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	<title><![CDATA[Signet Loupe: Articles de blog de La loupe]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 18:32:42 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[J’ai migré de Gmail à ProtonMail et ça s’est mieux passé que vous le croyez]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Depuis plus d'un an maintenant, j'ai abandonné Gmail pour ProtonMail, un service plus respectueux de ma vie privée. Voici les défis, doutes et problématiques que j'ai rencontrés pendant et après la migration.</p><p>En janvier 2020, je quittais Gmail. Après plus de 10 ans de bons et loyaux services, j’allais abandonner le service de messagerie de Google pour aller voir ailleurs. Ce départ n’était pas dû au fait que j’avais trouvé un nouveau service plus intéressant, plus performant ou plus à la mode, je voulais simplement faire un petit geste pour la protection de ma vie privée.</p><p>J’avais déjà entamé cette « dégooglisation » de ma vie depuis plusieurs mois <a href="https://degooglisons-internet.org/fr/" rel="noopener" target="_blank">grâce aux indispensables outils de Framasoft</a> qui proposent des apps alternatives à celles des géants du web, généralement plus respectueuses de la vie privée. <a href="https://www.numerama.com/politique/289094-facebook-chiffrement-surveillance-de-masse-edward-snowden-se-confie.html#utm_medium=distibuted&amp;utm_source=amp&amp;utm_campaign=720125">Les révélations d’Edward Snowden sur l’ampleur du pistage que l’on subit sur Internet</a> avaient eu le temps de bien mûrir et je n’étais plus en accord avec le modèle économique de Google. Il était donc temps pour moi d’aller voir ailleurs.</p>
<p>ProtonMail, efficace sans être complexe</p>
<p>Sauf qu’une adresse mail ne se change pas comme ça, surtout quand on a passé 10 ans à construire son identité numérique autour d’elle. Des centaines de comptes, tout autant de mots de passe, des applications connectées à sa boite mail dans tous les sens. La tâche paraissait insurmontable. Comment déménager autant de données et tout rebâtir de zéro ?</p><p>Hé bien, c’est impossible. Ou quasiment. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut perdre espoir. Comme pour un déménagement, il faut juste faire les choses petit à petit.</p><p>Je me suis donc d’abord créé un compte sur ProtonMail. Le service a relativement bonne réputation concernant le respect de la vie privée et propose le chiffrement des communications de bout en bout. Cela signifie que techniquement mes courriers sont sécurisés et qu’ils ne sont lisibles par aucun intermédiaire. Il existe d’autres services de mail encore plus sécurisés et que l’on peut installer sur son propre serveur, mais j’avais besoin d’une solution clé en main qui n’exige pas de mettre les mains dans le cambouis. ProtonMail, avec son interface web et ses applications <a href="https://apps.apple.com/app/protonmail-encrypted-email/id979659905" rel="noopener" target="_blank">iOS</a> et <a href="https://play.google.com/store/apps/details?id=ch.protonmail.android" rel="noopener" target="_blank">Android</a>, était donc tout désigné. Surtout qu’il existe <a href="https://www.numerama.com/tech/718233-comment-migrer-de-gmail-a-protonmail.html#utm_medium=distibuted&amp;utm_source=amp&amp;utm_campaign=720125">d’excellents guides pour migrer de Gmail vers ProtonMail</a>.</p>
<p>5 euros par mois : le coût de la vie privée</p>
<p>Premier petit bémol, les comptes gratuits chez ProtonMail n’embarquent que 500 mégaoctets de stockage (contre plusieurs gigaoctets sur Gmail). Moi et mes 2 Go et quelques de mails allions donc être un peu à l’étroit. Bien décidé à laisser Google derrière moi, j’ai fait quelque chose que je n’avais pas fait depuis 10 ans : payer pour un service de mail. <a href="https://protonmail.com/pricing" rel="noopener" target="_blank">L’offre ProtonMail Plus</a> offre 5 Go de stockage pour 5 euros par mois. Ce n’est évidemment pas une somme anecdotique (surtout quand on commence à faire le calcul sur plusieurs mois), mais c’est malheureusement le prix à payer aujourd’hui pour préserver sa vie privée sans se prendre la tête.</p>
<p><a href="https://www.numerama.com/wp-content/uploads/2021/06/proton-tarif.jpg#utm_medium=distibuted&amp;utm_source=amp&amp;utm_campaign=720125"><br /><p></p><br /></a><br />Les différents abonnements ProtonMail // Source : <a href="https://protonmail.com/pricing" rel="noopener" target="_blank">Proton</a></p>
<p>Si vous ne souhaitez pas embarquer vos archives de mail comme je l’ai fait, il est possible de se satisfaire de 500 Mo de stockage, mais il faudra penser à faire ponctuellement le ménage. L’abonnement Plus arrive aussi avec d’autres avantages (sur lesquels nous reviendrons). Devoir payer alors que la concurrence offre un service gratuit équivalent (et même mieux sur certains points) est une pilule difficile à avaler, mais il faut choisir entre ça ou se faire traquer partout sur le web. Refusant de rendre Google encore un peu plus riche, j’ai donc décidé de voter avec mon portefeuille.</p>
<p>Mais, à l’usage alors ?</p>
<p>Une fois la migration de mes mails finie, je me suis donc mis à utiliser mon adresse Proton comme boite mail principale, en redirigeant tout de même mes courriers Gmail vers cette nouvelle adresse (on vous explique comment faire <a href="https://www.numerama.com/tech/718233-comment-migrer-de-gmail-a-protonmail.html#utm_medium=distibuted&amp;utm_source=amp&amp;utm_campaign=720125">par ici</a>). L’interface était à l’époque un peu austère et loin du niveau de finition qu’offre Gmail, mais depuis l’entreprise a déployé une nouvelle version plus moderne et plus léchée.</p>
<p><a href="https://www.numerama.com/wp-content/uploads/2021/06/proton-web.jpg#utm_medium=distibuted&amp;utm_source=amp&amp;utm_campaign=720125"><br /><p></p><br /></a><br />La nouvelle interface web de ProtonMail // Source : <a href="https://protonmail.com/" rel="noopener" target="_blank">Proton</a></p>
<p>À l’usage, le client web de Proton n’a pas grand-chose à se reprocher. On retrouve vite ses marques si l’on vient de Gmail, et une fois ses dossiers ou ses libellés bien en place, on peut filtrer et dicter des règles de tris automatiques comme chez Google. Certaines fonctionnalités avancées comme les sous-labels n’existent pas encore, mais dans l’absolu 95 % des utilisateurs et utilisatrices s’y retrouveront côté fonctionnalité et ergonomie.</p><p>Si vous êtes comme moi un obsédé du rangement de mail, l’offre ProtonMail Plus offre un autre avantage : la possibilité de créer jusqu’à 200 dossiers et labels (là où l’offre gratuite est limitée à trois). Autre petit plus, vous aurez aussi accès à ProtonDrive (le Google Drive maison) ainsi qu’à d’autres fonctionnalités avancées comme la possibilité de créer des adresses mail secondaires si vous voulez séparer votre vie personnelle et professionnelle au sein de l’interface Proton.</p><p>Si l’interface web de ProtonMail est réussie, <a href="https://www.numerama.com/tech/619890-protonmail-rend-public-le-code-source-de-son-application-android-de-messagerie.html#utm_medium=distibuted&amp;utm_source=amp&amp;utm_campaign=720125">ses applications mobiles</a> le sont un peu moins. Que ce soit sur smartphone ou tablette, l’interface est vieillotte et pas très bien optimisée. Certaines fonctionnalités comme le mode « Conversation » (qui groupe tous les messages d’un fil de mail) <a href="https://twitter.com/protonmail/status/1271440149205979136" rel="noopener" target="_blank">manquaient jusqu’à l’année dernière</a>. Les applications restent tout à fait efficaces et utiles pour un usage d’appoint, mais il faudra parfois accepter certains défauts. Le service évolue rapidement cela dit.</p>
<p><a href="https://www.numerama.com/wp-content/uploads/2021/06/mobile-proton.jpg#utm_medium=distibuted&amp;utm_source=amp&amp;utm_campaign=720125"><br /><p></p><br /></a><br />Les applications mobiles de Proton mériteraient un petit coup de frais // Source : <a href="https://protonapps.com/" rel="noopener" target="_blank">Proton</a>Suis-je vraiment protégé ?</p>
<p>Depuis plus d’un an, je ne suis donc quasiment jamais revenu sur ma boite mail Google et j’en suis ravi. J’ai l’impression de m’être émancipé un tout petit peu <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_la_surveillance" rel="noopener" target="_blank">de l’économie de la surveillance</a>. Bon, soyons honnêtes cela dit, beaucoup de mes mails transitent encore chez Google avant d’atterrir dans ma boite Proton. On ne se débarrasse pas comme ça d’une identité numérique vieille de 10 ans. Mais mes comptes et mes contacts les plus importants m’écrivent désormais directement sur mon adresse ProtonMail, et je tente à chaque mail reçu via Gmail d’aller mettre à jour mes informations de contacts chez le site expéditeur. Chaque adresse mail changée a le goût d’une petite victoire face à Google.</p><p>Deuxième bémol, je suis aujourd’hui assez seul sur mon service de mail chiffré. La plupart de mes contacts utilisent encore des adresses Gmail, Outlook ou d’autres, qui lisent donc mes échanges. Chiffrer un mail est une bonne chose, mais s’il arrive en clair chez Google pour pouvoir être lu par mon interlocuteur ou mon interlocutrice, alors je suis toujours espionné par les grands méchants du web. L’intérêt dans ce cas-là est donc réduit. En revanche, en empêchant Google de scanner tous mes mails promotionnels, toutes mes alertes Le Bon Coin ou mes informations de livraison (l’immense majorité de ma boite mail en somme) je cesse malgré tout de nourrir l’algorithme et gagne un peu plus en vie privée.</p>
<p>Un choix militant</p>
<p>Pour conclure simplement : ProtonMail est un excellent service de mail si l’on est prêt à faire quelques sacrifices. Toutes les fonctionnalités de tri ou de prédiction « intelligente » de Gmail ne sont par exemple pas présentes puisque l’entreprise ne scanne pas votre courrier. Certaines autres fonctionnalités ne sont pas disponibles sur toutes les plateformes et les possibilités de personnalisation sont un peu moins poussées que chez Google.</p><p class="quote-large">ProtonMail prend tout son sens avec un abonnement</p><p>Enfin, à moins d’avoir un usage très basique de sa boite mail, on se heurtera rapidement aux limites de l’option gratuite. ProtonMail prend en fait tout son sens avec un abonnement, et comme nous le soulignions plus haut, c’est probablement l’un des aspects les plus compliqués à surmonter après des années à évoluer sur l’Internet du « tout gratuit ».</p><p>Mais le modèle économique de Proton n’étant pas vraiment compatible avec la publicité, il faut bien trouver d’autres sources de revenus. Passer à ProtonMail c’est donc aussi un acte militant, c’est adopter une nouvelle approche du web et refuser que nos données personnelles soient une monnaie d’échange. Tout ça dans un client mail plutôt bien pensé.</p><p class="newsletter-title">Pensez à la newsletter pour suivre Numerama</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/650/le-degagisme-a-t-il-ete-degage</guid>
	<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 18:31:40 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/650/le-degagisme-a-t-il-ete-degage</link>
	<title><![CDATA[Le dégagisme a-t-il été dégagé ?]]></title>
	<description><![CDATA[<p>L'abstention a été choisie par deux électeurs sur trois. La démocratie est presque à l'os. A l'os, mais le squelette bouge encore.</p><p>Le squelette, ce sont les présidents de région sortants. Hier soir, ils et elles ont passé une bonne soirée. Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, à droite. Même chose à gauche, pour Alain Rousset en Nouvelle-Aquitaine, Carole Delga en Occitanie, et même Marie-Guite Dufay en Bourgogne-France-Comté. Dans ce cadre, le parti présidentiel, La République En Marche, très peu implanté, a été balayé (à l'exception notable de la Guadeloupe).</p><p>Alors comment comprendre cette prime aux sortants ? Ces dernières années, l'on parlait beaucoup de dégagisme : le "dégagisme" a-t-il été dégagé ?</p><p>D'abord, dans une élection où si peu de citoyens votent, il y a une prime aux partis les mieux ancrés et aux personnalités les plus identifiées. De ce point de vue, les sortants ont eu un avantage indéniable. Pendant six ans, la gestion du conseil régional a accru leur notoriété. Leurs réalisations ont assuré leur publicité. Combien d'entre eux ont fourni des masques pendant la crise sanitaire - sans jamais oublier d'y adjoindre le logo de la région ?  </p><p>N'oublions pas, non plus, qu'un conseil régional permet de tisser un puissant réseaux d'élus et de collaborateurs. Lesquels sont décisifs pour aller à la pêche aux voix ; des voix d'autant plus précieuses que la participation est à marée basse.</p><p>La gauche s'est-elle refaite une santé hier soir ?</p><p>Elle va mieux, en sauvant ses bastions. Mais elle reste sur la défensive. Elle n'a pas réussi à porter le fer dans des régions comme Auvergne-Rhône-Alpes, où de nombreuses villes sont pourtant détenues par les écologistes ou les socialistes. Quant à la France insoumise, elle passe de justesse la barre des 10% en Île de France et stagne à moins de 5% au niveau national. Preuve que la ligne choisie par Jean-Luc Mélenchon ces dernières années n'attire pas les foules.</p><p>Les gauches n'ont pas trouvé comment convaincre les jeunes électeurs, qui constituaient jadis leur premier réservoir de voix. Hier, parmi les 18-35 ans, seuls 2 sur 10 se sont rendus aux urnes.</p><p>Par ailleurs, au sein de la gauche, il y avait aussi une compétition interne. Les écologistes ont voulu arrêter d'être une force d'appoint pour le PS. Ils ont monté leurs propres listes pour se compter.</p><p>Eh bien, hier soir, les Verts n'ont pas pris le pouvoir à gauche. Même s'ils arrivent devant le PS en Île-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes, tout comme (de peu) en Pays de la Loire... Ils n'ont pas inversé le rapport de force. Dimanche prochain, il y aura des régions dirigées par les socialistes... Mais y en aura-t-il par les écologistes ? Rien n'est moins sûr, même si la région parisienne est mathématiquement à portée de victoire.</p><p>Et puis le Rassemblement national obtient un score beaucoup plus faible qu'anticipé par les sondages...</p><p>C'est un paradoxe : longtemps, le RN a été sous-estimé dans les études d'opinion (souvenez-vous du 21 avril 2002). Désormais, c'est l'inverse ; il a été sur-estimé.</p><p>A l'évidence, l'électorat modeste, souvent jeune, parfois précaire, qui constitue une bonne part des réserve du RN, ne s'est pas déplacé pour ce premier tour. D'où les appels au sursaut, presque comminatoires, entendus dans la bouche de Marine Le Pen.</p><p>A moyen terme, le Rassemblement National va se trouver aux prises avec un débat interne. La stratégie de normalisation, de banalisation, n'a-t-elle pas rebuté une partie des électeurs ?</p><p>Ces électeurs qui votent avec rage et colère, qui utilisent l'isoloir comme exutoire : ne trouvent-t-ils pas Marine Le Pen « trop molle », pour reprendre l'expression que lui a lancée Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, au cours d'un débat ? </p><p>La frange historique du RN s'agace de voir le parti polir son discours et recruter des cadres issus de la droite. C'est le cas de Thierry Mariani au Sud, Sébastien Chenu au Nord, ou Jean-Paul Garraud dans le Sud-Ouest, tous les trois anciens de l'UMP.</p><p>Dans leurs propositions de campagne, peu de différences absolues avec leur ancien parti. Ils ont pris soin d'éviter les dérapages. L'idée était de récupérer l'électorat de droite.</p><p>Là encore, retournement. Longtemps, on a dit que les électeurs votaient pour l'extrême-droite car ils préféraient l'original à la copie. C'est peut-être ce qui est en train de se passer dans l'autre sens. Quand le RN imite LR, les électeurs préfèrent l'original à la copie. Ou du moins : choisissent de ne pas choisir.</p><p>Frédéric Says</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/648/a-propos-de-l%E2%80%99amendement-anti-burkini-selon-philippe-guibert</guid>
	<pubDate>Fri, 18 Jun 2021 14:30:45 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/648/a-propos-de-l%E2%80%99amendement-anti-burkini-selon-philippe-guibert</link>
	<title><![CDATA[À propos de l’amendement Anti-burkini selon Philippe GUIBERT]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>On a eu un débat intéressant hier matin , à « l’heure des pros », sur une question révélatrice  - que mes contacts de gauche ne se mettent pas en PLS , merci . Il s’agit de l’amendement Anti burkini voulu par les Républicains et refusé par le gouvernement et sa majorité, ainsi que par le Ps . Il s’agissait je résume , de demander que les règlements dans les piscines municipales  prescrivent la neutralité et la laïcité , ce qui revient de facto à donner aux maires les moyens légaux d’interdire le burkini. <br />Il y a des mauvais arguments de « gauche » dans cette affaire et de mauvais « de droite » aussi. <br />Le premier est de dire que ça ne touche que des cas peu nombreux , que c’est marginal : on est dans un monde, celui de la visibilité , où une provocation d’un groupuscule militant peut devenir  une « affaire nationale » avec quelques photos ou vidéos et est même conçue pour cela . C’est le cas je crois bien du burkini . Et ce n’est pas « l’extrême-droite » qui en est responsable, même si elle l’exploite. <br />Le pire argument de gauche est néanmoins de juger que cet amendement stigmatiserait les musulmans, comme l’a dit M Taché  en faisant un joli amalgame à l’envers : la plupart des musulmans n’entrent pas dans ce jeu de l’islam politique. <br />Mais l’argument de la droite était mauvais aussi : le principe de laïcité et de neutralité s’applique aux agents publics, pas aux usagers des services publics , hors cas spécial de l’école où la loi de 2004 a interdit les signes religieux « ostentatoires ». On imagine mal une femme voilée refusée à l’entrée de la poste, de la sécu, ou de la mairie. C’est pourquoi d’ailleurs cet amendement aurait été déclaré inconstitutionnel . C’est la thèse que j’ai défendue en plateau  en ajoutant que les interdictions vestimentaires en France devaient être justifiées par la préservation de l’ordre public - ce fut le cas dans la loi qui a interdit la Burka. <br />Je suis à peu près convaincu d’avoir juridiquement raison, mais je sais aussi que politiquement j’ai peut-être tort : cela revient à faire profiter les islamistes des libertés individuelles qu’ils refusent par ailleurs , en particulier pour les femmes... <br />Que faire ? Laisser filer jusqu’à l’incident , se résoudre à ne pas avoir de solution ? <br />(Merci aux excités de tous bords de s’abstenir)</p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/646/the-end-of-privacy-central-banks-plan-to-launch-digital-coins</guid>
	<pubDate>Tue, 15 Jun 2021 18:01:49 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/646/the-end-of-privacy-central-banks-plan-to-launch-digital-coins</link>
	<title><![CDATA[The end of privacy? Central banks plan to launch digital coins]]></title>
	<description><![CDATA[<p>The dilemma central banks face over how to tackle the world’s rapidly growing cryptocurrency market has been thrown into stark relief in recent days by two very different announcements.</p><p>On Thursday, global regulator the Basel Committee on Banking Supervision said that cryptocurrencies <a href="https://www.ft.com/content/3fe7be31-179a-47dd-9a61-8f4ea42b9c62" data-trackable="link">are some of the world’s riskiest assets</a>, and called for tougher capital rules and stricter oversight of investors’ holdings.</p><p>However El Salvador had just a day earlier <a href="https://www.ft.com/content/7b5b1cc4-50bb-437f-aa16-f106d2dbc1c7" data-trackable="link">announced</a> that it would make bitcoin a legal tender — the first country in the world to do so.</p><p>Regulators and central banks are fighting for control of the monetary system as cryptocurrencies become an increasing challenge to fiat currencies, threatening to blunt the levers policymakers rely on to control the running of their economies.</p><p>“It is no surprise that governments are not inclined to give up their monetary monopolies,” said Marion Laboure, an analyst at Deutsche Bank. “As cryptocurrencies begin to seriously compete with regular currencies and fiat currencies, regulators and policymakers will crack down.”</p><p>A digital currency revolution [could be] either a triumph of decentralisation and market forces or a triumph of centralisation and government monitoring</p><p>There are broadly two options: regulation and competition. Most countries are inching towards a combined approach of tightening supervision over cryptocurrencies and private payment systems while also developing central bank-backed digital coins.</p><p>The EU set out a regime for <a href="https://www.ft.com/content/cada4859-7b25-4ee5-95e7-01327e564a76" data-trackable="link">overseeing</a> cryptocurrency markets in September last year and national regulators in the bloc have also taken steps. For example Germany’s BaFin has been <a href="https://www.ft.com/content/98f6caf9-f8f9-47de-9cf9-4c2f1aa981aa" data-trackable="link">pushing back</a> against efforts by crypto exchange Binance to issue digital tokens that mimic more tightly controlled traditional securities.</p><p>Regulators elsewhere are also on the move. In May, the People’s Bank of China escalated its multiyear <a href="https://www.ft.com/content/c4c29bb3-c8ee-454c-a2dd-eac9f644007f" data-trackable="link">crackdown</a> on cryptocurrencies, saying that financial institutions should not accept them as payment or offer services related to them.</p><p>China, which once accounted for the majority of bitcoin trading globally, first moved to close down cryptocurrency exchanges in 2017. Last month there were also signs of greater pressure on the mining of virtual currencies, with the province of inner Mongolia setting up a <a href="https://www.ft.com/content/c26ef6bb-ed04-44a0-8ee0-5f7908e0d854" data-trackable="link">hotline</a> where people could report suspected mining outfits.</p><p>After a more sluggish start, regulators in the US are also showing <a href="https://www.ft.com/content/a2c13ce0-6e66-4751-aa65-6c668d303101" data-trackable="link">signs</a> of <a href="https://www.ft.com/content/09112208-08ce-40a1-8e50-9152f1ba03d9" data-trackable="link">taking a firmer approach</a> towards bitcoin and its peers, although there are rifts about the extent of the crackdown.</p><p>Hester Peirce, a senior member of the Securities and Exchange Commission, recently warned against overly strict regulatory requirements for cryptocurrency markets. Her remarks contrasted with new commissioner Gary Gensler’s <a href="https://www.ft.com/content/ae0d40a1-8a4a-4885-a6a7-b157e27b3311" data-trackable="link">calls</a> to bring them under closer supervision.</p><p>Meanwhile many central banks are embracing the technology behind cryptocurrency in an attempt to compete with existing coins. Nearly 90 per cent of the world’s central banks have launched projects on issuing digital currencies according to the Bank for International Settlements.</p><p>“Central banks representing a fifth of the world’s population say they are likely to issue the first central bank digital currencies in the next few years,” the BIS said in a report in January.</p><p>Potential benefits include making cross-border payments cheaper and faster and giving access to the monetary system to all individuals, rather than dividing the world into those with bank accounts and the unbanked. National digital currencies could also trigger a reshuffling of the world’s most dominant currencies.</p><p>“We do not usually associate disruption with central banks. But a major move to introduce central bank digital currencies could actually disrupt the financial system,” said Chetan Ahya, an analyst at Morgan Stanley, in a research note.</p><p>But the gamble risks sparking a vicious row about data privacy because officially run digital currencies could hand unprecedented power to policymakers.</p>
<p>Recommended</p>

<p><a href="https://www.ft.com/content/0f179c8d-aa60-41d4-96d7-5d53e78c3514" data-trackable="image-link" tabindex="-1" aria-hidden="true"><br /><br /></a></p>
<p>Unlike cryptocurrencies which operate on decentralised systems, central bank digital currencies would be issued, backed and controlled by domestic national banks, giving them the ability to pay money directly to individuals. That would allow central banks and national governments to monitor every transaction and keep a record of all money movements in their economies.</p><p>“A digital currency revolution could go in two directions: either a triumph of decentralisation and market forces or a triumph of centralisation and government monitoring of every transaction,” Randall Kroszner of the University of Chicago Booth School of Business told the Financial Times.</p><p>It could also shake up other economic relationships. Bank of England deputy governor Sir Jon Cunliffe recently said that a digital pound would allow parents to programme their children’s pocket money so that they are unable to buy sweets, illustrating the potential powers of the UK’s planned “britcoin”.</p><p>China, Sweden and the Bahamas are the world leaders in the efforts to develop national cryptocurrencies. China has already launched live trials of its digital renminbi with millions of people currently using it as an experiment.</p><p>After a slower start, central bankers in the US, Europe and the UK are also responding. The ECB recently concluded a public consultation on a digital euro and will make a decision on whether to move forward with a formal investigation phase later this summer.</p>
<p><a href="https://www.ft.com/content/f90aae62-ccca-4eda-892c-f302324ef8ba" data-embedded="true" data-asset-type="video" data-trackable="link">Video: Why every Dogecoin has its day - crypto explained</a></p>
<p>Last month US Federal Reserve chair Jay Powell outlined its plans to assess the prospects of a digital version of the dollar, although he said there would be a “thoughtful and deliberative process” this summer before making any firm commitments.</p><p>That leaves policymakers and regulators in a race against time to grapple with the ethical issues involved, as the economic role of privately run cryptocurrencies grows rapidly.</p><p>“The dilemma society faces is: do we really want a central bank to know all about our financial lives?” said Eswar Prasad of Cornell University. “The great irony is that the revolution that bitcoin set off could be the end of [financial] privacy.”</p>
<p>Weekly newsletter</p>
<p>For the latest news and views on fintech from the FT’s network of correspondents around the world, sign up to our weekly newsletter #fintechFT</p><p><a href="https://ep.ft.com/newsletters/575981ede74eb90300a44d8e/subscribe" data-trackable="link">Sign up here with one click</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/645/%C2%AB-4-mois-de-prison-pour-une-gifle-mazette-%C2%BB</guid>
	<pubDate>Tue, 15 Jun 2021 06:03:44 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/645/%C2%AB-4-mois-de-prison-pour-une-gifle-mazette-%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[« 4 mois de prison pour une gifle ! Mazette... »]]></title>
	<description><![CDATA[
<p>Zéro mois de prison(pour l’instant) et les honneurs de la République en Marche pour quelqu’un qui a failli me tuer devant trois témoins. Des Coups reconnus par l’agresseur. Qui avait été interrogé par la police  2 à 3mn seulement après l’agression. </p>

<p>4 ans plus tard... j’attends patiemment que la justice juge...en espérant que mon agresseur et ses avocats n’obtiennent pas le renvoi. </p>

<p>Après tout je peux attendre après les législatives et les prochaines présidentielles, non ? </p>

<p>Il y a des jours où j’ai envie de crier ma révolte devant les lenteurs de la justice et devant les lâchetés de certains politiques...le temps permet toutes les réhabilitations et tous les mensonges qui continuent d’être formulés en coulisse (et dont j ai les preuves écrites... )</p>

<p>La Photo date  de septembre 2017. Une cicatrice de 15 centimètres due aux chirurgiens qui m’ont sauvé la vie en me découpant le crâne. Après deux coups de casque qui avaient provoqué une hémorragie dangereuse...</p>

<p>Cet Acte chirurgical nécessaire  a permis de traiter en urgence un hématome extradural soit une poche de sang mortelle de la taille d’une aubergine... </p>

<p>oui deux coups de casque c’est plus fort qu’une gifle ! Et  je ne suis qu’un justificiable ordinaire....</p>

<p>J’ai eu deux mois d’ITT. Et j’ai été hospitalisé à Beujon à Paris et à St Luc à bruxelles. Ce fut long. Les dommages sont aussi psychologiques comme on s’en doute. </p>

<p>Je réclame la même Justice pour tous et des délais raisonnables pour toutes les affaires !</p>

<p>Monsieur Macron dotez svp la justice des moyens qui s’imposent !</p>

<p><a href="https://www.facebook.com/boris.faure.7">Boris FAURE</a></p>
]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/643/chevenement%C2%A0-%C2%AB%C2%A0la-degradation-du-niveau-du-debat-politique-est-consternante%C2%A0%C2%BB</guid>
	<pubDate>Sun, 13 Jun 2021 09:15:21 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/643/chevenement%C2%A0-%C2%AB%C2%A0la-degradation-du-niveau-du-debat-politique-est-consternante%C2%A0%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[Chevènement : « La dégradation du niveau du débat politique est consternante »]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Entre <a class="Link" href="https://www.lepoint.fr/elections-regionales/declarations-de-melenchon-la-gauche-denonce-mais-pas-trop-08-06-2021-2430122_2592.php" title="">les déclarations complotistes de Jean-Luc Mélenchon</a> qui ont fait scandale et <a class="Link" href="https://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-macron-gifle-par-un-homme-dans-la-drome-08-06-2021-2430053_20.php" title="">la gifle infligée au président de la République</a>, la vie publique française cabote dans des marécages de plus en plus nauséabonds. Ce n'est pas bon signe alors que la présidentielle se jouera dans moins d'un an maintenant et que, dans un pays sous pression, la surenchère verbale et éditoriale et la radicalisation des positions tiennent lieu de débat. Dans cette atmosphère délétère, nous sommes allés interroger celui qui incarne encore « l'ordre juste » républicain, l'ancien ministre de la Recherche et de l'Industrie, de l'Éducation nationale, de la Défense et de l'Intérieur – sous François Mitterrand – <a href="https://www.lepoint.fr/tags/jean-pierre-chevenement" class="Link Link--entity">Jean-Pierre Chevènement</a>.</p><p>Le Point : Le débat politique, si l'on peut parler encore de débat, est-il devenu un cloaque ?</p><p>Jean-Pierre Chevènement : La dégradation du niveau du débat politique est évidemment consternante. Mais à quoi faut-il la rattacher ? Ne sommes-nous pas victimes d'une sorte de maladie infantile ou peut-être sénile de nos institutions parce que le système des partis politiques ne répond plus ou pas encore à la demande ? Je m'explique. Il ne suffit pas de détruire. Il faut remplacer. Le général de Gaulle a mis près de dix ans pour substituer aux anciens partis de la IVe République une majorité gaulliste, d'ailleurs trop écrasante pour ne pas lui échapper. Les anciens partis se sont adaptés aux institutions de la Ve République, le Parti socialiste à Épinay en 1971, quand son premier secrétaire a été considéré comme le candidat naturel à l'élection présidentielle, mouvement auquel la droite a répondu avec la création du RPR par <a href="https://www.lepoint.fr/tags/jacques-chirac" class="Link Link--entity">Jacques Chirac</a> en 1976. Dès lors, chaque parti devenu « parti de système » a prospéré sur son orbe, les socialistes de 1981 à 2017, la droite de 1995 à 2012. Les Français ont d'abord considéré cette opposition inscrite dans l'histoire comme naturelle, avant de s'en détourner de plus en plus manifestement. En 1993, le <a href="https://www.lepoint.fr/tags/ps" class="Link Link--entity">PS</a> est écrasé et, en 1997, Jacques Chirac se piège avec sa dissolution ratée. Les abstentions et les votes extrêmes ne cessent de monter tout au long de cette période, jusqu'à donner corps au « dégagisme » que nous connaissons aujourd'hui. Les partis de gouvernement qui avaient adapté leurs modes de fonctionnement aux institutions ne recueillent plus en 2002 que 35 % des voix au premier tour et, en 2017, ils sont renvoyés sèchement dans les cordes, la droite avec <a href="https://www.lepoint.fr/tags/francois-fillon" class="Link Link--entity">François Fillon</a> et le PS avec Benoît Hamon ne totalisent à eux deux que 26 %.<br /></p><p><a href="https://www.lepoint.fr/politique/en-marche-pour-la-pestilentielle-2022--11-06-2021-2430564_20.php" class="Capsule free" title="">À LIRE AUSSIEn marche pour la pestilentielle 2022 ?</a></p><p class="Blockquote">Je recommande un peu plus de hauteur de vues dans la manière dont le président de la République est traité dans le débat public.</p><p>Comment en sommes-nous arrivés à l'impasse dans laquelle nous nous trouvons, selon vous ?</p><p>La turbulence du système en 2017 traduit le sentiment des Français que ni l'un ni l'autre des partis de gouvernement n'apportent de réponses claires aux grands défis que doit relever le pays. Tous les deux sont prisonniers de choix européistes partagés mais qui sont en fait néolibéraux et même caractéristiques d'une société de l'avidité, multipliant les fractures. Les électeurs rejettent les candidats qui expriment cette politique du pareil au même à tel point que François Hollande n'a même pas pu se représenter en 2017 et qu'Emmanuel Macron a empoché la mise, mais très provisoirement puisque le « dégagisme » dont il a bénéficié le frappe aujourd'hui à son tour. Pourtant, Emmanuel Macron ne manque pas de réelles qualités : il est intelligent, il a dominé politiquement la gestion de la crise du Covid en ne s'en remettant pas aux avis contradictoires des experts, et il a eu raison. Mais cela ne suffit pas, car il n'a pas surmonté le rejet et la méfiance que les Français éprouvent vis-à-vis de leurs élites dirigeantes depuis les années 1930 et qui expriment la crise de la France à notre époque. Pourtant, Emmanuel Macron est armé intellectuellement pour y remédier : il lui faut penser une Europe autonome où la France puisse exercer sa souveraineté sans l'aliéner. C'est le « cercle carré » de la politique française ! Il est un peu tôt pour reprocher à Emmanuel Macron de ne pas y avoir réussi. C'est pourquoi je recommande un peu plus de hauteur de vues dans la manière dont le président de la République est traité dans le débat public.</p><p><a href="https://www.lepoint.fr/politique/jean-pierre-chevenement-contre-la-violence-l-angelisme-ne-protege-pas-09-09-2020-2391180_20.php" class="Capsule premium" title="">À LIRE AUSSIJean-Pierre Chevènement : « Contre la violence, l'angélisme ne protège pas »</a></p>
<p><a class="Link" href="https://www.lepoint.fr/justice/macron-gifle-des-armes-et-mein-kampf-auraient-ete-decouverts-chez-un-suspect-09-06-2021-2430304_2386.php" title="">Recevoir une gifle, ou en l'occurrence un soufflet, est un geste fort humiliant.</a> Quand la victime en est le président de la République, c'est aussi la fonction qui est visée…</p>
<p>Je comprends qu'humainement Emmanuel Macron veuille relativiser la portée de ce soufflet, comme vous dîtes, mais symboliquement il s'agit d'un acte gravissime car il porte atteinte au président de la République élu au suffrage universel par 66 % des Français au second tour de la présidentielle et donc à l'homme de la nation qu'il est ainsi devenu, pour reprendre l'expression de De Gaulle. Est-ce que pour autant Emmanuel Macron en perd sa légitimité démocratique ? Assurément, non. Mais cela signifie que, malgré ses efforts, plusieurs discours de fond bien construits sur le séparatisme, par exemple, sans parler du renouvellement du gouvernement, l'actuel président de la République peine à convaincre. Je lui conseille de se concentrer sur l'essentiel : comment économiquement, après la crise, allons-nous retomber sur nos pieds ? Quid de cette dette faramineuse ? La Banque centrale européenne (BCE) maintiendra-t-elle sa politique monétaire accommodante qui nous a permis d'emprunter à des taux très bas et qui a soutenu le « quoi qu'il en coûte » ? Le gouvernement, à travers prêts garantis et indemnisation du chômage partiel, est parvenu à préserver le tissu économique du pays. Mais sera-t-il capable de financer les choix courageux que <a class="Link" href="https://www.lepoint.fr/politique/reforme-des-retraites-ce-qu-en-pensent-bayrou-et-woerth-05-06-2021-2429712_20.php" title="">le commissariat général du Plan lui recommande, ainsi en matière de politique énergétique ou de politique familiale ?</a> La France saura-t-elle redevenir une puissance industrielle et technologique majeure en Europe ? Après septembre 2021, date où auront lieu les élections allemandes, l'ambiance risque de se tendre. Il faudra convaincre la CDU allemande de maintenir, au sein de la BCE, le cap d'une politique monétaire accommodante afin de préserver les chances de croissance en Europe et d'éviter que ne se creuse à nouveau la fracture entre les pays du Nord et les pays du Sud. Il faudra convaincre la CDU que cette politique est plus conforme aux intérêts à long terme de l'Allemagne que la remontée des taux d'intérêt souhaitée par les défenseurs du « bas de laine ». Cette politique intelligente est conforme aux intérêts de la France et elle est à notre portée. Emmanuel Macron est-il résolu à défendre à l'échelle européenne le maintien d'une politique qui nous permettrait à nous Français de rester à flot ? C'est là un point capital.</p><p><a href="https://www.lepoint.fr/politique/jean-pierre-chevenement-memoires-d-un-insoumis-10-09-2020-2391254_20.php" class="Capsule premium" title="">À LIRE AUSSIJean-Pierre Chevènement – Mémoires d'un insoumis</a></p><p>Ne prête-t-on pas trop d'importance à cette gifle dont l'auteur a un profil et un CV pour le moins baroques ?</p><p>Malheureusement, non. Il s'agit d'un attentat contre l'homme qui doit incarner la légitimité et donc la puissance de l'État. C'est donc un acte extrêmement grave auquel Emmanuel Macron ne peut répondre que politiquement. Il lui incombe de faire que son quinquennat apparaisse non pas comme le stade ultime de la décomposition de l'ancien système des partis, mais comme le point de départ d'une dynamique vertueuse de refondation républicaine.</p><p><a href="https://www.lepoint.fr/postillon/sebastien-le-fol-lettre-aux-melencholatres-07-06-2021-2429918_3961.php" class="Capsule premium" title="">À LIRE AUSSISébastien Le Fol – Lettre aux mélenchonlâtres</a></p>
<p>À sa place, comment auriez-vous réagi ? Comme François Bayrou qui avait donné une taloche à un gamin qui lui faisait les poches ?</p>
<p>François Bayrou avait eu un geste de père de famille, mais François Bayrou n'incarnait pas l'État. C'est pourquoi on ne peut pas traiter ce geste par le mépris. <a class="Link" href="https://www.lepoint.fr/justice/macron-gifle-des-armes-et-mein-kampf-auraient-ete-decouverts-chez-un-suspect-09-06-2021-2430304_2386.php" title="">Il nécessite une riposte judiciaire ferme</a>.</p><p>Vous dites qu'Emmanuel Macron doit y répondre politiquement. De quelle manière ?</p><p>En reprenant la main sur une politique d'envergure, allant dans le sens de ce qu'il a défini quand il a évoqué la reconquête de l'indépendance industrielle et technologique de la France. J'attends, par exemple, qu'en matière énergétique la France fasse le choix en matière nucléaire qui nous donne une visibilité à long terme. Que l'on cesse de nous créer à nous-mêmes, et particulièrement aux catégories modestes, des difficultés au nom d'une lutte dogmatique contre un réchauffement climatique dont la France et l'Europe sont infiniment moins responsables que la Chine et les États-Unis.<br /></p><p><a href="https://www.lepoint.fr/politique/le-choc-mai-1981-chevenement-mitterrand-me-regarde-comme-un-demeure-11-05-2021-2425822_20.php" class="Capsule premium" title="">À LIRE AUSSILe choc mai 1981 – Chevènement : « Mitterrand me regarde comme un demeuré… »</a></p>
<p>Percevez-vous en ce moment une surenchère dans la violence en politique ou la loupe déformante des réseaux sociaux et des chaînes d'information en continu exagère-t-elle le phénomène ?</p>
<p>La violence en politique a toujours existé, elle prend aujourd'hui des formes différentes. La gifle de Tain-l'Hermitage est quand même beaucoup moins grave que l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle. Mais l'effet de loupe des réseaux sociaux et des chaînes d'information que vous pointez fort justement participe à l'enfièvrement du climat. Il faut retrouver du bon sens. Résister à l'idéologie du temps. Un exemple : « l'heuristique de la peur », concept forgé par le philosophe Hans Jonas, s'est substituée à la recherche du progrès sous l'influence des écologistes. L'idée de catastrophe à l'horizon a remplacé la perspective méliorative des Lumières.</p><p><a href="https://www.lepoint.fr/politique/jean-pierre-chevenement-les-guerres-civiles-commencent-toujours-a-bas-bruit-10-10-2019-2340497_20.php" class="Capsule premium" title="">À LIRE AUSSIJean-Pierre Chevènement : « Les guerres civiles commencent toujours à bas bruit »</a></p>
<p>L'évolution du discours de <a href="https://www.lepoint.fr/tags/jean-luc-melenchon" class="Link Link--entity">Jean-Luc Mélenchon</a> est à ce titre symptomatique, jusqu'à ses propos choquants sur les meurtres ignobles de Mohammed Merah…</p>
<p>Il est en effet peu sensé, comme l'a fait <a class="Link" href="https://www.lepoint.fr/politique/melenchon-predit-un-meurtre-la-semaine-avant-la-prochaine-election-06-06-2021-2429837_20.php" title="">Jean-Luc Mélenchon, d'assimiler les meurtres commis en 2012 par Mohammed Merah à une tentative de manipulation de l'opinion</a> à l'occasion de la campagne présidentielle. Hélas, le djihadisme trouve son origine dans des fractures bien plus anciennes et bien plus profondes dans le monde musulman, dans les relations entre l'Orient et l'Occident et dans la société française. Mais il y a un équilibre à trouver entre ces menaces bien réelles et le déchaînement tous azimuts du « pia pia » médiatique.</p><p>Les déclarations de Jean-Luc Mélenchon ne sont pas de simples « pia pia » médiatiques.</p><p>Soyons charitables : elles dénotent surtout d'une très grande confusion d'esprit. Mais, s'il vous plaît, peut-on revenir au fond ?<br /></p><p><a href="https://www.lepoint.fr/politique/dans-les-abimes-de-jean-luc-melenchon-09-06-2021-2430301_20.php" class="Capsule premium" title="">À LIRE AUSSIDans les abîmes de Jean-Luc Mélenchon</a></p>
<p>Allez-y !</p>
<p>Le fond, pour moi, ce sont les problèmes auxquels est confronté Emmanuel Macron en tant que président de la République : la crise économique, la tension sino-américaine, le déséquilibre qui s'est créé en Europe entre l'Allemagne, les pays du Nord, d'une part, et les pays du Sud, d'autre part, la montée de l'islamisme radical à l'échelle mondiale… Sommes-nous capables d'apporter des réponses à ces problèmes qui préservent les chances de l'autonomie européenne face aux États-Unis et à la Chine ? Sommes-nous capables de mener une politique européenne dans laquelle la France puisse s'inscrire en préservant son identité ? Beaucoup ont glosé sur la « déconstruction » de la France qui serait le vrai projet d'Emmanuel Macron alors qu'il n'a employé cette expression – peut-être mal calibrée – que dans une seule interview à un média américain. Pour le reste, il a plutôt multiplié les interventions destinées, au contraire, à redonner ses lettres de noblesse au patriotisme républicain. Je l'encourage à persévérer dans cette voie. Emmanuel Macron n'a pas d'autre choix que de créer un rapport de force avec les débris de l'ancien système politique. C'est la seule manière à terme d'obliger à une restructuration de la vie politique française qui ait du sens du point de vue de la démocratie, mais de laquelle nous sommes encore fort éloignés. Cette béance de notre système politique est la meilleure explication de la violence à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui. Rappelons-nous qu'en 1967 de Gaulle n'avait plus qu'une voix de majorité à l'Assemblée nationale et cela ne l'a pas empêché d'installer pour longtemps la Ve République. Maintenant, celle-ci doit s'adapter aux grands enjeux qui se profilent devant nous : la France en Europe et l'Europe entre les États-Unis et la Chine. Ce n'est pas facile. Il faut beaucoup de ténacité et de courage à Emmanuel Macron pour défricher ce nouveau chemin que l'incivisme ambiant rend particulièrement ingrat.</p><p>Le discours de fermeté républicaine qui a toujours été le vôtre peut-il encore imprimer de nos jours dans une société qui semble de plus en plus fracturée ? N'est-ce pas trop tard ?</p><p>Non, si ce discours allie la fermeté et la continuité dans le contenu et le laconisme dans l'expression.</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
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	<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 14:17:25 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/642/neil-oliver-lockdown-is-the-biggest-single-mistake-in-world-history</link>
	<title><![CDATA[Neil Oliver: &#039;Lockdown is the biggest single mistake in world history&#039;]]></title>
	<description><![CDATA[<p>IN the week in which calls have been made for “freedom day” to be delayed in England, and in the wake of pausing of easing of restrictions in <a href="https://www.heraldscotland.com/news/homenews/" class="section-link">Scotland</a>, archeologist and television presenter Neil Oliver has called the continued lockdown “the world’s biggest mistake”.</p><p>Speaking in an interview in the Herald magazine tomorrow, ahead of his debut as live show host on the new television channel, GB News, he said, “I think it’s been mishandled from very early on.</p><p>“I think it’s the biggest mistake in <a href="https://www.heraldscotland.com/news/world_news/" class="section-link">world</a> history. I’m not suggesting evil or malicious intent. I just think it’s a mistake.”</p><p>He described how over the past year, it was finding his voice as a commentator, both on Talk <a href="https://www.heraldscotland.com/life_style/arts_ents/tv_radio/" class="section-link">Radio</a> and in his Sunday Times column, led to him voicing the kind of views that he felt were otherwise unspoken – and landing the GB News job.</p><p>“I’m apolitical, but over the lockdown I have had opinions. I think it is the biggest single mistake in world history, and I’m just horrified by the damage that has been done.</p><p>"Whoever lockdown has saved, I think by an order of magnitude others have been hurt.”</p><p>Seeing the footage coming out of Italy, he and his wife, he said, accepted the first lockdown as probably a good thing.</p><p>“But then it became clear to me the damage that was being done to the <a href="https://www.heraldscotland.com/business_hq/markets_economy/" class="section-link">economy</a>, and I became aware of the number of people I know personally that have been ruined by it, self-employed people that were getting no help, nothing for furlough.</p><p>"People who have had no support, no help, lost businesses, lost livelihoods and all the rest of it.”</p><p>The period of the pandemic, he said, has seen a “stymying and silencing of debate”. “People talk to me all the time – people that I know quite well, but also people who come up to me for the first time.</p><p>"And they whisper. On the dog walk, miles from anywhere, people come up and they lower their voices, because they want to say that they think things are wrong.”</p><p>The <a href="https://www.heraldscotland.com/opinion/letters/" class="section-link">letters</a> he received over the past year, and these conversations he had, and his sense that these "views were not being reflected in the established media" were what, he said, had made him "interested in being part of GB News".</p><p><a href="https://www.heraldscotland.com/news/19363751.neil-oliver-lockdown-biggest-mistake-world-history/">READ FULL INTERVIEW: Neil Oliver ahead of GB News debut: 'I'm in disbelief at the shambles Scotland has become'</a></p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/640/la-vigie-n%C2%B0-169-gratuit-qu%E2%80%99est-ce-que-la-france-garder-le-bon-cap-lorgnette-tchuss-angele</guid>
	<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 11:12:35 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/640/la-vigie-n%C2%B0-169-gratuit-qu%E2%80%99est-ce-que-la-france-garder-le-bon-cap-lorgnette-tchuss-angele</link>
	<title><![CDATA[La Vigie n° 169 (Gratuit) : Qu’est-ce que la France ? | Garder le bon cap | Lorgnette : Tchüss, Angèle !]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Lettre de la Vigie en date du 9 juin 2021</p><p><a href="https://www.lettrevigie.com/wp-content/uploads/2021/06/image-LV-169.jpg"></a></p>
<p>Qu’est-ce que la France ?</p>
<p>Dire la France est aujourd’hui beaucoup moins évident et partagé qu’hier. De nombreux hiatus existent, entre générations, entre populations. Au-delà, c’est une compréhension commune de la géographie, de l’histoire et de l’État, ces trois piliers de la personne France, qui semble ne plus être partagée. En prendre conscience est indispensable avant de lancer tout projet de grande stratégie.</p><p>Pour lire l’article, <a href="https://www.lettrevigie.com/blog/2021/06/09/quest-ce-que-la-france-lv-169-gratuit/">cliquez ici</a></p>
<p>Garder le bon cap</p>
<p>Dans une situation stratégique aussi fluide, comment garder le bon cap ? Comment conduire une manœuvre efficace ? Comment se débarrasser de biais stratégiques intempestifs ? De l’Europe à l’Afrique, la pratique est difficile, les difficultés se suivent et se ressemblent.</p><p>Pour lire l’article, <a href="https://www.lettrevigie.com/blog/2021/06/09/garder-le-bon-cap-lv-169/">cliquez ici</a></p>
<p>Lorgnette : Tchüss, Angèle</p>
<p>Angela Merkel quitte le pouvoir : nous ne la regretterons pas. Cette politicienne au sang froid savait tuer ses rivaux politiques. Excellente pour arriver au pouvoir et s’y maintenir, mais ô combien décevante depuis qu’elle y régnait. Certes, son côté mesuré, nuancé et « comme il faut » a plu au notable français, impressionné par cette retenue germanique qu’il prend pour de la saine rigueur. Et pourtant… elle a systématiquement décidé tard, prenant toujours le temps de laisser se pourrir les situations avant de se prononcer, du bout des lèvres. Les quelques fois où elle s’est laissé guider par l’instinct, ce fut catastrophique : que ce soit la décision d’arrêter le nucléaire après Fukushima ou celle d’accueillir un million de migrants au cœur de l’été 2015.</p><p>Bien sûr, sa politique n’est peut-être pas néfaste pour l’Allemagne dont elle a su toujours préserver les intérêts de court terme et l’idéal de petit rentier satisfait et vieillissant. À l’extérieur, ce fut pire. On la présente comme pro européenne : ce fut la plus germanolâtre des dirigeants allemands depuis la guerre. Pire : Pas un dirigeant français pour s’en apercevoir.</p><p>Tschüss Angèle, tu ne nous manqueras pas.</p><p>JOCV</p><p>Abonnés : cliquez directement sur les liens pour lire en ligne ou téléchargez le numéro pdf (<a href="https://www.lettrevigie.com/page-abonnes-telechargement-des-numeros/">ici</a>), toujours avec votre identifiant/mot de passe. Nouveau lecteur : lisez l’article au numéro, en cliquant sur chaque article (2,5 €), ou alors en vous abonnant (abo découverte 17 €, abo annuel 70 €, abo. orga 300 € HT) : <a href="https://www.lettrevigie.com/s-abonner-la-vigie/">ici, les différentes formules</a>.</p><p>Crédit photo : Black nexus.cz Photography on Visualhunt</p>
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]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/639/sahelistan-poil-aux-dents-le-cadet-n%C2%B0-67</guid>
	<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 11:11:21 +0000</pubDate>
	<link>https://ememiom.fr/iom/blog/view/639/sahelistan-poil-aux-dents-le-cadet-n%C2%B0-67</link>
	<title><![CDATA[Sahelistan, poil aux dents (Le Cadet n° 67)]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Les articles se multiplient, en France mais surtout à l’étranger, unanimes quant à l’échec annoncé de Barkhane – car il est inutile de se bercer de périphrases.</p><p></p><p><a href="https://allafrica.com/view/group/main/main/id/00071159.html">Source</a></p><p>Le sommet de Pau n’aura rien apporté, et la conférence de presse n’aura été qu’un déroulé de formules creuses. Ce ne sont pas 220 soldats français de plus ni même les drones Reaper qui vont nous faire gagner la guerre dans cette zone immense où la France n’a jamais été que tolérée par des peuples plus ou moins nomades qui n’avaient pas désarmé même du temps de la colonisation (relire Terre des hommes de Saint-Exupéry). C’est notamment ce que rappelle un essai paru récemment <a href="https://www.lettrevigie.com/blog/2020/01/25/sahelistan-poil-aux-dents-le-cadet-n-67/#_ftn1" name="_ftnref1" id="_ftnref1">[1]</a> : nous ne sommes au Sahel que les instruments d’un jeu africain sur lequel nous pensons encore peser, cultivant une nostalgie coloniale assez déplacée, finalement fiers de ce mot de Françafrique qui nous donne le rôle du vilain mais nous fait croire encore à un statut de moyenne puissance, et nous essayant comme les Américains au nation building.</p><p>Guerre contre le terrorisme, guerre préemptive, bataille de l’avant : voilà qu’on nous ressort la panoplie de Bush-le-petit, comme si les batailles perdues et les guerres ratées depuis 2001 n’avaient servi à rien. Sommet du vocabulaire d’importation, le concept de « Sahelistan », un mot (pour citer Robespierre, dans un tout autre contexte), inventé par des fripons pour faire peur aux imbéciles. Il est censé désigner un gigantesque no-man’s-land, sans ressource immédiatement négociable comme le pétrole, sans eau, sans infrastructure, sans débouché par la mer si ce n’est la Libye, mais dont la constitution serait un danger mortel pour l’Europe, à l’image de l’État islamique en Syrie et en Irak.</p><p>Sauf que ces pays présentent à l’inverse des facilités dans tous les domaines ci-dessus rappelés. Et surtout qu’ils n’ont pas constitué un front avancé dans la lutte contre les djihadistes – que la très fine manœuvre de Trump contre la Perse nous force désormais à récupérer – puisque ceux-ci sont nos propres gamins endoctrinés religieusement dans nos mosquées, partis pour d’emblée revenir, la grâce divine ne leur étant pas tombée dessus sur le chemin de Damas mais dans les rues de Seine Saint-Denis comme le rappellent deux autres ouvrages parus ce mois-ci <a href="https://www.lettrevigie.com/blog/2020/01/25/sahelistan-poil-aux-dents-le-cadet-n-67/#_ftn2" name="_ftnref2" id="_ftnref2">[2]</a>.</p><p>Les Américains et les Européens l’ont bien compris qui nous laissent nous débrouiller au Sahel, puisque le risque que les Peuls, Dogons ou Touaregs provoquent des troubles en France est le même que celui de voir les Talibans faire des attentats sur les Grands boulevards : à peu près égal à zéro. Et si question religieuse il y a à régler, ce n’est pas au « Sahelistan », c’est à domicile.</p><p>Le Cadet</p><p><a href="https://www.lettrevigie.com/blog/2020/01/25/sahelistan-poil-aux-dents-le-cadet-n-67/#_ftnref1" name="_ftn1" id="_ftn1">[1]</a>           Marc-Antoine Pérouse de Montclos, Une guerre perdue. La France au Sahel. J.C. Lattès, 2020.</p><p><a href="https://www.lettrevigie.com/blog/2020/01/25/sahelistan-poil-aux-dents-le-cadet-n-67/#_ftnref2" name="_ftn2" id="_ftn2">[2]</a>           Bernard Rougier (dir.), Les territoires conquis de l’Islamisme, PUF, 2020.</p><p>            Hugo Micheron, Le jihadisme français : Quartiers, Syrie, prisons, Gallimard, 2020.</p>
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	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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	<guid isPermaLink="true">https://ememiom.fr/iom/blog/view/638/la-creation-du-parc-des-buttes-chaumont-en-1867-retronews</guid>
	<pubDate>Fri, 11 Jun 2021 21:16:59 +0000</pubDate>
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	<title><![CDATA[La création du parc des Buttes-Chaumont en 1867 | RetroNews]]></title>
	<description><![CDATA[<p class="rtejustify">Dans les dernières années du Second Empire, l'empereur Napoléon III prend Londres en exemple et veut aérer la capitale. Outre les travaux qu'il confie à Haussmann, il demande à l'ingénieur Jean-Charles Alphand de construire un parc aux buttes Chaumont, un lieu alors insalubre situé sur l'ex-commune de Belleville (rattachée à Paris en 1860). Le site, anciennement appelé "mont Chauve", fut une carrière de gypse avant d'être transformée en décharge.</p><p class="rtejustify">L'architecte Gabriel Davioud, l'ingénieur Eugène Belgrand et le jardinier Jean-Pierre Barillet-Deschamps participent au projet. Le parc est inauguré le 1er avril 1867, après trois ans de travaux. Superbe jardin à l'anglaise, il séduit aussitôt les journalistes avec son lac, son belvédère, ses falaises et sa grotte artificielle.</p><p class="rtejustify"><a href="https://www.retronews.fr/journal/la-presse/28-fevrier-1867/126/554267/2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Presse du 28 février</a>, si elle rappelle que "tout est à faire dans les quartiers qui entourent ce beau parc", n'hésite pas à placer celui-ci "au premier rang des curiosités parisiennes". Tout comme <a href="https://www.retronews.fr/journal/le-petit-journal/28-mars-1867/100/1092933/3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Petit Journal du 28 mars</a> qui affirme que le parc des Buttes-Chaumont est "la plus belle chose que Paris puisse montrer". Et de rappeler ce qu'était le lieu avant la création du parc :</p><p class="rtejustify">"Tout était là réuni comme à plaisir – le laid, l'horrible, le dangereux, le puant, l'infect ! La nature y avait mis la sécheresse, l'aridité, des fondrières impossibles ; l'homme y avait établi des dépôts de poudrette et des ateliers d’équarrissage. Pouah !"</p>]]></description>
	<dc:creator>La loupe</dc:creator>
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