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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 18:47:47 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Derrière la crise entre l&#039;UE et la Pologne, la revanche du politique sur le juridique]]></title>
	<description><![CDATA[<p>

 12h45 , le 12 novembre 2021, modifié à 12h48 , le 12 novembre 2021</p><p>La décision du Tribunal constitutionnel polonais selon laquelle la Constitution nationale doit primer sur le droit européen est apparue comme un coup de semonce porté à l'édifice juridique européen et a déclenché une série de débats. La hiérarchie des normes semblait acquise à partir du moment où un État adhérait à ce nœud de traités qu'est l'Union européenne (UE) : le droit national en conflit avec le droit européen devait céder. La Cour de justice de l'Union (CJUE) était la gardienne scrupuleuse de la solidité des liens juridiques unissant les différentes composantes de cet ensemble. Mais en revenant sur ce postulat, le Tribunal polonais a pris une décision très politique.</p><p>Celle-ci est apparue d'autant plus choquante aux yeux des observateurs que le gouvernement de Varsovie est considéré par plus d'un comme autoritaire et malmenant l'État de droit.</p><p>Le débat possible sur les rapports entre le droit national et le droit européen a donc été rendu inaudible, car il a été placé à des niveaux qui faisaient de la discussion quelque chose d'impossible à tolérer. Pour certains, l'affaire était trop grave : l'État de droit, et même l'avenir de l'Union étaient en jeu. La décision polonaise devait donc absolument être révisée.</p><p>La question devenait dès lors "comment faire plier ce gouvernement?" Or, comme la capacité de l'Union à faire appliquer certaines de ses décisions est aussi puissante que celle de la Société des Nations en son temps, c'est-à-dire nulle, il n'y avait que l'arme économique et celle des fonds promis au titre du plan de relance "EU Next generation" qui pouvaient peut-être faire plier Varsovie.</p><p>Que l'Union doive recourir à pareille menace en dit long sur l'état de dégradation des rapports politiques en son sein.</p><p>Pour d'autres, acquis à un certain souverainisme et prêts à oublier les atteintes à l'État de droit orchestrées par le gouvernement polonais, la Pologne était libre de ses choix, et c'est le droit européen qui devait céder. Peu importe la nature des décisions prises, la démocratie impliquait un renversement dans la hiérarchie des normes.</p><p>Le débat impossible prend ainsi une nouvelle fois place, avec l'opposition supposée entre, d'un côté, le camp du droit et du bien et de l'autre, le camp du souverainisme arc-bouté, nationaliste et, dans le fond, condamnable. La pensée binaire avait encore une fois frappé.</p><p>L'UE est pétrie de paradoxes : projet politique, elle s'est construite sur la méfiance envers le politique et a voulu le museler par le droit et l'économique.</p><p>Désormais, le politique revient à la charge sous différentes formes, illustrant à sa manière la théorie du frigo de Jacques Rupnik. Ce dernier, en analysant l'éclatement du fédéralisme yougoslave, l'expliquait par des conflits conservés au réfrigérateur pendant l'ère de Tito, mais au prix d'un pourrissement inquiétant. L'Union européenne, sans basculer dans la guerre civile, expérimente elle aussi les retours d'un politique trop longtemps endigué.</p>
<p>Le politique saisi par le droit</p>
<p>Le projet européen se voulait un projet politique dont l'arc allait du rétablissement de la paix sur le continent à la lutte contre le communisme.</p><p>Il est l'enfant de l'Europe vaticane des années 1950, un projet chrétien-démocrate qui s'est pensé aussi bien contre le keynésianisme que contre le socialisme et, surtout, le communisme.</p><p>Le projet était très largement fondé sur l'idée que des solidarités successives de nature économique débordant sur d'autres domaines donneraient naissance à quelque chose d'hybride qui ne serait ni État-nation, ni Empire, mais une sorte de fédération des nations.</p><p>En réalité, le projet s'est construit sur la méfiance à l'égard du politique, visant à l'enserrer, le limiter et le placer sous la férule du marché et du droit (lois budgétaires encadrées, gestion de la monnaie confiée à une banque centrale indépendante, ordre juridique émanant de la concurrence libre et non faussée…). Le politique étant assimilé à la guerre, au nationalisme ou encore aux préjugés, il ne pouvait qu'inspirer la défiance.</p><p>Mais il ne s'est pas seulement agi de l'encadrer. Il s'est aussi agi de se substituer à lui, et d'imaginer ses intentions. C'est ici que la CJUE entre en scène, comme je l'indique dans mon livre : sa méthode d'interprétation du droit poursuit des objectifs de nature politique. Elle considère que le droit ne doit pas être strictement appliqué, mais appréhendé de façon extensive, dans le cadre des objectifs implicites contenus dans les traités : en cas de litige, l'interprétation du droit doit toujours privilégier un supposé "esprit des traités", impliquant le renforcement de l'intégration supranationale.</p><p>Les prérogatives accordées au juge lui donnent donc un pouvoir presque constituant, puisqu'il lui appartient de combler les lacunes supposées du droit communautaire.</p><p>On voit donc bien là comment le juridique est censé guider et soumettre le politique.</p>
<p>L'UE ou l'art du paradoxe : défense de l'État de droit et méfiance à l'égard de la démocratie</p>
<p>La méfiance à l'égard du politique s'est parfois transformée en dérive antidémocratique. Cela, moins pour les raisons habituellement évoquées (Parlement européen faiblement doté de pouvoirs, technocratie omnipotente) que du fait d'une sorte de suspicion de la part des autorités européennes vis-à-vis de ce qui pouvait sortir des urnes nationales.</p><p>L'élection d'Alexis Tsípras en Grèce avait ainsi été accueillie par la surprenante sortie de Jean-Claude Juncker, l'ancien président de la Commission européenne, qui avait affirmé qu'"il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens".</p><p>L'UE, qui se veut le parangon de l'État de droit, exige son respect de la part des nations européennes pour obtenir une adhésion ou, pour ses membres, des fonds dans le cadre de son plan de relance. Mais, dans le même temps, elle n'hésite pas à vider la démocratie de l'intérieur ou en rend l'exercice compliqué.</p><p>Il faut se souvenir combien, dans les pays du Sud durant les années 2011 et suivantes, il a été difficile de former des majorités, car les choix des citoyens risquaient d'être incompatibles avec les règles européennes. Que l'on se remémore, à cet égard, la difficile accession du bloc des gauches au Portugal, le fonctionnement récent de la démocratie espagnole ou les nouveaux rôles des présidents italiens, comme Giorgio Napolitano ou Sergio Matarella, grands ordonnateurs de gouvernements européistes.</p>
<p>Le paradoxe économique : quand l’économique capture le politique</p>
<p>L'autre paradoxe vient de l'économie. Cette dernière devait donner naissance à du politique, mais le marché a finalement capturé le politique.</p><p>Les politiques économiques non coopératives l'ont emporté, et la recherche de la compétitivité a fait oublier que l'Union européenne était, au départ, une communauté de partenaires et pas uniquement de concurrents.</p><p>La logique de la libre circulation des capitaux et l'affirmation de la logique concurrentielle ont autonomisé la sphère économique, qui est devenue centrale dans le projet européen. L'objectif désormais était la mise en œuvre de réformes structurelles affectant la protection sociale et le marché du travail. De plus en plus de domaines économiques, comme la politique commerciale, sont ainsi soustraits de la délibération collective.</p><p>En somme, les paradoxes traversant l'organisation juridique et économique de l'Union en font non seulement un lieu de développement des travers les plus inquiétants de la seconde mondialisation (la mondialisation financière, débutée à la fin des années 1970) à travers les possibilités de concurrence déloyale (dumping social et fiscal) qu'ils ouvrent, mais nourrissent aussi les contestations.</p><p>Cet arrière-plan met à mal certains piliers sur lesquels repose l'adhésion des citoyens à l'UE et participe à l'intensification de la fréquence à laquelle l'Union rencontre des crises depuis 2010 (la crise dite grecque, la crise migratoire, les tensions à l'est, etc.). Ce faisant, la contestation de l'ordre européen, ne pouvant s'opérer sur un terrain politique cadenassé, s'est déportée dans les domaines économique et juridique.</p><p>Que l'on songe déjà au Brexit : le Royaume-Uni avait fait du retour à la supériorité au droit britannique sur celui de l'Europe une pierre angulaire de sa sortie. Et dans l'ordre économique, les pays d'Europe centrale et orientale cédaient, ces dernières années, au contre-projet de mondialisation chinois, les nouvelles routes de la soie. Mais le politique prend désormais d'autres visages.</p>
<p>Les différents visages du retour du politique</p>
<p>Il y aurait tout un nuancier à explorer pour observer le retour du politique dans la contestation contre l'UE.</p><p>Il est revenu de manière inquiétante lors de la crise dite grecque, durant laquelle les préjugés à l'égard des pays du sud ont prospéré un peu partout. Le nationalisme que l'Europe avait combattu depuis sa création revenait sous la forme d'un racisme décomplexé. Souvenons-nous de certains titres de journaux allemands ou encore des sorties de l'ancien président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, parlant de la préférence des habitants du sud pour l'alcool et les femmes.</p><p>Mais le politique n'a pas cessé d'exister dans les pays forts et dominants du continent, comme l'Allemagne qui, d'une part, adhérait à l'ordre économique et juridique européen, mais, de l'autre, disposait d'une Cour constitutionnelle ne cédant pas d'un pouce sur la souveraineté allemande, exigeant que l'Allemagne puisse toujours décider par soi-même et pour soi-même.</p><p>La Pologne, sans détenir la même puissance - et peu importent ses motifs - voulait à son tour faire valoir la possibilité d'imposer son ordre juridique national et a porté la contestation là où le Royaume-Uni l'avait fait avant elle : sur le terrain du droit. En faisant prévaloir son droit sur celui de l'Europe, elle n'est pas le héraut de la démocratie retrouvée de demain qui reconquiert fièrement sa souveraineté, mais le signe supplémentaire de la décomposition d'un ordre européen fondé sur le droit et le marché.</p><p>La déconstruction européenne continuera d'emprunter les chemins du droit, d'autant plus que les sujets clés à venir sont à haute teneur juridique : gestion des flux migratoires, dumping social, fiscal, normes techniques, sanitaires, phytosanitaires. La Pologne poursuit le travail britannique et l'Union européenne n'a rien d'autre à offrir. Elle est en panne d'imaginaire et a montré que face aux enjeux de nos économies, elle apparaît confuse, contradictoire et exacerbe les tensions plus qu'elle ne parvient à les résoudre.</p><p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/crise-ue-pologne-le-retour-du-politique-170577">article original</a>.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 15:28:03 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Eric Zemmour devant son “Destin”- Chronique 154 – Le blog de Bertrand Renouvin]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Au lendemain du discours prononcé par Eric Zemmour devant la Convention de la droite, le 28 septembre, une partie de l’intelligentsia parisienne se lança dans une polémique vibrante au cours de laquelle on réclama que le journaliste fasse l’objet d’une interdiction professionnelle.

La chaîne LCI obtempéra, tandis que CNews récupérait le persécuté tout en s’exposant aux représailles publicitaires d’un marchand de pâte à tartiner, chef de file d’une modeste escouade de vigilants. Une fois de plus, l’indignation d’une gauche toujours soucieuse de ses postures permit de transformer l’auteur d’un discours remarquablement agressif en victime des bourreaux de la bien-pensance… 

Puis les choses rentrèrent dans l’ordre : Eric Zemmour est toujours au “Figaro” et tient un créneau télévisé, “Valeurs actuelles” et “Causeur” sont en flanc-garde, et les ventes de son dernier livre atteignent des sommets. Messieurs les maîtres-censeurs, c’est vraiment bien joué !</p><p>Le retour au calme médiatique permet de s’interroger sur le cas Zemmour en examinant ses idées, son statut et le rôle politique qu’il semble vouloir jouer.</p><p>Les idées se ramènent toutes à un point fixe : la défense de l’identité française contre l’islam. Telle est la thématique centrale de “Destin français” (1), essai polémique sur l’histoire de la France des origines à nos jours. Le genre n’est pas méprisable, l’auteur a beaucoup lu et ses partis-pris seraient stimulants s’ils n’étaient pas alourdis de comparaisons anachroniques bâties sur des oublis trop massifs pour ne pas être volontaires. Ainsi, on apprend qu’”entre la chrétienté et l’Islam, c’est une histoire millénaire. Qui ne s’unit pas se divise ; qui n’attaque pas recule ; qui ne recule plus conquiert. Qui ne conquiert plus est conquis” (69). 

Saint Louis est glorifié, Philippe le Bel est fustigé parce qu’il ne voulait pas d’une nouvelle croisade et, du coup, “renonçait à toute colonisation de l’Asie musulmane”- comme si le roi de France pouvait avoir l’ambition d’un Alexandre Le Grand… alors que la nation française est en train de se constituer contre les empires et contre l’idée même d’empire.</p><p>François Ier fait l’objet d’une exécution en règle, au cours de laquelle on lit que l’alliance du roi de France avec Soliman le Magnifique fait aujourd’hui l’objet d’éloges “de bon ton” alors qu’elle fut la conséquence d’une défaite qui “rend fou” (147) et constitua une “transgression inouïe” mais inefficace. 

L’alliance de 1536 avec l’empire ottoman fut au contraire immédiatement utile pour contrer les Impériaux en Méditerranée par des opérations menées avec la flotte du capitan pacha Khayr al Din plus connu sous le nom de Barberousse. L’alliance de revers est une très classique alliance entre Etats, qui laisse de côté les considérations religieuses et les modes de gouvernement. Déjà, en 1402, après la victoire de Tamerlan contre Bajazet, les rois de France et de Castille avait envoyé une ambassade à Samarkand (2) en vue d’une alliance qui ne fut pas conclue car le terrible conquérant se mourrait. 

Entre François Ier et Soliman, l’alliance ouvrit la voie à une très longue période – deux siècles et demi – d’entente diplomatique et de coopération militaire qui prit fin avec l’expédition de Bonaparte en Egypte. Eric Zemmour devrait se souvenir qu’en 1566, Charles IX avait soutenu le projet d’alliance entre l’Empire ottoman et le protestant Guillaume Ier d’Orange (3) et que la France de Charles IX ne participa pas non plus à la bataille de Lépante en 1571. A partir de 1673, Louis XIV ne cessa d’encourager les Ottomans à attaquer les Habsbourg et, en 1683, souhaita très activement la prise de Vienne par les armées du Sultan. 

Le schéma d’une France chrétienne en guerre multiséculaire contre l’islam est remarquablement étranger à notre histoire diplomatique et militaire qui s’est affirmée dans la lutte de l’Etat royal, pré-national, contre toute volonté de domination impériale.</p><p>Dans “Destin français”, l’évocation des guerres de Religion est centrée sur la figure de Catherine de Médicis, fustigée au fil d’un récit partiel et confus, au mépris de la recherche historique.

L’incontournable Denis Crouzet (4) est expédié en une ligne, les autres historiens sont accusés de défendre Catherine de Médicis parce qu’ils seraient, selon l’esprit du temps, “en quête de femmes et de diversité” (164). Jean-Christian Petitfils dément ce diagnostic lorsqu’il décrit Catherine comme “une femme d’Etat d’une rare intelligence, d’une exceptionnelle habileté face aux intrigues et aux trahisons des chefs catholiques et protestants, dans un contexte de violence généralisée […] Catherine avait compris que les querelles entre catholiques et protestants mettaient en péril l’unité fondamentale du royaume et que les persécutions ne parviendraient pas à éradiquer une hérésie déjà largement répandue en Europe” (5).</p><p>Tel n’est pas l’avis d’Eric Zemmour qui ne voit chez Catherine que faiblesses suivies du coup d’autorité manqué de la Saint-Barthélemy. Pour le chroniqueur du “Figaro”, la faveur dont bénéficie la Florentine s’explique par la complaisance manifestée aujourd’hui à l’égard de la religion musulmane : “L’arrivée tonitruante d’une nouvelle religion, l’islam, sur le sol de France nous ramène aux questions de cette période de guerre des Religions, aux conflits, aux subversions, au fondamentalisme religieux et à l’Etat dans l’Etat, à son prosélytisme ardent et à ses places fortes banlieusardes […]”. Pour établir sa comparaison, Eric Zemmour oublie que la France du XVIème siècle est pleinement immergée dans le religieux alors que notre société n’est plus structurée par le catholicisme ; il ignore le “parti des politiques” qui est le parti de l’Etat et de l’unité du royaume, soucieux de limiter toutes les influences religieuses et de proscrire les partis religieux ; il ne veut pas voir que le parti catholique – la Sainte Ligue des Guises -, responsable de la première guerre de religion et des massacres qui suivent la Nuit de la Saint-Barthélemy, est un “Etat dans l’Etat”, qui exploite le fanatisme religieux dans l’intérêt dans la maison de Lorraine. Dès lors, il ne veut pas voir que la dialectique du conflit religieux trouve sa conclusion positive dans l’Édit de Nantes, acte de souveraineté que le chroniqueur du “Figaro” considère comme une “faute”. Fallait-il donc que la guerre civile se poursuive jusqu’à l’éradication des Huguenots ? C’est bien ce qui est suggéré. 

Heureusement, l’alliance conclue entre Henri de Navarre et Henri III en butte au coup d’Etat ligueur du 7 janvier 1589 permit de réaffirmer la légitimité dynastique transmise in articulo mortis au Navarrais par le roi après l’attentat d’un moine fanatisé. J’ajoute que Richelieu, glorifié par Eric Zemmour, ne songea jamais à éliminer les Protestants du royaume de France (6).</p><p>La Révolution française est représentée dans le livre d’Eric Zemmour par deux personnages : Mirabeau qui n’est pas “l’homme de la situation” parce qu’il vaut concilier le roi et la Révolution et Robespierre, loué parce qu’il est homme de la nation, le patriote qui écrase la Révolution cosmopolite et humaniste. La Révolution française selon Zemmour est une révolution sans la Déclaration de 1789, sans les monarchiens, sans le débat sur les institutions mais avec une Vendée qui est le douloureux exemple de l’éradication révolutionnaire – une Vendée qui préfigure le destin de la France, “nouvelle Vendée” parce qu’elle est “une cible du grand équarrissage mondial”. Le rabotage zemmourien de l’histoire, à coup de comparaisons anachroniques, s’achève dans la petite littérature du désespoir : “comme Charette il y a deux siècles, ceux qui se lèvent pour prendre la tête de la résistance savent leur combat perdu d’avance” (307).</p><p>Dans son dernier chapitre, le chroniqueur tente de faire la synthèse entre De Gaulle et Pétain, en reprenant la fable du “glaive” et du “bouclier” et la légende d’un Maréchal sauveur des Juifs français. Il serait trop long de démonter ici les procédés par lesquels Eric Zemmour tente d’établir sa thèse et je renvoie aux ouvrages des historiens spécialisés dans la période de l’Occupation (7) et au petit essai que j’ai récemment publié (8).</p><p>Pour conclure, Eric Zemmour loue De Gaulle d’avoir assuré à la France “cinquante ans de paix” en négociant l’indépendance de l’Algérie. Mais la trêve est terminée et il nous est annoncé que la France “forge […] les jalons de ce qui sera sa prochaine guerre civile », selon “l’implacable et tragique destin français” (568).</p><p>Tel est l’ouvrage, curieux assemblage de vrai, de faux et de même pas faux. Il faut le lire avant de reprendre, plume à la main, le discours prononcé par Eric Zemmour devant la Convention de la droite le 28 septembre. Devant un public qui paraît acquis, le chroniqueur du “Figaro” reprend sous une forme simplifiée et parfois durcie les principales thématiques du “Destin français” :</p><p>Le rejet du progressisme “liberticide” est total : il englobe les Lumières, la Révolution française, le radicalisme de la IIIème République et le libre-échange généralisé.</p><p>La dénonciation des médias est radicale : la télévision, la radio, le cinéma, la publicité, sans oublier les “chiens de garde d’Internet” forment un appareil de propagande “tyrannique” qui impose l’idéologie diversitaire.</p><p>Les institutions judiciaires forment un “appareil répressif de plus en plus sophistiqué” : “Les juges, conditionnés par la propagande de gauche dès l’École de la Magistrature, sont devenus les relais et souvent les complices des associations diverses à qui elles servent de bras armé pour racketter les dissidents et terroriser la majorité autrefois silencieuse et aujourd’hui tétanisée”.</p><p>Cette tétanisation des Français résulte d’une défaite historique qu’Eric Zemmour explique de la manière suivante : “Tous ceux qui se sentaient à l’étroit dans l’ancienne société régie par le catholicisme et le Code civil, tous ceux à qui on avait fait miroiter une libération et qui y avaient légitimement cru – les femmes, les jeunes, les homosexuels, les basanés, les juifs, les protestants, les athées – tous ceux qui se sentaient minorité mal vue au sein de la majorité des mâles blancs, hétérosexuels catholiques et qui ont joyeusement déboulonné la statue au rythme des déhanchements saccadés de Mick Jagger, tous ceux-là ont été les idiots utiles d’une guerre d’extermination de l’homme blanc hétérosexuel, catholique ». (…) le seul à qui ont fait porter le poids du péché mortel de la colonisation, de l’esclavage, de la pédophilie, du capitalisme, du saccage de la planète, le seul à qui l’on interdit les comportements les plus naturels de la virilité depuis la nuit des temps, au nom de la nécessaire lutte contre les préjugés de genre…”.</p><p>Après avoir critiqué l’indigénisme qui ramène à la guerre des races et des religions, Eric Zemmour expose sa philosophie de l’histoire : “Nous sommes ainsi pris entre l’enclume et le marteau de deux universalismes qui écrasent nos nations, nos peuples, nos territoires, nos traditions, nos modes de vie, nos cultures : d’un côté, l’universalisme marchand qui au nom des droits de l’homme asservit nos cerveaux pour les transformer en zombies déracinés ; de l’autre, l’universalisme islamique qui tire profit très habilement de notre religion des droits de l’homme pour protéger son opération d’occupation et de colonisation de portions du territoire français qu’il transforme peu à peu grâce au poids du nombre et de la loi religieuse en enclaves étrangères”. La suite est assez confuse car “… ce sont des civilisations qui s’affrontent sur notre sol dans un combat millénaire” mais les deux universalismes marchand et islamique se sont alliés pour nous détruire. Il y a “remplacement de son peuple par un autre peuple, une autre civilisation” et le “vitalisme africain a un drapeau tout trouvé : l’islam”.</p><p>D’où la question que pose Eric Zemmour à son public : “Les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ?” S’ils s’y refusent, “ils devront se battre pour leur libération”. Or, on ne peut pas se battre pour l’ordre républicain, la laïcité, l’intégration, le droit d’asile, car ces mots n’ont plus de sens. Il faut que se dresse “le peuple français contre les universalismes” cosmopolite et islamique et qu’il s’affranchisse de la “religion des droits de l’homme et plus encore : “nous devons nous affranchir des pouvoirs de nos maîtres : médias, université, juges” afin de “restaurer la démocratie qui est le pouvoir du peuple contre la démocratie libérale qui est devenue le moyen, au nom de l’Etat de droit, d’entraver la volonté populaire”.</p><p>Sans ignorer les problèmes économiques, monétaires, sociaux, Eric Zemmour affirme enfin que “la question identitaire du peuple français” précède toutes les autres questions, “elle préexiste à toutes, même à celle de la souveraineté, c’est une question de vie ou de mort” car “le peuple français est “menacé de remplacement sur son propre sol”.</p><p>J’ai cité longuement le texte prononcé par Eric Zemmour afin que chacun puisse en mesurer la portée. On retient d’ordinaire la dénonciation de l’immigration et l’apologie de la “préférence nationale” mais le chroniqueur du “Figaro” dépasse de très loin la thématique du Front national devenu Rassemblement national.</p><p>Nous sommes en présence d’un discours parfaitement réactionnaire qui fustige l’ensemble de la modernité, sans jamais indiquer comment remplacer les héritages complexes de la Révolution française et des régimes ultérieurs. Il y a la nostalgie d’un ordre catholique assorti du Code civil mais pas la moindre indication sur les structures d’une société délivrée de la modernité et assurant à l’homme “blanc, hétérosexuel et catholique” son épanouissement. Comme toute idéologie réactionnaire, celle d’Eric Zemmour repose sur un fantasme : jamais la société française “traditionnelle” ne s’est pensée comme blanche et hétérosexuelle. Quant à sa dénonciation de l’universalisme au nom du catholicisme, elle est proprement aberrante puisque le catholicisme est par définition universel.</p><p>Le fantasme réactionnaire conduit comme toujours à une attitude pessimiste, voire franchement nihiliste puisque, selon Eric Zemmour, la République et la laïcité n’ont plus de sens, puisque l’Etat de droit est une illusion pernicieuse. Ce nihilisme est radical puisque les grandes institutions – la Justice, l’Université – sont corrompues et passées à l’ennemi. C’est un nihilisme historique d’autant plus radical que la promenade d’Eric Zemmour dans l’histoire de France et ses aperçus sur l’histoire générale – pensée comme affrontement millénaire entre l’Orient et l’Occident – aboutit à un écrasement de toutes les réalités qui n’entrent pas dans le schéma. La Croisade selon Eric Zemmour, c’est toujours contre les musulmans, mais, par exemple, les peuples baltes massacrés par les Chevaliers teutoniques sont effacés de l’histoire. Eric Zemmour célèbre l’identité blanche du temps jadis, mais oublie résolument que le droit du sol ne tient aucun compte des différences qu’on appelle aujourd’hui “ethniques” et ignore non moins résolument les Français des Antilles, de la Guyane, de La Réunion.  Il célèbre la colonisation alors que pour la France ce fut un aspect très secondaire de sa politique au regard de la confrontation avec l’Allemagne.</p><p>Le zemmourisme est un djihadisme inversé. Même nostalgie de la pure origine, même négation de l’histoire, même prétention folle à incarner le Bien, au nom du “monde chrétien” d’un côté, du “monde musulman” de l’autre – tous deux abusivement globalisés. Il n’y a plus de chiites et de sunnites ; il n’y a pas de conflits sanglants entre les pays musulmans alors que le Proche-Orient arabe se déchire sous nos yeux et les enjeux des deux Guerres mondiales disparaissent du champ… Dans le zemmourisme comme dans le djihadisme, il y a la même volonté belliqueuse et éradicatrice selon le fantasme de “conquête musulmane” ou de la “reconquête chrétienne”. Chacun se prépare à un bain de sang mais Eric Zemmour, prudent quand il est en public, n’appelle pas à la guerre civile : il désigne une logique implacable, un tragique destin que nous nous serions forgés. Cependant, le thème du “grand remplacement” est effectivement racialiste : au droit français de la nationalité,  il substitue une vision ethno-religieuse opposant les “blancs” de religion catholique et les gens à la peau diversement colorée qui seraient musulmans et djihadistes au moins d’intention.</p><p>L’histoire étant par définition un anti-destin, le zemmourisme est une négation de l’histoire en tant que telle. Il en résulte une antipolitique. Quand on ne veut pas voir que l’islam s’est toujours inscrit dans des structures politiques – impériales, royales – et dans divers systèmes de relations internationales, on s’interdit toute action politique. Par exemple, la prétendue “guerre des races et des religions” exclut que la France puisse défendre, au Sahel, des États peuplés d’individus à la peau noire et généralement musulmans. Eric Zemmour se tire de cette difficulté en affirmant que la France a simplement repris son œuvre colonisatrice, faisant ainsi un superbe cadeau aux djihadistes sahéliens qui nous décrivent comme des colonialistes. Plus généralement, le fait de réduire l’islam aux sectes wahhabites et salafistes revient à dire que les conceptions littéralistes et extrémistes du Coran l’ont emporté et qu’il n’y a plus qu’à se préparer à la “guerre civile sanglante” (9) contre des musulmans qui seraient tous englobés dans cette totalité violente. De telles “analyses” effacent la sociologie de l’islam français et toute une actualité qui montre que les sociétés musulmanes, au Maghreb par exemple, résistent à l’extrémisme religieux.</p><p>Il faut enfin s’interroger sur le statut d’Eric Zemmour. Qui parle ? Un journaliste et plus exactement un homme de médias, un homme qui doit sa notoriété à sa présence constante dans les médias. Plus précisément, un homme qui doit son lancement médiatique à “On n’est pas couché”, une émission qui mêle l’information et le divertissement (infotainement) au mépris de la rigueur journalistique. Celui qui se présente comme un “dissident” est donc le produit du système médiatique “tyrannique” qu’il combat et au sein duquel, malgré son éviction de France 2 puis de RTL, il occupe toujours de confortables niches à partir desquelles il lance ses prophéties politiques. A la différence de maints économistes hétérodoxes qui ne sont plus invités dans les médias nationaux, Eric Zemmour mène ses activités prospères avec la permission du capitalisme mondialisé qui serait selon lui lié à l’islamisme radical. Telle est l’ambiguïté majeure d’un personnage qui tend la sébile d’un main tout en agitant de l’autre un cocktail Molotov, qui publie dans le paisible “Figaro” tant en préparant les “Français de souche” à la guerre civile.</p><p>Plutôt que d’appeler à la censure d’Eric Zemmour, il faut l’inciter à être beaucoup plus présent dans l’espace public – en le priant d’assumer pleinement la radicalité de ses propos. Prendre ses responsabilité, c’est s’engager en politique et seule l’élection présidentielle serait à la mesure d’un personnage aussi considérable. Une candidature lui permettrait d’exposer clairement son projet pour la nation et de répondre aux questions des citoyens. S’il est vrai que l’Etat de droit est mort, par quoi remplace-t-on la Déclaration de 1789 et le Préambule de 1946 ? Doit-on du moins supprimer la liberté des opinions religions pour les musulmans ? Comment fabrique-t-on un Etat catholique dans un pays où moins de 5% des citoyens vont à la messe au moins une fois par mois ?  Sur quels critères précis fera-t-on le tri entre les citoyens considérés comme agents du “grand remplacement” et citoyens regardés comme victimes de celui-ci. Que fait-on des couples “mixtes” ? Car la guerre civile, c’est une activité très concrète : selon le quartier, on colle au mur les gens qui ont une cravate ou ceux qui ont une casquette, ceux qui n’ont pas le bon prénom, ou le bon accent, ou la bonne couleur de peau…</p><p>Craignons les littérateurs extrémistes, qui ne mesurent jamais la portée de leurs propos.</p><p>***</p><p>(1) Eric Zemmour, Destin français, Albin Michel, 2018. Les numéros entre parenthèses renvoient aux pages de ce livre. Les chiffres en italiques renvoient à ce livre.</p><p>(2) J’ai évoqué cette ambassade dans ma Lettre de Samarkand publiée sur ce blog : https://bertrand-renouvin.fr/lettre-de-samarkand-chronique-93/</p><p>(3) Cf. Blandine Kriegel, La République et le Prince moderne, PUF, 2011 et ma présentation du livre : https://bertrand-renouvin.fr/republique-le-moment-hollandais-selon-blandine-kriegel/</p><p>(4) Cf. Denis Crouzet, La Nuit de la Saint-Barthélémy, Fayard, 1994.</p><p>(5) Jean-Christian Petitfils, Histoire de la France, Fayard, 2018.</p><p>(6) Cf. Arnaud Teyssier, Richelieu, L’aigle et la colombe, Perrin, 2014, et ma présentation du livre : https://bertrand-renouvin.fr/richelieu-la-difficulte-de-gouverner/</p><p>(7) Cf. Laurent Joly, L’Etat contre les Juifs – Vichy, les nazis et la persécution antisémite, Grasset, 2018 https://bertrand-renouvin.fr/collaboration-vichy-contre-tous-les-juifs/ et 2) François Delpla, Hitler et Pétain, Editions Nouveau monde, 2018 : https://bertrand-renouvin.fr/vichy-la-carte-de-la-vassalite/</p><p>(8) Cf. Vichy, Londres et la France, Le Cerf, 2018.</p><p>(9) Voir les déclarations d’Eric Zemmour sur i24news le 17 avril 2019 https://www.youtube.com/watch?v=kwWjOZfLNjM</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 14:55:12 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le « Projet Salus » démontre que les personnes vaccinées sont plus nombreuses à être admises à l&#039;hôpital à cause du Covid-19 que les personnes non vaccinées | #Coronavirus-fr]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Le « Projet Salus » démontre que les personnes vaccinées sont plus nombreuses à être admises à l'hôpital à cause du Covid-19 que les personnes non vaccinées <br />06.11.2021  | <a href="https://www.kla.tv/20460">www.kla.tv/20460</a></p>
<p>« Ne vous fiez pas aux statistiques que vous n'avez pas vous-même falsifiées » est un dicton courant qui exprime à quel point on peut manipuler les statistiques, les études et autres. Mais aujourd’hui, chers téléspectateurs, nous voulons vous présenter une analyse de données sur les effets des vaccins que nous considérons très crédible pour les raisons suivantes : 1. Les données proviennent d'un très grand nombre de patients, à savoir 5,6 millions de patients américains âgés de 65 ans et plus qui sont assurés dans le cadre du système « Medicare ». [Medicare est l'assurance maladie publique et fédérale du système de la santé américaine pour les citoyens âgés et handicapés.] Dans ce cas, on ne peut pas supposer que l’étude est faussée par une sélection ciblée de participants à l'étude, comme c’est facilement possible avec des études plus petites. 2. La période de collecte des données s'étend de janvier 2021 au 21 août 2021, c'est-à-dire peu après le début de la vaccination aux États-Unis [14.12.2020, voir l’émission de « Tagesschau »]. Les données montrent la courbe de la pandémie avant et après l'émergence du variant Delta du Covid et sont donc très significatives en ce qui concerne les effets secondaires généraux non relatés de ces vaccins. 3. L'objectif de l'analyse était de montrer au ministère de la défense (DOD = departement of defense) l'impact de la pandémie et de la campagne de vaccination sur la population afin d'identifier les éventuelles vulnérabilités des chaînes d'approvisionnement. Les données ont été analysées par un secteur du ministère de la Défense, en collaboration avec une société d'IA [IA = intelligence artificielle]. Il ne peut être dans l'intérêt des analystes de falsifier les données afin d'atteindre des objectifs politiques ou de marketing et d'influencer la population dans une certaine direction (par exemple, qu'elle se fasse vacciner), car les données sont destinées à des informations factuelles pour le ministère de la Défense. Ces données proviennent des États-Unis, mais : D'une part, le virus se comporte de la même manière partout et, d'autre part, on a utilisé des vaccins qui sont également courants dans notre pays, à savoir les vaccins Covid-19 de Pfizer-BioNTech et Moderna. Après ces remarques d’introduction, passons à l'analyse proprement dite ! Vous trouverez un lien vers le document original à la fin de cette émission. Sur le site américain Natural News (www.naturalnews.com), un article d'Ethan Huff a été publié à ce sujet, dont nous vous proposons une traduction partielle ci-dessous : [Traduction de certaines parties de l'article :] Les données du ministère de la Défense montrent que 60 % des patients âgés de 65 ans et plus, hospitalisés à cause du Covid sont « entièrement vaccinés ». Le ministère de la Défense, en collaboration avec Humetrix [une plateforme d'analyse et de données actuelles] et le JAIC [Joint Artificial Intelligence Center, un sécteur du Pentagone], a publié de nouvelles données dans le cadre du Projet Salus, qui montrent que les « vaccins » contre le coronavirus de Wuhan – Covid-19 – ne sont en aucun cas le produit miracle annoncé. Une présentation Powerpoint du 28 septembre 2021 intitulée « L’efficacité du vaccin ARNm du Covid-19 contre le variant Delta chez 5,6 millions de personnes âgées de 65 ans et plus, assurées auprès de Medicare », montre que, en particulier chez les personnes âgées, les « vaccins » contre le virus chinois [Aux États-Unis, le nouveau coronavirus est souvent nommé d'après son origine] ne constituent pas une protection efficace contre la maladie. L’image 12 – voir ci-dessous – explique que, sur la base des dernières données disponibles au 7 août, dans le groupe d’âge de 65 ans et plus, au moins 60 % des patients hospitalisés suite à la grippe Fauci [du nom d'Anthony Fauci, conseiller sanitaire du gouvernement américain], sont des patients « entièrement vaccinés », ce qui signifie qu’ils ont reçu toutes les injections actuellement disponibles. Selon la même image le variant appelé « variant Delta » a commencé à fait son apparition exactement au moment où une masse critique de la population a été vaccinée contre le nouveau virus. Cela indique que ce sont précisément ceux qui sont entièrement vaccinés qui tombent malades et transmettent la maladie. (…) Lorsque le variant Delta est passé à plus de 50% en juin, les hospitalisations liés au Covid-19 ont plus que doublé, inversant la tendance antérieure à la baisse les hospitalisations depuis avril », explique le rapport. « 80% de la population de 65 ans et plus est totalement vaccinée. Jusqu’au 7 août à peu près 60 % de ces personnes ont été hospitalisées à cause du Covid-19. » Les vaccins Covid introduisent-ils la maladie dans le corps ? Avec ce chiffre de 60 %, il convient de noter que cela ne prend en compte que les patients dont l'injection remonte à au moins quinze jours. Si un patient entièrement vacciné tombe malade au 13e jour après la deuxième injection d'ARNm, il est toujours classé comme « non vacciné ». Cela signifie que le véritable pourcentage d'hospitalisés entièrement vaccinés est probablement bien supérieur à 60 %. Certains estiment qu'il est plus proche de 80, voire 90 % - ou même plus, qui sait vraiment ? Cependant, nous savons que la plupart des effets secondaires visibles des vaccins Covid surviennent dans cette fenêtre de deux semaines. Les effets secondaires indésirables à plus long terme peuvent prendre des mois, voire des années, avant d'apparaître complètement. C'est pratique pour les manipulateurs de la plandémie, qui préfèrent que les gens croient le mensonge selon lequel seules les personnes non-vaccinées tombent encore malades. Mais la réalité est exactement le contraire : la plupart des nouvelles infections sont ce qu’on appelle des « percées vaccinales » chez les personnes entièrement ou partiellement vaccinées. La diapositive suivante de la présentation du Pentagone montre en outre que plus le temps s'est écoulé après la vaccination, plus le taux d'hospitalisation est élevé. Il s'avère que chez certaines personnes entièrement vaccinées, les percées vaccinales peuvent se produire plusieurs mois plus tard. Le gouvernement prétend que cela montre que « l'efficacité des vaccins » (VE) [VE = Vaccine Effectiveness] diminue avec le temps, mais la réalité est que les vaccins n'ont jamais fonctionné. Ce que font ces vaccins, c'est introduire la maladie dans le corps des individus, et la probabilité qu'elle se manifeste au fil du temps augmente. Les « autorités » ne vous le diront jamais, bien sûr. Ils veulent que nous croyions tous que les vaccins n'ont qu'une efficacité limitée, c'est pourquoi ils promeuvent maintenant les « boosters » [vaccinations de rappel] comme la solution pour le système immunitaire. Cependant, avec chaque nouveau rappel, la probabilité qu'une personne entièrement vaccinée tombe malade augmente. C'est une mort sournoise pour la plupart des gens, une situation imputée aux personnes non-vaccinées, alors qu'en réalité, ce sont les personnes entièrement vaccinées qui remplissent les hôpitaux. « Après une vaccination par ARNm, le risque d'hospitalisation due à une percée vaccinale augmente avec le temps, avec une probabilité d’augmentation de 2,5 dès 6 mois après la vaccination », indique le rapport. Vous pouvez consulter le rapport complet par vous-mêmes pour en savoir plus. (...) [Fin de la traduction] Chers téléspectateurs, où est passée la prétendue protection vaccinale ? Les promesses selon lesquelles la vaccination protège contre l'infection et la propagation du Covid ont dû être retirées ; ce château de cartes est donc en train de s'écrouler : Maintenant, elle ne protège même pas contre une évolution grave du Covid-19 ! Si nous ajoutons ensuite un chiffre non déclaré de 10 ou 20 %, ce qui est très probable, nous nous retrouverions en fait avec 70 ou 80 % de personnes vaccinées parmi les personnes gravement malades. Avec une proportion de 80% de vaccinés dans le groupe de population étudié, il n'y a guère d'avantage à en tirer. Quel est donc l'intérêt et le bénéfice de la vaccination ? </p><p>de Silvia/ mmm. </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
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	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 14:53:12 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[COP26 : comment les élites nous préparent un “pass carbone“]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>1.Le prince Charles en roue libre</p>
<p>Lors de la COP26,  le <a href="https://www.nbcnews.com/video/u-k-s-prince-charles-addresses-u-n-cop26-climate-conference-in-glasgow-125089861646">Prince Charles</a> a tenu des propos surréalistes concernant le futur de l’humanité. Des propos, qui par ailleurs, ont été peu ou pas repris par les médias hexagonaux.</p><p>La feuille de route ne parle pas de confinement pour fin 2021 mais de pénuries et d’installation de contrôles militaires pour le programme de transition et de renoncement à la dette. </p><p>Il a expliqué, d’un ton sur et monotone, qu’il fallait mettre en place une campagne militaire qui imposera la nouvelle transition économique mondiale afin de sauver la planète en y injectant des milliers de milliards de dollars, une somme plus importante que le PIB mondial !</p><p>Il affirme que les pays sont gravement endettés et qu’ils ne pourront pas faire face aux défis climatiques.</p><p>Qui pouvait mieux annoncer cette grande réinitialisation du monde que « son Altesse » dont l’obsession climatique est bien connue de tous !</p><p>Ségolène Royal l’avait d’ailleurs fait venir chez nous, en décembre 2015, pour trôner aux côtés de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Bloomberg">Michael Bloomberg</a> (un des mécènes de Joe Biden), <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Al_Gore">Al Gore</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&amp;fulltext=1&amp;search=Arnold%20Schwarzenegger&amp;ns0=1">Arnold Schwarzenegger</a>, au sommet de la COP21 aboutissant aux fameux Accords de Paris.</p><p>Si ces dirigeants mondiaux mettaient à disposition cet argent fictif gagné via la spéculation boursière, ce n’est pas pour le bien de l’humanité mais pour en contrôler l’avenir.</p><p>Comment imaginer un seul instant que Jeff Bezos, le patron d’Amazon, devenu milliardaire en vendant des gadgets chinois aux Américains et aux Européens en détruisant leur industrie et leur petit commerce, puisse à un moment devenir une partie de la solution au problème climatique !</p><p>Nous assistons, donc, à la mise en place du Nouvel ordre mondial, une dictature mise en place par le secteur privé mondialiste, qui veut mettre fin aux démocraties que nous connaissons en utilisant systématiquement la menace pour arriver à ses fins.</p><p>Pour rappel, du 9 au 11 novembre 2020, s’est tenue une rencontre de haut niveau, baptisée  <a href="https://fr.weforum.org/events/green-horizon-summit-the-pivotal-role-of-finance-2020">Green Horizon summit </a>, réunissant une centaine de décideurs financiers et économiques de haut vol, tous avides d’examiner comment passer de la théorie climatique à la spéculation verte : le Great Reset de leur portefeuille au détriment de la planète.</p><p>Selon les organisateurs, le sommet avait pour but d’accélérer l’innovation financière dans le climat, en promouvant des initiatives semblables à celles des obligations vertes.</p>
<p>2.Et maintenant l’état d’urgence climatique</p>
<p>En 2015, c’était la menace terroriste, depuis 2 ans nous sommes en état d’urgence sanitaire et demain ce sera la menace climatique.</p><p>En effet, comment ne pas admettre la conformité massive et sans questionnement des peuples aux réglementations restrictives et liberticides du COVID.</p><p>L’idée de confinement climatique pourrait être facilement normalisée à la lumière du respect massif des confinements pandémiques.</p><p>Alors qu’avec la crise sanitaire, beaucoup de responsables se rendent à l’évidence que la mondialisation financière a rongé la substance productive de nos économies et fragilisé nos secteurs publics, cette « Caste » voit comme une énorme menace le retour aux recettes économiques élémentaires ayant fait leurs preuves lors de la reconstruction d’après-guerre.</p><p>Pour ces élites déconnectées, il s’agit, donc, de saisir la formidable occasion que leur offre la peur suscitée par la crise sanitaire mondiale, pour imposer une dictature climatique et de contrôler directement le portefeuille de chaque citoyen.</p><p>De faire en sorte que l’essentiel des investissements soit affecté exclusivement au fameux <a href="https://ec.europa.eu/info/strategy/priorities-2019-2024/european-green-deal_fr">New Green Deal</a> et que les citoyens se comportent comme il faut.</p><p>L’idée est donc de mettre en place une tyrannie plus intrusive en misant sur le fait que les gens peuvent être plus disposés à accepter le suivi et les limitations liées aux quotas carbone personnels pour obtenir un climat plus sûr.</p><p>Si, lors de cette COP26, les gouvernements décident soudainement de bannir le CO2 de leur économie, le monde pourrait connaître un retournement brutal des valeurs d’un tiers de l’économie mondiale, soit la partie liée aux hydrocarbures (lignite, charbon, gaz, pétrole, etc.) et l’écosystème qu’elles entretiennent (exploitation minière, pétrochimie, plastique, etc.).</p><p>Mieux vaut donc prendre les devants et organiser le verdissement de la finance mondiale, afin de limiter les frais et surtout les secousses.</p><p>Pour cette finance-là, faute d’une réelle opposition de la part de gouvernants obéissant à l’intérêt général et non aux lobbies, la crise pandémique de Covid-19 a offert une fenêtre de tir pour mettre en place le type de société totalitaire et de surveillance dont elle rêve depuis longtemps.</p><p>Car s’il s’agit, officiellement, de sauver le climat et la planète, en réalité, ce n’est que l’ultime bouée de sauvetage de la bulle des « actifs verts » et un moyen efficace pour la faire gonfler.</p><p>Nos élites, présentes à Glasgow,  préparent donc des quotas de carbone personnels obligatoires qui introduiraient le rationnement dans tous les domaines de votre vie et ceci via une application qui enregistrerait vos déplacements, vos dépenses de chauffage et même la nourriture que vous mangez.</p><p>D’ailleurs, cette proposition avait été présentée dans la revue scientifique <a href="https://www.nature.com/articles/s41893-021-00756-w">Nature</a> par quatre experts de l’environnement comme un moyen de réduire les émissions mondiales de carbone.</p><p>Le discours ambiant de cette COP26 est donc que, face aux problèmes écologiques présents et à venir,  il est nécessaire de mettre dans l’esprit collectif,  que chaque citoyen soit conscient d’avoir un rôle à jouer dans la lutte contre le changement climatique, en proposant l’instauration d’un compte ou pass carbone.</p><p>À l’image d’un compte en banque, ce compte carbone sera crédité de 2000kg de carbone par français par an, suivant les accords de Paris.<br />Il sera demandé lors de tout achat de produits ou services de première main générant une quantité non négligeable de carbone dans son cycle de production / commercialisation de présenter son compte ou pass carbone sur lequel sera débité le montant de carbone lié à la dépense.</p><p>Il est donc envisagé que pass sanitaire se transformera en pass carbone et donc une limitation des voyages, de la  nourriture, des de km en voiture, etc…</p><p>Le tout au nom de la prochaine crise à venir : le changement climatique.</p><p>Aujourd’hui le pass, renouvelé à minima jusqu’en juillet 2022, offre un QR code pour le vaccin. Et demain ce sera pour votre bilan carbone.</p><p>Et le surlendemain ?</p><p>Reste à savoir si les populations mondiales vont se laisser faire et se faire esclavagiser et de la sorte par cette caste.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/767/scoop-quest-ce-que-le-great-reset-recherche-vraiment-avec-le-passe-sanitaire</guid>
	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 14:51:09 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/767/scoop-quest-ce-que-le-great-reset-recherche-vraiment-avec-le-passe-sanitaire</link>
	<title><![CDATA[Scoop : qu&#039;est-ce que le Great Reset recherche vraiment avec le passe sanitaire ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Peut-être vous êtes-vous demandé, comme moi, quelle mouche avait brutalement piqué Emmanuel Macron le 12 juillet lorsqu’il a annoncé la mise en place d’un passe sanitaire restreint dès le mois d’août. Il est encore trop tôt pour avoir toutes les réponses aux questions qui peuvent se poser, notamment sur le poids exact de l’industrie pharmaceutique dans les décisions politiques (on pense ici aux disparitions étonnantes de certains chefs d’Etat hostiles à la vaccination, qui laissent à penser que des méthodes de persuasion parfois assez violentes sont utilisées dans le milieu… l’Histoire éclaircira ces affaires). </p><p>Les langues commencent toutefois à se délier dans les milieux industriels, et ce qu’on apprend ne manque pas d’intérêt. </p>
<p>Thalès au coeur du passe sanitaire</p>
<p>C’est en allant sur le <a href="https://dis-blog.thalesgroup.com/identity-biometric-solutions/2021/07/27/how-digital-id-can-help-citizens-access-government-services-from-anywhere/?utm_source=twitter&amp;utm_medium=Hootsuite&amp;utm_term=&amp;utm_content=&amp;utm_campaign=DIS-Digital-Identity">blog de l’entreprise Thalès (en anglais)</a> qu’on comprend dans quelle cohérence d’ensemble s’inscrit cette première étape du capitalisme de surveillance qui s’appelle le passe sanitaire. Thalès entend en effet proposer une solution globale d’identité numérique et nous expose avec une forme de naïveté comment ce projet va se décliner. </p><p>Thalès écrit donc :</p><p>So-called digital ‘vaccination passports’ will play a key role in enabling citizens to access all manner of services and will act as a precursor to the rollout of mobile digital IDs.</p><p>(Les passeports vaccinaux joueront un rôle-clé dans la capacité des citoyens à accéder à toutes sortes de services et agiront comme des précurseurs au passage vers l’identité numérique sur téléphone portable).</p><p>Le passe sanitaire est donc un “précurseur” ! L’anticipation d’un système généralisé où l’identité ne sera plus établie par un document officiel “autonome” comme une carte d’identité, mais bien par un “portefeuille” numérique conservé sur un cloud et une application dont l’archivage échappera à l’utilisateur. </p><p>Autrement dit, il s’agit de nous habituer à changer de mode d’établissement de notre identité. </p>
<p>Un portefeuille digital pour accéder aux services publics</p>
<p>Sur le fond, Thalès ne cache pas l’ambition “centrale” du passe sanitaire, qui est de devenir une plate-forme d’accès aux différents services publics disponibles sur Internet. Pour ce faire, le passe-sanitaire repose sur un “wallet”, un portefeuille numérique, <a href="https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/07/01/de-lunion-monetaire-a-lurss-la-planification-centrale-europeenne-organisee-par-la-bce/">pour lequel la Commission Européenne a d’ores et déjà posé les bases</a>. </p><p>In both cases, the deployment of a digital wallet – primarily for digital driving licenses – will act as a gateway and the foundations for other vital government services, such as health passes.</p><p>(Dans tous les cas, le déploiement du portefeuille digital – initialement pour le permis de conduire – fonctionnera comme une plateforme d’accès et des piliers pour d’autres services publics vitaux, comme les passes sanitaires”. </p><p>On comprend donc que le passe sanitaire est la face émergée d’un iceberg technique qui se constitue progressivement, et qui va bouleverser la notion d’identité “administrative”. Désormais, les citoyens seront directement gérés par un Big Data qui permettra de leur donner accès à certains lieux ou à certains services par le contrôle de l’intelligence numérique. </p>
<p>Quand le portefeuille digital remplacera le passeport</p>
<p>Dans la palette de services que “l’ID numérique” devra rendre, on trouve en particulier le remplacement en bonne et due forme du bon vieux passeport actuel. Celui-ci sera bientôt rangé aux oubliettes de la préhistoire et remplacé par une application sur un téléphone, où toutes les données individuelles seront centralisées. </p><p>Last butcertainlynot least, the EU Digital Identity will allow citizens to use their documentation across the entire region.</p><p>(Enfin et pas des moindres, l’identité digitale européenne permettra aux citoyens d’utiliser leurs documents à travers tout le continent). </p><p>On se souvient que l’Europe s’était fondée sur l’aspiration à un continent sans frontière et sans contrôles d’identité. Subrepticement, on est passé à une Europe avec des contrôles universels poussés à un point inconnu jusqu’ici. C’est sans doute le progrès des Lumières qui veut ça. </p>
<p>Portefeuille digital et euro numérique</p>
<p>Mais c’est une autre fonctionnalité du “wallet” qui doit retenir l’attention, car <a href="https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/08/17/%f0%9f%8e%96pour-eviter-la-ruine-par-leuro-numerique-preparez-votre-secession-monetaire/">elle rejoint le projet d’euro numérique que nous avons évoqué cette semaine</a>. Il s’agit de l’utilisation du portefeuille digital comme moyen de paiement. </p><p>It gets really exciting when you realise that the wallet can host both digitalised identity and payment credentials. This could allow people, for example, to pay a deposit on a new apartment or settle an outstanding speeding fine directly from their smartphone. </p><p>(Cela devient exaltant de penser que le portefeuille digital peut héberger à la fois une identité numérique et des moyens de paiement. Ceci permettrait aux gens, par exemple, de payer une caution pour un nouvel appartement ou de régler une amende pour excès de vitesse directement depuis un smartphone). </p><p>On y vient, donc : le passe sanitaire devrait déboucher sur une ramification future, le paiement en ligne, par exemple des impôts ou des amendes. Ou du loyer. Ou des traites sur en emprunt bancaire…</p><p>Bref, si l’on se souvient que l’euro numérique serait à la main complète de la Banque Centrale Européenne, l’espace de liberté qui restera au consommateur pour arbitrer ses dépenses va devenir de plus en plus contraint. Du propre aveu de Thalès, en effet, l’Etat saura tout de vous, y compris de votre situation financière ou bancaire. </p>
<p>La porte ouverte au crédit social</p>
<p>On va bien dans quel état de dépendance ce système entreprend, sans que ce projet ne soit publiquement explicité auprès des citoyens, de placer les individus. Se met en place une architecture qui rendra possible le “crédit social” à la chinoise : le wallet contiendra des marqueurs indiquant qui n’a pas payé ses impôts, ou ses dettes, qui a roulé trop vite, qui a tardivement réglé sa pension alimentaire. Et si le marquer apparaît, l’individu sera interdit d’accès à certains services, ou à certains achats. </p><p>Peu à peu, il sera marginalisé, sans possibilité de s’y opposer. </p><p>C’est bien à cela que sert le passe sanitaire. Il n’est pas une fin en soi. Il est un début, un précédent, une mise en bouche. Vous savez désormais dans l’attente de quoi il sera maintenu après le 15 novembre.  </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/766/stalingrad-du-covid-macron-met-un-premier-genou-a-terre</guid>
	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 14:49:44 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/766/stalingrad-du-covid-macron-met-un-premier-genou-a-terre</link>
	<title><![CDATA[Stalingrad du COVID : Macron met un premier genou à terre !]]></title>
	<description><![CDATA[<p>C’est le Stalingrad du COVID qui fait déjà sentir ses effets destructeurs dans la macronie…</p><p>4 mois après la terrible décision présidentielle de transformer le passe sanitaire en outil de crédit social à la chinoise, qui a urtiqué une part substantielle de l’opinion (même si les medias subventionnés ont organisé et respecté une méticuleuse loi du silence à propos de la contestation), le pouvoir exécutif a donné l’image d’une paralysie face aux échéances cruciales de la crise. <a href="https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/11/10/payant-comment-emmanuel-macron-aura-devaste-la-protection-sociale-et-les-retraites-durant-son-mandat/">Nous avons montré comment Macron semble n’avoir aucune vision sur le sauvetage du système français de protection sociale</a>. Et le reste du discours a montré une étrange temporisation sur les sujets de vaccination, alors que beaucoup craignaient le transformation du passe sanitaire en passe vaccinal. </p>
<p>Macron freine ses ambitions sur la vaccination</p>
<p>Concrètement, le Président s’est contenté d’invoquer une reprise des contaminations (<a href="https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/11/09/5e-vague-vers-une-nouvelle-orchestration-de-la-peur/">dont nous avons montré la quasi-inexistence dans la vraie vie du pays</a>) pour annoncer que les personnes de plus de 65 ans ne disposeraient de leur passe sanitaire qu’en acceptant une troisième dose. Pour le reste, Emmanuel Macron a annoncé qu’il restait 6 millions de personnes non-vaccinées, à qui il s’est adressé en leur demandant de faire preuve de sens des responsabilités. </p><p>Foin, donc, des mesures expéditives, des menaces, des disqualifications sociales. Le Président semble chercher un apaisement, tout en consolidant <a href="https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/08/20/scoop-quest-ce-que-le-great-reset-recherche-vraiment-avec-le-passe-sanitaire/">l’instauration du passe sanitaire dont nous avons déjà expliqué les tenants et aboutissants industriels</a>. C’est la stratégie de la fixation : on établit une forteresse, et on n’en bouge plus, ni pour avancer, ni pour reculer. </p><p>Les résistants à la politique sanitaire peuvent donc se féliciter de cette victoire tactique, discrète mais significative, remportée sur la stratégie va-t-en guerre du président. Celle-ci est désormais neutralisée. Reste à obtenir des victoires plus décisives : retrait du passe sanitaire, abrogation de l’obligation vaccinale pour les soignants. </p>
<p>Une peur des effets secondaires ?</p>
<p>Dans le même temps, les vices du dossier vaccinal ont fini par pointer le bout de leur nez. <a href="https://www.sciencesetavenir.fr/sante/10-questions-autour-du-pfizergate-sur-le-vaccin-contre-le-covid-19_158951">Le Pfizergate laisse craindre le recours de Pfizer à des méthodes frauduleuses</a> pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché de ses produits. <a href="https://www.20minutes.fr/monde/3169527-20211110-coronavirus-ema-examine-demande-autorisation-vaccin-moderna-6-11-ans">L’ANSM a déconseillé l’utilisation du vaccin Moderna chez les moins de 30 ans</a>, compte tenu des complications cardiaques qu’il peut causer. </p><p>Le nombre de complications cardiaques intervenues pourrait même rendre petit à petit le sujet explosif. Emmanuel Macron a-t-il reçu d’importantes informations sur les vices des vaccins, qui assombrissent ses perspectives de popularité dans les semaines à venir ? Il avait en tout cas la voix éteinte, le teint jaune, le visage fermé d’un homme qui porte des mauvaises nouvelles. Nous étions loin de l’énergie agressive de juillet. </p>
<p>Macron sera-t-il vraiment candidat ?</p>
<p>Pour le reste, le Président a annoncé qu’il rédigeait de nouveaux chèques, notamment pour les jeunes, histoire de maintenir sa popularité. Il a expliqué que les conditions pour réformer les retraites n’étaient pas réunies, ce qui est un terrible aveu de sa fragilité. Et il a vanté son action mais sans donner le sentiment qu’il disposait d’un programme solide. </p><p>Certains ont affirmé qu’il s’agissait d’un discours de candidat non-déclaré. On reste sceptique. Nous maintenons notre pronostic d’un Stalingrad en rase campagne et d’un scandale sanitaire qui se révèlera dévastateur le jour où le petit peuple des vaccinés comprendra que l’exécutif a mis la santé de la majorité des Français en danger pour faire plaisir aux laboratoires pharmaceutiques. Et nous croyons plausible, désormais, que, informé des risques inconsidérés qu’il a fait prendre à ses électeurs en les forçant à recevoir des injections toxiques, Macron s’attend à un revers sévère de nature à compromettre sa candidature. </p><p>Une justice immanente sanctionnerait donc l’incompétence de cette caste mondialisée qui s’attribue généreusement le monopole de lumières qu’elle ne voit pourtant pas. </p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/765/150-000-milliards-de-dollars-tel-est-le-cout-estime-de-la-croisade-contre-le-changement-climatique</guid>
	<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 12:40:29 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/765/150-000-milliards-de-dollars-tel-est-le-cout-estime-de-la-croisade-contre-le-changement-climatique</link>
	<title><![CDATA[150 000 milliards de dollars. Tel est le cout estimé de la croisade contre le changement climatique]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Par Tyler Durden – Le mardi 19 octobre 2021 – Source <a href="https://www.zerohedge.com/energy/one-bank-reveals-dismal-truth-about-150-trillion-crusade-against-climate-change">Zero Hedge</a></p><p>La semaine dernière, Bank of America a déclenché une tempête de réactions dans les camps des partisans et des opposants au changement climatique, lorsqu’elle a publié l’un de ses énormes tomes de « Recherche thématique », cette fois-ci couvrant le monde du « Transwarming », et qui sert d’introduction clé à la réalité du plan Zero Carbone d’aujourd’hui, ne serait-ce que pour être l’une des premières banques à <a href="https://www.zerohedge.com/markets/here-hidden-150-trillion-agenda-behind-crusade-against-climate-change">quantifier le coût</a> de la plus grande remise en question économique, écologique et sociale de l’histoire moderne.</p><p>En résumé, pas moins de 150 000 milliards de dollars de nouveaux investissements en capital seraient nécessaires pour atteindre un monde « zéro carbone » sur 30 ans – ce qui équivaut à 5 000 milliards de dollars d’investissements annuels – c’est-à-dire deux fois le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_mondial_brut">PIB mondial actuel</a>.</p><p>Il va sans dire que le secteur privé est loin de disposer du capital nécessaire pour réaliser cet investissement. C’est pourquoi Bank of America estime généreusement que tout ou partie de la facture devra être payée par les banques centrales sous la forme de dizaines de milliards de dollars d’assouplissement quantitatif. Et comme l’assouplissement quantitatif est essentiellement une monétisation de la dette, et que 150 000 milliards de dollars de nouvelles dettes auraient des conséquences dévastatrices sur l’économie, la BofA a eu l’amabilité de partager ses calculs sur l’ampleur de l’inflation que provoquerait ce projet de milliardaires : le scénario de « monétisation totale », dans lequel les banques centrales injecteraient 5 000 milliards de dollars de liquidités chaque année via un assouplissement quantitatif durant 30 ans, entraînerait une inflation supplémentaire de 3 % pendant une bonne décennie. Il s’agirait d’une inflation s’ajoutant à celle déjà en cours.</p><p>Et nous en arrivons au cœur du sujet, car comme BofA l’admet, la croisade contre le changement climatique, la doctrine GES, le monde « Zero Carbone », quel que soit le nom qu’on veuille lui donner, devient un feu vert au plus grand épisode d’assouplissement quantitatif de l’histoire, un épisode enveloppé dans le vernis « noble » de la lutte pour la cause la plus importante de l’histoire de la civilisation, mais en réalité, c’est juste le plus grand plan de transfert de richesse de l’histoire :</p><p>Nous venons de voir un pic d’inflation supplémentaire de &lt;1% par an sur un horizon de trois décennies. Dans des scénarios plus agressifs où les banques centrales choisissent d’absorber la moitié ou la totalité de la facture de la décarbonation par le biais de l’assouplissement quantitatif, les risques d’un choc inflationniste augmentent. Néanmoins, nous pensons que notre troisième cas est le plus probable, car il serait politiquement difficile de justifier une impulsion monétaire beaucoup plus expansive. Il est vrai que si les banquiers centraux ont exprimé le désir de contribuer à rendre l’économie plus verte, leurs achats d’obligations d’entreprises ont historiquement été limités aux politiques de crise par le biais de l’assouplissement quantitatif et restent bien en deçà des achats de dette souveraine. En tant que tel, tout achat d’obligations vertes d’entreprises serait probablement limité à la fois par la taille des futurs programmes d’achat et par leur proportion par rapport à l’ensemble du marché des obligations d’entreprises, avec des allocations légèrement plus élevées dans le cadre de politiques d’achat plus progressives qui mettent l’accent sur les préoccupations environnementales.</p><p>À ce stade, la sonnette d’alarme devrait être tirée, même par les progressistes les plus écervelés, car malgré tous les avantages vantés, les coûts commencent à apparaître et – au moins pour les deux ou trois prochaines générations – ils seront absolument écrasants pour la classe moyenne, tout en permettant aux 1 % les plus riches de piller et de saccager pratiquement tous les actifs du monde. Pensez-y comme au plus grand vol mandaté de l’histoire du monde, et vous comprendrez soudain pourquoi tous les milliardaires en jet privé soutiennent si bruyamment un monde « zéro carbone ».</p><p>Mais il y a pire.</p><p>Maintenant que le génie est sorti de la bouteille et que les questions difficiles telles que « qui va payer pour tout cela » sont posées, la Bank of America a publié un rapport de suivi dans lequel elle indique très clairement que « contrairement à certains arguments, nous pensons que les efforts d’atténuation du changement climatique sont susceptibles de nuire à la croissance au cours des dix prochaines années environ« .</p><p>Dans sa note intitulée « A hot take on climate change », l’économiste en chef de la Bank of America, Ethan Harris, passe d’abord en revue toutes les étapes familières expliquant pourquoi il est si impératif – et noble – de faire quelque chose pour lutter contre les gaz à effet de serre (semblable à ce que nous avons lu pendant une grande partie du début du 20e siècle, où, <a href="https://paperspast.natlib.govt.nz/newspapers/ROTWKG19120814.2.56.5">depuis 1912</a>, article après article, on se lamentait sur la catastrophe que représentait le réchauffement de la planète, du moins jusqu’aux années 1970, lorsque l’absence de réchauffement réel de la planète a incité les « scientifiques » à suggérer que le refroidissement de la planète et une « nouvelle ère glaciaire » étaient inévitables). Au moins, les scientifiques pouvaient s’accorder sur le fait qu’il s’agissait de « quelque chose de global » (il s’est avéré que cela signifiait en réalité « une impression monétaire globale »), et comme Harris l’a exposé, c’est ce sur quoi le « consensus scientifique » semble s’accorder maintenant :</p>
<p>Le comportement humain a un impact significatif sur le changement climatique et les événements climatiques.<br />Même dans le cadre d’hypothèses optimistes – comme l’atteinte d’un taux d’émissions nettes nul d’ici 2050 – les impacts vont probablement augmenter au cours de ce siècle.<br />Il est beaucoup plus efficace d’agir maintenant que d’attendre trop tard.<br />L’incertitude quant à l’impact exact n’est pas une excuse pour l’inaction : un large éventail de résultats signifie qu’il est plus urgent d’agir, et non moins.</p>
<p>Rien de ce qui précède n’est nouveau, puisque les médias grand public bombardent leur public depuis dix ans de platitudes émotionnelles et d’appels qualitatifs expliquant pourquoi il faut agir.</p><p>Cependant, comme nous <a href="https://www.zerohedge.com/markets/here-hidden-150-trillion-agenda-behind-crusade-against-climate-change">l’avons abordé</a> la semaine dernière, toute discussion sur l’économie du changement climatique devrait commencer et se terminer par le fait qu’il s’agit de l’exemple ultime d’« externalités » – des activités privées (généralement pour des sociétés dont les descendants et les actionnaires se situent désormais dans le top 0,01% de la richesse mondiale) qui créent des coûts publics. En effet, comme l’écrit Harris, le changement climatique est l’externalité ultime, car une activité menée à un endroit a un impact sur le monde entier. Le fait que le changement climatique soit mondial par nature et qu’une si grande partie des bénéfices des actions reviennent à tout le monde a des implications importantes.</p><p>Premièrement, contrairement à d’autres « courses » technologiques, l’atténuation du changement climatique est davantage un « jeu » de coopération qu’une compétition. Lorsque des pays comme les États-Unis et la Chine « rivalisent » pour développer de nouvelles technologies, deux points de conflit tendent souvent à apparaître : une lutte pour la part de marché et une lutte pour la supériorité géopolitique. En revanche, les pays qui développent des technologies efficaces d’atténuation du changement climatique sont fortement incités à en partager les bénéfices. S’ils gardent la technologie pour eux, l’impact sur leur propre climat sera beaucoup plus faible.</p><p>C’est formidable… si seulement ce n’était pas une chimère. Pourquoi ? Parce que le récent refus de Xi Jinping, le plus grand pollueur de la planète, de se joindre à ses homologues de la « croisade contre le changement climatique » au sommet COP26 Net Zero qui se tiendra en Italie à la fin du mois, est un spectacle géant destiné aux masses. Parce que si le plus grand pollueur du monde fait clairement savoir qu’il n’a aucun intérêt à réduire réellement ses propres émissions de CO2, alors tous ceux qui prêchent des conneries sur un « jeu coopératif » peuvent aller se faire voir.</p><p>Cependant, là où Harris a quelque peu raison, c’est en soulignant le « consensus déprimant de la littérature sur le changement climatique » selon lequel, même si tout le monde coopère, la terre continuera à se réchauffer car il existe des décalages dans le lien entre les GES [Gaz à Effet de Serre] et le réchauffement de la planète. En effet, dans le meilleur des cas – chaque pays atteignant des objectifs agressifs au milieu du siècle – le changement de politique atténuera le problème, mais ne l’arrêtera pas. Ainsi, selon BofA, « les événements climatiques constitueront un risque croissant, d’intensité variable, dans presque tous les scénarios plausibles ».</p><p>En d’autres termes, le théâtre de l’absurde du « zéro carbone » est un théâtre où les motivations des acteurs divergent clairement – où seule une convergence dès le départ pourrait faire fonctionner le système – et où même le meilleur scénario de coopération totale n’a aucune chance d’arrêter réellement le problème, mais seulement de l’atténuer. Oh, et pendant ce temps, le monde devrait supporter des coûts de quelque 150 000 milliards de dollars.</p><p>Ce qui nous amène à l’évaluation principale de BofA : tout cela sera-t-il bon ou mauvais pour la croissance ? Ici, nous trouvons une vérité inattendue…</p><p>Selon BofA, les rapports de presse et de nombreuses études sur le changement climatique se concentrent sur le mauvais côté de l’économie – l’impact sur la demande globale plutôt que sur la capacité de production. Par exemple, le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) affirme que l’objectif de zéro émission nette réduirait l’emploi dans le secteur de l’énergie traditionnelle de 5 millions d’ici 2030, mais créerait 14 millions d’emplois dans le secteur de l’énergie propre. Ils affirment également que « l’augmentation des emplois et des investissements stimulerait la production économique, ce qui se traduirait par une augmentation nette du PIB mondial jusqu’en 2030. » La croissance du PIB mondial serait en moyenne de 0,4 plus élevée sur la période 2020 à 2030. L’inconvénient serait que certains pays seraient gagnants et d’autres perdants, et que l’inflation – une fois que l’on prend en compte les milliers de milliards d’euros d’assouplissement quantitatif des banques centrales nécessaires pour financer toute cette croisade – pourrait être de 1 à 3 % plus élevée.</p><p>Ici, Bank of America n’est pas d’accord et écrit qu’au moment où des efforts sérieux d’atténuation du changement climatique seront entrepris, l’économie mondiale sera probablement proche du plein emploi. Ce sera probablement le cas aux États-Unis. Par conséquent, pour doter l’industrie en personnel, il faut retirer des travailleurs du reste de l’économie. Dans le même temps, la mise en place d’une infrastructure d’énergie verte nécessitera plus qu’un doublement des investissements dans le secteur, qui passeront d’environ 2 % du PIB actuellement à une moyenne de 4,5 % sur la période 2020-30. D’où viendront ces 2,5 % du PIB ? (alerte spoiler : impression monétaire, et tout le monde le sait).</p><p>Ou alors : Harris admet qu’à court terme, les banques centrales pourraient en effet s’accommoder de la poussée de la demande, permettant ainsi à leurs économies de surchauffer. D’où l’estimation de l’AIE d’une hausse de l’inflation de 1 à 3 %. Cependant, l’économiste de BofA n’est pas d’accord avec cette estimation non plus. Si la Fed autorise un dépassement permanent du potentiel économique, l’inflation ne fera pas qu’augmenter, elle aura tendance à surchauffer. Comme dans les années 1970, il y aura une boucle de rétroaction entre l’inflation des prix, l’inflation des salaires et les attentes en matière de prix.</p><p>Traduction : la croisade « zéro carbone » contre le changement climatique est en réalité…. la condition nécessaire et suffisante pour déclencher l’hyperinflation dont les nations massivement endettées du monde ont besoin pour dégonfler leur dette.</p><p>Mais attendez, ce n’est pas tout, car comme le concède Harris ensuite, en réalité, alors que l’inflation va monter en flèche, l’atténuation du climat est « également susceptible de ralentir l’offre de l’économie, en particulier dans la phase d’accélération ». Il explique plus loin :</p><p>Les grands changements structurels dans l’économie ont tendance à créer de grands défis de transition. Les travailleurs doivent passer d’un secteur à l’autre, certaines industries vont connaître un essor tandis que d’autres vont se contracter, et à mesure que les réglementations et les taxes augmentent, le capital qui avait été investi dans la production et l’utilisation d’énergies sales deviendra rapidement obsolète.</p><p>Tout cela signifie une croissance tendancielle plus faible pendant la transition d’une économie sale à une économie verte. Et, comme indiqué plus haut, il n’y a même aucune garantie que la transition vers une économie verte sera un jour achevée une fois qu’elle aura commencé ; au mieux, nous pourrions être coincés pour toujours dans la phase d’« atténuation ».</p><p>Le gain très asymétrique – concède BofA – se produit sur le très long terme, les avantages s’accumulant ici et maintenant pour ceux qui sont susceptibles de récolter les bénéfices de la générosité de l’impression des banques centrales, qui seront naturellement ceux qui possèdent les actifs résistant à l’inflation tels que les actions, les matières premières et, bien sûr, les cryptos ; tandis que la douleur sera supportée par tous les autres, c’est-à-dire, malheureusement, par les classes moyennes et inférieures, et aura de plus des effets « sur le long terme », alors que les avantages d’un climat plus propre apportera (peut-être) des bénéfices à leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants. Leur génération, cependant, sera sacrifiée sur l’autel des 0,1 %. Car comme toute vraie religion, le « changement climatique » exige aussi un sacrifice pour qu’une poignée d’élus puisse vivre mieux.</p>
<p>La partie visible de l’iceberg</p>
<p>Voilà pour la théorie, mais que se passe-t-il sur le terrain ? Comme l’explique Harris, les progrès en matière de politique sont terriblement lents, car certaines politiques continuent d’aggraver le problème au lieu de le résoudre. Prenons deux exemples. Premièrement, selon l’AIE, les pays dépensent plus de 400 milliards de dollars par an pour subventionner principalement la consommation de pétrole, mais aussi de gaz et d’électricité. Dans de nombreux cas, il existe un conflit entre l’aide aux pauvres et l’aide à l’environnement. Deuxièmement, malgré ce que BofA appelle « l’élévation du niveau de la mer et l’augmentation du nombre d’ouragans », certains pays encouragent l’installation de maisons dans des zones à risque en subventionnant les assurances et les secours en cas de catastrophe. C’est presque comme si les pays eux-mêmes, et certainement les milliardaires des plages de Malibu, ne croyaient pas à l’augmentation du niveau des mers. Là encore, il y a conflit entre deux objectifs : aider les personnes vulnérables et réduire le coût des événements climatiques.</p><p>Entre-temps, le changement climatique et les efforts d’atténuation climatique semblent déjà avoir un impact sur l’économie mondiale. Bien que les scientifiques prennent bien soin d’éviter d’attribuer une relation de cause à effet entre le changement climatique et les événements climatiques individuels – peut-être pour la même raison que la « science » est apparue comme une farce à motivation politique lorsqu’il s’est agi de tirer des conclusions hâtives et idéologiques pendant la mise en scène Covid – ils soulignent néanmoins certaines tendances inquiétantes. Prenons deux exemples mis en évidence par BofA : « Premièrement, les données publiées par l’Agence de protection de l’environnement montrent que le nombre d’incendies de forêt aux États-Unis n’a montré aucune tendance entre 1983 et 2020. Toutefois, si l’on se concentre uniquement sur les grands incendies, le nombre d’hectares brûlés semble avoir augmenté de manière significative à partir de 2000 environ. Deuxièmement, le Geophysical Fluid Dynamics Laboratory rassemble des études sur les ouragans et les cyclones tropicaux. Son rapport est parsemé des qualificatifs habituels (confiance moyenne à élevée), mais les preuves indiquent une augmentation de l’intensité des tempêtes ces dernières années. » Chère Bank of America, c’est ce qu’on appelle une recherche d’objectif torturée : pressez les données suffisamment fort et n’importe quel modèle que vous voulez finira par en émerger.</p><p>Plus important encore, BofA admet qu’il existe désormais des preuves que le changement climatique et l’atténuation de ses effets jouent « un certain rôle » dans la récente hausse des prix de l’énergie (à cela nous répondons que non seulement l’atténuation du changement climatique joue « un certain rôle » mais que la principale raison de la crise énergétique mondiale est la poussée idiote vers une utopie GES, ce dont nous avions déjà averti en juin dans « <a href="https://www.zerohedge.com/markets/why-one-bank-thinks-esg-could-trigger-hyperinflation">Will ESG Trigger Energy Hyperinflation</a>« ).</p><p>Mais le pire, c’est qu’étant donné les perspectives réglementaires et la stigmatisation qui prévaut actuellement en ce qui concerne les combustibles fossiles, les investissements dans les capacités d’énergie sale seront faibles et dépendront de coûts élevés. Pendant ce temps, l’énergie verte n’augmente pas assez rapidement pour combler le vide. De façon ironique, les changements dans les régimes de vent et de pluie semblent avoir affecté l’offre d’énergie éolienne et hydraulique. Ces mêmes énergies éolienne et hydraulique qui étaient censées sortir le monde de sa dépendance aux combustibles fossiles. Parce que les scientifiques étaient tellement aveugles pour faire avancer leur agenda politique qu’ils n’ont pas vu ce qui était juste devant leur nez, de la même manière que Reuters <a href="https://www.reuters.com/technology/rocking-down-electric-avenue-good-luck-charging-your-car-2021-10-13/">a découvert</a> la semaine dernière que les villes européennes et américaines qui prévoient d’éliminer progressivement les moteurs à combustion au cours des 15 prochaines années doivent d’abord combler un manque de prises de recharge pour des millions de résidents qui garent leur voiture dans la rue. Oups – peut-être qu’avec le recul, les décideurs et les scientifiques auraient dû penser d’abord à l’évidence, au lieu de se précipiter sur l’agenda qui leur rapporte le plus d’argent…</p><p>Tyler Durden</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/763/alexandre-mirlicourtois-la-correction-des-inegalites-par-la-redistribution-fiscale-les-chiffres-decryptage-eco</guid>
	<pubDate>Sat, 13 Nov 2021 22:10:40 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/763/alexandre-mirlicourtois-la-correction-des-inegalites-par-la-redistribution-fiscale-les-chiffres-decryptage-eco</link>
	<title><![CDATA[Alexandre Mirlicourtois, La correction des inégalités par la redistribution fiscale : les chiffres - Décryptage éco]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Deux tiers des Français reçoivent davantage en prestations et en services publics qu’ils ne versent en impôts, taxes et contributions sociales ! Ce chiffre étonnera certainement beaucoup, mais il est tiré d’une étude de l’Insee qui rend compte de façon exhaustive comment la redistribution s’opère en France. La méthode consiste à diviser la population française par décile et quantifier la contribution nette à l’effort national d’un ménage type par décile, c’est-à-dire de faire la balance entre les transferts qu’il perçoit et ce qu’il verse. Et dans une vision élargie, les services publics, qu’ils soient individualisables (santé, éducation, logement) ou pas (police, justice), sont monétisés et intégrés à l’analyse.</p><p><br />Une fois passée l’action publique, les inégalités sont considérablement réduites</p><p><br />Cet exercice permet de mesurer comment l’action publique modifie la distribution du revenu primaire élargi qui, outre les revenus salariaux, intègre les revenus d’activité des indépendants, les revenus du patrimoine ainsi qu’une part restante qui compte pour 25% de l’ensemble, essentiellement les loyers fictifs, c’est-à-dire la monétisation du surcroît de bien-être que procure la propriété d’un logement. Ainsi calculé, le revenu annuel moyen est de 42 800 euros, un revenu qui se répartit de façon très inégalitaire dans la population, de 10 500 euros environ pour les 10% les plus modestes à 133 100 pour les plus aisés soit un rapport de 1 à 13.</p><p><br />Une fois passée l’action publique, les inégalités sont considérablement réduites, l’écart entre les extrêmes est ramené de 1 à 3 et les positions entre les différents déciles se sont nettement resserrées, signe d’une redistribution fonctionnant à tous les étages. La différence entre les revenus avant et après transferts permet d’établir de son côté qui, et à quelle hauteur, est le bénéficiaire net du système de redistribution.</p><p><br />Un système profitable à une majorité de Français puisque c’est uniquement à partir du 7e décile que les ménages contribuent plus qu’ils ne perçoivent. 2e observation, le système de redistribution est bien une fonction décroissante des revenus : la différence entre le revenu avant et après transferts diminue avec le niveau de vie. Enfin, en moyenne, les 10% les plus aisés reversent 35% de leurs revenus avant transferts au titre de la redistribution élargie. À l’opposé, les transferts composent 63% des revenus des moins favorisés.</p><p><br />Plusieurs mécanismes de réduction des inégalités</p><p><br />L’analyse plus détaillée des données permet de déterminer ensuite par quels mécanismes les inégalités sont réduites. Premier contributeur à la réduction des inégalités, les transferts en nature à hauteur de 50%. Les ménages accèdent en effet massivement à des services publics gratuits ou facturés à des prix nettement plus faibles que celui du marché comme la santé, l’éducation ou l’action sociale et bénéficient aussi des transferts monétaires affectés à une dépense particulière comme les allocations logement. Le système de santé notamment génère une redistribution importante par rapport à une situation où chacun devrait prendre directement à sa charge sa propre santé et où les cotisations ne seraient pas proportionnelles aux revenus. Car toute chose égale par ailleurs, les problèmes de santé se concentrent davantage dans les catégories de la population les moins aisés qui bénéficient donc plus du système public de soins.</p><p><br />Les prestations sociales monétaires jouent également un très grand rôle dans la diminution des inégalités. Et pour cause : elles sont massivement dirigées vers les plus modestes. Les sommes engagées vers la réduction de la pauvreté et la famille (54 milliards d’euros) et le montant reçu par ménage décroissent fortement en fonction du niveau de vie : de 3 300 euros pour les 10% les moins favorisés, contre moins de 200 euros pour le top 10. Les services publics collectifs (administration générale, police, justice…) contribuent également à réduire la fracture des inégalités de 16%. Les autres postes jouent, mais moins. Avec une particularité : les prélèvements ont un effet négatif sur la réduction des inégalités.</p><p><br />Si la progressivité de l’impôt sur le revenu et le patrimoine diminue les inégalités, son effet est notamment contrebalancé aussi bien par la TVA, la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques ou le plafonnement des cotisations sociales, si bien que les 20% des ménages les plus modestes sont aussi ceux qui en regard de leurs revenus primaires contribuent le plus aux prélèvements.</p><p><br />Malgré tout, le système de redistribution français est une formidable machine à organiser la solidarité nationale, mais pour une bonne raison : c’est qu’en amont, au niveau des revenus primaires, la France est une machine à creuser les inégalités.<br /></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/762/saif-al-islam-kadhafi-sur-le-point-d%E2%80%99annoncer-sa-candidature-sera-t-il-le-favori-de-la-presidentielle-en-libye%C2%A0-ledito-de-michel-taube</guid>
	<pubDate>Sat, 13 Nov 2021 20:02:50 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/762/saif-al-islam-kadhafi-sur-le-point-d%E2%80%99annoncer-sa-candidature-sera-t-il-le-favori-de-la-presidentielle-en-libye%C2%A0-ledito-de-michel-taube</link>
	<title><![CDATA[Saïf al-Islam Kadhafi, sur le point d’annoncer sa candidature, sera-t-il le favori de la présidentielle en Libye ? L&#039;édito de Michel Taube]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Si une énième conférence internationale sur la Libye se tient aujourd’hui à Paris, après Berlin, Rome et de nombreuses autres capitales, l’événement du jour ne se produira peut-être pas dans la capitale française mais bien dans la région tripolitaine.</p><p>A Paris donc, le président français Emmanuel Macron accueille une conférence de haut niveau en présence, tout de même, d’une vingtaine de chefs d’États, dont la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris, la chancelière allemande Angela Merkel (tiens les noces d’adieu avec Emmanuel en Bourgogne n’étaient donc pas sa dernière visite française), le Premier ministre italien Mario Draghi et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. Les principaux protagonistes libyens seront-ils nombreux à Paris ? Le président du Conseil présidentiel, Mohamed Al-Menfi, et le premier ministre sont attendus, mais pas les candidats à la prochaine élection.<br /></p><p>C’est que les élections présidentielles approchent en Libye. Elles sont prévues pour le 24 décembre, suivies des législatives deux mois après. C’est déjà un miracle si elles ont lieu après des années de tergiversations et de tensions entre forces libyennes sous couvert de bras de fer entre puissances régionales (Turquie, Égypte, Émirats arabes unis, Congo Brazzaville, Maroc…) et mondiales (la Russie, les États-Unis, l’Italie et la France).</p><p>Dix ans après la chute de Mouammar Kadhafi à la suite du soulèvement du peuple libyen et de l’intervention des Nations unies, largement à l’initiative de la France, une lueur d’espoir se lèverait-elle dans le désert libyen ?</p><p>Le corps électoral est évalué à près de 3 millions d’électeurs. Mais les élections auront-elles lieu dans de bonnes conditions ? Les organisations de défense des libertés, comme Human Rights Watch, interpellent les participants du Sommet de Paris : “les autorités libyennes peuvent-elles garantir des élections sans coercition, discrimination et intimidation des électeurs, des candidats et des partis politiques ? […] Existe-t-il un plan de sécurité solide pour les bureaux de vote ? Le système judiciaire est-il en mesure de traiter rapidement et équitablement les litiges liés aux élections ? Les organisateurs des élections peuvent-ils garantir que des observateurs indépendants auront accès aux bureaux de vote, même dans les zones reculées ?”</p><p>Les grands de ce monde risquent aussi de ne pas avoir les mêmes priorités : la vice-présidente américaine aura beau jeu d’insister sur le sort alarmant des migrants, demandeurs d’asile et autres réfugiés en Libye ou passant par la Libye. Facile pour Madame Harris car ce ne sont pas les États-Unis qui ont à gérer cette pression migratoire. Certes, les violations des droits de l’homme sur le sol libyen y sont constantes et la communauté internationale devrait subordonner ses aides à la Libye au respect de ces libertés.</p><p>Il est certain aussi que l’Europe a le plus grand intérêt à ce que la Libye retrouve les voies de la stabilité, condition pour mieux assurer évidemment la gestion sur place, et non sur nos côtes méditerranéennes, de ces dizaines de milliers de candidats à la migration vers le nord. Sans parler des enjeux pétroliers. En période de crise énergétique mondiale, le sol libyen est l’objet de convoitises incessantes.</p><p>Stabilité, disions-nous ? Parlons-en justement ? Car c’est la clé de l’avenir de la Libye. </p><p>Or qui sera candidat à la présidence de la République libyenne ? Le dépôt des candidatures a débuté lundi 8 novembre. La commission électorale libyenne et son président Emad al-Sayeh ont annoncé que les candidats à la présidence ont jusqu’au 22 novembre pour se déclarer, ceux aux législatives jusqu’au 7 décembre.</p><p>ET surtout qui a le plus de chance de gagner ? </p><p>Le maréchal Khalifa Haftar, l’homme de Benghazi, soutenu par les Émirats arabes unis et l’Égypte, va certainement se déclarer rapidement. Il a renoncé depuis septembre au commandement de l’Armée nationale libyenne pour préparer la présidentielle. </p><p>Le Premier ministre libyen Abdel Hamid Dbeibah devrait aussi se présenter.</p><p>Mais ces acteurs, connus de la scène internationale, sont, dans l’esprit des citoyens libyens, associés à une décennie d’anarchie et de violences incessantes. C’est pourquoi, grand paradoxe de la situation (ruse de l’histoire ?), le grand favori est peut-être celui qui porte le nom de son père et auquel sont associées, certes des décennies de dictature, mais aussi de stabilité et de prospérité du peuple libyen ! Kadhafi est en train de se faire un prénom : Saïf al-Islam.</p><p>Et selon nos informations, Saïf al-Islam Kadhafi devrait annoncer sa candidature d’ici la fin de la semaine. Selon plusieurs observateurs attentifs du dossier libyen et surtout des Libyens que nous avons pu joindre sur place, il se passe en Libye ce que se passe en Tunisie : l’anarchie, l’effondrement économique, les attentats conduisent les citoyens à regretter les années Ben Ali et Kadhafi. Les droits de l’hommistes européens s’en offusqueront mais l’impérieux désir, besoin et droit légitime à la stabilité, condition du développement, de l’éducation, de la prospérité, du respect de l’environnement et de la gestion des flux migratoires, va peser lourd dans l’isoloir de chaque votant le 24 décembre en Libye.</p><p>N’en déplaise à Paris, le nom Kadhafi est associé à cette perte de stabilité dans l’esprit des Libyens. Et Saïf al-Islam, le libéral du régime sous les années de son père, pourrait bénéficier d’une rente historique insoupçonnée qui pourrait l’aider à l’emporter le 24 décembre.</p><p>Si l’élection a bel et bien lieu dans six semaines, le père Noël à Tripoli aura peut-être un nom connu de tous…</p><p>Michel Taube</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<pubDate>Sat, 13 Nov 2021 19:36:49 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le ‘woke’ et le capital : l’angle mort de Brice Couturier]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Dans OK Millenials ! Brice Couturier livre un travail détaillé sur les racines intellectuelles du mouvement woke en présentant ses promoteurs et ses contempteurs. Mais l’essayiste peine à comprendre l’expansion du phénomène et ne parvient pas à apprécier la nature profonde de la génération montante. À moins que cet ex-maoïste converti au capitalisme libéral ne s’entête à renier ses enfants spirituels. </p><p class="has-drop-cap">Fruit d’un long travail de documentation initialement réalisé dans le cadre d’une pastille quotidienne sur France Culture, OK Millenials ! (L’Observatoire, 2021) détaille les ressorts intellectuels du woke, phénomène sociologique et politique majeur de ce début de siècle en Occident. Ce mouvement de « justice sociale » défini par ses appétences (déconstruction, censure, antioccidentalisme…) et ses origines (French theory, cultural studies…) inspire déjà de nombreux essais critiques facilement accessibles au grand public. Manquait encore une synthèse complète telle que proposée par Brice Couturier. Ses lectures étant plutôt américaines, il conduit son exposé aux racines du mouvement woke.</p><p class="has-medium-font-size">De l’art de lire Bret Easton Ellis</p><p>Si le travail de Brice Couturier est minutieux, l’interprétation qu’il en tire est en revanche assez décevante. Son point de vue est résumé dans le titre : nous assistons à une guerre des générations entre boomers et milléniaux. Pour appuyer cette idée, Couturier s’appuie notamment sur Bret Easton Ellis auquel il consacre un peu plus d’un chapitre. Dans son essai White <a name="_ftnref1" href="https://voixdelhexagone.com/2021/11/09/le-woke-et-le-capital-langle-mort-de-brice-couturier/#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a>, Ellis procéderait, selon Couturier, à « un règlement de comptes avec la génération des millenials » critiquée comme ultra-protégée, fascinée par la glorification des victimes et persuadée d’être en « résistance » contre Donald Trump. C’est bien de cela qu’il s’agit, mais ce n’est que le point de départ de White, pas son essence.</p><p>En fait, White décrit un changement d’époque vers ce qu’Ellis nomme le « post-empire », une évolution chaotique de l’empire américain dans laquelle le quidam, plus narcissique que jamais, doit adopter des méthodes d’auto-promotion identiques à celles des comédiens en interview. Bret Easton Ellis estime que « le post-empire a fusionné avec la culture d’entreprise » qui pousse au conformisme. Il voit en Hollywood « une des enclaves capitalistes les plus hypocrites du monde », une plateforme de business où, « si vous ne suivez pas les nouveaux règlements de l’entreprise, vous serez banni, exilé, effacé de l’histoire »… L’influence d’un capitalisme dystopique sur l’attitude des nouvelles générations, à Hollywood ou ailleurs, est maintes fois explicitée dans White, mais Brice Couturier semble n’avoir rien remarqué.</p><p class="has-medium-font-size">Guerriers d’un socialisme fantasmatique</p><p>Tout à son amour du capitalisme libéral, l’auteur d’OK Millenials ! imagine les États-Unis « devenir un État socialiste avant le milieu du siècle ». Cela partirait des universités « d’autant plus politisées qu’on y apprend moins » mais où « des batailles puériles (…) ont pris le pas sur la politique effective ». Dans ce cas, les guerriers de la justice sociale sont-ils des agents crédibles du socialisme ? Parions que leur intégration à un système dominé par le marché sera bien plus facile, la puérilité et l’inculture favorisant l’éclosion de consommateurs dociles. Le processus a d’ailleurs commencé puisque le mouvement « contamine » les grandes entreprises, comme le note Brice Couturier qui ne semble pas réaliser l’importance de l’événement.</p><p>« Parions que l’intégration des Wokes à un système dominé par le marché sera bien plus facile, la puérilité et l’inculture favorisant l’éclosion de consommateurs dociles »</p><p>OK Millenials ! mentionne plusieurs fois le New York Times pour indiquer sa conversion woke, sans que Couturier ne précise qu’il s’agit d’un quotidien libéral dans tous les sens du terme. La convergence de la presse libérale avec les nouvelles idées de « justice sociale » n’est pas systématique mais elle est suffisamment fréquente – The Guardian et Le Monde sont concernés – pour illustrer une évidence : le phénomène woke n’a rien d’une rupture, ni avec l’establishment, ni avec le capital. Un point que Brice Couturier s’acharne à esquiver.</p><p class="has-medium-font-size">Gauchisés par Brice Couturier : une aubaine pour les Wokes</p><p>Décidément, l’auteur d’OK Millenials ! ne cerne pas la véritable dynamique de son sujet et se contente d’en déchiffrer la façade, certes fascinante : une guerre de générations entre des boomers qui revendiquent la raison et des milléniaux qui imposent des idées expérimentales à l’aide d’un autoritarisme perçu comme infantile. </p><p>Ainsi Brice Couturier renonce-t-il à pousser sa réflexion sur les aspects consuméristes d’un mouvement mu par un mélange de tribalisme et de narcissisme, qui perçoit le contrat social comme une contrainte à déconstruire. Il se garde également d’analyser les importants moyens qui permettent la diffusion et l’institutionnalisation de la « justice sociale » en tant qu’idéologie. Curieusement, ce lecteur de Bret Easton Ellis n’observe guère Hollywood et voit donc à peine les célébrités millionnaires appliquer au mouvement un vernis de moralisme et de sensiblerie. Il ne parcourt pas LinkedIn ni les campagnes de publicités qui lui permettraient pourtant d’apprécier l’usage de la déconstruction et de la segmentation comme outils de communication entrepreneuriaux. De manière générale, ce n’est pas dans OK Millenials ! qu’il faut chercher une analyse de l’opportunisme et du clientélisme en tant que ressorts du phénomène woke. </p><p>« Couturier ne parcourt pas LinkedIn ni les campagnes de publicités qui lui permettraient pourtant d’apprécier l’usage de la déconstruction et de la segmentation comme outils de communication entrepreneuriaux »</p><p>Concentré sur sa guerre des générations, Brice Couturier valide le positionnement gauchiste d’un courant qui ne demande qu’à se légitimer en tant que force révolutionnaire. Par conséquent, l’essayiste néglige le fait que les Wokes prospèrent sur son propre territoire, dans le grand centre commercial du libéralisme, là où se trouvent l’argent et l’influence. </p><p>Qu’un ex-soixante-huitard maoïste ne situe pas précisément ses lointains successeurs, c’est décevant mais finalement pas si surprenant. On n’attend pas que Brice Couturier mène une réflexion aussi radicale que celle de Pier-Paolo Pasolini quelques heures avant sa mort : « L’autre – ou les autres, les groupes – viennent vers toi et t’affrontent – avec leurs chantages idéologiques, avec leurs avertissements, leurs prêches, leur anathèmes, et tu ressens qu’ils constituent aussi une menace. Ils défilent avec des banderoles et des slogans, mais qu’est-ce qui les sépare du « pouvoir » ? »<a name="_ftnref2" href="https://voixdelhexagone.com/2021/11/09/le-woke-et-le-capital-langle-mort-de-brice-couturier/#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a></p><p>Référence : Brice Couturier, Ok Millenials !, Paris, Éditions de l’Observatoire, 2021, 336 pages. Prix éditeur : 21 EUR.</p><p>Notes :<br /><a name="_ftn1" href="https://voixdelhexagone.com/2021/11/09/le-woke-et-le-capital-langle-mort-de-brice-couturier/#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Bret Easton Ellis, White (Robert Laffont, 2019).<br /><a name="_ftn2" href="https://voixdelhexagone.com/2021/11/09/le-woke-et-le-capital-langle-mort-de-brice-couturier/#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Interview donnée à Furio Colombo le 30 octobre 1975 et publiée le 8 novembre dans le supplément Tuttolibri de La Stampa. Editée en France sous le titre L’Ultima intervista di Pasolini (Allia, 2010).</p><p>Photo d’illustration (éditée) : <a href="https://www.flickr.com/people/31383674@N00">JMacPherson</a> / WikimediaCommons</p>
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