<?xml version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" >
<channel>
	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/owner/ememiom?offset=270</link>
	<atom:link href="https://ememiom.fr/iom/blog/owner/ememiom?offset=270" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/927/les-cahiers-au-feu-l%E2%80%99abaya-au-milieu</guid>
	<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 22:04:11 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/927/les-cahiers-au-feu-l%E2%80%99abaya-au-milieu</link>
	<title><![CDATA[Les cahiers au feu, l’abaya au milieu]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Revoilà les abayas. En fait, elles n’avaient jamais vraiment disparu, mais la question des signes religieux à l’école est un bâton tellement merdeux que tout le monde préférait ne pas en parler. Pourtant, les signalements d’entorses à la laïcité ne cessent de se multiplier depuis des mois, en particulier à travers le port de cet accoutrement. Le nouveau ministre de l’Éducation, Gabriel Attal, vient d’annoncer l’interdiction des abayas dans les établissements scolaires publics, mettant un terme à un flou qui entourait ce vêtement et qui laissait les chefs d’établissement se débrouiller seuls avec ce problème. Désormais, les choses sont claires.</p>

<p>Et aussitôt, on nous ressert le débat sur les signes religieux et on entend exactement les mêmes arguments qu’à l’époque où le voile avait été interdit : « non à la police vestimentaire », « les abayas n’ont rien de religieux », etc. Toujours la même rengaine pour nous dire que c’est un faux débat, que ce ne sont que des histoires d’adolescentes rebelles et qu’il ne faut pas y prêter attention. On nous dit que l’abaya n’a rien de religieux, mais dans le même temps la députée LFI Mathilde Panot nous explique que cette mesure est dirigée « contre les musulmans ». Curieux raisonnement : si ce vêtement n’a rien de religieux, alors pourquoi dire que les musulmans sont victimes de cette mesure d’interdiction ? Et puis, quand on parle de musulmans, de qui parle-t-on ? De tous les musulmans ou des plus traditionalistes, dont on sait qu’ils détestent la laïcité et qu’ils ont pour objectif de la combattre ? Il faut arrêter de nous prendre pour des cons en accusant les opposants à l’abaya d’être antimusulmans : on sait aujourd’hui très bien, et cela est parfaitement documenté, qu’il existe une stratégie pensée par des religieux traditionalistes, comme les Frères musulmans, qui utilisent les réseaux sociaux pour inciter à porter de telles tenues afin de faire plier les règles de la laïcité.</p>

<p>LA LAÏCITÉ N'EST PAS UNE OBSESSION DE VIEUX CONS<br />Évidemment, on nous dira que ce genre de discours fait le jeu de la droite radicale, renvoyant la laïcité définitivement dans le camp de l’extrême droite. Il est quand même extraordinaire que la gauche, qui a toujours défendu la laïcité dans le but de restreindre l’emprise des religieux sur la vie publique, privée et politique, soit aujourd’hui incapable de le faire face à des revendications religieuses nouvelles. La laïcité n’est pas une obsession de vieux cons ringards laïcards. C’est un pilier de toute société moderne, qui ne devrait pas être une source de clivage entre la droite et la gauche, mais au contraire un point de ralliement, une sorte de plus petit dénominateur commun à toutes les formations politiques, à la manière du Conseil national de la Résistance (CNR), dont le programme jetait des bases qui faisaient consensus entre toutes les sensibilités politiques.</p>

<p>Au lieu de cela, le combat pour la laïcité est souvent ridiculisé par ses adversaires, qui l’opposent aux problèmes sociaux comme le pouvoir d’achat ou les questions écologiques telles que le réchauffement climatique. La laïcité serait un combat minable d’arrière-garde qui nous détournerait des vraies priorités. Le combat pour la liberté n’est pourtant pas un combat désuet, car la laïcité, moyennant le respect de ses règles et de ses restrictions, apporte bien plus que la satisfaction de porter ce vêtement aussi laid que pathétique. Elle nous débarrasse des dogmes archaïques, des interdits spirituels primitifs afin de nous permettre de réfléchir, en totale liberté. Mais on se demande, quand on voit ces ados sur les réseaux sociaux qui réclament de porter ces signes religieux ridicules, si, au fond, la liberté de conscience n’est pas trop grande pour eux. Dès l’adolescence, ils se vautrent dans des religions d’un autre âge qui leur imposent des règles débiles, et pensent avoir atteint les sommets de la sagesse en s’y pliant. Alors que la liberté, la vraie, celle qui ose dire merde à Dieu, fait peur car elle nous met à l’épreuve de ce que nous sommes vraiment.</p>

<p>L’engouement pour le rigorisme religieux chez un certain nombre d’ados aujourd’hui n’est pas un signe de bonne santé politique ou philosophique. C’est plutôt le symptôme d’une médiocrité ambiante, d’une nullité intellectuelle de plus en plus revendiquée avec fierté, le tout décuplé par les réseaux sociaux dont le fonctionnement flatte immédiatement les comportements les plus abrutis.</p>

<p><a href="https://charliehebdo.fr/auteurs/riss/">Riss</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/925/comprendre-l%E2%80%99extreme-extensibilite-du-gluten</guid>
	<pubDate>Sun, 03 Sep 2023 15:45:26 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/925/comprendre-l%E2%80%99extreme-extensibilite-du-gluten</link>
	<title><![CDATA[Comprendre l’extrême extensibilité du gluten]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Pains, pâtes, biscuits, plats préparés... le gluten est partout dans notre alimentation. Les scientifiques du projet Elastobio en étudient les propriétés mécaniques.</p><p>Le gluten a quelque chose de magique. Sans lui, le pain, les brioches, les gâteaux ou les biscuits n’ont pas la même texture. Pourtant, le gluten n’existe pas en tant que tel dans les farines. Il se constitue lors du pétrissage à travers l’interaction de protéines végétales que l’on retrouve dans le blé et l’épeautre mais aussi l’orge, l’avoine ou encore le seigle. Au contact de l’eau et sous l’action mécanique du pétrissage, ces protéines forment alors un réseau tridimensionnel. Élastique et résistant, ce réseau de gluten est essentiel à la panification : il se déforme considérablement lors de la fermentation à la suite de la formation de bulles de gaz carbonique mais sans se rompre et permet ainsi d’obtenir des pains aérés et des gâteaux moelleux. Consommé par les humains depuis des millénaires via l’utilisation de farines, le gluten n’en garde pas moins sa part de mystère.</p><p>Le gluten, une matière molle</p><p>Mais comment étudier cette matière qui n’est ni liquide ni vraiment solide ? « Cela relève du domaine de la matière molle », explique Amélie Banc, maître de conférences à l’Université de Montpellier et physicienne spécialisée dans l’étude de la matière molle. Parmi ces matériaux, on trouve par exemple les crèmes, les mousses ou encore les gels utilisés dans des domaines aussi variés que l’alimentaire, les cosmétiques ou encore le bâtiment. Une de leurs caractéristiques principales est leur viscoélasticité. En effet, « lorsqu’elle est déformée, la matière molle ne réagit pas tout à fait comme les liquides qui s’écoulent. Ni d’ailleurs comme les solides qui eux retrouvent leur forme première lorsque la contrainte mécanique est relâchée, si cette dernière n’est pas trop forte », explique la physicienne. Ce qui est le cas du gluten, qui est ni liquide – il ne s’écoule pas – ni solide car il peut notamment s’étirer tel un chewing-gum.</p><p><br />Ces propriétés si particulières du gluten de blé sont depuis plusieurs années au cœur des travaux de recherche qu’effectuent Amélie Banc et ses collègues, Laurence Ramos, directrice de recherche du CNRS au laboratoire Charles Coulomb de Montpellier, et Marie-Hélène Morel, biochimiste et directrice de recherche de l’INRAE de Montpellier.</p><p>L’étude du gluten : un problème insoluble</p><p>Caractériser les propriétés mécaniques de cette pâte élastique et collante n’est toutefois pas chose aisée. Tel quel, le gluten est en effet insoluble dans l’eau, ce qui exclue l’étude de ses propriétés physico-chimiques et structurales dans son solvant naturel. En conséquence, de nombreux laboratoires de recherche utilisent des détergents, aussi appelés des tensioactifs, pour solubiliser dans l’eau gliadines et gluténines, les deux principales protéines végétales composant le gluten de blé. « Mais cette manipulation a un impact sur certaines interactions physiques et chimiques essentielles aux propriétés mécaniques du gluten », estime Amélie Banc. Afin d’éviter cet écueil, les chercheurs ont identifié un protocole d’extraction des protéines du gluten basé sur un solvant composé pour moitié d’eau et d’éthanol qui permet d’obtenir des échantillons représentatifs de ces protéines en partie hydrophobes. De plus, « ce solvant nous permet, notamment en jouant sur la température, de faire varier la composition des échantillons en gliadines et en gluténines afin de mieux comprendre l’influence de ces protéines sur la structure et les propriétés du gluten », poursuit la chercheuse. À partir de ces échantillons extraits en eau/éthanol, les scientifiques ont même réussi à reconstituer des gels de gluten de composition et de rigidité variables dans l’eau.</p><p>Mieux comprendre le gluten et ses propriétés mécaniques</p><p>Les échantillons de gluten obtenus par ces procédés vont alors être triturés et torturés par les scientifiques. Étudier leur résistance aux contraintes et aux déformations, autrement dit leur rhéologie, permet en effet de caractériser les matériaux mous. Pour cela, « nous utilisons notamment un rhéomètre rotatif, explique Amélie Banc. Cet appareil applique des contraintes mécaniques de cisaillement grâce à deux plaques parallèles tournant sur elles-mêmes entre lesquelles l’échantillon est confiné. » Cela permet aux chercheurs d’observer entre autres la relaxation de contrainte. « Ce test rhéologique consiste à imposer une déformation au matériau tout en mesurant la force nécessaire pour maintenir cette déformation. Si le matériau est élastique, la contrainte pour conserver cette déformation est constante dans le temps. Mais dans le cas du gluten, la force nécessaire pour maintenir l’échantillon déformé diminue petit à petit, une caractéristique des matériaux viscoélastiques. » À travers différents tests de cet acabit sur une variété d’échantillons de gluten de compositions variées, complétés d’études structurales par diffusion de la lumière et de rayons X, et en comparant les résultats obtenus à des modèles théoriques, Amélie Banc et ses collègues ont prouvé que le gluten se comporte comme un gel.</p><p>Le gluten, un gel proche de l’état critique</p><p>Mais qu’est ce qu’un gel du point de vue d’une physicienne ? « C'est un matériau hydraté par un solvant qui présente des propriétés élastiques. Il ressemble à un solide mou », précise Amélie Banc. Ce type de matière molle s’organise spontanément dans certaines conditions via la formation de liaisons intermoléculaires pour constituer un réseau tridimensionnel au cœur duquel se trouve piégé le solvant. Dans le cas du gluten, ce sont les gliadines et les gluténines qui composent le réseau de ce gel dit polymérique. Cependant, au contraire de la plupart des gels qui sont formés d’un réseau dense, le gluten demeure dans un état proche de l’état dit critique avec des propriétés rhéologiques particulières, notamment une extensibilité extrême. Mieux comprendre cette caractéristique du gluten est d’ailleurs la principale thématique du projet Elastobio coordonné par Amélie Banc et financé par l’Agence nationale de recherche (ANR). Car, à l’heure actuelle, la plupart des recherches sur le gluten se focalisent sur de petites déformations. « Dans le cadre d’Elastobio, nous avons poussé les déformations de cisaillement jusqu’à 200 000 % et étrangement, nous retrouvons les mêmes temps caractéristiques que pour de petites déformations, raconte Amélie Banc. Ce qui implique que, soit le réseau reste intact malgré les déformations, soit cette structure tridimensionnelle se reforme très rapidement. » La deuxième hypothèse est probablement la bonne. Le gluten, à l’image d’autres gels, présente ainsi des propriétés d’autocicatrisation. « Cette caractéristique est liée aux liaisons entre gliadines et gluténines – des ponts disulfures entre deux atomes de soufre et des liaisons hydrogène – qui permettent de former un maillage dynamique capable de se réorganiser sous la contrainte. » Ces types de liaisons chimiques sont en effet relativement faibles et peuvent facilement se briser avant de se reconstituer un peu plus loin sur la même chaîne de protéine ou sur une autre à proximité.</p><p>Un bénéfice pour l’agroalimentaire</p><p>Toutes ces connaissances accumulées ont permis de rationaliser et de mieux maitriser les propriétés du gluten en jouant entre autres sur la composition en protéines, sa concentration, la qualité du solvant ou encore à travers l’ajout d’additifs pour contrôler la formation de liaisons entre les différentes chaines du réseau. Ces travaux intéressent d’ores et déjà des entreprises agroalimentaires. Par ailleurs, ces recherches pourraient aussi aider au développement d’alternatives au gluten pour l’alimentation. Environ 1% de la population est en effet intolérante au gluten. « Nous cherchons actuellement à créer des échantillons avec des propriétés viscoélastiques similaires au gluten à partir d’un mélange de protéines végétales et de polysaccharides, des chaines de glucides complexes », ajoute Amélie Banc. Un espoir pour les intolérants au gluten qui pourraient de nouveau déguster des pains moelleux et aérés, mais sans gluten.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/924/urnes-electorales-urnes-des-cendres-de-la-france-blog-officiel-du-gouvernement-provisoire-pied-noir-en-exil</guid>
	<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 08:50:56 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/924/urnes-electorales-urnes-des-cendres-de-la-france-blog-officiel-du-gouvernement-provisoire-pied-noir-en-exil</link>
	<title><![CDATA[URNES ÉLECTORALES : URNES DES CENDRES DE LA FRANCE - - BLOG OFFICIEL DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE PIED-NOIR EN EXIL]]></title>
	<description><![CDATA[<p style="text-align: center;">Un jour viendra où les urnes électorales seront les urnes des cendres de la France</p><p><a name="IMG_116406260" href="https://p6.storage.canalblog.com/63/42/1549693/116406260_o.jpg" target="_blank" id="IMG_116406260"></a></p><p style="text-align: center;">Salem Ben Ammar</p><p>Docteur en sciences politiques, français d’origine Tunisienne,</p><p>et engagé dans le combat contre l'Islam</p><p style="text-align: center;">Mardi 7 mars 2017</p><p>            Viendra le jour où nous allons rigoler jaune avec les revendications des musulmans de France : « Nous constituons près du tiers de la population française. En toute logique nous devons prétendre au tiers des sièges dans les différentes institutions nationales et locales représentatives du peuple ».</p><p>            Or, nous sommes mis sur la touche alors que vous êtes élus grâce à nos voix. Soit vous nous faites de la place sur vos listes soit nous créons nos propres partis politiques, ce qu’ils ont déjà commencé à faire, et nous présenterons nos candidats partout en France.</p><p>            Un autre péril qui menace la France où ils pourraient un jour ou l’autre mettre la main sur l’Assemblée Nationale et adopter les lois favorables à l’islam. Ils sont des électeurs, aucune loi en France ne saurait étouffer leurs velléités politiques.</p><p>            Le vrai péril pour la France est quand les musulmans seront 10 millions à voter.</p><p>Quand ils seront 10 millions à voter ce qui ne saurait tarder quand on sait qu’un jeune sur 5 au moins est de parents nord-africains, les urnes de la démocratie pourraient se transformer en urnes de ses cendres. Une conquête tranquille de pouvoir sans heurts ni effusion de sang.</p><p>            En naturalisant les musulmans à tour de bras, la France n’a peut- être pas imaginé le scénario qu’un jour ils seront des électeurs et des éligibles et qu’ils pourraient ainsi l’achever.</p><p>            Un musulman est, par définition, un soldat au service de la cause de sa religion; il n’a que faire de l’intérêt général d’un pays censé être de surcroît un dar al harb, une ère à conquérir, qui naïvement lui offre lui-même les armes de ses lois trop généreuses pour faire triompher la cause de l’islam.</p><p>            La France peut toujours fermer ses frontières et durcir les conditions d’accès à sa nationalité mais elle ne peut plus faire grand-chose contre la forte poussée démographique et le poids électoral grandissant de ses musulmans.</p><p>            Quelle que soit la force politique qui sera amenée à diriger les affaires du pays aux lendemains des prochaines échéances électorales présidentielles et législatives elle n’aura pas toute la marge politique nécessaire pour les traiter en simple vivier électoral où l’on vient puiser ses voix tous les 5 ans.</p><p>            C’est fini le temps où ils font figure de simples figurants sur la scène politique française. Ils savent parfaitement que le temps joue pour eux et que statistiquement ils constituent le premier politique en France avec au moins 10 millions de militants déterminés et mus par le même idéal islamiser la France.</p><p>            Pour l’heure ils sont capables de se fondre dans le creuset républicain pour ne pas continuer à nourrir les sentiments de rejet et de défiance dont ils font l’objet au sein de la majorité des Français. Ils préfèrent temporiser et poursuivre subrepticement leur stratégie d’araignée qui tisse inlassablement sa toile à l’ombre des tours en béton et s’étendre dans les coeurs des villes comme à Marseille, Paris, Lille et Toulouse où des quartiers entiers sont totalement islamisés.</p><p>            Pourquoi vont-ils relever le défi d’une guerre civile qui pourrait leur être fatale alors qu’ils ont tout intérêt à avancer à visage couvert et renforcer leur assise démographique et électorale sans que personne n’y prenne garde ?</p><p>            La France islamisée est pour bientôt et les musulmans s’en frottent les mains comme si leur victoire est acquise à 100%. Et ce n’est pas des gesticulations verbales enfiévrées et hystériques que les Français soumis aux flux migratoires incessants à forte dominante musulmane vont pouvoir éviter à la France de finir sous les griffes de l’hydre musulmane.</p><p>            Tant que le peuple continue à banaliser le danger de l’islam la France n’échappera pas à son destin musulman.</p><p>Salem Ben Ammar</p><p>Télécharger au format PDF  <a href="https://p1.storage.canalblog.com/14/19/1549693/116406791.pdf">ACp__SALEM_BEN_AMMAR11</a></p><p><a href="http://gourvernementpn.canalblog.com/archives/2017/06/22/35408534.html" title="LIBRES ÉCRITS CITOYENS- ARTICLES DÉDIÉS" rel="bookmark">RETOUR LIBRES ÉCRITS CITOYENS- ARTICLES DÉDIÉS</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/922/la-disparition-de-la-gauche-laisse-place-a-des-humeurs-tristes</guid>
	<pubDate>Sun, 20 Aug 2023 20:20:52 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/922/la-disparition-de-la-gauche-laisse-place-a-des-humeurs-tristes</link>
	<title><![CDATA[La disparition de la gauche laisse place à des humeurs tristes]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L'écrivain Nicolas Mathieu prétend que le monde le passionne trop pour qu'il puisse imaginer le transformer. Mais son regard aide à saisir les humeurs qui traversent la société française. Interview.</p><p>Nicolas Mathieu a reçu le prix Goncourt 2018 pour Leurs enfants après eux, qui explorait la vie d’adolescents dans l’est de la France des années 1990. La force de ses romans chorals naît de sa capacité à croquer des strates très différentes de la société française, aux regards, aux aspirations et aux intérêts divergents, illustrant le principe énoncé par Jean Renoir : « Le problème, dans la vie, c’est que chacun a ses raisons. » Il avait publié en 2014 Aux animaux la guerre, un polar (adapté en série télé avec Olivia Bonamy et Roschdy Zem) dans lequel une inspectrice du travail faisait office de détective privée dessalée à l’américaine, et un délégué du personnel, de bad boy.</p><p>Son troisième roman, Connemara, caracole en tête des ventes. Une histoire d’amour, toujours dans l’est de la France… Entre une consultante, qui est partie faire une école de commerce, a vécu à Paris, avant de revenir s’établir à Nancy, et son béguin de jeunesse, star de l’équipe de hockey sur glace d’Épinal, qui lui, est resté – tous deux subissant le déclassement d’une région en crise. Le titre du roman évoque « Les Lacs du Connemara » de Michel Sardou, cette rengaine que « tout le monde connaît mais qui ne dit pas la même chose quand elle est diffusée dans un bal populaire que quand on la passe dans une soirée HEC ».</p>
<p>Le personnage féminin de Connemara, Hélène, est ce qu’on appelle un transfuge de classe. Et on a aujourd’hui l’impression que moins il y a de transfuges de classe dans cette société… </p>
<p>Nicolas Mathieu :... Plus on en parle… Je m’interroge également là-dessus, c’est assez mystérieux. Autrefois, un transfuge de classe, c’était quelqu’un qui, grâce à l’école républicaine, changeait de milieu. Aristide Briand, fils de bistrotier qui devient le maître de la diplomatie française pendant vingt ans en est le meilleur exemple. Ils entraient dans les livres d’histoire. Aujourd’hui, ça existe toujours, mais s’il y avait dix places dans l’ascenseur social, il n’y en a plus que deux. Est donc née une espèce de passion pour les histoires de transfuges sociaux, auxquels pas mal de lecteurs s’identifient. Mais une société se raconte toujours beaucoup de mensonges sur elle-même pour se rendre supportable à ses propres yeux. Ce goût pour les parcours de transfuges est le dernier mensonge en date avec lequel notre société profondément reproductrice des inégalités s’automystifie. Ça lui permet de continuer à parler de liberté et de méritocratie. J’ai d’ailleurs parfois eu l’impression que mes romans intéressaient moins que le récit de ma vie. L’impression de subir des interviews douanières, où l’on me demandait mes papiers d’identité, où l’on me ramenait à ce que je peux représenter, à ce que mon parcours signifie. J’essaie d’esquiver, de ne pas devenir le transfuge de classe de service.</p>
<p>On vous présente souvent comme le romancier des classes populaires, alors que dans vos romans vous évoquez des milieux sociaux très différents. Pourquoi, à votre avis ?</p>
<p>N. M. : On me dit tout le temps que je parle de la France d’en bas, des couches les plus modestes de la société, d’une sorte de lumpenprolétariat. Plusieurs journalistes m’ont parlé des chômeurs que je mets en scène dans Leurs enfants après eux… alors que tous les personnages travaillent ! Ils n’ont peut-être pas des vies très éclatantes, mais ce sont celles de gens qui ne s’en sortent pas si mal. Les mondes que j’essaie de constituer marchent par strates, les écarts de classe sont subtils, il y a des frontières, certes, mais également des circulations, des passages souterrains. </p>
<p>Comment faites-vous pour construire ces mondes ?</p>
<p>N. M. : Je pars du réel que j’observe, pas des livres de sociologie que je lis ou d’une idée de la société que je me ferais. Il y a de moi un peu partout, des souvenirs de potes, des gens que j’observe. Et je me lance de plus en plus dans des dispositifs d’enquête. Je ne suis pas Florence Aubenas, je ne fais pas des immersions de six mois… Pourtant, pour Connemara, j’ai rencontré des consultants, lu des bouquins sur le sujet, passé du temps avec l’équipe de hockey à Épinal, dans les vestiaires, à faire des entretiens. C’est documenté pour produire un effet de justesse. Pas avec l’ambition d’épuiser un sujet, comme certaines biographies américaines, mais pour planter les bons pitons dans le mur avant de tendre ma toile.</p>
<p>Annie Ernaux, l’autrice de l’Événement et de Passion Simple, adaptés au cinéma en 2021, présentée elle aussi comme un transfuge de classe emblématique, fait exactement l’inverse : elle parle d’elle en se mettant à distance, en se regardant comme une sorte d’objet sociologique.</p>
<p>N. M. : Cela correspond à un moment de la littérature française. Dans les années 1970-80, la fiction, c’était trahir, fasciner les foules à peu de frais. On n’avait plus le droit d’écrire comme Balzac. Pour ma part, à chaque fois que je recommence à écrire en disant « je », ça retombe à plat. Donc, je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, mais que ce n’est pas mon truc ; je creuse mon sillon.</p>
<p>Dans Connemara, comme dans Leurs enfants après eux, la rencontre, le brassage social, naît du désir, du sexe. Comme dans Feu de Maria Pourchet, succès de la rentrée littéraire 2021, ou dans beaucoup de romans de Houellebecq…</p>
<p>N. M. : On peut très bien avoir envie de quelqu’un qui n’est pas de notre monde, et s’il est d’accord, ça produit des effets. Le désir a une puissance révolutionnaire ! C’est une transgression des frontières sociales qui échappe au politique, à toutes les règles. Mes personnages sont des corps avant tout. Nous ne sommes que des corps, jusqu’au bout. Et, quand on n’a plus rien, on a encore un corps. Donc je pars de là, j’essaie de rendre ce que leurs corps éprouvent. Les affects par lesquels ils sont traversés, leurs perceptions : le sexe, la sueur, l’odeur du pain grillé, etc. Je ne suis pas très intellectuel, en fait (rire). Mais, même si je ne suis pas Céline, la question de l’écriture, du style, ne m’est pas indifférente du tout. Produire des affects avec la langue, c’est peut-être même ce qui m’intéresse le plus.</p>
<p>Invité à l’émission de France 5 « C’est politique », vous opposiez une « gauche hypokhâgne » à une « gauche bac pro ». Que vouliez-vous dire par là ?</p>
<p>N. M. : Faire de la politique, ce n’est pas seulement trouver des solutions, gérer. C’est aussi représenter dans l’arène les différentes manières d’être qui existent dans le pays. Et il y a une manière d’être populaire. La gauche doit renouer avec une de ses missions historiques qui est de représenter les intérêts de ces classes populaires. Jusqu’aux années 1980, le Parti communiste les structurait culturellement et intellectuellement. Il n’a jamais vraiment eu de chance d’accéder au pouvoir, mais ses 30 % aux élections et la puissance de la CGT donnaient un cadre. Depuis, le PC est mort, et le PS a emprunté une autre trajectoire… En conséquence, les classes populaires sont à l’extrême droite ou abstentionnistes.</p>
<p>C’est donc le Rassemblement national qui représente aujourd’hui cette manière d’être ?</p>
<p>N. M. : La disparition du PC et d’une certaine gauche a laissé la place à des passions dangereuses, à un profond sentiment d’abandon et à des humeurs tristes. La gauche avait un souci profond d’égalité qu’il n’y a pas chez Marine Le Pen, qui au contraire ne cesse d’établir des hiérarchies. </p>
<p>Existe-t-il encore un tissu associatif qui pallierait la disparition des structurations politiques ?</p>
<p>N. M. : Dans les petites villes, des gens comme le maire de Connemara, il y en a encore plein. Dans les municipalités, les associations, on voit se développer des solidarités interpersonnelles, intergénérationnelles. J’ai des parents âgés, par exemple, et autour d’eux il y a tout un dispositif départemental, amical, familial, formant une nébuleuse qui fait que ça tient. La défiance que l’on constate actuellement va du bas vers le haut. Elle ne s’exprime pas entre les gens, qui eux se tiennent les coudes en permanence. Les Gilets jaunes, c’était un peu ça, des catégories sociales dominées qui ont joui à un moment d’éprouver leur force. D’être ensemble.</p>
<p>Les gens comme Hélène, branchés sur la capitale, la mondialisation, ne peuvent-ils pas eux aussi apporter quelque chose à la province ?</p>
<p>N. M. : Hélène a tenté de s’arracher à sa région d’origine, avec laquelle elle a un rapport ambivalent… Et puis elle a fait un burn out, elle est revenue, et finalement elle ne trouve pas ça si mal, même si elle a des difficultés à renouer avec ce monde. Quand j’effectuais des travaux alimentaires, j’ai écrit des procès-verbaux de comités d’entreprise, puis des comptes rendus liés à la fusion des régions. J’ai vu les gens du conseil débarquer avec leurs enquêtes, leurs slides, leurs organigrammes… D’une certaine manière, ce sont eux – ces gens qui ressemblent à Hélène, burn out en moins – qui sont devenus les députés macronistes de 2017. Ils sont emblématiques d’un phénomène plus ancien. La chose publique est contaminée par les logiques de l’entreprise. Et Macron, c’est simplement le Comex suprême… Ses outils de pensée sont les outils de management et de gestion des ressources humaines. Le cours d’éco a remplacé le cours d’histoire ou de droit comme école du pouvoir. C’est une idéologie transparente à elle-même, c’est-à-dire que les gens qui la pratiquent considèrent que ce n’est pas une idéologie mais une forme de pragmatisme. Pour eux, l’économie est un fait de nature. Il y a l’économie comme il y a de la pluie. Alors que ce sont des constructions humaines qui pourraient être changées politiquement. Mais ils préfèrent accompagner le monde, parce que dans le fond ce monde leur convient. </p>
<p>Tout cela vous donne-t-il envie de vous engager ?</p>
<p>N. M. : Non, et ce n’est pas qu’une question intellectuelle, c’est une question de métabolisme : je ne suis pas fait pour ça. Convaincre, ça ne m’intéresse pas, la chicane, encore moins. Fondamentalement, je suis très peu acteur. Je suis un voyeur depuis toujours. Et puis je n’ai pas d’idée très précise de ce que serait un monde meilleur. Le critique de cinéma Serge Daney disait en substance : « Je suis de gauche, mais je manque un peu d’imagination pour être révolutionnaire. » Disons que le monde me passionne trop pour que je pense à ce qu’il devrait être. Je me roule dedans. J’appartiens en fait à une gauche mélancolique qui ne se fait pas tellement d’illusions sur la nature humaine et les possibilités de progrès, qui sont toujours assez ténues. Même si cette lutte doit être menée, constamment. </p>
<p>La littérature est-elle capable de donner les clés pour dépasser les différences sociales ?</p>
<p>N. M. : Elle ne soigne pas, et ce n’est pas le but. Mais elle permet de comprendre ce qui nous meut et nous traverse. Pourquoi là, on est mal à l’aise ? Pourquoi, quand on se retrouve à une table avec des gens qui ne sont pas de notre monde, on a peur de commettre des impaires ? La littérature permet de démystifier les choses. De voir que ce n’est pas notre médiocrité qui s’exprime, que c’est le résultat d’un rapport de force, d’un système. Donc elle ne soigne pas, mais elle nous rend moins bêtes, moins aliénés, moins esclaves de certaines illusions.</p><p>Dans Connemara, Hélène adolescente admirait Christophe parce qu’il était beau mec, que c’était un champion de hockey. Et puis la vie a rééquilibré les choses. Quand on accomplit un parcours de transfuge, on se dit : « Si j’avais su ce que je sais aujourd’hui… » On aimerait rejouer sa jeunesse avec les armes de l’âge adulte. Un fantasme qui s’exprime de manière très éclairante dans la saga Retour vers le futur. </p><p>Retrouvez l'interview complète de Nicolas Mathieu dans <a href="https://boutique.ladn.eu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le numéro 30 de la revue L'ADN – que vous pouvez vous procurer ici</a>.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/921/les-romains-avaient-plus-chaud-que-nous-en-ete</guid>
	<pubDate>Sun, 20 Aug 2023 06:38:24 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/921/les-romains-avaient-plus-chaud-que-nous-en-ete</link>
	<title><![CDATA[Les Romains avaient plus chaud que nous en été]]></title>
	<description><![CDATA[<p>La densité du bois au sein des anneaux de croissance des pins scandinaves fournit de nouvelles informations sur notre climat passé. Les Romains pourraient, par exemple, avoir eu plus chaud que nous durant les mois d'été. La Terre se serait également refroidie durant 2.000 ans, jusqu’à ce que l’Homme commence à libérer massivement des gaz à effet de serre. </p><p>Cela vous intéressera aussi</p><p>Les anneaux de croissance observables dans des coupes de <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/botanique/d/le-bois-formation-et-structure_475/c3/221/p3/" title="Dossier bois : structure d'un tronc d'arbre" target="_blank">troncs d’arbre</a> (ou de grosses branches) fournissent de précieuses informations sur les différents <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/lire-le-passe-dans-du-charbon_2876/" title="Lire le passé dans du charbon" target="_blank">climats du passé</a>. En effet, leurs tailles dépendent fortement des variations saisonnières de températures, les étés chauds sont par exemple marqués par des <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/question-reponse/t/nature-1/d/quel-est-le-plus-vieil-arbre-du-monde_1120/" title="Q/R Quel est le plus vieil arbre du monde ?" target="_blank">cernes</a> plus larges. Grâce à des <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/etude-du-climat-les-anneaux-de-croissance-des-arbres-sont-peu-fiables_36558/" title="Étude du climat : les anneaux de croissance des arbres sont peu fiables" target="_blank">analyses dendrochronologiques</a> réalisées il y a quelques années, des chercheurs avaient démontré que notre <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-climat-13771/">climat</a>climat avait peu changé au cours des deux derniers millénaires, avant la révolution industrielle.</p><p>Une nouvelle étude, toujours basée sur l'analyse des cernes de <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/botanique-bois-4042/">bois</a>bois, remet maintenant ce résultat en cause. Selon <a href="http://www.geo.uni-mainz.de/1246.php" title="Présentation du laboratoire de Jan Esper (en anglais)" target="_blank">Jan Esper</a> de la <a href="http://www.uni-mainz.de/eng/" title="Johannes Gutenberg University" target="_blank">Johannes Gutenberg University</a> (Allemagne), l'<a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/geographie-hemisphere-nord-12782/">hémisphère nord</a>hémisphère nord aurait subi un long refroidissement durant près de 2.000 ans, approximativement à partir de l'époque romaine. Ses travaux, présentés dans la revue <a href="http://www.nature.com/nclimate/journal/vaop/ncurrent/full/nclimate1589.html" title="Nature Climate Change : Orbital forcing of tree-ring data" target="_blank">Nature Climate Change</a>, ont tenu compte de la densité du bois à l'intérieur des anneaux de croissance. Par rapport aux précédentes estimations, l'Angleterre aurait pu profiter d'un <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/marques-du-rechauffement-climatique-dans-les-lacs-de-larctique_1948/" title="Marques du réchauffement climatique dans les lacs de l'Arctique" target="_blank">climat plus chaud</a> que prévu en été au début de notre ère, ce qui justifierait le succès de la culture des <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/geologie/d/vins-vignes-vignoble-francais_1342/c3/221/p9/" title="Dossier Les secrets du vin : géologie du vignoble français" target="_blank">vignes</a> au nord de ce territoire par les Romains.</p>
<p>Le climat passé révélé par des carottages de pins</p>
<p>Des <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-carottage-6165/">carottages</a>carottages ont été réalisés par l'équipe de Jan Esper sur 537 pins sylvestres <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/botanique/d/coniferes_774/c3/221/p1/" title="Dossier : Tout savoir sur les conifères" target="_blank">Pinus sylvestris</a> vivants, ou sur des troncs immergés (parfois depuis plus de 1.500 ans), en Finlande et en Suède. La <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/homme/d/le-miracle-des-stradivarius-devrait-beaucoup-au-climat_16152/" title="Le miracle des Stradivarius devrait beaucoup... au climat" target="_blank">densité du bois</a> au sein des cernes a ensuite été mesurée grâce à des techniques radiographiques utilisant les <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-rayon-x-1002/">rayons X</a>rayons X.</p><p>La reconstitution des températures d'été (entre juin et août) a mis en évidence une succession de périodes chaudes (époques romaine et médiévale) et froides (aux VIe et XIVe siècle). Le <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/climatologie/d/les-secrets-de-notre-climat-actuel_837/c3/221/p1/" title="Dossier : Les secrets de notre climat actuel" target="_blank">climat</a> aurait donc davantage varié dans le passé par rapport aux prédictions, établies notamment par Michael Mann de la <a href="http://www.psu.edu/" title="Pennsylvania State University" target="_blank">Pennsylvania State University</a> qui a produit le célèbre graphique de la <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/hockey-stick-reconstruction-des-temperatures-et-controverse-scientifique_9238/" title="Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique" target="_blank">crosse de hockey</a>. Entre les années 21 et 50 après J.-C., la température d'été moyenne de la Scandinavie devait être supérieure de 1,05 °C par rapport à celle mesurée entre 1951 et 1980. Cette différence s'élèverait même à 2 °C si l'on compare l'<a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/homme/d/une-superbe-statue-romaine-en-bronze-decouverte-en-allemagne_20313/" title="Une superbe statue romaine en bronze découverte en Allemagne" target="_blank">époque romaine</a>, la plus chaude au cours de ces deux derniers millénaires, avec les années 1451 à 1480.</p>
<p>L’Homme aurait bien retardé la prochaine glaciation</p>
<p>Une tendance au refroidissement de la planète depuis le début de notre ère avait déjà été soulignée par des chercheurs, essentiellement par Darrell Kaufman, en 2009, qui a analysé l'<a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-air-4452/">air</a>air emprisonné au cours du temps dans les <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/climatologie/d/au-coeur-de-la-glace-le-secret-du-climat_497/c3/221/p1/" title="Dossier : Au coeur de la glace, le secret du climat" target="_blank">glaces de l’Arctique</a>. Selon lui, la température de la <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/structure-terre-terre-4725/">Terre</a>Terre diminuait de 0,21 °C par millénaire depuis 2.000 ans avant que la révolution industrielle ne survienne. Jan Esper a confirmé cette tendance, mais le chiffre qu'il avance est beaucoup plus important : 0,31 °C par millénaire. Ce refroidissement général serait attribué à des modifications du taux d'ensoleillement de l'hémisphère nord (environ -6 W/m² depuis le début de notre ère) et donc à des modifications connues de différents paramètres astronomiques, dits de <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/quand-la-terre-zigzague-la-vie-trinque_9795/" title="Quand la Terre zigzague, la vie trinque" target="_blank">Milankovitch</a>, de notre planète (son <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-obliquite-949/">obliquité</a>obliquité, son <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-excentricite-930/">excentricité</a>excentricité et sa <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/univers-precession-875/">précession</a>précession). Selon l'auteur, les autres facteurs de forçage ne peuvent en effet pas expliquer l'amplitude des variations observées.</p><p>Cette étude conforte également une autre hypothèse. Les <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-emission-389/">émissions</a>émissions de <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-gaz-effet-serre-5381/">gaz à effet de serre</a>gaz à effet de serre d'origine anthropique, massives depuis le début de l'ère industrielle, pourraient avoir interrompu l'arrivée de la prochaine ère glaciaire en mettant fin au refroidissement de la moitié nord de la planète. L'Homme aurait donc bien retardé la <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/rechauffement-lhomme-retarde-la-prochaine-glaciation_35905/" title="Réchauffement : l’Homme retarde la prochaine glaciation" target="_blank">prochaine glaciation</a>. Cette interprétation serait cependant remise en cause par plusieurs scientifiques qui rappellent que les mesures ont été prises à de hautes <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/geographie-latitude-720/">latitudes</a>latitudes et qu'elles ne concernent que les températures estivales. Certaines interprétations auraient pu, selon eux, être exagérées. </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/919/le-racisme-des-francais</guid>
	<pubDate>Tue, 01 Aug 2023 08:03:02 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/919/le-racisme-des-francais</link>
	<title><![CDATA[LE RACISME DES Français]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>La grande majorité des français n'ont pas "peur" des musulmans qui aiment la France, et respectent ses moeurs et ses traditions (sans d'ailleurs oublier ni renier leur culture d'origine). Ils n'ont pas peur des musulmans qui, quand ils sont croyants, pratiquent leur religion tranquillement, en oubliant ce qui évoque  dans le texte coranique et les hadiths le  refus de l'altérité, la  haine des juifs, des chrétiens et des incroyants et  la prédominance de la charia sur les lois de la République.   Ils ont peur des délinquants de la vie quotidienne et des terroristes qui se trouvent être aujourd'hui très majoritairement musulmans. Ils ont peur des musulmans qui veulent les provoquer en leur imposant des façons de vivre en commun qui les choquent et leur donnent le sentiment qu'ils ne sont plus chez eux dans leur pays. Faire croire que les français sont racistes et qu'ils ont la fameuse "peur de l'Autre", c'est commettre une mauvaise action qui a des conséquences graves, car c'est renforcer la victimisation des musulmans  qui est toujours la justification de la violence.</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/918/la-rebellion-de-prigojine-ne-serait-elle-pas-une-psyop-russe%C2%A0</guid>
	<pubDate>Sun, 02 Jul 2023 21:52:35 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/918/la-rebellion-de-prigojine-ne-serait-elle-pas-une-psyop-russe%C2%A0</link>
	<title><![CDATA[La rébellion de Prigojine ne serait-elle pas une psyop russe ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Wayan – Le 26 juin 2023 – Le Saker Francophone</p><p>La grande histoire médiatique de la semaine dernière fut la « rébellion armée conduite par Prigojine » et sa « marche pour la justice sur Moscou ». Une histoire rocambolesque comme les aiment les médias du monde entier. Un rebondissement de plus dans l’histoire médiatique déjà pleine de rebondissements qu’est « l’invasion de l’Ukraine par la Russie ».</p><p>Pendant quelques jours, les spéculations allèrent grand train sur le pourquoi et pour qui de cette rébellion totalement suicidaire pour Prigojine. Un coup de folie mégalomane, sa corruption par l’Occident, une colère noire et incontrôlable contre Shoigu, autant de spéculations auxquelles nous n’aurons pas de réponse.</p><p>Mais dans ce déluge d’hypothèse, une n’a pas été étudiée et pourtant, selon ma logique, elle correspond le mieux aux faits observés, à la dinguerie du scénario et aux intentions des scénaristes : Et si cette soudaine et intempestive « rébellion armée » n’était qu’une psyop menée par le gouvernement russe avec en tête d’affiche le couple d’acteurs Poutine/Prigojine.</p><p>Expliquons maintenant cette hypothèse en commençant par remonter le temps de quelques mois, à la prise de Bhakmut par Wagner, l’armée de mercenaires dirigée par Prigojine. Rappelons-nous qu’à cette époque un mélodrame du même genre, à plus petite échelle, s’était déroulé quand Prigojine avait, par réseaux sociaux interposés, maudit l’armée russe de ne pas lui fournir assez d’armes et de soutien logistique, menaçant de tout laisser tomber. Cette histoire s’était paradoxalement passée au moment même où Wagner était en train de prendre les derniers quartiers résistants de Bhakmut. [Beaucoup <a href="https://www.rt.com/russia/575918-wagner-promised-needed-ammo-prigozhin/">d’articles</a> de <a href="https://www.rt.com/russia/576629-key-donbass-city-captured-wagner/">RT</a> sur cette <a href="https://www.rt.com/russia/578555-ukraine-attempts-retake-artyomovsk-mod/">histoire</a> ont été effacés depuis, mais suivant RT de près a cette époque je m’en souviens bien].</p><p>Pour comprendre ma logique, il faut bien se rappeler de deux choses :</p>
<p>Le but actuel de l’armée russe n’est pas de prendre du terrain en Ukraine mais de « démilitariser le pays », c’est-à-dire d’infliger le maximum de pertes en vie humaines et en matériel. Une fois la « démilitarisation » effectuée, prendre du terrain sera un jeu d’enfant. Cette démilitarisation permettant surtout que ce terrain ne soit plus pris et repris par d’incessantes et douloureuses attaques et contre-attaques. A Bhakmut, Prigojine a lancé ces attaques verbales contre l’armée russe au moment ou les ukrainiens commençait à perdre espoir de tenir la ville et battre en retraite. Voir Wagner en difficulté leur a redonné de l’élan et ils ont donc envoyé quelques centaines d’hommes en plus dans le « hachoir à viande » qu’était Bhakmut. Toujours cela de pris pour les russes.<br />Dès le début de son « Opération Militaire Spéciale », le gouvernement russe a pondu un décret condamnant à la prison quiconque critiquait ou cherchait à déstabiliser l’armée russe. Pourtant, Prigojine a pu le faire publiquement sans subir la moindre répercussion, même pas une frappe sur les doigts. On sait pourtant que Poutine peut être très dur quand il le faut. Cette « faiblesse » de la part du gouvernement russe alors même que Shoigu était publiquement touché est donc extrêmement surprenante. Dans un scénario « vraie vie » Prigojine aurait déjà dû, dès l’épisode Bhakmut, être mis sur la touche, d’une manière ou d’une autre, d’autant plus qu’il n’a rien d’indispensable dans cette « Opération Militaire Spéciale ». Kadirov, le grand chef de l’armée Tchétchène est prêt à le remplacer, comme il l’a déjà proposé moultes fois.</p>
<p>Maintenant revenons à cette « <a href="https://www.dedefensa.org/article/glossairedde-la-tragedie-bouffe">tragédie bouffe</a> » russe du week-end et notons qu’elle se déroule dans un timing identique à celui de Bhakmut. La contre-offensive ukrainienne bat de l’aile et des rumeurs de repli stratégique commencent à poindre malgré l’impérieuse nécessité d’une victoire ukrainienne. C’est-à-dire, pour les russes, un « taux de démilitarisation » passant de 800-1000/jours à quelques dizaines/jours. Voilà qui ne fait pas leur affaire. Il faut donc redonner des ardeurs guerrières à l’armée ukrainienne. Tout combattant sait combien percevoir l’adversaire faiblir va relancer son ardeur à la bagarre. Alors Prigojine qui, à Bhakmut, s’était déjà révélé un aussi bon acteur que Zelensky rentre en scène et déclare que l’armée russe ment, que ses pertes sont totalement sous-évaluées, que la dissension interne va entraîner la défaite de la Russie, que le chef des armées est soit un incapable soit un traitre. Il y va très fort et balance tout à la fois puis, histoire que le scénario soit plus convaincant et marque les esprits, passe à l’action. « <a href="https://twitter.com/nexta_tv/status/1672562335573999617">Envahissement de Rostov sur le Don</a> », « <a href="https://twitter.com/PeelTheFern/status/1672465191261306890">prise du quartier général militaire</a> », « <a href="https://twitter.com/OliLondonTV/status/1672381443895336963">Marche sur Moscou</a> », sans une goutte de sang versée et minutieusement reporté sur Twitter où sa tronche de folle-dingue apparaît sans arrêt, tel un joker fou. En voyant ces scènes, on se dit que le metteur en scène avait visiblement peu de moyens mais le sens du mélodrame. Alors pour donner encore plus de consistance au scénario, Poutine lui-même entre en jeu et fait un discours martial mais sans accuser directement Prigojine ni prononcer son nom une seule fois. Pour un caractère moral comme Poutine, le mensonge a ses limites</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/916/sur-la-dequalification-programmee-le-secret-de-la-soi-disant-%C2%AB%C2%A0societe-de-la-connaissance%C2%A0%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sun, 28 May 2023 11:36:02 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/916/sur-la-dequalification-programmee-le-secret-de-la-soi-disant-%C2%AB%C2%A0societe-de-la-connaissance%C2%A0%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[Sur la déqualification programmée, le secret de la soi-disant « société de la connaissance »]]></title>
	<description><![CDATA[<p><a href="https://la-sociale.online/">Accueil</a> &gt; <a href="https://la-sociale.online/spip.php?rubrique31">Dossiers</a> &gt; <a href="https://la-sociale.online/spip.php?rubrique5">Lutte des classes</a> &gt; Sur la déqualification programmée, le secret de la soi-disant « société de la (...)</p><p>Sur la déqualification programmée, le secret de la soi-disant « société de la connaissance » — par Carlos Javier Blanco Martín, docteur en philosophie</p><p>La véritable cause du discrédit croissant du marxisme ne vient pas, comme on l’insinue si souvent, de la chute du mur de Berlin. Un événement ne « réfute » pas une vision du monde, car les visions du monde sont irréfutables en elles-mêmes. Si la pléthore de marxismes actuels (ou survivants, si l’on remonte au moins à 1989) échouent dans leur analyse de la réalité sociale, ce n’est pas exclusivement en raison de leur impuissance, de leur incapacité à transformer la société ou de leur utilité discutable en tant qu’arme prétendument anticapitaliste. Le prétendu échec cache la fonctionnalité du marxisme, sa nature intégrée dans le capitalisme lui-même. Le marxisme est devenu, dans ses différents courants, et contrairement aux intentions de son fondateur, une apologie du capitalisme et une idéologie de couverture de celui-ci.</p><p>Le marxisme est devenu un système de consentement. Il est, après la chute de l’URSS et le déclin progressif de la population ouvrière en Occident, et de plus en plus, un système créant des moyens de canaliser le mécontentement, une couverture des réalités économiques aliénantes et une source inépuisable de discours « politiquement corrects ». Ce n’est pas que le marxisme soit inefficace en tant qu’anticapitaliste, mais qu’il existe (dans la mesure où il existe encore) en tant qu’idéologie capitaliste.</p><p>On peut le constater dans le domaine de l’éducation. Il est clair que les pays occidentaux ont régressé en termes d’enseignement de qualité, fondé sur le respect de l’autorité et de la profession d’enseignant, sur l’exigence et la rigueur. Nous avons remplacé la science et la haute culture par des idéologies de genre et des absurdités pédagogiques du type « apprendre à apprendre ». Comme dans le pire cauchemar de Ray Bradbury, nous voyons les livres brûlés et remplacés par des tablettes et des ordinateurs portables électroniques, où les enfants sont abrutis par des jeux et des passe-temps disponibles sur Internet, et où le dur travail d’explication et d’étude est remplacé par des « tutoriels » et un enseignement virtuel. Peu d’auteurs s’inspirent du marxisme pour lier la dégradation programmée de l’éducation à l’attaque des classes populaires et à la déqualification du travail. Entre l’immigration de masse (qui ressemble à une invasion planifiée) et la déqualification délibérée des masses populaires, les objectifs du capitalisme mondialisé sont en passe d’être atteints dans une grande partie de l’Occident. Face à ces phénomènes, la gauche post-marxiste ne fait que les accompagner pour accélérer le processus, pas pour l’arrêter.</p><p>Le processus de déqualification planifiée a déjà été décrit il y a des années par Braverman. Vicky Smith a dit de Braverman : « … la déqualification dans les centres de production était basée sur la croissance de tout un appareil de travailleurs au service des patrons (ingénieurs, scientifiques, managers, responsables du personnel, psychologues industriels)… ». Toute cette couche séparée du Capital, salariée elle aussi, ne signifiait pas une « société du savoir », mais un aspirateur usurpant le savoir des travailleurs, se consacrant, comme dit V. Smith, à étudier « en quoi consistait le travail des travailleurs (ouvriers et employés) et quels étaient les meilleurs moyens de s’approprier leur savoir et de réduire les chances de le conserver » [Vicky Smith, « Braverman’s Legacy. The labour process tradition 20 years on’, Sociology of Work, 26, hiver 1995-1996].</p><p>La déqualification planifiée du peuple a été pratiquée par l’usurpation du savoir populaire. Il s’agit d’une autre façon de voler au peuple ce qui lui appartient. Le processus a déjà commencé il y a des siècles dans les zones rurales, une aliénation cognitive de la paysannerie pour la remplacer existentiellement et ouvrir la voie à la grande agro-industrie et au travail semi-esclavagiste des saisonniers étrangers. Au XXe siècle, il en a été de même pour les métiers industriels. L’école est devenue un simple instrument de conformisme de masse et non un ascenseur social. En Espagne, l’école a encore fonctionné comme un ascenseur social très efficace au service de la création d’une classe moyenne pendant la seconde moitié du franquisme et au début de ce qu’on appelle la Transition. Mais la LOGSE (1991) a inauguré la période d’ingénierie sociale et de déqualification programmée de la population, aujourd’hui intensifiée par la « Ley Celaá ». Le parcage des enfants qui n’apprennent rien et dont le corps présent est simplement inventorié par l’État, qui impose la « scolarité obligatoire » et la déprogrammation mentale, est l’exigence fondamentale d’une nouvelle classe ouvrière à l’esprit vide, ignorant ses traditions de lutte et de savoir-faire, ainsi que la fabrique d’un important reste de « ni-nis » (qui n’étudient ni ne travaillent) et d’autres éléments de la classe parasitaire (immigrés vivant de l’aide publique, chômeurs professionnels, classe politique) qui doivent être gérés bureaucratiquement. La bureaucratie scolaire doit être le préambule et le tremplin nécessaire à la bureaucratie du travail :</p><p>« ...Le contrôle technique comme méthode unique a donc été remplacé par le contrôle bureaucratique, instrument moins visible, plus individualisé et apparemment impersonnel de régulation de l’activité des travailleurs » (ibidem, p. 8).</p><p>Selon cette approche, en somme, les entreprises usurpent non seulement la plus-value mais aussi le savoir des travailleurs dans toutes les branches des métiers les plus divers. Une fois « évacués » du savoir, les travailleurs deviennent des êtres non qualifiés, hautement interchangeables, objets de délocalisations successives [H. Braverman : Labor and Monopoly Capital : The Degradation of Work in the Twentieth Century]. La substitution ethnique et la grande mobilité transfrontalière sont possibles et nécessaires dans cette ère de déqualification programmée. En tant que sujets d’un contrôle émotionnel plutôt que technique, les travailleurs doivent manipuler eux-mêmes leur perception d’eux-mêmes, avec l’aide de toute une armée de coachs, de psychologues d’entreprise, de gestionnaires d’émotions et de divers « fonctionnaires de l’intériorité » personnels.</p><p>Alors que les entreprises légales se bureaucratisent et se confondent avec le reste des services de l’administration étatique, y compris et surtout l’école, le système capitaliste ne cesse de ségréguer de vastes poches de l’économie souterraine.</p><p>En analysant le phénomène dans une perspective historico-génétique, on constate que ces poches et couches d’informalité productive sont toujours consubstantielles au mode de production capitaliste lui-même. Il n’y a pas de capitalisme « sauvage » sans tout un cadre législatif et sans une alliance de classes dirigeantes précapitalistes qui réalisent ce que Marx appelait « l’Accumulation Primitive ». Créer de nouvelles zones de capitalisme, c’est générer de vastes zones d’informalité productive.</p><p>L’accumulation primitive est, à proprement parler, l’ensemble des actes violents et prédateurs, des conquêtes, des génocides, des déplacements forcés de peuples entiers, etc. qui conduisent du régime de production traditionnel à un autre régime, radicalement différent, plus intensément capitaliste. Si dans les régions les plus rurales des îles britanniques, aux XVIIe et XVIIIe siècles, les paysans ont été chassés de leurs fermes à la pointe des baïonnettes, les incendies de villages et les enclosures de terres, toujours sur ordre de l’oligarchie siégeant au Parlement, aujourd’hui, les délocalisations et l’invasion migratoire massive, ainsi que l’imposition de la « numérisation », ne sont rien d’autre qu’une nouvelle « Acquisition », ne sont rien d’autre qu’une nouvelle « accumulation primitive » (un « reset » du système, comme on dit aujourd’hui dans le nouveau jargon informatique) pour dépouiller des masses énormes de la population européenne de souche de leurs emplois traditionnels et stables, en les forçant à devenir une nouvelle force de travail à vendre, et ce à un prix dérisoire.</p><p>Selon cette explication, il n’y a pas eu d’Accumulation Primitive ponctuelle et transcendante, avec des effets qui s’étendent jusqu’à aujourd’hui à toute la planète et à tous les peuples, à partir d’une sorte de péché originel. L’accumulation primitive (c’est-à-dire la violence extra-économique ayant le pouvoir causal de modifier le régime de production) est récurrente dans l’histoire de l’humanité. Elle s’est produite dans le processus colonialiste des empires prédateurs et s’est reproduite dans l’impérialisme, la « phase supérieure du capitalisme ».<br />
Mais aujourd’hui, nous sommes confrontés à ce que l’on appelle la « mondialisation », qui est la dernière et la plus haute phase du capitalisme, où les empires financiers sont transfrontaliers et dénationalisés. Dans cette phase ultra-capitaliste, tout est déterritorialisé, le capital, le travail, avec pour conséquence la création d’économies informelles. La précarisation croissante de la population, l’extinction des métiers et des services personnalisés dans la « société de la connaissance », c’est-à-dire l’ère du télétravail précaire, du faux travail indépendant et le démantèlement de l’État providence par la virtualisation et la numérisation, obligent une grande partie des classes moyennes et inférieures à dépendre des réseaux sociaux immédiats et de la prestation réciproque de services (« botched jobs », « B-money », « hustling »). Cette économie souterraine et informelle est complétée par des activités criminelles pures et simples, contre lesquelles l’État n’est confronté que de manière propagandiste (raids occasionnels à fort impact médiatique) mais sans grande conviction. Il convient de rappeler que l’Espagne est l’un des plus grands bordels d’Europe et l’un des principaux points chauds du trafic de drogue.<br />
Les formations populistes de gauche (en Espagne : Unidas-Podemos, PSOE) ne comptent plus sur les votes d’une classe ouvrière d’usine. La classe ouvrière est, comme la classe moyenne, une classe de plus en plus maigre, précaire et étouffée par les impôts. Les dirigeants et analystes de gauche, bien que très myopes, savent qu’ils doivent chercher dans le vote de plus en plus apathique des fonctionnaires privilégiés du Système, d’une part, et d’une très grande masse réfractaire au travail, essentiellement improductive ou seulement occasionnellement productive, d’autre part. L’armée de « chiffonniers » qui peut grossir les rangs d’une gauche populiste radicalisée, dont United-Podemos a tenté d’assumer le leadership, est une armée qui manque de cohésion et dont les émeutes de rue ne peuvent avoir d’efficacité politique que dans des moments de crise institutionnelle grave.<br />
Or, c’est précisément le moment que traverse l’Espagne. Le « magicien » de la Transition, le Bourbon émérite, s’est enfui et s’est révélé être un vulgaire voyou, comparable aux cheikhs et aux sultans mahométans auprès desquels il se réfugie, mais pas aux hommes d’État de l’Occident (qui, cependant, ne valent guère mieux d’un point de vue moral). Le roi actuel a les mains liées devant un gouvernement au profil oclocratique qui, tout en prétendant être de gauche, est, comme toujours, le plus grand ennemi de la véritable classe ouvrière. Le gouvernement oclocratique de Sánchez et Iglesias est, d’un point de vue mathématique, le vortex ou le puits d’attraction qui capte les votes et les revendications de tous les détritus sociaux (un « attracteur »). Un condensé hétéroclite de squatters, d’immigrés opportunistes, de subventions clientélistes, de féministes entretenues, etc. soutiendra des formations prétendument populistes qui, en réalité, ne feront que consolider les fondations du nouveau système conçu pour l’Espagne depuis l’extérieur. Un système dans lequel la robotique et la numérisation, parmi de nombreuses autres innovations technologiques, ne feront que jeter les employés à la rue et nécessiteront d’importantes couches improductives, mais qui sera fermement attaché à l’industrie du divertissement. D’une part, l’industrie du divertissement tire sa valeur ajoutée de la partie consommatrice de la société qui peut encore la payer directement, mais d’autre part, en tant que partenaire des États, des organisations mondiales et des fonds d’investissement transnationaux, l’industrie du divertissement et de l’électronique est une industrie qui gère (capture, traite et vend les données des masses improductives mais néanmoins consuméristes) et qui est donc dotée d’un pouvoir énorme. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et autres entreprises de la « société de la connaissance » fonctionnent donc comme des aspirateurs ou des ventouses qui absorbent les connaissances de la société et deviennent ainsi les gestionnaires d’un monde de plus en plus lobotomisé, vidé de son contenu.<br />
Le système capitaliste mondial, dans sa phase actuelle, doit être défini non seulement par sa nature de producteur de plus-value par l’exploitation de la force de travail, mais aussi par sa fonction d’usurpateur ou de suceur de connaissances. En ce sens, la méthode marxienne était initialement d’une grande puissance analytique, car chez le philosophe de Trèves (qui ne connaissait pas cette « société du savoir »), il y a déjà une étude des deux processus dans leur imbrication dialectique, dans les limites de son époque.</p><p>Eugenio del Río [La Sombra de Marx. Estudio Crítico sobre la fundación del marxismo (1877-1900), Talassa, Madrid, 1993], a critiqué la « faiblesse » de la méthode matérialiste historique. Il qualifie le matérialisme historique de « rationalisme analogique transhistorique » (p. 200). Certes, à partir de « processus locaux et conditionnés », Marx obtient par extrapolation des « propositions globales et inconditionnées ». Mais qu’est-ce que la philosophie de l’histoire, sinon ? On trouve quelque chose de similaire dans Le déclin de l’Occident de Spengler : un gigantesque processus analogique dans lequel les processus par lesquels les civilisations ou, en leur sein, les visions du monde et les régimes de production sont créés et détruits sont comparés, et des déductions inutiles sont tirées sur le présent et le devenir. La crise radicale d’une civilisation ou d’un mode de production (crise de l’Empire romain, crise du féodalisme, crise actuelle du mondialisme…) n’est pas simplement une « contradiction » entre les superstructures et les bases économiques de la société, mais un « fait ». C’est le factum de toute civilisation, un fait brutal et écrasant qui n’apporte que des leçons lorsqu’il s’est produit. G. Sorel (cité par E. del Río, p. 200) disait : « L’histoire est toute dans le passé, il n’y a pas moyen de la transformer en une combinaison logique qui nous permettrait de prévoir l’avenir ». Certes, l’histoire n’est pas prédictive, et nous sommes d’accord sur ce point. Mais l’histoire est enseignante : par analogie, nous pouvons voir que la création artificielle actuelle de la « foule » (oclocratie) est un processus qui suit des modèles analogues à ce qui s’est passé à la fin de certains régimes passés en cours de dissolution. La République romaine, embourbée dans le marasme oclocratique, a été vaincue ou sauvée par le césarisme (David Engels), peut-être de manière analogue à la façon dont l’Union européenne corrompue et nihiliste d’aujourd’hui sera vaincue et sauvée par un futur néo-césarisme dans lequel la loi et l’ordre seront concentrés dans quelques mains de fer et où les masses de voyous errant dans les rues seront violemment maîtrisées, tandis que les ajustements nécessaires seront faits pour régénérer une nouvelle classe mésocratique qui soutiendra par le tribut, le savoir et les services d’administration et de milice le nouvel empire du XXIe siècle, le tout plongé dans une nouvelle ère spirituelle…</p><p>On ne peut reprocher à Marx ce qui, génériquement, caractérise tout philosophe de l’histoire digne de ce nom : faire des extrapolations et des analogies, car telle est la tâche d’une telle discipline philosophique. Marx devra cependant être interrogé de manière critique sur ses « -ismes » non motivés, typiques de son époque, c’est-à-dire des infections idéologiques de la pensée libérale et positiviste (fils, à son tour, du rationalisme étroit et des lumières des radicaux de l’époque). Les sornettes écrites par les marxistes sur un « athéisme militant », sur un « matérialisme dialectique » et des « lois générales de la dialectique » communes à la nature et à l’histoire… devraient être commodément rasées, envoyées à la poubelle de l’histoire des idéologies. D’autre part, la critique impitoyable du capitalisme sur la base de catégories analytiques (la marchandise) qui, dans leur déroulement dialectique, manifestent les coulisses de la production (l’exploitation de la force de travail) est l’une des réalisations permanentes de la théorie communautaire.</p><p>Les maîtres contemporains d’une interprétation non marxiste de Marx, c’est-à-dire d’un Marx lu comme un penseur communautaire qui défend la personne, dans son insertion dans la famille et dans la polis, en tant qu’être rationnel et libre, sont Costanzo Preve et Diego Fusaro. Ce Marx, successeur d’Aristote, de Thomas d’Aquin et de Hegel, est le Marx philosophe, et non l’économiste déterministe ou le socialiste pamphlétaire : c’est le Marx de l’émancipation communautaire de la personne en tant qu’être social (animal politique) et non l’homme en uniforme bolchevique qui s’aliène au sein d’une armée de révolutionnaires visionnaires.<br />
_</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/915/un-rapport-chinois-devoile-les-stratagemes-de-la-cia-pour-organiser-des-revolutions-de-couleur-dans-le-monde-entier</guid>
	<pubDate>Fri, 19 May 2023 11:19:03 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/915/un-rapport-chinois-devoile-les-stratagemes-de-la-cia-pour-organiser-des-revolutions-de-couleur-dans-le-monde-entier</link>
	<title><![CDATA[Un rapport chinois dévoile les stratagèmes de la CIA pour organiser des révolutions de couleur dans le monde entier]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Yuan Hong – Le 4 mai 2023 – Source <a href="https://www.globaltimes.cn/page/202305/1290090.shtml">Global Times</a></p><p>Depuis longtemps, la Central Intelligence Agency (CIA) américaine prépare des “évolutions pacifiques” et des “révolutions colorées”, ainsi que des activités d’espionnage dans le monde entier. Les détails de ces opérations ont toujours été obscurs, mais un nouveau rapport publié jeudi par le Centre national chinois de réponse d’urgence aux virus informatiques et la société chinoise de cybersécurité 360 a dévoilé les principaux moyens techniques utilisés par la CIA pour organiser et promouvoir l’agitation dans le monde.</p><p>Selon ce rapport, depuis le début du 21e siècle, le développement rapide de l’internet a offert de “nouvelles opportunités” aux activités d’infiltration de la CIA dans d’autres pays et régions. Toute institution ou tout individu, où qu’il se trouve dans le monde, qui utilise des équipements numériques ou des logiciels américains peut être transformé en “agent fantoche” de la CIA.</p><p>Depuis des décennies, la CIA a renversé ou tenté de renverser au moins 50 gouvernements légitimes à l’étranger (la CIA n’a reconnu que sept de ces cas), provoquant des troubles dans les pays concernés. Qu’il s’agisse de la “révolution du Maidan” en Ukraine en 2014, de la “révolution des tournesols” dans l’île de Taïwan en Chine, de la “révolution du safran” au Myanmar en 2007, de la “révolution verte” en Iran en 2009 ou d’autres tentatives de “révolutions des couleurs“, les agences de renseignement américaines sont derrière tout cela, d’après le rapport.</p><p>La position dominante des États-Unis dans les technologies de télécommunication a offert à la communauté du renseignement américain des possibilités sans précédent de lancer des “révolutions de couleur” à l’étranger. Le rapport publié par le National Computer Virus Emergency Response Center et 360 révèle cinq méthodes couramment utilisées par la CIA.</p><p>La première consiste à fournir des services de communication en réseau cryptés. Afin d’aider les manifestants de certains pays du Moyen-Orient à rester en contact et à éviter d’être suivis et arrêtés, une société américaine, qui aurait des antécédents militaires aux États-Unis, a mis au point la technologie TOR, qui permet d’accéder furtivement à l’internet – la technologie Onion Router.</p><p>Les serveurs cryptent toutes les informations qui y transitent afin d’aider certains utilisateurs à naviguer sur le web de manière anonyme. Après le lancement du projet par des entreprises américaines, il a été immédiatement fourni gratuitement à des éléments antigouvernementaux en Iran, en Tunisie, en Égypte et dans d’autres pays et régions, afin que ces “jeunes dissidents qui veulent ébranler le pouvoir de leur propre gouvernement” puissent échapper à la surveillance de ce dernier, selon le rapport.</p><p>La deuxième méthode consiste à fournir des services de communication hors ligne. Par exemple, afin de s’assurer que le personnel antigouvernemental en Tunisie, en Égypte et dans d’autres pays puisse rester en contact avec le monde extérieur lorsque l’internet est déconnecté, Google et Twitter ont rapidement lancé un service spécial appelé “Speak2Tweet“, qui permet aux utilisateurs de composer et d’envoyer gratuitement des notes vocales.</p><p>Ces messages sont automatiquement convertis en tweets, puis téléchargés sur l’internet et diffusés publiquement via Twitter et d’autres plateformes afin de compléter le “compte rendu en temps réel” de l’événement sur place, selon le rapport.</p><p>La troisième méthode consiste à fournir des outils de commandement sur place pour les rassemblements et les défilés, basés sur l’internet et les communications sans fil. Le rapport indique que la société américaine RAND a passé plusieurs années à développer une technologie non traditionnelle de changement de régime appelée “swarming“. Cet outil est utilisé pour aider un grand nombre de jeunes gens connectés via l’internet à rejoindre le mouvement de protestation mobile “d’un coup d’un seul“, ce qui améliore considérablement l’efficacité du commandement sur place de l’événement.</p><p>Le quatrième est un logiciel américain appelé “Riot“. Ce logiciel prend en charge un réseau à large bande indépendant à 100 %, fournit un réseau WiFi variable, ne dépend d’aucune méthode d’accès physique traditionnelle, n’a pas besoin de téléphone, de câble ou de connexion par satellite, et peut facilement échapper à toute forme de surveillance gouvernementale.</p><p>Le dernier est le système d’information “anti-censure“. Le département d’État américain considère la recherche et le développement de ce système comme une tâche importante et a injecté plus de 30 millions de dollars dans le projet.</p><p>Une grande vigilance s’impose</p><p>Par ailleurs, le National Computer Virus Emergency Response Center et la société 360 ont repéré des programmes chevaux de Troie ou des plug-ins liés à la CIA dans les récentes cyberattaques visant la Chine. Les autorités chargées de la sécurité publique ont enquêté sur ces cas, a appris le Global Times.</p><p>Outre les cinq méthodes utilisées par la CIA pour provoquer des troubles dans le monde entier, le National Computer Virus Emergency Response Center et la société 360 ont également identifié, grâce à une analyse technique plus poussée, neuf autres méthodes utilisées par la CIA comme “armes” pour lancer des cyberattaques, notamment la livraison de modules d’attaque, le contrôle à distance, la collecte et le vol d’informations, ainsi que des outils open-source de tiers.</p><p>Le centre de réponse et la société 360 ont également repéré un outil de vol d’informations utilisé par la CIA, qui est également l’une des 48 cyberarmes exposées dans le document confidentiel de l’Agence nationale de sécurité des États-Unis.</p><p>La découverte de ces outils de vol d’informations montre que la CIA et l’Agence nationale de sécurité américaine attaquent conjointement la même victime, partagent des armes de cyberattaque ou fournissent un soutien technique ou humain, selon le rapport.</p><p>Ces nouvelles découvertes offrent également de nouvelles preuves importantes pour retracer l’identité des attaquants de l’APT-C-39. En 2020, la société 360 a découvert de manière indépendante une organisation APT qui n’avait jamais été exposée au monde extérieur, et l’a baptisée APT-C-39. L’organisation cible spécifiquement la Chine et ses pays amis pour mener des activités de cyberattaque et de vol, et ses victimes sont réparties dans le monde entier.</p><p>Le rapport note également que le danger des armes d’attaque de la CIA peut être perçu à partir d’outils open-source de tiers, car elle utilise souvent ces outils pour mener des cyberattaques.</p><p>L’attaque initiale des opérations de cyberattaque de la CIA est généralement menée contre l’équipement de réseau ou le serveur de la victime. Après avoir obtenu l’accès à la cible, elle explore la topologie du réseau de l’organisation cible et se déplace vers d’autres dispositifs du réseau interne pour voler des informations et des données plus sensibles.</p><p>L’ordinateur cible contrôlé est surveillé en temps réel pendant 24 heures et toutes les informations sont enregistrées. Dès qu’un périphérique USB est connecté, les fichiers privés qu’il contient sont surveillés et automatiquement volés. Lorsque les conditions le permettent, la caméra, le microphone et le dispositif de positionnement GPS du terminal de l’utilisateur sont contrôlés à distance et accessibles, selon le rapport.</p><p>Ces cyberarmes de la CIA utilisent des spécifications techniques d’espionnage standardisées, et diverses méthodes d’attaque se font écho et s’imbriquent les unes dans les autres. Elles couvrent désormais la quasi-totalité des actifs Internet dans le monde, et peuvent contrôler les réseaux d’autres pays à tout moment et en tout lieu afin de voler des données importantes et sensibles à d’autres pays.</p><p>La cyber-hégémonie américaine est évidente, note le rapport.</p><p>Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a déclaré jeudi que les activités de renseignement et d’espionnage des États-Unis et les cyberattaques contre d’autres pays méritent une grande vigilance de la part de la communauté internationale.</p><p>Les États-Unis doivent prendre au sérieux les préoccupations de la communauté internationale, y répondre et cesser d’utiliser des cyberarmes pour mener des activités d’espionnage et des cyberattaques dans le monde entier, a déclaré M. Mao.</p><p>En réponse aux cyberattaques hautement systématiques, intelligentes et dissimulées lancées par la CIA contre la Chine, il est important que les agences gouvernementales nationales, les institutions de recherche scientifique, les entreprises industrielles et les organisations commerciales les découvrent rapidement et y remédient dès qu’elles les découvrent, indique le rapport.</p><p>Le rapport suggère qu’afin de faire face efficacement aux menaces imminentes sur les réseaux et dans le monde réel, tout en adoptant des équipements localisés et autocontrôlables, la Chine devrait organiser une auto-inspection contre les attaques APT dès que possible, et mettre progressivement en place un système de défense à long terme pour parvenir à une prévention et un contrôle systématiques complets contre les attaques avancées.</p><p>Yuan Hong</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/914/la-cupidite-va-t-elle-entrainer-la-fin-du-capitalisme%C2%A0-la-societe-generale-se-pose-la-question</guid>
	<pubDate>Mon, 01 May 2023 14:03:47 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/914/la-cupidite-va-t-elle-entrainer-la-fin-du-capitalisme%C2%A0-la-societe-generale-se-pose-la-question</link>
	<title><![CDATA[La cupidité va-t-elle entraîner la fin du capitalisme ? La Société Générale se pose la question]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Will Daniel – Le 6 avril 2023 –  Source <a href="https://fortune.com/2023/04/05/end-of-capitalism-inflation-greedflation-societe-generale-corporate-profits/">Fortune</a></p><p>GREEDFLATION. L’arnaque sur les prix signifie : des prix élevés pour vous et des bénéfices records pour les grandes entreprises</p><p>Lorsque les coûts augmentent, les bénéfices augmentent aussi ??? Ce n’est pas ainsi que le capitalisme est censé fonctionner, mais c’est pourtant la <a href="https://fortune.com/2022/06/26/greedflation-is-price-gouging-helping-fuel-high-inflation-there-are-much-more-plausible-candidates-for-whats-going-on/">tendance récente</a>. Depuis plus d’un an, les consommateurs et les entreprises, tant aux États-Unis que dans le reste du monde, sont confrontés à une inflation tenace. Mais cette flambée des coûts n’a pas empêché les entreprises d’engranger des <a href="https://fortune.com/2022/08/25/us-corporate-profit-margins-second-quarter-widest-since-1950/">bénéfices records</a>. L’an dernier, les entreprises figurant dans <a href="https://fortune.com/fortune500/">le classement</a> Fortune 500 ont <a href="https://fortune.com/2022/05/24/fortune-500-most-profitable-companies-apple-berkshire-amazon-google-microsoft/">généré</a> à elles seules un bénéfice record de 1 800 milliards de dollars pour un chiffre d’affaires de 16 100 milliards de dollars. Des voix situées à gauche de l’échiquier politique ont tiré la sonnette d’alarme à ce sujet – pensez à <a href="https://fortune.com/2022/02/22/bernie-sanders-mcdonalds-starbucks-amazon-inflation-price-hikes-corporate-greed/">Bernie Sanders</a> au Congrès ou à la récente <a href="https://www.youtube.com/watch?v=tU3rGFyN5uQ">mise à l’épreuve</a> de l’ancien secrétaire au Trésor, Larry Summers, par Jon Stewart. Mais un économiste travaillant pour l’une des plus anciennes et des plus grandes banques d’investissement du monde chante lui aussi le même refrain.</p><p>Albert Edwards, stratège mondial à la Société Générale, une banque vieille de 159 ans, vient de publier une note cinglante sur le phénomène que l’on appelle désormais la « <a href="https://fortune.com/2022/02/19/inflation-profits-prices-companies-pandemic/">Greedflation</a> » [Néologisme signifiant « inflation due à la cupidité »]. Les entreprises, en particulier dans les économies développées comme les États-Unis et le Royaume-Uni, ont utilisé la hausse des coûts des matières premières dans le contexte de la pandémie et de la guerre en Ukraine comme une « excuse » pour augmenter les prix et accroître les marges bénéficiaires pour atteindre de nouveaux sommets, a-t-il déclaré. Et la banque d’investissement française n’est pas seulement ancienne : Elle fait partie des banques considérées comme « <a href="https://www.fsb.org/wp-content/uploads/P211122.pdf">d’importance systémique</a> » par le Conseil de stabilité financière, l’organe international du G20 chargé de protéger le système financier mondial.</p><p>Edwards écrit, dans l’édition de mardi de son Global Strategy Weekly, qu’après quatre décennies de travail dans la finance, il n’a jamais rien vu de tel que les niveaux « sans précédent » et « étonnants » de « Greedflation » des entreprises au cours de ce cycle économique. À cet égard, <a href="https://www.kansascityfed.org/Economic%20Review/documents/9329/EconomicReviewV108N1GloverMustredelRiovonEndeBecker.pdf">une étude</a> réalisée en janvier par la Banque fédérale de Kansas City a révélé que la « croissance des marges« , c’est-à-dire l’augmentation du rapport entre le prix facturé par une entreprise et son coût de production, fut un facteur d’inflation bien plus important en 2021 qu’il ne l’a jamais été tout au long de l’histoire de l’économie.</p><p>En règle générale, l’augmentation des prix des matières premières et des coûts de main-d’œuvre réduit les marges des entreprises, en particulier en cas de ralentissement de l’économie. Toutefois, Edwards a attiré l’attention sur les données <a href="https://www.bea.gov/news/2023/gross-domestic-product-fourth-quarter-and-year-2022-third-estimate-gdp-industry-and">publiées</a> la semaine dernière par le Bureau of Economic Analysis (BEA), qui montrent que les marges bénéficiaires sont restées proches d’un niveau record par rapport aux coûts au quatrième trimestre. Le stratège a déclaré qu’il pensait que les marges auraient « fortement baissé » à la fin de l’année dernière en raison du ralentissement de l’économie, mais qu’il s’était trompé.</p><p>Edwards a ajouté qu’il craignait que les « marges bénéficiaires supérieures » des entreprises aux États-Unis et à l’étranger ne finissent par « déclencher des troubles sociaux » si les consommateurs continuent à lutter contre l’inflation.</p><p>« La fin de la Greedflation doit impérativement arriver. Sinon, nous pourrions assister à la fin du capitalisme« , a-t-il averti. « Il s’agit d’un problème majeur pour les décideurs politiques, qui ne peut plus être ignoré. »</p><p>La note d’Edwards pourrait être importante, car elle permettrait de faire passer dans le courant dominant un point de vue qui, jusqu’à présent, a vécu dans la frange progressiste. Par exemple, un débat sur la Greedflation a éclaté le mois dernier, lors de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=tU3rGFyN5uQ">l’interview</a> de Larry Summers par Jon Stewart, ancien animateur du Daily Show, dans le cadre de sa nouvelle émission sur <a href="https://fortune.com/company/apple/">Apple TV</a>, The Problem. Alors que Stewart et Summers se demandaient si la Fed avait raison de pousser à la baisse les salaires en augmentant les taux d’intérêt dans le cadre de sa lutte contre l’inflation, Stewart a changé d’avis : « Pourquoi ne nous attaquons-nous pas aux bénéfices des entreprises de quelque manière que ce soit ? Parce qu’on estime qu’ils représentent 30 % ou 40 % de l’inflation ? »</p><p>Summers s’est empressé de répondre qu’il ne pensait pas que « l’idée que tout d’un coup les entreprises soient devenues gourmandes soit défendable« . Edwards semble penser que c’est en fait tout à fait défendable.</p><p>Edwards a proposé une solution controversée pour remédier à la montée de la « Greedflation« , qui, selon lui, reflète un « affaiblissement de la confiance » dans le système capitaliste lui-même. Dans une tournure autrefois impensable pour « ceux d’entre nous qui ont vécu l’échec des politiques de prix et de revenus des années 1970« , Edwards a déclaré qu’il existait un outil pour ce type de problème, et qu’il datait de cette même décennie : le contrôle des prix.</p><p>Le contrôle des prix, c’est-à-dire le fait pour un gouvernement de fixer les prix que les entreprises sont autorisées à facturer aux consommateurs, a été <a href="https://www.aier.org/article/4000-years-of-failed-price-controls/">accusé</a> de tous les maux, depuis la chute du premier empire babylonien en 1595 avant J.-C. jusqu’aux longues files d’attente à la pompe des administrations Nixon et Carter dans les années soixante-dix. L’une des histoires les plus courantes sur la folie supposée du contrôle des prix nous vient de l’empereur romain Dioclétien, qui a <a href="https://www.cambridge.org/core/journals/canadian-journal-of-economics-and-political-science-revue-canadienne-de-economiques-et-science-politique/article/abs/edict-of-diocletian-a-study-of-price-fixing-in-the-roman-empire/47837AFC17442503E6E90ED30FAD9D98">promulgué</a> un « édit sur les prix maximums » pour la main-d’œuvre, les produits de base, etc. afin de lutter contre l’inflation galopante en 301 après J.-C.. Mais l’édit, qui prévoyait la peine de mort pour quiconque l’enfreignait, s’est finalement retourné contre lui, créant une pénurie de biens et une dépendance à l’égard du blé de l’État, ce qui a conduit à son abrogation.</p><p>Edwards note que nombre de ses collègues sont « moins favorables à l’utilisation du contrôle des prix » en raison de cette histoire, mais il affirme que son utilisation peut être justifiée parce que « quelque chose semble s’être brisé avec le capitalisme« .</p><p>Le stratège fait référence à <a href="https://scholarworks.umass.edu/econ_workingpaper/343/">un article</a> rédigé par Isabella Weber et Evan Wasner, économistes à l’université du Massachusetts à Amherst, intitulé « l’inflation des vendeurs, profits et conflit« . Il en ressort que les entreprises ont pratiqué des prix abusifs pendant la pandémie et que des contrôles temporaires des prix pourraient être le seul moyen de prévenir les « spirales inflationnistes » qui pourraient résulter de ces prix abusifs. « Si l’on examine leurs conclusions sur la manière de faire face à la Greedflation, le contrôle des prix semble apparaître comme une méthode de contrôle privilégiée« , a déclaré M. Edwards.</p><p>Will Daniel</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

</channel>
</rss>