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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sat, 27 Jan 2024 12:58:55 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le nouveau monde versus le monde réel !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Force est de reconnaître que, sur la forme, Gabriel Attal est assez bluffant : très à l'aise dans ses interventions, ayant manifestement potassé ses dossiers, décontracté et affable avec ses interlocuteurs. D'aucuns ont ricané de voir ses fiches posées sur une botte de foin. Soit. Mais un pupitre aurait été encore plus ridicule.</p>

<p>Sur le fond, c'est une autre affaire. Il était prévisible que sa panoplie de mesures d'urgence ne suffirait pas à éteindre la colère des agriculteurs. On pouvait aussi s'attendre à voir le leader du mouvement, Jérôme Bayle, cloué au pilori par une partie des protestataires lui reprochant sa trop grande connivence avec le Premier ministre. La médiatisation attise toujours les jalousies.</p>

<p>Le nœud du problème est qu'une large partie de la population ne fait plus confiance aux beaux parleurs de la politique, qui ont trop souvent trahi leurs promesses, et ne supporte plus l'arrogance qui caractérise trop souvent la Macronie depuis sept ans. On nous avait vendu l'idée d'un Nouveau Monde débarrassé des lourdeurs administratives et des mentalités poussiéreuses ; nous avons récolté une technocratie encore plus kafkaïenne et bornée qu'autrefois.</p>

<p>Les agriculteurs envisagent désormais de bloquer Paris. Sans doute est-ce la seule solution pour obtenir gain de cause.</p>

<p>Souhaitons qu'ils ne dégradent pas l'espace public et ne se livrent pas à des actions qui pourraient entacher le soutien massif de l'opinion dont ils bénéficient.</p>

<p>Toutefois, si jamais ils se retrouvaient dans l'obligation de se délester de quelques kilos de lisier, je connais un endroit idéal, spacieux, grouillant d'écolos du dimanche qui rêvent de transformer la capitale en forêt géante, situé place de l'Hôtel de Ville.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 30 Dec 2023 17:56:49 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Jacques Delors, fossoyeur de la gauche française et chef d&#039;orchestre d’une Europe allemande et libérale.]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Par Hadrien Mathoux.<br />Publié le 29/12/2023 à 19:04</p>

<p>Le concert de louanges qui accompagne la mort de l’ancien socialiste ne doit pas faire oublier la lourdeur de son bilan : par son action pro-européenne, Delors a été l’un des principaux artisans de la conversion de la gauche au libéralisme sauvage, entraînant la France dans un engrenage dont le pays ne s'est toujours pas extirpé.</p>

<p>Contrairement à Jacques Delors, l'auteur de ces lignes ne croit pas aux signes du destin, miracles surnaturels et autre providence divine. On se bornera donc à interpréter la mort quasi-simultanée de Wolfgang Schaüble, impitoyable ministre des Finances allemand prêt à faire plonger les Grecs dans la misère, et celle de Jacques Delors (https://www.marianne.net/politique/union-europeenne/mort-de-jacques-delors-figure-de-la-deuxieme-gauche-europeenne), comme une sinistre facétie du hasard. La faucheuse n'a certes pas manqué d'ironie, en emportant à vingt-quatre heures d'intervalle le visage d'une Europe cynique assumant son ultralibéralisme et celui, bien plus idéaliste en apparence, qui a rendu cette Europe possible.</p>

<p>A LIRE AUSSI : Wolfgang Schäuble et Jacques Delors : une logique, un couple, des enfants<br />https://www.marianne.net/economie/wolfgang-schauble-et-jacques-delors-une-logique-un-couple-des-enfants</p>

<p>Comme l'on pouvait s'y attendre, un concert de louanges a suivi la mort de l'ancien président de la Commission européenne. Le respect naturel dû à un défunt n'explique toutefois pas entièrement l'ampleur des panégyriques (https://www.marianne.net/politique/homme-d-action-humaniste-l-hommage-inattendu-de-lfi-a-jacques-delors) dressés en hommage à Jacques Delors : s' y est exprimée là une foi envers le « rêve européen » qui confine au fanatisme. Car s'il n'est nulle question d'accabler un homme aux convictions respectables arrivé au terme de sa vie, il semble nécessaire de rappeler le véritable bilan de l'ancien socialiste. Car Jacques Delors n'est pas que « l'inépuisable artisan de notre Europe » décrit par Emmanuel Macron, le « géant » applaudi par Olivier Faure ou « l'immense Européen » cajolé par Raphaël Glucksmann.</p>

<p>https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1740058892938457202?t=GHEvczZtWLnGGhW7VpfNdQ&amp;s=19</p>

<p>https://twitter.com/CBeaune/status/1740698221608137184?t=0nzsekrmDmBMwb_Wh-hVrw&amp;s=19</p>

<p>Il est aussi — et surtout ? — le fossoyeur d'une certaine idée du socialisme, et l'homme qui, au nom de convictions jusqu'au-boutistes, a plongé la France dans les vents tourbillonnants de la mondialisation et du libéralisme sauvage. Chantre d'une « deuxième gauche » qui a bien souvent ressemblé à une première droite, Jacques Delors est l'un des hommes-clefs du double septennat de François Mitterrand, celui qui lui a fait prendre un virage à 180 degrés au mitan des années 1980 pour l'engager dans une autoroute sans demi-tour possible : celle de l'Europe, de la défaite des nations et du règne des marchés financiers.</p>

<p>L'ARTISAN DE LA RIGUEUR EN FRANCE ET EN EUROPE</p>

<p>Cette influence débute lors des deux premières années de mandat du premier président socialiste de la Ve République, entre 1981 et 1983. Ministre de l'Economie et des Finances, Delors n'apprécie guère le projet de socialisme à la française mis en œuvre par le gouvernement dont il fait partie.<br />Jour après jour, inlassablement, il submerge Mitterrand de rapports catastrophistes et de mises en garde, pour le pousser à s'aligner sur le néolibéralisme alors triomphant aux Etats-Unis (Ronald Reagan) et en Grande-Bretagne (Margaret Thatcher). Bien sûr, l'inadaptation du projet mitterrandien aux réalités économiques contemporaines méritait réflexion ; bien sûr, il était inenvisageable de continuer à engager la France dans ce qui ressemblait à une impasse.</p>

<p>Mais plutôt que de réformer le socialisme français en conservant ses principes fondamentaux, Delors, au nom d'un entêtement déguisé en « réalisme », défend bec et ongles la compromission : austérité budgétaire, désindexation des salaires sur l'inflation, et maintien acharné de la France dans le système monétaire européen. Le chômage et la pauvreté explosent instantanément dans le pays.</p>

<p>A LIRE AUSSI : "Europe sans frontière", "pause des réformes"… Jacques Delors, éternel "social-libéral", en 5 citations<br />https://www.marianne.net/politique/gauche/europe-sans-frontiere-pause-des-reformes-jacques-delors-eternel-social-liberal-en-5-citations</p>

<p>Delors a-t-il sacrifié le socialisme sur l'autel de son rêve d'Europe ? Nommé président de la Commission des communautés européenne (future Commission européenne) en 1985, il entraîne (avec son assentiment) la France dans une voie sans retour dès l'année suivante avec l'adoption de l'Acte unique, qui consacre les quatre « grandes libertés » de circulation, notamment celles des biens et des capitaux. Le marché commun devient marché unique, et l'économico-financier prend alors le pas sur le politique. La concurrence régule les rapports sociaux, les services publics sont démantelés, toute forme de protectionnisme et de politique industrielle nationale est interdite, les capitaux circulent sans aucune barrière, les travailleurs détachés autorisent un dumping social et le nivellement par le bas de la protection sociale.<br />On aurait tort de présenter la libéralisation de l'Europe comme le fruit d'un complot orchestré par des magnats de la finance : avec une « gauche » telle que celle de Jacques Delors, les forces de l'argent n'ont pas eu besoin d'accomplir le sale boulot. Comme le résume Jean-Pierre Chevènement, « Jacques Delors a infusé dans la politique français une dose de néolibéralisme supérieure à toutes celles qu’il eut été possible d’imposer par la voie légale normale. Il a ainsi infléchi de manière indélébile la trajectoire de la gauche française. »</p>

<p>https://twitter.com/chevenement/status/1740304437288071201?t=wFhZY_hmbBFcNdLLKFgZdw&amp;s=19</p>

<p>Chantre en paroles d'une « Europe sociale », Delors n'a cessé de mettre en œuvre le contraire en actes, en construisant l'Europe des marchés et des financiers, ouverte aux grands vents de la mondialisation. Idéalisme naïf, ou cynisme bien calculé ? Impossible à dire, mais une chose est sûre, les Allemands ont bien cerné le personnage, et su l'utiliser à leur avantage.<br />En bon chrétien fédéraliste, Jacques Delors pourfendait les « égoïsmes nationaux » et pestait contre des nationalismes jugés étriqués. Il n'a donc pas lésiné à appliquer ses principes (https://www.marianne.net/politique/union-europeenne/de-klapisch-aux-erasmus-days-lerasmus-de-jacques-delors-un-mythe-europeiste-a-la-peau-dure), même si ceux-ci se sont révélés totalement antinomiques aux intérêts de son pays. Après l'Acte unique vient le traité de Maastricht, autre grand-œuvre du président de la Commission européenne, dont l'obsession est de parachever l'unité de l'organisation supranationale avec la mise en place d'une monnaie unique.<br />Après avoir poussé pour maintenir la France dans le système monétaire européen dans les années 1980, le socialiste publie le « rapport Delors » préparant l'union économique et monétaire qui advient en 1999. Entre temps, il a poussé de tout son poids pour qu'advienne la réunification de l'Allemagne, déclarant « Ich habe keine Angst » (« Je n'ai pas peur ») à la télévision en direct de Berlin. Peu importe que de nombreux dirigeants français craignent qu'une Allemagne unique écrase les autres États-membres de son poids démographique et économique : grand ami du chancelier Helmut Kohl, Jacques Delors n'a que faire des vieilleries patriotiques. Que vive l'Europe, et tant pis pour la France.</p>

<p>HÉROS EN ALLEMAGNE</p>

<p>C'est pourtant exactement le scénario redouté par les Cassandre eurosceptiques qui se produit dès les années 1990. Le géant germanique impose son ordolibéralisme rigide à l'Europe, bénéficie d'un euro mal adapté aux économies de ses voisins et n'hésite pas à adopter une attitude non-coopérative pour tirer un maximum de profit de la construction élaborée par Jacques Delors.<br />Depuis la mort de l'ex-président de la Commission européenne, un défilé involontairement comique de personnalités allemandes chante les louanges de son héros. Le chancelier Olaf Scholz décrit un « visionnaire », l'héritière Ursula von Der Leyen avoue que « Delors a façonné des générations entières d'Européens, dont la sienne ». La politiste allemande Ulrike Guérot raconte « l'Europe chaleureuse » de Delors dans une tribune au Monde, etc, etc, etc. Au moins nos voisins d'outre-Rhin ne se montrent-ils pas ingrats à l'égard de leur bienfaiteur.</p>

<p>https://twitter.com/Bundeskanzler/status/1740074766462280036?t=MORp0aa5wjJXImjAxoLBzA&amp;s=19</p>

<p>Jacques Delors n'a jamais esquissé l'ombre d'un remords quant aux conséquences pour le moins fâcheuses de son action. Une anecdote issue d'une rencontre de la CFDT en novembre 1988 dans un salon du Parlement de Strasbourg l'illustre : entouré de militants syndicaux, en confiance, Jacques Delors leur confie être « extrêmement fier » de trois réalisations du temps de son passage au gouvernement : la désindexation des salaires, « ce qu'aucun gouvernement de droite n'a jamais réussi à faire alors qu'ils en rêvaient depuis toujours » ; imposer au pays « un plan de rigueur qui a dû faire pâlir Raymond Barre de jalousie » ; et « convaincre [ses] amis socialistes qu'il fallait donner la primauté au marché et donc rétrocéder au secteur privé marchand les services publics non-régaliens. » Un programme de libéral après tout très classique dans sa violence sociale, mais mis en oeuvre par un membre se revendiquant de la gauche.<br />Dans son éloge funèbre (https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/12/28/le-double-heritage-de-jacques-delors_6208097_3232.html), Le Monde appelle à « mesure[r] combien Jacques Delors a contribué à "changer la vie" de centaines de millions d’Européens, à rebours de l’idée reçue qui caricature l’Union comme irrémédiablement éloignée des préoccupations quotidiennes de ses citoyens ». On se permettra donc une pensée pour les centaines de milliers d'ouvriers français aux vies brisées par le chômage, la précarité et le désespoir depuis 1983 et la mise en œuvre enthousiaste des préconisations de Jacques Delors.</p>

<p>https://www.marianne.net/politique/jacques-delors-fossoyeur-de-la-gauche-francaise-et-chef-d-orchestre-dune-europe-allemande-et-liberale</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Fri, 29 Dec 2023 20:40:33 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/941/le-gros-porc-le-gros-con-et-le-violeur-une-fable-qui-pue-la-mort</link>
	<title><![CDATA[Le gros porc, le gros con et le violeur : une fable qui pue la mort !]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Il n'y a rien de plus urgent, de plus grave, de plus crucial que de savoir si Depardieu est un "gros con", un "gros porc"... ou un violeur. Les deux premiers qualificatifs ne sont pas punissables par la justice - s'il fallait mettre tous les gros porcs et des gros cons en prison, on n'en finirait jamais... Seul le troisième qualificatif est un crime, et le jugement des crimes dans un État de droit n'est pas du ressort des assemblées de lyncheurs, mais des tribunaux. Comme je ne fréquente pas Depardieu, ni toutes les belles gens qui se sont manifestées d'un côté ou de l'autre dans cette affaire, qu'il soit un gros con ou un gros porc, cela m'est parfaitement égal. Pour le reste, voir la justice qui, me semble-t-il, est saisie.<br />Ce que révèle cette affaire:</p>

<p>1) deux poids, deux mesures. Parmi les anti-Depardieu, on trouve, mais pas qu'eux, des défenseurs des "courageux résistants du Hamas" qui se sont courageusement manifestés par des viols de masse et imposent chez eux la charia (sûrement une bonne manière de lutter contre le patriarcat ?). Parmi les dénonciateurs du gros porc", une bonne partie de ceux qui ont porté aux nues un type médiocre, le nommé Ladj Ly, inculpé pour sa participation à un "crime d'honneur" (il est condamné pour enlèvement et séquestration, dans une affaire qui est, en fait, une tentative de meurtre... ) Mais Ladj Ly fait partie de la catégorie "petits anges" et non de celle des "gros porcs". Dans la même catégorie "deux poids, deux mesures", de notoires défenseurs et pratiquants de la pédophilie n'ont jamais été inquiétés et plus personne ne parle de M. Duhamel (qui ne devait pas être un "gros porc"). Etc. Donc pourquoi Depardieu, aujourd'hui, lui dont l'inconduite  est notoire depuis très longtemps.</p>

<p>2) Aujourd'hui, on adore la grossièreté, la vulgarité, l'humour (sic) scatologique mis en spectacle. Je ne  citerai pas de nom pour ne pas me faire encore plus d'ennemis. Pourquoi la retenue, le sens des convenances, la simple politesse, la courtoisie, la galanterie disparaissent-ils de nos conduites quotidiennes ?  Haïr Depardieu, c'est se dédouaner à bon marché, sur le dos du baudet, comme dans la fable de la Fontaine, de cette évolution des mœurs que tous chérissent par ailleurs. L'affaire Depardieu, ce n'est rien d'autre qu'une variante sur le thème "Les animaux malades de la peste".</p>

<p>3) La présomption d'innocence ne vaut plus que pour le ministre de la justice, coupable à l'insu de son plein gré et donc innocenté. Mais le gugusse que les tribunaux médiatiques désignent doit être exécuté sans autre forme de procès. Il y a quelques années, une philosophe (sic) féministe avait déclaré qu'en matière de violences et crimes dont les femmes sont les victimes, il fallait inverser la charge de la preuve et donc l'homme mis en cause est donc présumé coupable jusqu'à ce qu'il ait réussi à prouver son innocence... Les tribunaux populaires à la sauce maoïste des années 1970 se portent bien. L'idéologie a changé et chacun peut jouir tranquillement de sa puissance dans le maniement du fouet symbolique. Compensation de toutes les frustrations que nous subissons dans ce monde de plus en plus surveillé, contrôlé, policé et de plus en plus soumis aux "brigades des mœurs" façon Téhéran</p>

<p>4) Propre au monde de la connexion généralisée, l'abolition entre le public et le privé et entre le commun et l'intime. Si on faisait le compte des artistes qui furent de "gros cons" et de "gros porcs" dans l'intimité, on viderait fissa les musées et les bibliothèques. Pourquoi ne pas interdire Sade? Et André Gide? etc. </p>

<p>Toute cette histoire pue la mort. La mort d'une civilisation à laquelle en toute bonne foi les "braves gens" apportent leur concours.</p>

<p><a href="https://denis-collin.blogspot.com/?m=1">Denis COLLIN </a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/938/la-vision-globaliste-les-villes-prisons-%E2%80%9C15-minutes%E2%80%9D-et-la-fin-de-la-propriete-privee</guid>
	<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 11:14:27 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/938/la-vision-globaliste-les-villes-prisons-%E2%80%9C15-minutes%E2%80%9D-et-la-fin-de-la-propriete-privee</link>
	<title><![CDATA[La vision globaliste : Les villes-prisons “15 minutes” et la fin de la propriété privée]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Brandon Smith − Le 11 novembre 2023 − Source <a href="https://alt-market.us/the-globalist-vision-15-minute-prison-cities-and-the-end-of-private-property/">Alt-Market</a></p><p></p><p>En règle générale, je constate que chaque fois que le public examine un programme particulier promu par les gouvernements et les globalistes, leur première réaction est de s’indigner, un peu comme le ferait un narcissique lorsqu’il prépare un mauvais coup et qu’il se fait prendre. “Comment osez-vous” mettre en doute leurs intentions et suggérer qu’ils pourraient être malfaisants ? Comment osez-vous suggérer qu’ils sont autre chose qu’aimants et bienveillants ? Nos “dirigeants” n’ont jamais voulu que le meilleur pour nous, n’est-ce pas ? Ils veulent seulement que nos vies deviennent plus sûres, plus confortables et plus pratiques – c’est ce qui motive vraiment l’élitiste moyen, n’est-ce pas ?</p><p>De toute évidence, l’histoire nous raconte une histoire bien différente, et je suis stupéfait lorsque quelqu’un essaie d’affirmer que les choses sont différentes aujourd’hui par rapport à il y a 100 ans, 300 ans ou 1000 ans. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Il y aura toujours des tyrans qui tenteront d’obtenir de plus en plus de pouvoir et ces tyrans mentiront toujours au public, prétendant qu’ils sont des gens bien et qu’ils ont nos intérêts à cœur.</p><p>Lorsque cela ne fonctionne pas et que les citoyens restent sceptiques, les tyrans passent à l’attaque, accusant le public de “théorie du complot”. L’objectif est de se moquer des libres penseurs et de les réduire au silence – vous ne voulez pas vous démarquer, n’est-ce pas ? Pourquoi risquer d’être mis au ban de la société ? Pourquoi risquer de devenir un mème ?</p><p>Cette tactique est ancrée dans l’idée que les médias institutionnels et les fonctionnaires représentent le courant dominant, et donc qu’ils représentent la majorité, et que la majorité représente la réalité. Rien de tout cela n’est vrai ou pertinent, bien sûr. Seuls les faits comptent. La sophistique n’a pas de sens. Les opinions n’ont pas de sens. La vérité devrait être le but, et si ce n’est pas le but de quelqu’un, c’est qu’il est un pourvoyeur de mensonges et qu’il ne doit pas être pris au sérieux. Il n’y a que deux voies à suivre, il n’y a pas d’entre-deux.</p><p>J’admets que l’accusation de “théorie du complot” a une certaine valeur, car chaque fois que l’establishment l’utilise, c’est un signe certain que vous êtes trop près de la cible et qu’il devient nerveux. Ils pourraient simplement essayer d’exposer les preuves qu’ils pourraient avoir pour démontrer que votre position est erronée, mais ils ne le font pas vraiment. Au lieu de débattre de vos arguments et de vos preuves, ils essaient de vous décrédibiliser en tant que critique valable et de vacciner le public contre vos idées avant même qu’il n’ait eu l’occasion de les entendre. C’est le comportement des méchants, et non celui des dirigeants bienveillants et attentionnés.</p><p>Si je mentionne cette dynamique, c’est parce qu’il y a un programme qui surpasse tous les autres et qui est agressivement défendu par les médias de l’establishment, et que toute personne qui le remet en question de près ou de loin est automatiquement persécutée comme un “fou de la conspiration” ou un “négationniste”. Je parle bien sûr de l’agenda du changement climatique.</p><p>J’ai complètement <a href="https://lesakerfrancophone.fr/le-club-de-rome-comment-lhysterie-climatique-est-utilisee-pour-creer-une-gouvernance-mondiale">démystifié</a> l’idée d’un changement climatique d’origine humaine dans des <a href="https://lesakerfrancophone.fr/la-peur-des-cuisinieres-a-gaz-est-une-fraude-creee-par-les-partisans-autoritaires-du-changement-climatique">articles précédents</a> et je ne m’attarderai pas sur ce sujet ici. Je veux plutôt examiner l’objectif final des politiques de lutte contre le changement climatique – la solution ultime, qui n’est PAS de sauver la planète, mais de dominer la population.</p><p>Les noms utilisés pour la “réinitialisation” du changement climatique varient, mais les mondialistes et l’ONU y font souvent référence sous le nom d’Agenda 2030 ou d’Objectifs de développement durable. Ces programmes se parent d’une façade d’environnementalisme, mais ils sont TOUS ancrés dans l’économie. En d’autres termes, tous les efforts de lutte contre le changement climatique visent à détruire l’industrie et le commerce et à établir un partenariat entre le gouvernement et les entreprises pour dominer la production. Le changement climatique est un cheval de Troie pour introduire l’autoritarisme.</p><p>Je pense que l’un des aspects les plus importants de l’Agenda 2030 pour les globalistes est ce que l’on appelle la “ville 15 minutes”, un projet qui implique des centaines de maires de villes des États-Unis, d’Europe et d’Asie qui travaillent en étroite collaboration avec des groupes tels que le Forum économique mondial. Dès qu’on évoque cette idée sous un angle négatif, les <a href="https://www.wired.com/story/15-minute-city-conspiracy-uk-politics/">médias se déchaînent</a> avec colère et <a href="https://apnews.com/article/fact-check-15-minute-city-conspiracy-162fd388f0c435a8289cc9ea213f92ee">moquerie</a>, comme s’il ne s’agissait pas d’une question réelle digne d’être débattue.</p><p>L’establishment brosse un tableau intéressant des villes 15 minutes : un avenir utopique dans lequel tout ce dont vous avez besoin est à portée de main et où les transports privés sont superflus (ou interdits). Vous pourriez même vivre dans un méga-complexe, un peu comme un centre commercial géant où vous travaillez également. Vous pourriez passer des mois dans un espace d’un kilomètre carré, sans jamais avoir à sortir pour quoi que ce soit.</p><p>[embedded content]</p><p>Ce n’est pas un hasard si cette idée a été poussée à fond pendant les confinements lors de la pandémie. Le public a été inondé d’une propagande de peur à propos d’un virus dont le taux de survie était de 99,8 % et cette peur a rendu l’idée impensable de rester chez soi en permanence soudainement envisageable. Les experts des médias continuent de qualifier de théorie du complot le lien entre les confinements Covid et les confinements climatiques, mais l’idée est <a href="https://unfccc.int/blog/the-15-minute-city">ouvertement admise</a> dans les <a href="https://www.weforum.org/agenda/2020/09/emissions-fell-during-lockdown-keep-that-way/">livres blancs</a> des Nations unies et du Forum économique mondial (WEF).</p><p>Certains affirment que la plupart des villes sont déjà des “villes 15 minutes”, où les produits de première nécessité sont tous accessibles à pied. Ces personnes ne comprennent pas ce qu’est réellement une ville 15 minutes. Comme le soulignent de nombreuses descriptions du projet, il ne s’agit pas seulement de commodité ou d’accès proche, mais de changer tous les aspects de notre philosophie de vie actuelle. Il ne s’agit pas de gagner en confort, mais de faire toute une série de sacrifices pour apaiser les dieux des émissions de carbone.</p><p>La ville 15 minutes ressemble davantage à une recette, contenant tous les ingrédients des programmes de lutte contre le changement climatique et de confinement Covid dans une seule et même vision orwellienne globale. Elle comprend la suppression des véhicules à moteur, la suppression des transports privés et des routes, la ville intelligente et la surveillance par l’IA de la consommation d’électricité de chaque personne, la surveillance de la consommation de produits et de l’“empreinte carbone”, la surveillance biométrique au sein d’un paysage urbain compact et empilé, le concept de société sans argent liquide, le culte de l’équité et de l’inclusion, le contrôle de la population, etc.</p><p>C’est le point culminant, la finalité ; une prison de masse sans barreaux. Un endroit où l’on est conditionné pour s’habituer aux limitations artificielles de la vie privée, à l’absence de libertés civiles, à l’absence de propriété privée et à l’absence d’options de travail ou de mobilité. Vous êtes lié à la terre et la terre appartient à l’État (ou à une société). Si vous voulez une comparaison historique, la plus proche que je puisse trouver est le système féodal de l’Europe médiévale.</p><p>Dans ces villes, vous êtes un mécanisme de travail, rien de plus. Vous ne serez jamais autorisé à posséder votre propre propriété et donc votre propre travail. Tout ce que vous possédez vous est donné par l’État et peut vous être retiré si vous le défiez. Vous pourrez peut-être quitter le village ou la communauté à laquelle vous êtes attaché pendant un certain temps, mais cela changera avec les restrictions croissantes imposées aux mouvements du public en fonction des dictats de l’idéologie climatique.</p><p>Tant que vous serez productif et soumis, vous recevrez ce dont vous avez besoin pour survivre, mais jamais pour vous épanouir. Dans le cas d’un système féodal technocratique, vous n’auriez aucune garantie que l’État ait besoin de vos services. Dans l’Europe féodale, au moins, le paysan était considéré comme une ressource précieuse en raison de sa population limitée. Dans un monde où de nombreuses personnes sont considérées comme un “excès de population”, vous pourriez facilement être remplacé et expulsé de la ville pour y mourir de faim.</p><p>En 2016, le Forum économique mondial a publié un document intitulé “<a href="https://medium.com/world-economic-forum/welcome-to-2030-i-own-nothing-have-no-privacy-and-life-has-never-been-better-ee2eed62f710">Welcome To 2030. Je ne possède rien, je n’ai aucune vie privée et la vie n’a jamais été aussi belle</a>“. L’article était destiné à promouvoir un concept appelé “économie de partage”, qui a été présenté pour la première fois à la presse à Davos. L’article décrit un avenir “hypothétique” dans lequel un système communiste a mis fin à toute propriété privée au nom de la sauvegarde de la planète contre le changement climatique. Les avantages ? Comme dans tous les systèmes communistes, le mensonge consiste à dire que l’on travaillera moins et que la plupart des choses seront gratuites. C’est ainsi que les idéaux collectivistes ont été vendus à la population depuis des générations et cela ne fonctionne JAMAIS comme le prétend l’establishment.</p><p>Le WEF promeut l’économie de partage depuis des années, mais lorsqu’elle s’est généralisée et a été largement critiquée comme étant dystopique, les médias ont une fois de plus enclenché l’interrupteur de la “théorie du complot” et attaqué toute personne exposant les implications.</p><p>De nombreuses plateformes ont publié l’article en 2016, mais beaucoup l’ont retiré depuis (Forbes semble avoir effacé sa copie publiée, par exemple). Ils font comme si l’agenda n’avait jamais existé, probablement parce que l’article contient des aveux révélateurs, y compris une allusion au concept de la ville 15 minutes. Extrait de l’article :</p><p>Ma plus grande inquiétude concerne tous ceux qui ne vivent pas dans notre ville. Ceux que nous avons perdus en chemin. Ceux qui ont décidé que toute cette technologie était devenue trop importante. Ceux qui se sont sentis obsolètes et inutiles lorsque les robots et l’IA ont pris en charge une grande partie de nos emplois. Ceux qui se sont énervés contre le système politique et se sont retournés contre lui. Ils mènent des vies différentes en dehors de la ville. Certains ont formé de petites communautés autonomes. D’autres sont restés dans les maisons vides et abandonnées des petits villages du XIXe siècle.</p><p>De temps en temps, je m’agace du fait que je n’ai pas de véritable vie privée. Je ne peux aller nulle part sans être enregistré. Je sais que, quelque part, tout ce que je fais, pense et rêve est enregistré. J’espère seulement que personne ne l’utilisera contre moi.</p><p>En d’autres termes, les globalistes imaginent un avenir dans lequel les libres penseurs mécontents et les personnes remplacées par l’IA sont des parias, menant une existence insignifiante dans les friches de l’ancien monde. Pour rester dans le giron du nouveau monde, vous devrez renoncer à toute liberté, même à la liberté de pensée. Gardez à l’esprit que cet article est censé être une promotion “positive” de l’économie de partage et des villes 15 minutes. Pourtant, cet extrait ressemble davantage à une menace.</p><p>Il est important de comprendre que ces villes compactes ne seront pas conçues pour votre confort. Elles ne seront pas conçues pour que vous puissiez avoir toutes les commodités dont vous disposez aujourd’hui à portée de main tout en assurant la “durabilité”. C’est ce que les globalistes essaient de vendre, mais ce n’est pas ce qui se passera. Ces villes seront plutôt conçues pour mieux vous CONTRÔLER, afin de vous forcer à faire les sacrifices qu’ils disent nécessaires pour que la durabilité soit possible.</p><p>Elles sont présentées à tort comme des “communautés décentralisées”, mais c’est exactement le contraire : elles sont totalement centralisées, comme une cage de hamster dont vous êtes l’animal de compagnie. La philosophie de base de ces communautés est la dépendance. Si vous vivez dans un endroit spécialement conçu pour éliminer votre capacité à subvenir à vos besoins, vous êtes un esclave. Bien entendu, même l’esclavage peut paraître noble si les gens sont convaincus que leurs chaînes sont nécessaires pour le bien de la planète.</p><p>Brandon Smith</p><p>Traduit par Hervé pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 11:10:57 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Welcome to 2030. I own nothing, have no privacy, and life has never been better | by World Economic Forum | World Economic Forum]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Welcome to the year 2030. Welcome to my city — or should I say, “our city”. I don’t own anything. I don’t own a car. I don’t own a house. I don’t own any appliances or any clothes.</p><p id="d426">It might seem odd to you, but it makes perfect sense for us in this city. Everything you considered a product, has now become a service. We have access to transportation, accommodation, food and all the things we need in our daily lives. One by one all these things became free, so it ended up not making sense for us to own much.</p><p id="b8e8">First communication became digitized and free to everyone. Then, when clean energy became free, things started to move quickly. Transportation dropped dramatically in price. It made no sense for us to own cars anymore, because we could call a driverless vehicle or a flying car for longer journeys within minutes. We started transporting ourselves in a much more organized and coordinated way when public transport became easier, quicker and more convenient than the car. Now I can hardly believe that we accepted congestion and traffic jams, not to mention the air pollution from combustion engines. What were we thinking?</p><p>Sometimes I use my bike when I go to see some of my friends. I enjoy the exercise and the ride. It kind of gets the soul to come along on the journey. Funny how some things seem never seem to lose their excitement: walking, biking, cooking, drawing and growing plants. It makes perfect sense and reminds us of how our culture emerged out of a close relationship with nature.</p><p>In our city we don’t pay any rent, because someone else is using our free space whenever we do not need it. My living room is used for business meetings when I am not there.</p><p>Once in awhile, I will choose to cook for myself. It is easy — the necessary kitchen equipment is delivered at my door within minutes. Since transport became free, we stopped having all those things stuffed into our home. Why keep a pasta-maker and a crepe cooker crammed into our cupboards? We can just order them when we need them.</p><p>Have you read?</p><p>This also made the breakthrough of the circular economy easier. When products are turned into services, no one has an interest in things with a short life span. Everything is designed for durability, repairability and recyclability. The materials are flowing more quickly in our economy and can be transformed to new products pretty easily. Environmental problems seem far away, since we only use clean energy and clean production methods. The air is clean, the water is clean and nobody would dare to touch the protected areas of nature because they constitute such value to our well being. In the cities we have plenty of green space and plants and trees all over. I still do not understand why in the past we filled all free spots in the city with concrete.</p><p>The death of shopping</p><p id="b028">Shopping? I can’t really remember what that is. For most of us, it has been turned into choosing things to use. Sometimes I find this fun, and sometimes I just want the algorithm to do it for me. It knows my taste better than I do by now.</p><p id="a617">When AI and robots took over so much of our work, we suddenly had time to eat well, sleep well and spend time with other people. The concept of rush hour makes no sense anymore, since the work that we do can be done at any time. I don’t really know if I would call it work anymore. It is more like thinking-time, creation-time and development-time.</p><p>“They live different kinds of lives outside of the city”</p><p>For a while, everything was turned into entertainment and people did not want to bother themselves with difficult issues. It was only at the last minute that we found out how to use all these new technologies for better purposes than just killing time.</p><p>My biggest concern is all the people who do not live in our city. Those we lost on the way. Those who decided that it became too much, all this technology. Those who felt obsolete and useless when robots and AI took over big parts of our jobs. Those who got upset with the political system and turned against it. They live different kind of lives outside of the city. Some have formed little self-supplying communities. Others just stayed in the empty and abandoned houses in small 19th century villages.</p><p>Once in awhile I get annoyed about the fact that I have no real privacy. No where I can go and not be registered. I know that, somewhere, everything I do, think and dream of is recorded. I just hope that nobody will use it against me.</p><p>All in all, it is a good life. Much better than the path we were on, where it became so clear that we could not continue with the same model of growth. We had all these terrible things happening: lifestyle diseases, climate change, the refugee crisis, environmental degradation, completely congested cities, water pollution, air pollution, social unrest and unemployment. We lost way too many people before we realised that we could do things differently.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 05 Nov 2023 09:35:04 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/936/les-mysteres-de-notre-soumission-au-parti-democrate-americain</link>
	<title><![CDATA[Les mystères de notre soumission au parti Démocrate américain]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Novembre 2023 – Source <a href="https://nicolasbonnal.wordpress.com/">Nicolas Bonnal</a></p><p></p><p>Le parti Démocrate est le parti préféré des Français et des Européens ; c’est le parti dit-on du social et des minorités, le parti des écologistes et des LGBTQ et le parti surtout de la guerre à mort contre la Chine et la Russie. Quand Obama fit soi-disant tuer le Ben Laden de service, Kagan se rengorgea et se dit que l’on pouvait ‘démocratiquement’ mener une guerre messianique d’extermination contre le reste du monde. Surtout avec Trump en face…</p><p><br />Mais le parti Démocrate c’est surtout celui des deux premières guerres mondiales : les USA ont vu, ils sont venus, ils ont vaincu – et comme dit Trotski ils ont commis à leur service la social-démocratie européenne pour mettre l’Europe à la portion congrue.<br />Il semble que le parti Démocrate invincible et indéboulonnable sera aussi le parti de la troisième guerre mondiale qui achèvera le vieillard débile et consentant européen.<br />En France terre des droits de l’homme et des guerres en boucle on honore surtout le parti Démocrate. Le téléphage froncé voulait dans les sondages voter à 90% pour Biden contre Trump qui lui garantissait la paix et l’énergie peu chère (mais on ne refera pas les Français). On honore la mémoire de Roosevelt (Franklin Delano), de Wilson donc ou de Kennedy. On y a déifié Obama en France, qui a démoli la Libye, peuplé l’Europe de migrants, et qui a déclenché les hostilités finales contre la Russie en 2014, tout en recevant un prix Nobel à Stockholm et en déclenchant sur ordre écolo-bancaire la liquidation de nos industries.</p><p>Ce parti Démocrate mène le monde à sa perdition avec sa troisième guerre mondiale contre la Chine et la Russie ; il mène l’Europe à sa ruine totale et il livre l’Amérique aux hordes ethniques comme on dit, au lobby LGBTQ et à la faillite financière via la dette – le tout sur fond de hausse infinie et arrogante de la bourse.</p><p>C’est lui qui peuplé de « <a href="https://lesakerfrancophone.fr/appelez-les-exorcistes">dibbouks </a>» (Kunstler) a créé sous Wilson (élu grâce à une division des républicains et à une participation abusive et sans doute contrôlée de Théodore Roosevelt aux élections présidentielles de 1912) la Banque Fédérale avec les Warburg, c’est lui a liquidé le libéralisme américain et renforcé et créé l’Etat moderne (voyez l’ouvrage collectif de Denton, Goldberg ou Hoppe), c’est lui qui a militarisé la nation et créé les mille bases, c’est lui a créé la Deuxième Guerre Mondiale et réduit l’Europe à la portion congrue, c’est lui qui avec Truman a créé de A à Z la guerre froide contre la Russie (génial Ralph Raico) et c’est lui qui a fait la guerre pendant dix ans au Vietnam, guerre inutile, assassine et cruelle. Mais c’est lui qui est adoré.</p><p>Et ce parti en même temps qu’il veut une guerre d’extermination contre la Russie et la Chine désire remplacer la population (quelque que soit le pays qu’il contrôle en Europe) et liquider agriculture et industrie (Harris-Kerry).</p><p>Et c’est normal puisque c’est le parti non pas du chaos (comme le dit Kunstler) mais de la mort. L’occidental des temps de la Fin adore l’obscur, disait Guénon, alors qu’il adore la mort.</p><p>Et on ne parlera pas de JFK par pitié. On répètera avec Trotski :</p><p>Pendant ce temps, l’Amérique édifie son plan et se prépare à mettre tout le monde à la portion congrue… La social-démocratie est chargée de préparer cette nouvelle situation, c’est-à-dire d’aider politiquement le capital américain à rationner l’Europe. Que fait en ce moment la social-démocratie allemande et française, que font les socialistes de toute l’Europe ? Ils s’éduquent et s’efforcent d’éduquer les masses ouvrières dans la religion de l’américanisme; autrement dit, ils font de l’américanisme, du rôle du capital américain en Europe, une nouvelle religion politique.</p><p><a href="https://nicolasbonnal.wordpress.com/">Nicolas Bonnal</a> sur <a href="https://www.amazon.fr/Nicolas-Bonnal/e/B001K7A4X0#">Amazon.fr</a></p><p>Sources</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/935/la-guerre-est-perdue-%E2%80%93-zelenski-va-partir-%E2%80%93-la-maison-blanche-a-echoue</guid>
	<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 20:38:54 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/935/la-guerre-est-perdue-%E2%80%93-zelenski-va-partir-%E2%80%93-la-maison-blanche-a-echoue</link>
	<title><![CDATA[La guerre est perdue – Zelenski va partir – La Maison Blanche a échoué]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par <a href="https://www.moonofalabama.org/2023/10/the-war-is-lost-zelenski-will-leave-the-white-house-has-failed.html#more">Moon of Alabama</a> – Le 31 octobre 2023</p><p>Personne ne croit en la victoire autant que moi. PERSONNE.</p><p>Quelle différence en une année…</p><p>Le personnage de l’année</p><p>Le nouvel article du Time est très révélateur :</p><p><a href="https://time.com/6329188/ukraine-volodymyr-zelensky-interview/">“Personne ne croit autant en notre victoire que moi”. Le combat de Volodymyr Zelensky pour maintenir l’Ukraine dans la bataille</a> – Time – 30 octobre 2023</p><p>Cette offensive s’est déroulée à un rythme insoutenable et avec des pertes énormes, ce qui fait que Zelensky a de plus en plus de mal à convaincre ses partenaires que la victoire est à portée de main. Avec le déclenchement de la guerre en Israël, le simple fait de maintenir l’attention du monde sur l’Ukraine est devenu un défi majeur.</p><p>Citant un soldat sur le front de la contre-offensive, The Economist <a href="https://www.economist.com/europe/2023/10/29/trenches-and-tech-on-ukraines-southern-front">abonde</a> dans le même sens :</p><p>“Left Handed“, un fantassin qui se bat sur le front entre Robotyne et Verbove, affirme que les pertes ukrainiennes ont atteint des niveaux alarmants, en partie grâce au travail des drones. Les plaines de Zaporizhia ont tourné le dos à la vie, dit-il. “C’est l’enfer. Des cadavres, l’odeur des cadavres, la mort, le sang et la peur. Pas une once de vie, juste la puanteur de la mort“. Les membres d’unités comme la sienne avaient plus de chances de mourir que de survivre. “70% – 30%. Certains ne survivent même pas jusqu’à leur première bataille“.</p><p>Pourtant, Zelenski les <a href="https://time.com/6329188/ukraine-volodymyr-zelensky-interview/">encourage</a> à continuer :</p><p>Mais ses convictions n’ont pas changé. Malgré les récents revers sur le champ de bataille, il n’a pas l’intention d’abandonner le combat ou de demander une quelconque paix.</p><p>Au contraire, sa conviction de la victoire finale de l’Ukraine sur la Russie s’est durcie, au point d’inquiéter certains de ses conseillers. Elle est inébranlable, à la limite du messianisme. “Il se fait des illusions“, me dit l’un de ses plus proches collaborateurs, frustré. “Nous n’avons plus d’options. Nous ne sommes pas en train de gagner. Mais essayez de le lui dire“.</p><p>L’entêtement de Zelensky, selon certains de ses collaborateurs, a nui aux efforts de leur équipe pour élaborer une nouvelle stratégie, un nouveau message. Alors qu’ils débattaient de l’avenir de la guerre, une question est restée taboue : la possibilité de négocier un accord de paix avec les Russes. À en juger par de récents sondages, la plupart des Ukrainiens rejetteraient une telle démarche, surtout si elle impliquait la perte de tout territoire occupé.</p><p>La guerre est perdue. Les Ukrainiens le savent. Mais ils ne veulent pas abandonner.</p><p>Les gens de Zelenski rejettent la faute sur tout le monde sauf sur ceux qui ont causé le désordre. C’est le message de “victoire” de Zelenski et de son équipe qui a conduit l’opinion publique à la complaisance la plus totale.</p><p>Comme le titre Strana (traduction automatique) :</p><p><a href="https://strana.news/news/449257-kombat-vooruzhjonnykh-sil-schitaet-chto-stratehicheski-ukraina-proihryvaet-rossii.html">L’Ukraine est en train de perdre sa guerre contre la Fédération de Russie en raison de la perception inadéquate de la situation par la société – commandant des forces armées de l’Ukraine</a> – Strana.news – 30 oct. 2023</p><p>D’un point de vue stratégique, l’Ukraine est en train de perdre la guerre en raison de la perception inadéquate de la situation par la société.</p><p>Cette opinion a été exprimée par le commandant des forces armées ukrainiennes Dmitry Kukharchuk dans une interview avec Channel Five.</p><p>Il affirme qu’au début de la guerre, tous les Ukrainiens étaient prêts à défendre le pays et qu’il y avait de nombreux volontaires. Mais après le retrait des troupes russes de Kiev, la situation a changé.</p><p>“Immédiatement après, j’ai remarqué que les médias diffusaient des thèses selon lesquelles nous nous battions contre des sans-abri, que l’armée russe ne savait pas se battre, qu’en principe la victoire serait acquise dans une semaine ou deux, un mois au maximum. Que d’abord au printemps, puis en été, puis en automne, puis en hiver, sans préciser lequel, nous irons en Crimée. Que la victoire est fondamentalement victorieuse. On a donc mis les gens dans une salle de bain chaude. Nous avons brisé leur vision de la réalité. Mais cela ne s’est pas produit en Russie. Les Russes ont commencé à se rendre compte que la guerre n’allait pas être facile pour eux. Ils ont compris qu’ils allaient devoir se battre pendant longtemps“, estime M. Kukharchuk.</p><p>Il ajoute que les Russes “deviennent plus forts” chaque jour et que si l’Ukraine avait vraiment combattu des “dégénérés“, elle les aurait vaincus depuis longtemps.</p><p>“C’est la raison pour laquelle nous perdons. Ils ont ces processus en cours, et leur état de préparation est bien plus élevé que celui de notre société. Et lorsqu’ils parlent d’une bombe nucléaire, d’une guerre de tous contre tous, pour une raison ou une autre, il me semble qu’ils sont prêts pour ces processus“, a ajouté le commandant du bataillon.</p><p>Napoléon, Hitler et bien d’autres qui ont cherché la guerre contre la Russie ont dû apprendre à ne jamais sous-estimer la profondeur de ses ressources. Aujourd’hui, l’OTAN, les États-Unis et leurs mandataires européens sont en train d’apprendre cette leçon.</p><p>Zelenski ne l’a toujours pas apprise. Il ne <a href="https://time.com/6329188/ukraine-volodymyr-zelensky-interview/">cédera pas</a> :</p><p>Le froid rendra également les avancées militaires plus difficiles, bloquant les lignes de front au moins jusqu’au printemps. Mais Zelenski refuse de l’admettre. “Pour moi, geler la guerre, c’est la perdre“, déclare-t-il. Avant l’arrivée de l’hiver, ses collaborateurs m’ont prévenu qu’ils devaient s’attendre à des changements majeurs dans leur stratégie militaire et à un remaniement important de l’équipe du président. Selon eux, au moins un ministre devrait être licencié, ainsi qu’un général de haut rang chargé de la contre-offensive, afin de rendre compte de la lenteur des progrès de l’Ukraine sur le front. “Nous n’avançons pas“, déclare l’un des proches collaborateurs de Zelensky. Certains commandants de première ligne, poursuit-il, ont commencé à refuser les ordres d’avancer, même lorsqu’ils venaient directement du bureau du président. “Ils veulent simplement rester dans les tranchées et tenir la ligne“, ajoute-t-il. “Mais nous ne pouvons pas gagner une guerre de cette façon“.</p><p>Lorsque j’ai soulevé ces questions auprès d’un officier supérieur, il m’a répondu que certains commandants n’avaient pas vraiment le choix de remettre en question les ordres émanant du sommet de la hiérarchie. Selon lui, à un moment donné, début octobre, les dirigeants politiques de Kiev ont demandé une opération pour “reprendre” la ville de Horlivka, un avant-poste stratégique dans l’est de l’Ukraine que les Russes tiennent et défendent farouchement depuis près d’une décennie. La réponse a pris la forme d’une question : “Avec quoi ? Ils n’ont ni les hommes ni les armes“, déclare l’officier. “Où sont les armes ? Où est l’artillerie ? Où sont les nouvelles recrues ?”</p><p>Dans certaines branches de l’armée, la pénurie de personnel est devenue encore plus grave que le déficit en armes et en munitions. L’un des proches collaborateurs de Zelensky me dit que même si les États-Unis et leurs alliés fournissent toutes les armes qu’ils ont promises, “nous n’avons pas les hommes pour les utiliser“.</p><p>Depuis le début de l’invasion, l’Ukraine a refusé de publier un décompte officiel des morts et des blessés. Mais selon les estimations américaines et européennes, le bilan dépasse depuis longtemps les 100 000 morts de part et d’autre de la guerre. La guerre a tellement érodé les rangs des forces armées ukrainiennes que les bureaux de recrutement ont été contraints de faire appel à du personnel de plus en plus âgé, ce qui a porté l’âge moyen d’un soldat ukrainien à environ 43 ans. “Ce sont des hommes adultes maintenant, et ils ne sont pas en très bonne santé“, déclare le proche collaborateur de Zelensky. “Nous sommes en Ukraine, pas en Scandinavie. Ce n’est pas la Scandinavie.“</p><p>Les vieux problèmes de l’Ukraine, en particulier la corruption, persistent :</p><p>Avec toutes les pressions exercées pour éradiquer la corruption, j’ai supposé, peut-être naïvement, que les fonctionnaires ukrainiens réfléchiraient à deux fois avant d’accepter un pot-de-vin ou d’empocher des fonds publics. Mais lorsque j’ai fait cette remarque à un haut conseiller présidentiel au début du mois d’octobre, il m’a demandé d’éteindre mon enregistreur audio afin de pouvoir parler plus librement. “Simon, vous vous trompez“, me dit-il. “Les gens volent comme s’il n’y avait pas de lendemain“.</p><p>Sachant que le bateau est en train de couler, c’est probablement ce que je ferais aussi. J’embarquerais tout ce qui est disponible sur mon radeau de sauvetage personnel et je me préparerais à couper les amarres avec le navire-mère.</p><p>L’article du Time est un signal. Il annonce la fin du régime Zelenski. Je suis sûr que le Conseil national de sécurité, ainsi que le département d’État, cherchent fébrilement une alternative – et un moyen de sauver la face en mettant cette alternative en place.</p><p>Quelqu’un semble protéger et <a href="https://strana.news/articles/analysis/448104-kto-vedet-na-vybory-alekseja-arestovicha.html">promouvoir</a> Alexey Arestovich exactement dans ce but :</p><p>Après avoir quitté le bureau présidentiel à la suite d’un scandale en janvier 2023, Arestovich, bien qu’il ait commencé à critiquer les actions des autorités, l’a fait avec prudence jusqu’à récemment.</p><p>Mais aujourd’hui, il se contente de critiquer l’équipe au pouvoir.</p><p>Arestovich se concentre sur deux choses : les décisions militaires des dirigeants du pays et leur politique intérieure.</p><p>…</p><p>La deuxième version : Arestovich a obtenu le soutien des Américains qui souhaitent une plus grande diversité politique en Ukraine et ne sont pas intéressés par la monopolisation du pouvoir par Zelensky.</p><p>En faveur de cette version, ils utilisent également le fait mentionné plus haut que le durcissement de la rhétorique de l’ex-conseiller du cabinet du président a commencé après son voyage aux États-Unis. A cet égard, ils rappellent également <a href="https://strana.news/news/447151-zapad-zastavit-kiev-pojti-na-mir-smirivshis-s-poterej-kryma-i-donbassa-arestovich.html">son interview</a> avec Gordon au début du mois d’octobre, dans laquelle il déclare que si l’Occident décide de mettre fin à la guerre sans atteindre les frontières de 1991 et que Zelensky s’y oppose, alors le président de l’Ukraine sera “changé” lors des élections.</p><p>…</p><p>“Il est possible qu’Arestovich soit soutenu par une certaine partie des élites occidentales, qui se soucient de la diversité des opinions en Ukraine. Ils disent que le pays ne peut pas parler seulement avec la voix de Zelensky, mais qu’il y a aussi différentes opinions critiques“, commente l’analyste politique Ruslan Bortnik à Strana.</p><p>Dans sa grande stratégie, la Maison Blanche avait cherché à pivoter vers l’Asie. Mais les États-Unis sont avant tout coincé en Ukraine, dans un conflit totalement inutile qu’ils ont eux-mêmes provoqué, puis, avec Gaza en flammes, de nouveau au Moyen-Orient.</p><p>Lors d’une récente conférence en Australie, John Mearsheimer <a href="https://www.youtube.com/watch?v=62FCVJycwSA">s’est penché</a> sur ce dilemme (vidéo). Il n’entrevoit pas d’issue favorable.</p><p>Moon of Alabama</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/934/les-etats-unis-deploient-d%E2%80%99importantes-forces-les-yeux-rives-sur-la-syrie</guid>
	<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 09:24:51 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/934/les-etats-unis-deploient-d%E2%80%99importantes-forces-les-yeux-rives-sur-la-syrie</link>
	<title><![CDATA[Les États-Unis déploient d’importantes forces, les yeux rivés sur la Syrie]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par <a href="https://www.moonofalabama.org/2023/10/us-deploys-large-force-eyes-on-syria.html#more">Moon of Alabama</a> − Le 17 octobre 2023</p><p>Les États-Unis ont récemment déployé beaucoup trop de troupes au Moyen-Orient pour qu’il s’agisse d’un objectif pacifique ou simplement pour dissuader les autres d’agir.</p><p>Contre qui ont-ils l’intention de se battre ?</p><p><a href="https://www.haaretz.com/israel-news/security-aviation/2023-10-16/ty-article/airlift-to-israel-bombers-in-jordan-two-carriers-u-s-deploying-more-forces-to-mideast/0000018b-385d-d450-a3af-795de1010000">Transport aérien d’armes vers Israël, bombardiers en Jordanie, deux porte-avions : Les Etats-Unis déploient davantage de forces au Moyen-Orient</a> – Haaretz</p><p>La semaine dernière, les États-Unis ont déployé le porte-avions Gerald R. Ford et son groupe d’intervention en Méditerranée orientale. L’USS Ford transporte environ 80 avions de combat, de guerre électronique et de renseignement. Il est accompagné de cinq navires à guidage de missiles avancés, armés de missiles de croisière Tomahawk capables d’atteindre des cibles en Iran. D’après les images satellite, l’USS Ford se trouve à environ 180 kilomètres au sud-ouest de Chypre. Des avions de reconnaissance maritime P-8 dotés de capacités anti-sous-marines et anti-navires patrouillent autour du groupe.</p><p>…</p><p>Au cours du week-end, un deuxième groupe d’attaque de porte-avions, dirigé par l’USS Dwight D. Eisenhower, a été envoyé en Méditerranée orientale et devrait arriver dans le courant du mois.</p><p>Chaque groupe d’attaque de porte-avions comprend également un ou deux sous-marins. Outre divers avions de soutien, chaque porte-avions dispose d’une “aile” d’avions de combat composée de quatre escadrons de 12 avions de combat chacun.</p><p>Mais il y a plus …</p><p>Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre, les États-Unis ont envoyé un grand nombre de jets au Moyen-Orient afin de “renforcer la position de défense des États-Unis“, comme l’a déclaré le Commandement central des États-Unis.</p><p>Un escadron de bombardiers américains F-15E Strike Eagle, basé en Grande-Bretagne, a été déployé ce week-end sur la base aérienne de Muwaffaq Salti, à l’est d’Amman, la capitale jordanienne. Un autre escadron d’avions d’attaque A-10 y a également été déployé.</p><p>Il convient d’ajouter à cette liste un impressionnant pont aérien à destination d’Israël. Selon les sites Internet de suivi de l’aviation, au moins 11 avions de transport lourd américains C-17 ont atterri au cours des dix derniers jours à l’aéroport israélien Ben Gurion et à la base Nevatim de l’armée de l’air israélienne.</p><p>…</p><p>En plus des avions de combat et de transport, deux avions de reconnaissance Rivet Joint appartenant aux forces aériennes américaines et britanniques ont opéré au large des côtes israéliennes ces derniers jours.</p><p>Chaque escadron de l’armée de l’air régulière dispose de 24 avions de combat.</p><p>Ce n’est pas tout…</p><p>Amichai Stein @AmichaiStein1 – <a href="https://twitter.com/AmichaiStein1/status/1713942652360564955">15:39 UTC – 16 oct. 2023</a></p><p>WSJ : L’armée américaine a sélectionné environ 2 000 soldats pour se préparer à un déploiement potentiel afin de soutenir Israël dans des missions telles que le conseil et le soutien médical. Ils ne sont pas destinés à servir dans un rôle de combat et aucune infanterie n’a été mise en ordre de préparation au déploiement.</p><p>Les troupes susmentionnées ne sont probablement pas vraiment pertinentes, sauf pour être soumises à des tirs et tuées. Mais les troupes suivantes sont de véritables forces terrestres de combat et pas seulement de soutien :</p><p>OSINTdefender @sentdefender – <a href="https://twitter.com/sentdefender/status/1713947743897456941">15:59 UTC – 16 oct. 2023</a></p><p>Selon plusieurs responsables de la défense américaine, le groupe amphibie Bataan, composé de l’USS Bataan (LHD-5) et de l’USS Carter Hall (LSD-50), ainsi que d’environ 2 500 marines de la 26e unité expéditionnaire des marines, est actuellement en route vers la Méditerranée orientale depuis la mer d’Arabie, où il rejoindra l’USS Mesa Verde (LPD-19), qui a terminé sa “période d’entretien à mi-déploiement” en Espagne et qui traverse déjà la Méditerranée.</p><p>Plusieurs milliers de soldats américains se trouvent également en Irak et en Syrie, ainsi que sur plusieurs bases en Turquie et dans divers pays du Golfe.</p><p>Je suis d’accord avec Will Schryver :</p><p>Will Schryver @imetatronink – <a href="https://twitter.com/imetatronink/status/1713965563545026831">17:10 UTC – 16 oct. 2023</a></p><p>Donc … une grande flottille d’assaut amphibie va rejoindre les deux groupes de combat de porte-avions qui se rassemblent dans l’est de la Méditerranée. Beaucoup pensent qu’il s’agit simplement d’une “projection de puissance“. Je trouve cette explication insuffisante.</p><p>Il s’agit d’une flotte de guerre. Et le Hamas n’est PAS sa cible.</p><p>Le Hamas n’est pas la cible.</p><p>Dimanche, lors d’une <a href="https://www.cbsnews.com/news/president-joe-biden-2023-60-minutes-transcript/">interview</a> guindée à 60 Minutes, le président Joe Biden a mis le doigt sur le problème :</p><p>Scott Pelley : Soutiendriez-vous l’occupation israélienne de Gaza à ce stade ?</p><p>Le président Biden : Je pense que ce serait une grave erreur. Ce qui s’est passé à Gaza, à mon avis, c’est que le Hamas et ses éléments extrêmes ne représentent pas l’ensemble du peuple palestinien. Et je pense que… Ce serait une erreur de… de la part d’Israël d’occuper… Gaza à nouveau. Nous… mais en entrant et en éliminant les extrémistes, le Hezbollah au nord et le Hamas au sud. C’est une condition nécessaire.</p><p>…</p><p>Scott Pelley : Et vous croyez qu’Israël poursuivra [la solution des deux États] après ce qui s’est passé…</p><p>Le président Biden : Pas maintenant. Pas maintenant. Pas maintenant, mais… mais je pense qu’Israël comprend qu’une partie importante du peuple palestinien ne partage pas les vues du Hamas et du Hezbollah. Le Hezbollah est une puissante milice islamiste au nord d’Israël, armée et entraînée par l’Iran. L’Iran soutient également le Hamas.</p><p>Scott Pelley : Il y a déjà des combats limités à la frontière nord d’Israël, et je me demande quel est votre message au Hezbollah et à son soutien, l’Iran ?</p><p>Le président Biden : Ne le faites pas. Ne le faites pas, ne le faites pas, ne le faites pas.</p><p>Scott Pelley : Ne pas franchir la frontière ? Ne pas intensifier cette guerre ?</p><p>Le président Biden : C’est cela.</p><p>S’il était attaqué, le Hezbollah, avec ses 100 000 missiles, détruirait Israël. Je ne crois donc pas que le Hezbollah au Liban soit la véritable cible opérationnelle que Biden a à l’esprit.</p><p>Le Hezbollah ne peut être dissuadé d’attaquer Israël. S’il le veut et s’il en a besoin, il le fera inévitablement, et avec succès. Il a caché ses forces et ses armes soit sous terre, soit au sein de la population de Beyrouth et du Sud-Liban. Les bombarder n’a pas de sens. Il y a aussi le fait que la dernière intervention américaine au Liban s’est tristement terminée par un grand nombre de Marines morts et un retrait embarrassant du pays. Je ne pense pas que les États-Unis veuillent répéter cette expérience.</p><p>L’Iran, autre cible potentielle, est trop difficile à attaquer. Il peut exercer des représailles efficaces sur une vaste zone, causant d’énormes dommages à toute installation américaine au Moyen-Orient. Il pourrait également faire grimper les prix du pétrole à un moment où l’administration Biden s’efforce de les faire baisser de toute urgence.</p><p>C’est pourquoi je pense que le véritable objectif de cette montée en puissance est de parvenir à un “changement de régime” en Syrie et d’expulser les forces russes qui soutiennent le gouvernement de ce pays.</p><p>Israel Radar @IsraelRadar_com – <a href="https://twitter.com/IsraelRadar_com/status/1711436143852486849">17:39 UTC – 9 octobre 2023</a></p><p>Avertissement israélien au Hezbollah : Tsahal détruira Damas, visera le président syrien Assad si le Hezbollah entre en guerre ; les navires de guerre américains soutiendront Israël dans la guerre. Message relayé par la France (@ynetalerts)</p><p>Israel Radar @IsraelRadar_com – <a href="https://twitter.com/IsraelRadar_com/status/1711433003627397516">9 octobre</a></p><p>L’IDF demande aux Israéliens de se préparer à un séjour de 3 jours dans des abris anti-bombes/locaux sécurisés, de s’assurer d’avoir de la nourriture, de l’eau, des appareils à piles au cas où l’électricité serait coupée. Il s’agit là d’une indication claire d’une escalade imminente vers une guerre plus importante.</p><p>Les récents bombardements israéliens sur les aéroports d’Alep et de Damas, qui les ont tous deux mis hors service, vont dans ce sens.</p><p>Les fous néo-conservateurs de la Maison Blanche pourraient bien penser qu’ils ont maintenant une chance d’éliminer la présence de la Russie au Moyen-Orient.</p><p>Ils y verront une revanche sur leur défaite dans la guerre en Ukraine. Ils pensent également que cela empêchera, ou compensera, leur <a href="https://www.indianpunchline.com/us-faces-defeat-in-geopolitical-war-in-gaza/">défaite géopolitique</a> à Gaza.</p><p>La Russie est sans aucun doute préparée à cela. Cependant, son contingent en Syrie est trop faible. Une attaque combinée de toutes les forces américaines dans la région, soit plus de 150 avions, la mettrait certainement en échec.</p><p>La question qui se posera alors sera la suivante : “Quelle sera la prochaine étape ?”</p><p>Pour ma part, je n’ose pas y répondre.</p><p>Moon of Alabama</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 15 Oct 2023 12:05:36 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Un état binational et démocratique ou deux états vivant paisiblement côte à côte ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Un état binational et démocratique (laissez moi rire jaune) ou deux états vivant paisiblement côte à côte (je ris encore.. et toujours jaune ). On nous fait croire que le problème israélo-palestinien est complexe alors qu'il est très simple et facile à résoudre si...</p>

<p>LA SOLUTION : Reconnaissance par les Palestiniens  et le monde arabo-musulman d'un état souverain juif ( entendu comme nationalité intégrant des minorités aux droits égaux). Renoncement au retour des réfugiés ou plutôt aux descendants de plusieurs générations des réfugiés de 1948 sur le territoire de l'état d'Israël comme c'est le cas pour les réfugiés du monde entier ( Inde-pakistan, Grèce-Turquie, Allemagne-Pologne...). Création d'un état palestinien intégrant Gaza, la Cisjordanie, la Jordanie, état provisoirement démilitarisé, coopérant économiquement avec Israël. Aides données au développement de cet état par Israël, la communauté internationale, les pays richissimes  du Golfe.  Education à la paix en Palestine en place des incitations à la haine anti-juive des manuels scolaires et de l'éducation en général. Echange de territoires entre Israël et cet état palestinien: grandes implantations de Cisjordanie contre certains  territoires du Neguev et de Galilée... Traités de paix entre Israël, la Palestine et les états arabes et garanties sécuritaires. </p>

<p>La clé du problème , c'est uniquement la reconnaissance et l'acceptation d'un état souverain juif. Tout le reste en découle. </p>

<p>Mais voilà... avec le développement irrésistible de l'islamisme dans le  monde musulman, il n'en sera pas question, pas plus que le renoncement à islamiser le continent européen. </p>

<p>Charles Rojzman</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 14 Oct 2023 06:26:02 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La “Bible” stratégique de Mackinder réexaminée]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Il y a si longtemps que Brzezinski a formulé la notion de Mackinder que la diplomatie classique s’est étiolée.</p><p>Par Alastair Crooke – Le 11 septembre 2023 – Source <a href="https://strategic-culture.su/news/2023/09/11/the-mackinder-strategic-bible-reconsidered/">Strategic Culture</a></p><p>En 1997, Zbig Brzezinski, le premier à avoir fait de l’Afghanistan un bourbier dans lequel la Russie devait être entraînée, a écrit son célèbre ouvrage, The Grand Chessboard (Le Grand Échiquier). Cet ouvrage a ancré “pour toujours” dans le zeitgeist des Américains la doctrine Mackinder selon laquelle “celui qui contrôle le Heartland asiatique contrôle le monde” .</p><p>Il est intéressant de noter que son sous-titre était “American Primacy and Its Geostrategic Imperatives” (La primauté américaine et ses impératifs géostratégiques). Brzezinski avait déjà écrit dans son livre qu’en l’absence de l’Ukraine, la Russie ne deviendrait jamais la puissance centrale ; mais avec l’Ukraine, la Russie pourrait le faire et le ferait. C’est ainsi que la doctrine de Mackinder, “Celui qui contrôle le Heartland” , a été codifiée dans le “droit canon” des États-Unis : ne jamais permettre un Heartland uni. L’Ukraine a été considérée comme la charnière autour de laquelle tournait le pouvoir du Heartland.</p><p>Brzezinski a en outre ordonné que ce “Grand jeu d’échecs” soit une pure primauté américaine : “Non, personne d’autre ne joue” , a-t-il insisté ; il s’agit d’un jeu exclusivement réservé à un seul joueur. Une fois qu’une pièce d’échecs est déplacée, “nous” (les États-Unis) tournons simplement l’échiquier dans l’autre sens – et déplaçons les pièces d’échecs de l’autre camp (pour “eux”). Il n’y a pas ‘d’autre’ dans ce jeu” , a averti Brzezinski.</p><p>C’est le dilemme d’aujourd’hui. Il y a si longtemps que Brzezinski a formulé la notion de Mackinder que la diplomatie classique s’est étiolée.</p><p>C’est toutefois Henry Kissinger qui a modifié la célèbre formule de Mackinder : “Celui qui contrôle l’argent contrôle le monde” en référence au dollar et à l’hégémonie financière des banques.</p><p>Mais Kissinger s’est trompé dès le départ. Le principe a toujours été le suivant : “Celui qui dispose de capacités de production, de matières premières, de denrées alimentaires, d’énergie (humaine et fossile) et d’une monnaie saine peut changer le monde” . Mais Kissinger a tout simplement ignoré ces conditions complémentaires et a axé les États-Unis sur la création d’une “toile d’araignée” mondiale de dollars militarisés (touchez-la et la poudre des sanctions vous empoisonne). En outre, ce système a été renforcé par Wall Street, qui a réservé l’accès à des milliers de milliards de dollars nouvellement imprimés aux seuls pays qui s’y conformaient.</p><p>Kissinger a toutefois élaboré la doctrine de la “triangulation” , en guise de clin d’œil à Mackinder : les États-Unis doivent chercher à s’allier soit à la Russie contre la Chine, soit à la Chine contre la Russie. Mais ils ne doivent jamais laisser la Chine et la Russie s’allier contre l’Occident. Le Heartland doit toujours être fracturé.</p><p>Ces “règles” sont inscrites dans les circuits mentaux de Washington. Pourtant, les notions qui les sous-tendent n’ont plus guère de validité aujourd’hui. La masse terrestre, les États militarisés (du Heartland asiatique) contre les puissances navales (les atlantistes) ne reflètent guère les instruments de pouvoir plus abstraits d’aujourd’hui.</p><p>La sphère du dollar, par exemple, a sans aucun doute été une source de puissance américaine (imposant aux États la contrainte d’acheter et de détenir des dollars) depuis les accords de Bretton Woods et les accords sur les pétrodollars. Elle a créé une demande virtuelle massive pour le dollar qui a d’abord bien fonctionné pour Washington. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas.</p><p>C’était trop beau pour être vrai : imprimer et au diable les conséquences. La dette ? Peu importe, il suffit d’imprimer un peu plus. Washington en a trop fait (l’attrait politique était trop grand).</p><p>C’est ainsi que l’“hégémonie” du dollar est passée du statut d’outil de projection de puissance à celui de principale source de vulnérabilité pour les États-Unis. En clair, l’excédent massif de dollars et de dettes en dollars de Washington a transformé le “dollar” en une épée à double tranchant : il se retourne désormais contre l’Occident. Sous le poids de la finance, la base manufacturière occidentale s’est atrophiée et s’est rétrécie, entraînant une société américaine à deux vitesses, caractérisée par d’énormes inégalités.</p><p>Le conflit actuel en Ukraine a mis en évidence les déficiences de la puissance hégémonique qui découlent spécifiquement d’une base manufacturière négligée.</p><p>Mackinder, s’il était présent aujourd’hui, devrait donc ajuster son modèle, en faisant la distinction entre les terres qui sont “en dehors” d’un ensemble de politiques économiques (le bloc asiatique, africain et mondial du Sud dirigé par les BRICS) et celles qui sont “à l’intérieur” , c’est-à-dire au sein d’un paradigme consumériste “côtier” fondé sur l’endettement.</p><p>Les coûts spécifiques associés à cette militarisation excessive (c’est-à-dire à une “guerre” financière “totale”) sont liés à ce qui précède. Le Trésor américain a utilisé de multiples variantes : la dette (pour effondrer en premier lieu la position mondiale de la Grande-Bretagne d’après-guerre) ; les taux d’intérêt militarisés pour “remettre à sa place” le miracle économique japonais du début des années 1980. La France et l’Occident ont déployé la guerre pour mettre fin aux aspirations de Kadhafi à une sphère panafricaine utilisant un dinar or, plutôt que le franc ou le dollar. Et puis il y a eu la sanction sans précédent de la Russie qui, paradoxalement, a donné lieu à un <a href="https://www.businessinsider.com/war-in-ukraine-russia-richer-millionaires-billionaires-uhnw-wealth-ubs-2023-8">regain de force économique russe</a>, plutôt qu’à un effondrement financier (comme on s’y attendait).</p><p>Mais là encore, nous voyons l’incongruité du double tranchant de l’“épée des sanctions” : le Wall Street Journal a <a href="https://www.wsj.com/articles/europeans-poorer-inflation-economy-255eb629">noté</a> que les Européens s’appauvrissaient – en raison des confinements, mais plus précisément en se joignant au “projet” de guerre financière de Biden (destinée à mettre la Russie à genoux) :</p><p>En 2008, la zone euro et les États-Unis avaient des produits intérieurs bruts (PIB) équivalents, l’écart de PIB est maintenant de 80 %. Le Centre européen d’économie politique internationale, un groupe de réflexion basé à Bruxelles, a <a href="https://www.lemonde.fr/en/opinion/article/2023/09/04/the-gdp-gap-between-europe-and-the-united-states-is-now-80_6123491_23.html">publié</a> un classement du PIB par habitant des États américains et des pays européens : l’Italie se situe juste devant le Mississippi, le plus pauvre des 50 États, tandis que la France se situe entre l’Idaho et l’Arkansas, respectivement 48e et 49e. L’Allemagne ne sauve pas la face : elle se situe entre l’Oklahoma et le Maine (38e et 39e). Le salaire médian américain est désormais une fois et demie supérieur à celui de la France.</p><p>Cela valait-il la peine que les dirigeants européens hypothèquent l’avenir de l’Europe au nom de la solidarité avec la Maison Blanche ? De toute façon, le stratagème des sanctions n’a pas fonctionné.</p><p>Eh bien… les États-Unis et l’Union européenne sont confrontés à une nouvelle version de l’histoire géostratégique de Mackinder, qui consiste à empêcher l’émergence d’un Heartland unifié. Il s’agit d’une variante du plan de “recadrage” des prouesses technologiques japonaises : il est clair que l’outil de l’“Accord du Plaza” (1985) consistant à truquer les taux d’intérêt contre un Japon “vaincu” et docile ne fonctionnera pas pour la Chine.</p><p>Au contraire, la Chine est soumise à un siège technologique accompagné d’une campagne de stigmatisation, au cours de laquelle son dirigeant est dénigré, tandis que l’économie chinoise est écrasée par un nombre croissant de technologies interdites à l’exportation ou par des mesures visant à interdire la coopération technologique. Chaque jour, les médias occidentaux célèbrent les difficultés économiques qui en résultent pour la Chine :</p><p>Sa croissance fulgurante s’est ralentie, la brève poussée post-pandémique s’est essoufflée, et les analystes soulignent les problèmes structurels profonds qui <a href="https://s2.washingtonpost.com/camp-rw/?trackId=596a495a9bbc0f0e09e976aa&amp;s=64f6a9046ab78601b57bd9db&amp;linknum=5&amp;linktot=77&amp;linknum=5&amp;linktot=77">minent</a> les perspectives d’avenir de la Chine. Xi et la clique au pouvoir (sic) s’efforcent de relever les nouveaux défis posés par l’économie chinoise qui arrive à maturité… L’économie chinoise a un jour semblé être le nouveau moteur du monde [comme le Japon l’a été]… mais un sentiment de stagnation est en train de s’installer.</p><p>C’est vrai. L’usure prolongée de l’économie chinoise par les Américains a freiné la croissance. Les exportations chinoises vers les États-Unis et l’Europe sont en baisse et le chômage des jeunes est une préoccupation majeure des dirigeants chinois.</p><p>Mais la Chine comprend bien qu’il s’agit d’une guerre : la “guerre stratégique de Mackinder” . Lors d’un récent voyage à Pékin, la secrétaire américaine au commerce, Gina Raimondo, a <a href="https://s2.washingtonpost.com/camp-rw/?trackId=596a495a9bbc0f0e09e976aa&amp;s=64f6a9046ab78601b57bd9db&amp;linknum=5&amp;linktot=77&amp;linknum=5&amp;linktot=77">prévenu</a> que l’incertitude ambiante, alimentée également par les mesures sévères prises par le gouvernement chinois à l’encontre des entreprises étrangères, rendait la Chine “ininvestissable” aux yeux des investisseurs américains.</p><p>Stop ! Prenez le temps d’assimiler les propos de la secrétaire au commerce : adoptez notre modèle économique, ou nous vous rejetterons !</p><p>La secrétaire d’État Yellen a elle aussi récemment prononcé un <a href="https://home.treasury.gov/news/press-releases/jy1425">discours</a> sur les relations entre les États-Unis et la Chine, laissant entendre que la Chine avait largement prospéré grâce à l’ordre de marché anglo-saxon de “libre fonctionnement” , mais qu’elle s’orientait à présent vers une position étatique – qui “est conflictuelle à l’égard des États-Unis et de leurs alliés” . Les États-Unis veulent coopérer avec la Chine, mais entièrement et exclusivement selon leurs propres conditions, a-t-elle déclaré.</p><p>Les États-Unis recherchent un “engagement constructif” , mais qui doit être subordonné à la garantie par les États-Unis de leurs propres intérêts et valeurs en matière de sécurité : “Nous ferons clairement part à la RPC de nos préoccupations concernant son comportement (…) tout en nous engageant avec le monde à faire progresser notre vision d’un ordre économique mondial ouvert, équitable et fondé sur des règles” . Mme Yellen a conclu en déclarant que la Chine devait “respecter les règles internationales actuelles” .</p><p>Comme on pouvait s’y attendre, la Chine n’a pas l’intention de s’en laisser conter.</p><p>Cette situation est exactement la même que celle qui s’est produite en 2007 lors du Forum de Munich sur la sécurité. L’Occident insistait pour que la Russie accepte le paradigme de sécurité globale de l’OTAN. Le président Poutine a défié l’Occident : “Vous le faites : vous attaquez continuellement la Russie – mais nous ne plierons pas” . L’Ukraine est aujourd’hui le terrain d’essai de ce défi lancé en 2007.</p><p>En d’autres termes, le discours de Mme Yellen témoigne d’une incapacité totale à reconnaître que la “révolution” sino-russe ne se limite pas à la sphère politique, mais qu’elle s’étend également à la sphère économique. Il montre à quel point l’“autre guerre” – la guerre pour sortir de l’emprise de l’“ordre” mondial dirigé par l’Occident – est importante à la fois pour Poutine et pour Xi.</p><p>En 2013 déjà, dans un <a href="https://branko2f7.substack.com/p/the-rule-of-nihilists">discours</a> sur les leçons tirées de la désintégration de l’Union soviétique, Xi avait attribué la cause de cette explosion aux “couches dirigeantes” (avec le pivot vers l’idéologie occidentale du marché libéral de l’ère Gorbatchev-Yeltsine), qui avaient conduit l’Union soviétique au nihilisme.</p><p>Le point de vue de Xi était que la Chine n’avait jamais fait ce détour désastreux vers le système libéral occidental.</p><p>Poutine a répondu : “[La Chine] a réussi de la meilleure façon possible, à mon avis, à utiliser les leviers de l’administration centrale (pour) le développement d’une économie de marché … L’Union soviétique n’a rien fait de tel, et les résultats d’une politique économique inefficace – ont eu un impact sur la sphère politique” .</p><p>Washington et Bruxelles ne comprennent pas. En clair, Xi et Poutine estiment que le désastre soviétique est le résultat d’un virage imprudent vers le libéralisme occidental, tandis que l’“Occident collectif” considère que l’“erreur” de la Chine – qui fait l’objet d’une guerre technologique financiarisée – est son éloignement du système mondial “libéral” .</p><p>Ce décalage analytique est tout simplement inscrit dans les circuits mentaux de Washington. Cela explique en partie la conviction absolue de l’Occident que la Russie est si faible et si fragile sur le plan financier, en raison de l’erreur primordiale qu’elle a commise en s’éloignant du système anglo-saxon.</p><p>Le point culminant : Washington enfreint sa (propre) règle numéro un, celle de Brzezinski : l’“impératif” de veiller à ce que la Russie et la Chine ne s’unissent pas contre l’Occident.</p><p>La grande question qui se pose aujourd’hui est de savoir si la militarisation de la technologie en tant qu’“impératif géostratégique” pour diviser le Heartland sera plus efficace pour atteindre cet objectif que ne l’a été la militarisation du dollar.</p><p>La semaine dernière, Huawei a lancé son nouveau smartphone équipé de son propre processeur 9000s fabriqué par l’entreprise chinoise de semi-conducteurs SMIC, à l’aide d’un processus de fabrication 7nm-class. Il y a moins d’un an, lorsque les États-Unis ont introduit leur vaste ensemble de sanctions contre l’industrie chinoise des semi-conducteurs, les “experts” ont promis que cela tuerait l’industrie, ou du moins que cela bloquerait son processus technologique à la norme 28nm. Il est évident que la Chine est désormais en mesure de produire en masse des puces de 7 nm sur son propre sol. L’iPhone 14 Pro a des puces de 4 nm, la Chine est donc presque à égalité, ou peut-être avec 1 ou 2 ans de retard.</p><p>D’un seul coup, <a href="https://twitter.com/RnaudBertrand/status/1698709810164945014">note</a> Arnaud Bertrand, la Chine a démontré que les efforts des États-Unis pour entraver Huawei et l’industrie chinoise des semi-conducteurs ont été inefficaces. Qu’ont apporté les sanctions ? Elles ont contribué à la construction d’un écosystème autochtone de semi-conducteurs qui n’existait pas avant les sanctions. D’<a href="https://www.phenomenalworld.org/analysis/iran-sanctions-inequality/">autres</a> <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2023-08-25/for-global-oil-markets-a-us-iran-deal-is-already-happening">États</a> l’ont compris : confiez vos semi-conducteurs à des entreprises occidentales et les États-Unis n’hésiteront pas à utiliser l’industrie à des fins géopolitiques. Achetez donc chinois, dit Bertrand.</p><p>Cette semaine, la Chine a lancé un fonds d’investissement de 40 milliards de dollars pour soutenir son industrie des semi-conducteurs.</p><p>Alastair Crooke</p><p>Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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