<?xml version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" >
<channel>
	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/owner/ememiom?offset=440</link>
	<atom:link href="https://ememiom.fr/iom/blog/owner/ememiom?offset=440" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/725/les-meilleures-solutions-de-cybersecurite-pour-les-petites-entreprises-by-rafael-munoz-cloudready-ch</guid>
	<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 21:54:55 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/725/les-meilleures-solutions-de-cybersecurite-pour-les-petites-entreprises-by-rafael-munoz-cloudready-ch</link>
	<title><![CDATA[Les meilleures solutions de cybersécurité pour les petites entreprises | by Rafael Munoz | CloudReady CH]]></title>
	<description><![CDATA[
<p><a rel="noopener follow" href="https://medium.com/@tursiops_68697?source=post_page-----6b593da3ff5--------------------------------"></a></p>
<p id="6830" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Article original en anglais <a href="https://protonmail.com/blog/cyber-security-solutions-small-business/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">https://protonmail.com/blog/cyber-security-solutions-small-business/</a></p><p id="c82f" class="gr gs dl gt b gu jb gw gx gy jc ha hb hc jd he hf hg je hi hj hk jf hm hn ho dd ei">Les cybercriminels aiment cibler les petites entreprises parce qu’ils savent que les petites et moyennes entreprises, qui manquent de temps, de ressources ou d’expertise, ne peuvent pas toujours protéger leurs données. Mais le coût de ne pas sécuriser les données de votre entreprise n’a jamais été aussi élevé. Les atteintes à la protection des données elles-mêmes et <a href="https://gdpr.eu/fines/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">les amendes imposées par le GDPR</a> font qu’il est trop coûteux pour les entreprises d’ignorer la cybersécurité.</p><p id="81cf" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Il est important de préciser que la cybersécurité consiste avant tout à créer une culture de sensibilisation à la cybersécurité. Cela signifie qu’il faut former vos employés pour qu’ils mettent constamment en œuvre les meilleures pratiques et mettent en place les processus appropriés pour faire face aux atteintes à la sécurité. Le simple fait de passer à des services cryptés ne résoudra pas tous vos problèmes de cybersécurité. Cependant, les services cryptés réduisent l’exposition de votre entreprise et, lorsqu’ils sont associés à une main-d’œuvre soucieuse de la sécurité, ils peuvent contribuer grandement à prévenir une atteinte à la protection des données ou un piratage.</p><p id="de51" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Notez que si certains de ces outils seront de bonnes solutions pour les entreprises de toutes tailles, d’autres fonctionneront mieux pour les petites entreprises qui n’ont pas créé leur propre réseau interne. La sécurisation du réseau d’une grande entreprise nécessitera des outils spécialisés, tels que des pare-feu, des systèmes de détection et de protection contre les intrusions (IDS/IPS), des services d’authentification et des solutions de surveillance avancées.</p><p id="426b" class="gr gs dl gt b gu jb gw gx gy jc ha hb hc jd he hf hg je hi hj hk jf hm hn ho dd ei">La plupart des petites entreprises comptent sur les courriels pour gérer leurs communications internes et externes. Suivre les meilleures pratiques en matière de sécurité du courrier électronique est essentiel pour assurer la sécurité des données de votre entreprise, mais certains fournisseurs de messagerie peuvent offrir plus de sécurité à votre entreprise que d’autres.</p><p id="4622" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">ProtonMail</p><p id="2b93" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://protonmail.com/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">ProtonMail</a> offre à ses utilisateurs un cryptage de bout en bout. Vos e-mails sont cryptés avant qu’ils ne quittent votre appareil, de sorte que seuls vous et le destinataire auquel vous êtes destiné pouvez y accéder. Vous pouvez même sécuriser vos messages aux non utilisateurs de ProtonMail en envoyant des courriels protégés par mot de passe. Enfin, ProtonMail est à la fois conforme à GDPR et HIPAA.</p><p id="9d89" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plates-formes : Android, iOS et application web. Intégration avec Microsoft Outlook, Mozilla Thunderbird et Apple Mail.<br />Prix : A une option gratuite. Les forfaits Premium commencent à 5 $ par utilisateur et par mois.</p><p id="0879" class="gr gs dl gt b gu jb gw gx gy jc ha hb hc jd he hf hg je hi hj hk jf hm hn ho dd ei">Un réseau privé virtuel est un moyen efficace d’ajouter une couche de chiffrement à votre activité en ligne. Il permet également à vos employés de travailler en toute sécurité sur le WiFi public pendant qu’ils sont sur la route.</p><p id="44b2" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">ProtonVPN</p><p id="3a4f" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://protonvpn.com/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">ProtonVPN</a> sécurise votre connexion Internet avec le cryptage AES 256 bits, la norme de l’industrie, et son utilisation de Perfect Forward Secrecy signifie que même si votre trafic est intercepté et enregistré, il ne peut jamais être décrypté à une date ultérieure. Il dispose de centaines de serveurs disponibles dans plus de 30 pays et sur six continents, ce qui signifie que votre entreprise n’est jamais trop loin d’un serveur VPN rapide et sécurisé.</p><p id="2160" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plate-forme : Android, iOS, Linux, macOS et Windows<br />Prix : A une option gratuite. Les forfaits Premium commencent à 5 $ par utilisateur et par mois.</p><p id="bfe3" class="gr gs dl gt b gu jb gw gx gy jc ha hb hc jd he hf hg je hi hj hk jf hm hn ho dd ei">Si votre entreprise a un site Web, vous savez que vous avez besoin d’une adresse Web rapide et mémorable pour aider les gens à vous trouver. (Si votre entreprise n’a pas de site Web… vous devriez peut-être reconsidérer votre approche.) Pour enregistrer votre adresse web, aussi connue sous le nom de domaine, ou pour voir si elle est disponible, vous devez travailler avec un registraire de noms de domaine.</p><p id="bb6f" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Un petit mot sur la protection de la vie privée et les registraires de noms de domaine : Lorsqu’un domaine est enregistré, l’Internet Corporation of Assigned Names and Numbers (ICANN) exige que le registraire enregistre les coordonnées du propriétaire, comme son nom, son adresse électronique, son adresse et son numéro de téléphone. Ces informations sont ensuite ajoutées à la base de données publique WHOIS, qui peut être consultée par n’importe qui sur Internet.</p><p id="b2d5" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Avec les informations listées dans la base de données WHOIS, les pirates peuvent vous spammer et potentiellement détourner votre domaine ou voler votre identité.</p><p id="8870" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Namecheap</p><p id="8403" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://www.namecheap.com/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Namecheap</a>, comme son nom l’indique, propose des noms de domaine à des prix très intéressants. Ils prétendent être un “guichet unique” pour la création d’un site Web, et ils offrent ce qu’ils appellent WHOISGuard gratuitement à toute personne qui enregistre un domaine avec eux. WHOISGuard utilise ses propres coordonnées et un courriel unique et aléatoire <a href="http://twitter.com/whoisguard" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">@whoisguard</a>.com pour remplacer votre courriel personnel et vos coordonnées, gardant vos renseignements personnels hors de la sphère publique. Namecheap vous permet également de protéger votre compte avec une authentification à deux facteurs (voir ci-dessous) qui rend beaucoup plus difficile le détournement de votre domaine.</p><p id="f5a7" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Prix : Varie selon le domaine désiré</p><p id="52d5" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Epik</p><p id="03c5" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://www.epik.com/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Epik</a> est un autre registraire de noms de domaine qui prend au sérieux la protection des données personnelles de ses utilisateurs. Epik vous permet de substituer les coordonnées d’une tierce partie (dans ce cas, les coordonnées de la société <a href="https://anonymize.com/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">anonymize.com</a>) pour votre propre compte dans la base de données WHOIS. Il est donc beaucoup plus difficile pour les arnaqueurs, les télévendeurs et les polluposteurs de communiquer avec votre entreprise. Les utilisateurs peuvent également sécuriser leurs comptes Epik avec une authentification à deux facteurs (bien que leur méthode de 2FA repose sur le SMS, ce qui signifie qu’elle est moins sûre que les autres formes de 2FA).</p><p id="a899" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Prix : Varie selon le domaine désiré</p><p id="ff26" class="gr gs dl gt b gu jb gw gx gy jc ha hb hc jd he hf hg je hi hj hk jf hm hn ho dd ei">De nombreuses entreprises ont des employés et des entrepreneurs qui travaillent à distance. Cela peut rendre la coordination difficile à moins que vous n’utilisiez une application de collaboration en équipe. Compte tenu de la quantité d’informations qui peuvent être échangées et stockées sur ces plates-formes, l’utilisation d’un système crypté est une nécessité.</p><p id="6c9f" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Wire</p><p id="fc26" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://wire.com/en/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Wire</a> est l’un des seuls services cryptés de bout en bout qui permet les appels de groupe, ce qui le rend plus utile que Google Hangouts et plus sûr que Slack lorsqu’il s’agit de gérer la communication en équipe. Wire a fait l’objet d’un audit indépendant et est entièrement open source, ce qui vous permet d’être sûr que le code de Wire fait exactement ce qu’il dit.</p><p id="cc7c" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plates-formes : Extensions Android, iOS, Linux, macOS, Windows et navigateur Web<br />Prix : A partir de 6 € par utilisateur et par mois</p><p id="68a9" class="gr gs dl gt b gu jb gw gx gy jc ha hb hc jd he hf hg je hi hj hk jf hm hn ho dd ei">Pour les entreprises qui n’ont pas besoin de toutes les fonctionnalités d’une application de collaboration mais qui souhaitent néanmoins sécuriser leurs communications, il existe des applications de messagerie cryptées de bout en bout.</p><p id="48c6" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Signal</p><p id="2f6b" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://www.signal.org/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Signal</a> est largement considéré comme l’application de messagerie cryptée la plus sécurisée, avec l’aval de nombreux experts, dont Edward Snowden et Bruce Schneier. Il prend en charge les textes, les textes de groupe ainsi que les appels vocaux et vidéo. Les conférences téléphoniques entre plus de deux personnes ne sont toutefois pas possibles.</p><p id="49fa" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plates-formes : Android, iOS, Linux, macOS et Windows<br />Prix : Gratuit</p><p id="c72c" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Threema</p><p id="31bd" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://work.threema.ch/en" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Threema</a>, contrairement à Signal, n’a pas besoin d’un numéro de téléphone pour créer un compte, ce qui signifie que Threema est le plus proche que vous pouvez obtenir à la messagerie vraiment anonyme. Le siège de l’entreprise se trouve en Suisse, ce qui donne à son service de solides protections juridiques de la vie privée. Threema a également créé un plan spécial qui est optimisé pour les entreprises et qui est conforme au GDPR.</p><p id="8ac9" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plates-formes : Android, iOS, téléphone Windows et application web<br />Prix : A partir de 1.40 CHF par appareil et par mois</p><p id="da9d" class="gr gs dl gt b gu jb gw gx gy jc ha hb hc jd he hf hg je hi hj hk jf hm hn ho dd ei">Le stockage en nuage a redéfini la façon dont les bureaux peuvent fonctionner. En stockant des fichiers sur le cloud, votre entreprise peut conserver une sauvegarde de tous les documents critiques en cas de panne catastrophique du système, ainsi que partager facilement les documents et synchroniser les progrès entre différents employés. La protection de ces fichiers et des données qu’ils contiennent devrait être l’une des principales priorités de votre entreprise.</p><p id="ad87" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Tresorit</p><p id="a197" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://tresorit.com/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Tresorit</a> est un service de stockage en nuage crypté de bout en bout conforme à GDPR. Il a optimisé son service pour les entreprises, vous permettant de créer différents niveaux d’accès pour différents documents et vous donnant le contrôle pour révoquer l’accès de différents utilisateurs et dispositifs.</p><p id="10eb" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plate-forme : Android, iOS, Linux, macOS et Windows<br />Prix : À partir de 25 $ pour deux utilisateurs par mois</p><p id="e5ff" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Boxcryptor</p><p id="8fec" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://www.boxcryptor.com/en/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Boxcryptor</a> est légèrement différent. Il vous permet de crypter vos documents avant de les enregistrer sur un service cloud séparé, comme DropBox ou Google Drive. Votre équipe peut toujours facilement collaborer et partager des fichiers sur le cloud, mais vos documents sont désormais sécurisés. L’utilisation du chiffrement de bout en bout de Boxcryptor constitue également une “mesure technique et organisationnelle” requise par l’article 32 du RGPD.</p><p id="b320" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plate-forme : Android, iOS, Linux, macOS, Windows, et un module d’extension pour navigateur web Chrome<br />Prix : À partir de 600 $ pour cinq utilisateurs par année. (Il existe également un plan d’affaires individuel de 96 $ par utilisateur par année, mais il comporte moins de fonctionnalités.)</p><p id="688f" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Cryptomator</p><p id="b6ff" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://cryptomator.org/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Cryptomator</a> est la version gratuite et open source de Boxcryptor. Avec Cryptomator, vos employés peuvent créer un disque dur virtuel qui est connecté à un dossier (appelé “coffre-fort”) sur leur service de stockage en nuage et lui donner une protection par mot de passe. Tout document qu’ils glissent et déposent sur le disque dur virtuel est automatiquement chiffré et sauvegardé dans le coffre-fort. Il y a aussi Cryptomator Server, pour les grandes entreprises qui cherchent à ajouter le chiffrement aux fichiers sur leurs serveurs d’entreprise.</p><p id="f2fc" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plate-forme : Android, iOS, Linux, macOS et Windows<br />Prix : Gratuit</p><p id="c880" class="gr gs dl gt b gu jb gw gx gy jc ha hb hc jd he hf hg je hi hj hk jf hm hn ho dd ei">La création de mots de passe ou de phrases de passe fortes et uniques pour vos comptes est l’un des éléments de base de la cybersécurité, mais aucun employé ne peut se souvenir de tous les mots de passe nécessaires pour se connecter à toutes les plateformes dont il a besoin pour travailler. (Regardez comme cette liste est déjà longue !) Un gestionnaire de mots de passe change tout cela. En chiffrant tous vos mots de passe en toute sécurité, un gestionnaire de mots de passe vous permet de créer des mots de passe impossibles à craquer, sans avoir à les mémoriser tous. Utiliser un gestionnaire de mots de passe fiable pour sécuriser vos mots de passe est l’un des moyens les plus simples d’améliorer la sécurité de votre entreprise.</p><p id="f0fb" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Bitwarden</p><p id="42d6" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://bitwarden.com/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Bitwarden</a> est un gestionnaire de mots de passe cryptés open source de bout en bout. Il aide vos employés à créer des mots de passe générés au hasard pour tous leurs comptes, puis synchronise ces mots de passe sur tous leurs appareils.</p><p id="b852" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plate-forme : Extensions Android, iOS, Linux, macOS, Windows et navigateur Web<br />Prix : À partir de 5 $ pour cinq utilisateurs par mois</p><p id="6d7b" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">1Password</p><p id="82ef" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://1password.com/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">1Password</a> est un autre gestionnaire de mots de passe cryptés de bout en bout, mais il a encore quelques tours dans son sac. Leur tour de guet vous avertira si l’un de vos mots de passe a été découvert lors de récentes atteintes à la protection des données.</p><p id="8899" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plate-forme : Extensions Android, iOS, Linux, macOS, Windows et navigateur Web<br />Prix : À partir de 3,99 $ par utilisateur par mois</p><p id="47d2" class="gr gs dl gt b gu jb gw gx gy jc ha hb hc jd he hf hg je hi hj hk jf hm hn ho dd ei">Pour garantir la sécurité de vos comptes importants, vous devez activer l’authentification à deux facteurs (2FA) en plus d’utiliser un mot de passe fort et unique. Le site <a href="https://twofactorauth.org/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Two Factor Auth</a> vous aidera à identifier les services sur lesquels vous pouvez utiliser 2FA. En utilisant 2FA sur vos comptes, vous pouvez empêcher les intrus d’accéder à vos comptes même s’ils obtiennent vos mots de passe.</p><p id="d2fa" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Yubikey</p><p id="1231" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">La <a href="https://www.yubico.com/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">YubiKey</a> est un jeton matériel (une clé USB spécialisée) que vous pouvez brancher sur votre appareil pour confirmer votre identité. Bien que l’on pense qu’il s’agit de la forme la plus sûre de 2FA, relativement peu de services prennent en charge le jeton matériel 2FA.</p><p id="e85b" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plate-forme : YubiKey 5 NFC fonctionne avec macOS, Windows, et les périphériques Android et iOS équipés de NFC.<br />Prix : Une YubiKey 5 NFC coûte 45 $.</p><p id="4889" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Duo</p><p id="f0c0" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://duo.com/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Duo</a> offre plusieurs solutions 2FA, y compris des solutions qui intègrent des jetons matériels Yubikey, des demandes de confirmation fournies à l’application Duo qui déjouent les attaques d’interception de données, et des codes d’accès uniques basés sur le temps.</p><p id="ad41" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plate-forme : Android et iOS<br />Prix : A une option gratuite. Les forfaits Premium commencent à 3 $ par utilisateur et par mois.</p><p id="8660" class="gr gs dl gt b gu jb gw gx gy jc ha hb hc jd he hf hg je hi hj hk jf hm hn ho dd ei">VeraCrypt</p><p id="ab40" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://www.veracrypt.fr/en/Home.html" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">VeraCrypt</a> est un service de chiffrement de disque open source pour les périphériques Windows, Mac OS X et Linux. Grâce à VeraCrypt, vos employés peuvent crypter le disque dur de leur appareil, crypter leur clé USB, ou même cacher le volume qu’ils ont sur leur disque dur.</p><p id="2498" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plates-formes : Linux, macOS et Windows<br />Prix : Gratuit</p><p id="73db" class="gr gs dl gt b gu jb gw gx gy jc ha hb hc jd he hf hg je hi hj hk jf hm hn ho dd ei">Standard Notes</p><p id="d202" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://standardnotes.org/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Standard Notes</a> est une application de prise de notes chiffrée de bout en bout simple et cryptée qui peut synchroniser vos notes sur tous vos appareils. Son interface claire et ses nombreuses extensions vous permettent d’utiliser Standard Notes pour tout, de la rédaction de vos propres rappels au codage.</p><p id="fbe2" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plate-forme : Extensions Android, iOS, Linux, macOS, Windows et navigateur Web<br />Prix : A une option gratuite. Les forfaits Premium commencent à 9,99 $ par utilisateur et par mois.</p><p id="3e9a" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Joplin</p><p id="8492" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei"><a href="https://joplin.cozic.net/" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">Joplin</a> est une autre application de prise de notes chiffrée de bout en bout, mais contrairement à Standard Notes, les utilisateurs doivent activer manuellement la fonction de chiffrement de bout en bout. Joplin s’appuie sur des services externes, tels que NextCloud ou Dropbox pour la synchronisation entre périphériques.</p><p id="820b" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Plate-forme : Android, iOS, Linux, macOS et Windows<br />Prix : Gratuit</p><p id="d4a6" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Pour les entreprises qui n’ont pas encore sécurisé leurs données, ces services cryptés sont un bon point de départ. Téléchargez et abonnez-vous à ces services cryptés de bout en bout pour commencer à protéger les données de votre entreprise. Bien que les services cryptés ne garantissent pas à eux seuls la cybersécurité de votre petite entreprise, ce sont des outils nécessaires que toutes les entreprises devraient prendre en considération.</p><p id="2eec" class="gr gs dl gt b gu gv gw gx gy gz ha hb hc hd he hf hg hh hi hj hk hl hm hn ho dd ei">Traduit gracieusement par l’association <a href="https://fsnet.ch" class="bu hq" target="_blank" rel="noopener ugc nofollow">FairSocialNet</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/724/une-pre-campagne-avec-des-ressemblances-avec-%E2%80%A6-macron</guid>
	<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 09:22:27 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/724/une-pre-campagne-avec-des-ressemblances-avec-%E2%80%A6-macron</link>
	<title><![CDATA[Une pré-campagne avec des ressemblances avec … Macron]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Publication Facebook de Henrik LINDELL, Suédois catholique social. </p>

<p>C’est ce que l’on appelle une vraie campagne. 1500 personnes au Palais des Congrès à Versailles ce soir pour voir Zemmour. La plupart avait payé leurs places, souvent 45 euros. Au sein de la « bourgeoisie patriote », comme il dit, l’engouement est réel et puissant, il n’y a aucun doute. Je le vois autour de moi, en tant que bourgeois. J’y étais, avec des dizaines de journalistes. J’ai rarement vu un tel phénomène en France six mois avant l’élection. Il y a des ressemblances avec … Macron il y a cinq ans. Ce n’est pas la même bourgeoisie, certes, mais c’est le même effet surprise, le même type de vague. Les gens que j’ai vus ce soir y croient vraiment. Et c’est le récit national et même nationaliste de Zemmour qui le porte.<br />Mais s’il veut gagner, et si je devais me transformer en conseiller machiavélique (au bon sens du terme), il lui faut évidemment une partie des classes populaires et dès maintenant. Et ce n’est pas à Versailles que l’on peut vérifier ces choses-là, évidemment. À Béziers, Toulon, Ajaccio, ou même à Lille, je ne suis pas certain qu’il ait réussi à démontrer son ancrage relatif chez les classes populaires. Je n’y étais pas, mais j’ai eu ce sentiment en lisant des articles, en regardant les images et en discutant avec des connaisseurs. <br />Avec Zemmour, le risque d’un effet de loupe est toujours possible. Est-il vraiment suffisamment populaire ?</p>

<p>Sa seule chance, ce serait de mener une campagne à la Trump version 2016. Donc une campagne vraiment populiste. Pour le moment, il n’y est pas. Je persiste à penser qu’il lui faut travailler encore ses punchlines en économie. « Baisser les charges », ça ne suffit pas, ni le slogan sarkoziste  « travailler plus pour gagner plus ». Le grand remplacement, c’est une thématique qui marche très bien, de toute évidence, et il le monopolise, mais il lui faut parler beaucoup plus de choses concrètes, je veux dire la vie matérielle. Les gens ordinaires ne sont pas dupes. </p>

<p>Il incarne très bien la nostalgie française, même en étant issu de juifs berbères en Algérie, mais il demeure trop conceptuel, même ennuyeux, sur l’économie et le social. Le passé, même édulcoré, ne suffit pas. Le principe souverainiste et « l’identité » non plus. A un moment donné, il faudra qu’il parle du « pouvoir d’achat », comme disent les sondeurs, puisque c’est bien la principale préoccupation des gens, avant la sécurité et tout le reste. Des salaires donc. De la protection sociale. Du bien-être. Et je persiste à penser, même si j’étais Machiavel, qu’il n’est pas suffisamment fédérateur. Il parle de l’assimilation heureuse, à la française, qui a des qualités indiscutables, mais il est à la fois trop jacobin et trop « droite Figaro ». Il divise. Puis, puisqu’il parle tout le temps des « racines chrétiennes » de la France (ce qui est très juste), il serait intéressant qu’il précise ce qu’il y a de chrétien dans son message. Où est la charité, par exemple ? Que fait Zemmour de l’amour du prochain ?</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/723/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france</guid>
	<pubDate>Tue, 19 Oct 2021 18:39:17 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/723/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france</link>
	<title><![CDATA[Vers une privatisation de la Banque de France ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>François Villeroy de Galhau a été nommé gouverneur de la Banque de France en novembre 2015 après une mission d’étude de quelques mois destiné à faire oublier que, jusqu’en avril 2015, il était le numéro 3 de BNP Paribas. Cette nomination avait soulevé des objections de la part de nombreux économistes<a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftn1" name="_ftnref1" id="_ftnref1">[1]</a>. Il est désormais en passe d’être reconduit à la tête de la Banque de France par Emmanuel Macron<a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftn2" name="_ftnref2" id="_ftnref2">[2]</a>.</p><p>Sa nomination a pourtant fait l’objet, tant dans le monde financier et économique qu’en interne, de très fortes critiques du fait des conflits d’intérêt qu’elle soulevait ; son expérience, son réseau, sa vision des choses, son état d’esprit risquait de l’amener à défendre les intérêts du secteur bancaire plutôt que ceux de la collectivité. La Banque de France est en effet par plusieurs de ses missions et attributions la « banque des banques » et son gouverneur est le président du Collège de supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), organisme chargé du contrôle des banques. Sa reconduction, en 2021, pose les mêmes questions au regard de l’analyse de son action.</p><p>Quel bilan à l’heure de sa reconduction ? Fin 2020, François Villeroy de Galhau appelait à ramener le taux des Plans d’Épargne Logement – les PEL – ouvert avant 2011, et dont la rémunération s’élève à 4,4 % au minimum, à 1 % seulement<a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftn3" name="_ftnref3" id="_ftnref3">[3]</a>. Selon lui, cette rémunération met en danger les banques commerciales, lesquelles, en 2020, ont pourtant réalisé un niveau record de 21 milliards d’euros de bénéfices. Le gouverneur de la Banque de France s’est également opposé à la proposition d’annulation des dettes publiques détenues par la BCE portée par l’Institut Rousseau et par près de 150 économistes à travers l’Europe<a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftn4" name="_ftnref4" id="_ftnref4">[4]</a>, tout comme il s’est opposé à l’idée de monnaie hélicoptère<a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftn5" name="_ftnref5" id="_ftnref5">[5]</a>, prônant au contraire le retour à la maîtrise du déficit et de la dette publique en coupant dans les dépenses. Il s’est enfin longtemps opposé à la rupture avec le dogme de la neutralité monétaire qui empêche la banque centrale de jouer un rôle, qui serait pourtant essentiel, dans la lutte contre le changement climatique en déclarant : « Ne nous trompons pas sur la nature de la politique monétaire. Elle doit permettre d’atteindre des objectifs macroéconomiques, plutôt que des objectifs spécifiques liés à tel ou tel secteur »<a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftn6" name="_ftnref6" id="_ftnref6">[6]</a> avant de reconnaître partiellement, plusieurs années plus tard, que la politique monétaire pouvait bien jouer un rôle dans ce domaine. Cela n’a toutefois pas empêché la BCE, dans sa revue récente de politique monétaire, de conserver ce dogme absurde de la neutralité monétaire<a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftn7" name="_ftnref7" id="_ftnref7">[7]</a>.</p><p>François Villeroy de Galhau milite également activement pour qu’il n’y ait aucune hausse de la fiscalité. Il pense sans aucun doute à l’ISF qui a été supprimé et qu’il ne faut pas rétablir, au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) sur les dividendes – la “flat tax” qui s’est substituée à la taxation selon le barème progressif de l’impôt sur les revenus – qu’il faut maintenir en l’état, aux niveaux de prélèvements sur les stock-options qu’on ne doit pas remonter et à toutes les mesures élargissant les avantages fiscaux fait sur les placements financiers qu’il ne fait pas toucher. De beaux exemples d’idéologie économique conservatrice, toute entière tournée vers la préservation du capitalisme financier.</p><p>Et si sa reconduction à la tête de la Banque de France visait à parachever une autre œuvre, celle de sa privatisation rampante ? Examinons les faits.</p><p>La Banque de France comptait fin 2015, 12 269 agents équivalents Temps Plein (ETP)<a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftn8" name="_ftnref8" id="_ftnref8">[8]</a>. Fin 2020, ceux-ci ne sont plus que 9 535 (soit -22 %). Cette baisse des effectifs était certes amorcée depuis des années mais elle a été fortement amplifiée sous la gouvernance de François Villeroy de Galhau. Entre 2010 et 2015, la baisse des effectifs avait été de l’ordre de 9 %. Fin 2024, selon les prévisions établies par la Banque de France, le nombre d’emplois devrait être descendu à 8 800. Selon les syndicats unanimes, celui-ci devrait être en fait inférieur à 8700 ; soit une diminution supplémentaire de près de 10 %.</p><p>François Villeroy de Galhau a donc appliqué, à la tête de la Banque de France, le dogme du moins-d’État et le crédo qu’il faut sans cesse et partout “dégraisser le mammouth” pour réduire les dépenses. Le nombre d’emplois supprimés et celui des missions de services publics dégradées au cours de ces dernières années constituent ainsi sa véritable marque à la tête de la Banque de France (et bien évidemment celle de sa tutelle). François Villeroy de Galhau peut aussi s’enorgueillir que les sommes versées par la Banque de France à son actionnaire unique, l’État, sont en hausse régulière : la contribution de notre Banque Centrale Nationale au budget de l’État (impôts sur les sociétés et dividendes) a été en 2019 de 6 milliards d’euros, soit 2,7 % des recettes nettes du budget général de l’État, alors qu’elle n’était que de 1,6 % en 2015. Mais cette évolution doit beaucoup à la conduite de la politique monétaire non-conventionnelle de la BCE qui conduit l’État à verser plus de dividendes à la Banque de France, que celle-ci lui reverse en partie par la suite.</p><p>En fait, les évolutions de la Banque de France au cours des dernières années nous renvoient à un triple échec. Le premier échec réside dans une contribution “négative” à l’aménagement du territoire ; le second dans une moindre participation aux services publics que l’État doit rendre à ses administrés ; et le dernier dans le recul de la mission régalienne qui est celle de la Banque de France de l’entretien de la monnaie fiduciaire, à travers ce que l’on pourrait même considérer comme une privatisation de cette activité.</p>
<p>1. Premier échec : une contribution négative à l’aménagement du territoire et un affaiblissement considérable de l’institution Banque de France<br />1. Une baisse massive des effectifs et une modification de certains statuts.</p>
<p>La baisse des effectifs n’est pas également répartie au sein de la Banque de France. Mais “l’effort d’adaptation” accompli – pour reprendre les termes de la communication officielle – s’est partout accompagné d’une pression accrue sur le personnel.</p><p>Ainsi, les effectifs parisiens du siège (4.242 fin 2019 ; – 5 % en 3 ans), où est concentré l’ensemble des services de politique monétaire (peu d’agents en fait), d’études et de support, ont diminué nettement moins vite que ceux du réseau, à savoir l’ensemble des succursales dont la Banque de France dispose sur tout le territoire national (4 017 à cette même date ; – 15 % de 2017 à 2019).</p><p>L’ACPR – Autorité de contrôle prudentiel et de résolution – qui a pour mission le suivi et le contrôle des banques implantées en France, n’a en revanche pas connu cette érosion ; et ceci bien qu’une partie de ses responsabilités ait été transférée à la Banque centrale européenne dans le cadre du Mécanisme de surveillance unique – MSU – qui supervise notamment les quatre grands groupes bancaires français. Ses effectifs (1.050) connaissent même une légère progression.</p><p>Une mention particulière doit être faite pour l’activité de production papetière portée par la Banque de France. Cette activité historique a connu comme les autres branches de la Banque de France une diminution drastique de ses effectifs. Mais cette activité a, en octobre 2015, été transférée dans une entité juridique distincte de la Banque de France, Europafi. Et en 2017, une partie de son capital, alors détenu à 100% par la Banque de France, a été cédé à d’autres banques centrales européennes.</p><p>Plus symptomatique de cette privatisation rampante est la gestion du personnel de cette structure. Le personnel présent au moment de la filialisation est maintenant considéré comme mis à disposition d’Europafi ; il est en diminution régulière. Mais les renforcements d’effectifs sont réalisés sous statut Europafi, aux conditions du marché donc. Comme cela s’est produit dans de nombreuses autres entités publiques, on a ainsi la cohabitation de personnes “sous statut de leur administration d’origine” et de personnes “sous contrat privé”. Il peut se concevoir que d’autres banques centrales nationales européennes entrent au capital d’Europafi mais il faudra s’assurer qu’aucune prise de participation d’une entreprise privée ne puisse intervenir.</p>
<p>2. Le retrait des petites et moyennes villes sur le territoire.</p>
<p>La diminution des effectifs du réseau de succursales de la Banque de France s’est faite tout d’abord par la fermeture d’unités qui sont passées de 211 en 2003 à seulement 95 aujourd’hui. Toutes les unités infra-départementales, donc situées exclusivement dans des villes petites et moyennes, ont été fermées, contribuant ainsi à l’accélération de la diminution de leur nombre d’habitants et au recul du dynamisme de ces territoires. Comme n’ont cessé de le dire élus et citoyens : « c’est encore une fois, un autre service public qui est supprimé ».</p><p>Dans le même temps, une majeure partie des travaux d’analyse et traitement, faite auparavant sur la base départementale, a été concentrée sur un nombre réduit de centres de traitement, le plus souvent dans les unités les plus importantes et donc situées dans les villes les plus grandes. Ces activités étaient essentiellement liées au traitement des situations de surendettement des ménages qui permet à des personnes ne pouvant faire face à leur endettement de trouver des solutions et à la cotation des entreprises qui sert entre autres pour le suivi de l’activité économique et pour la surveillance prudentielle des banques.</p><p>Ainsi, des succursales de plein exercice qui comptaient parfois des dizaines d’agents ont vu leurs effectifs passer, plus ou moins rapidement, à 5, 6, 7 personnes dans la quasi-totalité des cas.</p>
<p>2. Deuxième échec : un fort recul du service rendu au public, notamment dans sa dimension de service public de proximité</p>
<p>De par les missions qui lui sont confiées, la Banque de France est en relation avec un large public. C’est en particulier le cas pour les questions liées au surendettement ainsi que dans le cadre des contacts fréquents qu’elle entretient avec les entreprises, que cela soit pour l’attribution de leur cotation ou lors des enquêtes de conjoncture qu’elle réalise auprès d’elles.</p><p>La transformation de succursales de plein exercice en “succursale de présence de place” – selon la terminologie Banque de France – s’est en outre accompagnée d’une digitalisation des procédures. Ainsi, les surendettés et les travailleurs sociaux qui les accompagnent souvent dans leurs démarches, n’ont accès aux dossiers de surendettement que par Internet<a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftn9" name="_ftnref9" id="_ftnref9">[9]</a> quand on ne les confie pas à des chatbots sur la plateforme téléphonique ! Une rencontre avec le gestionnaire du dossier est devenue quasi impossible. D’abord car le traitement des dossiers est très parcellisé ; ensuite car les personnes travaillant sur le dossier peuvent maintenant se trouver à l’autre bout de la France. Pour le service public proche du citoyen, accessible et amical, on repassera.</p><p>Les relations avec les entreprises sont aussi plus distendues. Lors de la cotation par exemple, le contact doit souvent être pris avec le dirigeant pour faire une analyse qualitative et pas seulement chiffrée, des évolutions récentes de son entreprise et de ses perspectives. Auparavant, ces entretiens étaient principalement réalisés par des agents de la succursale départementale ou infra-départementale connaissant bien le tissu économique local et ayant souvent des relations anciennes avec ces chefs d’entreprises. Dorénavant, ces contacts, le plus souvent téléphoniques, sont réalisés par des agents situés dans un centre de traitement éloigné et n’ayant donc que peu de connaissances des spécificités locales et historiques de l’entreprise. La Banque de France perd ainsi en acuité sur la connaissance du tissu économique.</p><p>Enfin, les difficultés rencontrées par le public, souvent le plus fragile, pour actionner la procédure du droit au compte ou pour avoir des informations sur l’offre bancaire spécifique aux personnes en situation de fragilité financière, sont considérablement augmentées<a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftn10" name="_ftnref10" id="_ftnref10">[10]</a>. Il lui faut maintenant rechercher l’information, voire faire sa demande, sur Internet alors qu’il lui suffisait auparavant de se présenter à un guichet de la BDF pour avoir tout le service souhaité. Idem pour obtenir un rendez-vous, alors même que certaines personnes ne disposent pas d’internet. Il en est de même pour les personnes souhaitant consulter les grands fichiers que gère la Banque de France, au premier rang desquels se trouve le Fichier Central des Chèques. Jadis, il suffisait de se présenter au guichet de la Banque de France pour avoir immédiatement sa situation au regard de ces fichiers. Maintenant, il faut faire sa demande par Internet ou prendre rendez-vous, de préférence par Internet.</p><p>Il est donc nécessaire de revenir à une obligation d’accueil au guichet. Mais cette obligation d’accueil au guichet ne doit pas se limiter à la Banque de France. Elle doit en fait concerner l’ensemble des administrations qui, depuis des années, ne reçoivent que sur rendez-vous. Rendez-vous qu’il est parfois très difficile d’obtenir. Les capacités d’accueil téléphonique pour les questions non-nominatives doivent aussi être renforcées ; quand elles ne doivent pas être totalement reconstituées.</p><p>Proposition : Obliger la Banque de France à recevoir la clientèle sans rendez-vous sur des plages horaires élargies et renforcer les capacités d’accueil téléphonique.</p><p>Proposition : les Maisons de Service au Public – MSAP, ce palliatif créé par l’État pour limiter le recul de l’accueil de ses administrations, doivent être encouragées. Mais leur  financement ne doit pas reposer pour partie sur les collectivités locales qui les portent. C’est à l’État d’assurer le coût des missions régaliennes qui sont les siennes. En outre, les agents y accueillant le public doivent bénéficier d’un soutien téléphonique prioritaire dans les différentes administrations partenaires pour pouvoir aider au mieux les personnes reçues.</p>
<p>3. Troisième échec : un abandon de plus en plus important par la BDF de sa mission régalienne d’entretien de la monnaie fiduciaire au bénéfice d’acteurs privés</p>
<p>La Banque de France comptait 71 caisses à fin 2012. Celles-ci ont pour mission d’assurer l’entretien des billets qui reviennent dans ses caisses. Quand elles étaient assez nombreuses, elles permettaient une bonne irrigation de l’ensemble du territoire national en billets neufs et en bon état ainsi qu’en pièces de monnaie.</p><p>Les caisses n’étaient plus que 49 fin 2017 et 37 fin 2019. Et le plan 2022 – 2024 qui vient d’être annoncé par François Villeroy de Galhau prévoit la fermeture de 13 caisses du réseau supplémentaires d’ici fin 2022 ! Avec une “clause de revoyure” à cette date, ce qui laisse augurer d’autres fermetures. Concomitamment, il est prévu la suppression de 130 emplois.</p><p>Cette réorganisation se fait avec l’aval du gouvernement. Le Conseil général de la Banque de France, son Conseil d’administration qui délibère sur les questions relatives à la gestion des activités autres que celles qui relèvent des missions du système européen des banques centrales (SEBC), compte en son sein deux représentants du ministère de l’Économie et des finances. Le Conseil général a approuvé ce dernier plan de réduction du réseau des caisses avec les voix des représentants de l’État ; ces derniers avaient cependant la possibilité et le pouvoir de s’y opposer.</p><p>Les raisons de ce désengagement sont multiples. Mais il faut mettre en avant la volonté du gouvernement de la Banque de France de faire effectuer le tri et le recyclage des billets par des opérateurs privés (banques, transporteurs de fonds, grande distribution). Ainsi, ces derniers trient et remettent en circulation des billets qui, auparavant, transitaient par les caisses de la BDF. Ils assurent alors l’entretien de la monnaie fiduciaire, qui est pourtant une mission régalienne. Cette externalisation de la mission régalienne d’entretien de la monnaie fiduciaire est allée croissant au fur et à mesure que le nombre de caisses diminuait. Le développement du e-commerce, la progression continue des paiements par carte bancaire et, ces derniers mois, l’explosion des paiements sans contact expliquent évidemment aussi le recul de la circulation de la monnaie fiduciaire. Mais on ne peut pas anticiper ce qu’il en sera ces prochaines années !</p><p>Depuis des années, les banques privées, l’État et la direction des finances publiques sont clairement défavorables à l’utilisation des espèces. Les banques commerciales ont ainsi supprimé plus de 5000 points de retrait de billets en cinq ans, complexifiant de ce fait l’accès aux espèces et au paiement en numéraire. Ainsi, 60 % des communes françaises ne sont pas équipées d’un distributeur de billets et près d’un million de nos concitoyens doivent dorénavant faire plus de 15 minutes de trajet en voiture pour accéder à un distributeur automatique de billets.</p><p>Il faut bien voir par ailleurs que la baisse du nombre de caisses crée les conditions pour les banques de détail et les transporteurs de fonds d’augmenter leur emprise sur le volume d’espèces qu’ils manipulent et donc de baisser les coûts unitaires de traitement des billets. Selon certaines estimations, cette réduction du coût logistique et de traitement pourrait avoisiner 13 %. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de la Banque de France comme elle l’indique dans la présentation de son projet, mettant ainsi en avant un avantage pour les banques commerciales au détriment de sa propre activité.</p>
<p>4. Vers une privatisation de l’entretien de la monnaie fiduciaire ?</p>
<p>Pour pallier le faible maillage territorial des caisses de la BDF, François Villeroy de Galhau prévoit la création de stocks auxiliaires de billets (SAB) dans les zones trop éloignées d’une caisse de la BDF, confiés à des acteurs privés. Ce projet est une réelle opportunité pour les acteurs privés de la filière car ces SAB, leur mise en place et leur fonctionnement, seront intégralement financés par la BdF à hauteur de 200 000 € par SAB par an (soit 3 millions d’euros annuels pour les 15 SAB prévisionnels). La Banque de France va payer des acteurs privés pour remplir l’une de ses missions régaliennes ! Sur les 19 membres de l’Eurosystème, seuls six ont pourtant mis en place des SAB. Par ailleurs, la France se distinguerait par cette prise en charge financière qui n’est pas la règle ; en Espagne, pays le mieux doté en SAB (46), ce sont les banques privées qui les financent.</p><p>Proposition : l’État français doit s’opposer à ce nouveau plan de fermeture de caisses locales d’autant plus que la Banque de France dispose en interne de capacités de tri largement suffisantes.</p><p>Proposition : Une limitation du tri et de l’entretien des billets externalisés au secteur privé doit être rapidement instaurée à hauteur de 40 % maximum. Toutes les conventions conclues et renouvelées devront se baser strictement et sans clause dérogatoire sur ce taux. La commission ci-dessous aura à voir si un taux inférieur ne doit pas être poursuivi dans un deuxième temps.</p><p>Dans tous les cas, il doit être procédé à un examen impartial de la circulation et de l’entretien de la monnaie fiduciaire dans la perspective plus large que ce moyen de paiement doit rester, aujourd’hui et demain, facile d’accès et accessible à tous.</p><p>Proposition : Une commission réunissant l’ensemble des partenaires concernés (État, Banque de France, secteur bancaire, transporteurs de fonds, commerce, usagers) doit être mise sur pied.</p><p>En conclusion, il convient de rappeler que l’indépendance de la Banque de France ne concerne que la détermination de la politique monétaire et de sa mise en œuvre. En dehors de cette mission, la Banque de France demeure une administration publique chargée de plusieurs autres missions de service public. Cette indépendance ne concerne donc en aucune façon les missions qui sont confiées à la Banque de France par des décisions légales ou réglementaires ou qui sont décidées par son actionnaire unique, l’État français.</p><p>Fortement affaiblie au cours des dernières années, l’institution Banque de France est aujourd’hui menacée de ne plus être en mesure d’exécuter correctement ses missions de service public du fait de la réduction de ses effectifs, des réorganisations internes réalisées mais aussi de son retrait de certaines activités au profit notamment du secteur bancaire privé auquel les décisions prises ces dernières années, sous le mandat de François Villeroy de Galhau, n’ont cessé de profiter.</p><p> </p><p><a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftnref1" name="_ftn1" id="_ftn1">[1]</a><a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2015/09/15/banque-de-france-les-parlementaires-doivent-rejeter-le-choix-de-l-elysee_4757539_3232.html">https://www.lemonde.fr/idees/article/2015/09/15/banque-de-france-les-parlementaires-doivent-rejeter-le-choix-de-l-elysee_4757539_3232.html</a></p><p><a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftnref2" name="_ftn2" id="_ftn2">[2]</a>elysee.fr/emmanuel-macron/2021/10/06/proposition-de-nomination-de-m-francois-villeroy-de-galhau-en-qualite-de-gouverneur-de-la-banque-de-france</p><p><a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftnref3" name="_ftn3" id="_ftn3">[3]</a><a href="https://www.boursorama.com/patrimoine/actualites/pel-le-taux-de-rendement-de-votre-vieux-pel-va-t-il-etre-abaisse-a-1-a57b0810b4098447d8c6e1c6f89708d0">https://www.boursorama.com/patrimoine/actualites/pel-le-taux-de-rendement-de-votre-vieux-pel-va-t-il-etre-abaisse-a-1-a57b0810b4098447d8c6e1c6f89708d0</a></p><p><a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftnref4" name="_ftn4" id="_ftn4">[4]</a> <a href="https://annulation-dette-publique-bce.com/">https://annulation-dette-publique-bce.com/</a></p><p><a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftnref5" name="_ftn5" id="_ftn5">[5]</a><a href="https://www.lesechos.fr/monde/europe/lidee-de-monnaie-helicoptere-suscite-de-vives-reactions-1324237">https://www.lesechos.fr/monde/europe/lidee-de-monnaie-helicoptere-suscite-de-vives-reactions-1324237</a></p><p><a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftnref6" name="_ftn6" id="_ftn6">[6]</a> <a href="http://www.cepii.fr/BLOG/BI/post.asp?IDcommunique=442">http://www.cepii.fr/BLOG/BI/post.asp?</a><a href="http://www.cepii.fr/BLOG/BI/post.asp?IDcommunique=442">IDcommunique=4</a><a href="http://www.cepii.fr/BLOG/BI/post.asp?IDcommunique=442">42</a></p><p><a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftnref7" name="_ftn7" id="_ftn7">[7]</a> <a href="https://www.institut-rousseau.fr/la-revue-monetaire-de-limmobilisme/#_ftn5">https://www.institut-rousseau.fr/la-revue-monetaire-de-limmobilisme/#_ftn5</a></p><p><a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftnref8" name="_ftn8" id="_ftn8">[8]</a> L’ensemble des données chiffrées relatives aux effectifs sont de source interne à la Banque de France, soit directe soit syndicale.</p><p><a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftnref9" name="_ftn9" id="_ftn9">[9]</a>  Il n’est pas inutile de rappeler qu’en France, environ 15% des personnes de 15 ans et plus, soit 1 sur 6, n’utilisent pas Internet, que 1 sur 5 est incapable de communiquer via Internet, que 1 sur 4 ne sait pas s’informer sur Internet et que 1 sur 3 manque de compétences numériques de base  – <a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/4241397"> </a><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/4241397">https://www.insee.fr/fr/statistiques/4241397</a></p><p><a href="https://www.institut-rousseau.fr/vers-une-privatisation-de-la-banque-de-france/#_ftnref10" name="_ftn10" id="_ftn10">[10]</a> Cette offre spécifique permet aux titulaires et cotitulaires des comptes concernés de bénéficier d’un ensemble de services bancaires ainsi que d’une limitation des frais bancaires. Selon le rapport 2020 de l’Observatoire de l’Inclusion bancaire, 3.81 millions de clients des banques sont identifiés comme fragiles (+12 % en un an). Seuls 598.000 (soit 15.7 %) bénéficient à fin 2020 de l’offre qui leur est réservée.              <a href="https://www.banque-france.fr/sites/default/files/medias/documents/oib2020_web.pdf">https://www.banque-france.fr/sites/default/files/medias/documents/oib2020_web.pdf</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/722/pourquoi-voudriez-vous-qu%E2%80%99eric-zemmour-ne-progresse-pas-dans-les-sondages</guid>
	<pubDate>Tue, 19 Oct 2021 18:04:34 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/722/pourquoi-voudriez-vous-qu%E2%80%99eric-zemmour-ne-progresse-pas-dans-les-sondages</link>
	<title><![CDATA[Pourquoi voudriez-vous qu’Éric Zemmour ne progresse pas dans les sondages ?]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>D'abord les sondages indiquent le message que les gens interrogés ont envie d'envoyer au pays à travers leurs réponses au sondage, pas le bulletin qu'ils vont mettre dans l'urne dans des mois et des mois.</p>

<p>Réfléchissez bien, si l’on vous demande ce soir à 20h par téléphone pour qui voteriez-vous dans six mois, si c’était dimanche, vous n'en savez rien, et ce que vous allez répondre – si toutefois vous n'êtes pas dans le quart ou le tiers qui refuse tout simplement de répondre – c’est ce qui vous va vous sembler peser le plus sur la situation politique, pour une fois que l'on vous interroge, vous !</p>

<p>Donc il y a un certain nombre de chances que vous disiez que vous allez voter pour quelqu'un qui n'est pas encore candidat comme Éric Zemmour, non parce que vous êtes d'extrême droite, non parce que vous pensez que Pétain était vraiment une bonne affaire pour la France, mais parce que vous pensez que c'est le seul à exprimer en termes simples des choses qui disent les vrais problèmes que connaissent les gens et à faire des propositions tranchées, qui ont l’ambition de prendre à bras le corps ces problèmes, et qui propose que ce soit les Français qui décident de leur destin.</p>

<p>Ses solutions sont mauvaises ? Peut-être vont dire ceux qui le soutiennent dans les sondages, mais quelles sont celles que proposent les autres ? Sont elles meilleures ?</p>

<p>La gauche, traditionnellement est la représentante des catégories populaires et même plus particulièrement des travailleurs, c'est-à-dire de ceux qui créent la richesse pour toute la société. </p>

<p>Aujourd'hui qu'est-ce qui est proposé par ce qui a été dans les 40 dernières années son principal parti de pouvoir à travers la candidature de Madame Anne Hidalgo ? </p>

<p>– Des « circulations douces » avec des trottinettes et des vélos, après qu’elle a interdit de rouler à Paris, aux véhicules achetés avant 2006, comme eût dit Marie-Antoinette d’Autriche : les pauvres n'ont qu'à acheter une voiture neuve ! </p>

<p>– Le doublement des salaires de ceux qu'elle pense être les plus pauvres des plus pauvres parmi les Français, c'est-à-dire les enseignants… </p>

<p>– Et si l’on regarde ce qu'elle a fait de sa ville, sa « gauche » a réussi à expulser de la ville tous ceux qui ont moins de 5000 € de revenu par mois : au nom de la rénovation des quartiers pauvres de l’Est, elle a, certes, rénové ces quartiers, elle a expulsé les anciens habitants qui ne peuvent plus accéder aux nouveaux loyers, et encore moins acheter un logement, vers la banlieue… Elle a ainsi réussi à faire de Paris la ville la plus chère du monde à égalité avec Hong Kong et Singapour, c'est la preuve qu'elle n'est pas une personne médiocre, mais c'est aussi la preuve qu'elle ne gouverne pas véritablement au compte de ce qu'est la gauche historiquement.</p>

<p>– Elle a « fait du social », mais oui, en installant dans les quartiers de l'Ouest, sur le bord des Champs-Élysées par exemple, des migrants souvent primo-arrivants, venant de régions dont le mode de vie et le niveau de formation de la population sont tellement différents du nôtre, dont la façon de régler entre eux leurs différends peut être extrêmement violente et cela n’aide pas les rapports avec leurs voisins et contribue à faciliter le rejet des populations étrangères par les Français.</p>

<p>Par bonté d’âme je ne parlerai pas de Jadot et des propositions qu’il fait. Elles tiennent tout entière dans cette victoire « écologiste » à Paris, des poubelles jaunes dans lesquelles on impose aux parisiens de faire le tri, et que l'on verse ensuite dans les mêmes camions poubelles que les autres…</p>

<p>La droite est encore dans la confrontation interne pour savoir qui sera son candidat, mais d'ores et déjà on connaît les lignes-force de ses propositions, faire avec énergie la réforme des retraites que veulent BlackRock, Emmanuel Macron, et Bruxelles, quel horizon !</p>

<p>Et la gauche comme les « écologistes » et la droite communient dans cette idée que les Français ne doivent en aucun cas décider de leur avenir, que celui-ci doit être définitivement placé dans les mains de fonctionnaires non élus et de leurs dirigeants représentants de lobbys qui siègent à Bruxelles !</p>

<p>Et, avec ça, on pense un seul instant que ces gens vont faire reculer Eric Zemmour dans les sondages, en disant qu'il est nazi, fasciste, que c'est une sorte de juif Hitlérophile, qu'il est affreux, sale et méchant, qu’il commet tous les péchés de la terre et encore d'autres bien moins courants ?</p>

<p>Certainement pas.</p>

<p>Mais ces responsables de droite, de gauche ou « écologistes » sentent à plein nez les catégories sociales supérieures dont ils sont membres et dont ils n'arrivent même pas à se départir de la défense stricte des intérêts, et ça se voit !</p>

<p>Jean-Jaurès n'était pas un pauvre, mais Jean-Jaurès assumait qui il était, il s'adressait au peuple, il s'adressait aux travailleurs, il faisait des propositions dont ceux-ci pouvaient comprendre à l'œil nu qu'elles étaient dans son intérêt, et il a payé de sa vie son engagement !</p>

<p>Léon Blum ou François Mitterrand n’étaient pas non plus des pauvres, mais ils faisaient effort de s'adresser aux catégories populaires, pas simplement aux couches supérieures urbaines de la petite-bourgeoisie comme la gauche d’aujourd’hui ou les « écologistes », ou bien aux petits actionnaires grippe-sous comme la droite et les « écologistes »…</p>

<p>Il faut dire qu'en réalité sous trois casaques différentes, cette gauche, cette droite et ces « écologistes », courent pour la même écurie, celle de Davos, celle de Bilderberg, celle de Francfort, celle de Wall-Street et de Bruxelles, celle de la globalisation financière qui est une cause essentielle des difficultés de nos sociétés. </p>

<p>Tant que n'apparaîtra pas une candidature crédible capable de s'opposer à cette globalisation et de proposer aux Français de retrouver la force du projet républicain, le souffle de leur histoire révolutionnaire, personne ne fera reculer l’attraction des idées de l’extrême-droite, quels que soient ses dangers.</p>

<p>Pour une raison simple, c'est que sous les yeux des gens se passe quelque chose de transparent, le fascisme, le nazisme, le stalinisme, sont l’expression des totalitarismes du XXe siècle, ils voient bien que le totalitarisme du XXIe siècle, il est technologique, c'est le Crédit social chinois.</p>

<p>Or ceux qui conseillent le gouvernement chinois pour sa mise en place technologique sont ceux qui conseillent aussi Emmanuel Macron et qui ont inventé avec lui un pseudo Pass sanitaire, qui est en réalité le premier pas ici, du Crédit social à la chinoise, c'est-à-dire un premier pas qui regarde vers ce totalitarisme technologique, nouveau fascisme de notre temps, qui est une menace effective, plus effective que la nostalgie pétainiste…</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/721/ce-que-cache-le-narratif-tisse-autour-du-covid</guid>
	<pubDate>Sat, 09 Oct 2021 22:23:36 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/721/ce-que-cache-le-narratif-tisse-autour-du-covid</link>
	<title><![CDATA[CE QUE CACHE LE NARRATIF TISSÉ AUTOUR DU COVID]]></title>
	<description><![CDATA[<p id="viewer-89hqn" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">(août 2021) Ernst Wolff — Journaliste, expert en finance internationale et en fonds d’investissement</p><p id="viewer-b5guh" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr"><a href="https://odysee.com/@LongXXvids:c/Ernst-Wolf-speech---summary:3?fbclid=IwAR1WFAkVCZFFAZXACCnVef6Lr5ht0Z-H9F4HkLfHbZ6oycByPUQe2Msbn54" target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="_3Bkfb _1lsz7">https://odysee.com/@LongXXvids:c/Ernst-Wolf-speech---summary:3?fbclid=IwAR1WFAkVCZFFAZXACCnVef6Lr5ht0Z-H9F4HkLfHbZ6oycByPUQe2Msbn54</a></p><p id="viewer-eo4sk" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Selon, le président américain Franklin Delano Roosevelt : « Rien ne se produit accidentellement en politique, et lorsque quelque chose se produit, vous pouvez être presque certains que cela avait été planifié pour que cela se déroule tel que cela s’est déroulé ». Si nous considérons ce qui se passe depuis janvier 2020, ces mots résonnent de manière particulièrement inquiétante. Est-il possible que tout ce dont nous avons fait l’expérience ait été planifié ? Disons-le tout de suite, je ne peux pas produire la preuve d’un tel plan, en tout cas pas sous la forme de document authentique, mais après avoir étudié cette question attentivement pendant ces 18 mois, j’affirme que nous avons un nombre impressionnant d’indices, Ils pointent tous dans cette direction et pas dans une autre.</p><p id="viewer-8013f" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Qu’ont-ils planifié et quelles sont les conséquences de ce plan ? La situation dans laquelle nous nous trouvons en ce moment est unique dans l’histoire de l’humanité. Jamais par le passé, le monde n’a été placé dans son intégralité sous la férule d’un régime coercitif de ce genre. Et, à notre époque, on n’avait jamais eu à subir autant de mesures en apparence si inintelligibles, si aberrantes — en partie du moins — et dans bien des cas si contradictoires.</p><p id="viewer-45pna" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">D’après le récit officiel, il s’agirait de la crise sanitaire la plus sérieuse de mémoire d’homme, mais les mesures qui ont été prises, loin d’améliorer la situation, n’ont fait que l’empirer. Tous les médecins peuvent confirmer qu’aujourd’hui la santé de la majorité des gens est bien pire qu’avant la crise. Et même si l’on adopte le point de vue officiel de ceux qui ont ordonné ces mesures, celles-ci sont un vrai désastre. La prétendue menace d’une quatrième vague d’infection, et l’annonce de la nécessité d’une prochaine troisième vague de vaccinations, puis d’une quatrième et même d’une cinquième, démontre que le but revendiqué des mesures sanitaires — enrayer l’épidémie — a complètement échoué.</p><p id="viewer-1ipcj" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Mais là n’est pas le cœur du problème, bien au contraire. À cause des confinements, nous sommes obligés d’à affronter une sévère crise économique. Partout dans le monde la production s’est effondrée. La logistique globale est à genoux, les chaines d’approvisionnement sont coupées, des récoltes sont perdues, l’approvisionnement en nourriture est étranglé, et par-dessus le marché s’installe une pénurie d’une grande partie des semi-conducteurs. Parallèlement, nous constatons que personne ne semble désireux de s’attaquer à ces problèmes ni de les résoudre, mais qu’au contraire ceux-ci se retrouvent multipliés et amplifiés à cause de nouvelles mesures sanitaires et de la menace permanente que font peser d’éventuelles restrictions encore inédites.</p><p id="viewer-226u5" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Un exemple récent : en Chine, le terminal fret du troisième plus gros port du monde a été fermé à cause d’un seul ouvrier testé positif. De même en Nouvelle-Zélande, où au mois d’août 5 millions de personnes ont été placées en confinement pendant 3 jours, car une seule et unique personne de 58 ans avait été testée positive.</p><p id="viewer-1s2qb" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Une grave crise du secteur des TPE et des PME se profile. Il s’agit pourtant du secteur qui fournit le plus d’emplois de par le monde, et qui génère en outre la plus grande partie des recettes fiscales. Le secteur industriel des TPE et des PME, en particulier les entreprises familiales, qui navigue dans un flot constant d’incertitudes et sous une pluie de règlements nouveaux, est poussé chaque semaine davantage vers l’abîme. Il ne s’est jamais retrouvé dans une crise aussi profonde qu’il ne l’est aujourd’hui.</p><p id="viewer-e0222" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Là encore, ce n’est pas tout. Nous faisons face en ce moment à une inflation brutale qui grimpe partout dans le monde. Elle concerne en particulier les matières premières, les prix des objets manufacturés et les produits alimentaires. De même, rien n’est fait pour pallier à cette situation, tout au contraire. On imprime sans interruption un immense flot d’argent, et le volume de ce flot continue même encore de s’accroître. Les états et les banques centrales ont, depuis le début de la crise, injecté presque 20 billions (vingt mille milliards !) de dollars dans le système monétaire mondial. Et l’on n’en voit pas la fin ! Le FMI, l’organisation financière la plus puissante du monde, s’apprête lundi à larguer, avec des droits de retrait spéciaux, 650 milliards de dollars, la plus grande somme tirées de ses propres liquidités jamais avancée.</p><p id="viewer-8t85e" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">La situation au sein de la société n’est guère meilleure. Un exemple suffira : aux USA, le pays dont l’économie est la plus forte du monde, presque 4 millions de personnes sont menacées d’être chassées de chez elles car elles ne peuvent plus payer leur loyer ou rembourser leur emprunt. Et presque dix fois plus encore d’américains sont incapables de se nourrir grâce à leur propre revenu. Voilà ce que les politiciens, en détruisant de manière intentionnelle l’économie, ont réussi à accomplir, tandis que l’inflation grandissante, quant à elle, n’y était pas parvenue. La population s’est fracturée sur l’ensemble du territoire comme jamais auparavant, et, brochant sur le tout, des mesures perfides viennent couronner ce désastre.</p><p id="viewer-7lvka" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Enfin, on assiste à un transfert prémédité du pouvoir en Afghanistan, sous la houlette des USA. Les talibans se sont vus confier 20 milliards dollars de matériel militaire, une force aérienne complète, avec 11 bases aériennes pour la soutenir prêtes à l’usage. Soyons certains que la prochaine vague de réfugiés viendra de là. Pourquoi tout cela ? Pourquoi prennent-ils ces mesures d’envergure internationale qui ont provoqué un désastre après l’autre, et pourquoi poussent-ils une majorité de l’humanité plus loin au fond de l’abîme, au lieu d’essayer de l’arracher à sa misère ?</p><p id="viewer-2rf0b" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Pour répondre à cette question, il faut en poser deux autres : qui s’intéresse activement à cet agenda global et qui en bénéficie ? La réponse est évidente. Celui qui profite le plus de la crise actuelle, et celui qui en tire les ficelles, caché derrière la scène, c’est le complexe numérico-financier. Donc un ensemble doté de dessins bien spécifiques, au sein duquel on trouve les plus grosses sociétés du Big Information Tech (IT), ainsi que les plus gros managers d’actifs de notre temps. En font partie : Apple, la société Alphabet (Google et ses métastases), Amazon, Microsoft et Facebook. La capitalisation boursière de ces cinq sociétés représente à elles seules la valeur incroyable de 9,1 billions de dollars. À titre de comparaison, le PIB de l’Allemagne, de la France et de l’Italie additionnés s’élève à 8,6 billions de dollars.</p><p id="viewer-2t49e" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">À côté de ces intérêts numériques, nous avons aussi les plus grands managers d’actifs boursiers : BlackRock, Vanguard et State Street (ainsi que Fidelity). Ils sont tous impliqués de manière significative dans ces sociétés de Big Info Tech. En outre, ces quatre sociétés, à elles seules, gèrent à l’heure actuelle un total de 22,6 billions de dollars d’actifs. Encore une fois à titre de comparaison, le PIB des 28 nations de l’UE en 2020 s’élevait à 15,7 billions de dollars.</p><p id="viewer-7q0he" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Cependant, ce n’est pas seulement la force financière titanesque sur laquelle le complexe numérico-financier s’appuie qui le rend si puissant dans ce qu’il entreprend. Prenons par exemple Big Info Tech. Ce secteur n’est pas seulement puissant en lui-même, mais il l’est aussi parce qu’il contrôle des milliers d’autres sociétés, qu’il organise les systèmes numériques de ces entreprises, et que de ce fait il exerce une surveillance constante sur leur flux de data. Big Info Tech n’est rien d’autre qu’une gigantesque tumeur cancéreuse, qui, depuis quelques années, a répandu ses métastases dans toutes les autres branches de l’économie, pour les rendre dépendantes de ses programmes et donc les dominer.</p><p id="viewer-4a745" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Nos managers d’actifs boursiers n’agissent pas différemment : ils s’impliquent dans la gestion de toutes les grandes sociétés, et sont capables d’influencer chacune des marques populaires de par le monde. Le plus colossal de ces fonds de placement, BlackRock, est aussi le fournisseur de « Aladdin Data Cloud » : un système d’analyse de données en service depuis plus de 40 ans, qui représente le service d’information le plus important sur les placements et sur la finance que le monde ait jamais connu. Par derrière, BlackRock se sert ensuite de ces données pour conseiller les plus grandes banques centrales mondiales : la Federal Reserve des USA et la BCE. À cause de cet énorme avantage dans le domaine de l’information dont BlackRock bénéficie, il est facile de deviner qui est dépendant de qui.</p><p id="viewer-bctf2" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Nous avons donc affaire à un agrégat unique dans l’histoire qui combine la puissance financière brute au pouvoir discrétionnaire que donne cette somme de données d’une taille inimaginable. Depuis le début de cette crise, cette combinaison a permis à ces sociétés de connaître une croissance commerciale et financière encore jamais vue. Pire, l’avantage qu’elles ont pris s’accélère depuis sans s’interrompre. Au cours du dernier trimestre de cette année, en avril, mai, juin, ces sociétés ont obtenu les plus gros profits de toute leur histoire, ce qui défie l’imagination. Il faut en conclure que ce complexe numérico-financier constitue un des pouvoirs globaux qui mène la course du monde. Il se tient bien au-dessus de tous les gouvernements. Il a la capacité de mettre à genoux n’importe quel pouvoir exécutif dans le monde, et de s’assurer de sa docilité.</p><p id="viewer-1q75n" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">On ne peut que s’étonner encore plus, cependant, des méthodes adoptées par ce complexe numérico-financier depuis le début de la crise. Celui-ci sape les racines mêmes du système dont il est le premier bénéficiaire : si le complexe numérico-financier détruit les TPE et les PME, alors il détruit en fait ses propres moyens de subsistance, car, rappelons-le, c’est ce secteur qui crée la plus grande partie des recettes fiscales et qui crée le plus d’emplois. De plus, lorsque l’inflation s’installe, le complexe numérico-financier souffre aussi. Enfin, lorsque ce dernier s’attaque à la paix sociale en accroissant les inégalités, alors il anéantit ceux dont il tire profit. Ce sont des objections valides, mais elles mettent à côté de la cible.</p><p id="viewer-2dm2j" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">En réalité, le complexe numérico-financier n’a pas d’autre choix que de faire ce qu’il fait en ce moment. Ce dont nous sommes témoins aujourd’hui ne correspond pas à un agenda précis à partir duquel ce même complexe numérico-financier pourrait continuer d’accumuler encore plus d’argent et de puissance, avant de s’assoir sur ses lauriers pour jouir des fruits de son labeur. Ce dont nous faisons l’expérience constitue un immense acte de désespoir, sans aucun doute le plus gigantesque qui s’est jamais produit de toute l’histoire humaine.</p><p id="viewer-2ckpe" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Ce qui a provoqué cet acte de désespoir est que le système économique auquel le complexe numérico-financier doit son existence ne peut plus être maintenu en vie dans le cadre structurel dont il hérite. Ce modèle a déjà frôlé la destruction pendant la crise financière mondiale de 2007-2008. Si les gouvernements n’avaient pas alors mobilisé d’énormes quantités d’argent tirées des recettes fiscales, et si les banques centrales n’avaient pas créé de nulle part des masses énormes d’argent, notre système se serait alors déjà effondré.</p><p id="viewer-2igar" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Mais cette planche de salut n’était que temporaire. Il fallait continuer d’accroitre les sommes d’argent injectées, ce que l’on fit pendant les 12 années qui suivirent. En outre, il fut nécessaire de baisser les taux d’intérêts plusieurs fois au cours de cette période. De ce fait, le système devint encore plus instable. À long terme, les choses ne pouvaient pas s’arranger. Et l’an dernier, on voyait poindre un prochain effondrement boursier. Ce crash a été repoussé grâce à un ultime tour de force : pour une dernière fois, les taux d’intérêts ont été réduits à zéro, et des milliers de milliards de dollars ont été injectés sur les marchés.</p><p id="viewer-u5g7" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Ces mesures ont cependant engendré un saut qualitatif à l’origine d’une situation économique toute nouvelle. Renouveler ce report aurait nécessité de fixer des taux d’intérêt négatif vraiment bas, ce qui aurait détruit les fondations du système bancaire tel qu’il existe aujourd’hui. Les banques ne peuvent fonctionner sur le long terme avec de tels taux d’intérêt négatif. On ne pourra pas repousser le crash encore une fois avec cette même approche. Face à la situation dans laquelle nous nous trouvons, il est possible d’injecter des milliers de milliards de dollars dans le système une nouvelle fois encore au grand maximum. Mais le taux d’inflation, déjà en forte croissance, deviendrait alors de plus en plus excessif jusqu’à atteindre l’hyperinflation.</p><p id="viewer-5530u" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Le complexe numérico-financier s’est donc retrouvé face à cette alternative : d’un côté l’effondrement final et, de l’autre, l’hyperinflation — c’est-à-dire une monnaie qui n’a plus aucune valeur. Cela signifie que nous sommes parvenus à un carrefour historique où le complexe numérico-financier, dans le cadre du système économique tel qu’il existe, n’a seulement de choix qu’entre deux formes d’effondrement.</p><p id="viewer-7etq2" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Que pouvaient faire ses dirigeants ? Ils ont très clairement choisi d’installer un nouveau système, et ce, d’après une double stratégie. D’un côté, loin des yeux du public, ils préparent bel et bien ce nouveau système. De l’autre, ils profitent de la phase finale du système actuel qui est à l’agonie pour le piller de fond en comble en recourant à tous les stratagèmes dont ils disposent. C’est exactement ce à quoi nous assistons depuis mars 2020. La destruction clairement préméditée et délibérée de l’économie mondiale, au bénéfice exclusif de l’expansion du complexe numérico-financier, avec en parallèle la préparation simultanée, par le truchement des banques centrales, d’un nouveau système élaboré sous l’égide des sociétés de Big Info Tech. Nous savons déjà à quoi ce système va ressembler : la suppression complète du cash et des banques commerciales sous leurs formes antérieures, et, à la place, l’introduction d’une monnaie numérique émise par les banques centrales (CBDC : Central Bank Digital Currency). Le but ultime, visiblement, sera que chacun d’entre nous n’aura plus qu’un seul compte avec lequel toutes nos transactions s’effectueront, et qui sera installé non dans une banque commerciale mais dans une banque centrale.</p><p id="viewer-9rilp" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Voici ce qui se dessine à l’arrière-plan : parce que la monnaie numérique d’une banque centrale (CBDC) sera programmable, et parce que les banques centrales peuvent créer à partir de rien des quantités illimitées d’argent, ce système économique pourra en effet opérer de cette manière avec des taux d’intérêts négatifs bas sans détruire le système. Il ne s’agit pas toutefois de la seule caractéristique des futures monnaies numériques émises par les banques centrales, car ces CBDC vont permettre aux gouvernements de surveiller toutes nos transactions. Ils pourront nous soumettre à des taux d’impositions divers et variables, tout en nous infligeant à volonté des amendes individuelles. Les gouvernements auront aussi le pouvoir de soumettre une partie de notre argent à une date d’expiration et donc d’exiger que nous en ayons dépensé une certaine quantité au cours d’un laps de temps donné. Ils pourront nous contraindre à utiliser cet argent dans des buts spécifiques et imposer que nous ne puissions acheter seulement que certains produits avec une somme donnée, ou encore que ces produits ne proviennent que d’une seule région. Surtout, les gouvernements disposeront d’un moyen d’annuler notre capacité d’effectuer des transactions d’un simple click, et donc de nous bloquer financièrement. La monnaie numérique des banques centrales serait pour un état la méthode de collecte des impôts la plus efficaces de toute l’histoire humaine ; et, à travers le contrôle des liquidités privées, rien de moins que la concrétisation d’une dictature englobant absolument tout.</p><p id="viewer-5mdgl" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Toutefois, cet édifice comporte une faille qui n’est pas négligeable : la résistance attendue du public. Il est certain qu’une large proportion des populations n’acceptera pas une telle privation de ses droits fondamentaux. On peut s’attendre à ce que l’introduction par la force étatique des monnaies numériques des banques centrales, des CBDC donc, rencontre un farouche rejet de la part de la société. Et c’est exactement ce problème, susceptible d’empêcher l’introduction de la monnaie numérique, qui mobilise de toute évidence la réflexion du complexe numérico-financier. Ils ne vont donc pas essayer d’introduire la CBDC progressivement, ce qui risquerait de soulever une forte résistance. Au contraire, ils vont plonger la société dans le chaos, de telle sorte qu’ils puissent ensuite présenter l’introduction de cette monnaie numérique comme la solution à tous les problèmes ; et ce, sous la forme du revenu universel de base (Universal Basic Income : UBI).</p><p id="viewer-fc1po" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Quiconque serait tenté de croire qu’il ne s’agit que d’une « théorie du complot » bâtie sur du vent devrait réexaminer attentivement tout ce dont nous fait l’expérience au cours de ces 18 derniers mois. Sous prétexte de combattre une maladie, des dégâts dévastateurs et irréparables ont été infligés à l’économie et aux finances. L’ampleur de cet impact ne commence à peine à se faire sentir par endroit. Dans le même temps, ils s’emploient tous les jours à ce que ces dégâts s’accentuent, tandis que parallèlement, ils s’appliquent à rendre les divisions sociales de plus en plus béantes, en poussant continuellement de nouveaux coins entre chacun de nous. Tout cela est délibérément orienté dans une seule et même direction : accentuer les tensions sociales jusqu’au bord de la guerre civile, et ce, dans le monde entier. C’est exactement cela que les puissants désirent, s’il faut en croire les informations disponibles.</p><p id="viewer-fi9ig" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">En somme, ce dont nous faisons l’expérience aujourd’hui, c’est une tentative de créer un maximum de chaos social, pour permettre ensuite, à l’acmé de ce chaos, l’arrivée d’une panacée sous la forme du revenu universel de base, l’UBI, de sorte à parvenir à un changement radical, du chaos maximum au contrôle maximum.</p><p id="viewer-eu600" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Par ailleurs, dans la perspective des puissants, il existe une seconde raison pour laquelle l’UBI doit advenir. Nous nous tenons au bord de la Quatrième Révolution Industrielle (4RI), et nous allons assister dans la période qui va suivre à la perte de millions et de millions d’emplois, à cause du déploiement de l’Intelligence Artificielle (AI). Ce qui signifie la disparition de millions de consommateurs. La demande de biens de consommation va donc s’effondrer. Or étant donné que notre système économique actuel fonctionne grâce à la consommation, il est nécessaire, pour le maintenir en vie, de s’arracher de cette spirale descendante, ce qui ne peut se produire que si tous ces consommateurs désormais sans possibilité de trouver un emploi, se voient attribuer un revenu.</p><p id="viewer-dgtfh" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Les événements qui se sont déroulés ces derniers 18 mois, tout comme ce qui se passe encore maintenant, suit de toute évidence un plan préparé. Le nom de ce plan est : « La déconstruction du système économique actuel au bénéfice des élites » — engendrer un chaos économique et social maximum et établir un nouveau système, sous couvert de fournir une aide humanitaire aux populations du monde. Il est d’ailleurs possible de consulter ce plan, puisqu’il est expliqué dans The Fourth Industrial Revolution et The Great Reset, les deux livres de Klaus Schwab.</p><p id="viewer-dk7a4" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">D’ailleurs le Forum Économique Mondial (le Forum de Davos, ou WEF : World Economic Forum) qu’il préside joue un rôle clef dans l’ensemble de cet agenda. Le WEF a réussi au cours de ces 50 dernières années à devenir un des centres opérationnels les plus importants du complexe numérico-financier. Tout d’abords, ce sont des grands patrons qui s’y sont rassemblés, ensuite tous les dirigeants politiques, puis, plus tard encore, des personnalités du monde des media — autant de personnages éminents « réseautant » les uns avec les autres. En outre, au cours des années 90, certains d’entre eux furent ciblés pour participer à des programmes de formation. Nous savons aujourd’hui que le WEF a fourni à ses « Global Leaders of Tomorrow » depuis 1992, de même qu’à ses « Young Global Leaders » depuis 2005, un cadre de formation strucuré. Et ce sont précisément ceux-là qui occupent aujourd’hui des positions de puissance ou d’influence dans les domaines politiques et économiques. Que ce soient Bill Gates, Jeff Bezos ou Jack Marr de Big Info Tech ; que ce soient le CEO de BlackRock, Larry Fink, Kristalina Georgieva présidente du FMI, ou encore l’ancien directeur de la Bank of England, Mark Carney, pour le secteur financier ; que ce soient Emanuel Macron, Sebastian Kurz ou Angela Merkel pour le monde politique : tous ont reçu une formation du WEF, ou siègent au sein de son conseil de direction.</p><p id="viewer-97qgc" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Mais ce ne sont pas seulement les 1300 membres de ce réseau liant étroitement des leaders issus de l’élite mondial qui tirent les ficelles de par le monde. Depuis 2012, se sont joints à eux une dizaine de millier de « Global Shapers » supplémentaires, âgés de moins de 30 ans, et qui ont aussi été sélectionnés par le WEF. À cet égard, ils exercent également une influence sur le cours des événements qui se déroulent sur la scène mondiale. Or nous savons à quoi doivent ressembler ces événements. Il suffit pour le vérifier de consulter les ouvrages de Klaus Schwab, le fondateur du WEF. Et ceux qui n’arrivent toujours pas à croire que tout ce dont nous avons été les témoins suit un plan devraient jeter un coup d’œil à la date de publication du Great Resetde Klaus Schwab : le 20 juin 2020, donc à peine 4 mois après que le monde entier subisse un confinement général. Pourtant, Schwab donne des instructions exactes sur la manière dont on devrait tirer parti du Covid-19 : faire subir au monde entier une destruction créatrice pour en bâtir un nouveau à l’image de l’humain tel qu’il l’envisage — un monde évocateur des ténèbres du national-socialisme.</p><p id="viewer-oq2n" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Je sais que tout cela paraît choquant, comme une apocalypse soigneusement planifiée. Et en effet, cet agenda est de toute évidence planifié. Il est également difficile de le surpasser en termes de cruauté et de mensonge. Qui aurait pu soupçonner que, sous prétexte de de protéger l’humanité des effets d’une maladie, l’économie mondiale serait poussée dans le gouffre ? Que l’on nous ôterait la liberté de se déplacer, notre droit de s’associer et de s’exprimer, notre liberté d’opinion, sans oublier que l’on condamnerait plus de 100 millions de personnes à la famine, et tout cela soi-disant pour « notre propre protection » !</p><p id="viewer-7tg95" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Qui aurait pu croire que non seulement un eugéniste sans vergogne comme Klaus Schwab oserait prêcher partout dans le monde sa sombre vision de la fusion de l’être humain et de l’intelligence artificielle (AI), mais que des milliers de disciples la relayeraient ensuite jusque dans tous ces développements profondément destructeurs que nous devons subir ? Pourtant les détails de cette vision suffiraient à glacer le sang de quiconque pense et ressent les choses normalement.</p><p id="viewer-67o1u" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Cependant, j’en arrive à mon message le plus important. Tout cet ensemble possède un autre aspect : un aspect très différent. Nous pouvons y puiser un soutien considérable et une grande force face à ce qui nous attend. Le plan de ces élites, les visions de Klaus Schwab, sont condamnés à l’échec, et ce, pour bien des raisons, dont la principale est que le narratif d’un virus mortel constituant une menace existentielle pour l’humanité n’est pas viable à long terme. Nous pouvons déjà constater comment ce tissu de mensonges s’effondre sur lui-même de partout. Nous voyons chaque jour comment, dans leurs efforts pour le légitimer, ils recourent à des arguments chaque jour plus absurdes, ainsi qu’à des diffamations d’une violence inouïe. C’est important de prendre conscience que la véhémence dont font preuve les media ces jours-ci, témoignent non pas de leur force mais de leur faiblesse. Tous ceux qui vomissent des mensonges de plus en plus grotesques, comme celui de la « pandémie des non vaccinés », qui déclarent que les gens en bonne santé sont les ennemis publics numéro un, ou qui mettent en confinement tout un pays sur la base d’un unique malade ou même d’un seul « cas » de test positif, ne le font que parce qu’ils ont épuisé tous leurs arguments. Ces déchainements sont autant de tactiques du désespoir.</p><p id="viewer-44prf" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Abraham Lincoln a dit une fois que : « vous pouvez tout le temps tromper une partie des gens, et une fois ou l’autre réussir à tromper tout le monde, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps ». C’est exactement cela. Nous verrons de nos yeux la vérité se révéler, et cela veut dire bien sûr beaucoup de chose pour nous, car — ô ironie —, cela ouvre pour nous ce que Klaus Schwab intitule « une fenêtre unique d’opportunité », mais, dans l’exacte dynamique inverse de ce qu’il entend.</p><p id="viewer-b8a5n" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">En somme, à cause de ce narratif de collapse, la crédibilité de ceux qui nous ont emmené dans cette situation s’écroule aussi chaque jour davantage : c’est donc plutôt pour nous que s’est ouverte une fenêtre unique d’opportunité. Celle-ci permet une campagne de réinformation vaste et complète. Les conditions permettant d’éclairer nos concitoyens sur le contexte véritable de cette prétendue « pandémie », sur le véritable équilibre des pouvoirs dans le monde, et sur la véritable menace à laquelle nous devons faire face, n’ont jamais été meilleures que maintenant. Elles s’améliorent même chaque jour car en face on s’empêtre dans des mensonges de plus en plus difficiles à faire avaler. Et même si le complexe digitalo-financier réussissait à mettre en service sa nouvelle monnaie, ce ne serait pas non plus la fin du monde. La monnaie numérique des banques centrales (la CBDC) ne peut fonctionner que sur la base d’un système coercitif total. Ils introduiront continuellement de nouveau contrôles sur les prix, ils accroitront continuellement le revenu minimum universel (l’UBI) et finalement généreront une inflation permanente qui exercera une pression énorme sur la population. En retour, cela conduira à une paupérisation continue et à des conflits constants avec l’état et les autorités.</p><p id="viewer-1ldu5" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Ce qu’il faut bien saisir c’est que si sans aucun doute nous entrons dans une époque dangereuse et pleine de turbulences, nous avons également un atout majeur en main : en face, les puissants ne sont pas guidés dans leurs actes par la raison mais par la cupidité et la soif du pouvoir. Ils ne peuvent rien faire d’autre au final que de s’engluer dans des problèmes toujours plus grands. Il nous faut utiliser précisément cette faiblesse et toujours garder à l’esprit que s’ils désirent posséder toujours plus d’argent, de propriétés et même mettre la main sur toutes les armes du monde, leur pouvoir n’est ni basé sur l’argent qu’il possède, ni sur leurs possessions, ni sur leurs armes, mais ne repose que sur une chose : l’ignorance dans laquelle est tenue la majorité des gens. Cette majorité ne comprend pas le jeu diabolique dans lequel la petite minorité aux commandes l’a entrainée. Si effroyables soit ce que le complexe numérico-financier et ses sbires nous ont infligé ces derniers 18 mois — et qu’ils continuent de nous infliger —, ce complexe s’est mis ainsi dans une situation dont il ne peut plus s’extirper. Prisonnier de cette situation qu’il a créé, et placé ainsi dans une situation de plus en plus désespérée, il n’a d’autre choix que de franchir davantage de « lignes rouges ».</p><p id="viewer-5jlf2" class="mm8Nw _1j-51 _1atvN _1FoOD _3M0Fe _2WrB- _1atvN public-DraftStyleDefault-block-depth0 public-DraftStyleDefault-text-ltr">Cela signifie pour chacun d’entre nous que, face à cette situation exceptionnelle, il est nécessaire de conserver tout simplement notre paix, d’exposer tous leurs mensonges et de montrer aux autres, peu à peu, pourquoi et par qui ils sont dupés. Lorsque nous faisons cela, et que nous réfléchissons du même coup à la force de nos arguments, alors nous pouvons non seulement résoudre le problème actuel, mais même peut-être accomplir quelque chose de bien plus grand : se servir d’une des crises les plus graves qu’a connues l’humanité pour changer la direction de son histoire, et ce faisant, franchir le seuil d’une ère nouvelle et meilleure.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/720/boualem-sansal-%E2%80%9Cla-france-vient-de-decouvrir-que-l%E2%80%99islamisme-ronge-la-maison%E2%80%9D</guid>
	<pubDate>Sun, 03 Oct 2021 11:22:30 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/720/boualem-sansal-%E2%80%9Cla-france-vient-de-decouvrir-que-l%E2%80%99islamisme-ronge-la-maison%E2%80%9D</link>
	<title><![CDATA[Boualem Sansal. “La France vient de découvrir que l’islamisme ronge la maison”]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Auteur d’une lettre adressée “aux peuples et aux nations de la terre”, l’écrivain détaille, pour L’Express, sa vision des religions, et revient sur ses échanges avec Eric Zemmour.</p><p>Pour l’écrivain francophone algérien Boualem Sansal, “l’islamisme va encore plus loin qu’une dictature, en s’en prenant à tout ce qui fait notre humanité, comme si celle-ci dérangeait Dieu”.</p><p>C’est un manifeste athée, baroque et rageur, qui célèbre le “miracle de la vie”.</p>
<p>Lettre d’amitié, de respect et de mise en garde aux peuples et aux nations de la terre</p>
<p>Dans sa Lettre d’amitié, de respect et de mise en garde aux peuples et aux nations de la terre, à paraître le 7 octobre, Boualem Sansal s’adresse à ses “frères humains” afin de les avertir sur les grandes causes de nos malheurs.</p><p>Le romancier algérien distingue quatre “Destructeurs”, source selon lui des principales calamités qui nous touchent : “l’Argent, la Religion, le Fast-food et les Jeux d’arène”.</p><p>L’islamisme représente à ses yeux une double peine, puisqu’il cumule la religion et la politique.</p><p>Face à ces maux, Boualem Sansal imagine une “Constitution universelle”, base d’une fédération mondiale des peuples enfin libres. Mais lui-même reconnaît ne guère croire en son utopie. Dans un entretien accordé à L’Express, l’écrivain livre sa vision très critique des religions, et se montre particulièrement pessimiste sur l’islamisme, une idéologie totalitaire s’en “prenant à tout ce qui fait notre humanité”.</p><p>Il revient aussi sur sa rencontre avec Eric Zemmour, qui se réclame de lui dans son livre et en interviews. Un homme selon lui “trop intelligent” pour croire au discours “enfermé dans 300 mots” qu’il porte…</p><p>L’Express : Pourquoi avoir voulu adresser une lettre “aux peuples et aux nations de la terre” ?</p><p>Boualem Sansal : J’avais déjà, il y a quelques années, écrit une lettre à mes compatriotes algériens (1) pour leur dire que notre pays était dans une situation terrible, mais que nous en étions nous-mêmes responsables. Un ami m’a alors dit que ce serait bien si j’étendais ce procédé au monde entier. C’est un peu pédant de s’adresser aux peuples et nations de la terre, mais l’idée m’a plu (rires).</p><p>Vous distinguez dans ce texte quatre “Destructeurs”, qui sont selon vous à l’origine de nos plus grands malheurs : “l’Argent, la Religion, le Fast-food et les Jeux d’arène”…</p><p>Quand les choses ne vont pas, on cherche toujours des responsables. C’est une réaction humaine, très naturelle. On a tendance à d’abord chercher autour de soi. Si on a des problèmes à la maison, on regarde du côté de ses voisins ou de la mairie. Si on ne trouve pas, on regarde du côté des représentants de l’État. Mais on se rend très vite compte que les individus ne sont pas si responsables que cela. Il y a des conditions qui les amènent à faire ce qu’ils font. Nous sommes prédéterminés, de façon inconsciente, à agir de telle ou telle façon. Si on remonte l’échelle, on arrive à des entités très mystérieuses, que nous ne savons pas toujours définir. J’ai distingué quatre “Destructeurs” responsables d’une part importante de nos malheurs. L’argent, c’est cette convention par laquelle les hommes font des échanges. La religion, c’est la logique du “je crois donc je sais, la vérité est mienne”. La malbouffe est un dérèglement général, non pas qu’alimentaire et sanitaire, mais aussi culturel et politique. Et les jeux d’arène, ce sont les guerres ou la délinquance.</p><p>“Qui a jamais vu une religion s’isoler dans un coin pour méditer sans ennuyer son monde ? À peine nait-elle et apprend-elle le nom de son créateur et de son prophète qu’elle monte sur la butte pour voir l’espace qu’elle doit conquérir” écrivez-vous…</p><p>Je crois au mystère. Tous les êtres humains se posent la question du pourquoi de l’univers et de la vie. On cherche des réponses, et il y a toujours des personnes qui veulent nous proposer des explications. C’est le sorcier de la tribu, ou des illuminés qui pensent avoir entendu des choses. A partir de là se construit un récit du commencement. C’est la phase romantique des religions. Je trouve cela très intéressant. Pendant des siècles, la légende d’Abraham a ainsi circulé au Moyen-Orient. Dans les camps nomades, on racontait des histoires. Mais petit à petit, la religion se structure, et on entre dans la prise de pouvoir. Des gens vont profiter de la situation pour exploiter la naïveté des autres. Officiellement, la religion fait l’éloge du bien, de la fraternité, du bonheur dans la bonne et douce soumission à Dieu. Mais il y a aussi les mauvais élèves, comme les terroristes…</p><p>A vous lire, l’islamisme serait d’autant plus néfaste qu’il associe une religion, l’islam, à la politique…</p><p>L’islamisme est une peine très lourde. C’est une dictature extrême, qui joue sur le corps. Elle contrôle physiquement les personnes. Mais elle rentre aussi dans la tête des gens. Cette idéologie installe un virus qui modifie la façon de voir le monde. Cependant, l’islamisme va encore plus loin qu’une dictature, en s’en prenant à tout ce qui fait notre humanité, comme si celle-ci dérangeait Dieu. C’est la vision d’une humanité pécheresse poussée à l’extrême. Aux yeux des islamistes, pour que leur Dieu puisse dormir sur ses deux oreilles, il faudrait tuer l’humanité. Alors que n’importe quel dictateur a besoin de son peuple, et finit même souvent pas l’exalter (“le génie aryen”, “le génie arabe”…), l’islamisme entend tout éradiquer.</p><p>Vous écrivez que l’islamisme est “la chose la plus dangereuse du monde pour au moins les deux siècles à venir”…</p><p>L’islamisme s’appuie sur l’islam, une doctrine qui a une puissance fabuleuse. On peut voir des individus apostats qui sont sortis de l’islam, mais on n’a jamais vu un peuple apostat. Là où s’installe l’islam, il est définitif. L’islam s’empare de l’individu dans tous ses recoins : la façon de s’habiller, de s’alimenter mais aussi de penser. Dans les pays musulmans, juifs, chrétiens et tous ceux qui ne sont pas considérés comme étant musulmans, à l’image des homosexuels, sont effacés. Cela fonctionne comme une épuration. L’islamisme a ainsi entre ses mains un instrument fabuleux. Les islamistes ne sont d’ailleurs pas les seuls à avoir compris la force de l’islam. Les dictateurs dans nos pays musulmans l’ont eux aussi réalisé et s’en sont servi, mais en se limitant au niveau d’un Etat. L’islamisme lui n’a pas de frein. Il se fiche des frontières, il réfléchit au niveau planétaire. Pour l’instant, on n’a jamais trouvé les moyens de juguler ce phénomène. Comme je vous le disais, l’islamisme s’appuie sur l’islam, que personne n’a le droit de critiquer. Mais dans vos pays, il joue aussi de la démocratie et de l’État de droits. L’islamisme instrumentalise ces valeurs pour justifier son existence. Puisque la démocratie reconnaît toutes les opinions, de l’extrême droite à l’extrême gauche, elle est aussi obligée de reconnaître l’islamisme. Tous ceux qui ne commettent pas d’attentats ou d’actes violents sont, par principe, protégés dans un État de droits. L’islamisme se retrouve ainsi immédiatement en terrain conquis. Nulle part dans le monde on ne combat vraiment les islamistes. On lutte contre les terroristes djihadistes, mais ceux-ci ne sont que des scories de l’islamisme.</p><p>Vous plaidez pour la “sortie de l’âge des religions et des dieux”, et que nous rentrions dans “l’âge de l’homme et des étoiles”…</p><p>Il n’y a pas de solution. Dans le livre, j’ai imaginé une constitution mondiale pour célébrer et défendre ce miracle qu’est la vie. Mais je sais bien que c’est un fantasme. Je pense qu’il faut apprendre à se satisfaire de petites choses, de manière locale. Les Etats ne sont plus ceux d’antan. Du temps de Ramsès, les souverains possédaient des empires et étaient comme Dieu dans leur territoire. Ils ont su construire des pyramides. Peu à peu, nos dirigeants ont rapetissé. A l’époque des Lumières, des souverains pouvaient encore s’entourer de grands esprits comme Voltaire. En Suède, le médecin Johann Friedrich Struensee, devenu l’amant de la reine, a su faire des réformes éclairées, avant d’être décapité. Napoléon aussi s’était s’entouré d’esprits brillants. Mais avec la démocratie ou l’égalité des chances, les moyens d’action sont de plus en plus limités. Regardez l’Europe ! A son époque, un Charles V avait une puissance colossale. Aujourd’hui, c’est quoi l’Union européenne ? Ce n’est même pas l’Algérie, c’est tout petit, rien du tout.</p><p>“Eric Zemmour a une tête beaucoup plus riche que le petit discours qu’il tient”. Eric Zemmour vous a cité lors de son débat face à Jean-Luc Mélenchon. Il évoque aussi votre rencontre dans son livre : “Nous utilisons les mêmes mots pour décrire une France menacée de mort par l’islam” peut-on y lire…</p><p>Nous nous sommes rencontrés, c’est vrai. Nous avons passé un moment ensemble dans un café du côté des Invalides, à Paris. Je lui ai parlé de mon expérience de l’islam. Tout comme le catholicisme, cette religion ne fait de mal à personne tant qu’on n’y touche pas. Mais dès que des régimes illégitimes s’en sont emparés, cela s’est compliqué. En Algérie, on a d’abord utilisé le socialisme pour endormir le peuple. Mais cela ne fait pas tourner un État. Le régime s’est ainsi tourné vers une doctrine indiscutable qu’il avait sous la main : l’islam. Cela a permis de transformer les citoyens en croyants, avec l’idée qu’ils obéissent tous de manière uniforme. Quand l’islam a commencé à faiblir, on est passé à l’islamisme. J’ai expliqué à Monsieur Zemmour qu’il faut combattre l’islamisme au tout début. Car c’est comme l’humidité dans une maison. Initialement, la menace est invisible, elle pénètre les murs qui, petit à petit, se désagrègent. Quand vous vous rendez compte, c’est trop tard, il faut tout détruire pour assainir. Cela devient une mission impossible. J’ai donc déclaré à Eric Zemmour que vu de l’extérieur, la France en était au stade où elle venait de découvrir que l’islamisme rongeait la maison. Mais pour combattre ce phénomène, il n’y a pas de solution. L’islamisme, c’est comme une pieuvre, vous pouvez détacher un tentacule, et les autres s’agrippent. En Syrie, quand Hafez el-Assad a réalisé à quel point l’islamisme avait gagné du terrain, il a dissous les Frères musulmans et fait massacrer la ville d’Hama, où les Frères ont tenté de soulever la population contre les “infidèles”. En démocratie, ce genre de répression est bien sûr impossible. En Algérie, nous sommes berbères et francophones. Mais on a décidé d’arabiser la population, sous la pression de la Ligue arabe, parce que l’arabe, c’est le Coran. Le problème, c’est qu’il a fallu recruter des enseignants dans le monde arabe. Tous les régimes en ont profité pour se débarrasser de leurs opposants. C’est comme ça que nous avons confié nos enfants dans les écoles primaires à des personnes venues d’Égypte ou du Yémen. Une fois qu’on a réalisé cela, c’était déjà trop tard. Nous avons tenté de retarder l’arabisation à l’université, mais c’était devenu mission impossible. La question fondamentale est de savoir à quel moment on passe au combat face aux islamistes. Dans nos sociétés, on n’a plus envie de se battre, on cherche des conciliations. Au début, on réagit, puis on se laisse gagner par la fatigue, on se dit qu’on va essayer de comprendre le phénomène, de le canaliser, de former les imams, de négocier avec les pays émetteurs comme l’Arabie saoudite. On rentre dans les arrangements. Mais en face, les islamistes agissent, et ne font que cela, 24h sur 24, alors que nous avons d’autres choses à faire, comme par exemple élever des enfants. Eux sont constamment en train de lire l’histoire de l’islam, de trouver des stratégies dans les batailles menées par le prophète ou par les califes. Ils baignent dans cette culture conquérante. J’ai expliqué tout cela à Eric Zemmour…</p><p>Lui défend une “re christianisation” de la France… Qu’en pensez-vous ?</p><p>Je me demande s’il le pense réellement. Eric Zemmour utilise toujours les mêmes mots, qui reviennent en boucle. Son cerveau fonctionne avec 300 termes. A force de se répéter, il n’y a plus de contradiction chez lui. C’est un homme intelligent et cultivé, qui n’a pas lu que Maurras. Il connaît Victor Hugo ou Chateaubriand. C’est un grand lecteur. Il a une tête beaucoup plus riche que le petit discours qu’il tient. Je pense ainsi qu’il est trop intelligent pour y croire. Mais il en est devenu prisonnier, parce que le théâtre national l’a aussi mis dans cette position. Aujourd’hui, il ne peut plus tenir un autre discours. S’il adopte un ton plus modéré, ses partisans vont dire qu’il fait comme Marine Le Pen, et qu’il se renie. La campagne va l’obliger à aller au bout de cela. Aucun mea culpa n’est plus possible chez lui. Mais Jean-Luc Mélenchon et tous les autres sont eux aussi prisonniers de leur rôle. Quand ces politiques essayent d’échapper à la détermination du discours, au rôle qu’ils se sont attribués, c’est très difficile. Emmanuel Macron, avec son “en même temps”, a essayé de s’échapper de la logique droite et de gauche, mais il n’a pas réussi. Aujourd’hui, dans une même phrase, il dit tout et son contraire. Mais l’idée de départ était intéressante. Il voulait se positionner comme l’intellectuel qui doute, celui qui essaie de comprendre. Mais lui-même s’est assigné un rôle, et il ne peut plus sortir du “en même temps”. Quitte à tomber régulièrement au milieu, dans les trous. S’il se retrouve lors de la prochaine élection face à Marine Le Pen ou Eric Zemmour, face à un discours raciste qui divise la société, il va devoir sortir de ça, et tenir un discours clair. On ne peut pas être chat et chien en même temps, ça n’existe pas. Ou alors on est ridicule quand on tente de le faire.</p><p>Propos recueillis par Thomas Mahler et Anne Rosencher pour L’Express</p><p>“Lettre d’amitié, de respect et de mise en garde aux peuples et aux nations de la terre“, de Boualem Sansal (Gallimard, 101 p.). Parution le 7 octobre. Gallimard</p><p><a href="https://www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/boualem-sansal-la-france-vient-de-decouvrir-que-l-islamisme-ronge-la-maison_2159345.amp.html">https://www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/boualem-sansal-la-france-vient-de-decouvrir-que-l-islamisme-ronge-la-maison_2159345.amp.html</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/719/inside-the-cias-secret-war-plans-against-wikileaks</guid>
	<pubDate>Sun, 26 Sep 2021 14:56:36 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/719/inside-the-cias-secret-war-plans-against-wikileaks</link>
	<title><![CDATA[Inside the CIA&#039;s secret war plans against WikiLeaks]]></title>
	<description><![CDATA[<p>In 2017, as Julian Assange began his fifth year holed up in Ecuador’s embassy in London, the CIA plotted to kidnap the WikiLeaks founder, spurring heated debate among Trump administration officials over the legality and practicality of such an operation.</p><p>Some senior officials inside the CIA and the Trump administration even discussed killing Assange, going so far as to request “sketches” or “options” for how to assassinate him. Discussions over kidnapping or killing Assange occurred “at the highest levels” of the Trump administration, said a former senior counterintelligence official. “There seemed to be no boundaries.”</p><p>The conversations were part of an unprecedented CIA campaign directed against WikiLeaks and its founder. The agency’s multipronged plans also included extensive spying on WikiLeaks associates, sowing discord among the group’s members, and stealing their electronic devices.</p><p>While Assange had been on the radar of U.S. intelligence agencies for years, these plans for an all-out war against him were sparked by WikiLeaks’ ongoing <a href="https://wikileaks.org/vault7/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:publication" class="link rapid-noclick-resp">publication</a> of extraordinarily sensitive CIA hacking tools, known collectively as “Vault 7,” which the agency <a href="https://www.wyden.senate.gov/imo/media/doc/wyden-cybersecurity-lapses-letter-to-dni.pdf" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:ultimately concluded" class="link rapid-noclick-resp">ultimately concluded</a> represented “the largest data loss in CIA history.”</p><p>President Trump’s newly installed CIA director, Mike Pompeo, was seeking revenge on WikiLeaks and Assange, who had sought refuge in the Ecuadorian Embassy since 2012 to avoid extradition to Sweden on rape allegations he denied. Pompeo and other top agency leaders “were completely detached from reality because they were so embarrassed about Vault 7,” said a former Trump national security official. “They were seeing blood.”</p><p></p><p>
Former CIA Director Mike Pompeo in 2017. (Andrew Harrer/Bloomberg via Getty Images)</p><p>The CIA’s fury at WikiLeaks led Pompeo to publicly describe the group in 2017 as a “non-state hostile intelligence service.” More than just a provocative talking point, the designation opened the door for agency operatives to take far more aggressive actions, treating the organization as it does adversary spy services, former intelligence officials told Yahoo News. Within months, U.S. spies were monitoring the communications and movements of numerous WikiLeaks personnel, including audio and visual surveillance of Assange himself, according to former officials.</p><p>Story continues</p><p>This Yahoo News investigation, based on conversations with more than 30 former U.S. officials — eight of whom described details of the CIA’s proposals to abduct Assange — reveals for the first time one of the most contentious intelligence debates of the Trump presidency and exposes new details about the U.S. government’s war on WikiLeaks. It was a campaign spearheaded by Pompeo that bent important legal strictures, potentially jeopardized the Justice Department’s work toward prosecuting Assange, and risked a damaging episode in the United Kingdom, the United States’ closest ally.</p><p>The CIA declined to comment. Pompeo did not respond to requests for comment.</p><p>“As an American citizen, I find it absolutely outrageous that our government would be contemplating kidnapping or assassinating somebody without any judicial process simply because he had published truthful information,” Barry Pollack, Assange’s U.S. lawyer, told Yahoo News.</p><p>Assange is now housed in a London prison as the courts there decide on a U.S. request to extradite the WikiLeaks founder on charges of attempting to help former U.S. Army analyst Chelsea Manning break into a classified computer network and conspiring to obtain and publish classified documents in violation of the Espionage Act.</p><p></p><p>“My hope and expectation is that the U.K. courts will consider this information and it will further bolster its decision not to extradite to the U.S.,” Pollack added.</p><p>There is no indication that the most extreme measures targeting Assange were ever approved, in part because of objections from White House lawyers, but the agency’s WikiLeaks proposals so worried some administration officials that they quietly reached out to staffers and members of Congress on the House and Senate intelligence committees to alert them to what Pompeo was suggesting. “There were serious intel oversight concerns that were being raised through this escapade,” said a Trump national security official.</p><p>Some National Security Council officials worried that the CIA’s proposals to kidnap Assange would not only be illegal but also might jeopardize the prosecution of the WikiLeaks founder. Concerned the CIA’s plans would derail a potential criminal case, the Justice Department expedited the drafting of charges against Assange to ensure that they were in place if he were brought to the United States.</p><p>In late 2017, in the midst of the debate over kidnapping and other extreme measures, the agency’s plans were upended when U.S. officials picked up what they viewed as alarming reports that Russian intelligence operatives were preparing to sneak Assange out of the United Kingdom and spirit him away to Moscow.</p><p>The intelligence reporting about a possible breakout was viewed as credible at the highest levels of the U.S. government. At the time, Ecuadorian officials had <a href="https://www.reuters.com/article/us-ecuador-assange-exclusive/exclusive-ecuador-attempted-to-give-assange-diplomat-post-in-russia-document-idUSKCN1M12R5" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:begun efforts" class="link rapid-noclick-resp">begun efforts</a> to grant Assange diplomatic status as part of a scheme to give him cover to leave the embassy and fly to Moscow to serve in the country’s Russian mission.</p><p></p><p>
WikiLeaks founder Julian Assange appears at the window of the Ecuadorean Embassy in London on Feb. 5, 2016. (Kirsty Wigglesworth/AP)</p><p>In response, the CIA and the White House began preparing for a number of scenarios to foil Assange’s Russian departure plans, according to three former officials. Those included potential gun battles with Kremlin operatives on the streets of London, crashing a car into a Russian diplomatic vehicle transporting Assange and then grabbing him, and shooting out the tires of a Russian plane carrying Assange before it could take off for Moscow. (U.S. officials asked their British counterparts to do the shooting if gunfire was required, and the British agreed, according to a former senior administration official.)</p><p>“We had all sorts of reasons to believe he was contemplating getting the hell out of there,” said the former senior administration official, adding that one report said Assange might try to escape the embassy hidden in a laundry cart. “It was going to be like a prison break movie.”</p><p>The intrigue over a potential Assange escape set off a wild scramble among rival spy services in London. American, British and Russian agencies, among others, stationed undercover operatives around the Ecuadorian Embassy. In the Russians’ case, it was to facilitate a breakout. For the U.S. and allied services, it was to block such an escape. “It was beyond comical,” said the former senior official. “It got to the point where every human being in a three-block radius was working for one of the intelligence services — whether they were street sweepers or police officers or security guards.”</p><p></p><p>White House officials briefed Trump and warned him that the matter could provoke an international incident — or worse. “We told him, this is going to get ugly,” said the former official.</p><p>As the debate over WikiLeaks intensified, some in the White House worried that the campaign against the organization would end up “weakening America,” as one Trump national security official put it, by lowering barriers that prevent the government from targeting mainstream journalists and news organizations, said former officials.</p><p>The fear at the National Security Council, the former official said, could be summed up as, “Where does this stop?”</p><p></p><p>When WikiLeaks launched its website in December 2006, it was a nearly unprecedented model: Anyone anywhere could submit materials anonymously for publication. And they did, on topics ranging from secret fraternity rites to details of the U.S. government’s Guantánamo Bay detainee operations.</p><p>Yet Assange, the lanky Australian activist who led the organization, didn’t get much attention until 2010, when WikiLeaks released gun camera footage of a 2007 airstrike by U.S. Army helicopters in Baghdad that killed at least <a href="https://www.nytimes.com/2010/04/06/world/middleeast/06baghdad.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:a dozen" class="link rapid-noclick-resp">a dozen</a> people, including two <a href="https://www.theguardian.com/us-news/2020/jun/15/all-lies-how-the-us-military-covered-up-gunning-down-two-journalists-in-iraq" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:Reuters" class="link rapid-noclick-resp">Reuters</a> journalists, and wounded <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/newsnight/9136984.stm" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:two young children" class="link rapid-noclick-resp">two young children</a>. The Pentagon had <a href="https://www.reuters.com/investigates/special-report/witness-yates-injury/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:refused" class="link rapid-noclick-resp">refused</a> to release the dramatic video, but someone had provided it to WikiLeaks.</p><p></p><p>
WikiLeaks releases leaked 2007 footage of a U.S. Apache helicopter fatally shooting a group of men at a public square in eastern Baghdad. (U.S. Military via Wikileaks.org)</p><p>Later that year, WikiLeaks also published several caches of classified and sensitive U.S. government documents related to the wars in Afghanistan and Iraq, as well as more than 250,000 U.S. diplomatic cables. Assange was hailed in <a href="https://assangedefense.org/events/nyc-free-assange-rally-press-conference/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:some" class="link rapid-noclick-resp">some</a> <a href="https://www.baltimoresun.com/opinion/op-ed/bs-ed-op-0417-assange-defense-20190415-story.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:circles" class="link rapid-noclick-resp">circles</a> as a <a href="https://www.helsinkitimes.fi/columns/columns/viewpoint/16341-assange-is-a-hero-not-a-criminal.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:hero" class="link rapid-noclick-resp">hero</a> and in others as a villain. For U.S. intelligence and law enforcement agencies, the question was how to deal with the group, which operated differently than typical news outlets. “The problem posed by WikiLeaks was, there wasn’t anything like it,” said a former intelligence official.</p><p>How to define WikiLeaks has long confounded everyone from government officials to press advocates. Some view it as an independent journalistic institution, while others have asserted it is a handmaiden to foreign spy services.</p><p>“They’re not a journalistic organization, they’re nowhere near it,” William Evanina, who retired as the U.S.’s top counterintelligence official in early 2021, told Yahoo News in an interview. Evanina declined to discuss specific U.S. proposals regarding Assange or WikiLeaks.</p><p></p><p>But the Obama administration, fearful of the consequences for press freedom — and chastened by the blowback from its own aggressive leak hunts — restricted investigations into Assange and WikiLeaks. “We were stagnated for years,” said Evanina. “There was a reticence in the Obama administration at a high level to allow agencies to engage in” certain kinds of intelligence collection against WikiLeaks, including signals and cyber operations, he said.</p><p>That began to change in 2013, when Edward Snowden, a National Security Agency contractor, fled to Hong Kong with a massive trove of classified materials, some of which revealed that the U.S. government was <a href="https://www.reuters.com/article/us-usa-nsa-spying/u-s-court-mass-surveillance-program-exposed-by-snowden-was-illegal-idUSKBN25T3CK" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:illegally" class="link rapid-noclick-resp">illegally</a> spying on Americans. WikiLeaks helped arrange Snowden’s escape to Russia from Hong Kong. A WikiLeaks editor also accompanied Snowden to Russia, staying with him during his 39-day enforced stay at a Moscow airport and <a href="https://www.vogue.com/article/sarah-harrison-edward-snowden-wikileaks-nsa" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:living with him" class="link rapid-noclick-resp">living with him</a> for three months after Russia granted Snowden asylum.</p><p>In the wake of <a href="https://www.lawfareblog.com/snowden-revelations" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:the Snowden revelations" class="link rapid-noclick-resp">the Snowden revelations</a>, the Obama administration allowed the intelligence community to prioritize collection on WikiLeaks, according to Evanina, now the CEO of the Evanina Group. Previously, if the FBI needed a search warrant to go into the group’s databases in the United States or wanted to use subpoena power or a national security letter to gain access to WikiLeaks-related financial records, “that wasn’t going to happen,” another former senior counterintelligence official said. “That changed after 2013.”</p><p></p><p>
An image of Edward Snowden on a giant screen in Hong Kong on June 23, 2013. (Sam Tsang/South China Morning Post via Getty Images)</p><p>From that point onward, U.S. intelligence worked closely with friendly spy agencies to build a picture of WikiLeaks’ network of contacts “and tie it back to hostile state intelligence services,” Evanina said. The CIA assembled a group of analysts known unofficially as “the WikiLeaks team” in its Office of Transnational Issues, with a mission to examine the organization, according to a former agency official.</p><p>Still chafing at the limits in place, top intelligence officials lobbied the White House to redefine WikiLeaks — and some high-profile journalists — as <a href="https://www.nytimes.com/2018/11/16/us/politics/trump-administration-assange-wikileaks.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:“information brokers,”" class="link rapid-noclick-resp">“information brokers,”</a> which would have opened up the use of more investigative tools against them, potentially paving the way for their prosecution, according to former officials. It “was a step in the direction of showing a court, if we got that far, that we were dealing with agents of a foreign power,” a former senior counterintelligence official said.</p><p>Among the journalists some U.S. officials wanted to designate as “information brokers” were Glenn Greenwald, then a columnist for the Guardian, and Laura Poitras, a documentary filmmaker, who had both been instrumental in publishing documents provided by Snowden.</p><p>“Is WikiLeaks a journalistic outlet? Are Laura Poitras and Glenn Greenwald truly journalists?” the former official said. “We tried to change the definition of them, and I preached this to the White House, and got rejected.”</p><p></p><p>The Obama administration’s policy was, “If there’s published works out there, doesn’t matter the venue, then we have to treat them as First-Amendment-protected individuals,” the former senior counterintelligence official said. “There were some exceptions to that rule, but they were very, very, very few and far between.” WikiLeaks, the administration decided, did not fit that exception.</p><p>In a statement to Yahoo News, Poitras said reported attempts to classify herself, Greenwald and Assange as “information brokers” rather than journalists are “bone-chilling and a threat to journalists worldwide.”</p><p>“That the CIA also conspired to seek the rendition and extrajudicial assassination of Julian Assange is a state-sponsored crime against the press,” she added.</p><p>“I am not the least bit surprised that the CIA, a longtime authoritarian and antidemocratic institution, plotted to find a way to criminalize journalism and spy on and commit other acts of aggression against journalists,” Greenwald told Yahoo News.</p><p>By 2015, WikiLeaks was the subject of an intense debate over whether the organization should be targeted by law enforcement or spy agencies. Some argued that the FBI should have sole responsibility for investigating WikiLeaks, with no role for the CIA or the NSA. The Justice Department, in particular, was “very protective” of its authorities over whether to charge Assange and whether to treat WikiLeaks “like a media outlet,” said Robert Litt, the intelligence community’s senior lawyer during the Obama administration.</p><p></p><p>
Glenn Greenwald and Laura Poitras at a news conference in 2014. (Eduardo Munoz/Reuters)</p><p>Then, in the summer of 2016, at the height of the presidential election season, came a seismic episode in the U.S. government’s evolving approach to WikiLeaks, when the website began publishing Democratic Party emails. The U.S. intelligence community later concluded the Russian military intelligence agency known as the GRU had hacked the emails.</p><p>In response to the leak, the NSA began surveilling the Twitter accounts of the suspected Russian intelligence operatives who were disseminating the leaked Democratic Party emails, according to a former CIA official. This collection revealed direct messages between the operatives, who went by the moniker Guccifer 2.0, and WikiLeaks’ Twitter account. Assange at the time steadfastly denied that the Russian government was the source for the emails, which were also published by mainstream news organizations.</p><p>Even so, Assange’s communication with the suspected operatives settled the matter for some U.S. officials. The events of 2016 “really crystallized” U.S. intelligence officials’ belief that the WikiLeaks founder “was acting in collusion with people who were using him to hurt the interests of the United States,” said Litt.</p><p>After the publication of the Democratic Party emails, there was “zero debate” on the issue of whether the CIA would increase its spying on WikiLeaks, said a former intelligence official. But there was still “sensitivity on how we would collect on them,” the former official added.</p><p></p><p>The CIA now considered people affiliated with WikiLeaks valid targets for various types of spying, including close-in technical collection — such as bugs — sometimes enabled by in-person espionage, and “remote operations,” meaning, among other things, the hacking of WikiLeaks members’ devices from afar, according to former intelligence officials.</p><p>The Obama administration’s view of WikiLeaks underwent what Evanina described as a “sea change” shortly before Donald Trump, helped in part by WikiLeaks’ release of Democratic campaign emails, won a surprise victory over Hillary Clinton in the 2016 election.</p><p>As Trump’s national security team took their positions at the Justice Department and the CIA, officials wondered whether, despite his campaign trail <a href="https://www.youtube.com/watch?v=mUtT0b0EnSw" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:declaration" class="link rapid-noclick-resp">declaration</a> of “love” for WikiLeaks, Trump’s appointees would take a more hard-line view of the organization. They were not to be disappointed.</p><p>“There was a fundamental change on how [WikiLeaks was] viewed,” said a former senior counterintelligence official. When it came to prosecuting Assange — something the Obama administration had declined to do — the Trump White House had a different approach, said a former Justice Department official. “Nobody in that crew was going to be too broken up about the First Amendment issues.”</p><p></p><p>On April 13, 2017, wearing a U.S. flag pin on the left lapel of his dark gray suit, Pompeo strode to the podium at the Center for Strategic and International Studies (CSIS), a Washington think tank, to deliver to a standing-room-only crowd his first public remarks as Trump’s CIA director.</p><p>Rather than use the platform to give an overview of global challenges or to lay out any bureaucratic changes he was planning to make at the agency, Pompeo devoted much of his speech to the threat posed by WikiLeaks.</p><p>“WikiLeaks walks like a hostile intelligence service and talks like a hostile intelligence service and has encouraged its followers to find jobs at the CIA in order to obtain intelligence,” he said.</p><p>“It’s time to call out WikiLeaks for what it really is: a non-state hostile intelligence service often abetted by state actors like Russia,” he continued.</p><p></p><p>
Pompeo answers questions at the Center for Strategic and International Studies in Washington in 2017. (Pablo Martinez Monsivais/AP)</p><p>It had been barely five weeks since WikiLeaks had stunned the CIA when it announced it had obtained a massive tranche of files — which it dubbed “Vault 7” — from the CIA’s ultrasecret hacking division. Despite the CIA’s ramped up collection on WikiLeaks, the announcement came as a complete surprise to the agency, but as soon as the organization posted the <a href="https://wikileaks.org/ciav7p1/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:first materials" class="link rapid-noclick-resp">first materials</a> on its website, the CIA knew it was facing a catastrophe.</p><p>Vault 7 “hurt the agency to its core,” said a former CIA official. Agency officials “used to laugh about WikiLeaks,” mocking the State Department and the Pentagon for allowing so much material to escape their control.</p><p>Pompeo, apparently fearful of the president’s wrath, was initially reluctant to even brief the president on Vault 7, according to a former senior Trump administration official. “Don’t tell him, he doesn’t need to know,” Pompeo told one briefer, before being advised that the information was too critical and the president had to be informed, said the former official.</p><p>Irate senior FBI and NSA officials repeatedly demanded interagency meetings to determine the scope of the damage caused by Vault 7, according to another former national security official.</p><p>The NSA believed that, although the leak revealed only CIA hacking operations, it could also give countries like Russia or China clues about NSA targets and methods, said this former official.</p><p></p><p>Pompeo’s aggressive tone at CSIS reflected his “brash attitude,” said a former senior intelligence official. “He would want to push the limits as much as he could” during his tenure as CIA director, the former official said.</p><p>The Trump administration was sending more signals that it would no longer be bound by the Obama administration’s self-imposed restrictions regarding WikiLeaks. For some U.S. intelligence officials, this was a welcome change. “There was immense hostility to WikiLeaks in the beginning from the intelligence community,” said Litt.</p><p>Vault 7 prompted “a brand-new mindset with the administration for rethinking how to look at WikiLeaks as an adversarial actor,” Evanina said. “That was new, and it was refreshing for the intelligence community and the law enforcement community.” Updates on Assange were frequently included in Trump’s President’s Daily Brief, a top-secret document prepared by U.S. intelligence agencies that summarizes the day’s most critical national security issues, according to a former national security official.</p><p>The immediate question facing Pompeo and the CIA was how to hit back against WikiLeaks and Assange. Agency officials found the answer in a legal sleight of hand. Usually, for U.S. intelligence to secretly interfere with the activities of any foreign actor, the president must sign a document called a “finding” that authorizes such covert action, which must also be briefed to the House and Senate intelligence committees. In very sensitive cases, notification is limited to Congress’s so-called Gang of Eight — the four leaders of the House and Senate, plus the chairperson and ranking member of the two committees.</p><p>But there is an important carveout. Many of the same actions, if taken against another spy service, are considered “offensive counterintelligence” activities, which the CIA is allowed to conduct without getting a presidential finding or having to brief Congress, according to several former intelligence officials.</p><p>Often, the CIA makes these decisions internally, based on interpretations of so-called “common law” passed down in secret within the agency’s legal corps. “I don’t think people realize how much [the] CIA can do under offensive [counterintelligence] and how there is minimal oversight of it,” said a former official.</p><p></p><p>
Assange discusses the publication of secret U.S. documents about the war in Afghanistan at a 2010 press conference in London. (Julian Simmonds/Shutterstock)</p><p>The difficulty in proving that WikiLeaks was operating at the direct behest of the Kremlin was a major factor behind the CIA’s move to designate the group as a hostile intelligence service, according to a former senior counterintelligence official. “There was a lot of legal debate on: Are they operating as a Russian agent?” said the former official. “It wasn’t clear they were, so the question was, can it be reframed on them being a hostile entity.”</p><p>Intelligence community lawyers decided that it could. When Pompeo declared WikiLeaks “a non-state hostile intelligence service,” he was neither speaking off the cuff nor repeating a phrase concocted by a CIA speechwriter. “That phrase was chosen advisedly and reflected the view of the administration,” a former Trump administration official said.</p><p>But Pompeo’s declaration surprised Litt, who had left his position as general counsel of the Office of the Director for National Intelligence less than three months previously. “Based on the information that I had seen, I thought he was out over his skis on that,” Litt said.</p><p>For many senior intelligence officials, however, Pompeo’s designation of WikiLeaks was a positive step. “We all agreed that WikiLeaks was a hostile intelligence organization and should be dealt with accordingly,” said a former senior CIA official.</p><p></p><p>Soon after the speech, Pompeo asked a small group of senior CIA officers to figure out “the art of the possible” when it came to WikiLeaks, said another former senior CIA official. “He said, ‘Nothing’s off limits, don’t self-censor yourself. I need operational ideas from you. I’ll worry about the lawyers in Washington.’” CIA headquarters in Langley, Va., sent messages directing CIA stations and bases worldwide to prioritize collection on WikiLeaks, according to the former senior agency official.</p><p>The CIA’s designation of WikiLeaks as a non-state hostile intelligence service enabled “the doubling down of efforts globally and domestically on collection” against the group, Evanina said. Those efforts included tracking the movements and communications of Assange and other top WikiLeaks figures by “tasking more on the tech side, recruiting more on the human side,” said another former senior counterintelligence official.</p><p>This was no easy task. WikiLeaks associates were “super-paranoid people,” and the CIA estimated that only a handful of individuals had access to the Vault 7 materials the agency wanted to retrieve, said a former intelligence official. Those individuals employed security measures that made obtaining the information difficult, including keeping it on encrypted drives that they either carried on their persons or locked in safes, according to former officials.</p><p>WikiLeaks claimed it had published only a fraction of the Vault 7 documents in its possession. So, what if U.S. intelligence found a tranche of those unpublished materials online? At the White House, officials began planning for that scenario. Could the United States launch a cyberattack on a server being used by WikiLeaks to house these documents?</p><p></p><p>
Assange presents U.S. military documents on the Iraq War at press conference in London on Oct. 23, 2010. (Shutterstock)</p><p>Officials weren’t sure if the Defense Department had the authority to do so at the time, absent the president’s signature. Alternatively, they suggested, perhaps the CIA could carry out the same action under the agency’s offensive counterintelligence powers. After all, officials reasoned, the CIA would be erasing its own documents. However, U.S. spies never located a copy of the unpublished Vault 7 materials online, so the discussion was ultimately moot, according to a former national security official.</p><p>Nonetheless, the CIA had some successes. By mid-2017, U.S. spies had excellent intelligence on numerous WikiLeaks members and associates, not just on Assange, said former officials. This included what these individuals were saying and who they were saying it to, where they were traveling or going to be at a given date and time, and what platforms these individuals were communicating on, according to former officials.</p><p>U.S. spy agencies developed good intelligence on WikiLeaks associates’ “patterns of life,” particularly their travels within Europe, said a former national security official. U.S. intelligence was particularly keen on information documenting travel by WikiLeaks associates to Russia or countries in Russia’s orbit, according to the former official.</p><p>At the CIA, the new designation meant Assange and WikiLeaks would go from “a target of collection to a target of disruption,” said a former senior CIA official. Proposals began percolating upward within the CIA and the NSC to undertake various disruptive activities — the core of “offensive counterintelligence” — against WikiLeaks. These included paralyzing its digital infrastructure, disrupting its communications, provoking internal disputes within the organization by planting damaging information, and stealing WikiLeaks members’ electronic devices, according to three former officials.</p><p></p><p>Infiltrating the group, either with a real person or by inventing a cyber persona to gain the group’s confidence, was quickly dismissed as unlikely to succeed because the senior WikiLeaks figures were so security-conscious, according to former intelligence officials. Sowing discord within the group seemed an easier route to success, in part because “those guys hated each other and fought all the time,” a former intelligence official said.</p><p>But many of the other ideas were “not ready for prime time,” said the former intelligence official.</p><p>“Some dude affiliated with WikiLeaks was moving around the world, and they wanted to go steal his computer because they thought he might have” Vault 7 files, said the former official.</p><p>The official was unable to identify that individual. But some of these proposals may have been eventually approved. In December 2020, a German hacker closely affiliated with WikiLeaks who assisted with the Vault 7 publications <a href="https://media.ccc.de/v/rc3-11512-cia_vs_wikileaks" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:claimed" class="link rapid-noclick-resp">claimed</a> that there had been an attempt to break into his apartment, which he had secured with an elaborate locking system. The hacker, Andy Müller-Maguhn, also said he had been tailed by mysterious figures and that his encrypted telephone had been bugged.</p><p></p><p>
Andy Müller-Maguhn speaks at the Cyber Security Summit in Bonn, Germany, in 2014. (Ollendorf/Itterman (Telekom))</p><p>Asked whether the CIA had broken into WikiLeaks’ associates’ homes and stolen or wiped their hard drives, a former intelligence official declined to go into detail but said that “some actions were taken.”</p><p></p><p>By the summer of 2017, the CIA’s proposals were setting off alarm bells at the National Security Council. “WikiLeaks was a complete obsession of Pompeo’s,” said a former Trump administration national security official. “After Vault 7, Pompeo and [Deputy CIA Director Gina] Haspel wanted vengeance on Assange.”</p><p>At meetings between senior Trump administration officials after WikiLeaks started publishing the Vault 7 materials, Pompeo began discussing kidnapping Assange, according to four former officials. While the notion of kidnapping Assange preceded Pompeo’s arrival at Langley, the new director championed the proposals, according to former officials.</p><p>Pompeo and others at the agency proposed abducting Assange from the embassy and surreptitiously bringing him back to the United States via a third country — a process known as rendition. The idea was to “break into the embassy, drag [Assange] out and bring him to where we want,” said a former intelligence official. A less extreme version of the proposal involved U.S. operatives snatching Assange from the embassy and turning him over to British authorities.</p><p>Such actions were sure to create a diplomatic and political firestorm, as they would have involved violating the sanctity of the Ecuadorian Embassy before kidnapping the citizen of a critical U.S. partner — Australia — in the capital of the United Kingdom, the United States’ closest ally. Trying to seize Assange from an embassy in the British capital struck some as “ridiculous,” said the former intelligence official. “This isn’t Pakistan or Egypt — we’re talking about London.”</p><p>British acquiescence was far from assured. Former officials differ on how much the U.K. government knew about the CIA’s rendition plans for Assange, but at some point, American officials did raise the issue with their British counterparts.</p><p></p><p>
The Ecuadorian Embassy in London, where WikiLeaks founder Julian Assange resided for seven years. (Will Oliver/EPA/Shutterstock)</p><p>“There was a discussion with the Brits about turning the other cheek or looking the other way when a team of guys went inside and did a rendition,” said a former senior counterintelligence official. “But the British said, ‘No way, you’re not doing that on our territory, that ain’t happening.’” The British Embassy in Washington did not return a request for comment.</p><p>In addition to diplomatic concerns about rendition, some NSC officials believed that abducting Assange would be clearly illegal. “You can’t throw people in a car and kidnap them,” said a former national security official.</p><p>In fact, said this former official, for some NSC personnel, “This was the key question: Was it possible to render Assange under [the CIA’s] offensive counterintelligence” authorities? In this former official’s thinking, those powers were meant to enable traditional spy-versus-spy activities, “not the same kind of crap we pulled in the war on terror.”</p><p>Some discussions even went beyond kidnapping. U.S. officials had also considered killing Assange, according to three former officials. One of those officials said he was briefed on a spring 2017 meeting in which the president asked whether the CIA could assassinate Assange and provide him “options” for how to do so.</p><p></p><p>“It was viewed as unhinged and ridiculous,” recalled this former senior CIA official of the suggestion.</p><p>It’s unclear how serious the proposals to kill Assange really were. “I was told they were just spitballing,” said a former senior counterintelligence official briefed on the discussions about “kinetic options” regarding the WikiLeaks founder. “It was just Trump being Trump."</p><p>Nonetheless, at roughly the same time, agency executives requested and received “sketches” of plans for killing Assange and other Europe-based WikiLeaks members who had access to Vault 7 materials, said a former intelligence official. There were discussions “on whether killing Assange was possible and whether it was legal,” the former official said.</p><p>Yahoo News could not confirm if these proposals made it to the White House. Some officials with knowledge of the rendition proposals said they had heard no discussions about assassinating Assange.</p><p>In a statement to Yahoo News, Trump denied that he ever considered having Assange assassinated. “It’s totally false, it never happened,” he said. Trump seemed to express some sympathy for Assange’s plight. “In fact, I think he’s been treated very badly,” he added.</p><p>Whatever Trump’s view of the matter at the time, his NSC lawyers were bulwarks against the CIA’s potentially illegal proposals, according to former officials. “While people think the Trump administration didn’t believe in the rule of law, they had good lawyers who were paying attention to it,” said a former senior intelligence official.</p><p></p><p>
Then-President Donald Trump at CIA headquarters in Langley, Va., in 2017. (Mandel Ngan/AFP via Getty Images)</p><p>The rendition talk deeply alarmed some senior administration officials. John Eisenberg, the top NSC lawyer, and Michael Ellis, his deputy, worried that “Pompeo is advocating things that are not likely to be legal,” including “rendition-type activity,” said a former national security official. Eisenberg wrote to CIA General Counsel Courtney Simmons Elwood expressing his concerns about the agency’s WikiLeaks-related proposals, according to another Trump national security official.</p><p>It’s unclear how much Elwood knew about the proposals. “When Pompeo took over, he cut the lawyers out of a lot of things,” said a former senior intelligence community attorney.</p><p>Pompeo’s ready access to the Oval Office, where he would meet with Trump alone, exacerbated the lawyers’ fears. Eisenberg fretted that the CIA director was leaving those meetings with authorities or approvals signed by the president that Eisenberg knew nothing about, according to former officials.</p><p>NSC officials also worried about the timing of the potential Assange kidnapping. Discussions about rendering Assange occurred before the Justice Department filed any criminal charges against him, even under seal — meaning that the CIA could have kidnapped Assange from the embassy without any legal basis to try him in the United States.</p><p>Eisenberg urged Justice Department officials to accelerate their drafting of charges against Assange, in case the CIA’s rendition plans moved forward, according to former officials. The White House told Attorney General Jeff Sessions that if prosecutors had grounds to indict Assange they should hurry up and do so, according to a former senior administration official.</p><p>Things got more complicated in May 2017, when the Swedes dropped their rape investigation into Assange, who had always denied the allegations. White House officials developed a backup plan: The British would hold Assange on a bail jumping charge, giving Justice Department prosecutors a 48-hour delay to rush through an indictment.</p><p>Eisenberg was concerned about the legal implications of rendering Assange without criminal charges in place, according to a former national security official. Absent an indictment, where would the agency bring him, said another former official who attended NSC meetings on the topic. “Were we going to go back to ‘black sites’?”</p><p></p><p>As U.S. officials debated the legality of kidnapping Assange, they came to believe that they were racing against the clock. Intelligence reports warned that Russia had its own plans to sneak the WikiLeaks leader out of the embassy and fly him to Moscow, according to Evanina, the top U.S. counterintelligence official from 2014 through early 2021.</p><p>The United States “had exquisite collection of his plans and intentions,” said Evanina. “We were very confident that we were able to mitigate any of those [escape] attempts.”</p><p>Officials became particularly concerned when suspected Russian operatives in diplomatic vehicles near the Ecuadorian Embassy were observed practicing a “starburst” maneuver, a common tactic for spy services, whereby multiple operatives suddenly scatter to escape surveillance, according to former officials. This may have been a practice run for an exfiltration, potentially coordinated with the Ecuadorians, to get Assange out of the embassy and whisk him out of the country, U.S. officials believed.</p><p></p><p>
Assange greets supporters outside the Ecuadorian Embassy in London on May 19, 2017. (Frank Augstein/AP)</p><p>“The Ecuadorians would tip off the Russians that they were going to be releasing Assange on the street, and then the Russians would pick him up and spirit him back to Russia,” said a former national security official.</p><p>Officials developed multiple tactical plans to thwart any Kremlin attempt to spring Assange, some of which envisioned clashes with Russian operatives in the British capital. “There could be anything from a fistfight to a gunfight to cars running into each other,” said a former senior Trump administration official.</p><p>U.S. officials disagreed over how to interdict Assange if he attempted to escape. A proposal to initiate a car crash to halt Assange’s vehicle was not only a “borderline” or “extralegal” course of action — “something we’d do in Afghanistan, but not in the U.K.” — but was also particularly sensitive since Assange was likely going to be transported in a Russian diplomatic vehicle, said a former national security official.</p><p>If the Russians managed to get Assange onto a plane, U.S. or British operatives would prevent it from taking off by blocking it with a car on the runway, hovering a helicopter over it or shooting out its tires, according to a former senior Trump administration official. In the unlikely event that the Russians succeeded in getting airborne, officials planned to ask European countries to deny the plane overflight rights, the former official said.</p><p>Eventually, the United States and the U.K. developed a “joint plan” to prevent Assange from absconding and giving Vladimir Putin the sort of propaganda coup he had enjoyed when Snowden fled to Russia in 2013, Evanina said.</p><p></p><p>
Russian President Vladimir Putin said at a press conference in Moscow on July 1, 2013, that his country had never extradited anyone before. (Alexander Nemenov/AFP via Getty Images)</p><p>“It’s not just him getting to Moscow and taking secrets,” he said. “The second wind that Putin would get — he gets Snowden and now he gets Assange — it becomes a geopolitical win for him and his intelligence services.”</p><p>Evanina declined to comment on the plans to prevent Assange from escaping to Russia, but he suggested that the “Five Eyes” intelligence alliance between the United States, the U.K., Canada, Australia and New Zealand was critical. “We were very confident within the Five Eyes that we would be able to prevent him from going there,” he said.</p><p>But testimony in a Spanish criminal investigation strongly suggests that U.S. intelligence may also have had inside help keeping tabs on Assange’s plans.</p><p>By late 2015, Ecuador had hired a Spanish security company called UC Global to protect the country’s London embassy, where Assange had already spent several years running WikiLeaks from his living quarters. Unbeknownst to Ecuador, however, by mid-2017 UC Global was also working for U.S. intelligence, <a href="https://www.aph.gov.au/-/media/Estimates/fadt/bud2021/tabled_docs/Senator_Rice_tabled_docs_combined_-_Julian_Assange_extradition_hearing.pdf?la=en&amp;hash=A2F67C9BE4BAFDECDF9FB3E683D043D68888A1A4" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:according to" class="link rapid-noclick-resp">according to</a> two former employees <a href="https://www.judiciary.uk/wp-content/uploads/2021/01/USA-v-Assange-judgment-040121.pdf" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:who testified" class="link rapid-noclick-resp">who testified</a> in a Spanish criminal investigation <a href="https://english.elpais.com/elpais/2019/09/25/inenglish/1569384196_652151.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:first reported" class="link rapid-noclick-resp">first reported</a> by the newspaper El País.</p><p>The Spanish firm was providing U.S. intelligence agencies with detailed reports of Assange’s activities and visitors as well as video and audio surveillance of Assange from secretly installed devices in the embassy, the employees testified. A former U.S. national security official confirmed that U.S. intelligence had access to video and audio feeds of Assange within the embassy but declined to specify how it acquired them.</p><p>By December 2017, the plan to get Assange to Russia appeared to be ready. UC Global had learned that Assange would “receive a diplomatic passport from Ecuadorian authorities, with the aim of leaving the embassy to transit to a third state,” a former employee said. On Dec. 15, Ecuador made Assange an official diplomat of that country and planned to assign him to its embassy in Moscow, according to <a href="https://www.documentcloud.org/documents/5004881-Carta-Canciller#document/p5/a461230" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:documents obtained" class="link rapid-noclick-resp">documents obtained</a> by the Associated Press.</p><p></p><p>
Assange prepares to make a statement at the Ecuadorian Embassy in London on May 19, 2017. (Matt Dunham/AP)</p><p>Assange said he “was not aware” of the plan struck by the Ecuadorian foreign minister to assign him to Moscow, and refused to “accept that assignment,” said Fidel Narvaez, who was the first secretary at the Ecuadorian Embassy in London in 2017 and 2018.</p><p>Narvaez told Yahoo News that he was directed by his superiors to try and get Assange accredited as a diplomat to the London embassy. “However, Ecuador did have a plan B,” said Narvaez, “and I understood it was to be Russia.”</p><p>Aitor Martínez, a Spanish lawyer for Assange who worked closely with Ecuador on getting Assange his diplomat status, also said the Ecuadorian foreign minister presented the Russia assignment to Assange as a fait accompli — and that Assange, when he heard about it, immediately rejected the idea.</p><p>On Dec. 21, the Justice Department <a href="https://www.nbcnews.com/politics/national-security/u-s-secretly-filed-charges-against-assange-last-year-n994786" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:secretly" class="link rapid-noclick-resp">secretly</a> <a href="https://www.washingtonpost.com/context/julian-assange-affidavit-in-support-of-criminal-complaint/?noteId=30444df7-8e81-4b83-8756-905d36d4600d&amp;questionId=5168c0b1-31f3-4f4f-8fc6-12e551db640c&amp;utm_term=.0bc674fe12a6&amp;itid=lk_inline_manual_4" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:charged" class="link rapid-noclick-resp">charged</a> Assange, increasing the chances of legal extradition to the United States. That same day, UC Global recorded a meeting held between Assange and the head of Ecuador’s intelligence service to discuss Assange’s escape plan, <a href="https://english.elpais.com/elpais/2019/09/25/inenglish/1569384196_652151.html" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:according to" class="link rapid-noclick-resp">according to</a> El País. “Hours after the meeting” the U.S. ambassador relayed his knowledge of the plan to his Ecuadorian counterparts, reported El País.</p><p>Martínez says the plan — organized by the head of Ecuadorian intelligence — to sneak Assange out of the London embassy and onward, as a diplomat, to a third country was canceled after they learned the Americans were aware of it.</p><p>But U.S. intelligence officials believed Russia planned to exfiltrate Assange, <a href="https://www.theguardian.com/world/2018/sep/21/julian-assange-russia-ecuador-embassy-london-secret-escape-plan" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:reportedly" class="link rapid-noclick-resp">reportedly</a> on Christmas Eve. According to the former UC Global employee, the company’s boss discussed with his American contacts the possibility of leaving the embassy door open, as if by accident, “which would allow persons to enter from outside the embassy and kidnap the asylee.”</p><p></p><p>In testimony <a href="https://www.theguardian.com/media/2020/sep/30/us-intelligence-sources-discussed-poisoning-julian-assange-court-told" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:first reported" class="link rapid-noclick-resp">first reported</a> in the Guardian, another idea also took shape. “Even the possibility of poisoning Mr. Assange was discussed,” the employee said his boss told him.</p><p>Even Assange appeared to fear assassination. Some Vault 7 material, which CIA officials believed to be even more damaging than the files WikiLeaks had published, had been distributed among Assange’s colleagues with instructions to publish it if one of them were killed, according to U.S. officials.</p><p>A primary question for U.S. officials was whether any CIA plan to kidnap or potentially kill Assange was legal. The discussions occurred under the aegis of the agency’s new “offensive counterintelligence” authorities, according to former officials. Some officials thought this was a highly aggressive, and likely legally transgressive, interpretation of these powers.</p><p>Without a presidential finding — the directive used to justify covert operations — assassinating Assange or other WikiLeaks members would be illegal, according to several former intelligence officials. In some situations, even a finding is not sufficient to make an action legal, said a former national security official. The CIA’s newfound offensive counterintelligence powers regarding WikiLeaks would not have stretched to assassination. “That kind of lethal action would be way outside of a legitimate intelligence or counterintelligence activity,” a former senior intelligence community lawyer said.</p><p>In the end, the assassination discussions went nowhere, said former officials.</p><p>The idea of killing Assange “didn’t get serious traction,” said a former senior CIA official. “It was, this is a crazy thing that wastes our time.”</p><p></p><p>Inside the White House, Pompeo’s impassioned arguments on WikiLeaks were making little headway. The director’s most aggressive proposals were “probably taken seriously” in Langley but not within the NSC, a former national security official said.</p><p>Even Sessions, Trump’s “very, very anti-Assange” attorney general, was opposed to CIA’s encroachment onto Justice Department territory, and believed that the WikiLeaks founder’s case was best handled through legal channels, said the former official.</p><p>Sessions’ concerns mirrored the tensions between the ramped-up intelligence collection and disruption efforts aimed at WikiLeaks, and the Justice Department’s goal of convicting Assange in open court, according to former officials. The more aggressive the CIA’s proposals became, the more other U.S. officials worried about what the discovery process might reveal if Assange were to face trial in the United States.</p><p></p><p>“I was part of every one of those conversations,” Evanina said. “As much as we had the greener light to go do things, everything we did or wanted to do had repercussions in other parts of the administration.” As a result, he said, sometimes administration officials would ask the intelligence community to either not do something or do it differently, so that “we don’t have to sacrifice our collection that’s going to be released publicly by the bureau to indict WikiLeaks.”</p><p>Eventually, those within the administration arguing for an approach based in the courts, rather than on espionage and covert action, won the policy debate. On April 11, 2019, after Ecuador’s new government revoked his asylum and evicted him, British police <a href="https://www.youtube.com/watch?v=6ml1S18nHt0" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:carried" class="link rapid-noclick-resp">carried</a> the WikiLeaks founder out of the embassy and arrested him for failing to surrender to the court over a warrant issued in 2012. The U.S. government unsealed its initial indictment of Assange the same day.</p><p>That indictment focused exclusively on allegations that in 2010, Assange offered to help Manning, the Army intelligence analyst, crack a password to break into a classified U.S. government network, an act that would have gone beyond journalism. But in a move that drew howls from <a href="https://www.washingtonpost.com/opinions/2019/05/24/assange-prosecution-is-threat-journalists-around-world/" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:press advocates" class="link rapid-noclick-resp">press advocates</a>, prosecutors later tacked on <a href="https://www.justice.gov/opa/press-release/file/1165556/download" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:Espionage Act charges" class="link rapid-noclick-resp">Espionage Act charges</a> against Assange for publishing classified information — something that U.S. media outlets do regularly.</p><p>Assange’s legal odyssey appears to have only just begun. In January, a British judge <a href="https://www.judiciary.uk/wp-content/uploads/2021/01/USA-v-Assange-judgment-040121.pdf" rel="nofollow noopener" target="_blank" data-ylk="slk:ruled" class="link rapid-noclick-resp">ruled</a> Assange could not be extradited to the United States, finding that he would be a suicide risk in a U.S. prison. Although Assange supporters hoped the Biden administration might drop the case, the United States, undeterred, appealed the decision. In July, a U.K. court formally permitted the U.S. appeal to proceed.</p><p></p><p>
Assange, facing an extradition warrant in London, is seen arriving at Westminster Magistrates’ Court on April 11, 2019. (Rob Pinney/LNP/Shutterstock)</p><p>Pollack, Assange’s lawyer, told Yahoo News that if Assange is extradited to face trial, “the extreme nature of the type of government misconduct that you’re reporting would certainly be an issue and potentially grounds for dismissal.” He likened the measures used to target Assange to those deployed by the Nixon administration against Daniel Ellsberg for leaking the Pentagon Papers, noting the charges against Ellsberg were ultimately dismissed as well.</p><p>Meanwhile, WikiLeaks may be increasingly obsolete. The growing ability of groups and individuals — whistleblowers or dissidents, spies or criminals — to publish leaked materials online diminishes the group’s raison d’être. “We’re kind of post-WikiLeaks right now,” said a former senior counterintelligence official.</p><p>Yet spy services are increasingly using a WikiLeaks-like model of posting stolen materials online. In 2018, the Trump administration granted the CIA aggressive new secret <a href="https://www.yahoo.com/now/secret-trump-order-gives-cia-more-powers-to-launch-cyberattacks-090015219.html" data-ylk="slk:authorities;outcm:mb_qualified_link;_E:mb_qualified_link;ct:story;" class="link rapid-noclick-resp yahoo-link">authorities</a> to undertake the same sort of hack-and-dump operations for which Russian intelligence has used WikiLeaks. Among other actions, the agency has <a href="https://www.yahoo.com/now/secret-trump-order-gives-cia-more-powers-to-launch-cyberattacks-090015219.html" data-ylk="slk:used its new powers;outcm:mb_qualified_link;_E:mb_qualified_link;ct:story;" class="link rapid-noclick-resp yahoo-link">used its new powers</a> to covertly release information online about a Russian company that worked with Moscow’s spy apparatus.</p><p>For a former Trump national security official, the lessons of the CIA’s campaign against WikiLeaks are clear. “There was an inappropriate level of attention to Assange given the embarrassment, not the threat he posed in context,” said this official.</p><p>“We should never act out of a desire for revenge.”</p><p>Cover thumbnail photo illustration: Yahoo News; photos: Kirsty Wigglesworth/AP, Getty Images (2), CIA, WikiLeaks.</p><p>____</p><p>Read more from Yahoo News:</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/718/the-british-american-coup-that-ended-australian-independence-john-pilger</guid>
	<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 22:30:56 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/718/the-british-american-coup-that-ended-australian-independence-john-pilger</link>
	<title><![CDATA[The British-American coup that ended Australian independence | John Pilger]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="dcr-1jp9ryy">Across the media and political establishment in Australia, a silence has descended on the memory of the great, reforming prime minister <a href="https://www.theguardian.com/world/2014/oct/21/gough-whitlam-dies-at-age-98" title="" data-link-name="in body link">Gough Whitlam</a>. His achievements are recognised, if grudgingly, his mistakes noted in false sorrow. But a critical reason for his extraordinary political demise will, they hope, be buried with him.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Australia briefly became an independent state during the Whitlam years, 1972-75. An American commentator wrote that no country had “reversed its posture in international affairs so totally without going through a domestic revolution”. Whitlam ended his nation’s colonial servility. He abolished royal patronage, moved Australia towards the Non-Aligned Movement, supported “zones of peace” and opposed nuclear weapons testing.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Although not regarded as on the left of the Labor party, Whitlam was a maverick social democrat of principle, pride and propriety. He believed that a foreign power should not control his country’s resources and dictate its economic and foreign policies. He proposed to “buy back the farm”. In drafting the first Aboriginal lands rights legislation, his government raised the ghost of the greatest land grab in human history, Britain’s colonisation of Australia, and the question of who owned the island-continent’s vast natural wealth.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Latin Americans will recognise the audacity and danger of this “breaking free” in a country whose establishment was welded to great, external power. Australians had served every British imperial adventure since the Boxer rebellion was crushed in China. In the 1960s, Australia pleaded to join the US in its invasion of Vietnam, then provided “black teams” to be run by the <a href="https://www.theguardian.com/us-news/cia" data-component="auto-linked-tag" data-link-name="in body link">CIA</a>. US diplomatic cables published last year by WikiLeaks disclose the names of leading figures in both main parties, including a future prime minister and foreign minister, as Washington’s informants during the Whitlam years.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Whitlam knew the risk he was taking. The day after his election, he ordered that his staff should not be “vetted or harassed” by the Australian security organisation, Asio – then, as now, tied to Anglo-American intelligence. When his ministers publicly condemned the US bombing of Vietnam as “corrupt and barbaric”, a CIA station officer in Saigon said: “We were told the Australians might as well be regarded as North Vietnamese collaborators.”</p><p class="dcr-1jp9ryy">Whitlam demanded to know if and why the CIA was running a spy base at Pine Gap near Alice Springs, a giant vacuum cleaner which, as Edward Snowden revealed recently, allows the US to spy on everyone. “Try to screw us or bounce us,” the prime minister warned the US ambassador, “[and Pine Gap] will become a matter of contention”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Victor Marchetti, the CIA officer who had helped set up Pine Gap, later told me, “This threat to close Pine Gap caused apoplexy in the White House … a kind of Chile [coup] was set in motion.”</p><p class="dcr-1jp9ryy">Pine Gap’s top-secret messages were decoded by a CIA contractor, TRW. One of the decoders was Christopher Boyce, a young man troubled by the “deception and betrayal of an ally”. Boyce revealed that the CIA had infiltrated the Australian political and trade union elite and referred to the governor-general of Australia, Sir John Kerr, as “our man Kerr”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Kerr was not only the Queen’s man, he had longstanding ties to Anglo-American intelligence. He was an enthusiastic member of the Australian Association for Cultural Freedom, described by Jonathan Kwitny of the Wall Street Journal in his book, The Crimes of Patriots, as “an elite, invitation-only group … exposed in Congress as being founded, funded and generally run by the CIA”. The CIA “paid for Kerr’s travel, built his prestige … Kerr continued to go to the CIA for money”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">When Whitlam was re-elected for a second term, in 1974, the White House sent Marshall Green to Canberra as ambassador. Green was an imperious, sinister figure who worked in the shadows of America’s “deep state”. Known as “the coupmaster”, he had played a central role in the 1965 coup against President Sukarno in Indonesia – which cost up to a million lives. One of his first speeches in Australia, to the Australian Institute of Directors, was described by an alarmed member of the audience as “an incitement to the country’s business leaders to rise against the government”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">The Americans and British worked together. In 1975, Whitlam discovered that Britain’s <a href="https://www.theguardian.com/uk/mi6" data-component="auto-linked-tag" data-link-name="in body link">MI6</a> was operating against his government. “The Brits were actually decoding secret messages coming into my foreign affairs office,” he said later. One of his ministers, Clyde Cameron, told me, “We knew MI6 was bugging cabinet meetings for the Americans.” In the 1980s, senior CIA officers revealed that the “Whitlam problem” had been discussed “with urgency” by the CIA’s director, William Colby, and the head of MI6, Sir Maurice Oldfield. A deputy director of the CIA said: “Kerr did what he was told to do.”</p><p class="dcr-1jp9ryy">On 10 November 1975, Whitlam was shown a top-secret telex message sourced to Theodore Shackley, the notorious head of the CIA’s East Asia division, who had helped run the coup against Salvador Allende in Chile two years earlier.</p><p class="dcr-1jp9ryy">Shackley’s message was read to Whitlam. It said that the prime minister of Australia was a security risk in his own country. The day before, Kerr had visited the headquarters of the Defence Signals Directorate, Australia’s NSA, where he was briefed on the “security crisis”.</p><p class="dcr-1jp9ryy">On 11 November – the day Whitlam was to inform parliament about the secret CIA presence in Australia – he was summoned by Kerr. Invoking archaic vice-regal “reserve powers”, Kerr sacked the democratically elected prime minister. The “Whitlam problem” was solved, and Australian politics never recovered, nor the nation its true independence.</p><p>John Pilger’s investigation into the coup against Whitlam is described in full in his book, A Secret Country (Vintage), and in his documentary film, Other People’s Wars, which can be viewed on http://<a href="http://johnpilger.com/" title="" data-link-name="in body link">www.johnpilger.com</a>/</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/717/voici-la-raison-pour-laquelle-l%E2%80%99australie-a-annule-son-contrat-d%E2%80%99achat-de-sous-marins-francais</guid>
	<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 22:24:10 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/717/voici-la-raison-pour-laquelle-l%E2%80%99australie-a-annule-son-contrat-d%E2%80%99achat-de-sous-marins-francais</link>
	<title><![CDATA[Voici la raison pour laquelle l’Australie a annulé son contrat d’achat de sous-marins français]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Pour se protéger de l’hostilité des États-Unis.</p><p>Par <a href="https://www.moonofalabama.org/2021/09/to-protect-itself-from-us-hostility-australia-decides-to-buy-us-submarines.html#more">Moon of Alabama</a> – Le 16 septembre 2021</p><p>Hier, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie <a href="https://www.abc.net.au/news/2021-09-15/allied-naval-united-states-biden-australia-nuclear-submarines/100465628">ont annoncé</a> que ce dernier pays achèterait des sous-marins à propulsion nucléaire pour défendre les intérêts des États-Unis contre la Chine :</p>
<p>La prochaine flotte de sous-marins de l'Australie sera à propulsion nucléaire dans le cadre d'un plan audacieux qui mettra au rebut un programme controversé de 90 milliards de dollars visant à construire jusqu'à 12 sous-marins de conception française.</p>

<p>Selon ABC, l'Australie utilisera des technologies américaines et britanniques pour configurer sa prochaine flotte de sous-marins dans le but de remplacer ses sous-marins actuels de classe Collins par d’autres plus adapté à la détérioration de l'environnement stratégique.</p>
<p>Il s’agit d’une victoire énorme mais à court terme pour les États-Unis, avec un prix de consolation pour la Grande-Bretagne et une perte stratégique de souveraineté et de contrôle budgétaire pour l’Australie.</p><p>Il s’agit aussi d’une nouvelle gifle des États-Unis à la France et à l’Union européenne. L’accord mettra en colère la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie et, bien sûr, la Chine. Il bouleversera le régime international de non-prolifération nucléaire et pourrait conduire à une nucléarisation militaire accrue de la Corée du Sud et du Japon.</p><p>L’Australie possède actuellement 6 sous-marins de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Collins-class_submarine">classe Collins</a>. Il s’agit de sous-marins à moteur diesel basés sur des modèles suédois mais partiellement construits en Australie. Ils sont relativement lents et ont une portée et une endurance moyennes. Ils ont été construits entre 1990 et 2003 et sont principalement destinés à un usage défensif. Il y a eu beaucoup de problèmes pendant la construction car l’Australie n’a pas les capacités techniques et la profondeur industrielle pour fabriquer des produits aussi compliqués. L’histoire opérationnelle de ces sous-marins est également assez mitigée, plusieurs scandales s’étant succédé. Ils doivent être modernisés pour être utilisés pendant une autre décennie.</p><p>Dans les années 2010, l’Australie a commencé à chercher une nouvelle génération de sous-marins. Après une <a href="https://csbaonline.org/research/publications/gateway-to-the-indo-pacific-australian-defense-strategy-and-the-future-of-t/publication/1">longue discussion</a>, elle a décidé de s’en tenir à des engins à propulsion conventionnelle. Les nouveaux sous-marins devaient à nouveau être construits en Australie d’après une conception étrangère.</p><p>L’Allemagne, le Japon et la France ont été invités à faire des propositions. Le constructeur naval public français Naval Group (DCNS) avait remporté la commande pour 12 nouveaux bateaux et un contrat de 50 milliards d’euros. Ironie du sort, le modèle français de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Barracuda-class_submarine_(France)">Shortfin Barracuda</a> à propulsion conventionnelle proposé par la France est basé sur son propre modèle de classe Barracuda à propulsion nucléaire. Pour l’Australie, la France a donc dû concevoir une centrale conventionnelle pour un sous-marin qui a été conçu à l’origine, comme tous <a href="https://uploads.fas.org/2016/12/Frances-Choice-for-Naval-Nuclear-Propulsion.pdf">les sous-marins français</a>, pour fonctionner avec un réacteur nucléaire à uranium faiblement enrichi (UFE). Il était tout à fait évident que cette conversion inhabituelle se heurterait à des difficultés et à des retards.</p><p>En juin dernier, Peter Lee, alias Chinahand, <a href="https://www.patreon.com/posts/52725188">écrivait</a> à propos de ce programme retardé :</p>
<p>Le programme a officiellement "quelques problèmes" et le Premier ministre australien Scott Morrison a eu une entrevue avec le président français Macron pour tenter de remettre le projet sur les rails.</p>

<p>Bien que le contrat ait été signé en 2016, la construction n'a pas encore commencé, et le premier sous-marin du programme ne sera pas lancé avant une autre décennie. Au moins.</p>

<p>Cela ne cadre pas avec l'ambition déclarée de la marine australienne de déployer sa puissance armée contre une invasion de Taïwan par la RPC qui pourrait se produire au cours des prochaines années. On parle donc de dépenser quelques milliards de dollars pour moderniser la flotte actuelle de sous-marins de classe Collins en guise de palliatif, ou même de se procurer en urgence des sous-marins allemands.</p>

<p>Il est également question d'annuler, de menacer d'annuler et/ou de modifier le contrat des sous-marins d'attaque pour faire mieux. Et peut-être orienter le projet vers l'Allemagne ou vers le choix de l'Amérique, le Japon.</p>
<p>Il s’avère que le constructeur choisi par l’Amérique pour les sous-marins australiens n’est pas le Japon mais les États-Unis eux-mêmes.</p><p>Nous apprenons maintenant que les discussions sur l’abandon du contrat avec les Français en faveur de la construction de sous-marins nucléaires par les États-Unis avait déjà commencé en avril 2020 et ont été finalisées lors d’un sommet entre les États-Unis, l’Australie et la Grande-Bretagne au début du mois de juin 2021. Cela s’est donc <a href="https://www.abc.net.au/news/2021-09-16/australia-us-uk-nuclear-option-china-morrison-biden/100466150">passé avant</a> que le Premier ministre Scott Morrison ne rencontre le Président français Macron pour remettre le projet franco-australien sur les rails !</p>
<p>Ce que le Premier ministre n'a pas dit à Macron au cours de ce long dîner à Paris - et peut-être la raison pour laquelle le président français pourrait être particulièrement fâché - c'est que Morrison avait, un jour ou deux auparavant, déjà conclu un accord informel avec le président américain Joe Biden et le Premier ministre britannique Boris Johnson pour une prolongation d'un accord de partage de la technologie nucléaire.</p>

<p>Cette révélation donne une nouvelle tournure à la réunion tripartite du 12 juin à Carbis Bay, en Cornouailles, entre les deux PM et le président américain. ...</p>

<p>ABC croit savoir que le gouvernement fédéral a commencé à explorer l'option du sous-marin à propulsion nucléaire il y a environ 18 mois, lorsque Linda Reynolds était encore ministre de la défense.</p>
<p>En outre, le 30 août, les ministres français et australiens des affaires étrangères et de la défense se sont rencontrés et ont publié une <a href="https://www.foreignminister.gov.au/minister/marise-payne/media-release/inaugural-australia-france-22-ministerial-consultations">déclaration commune</a> sur la coopération bilatérale dans un certain nombre de domaines politiques. La coopération en matière de défense en faisait partie :</p>
<p>Les deux parties se sont engagées à approfondir la coopération dans le domaine de l'industrie de la défense et à renforcer leur avantage capacitaire dans la région. Les ministres ont souligné l'importance du programme de sous-marins du futur. Ils ont convenu de renforcer la coopération en matière de recherche scientifique militaire par le biais d'un partenariat stratégique entre le groupe des sciences et technologies de la défense et la direction générale de l'armement.</p>
<p>Seize jours plus tard, la France apprenait qu’elle avait perdu un énorme contrat de défense en raison d’un revirement à 180 degrés de son « partenaire » australien. Il n’est donc pas étonnant que les Français <a href="https://www.politico.eu/article/france-slams-australia-us-e50b-submarine-deal/">soient furieux</a> :</p>
<p>Le gouvernement français a réagi à la décision de l'Australie de rompre un contrat de sous-marins avec la France d'une valeur de plus de 50 milliards d'euros pour acquérir des sous-marins à propulsion nucléaire de fabrication américaine.</p>

<p>"C'est un coup de poignard dans le dos. Nous avions établi une relation de confiance avec l'Australie, et cette confiance a été trahie", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian dans un entretien accordé à France Info jeudi matin. Le Drian a ajouté qu'il était "en colère et très amer de cette rupture", ajoutant qu'il avait parlé à son homologue australien il y a plusieurs jours et qu'il n'avait reçu aucune indication sérieuse au sujet de cette démarche.</p>

<p>En vertu d'un accord annoncé mercredi par le président américain Joe Biden, l'Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis formeront une nouvelle alliance appelée AUKUS, dans le cadre de laquelle les trois pays partageront entre eux des technologies avancées. Dans le cadre de ce nouveau pacte, Canberra abandonnera son accord sur les sous-marins avec la France.</p>
<p>Les Français accusent, à juste titre, les États-Unis de cette décision :</p>
<p>Dans une déclaration publiée avant l'interview, Le Drian et la ministre des Armées Florence Parly ont dit : "Cette décision est contraire à la lettre et à l'esprit de la coopération qui prévalait entre la France et l'Australie."</p>

<p>Le communiqué poursuit : "Le choix américain d'écarter un allié et partenaire européen comme la France d'un partenariat structurant avec l'Australie, alors que nous sommes confrontés à des défis sans précédent dans la région indo-pacifique... témoigne d'un manque de cohérence que la France ne peut que constater et regretter."</p>
<p>L’ambassadeur de France aux États-Unis a été un peu moins direct avec cette pique :</p>
<p>Philippe Etienne @Ph_Etienne - <a href="https://twitter.com/Ph_Etienne/status/1438332770242240512">2:43 UTC – 16 Sep 2021</a></p>

<p>Fait intéressant, il y a exactement 240 ans, la marine française a vaincu la marine britannique dans la baie de Chesapeake, ouvrant la voie à la victoire de Yorktown et à l'indépendance des États-Unis.</p>
<p>Il existe des raisons militaires de préférer les sous-marins nucléaires aux sous-marins à moteur diesel, si l’on envisage d’assiéger une côte étrangère éloignée de la sienne. Les sous-marins nucléaires (SSN) sont plus rapides et peuvent rester en mission beaucoup plus longtemps que ceux à moteur diesel (SSK).</p>
<p><a href="https://www.moonofalabama.org/11i/aussubmap.jpg">Agrandir</a></p>
<p>Mais les bateaux nucléaires présentent également de nombreux inconvénients. Ils sont plus grands et plus chers que les navires conventionnels. Ils coûtent près de 50 % de plus. Ils nécessitent également une infrastructure dédiée et une formation nucléaire très spécialisée pour les équipages. L’Australie ne dispose pas et ne peut pas fournir le combustible nécessaire aux réacteurs nucléaires.</p><p>Le prix des nouveaux sous-marins que l’Australie devra payer sera beaucoup plus élevé que celui des sous-marins français. Quelque 3 milliards de dollars ont déjà été engloutis dans le contrat français. La France exigera à juste titre une compensation supplémentaire pour l’annulation. Le nouveau contrat avec les États-Unis ou le Royaume-Uni coûtera plus cher que le contrat français mais ne comprendra que 8 bateaux au lieu de 12. Comme trois bateaux sont nécessaires pour en garder un en mer (pendant que les deux autres sont en formation ou en maintenance), la capacité réelle de patrouille de la marine australienne passera de 4 à 2-3 sous-marins en mer.</p><p>Un prix beaucoup plus élevé pour des bateaux moins nombreux et plus compliqués, cela va bouleverser le budget de défense de l’Australie pour les décennies à venir.</p><p>Si le passage à la propulsion nucléaire était la seule raison de l’Australie pour changer de cheval, elle aurait pu s’en tenir à la conception originale du Barracuda français. Celui-ci présente l’avantage d’utiliser de l’uranium faiblement enrichi, disponible dans le commerce. L’Australie ne serait pas dépendante de la France pour les nouveaux approvisionnements en combustible. Les bateaux britanniques et américains utilisent des réacteurs nucléaires avec de l’uranium hautement enrichi (HEU 60%). Comme l’Australie a maintenant décidé d’acheter ces bateaux, elle sera à jamais dépendante de ces fournisseurs.</p><p>Les <a href="https://twitter.com/james_acton32/status/1438257514731147277">partisans de la non-prolifération</a> et l’AIEA vont <a href="https://carnegieendowment.org/2017/07/03/australia-and-nuclear-submarines-pub-71437">s’insurger</a> contre cet accord. Quel sera le degré de supervision de l’UHE ? Qui y aura accès ?</p><p>Les sous-marins à propulsion nucléaire sont également perçus comme des armes offensives, et non comme des armes défensives raisonnables. Il y a plus de pays sur cette carte que la seule Chine.</p>
<p><a href="https://www.moonofalabama.org/11i/asiapacificmap.jpg">Agrandir</a></p>
<p>Le fait que l’Australie, qui ne compte que 25 millions d’habitants, achète des sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire ne sera pas bien accueilli par son voisin du nord, l’Indonésie, dix fois plus peuplé. D’autres pays voisins, comme la Nouvelle-Zélande, rejettent toute utilisation de combustible nucléaire et ne laisseront pas entrer dans leurs ports les navires ou bateaux qui en utilisent.</p><p>Le nouveau contrat va également bouleverser les plans australiens de fabrication des sous-marins sur son propre sol. Alors que le projet français était prêt à démarrer la phase de construction proprement dite au début de l’année prochaine, l’ensemble du projet de sous-marin va maintenant entrer dans une nouvelle phase de définition de 18 mois, après laquelle des contrats réels devront être négociés et signés. Entre-temps, il faudra s’occuper des centaines d’ingénieurs australiens qui se sont déplacés en France pour aider à la conception et des spécialistes qui ont été engagés par Naval Group en Australie. L’Australie ne dispose pas de beaucoup de personnes possédant ces connaissances. Que vont-ils faire en attendant que le nouveau projet démarre réellement ?</p><p>Le Royaume-Uni proposera à l’Australie d’acheter des sous-marins de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Astute-class_submarine">classe Astute</a> fabriqués en Grande-Bretagne, tandis que les États-Unis offriront probablement la version plus petite de leurs sous-marins de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Virginia-class_submarine">classe Virginia</a>. Étant donné que les deux pays disposent de chaînes de production actives pour ces sous-marins, il ne sera pas judicieux, d’un point de vue économique, de construire en Australie même plus que quelques petites pièces pour ces sous-marins . Les États-Unis exerceront toutes les pressions nécessaires pour s’assurer que leur offre remportera la course. Un indice de cela est que l’Australie a également annoncé qu’elle allait acquérir des missiles américains Tomahawk à longue portée qui seront utilisés avec les sous-marins.</p><p>Le premier des bateaux français destinés à l’Australie devait être prêt au début des années 2030. L’Australie devra maintenant attendre une dizaine d’années supplémentaires avant d’obtenir de nouveaux navires.</p><p>Sa gamme de Collins actuelle nécessitera plus qu’un simple carénage pour être maintenue aussi longtemps. Cela va coûter cher. Les Allemands pourraient s’engouffrer dans la brèche en proposant leurs <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Type_214_submarine">sous-marins de type 214</a> à propulsion par hydrogène. Bien que ces bateaux soient beaucoup plus petits, ils offrent une longue endurance, peuvent être approvisionnés assez rapidement et coûtent beaucoup moins cher que les sous-marins à propulsion nucléaire.</p><p>Dans l’ensemble, je ne vois aucun avantage pour l’Australie dans cette décision.</p><p>Quelle est alors la raison de cette initiative ?</p><p>Cela s’appelle du chantage.</p><p>La Chine est de loin le premier partenaire commercial de l’Australie. Les « stratèges » américains et australiens affirment que les sous-marins sont nécessaires pour protéger de la Chine les routes commerciales maritimes de l’Australie avec son principal partenaire commercial…qui est la Chine. Cela n’a, comme le montre <a href="https://twitter.com/CarlZha/status/1438331127844851712">cette scène</a>, aucun sens.</p><p>La seule raison pour laquelle l’Australie s’est tournée politiquement et militairement contre la Chine est le chantage qu’exercent les États-Unis. Il y a deux ans, le politologue « réaliste » américain John Mearsheimer est venu en Australie pour expliquer aux Australiens (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=YsFwKzYI5_4">voir la vidéo</a> à 33 minutes) comment cela fonctionne.</p><p>Comme <a href="https://caitlinjohnstone.com/2021/09/16/australia-continues-its-plunge-into-authoritarianism-and-military-brinkmanship/">le résume</a> Caitlin Johnstone :</p>
<p>"Maintenant, certaines personnes disent qu'il y a une alternative : vous pouvez marcher avec la Chine", a déclaré Mearsheimer. "Exact, vous avez un choix ici : vous pouvez marcher avec la Chine plutôt qu'avec les États-Unis. Il y a deux choses que je dirai à ce sujet. Numéro un, si vous marchez avec la Chine, vous devez comprendre que vous serez notre ennemi. Vous décidez alors de devenir un ennemi des États-Unis. Parce qu'encore une fois, nous parlons d'une compétition sécuritaire intense."</p>

<p>"Vous êtes soit avec nous, soit contre nous", a-t-il poursuivi. "Et si vous faites un commerce important avec la Chine, et que vous êtes amical avec elle, vous sapez les États-Unis dans cette compétition sécuritaire. Vous nourrissez la bête, de notre point de vue. Et cela ne va pas nous rendre heureux. Et quand nous ne sommes pas contents, il ne faut pas sous-estimer à quel point nous pouvons être méchants. Il suffit de demander à Fidel Castro."</p>

<p>Les rires nerveux de l'auditoire du think tank australien ont ponctué les observations incendiaires de Mearsheimer. La CIA est connue pour avoir tenté de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Assassination_attempts_on_Fidel_Castro">nombreuses tentatives</a> d'assassinat contre Castro.</p>

<p>Voilà donc ce qu'il en est. L'Australie ne s'aligne pas sur les États-Unis pour se protéger de la Chine. L'Australie s’aligne sur les États-Unis pour se protéger des États-Unis.</p>
<p>Joe Biden a peut-être <a href="https://www.abc.net.au/news/2021-09-16/joe-biden-calls-scott-morrison-that-fellow-down-under/13544140">oublié le nom</a> du Premier ministre australien. Mais Scott Morrison se souvient pour qui on attend de lui qu’il travaille. En 1975, les États-Unis et le Royaume-Uni ont <a href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2014/oct/23/gough-whitlam-1975-coup-ended-australian-independence">lancé un coup d’État</a> contre le Premier ministre australien Gough Whitlam, qui faisait avancer son pays vers l’indépendance. Peu de gens aux États-Unis s’en souviennent, mais les politiciens australiens si. Depuis, leur pays a toujours fait ce qu’on lui disait de faire.</p><p>C’est ce qui explique toute cette histoire.</p><p>Moon of Alabama</p><p>Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/716/bon-ou-mauvais-mon-pays</guid>
	<pubDate>Sun, 19 Sep 2021 20:14:58 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/716/bon-ou-mauvais-mon-pays</link>
	<title><![CDATA[Bon ou mauvais, mon pays !]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Alors que la France se remet à peine du camouflet infligé par les <a href="https://lesfrancais.press/le-crime-de-monsieur-trump-et-autres-trahisons/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Etats-Unis</a> et l’Australie (bien aidés par nos voisins d’outre-Manche) et de la <a href="https://lesfrancais.press/laffaire-des-sous-marins-australiens-tourne-a-la-crise-ouverte-entre-paris-et-washington/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perte d’un contrat signé</a> de plusieurs dizaines de milliards qui visait à fournir des sous-marins à l’Australie, il est temps de jeter un œil aux réseaux sociaux.</p><p></p>
<p>La cohorte de spécialistes frappe encore !</p>
<p>Comme il est de coutume désormais, après la génération spontanée de virologues et d’épidémiologistes née avec le Covid, on a bien entendu observé une cohorte de spécialistes en contrat d’armement et en sous-marins qui nous affirmaient que c’était bien fait pour nous, que Macron avait été mauvais, que la France n’était plus respectée etc. etc.</p><p>Tous ces gens, qui se sont gaussés de la perte de 50 milliards pour notre pays en versant dans l’antimacronisme de base ont pourtant le même passeport que moi. Ils sont Français.</p><p>Alors si l’on peut comprendre que critiquer le gouvernement soit un sport national, que dénigrer le pays soit aussi quelque chose de très français, il y a une chose que nous, Francais de l’étranger, ne devons jamais oublier.</p><p>C’est que lorsque la France est attaquée, trahie par ses alliés, peu importe la raison : nous devons être capable de solidarité. Et si l’on n’en est pas capables, le mieux est de s’abstenir de poster sur les réseaux sociaux car au vu de l’état des commentaires émis par nos compatriotes, aucune puissance étrangère n’a intérêt à payer des trolls pour dire du mal de notre pays : nous le faisons gratuitement !</p>
<p>Trahison de nos alliés</p>
<p>Je suis le premier à maudire le gouvernement parfois, mais dans un cas comme cette trahison de nos alliés, j’ai aussi tendance à penser à tous ceux qui sont des acteurs de l’influence française et qui se heurtent à armes inégales aux anglo-saxons.</p><p>Je pense aux profs des Alliances Françaises qui jour après jour mettent en avant notre langue face au mastodonte du British Council et à de multiples acteurs anglo-saxons privés.</p><p>Je pense aux proviseurs des lycées français AEFE et MLF, en première ligne pour perpétuer un système scolaire original face à la déferlante des acteurs promouvant la langue de Shakespeare.</p><p>Je pense à moi, petit directeur de la petite <a href="https://www.agu.edu.bh/en/Academics/FABS" target="_blank" rel="noreferrer noopener">French Arabian Business School</a>, qui tente d’imposer notre excellence française en matière d’enseignement supérieur, et à tous ceux qui d’Abu Dhabi à Shanghai doivent contrer au quotidien les assauts de nos concurrents américains.</p><p>Je pense évidemment à tous les représentants économiques de notre petit pays, disséminés partout dans le monde, qui se battent contre l’hégémonie pour montrer le drapeau de temps en temps…</p><p>Oui, la France ne se limite pas à l’hexagone et à l’outre-mer. La défense des intérêts français face à une forme d’impérialisme culturel anglo-saxon est l’affaire des milliers de français, partout dans le monde.</p><p>Ces Français se sont pris une claque avec l’affaire des sous-marins, et lorsqu’ils consultent les réseaux sociaux, qu’ils lisent cette vague de dénigrement venant de leurs compatriotes, pensez-vous vraiment qu’ils se sentent encouragés ? Pensez-vous que la prof de français à Riyad, qui vient de convaincre une gamine saoudienne d’apprendre le français et de s’imprégner de notre culture est heureuse quand des sachants lui expliquent, confortablement derrière leurs écran, que son action ne sert à rien ? Qu’elle ne sait pas s’y prendre ?</p><p>Les anglais ont une expression, que je n’écrirais pas dans leur langue, qui dit « bon ou mauvais : mon pays ». C’est très clair : jamais il ne faut dénigrer son pays à l’étranger, même quand celui-ci se plante manifestement.</p><p>Sans aller jusque-là, un minimum de cohésion et de sentiment patriotique devrait tous nous animer quand notre pays se trouve ainsi déshonoré. Pensez aussi à ceux qui travaillent pour la France, partout dans le monde avant de poster n’importe quoi.</p><p></p>
<p>Arnaud Lacheret<br />Arnaud Lacheret</p>
<p>Docteur en science politique, Associate Professor à l’Arabian Gulf University de Bahreïn où il dirige la French Arabian Business School, partenaire de l’Essec dans le Golfe. Il est l’auteur de « <a href="https://www.amazon.fr/femme-est-lavenir-Golfe-modernit%C3%A9/dp/2356877495" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La femme est l’avenir du Golfe</a> » paru aux éditions Le Bord de l’Eau. Il occupa des postes de conseil auprès des élus en mairie et à l’Assemblée nationale.</p>
<p>Partager :</p>

<p>WordPress:<br />J’aime chargement…</p>

<p><a href="https://lesfrancais.press/bon-ou-mauvais-mon-pays/#respond" class="post-respond-button btn btn-primary">Laisser un commentaire</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>

</channel>
</rss>