaliste : Les villes-prisons “15 minutes” et la fin de la propriété privée]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Brandon Smith − Le 11 novembre 2023 − Source <a href="https://alt-market.us/the-globalist-vision-15-minute-prison-cities-and-the-end-of-private-property/">Alt-Market</a></p><p></p><p>En règle générale, je constate que chaque fois que le public examine un programme particulier promu par les gouvernements et les globalistes, leur première réaction est de s’indigner, un peu comme le ferait un narcissique lorsqu’il prépare un mauvais coup et qu’il se fait prendre. “Comment osez-vous” mettre en doute leurs intentions et suggérer qu’ils pourraient être malfaisants ? Comment osez-vous suggérer qu’ils sont autre chose qu’aimants et bienveillants ? Nos “dirigeants” n’ont jamais voulu que le meilleur pour nous, n’est-ce pas ? Ils veulent seulement que nos vies deviennent plus sûres, plus confortables et plus pratiques – c’est ce qui motive vraiment l’élitiste moyen, n’est-ce pas ?</p><p>De toute évidence, l’histoire nous raconte une histoire bien différente, et je suis stupéfait lorsque quelqu’un essaie d’affirmer que les choses sont différentes aujourd’hui par rapport à il y a 100 ans, 300 ans ou 1000 ans. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Il y aura toujours des tyrans qui tenteront d’obtenir de plus en plus de pouvoir et ces tyrans mentiront toujours au public, prétendant qu’ils sont des gens bien et qu’ils ont nos intérêts à cœur.</p><p>Lorsque cela ne fonctionne pas et que les citoyens restent sceptiques, les tyrans passent à l’attaque, accusant le public de “théorie du complot”. L’objectif est de se moquer des libres penseurs et de les réduire au silence – vous ne voulez pas vous démarquer, n’est-ce pas ? Pourquoi risquer d’être mis au ban de la société ? Pourquoi risquer de devenir un mème ?</p><p>Cette tactique est ancrée dans l’idée que les médias institutionnels et les fonctionnaires représentent le courant dominant, et donc qu’ils représentent la majorité, et que la majorité représente la réalité. Rien de tout cela n’est vrai ou pertinent, bien sûr. Seuls les faits comptent. La sophistique n’a pas de sens. Les opinions n’ont pas de sens. La vérité devrait être le but, et si ce n’est pas le but de quelqu’un, c’est qu’il est un pourvoyeur de mensonges et qu’il ne doit pas être pris au sérieux. Il n’y a que deux voies à suivre, il n’y a pas d’entre-deux.</p><p>J’admets que l’accusation de “théorie du complot” a une certaine valeur, car chaque fois que l’establishment l’utilise, c’est un signe certain que vous êtes trop près de la cible et qu’il devient nerveux. Ils pourraient simplement essayer d’exposer les preuves qu’ils pourraient avoir pour démontrer que votre position est erronée, mais ils ne le font pas vraiment. Au lieu de débattre de vos arguments et de vos preuves, ils essaient de vous décrédibiliser en tant que critique valable et de vacciner le public contre vos idées avant même qu’il n’ait eu l’occasion de les entendre. C’est le comportement des méchants, et non celui des dirigeants bienveillants et attentionnés.</p><p>Si je mentionne cette dynamique, c’est parce qu’il y a un programme qui surpasse tous les autres et qui est agressivement défendu par les médias de l’establishment, et que toute personne qui le remet en question de près ou de loin est automatiquement persécutée comme un “fou de la conspiration” ou un “négationniste”. Je parle bien sûr de l’agenda du changement climatique.</p><p>J’ai complètement <a href="https://lesakerfrancophone.fr/le-club-de-rome-comment-lhysterie-climatique-est-utilisee-pour-creer-une-gouvernance-mondiale">démystifié</a> l’idée d’un changement climatique d’origine humaine dans des <a href="https://lesakerfrancophone.fr/la-peur-des-cuisinieres-a-gaz-est-une-fraude-creee-par-les-partisans-autoritaires-du-changement-climatique">articles précédents</a> et je ne m’attarderai pas sur ce sujet ici. Je veux plutôt examiner l’objectif final des politiques de lutte contre le changement climatique – la solution ultime, qui n’est PAS de sauver la planète, mais de dominer la population.</p><p>Les noms utilisés pour la “réinitialisation” du changement climatique varient, mais les mondialistes et l’ONU y font souvent référence sous le nom d’Agenda 2030 ou d’Objectifs de développement durable. Ces programmes se parent d’une façade d’environnementalisme, mais ils sont TOUS ancrés dans l’économie. En d’autres termes, tous les efforts de lutte contre le changement climatique visent à détruire l’industrie et le commerce et à établir un partenariat entre le gouvernement et les entreprises pour dominer la production. Le changement climatique est un cheval de Troie pour introduire l’autoritarisme.</p><p>Je pense que l’un des aspects les plus importants de l’Agenda 2030 pour les globalistes est ce que l’on appelle la “ville 15 minutes”, un projet qui implique des centaines de maires de villes des États-Unis, d’Europe et d’Asie qui travaillent en étroite collaboration avec des groupes tels que le Forum économique mondial. Dès qu’on évoque cette idée sous un angle négatif, les <a href="https://www.wired.com/story/15-minute-city-conspiracy-uk-politics/">médias se déchaînent</a> avec colère et <a href="https://apnews.com/article/fact-check-15-minute-city-conspiracy-162fd388f0c435a8289cc9ea213f92ee">moquerie</a>, comme s’il ne s’agissait pas d’une question réelle digne d’être débattue.</p><p>L’establishment brosse un tableau intéressant des villes 15 minutes : un avenir utopique dans lequel tout ce dont vous avez besoin est à portée de main et où les transports privés sont superflus (ou interdits). Vous pourriez même vivre dans un méga-complexe, un peu comme un centre commercial géant où vous travaillez également. Vous pourriez passer des mois dans un espace d’un kilomètre carré, sans jamais avoir à sortir pour quoi que ce soit.</p><p>[embedded content]</p><p>Ce n’est pas un hasard si cette idée a été poussée à fond pendant les confinements lors de la pandémie. Le public a été inondé d’une propagande de peur à propos d’un virus dont le taux de survie était de 99,8 % et cette peur a rendu l’idée impensable de rester chez soi en permanence soudainement envisageable. Les experts des médias continuent de qualifier de théorie du complot le lien entre les confinements Covid et les confinements climatiques, mais l’idée est <a href="https://unfccc.int/blog/the-15-minute-city">ouvertement admise</a> dans les <a href="https://www.weforum.org/agenda/2020/09/emissions-fell-during-lockdown-keep-that-way/">livres blancs</a> des Nations unies et du Forum économique mondial (WEF).</p><p>Certains affirment que la plupart des villes sont déjà des “villes 15 minutes”, où les produits de première nécessité sont tous accessibles à pied. Ces personnes ne comprennent pas ce qu’est réellement une ville 15 minutes. Comme le soulignent de nombreuses descriptions du projet, il ne s’agit pas seulement de commodité ou d’accès proche, mais de changer tous les aspects de notre philosophie de vie actuelle. Il ne s’agit pas de gagner en confort, mais de faire toute une série de sacrifices pour apaiser les dieux des émissions de carbone.</p><p>La ville 15 minutes ressemble davantage à une recette, contenant tous les ingrédients des programmes de lutte contre le changement climatique et de confinement Covid dans une seule et même vision orwellienne globale. Elle comprend la suppression des véhicules à moteur, la suppression des transports privés et des routes, la ville intelligente et la surveillance par l’IA de la consommation d’électricité de chaque personne, la surveillance de la consommation de produits et de l’“empreinte carbone”, la surveillance biométrique au sein d’un paysage urbain compact et empilé, le concept de société sans argent liquide, le culte de l’équité et de l’inclusion, le contrôle de la population, etc.</p><p>C’est le point culminant, la finalité ; une prison de masse sans barreaux. Un endroit où l’on est conditionné pour s’habituer aux limitations artificielles de la vie privée, à l’absence de libertés civiles, à l’absence de propriété privée et à l’absence d’options de travail ou de mobilité. Vous êtes lié à la terre et la terre appartient à l’État (ou à une société). Si vous voulez une comparaison historique, la plus proche que je puisse trouver est le système féodal de l’Europe médiévale.</p><p>Dans ces villes, vous êtes un mécanisme de travail, rien de plus. Vous ne serez jamais autorisé à posséder votre propre propriété et donc votre propre travail. Tout ce que vous possédez vous est donné par l’État et peut vous être retiré si vous le défiez. Vous pourrez peut-être quitter le village ou la communauté à laquelle vous êtes attaché pendant un certain temps, mais cela changera avec les restrictions croissantes imposées aux mouvements du public en fonction des dictats de l’idéologie climatique.</p><p>Tant que vous serez productif et soumis, vous recevrez ce dont vous avez besoin pour survivre, mais jamais pour vous épanouir. Dans le cas d’un système féodal technocratique, vous n’auriez aucune garantie que l’État ait besoin de vos services. Dans l’Europe féodale, au moins, le paysan était considéré comme une ressource précieuse en raison de sa population limitée. Dans un monde où de nombreuses personnes sont considérées comme un “excès de population”, vous pourriez facilement être remplacé et expulsé de la ville pour y mourir de faim.</p><p>En 2016, le Forum économique mondial a publié un document intitulé “<a href="https://medium.com/world-economic-forum/welcome-to-2030-i-own-nothing-have-no-privacy-and-life-has-never-been-better-ee2eed62f710">Welcome To 2030. Je ne possède rien, je n’ai aucune vie privée et la vie n’a jamais été aussi belle</a>“. L’article était destiné à promouvoir un concept appelé “économie de partage”, qui a été présenté pour la première fois à la presse à Davos. L’article décrit un avenir “hypothétique” dans lequel un système communiste a mis fin à toute propriété privée au nom de la sauvegarde de la planète contre le changement climatique. Les avantages ? Comme dans tous les systèmes communistes, le mensonge consiste à dire que l’on travaillera moins et que la plupart des choses seront gratuites. C’est ainsi que les idéaux collectivistes ont été vendus à la population depuis des générations et cela ne fonctionne JAMAIS comme le prétend l’establishment.</p><p>Le WEF promeut l’économie de partage depuis des années, mais lorsqu’elle s’est généralisée et a été largement critiquée comme étant dystopique, les médias ont une fois de plus enclenché l’interrupteur de la “théorie du complot” et attaqué toute personne exposant les implications.</p><p>De nombreuses plateformes ont publié l’article en 2016, mais beaucoup l’ont retiré depuis (Forbes semble avoir effacé sa copie publiée, par exemple). Ils font comme si l’agenda n’avait jamais existé, probablement parce que l’article contient des aveux révélateurs, y compris une allusion au concept de la ville 15 minutes. Extrait de l’article :</p><p>Ma plus grande inquiétude concerne tous ceux qui ne vivent pas dans notre ville. Ceux que nous avons perdus en chemin. Ceux qui ont décidé que toute cette technologie était devenue trop importante. Ceux qui se sont sentis obsolètes et inutiles lorsque les robots et l’IA ont pris en charge une grande partie de nos emplois. Ceux qui se sont énervés contre le système politique et se sont retournés contre lui. Ils mènent des vies différentes en dehors de la ville. Certains ont formé de petites communautés autonomes. D’autres sont restés dans les maisons vides et abandonnées des petits villages du XIXe siècle.</p><p>De temps en temps, je m’agace du fait que je n’ai pas de véritable vie privée. Je ne peux aller nulle part sans être enregistré. Je sais que, quelque part, tout ce que je fais, pense et rêve est enregistré. J’espère seulement que personne ne l’utilisera contre moi.</p><p>En d’autres termes, les globalistes imaginent un avenir dans lequel les libres penseurs mécontents et les personnes remplacées par l’IA sont des parias, menant une existence insignifiante dans les friches de l’ancien monde. Pour rester dans le giron du nouveau monde, vous devrez renoncer à toute liberté, même à la liberté de pensée. Gardez à l’esprit que cet article est censé être une promotion “positive” de l’économie de partage et des villes 15 minutes. Pourtant, cet extrait ressemble davantage à une menace.</p><p>Il est important de comprendre que ces villes compactes ne seront pas conçues pour votre confort. Elles ne seront pas conçues pour que vous puissiez avoir toutes les commodités dont vous disposez aujourd’hui à portée de main tout en assurant la “durabilité”. C’est ce que les globalistes essaient de vendre, mais ce n’est pas ce qui se passera. Ces villes seront plutôt conçues pour mieux vous CONTRÔLER, afin de vous forcer à faire les sacrifices qu’ils disent nécessaires pour que la durabilité soit possible.</p><p>Elles sont présentées à tort comme des “communautés décentralisées”, mais c’est exactement le contraire : elles sont totalement centralisées, comme une cage de hamster dont vous êtes l’animal de compagnie. La philosophie de base de ces communautés est la dépendance. Si vous vivez dans un endroit spécialement conçu pour éliminer votre capacité à subvenir à vos besoins, vous êtes un esclave. Bien entendu, même l’esclavage peut paraître noble si les gens sont convaincus que leurs chaînes sont nécessaires pour le bien de la planète.</p><p>Brandon Smith</p><p>Traduit par Hervé pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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